L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 octobre 1912, Octobre
34e Annee No 2^ Quebec, Octobre 1912 -•- Revue illustrée de PEcole et de la Famille I * Fr\seignerrçent P C.-J.MAGNAN .Propriétaire et Rédacteur-en-che# v 1' ECOLE NORMALE D’INSTITUTRICES, CHICOUTIMI ¦ v-îfix 1y;' i ft ' -XÏBi ¦W4H L r : ¦ ?«t 1».à .' ¦ " - ' * ”.— i| - - S1 , ^: :: 0 • fy mmm Mùi^ mmï W-M 'C*-: 4ry;^ tÿ.V'VA Ouverte aux élèves-institutrices dès les premiers jours de septembre 1907 et inaugurée officiellement, en présence de Sa Grandeur Mgr Labrecque, par l’honorable P.-B.de La-Bruère, Surintendant de l’Instruction publique, le 27 novembre de la même année.L’école normale de Chicoutimi est confiée aux Sœurs du Bon-Pasteur et dirigée par M.l’abbé J.-E.Duchesne.72 élèves, en ont suivi les cours en 1911-12. 66 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE * Préparation de la classe Préparation éloignée.Quelle est la préparation générale qu’on peut apporter à sa classe ?-La préparation générale est le foyer que l’éducatrice habile cherche sans cesse à alimenter d’idées et de connaissances pour les distribuer à l’heure opportune, à la place voulue, suivant les conséquences d’un principe ou les applications d’une règle.C’est la préparation générale qui vous mettra, Mesdames, à la hauteur de votre vocation d’éducatrices, celle qui vous fera éviter la routine, celle qui vous fournira dans les moindres détails les matériaux nouveaux pour varier vos leçons, celle qui constituera l’essence même de l’enseignement de toutes vos matières.C’est dans cette préparation générale que vous puiserez les faits intéressants et instructifs, que vous affermirez vos connaissances, que vous leur tracerez une marche, que vous utiliserez vos qualités pédagogiques pour porter dans les rangs de votre classe l’intérêt et l’éveil.La préparation générale n’est pas positivement un travail; ce serait une erreur d’en faire «remonter l’existence jusque sur les bancs de la classe; rien n’empêcherait de dire alors que les institutrices se sont préparées à leur devoir professionnel en apprenant à parler sur les genoux de leur "mère.En éducation, il faut exclure la diffusion, l’à peu près; il ne faut pas remontei si loin pour trouver la préparation générale que doit faire une bonne éducatrice.Lorsqu’elle se sent la vocation d’enseigner, la bonne maîtresse oriente sa vie vers l’accomplissement de sa grande et noble mission; il n’est pas un événement, pas une phase de son existence, je dirai même, pas une joie, pas une peine qu’elle ne fasse servir au plus grand profit de son perfectionnement professionnel.La vraie éducatrice peut être comparée à une glaneuse qui recueille çà et là les graines qui devront être semées pour produire un jour des fruits abondants.Si elle lit, elle extrait quelques passages amusants; si elle voyage, elle cherche à rapporter quelques belles gravures des plages qu’elle a visitées, à cueillir quelques plantes rares, elle pense à augmenter son petit musée scolaire d’un minerai ou d’un objet quelconque qui, à certaines heures, pourront servir d’applications aux leçons qu’elle devra graver dans l’intelligence de ses enfants.Elle se tient au courant des progrès scientifiques, des productions littéraires.Dans ses rapports sociaux, dans ses conversations, la vraie éducatrice, en vue de la préparation générale de sa classe, peut faire des observations psychologiques sur les défauts, les travers de caractères qu’elle rencontre et qu’elle sera peut-être amenée à détruire en germe dans ses élèves.Pour instruire les autres et commander à leur intelligence et à leur cœur, il faut veiller sur soi, la bonne maîtresse travaillera à devenir plus patiente, plus douce pour savoir se posséder au moment difficile.Voilà la vraie préparation générale.La répartition des matières et un bon emploi du temps entrent encore dans la préparation générale de la classe.A.Vagner.Le lavage de l'école Une institutrice demande: “Les commissaires ayant augmenté le traitement d’une institutrice, peuvent-ils, à cette occasion, obliger cette dernière à payer ie lavage de 1 école .?Non.L’article 69 des Réglements Refondus du Comité catholique dit que les “instituteurs et les institutrices ne pourront jamais être obligés de faire ces travaux (balayage, lavage et chauffage), à moins d’une entente, à cet effet, avec leur commission scolaire . L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 67 PREMIER CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE (Discours prononcé par l’honorable P-B.de LaBruère, Surintendant de VInstruction publique, à l’ouverture de la séance solennelle des sections de littérature et de pédagogie réunies, au Manège militaire, à Québec, le 25 juin 1912).Messieurs, C’est au nom des sections conjointes de littérature et de pédagogie que j’ai l’honneur de présider cette séance.Je n’ai pas besoin de justifier ici cette alliance des lettres et de l’école, ni non plus de vous exposer leurs titres à l’attention bienveillante et à l’hommage des Congressistes.C’est par l’école qu’une langue se corrige sans cesse sur les lèvres des enfants, et c’est par l’école qu’elle revient toujours aux sources pures de ses origines, aux lois essentielles de sa syntaxe.L’école, à tous les degrés de l’enseignement, initie l’étudiant aux secrets de plus en plus profonds du vocabulaire et de la composition; elle lui apprend peu à peu à manier avec correction d’abord, avec aisance ensuite, et avec souplesse et avec art, la langue qu’il parle.L’école—l’école primaire, le collège classique, l’Université—développe aussi, cultive, enrichit l’esprit de ceux qui la fréquentent, et elle le rend donc propre à conserver les bonnes traditions du parler français, à surveiller aussi ses progrès, à le mettre au point des nécessités qui déterminent son évolution.La littérature, c’est l’expression supérieure du parler, de la langue d’un peuple.C’est la littérature qui illustre la langue française.Dans les œuvres écrites, les mots viennent, à l’appel des idées, se grouper en d’harmonieux rapports, et ils font briller, au contact de leurs syllabes, l’éclat splendide, métallique, de leurs formes classiques.Certes, notre littérature canadienne-française n’a pas encore produit les ouvrages qui portent avec le cachet original de la plus belle langue, la parure la plus magnifique du génie français.Nous n’avons pas eu encore notre siècle dix-septième: notre littérature ne compte pas même encore un siècle d’existence.Mais on me permettra bien de dire ici que si les développements de notre littérature canadienne-française ont été lents, paralysés le plus souvent par les conditions mêmes de notre vie historique, cette littérature n’en est pas moins l’une des plus belles, j’ai grande envie de dire la plus belle du Canada britannique.Depuis Etienne Parent, François-Xavier Carneau, Ferland, de Gaspé, Crémazie, jusqu’à nos écrivains d’hier et d’aujourd’hui, quelle lignée d’esprits généreux qui ont su tirer de l’heure présente où ils se recueillaient pour penser leurs œuvres, le meilleur parti possible, et qui nous ont laissé 68 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE des livres où s’est exprimée avec une étonnante vigueur, et une clarté toute française, la langue que nous parlons.Aussi sommes-nous fiers, à l’occasion de ce premier Congrès de la Langue Française au Canada, de proclamer ceux qui ont le plus contribué à sa nécessaire et durable illustration.Et si, aux noms que nous avons tout à l’heure rappelés, nous ajoutons ceux de Gérin-Lajoie, de Casgrain, de Joseph-Charles Taché, d’Arthur Buies, de Faucher de Saint-Maurice, de J.-P.Tardivel, d’Edmond de Nevers, de Louis Fréchette, nous ne ferons encore que signaler, parmi les disparus, quelques-uns seulement de ceux dont notre histoire garde jalousement le souvenir.Combien je voudrais pouvoir aussi nommer, ce soir, tant d’ouvriers obscurs, mais combien habiles et dévoués, qui pour travailler à l’élaboration de toutes nos forces intellectuelles, se sont dépensés sans gloire dans les travaux de l’enseignement! Instituteurs et institutrices, professeurs qui ont si délicatement, si patiemment ouvert les jeunes intelligences que l’on confiait à leur soin.Leurs noms sont oubliés, mais leur esprit revit quelque part dans une pensée qu’il a allumée au front d’un enfant, dans une action qu’il a généreusement inspirée! Et si je ne puis proclamer ici tant de héros ignorés qui ont fait, à l’école, l’histoire de notre langue, laissez-moi du moins nommer quelques hommes, quelques femmes dont la vie s’est identifiée avec l’œuvre de l’éducation: le Père Lejeune, Laval, Marie de l’Incarnation, Marguerite Bourgeois, les frères Charron, sous le régime français; sous le régime anglais, nos fondateurs de collèges, Plessis, Girouard, Painchaud, Brassard, et autres.des maîtres comme Perrault et Bardy, des directeurs de l’enseignement comme Meilleur et Chauveau! Il convenait, me semble-t-il, d’évoquer ce soir ces noms et ces souvenirs.Je ne pouvais mieux unir dans une commune louange ceux qui ont avec persévérance travaillé à la conservation et à la glorification de notre langue française.Vous aurez maintenant le grand plaisir d’entendre les orateurs inscrits au programme de cette soirée.Voix de France, voix du Canada: elles vont tour à tour chanter à nos oreilles.Et vous éprouverez une fois encore comme elle est belle, sonore, et capable de porter les plus fines et les plus hautes pensées, notre douce, notre délectable langue maternelle.Sir Adolphe Routhier et M.l’abbé Groulx parleront au nom de vos âmes canadiennes et acadiennes; le premier dira nos hommages à la France et à l’Académie française, l’autre nous parlera des traditions des lettres françaises au Canada.M.Etienne Lamy, de l’Académie française, répondra à nos discours de bienvenue.Nous écouterons avec gratitude la parole élégante et • u* chaude de l’éminent délégué de l’Académie.^ Puis, c’est la poésie de France s’exprimant par les lèvres de M.Gustave Zidler, un ami des “deux Frances”, qui accordera sur sa lyre ses émotions et les nôtres, les meilleures inspirations et les plus touchants souvenirs de nos “communes patries”. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 69 PEDAGOGIE L'INSTRUCTSON PUBLIQUE DANS LA PROVINCE DE QUEBEC Discours de l’Inspecteur general Devant la première convention des Commissaires d’écoles tenue à Laprairie, dimanche, 1er septembre 1912 A l’occasion de la bénédiction d’une école primaire supérieure dirigée par les Frères de l’Instruction chrétienne, à Laprairie, le président de la commission scolaire de l’endroit, M.L.C.Pelletier, avocat, avait réuni les commissaires d’écoles du comté.Un grand nombre de contribuables et de dames assistaient aussi à cette fête de l’éducation.La convention était présidée par le curé de la paroisse, AI.l’abbé Lamarche.L’Inspecteur général des écoles catholiques, M.C.-J.Magnan, représentait le Surintendant de l’Instruction à cette importante convention.Invité à parler, il a prononcé le discours suivant: M.le président, Messieurs, Vous ne sauriez croire avec quelle joie j’assiste aujourd’hui à la première convention régionale des commissaires d’écoles.Il était réservé à votre beau comté, messieurs, de donner le premier l’exemple en réunissant dans une pensée commune ceux qui ont reçu des parents la noble mission d’organiser et d’administrer les écoles dans chaque municipalité, et à qui la loi, chez nous, confie la lourde mais combien honorable tâche de pourvoir à l’éducation et à l’instruction de la jeunesse.Ces conventions de commissaires d’écoles, je les appelais de tous mes vœux depuis longtemps; aussi dès mon premier rapport comme Inspecteur général, en ai-je suggéré l’idée.Je remercie donc très sincèrement le distingué président de la commission scolaire de la ville de Laprairie, M.Pelletier, de m’avoir convié à cette réunion importante; à ce citoyen distingué, à cet excellent patriote, ma plus cordiale gratitude.C’est pour la première fois que je me trouve à pareil honneur, honneur qui est pour moi la meilleure récompense d’une carrière loyalement consacrée au service des traditions nationales et religieuses de ma race.AI.le "président, avant de traiter le sujet qui nous intéresse tous à un si haut point, l’Instruction publique, il est de mon devoir de vous dire, de la part de l’honorable AL de la Bruère, Surintendant de l’Instruction publique, combien il regrette de n’avoir pu se rendre ici aujourd’hui; retenu à Québec par des devoirs impérieux, M.le Surintendant vous prie d’agréer ses excuses et de croire qu’il est avec vous et vos collègues de cœur et d’esprit.M.de la Bruère, qui préside à la direction de l’ensei- 70 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE gnement dans la province de Québec depuis dix-sept ans avec tant de sagesse, de distinction et de dévouement, apprécie hautement l’idée des conventions régionales de commissaires d’écoles; et en me déléguant ici aujourd’hui à sa place, il approuve cette idée d’une façon péremptoire.IMPORTANCE DES CONVENTIONS REGIONALES DES COMMISSAIRES D’ECOLES MM.les commissaires du comté de Laprairie, pour la première fois dans la province de Québec, toutes les commissions scolaires d’un comté se sont réunies pour deviser entre elles du grave et vital problème de l’éducation des enfants.Ce sentiment vous honore et proclame éloquemment à la face du pays que la question de l’Instruction publique vous est chère, que vous en comprenez toute l’importance.Ah! certes, je le sais, dans vos commissions scolaires respectives, vous avez souvent discuté entre vous le problème scolaire; maintes fois le Surintendant, dans ses circulaires et dans des lettres particulières, vous a rappelé les devoirs prescrits par la loi de l’Instruction publique et les règlements du Comité catholique, et deux fois l’année, votre dévoué inspecteur, M.Longtin, vous a rencontrés, encouragés et conseillés; d’autre part, l’Eglise, par la voix éloquente et autorisée de votre vaillant archevêque et la parole tombée souvent dans chaque paroisse du haut de la chaire de vérité, vous redit les graves obligations des parents vis-à-vis des enfants.PROGRES A REALISER Néanmoins, messieurs, en dépit des progrès notables réalisés sur tous les points de notre province, nous sommes loin d’avoir atteint la perfection.Et les vrais amis de notre peuple, sans l’insulter, sans le proclamer la honte de la Confédération, tenant compte des difficultés à vaincre et des sacrifices faits, ont su lui rappeler souvent ces vérités: que trop de nos écoles primaires ne sont pas assez spacieuses et convenablement meublées; que les titulaires, dans bien des cas, ne sont pas suffisamment rétribués, de là un changement trop fréquent du personnel enseignant; que les classes encombrées d’élèves ne produisent rien de bon, que les commissaires ne sauraient choisir avec trop de soin les instituteurs et les institutrices; et en ces dernières années, le Surintendant de l’Instruction publique et votre humble serviteur, en maintes circonstances, ont précisé le caractère de l’école primaire qui doit donner à tous, et sur place, l’instruction nécessaire à chacun dans la vie et orienter les élèves suivant leurs aptitudes, vers les écoles spéciales: agricoles, normales, techniques, commerciales ou secondaires.LA LUTTE SCOLAIRE Ah! messieurs, ce n’est pas d’hier que date la campagne qui se pour- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 71 suit en faveur de l’école primaire! En 1842, au début de l’Union des deux Canada, il s’est trouvé des hommes d’Etat canadiens assez désintéressés pour risquer leur avenir politique au profit de l’école française et catholique.Jusque-là, les Canadiens français avaient été privés d’un système scolaire qui ne répugnât pas à leur conscience.Les bases de notre organisation scolaire actuelle furent jetées en même temps que, au prix de luttes et d’efforts inouïs, la responsabilité ministérielle était reconnue, la langue française remise en honneur, la liberté municipale concédée et la décentralisation judiciaire fixée par le Parlement.Depuis ces temps reculés, l’œuvre de la colonisation, la construction des routes, des ponts, la création des paroisses, en un mot le grand œuvre indispensable à l’établissement d’un jeune peuple absorba le meilleur de nos efforts.Mais le temps arriva où le problème de l’éducation de la jeunesse se posa bien net à l’attention du peuple.Déjà, grâce au clergé, l’enseignement secondaire était bien organisé un demi siècle avant que l’Etat voulût créer un système scolaire convenant également aux catholiques et aux protestants; à partir de 1850, nos évêques patriotes multiplièrent ces admirables institutions de Frères et de Sœurs qui répandirent dans les villes et les gros villages les bienfaits de l’enseignement primaire, moyen et supérieur.Restaient les petites écoles, celles du hameau et du rang, les plus importantes peut-être, puisqu’elles sont fréquentées par les trois quarts de la population scolaire.Elles se multiplièrent rapidement et, sous la direction des Surintendants de l’Education et avec le concours des Inspecteurs d’écoles, elles s’organisèrent au point de vue pédagogique.La création des écoles normales en 1857 accéléra le mouvement de progrès.A l’époque de la Confédération, les écoles catholiques de la province de Québec soutenaient une comparaison avantageuse avec celles des autres provinces.Mais, de 1867 jusqu’à ces dernières années, préoccupés des grands travaux publics, nos gouvernants ne songèrent pas à augmenter les octrois de l’Education qui devinrent notoirement insuffisants.Néanmoins le développement agricole et industriel de notre pays sollicitait impérieusement une nouvelle poussée vers une instruction primaire mieux adaptée aux besoins de l’époque.MESURES UTILES ET PRATIQUES De toute nécessité, il fallait augmenter et augmenter considérablement les crédits destinés à l’éducation populaire, sans quoi notre province courait le risque de faillir à ses obligations vis-à-vis l’école primaire.Depuis 1905, remercions-en la Providence, le gouvernement de Québec a accompli une œuvre éminemment patriotique en doublant les octrois de l’éducation.Depuis cette date, c’est toute une suite de mesures utiles et pratiques que l’on a mises en vigueur: nouvelles écoles normales, primes aux instituteurs et aux institutrices, primes aux municipalités, crédits 72 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE spéciaux pour les académies ou écoles primaires supérieures, augmentation de la subvention des écoles publiques, subvention restée la même depuis 1867, octrois supplémentaires en faveur des écoles pauvres, réorganisation des écoles d’agriculture, création d’écoles techniques, etc., etc.Il n’est que juste, messieurs, de louer celui qui a eu le courage de mener à bien ces différentes mesures.Et ici qu’il me soit permis de rendre hommage à Sir Lomer Gouin, si généreusement secondé, d’ailleurs, dans la Législature, par cet autre patriote, le distingué chef de l’opposition, M.Tellier.Le gouvernement et la Législature ont donné l’exemple aux commissions scolaires; l’un et l’autre ont prouvé qu’ils attachaient une grande importance à l’œuvre de l’école primaire, en votant généreusement de nombreux octrois.Aux commissaires d’écoles maintenant de les imiter, de faire leur devoir et tout leur devoir.NOTRE SYSTEME SCOLAIRE Quelle est l’étendue de ce devoir ?Avant de traiter ce point, per-mettez-moi de rappeler qu’il y a trois ans, je parcourais une partie de l’Europe afin de voir de mes yeux les écoles des vieux pays et d’entendre de mes oreilles les instituteurs et les institutrices de ces lointaines contrées.Après avoir étudié sur place et dans les documents officiels, l’organisation scolaire de la France, de la Suisse et de la Belgique, je crois pouvoir affirmer que le système d’instruction publique de la Province de Québec l’emporte sur ceux des pays ci-dessus nommés, au point de vue de la liberté bien comprise, d’où naissent la paix et l’harmonie dans un pays habité par des peuples de langue et de religion différentes.Ce système a, de plus, le grand avantage d’être soustrait à la politique, en ce sens que le chef hiérarchique de notre enseignement primaire, le Surintendant, demeure alors que les gouvernements passent, se modifient ou se transforment.Il en est de même du Conseil de l’Instruction publique, composé de membres nommés à vie.Cette permanence dans la direction scolaire, assure à notre système un esprit de suite qui le met à l’abri des réformes irréfléchies ou des changements trop fréquents.La loi de l’Instruction publique de Québec assure aussi aux pères de famille la liberté de gouverner leurs écoles par l’entremise des commissaires et des syndics.Et en accordant l’équivalence aux instituteurs congréganistes elle met au service de la population le dévouement, le zèle et l’expérience des communautés enseignantes.Enfin, le caractère officiellement confessionnel de la loi d’Edu-cation de Québec, assure à l’école primaire catholique le précieux et incomparable concours de l’Eglise.C’est elle qui, par ses évêques et par ses prêtres, apprend aux pères de famille leurs devoirs vis-à-vis de leurs enfants, et les oblige, même sous peine de faute grave, de faire instruire convenablement ceux que la Providence a confiés à leur garde.Au point de vue de la fréquentation scolaire, l’influence morale de l’Eglise vaut infiniment mieux que les textes de loi: l’expérience le prouve. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 73 LE DEVOIR DES COMMISSAIRES D’ECOLES Vis-à-vis de cette loi sage et libérale, qui laisse une part si large à l’initiative municipale, quelle est l’étendue de vos devoirs, messieurs les commissaires ?Car c’est vous, vous m’entendez bien, qui ferez la Société de demain au moyen de l’école, qui assurerez à notre province une place prépondérante dans la Confédération, si vous le voulez.En vertu de la loi, messieurs, loi qui ne fait que reconnaître le droit naturel des parents dans le domaine de l’éducation, vous possédez des attributions très étendues en matière d’enseignement: la construction et l’entretien des écoles; le choix des livres classiques; l’engagement des instituteurs et des institutrices; la surveillance du personnel enseignant et la visite des classes; tout ce qui regarde l’école primaire, en un mot, relève des commissaires d’écoles, choisis par les contribuables de la municipalité, lesquels contribuables forment, dans tous les cas, la majorité des parents.Les commissions scolaires ont donc raison de se montrer jalouses de leurs droits, mais en même temps, elles doivent s’efforcer de remplir tous les devoirs que leur imposent et la dignité de leurs fonctions, et la loi sous la protection de laquelle ils accomplissent leur noble et patriotique tâche.Permettez-moi de préciser ces devoirs: les commissaires ont pour mission de faire observer avec honnêteté et intelligence la loi de l’éducation.Ils doivent, entre bien d’autres obligations, construire des bâtiments scolaires conformes aux règles de la pédagogie et aux lois de l’hygiène; enjoliver les alentours de l’école; meubler la classe et en orner les murs, en vue des besoins de l’enfance et des nécessités de l’enseignement; engager des institutrices et des instituteurs compétents, les payer sans mesquinerie, les traiter avec égard, voir au chauffage, au balayage et au lavage des classes et non imposer cette charge au titulaire de l’école; en un mot, les commissaires sont les mandataires et des pères de famille et de l’Etat.Nous l’avons dit ailleurs, et nous ne saurions trop le répéter: les commissaires d’écoles qui remplissent les devoirs de leur charge avec générosité et patriotisme, comme ils font du bien à leur pays! En dotant leur municipalité d’écoles primaires réellement efficaces, ils offrent à toute une génération des moyens d’instruction puissants et faciles.En bâtissant des écoles confortables, dont le séjour sera agréable aux élèves, ils accomplissent un acte de justice envers l’enfance qui a droit aux prévenances des parents.En pourvoyant chaque école rurale d’un petit terrain entouré d’arbres et orné de plantes et de fleurs, ils inspirent aux enfants l’amour de la vie champêtre.En confiant les écoles à des instituteurs et à des institutrices dignes de leur haute mission et en ne reculant pas devant la dépense qu’il faut s’imposer pour a’assurer les services de telles personnes, ils^contribuent de la manière la plus intelligente et la plusLlirecte possible à procurer au peuple les bienfaits innom- 74 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE brables d’une bonne instruction primaire.En visitant les classes, aux termes de la loi et en distribuant des récompenses bien choisies, ils développent parmi les enfants un esprit d’émulation des plus louables.Enfin en faisant leur devoir, simplement leur devoir, les commissaires d’écoles acquièrent des titres nombreux à la reconnaissance de leurs concitoyens.REFORMES PRESSANTES Outre les devoirs généraux que je viens d’énumérer, il en est de pressants qu’il est de mon .devoir de vous signaler: 1.Confier les écoles primaires intermédiaires (modèles) et les écoles primaires supérieures (académiques) de garçons à des maîtres de préférence à des institutrices: le gouvernement offre aux municipalités une prime spéciale à cette fin; 2.Choisir des instituteurs et des institutrices qualifiés au point de de vue professionnel, tels les instituteurs congréganistes ou les élèves brevetés des écoles normales; n’avoir recours aux personnes non qualifiées (non diplômées) qu’en cas d’urgence et avec l’autorisation du Surintendant.3.Elever sérieusement le minimum du traitement, si nous ne voulons pas que les autres provinces drainent l’élite de notre personnel enseignant; 4.Ouvrir deux salles de classes dans chaque arrondissement où le nombre des élèves atteint le chiffre 60; dans ce cas, confier les élèves de 5 à 7 ans à une sous-maîtresse diplômée, car le soin et la direction des tout jeunes élèves requièrent une formation spéciale; 5.Ne pas multiplier les écoles outre mesure, lorsque les distances ne l’exigent pas, mais construire des écoles spacieuses, à plusieurs classes, dont la gouverne serait confiée à un directeur ou à une directrice.6.Garder aussi longtemps que possible à la direction d’une école, et cela en élevant le traitement chaque année, les titulaires qui font preuve d’aptitudes pédagogiques réelles, d’un zèle intelligent et sincère; 7.Pourvoir les écoles d’un mobilier convenable, de cartes, tableaux, globes, bibliothèques, boulier-compteur et de tous autres engins scolaires favorisant l’enseignement; 8.Visiter régulièrement les écoles, encourager les maîtres et les élèves et voir à ce que rien d’utile ne manque aux classes; 9.Encourager les élèves, par tous les moyens pédagogiques possibles, à parcourir complètement et avec succès chacun des trois cycles des huit années du programme primaire; 10.Et enfin, nous ne saurions trop le répéter, assurer aux instituteurs et aux institutrices de carrière les moyens de vivre honorablement dans la société.LE TRAITEMENT DES INSTITUTEURS ET DES INSTITUTRICES .Certaines municipalités font preuve d’une mesquinerie vraiment L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 75 honteuse à l’égard des institutrices.On oublie que ces jeunes personnes ont fait des sacrifices pour se préparer à remplir leur tâche avec succès; qu’elles s’éloignent du village et de la famille pour aller prendre soin d’enfants étrangers qui les paieront assez souvent de leur zèle et de leur dévouement par l’ingratitude et l’insubordination; qu’elles doivent, à même le maigre salaire qu’on leur donne, se nourrir, s’habiller, payer leurs frais de voyage à l’église ou dans la famille, et même se pourvoir de certains livres et dictionnaires que très souvent les commissaires leur refusent.Vous connaissez cet axiome, messieurs: “tel maître, telle école”.Il importe donc au premier chef de s’assurer les services d’institutrices et d’instituteurs compétents.Pour faciliter la tâche des commissaires, le gouvernement a fait voter à la dernière session de la Législature deux nouveaux octrois spéciaux.Le premier de ces octrois, $60,000.00, est destiné aux municipalités scolaires rurales dont toutes les institutrices, y compris les sous-maîtresses, reçoivent un traitement minimum de $125.00, et le deuxième $40,000.00, sera distribué aux municipalités payant à chacune de leurs institutrices (y compris les sous-maîtresses) un traitement minimum de $150.00.Ainsi les commissions scolaires qui paient un traitement minimum de $150.00 à chacune des institutrices de leur municipalité ont droit aux octrois spéciaux de $125,000.00, $60,000.00 et $40,000.00, que le gouvernement met si généreusement à la disposition des commissions scolaires.Je sais que dans le district de M.l’inspecteur Longtin, et je l’en félicite, le traitement minimum moyen s’élève à $160.00.Mais dans cette fertile région, aux portes même de la métropole du Canada, peut-on dire que ce chiffre de cent-soixante piastres constitue un minimum convenable ?Avec franchise, je dois dire que non.Ce traitement ne représente que seize piastres pour chaque mois de l’année scolaire, alors qu’à Montréal les jeunes filles instruites gagnent, dans les bureaux, de huit à dix piastres par semaine, soit 32 à 40 piastres par mois.Si l’on compare, néanmoins, les labeurs des institutrices avec ceux des employés de bureaux, de combien ceux des premières ne l’emportent-ils pas en importance et en dignité! LE BON MAITRE Les commissaires qui trouvent exagéré un traitement de $250 à $300 pour une institutrice compétente et de $600 pour un maître réellement qualifié, réfléchissent-ils sérieusement à la tâche difficile, délicate et lourde de responsabilité de l’instituteur?Le bon maître ne se contente pas de transmettre ses connaissances, mais il forme aussi le caractère: il est plus qu’artisan, il est artiste.Son enseignement est vraiment éducatif, parce qu’une large place est faite à l’enseignement religieux, moral et patriotique.Ses leçons sont substan- 76 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE tielles et vivantes; il sait les adapter aux besoins du milieu.Par l’exemple et la parole il prêche la vertu de tempérance, vertu nationale par excellence; il apprend de bonne heure aux enfants que “les petits ruisseaux font les grandes rivières”, c’est-à-dire que l’homme économe peut, sou par sou, sinon édifier une grosse fortune, du moins acquérir une modeste aisance, et la caisse d’économie scolaire permet aux élèves de mettre cette sage théorie en pratique.Il a de l’autorité en classe, le bon maître, car il est dévoué et aimé de ses élèves, à la façon du Divin Maître; le bon maître se rappelle ce sage conseil donné par son ancien professeur de pédagogie à l’école normale: “Toute autorité dont le dévouement n’est pas le principe n’est pas digne de ce nom”.Le bon sens règne dans sa classe, et avec à-propos il habitue les élèves à discerner le vrai du faux, le bien du mal, l’utile du nuisible, il s’applique à cultiver chez eux un jugement droit, juste et sûr.Son enseignement est intéressant et pratique.Par une série de leçons de choses habilement préparées, il fait suivre à ses élèves de la campagne le développement si intéressant et les transformations successives de la plante, de la fleur et de l’arbre, il explique les phénomènes qui s’accomplissent sous leurs yeux “dans cet immense laboratoire qui est la terre”, en un mot il crée à l’école cette atmosphère terrienne qui fait de la nature un spectacle enchanteur dont les enfants, devenus grands, ne pourront plus détacher les yeux.Dans ses leçons de géographie, il apprendra à ses élèves que les rivières ne coulent par à leur fantaisie; que les produits du sol qui se rattachent à l’agriculture ou à l’industrie ne sont pas distribués au hasard, mais que leur répartition dépend de conditions précises et déterminées; que le régime économique, en un mot, doit être fondé sur les conditions naturelles du sol et du climat: car, pour le bon maître, la géographie n’est pas seulement la science des formes extérieures de la terre, mais la science des raisons de ces formes et des phénomènes qui s’y manifestent.Enseigne-t-il l’histoire nationale, le bon maître canadien sait dégager de l’ensemble des événements cette salutaire et grande leçon, tracée récemment à Québec par l’illustre académicien français, M.Etienne Lamy: “Nous y voyons (au Canada français) quelles vertus conservent une race.Vous êtes ce que nous avons été, nous apprendrons de vous à redevenir ce que vous êtes.La France, en voulant se faire nouvelle, s’est vieillie.En ne vous détachant pas de vos traditions, vous avez perpétué votre jeunesse.Tandis que chez nous les vivants ont parfois semé la mort, vos morts vous ont gardé le secret de la vie.Et notre commun langage est plus beau dans votre bouche parce que tout y est sain: les mots et les pensées”.Le bon maître s’applique à former le goût de ses élèves, en leur faisant admirer et aimer ce qui est beau: le beau est pour l’esprit ce que le bien est pour le cœur.Le beau élève l’âme et grandit; aussi le véritable éducateur écarte-t-il des yeux de ses élèves tout ce qui est défectueux, tout L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 77 ce qui est laid, tout ce qui est grotesque.Par la lecture, la récitation, la dictée, la composition il fait rayonner le beau en classe.Le bon ordre, la clarté de la méthode, la simplicité du langage, l’ornementation sobre mais choisie de la salle, tout contribue à la culture du bon goût à l’école.Et le beau mène naturellement à l’auteur de toute beauté, à Dieu même.C’est alors que le bon maître enseigne avec amour pour l’âme des enfants, pour la formation chrétienne de leur esprit, de leur cœur et de leur caractère.Aussi il emploira le meilleur de son talent pour faire aimer l’enseignement religieux.Avec l’amour de Dieu et de son Eglise, il acclimatera l’amour des pauvres dans le cœur de ses élèves.Oh! l’amour des pauvres, comme il ennoblit l’homme, comme il le rapproche de Notre-Seigneur Jésus-Christ! Avec l’amour de Dieu et celui des pauvres, le bon maître nous conduit sur les sommets, avec lui nous entrons dans l’idéal, “l’azur dans lequel les âmes déploient leurs ailes, planent, s’exaltent et dominent de toute la hauteur de leur essor la matière qu’elles doivent gouverner”.Et cette matière, le bon maître ne la dédaigne pas: son enseignement tend chaque jour à préparer dans ses élèves des hommes de progrès; il s’efforce d’abord de garder à la terre .les bras dont elle a besoin, car il comprend que l’école rurale doit faire aimer le sol natal à l’enfant et non lui faciliter les moyens de le déserter, puis, en éducateur avisé, il sait découvrir les aptitudes des enfants au commerce ou à l’industrie.Conscient de !a responsabilité qui lui incombe, il oriente qui de droit vers les écoles spéciales, comme je le disais au début de cette conférence.S’agit-il des écoles de filles?(car sous le titre du Bon Maître je comprends aussi bien l’institutrice que l’instituteur), l’économie domestique a sa place au programme et les travaux ménagers sont remis en honneur.La bonne institutrice comprend que la femme est l’âme de la maison, “l’indispensable ouvrière du bonheur et de la prospérité des familles”; c’est pourquoi sur la porte de son école on pourrait écrire cette devise: “L’école pour la vie”.Et le bon maître est enfin un patriote éclairé.Il sait faire aimer la patrie aux enfants, et plus particulièrement la province de Québec, le berceau de notre race, la province-mère de la Confédération.Ah! il l’aime la terre de nos pères, le véritable instituteur canadien! Cette terre, riche de trois siècles de traditions françaises et catholiques, riche d’un noble patrimoine de conquêtes et de gloires, colonie aujourd’hui du plus grand empire du monde, il apprend aux élèves à en mesurer l’étendue, à en étudier les richesses naturelles et les conditions économiques.Il s’efforce par-dessus tout à former dans ses élèves des citoyens éclairés, connaissant bien la constitution gouvernementale de leur pays, des Canadiens conscients de leurs droits et de leurs devoirs, de fidèles et loyaux sujets du Roi.En résumé, suivant l’expression populaire, le bon maître tient bien son école: il y obtient des résultats qui témoignent de la valeur 78 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE de son enseignement.U jouit auprès de ses élèves et des familles d’une légitime autorité.Voilà, messieurs, ce qu’est le bon maître.Est-il juste, raisonnable de penser que ce rôle d’éducateur peut être joué par n’importe qui, voire même par des jeunes filles non diplômées?Est-il raisonnable de croire que c’est en offrant des salaires de famine que les commissions scolaires s’assureront les services de bons maîtres ?LE GRAND PROBLEME SOCIAL Non, messieurs, le temps est arrivé, dans notre province où il faut considérer le problème de l’école primaire comme le plus important de nos problèmes sociaux.Le Canada s’avance à grands pas dans la voie du progrès matériel; chaque année plusieurs centaines de mille étrangers viennent partager avec nous l’immense territoire canadien.C’est dire que dans vingt-cinq ans d’ici la province de Québec aura à lutter avec le nombre de plus en plus écrasant.Nous voulons garder nos positions, cependant, nous voulons rester français et catholiques, en même temps que les meilleurs des Canadiens, eh bien! prenons les moyens de rester fidèles à nous-mêmes.Et de tous les moyens qui s’offrent à nous, je n’en sais pas de plus sûr, de plus efficace que l’école primaire bien organisée.Messieurs les commissaires du comté de Laprairie, en vous réunissant aujourd’hui en convention, vous avez donné un salutaire exemple qui sera suivi, je l’espère, par tous les autres comtés de la province.Je souhaite que vous retourniez chacun dans vos municipalités avec la ferme résolution de vous intéresser de plus en plus à la petite école, de vous montrer généreux envers elle, puisqu’elle est le prolongement de la Famille et l’image de la Société future.DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Direction du Dessin.Note officielle.1.—(a) Le dessin doit être enseigné à tous les enfants sans exception, même à ceux qui ne savent encore ni écrire, ni lire; (6) Dès le commencement de l’année scolaire; (c) En deux leçons, d’une demi-heure au moins, chaque semaine; (d) Exclusivement au moyen d’objets; (e) Sur l’ardoise, ou mieux, sur papier peu coûteux.(Format maximum: 8 X 10 pcs.) L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 79 2.—Chaque mois, un dessin de chaque élève devra être gardé dans les archives de chaque école: lesquels dessins seront transmis, quand demandés, au département de l’Instruction publique.Boucher de LaBruere, Surintendant.Suggestions.Pour répondre au désir d’un grand nombre d’institutrices, nous donnons ci-dessous, à titre d’indication, une liste suggestive d’objets simples qui pourront servir de modèles-nature pour les élèves commençants: soit comme travail à faire en classe, soit comme devoirs à la maison.Le dessin de ces objets devra toujours être ou plus grand ou plus petit que l’objet lui-même.Surtout, il sera fait à main levée, c’est-à-dire sans le secours de la règle ou autre instrument.Afin d’utiliser le plus fructueusement possible ces modèles-nature, nous croyons bon, en même temps, de conseiller aux titulaires la lecture très attentive des numéros de janvier et février 1902, pages 292 et 341, de leur collection du journal l’Enseignement primaire.Et tout spécialement le chapitre Les modèles-nature paye 341.Série d’objets pouvant sei vir de modèles-nature de dessin.Aiguilles à tricoter, Fil à plomb Crampons, Epingles à cheveux, Crochets de bottines, Canne à poignée recourbée Tiges et épis de foin, Etiquettes carrées, Etiquettes rectangulaires, Cartes de visite (coin plié) Règle plate, Coupe-papier, Pancartes, Pied de roi, (pliant) Mur en pierres, Equerres, Croix de tempérance Carte à jouer: as de carreau, Carte à jouer: as de cœur, etc., Livres, cahiers, (à plat) Dominos, Cartes de loto, Tableau mural, Portas fermées, Fenêtres, Cadres, Persiennes, Ardoise encadrée, Crochets, Cadre pour photographies, Plumes d’oiseaux, Damier, Enveloppes timbrées, Mouchoirs à bords, Groupements de cartes de visite, Cartes à jouer (non les figures) Diapason, Triangle (instrument de musique) Echelle, Barrière, Fouet, Tiges et épis de blé, d’avoine, d’orge etc., Couteaux de table, 80 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Fourchettes, Ciseaux-suspendus, Groupements de cartes à jouer, Haches, Grillages, Balai, Pelle, Pinceaux plats, Avirons et rames, Bêche, Fourche, Boucles de ceinture, Clôtures, Cerf-volant, Raquette simple, Raquettes croisées suspendues, Drapeau tricolore, Drapeau, anglais, Autres drapeaux, Thermomètres, Cerceau Roues, Cadrans, Montres, Assiettes unies, Plats ovales unis, Assiettes décorées, Plats ovales décorés, Pince-nez, Canif entr’ouvert Aimant, Faucille, F aux, Fer à cheval, Plumes à écrire, Crayon taillé, Planche à pain, Ecran japonais ou autre, Alain ouverte (dedans), Alain ouverte (dessus), Fer à friser ouvert, Clés, Cadenas, Scies, Fruits coupés, Cible, Feuilles d’arbres, Branchettes de feuilles, Marguerites, Trèfles, Pensées, Fleurs pressées, Papillons, Eventail ouvert, Niveaux de maçon, Morceaux de prélarts, Morceaux de tapis, Morceaux de papiers peints, Alorceaux d’étoffes Alorceaux de broderies.Pièces de monnaie, Silhouettes d’objets à contours arrondis (fruits, légumes, etc.), Silhouettes d’arbres touffus; La vue de face ou la vue de côté d’une maison, d’une grange, d’une armoire, d’une chaise, d’un pupitre, etc., etc.Inutile d’ajouter que chaque titulaire reste libre de modifier cette liste selon son initiative, ses besoins, son milieu et les circonstances.N.B.-—Les mêmes objets pourront servir de modèles pour des élèves d’inégale capacité: exiger alors plus de correction des plus habiles.CHS-A.LEFEVRE, Directeur de V Enseignement du Dessin. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 81 Dans quelle mesure l’enseignement du catéchisme à l'école contribue-t-il au développement intégral de l’enfant CONFERENCE DONNEE DEVANT L’ASSOCIATION DES INSTITUTETTES' DE" l’ecole normale laval (25 mai 1912) Par M.l’abbé J .-G.-O, Fleury, Pire (suite) , m°t caractère dérive d’un mot grec qui signifie j’imprime, je grave.C est le signe, c’est la marque distinctive d’une idée, d’une personne., d’une chose.?-^es facultés qui dominent chez une personne, qui la distinguent d une autre, qui mettent en relief sa physionomie morale, constituent son caractère.Le caractère s’entend des dispositions naturelles, intellectuelles ou morales, des penchants, des habitudes, des sentiments, qui gouvernent nos actions et distinguent, dessinent notre personnalité.Le caractère, i.e.la constitution morale, se distingue, est indépendant et existe en dehors de la constitution physiologique ou tempérament; mais on ne saurait nier 1 influence énorme du tempérament sur le caractère» Permettez-moi de rappeler en peu de mots quelques notions physiologiques sur les tempéraments.Je ne les crois pas inutiles vu leur influence sur les caractères.Je les emprunte à un traité d’anthropologie d’un savant médecin français.(Dr Bossu) Je cite: “Les tissus se combinent pour former des organes; les organes s’as-^ semblent, s arrangent pour constituer des appareils; la prédominance ''des appareils constitue les tempéraments.On pourrait donc reconnaître ^autant de tempéraments qu’il y a de prédominances organiques; mais ''réservant ce nom aux appareils qui exercent le plus d’influence sur l’en-“semble, on en compte cinq principaux: le sanguin, le bilieux, le nerveux^ “le lymphatique et le musculaire.“Tempérament sanguin:—Le tempérament sanguin est caractérisé-‘‘par la prédonnnance des systèmes de la circulation et de la respiration; “par la grande capacité de la poitrine, la souplesse des solides et l’exacte-“proportion des humeurs.Les personnes qui en sont douées joignent “à ces caractères une peau douce et vermeille, sillonnée de veines où circule “aisément le sang, des cheveux châtains ou blonds, toutes les fonctions-“faciles et une chaleur animale assez prononcée._ “Sous le rapport du moral, les sujets sanguins sont, en général, francs “enjoués, et souvent inconstants.Ils ont une imagination vive, des idées “heureuses, généralement plus d’esprit que de jugement et de génie.On. 82 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE '“les voit aussi préférer les arts aux sciences, le brillant au modeste et au '“solide.“Tempérament bilieux.—La prépondérance des appareils bilieux et '“des organes digestifs donne lieu au tempérament bilieux, qui joint au '“volume plus considérable ou à l’activité plus grande du foie, la rigidité ¦“des parties solides de tout le corps.Les individus bilieux ont, en général, ““la taille moyenne, la peau brune et sèche, chaude et velue, les empreintes '“musculaires bien marquées.Ils sont doués d’une énergie physique et “morale peu commune.Leur physionomie expressive brille par un regard “vif et un air de supériorité et d’assurance.“Ils ont une belle imagination, et, différents des sujets sanguins, “ils se distinguent plus par la profondeur de la conception que par l’esprit.“Hardis, ambitieux, avides de gloire, ils ne craignent pas d’entreprendre “les plus grandes choses, et s’irritent contre les obstacles, qui semblent “redoubler leurs efforts.C’est chez les hommes de ce tempérament “qu’on trouve ordinairement les grands coupables et les grands bienfai-¦“teurs de l’humanité.“Tempérament nerveux:—Le tempérament nerveux, l’un des mieux “dessinés dans la nature, est caractérisé par la prédominance du système “nerveux ou sensitif sur les autres systèmes, et particulièrement sur le “musculaire ou moteur.“Les personnes qui l’offrent ont peu d’embonpoint, une peau aride “et décolorée, des formes grêles, la fibre sèche, irritable.Elles ont le “poulx vif, fréquent, concentré, le sommeil léger et tourmenté par des “chimères; leurs impressions sont toujours vives, profondes.“La tristesse, l’ennui, la méfiance, la jalousie, causent le malheur “de ces âmes susceptibles, irritables, grondeuses au dedans, mais aimables “au dehors.Ce tempérament est souvent le fruit des habitudes sociales, “des émotions de toute espèce, des plaisirs, des spectacles, du luxe, enfin “de tout ce qui tend à développer l’action du système sensitif et intellec-“tuel, au détriment des fonctions motrices et digestives.“Tempérament lymphatique.—Dans le tempérament lymphatique, “les liquides blancs, lymphe et sérosité, prédominent sur le sang, et le “système cellulaire sur les autres appareils.Le foie est inerte, les solides “sont lâches, la quantité de fluide est considérable, et par suite, malgré “le grand volume des poumons, la circulation se fait lentement et faible-“ment, la chaleur produite est moins abondante.Une peau blanche, “fine, peu garnie de poils blonds et cendrés, des chairs molles, le visage “bouffi, des lèvres décolorées, des yeux bleus, éteints, etc., caractérisent “l’individu lymphatique, dont les fonctions sont généralement languissantes.“Au moral, c’est la même inertie: l’imagination est froide, la concep-“tion lente, la mémoire peu heureuse, quoique dans l’enfance elle se montre “active et que l’intelligence paraisse devoir être précoce; mais c’est un “éclair qui s’éteint bientôt.Du reste, les personnes lymphatiques sont L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 83 “douces de caractères, affables, paisibles, incapables de grands crimes “comme d’actions sublimes, et se contentant de peu pour se trouver heureuses.“Tempérament musculaire.—La prédominance du système moteur “sur le système sensitif caractérise le tempérament musculaire, qui peut “être le produit accidentel de l’exercice gradué et longtemps prolongé “des muscles.L’homme qui le présente a le cou épais et lourd, les épaules “larges, ce qui fait paraître sa tête petite.Sa stature est ramassée, ses “muscles se dessinent en saillies et dépressions très marquées, et sa peau “est dure et épaisse.“Le moral offre des modifications inverses.Les athlètes sont presque “tous impropres à la méditation; ils sont dépourvus de ces élans des facultés cérébrales qu’on remarque souvent chez les sujets les plus faibles “et qui les rendent capables d’efforts physiques extraordinaires, mais peu “durables.Leur force est relative à leur puissance musculaire et non à “la surexcitation morale, qui n’est jamais portée à un haut degré”.Tels sont les principaux tempéraments.Ils se mélangent et compliquent les uns avec les autres.Les proportions de ces mélanges sont aussi diverses que les combinaisons et les complications elles-mêmes qui peuvent se multiplier à l’infini, (à suivre) Jean-Jacques Rousseau, éducateur (l) {suite et fin) Par sa psychologie à courte vue, J.-J.Rousseau a été conduit à une méthode d’éducation aussi fausse qu’enfantine.Du moment que l’essentiel est de suivre la nature, point n’est besoin de demander à d’autres qu’à elle-même les notions de la vie et du devoir.L’élève tirera donc tout de la nature directement observée par lui.“C’est une sorte de Robinson Crusoé de l’éducation qui doit se former en dehors des conditions habituelles et retrouver ou plutôt inventer de nouveau par lui-même tout ce qu’a produit la tradition des siècles accumulés, les sciences, la morale, la religion.” Après avoir défini en ces justes termes cette méthode, M.Steeg lui-même déclare qu’elle part d’une “donnée extravagante”.Ajoutons qu’elle est la négation de tout progrès scientifique, littéraire, artistique et moral, qu’elle condamne l’humanité à recommencer, à chaque génération, ses premiers pas et à rester à jamais dans l’enfance.J.-J.Rousseau prévoit que les instincts de l’individu devront s’harmoniser avec les lois générales de la nature et c’est en cela que consiste pour lui la morale.* Mais comment s’établira cette harmonie ?Uniquement; dit-il, par (1) Voir VEnseignement Primaire de septembre, 1912, 84 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE l’expérience et la nécessité.Quand l’enfant se sera brûlé, il comprendra qu’il ne faut pas toucher le fer rouge; et par une série d’expériences de ce genre, il verra comment il devra se conduire en face de la nature et de ses semblables.Moralè sans envolée et sans noblesse qui supprime l’idéal et ces grandes choses qui s’appellent le devoir, l’honneur, l’abnégation, le sacrifice ! Morale déprimante et décevante qui se contente de plier l’homme aux lois inéluctables de la nature ! Et c’est avec cela que Rousseau prétend élever l’homme et l’humanité, alors qu’il les dégrade et les abaisse.Et à l’enfant que la nature formera ainsi en l’écrasant de toute sa force brutale, J.-J.Rousseau enlève le sens de l’énergie et de l’effort.Son élève doit se laisser faire par la nature, il ne se conduira, dit-il, que d’après l’avantage actuel, l’agrément, ou l’utilité.Lui parler d’obéissance c’est porter atteinte à sa propre nature; imposer à sa mémoire des exercices variés qui lui apprendront les langues vivantes ou mortes, la géographie et l’histoire, c’est forcer sa nature et en activer artificiellement le développement, et ainsi, pour respecter le libre essor de la nature, Rousseau expulse de son programme l’étude de tout ce qui s’apprend dans les livres.Cette éducation, Rousseau la réserve à une élite; elle n’est faite ni pour les pauvres, ni pour les femmes.A quoi bon, en effet, élever et instruire les femmes ?Elles ne sont point faites pour réfléchir; toute la vie elles resteront asservies à l’opinion publique, à l’autorité, à la tradition; et cela doit leur suffire puisque, n’étant rien par elles-mêmes, elles n’existent que pour le plaisir et le service de l’homme.“Rien de réactionnaire au fond comme ces vues sur l’éducation des femmes,” écrit M.Steeg, dans le Dictionnaire de Pédagogie de M.Buisson.L’esprit chrétien en avait inspiré d’autrement larges et élevées à Madame de Main-tenon et à Fénelon.Ajoutons qu’un pareil mépris de la femme ne nous étonne pas de la part d’un homme qui s’est contenté de Thérèse Levasseur et qui n’a vu dans les femmes que des jouets pour les basses passions de ses sens.Si les pauvres ne sont pas appelés par Rousseau aux bienfaits de l’éducation et de l’instruction, c’est parce qu’ils n’en ont pas besoin.Etant plus près de la nature, ils suivent ses leçons sans effort ; seuls, les riches, que la civilisation a déformés, ont besoin d’y être ramenés par l’éducation.Il est facile de voir la conception ironiquement paradoxale que Rousseau se fait de la pauvreté.En face de pareilles conceptions, on s’étonne que Rousseau nous soit présenté comme le maître de l’éducation moderne, et l’on se demande d’où lui vient la faveur que lui marque notre monde officiel.On nous parle de progrès, et le système de Rousseau le proscrit.On exalte l’éducation des femmes et l’instruction populaire, et Rousseau les méconnaît l’une et l’autre.Dans les programmes d’études, on fait une part chaque jour plus grande aux langues étrangères, aux sciences, à l’histoire, à la géographie, et Rousseau L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 85 les supprime ! D’où viennent donc encore une fois les hommages que nos adversaires rendent à Rousseau éducateur ?Ils sont la conséquence d’un certain nombre d’idées que la haine du catholicisme a inspirées à Rousseau et qui font seules de lui l’un de leurs précurseurs en matière d’éducation.Son fétichisme de l’Etat l’a conduit à dénier aux parents tout droit sur la formation intellectuelle et morale de leurs enfants.Sous prétexte que l’éducation prépare de futurs citoyens, il la remet entièrement à l’autorité publique, car, dit-il, “comme on ne laisse pas la raison de chaque homme unique arbitre de ses devoirs, on doit d’autant moins abandonner aux lumières des pères de l’éducation de leurs enfants qu’elle importe à l’Etat encore plus qu’aux pères.” Ces paroles de Rousseau, extraites de son article sur l’Economie politique dans VEncyclopédie, contiennent toute la théorie de l’enseignement d’Etat se substituant à celui de la famille.Lorsqu’il s’écriait: “Les enfants appartiennent à l’Etat avant d’appartenir à leurs parents’^ Danton était l’écho de Rousseau; nos sectaires modernes sont ses disciples lorsqu’ils réclament le monopole et forgent contre les droits des parents des lois de défense laïque.C’est encore de lui qu’ils procèdent lorsqu’ils proclament la neutralité de l’école et interdisent aux maîtres de la jeunesse l’enseignement religieux.Ce philosophe qui foulait si facilement aux pieds la liberté des familles, prétendait vouloir sauvegarder la raison et la liberté de l’enfant contre l’emprise de la religion et il ne la voulait présenter aux âmes que lorsqu’elles seraient assez formées pour pouvoir lui donner l’entière adhésion de leur raison; comme si la religion n’était pas nécessaire à toûtes les étapes de la vie humaine.La neutralité de l’enseignement uniforme imposé par l’Etat à tous les enfants sans l’intervention des familles, voilà l’idée qui a valu à Rousseau la sympathie, le culte des éducateurs ennemis de l’Eglise et des jacobins adorateurs du Dieu-Etat.Il suffit qu’il l’ait formulée pour qu’on excuse tous les écarts de sa pensée, toutes les chimères de son esprit malade; pour qu’on lui pardonne la pauvreté de ses conceptions et les courtes vues de son système.Qu’importe qu’il ait étouffé tout progrès, rabaissé l’humanité, méprisé la femme, exclu les pauvres de l’instruction; qu’importe qu’a-près avoir été père indigne, il ait nié le rôle sacré de la famille ?Il a trouvé la formule de l’école neutre, de l’enseignement d’Etat; cela suffit pour qu’il soit élevé à la dignité de grand éducateur et que son bi-centenaire soit célébré avec toutes les pompes officielles.Mais cela ne suffit pas à relever à nos yeux la pauvreté de son chimérique système d’éducation.J.GUIRAUD, Professeur à la Faculté de Besançon, 86 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PEDAGOGIE MORALE i FORMATION DE L’ENFANT A LA VIE INTERIEURE (CONFERENCE DONNEE PAR LE R.P.VALENTIN, DEVANT LES INSTITUTRICES CATHOLIQUES DE MONTREAL, LE 17 MAI, 1912.) Vous avez toutes assisté à la déchéance d’une âme de jeune fille et plaise à Dieu que cette déchéance n’ait été pour aucune de mes auditrices une histoire intime et douloureuse ! Je dis déchéance, d’ailleurs, et non pas chute.La déchéance est une étape vers la chute, mais le grand nombre s’arrêtent à mi-route et cessent d’être bonnes sans pour cela aller au pire, et c’est de ce plus grand nombre que je veux parler.Une jeune fille avait jusqu’alors mérité l’épithète de bonne: une bonne jeune fille; elle conservait fidèlement les pratiques de piété qui lui avaient été enseignées.Prières, confession, communion, assemblées de confrérie donnaient à sa religion une apparence de vitaüté.Sans vertus éclatantes, comme aussi sans défauts très marqués, elle grossissait d’une unité le candide troupeau des oies blanches.Puis vous avez remarqué qu’elle changeait; ce n’était plus seulement la femme qui paraissait dans l’enfant: c’était la personnalité qui s’affirmait à travers les notes communes au sexe, à l’âge, à la condition.comme les premiers traits d’une physionomie se dégagent des tâtonnements de l’esquisse.Cette transformation se manifeste plus tôt ou plus tard, selon le tempérament de chacune, la culture qu’elle a reçue, le milieu où elle se développe, les exigences de sa situation; ordinairement précoce chez l’enfant qui prend par le travail un contact hâtif avec la vie réelle, plus tardive chez celle que sa condition retient longuement dans le nid familial ou la bénigne atmosphère d’un pensionnat; que ce soit à 15 ans ou que ce soit à 20 ans, la saison vient où le papillon sort de sa chrysalide, et ne tarde pas à ouvrir toutes grandes ses ailes un peu froissées.Et vous avez été surprises, grandement surprises de voir combien peu le papillon répondait à vos espoirs.Ce qui vous a frappées d’abord, si votre connaissance du sujet remonte assez loin, c’est le réveil des défauts de l’enfant dans la jeune fille .légèreté, coquetterie, colère, gourmandise, entêtement, dissimulation, le trait dominant du caractère de la fillette, que l’éducation semblait avoir lentement effacé ou du moins adouci, reparaît net et tranché dans la femme de demain.Pour reprendre ma comparaison, le papillon qui ne ressemble guère à la chrysalide, rappelle entièrement la chenille dont il sort.Mais il se peut que n’ayant pas suivi votre sujet assez longtemps, ce fait vous échappe .un autre ne saurait vous échapper, c’est l’affaiblissement, sinon la disparition totale.du sentiment religieux.U y a longtemps que les éducateurs parlent de la crise qu’il est convenu d’appeler l’âge des passions, de ses symptômes, de ses dangers, de ses remèdes; vous connaissez aussi bien que moi et même mieux, les descriptions et analyses que les maîtres ont faites de ces rêveries, de ces rougeurs subites, de ces Inquiétudes et de ces curiosités, de ces confidences et de ces réticences, et des mille épisodes sentimentaux où les romanciers de toute langue et de toute façon, ont depuis qu’ils existent pris droit de vaine pâture.Tous les moralistes ont noté également que cette crise est funeste au sentiment religieux.Vous n’ignorez pas que les huguenots qui ont monopolisé l’instruction nationale chez nos cousins d’outre-mer, invitent les maîtres qu’ils ont chargés de la formation du personnel enseignant, à bien profiter de cet âge critique.“Si vous savez vous y prendre, écrit l’un d’eux, la jeune fille catholique qui passera à l’Ecole normale dans d’aussi propres conjonctures en sortira laïcisée .’’et comme ils disent dans leur jargon: consciente et libérée.Nous constatons donc qu’à cette époque de croissance morale, alors qu’elle aurait plus que L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 87 jamais besoin des secours en lumière et en force que seule la religion peut lui donner, la jeune fille' se dégoûte, c’est le mot, de ses pratiques religieuses, la prière l’ennuie, la confession lui pèse,, la communion ne l’attire plus.Je ne nie pas que souvent, surtout lorsqu’elle sort d’une race aussi profondément imbue de foi que la nôtre, la jeune fille traversera avant d’arriver à cette dépression, une période d’exaltation religieuse, de ferveur brûlante, où elle croira reconnaître un appel,, une vocation divine aux immolations du cloître et de la charité.Mais cette crise même trahit le vide de son âme, qui cherche inconsciemment dans un autre ordre de choses comme l’assouvissement de besoins nouveaux et d’appétits inconnus.Si personne n’est là pour lui donner l’aliment substantiel par lequel il vivra et persévérera,, ce feu de paille s’éteindra bien vite, et notre apparente exception rentrera dans la loi commune, l’âge des passions est funeste au sentiment religieux.Mais de ce fait bien acquis et observé, ne pourrait-on pas chercher les causes, les trouver, et dans la mesure du possible, car il faut compter avec la volonté fibre de l’homme et avec la grâce très indépendante de Dieu, les supprimer ou du moins en atténuer la nocivité.Pourquoi le développement de la personnalité, pourquoi la prise de conscience de soi que ce développement suppose, entraîne-t-il ordinairement le délaissement des pratiques religieuses ?Mais pourquoi les eaux grossies par la fonte des neiges emportent-elles un timide barrage ?Pourquoi ?C’est que le barrage ne prenait pas dans le sol un appui suffisant.Il ne fut pas nécessaire que le courant lui fit une impétueuse et soudaine violence.Les flots montèrent tranquillement, leur force croissante pesa sur lui .et au moment fatal, l’arrachèrent et l’enlevèrent .Entre un rocher émergeant des entrailles du sol, ou simplement contre un arbrisseau dont les racines eussent plongé dans la glèbe nourricière, leur effort et leur violence fussent restés vains.La religion de cette enfant n’avait point de racines dans son âme: c’était une surcharge, une addition, une construction factice, une surédification de surface sans fondations adhérant au roc vif, semblable à cette maison bâtie sur le sable dont le divin Maître décrit la ruine rapide .Elle avait des pratiques religieuses, elle n’avait point de vie religieuse; sa piété était superficielle, non intérieure, vivante, vitale et vivace !.Et quand les passions sont venues, elles qui sont vivantes et vitales, et qui sont la vie même dans sa force, sa vigueur, sa plénitude, les pratiques mortes et vides ont cédé à leur poussée, comme la vieille écorce craque sous la poussée de la jeune sève, comme la vieille outre fend sous la poussée du vin nouveau.C’est le fond de l’âme qu’il aurait fallu christianiser ! et de cette âme vivifiée par la foi, et vivant de sa foi, les pratiques auraient jailli d’elles-mêmes, soit comme besoin, soit comme résultat.Il aurait suffi d’indiquer à ces ferveurs vivantes et natives, d’indiquer entre les pratiques celles qui étaient sûres, et celles qui ne l’étaient pas, efficaces ou non, appropriées ou non au tempérament de chacune.Et le développement de la personnalité au lieu de se faire dans un sens hostile et païen, se serait accompli dans un sens chrétien, au fieu d’un frêle barrage que leurs flots auraient emporté, les passions auraient trouvé une plantation capable de s’assimiler toutes leurs énergies vitales et fécondes.ce qui est l’idéal et la voie vers la vie plénière.ou du moins une digue capable de leur résister, ou, si vous me permettez de revenir à une comparaison que j’aime, elles auraient trouvé un arbre robuste sorti du sol, adhérant au sol par de puissantes racines; tels ces arbres du bord de la mer, trapus et tout ramassés sur eux-êmes pour tenir tête au vent du large Il y aurait eu sans doute encore des mécomptes et des déceptions, Dieu ayant placé dans la main de l’homme la vie et la mort, avec la faculté de choisir.mais je pense que ces égare- ments n’eussent pas laissé désemparée une âme qui aurait connu la véritable vie chrétienne, et que la conversion viendrait plus vite.Comment arriver là ?D’abord en réformant notre conception de la vie chrétienne et surtout de la piété.Pour combien d’éducatrices Pitié n’est-il pas synonyme de surérogation ?Une enfant sera pieuse qui aura beaucoup de pratiques de dévotion ?.Mais vous, mesdemoiselles, vous savez que seule est pieuse une personne dont la vie morale, intérieure, surnaturelle est intense, qu’elle ait peu ou beaucoup de pratiques extérieures, qu’elle jouisse ou non de sentiments de dévotion. 88 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Vous savez que la piété consiste surtout à prendre une conscience de plus en plus vive et agissante de notre union par la grâce à Notre Seigneur Jésus-Christ et que la vie chrétienne n’est autre que cette union même par laquelle se réalise notre adoption par le Père et notre déification par l’Esprit.Dans cette conception, les pratiques ont place, soit pour nourrir, accroître, fortifier notre vie .soit au contraire pour la manifester, l’activer, la rendre opérante .mais elles deviennent des actions vraiment vitales, au même titre que l’effort de l’arbre qui aspire le suc de la terre, et produit des fleurs et mûrit son fruit.Or, c’est dans la compréhension, dans l’intelligence et dans la réalisation de ce mystère qu’il faut élever les enfants.Si vous voulez que leur piété résiste aux assauts de la vie charnelle, il faut qu’elle soit vivante elle-même, plus vivace que sa concurrente, pt pour cela qu’elle plonge ses racines dans les profondeurs du dogme et les profondeurs de Dieu .Oh ! j’entends l’objection.“Les enfants sont incapables de saisir cette doctrine trop sublime.leur faible intelli- gence ne comprendra pas ce que nous-mêmes avons tant de peine à pénétrer ?.J’y répondrai brièvement.L’incapacité des enfants à comprendre ! On l’objectait pour les priver de la Sainte Eucharistie ! Notre bien aimé Pontife, Pie X, a passé outre.Et toutes, vous savez maintenant ce que valait l’objection.Vous avez toutes été émues aux larmes par la ferveur et le sérieux de ces chers petits communiants, oh ! ils restent enfants, et c’est tant mieux ! Ils ont bien lë temps d’apprendre nos poses, nos conventions, nos hypocrisies, nos recherches de soi.Mais déjà que de fruits de grâces !.Eh bien ! nous mettrons à leur portée le mystère de leur déification et ils nous comprendront; à mesure qu’ils grandiront ils le pénétreront plus pronfondément, et ils en vivront davantage .N’oublions pas que c’est œuvre surnaturelle, et que la grâce leur sera donnée, selon leur capacité pour les rendre aptes à comprendre.N’oublions pas que si nous, nous ne comprenons pas, c’est que nos esprits sont asservis au péché et obscurcis par la fascination de la bagatelle .tandis que l’intelligence de l’enfant est toute fraîche.N’oublions pas que c’est une des béatitudes de leur cœur pur, de voir Dieu.En réalité l’enfant est plus près de Dieu que nous, la foi lui est moins difficile, c’est-à-dire qu’il n’a pas la même répugnance que nous à donner autant et plus de réalité aux choses invisibles qu’aux visibles.Je n’insiste pas, la remarque est banale.ce n’est qu’à mesure qu’il expérimente la vie, qu’il devient rebelle à la foi, et il y est peut-être porté parce qu’il voit dans notre vie une cloison étanche séparer la vie naturelle de la vie surnaturelle.Mais pour lui, ces deux vies ne sont nullement incompénétrables : Rappelons-nous comme nous étions impressionnés, enfants, par la pensée de la présence de Dieu et de la société de notre bon ange !.J’ajouterai que Notre Seigneur s’est servi pour nous transmettre la révélation de ce mystère, de pauvres ignorants, rebelles aux conceptions sublimes, obstinés dans leurs préjugés et lents à croire.et non pas de docteurs en théologie.La comparaison dont il s’est servi, de la vigne et de ses rameaux, fut accessible à leur rustique et fruste intelligence.et cependant nous n’avons pas, après vingt siècles, épuisé l’abîme exact de sa profondeur.Qu’il me soit permis de le dire, chaque fois que je crois une âme disposée à m’entendre, je tente de lui enseigner cette vérité fondamentale de notre justification; et j’ai vu des personnes incultes, mais sincères avec Dieu et avec elles-mêmes, 'out émues de cet enseignement, le saisir parfaitement, ne plus l’oublier et même en déduire d’immédiates conséquences.Aussi je suis convaincu que l’enfant est apte à le comprendre et à en profiter, et je suis non moins convaincu que nourrie constamment de cette pensée, l’âme de l’enfant se pénétrera d’esprit de foi, et deviendra invincible aux passions.Faut-il ajouter comment je comprends cet enseignement ?J’irais trop loin si j’entrais dans L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 89 le détail; je dirai en deux mots qu’il doit être surtout implicite et continuel: nous pénétrer nous-mêmes de cette doctrine, en pénétrer tout ce que nous ferons ou dirons.N’est-ce point la meilleure méthode, lorsque nous voulons inculquer à'l’enfant une connaissance qui doit lui demeurer familière ?De temps à autre une leçon expresse et directe, mais constamment l’allusion, le retour, le rapprochement, le rappel de la chose sue.L’enfant est un terrible logicien, et il met son impitoyable logique au service d’une puissance d’observation également impitoyable.S’il se rend compte que notre foi reste enfermée dans un certain compartiment de notre cœur et n’en sort pas pour informer toute notre vie, il accordera à la foi une importance limitée aux heures de catéchisme, de sermon ou de prière.exactement comme il fait pour le calcul, pour la grammaire.ces connaissances ne prennent à ses yeux réalité et utilité, que quand la pratique de la vie réelle, d’une portée plus longue qu’un résultat d’examen, leur a-révélé que sans calcul, sans grammaire, sans géographie on n’allait pas loin, Il est donc nécessaire que l'enfant prenne, à notre contact, pleine conscience, que sa foi possède une valeur pratique, une valeur de vérité et de vie.Et nous aurons moins souvent à gémir sur sa défection morale et sur sa déchéance.L’INSTRUCTION PUBLIQUE DANS LA PROVINCE DE QUEBEC CHAPITRE II DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE-CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE I Département de V Instruction publique.Toute l’organisation scolaire de la province de Québec est sous le contrôle immédiat du département de l’Instruction publique.Ce département, qui relève du ministre Secrétaire de la province, est à proprement parler, un ministère, dont il a tous les rouages administratifs.Un haut fonctionnaire inamovible, à l’abri des influences politiques, le Surintendant de l’Instruction publique, administre ce département.Cet important fonctionnaire est secondé par deux assistants (ou st-crétaires) de nationalités française et anglaise, dont les pouvoirs sont corrélatifs, mais qui sont plus spécialement chargés de la partie administrative concernant leurs nationaux et leurs coreligionnaires respectifs.Les secrétaires du département de l’Instruction publique sont classés au nombre des sous-ministres.II Inspecteur général.Sur la recommandation du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, le gouvernement nommait, en 1911, un inspecteur général, dont les principales fonctions sont les suivantes: “1.—de renseigner le Surintendant sur tout ce qui intéresse l’enseignement primaire, de faire “pénétrer partout ses instructions et d’en contrôler l’application; “2.—de surveiller le travail des inspecteurs d’écoles et d’apprécier, dans des notices confidentielles, les services et le mérite de chacun de ces fonctionnaires dans l’exécution de ses devoirs; «“3.—de faire l’inspection des écoles normales et des écoles annexes; “4.—de tenir au besoin, sur demande du comité catholique ou du Surintendant, des enquêtes “sur des questions particulières ou qui exigent une solution rapide, et de remplir tous les autres “devoirs inhérents à sa charge qui lui seront déterminés”.Il y a aussi un inspecteur général pour les écoles protestantes. 90 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ni Conseil de VInstruction publique.Un conseil composé d’hommes hautement recommandables des deux croyances religieuses élabore les lois et les règlements relatifs à l’Instruction publique, lesquels sont soumis ensuite à la sanction ministérielle.Le Surintendant de l’Instruction publique est le président de ce conseil et les secrétaires du département de l’Instruction publique, catholique et protestant, en sont conjointement les secrétaires.Il se divise en deux sections ou comités formés respectivement des membres de chacune des deux dénominations religieuses.Le comité catholique est formé: Des archevêques, évêques ou administrateurs des diocèses et des vicariats apostoliques situés dans la province de Québec, lesquels en font partie ex ojfwio; et de quatre membres adjoints fonctionnaires de l’enseignement, dont deux prêtres, principaux d’écoles normales et de deux laïques, fonctionnaires de l’enseignement primaire.D’un nombre égal de laïcs catholiques.Le comité protestant est composé: D’un nombre de membres protestants égal à celui des membres laïcs catholiques.Ce comité peut s’adjoindre six personnes, et l’Association provinciale des instituteurs protestants de la province de Québec peut, à son assemblée annuelle, élire un de ses membres pour être adjoint à ce comité pendant l’année qui suit.Ces membres adjoints ne font pas partie du Conseil de l’Instruction publique, mais Ils ont, dans le comité protestant, les mêmes pouvoirs que les membres de ce comité.Ces comités siègent indépendamment l’un de l’autre et ce n’est que dans le cas où des questions se rapportant aux deux croyances religieuses doivent être discutées qu’ils se réunissent, sous la présidence du Surintendant de l’Instruction publique.Les questions scolaires dans lesquelles les intérêts catholiques et protestants se trouvent collectivement concernés sont de la compétence du Conseil de l’Instruction publique; mais celles qui se rapportent exclusivement aux catholiques ou aux protestants sont décidées par celui des deux comités qui représente la croyance religieuse de la partie intéressée.Ces comités doivent faire des règlements pour l’organisation et le progrès de l’enseignement, le choix des livres, etc.(à suivre) G.-E.MARQUIS, Inspecteur d’écoles.HYGIENE i La Tuberculose Une institutrice de Saint-Pascal nous écrit: “A quelle époque de son évolution la consomption devient-elle contagieuse et comment peut-on s’apercevoir qu’un tuberculeux est dangereux pour son entourage ?” La tuberculose est une maladie bacillaire, c’est-à-dire, qu’elle est constituée par un bacille très virulent qui s’appelle “bacille de Koch”.C’est le célèbre médecin allemand, Koch, qui a découvert ce bacille et qui lui a donné son nom.Ce bacille, condition absolument nécessaire à la génèse de la tuberculose, pénètre dans notre organisme par plusieurs portes.Il peut y entrer par les voies respiratoires, par les voies digestives, par toutes les blessures ou solutions de continuité de la peau, des muqueuses, etc. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 91 Une fois introduit chez nous, il peut se fixer sur tous les organes: poumons, reins, les os, articulations, le cerveau, etc.Son siège de prédilection est le poumon, le bacille pénétrant dans les voies respiratoires avec les poussières que l’on respire.On prend le bacille de Koch par les voies digestives en mangeant des viandes d’animaux tuberculeux, et en buvant du lait provenant de vaches portant ces germes.Le bacille de Koch, pour produire ses effets malfaisants, c’est-à-dire, pour se cultiver et se reproduire, doit rencontrer un terrain favorable.Si l’individu qui prend la bacille est robuste, si ses organes, tous ses organes fonctionnent normalement, s’il n’est pas débilité par les excès alcooliques, par une profession malsaine, par un séjour prolongé dans un milieu malsain, il se défendra naturellement et victorieusement contre cet ennemi malfaisant, et le germe sera détruit et absorbé par les cellules protectrices dont nous sommes tous pourvus.Mais, d’un autre côté, si le bacille pénètre chez une personne qui est débilitée par une cause quelconque : ivrognerie, surmenage, respiration de mauvais air, etc., elle sera alors une proie facile et fatale de la consomption, parce qu’elle ne pourra pas opposer la résistance nécessaire au développement du bacille.Il est donc beaucoup plus facile d’empêcher le bacille de pénétrer chez nous que de l’en déloger lorsqu’il y est installé.Le bacille de Koch, une fois entré chez nous, se fixe en un endroit de prédilection et y fait son nid: c’est la première période de la maladie.Si la réaction de défense n’est pas assez forte pour le détruire, il se multipliera sur place, formant un noyau de tubercules et commencera à sécréter ses toxines: c’est la deuxième période.Enfin, les tubercules se desagrégeront, se transformeront en pus et ce pus sera rejeté au dehors: c’est la troisième et dernière période.C’est à cette dernière période que le tuberculeux devient dangereux, parce qu’il rejette des milliers de bacilles avec ses expectorations.Si le malade crache un peu partout à droite et à gauche, il semera donc sur son passage des légions de bacilles qui seront recueilhes par d’autres malheureux, et ceux-ci les cultiveront et les sèmeront à leur tour.Il n’y a que l’oreille et l’œil exercés du médecin qui puissent découvrir à quelle époque le tuberculeux est dangereux pour son entourage.Par ce qui précède, on pourra se rendre compte de l’extrême importance qu’il y a de ne pas cracher à terre.Une mesure très prudente pour se protéger contre le bacille de Koch, c’est de prendre un grand soin de sa bouche et de ses mains Dr J.-G.PARADIS.Association des institutrices catholiques, section de Québec Les conseillères et les déléguées sont instamment priées d’assister à une réunion convoquéè le 2 novembre, à 1 heure, au N° 68, Desfossés, St-Roch, Québec, pour affaires très importantes.Il y sera discuté des questions relatives au bien général des institutrices.La réunion sera présidée par le R.P.An.-Th.Valiquet, O.M.L, aumônier de l’Association.M.-Lse.PEPIN, Secrétaire, 108, Des-Stigmates, Ville-Montcalm. 92 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE DOCUMENTS OFFICIELS Bureau central des Examinateurs catholiques de Québec SESSION DE JUIN 1912 DIPLOMES ELEMENTAIRES MONTREAL Elémentaire français.—Distinction.—Patrie, Aurore; Guénette, M.-Aune-T.-Yvonne; Verner, Orpha; Coursolle, Yvonne; Lorrain, Marie-Albina-Eva; Desjardins, Marie-Florence; Duquette, Donalda; Sauvé, Léa; Huet dit Dulude, Joachim; Miller, Antoinette; Legault, Florida; Rocheleau, Mathilda; Brassard, Marie-Cécile; Martin, Evélina; Deschênes, Marie-Jeanne.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Ladouceur, Alexandrine; Duplessis, Marie-Louise; Martin, Marie-Anne; Brunet, Juliette; Descoteaux, Juliette; Fortin, Adrienne; Ouimet, Marie-Rose; Roy, Délia; Dumoulin, Alice; Aubin, Albertine.Elémentaire anglais.—Distinction.—Burke, Sarah; Reardon, Helen; O’Connor, Thomas; O’Neill, Robert.Elémentaire anglais.—Satisfaisant.—Cregan, Evelyn-Gertrude.QUEBEC Elémentaire français.—Distinction.—Bédard, Alexina; Latulippe, M.-E.-Clotilde; Houde, M.-Jeanne-Florida; Bibeau, Marie-Bernadette; Auger, M.-Eugénie-Léa; Gamache, Yvonne; Gagné, Mari e-R.-de-Lima; Fradette, Marie-Anne-Désanges; Chabot, Marie-Anne-Elodie; Blanchet, Eva; Bourgault, Mariha; Giasson, Céline-Antoinette ; Gagnon, Bernadette; Jean, Anne-Marie; Morneau, Marie-Emma; Beaumont, Blanche; Couture, Joséphine; Bouchard, Rose-Anna; Limoges, Rachel; Beaudoin, Marie-Louise; Béland, Alma; Boutin, Léophile; Roy, Eva; Laliberté, Rosanna; Labbé, Marie-Anne; Richard, Eva; Richard, Marie-Blanche; Massé, Marie-Alice; Leclerc, Bertha; Allard, Marie-Alice-Lucia; Chabot, Eugénie; Pelletier, Reine; Gauthier, Marie-Louise; Couillard, Blanche; Rageot de Beaurivage, Alice; Côté, Aurore; Morin, Corinne; Alexandre, Marie-Alma; Dion, Clémence; Dionne, Marie-Eustelle; Pelletier, Rose-Anna; Pelletier, Marie-Edwidge; Lemay, Laurette; Bélanger, Marie-Alice-Eva; Audet, Mathilda; Morin, Alice; Allsop, Eva; Bilodeau, Marie-Léonolda; Boulanger, Marie-Siméone; Bilodeau, Marie-Yvonne; Hamel, Marie-Julianna; Delisle, Fabiola; Bouillé, Angèle; Marcotte, Antoinette; Rousseau, Marie-Ange; Cantin, Alexandrine; Gobeil, Gabrielle; Leclerc, Eugénie.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Leblanc, Marie-Annie; Rhéaume, Léna; Chabot, Marie-Amarilda; Brochu, Marie-Délia; Dion, Marie-Félixine; Roy, Marie-Nélée; Lemieux, Maria; Arsenault, Marie-Anne; Blouin, Marie-Fleur-Agathe; Racette, Rachel; Rageot de Beaurivage, Anna; Bonneau, Marie-Anne; Gagné, Maria; Houde, Emilianne; Plante, Maria; Létourneau, Bernadette; Giguère, Marie-Alphonsine; Bergeron, Marie-Emma; Simoneau, Théodorine; Bolduc, Olive; Beaudet, Marie-Anne-Eva; Delisle, Marie-Estelle-Alice; Hamel, Marie-Fédéra; Laroche, Marie-Alma; Cantin, Rose-Anna;Bussières, Blanche-Marguerite; Blouin, Florence;St-Pierre, Marie-Anne; Mercier, Florence; Elémentaire anglais.—Distinction.—Heney, Catherine-Lillian.TROIS-RIVIERES Elémentaire français.—Distinction.—Châteauneuf, Marie-Eva; Lafontaine, Marie-A.-Flore; Lebœuf, Blanche; Sauvageau, Ida; Pintal, Anita; Bouchard, Annette; Pellerin, Edouardina. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 93 Elémentaire français.—Satisfaisant.—Baril, Marie-Louise; Germain, Marie-Antoinette; Trudel, Marie-Alice; Faquin, Armandine; Masson, Rose-Alka; Sawyer, Yvonne; Desaulniers, Maria; Bussière, Graziella; Carignan, Yvonne; Lefebvre, Marie-Ange; Ebacher, Sévérine; Bergeron, Anica.NICOLET Elémentaire français.—Distinction.—Houle, Isabelle; Poirier, Marie-Angeline; Faquin, Cordélia; Foucault, Marie-Rose-Françoise; Boisclair, Aurore; Beauchemin, Angeline; Girard, Rachel; Béliveau, Marie-Hort.-Eliana; Beaulieu, Victoria; Carbonnuea, Ida; Ricard, Marie-Louise; Doucet, Héléna; Bourassa, Elodia; Massy, Marie-Albertine-Rose-Alma; Bail, Aurore; Jutras, Maria-Eva-Geneva; Gagnon, Eléda; Raiche, Marie-Rose; Gariépy, Olime; Lavoie; Marthe; Martin, Marie-Anne; Guèvremont, Laurette; Therrien, Yvonne; Ally, Isabelle; Daneau, Marie-Rose; Lambert, Alice; Parenteau, Eva; Roberge, Maria-Régina; Pinard, Emérentienne; Crevier, Alma; Cartier, Anna; Roy, Virginie; Laferrière, Maria; Véronneau, Sara-Jane; Pelletier, Yvonne, Lachapelle, Corona; Desmarais, Angéline; Lalancette, Candide; Mondou, Alzire; Vallée, Marie-Lezy; Richard, Emérina; Deschênes, Marie-Anne-Alma; Joyal, Rose-de-Lima; Beauchemin, Brigitte.Elémentaire fra?içais.—Satisfaisant.—Baril, Catherine; Parent, Alphonsine; Perreault, Corinne; Héroux, Blandine; Guévin, Véronique; Lupien, Yvonne; Leblanc, Régina; Roy, Edwidge; Allard, Béatrice; Gervais, Anne; Houle, Florida; Beaulac, Blanche; Shooner, Juliette; Laplante, Laanza; Hébert, Marie-Anne; Rheault, Bertha; Bergeron, Lucianna; Doyon, Corinne-Lucienne; Houle, Eva.Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Croisetière, Léona.SAINT-HYACINTHE Elémentaire français.—Distinction.—Saüvageau, Emma; St-Pierre, Eugénie; Mathieu, Marie» Ernestine-Shérifa; Beauregard, Médora; Domingue, Marie-Louise; Richer, Marie-Lse-Rosa; Meunier, Alice; Paradis, Aurore; Doyon, Claudia; Guilbault, Anna; Gaucher, M.-B.-Olivine; Vincent, M.-A.-Lioma; Bienvenue,Virginie; Rivard, Marie-L.-Hortense;Tessier, M.-Blanche-Anna Viens, Hermina; Théberge, Louisa-Eva; Autate, Marie-Régina; Blanchard, Marie-Alice; Verrier, Marie-Rose; Charland, Juliette; Beauregard, Marie-Evélina; Vincent, Marie-Ange; Fafard, Anne-Marie-Mélanie; Chevrefils dit Bélisle; Marie-Philomène-Béatrix; Vanasse, M.-B.-Antoinette; Lafleur, Marie-Angélina; Falardeau, Marie-Anna-Aglaé; Julien, Marie-Rose-Alma; Lambert, Marie-Anna-Florina; Cournoyer, Aurore-Evélina; Labossière, Eva; Bousquet, Yvonne; Archambault, Anna ; Laperle, Jeanne; Joyal, Marie-Anne; Paul, Parmélie; Bisson, Blanche; St-Georges, Léonie; Larivière, Cora; Rodier, Laure; Rodier, Marie-Anne; Bardier, Marie-Florina; Brunelle, Aurélie; Fontaine, Julie-Sara; Fréchette, Marie-Bernadette; Proulx, Marie-A.-Augusta; St-Cyr, Marie-Lse-Mélina; Biron, Madeleine; Lapierre, Marie-Alma-Stella; Janelle, Marie-Virginie-Cécile; Meunier, Marie-Alda.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Sauvageau, Alexina; Archambault, Lorette; Leblanc, M.-Bernadette; St-Jacques, Victoria-Blandine; Morin, Hermina; Paradis, Rose-Alma; Bérard Victoria; Auclair, Bernadette; Geoffrion, Albina; Millette, Marie-A.-Antoinette; Fluette, Florette; Benoit, Bernadette; Lajeunesse, Marie-Louise.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—McGrail, Régina; Ouellette, Annie; Domingue, Léda; Hébert, Rose-Alba; Marier, Marie-Léona; Jutras, Marie-Juliette-Amélina.RIMOUSKI Elémentaire français.—Distinction.—Couture, Eugénie; Charette, Marie-Rose; St-Laurent, Luce; Lévesque, Eva; Blanchet, Alma; Jean, Zénaïde; Lévesque, Hemma; Martin, Albertine; Michaud; Marie-Anna; Fortin, Marie-Victoire-Emma.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Roy, Marie-Clara; Lavoie, Philomène; Albert, Emma. 94 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SAINTE-MARIE Elémentaire français.—Distinction.—Dallaire, Alexina; Morin, Marie, Emma; Beaudry, Marie-Joséphine; Drouin, Marie-Anne; Gagnon, Marie-Alphonsine; Guay, Rose-Anna; Pepin, Marie-Odélia; Hamel, Marie-Alfrédine; Corriveau, Zénaïde; Beaudoin, Marie-Florida; Lachance, Wilhel-mine; Moisan, Léontine; Doyon, Marie-Rose; Pouliot, Marie-Ange; Pomerleau, Anna; Drouin, Marie; Faucher, Angélina; Lapointe, Marie-Anna; Lecours, Angélina; Hébert, Cécile; Poulin, Marie-Louise; Pelchat, Joséphine; Gobeil, Alice; Veilleux, Florence; Laflamme, Marie-Clara; Poulin, Anastasie; Provencher, Alberta; Foy, Wilhelmine; Jolicœur, Corinne; Duclos, Marie-Anne; Giguère, Marie-Aurélie; Roy, Eugénie; Gemme, Marie; Prévost, Régina; Guénet, Berthe; Lachance, Emélia; Nolet, Marie-Délia; Jolicœur, Marie-Alexandrine; Grondin, Marie-Lucie; Grondin, Marie-Georgina; Larochelle, Marie-Elise; Vachon, Laura; Giguère, Marie-Alma-A^vonne; Doyon, Marie-Eulalie-Rose-Anna; Maheux, Marie-Alida; Lemieux, Marie-Anne-Bernadette; Gilbert, Rose-Aimée; Godbout, Angéüna; Labbé, Maria.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Labbé, Eugénie; Vachon, Marie-Cédulie; Bizier, Marie-Philomène; Pomerleau, Marie-Alfrédine; Couture, Yvonne; Grégoire, Alice; Simard, Eugénie; Carrier, Alfréda; Laflamme, Amélia; Cameron, Mary; Bilodeau, Yvonne; Gagnon, Laura; Nadeau, Blanche; Laflamme, Marie-Antonia-Alice; Gagné, Marie-Aldéa; Rodrigue, Marie-Clara; Aubert, Norah; Brun, Mérida alias Emélida; Mathieu, Valérie; Bélanger, Marie-Anne; Lacroix, Sara; Dion, Marie-Anne; Vallée, Alphonsine; Bernier, Marie-Arthémise-Antoinette.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Desjardins, Caroline; Kelly, Marcelline; Cliche, Marie; Nadeau, Rose-Anna; O’Leary, Annie.Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Tremblay, Eva.SHERBROOKE Elémentaire français.—-Distinction.—Gagnon, Héléna; Charron, Théodosie; Desrosiers, Marie-Anne; Lessard, Bernadette; Heins, Alice; Doyon, Alma; Fournier, Lucie; Beaulieu, Aurore; Gosselin, Délia; Gendron, Aline; Boisvert, Marie-Anne; Paré, Eugénie; Brien, Edna; Bélanger, Virginie; Laverdure, Amanda; Millette, Dora; Bombardier, Béatrice; Robert, Angélina; Godbout, Angéline; Bélanger, Marie.Elémentaire fraiiçais.—Satisfaisant.—Pelletier, Marie; Clément, Rosilda; Joly, Evelina; Gélinas, Marie-Rose; Côté, Evéline; Lavoie, Marie-Anne.Elémentaire anglais.—Distinction.—Largy, Ruby.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Pelletier, Arsélia.Elémentaire anglais et français.—Satisfaisant.—Beard, Alma.JOLIETTE Elémentaire français.—Distinction.—Buist, Augustine; Doucet, Blanche; Cossette, Marie-Rosalie; Dessureault, Alma; Ferron, Marie-Anna; Jacob, Lucette; Massicotte, Lucienne; Rivet, Marie-Alexina ; Lépine, Marie-Rose-Anna; Desrosiers, Marie-Albertine; St-Georges, Marie-Laure-Esther; Marchand, Marie-Eméla; Marquis, Marie-Rose-Anna; Chrétien, Marie-Régina; Vad-nais, Albina; L’Ecuyer, Aurore; Perreault, Elizabeth; Piquette, Alma; Beaupré, Ernestine; Trudel, Améla; Durand, Marie-Flore; Jacques, Délima; Massicotte, Yvonne; Robichaud, Dina; Dupuis, Clémentine; Poirier, Emma; Pelland, Flore; Perreault, Marie; Bélair, Hélène; Gonger, Priscille; Lafortune, Rose-Délima; Morin, Marie-Ange; Gauthier, Marguerite; Chartier-Robert, Elisabeth; Bourgeois, Athala; Mireault, Alphonsine; Déziel, Eva; Lafrenière, Albertine; Brissette, Lauréa; Mailhot, Marie-Rosia; Richard, Marie-Louise; Gaudet, Claudia.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Alarie, Marie-Marguerite-Rébecca; Lemire, Yvonne; Chevalier, Marie-R.-Marguerite; Loyer, Clara; Charland, Léda; Charette, Flore; Dugas, Yvonne; Gaudet, Germaine; Rivest, Marie-Anna; Beauchamp, Clothilda; Comeau, Zita.\ L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 05 VALLEYFIELD Elémentaire français.—-Distinction.—Seguin, Germaine; Primeau, Aimée; Prud’homme, Cécile; Lavoie, Marie-Josèphe; Thibeault, Rébecca; Smith, Anna.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Lauzon, Hélène; Boissonnault, Marie-Anne; Chenaille, Marie-Yvonne; Reid, Marie-Jeanne; Laberge, Yvonne; Viau, Laura; Laberge, Cécile.Anglais.—Distinction.—Dunnigan, Marie-Emeha.FARNHAM Elémentaire français.—Distinction.—Desnoyers, Irène; Lomme, Anna; Quintin, Laura.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Corriveau, Rose-Eva; Alix, Irène.VICTORIAVILLE Elémentaire français.—Distinction.—Leclerc, Marie-Charlotte; Desrochers, Zéphirine; Robitaille, Yvonne; Cayouette, Florida; Turgeon, Marie-Anna; Lacroix, Diana; Boisvert, Alber-tine; Désilets, Angéline; Picard, Emilia; Blanchet, Azilda; Croteau, Louisa; Giguère, Albertine; Bélisle, Alice; Provost, Rose-Alma; Nolet, Albina; Perreault, Yvonne; Daigle, Agnès; Hamelin, Bella; Leblanc, Marie-Rosanna; Hinse, Eva; Lemire, Valérie; Boucher, Cécile; Camden, Corinne; Picher, Cécile.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Martel, Marie-Stella; Poisson, Marie-Anna; Fafard, Blanche; Chabot, Clara; Pelletier, Antoinette; Brunelle, Clarisse; Bernier, Virginia; Caplette, Evélina; Richard, Clara; Boislard, Louisa; Gendron, Eldora; Massé, Bernadette; Jacques, Bernadette.Elémentaire anglais.—Distinction.—Coakley, Mary-Ruth, Mullins, Mary.Elémentaire anglais et français.—Distinction.—Gleason, Catherine.FRASERVILLE Elémentaire français.—Distinction.—Nadeau, Marie-Odélie; Landry, Elizabeth; Landry, Clémence; Dumont, Marie-Louise; St-Pierre, Eugénie; Ouellet, Emilie; Robitaille, Marie-Louise; Deschênes, Diane; Mignault, Marie-Anna; Sévigny, Amanda; Pelletier, Marie-Blanche; Lafrance, Eva; LeBel, Joséphine.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Déry, Aimée; Lanois, Juliette; Leblanc, Albertine; Turgeon, Stella; Bossé, Blanche; Dumont, Diana; Michaud, Marie-Anne; Pelletier, Mary; Beau-lieu, Anne-Berthe; Duperré, Ahce; Coté, Maria-Elise; Boucher, Marie; Beaulieu, Emma; Lavoie, Lucie; Roy, Marie-Anne.CHICOUTIMI Elémentaire français.—Distinction.—Duchêne, Sophie.BAIE-SAINT-PAUL Elémentaire français.—Distinction.—Turgeon, Cécile; Dufour, Eva; Gobeil, Albina; Bouchard, Blanche; Thibault, Yvonne; Girard, Bella; Tremblay, Eva.SAINT-FERDINAND Elémentaire français.—Distinction.—Lemieux, Georgianna; Gardner, Bibiane; Pelletier, Amanda; Bélanger, Georgianna; Lévesque, Albertine; Beaudoin, Diana; Roberge, Nazilda; Mailhot, Pauline; Poisson, Stella; Godbout, Rose; Payeur, Alexina. 96 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE CARLETON Elémentaire français.—Distinction.—Bernard, Marie-Berthe; Day, Marie-Alva; Barriault, Odile; Poirier, Hélène; Poirier, Léa.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Barriault, Bernadette; Babin, Delphine.Elémentaire anglais.—Satisfaisant.—Walsh, Suzanne-Ida.Elémentaire/rançais ei anglais.—Distinction.—LeBlanc, Wilhelmine.— Caisse, Alphonsine; Pitre, Marie-Louise; Ste-Croix, Flora; Cyr, Clarisse.Elémentaire anglais et français.—Distinction.—Cleary, Gertrude; Green, Eliza; Nellis,.Margaret.Elémentaire anglais et français.—Satisfaisant.—Caissy, M.-Eldina.HULL Elémentaire français.—Distinction.—Dumouchel, Claudia; Mayer, Edna.Elémentaire français.—Satisfaisant.-—Major, Louisa.Elémentaire anglais.—Distinction.-—Sloane, Ethel; McNamara, Agnes; Addey, Lillian; Gol-liger, Ann.Elémentaire anglais.—Satisfaisant.—Burke, Laura.FORT-COULON GE Elémentaire anglais.—Satisfaisant.-—Carroll, Anna; McFarland, Bridget-Regina; Blais, Kathleen.MONTEBELLO Elémentaire français.—Satisfaisant.—Gollain, Hermeline; Bédard, Marie-Jeanne; Paquette Dolorès; Bélanger, Irène.NEW-CARLISLE Elémentaire français.—Distinction.—Pitre, Alma; Bourdages, Cécile-B.-Léonie.ROBERVAL Elémentaire français.—Satisfaisant.—Perreault, Antoinette; Tremblay, Marie-Louise;.Villeneuve, Florestine.SAINT-J O VITE Elémentaire français.—Distinction.—Brunet, Olivina; Brassard, Léonie-Marguerite;.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Charbonneau, Véronique.SAINTE-ANNE-DES-MONTS Elémentaire français.—Distinction.—Pelletier, Alphonsine; Chenel, Antoinette.PERCE Elémentaire français.—Distinction.—Malouin, Hénédine; Sirois, Marie-Alphonsine.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Trachy, M.-Edwidge; Couture, M.-Stella L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Ô7' HAVRE-AUX-M AISON S Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Chevrier, Aidée; Reid, Jeanne; Lafrancé, Florida.MANIWAKI Elémentaire anglais.—Distinction.-—Poirier, Helena.POINTE-AUX-ESQUIMAUX Elémentaire français.—Distinction.—Grenier, Lucia; Scherrer, Féléxine.VILLE-MARIE Elémentaire français.—Distinction.—Rocheleau, Azilda.Elémentaire français.—Satisfaisant.—Labbé, M.-Rose-de-Lima.Ecoles normales catholiques de la province de Québec Liste des Diplômes accordes en 1912 ECOLE NORMALE DE NICOLET Diplômes Academiques.—Avec distinction: Mlles Julie-Anna Pinard, académique français et anglais; Marie-Anne Bergeron, académique français et modèle anglais; Yvonne Lafond, académique français; Alice Bergeron, académique français et modèle anglais; Jeanne Rousseau, académique français et anglais.Les mêmes élèves ont mérité de plus le diplôme de la médaille de “Graduées” décerné par la maison-mère des Srs de l’Assomption de la Ste-Vierge aux normaliennes du cours académique qui y suivent des cours spéciaux.Diplômes Modèles.—Avec grande distinction: Mlle Louise-Anna Champagne, modèle français.Avec distinction: Mlles Emérence Derouin, modèle français et anglais; Eva Poisson, modèle français; Jeanne Beaudet, modèle français; Lætitia Laneuville, modèle français; Bernadette Leblanc, modèle français.D’une maniéré satisfaisante: Mlles Maria Dorion, modèle français; Emma Paradis, modèle français; Louise-Anna Champagne, modèle anglais; Lætitia Laneuville, modèle anglais; Jeanne Beaudet, élémentaire anglais.Diplômes Elémentaires.—Avec grande distinction: Mlles Anne-Marie Pinard, élémentaire français.Avec distinction: Mlles Malvina Chassé, élémentaire français; Albertine Paillé, élémentaire français; Régina Sinotte, élémentaire français et anglais; Emma Bergeron, élémentaire français; Marie-Anne Godbout, élémentaire français; Marie-Anne Dion, élémentaire français; Laura Vincent, élémentaire français et anglais; Eméralde Duplessis, élémentaire français; Léonida Tourigny, élémentaire français; Laurencia Houle, élémentaire français; Eva Désilets, élémentaire français; Evangéline Allard, élémentaire français; Albine Ellyson, élémentaire français; Marie-Anne Pellerin, élémentaire français; Marie Carignan, élémentaire français; Marguerite-Marie Lemaire, élémentaire français; Marie-Anna Côté, élémentaire français; Antoinette Picard, élémentaire français; Albertine Lamothe, élémentaire français; Juliette Béliveau, élémentaire-français.3 98 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE D'une maniéré satisfaisante: Mlles Eva Therrien, élémentaire français; Doréa Lamothe, élémentaire français; Marie-Louise Dubois, élémentaire framçais; Marguerite-Marie Jutras, élémentaire français; Marie-Rose Tourigny, élémentaire français; Annie-Belle Fontaine, élémentaire français; Odile Boisvert, élémentaire français; Lydia Bergeron, élémentaire français; Doréa Vincent, élémentaire français; Yvonne Proulx, élémentaire français; Cécile Pepin, élémentaire français; Adélina Plourde, élémentaire français; Gratia Provencher, élémentaire français; Berthe Manseau, élémentaire français; Emélia Bergeron, élémentaire français; Armélia Godin, élémentaire français; Eva Désilets, élémentaire anglais.COMITE CATHOLIQUE DU CONSEIL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE Session de l’Automne 1912 Séance du 25 septembre 1912 (Avant-midi) Présents: L’honorable M.de La Bruère, surintendant de l’Instruction publique, président; Mgr l’archevêque de Québec, Mgr l’archevêque d’Ottawa; Messeigneurs les évêques de Pembroke, de Chicoutimi, de Sherbrooke, des Trois-Rivières, de Nicolet, de St-Hyacinthe, l’honorable Dr J.-J.Guérin, l’honorable Cyrille Delâge, l’honorable Hector Champagne, M.Mathias Tellier, l’honorable juge Paul-G.Martineau, M.Patrick-M.Wickham, M.John Ahern, Mgr Th.-G.Rouleau, M.l’abbé Nazaire Dubois, M.Napoléon Brisebois, M.le chanoine G.Dauth, représentant Mgr l’archevêque de Montréal; M.l’abbé J.-S.Turbide, représentant Mgr l’évêque de Charlottetown; M.l’abbé P.-A.Sabourin, représentant Mgr l’évêque de Valleyfield; M.le chanoine Eustache Dugas, représentant Mgr l’évêque de Joliette; Mgr H.Têtu, représentant Mgr Blanche, vicaire apostolique du Golfe St-Laurent; M.1 abbe Ivanhoë Caron, représentant Mgr Latulipe, vicaire apostolique du Témiscamingue, et M.J.-N.Miller, secrétaire.Lecture de deux arrêtés ministériels, le premier, en date du 24 juillet 1912, nommant M.John Ahern membre du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, en remplacement de M.M.-Th.Stenson, décédé, et le second, en date du 19 août 1912, nommant l’honorable juge Louis-Rodolphe Roy membre du dit Comité, en remplacement de l’honorable juge H.-G.Carroll, qui a donné sa démission.Lecture de lettres de Mgr l’archevêque de Montréal, de Mgr l’évêque de Charlottetown, de Mgr l’évêque de Valleyfield, de Mgr l’évêque de Joliette, de Mgr G.Blanche, vicaire apostolique du Golfe St-Laurent, et de Mgr E.-A.Latulipe, vicaire apostolique du Témiscamingue, déléguant respectivement M.le chanoine G.Dauth, M.l’abbe J.-b.Turbide, M.1 abbé P.-A.Sabourin, M.le chanoine Eustache Dugas, Mgr H.Têtu et M.l’abbé Ivanhoë Caron, pour les représenter à la présente session de ce comité.Le Comité prend aussi communication d’un télégramme de M.J.-E.Prévost priant M.Napoléon Brisebois de le représenter à cette session.Le procès-verbal de la dernière session est adopté.Le sous-comité chargé de l’examen des livres classiques présente le rapport qui suit: Rapport du sous-comité chargé de l’examen des livres de classe Session du 24 septembre 1912.' Présents: M.le Dr Guérin, président pro-tem., M.John Ahern, M.Napoléon Brisebois, M.le Surintendant et M.J.-N.Miller, secrétaire. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 99 Le sous-comité a examiné les ouvrages suivants qui lui ont été soumis: 1— "Méthode pratique de lecture-écriture, première partie”, par T.Rochon.—Recommandée.2— "Méthode pratique de lecture-écriture, deuxième partie” par le même.—Recommandée.3— “Méthode pratique de lecture-écriture, deuxième livre”, par le même.-—Recommandée.4— "Cours gradué d’écriture normale en six cahiers”, présenté par la Librairie Beauchemin.—Recommandé sur division.5.—“Grammaire française—Cours supérieur”, par l’abbé A.Aubert.—Recommandée pour le cours académique.6— -“Précis de géographie”, par l’abbé Adolphe Garneau.—Recommandé comme livre du maître.7— "Système Bélanger d’écriture commerciale pratique”.—Non recommandé.(Signé) J.-J.Guerin, Président pro-tem.Ce rapport est adopté, M.le juge Martineau se déclarant opposé à l’approbation des numéros 1, 2 et 3.Le Comité prend communication du procès-verbal suivant- de la vingt-huitième session du Bureau d’examinateurs pour les aspirants à la charge d’inspecteur des écoles catholiques, tenue à Québec, à l’Ecole normale Laval, les 26, 27, 28 et 29 août 1912: “Présents: Mgr Th.-G.Rouleau, président, M.l’abbé Nazaire Dubois, M.F.-X.Drouin, "M.John Ahern, M.C.-J.Magnan, M.J.-N.Perrault et M.J.-N.Miller, secrétaire."M.Ahern propose, appuyé par M.Perrault, que Mgr Th.-G.Rouleau soit nommé président.—-Adopté unanimement.“Le secrétaire donne lecture de la résolution que le Comité catholique du Conseil de l’Ins-“truction publique a adoptée, le 8 mai 1912, par laquelle M.J.-N.Perrault, directeur-général “des écoles catholiques de Montréal, a été nommé membre de ce Bureau, en remplacement de “feu M.Stenson.“Les membres du Bureau souhaitent la bienvenue à M.Perrault, et il est unanimement “résolu que l’inscription suivante sera faite au procès-verbal: “Ce bureau désire consigner dans ses archives l’expression de son profond regret de la mort “de son zélé président, M.M.-Th.Stenson, et ses anciens collègues tiennent à déposer sur sa “tombe le témoignage de leur sincère estime et leur reconnaissance pour les nombreux services “qu’il a rendus comme membre et président de ce Bureau”.“Le procès-verbal de la dernière session est lu et adopté.“Aux deux séances du 26 août, les membres du Bureau préparent et adoptent les questions “et problèmes suivants: Sujet de composition.—Devant le personnel enseignant de votre district d’inspection, vous traitez le sujet suivant: “Comment l’instituteur peut-il exercer une réelle influence éducative?” —Faites la conférence.Thème anglais.—“Cours de lecture à haute voix”, par l’abbé Lagacé.—Les dix-neuf premières lignes de la page 141.Version anglaise.—“Modem History”, par Fredet.—Tout le troisième alinéa de la page 184.Pégagogie.—1.Que veut dire enseigner intuitivement?2.Quand il s’agit de déterminer en quelle année, ou classe, il faut placer un élève, de quoi faut-il surtout tenir compte ?3.Démontrez l’utilité du tableau noir dans une école.4.Indiquez sommairement le plan d’une première leçon de géographie à de tout jeunes élèves.5.Comment peut-on faire acquérir aux élèves une idée précise des nombres?Loi et règlements scolaires.—1.Qu’appelez-vous contribuable, arrondissement scolaire, école dissidente ?& 2.Quels sont les principaux droits des commissaires ou syndics, relativement à la régie des écoles? 100 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3.A quelle formalité est soumis l’élève venant d’une maison où sévit un cas de maladie contagieuse ?4.Dans quelles circonstances l’instituteur peut-il jouir du fonds de pensions?(C’est-à-dire, retirer sa pension).5.A quelles formalités est tenue une commission scolaire qui veut contracter un emprunt sur hypothèque ou obligations ?Histoire.—1.Quelles étaient les principales dispositions de l’Acte d’Union?2.Indiquez les principaux exploits d’Iberville.3.Pourquoi les colonies de la Nouvelle-Angleterre se sont-elles révoltées en 1775?—Quelle nation les aida ?—Et comment finit cette révolte ?4.Donnez un aperçu du règne de Philippe-Auguste.5.Donner un aperçu du règne d’Alfred-le-Grand.Géographie et organisation politique.—1.Quels sont les pays de l’Amérique situés à la même latitude que l’Europe?—Dites pourquoi le climat n’est pas le même dans les deux continents, sous la même latitude.2.Quelles provinces canadiennes sont situées sur la frontière américaine, et quels états de l’Union américaine sont situés sur la frontière du Canada ?3.A quelles procédures un projet de loi est-il soumis, soit devant le Parlement, soit devant la Législature, avant de devenir loi ?4.Quels sont les quatre principaux cours d’eau qui arrosent la France, et quelle est la direction de chacun d’eux ?5 .Donnez les principaux états de l’Allemagne.Arithmétique.—1.Divisez la somme de 5-|, 4|, 2^, par la différence entre 8j- et et changez la partie fractionnaire du quotient en un nombre décimal à un millième près.2.Si avec $17.72012 on achète 7.48 verges de drap, combien pourrait-on acheter de verges du même drap avec $34.438153 ?3.Un marchand a acheté 744 verges de dentelle au prix de $2.35 la verge.Il en vend 428 verges avec un bénéfice de 20% sur le prix d’achat; mais il est obligé de céder le reste à perte.Cependant, la vente terminée, il lui reste un bénéfice de $148.40.On demande les deux prix de vente de la dentelle.4.On a du café à $0.25, à $0.35 et à $0.50 la livre; combien faut-il prendre de livres de chaque espèce pour faire un mélange qu’on pourra vendre $0.40 la livre ?5.Un ouvrier fait en 7 jours ce qu’un autre fait en 9 jours.On leur donne un travail estimé à $168.Au bout de 18 jours de travail commun, le second tombe malade et le premier achève l’ouvrage en 28 jours.Que revient-il à chacun sur les $168?Algèbre.—1.Trouvez la valeur de x dans l’équation suivante: nx — c = ne — x 2.Quel nombre faut-il ajouter aux deux termes de la fraction -lo' pour qu’elle devienne égale à ?3.Trouvez la valeur de x et à'y dans les équations suivantes: ax + by = m.(1) ex + dy = n.(2) 4.Un cultivateur acheta 6 agneaux et 7 moutons pour $71 et, au même prix par tête, 4 agneaux et 8 moutons pour $64.On demande le prix d’un agneau et d’un mouton.5.Un marchand à vendu un meuble $39 et à ce prix il a gagné autant de fois un pour cent que le meuble lui coûtait de fois $1; quel était le prix de ce meuble?Toisé.—1.Trouvez la surface d’un rectangle dont le périmètre égale 396 verges, si la hau-\ teur et la base sont entre elles comme 4 est à 5.2.La hauteur d’un rectangle est égale aux ^ de la base.Si l’on augmente la base de 5 verges la surface augmente de 1286 et ]/i verges carrées.Calculez la base, la hauteur et la surface de ce rectangle.3.Si l’on diminue de 4 verges le côté d’un carré, le carré obtenu a 128 verges de moins que le premier.Quel était le côté .du carré primitif? L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 101 4.Un toit plat de 60 pieds de long sur 54 de large est recouvert par une couche de neige de 18 pouces d’épaisseur.L’eau provenant de la fonte de la neige se rend dans une citerne rectangulaire de 9 pieds 3 pouces de long sur 4 pieds 4 pouces de large.De combien le niveau de l’eau s’élèvera-t-il, si la neige ne donne que le y1^ environ de son volume d’eau?5.Un fossé de 6 pieds de profondeur et de 18 pieds de largeur, entoure une île circulaire de 115 pieds de diamètre.Trouvez, en gallons, le volume de l’eau qui emplit le fossé, si l’on admet que 6 gallons 34 font 1 pied cube.Dessin.—1.Elévation, plan et profil d’un livre fermé.Examen oral.—Lecture à haute voix.—1.‘'Rapidité de la vie”, Bossuet—Cours de lecture de M.Lagacé, page 242.Expression, prononciation, articulation.Lecture expliquée et littérature.—1.Que signifient les mots invisible, irrésistible?2.Quel est le sens de la phrase: “On se console pourtant.3.Quelle figure de grammaire renferme la dernière partie de la phrase: “Et cependant., fracas effroyable, inévitable ruine!” 4.Quelle figure de style remarquez-vous dans la dernière phrase: “On voudrait.” 5.Dans quel siècle vécut Bossuet ?ses œuvres ?Sciences naturelles.—1.Quelle doit être la température d’une classe?2.A quoi servent les feuilles dans la vie végétale ?3.Formation des nuages.4.Cause du mouvement journalier apparent du soleil.5.Décrire les trois échelles thermométriques usuelles.—Rhéamur, Centigrade et Fahrenheit.Philosophie.—1.Quelles sont les principales facultés de l’âme?2.La raison peut-elle connaître l’existence de Dieu et sur quelles preuves s’appuie-t-elle?3.Prouvez que l’âme est immortelle.4.Combien y a-t-il de termes dans un syllogisme ?Nommez-les.5.Qu’est-ce que la proposition logique ?“Aux séances des 27, 28 et 29 août, MM.Joseph Breuil, Gonzague Ducharme, Antonio “Millet, Charles Plamondon et Jos.-Donat Dufour, ce dernier pour l’anglais seulement, subissent “les examens et obtiennent les notes suivantes sur les différentes matières du programme: M.Joseph Breuil obtient son diplôme avec la note “distinction” et mention spéciale pour la langue anglaise; MM.Gonzague Ducharme, Antonio Millet et Chs Plamondon méritent de recevoir le diplôme avec la note “bien”, le dernier avec mention spéciale pour l’anglais, et M.Jos.-Donat Dufour ayant obtenu la note “bien” pour son examen sur la langue anglaise, mention en sera faite sur le diplôme qu’il a obtenu l’année dernière.(Signé) Th.-G.Rouleau, ptre, président.J.-N.Miller, secrétaire.Il est donné lecture du rapport suivant du Bureau central des examinateurs catholiques: Le Bureau central des examinateurs catholiques a l’honneur de vous soumettre son quinzième rapport annuel.Pendant l’année 1912, les membres du Bureau se sont réunis deux fois, à Québec, le 25 avril et les 30 et 31 juillet.A leur session du 25 avril, ils se sont occupés de l’organisation générale des examens, du choix des examinateurs-délégués chargés de la surveillance des candidats, et de l’adoption des questions et problèmes à être soumis aux aspirants aux brevets des trois degrés, élémentaire, modèle et académique.Les questions adoptées sont annexées au présent rapport.A sa session du 30 et du 31 juillet, le Bureau a procédé à la correction finale des épreuves d’examen et à l’octroi des diplômes aux candidats qui avaient conservé le nombre de points requis, par les règlements scolaires, sur les différentes matières du programme.Les examens ont eu lieu les 25, 26, 27 et 28 juin dernier, dans les différentes localités mentionnées à l’article 127 des Règlements refondus du Comité catholique, et le Bureau est heureux 102 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 9iuo[dip np S9;om Distinc.Bien Bien Bien r-1 - ai
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.