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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-11-19, Collections de BAnQ.

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L E Le régime minceur au labo Page B 6 DEVOIR LES SAMEDI 19 ET D l M A X C H E X O V E M B R E O O 5 IDÉES Faut-il réduire la dette du Québec ?Page B 5 PERSPECTIVES Tout reste à faire Une nouvelle génération prend les rênes du PQ, ce qui cause des grincements de dents chez de vieux militants 9' CHRISTINE MUSCHt REUTERS ROBERT DUTRISAC Québec — Tant à Québec qu’à Ottawa, les libéraux ont démontré de façon frappante que leur candidat favori dans la course à la direction du Parti québécois a remporté la victoire mardi soir.Les libéraux ont «gagné leur élection» et n’ont pas tardé à le faire savoir.Mercredi matin en conférence de presse, Jean Charest était dans ses meilleurs jours.Il a abordé la question de la consommation de cocaine d’André Boisclair avec une certaine circonspection, affirmant que ce sera aux Québécois de porter leur jugement E n'a toutefois pas manqué d’insinuer qu'on devrait en savoir plus sur le comportement passé de M.Boisclair.«IIy a bien des choses qui ne sont pas claires dans le cas de M.Boisclair», a-t-il dit Cette rime riche pourrait se retrouver dans un slogan électoral.Employant une tactique dont ils usent couramment, les libéraux de Jean Charest ont fait appel à leur franc-tireur de service, le ministre Claude Béchard, pour enfoncer le bouchon encore plus loin.En raison de ses frasques passées, André Boisclair ne pourrait pas être nommé ministre de la Justice ou ministre de la Sécurité publique; il n'a donc pas l’autorité morale pour devenir premier ministre, a dit M.Béchard.C’est déjà plus incisif comme attaque.Le président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, Simon Boivin, croit que le nouveau chef du PQ n’est pas un bon exemple pour la jeunesse.Ça fait un peu curé, mais c’est de bonne guerre.Pour sa part, Jean-Marc Fournier a travesti une citation de Bernard Landry, le ministre libéral parlant du manque de «leadership moral» du nouveau chef du PQ, tandis que Jacques Dupuis, le soir même de la victoire de M.Boisclair, laissait entendre que celui-ci avait encore des choses à cacher.Les « losers » Toute cette belle offensive bien ordonnée a été gâchée par la sortie fantasque du ministre des Affaires étrangères du Canada, Pierre Pettigrew.Qualifier cinq premiers ministres du Québec de «losers», c’est un peu gros, c’est le moins qu’on puisse dire.Quand c'est tout un peuple qui est loser, de la Conquête aux référendums de 1980 et 1995, il s’ensuit que leurs premiers ministres le sont également doit-on en déduire?Pierre Pettigrew s’est finalement rétracté à la Chambre des communes hier, affirmant qu’on doit du respect aux personnes qui remplissent la fonction de premier ministre du Québec.Qu’ils André Boisclair le soir de son élection, mardi.soient des losers ou non, peut-on comprendre.Dans un texte de M.Pettigrew que le quotidien La Presse a publié hier, le ministre fédéral fait une mise au point en affirmant que ce sont les purs et durs du PQ qui font de leurs chefs des perdants.E exprime même ses sympathies à M.Boisclair, à qui les radicaux péquistes rendront la vie impossible.QueEe bienveillance! Relevons au passage que dans ce texte, M.Pettigrew, qui n’en est pas à une incohérence près, accuse le PQ de se radical]ser en «promouvant l’indépendance pure et dure, sans association et sans partenariat».S’il va de soi que Jean Charest joue cette carte de la radicalisation du PQ, qui pourrait d’ailleurs devenir le thème central de la prochaine campagne électorale, il n’en est pas de même avec M.Pettigrew.Après tout, il était ministre dans le cabinet Chrétien quand la loi C-20 sur la clarté a été adoptée.C'est Ottawa qui cherche à frapper d’interdit toute question référendaire qui ferait référence à une associa- tion avec le Canada.M.Pettigrew reproche-t-il au PQ de vouloir se conformer au diktat de la loi C-20?Le ralliement des troupes Mercredi, André Boisclair a été chaleureusement accueilli par le caucus des députés du PQ.Tous les élus péquistes étaient présents.Même le député de L'Assomption, Jean-Claude St-André, qui s’est montré le plus féroce envers M.Boisclair dans cette course, était là, applaudissant comme les autres.Pauline Marois, grande dame dans l’échec, s'est raEiée sans faire de chichi, tout comme Richard Legendre qui, lui, avait une face d’enterrement Louis Bernard s’est rallié lui aussi.«Tous pour un, un pour tous», écrit-il dans un communiqué qui appelle les péquistes à resserrer les rangs derrière le nouveau chef.Le candidat du SPQ libre, Pierre Dubuc, a fait de même, déclinant au nom du club politique l’invitation de l’Union des forces progressistes (UFP) et d’Option citoyenne de se joindre à elles.«Des voix se sont élevées dans notre entourage politique pour critiquer notre ralliement, jugé précipité», écrit-il dans une lettre ouverte qu'il a fait parvenir au Devoir.«On se demandait évidemment comment nous pouvions rallier ce nouveau chef, que nous avons décrit dans le feu des débats comme "l'incarnation de la droite’.» Mais l’objectif de réaliser la souveraineté du Québec dépasse ces divergences, D' Parti québécois «se doit d'être un parti de coalition», estime Pierre Dubuc.Les circonstances favorisent le ralliement non seulement des députés mais des membres du PQ la force considérable du Bloc québécois, la faiblesse des libéraux de Jean Charest, la possibilité d’élections générales au Québec d’ici deux ans ou moins, l’appui à la souveraineté qui, dans les sondages, se situe autour de 50 %: tout concourt à rendre réalisable l’objectif de l’accession à l’indépendance nationale, croient les péquistes.Après la génération des fondateurs du 1XJ incarnée par Bernard landry, c’est une nouvelle génération qui prend les rênes du parti.Mais cela ne se fait pas sans grincements de dents chez les vieux militants péquistes.«Ce que je crains le plus dans le parti, c’est le désenchantement des militants plus âgés», a livré Yves Mi-chaud au Devoir, qui en a soupé du discours intergénérationnel de M.Boisclair.«la soupe est aigre», dit-U.«On est las de se faire dire qu’on est vieux.On est las de cette fébrilité artificielle que conférerait la jeunesse», poursuit M.Michaud, qui a appuyé Mme Marois mais qui se rallie à M.Boisclair «sans enthousiasme délirant».«Si André Boisclair peut faire mieux que René Lévesque, que Jacques Parizeau ou que Bernard Ijindry, eh bien tant mieux», dit-il.M.Michaud croit qu’André Boisclair doit se méfier de deux choses.«Il profère beaucoup de "paroles verbales”», fait-il observer, reprenant le pléonasme d'Alphonse Allais.Bref, il aurait intérêt à ne pas parler pour ne rien dire.Il doit aussi chercher à éviter qu’une désertion des péquistes les plus à gauche se produise au prolit du nouveau parti de gauche souverainiste issu de la fusion de l’UFP et d'Option citoyenne.«Je lui souhaite bonne chance.Il en aura tellement besoin, parce que la prochaine campagne électorale, elle n’est pas gagnée.Us libéraux ont du ressort.Im campagne électorale qui s’en vient, elle va être dure, très dure», prévient Yves Michaud.Le Devoir Les Afghans ont voté, et puis après.CLAUDE LÉVESQUE Il est encore difficile d’imagmer à quoi ressemblera la nouveEe Assemblée nationale en Afghanistan.EEe risque d’être tout sauf banale.On sait que des femmes, dont quelques féministes convaincues, y occuperont plus du quart des sièges.On sait aussi quelles feront face à toute une cohorte de chefs religieux et de chefs de guerre dont le machisme a acquis une renommée mondiale.Le 18 septembre, 6,8 millions d’Afghans, sur 12,5 millions d'électeurs inscrits, ont exercé leur droit de vote onze mois après l’élection qui avait confirmé Hamid Karzaïdans ses fonctions de président.Ils devaient choisir 249 députés parmi 2700 candidats en plus de pourvoir 34 conseils provinciaux.Les résultats définitifs ont été dévoilés dimanche dernier, avec plusieurs semaines de retard.Ces élections représentent l'aboutissement de ce qu'ü est convenu d’appeler le «processus de Bonn».En théorie, l’Afghanistan a donc bouclé la boucle qui en fait un pays «normal».En réalité, personne n'ignore que la partie ne fait que commencer.La condition féminine demeure un enjeu de premier plan en Afghanistan, ce pays du bout du monde qui retombe dans l’oubli.Parmi les 68 femmes élues à la wolesi jirga figure Malalai Joya qui, à l’âge de 25 ans, s’était fait remarquer en haranguant les seigneurs de la guerre pendant la «loya jirga constitutionneDe» de 2003.Elle avait dit qu’ils méritaient d’être punis pour les crimes commis pendant la guerre civile des années 90.«Mon objectif, c’est que tous les chefs de guerre soient désarmés», a-t-eEe déclaré à l’AFP, fin octobre, après la confirmation de son élection dans la région de Farah (ouest).Shukria Barakzai, directrice du magazine Le Miroir des femmes, ambitionne pour sa part d’être nommée présidente de l’Assemblée nationale afin «de lancer une révolution culturelle en Afghanistan».Malheureusement pour elle, selon les informations disponibles, l'assemblée comptera une majorité d’hommes aux idées conservatrices, dont plusieurs figures connues de la résistance antisoviétique des années 80 et de la guerre civile qui a fait rage au cours de la décennie suivante.Dans la région de Kaboul, les chefs de guerre hazara Mohamed Mohaqeq et pachtoune Abdul Rabb al-Rasul Sayyaf ont été élus.Et ils sont loin d’être les seuls, lü Commission afghane indépendante des droits de l’homme a estimé que plus de 80 % des élus en province et plus de 60 % des élus à Kaboul ont des liens avec des groupes armés, même si la loi électorale interdisait à de tels individus de se porter candidats.•La procédure [de filtrage des candidatures] exigeait des preuves de crimes de guerre, ce qui est difficile à établir en Afghanistan compte tenu des compétences limitées du système judiciaire», explique Alexander Thier, ancien conseiller juridique auprès des commissions constitutionnelle et judiciaire afghanes.VOIR PAGE B 2: ÉLECTIONS AHMAD MASSOUD REUTERS La situation des femmes afghanes est un enjeu important pour ce pays.# 1 Meilleure université au Canada dans A la catégorie médicale/doctorale Classement universitaire Maclean s 2005.ex eequo / McGill # 1 Université de recherche de l’année, meilleure # 1 Meilleure université canadienne parmi les 25 A dans la catégorie médicale/doctorale A meilleures au monde , i Research Infosource Inc., 2005 I Times Higher Education Supplement, palmarès universitaire mondial, 2005 Première de classe.Félicitations et merci aux étudiants, aux professeurs et aux employés exceptionnels de McGill pour l’excellence dont ils font preuve ainsi qu aux gouvernements, anciens étudiants, et autres partenaires dont l appui rehausse la qualité des contributions de McGill au Québec, au Canada et a la communauté mondiale B 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2 0 0 5 PERSPECTIVES Jean Dion Le Sommet mondial sur la société de l’information Le bonheur Vous, oui vous, inexpugnable citadelle de la connaissance appliquée, vous le mirador qui transmuez le blafard en luminescent, vous la vibratile pagette qui annoncez l’appel de fond, vous l’anfractuosité dans la cuirasse de la bêtise où s’engouffrent les particules subatomiques de clairvoyance qui en oxydent la structure, vous le bastingage de la montgolfière voletant dans les arcanes éthérés de la perspicacité à partir duquel est largué le lest de l’impéritie ambiante, vous le prolongement de l’autoroute 25 enjambant avec superbe la grisaille délétère de la rivière des Prairies aux ides de novembre, vous la balance des paiements sur le chic Plateau de laquelle vient se faire peser gêné le déséquilibre fiscal, vous l’artilleur de relève qui closez la porte en neuvième avec votre motion de défiance, vous le référendum le plus tôt possible dans un monde qui n’a pas de temps à perdre, vous la loi spéciale qui.- OK, OK, ça va faire, Norbert.La flatterie te perdra.De toute manière, je n’ai pas envie de ces salamalecs.Je suis très en calvette à ce moment ici.- Ce n’est pourtant pas dans vos us, incoercible velléité de subsumer le réel.Je vous croyais suffisamment détaché des vilenies terrestres pour aborder tout ça avec une saine retenue.- Tout quoi?- Ben.tout ça.L’actualité, la nouvelle, la marche du monde.Il se passe plein d’affaires.C’est passionnant.Ça tient fébrile.- Tu veux sans doute parler de l’histoire des losers.C’est vrai qu’il se dégage une certaine fébrilité à voir le chef de la diplomatie canadienne aller.Je ne sais pas encore si c’est la coiffure ou le bronzage permanent.Mais ce que j’ai noté là-dedans, c’est: 1- ses adversaires qui ont dit que parler de même équivalait à insulter tous les citoyens qui ont élu nos grands leaders du PQ.Or c’est drôle, mais voilà des spécimens, j’ai nommé la «classe» politique, qui passent leurs journées à se traiter mutuellement d’incompétents, de voleurs, de têtes de batte, d’imbéciles, d’hypocrites, alléluia.Moi, si tu veux mon avis, je ne trouve pas cela très flatteur pour les électeurs desdits incompétents, voleurs, têtes de batte, etc.11 n’y a en fait que l’élu hypocrite qui dédouane son votant puisque le votant en question ne pouvait savoir qu’il élisait un hypocrite, la caractéristique fondamentale de l’hypocrite étant de cacher son hypocrisie, sinon il ne le' serait pas, c’est comme un menteur, il doit absolument dire qu’il ne ment pas pour en être un vrai, enfin c’est un peu compliqué mais j’espère que tu me suis quand même.2- Quand le chef de la diplomatie canadienne en a eu assez de se faire écœurer, hier, tu noteras qu’il a dit qu’il s’excusait si ses propos avaient blessé quelqu’un.Ergo, si ses propos avaient juste été idiots mais n'avaient blessé personne, il n’y serait pas revenu.11 n’est pas le seul, d’ailleurs: la vraie excuse publique pour une erreur publique devient rarissime.Mais j'ajouterai que: 3- le plus désolant est sans doute le nombre incalculable de gens, y compris des anglophones de naissance, d'ascendance et de credo, qui écrivent loosers', avec deux o.- C’est ça qui vous a mis en clavette, insubmersible pétillance casuistique?- Calvette, Arsène, calvette.Voilà que tu te mets à faire des fautes de frappe même quand tu parles.Non, c’est pas ça.La politique tend plutôt à me faire rigoler, surtout quand il s’en pointe un pour dire qu’il faut mettre fin au cynisme, qu'il faut se réjouir que plein de gens refusent de verser dans le cynisme.On essaie de nous faire croire, mon Germain, qu’il est une excellente chose que l’on croie.En re» vanche, les histoires désespérantes, comme celle qui circule actuellement et dont je ne crois pas avoir besoin de te nommer les protagonistes familiaux qui s’entredéchirent sur la place publique comme si c’était de nos affaires, oui les histoires désespérantes à propos desquelles tu peux lire au moins 10(X) textes qui disent qu'on devrait arrêter d’en parler et laisser les protagonistes en paix — bien qu’on ne sache pas tout, hé hé, on nous cache des affaires, à propos, as-tu entendu la dernière rumeur?11 paraît que machin aurait fait ceci à machine, qui elle-même a fait cela à machin, tout le monde le sait, c'est l’ami du collègue du beau-frère de la matante de ma voisine qui écoutait la radio qui me l'a dit.(Déjà, remarque, dans cette seule assertion, on ne sait même pas qui écoutait la radio) —, oui, ces histoires désespérantes me plongent dans un état de volvation.Et avant que tu ne fasses une blague vaseuse à ce sujet, non, la volvation n’a rien à voir avec la Volvo puisqu’elle ne concerne pas directement le Ford intérieur.- Vous êtes vraiment la tranche de bifteck sur-choix qui fait se désenfler l'œil au beurre noir — qui peut emprunter toutes sortes de coloris, contrairement à la margarine réglementée — de la société du spectacle knock-outée par l’uppercut de la vulgarité de l’étalage de l'humaine incurie, pro-prioceptif thuriféraire logomachique.- Mets-en de la sauce.- Mais si ce ne sont ni l'activité démocratique ni «l’affaire» qui vous foutent en rogne, transactionnelle rodomontade jaculatoire, qu’est-ce?- Le sport, Médor.le sport.Je trépignais d’une indescriptible joie, l’autre matin, lorsque je crus apprendre que le gouvernement du Québec avait décidé de réduire substantiellement le compte de taxes du Centre Bell Téléphone afin de rendre notre Flanellette chérie concurrentielle avec l’adversité.soit Columbus Ohio, Raleigh-Durham et Nashville Tennessee.INiis pat, qu’est-ce qu’on se fait dire quelques heures plus tard?Que c’est pas ça pantoute.Toi, c’est tes affaires, Orner, mais moi, je pense : que l'éducation, l’hosto et les nids-de-poule, ça passe après un rendement adéquat du Tricolore sur la I surface glacée.Or.si, mettons, on diminue la facture fiscale du CH de six millions par année, ça fait environ 4.8 millions Ben ces 4,8 millions $US là.ça veut dire un attaquant de premier plan, ou alors deux joueurs de deuxième trio.Calcule-moi le nombre de victoires de plus, divise par la dimension des files d’attente à l'urgence — qui sont, soit dit en passant, moins longues que celles pour acheter un toasté au match, ce qui nous informe sur la Eremière priorité de notre société —.multiplie par i note de passage aux examens du ministère, et tu verras ce que tu obtiens.Oui, jeune impertinent: tu obtiens le bonheur.Et ceux qui sont contre sont juste des maudits chialeux.t jdiotw Jedevoir.com Le défi de la fracture numérique Comment le fossé technologique entre pays nantis et pauvres sera-t-il comblé ?ALEXANDRE SHIELDS Tunis — Apres trois jours de travaux dans l’étouffant complexe du Parc des expositions de Tunis, le Sommet mondial sur la société de l’information a permis de dégager un timide compromis sur la gouvernance d’Internet, actuellement dominée par les Etats-Unis.Mais la rencontre a surtout servi de vitrine aux pays en développement, dont certains ont misé sur le développement d’un «fonds de solidarité numérique», car tous s’entendent sur l’urgence de résorber Iç profond fossé technologique qui sépare les Etats riches et pauvres.Le secrétaire général de l’ONU a d’ailleurs appelé les pays membres à s’investir pleinement dans cet enjeu crucial.«Le véritable test pour ce sommet se trouve dans la réalisation de mesures concrètes pour réduire la fracture numérique entre les pays nantis et pauvres», a fait valoir Kofi Annan dans son discours inaugural.Un vœu qui n’ajieut-être pas reçu l’écho souhaité.La plus importante manifestation jamais organisée par les Nations unies a en effet conqu un succès politique mitigé.Bien que 175 Etats aient répondu à l’appel de l’Union internationale des télécommunications, à peine une trentaine de chefs d'Etat ont fait le voyage, la plupart de pays africains ou arabes.Le ministre nigérien des Arts, de la Culture et des Communications, Oumarou Hadari, ne cachait pourtant pas son optimisme.«Ce sommet va tout droit vers l’objectif de réduire la fracture numérique pour favoriser le développement de l’Afrique», a-t-il souligné en entrevue au Devoir.Le continent noir compte pour un maigre 2 % des échanges mondiaux sur Internet.Et ceux-ci sont concentrés dans à peine cinq pays.Comme toutes les délégations africaines présentes, M.Hadari a donc insisté sur l’urgence d’un «fonds de solidarité numérique» dédié au financement d’infrastructures pour les pays pauvres.Des besoins parfois aussi criants que l’électrification.Une réalisation selon lyi impossible sans une volonté plus forte des Etats membres de l’ONU.L'enveloppe de «solidarité numérique» est déjà une réalité, mais les quelques Etats, villes et sociétés privées qui y contribuent le font sur une base volontaire.A peine 10 millions ont été amassés jusqu’à,maintenant, dont une bonne part provient d’Etats africains, à raison de contributions moyennes de 500 000 $.Il a notamment servi à fournir des équipements informatiques à des zones touchées par le tsunami de décembre 2004.Bien que l’idée ait émergé lors de la première phase du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), en décembre 2003, sa mise en œuvre a débuté il y a à peine quelques mois.«R a fallu du temps pour mettre la structure de gestion en place, explique le président sénégalais Abdoulaye Wade.Mais grâce à cette initiative, les Africains pourront se former et développer une croissance durable, ce que le Nord possède déjà.Pour nous, mieux vaut “attraper’’ le dernier wagon du train que de rester en gare et attendre.» Moins optimiste, Kofi Annan a refroidi les ardeurs des défenseurs du fonds de solidarité numérique.«Pour réduire la fracture numérique, la mise sur pied d’un fonds ne suffit pas.Cela ne produit jamais les résultats escomptés.Je crois qu 'il faut plutôt travailler avec les gouvernements, mais aussi les sociétés privées.» Le financement des technologies de l'information et de la communication en partenariats public-privé a justement été relayé dans les documents officiels.L'enveloppe «solidaire» risque FRANÇOIS LENOIR REUTERS Le secrétaire général des Nations unies, Kôfi Annan (à gauche), en grande conversation avec le président tunisien Zine al-Abidine Ben Ali.donc de demeurer au stade d’initiative volontariste, faute d’engagements formels des partenaires qui devraient y contribuer.Responsable des technologies de l’information et de la communication à la Banque mondiale, Pierre Guislain précise que la communauté internationale fait déjà d’énormes efforts pour venir à la rescousse des pays en développement.Certains Etats imposeraient cependant un frein aux «investissements privés» dont ils ont cruellement besoin pour prendre part à la «société de l’information».«Tous les pays peuvent attirer les investisseurs, mais ils doivent créer les conditions propices pour ceux-ci et travailler en partenariat avec le secteur privé.» La grande majorité des Etats africains ont selon lui remporté ce pari.«Le secteur des télécommunications y est un grand succà.Le taux de pénétration du téléphone était de 1% il y a sept ans, alors qu’il est maintenant de 7 %.L’investissement occidental, mais surtout africain, a été énorme.» Le SMSI a aussi servi de rampe de lancement à un prototype d’ordinateur portable qui sera vendu 100 $, pièce maîtresse de l’initiative onusienne «Un portable par enfant».Cette prouesse technologique — qui peut fonctionner sans courant électrique, selon le principe d’une dynamo, devrait faire son apparition d’ici la fin 2006, à raison de quelques milliers d'exemplaires distribués en Asie et en Afrique, dans le cadre de divers projets-pilotes.Le secrétaire général de IUIT, Yoshio Utsumi, avance même l’objectif de «connecter le monde entier à Internet d’ici 2015».Pour y parvenir, mais aussi pour faire évoluer la prise de conscience du rôle des technologies de l’information dans le développement durable, il n’écarte pas l’idée d'une troisième phase au SMSI.Gouverner la Toile Le comité préparatoire chargé d’étudier la question de la «gouvernance d’Internet» est par ailleurs parvenu à s’entendre in extremis sur la création d’un «forum» multipartite international qui étudiera essentiellement les questions de «cybercriminalité», les virus informatiques et les «spams».L’objectif n’est pas de remettre en question le gode de gouvernance actuel, dominé par les Etats-Unis, mais plutôt d’instaurer un dialogue sur ce puissant outil de communication et de commerce.Alors que l’Union européenne et plusieurs pays en développement dénoncent le «contrôle» américain sur la croissance de la Toile, les positions se sont rapprochées rapidement au cours des dernières semaines, a expliqué le conseiller pour les stratégies et les politiques de l’UIT en matière d’Internet, Robert Shaw.Le litige qui perdure porte essentiellement sur le rôle de l’organisme privé Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), qui accorde les noms de domaines aux sites mis en ligne, comme «.com» ou «.org».Basé en Californie, il dépend directement du département du Commerce américain, qui possède théoriquement un droit de veto —jamais utilisé — sur ses décisions.«Internet est un bien commun de l’humanité et sa gestion doit revenir à TUNESCO», croit le rédacteur en chef du quotidien tunisien La Presse, Mouldi Mbarek.Une opinion largement partagée dans les pays en développement.Certains redoutent justement le fait que le forum qui sera créé n’aura pas un rôle de contrôle, mais «servira surtout de lieu de débat entre plusieurs acteurs», selon M.Shaw.L’entente qui accorde l’octroi des noms de domaines à ITCANN arrivera à échéance en septembre 2006, ce qui laisse peu de temps pour négocier une nouvelle formule de gestion du Web.Collaborateur du Devoir Alexandre Shields s'est rendu à Tunis à l’invitation du Carrefour international de la presse universitaire francophone.ELECTIONS SUITE DE LA PAGE B 1 D’autres hommes connus ont été élus, comme l'ancien président Burhanuddine Rabbani et le leader tadjik Yunus Qanouni, qu’on dit plutôt favorables au président.Qanouni et Mo-haqeq ont été ministres dans le gouvernement Karzai mais ont quitté le cabinet en 2004 pour se présenter eux-mème à la présidence.Deux frères du président Hamid Karzai ont été élus, l’un à la wolesi jirga et l’autre au conseil provincial de Kandahar, d'où la famille est originaire.On compte par ailleurs une dizaine de communistes et une poignée d’anciens talibans.Signe d'une certaine modernité, un bon pourcentage d élus appartiennent à une élite instruite.surtout dans les régions plus urbanisées de Kaboul et de Hérat.Certains analystes pensent que le Parlement sera favorable au président Karzai, sans doute parce que celui-ci appartient à l'ethnie la plus populeuse, celle des Pachtounes.Il est difficile d’en être sûr tant le paysage politique est éclaté, sans compter que les affiances se font et se défont très vite en Afghanistan.«R est trop tôt pour dire quels élus se rangeront du côté du président Je crois que l ’appui dépendra des pnrjets de loi dépsés et de la façon dont les enjeux seront débattus», croit Grant Kippen.président de la Commission des plaintes au sein de l'autorité électorale aljghano-onusienne.La position des partis au sein de la nouvelle legislature est difficile à établir parce que ni leurs noms ni leurs logos n'apparaissaient sur les bulletins de vote.La loi électorale le voulait ainsi.«L'entourage de Karzai ne voulait pas d'élections avec des partis.Ces perumnes cnnent que ce sont les partis politiques qui ont déchiré l'.i/ghanistan d partir des années 70».explique Alexander Thier, aujourd'hui chercheur au ILS.Institute of Peace à Washington.«Malheureusement, aucune démocratie ne peut fonctionner sans partis.Le comportement du Parlement sera imprévisible en l’absence d'une discipline de parti L’interdiction des partis mène à un paysage politique plus polarisé, ja-vorisant les extrêmes», ajoute-t-il.L'International Crisis Group estimait ainsi en juillet dernier que la loi électorale jouait contre les groupements démocratiques nais- X .J Hamid Karzai sants tout en permettant aux «vieux réseaux dji-hadistes» de conserver leur accès au pouvoir et aux ressources.Avant le scrutin, l'autorité électorale avait tout de même publié une circulaire indiquant les affiliations politiques des candidats.D semble que la plupart des regroupements politiques, qui reflètent souvent des solidarités régionales ou ethniques, seront représentés ai Paiement Le faux de participation de 54 % est nettement inferieur à ce qu’il avait été en 2004.Les legislatives n’ont probablement pas suscité le même enthousiasme que la présidentielle parce que les gens ignorent le rôle des législateurs.En outre, le grand nombre de candidats — des centaines de noms apparaissaient sur les bulletins de vote à Kaboul — a egalement pu jouer, surtout que chacun savait qu’il y avait parmi eux des seigneurs de fa guerre et des barons de fa drogue.Enfin, certains électeurs ont pu boycotter le scrutin pour protester contre le peu de progrès social accompli depuis un an.Au moins cinq personnes ont été tuées le jour des elections maigre la presence de nombreux pobciers et soldats.Les violences ont fait quelque 1500 victimes depuis le debut de l'annee en .Afghanistan.Les politiciens locaux et les militaires américains expriment régulièrement des opinions contradictoires sur fa vigueur de finsurrectien armee 4 HERWIG PRAMMER REUTERS La force de maintien de la paix sous commandement de l’OTAN, la FIAS, actuellement déployée à Kaboul ainsi que dans le nord et l’ouest du pays, compte 9000 membres.Ce nombre devrait passer à 15 000 lorsqu’elle étendra son champ d’action au sud, au début de l’année prochaine.La coalition qui combat les talibans depuis octobre 2001 compte pour sa part 20 000 hommes, dont 18 000 Américains, surtout dans cette même region sud.La coordination entre les deux contingents fait l'objet de discussions depuis plusieurs mois.À l’automne 2001.avant même la chute des talibans, la «communauté internationale- avait établi un plan pour la normalisation politique de l'Afghanistan.Les principales étapes — adoption d'une constitution, élections présidentielle et législatives — ont été franchies.D reste aux conseils de province et au président à designer leurs représentants à une chambre haute.L'avenir dira si fa nouveDe démocratie électorale prendra racine et si elle durera assez longtemps pour casser les réflexes féodaux qui persistent dans de vastes secteurs de fa société afghane Le Det'oir Avec Reuters et {'.Agence France-Pysse LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2 0 0 5 B 3 ?PERSPECTIVES* Une semaine tumultueuse à Ottawa Du plan A au plan B Les hostilités électorales ont commencé A moins d’un changement de trajectoire inattendu, le pays prendra la route électorale d’ici dix jours.Ainsi en ont décidé cette semaine les trois chefs de l’opposition aux Communes, le premier ministre Paul Martin ayant refusé leur offre de déclencher la campagne en janvier.Et le minibudget rempli de cadeaux sous forme de baisses d’impôt, dévoilé par le gouvernement lundi, n’aura dupé personne: les hostilités électorales ont bel et bien commencé.ALEC CASTONGUAY Ottawa — C’était le plus beau dimanche de l’automne, alors que le mois de novembre a plutôt l’habitude de nous réserver des journées grises et pluvieuses.Le soleil brillait et le mercure frôlait les 18 degrés.Tout pour rappeler aux trois chefs de l'opposition à la Chambre des communes le plaisir de mener une campagne électorale au printemps, à l'image du scrutin 2004.et comme le propose le premier ministre Paul Martin.Mais dans le grand bureau du chef conservateur Stephen Harper, au quatrième étage de l’édifice central du Parlement, là où les trois chefs se réunissaient pour définir leur stratégie d’attaque, on a toutefois engagé la conversation dans une tout autre direction.Il était un peu plus de 14h quand Gilles Ducep-pe et Stephen Harper ont abattu leur jeu, plaidant pour des élections «plus tôt que tard», comme devait le dire Harper.Pas question d’attendre le beau temps du printemps et de laisser la bête libérale blessée par les commandites reprendre des forces.Sur ce point, tous les chefs sont d’accord.Chaque leader est accompagné de son chef de cabinet et d’un autre conseiller, pas plus.Stephen Harper, Gilles Duceppe et Jack Lay-ton se sont souvent rencontrés seuls par le passé, question d’accélérer les tractations, mais cette fois-ci, «il fallait de l'expertise autour d'eux parce qu’il y avait beaucoup d’aspects techniques et de procédures à examiner pour définir le plan de match», a expliqué une source néo-démocrate au Devoir.Les chefs se sont toutefois retirés à quelques reprises dans un autre bureau avec leur équipe élargie pour ordonner leur stratégie avant de revenir à la table commune.Le leader du NPD, Jack Layton, a défendu son idée de soumettre une motion qui exigerait du gouvernement qu’il se saborde lui-même en janvier, ce qui mènerait les Canadiens aux urnes le 13 février 2006.Solution de rechange Assez rapidement, l’idée de Jack Layton fait du chemin comme plan A Si le gouvernement l'accepte, les citoyens éviteront une campagne électorale pendant le temps des Fêtes et tout le monde sauvera la face.Mais Stephen Harper et Gilles Duceppe sont non seulement plus pressés, ils sont aussi inquiets.«Le gouvernement avait déjà tourné cette idée en ridicule, alors ça prenait un plan B», a raconté une source conservatrice.C'est à propos de ce plan B que les négociations ont été les plus serrées.Duceppe et Harper ont plaidé qu’il faut torpiller les libéraux rapidement, non seulement parce qu'ils n’ont plus la «légitimité morale pour gouverner» mais aussi parce que les deux chefs sont persuadés que la direction du vent ne sera pas plus avantageuse pour eux au printemps prochain avec des libéraux remis sur pied et un budget électoraliste attendu en février, soit une semaine avant le lancement de la campagne par Paul Martin.Les trois chefs se sont donc mis d'accord après un peu plus de deux heures de tractations: le NPD soumettra sa motion et le gouvernement, s’il rejette la proposition, sera défait la semaine suivante.Devant les caméras dimanche soir, Stephen Harper était tout sourire.Il savait pertinemment que les libéraux refuseront l'offre et que.le 24 novembre, il pourra déposer une motion de non-confiance.Dans son esprit la chute du gouvernement Martin aura lieu le 28 ou le 29 novembre, avec un scrutin le 9 ou le 16 janvier.Et c’est exactement le scénario qui a pris forme cette semaine.Lundi, le premier ministre a rejeté la proposition du NPD que le PC et le Bloc avaient accepté d'appuyer.«La proposition que les chefs de l’opposition ont faite [dimanche] ne tient pas la route, a soutenu Paul Martin.Le gouvernement ne peut pas gouverner sans avoir la confiance de la Chambre.Ou vous l’avez, ou vous ne l'avez pas.Le gouvernement met en avant un programme, puis les partis de l'opposition prennent position et votent de façon claire d’une façon ou d’une autre: pour ou contre, oui ou non.» CHRIS WATTIE REUTERS « Le premier ministre pourrait, le jour même du vote, se rendre chez la gouvemeure générale » Jeudi Il a ajouté ceci: «Si les chefs de l’opposition décident de retirer leur confiance au gouvernement maintenant, eh bien, c'est leur droit.Il leur reviendra d’expliquer pourquoi ils imposent des élections au moment où les Canadiens en veulent le moins.» L’opposition a alors activé lê plan B: torpiller le gouvernement le jeudi 24 novembre en déposant une motion de non-confiance qui sera probablement votée le hindi suivant soit le 28.Le premier ministre, qui perdra ce vote, devra alors se rendre chez la gouverneure générale Michaëlle Jean et lui demander de dissoudre la Chambre des commîmes.«H n’y a pas de protocole précis mais, normalement, le premier ministre doit se rendre voir la gouverneure générale dans les plus brefs délais», explique Robert Marleau.coauteur du livre La Procédure et les usages de la Chambre des Paul Martin communes, un ouvrage qui fait maintenant autorité en matière de procédure parlementaire canadienne.«Il est impossible que la Chambre siège de nouveau sans un avis du gouvernement qui explique ce qui va arriver.Les Communes pourraient donc siéger le lendemain matin jusqu'à ce que le leader du gouvernement en Chambre annonce que le premier ministre est allé voir la gouverneure générale pour dissoudre le Parlement.Mais le premier ministre pourrait aussi, le jour même du vote, se rendre immédiatement chez la gouverneure générale», explique M.Marleau.La riposte Le jour même où le premier ministre Martin rejetait l’offre de l’opposition, son ministre des Finances présentait sa mise à jour économique, exceptionnellement bonifiée d’un train de mesures budgétaires milliardaires.Au menu: 30 milliards en baisses d'impôt et neuf milliards en investissements de toutes sortes.Ce sont toutefois des sommes virtuelles puisque le gouvernement sait pertinemment qu’il ne pourra pas les mettre en application à cause des élections.Même le ministre des Finances, Ralph Goodale, reconnaît avoir changé son fusil d’épaule à peine quelques jours avant son énoncé économique, préférant annoncer immédiatement des baisses d’impôt puisqu’il ne pourra pas se servir du budget de février comme tremplin électoral.Les chroniqueurs d'un bout à l’autre du pays dénoncent cette «fumisterie» et certains accusent les libéraux d'avoir fait payer aux contribuables la plateforme économique électorale du PLC.ce qui n’empêche pas plusieurs quotidiens de traiter la nouvelle comme si de rien n’était, avec à la clé des pages et des pages de textes et de tableaux sur ce minibudget virtuel.Dans les rangs libéraux, on se frotte les mains devant cette publicité gratuite.Jeudi, une nouvelle est venue renforcer le caractère partisan de l’exercice quand le Globe and Mail a rapporté que c’est David Herle, coprésident de la prochaine campagne électorale des libéraux, qui a conseillé le ministère des Finances sur la stratégie de communication à employer pour vendre ce minibudget aux Canadiens.M.Herle, un ami de longue date de Paul Martin, a obtenu ce contrat de 23 000 $ grâce à sa firme de communication Veraxis, et ce, sans appel d’offres, le montant du contrat étant inférieur à 25 000 $.De plus, la firme Décima Research, présidée par Bruce Anderson, un associé de M.Herle lorsqu’ils travaillaient ensemble chez Earnscliffe, a obtenu un contrat de 300 000 $ pour sonder l’opinion publique sur la réaction au minibudget Goodale.L’opposition aux Communes a évidemment dénoncé le mélange des genres entre la politique partisane et un exercice financier du gouvernement Mais les gens ne sont pas dupes.Un sondage paru jeudi dans les journaux de la chaîne Can West montre que les citoyens ont vu clair dans le jeu des libéraux puisque 70 % des 1000 répondants affirment que ce minibudget a pour seul objectif «d’acheter des votes».En revanche, 26 % des personnes estiment que ce minibudget «est une bonne idée», sauf que cette tranche d’électeurs vote déjà pour les libéraux, précise la maison de sondages Ipsos-Reid.Le coup de sonde montre aussi que les partis d'opposition sont en voie de réussir leur pari puisque 78 % des gens affirment que même s’ils préféreraient qu’il n’y ait pas de campagne électorale pendant le temps des Fêtes, cette réalité ne modifiera pas leur choix de vote une fois dans l'isoloir.C’est une mauvaise nouvelle pour le gouvernement libéral, qui cherche a faire porter l'odieux d'un scrutin hivernal par l’opposition.CHRIS WATTIE REUTERS Stephen Harper CHRIS WATTIE: REUTERS Gilles Duceppe CHRIS WATTIE REUTERS Le Devoir Jack Layton Michel David S.O.S.Aux médias qu’il avait jugé plus prudent d'eviter pendant la course à la direction, Andre Boisclair promettait une entrevue après le 15 novembre, quand il serait officiellement deyenu chef du Parti québécois.A entendre celle qu’il a accordée au Point jeudi soir, on se demande bien quelle différence cela jx'ut faire.Le nouveau chef du 1XJ semble aussi déterminé à ne rien dire de substantiel que l'était le candidat à la succession de Bernard Landry.A vrai dire, c’était encore pire que tout ce qu'on a entendu au cours des cinq derniers mois.In collègue Dominique Poirier était visiblement exaspérée de le voir esquiver systématiquement chacune des questions qu’elle lui posait.11 donnait même l’impression de lui rire au nez.Le nouveau chef craint-il une reaction des -purs et durs» qui ont rendu la vie impossible à ses prédécesseurs?Allons donc! M.Boisclair est lui-même un -pur et dur» puisqu’il s’opposait à l'affirmation nationale de Pierre Marc Johnson! N'y a-t-il tout de même pas.au sein de son parti, des gens qui le trouvent trop à droite?M.Boisclair a semblé trouver la question bien simpliste.«Li réalité est plus complexe», a-t-il eu la condescendance d’expliquer.Foin de cette catégorisation dépassée, il «appartient à un courant qui s'appelle le PQ».Si la meilleure intervieweuse au Québec a été incapable d’en tirer autre chose que ces âneries, le cas est presque désespéré.C’est bien beau de vouloir donner la chance au coureur, mais il faudrait qu’il s’aide un peu.?S'il ne s'agissait que de la poutine interne du PQ, on pourrait toujours laisser aux militants le soin d'apprécier le sérieux des propos de M.Boisclair.11 est toutefois inquiétant de l’entendre baratiner sur des sujets de première importance ixmr l’ensemble de la société québécoise.Au moment même où l’aile parlementaire du Pt J tente de mobiliser l’opinion publique pour empêcher le gouvernement Charest d’utiliser le jugement de la Cour suprême dans la cause Chaoulli |x>ur instaurer une «médecine à deux vitesses», le nouveau chef du parti a obstinément refusé de se compromettre.Plutôt que de dire clairement s'il est d’accord ou non avec la création d'un système de santé privé parallèle au système public, M.Boisclair s'est réfugié dans les lieux communs habituels sur le déséquilibre fiscal et le «coffre d'outils» complet que la souveraineté procurerait au Québec.On croyait entendre Richard Legendre.Tout le monde reconnaît que le nouveau chef du PQ a une image magnifique et un talent naturel pour la communication, mais Pierre Pettigrew ne sera pas toujours là pour faire diversion chaque fois qu'il exposera ainsi son inconsistance.Dans son propre intérêt, M.Boisclair devrait inclure dims son entourage des gens qui ne font pas partie du cercle de ses adulateurs, qui sont éblouis par son verbiage ou simplement en quête d’avancement.L’art de la communication politique ne se limite pas à un sourire éclatant et à des petites réponses «smattes».lors de sa visite au Devoir pendant la course au leadership, Pauline Minois avait tenu des propos qu’on entend rarement de la bouche d’un chef de parti ou d’un premier ministre.«Ma grande force est d’aller chercher des gens plus finds que moi», avait-elle dit Dans un milieu où les ego sont souvent hypertrophiés, il fallait peut-être une femme pour faire preuve d’une telle humilité.Jacques Parizeau se plaisait à dire qu’il n'aimait pas s’entourer de «nouilles», mais de là à admettre que ses conseillers pouvaient être plus forts que lui.Cela aurait été tout aussi étonnant de la part de lAicien Bouchard ou de Bernard Inndry.André Boisclair a sans doute ses qualités, mais personne n’a encore suggéré que la modestie puisse en faire partie.A 39 ans, il devrait toutefois reconnaître sans trop de difficulté qu’il y a des gens plus expérimentés que lui.ixiuis Bernard ?Yves Martin est certainement un de ceux-là.Quand les libéraux de Robert Bourassa ont repris le pouvoir, en 1985, cet ancien mandarin, alors sous-ministre aux Relations internationales, avait été le premier haut fonctionnaire a être victime de la purge qui suit inévitablement l’arrivée d’un nouveau gouvernement Apres la victoire péquiste de 1994, Jacques Parizeau en avait fait un de ses principaux conseillers.Il avait conservé les mêmes fonctions auprès de loden Bouchard et de Bernard landry.Il est cependant hors de question que M.Martin reprenne du service auprès d’André Boisclair, même si le nouveau chef du I’D devait lui envoyer un 5.O.S.Cette semaine, il a retourné sa carte de membre du PQ.Dans une lettre adressée à la présidente Monique Richard, il se dit toujours attaché à la cause de l’indépendance mais il affirme mettre «entre parentheses» sa participation aux activités du parti.Outre le risque que M.Boisclair fait courir au KJ et au mouvement souverainiste en raison de sa consommation de cocaïne alors qu’il était ministre, M.Martin le tient pour un homme a la pensée super-fidelle, qui n’a tout simplement pas l’envergure requise.Sur la base de l’entrevue que M.Boisclair a accordée au Point, il serait difficile de le contredire.Un homme qui pourrait certainement lui être d’un grand secours est Ixiuis Bernard.Lui aussi a conseillé les anciens chefs péquistes et, contrairement a M.Martin, il s’est officiellement rallié au nouveau chef.Des huit adversaires de M.Boisclair, il est aussi le seul a n’avoir jamais parlé de sa consommation de cocaine.Les deux hommes ne s’entendent pas sur la façon de gérer l’apres-OUl, mais ils auront bien le temps d'en rediscuter.Au début de la course, M Bernard avait maladroitement lancé à son jeune rival qu’il n’avait «pas l’expérience.prtur diriger quoi que ce sent», mais il a regretté cette phrase malheureuse par la suite.M.Boisclair ne lui en voudra certainement pas.Pauline Marois avait la modestie de reconnaître que d’autres étaient plus forts qu elle.M.Boisclair le fera peut-être par orgueil s’il se rend compte que cela pourrait lui éviter de se casser la figure.Il devrait même appeler M.Bernard de toute urgence.f mdavieta ledevoir.com LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2 0 0 5 B 4 i.Provocante Si la négociation dans le secteur public est d’abord un jeu politique, il serait néanmoins avisé que certains — «certaine» — atténuent leur goût du bluff.Monique Jérôme-Forget a beau jouer cartes sur table depuis le début, sa façon de transformer son manque d’atouts en salves contre l’adversaire dépasse les bornes.À moins que les règles mêmes du jeu, dont le fair-play, ne lui échappent?H ier, sur les ondes de RDI, la présidente du Conseil du trésor se défendait ainsi: «Je ne veux absolument pas provoquer.» C’est plutôt qu'en fixant dès le départ un cadre financier à la négociation, «j’ai procédé de façon différente».«Peut-être parce que je suis une femme», ajoutait-elle avec un sourire.On cherche la popularité là où on peut.Mais comme il n’y a pas que Mme Jérôme-Forget qui a renouvelé les tactiques des négociations du secteur public, il faut évidemment dépasser ce clin d’œil facile.Par contre, ces nouvelles stratégies expliquent à quel point les négos actuelles sont étranges, tant pour les observateurs que pour les autres joueurs.Prenons d’abord le cadre financier.Il a été fixé dès 2003 par le gouvernement, mais les centrales syndicales n’ont jamais cru qu’il ne bougerait plus.En juin dernier, la CSQ était même persuadée d’avoir eu une «offre informelle» de Mme Jérôme-Forget, faisant passer l’augmentation salariale de 8 a 10 % en six ans.On a confondu offre et discussion, a répliqué le gouvernement N’empêche, les syndicats ont misé sur une brèche possible car c’est le seul scénario qui correspond à la maniéré habituelle de procéder.L’automne venu, ils ne semblent toujours pas s’être remis de cette mauvaise compréhension.Dans la logique d’une négo, il est impensable que Mme Jérôme- - Josée Forget ait pu dire vrai en partant Boileau D’où, d’ailleurs, une autre confusion: depuis le début, Mme Jérôme-Forget dit aussi quelle rtë souhaite pas une loi spéciale.Faut-il la croire ou pas?Comment un syndicat peut-il savoir si on est dans la nouvelle stratégie ou dans l’ancienne?Autre nouveauté: des syndicats ont souhaité régler par étapes, en passant d’abord par le normatif.Du côté des enseignants du primaire et du secondaire, cela a tourné à la catastrophe avec des négociations qui, après avoir frôlé deux fois l’entente, ont repris à zéro cette semaine entre des parties plus méfiantes que jamais.On appelle cela un échec.Pour les fonctionnaires et les infirmières, en théorie, cette manière de procéder a été couronnée de succès.Mais le public n’en voit rien puisque, faute d’entente salariale, ces syndiqués continuent d’exercer des moyens de pression, ce qui irrite aussi le gouvernement.Encore de la confusion.Dernière nouveauté: la provocation gouvernementale.Jean Cha-rest lui-même avait ouvert le bal avec une charge tonitruante au début d’août alors que tous savouraient encore le rythme alangui de l’été.Du jamais vu dans des négos, où le premier ministre doit plutôt calmer le jeu au final.Depuis, Mme Jérôme-Forget n’a cessé d'entretenir ce climat malsain, non seulement en se moquant de la lune demandée ou en s’inquiétant de la dinde à manger mais en ripostant quasi instantanément à chaque conférence de presse syndicale.Comme si le Québec était viré à l’envers et que le gouvernement devait à tout prix marquer sa présence pour nous préserver du chaos.Wô! Le?demandes syndicales ont beau dépasser la capacité de payer dé l’Etat, la ministre doit cesser d’agir comme si ses partenaires n’en valaient pas la peine et quelle était seule dans la partie.Elle la domine, c’est déjà beaucoup.Qu'elle laisse maintenant aux autres des occasions de sauver la face avant de triompher.jboi leau@>ledevoi r.ca 11 Guerre totale Serge Truffaut es attentats perpétrés hier en Irak ont tué des Kurdes chiites alors qu'ils priaient dans des mosquées.On insiste: des Kurdes, des chiites, massacrés alors qu'ils observaient leur rituel religieux hebdomadaire.En fin de journée, le bilan atteignait les 80 morts et avoisinait les 100 blessés, soit un des bilans les plus sanglants depuis la fin de la guerre dite officielle, au printemps 2003.Ces actes sont la réalisation d’une volonté, celle exprimée en septembre dernier par Moussab al-Zarqaoui d’engager les sunnites dans une «guerre totale» avec les chiites, qu’il qualifie encore et toujours d’apostats et d’incroyants.Cet aspect du dossier, soit le combat entre ces deux courants religieux, est si complexe qu’une chronologie avec Zarqaoui comme sujet principal s'impose.Ainsi, en février 2004, il envoie une lettre aux dirigeants d’al-Qaïda dans laquelle il explique qu’il a l’intention de provoquer une guerre civile entre sunnites et chiites.Un mois plus tard, il massacre près de 200 personnes lors des célébrations de l’Achoura.sacrée pour les chiites.Dans les semaines et les mois qui suivent, il multiplie les attaques contre ses frères ennemis.Un jour, c’est un marché: le lendemain, un bureau de recrutement militaire ou policier, ses cibles privilégiées: Pourquoi?Les sunnites exmembres du parti Baas étant interdits, les chiites font rapidement main basse sur toutes les forces de sécurité.Il est vrai que la nouvelle année irakienne est à toutes fins utiles sous la coupe des chiites.'Mais voilà que la haute direction d’al-Qaïda commence à être agacée.En effet, qui dit chiite dit quoi?L’Iran.Depuis le debut de l’affrontement avec les forces de la coalition, ce pays a servi de refuge aux responsables sunnites de la rebellion.Mieux, l’Iran a fourni armes et autres objets.En s’en prenant avec constance aux chiites.Zarqaoui provoque un malaise au sein de la hiérarchie d’al-Qaïda.En juin 2(X)5, Ayman al-Zaouahiri.le second d'Oussama ben Laden, publie un communiqué dims lequel il affirme que les attaques contre des musulmans sont «inacceptables».Deux mois phis tard.Zarqaoui annonce officiellement qu’il poursuit une «guerre totale» contre les chiites.Certains groupes ou courants de la rebellion plus sensibles aux iqots d’ordre de la direction d’al-Qaïda commencent à se detacher de Zarqaoui.On songe notamment au Groupe salafiste d’Irak, qui a critiqué publiquement les agissements du fou de Dieu d’origine jordanienne.Toujours est-il que dans la foulée de ces prist's de position, le gouvernement irakien revient sur une décision prise à l’époque où l’administrateur américain Paul Bremer avait la haute main sur les affaires.Au tout debut de novembre, le premier ministre Ibrahim al-Jaafari invite les ex-officiers subalternes (.lieutenants.capitaines, commandants, colonels) de l’armée de Saddam Hussein à rejoindre les forces irakiennes d’aujourd’hui.On l’aura compris: la très grande majorité d’entre eux sont sunnites.Le but de l’opération?S'engouffrer dans la brèche qui vient de s’ouvrir entre Zarqaoui et certains membres de la rebellion dans l’espoir de l’isoler davantage.Bien d'autres gestes devront être faits pour éviter la guerre civile que celui-ci appelle de ses vœux.D I T 0 R.I A L LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD D E SC ÔTE AUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE «IL fAuT aug gt»ANt> ou St RCTR0UVE VA LA T>îmi>£ % NqÏl, Tout i’oir KeGiê» / aaa rîcette < X Ae ua u&e traîne* > Sa* te CoMpfoiR VEmPAnT QuELQuEf fAoif, fuie, Danielle Laurin, Le Soleil Borcal www.edittonsborpal.qc.ca
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