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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-11-11, Collections de BAnQ.

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CINÉMA The Life And Hard Times of Guy Terriüco Page B 3 DEVOIR LE VENDREDI X 0 V E M B R E 2 0 0 5 C’EST LA VIE ! Prrâr rangement s: si la mort vous intéresse Page B 10 .1 ¦ Cacaomanes 100 % purs Le marché Bonsecours accueille ce week-end le premier Salon Passion Chocolat de Montréal Un salon qui oublie les voitures, la rénovation ou les mariés pour se consacrer exclusivement au chocolat haut de gamme et aux artisans qui le transforment?Les gourmets sont aux anges! DOMINIQUE RENY Qu’est-ce que la santé?C'est du chocolat!» La phrase est d’An-thelme Brillat-Savarin, gastronome du début du XK' siècle, référence incontournable pour tous les amoureux de bonne chère.Surprise: la science tend aujourd’hui à lui donner raison.Le chocolat — le presque pur, le noir — serait bon pour le cœur et participerait à la prévention de certains cancers.Au chapitre des antioxydants, il se compare même avantageusement au vin rouge et au thé, vert ou noir.Une bonne nouvelle pour les cacaomanes, qui sont de plus en plus nombreux à apprécier sans culpabilité les grands crus des artisans chocolatiers.C’est sans doute pour eux — mais aussi pour tous les gourmets curieux — que le marché Bonsecours accueille aujourd’hui, demain et dimanche le premier Salon Passion Chocolat de Montréal.Au menu: démonstrations par des chocolatiers et des pâtissiers professionnels, conférences autour du chocolat et, bien évidemment, dégustations de produits à base de cacao concoctés par des chefs et des artisans réputés.Le public pourra également s’y procurer une foule de recettes simples et savoureuses et découvrir sur place, au bar à chocolat chaud et froid, les boissons inédites du chef pâtissier du restaurant Les Chèvres, Patrice Demers.Et qu’on s’attende à des surprises! «La qualité des produits dépend du respect des traditions de fabrication», convient le promoteur du salon, Ramon Annen, lui-même confiseur-chocolatier-pâtissier à la retraite.«Mais ça n’empêche nullement nos artisans de s'aventurer dans différentes avenues, parfois même épicées.» Ainsi, Geneviève Grandbois, qui présente ses chocolats à la manière d’un grand couturier, compte dans sa collection 2004 des bouchées au tabac de Virginie, au safran, au thé vert ou à l’algue nori.Annie Roggero, de la chocolaterie Pour l’amour du chocolat donne une touche d’exotisme à ses ganaches en combinant les parfums: fraise et basilic, abricot et romarin, pèche et lavande.Parfois, l’innovation tient aussi dans la forme.À la chocolaterie Chocolune, on propose une foule d’accessoires à croquer, des chaussures aux lunettes en passant par les bijoux en chocolat Le but de l’exercice?La découverte et le plaisir, tout simplement.«Nous souhaitons que Salon Passion Chocolat devienne le rendez-vous annuel d’une clientèle curieuse, désireuse de découvrir le bon chocolat et de connaître les artisans qui s’affairent à le transformer dans les règles de l’art, affirme M.Annen.Aux visiteurs, nous disons: venez goûter et essayer.Faites confiance à vos papilles gustatives et comparez! Il y a tout un monde de bon chocolat et de chocolatiers à découvrir.» Vaste tâche car il s’est fabriqué en 2004, dans le monde, plus de cinq millions de tonnes de produits chocolatés.Mais savoureux programme.Le Devoir SALON PASSION CHOCOLAT Marché Bonsecours 350, rue Saint-Paul Est Vieux-Montréal Aujourd’hui demain et dimanche wwuzsabnpassionchocoUit.com PHOTOS JACQUES GRENIER LF.DEVOIR Le pâtissier-chocolatier Frank Dury Pavet dans sa boutique Fous Desserts, avenue Laurier à Montréal.r EH Rencontre des arts C’ est ce weekend qu’aura lieu la 15' Rencontre des arts, le plus important rassemblement de sculpteurs et de peintres au Canada.L’événement regroupera 150 artistes du Québec, des Maritimes et d’Europe, ]>our présenter S00 sculptures et 700 tableaux, exposés sur huit sites, dont un en plein air.A l’occasion du 15' anniversaire, un tout nouveau volet a été créé: «Le Groupe des 15», qui présentera 30 œuvres de 30 artistes, dans lesquelles le même thème est répété 15 fois, www.ren-contredesarts.corn.Maestro ! La Place Bonaventure accueille ce week-end le premier Salon de la musique de Montréal.Il rassemblera des écoles de musique, des luthiers, des musicothéra-ixutes, des professionnels en santé auditive et de grands fabricants d’instruments de musique et d’accessoires audio, les mélomanes pourront s’assurer de la santé de leurs oreilles, voir comment on construit une guitare et assister aux démonstrations, conférences et ateliers.Dans le cadre du Salon, le Drum Pest fêtera sa 13'année et des performances spectaculaires ont été prévues pour l’occasion.les batteurs de Sting, Prince et Stevie Wonder comptent parmi les invités, wwui.salondelamusique-demontreal.com.Radiothon Jusqu’à dimanche, CIBL Ra dio-Montréal fête 25 ans de radio communautaire au moyen d’un radiothon animé par Monique Giroux, Yann Perreau et Pierre Bibeau.Plusieurs prix seront remis aux auditeurs qui se seront déplacés jusqu’aux studios du boulevard Pie-IX.Sur les ondes, on pourra notamment entendre, outre Tomâs Jensen, Paul Cargnello, Chloé Sainte-Marie, Thomas Heilman et Bon, les Moquettes coquettes, Stanley Péan, Maka Kotto et même certains membres de feu RBO.www.cibl.cam.org.Jeunes musiciens du monde La chanteuse Ariane Moffatt et l’animatrice Monique Giroux s'associent a Jeunes musiciens du monde (JMM) afin d’organiser deux soirées-bénéfice pour venir : en aide à la jeunesse et contribuer à la préservation des musiques traditionnelles du monde.U: premier de ces événements a lieu ce soir au Centre des foires de Québec et une seconde soirée est prévue le 25 novembre a Montréal.Pour une quatrième année, de nombreux artistes québécois seront de la partie, dont Daniel Bélanger, DJ Champion, Yann Per-! reau, Florent Voilant Marc Déry, ; Polémil Bazar, Vent du Nord, Chauffeurs a pieds et des participants du Cirque du monde (programme social du Cirque du Soleil).Les fonds récoltés iront aux trois écoles de musique traditionnelle de JMM, l’une en Inde et les ! autres au Québec.» 1 866 525-JMDM, www jeunesmusiciensdu-monde.org.Ixiurence Clavel < LE DEVOIR.LE VENDREDI 11 NOVEMBRE 2 0 0 5 WEEK-END CULTURE Montréal, capitale mondiale du livre Haltes littéraires dans la ville FRÉDÉRIQUE DOYON Un petit poème avant de faire son marché?Avec le projet Des voix d’écrivains dans la ville, la littérature s’immisce dans le quotidien de nos vies.Jamais aura-t-on trouvé moyen aussi original d’ancrer les écrits d’auteurs dans la ville et dans l’imaginaire des gens qui, l’habitent.A l’initiative de l’association Accents graves Québec (AGQ) et dans le cadre de Montréal, capitale mondiale du livre (MCML), des postes d’écoute proposant des extraits d’oeuvres littéraires québécoises sont mis à la disposition du public un peu partout dans la cité.Qu’on soit en route vers le marché Jean-Talon pour y faire ses emplettes ou en promenade dans le Vieux-Montréal, on pourra ainsi s’offrir, ici et là, un poème de David Soway, un extrait de roman d’Abla Farhoud ou une nouvelle de Marie-Hélène Poitras.Si la ville offre ces espaces aux mots et aux auteurs, en retour, les écrits auxquels les passants tendent l’oreille font découvrir Montréal sous un autre jour, que ce soit à travers Les Aurores montréales de Monique Proulx, La Gare de Sergio Kokis ou Bitume de Michel van Schendel.Ecrivains et poètes donnent voix à leurs propres œuvres.Ija rencontre auriculaire prendra une résonance particulière dans le cas de Van Schendel, dont le décès est survenu peu de temps après l'enregistrement Quatorze auteurs et autant d’ouvrages composent ces petites haltes littéraires disséminées dans une dizaine de lieux de la ville: la Cinémathèque québécoise, l’Usine C, les marchés Bonsecours et Jean-Talon, les librairies Monet, Gallimard et Olivieri, les maisons de la culture Frontenac, Mont-Royal et Pointe-aux-Trembles.Alliant esprit pratique et poésie, la compagnie de taxi Coop est aussi entrée dans le réseau, permettant de se détendre au son d’un récit entre deux rendez-vous.Enfin, un poste d’écoute mobile fera escale dans différents événements d’ici et d’ailleurs, qu’il s’agisse du festival Metropolis Bleu, des salons du livre de Montréal, de Paris et de Bruxelles ou du Salon des métiers d’art du Québec.L’aventure rappelle vaguement Murmur, projet initié à Toronto puis implanté sur la Main de la métropole québécoise, dans lequel des téléphones-récepteurs répartis dans divers lieux de la ville racontent un fragment d’histoire ou une anecdote liés au bâtiment qui l’abrite.AGQ réalise, depuis 1999, des portraits sonores d’écrivains de la Francophonie, gracieusement mis en ligne sur son site Internet (www.voixdecnvains.com).L’association sans but lucratif a aussi conçu et produit un disque compact réunissant des lectures de textes de divers auteurs québécois.Le Devoir Fonds de soutien à la création à rUsine C C’est le passage de 4.48 Psychose à Montréal qui aura permis à la direction de l’Usine C de mettre sur pied un nouveau fonds de soutien à la création.les sommes initiales permettant la création du fonds ont été amassées lors d’une représentation-bénéfice du texte de Sarah Kane interprété par Isabelle Hu-pert et Gérard Watkins dans une mise en scène de Claude Régy.Ce nouvel outil devrait permettre à l’Usine C de poursuivre sa politique de résidence en création qui est offerte depuis quelques années aux jeunes créateurs de la relève dans les secteurs du théâtre, de la danse et de la musique.On en saura plus dans quelques semaines sur le budget du fonds et sur les nouvelles orientations du centre de diffusion et de création.- Le Devoir EN BREF Moore et Bassey à Québec Pour financer ses activités, le Festival des 3 Amériques de Québec a créé cette année un nouveau festival consacré à James Bond.Parrainé par la fille du regretté producteur des premiers films de la série Harry Saltzman, l'événement verra notamment défiler dans la capitale l’acteur Roger Moore, le réalisateur Guy Hamilton et la chanteuse Shirley Bassey, qui a interprété certains des plus beaux thèmes musicaux de la série.La chanteuse doit prendre part à un grand concert de l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) arrangé par le compositeur Nie Raine, un autre collaborateur de la série.Les vedettes participeront à diverses activités de financement, dont un souper-bénéfice au Château Frontenac à 2000 $ l’entrée.Le grand public pourra quant à lui assister à des projections gratuites des films de James Bond au cinéma IMAX en présence des invités.L’événement se déroule du 24 au 26 février 2006.www.vuesur-bond007.com.- Le Devoir Soirée critique L’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) fête son 20r anniversaire à l’Usine C, lundi prochain.Une foule d’activités sont prévues, dont un débat sur le thème «Comment survivre au métier de critique de théâtre?» qui réunira d’anciens critiques.On en profitera aussi pour remettre les Prix de la critique de la dernière saison.La salle sera évidemment remplie de critiques anciens et nouveaux, que le grand public pourra observer derrière des grillages.La soirée commence à 17h30 et, même s’il est possible que l’on ait à montrer patte blanche au moment de franchir le dispositif policier prévu pour l’occasion autour de l’Usine C, tout le monde est invité.- Le Devoir Yann Perreau Co-président, Chanteur Ça fait 25 ANS qu'on s'entend ! Radiothon de CIBL 11, 12 et 13 novembre 2005 Monique Giroux Co-présidente, Animatrice, Radio-Canada >mêA m Pierre Bibeau Co-président, Premier vice-président relations publiques et communications de Loto-Québec • Jean-René Dufort • Réal Ménard • Claudette Carbonneau • Joseph Facal • Gilles Duceppe • Mario Dumont • Jack Layton • Louise Harel • Elsie Lefebvre • Line Beauchamp • Jean-Claude Germain • Jacques Primeau • Yves P.Pelletier • Richard Z.Slrois • André G.Ducharme • Les Moquettes Coquettes • Ronald King • Chloé Ste-Marie • Stanley Péan • Ne manquez pas la présentation spéciale du concert de Laure Péré, Thomas Jensen, Paul Cargnello et Ivy, samedi soir à 20 h 30, en direct du Lion d'Or, en collaboration avec le Coup de coeur francophone ! Radio-, W Montréal WWW.CIBL.CAM.ORG l’état du L'actualité internationale à votre portée Le seul annuaire économique et géopolitique mondial Une analyse approfondie des grandes tendances planétaires Un bilan de l’année pour les 226 États et territoires de la planète 672 pages • 29,95 $ CL) h Ci S&JJI ¦o! 2006- En coltiboratlon avec LE DEVOIR #95.1 PM Mif« CNA INC la OétOurvwTfv'Boeédi Boréal www ediUoniboreat.qc ca JACQUES GRENIER LE DEVOIR Michel Lemieux et Victor Pilon étaient présents à la conférence de presse organisée par le Cirque du Soleil, hier au Centre Bell de Montreal.La charge au délire Le Cirque du Soleil lance un spectacle musical pour les arenas STEPHANE BAILLARGEON Après avoir renouvelé la piste, le Cirque du Soleil (CDS) se propose maintenant de révolutionner les arénas.Promotion oblige, la transnationale du spectacle a levé un peu le voile hier sur sa production intitulée Delirium, qui sera créée en première mondiale au Centre Bell de Montréal, le 26 janvier prochain.Le show multimédia utilisant 45 artistes, dont 11 musiciens, six chanteurs et 18 danseurs, se destine spécifiquement aux arénas de l’Amérique du Nord.On le sait depuis au moins une année, le duo québécois Michel Lemieux et Victor Pilon mène la charge au délire.L'idée de se lancer dans cette aventure a germé autour du mégaspectacle du 20" anniversaire du CDS et du Festival international de jazz de Montréal, également dirigé par Lemieux et Pilon.Les représentants de Clear Channel, la plus importante compagnie de production et de promotion dans le monde, ont alors offert au Cirque de se lancer dans l'aventure.L’entreprise possède et exploite environ 130 salles dans le monde, où va évidemment se retrouver le nouveau-né.L’affaire se présente comme une production multidimensionnelle organisée autour de «sonorités tribales», en fait 21 versions de la musique des shows du Cirque remixée par Francis Collard.L’équipe comprend aussi Michel Robidas (costumes) et Dave St-Pierre (chorégraphie), un transfuge de l’avant-garde montréalaise également utilisé par l’équipe de production du spectacle hommage aux Beatles.Dans les do- cuments promotionnels, le fondateur Guy Laliberté est présenté comme le «guide» de tout ce beau monde.«Habituellement, un spectacle du CDS s'organise autour d’un squelette acrobatique, expliquait hier Michel Lemieux pendant la conférence de presse organisée au Centre Bell.Pour Delirium, il faut plutôt parler d’un squelette musical et multimédia.» Daniel Lamarre, le numéro deux du CDS, tire une grande fierté de la capacité de son entreprise à faire appel à des créateurs de pointe.«Nos problèmes commenceront le jour où nous ne serons plus audacieux, commente-t-il.Delirium s’inscrit dans cette idée d’ôper donner une chance à des gens très talentueux en leur donnant des grands moyens pour créer.» A chaque arrêt, la scène de Delirium traversera l’aréna en longueur, délimitant deux salles, une de chaque côté de l’imposant dispositif scénique.Les comparaisons établies hier citaient les spectacles de Madonna, U2 ou Pink Floyd, du moins poûr l'ambition festive communiquée à la salle.Sur le strict plan technique, il s’agit même probablemènt du spectacle de tournée le plus colossal jamais présenté en aréna.«Nous offrirons une présence visuelle extrêmement forte, dit encore M.Lamarre.Évidemment, nous n 'avons pas de vedette en scène comme Bono.En fait,'il n’y a pas de vedette au CDS.La vedette, chez nous, c'èst le spectacle.Cette fois, le spectacle s’organise autour d’une cinquantaine d’artistes qui vont donner une fête extraordinaire chaque soir.» Le Devoir Danse et droits de la personne Un imposant colloque sur la danse et les droits de la personne se déroule depuis hier à l’Université du Québec à Montréal, sous l’égide du Congrès sur la recherche en danse.Jusqu’à dimanche, historiens.thérapeutes, chercheurs et artistes professionnels de la danse aborderont tous les rapports qu’entretient cette forme d'art avec toutes les formes de transgression (ou de respect) des droits fondamentaux.gfffçP GALERIE CLARENCE GAGNON tj*pu»4 1 9 7 5 Exposition de André Pitre Tableaux qui ont illustrés le livre «Poèmes de sable» de Marcel Dubé L’exposition se poursuivra jusqu’au 19 nov.Renseignement: 514- 270-2962 Ainsi, Amber Gray viendra parler de la thérapie par la danse auprès des survivants de la torturé.D’autres spécialistes discuteront de l’art chorégraphique comme outil de propagande des gouverna ments.Ce sera aussi l’occasion d'aborder la question de la syndicalisation des danseurs.Des spectacles sont également au programme dès ce soir, notamment Manï-toapan de Gaëtan Gingras au MAI (Montréal, arts interculturels).¦ Le colloque est ouvert au pù-blic.Renseignements: www.cbr-dance.org ou « (514) 525-5584.Le Devoir fa**- \U lauréate .cîü trophée Or Cuisine Canada pour le meilleur livre de recettes en langue française hjûMjf Law 6- / Prix Applied Arts : ?Louise Savoie / photos ?Mario Mercier (Orange Tango) / design Flammarion •f» LE DEVOIR.LE VENDREDI 11 NOVEMBRE 200 5 U W E E K - E ,\ I) CINEMA A l’affiche cette semaine SOURCE: MEDIAFILM CA THE DARK HOI RS Canada, 2004,82 minutes Drame d'horreur de Paul Fox avec Kate Greenhouse, Aidan Devine, Dov Tiefenbaeh.Se reposant avec son mari et sa sœur dans un cottage à la campagne, une psychiatre atteinte d'une tumeur au cerveau voit surgir un ancien patient, un criminel qui veut se venger d'elle en lui faisant subir divers sévices, tant physiques que psychologiques.• V.o.: Forum.KISS KISS, BANG BANG Etats-Unis, 2005,102 minutes Comedie policière de Shane Black avec Robert Downey Jr, Val Kilmer.Michelle Monaghan.Par un curieux hasard, un voleur est engage pour jouer dans un polar hollywoodien.Al in de preparer son rôle, il fait équipe avec un détective privé aux méthodes douteuses.Mais peu après, une actrice l’entraîne dans une vraie histoire de meurtre.• V.o.: Paramount ORGUEIL & PRÉJUGÉS Grande-Bretagne - Etats-l nis, 2005,126 minutes Drame sentimental de Joe Wright avec- Keira Knightley, Matthew MacFadyen.En .Angleterre, à la fin du XY111 siècle, Elizabeth Bennett, issue d’une famille bourgeoise désargentée, résiste aux avances de l’arrogant aristocrate Darcy, quelle tient responsable de l'échec du mariage entre sa sœur et le riche Bingley.• V.o.: Forum.Colisée Kirkland.• VI: Quartier latin.OK*,le.SJ DOCUMEWTXiPB* iojzo km*- PERFECT CRIME (Crimen Perfelto) Espagne, 2004,104 minutes Comedie policière d’Alex de la Iglesia avec Guillermo Toledo, Monica Cervara.Liis Varela.Rafael, un séduisant vendeur qui a tué par accident son nouveau patron, est victime d’un chantage de sa collègue lourdes, témoin de la scène.En échangé de son silence, la peu attirante jeune femme oblige le beau vendeur à coucher avec elle puis à l’epouser.• V.o., s.-t.a.: Cinéma du Parc.PRISONNIERS DE BECKETT Quebec - France, 2005.100 minutes Documentaire de Michka Saal.Dans une prison suédoise, un metteur en scène monte avec cinq detenus la piece En attendant Go-dot de Samuel Beckett.Devant le succès du spectacle, une tournee hors des murs est organisée, au cours de laquelle les prisonniers en profitent pour s’évader.• V.o.: Ex-Centris.Intérêts privés, vertu publique Une comédie «transgenre» qui s’effrite h », Martin Bilodeau Dans une lettre envoyée aux médias cette semaine afin d’expliquer leur départ du comité des gouverneurs du Festival international de films de Montréal (FIFM) donné pour mort, les producteurs Deni-se Robert (Les Invasions barbares) et Roger Frappier (La Grande Séduction), ainsi que le comédien Yves Jacques (La Petite Uli), invitaient nos institutions à déclarer «une trêve» et à faire «table rase» afin de trouver «une autre formule qui saura répondre au besoin de l’ensemble de l’industrie et des cinéphiles».Leur lettre est émaillée de grandes paroles d’experts telles: «Il nous apparaît certain que Montréal se doit d’avoir un important festival de cinéma».Ou encore: «Il est temps que nous reprenions notre place sur le calendrier des festivals internationaux».Sur la nature de ce «besoin» et sur le pourquoi de ces certitudes érigées en paradigme, la missive n’apporte aucune réponse, ni même ne contribue par quelques arguments à éclairer notre réflexion sur le sujet Du reste, comment définir ce qu’est «un important festival de cinéma» lorsque les signataires mettent les festivals de Toronto, Vancouver et Halifax sur le même pied et semblent déplorer que Montréal n’ait pas d’équivalent?Ignorent-ils que le Festival du nouveau cinéma (FNC) est d’une importance et d’un rayonnement nettement supérieurs à celui de Halifax?N'ont-ils pas constaté que le succès de celui de Vancouver est la conséquence naturelle d'un FNC derrière lequel l’industrie et les institutions se seraient rangées?Je me demande si, dans ce grand rassemblement d’aveugles autour de la création d’un événement international à Montréal (à la suite de la mort ordonnée du festival de Serge Losique par nos institutions, qui rappelle de façon cocasse le meurtre raté de Blood Simple), il n’y a pas, surtout, la conséquence d'une blessure d’orgueil.Cette blessure, ouverte au tournant des années 80, quand Toronto a arraché à Montréal son titre de métropole du Canada, a été rouverte à l'échelle du milieu du cinéma québécois au tournant des années 90, quand le FFM s’est fait damer le pion par son ho-tpologue torontois.Rappelez-vous que le même orgueil ethnocentriste a conduit a la création des Jutra, initiative de M.Frappier visant à suppléer aux Génies canadiens, mais qui depuis huit ans ne font que les doubler, nos films concourant des deux côtés du Mur.Des personnalités de l'industrie EN BREF » jerry Gilliam jèspère reprendre fe tournage de î)on Quichotte Prague — Le réalisateur américain -Terry Gilliam a assuré mercredi à ïrague qu’il espérait reprendre le 3àm de Don Quichotte, qui devait i3re le film à phis gros budget jamais produit en Europe mais avait périclité en octobre 2000 après quelques jours de tournage.Alors que les droits du scénario sont bloqués depuis cinq ans à cause d’un différend entre le producteur français et la compagnie d'assurance aL Jemande.une decision pourrait intervenir «d’ici la fin de l'année», at-fl iiéclaré à FAFP en marge d’une ¦conference de presse.-AFP comme Denise Robert et Roger Frappier, j’attends qu’ils nous expliquent les raisons fondamentales pour lesquelles Montréal devrait se doter d’un grand festival de cinéma inscrit au calendrier international — comme se vantent de l’être encore les dirigeants du FFM dans une lettre parue hier dans Le Devoir.Au même titre, j’attends toujours qu’un ou des cinéphiles nous fassent savoir s’ils attendent davantage d’un festival qu’une programmation rigoureuse et des invités de prestige.Une mission dont le FNC s’acquitte sans pour autant répondre aux critères occultes exigés par Mme Robert et M.Frappier, et dont on soupçonne qu’ils sont surtout fondés sur le créneau qu’ils exploitent à titre de producteurs.Par cette lettre, Denise Robert et Roger Frappier ont prouvé que leur présence au comité des gouverneurs du FIFM n’était pas aussi désintéressée qu’ils voulaient nous le faire croire.Flanqués ici pour bien paraître de la mascotte de la coproduction France-Québec, ces deux «control freaks» réclament, comme si l’exemple du CHUM n’avait rien enseigné à personne, de nouvelles expertises, aux frais des contribuables, et de nouveaux forages autour d'un puits gorgé d’eau claire, le FNC.Or, ces ex-gouverneurs, si prompts à ériger leurs intérêts privés en vertus publiques, ont-ils déjà songé que la solution au problème du rayonnement du cinéma québécois, et de leurs films en particulier, ne résidait peut-être pas dans la création d’un festival qui porterait leurs gènes?Et si la réponse à ce désir de rayonnement qualitatif et quantitatif de notre cinéma résidait plutôt dans des solutions alternatives qui seraient également plus démocratiques?Pensons par exemple à la création d’une chaîne spécialisée consacrée exclusivement au cinéma québécois, ou à la mise en œuvre d’un programme d’aide à la création de salles de cinéma indépendantes (comme le Beau-bien à Montréal, Le Clap à Québec, La Maison du cinéma à Sherbrooke), ou encore à la restauration de l’ancien programme d’aide à la distribution, grâce auquel nos plus petits distributeurs pouvaient autrefois assurer leur subsistance et diversifier leurs acquisitions.«Think outside the box», comme disent nos voisins.Danny Lennon, le programmateur de l’événement Prends ça court, remet la table pour une sixième année consécutive.Sa nouvelle série mensuelle démarre lundi soir au Monument-National avec la projection d’une dizaine de courts métrages dont Phantom Libb, dp l'Américain Jake Rosen-blath.Également au programme: une sélection de courts issue de la dernière édition de l’Off-Courts de Trouville-sur-Mer.La projection débute à 20hl5.Collaborateur du Devoir SOURCI- 01*1 ON The Life and Hard Times of Guy Terrifico: un faux documentaire sur la vie, la mort et la résurrection d’une fausse légende du country réalisé avec le concours d’une poignée de vrais honky-tonk men de Nashville.THE LIFE AND HARD TIMES OF GUY TERRIFICO Ecrit et réalisé par Michael Mabbott.Avec Matt Murphy, Kris Kristofferson, Phil Kaufinan, Merle Haggard.Image: Adam Swica.Montage: Gareth Scales.Canada, 2005,86 minutes.MARTIN BILODEAU L* idée qui préside à la création 1 de The Life and Hard Times of Guy Terrifico, récipiendaire du prix du meilleur premier film canadien au dernier Festival de Toronto (ex œquo avec Familia de Louise Archambault), a quelque chose de profondément irrésistible.Et pour cause: ce faux documentaire sur la vie, la mort et la résurrection d'une fausse légende du country a été réalisé avec le concours d’une poignée de vrais honky-tonk men de Nashville (Kris Kristofferson, Merle Haggard, Ronnie Hawkins, etc.).En se remémorant devant la caméra leurs souvenirs de ce bad boy du country (qui, je le rappelle, n’a jamais existé), ceux-ci confondent les spectateurs et font monter la température satirique de plusieurs degrés.De fait, on reste longtemps accrochés au plaisir suggéré par cette idée de départ, jusqu’à ce que ce plaisir, en fait, se mue en résistance.Car le film n’a pas que des qualités, loin s’en faut.Dans la circonstance, force est de reconnaître que passé le premier tiers du film, le concept se disloque sous le poids d’une démonstration parfois lourde et unilatéralement longue, qui compromet sérieusement la spontanéité, la singularité et l’attrait qu’avait jusque-là sur nous cette comédie -transgenre» signée Michael Mabbott.Prenant modèle sur le cinéma de l’Américain Christopher Guest (Best in Show, mais surtout A Mighty Wind, sur les retrouvailles d’un faux groupe folk des années 60), celui-ci s’amuse à bousculer la forme et à brouiller les frontières narratives.Ainsi, entre les témoignages des stars du country, qui bientôt se confondent avec ceux (li vrés par des acteurs) des proches de ce millionnaire mou de la noix que tout son monde croyait mort depuis 30 ans (joué avec force par Matl Murphy), la caméra glisse sur des photographies inventées ou trafiquées, à la manière d’un épisode de Biographie.S’ajoutent enfin de fausses images d’archives en mouvement, filmées dans un Super 8 aux grains de la grosseur de balles de golf, et attribuées à un nain qui, en raison de sa taille, n’a filmé son idole qu'en contre-pion gée — à l'avantage du mythe.L’assemblage est d'une cohérence irréprochable, mais la force du film se dissout dans la redondance du propos et dans un humour d'une qualité souvent douteuse.L’ironie s’avère d’une qualité inconstante et, ce qui n'arrange pas les choses, la plus subtile risque fort d'échapper aux s|>ecta-teurs francophones.Sans non plus garantir le rire des angles.Collaborateur du Devoir • V.o.: Forum.Huitièmes Rencontres internationales du documentaire De vrais bijoux ODILE TREMBLAY Les 8" Rencontres internationales du documentaire ont débuté hier et roulent jusqu’au 20 novembre.Le Devoir a vu quelques filins et vous invite à glaner ailleurs aussi.Un des grands défis du documentaire réside dans la forme.Plusieurs d’entre eux puisent une force dans leur propos mais ne valent pas grand-chose sur le plan cinématographique.De plus en plus toutefois, un effort est apporté à la facture et certains de ces films sont de vrais bijoux.The Three Rooms of Melancholia du Finlandais Pirjo Honkalaso est de ceux-là.In beauté de ses images, la poésie de son ton rappellent certaines œuvres du grand cinéaste russe Alexandre Sokourov.Avec une grande économie de mots, construit comme un triptyque, ce film aborde les ravages de la guerre en Tchétchénie sur les enfants de ces confbts, orphelins, futures chairs à canons, nés des combats et de l’alcoolisme de leurs parents.Entre images en noir et blanc de destruction et profils colorés de ces victimes captées comme des icônes, entre les brouillards et le son du violoncelle, ce film livre une complainte lancinante, magnifique, bouleversante, inoubliable.Autre beau film qui interroge cette fois la mort, le deuil, l’intuition: Les Carnets de Claire du Français Serge Lalou.Le cinéaste aborde le décès accidentel de sa compagne et le gouffre laissé par son départ II remonte aussi le parcours de cette femme exception- nelle, qui a laissé derrière elle des carnets prémonitoires de sa mort d’une grande poésie.In comédienne Dominique Blanc en lit des extraits alors que défilent des paysages beaux et mystérieux à l’écran, les commentaires sur le deuil sont d’une profondeur et d'une charge très grandes.la Montréalaise Anaïs Barbeau-Iavalette, comme sa mère Manon Barbeau, plonge dans la misère humaine avec le documentaire engagé, ixmr l’atlirer vers le haut.Avec Si j'avais un chapeau, elle trimballe un couvre-chef aux quatre coins du monde, invitant les enfants à en faire un objet de rêve qui prête vie à des scénarios et des films.Dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal, mais aussi en Inde, en Palestine, en Tanzanie, les histoires inventées soulèvent les drames et les hantises des enfants en souffrance.En Inde, où les femmes sont si opprimées, et en Palestine, peuplée d’enfants en guerre d'intifada, les mini-films révèlent tout particulièrement la folie des adultes et ses conséquences sur les jeunes victimes qui en font les frais.Méchant trip d’Ilian Saragosti est un troublant documentaire sur la jeunesse québécoise en itinérance.De Montréal a Vancouver, des jeunes sans-abri tentent la conquête de l’Ouest Drogue, révolte, douleur et suicide seront au rendez-vous.Le film n’est pas toujours abouti et traine parfois en longueur, mais les témoignages des travailleurs de rue, la détresse de ces adolescents en suspens, sont vraiment poignants.Le Devoir UN TRIOMPHE! ?t Il lOUWNAI t>( MONT Ht At ?V.COMPtmiOK OflKKUI fESTIVW 01 lOCAINO 2005 - GAGNANT g PRIX OU MFIILEUR OIM CANADIEN % FESTIVAL DUCINtMA FRANCONPHONE DE MONCTON # tfOPARD P Ofl \ 3 MEILLEUR INTERPRET! MASCULIN 11 PATRICK DROLET ( PRIX DU JURY DES JEUNES ENVIRONNE Ml NT ET QUAüTt DE VIE ^ PRIX OECUMÉNIQUI jjj LUSL GUIL6AUU CINÉMA DU PARC ?SON DIGITAL CiNau «MC -1 ri Ile porum 22 ?! I A VOIR PU SIHl RS l-OIS ! « EMPREINT P I NE R EM A ROI ABLE PERTINENCE.mielque 50 ans plus tard.PAV II) STRATUMRN.IMPOSANTE PERFORMANCE.- -MitM IMm SUir «egaESi.Dovècl VlTnirti Gcorçie Gloorocy H y a un moyen de changer fe monde La telévtsion.Réalisé par George Clooney GOOD NIGHT AND GOOD LUCK It r.SENTI.MENl EAU IC'.IIE ! -UN FILM DE MICHKA SAAL- AVEC JAN J0NS0N / CHANSONS 0E BOS DYLAN UUi^ m rvr 1-*» •fW MW < > w w w.onf ¦o»Xprt»onnl«r t>»oko tt À L’AFFICHE DU 11 AU 17 NOVEMBRE PATRICK DROIT! BP'F PD (MO WD fN-RNADf-T Th PAYEUR I iNenvai ne U; inmtmm'wixsr; 1 as sg if m® n mm: r waasr L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, UE CjijfüL D€ VOS SODÉES s., J GrsMt (tant Lt Dwoir du mrmé Iæ Devoir I LE DEVOIR.LE VENDREDI 11 NOVEMBRE 2 0 0 5 B 4 \'l) CULTURE* CINÉMA C.R.A.Z.Y.en compétition à Marakech ODILE TREMBLAY C* est aujourd’hui que s’ouvre la cinquième édition du Festival de Marrakech.Jusqu’au 19 novembre, 124 films seront projetés dans la belle ville marocaine, aux pieds de l’Atlas.C.R.A.Z.Y, de Jean-Marc Vallée, concourt avec 15 autres films, dont plusieurs sont des premières œuvres.Ce rendez-vous, avec un fort volet maghrébin, se veut de plus en plus un festival qui projette des œuvres en provenance des quatre coins du monde.De fait, la République tchèque, l’Allerpagne, la Finlande, la Chine, les Etats-Unis sont représentés, et même des pays qui produisent peu comme l'Estonie et ITle Maurice.C’est Mrs.Henderson Presents, du Britannique Stephen Frears, qui assurera l'ouverture.Ce soir, un hommage sera réservé au célèbre cinéaste américain Martin Scorsese, en présence du comédien Leonardo DiCaprio, un de ses acteurs fétiche.Le cinéaste iranien Abbas Kiarostami, autre géant du cinéma, se verra également honoré à Marrakech, avec une rétrospective complète de ses films.Le rendez-vous de la ville ocre se clôturera avec Tedici a Ta-vola de l’Italien Enrico Oldoini.Le Devoir Le BAM au service de la musique indépendante BERNARD LAMARCHE Les amateurs de musique émergente seront actifs ce dimanche matin.Le Café Campus reçoit la deuxième présentation du BAM, le Bazar alternatif de Montréal.Tous les curieux sont invités à cette manifestation d’une journée qui a remplacé la défunte FOIN, la Foire des indépendants, autrefois organisée par la SOPREF.Le BAM, cette année encore, touche à toute la chaîne de production de la musique alternative.L’événement ne dure qu’une journée.Dès llh dimanche, le BAM représentera l’industrie musicale indépendante en intégrant tous les styles, du rock à l’électronique, et tous les types d’intervenants, de la Guilde des musiciens aux radios numériques.Selon le directeur du BAM, Hugo Cloutier, ce salon, «se distingue de la FOIN en ce qu’il n’est pas uniquement un salon du disque.On va chercher évidemment les labels, mais on voit plus large».L’espace d’exposition n’est pas très grand, mais seront présents les magazines, les radios étudiantes et même la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN).«On cherche à faire le tour des acteurs qui touchent de près ou de loin tous ceux qui vont sortir un album en auto-production ou une petite compagnie de disque qui débute.On veut valoriser les outils qui touchent à la promotion de la musique.» La journée sera pimentée de showcases, «parce que les spectacles sont importants pour la scène émergente.Les spectacles rapportent un peu plus rapidement que la vente de disques et sont donc un moteur de premier plan pour faire connaître les groupes».Sur scène se succéderont Masse-Poésie, Atach Tatuq, Lucky Lex & The Adventure, Liva, Surcharge, Olivier Brousseau et les Chaikebo, Gogo Jungle et Jet Roulette.Les 500 premiers amateurs à passer les portes du BAM recevront un sac contenant un disque compilation de formations parmi les plus solides de la scène locale.Preuve que le BAM a réussi à s’attirer des alliés, c’est Bandeapartfm qui finance le sac promotionnel.Le bazar offre aussi une prise de contact à toutes les réalités de la musique alternative, même la réalité des MP3, contre laquelle plusieurs pestent «Le disque est encore là, soutient Cloutier.Les spectacles viennent avec, les MP3 aussi.On va parler du format électronique, notamment grâce à la présence de Bluetracks.ca, un disquaire MP3 et Bandeapart.fm et son podcast.» L'initiative cherche à éviter que l’underground montréalais ne s’assoie sur son succès.«On a entendu, au printemps, le fameux commentaire des magazines américains qui ont parlé de Montréal comme de la prochaine Seattle.La ministre Beauchamp l’a repris récemment à la télévision.La scène va bien, mais on parle moins dés outils de promotion et de distribution.Tant mieux si la scène locale est propulsée à l’échelle de la planète, mais il y en a beaucoup dont ce n’est pas l’ambition.» Pour eux, le BAM continue de servir et s’offre au public gratuitement.Le Devoir LIBRAIRIE “13.IURETEUR RENCONTRES D’AUTEURS ?L’explorateur Bernard Voyer vient présenter son nouveau livre Aniu dans lequel il parta-| ge avec nous sa passion de toute une vie pour l’hiver, la neige et la glace.Le vendredi 11 novembre de 15 h 30 à 18 h Le journaliste Pierre Godin s’entretient avec vous autour du dernier tome de sa biographie de René Lévesque, le panorama le plus complet de la vie et de la carrière de cet homme politique.Le dimanche 13 novembre de 14 h à 16 h 25, RUE WEBSTER, SAINT-LAMBERT (QC) (450) 465-5597 FURETEUR@LIBRAIRIEFURETEUR.QC.CA Coup de cœur francophone Gueule de nuit Depuis trois ans, l’acteur Richard Bohringer promène un spectacle qui porte le même titre que son premier roman: C’est beau une ville la nuit.Un spectacle composé de diverses musiques et d’extraits du roman.Dans le cadre du Coup de cœur francophone, Bohringer le donnera dimanche soir prochain au Lion d’Or, en compagnie du groupe Aven- - AA ¦ ¦ turcs, formé de six musiciens.SOLANGE LÉVESQUE Au cinéma, il a incarné les tendres et les durs dans plus de 70 films auxquels s’ajoutent une vingtaine de téléfilms, dont deux en tant que réalisateur.Déjà joué 350 fois en France, en Afrique, en Belgique et en Suisse, C’est beau une ville la nuit propose une sorte de voyage poétique dans lequel Richard Bohringer raconte des bribes de sa vie en demeurant, cette fois, dans la peau de son propre personnage.La presse française en a parlé comme à'«un spectacle où les mots et les notes ne font qu’un, tout comme les sept artikes du groupe», «un carrefour de sensibilités qui entraine les spectateurs dans un voyage pluriel au travers de cette rencontre magique».Ce spectacle permet à la star du cinéma français de retrouver le jazz, objet de ses premières amours.Adolescent, Bohringer fréquentait les caves de Saint-Ger-main-des-Prés aux belles heures de Charlie Parker, John Coltrane, Miles Davis et consorts.Un voyage dans le jazz, donc, dims le soûl, avec quelques dérives aine accents rimbaldiens, mais également dims la musique latine et africaine.Car Richard Bohringer adore l’Afrique, qui l’a adopté elle aussi puisqu’il a la nationalité sénégalaise.Rejoint à son domicile de Paris, celui que les critiques français ont qualifié de «griot blanc» parle ainsi de son spectacle: «C’est un objet bizarre, qui marche.Un objet musical de rébellion et d'attachement à mes racines.Un concert en groupe qui ressemble à une espèce de conte musical.On a réinventé une forme qui raconte la vie des gens, c’est tout simple, et on le fait avec la vie dans le cœur, comme des voyageurs de l’âme qui aiment bien les autres, explique-t-il.Je pense qu’on y trouve de la lucidité et un grand amour de la vie.Je l'aime follement, la vie, et j’aime beaucoup les gens aussi.» Richard Bohringer se considère comme faisant partie des «gens de cœur ordinaires».L’amour des autres, selon son expérience, est un art difficile à pratiquer quand on considère l’état de la société.«C’est plutôt indisposant de constater les disparités entre ceux qui habitent au dernier étage par rapport à ceux qui vivent au sous-sol.» Il a l’impression que les «vertus fondamentales» ont été abandonnées.Les gestes de révolte qui soulèvent les banlieues de Paris et Richard Bohringer d’autres villes françaises le bouleversent, manifestement.«Tout le monde tient de grands discours en France.Moi, à 64 ans, je suis âpre et définitif: je suis pour que les gens qui ont du cœur partagent.Il y a beaucoup d’inquiétudes actuellement en France, et pour cause.On a supprimé plein de choses dans les banlieues, des centres d’accueil, la police de proximité, des centres consacrés à la culture.Il y a des contradictions chez les politiciens, explique-t-il.Devant le spectacle sanguinolent de la planète, difficile de dire à des jeunes gens: “Vous êtes de la racaille”.Sept millions de Français vivent sous le seuil de la misère, 15 millions vivent avec 1000 euros par mois.Ils sont forcément interdits des grandes villes.Cela veut dire 22 millions de gens qui tentent de survivre.On a fait des ghet- VAI.ERY HACHE AGENCE FRANCE-PRESSIT tos, un jour, il faut bien que cela éclate! Il y a trop de frustrations.» Tous ces thèmes se retrouvent dans le spectacle qui, selon lui, prend position à travers les textes.«Ce qu’il y a de bien, c’est que le pouvoir de l'émotion subsiste toujours dans l’être humain.U faut le réveiller.Dès qu’on nourrit l’émotion, elle fleurit.» ¦ Dimanche, au Lion d’Or, des images seront tournées pour Je film «road-movie» que réalise Richard Bohringer et qui portera le même titre que le spectacle.Richard Bohringer a écrit deux autres romans: Le Bord intime des rivières et L’Ultime conviction du désir.¦ C’est beau une ville la nuit, au Lion d’Or, ce dimanche 13 novembre à 20h30.Renseignements et réservation: (514) 844-2172; www.coupdecoeur.qc.ca.Collaboratrice du Devoir A L A T E L E VIS10 N CANAUX 1BHOO TTF RDS HISTOWIA ARTV SÉRIES"»" CANAL T C.SAVOIR ÉVASION TEO C B C IT TV (Mon! > QBL TVO ABC CBS NBC FOX PBS CTV (Corn.) AAÉ BRAVO DISCOVERY HISTORY NEWS WORLD SHOWCASl LEARNING LIFE T5N union a force e TVA 1 8 heures Macar onl tout garni Gr Journal iti' 30)______ 1 eirijournal ('it’lr (1 bh) La Petite Vie Le Coi ole Banzai! Capital.Jrnl t R2 .les abus du pouvoir r .ménage Top5.Succès .(17:30) Spies Sports 30 Manger Topb .Amoureux Galaxie.Sour Ire.Spoits 30 i )aatlns Notait e de mode j famille! Demain a la une Au delà du i èel des hommes intègres Reiselust Je v is t.t \ u' Canada Now CIV News , I , VJ 1 La Ruée .{ affaires! News National Finger Tips Twins Frasier ABC News News News vt • ao\J NBC News Simpsons | That Os 1 ire Newsfiour BBC News | Business CTV News OK Contulontlal Street l égal How It’s Made Ten Days of (i/voo) BBC News j CBC News Doc .Homecoming os ooi 1 he Mom Show Off the ! Spor tscent fVÜ-GI-Ôh 1 D I C E CANAUX 1 enoo Au-delà Infoman du Réal J E./ Que faire quand on se fait remorquer?Une | Il va y avoir du sport pilule.[Benoit l a Porte des étoiles Janette / Patrice L’Écuyer___________ l i's Anges de la r ônovation________ / Audrey La Part.L a Monda CL__ Auger enquête Zone libre documentaires / Opération retour_____ Juste pour rire / Les Meilleurs Moments ¦ ¦ • Tapas Cinéma / LE RÉVEIL DU VOLCAN (6)' avec Dan Corteso, Cynthia Gibb ONU ti avail leu i s de jl e TélôioumalT e Point Le Téléjournal/Le Point Le TVA 22 heures Au-dessus de la mêlée Le Cercle Belle et Bum / Nanette Workman, Luc Picard.Harry Manx.Paule Magnan_ Le Grand Journal Thalnssa Djakarta le peuple du port Décore.Nu Musik Choix com Chat mod 6 TE EN Métamor Box Office d.__ IQuoi d neuf l a l igue Mèr e s Espions Vive les mariés! t d Les Stupéfiants j A rte reporta g e 1 Le Monde I Journal l es Nouveaux Détectives [Les Mariées d Hollywood Des gens filles Richesse Un tueur si pioche C est pourtant vrai Décompte Musicographie Kiss Los Frères Scott Summetland la vie après Simpson [Futurama Simpson [star Hockey l NAM fhetfoid Mines Québec Jason et les Argonautes Manon.Preuves à l’appui Décore.Britney.L Académie Smallville South Park Vie rurale Orgueil et Préjugés (1 8) Les E xper ts Mutant X Le Québec A I heure des choix Enfants Les Grands Aventuriers Vraie histoire évasion The Red Access H ET Canada Coronation «Talk Daily ET.Remembr ance Ft lends News Jeopar dy Simpsons BBC News Will.Grace E.T.~~ Wheel Seinfeld Ver mont T lie Newshoui ©Talk Daily ^Jeopardy American Justice Videos | Bravo! Fact Planet Speed JAG CBC News |Au courant i exx What not to Wear Ext r a .Ftockey Cyber tr on [ Fabuleuses JAG Moi et Amy Alias Mar guer ite-Bour geoys voyage | Hôtels Tendance A la mémoire dir passé Air Farce [ This Hour Ghost Whisperer Malcolm in the Middle Studio 2__ Super nanny G host Whisperer Dateline NBC Ret me Mac Week Roadside Malcolm Now Mountain Ghost Whisperer Biography The Bee Gees ] Chemins Grande Ourse Ciné ma / TROIS BÉBÉS SUR LES BRAS (4) Cinéma / LES FRAI-SES SAUVAGES (1 ) La Villa des plaisirs Le Téléjournal/Le Point Écr Cinéma / IL FAUT.Jrnl [ P J police judiciaire Sexe Réalité Interventions miracles Fou raide! ] Roule .Les Acoustiques Gilmore Girls Star Wars I Star,.Sports 30 j La Ligue.Expéditions Cinéma Danse plus .du rock South Park K O Cinéma / LA FILLE DE D ARTÀGNAN (4) avec Sophie Marceau [ Cinéma / .M.HULOT Elles Doc Dead Zone temps des stars Mater nelle L’Heure de vérité Médium | Largo Frontières Destination Monde Cinéma / SCÈNES DE LA VIE CONJUGALE (2) avec Liv UÏÏman Just for Laughs Close U' Mou le Without a TTace______ Heartbeat ___________ Hope.JPi operties Close to Home Three Wislii"; Killer Instinct______ Exchange [Guns, Now_______j Tartan T V Close to ltome T he National Law S* Order: Numb3rs Cinéma / BÉYONO.Numb3rs Law & Order Cl What I Like Germs & Steel Movies | Remem i or etisic ! actor Bloody Italy Remembrance Dav Da Vinci’s Inquest That Yin Yang Thing So Chic Maple Leafs Sabres Snowtrails La Diversité culturelle_______________ F^ose UReiseiust La vraie histoire.(23:40) National CTV News News Studio 2~ Sex.Cinéma (23 ue.) City News Rights PC World s Law & Order Cl Paul McCartney In Cinéma / TEAMSTER BOSS: THE JACKIE Disaster Detectives Greatest Mysteries l tie Secret Liberator s The National Bliss | Kink _ _ _ What not to Wear f ashion Opening [ Hollywood Match Hockey One Piece ]Zatch Bell [Dragon ELYlFTlnu Yasha | Naruto Over there the fifth estate____ Webdreams | sin CitiesT Ballroom Booteamp Wardrobe CTV News CSi______ Sports____E.T.(oo 06) Heartbeat Nightline Pub Late Show with (23 35) CTV News Business .BBC News CTV News American Justice Law à» Order______ Daily Planet / Speed JAG The Tonight Show (23:36) Twins____J Se x.Charlie Rose City [ Seed HE ?I Remembrance Day [ .(23:34) ___ That Yin Vang Thing The Call [ So Chic [Fashion.Spo rt scent re IHack/Sign TReboot 1 Beasties CSI Biography Sex City Bloody.Bus.(OO 04) PGA Golf Classification des films: (1) Chef-d’oeuvre — l2> Excellent — (3> Très bon i t \ ,., r \ r>__________iu- LAGENDA - L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES -f Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR t OTO QUÉBEC Ce soir 21 h À la di Stasio V Des tapas avec Yves Desgagnes.19 h Une pilule, une petite granule Leffet placebo et son pouvoir de guérison Animation ; Dr Georges Levesque telequebec.tv t \ Télé-Québec LE DEVOIR.LE VENDRE 1 N O V E M R R E 2 O O B .") Festival du monde arabe Les sœurs Tomb : femmes au cœur de Tart libanais YVES BERNARD La scène se passait l'an dernier à la Cinquième Salle: Zad Moultaka, compositeur pianiste libanais installé à Paris, livrait Zara-ni, une création révolutionnaire qui remet en question les fondements de la musique classique en faisant vivre ensemble l'Est et l’Ouest sans pourtant les fusionner.Tout au long de la soirée, une voix pure, céleste, dénuée de larmoiement, s’élevait délicatement sans faire de vagues.Cette voix, qui s’est fait connaître a capella avec les éclectiques King Singers ou, dans un contexte de musique ancienne plurielle, avec l’Ensemble Sarband, s'impose pour la première fois ici à travers une création libanaise.^ Cette voix est celle de Fadia Tomb-Elhage, polyvalente interprète, adepte des mélanges transculturels, qui nous revient cette année dans le cadre du Festival du monde arabe.«Le Liban est le pays oriental le plus ouvert à la culture occidentale et cela fait partie de notre éducation dès la tendre enfance.On ne peut ÿi être tenu responsable», dit-elle.L’artiste est née dans une famille qui est l’illustration même de cette ouverture culturelle: «Avec mes deux sœurs qui sont également chanteuses, nous avons débuté à l’église en interprétant des répertoires sacrés de musique byzantine et syriaque, deux genres artistiques de confessions différentes.» Très tôt, avant l’âge adulte, les trois frangines, Aida, Amal et Fadia Tomb, auront rendez-vous avec l'histoire: «Nous nous sommes intégrées à l'ensemble des Frères Rahbani, les grands rénovateurs de notre musique, longtemps associés à Fairouz, plus importante diva du monde arabe des temps modernes.Lorsque la grande dame a rompu son association artistique avec les célèbres compositeurs, nous l’avons remplacée, devenant les solistes de l’orchestre.» SOURCE FESTIVAL DU MONDE ARABE Après avoir parcouru des trajectoires différentes, les trois sœurs Tomb se sont retrouvées il y a quelques années, pour se consacrer à un répertoire traditionnel du début du siècle dernier.Un visage nouveau Les Rahbani, créateurs autodidactes et inclassables, ont apporté, depuis les 50 dernières années, un visage nouveau à la mu- sique méditerranéenne arabe, aux dires de Fadia Tomb-Elhage, intégrant valses et tangos, transformant l'harmonie pour grands orchestres, questionnant les fon- dements classiques, folkloriques et populaires, mais en respectant toujours les traditions.Apre:- avoir parcouru des trajectoires différentes, les trois sœurs se sont finalement retrouvées il y a quelques années, pour se consacrer à un repertoire traditionnel du début du siècle dernier et, par le fait même, harmoniser des pièces sans quarts de tons pour soprano, mezzo-soprano et alto.«Aida est celle qui a travaille le plus longtemps avec les Rahbani.interprétant tous les premiers rôles pour eux.Amal s’est donnée plus que nous au chant sacre, alors que.de mon côte, je me suis spécialisée en musique classique en Allemagne», relate Fadia.Le 13 novembre, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, les trois femmes interpréteront un répertoire principalement composé de titres rendus célèbres par Fairouz.Elles seront accompagnées de leur frère Samir au piano et d'un orchestre composé de musiciens libanais et québé- cois sous la direction de Katia Makdissi-W'arren.l.i première partie sera assurée par Rima Khcheich.Elle interprète Fairouz, Asmahan et Oum Kal-soiun, colebrissime diva égyptienne décédée en pleine gloire en 1975.C’est la Oum Kalsoum des débuts et non celle des grands orchestres dys années 70 qui sera à l'honneur.A ce moment, durant les années 30.la musique s»' pratiquait avec beaucoup plus do dénuement, laissant toute la place à l’expression île la voix, explique Makdissi-Warren qui a choisi pour l'occasion des musiciens qui ix-uvent s'adapter à la musique écrite des sœurs l’omb aussi bien qu’à celle, largement improvisée, de Khcheich, U' souffleur montréalais Michel Du beau, de même qu'un quintette à cordes et le joueur de cithare ka-noun de Shadi Jamil seront de la partie.Avec quatre dos voix les plus raffinées du pays des cèdres.Collaborateur du Devoir VITRINE D 11 DISQUE SYLVAIN DUMAIS Les membres de La Cage de bruits La Cage de bruits pour ouvrir l’esprit BERNARD LAMARCHE La Cage de bruits est une formation réellement atypique.Groupe d’allégeance hardcore, Ut Cage n’est pas de stricte obédience.Pouvoir, le dernier projet sur disque de la formation de la chanteuse et multi-instrumentiste Danielle Richard, toujours portée vers l’exploration musicale, plongeait encore davantage dans les voies de l'expérimentation.Le disque est sorti en juin dernier, mais La Cage de bruits se faisait silencieuse depuis.Inrs des prochaines semaines, elle se fera voir davantage.La Cage de Bruits a cette faculté de mêler les genres.Jazz, musiques du monde et métal se retrouvent dans cet univers sonore qui rallie autant les «métaleux» que des amateurs portés par le goût d'aventures sonores.Dans le passé, la formation a proposé des concerts éclectiques, où se mêlaient danse contemporaine, ambiances tribales et un propos acéré socialement Ces biens nommés «Carrefours des antipodes» ont mené le groupe a assumer encore plus son appétit de découvertes._ Danielle Richard est toujours la voix élastique de la formation.Son registre est fascinant, elle qui est capable d'envolées jazz, d'épouser les sonorités des chants bulgares ou encore de pousser de sidérants cris gutturaux.Elle explique que les changements au sein des membres du groupe ont animé la pulsion déjà forte de celui-ci pour une réelle création: «Nous avons aujourd’hui deux batteurs, qui sont aussi percussionnistes et qui ont une vision assez éclatée».L'un deux.Steve Dumas, joue avec des compositeurs de musique actuelle.Lui et Michel Couture complètent le groupe avec le guitariste P&trick Dostie, qui tient le fort de-pois les débuts de la formation.Les Carrefours des antipodes «étaient des laboratoires sonores, où on /disait des expériences chimiques, c’est-à-dire la chimie entre nous et avec le public.On voulait explorer les possibilités de notre musicalité.On a fait des études en jazz, en musique actuelle, en classique; on a tous nos diplômes.On a voulu ouvrir pour trouver notre nouveau centre avec ces nouveaux musiciens.» Ainsi, le groupe force les amateurs de métal purs et durs à sortir des catégories habituelles du genre.«Il faut faire confiance aux gens pour qu’ils s’ouvrent à d’autres horizons», dit Danielle Richard.Par exemple, Otage et Le Temple se sont retrouvées sur l'album à l’insistance de Vincent Peake (ex-Groovy Aardvark), qui a réalisé le disque, et des autres membres de la formation qui ont assumé le fait que Danielle Richard se permette «de renouer avec sa féminité» et de dévoiler une voix musicale comme jamais dans l’histoire du groupe.Cette voix, Richard la met au service de textes engagés mais non politiques.En comparaison, le précédent disque de la formation.Exutoire, était phis engagé au sens premier du terme.«C'est une vision de société.Il faut se demander ce qu’on fait socialement, jusqu’où on participe, au lieu de chialer.» Fait étonnant, les liens sur le site Web de La Cage de bruits mènent vers des journaux comme Le Monde diplomatique.«On n à pas une vision globale des choses, ni une vision extérieure.C’est une autre suggestion à l’ouverture», commente Richard.La Cage de bruits joue demain a l'Hémisphère gauche, le 24 novembre au Café Chaos (un concert-bénéfice pour le comité des sans-emploi) et le 17 décembre a la Place a côté, pour un concert de NoëL Le Devoir CHANSON C L A S S I Q U E MICHEL Mathieu Eioogaerts Tôt ou tard/Warner Pas de fla-fla, pas d’apparat, que le visage de Mathieu Boo-gaerts sur la pochette sombre.Et le regard fuyant, comme s’il était inquiet de raconter ses histoires.Plus que sur son dernier album, 2000, il baisse le ton, il chuchote à la Keren Ann.Ses textes sont empreints d'une lassitude, d’une tristesse, voire d’une détresse.«À cheval dans les flots / Je divague sans vaisseau / Tu me largues, moi je prends Teau» (Ami du bateau).Y’a une femme là-dessous, ou plutôt il n’y en a plus.Boogaerts fait montre avec Michel — son prénom préféré, dit-il — d’une plume habile, jouant avec les mots, leur rythme, les répétant souvent.«Le grand air / Il n’y pourrait rien y changer / Il ne pourrait rien apporter / Il ne pourrait rien balayer» (Pardonne).Exception faite de la présence épisodique de quelques copains (dont Albin de la Simone au piano), Boogaerts a tout fait seul: les guitares, les percussions.C’est minimaliste: quelques accords arpégés, quelques coups de cymbale ou de tambourine.Et pas trop vite, la peine prend toujours son temps.Philippe Papineau CHANS O N DAMIEN ROBITAILLE Damien Robitaille BandeaparUm / Francouvertes / Local Damien Robitaille, c’est ce j Franco-Ontarien a tête d’Oralien, j gradué de l’Ecole nationale de la ] chanson, finaliste à Granby et i vainqueur aussi étonnant que réjouissant des dernières Francou-! vertes.L’une des récompenses était ce mini-disque de six titres | avec portion interactive, enregis-j tré avec le concours de l’équipe de i Bandeapartfm.Ce n’est donc pas a proprement parler le premier disque officiel de Damien Robitaille.a paraître un de ces jours chez Audiogram.On y trouve quand même l’essentiel de ce i qu’on aime chez ce singulier gar-| çon aussi attachant qu’insaisis-' sable: ce mélange de naturel étrange et d’étrangeté cultivée, cette perception très décalée de la réalité, et ces petits airs plaqués au piano en ragtime ou en bastringue qui n’ont l’air de rien mais qui vous agrippent comme la bestiole A'Alien.C'est fait sans trop de moyens, mais avec des gens de I qualité Oean-François Lemieux, Simon Godin, Alexis Martin), et a la fin, on se dit que c'est probable-I ment la meilleure façon de faire connaissance avec le zig.Pendant qu’il est encore à l’état brut S.C.TIPPETT TIPPETT Les Quatre Symphonies.Faye Robinson (soprano).Orchestre symphonique de Bournemouth, Richard Hiekox.Chandos 3 CD CHAN 10330X (distr.SRI) Que reste-t-il de Michael Tippett (1905-1998)?A Child of our Time, évidemment, cet oratorio sur les affres de la guerre qui ouvrit la voie au War Requiem de Britten, les opéras King Priam et Ihe Midsummer Marriage.le Concerto pour orchestre, les cinq Quatuors.Le corpus symphonique (1945-1977) est moins souvent évoqué et pourtant très susceptible d’amener les auditeurs à ce compositeur qui su digérer les leçons de l’héritage musical en les intégrant à un langage de son temps.Son sens aigu de la forme et de la continuité, dans le cadre d’une dialectique implacable, en fait un symphoniste s’inscrivant dans la lignée de Carl Nielsen ou du dernier Sibelius.Le langage âpre mais aussi raffiné, la réflexion profonde et pertinente sur la place de la musique symphonique dans l’après-guerre, trouvent leur quintessence dans la 3' Symphonie.Pour être franc, je donnerais toutes mes intégrales Elgar contre ce coffret-là, dans des interprétations certes moins acérées que celles de Colin Davis et Georg Solti (Decca), mais disponible au catalogue, lui.Christophe Huss N S T R U IM E N T A U J SI ON VOULAIT DANSER SUR MA MUSIQUE.Gilles Vigneault CiSl Musique A Vigneault ce qui revient à Vi-gneault! La musique trad, c'est pas seulement les Perdu l’nord.Volée d'eastors, Batinses et compagnie.Les reels, c'est aussi bon pour le grand renard blanc de la chanson québécoise, et ce l’est depuis son premier disque (en 1962!) qui incluait La Danse a St-Dilon et Tarn di de lam.En voici 15 tout neufs, plus une valse poyr reprendre son souffle, tous instrumentaux sauf le morceau d'introduction (Le Reel du chemin Quatre) et un set callé (Le Reel du lendemain).Pas géné, Vigneault a improvisé des mélodies et les musiciens ont transposé, composant un disque a la fois irrésistiblement dansant et d’un grand raffinement Car ce futé de Vigneault, en plus du complice Bruno Fecteau au piano, a réquisitionné les meilleurs instrumentistes du genre, dont quelques Charbonniers de l’enfer et l'excellent Jocelyn Guilmette au violon.Résultat les reels sont non seulement experte ment joués mais infiniment variés dans les structures et les motifs mélodiques.C'était le défi, et il est relevé avec panache: on ne s’ennuie jamais.Domino, tout l’monde a chaud! .S.C.R O C K LES TREMBLEMENTS S’IMMOBILISENT Ikarkwa] Audiogram C’était à Cégeps en spectacle et aux Francouvertes un groupe prometteur, c'est maintenant un groupe accompli.Si le premier Ikarkwa] était trop disjxTsè pour qu’on s'y retrouve, ce deuxième disque porte la marque puissamment assumée d'un style, d’une manière de faire, et tout pousse égal dans cette direction: récriture (sombre et remarquable dans Les Vapeurs), la composition (brillamment sophistiquée dans Vertige), les arrangements (plus qu’efficaces dans M'empêcher de sortir), la voix de Louis-Jean Cormier (bouleversante dans Vrai), mais aussi l’humour assez macabre de l’acolyte Julien Sagot dans Red Light, pièce en partie récitée par Brigitte Fontaine, égérie française de la chanson disjonc-tée.Manière de fibre?Mon copain Daniel dit que c’est le prolongement du rock québécois progressif des années 70.Je suis très d’accord.C'est comme du Octobre, mais traversé par les Colocs, Fred Fortin et toute la pop britannique intelligente des dernières années.Ce qui nous ramène à Octobre, né de la fesse gauche des Beatles.Belle boucle bouclée.Sylvain Cormier S O U I BELIEVE TO MY SOUL Artistes divers Rhino / Hear Music lx* musicien Joe Henry constate: les vedettes afro-américaines d’aujourd’hui ont perdu jusqu'à la notion de ce qu’est une musique qui a de l’âme.Les productions sont si sophistiquées que plus rien de naturel ne filtre.Les Beyoncé, Kanye West et consorts vendent des millions de disques sans âme a des millions de gens qui ne peuvent pas faire la différence entre en avoir ou pas, faute de point de comparaison.Puissent quelques-uns mettre la main sur ce disque exemplaire.Henry, passant a l’acte, y a rassemblé quelques artistes soul de stature considérable, leur fournissant les conditions de travail qui régnaient chez Stax ou Muscle Shoals, légendaires» studios des années 60 et 70.A savoir: un groupe maison d’aguerris qui jouent en même temps que les chanteurs chantent, et pas de temps pour fignoler.En sept jours, les Mavis Staples, Billy Preston, Irma Thomas, Ann Peebles et Allen Toussaint ont ainsi gravé 13 titres qui exsudent le soul par toutes les pores.Gospel, funk, blues, ça sort comme c’est senti, et ça fait du bien par ou ça rentre.Sacrée leçon S.C.PALMARES CD ARCH AM BAULT 31 Résultats des ventes Du 1 au 7 novembre 7005 CD FRANCOPHONE STAR ACADÉMIE 200S Artisles variés PIERRE LAPOINTE Pierre Lapointe LE TEMPS D'UNE CHANSON.Artistes variés MARC DÉRY A la figure CÉLINE DION On ne change pas DOBACARACOL Soley CHL0É SAINTE-MARIE Parle-moi LES COWBOYS FRINGANTS I a Grand-Messe NATHALIE CHOQUETTE | Aelerna romantica EVA A Marlène CD ANGLOPHONE JAMES BLUNT Bach lo Bedlam DIANA KRALL | Christmas Songs DENNIS DEYOUNG Symphonic Music 01 Styx DEPECHE MODE Playing Ihe Angel CRAZY FROG Presents Crazy Hits SUSIE ARIOLI Learn To Smile Again JACK JOHNSON in Between Dreams CHAMPION Chlll'Em All ROD STEWART Great American Songbook Vol.lV BLACK EYED PEAS Monkey Business TELECHARGEMENT ZlK.ca EvangEline Annie (Star Académie) TU M'AIMES TU ?Marc André (Star Académie) HUNG UP Madonna YOU’RE BEAUTIFUL James Blunt LA VIE ME TUE Nathalie Slmard L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DE VOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi it: Devoir LE DEVOIR, LE VENDREDI II NOVEMBRE 2005 B 6 Les vins de la semaine Note de 0 à9 : olfactive-gustative - ensemble du jugement personnel.Échelle de notation 0 défectueux - vide 1 très inférieur - médiocre 2 commun - passable 3 convenable - moyen 4 agréable - bon 5 supérieur - très bon 6 très supérieur - rare 7 excellent - très rare 8 parfait - unique 9 absolu - achevé R produit régulier SP produit de spécialité SI boutique Signature W E E K - E \ D ?CURIEUX, PARFUMÉ, NET Element Classic 2005 Blanc, Australie, Sandalford N“ 10340842, 17,40 S, SP Agréable, bizarre, incertain mais bon.Il y a du bois de santal, des odeurs exotiques et d’asperge, avec la signature des «Kiwis» et non pas celle des «Aussies».C’est net, vif et doux, beau style en bouche, probablement fabriqué de toutes pièces.Je ne le connais pas.Mon nez peut me tromper mais voilà que je suis curieux d’en savoir plus.4-4-6 DOUX, FRAIS, MIELLEUX Muller Thurgau Fazio 2003 Blanc, Italie, Sicile I.G.T.N 928978, 22,10 S, SP Tout est mieUeux dans ce vin.Sa couleur jaune paille, au doré attrayant, annonce une belle évolution en bouche.Eh bien, il n’en est rien.Le vin est doucereux, floral, fruité, légèrement beurré et noisette, un peu minéral.Persistant avec une fraicheur omniprésente, il attend le plateau de fromages relevés.4-5-7.CABERNET, VRAI, MÉDOC Château Lousteauneuf 2002 Rouge, France, Bordeaux N 913368, 26,10$, SP Si vous aimez assez le cabernet pour en prendre un double, voici ce qu’il vous faut Un rouge intense avec des notes de cerise noire et la pure odeur de poivron cuit Un parfum simple, parfait Les tanins sont pleins, juste assez charnus, et la longueur est insuffisante pour les vrais amateurs de «cab’ français» qui redemandent une autre gorgée.7-6-6.Du bon vin, de grande maison CHAIR SPLENDIDE Gaia & Rey Gaja 2001 Blanc, Italie, Piémont N 10205106, 72,00 $, SP La trame, le cheminement et la qualité des sensations acides de ce vin sont tout à fait exceptionnels.Les alcools s’appliquent avec attention à chaque mouvement de la chair, apportant profondeur, volume et équilibre.Longueur remarquable et finale élégante.Un vin de garde aux parfums suaves.5-66.Jean-François Demers Les entreprises agricoles de grande taille nous font parfois craindre le pire.L’indus-trialisation, les clones, le manque de respect du terroir, les machines qui vont vite, les nombreux employés qui ne comprennent pas l’importance de chaque geste, de chaque décision.C’est d’autant plus vrai quand ces entreprises sont agroalimentaires ou viticoles, là où la technique, la chimie et la biologie sont doublées de l’art, de la patience et de la pérennité de l’agriculteur-vinificateur.La maison Allegrini, comme beaucoup d’importantes sociétés familiales italiennes ou même comme certains consortiums, arrive à s’organiser autour d’un cahier de charges performant, tant du côté quantitatif que du côté qualitatif.La grande différence avec l'Italie et certaines compagnies du Nouveau Monde réside dans le sol sur lequel ces maisons sont bâties.Et ce sol est le seul gage d’une pérennité immuable à travers une qualité durable.Cette qualité peut évoluer, se réorienter, mais la roche mère demeurera le meilleur guide pour le bon vin, Voici les principaux vins de la maison Allegrini.Elle nous propose une savoureuse expérience de rouge profond.¦ Palazzo della Torre Allegrini 2001 N' 907477,27,85 $ Les 26 hectares utilisés pour la production de ce Palazzo présentent un spectacle remarquable avec ces vignes conduites en haute pergola.Installées à flanc de coteau, les parcelles, avec ces murets de craie, dominent ce paysage enchanteur.L’assemblage de ce vin s’organise autour du Corvina et l’apport de 25 % de rondinella donne velours et corps.La petite touche de sangiovese agrémente le tout de son style épicé.Pour l’élaboration de cette cuvée, près du tiers de la vendange est partiellement déshydraté (ripasso) dans des cagettes installées dans un environnement parfàitement contrôlé.Ces larges entrepôts ultra-modernes permettent un parfait contrôle de l’humidité et de la température.Bien aérées, les grappes encore complètes conservent ainsi une pellicule saine où toutes les propriétés aromatiques sont emprisonnées, permettant la future explosion du fruit et, bien sûr, la magie des saveurs doucereuses.¦ Allegrini Valpolicella-Classico 2004 N" 560094,16,85$ Cette appellation vénitienne de Vapolicella-Classico a tellement connu de contrefaçons, de mauvais joueurs, de mauvaise presse et aussi de mauvais vins qu’il est encore difficile d’envoyer aux oubliettes cette époque pas si lointaine.En voici un qui s’installe au sommet de cette appellation et aussi très haut dans sa catégorie de prix.Il arbore un très beau nez fruité, moyennement in- tense mais saisissant par sa netteté.Il n’ta pas de bois, seulement le parfait bouquet de cerise, de framboise et d’épice.Sa bouche est franche, bien consistante et juste assez corsée et soutenue.La finale est bien droite et les arômes de bouche relancent encore un peu de plaisir.¦ La Grola Allegrini 2001 N" 858753, 30,25$ C’est ici que le brin de folie fait tant de bien au pa- lais.Les appellations apportent parfois un poids gênant dans l’atteinte de nouvelles saveurs, de nouveaux horizons gustatifs.La Grola, n'arborant que IGT (indificazione geografica tipica), lui permet l'apport de la syrah, qui ajoute toute la magie à ce beau canon de rouge.Il est jeune, solide, aromatique, consistant et très bien fàit VOIR PAGE B 7: VINS JEAN FRANÇOIS DEMERS 1 MOLLE*; ThurgA tp O c jfr Dmit d ES ANNONCES AVIS DE DECES 101 PROPMllfS À VENDRE £ .• LONGUEUIL Cottage détaché 3 c.c.s.s.fini avec foyer au gaz, cuisine en chêne, piscine creusée, beau grand terrain 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mercredi à hier.Elle affirme cependant « Quelles qu’eüe maintiendra sa pression et sa vigilance lors du long week-end du 11 novembre.que soient Après l’instauration de l’état d’urgence , .et la mise en oeuvre des premiers couvre- nos origines, feux, en vertu d’une loi de 1955 datant de la guerre d’Algérie, les violences urbaines nous ont donc connu un «reflux important» dans , .la nuit de mercredi à hier, selon la police.sommes tous Selon le ministère de l’Intérieur, il y a eu onf,.nK la nuit dernière 203 interpellations, contre 280 la veille, ce qui porte à 2033 le nombre (je |a de personnes arrêtées depuis le déclenchement des violences.Le directeur général République » de la police nationale, Michel Gaudin, a souligné que 6 à 8 % de ce total général, soit une centaine de personnes, est composé d’étrangers.Ces violences ont concerné 152 communes, au lieu de 196.I^es villes de Toulon, Ulle, Marseille, Roubaix et Strasbourg ont été les plus touchées.L’Ile-de-France a été moins affectée que les jours précédents.Très critiqué pour son manque apparent d’implication depuis le début de la crise, le président Chirac a assuré devant la presse qu’il avait pris «les mesures qui s’imposaient».Il a déclaré que le retour à l’ordre restait la priorité absolue, mais que cet objectif n’était pas encore atteint.Il faudra ensuite, selon lui, tirer «toutes les conséquences de cette crise et le faire avec beaucoup de courage et de lucidité».«Quelles que soient nos origines, nous sommes tous des enfants de la République», a déclaré M.Chirac, alors que les émeutes ont surtout touché des banlieues où vivent une forte proportion d’habitants d'origine immigrée.Signe d’apaisement, les préfets — qui représentent l’État dans les départements — ont usé avec parcimonie de la possibilité qui leur est désormais offerte de décréter des couvre-feux dans certaines agglomérations sensibles.Mais l'accalmie semblait encore fragile, à la merci d'un dérapage qui pourrait à nouveau embraser les banlieues du pays, d’autant que s’annonçait un long week-end de trois jours avec la célébration aujourd’hui de la fin de la Première Guerre mondiale.Alors que Paris a été jusqu’à présent largement épargnée par des émeutes qui se déroulaient parfois à quelques kilomètres de son centre historique, les responsables policiers de la capitale ont manifesté hier leur inquiétude: ils ont interdit aux stations-service de vendre de l’essence en bidon à Paris après l’arrestation de plusieurs personnes en possession d’engins incendiaires.la police a relevé l’existence d'appels circulant sur Internet et par SMS [messagerie texte] pour «provoquer des rassemblements dans Paris» et des «actums violentes» dans la capitale, haut lieu mondial du tourisme qui concentre tous les symboles du pouvoir en France.Agence France-Presse et Reuters Assassinat de Hariri Assad clame l’innocence de la Syrie Damas — Dans un discours combatif, le président syrien Bachar al-Assad a de nouveau clamé hier l’innocence de son pays dans l’assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri et s’en est vivement pris aux grandes puissances, notamment les États-Unis.M.Assad a dénoncé sur un ton virulent les pressions internationales exercées sur Damas depuis l'assassinat le 14 février a Beyrouth, de l’ex-premier ministre libanais Rafic Hariri, dans lequel de hauts responsables syriens de la sécurité sont mis en cause par la commis-sion d’enquête de l'ONU.«HJaut être réaliste, la Syrie est visée», a déclaré le chef de FEtal syrien dans un discours a U niversité de Damas «Les grandes puissances veulent régler leurs comptes avec la Syne», at-fl lancé.Le président français Jacques Chirac a menacé hier la Syrie de sanctions internationales si M.Assad continue d Ignorer la nécessité de coopérer avec les Nations unies dans l'enquête sur l'assassinat de Hariri.Si M.Assad «persiste à ne pas vouloir écouter ni vouloir comprendre, alors il faudra bien passer a un autre stade qui est celui des sanctums», a-t-il dit Bachar a indiqué que Detlev Mehlis, qui dirige la commission de l’ONU, a refusé la proposition syrienne de se rendre a Damas pour préparer un protocole d’accord juridique entre les deux parties.M.Mehlis a éga lement rejeté une demande syrienne proposant que l'interrogatoire de responsables syriens se déroule en territoire syrien mais sous la bannière de l’ONU, ou au siege de la I jgue arabe au Caire, a ajouté M.Assad.•Nous sommes quasi certains que la Syne est innocente.Im question est politisée.Im Syrie n’est pas impliquée» dans l'assassinat de Hariri, a répété M.Assad.Adoptée il y a dix jours, la résolution 1636 du Conseil de sécurité de l’ONU somme Damas de coopérer dans l’enquête internationale d’ici le 15 décembre, date de la fin du mandat de la commission Mehlis.Agence France-Presse E N H K E F L’élection de Sirleaf est presque assurée Monrovia — L'élection d’Ellen Johnson-Sirleaf à la présidence du lilreria semblait pratiquement assurée hier soir.Après dèpxruillement des bulletins d;uis (X) % des bureaux de vote, l'ancienne ministre des IT nances est créditée de 59,2 % des suffrages contre 40,8 % |x>ur Linden fixdballnir George Weah, a annoncé la commission électorale.Si les résultats définitifs confirment cette tendance, Johnson-Sirleaf de-viemlpa la première femme chef d’un Etat afrk ;iin.- Reuters Pour la continuité avec Hollande Baris — Les socialistes français, appelés a trancher la ligne de leur p;irti jxnir les élections de 2007, ont choisi la continuité en privilégiant la motion du leader sortant François I lollande, qui avait bataillé [xmr le oui a la Constitution européenne malgré de nombreux doutes à gauche.D's résultats de la consultation ont été contestés par certains amis de l’ex-premier ministre I mirent Fabius.C’est un revers pour Fabius, évincé délnit juin de la direction du f'S après avoir défendu contre l'avis des adhérents le non au référendum du 29 mai, qui l’a finalement emporté, et jiarti-san d’un net virage à gauche.les militants sorialistes ont redistribué les cartes, même s’ils n’ont pas résolu, sur le fond, la crise profonde qui déchire la première formation de 1’opposrtion française.-AFP L’Éthiopie libère Addis-Abeba — Les autorités éthiopiennes ont libéré plus de deux milliers de pxTsonnes arrêtées durant les manifestations violentes de la semaine demiere, a annoncé hier la télévision publique.les 2417 personnes libérées étaient détenues à Addis-Abeba, Zuwai et Debessa.Elles n'ont pas été reconnues coupables d’implications dans les heurts violents qui ont coûté la vie a une quarantaine de personnes.Mercredi, la police avait déjà Hbéré 285 détenus.Des groupes de défense des droits de l'homme avaient dénoncé l’arrestation de milliers de personnes lors des manifestations organisées pour contester les résultats des élections législatives de mai.- Reuters t B H) LE DEVOIR.LE VENDREDI 11 NOVEMBRE 2 0 0 5 •Je voudrais te raconter tes funérailles.Ne faisons-nous pas tous le rêve, enfant, d'assister à nos propres funérailles?Et n’étais-tu pas enfant jusqu’à la fin?Ris! Oh, toi avec qui on a si souvent ri en planifiant notre mort respective.» — Ta belle mort, Nancy Huston est la Vie! •À l’église (faut-il absolument aller à l'église?) ü y aurait foule: c’est là qu’on vérifie sa cote d’écoute.Si le public suit jusqu’au bout, c’est que vous aviez “vraiment” du talent!» — Prière de ne pas envoyer de fleurs.Lise Payette, Nous, juiüet 1975 /^arrangements Si la mort vous intéresse JACQUES NADEAU LE DEVOIR Si la mort est sinistre et minérale au cimetière, elle est chic et proprette au colombarium.Les négociations avec la mort ont commencé dans le bureau du médecin.C’est là, généralement, qu’on est informé de façon scientifique et certaine de la bonne santé de sa mortalité.«La bonne nouvelle, c’est que vous n’aurez pas besoin de chimio et que vous avez 99 % de chances d'être encore vivante dans cinq ans, m’a rassuré mon doc en ajoutant philosophiquement vous savez, la vie est un risque.» Ouais.Ce dermato finira par avoir ma peau.Ça ébranle un peu la carcasse de se faire rappeler à 42 balais que le testament dans le tiroir va forcément servir un jour.«Je sais, vous avez charge d’âme», a soupiré mon médecin, compatissant avec la maman, un état bénin que je cache du mieux que je peux.Le cancer est tendance, pas la maternité, ça en dit long sur nos pulsions mortifères.Trop jeune pour mourir, trop vieille pour faire l'innocente.La plupart des gens ont 99 % de chances d’ètre en vie dans cinq ans, sauf que moi, on me l'a dit.Mais ce risque, ce minable 1 %, est peut-être, à tout prendre, un autre cadeau inespéré de la vie.Une façon bien à elle, la garce, de se rendre intéressante, évanescente, plus désirable, aiguë dans les notes graves.Ce moins est forcément un plus.— Pis?C’est quoi le verdict?, a demandé Isabelle, mon âme sœur, du bout de son telephone portable.— C'est un mélanome.— Ça pourrait être pire, tu pourrais être au comptoir des retours chez Ikéa.Ça fait une heure que j’attends! —Je suis en train de choisir le champagne pour mes funérailles, ai-je prévenu.— Pour toi ou pour nous?J’apprécie les gens qui ont des priorités bien établies.Ma chum a parfaitement raison.Pour moi, ce sera du Krug (182,70 $ la bouteille) mais pour eux.de la Veuve Clicquot, à cause du nom (et pour le prix, chuuuut!).ü ne sera pas dit que je les abandonnerai à leur désarroi siuis un remède efficace.Et le champagne tait toujours pleurer.Je ne prends aucune chance.Narcissisme déplacé ou le dernier mot?la's préarrangements (ou arrangements préalables) sont un secteur de l’industrie funéraire qui Josée Blanchette m'intéresse depuis longtemps.J’aime la théâtralité et le narcissisme inhérents à cet exercice imaginaire posthume.Etant control freak de nature, je me tue à avoir le dernier mot; même la mort n’échappera pas à ma signature et à ma vigilance.Selon un sondage Léger Marketing mené en novembre 2002,35 % des Canadiens de 65 ans ou plus ont pris des préarrangements, et la moitié moins chez les francophones que chez les anglophones à tous les âges de la vie, soit 6 % contre 12 %.«Loin d’être un objectif futuriste, l'idéologie de la prévoyance funéraire s’inscrit dans un mouvement plus large et très contemporain, celui de la planification financière généralisée», écrit Sébastien St-Onge dans son mémoire de maîtrise intitulé L’Industrie de la mort, publié aux éditions Notabene.«Soyez prévoyants pour alléger la peine de vos proches», stipulent les publicités de services financiers qui jouent sur nos sentiments pour nous accabler de culpabilité avant le jour J.Le problème majeur avec les préarrangements tient à la difficulté d’imaginer ce qui nous plaira une fois nos élans refroidis.Et contrairement à ce que préconise l’industrie mortuaire, les préarrangements ne sont pas une précaution rentable puisque les intérêts de placement sont plus élevés que le taux d’inflation qui s’appliquera (aussi) sur le cercueil.Je ne suis pas économiste, mais autrement formule.mettez l'argent de côté pour vos héritiers et lais-sez-leur l’occasion de se distraire le moment venu.D’expérience, je sais que cette agitation pratico-pra-tique post mortem permet d'encaisser la nouvelle et de composer avec la cadavérique rigidité de la réalité.À quelle heure on meurt ?Les jusqu'au-boutistes du préarrangement choisissent d’abord la date.Vous lirez le récit de l’écrivaine Noëlle Châtelet, Im Dernière Isçon (Seuil), une description détaillée de la mort annoncée de sa maman de 92 ans, qui était aussi celle de l’ex-premier ministre français üonel Jospin.Pour le moins troublant que ces adieux extrêmes où la principale intéressée expédie elle-même ses faire-part En humant de plus près la soupe funèbre, j’ai réalisé que j’étais plutôt classique dans mes goûts.Très peu pour moi, les célébrations en plein air avec un gourou patenté et un feu de joie.Foin de l’improvisation, je veux du solide, du père Benoît Lacroix (il est increvable), rien de moins, et dans la jolie chapelle des pères Dominicains, rien de plus.J’apprécierais aussi de beaux témoignages de mes amis (suggestion: «Une épicurienne qui goûtait la répartie, elle s’est effacée comme un grain de beauté»!).Si j’en ai le courage, je leur écrirai une lettre d’adieu comme Pierre Bourgault l’a fait et mon amie Isabelle la lira parce quelle a déjà joué Gytemnestre au théâtre.La tragédie ne l'empêche pas de respirer aux bons endroits.Et je lui garantis salle comble, le seul avantage de mourir jeime.Pour la musique aux funérailles, j'ai consulté un ami mélomane.Dans le registre classique, Jean-François suggère le Requiem de Pierre de La Rue par Ars Nova, le Libera Me ou La Mort d’Isolde avec Julia Varady, une soprano «immédiatement émouvante», dit-il, et le Nulla In Mundo Fax Since-ra (pas de paix sincère ici-bas) de Vivaldi par Jennifer Smith.J’ajouterais bien un peu de tango du trjo Hugo Diaz, du fado façon Misia et du Barbara JA mourir pour mourir, je choisis l'âge tendre.) pour le salon funéraire où je serai exposée en photo, à cercueil fermé.Le choix de l’épitaphe n’est pas encore fixé mais je penche pour «Un grain de beauté m’a fait la peau.A mole put me in the hole.» L’avenir est au bilinguisme, Lucien Bouchard l'a dit.Je ferai commanditer ma pierre tombale par Krug.tiens.Je pourrais y encastrer un écran vidéo en forme de bouteille de champagne.C’est le grand truc chez nos voisins du Sud.Il faqt transformer les cimetières en lieux d'attraction.A quoi bon ces grands jardins de pierres s’il n’y a que de$ morts pour en profiter?A moins que je ne me fasse empailler.J’ai lu dans le Globe and Mail que la taxidermie «is the hottest neiv trend in decor».La femme de ménage pourrait me dépoussiérer une fois de temps en temps.Parasites pour parasites, je préfère les acariens aux mélanomes.cherejobloà ledevoir.corn SWIFT OCRNItRE « C'est un endroit presque magique / Qui ravive notre instinct tragique / Tout le monde est d'accord pour dire / Que la mort est chic /Au colombarium » — Le Colombarium, Pierre Lapointe Visionné: le drôle de documentaire de Tally Abecassis, Life Like, Plus vrai que nature, sur la taxidermie et sa faune incroyable.Tout un monde qu'explore la jeune cinéaste avec humour et sincérité, le tout baigné dans la lumière tendre de son regard.La taxidermie pour les animaux de compagnie est en plein essor aux Etats-Unis.Deux mois de séchage à froid et Fido est à vos pieds pour toujours.On pourra voir son film, le 13 novembre à 19hl5 et le 19 novembre à 14h40 dans le cadre des 8f Rencontres internationales du documentaire à Montréal (jusqu’au 20 novembre), une programmation variée et intéressante qui aborde des sujets aussi légers que lourds.www.ridm.qc.ca.Adoré: le disque Va du monde à ’ messe du groupe trad La Volée d’Castors.Band de party, ce groupe est un incontournable.Pour passer des larmes aux rires et faire swinger la famille I f.ittoei après les funérailles.Même empaillée, je crois que je pourrais arriver à danser là-dessus.Pleuré: en cachette en accrochant l’émission de Chantal Lacroix Donnez au suivant à TQS, le jeudi à 21h.On nous racontait l’histoire d'une jeune maman de deux enfants qui combattait le cancer du sein et qu’on amenait dans un tout-compris en République dominicaine avec sa «petite famille».Génial comme concept, très efficace comme télé mais au bout d’une heure, j’ai eu mal au cœur.C’est trop pour ma petite santé.Découvert dans le livre Les Arts divinatoires du monde entier (Flammarion) qu’on pratiquait la métoposcopie depuis le FV ' siècle en Grèce, une mancie utilisée en psychologie qui prétend lire les prédispositions d’un individu dans les rides et les grains de beauté.Je me vois déjà chez ma voyante: «Et celui
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