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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-12-29, Collections de BAnQ.

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ÉCONOMIE La relance sera lente, selon la Chambre de commerce du Canada Page B 1 LE MONDE > Al-Qaïda revendique l’attentat manqué contre le vol 253 > Page A 5 ?w w u .I (' il e \ o i r.c o in ?LE DEVOIR Y o i.( \ 2 II r> ?L K M A H I) I 2 !» I) É < K M B R K 2 O O II I .I O $ + T A \ K S i .2 t $ Affaire Norbourg L’AMF La répression s’accentue a dépensé 5,8 millions pour se défendre FRANÇOIS DESJARDINS Trois cent cinquante-six mille dollars américains.Selon ce qu'a appris Le Devoir, voila ce qu'a coûté le rapport d’expertise de 54 pages produit pour l’Autorité des marchés financiers (AMF) afin de se défendre contre le recours collectif et qui conclut que l'organisme n’a rien à se reprocher.Ce rapport signé par Andrea M.Corcoran, une spécialiste américaine en réglementation, fait valoir que l’AMF, pointée du doigt par les victimes pour ne pas avoir agi plus vite quant aux manœuvres de Vincent Lacroix, s'est comportée de bonne foi et en conformité avec les normes internationales.Le coût de ce rapport, obtenu grâce à la Loi sur l'accès à l'information, fait partie d’une facture globale de 5,8 millions que lui a refilée en date du 30 novembre le cabinet Heenan Blaikie, qui assure sa défense.Les honoraires semblent augmenter VOIR PAGE A 8: AMF En 2008-09, l’AMFa fonctionné avec un budget de 80 millions et a terminé son exercice sur une légère perte JACQUES NADEAU LE DEVOIR Perquisition dans les bureaux de Norbourg en août 2005 Arrestation massive des leaders de l’opposition iranienne REUTERS Plusieurs manifestations ont eu lieu hier un peu partout sur la planète pour dénoncer le gouvernement du président Mahmoud Ahtnadincjad, dont celle-ci, devant les bureaux de l’ambassade d’Iran à Bruxelles.aurait notamment été interpellé par la police.Un ancien ministre des Affaires étrangères, Ebrahim Les Gardiens de la révolution, en première ligne de la répression, ont haussé le ton hier et ont sommé MARCO B É LA I R - C I R I N O Au lendemain des violents affrontements qui ont éclaté entre des manifestants et les forces de l’ordre à Téhéran et qui ont fait au moins huit morts, les forces de sécurité iraniennes ont mené des raids dans des locaux de l’opposition et arrêté au moins dix personnes, dont trois conseillers et sept responsables politiques de l’ancien candidat réformateur aux élections présidentielles, Mir Hossein Moussavi.Son plus proche conseiller, Ali Riza Beheshti, l’appareil judiciaire de faire preuve de «fermeté à l’égard des fauteurs de trouble Yazdi, et un militant des droits de l’homme, Emad Baghi, auraient subi le même sort, selon le site Rah-e-Sabz.Ebrahim Yazdi, qui était le chef de la diplomatie iranienne après la révolution islamique de 1979, est aujourd’hui à la tête du Mouvement de libération de l'Iran, mouve ment d’opposition libérale inter dit, mais toléré par le régime.Les forces de sécurité ont éga lement effectué une rafle à la Fondation Baran pour le (lia logue entre les civilisations, diri gée par Mohammed Khatami, l’ancien président VOIR PAGE A 8: IRAN L’éditorial de Serge Truffaut: La répression, à lire en page A 6 Le meurtre de Nick Rizzuto Jr fait craindre une escalade de violence Les objets de 2009 Le bateau d’Accurso AMELIE DAOUST-BOISVERT assassinat en pleine rue hier midi de Nick ' Rizzuto J', fils de 42 ans du présumé parrain de la mafia montréalaise Vito Rizzuto, est-il le fait d’un gang de rue ou un signe d'une guerre intestine au sein même de l'organisation?Quelques heures après avoir constaté le 31 homicide de l'année à Montréal, le mystère planait toujours en soirée sur le mobile et l’origine du crime, et les experts craignent une escalade de la violence.Nick Rizzuto junior a été abattu à bout portant vers midi dix hier, dans le quartier Notre-Dame-de-Grà-ce, a l'angle des rues Upper-Lachine et Wilson.Les témoins rencontrés hier par les enquêteurs L’assassinat est-il le fait d’un gang de rue ou un signe d'une guerre intestine au sein même de la mafia ?VOIR PAGE A 8: RIZZUTO INDEX Annonces.B 5 Avis publics .B 4 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 6 Monde .A 5 Mots croisés.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Le luxueux yacht de l’homme d’affaires est devenu le symbole d’une promiscuité malsaine entre l’industrie de la construction et le monde politico-syndical APRÈS • o • « « o % mtt * • c r ii l ""•¦¦¦¦¦¦H» Du bateau de Tony Accurso, où le copinage est de mise, à la seringue pointue du vacci» qui immunise, du vélo Bixi jusqu’au nez rou ge dans l’espace, sans oublier la cravate des criminels, l’année qui s’achève fut marquéi par des objets petits et grands qu’on n’ou bliera pas de sitôt.Deuxième texte d’une sé rie qui se poursuit jusqu’à jeudi.KATHLEEN LÉVESQUE Bateau a vendre.Nom: Touch.Valeur: au moins 25 millions.Avis aux intéres ses: 119 pieds de luxe ancrés dans une mer du Sud, lieu de prédilection pour vacances ou rencontres d’affaires, sur tout les grosses.Propriétaire: Tony Accurso.Symbole de réussite, le yacht de luxe de l’homme d’affaires Tony Accurso est devenu, au cours de l’année 2009, le symbole d’une certaine pro miscuité malsaine entre l’industrie de la construction et le monde politicosyndical.Tant cl tellement que personne ne veut plus être associé, du moins sur la place publique, au nom de l’en trepreneur et, surtout, que tous se défendent d’avoir mis un pied sur son bateau./ VOIR PAGE A 8: BATEAU LE DEVOIR.LE MARDI 2D D É < E M B R E 2 fl O 9 A 2 ACTUALITES Dans l’application Web développée par une ILLUSTRATIONS PAR ZVIANE équipe du Centre de recherche du CHUM, les patients atteints du VIH choisissent un avatar afin de poser leurs questions sans être identifiés.VIH: des conseils médicaux à Fère du virtuel Grâce à un outil en ligne développé par le CHUM, des patients vivant avec le VIH peuvent maintenant questionner une infirmière en toute discrétion au sujet de leur médication «On cherche à associer des images positives à la bonne prise du médicament» \\W Vivre avec le VIH, c’est apprendre à régler sa vie comme du papier à musique.Un défi qui n’aura bientôt plus à se jouer en solitaire.Le Devoir a pu jeter un œil à un projet pilote qui permet aux patients de prendre les traits d’un avatar pour entrer en relation avec une infirmière virtuelle pouvant les aider à mieux intégrer la médication à leur style de vie.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Les conseils médicaux en ligne passent a une autre dimension.Un nouvel outil développé au CHUM permet désormais à des patients qui vivent avec le VIH de prendre le clavier à l’abri d'une identité numérique.Par le biais de leur avatar, ils peuvent poser toutes les questions qui leur viennent en tète à l’infirmière Geneviève Rouleau, qui, contrairement à eux, s’affiche en chair, en os et en sourire, «pour faire plus intime».Oubliez les sites traditionnels bourrés d’informations génériques.L’application Web développée par une équipe du Centre dç recherche du CHUM, en collaboration avec l’École polytechnique de Montréal, fait ici dans le sur-mesure avec 140 vidéos originales tournées sur un ton intimiste et chaleureux.«En anglais, on parle de “tailoring”, explique l’infirmière José Côté, chercheuse principale du projet baptisé VIH-TAVIE.C'est-à-dire que nous avons développé l’application pour que l’information puisse varier en fonction des besoins identifiés par les patients au fil de la consultation.» Et ces besoins sont nombreux.La prise de médicaments antirétroviraux ne tolère en effet aucun accroc à la routine.Autrement, ils perdent leur efficacité, tandis que l'intensité des effets secondaires qui y sont associés grimpe en flèche.William Christopher Price, l'un des patients du CHUM qui ont accepté de participer au projet pilote, en sait quelque chose.Il y a maintenant deux ans qu’il vit avec la médication.«Au début, les effets secondaires étaient débiles.Les premiers mois ont vraiment été rock n’ roll.» Peau jaune, ongles jaunes, yeux jaunes, fatigue, troubles intestinaux, l’homme dans la trentaine a dû composer avec une foule d’effets secondaires avant de réorganiser sa vie de A à Z.«J’ai changé mon alimentation.Je dors beaucoup plus.J’ai aussi découvert les vertus de la routine et j’ai appris à faire attention aux moindres changements susceptibles de débalancer mon système.» Parmi les petits trucs qui lui ont simplifié la vie, plusieurs ont été glanés çà et là sur l’interface Web créée au CHUM.Si cet outil mise si juste, c’est qu'il est né d’une préoccupation clinique, explique Mme Côté.«En 2009, les personnes qui vivent avec le VIH ont encore à composer avec un traitement exigeant à long terme.» Or, ils sont nombreux à tricher.«On pense qu ’U suffit de donner de l’information aux gens pour qu’ils changent leurs comportements de santé, mais on sait maintenant que ça ne suffit pas», fait valoir la titulaire de la Chaire sur les nouvelles pratiques de soins infirmiers de l’Université de Montréal.Le diabétique est vite rappelé à l’ordre par son corps lorsqu’il n’observe pas bien sa médication.Pas la personne qui vit avec le VIH, qui ne se porte pas plus mal.«Ça prend beaucoup de motivation parce que les seuls effets ressentis sont ceux des effets secondaires, qui sont loin d’être négligeables», explique José Côté.On sait toutefois que les dommages invisibles sont tout sauf anodins au fur et à mesure que la charge virale augmente et, avec elle, les résistances aux médicaments.Pour que la prise de la thérapie soit bonne, il faut donc que les gens apprennent à se prendre en main, explique la chercheuse.«Le plus impor- tant, c’est de développer un sentiment d’auto-efficacité.Si tu te sens capable de surmonter les barrières face à un comportement de santé, tu vas réussir.L’autre facteur prédominant, c’est l’attitude.Une attitude positive face à la médication simplifie la médication.» L’intervention de l’infirmière virtuelle s’articule donc principalement autour de ces deux impératifs.«On cherche à associer des images positives à la bonne prise du médicament», résume Geneviève Rouleau, qui, aux fins du projet pilote, accompagne chaque patient dans sa démarche, à l’écran comme au clavier.«Il est certain qu’il m’arrive d’ajouter deux ou trois commentaires en cours de route.Séparer l’infirmière de l’infirmière virtuelle est impossible dans ces conditions.Mais techniquement, l’outil est pensé pour se suffire à lui-même.» Ce qui ne veut pas dire qu’il puisse remplacer une infirmière en chair et en os au chevet de son patient, ajoute celle qui coordonne l’étude.«Mais en ces temps de pénurie, je pense que cet outil va nous permettre de rejoindre des gens qu’autrement, on ne rejoint pas.» Le défi sera de trouver le juste milieu entre le contact avec une infirmière et des outils qui, en appoint, pourront faire la différence dans le quotidien des patients.La formule plaît beaucoup à William Christopher Price, qui a senti qu’il avait là les moyens de prendre sa nouvelle vie en main.«Ça fonctionne par association d'images mentales.Le message est simple: “Prends tes médicaments et tu vas pouvoir affronter le monde.” Comme un personnage de jeu vidéo.» Une association qu’il pourra bientôt faire comme il le voudra, quand bon lui semblera, puisque VIH-TAVIE pourrait faire son entrée officielle en ligne dès le printemps prochain.Le Devoir « Le message est simple: “ Prends tes médicaments et tu vas pouvoir affronter le monde.” Comme un personnage de jeu vidéo.» traitement comportemental dès 18 mois Gare au désinfectant mal utilisé Autisme: le est efficace LINDSEY TANNER Chicago — Un enfant autiste traité par thérapie comportementale dès l’âge de 18 mois et pendant deux ans voit ses symptômes s’atténuer de manière considérable, selon une nouvelle étude américaine qui vient conforter les tenants d’une prise en charge précoce de l’autisme.L’étude était limitée, puisqu’elle n’incluait que 48 enfants évalués à l’Université de Washington, mais ses résultats ont 'été si encourageants quelle a été étendue à d’autres sites, a souligné Geraldine Dawson, responsable scientifique de l’association Autism Speaks et ancienne enseignante à l'Université de l’État de Washington, qui conduit l’équipe de recherche.; Cette étude, financée par Tlnstihit national de santé men- tale, est publiée dans le site en ligne du journal Pediatrics.Jusque-là, le traitement précoce de l’autisme retenait l’attention des spécialistes tout en restant controversé, faute de preuves réelles de son efficacité.Cette étude est donc «une étape très importante», s’est félicité Tony Charman, spécialiste des méthodes éducatives pour l’autisme à l'Institut de l’éducation de Londres.Les spécialistes s’accordent de plus en plus sur l’importance d’un diagnostic plus précoce de l’autisme.Et cette étude montre que cette précocité est utile dès lors quelle s’accompagne d'un traitement également précoce, estime Laura Schreibman, spécialiste de l'autisme à Université de la Californie à San Diego.Des enfants âgés de 18 à 30 mois ont été désignés au ha- sard, certaines suivant un traitement comportemental particulier, d’autres suivant des traitements moins approfondis.La thérapie choisie, le modèle «Early Start Denver», est très proche d’autres formes de traitement comportemental de l'autisme.Elle est axée sur les interactions sociales et la communication, deux domaines particulièrement difficiles pour nombre d'enfants autistes.Par exemple, thérapeutes et parents vont de façon répétée tenir un jouet près du visage d'un enfant pour l’encourager au contact visuel, dont l’absence est fréquente dans l’autisme.Ou bien ils vont récompenser un enfant qui utilise des mots pour réclamer un jouet Dans le groupe spécialisé, les enfants avaient quatre heures de traitement avec un thérapeute cinq jours par semaine, sans compter les cinq heures hebdomadaires données par les parents eux-mêmes.Au bout de deux ans, le QI des enfants a progressé de près de 18 points en moyenne dans le groupe spécialisé, contre sept points dans les autres groupes.Le langage s’est aussi amélioré davantage dans le groupe spécialisé.Après ces deux ans, près de 30 % des enfants autistes de ce groupe ont été à nouveau diagnostiqués avec une forme un peu moins sévère d’autisme, contre 5 % des autres.Aucun n’était considéré comme «guéri».Ashton Palier a commencé le traitement spécialisé lorsqu'il n’avait que deux ans.«Il n ’avait acquis aucune forme de langage verbal, n’avait aucun contact visuel et était très renfermé», se souvient sa mère.Usa.En deux ans, Ashton a fait des progrès «surprenants», dit-elle.Âgé de près de six ans aujourd’hui.il est scolarisé en maternelle, et, bien qu’il continue à avoir de légers retards, notamment dans le domaine relationnel, les gens ont du mal à croire qu’il est autiste, a-t-elle ajouté.Associated Press ¦ Dans le Net: Pediatrics: http://www.pediatrics, org Paris — Un désinfectant mal utifisé peut favoriser le développement de bactéries résistantes à ce produit mais aussi à des antibiotiques auxquels elles n’ont même pas été confrontées, selon une étude réalisée par des chercheurs irlandais.Pour cette étude, publiée dans la revue Microbiology de janvier, les chercheurs de l'Université na- tionale d'Irlande à Galway ont ajouté des quantités progressives d’un désinfectant ordinaire, utilisé dans les logements et les hôpitaux, à des cultures de la bactérie Pseudomonas æruginosa.Cette bactérie se retrouve souvent dans le matériel hospitalier et est à l’origine d'une infection nosocomiale sur dix.Les désinfectants sont censés tuer les bactéries sur des surfaces pour éviter qu’elles ne se propagent.Si la bactérie survit au désinfectant, elle peut se propager à des patients, traités alors aux antibiotiques.Si le désinfectant a été utilisé en trop faibles quantités, certaines bactéries porteuses d’une mutation génétique sont capables d’y résister et de survivre.Ces bactéries mutées peuvent ensuite prospérer dans des concentrations plus élevées de ce désinfectant: il en faut 400 fois plus pour les tuer.Ces bactéries deviennent aussi résistantes à la ciprofloxacine, un antibiotique à large spectre dont il faut alors des quantités «jusqu’à dix fois» plus importantes pour la tuer, selon les indications données à l'AFP par le professeur Gerard Fleming, qui a conduit l’étude.Antibiotique et désinfectant utilisent le même mécanisme pour entrer dans une bactérie, selon le Dr Fleming.Dans l’expérience, les bactéries laissent entrer le désinfectant et l’antibiotique, mais les expulsent tout aussi vite.«C’est comme essayer de pomper de l’air dans une roue de bicyclette avec un gros trou», dit le chercheur.Si l’on renvoie les nouvelles superbactéries dans un environnement comprenant de faibles doses de désinfectant, comme le plan de travail d’une cuisine, elles survivent mieux que les bactéries ordinaires.«Cela signifie que les résidus des désinfectants mal dilués laissés sur les surfaces dans les hôpitaux peuvent promouvoir la croissance des bactéries résistantes aux antibiotiques», et ce, sans même quelles y aient été exposées, note le D' Fleming.Selon lui, «le problème intervient particulièrement quand les désinfectants sont mal utilisés, noyé dans l’eau ou partiellement rincé», avec une concentration très faible qui facilite la prolifération des superbactéries.«Je ne dis pas de ne pas utiliser de désinfectants», mais bien plutôt «de les utiliser correctement», indique le chercheur.Des analyses complémentaires seraient requises, pour étudier si le même phéntünène vaut pour d'autres super&acté-ries.Pour le Dr Fleming, il faut aussi étudier la possibilité d’utiliser plus d'un type de désinfectant, pour renforcer la li&Mje défense contre les infeSflffls nosocomiales.Agence France-Presse Ce devoir & SERVICE À LA CLIENTÈLE HORAIRE DU TEMPS DES FÊTES Jeudi, 31 décembre : Vendredi, 1er janvier : Lundi, 4 janvier: Mardi, 5 janvier : Aucune publication le vendredi 1“ janvier ainsi que le samedi 2 janvier.L'édition du samedi sera livrée à tous les abonnés le jeudi 31 décembre.* Pour être effectives le 4 et/ou le 5 janvier, les demandes de suspension d'abonnement doivent nous parvenir au plus tard le 31 décembre avant lOh.7h30à 16h30* FERMÉ FERMÉ 7h30 à 16h30 François Gendron avocat LL.L.M.A.Ph D.Vieux Montréal 514.845.5545 Si le désinfectant a été utilisé en trop faibles quantités, certaines bactéries porteuses d’une mutation génétique sont capables d’y résister et de survivre LE DEVOIR, LE MARDI 20 DE l E M R K E 2 0 0 !• ACTUALITES Hausse du taux d’incapacité au Canada Ottawa — Une population vieillissante et une prise de conscience de plus en plus importante des cas de trouble d'apprentissage ont mené a une hausse du taux d'incapacité global au Canada, selon un rapport du ministère des Ressources humaines, publié récemment.Plus de gens souffrant d’un handicap ont accès a des emplois, ainsi qu’aux instruments et à l’aide dont ils ont besoin, relate ce rapport, qui a tenu compte des données recueillies lors du recensement de 2006 et les a comparées à celles du recensement de 2001.Toutefois, l’écart de revenus entre les gens atteints d’un handicap et ceux qui ne le sont pas a augmenté au cours des dernières années.«Les nombreux obstacles auxquels se heurtent les personnes handicapées dans leur vie quotidienne passent souvent inaperçus», a noté la ministre des Ressources humaines, Diane Finley, dans son message d’introduction.Selon le document d’une soixantaine de pages, le Canada compte environ 4,4 millions d’enfants et d’adultes handicapés — soit un sur sept — en augmentation par rapport aux statistiques produites au début de la décennie.Selon le recensement de 2001, 12,4 % des Canadiens étaient atteints d’un handicap; aujourd’hui, ce taux s’élève à 14,3 %.L’étude révèle également une hausse des troubles d’apprentissage parmi la population adulte, avec un taux de 2,5 %, comparativement à 1,9 % en 2001.En général, plus de femmes que d’hommes souffrent d’un trouble d’apprentissage, mais on constate le phénomène inverse parmi les enfants âgés de moins de 14 ans.Ainsi, environ 17,7 % des femmes d’âge adulte vivent avec un trouble d’apprentissage, par rapport à 15,4 % des hommes.Toutefois, le rapport note que 4,6 % des garçons âgés de moins de 14 ans sont confrontés à un tel handicap, comparativement à 2,7 % chez les filles.Le taux d'incidence des déficiences liées à la douleur, à la mobilité et à l'agilité a connu une hausse marquée entre 2001 et 2006, due en partie à l’augmentation de la proportion des aînés dans l’ensemble de la population, souligne aussi le rapport Toutefois, les adultes handicapés dont les besoins en matière d’accessoires ou d’appareils fonctionnels sont comblés sont plus nombreux en 2006 qu’en 2001.Ainsi, en 2006, 56 % des adultes ayant un trouble d’apprentissage et ayant besoin d’accessoires ou d’appareils fonctionnels ont déclaré que tous leurs besoins en cette matière étaient comblés.Il s’agit d’une augmentation de 17,4 % par rapport à 2001.En 2001, 12,4 % des Canadiens étaient atteints d’un handicap; aujourd’hui, ce taux s’élève à 14,3 % La Presse canadienne EN BREF 6000 plants de marijuana découverts grâce à un incendie Un incendie survenu tôt hier matin dans l’arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie, à Montréal, a permis aux policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de mettre la main sur environ 6000 plants de marijuana.Selon la porte-parole du SPVM, Annie Lemieux, un cocktail Molotov a été lancé sur un établissement situé au 90, avenue Mozart vers lhl5.À leur arrivée sur les lieux, les pompiers ont découvert les plants de marijuana et ont immédiatement communiqué avec les policiers.Une enquête a été ouverte par le SPVM dans ce dossier.Personne n’a été arrêté pour l’instant - La Presse canadienne Trois incendies ont été allumés à l’hôpital Douglas de Verdun Trois incendies ont été allumés à l’hôpital Douglas, à Montréal, dimanche soir, par un homme présentant vraisemblablement des problèmes psychiatriques.Les événements se sont produits peu avant 19 heures, au 6875, boulevard LaSalle, dans l'arrondissement de Verdun, dans trois pavillons différents de l’hôpital.Le chef des opérations du service des incendies de Montréal, Jean Leblanc, a indiqué au Journal de Montréal que les feux avaient été allumés, dans des bacs de recyclage de papiers, d’une «façon volontaire et malicieuse».Personne n'a été évacué, mais plusieurs patients ont été déplacés en raison de la fumée qui s’était propagée.Un patient dans la trentaine a été interpellé.Plus de cinquante pompiers ont été dépéchés sur place.- La Presse canadienne Michel David La chronique de Michel David fait relâche cette semaine.Elle sera de retour le 5 janvier.' \ ¦ ¦ ri i.U , # JACQUES NADEAU 11 DEVOIR Des voyageurs a 1 aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, dimanche.De nouvelles mesures de sécurité ont causé de nombreux retards même si la situation s’est améliorée.Sécurtité accrue dans les aéroports La GRC et le SPVM arrivent en renfort Les vols accusent toujours d’importants retards au Canada La Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été appelés en renfort, hier, afin d’accélérer le contrôle des passagers en partance pour les États-Unis dans les aéroports canadiens.Un porte-parole de la GRC a déclaré que les agents tenteraient d’éliminer les retards causés par les nouvelles mesures de sécurité plus strictes qui ont été mises en place après un attentat raté, le jour de Noël, sur un vol reliant Amsterdam à Detroit A l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau, ce sont les policiers de la Ville de Montréal qui se chargeront de faciliter le processus.Ces nouvelles mesures, qui sont en vigueur dans toutes les grandes aérogares du monde et qui tou-chept essentiellement les vols vers les États-Unis, comprennent notamment une fouille par palpation et des restrictions plus sévères sur les bagages en cabine.Depuis hier en milieu de journée, Transports Canada interdit en effet aux voyageurs d’apporter dans l’avion une valise supplémentaire, comme c’était le cas auparavant.Seuls sont permis des effets personnels tels un sac à main ou «Plusieurs compagnies aériennes, comme Air Canada, ont pris des mesures [.] pour tenter de réduire le nombre de vols vers les États-Unis» un sac à couches.Par ailleurs, il fallait encore une fois s’armer de patience, hier, dans les différents aéroports du pays puisque de nouvelles mesures de sécurité ont causé de nombreux retards, même si la situation s’améliorait par rapport à dimanche.Le porte-parole de Transports Canada, Patrick Charette, s’est dit conscient des désagréments causés par ces nouvelles mesures, tout en soulignant que les choses allaient de mieux en mieux un peu partout au pays.«Plusieurs compagnies aériennes, comme Air Canada, ont pris des mesures de consolidation pour tenter de réduire le nombre de vols vers les États-Unjs», a-t-il indiqué.A Toronto, après que des retards d’environ quatre heures ont été constatés dimanche à l’aéroport international Pearson, il semblait que les retards s’étaient quelque peu résorbés hier.Malgré tout, en milieu de journée, il y avait toujours une attente importante, selon Transports Canada.Le scénario était sensiblement le même à l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, où l’on conseillait aux voyageurs d’arriver au moins trois heures à l’avance.Ailleurs au pays, la situation va- riait selon le volume des aérogares, leur configuration et les destina lions quelles desservent «Selon la façon dont sont faits les aéroports, il peut y avoir un seul point de contrôle pour l'ensemble des vols intérieurs et internationaux.Dans ce cas, il est possible que les retards soient plus importants», a expliqué M.Charette.Il s’est par ailleurs félicité du fait que du côté d’Halifax, on ne constate aucun retard.Malgré tout, Transports Canada conseille aux voyageurs de se présenter plus tôt que d’habitude à l’aéroport et de s’informer sur les nouvelles mesures de sécurité.«Nous espérons que la population comprendra que les limites du nombre de bagages en cabine et les palpations plus invasives avant l'embarquement visent à assurer la sécurité des voyageurs», a fait valoir M.Charette.La Presse canadienne Après l’attentat manqué, le chemin de croix des passagers CLÉMENT SABOURIN Washington — «Trois heures dans les contrôles pour un vol d’à peine une heure, c’est n’importe quoi!»: comme Paul Angoua, les passagers d’un vol Montréal-Washington ont vécu hier comme un véritable chemin de croix les règles draconiennes imposées après l’attentat manqué à Detroit.«Je suis parti de chez moi à 6h et, à mon arrivée, l’aéroport était noir de monde», raconte ce Montréalais venu passer des vacances dans la capitale américaine.Il fallait en effet attendre près d’une heure rien que pour enregistrer ses bagages, bien plus de temps que d’ordinaire, a constaté un journaliste del’AFE Et, avec les nouvelles règles de sécurité, les touristes se rendant à Las Vegas ou sur les plages des Caraïbes ont dû prendre leur mal en patience tout au long des trois étapes de contrôle imposées par les autorités américaines.Une fois leurs bagages enregistrés, les passagers doivent encore attendre 45 minutes pour atteindre la première fouille.Avec les écriteaux «A partir de ce point, il vous reste (XXX) minutes d’attente», la file prend des allures de parc d’attractions.Une fois atteint l’un des portiques de sécurité, consigne est donnée de présenter tous ses appareils électroniques et de se déchausser.Pendant que les effets personnels sont examinés et que les passagers passent un à un sous les portiques, certains sont retenus pour une première fouille corporelle.Après une autre demi-heure de file d’attente, vient l’étape des douanes américaines.Mais, alors qu’il y a foule, à peine la moitié des 25 postes sont ouverts.«Il faudrait sans doute recruter d'autres personnes», souffle Jason Maggio, un Montréalais dans la vingtaine.Une fois ce contrôle passé, le chemin de croix se poursuit dans la zone hors taxes, dont l’entrée est gardée par des policiers canadiens qui vérifient à nouveau les cartes d’embarquement et les passeports.Autre mesure exceptionnelle: les larges allées menant aux boutiques d’alcools, de par- Les passagers ont fait la file hier, à l’aéroport Ronald-Reagan de Washington.LUCAS JACKSON RKUTERS fums et de tabac sont transformées en aire d’attente pour les salles d’embarquement, dont l'accès est entravé par des fouilles corporelles systématiques.Le contenu des vestes et des bagages à main est également minutieusement vérifié.«Une ou deux étapes de contrôle, d’accord, mais trois, c’est peut-être trop», pense M.Maggio.«Je ne sais pas ce qu’ils vont détecter de plus, s'ils n ont pas à réussi à trouver» les produits chimiques que transportait le Nigérian qui a tenté en vain de faire sauter le vol 253 de Northwest, s’ipterroge Paul Angoua A l’écart des salles d’embarquement, bars et restaurants font grise mine, désertés par les clients.Finalement installés dans l’appareil d’Air Canada les menant à Washington, les passagers se font rappeler une nouvelle fois les règles excep- tionnelles; interdiction est faite de poser quoi que ce soit sur ses genoux pendant l’heure précédant l’atterrissage.Selon des témoignages, le Nigérian s’était servi d’une couverture pour dissimuler ses gestes.C’est avec une bonne heure de retard que le vol arrive finalement à l’aéroport Ronald-Reagan de Washington, de quoi faire pester Gervais Daui et Murielle Cnop, qui craignent de manquer leurs correspondances vers Paris et Bruxelles.«C’est le bordel!», fulmine la jeune femme en récupérant ses valises, «C’est misérable, ils en font vraiment trop», renchérit son compagnon d’infortune.«Je ne sais pas si ces mesures vont être temporaires.Si elles restent, il va falloir trouver des solutions optimales», lance Paul Angoua.Agence France-Presse LE DEVOIR.LE MARDI ï 9 DECEMBRE 20 O 9 A 1 ACTUALITES MARCUS BRINDICCI REUTERS Alex Freyre et José Maria Di Bello L’Argentine célèbre le premier mariage gai d’Amérique latine Buenos Aires—Deux hommes se sont mariés hier clans l’intimité à Ushuaïa, dans le grand sud argentin, au cours du premier mariage gai de l’histoire de l’Amérique latine, la plus grande région catholique au monde.«Aujourd’hui, nous nous sommes mariés à Ushuaïa et nous réalisons un rêve.Nous sommes extrêmement émus et heureux de ce que cela veut dire pour les gais et les lesbiennes d'Argentine», a déclaré par téléphone à la chaîne de télévision Todo Noticias Alex Freyre, qui s’est uni à José Maria Di Bello.«Ce mariage est un événement historique», a dit à l’agence officielle Telam Claudio Morgano, témoin des mariés et président de l’Institut national contre la discrimination, la xénophobie et le racisme (INADI), un organisme officiel qui a servi de médiateur pour la célébration du mariage.M.Freyre (39 ans) et M.Di Bello (41 ans), obstinés, avaient déjà essayé de se marier le 1" décembre.Ils y avaient été autorisés par une juge de Buenos Aires, mais une décision judiciaire contraire avait empêché leur union au tout dernier moment Ces derniers temps, le couple militant se trouvait en Terre de Feu, la province où se situe Ushuaïa, pour des raisons professionnelles, quand il a de nouveau cherché à prendre date pour se marier.L’officier d’état civil d’Ushuaïa a refusé dans un premier temps, mais la gouverneure de la province, Mme Fabiana Rios, une jeune femme politique de centre-gauche, a ensuite donné son feu vert à la cérémonie.«Nous savions que la gouverneure était une personne qui soutenait cette cause», a dit M.Di Bello.Pour lui, son mariage «est un ias en avant vers l’égalité juri-Tiique de tous et de toutes».En Amérique latine, la plus grande région catholique du monde, réputée pour son machisme, les droits des homosexuels avaient déjà progressé ces dernières semaines avec la légalisation du mariage gai à Mexico, suscitant de vives critiques de l’Eglise, qui juge «immorales» ces unions.Les députés de l’Assemblée du district fédéral mexicain, soit ceux de la capitale du Mexique, ont modifié le 21 décembre l’article du Code civil qui spécifiait que «le mariage est l’union librement consentie entre un homme et une femme».Un mariage entre deux personnes de même sexe n’a cependant pas encore été célébré au Mexique.D'autres villes et pays autorisent les unions civiles homosexuelles et non le mariage, comme l’Uruguay, la Colombie ou la ville de Buenos Aires, tandis que l’adoption, encore plus controversée que les unions civiles ou le mariage, est reconnue en Uruguay et à Mexico.En ce qui concerne l’Argentine, à partir de maintenant, «nous croyons qu’à Ushuaïa, davantage de couples homosexuels pourront se marier», a déclaré M.Di Bello, porteur du virus du sida, comme son compagnon.Les mariages seront bientôt célébrés dans d’autres provinces d’Argentine, espère la Fédération des lesbiennes, gais, bisexuels et transsexuels (FLGBT), qui vient de déposer 50 recours judiciaires en ce sens dans la capitale et les différentes provinces du pays.L’organisation compte aussi sur le Parlement, appelé à examiner en 2010 une réforme du Code civil qui permettrait ces unions.«Il existe un consensus suffisant pour examiner la loi au début de l’année qui vient.Les comptes [des votes] disent que nous avons une majorité suffisante pour l’examiner et l’approuver en 2010», estime Maria Rachid, de la FLGBT.Tout ce qu’ont à faire les parlementaires, c’est de changer la formule figurant dans le Code civil, «mari et femme», par un terme plus neutre comme «contractant» ou «conjoint».Agence France-Presse « Nous sommes extrêmement émus et heureux de ce que cela veut dire pour les gais et les lesbiennes d’Argentine » EN BREF Noël dans l’espace Moscou — Les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) ont enfilé hier des bonnets de père Noël et ont discuté avec le père Noël, au cours d’une séance de communication avec le centre de contrôle des vols spatiaux, selon des images retransmises par les télévisions russes.Les Russes Maxim Souraïev et Oleg Kotov, les Américains Timothy Creamer et Jeffrey Williams et le Ja- ponais Soichi Noguchi sont apparus devant un arbre de Noël qui semblait être fixé au plafond de l’ISS.«La Terre se souvient de vous et vous aime.N'oubliez jamais que vous êtes nos envoyés dans l’espace lointain», a déclaré le père Noël, installé aux côtés du chef de l’agence spatiale russe Roskosmos, Anatoli Pemiinov.La station ISS effectue 16 révolutions terrestres en 24 heures et les cosmonautes pourront ainsi fêter le Nouvel An 16 fois.-AFP 66 % des Canadiens croient qu’une victoire en Afghanistan est impossible Les deux tiers des Canadiens jugent impossible une victoire dans la guerre en Afghanistan, malgré l’envoi prochain de 30 000 soldats américains supplémentaires, selon un sondage publié hier.Seulement 34 % des répondants sont d’avis contraire, indique ce sondage Ipsos Reid réalisé pour le groupe de presse Canwest et la chaîne de télévision privée Global National.Quelque 66 % des Canadiens se disent en «désaccord» avec l’affirmation selon laquelle le renforcement des forces de l'OTAN «va finir par aboutir à une victoire militaire sur les talibans», d’après le sondage.Dans toutes les régions ou provinces du pays, même dans la très conservatrice province occidentale de l'Alberta, la majorité des répondants ne croient pas possible une victoire des forces internationales.Le Canada a déployé quelque 2800 militaires dans la région de Kandahar, bastion des talibans dans le sud de l’Afghanistan, et a perdu 134 soldats dans ce pays depuis 2002.La marge d’erreur du sonda- ge, réalisé les 9 et 10 décembre auprès de 1038 répondants, est d'environ 3,1 %.Soldat rapatrié Par ailleurs, la dépouille du lieutenant Andrew Nuttall, le 134' soldat canadien a perdre la vie en Afghanistan, est arrivée au Canada hier après-midi.Age de 30 ans et originaire de Prince Rupert, en Colombie-Britannique, le lieutenant Nuttall a été tué mercredi dernier lorsqu'un engin explosif artisanal a explosé tout près de lui, au cours d’une patrouille à pied dans le district de Panjwaii, au sud-ouest de Kandahar.L'explosion a également tue un soldat de l'Armée nationale afghane, en plus de blesser un interprète afghan.Le soldat Nuttall, du Tr bataillon du Princess Patricia's Canadian Light Infantry, avait quitté le Canada en octobre pour sa première mission de six mois en Afghanistan.Il avait joint les rangs de l'armée en 2007.Agence France-Presse et La Presse canadienne ‘r* IAva- ' AGENCE FRANCE-PRESSE Une image prise par le téléscope Hubble et par l’observatoire spatial Chandra dédié aux rayons X montre la séparation entre la matière sombre (en bleu) et la matière ordinaire (en rose) lors du choc de deux amas de galaxie.Les chercheurs ont-ils élucidé le mystère de la matière sombre ?Deux récents «événements» pourraient clore 75 ans de débats PASCAL LAPOINTE Si vous n'avez aucune idée de ce qu’est la matière sombre ou si vous croyez que c’est un de ces mystères de l’astronomie aussi éloignés de notre réalité qu’il est possible de l’être, alors les physiciens ont du rattrapage à faire, eux qui commencent déjà à évoquer «Tune des plus importantes découvertes de la physique depuis un siècle».Mais il vaudrait mieux que les physiciens ne s’excitent pas trop vite: selon le directeur du consortium international de chercheurs qui provoque cette excitation, les probabilités sont de une sur quatre pour que ce qui a été détecté soit «autre chose».En gros, pour résumer: deux «événements» ont été captés par les détecteurs ultrasensibles installés au fond d’une ancienne mine de fer du Minnesota.L’annonce a été faite conjointement par deux laboratoires américains, le 17 décembre.La confirmation pourrait attendre quelques mois.Qu’entendent-ils par «événement»?C’est une particule de matière sombre qui entre en collision avec une particule connue — et c’est l’énergie dégagée par cette collision qui, pendant une minuscule fraction de seconde, laisse une trace sur les détecteurs, au fond de cette mine.Deux traces ont été découvertes.en deux ans.Signalons que des chercheurs européens prétendent eux aussi avoir détecté un tel «événement», sous la frontière franco-italienne.Il faut dire que si cette annonce se confirme — et la rumeur courait depuis deux semaines dans des blogues de science — ce sera l’aboutissement de pas moins de 75 années de débats.C'est plus précisément depuis 1933 qu’on évoque l'existence d'une forme de matière qui imprégnerait le cosmos.mais qu’on se contente d’appeler «matière sombre» parce qu’on n’a aucune idée de ce qui la constitue.Et, au cours des 30 dernières années, il est apparu que cette matière sombre représentait jusqu’à 25 % de la masse totale de l’univers: les astrophysiciens en arrivent à cette conclusion étonnante en additionnant la masse de tout ce qu’on peut voir dans une galaxie — les étoiles, les nuages de gaz et de poussières — et en constatant que la force gravitationnelle de tout cela ne suffit pas à expliquer qu'une galaxie «tienne» d’un bloc.Autrement dit, pour expliquer une galaxie, ainsi que les déplacements des galaxies les unes par rapport aux autres, il manque 25 % de la masse dans leurs calculs.Et encore, on ne vous a pas parlé de l’énergie sombre, qui, elle représenterait plus de la moitié de la masse de l'univers (et qui n'a rien à voir avec la nouvelle dont il est question ici!).Ces deux «événements», s’ils se confirment, ne nous diront rien de plus sur ce qu’est cette matière sombre.Mais le véritable impact est psychologique, s’il faut en croire les réactions publiées.Dans The Guardian, Gerry Gilmore, de l’Institut d'astronomie de l'Université Cambridge: «Cela montre que nous sommes au bord d’une toute nouvelle sorte de physique».Dans The New York Times, Gordon Kane, de l’Université du Michigan: l’atmosphère dans un congrès en cours, où les rumeurs allaient bon train, s'approcherait de «l’hystérie».Comment savent-ils que c’est de la matière sombre ?Mais comment sait-on que ce qui a été détecté au Minnesota est bien une particule de matière sombre, plutôt qu’une particule «banale», conune le neutrino?Eh bien.On n’en est pas entièrement sûr, concède Dan Bauer, directeur du consortium de laboratoires, le Cryogenic Dark Matter Search: les probabilités sont de une sur quatre pour que le résultat soit dû à «autre chose», y compris à une erreur des instruments.Si elle est à ce point abondante, ne pourrait-on pas voir des «nuages» de matière sombre quand ils passent devant une étoile?Si de tels «nuages» existaient, on en aurait effectivement observé depuis longtemps.La forme que prend la matière sombre est encore inconnue.Toutefois, l’an dernier, le télescope spatial Hubble a photographié ce que d’aucuns considèrent comme une preuve indirecte: un halo autour d’une lointaine galaxie, qui serait causé par des grumeaux de matière sombre assez massifs pour légèrement détourner la lumière des étoiles.Et en 2007, l’astronome britannique Richard Massey, à l’Institut de technologie de la Californie, avait publié la première carte en 3D de la façon dont on croit que la matière sombre serait distribuée autour des galaxies.Des détecteurs sous terre ?Parce que les particules de matière sombre n’interagissent pas avec la matiè^ re.Elles passent au travers sans laisser de traces.A l’occasion, très, très, très ra-remenL l’une d'elles entrera en collision avec de la matière — mais, pour réduire le risque de confusion avec les collisions qui se produisent continuellement entre «nos» particules et des particules «normales» venues de l’espace, il faut s’installer à un kilomètre de profondeur.Et attendre un énorme coup de chance.Agence Science-Presse Au cours des 30 dernières années, il est apparu que la matière sombre représentait jusqu’à 25 % de la masse totale de l’univers le devoir U: DEVOI 11 .corn de regards sur l'information PORTES OUVERTES LES OS ANS DU DEVOIR Lecteurs, amis, anciens du Devoir Venez rencontrer les artisans de votre journal Dimanche 10 janvier de 10 h à 13 h au Marché Bonsecours Activité gratuite amm '«•M** LE DEVOIR, LE M A R l> I 29 I) E C K M B K E 2 O O !• ~ E MONDE A .) PAKISTAN Trente morts dans un attentat contre les chiites à Karachi HASAN M A N S O O R Karachi — Un attentat suicide a fait au moins 30 morts et plus de 60 blessés hier après-midi au cours d’une procession de musulmans chiites à Karachi, la grande ville du sud du Pakistan.Le kamikaze s’est fait exploser au milieu du plus grand rassemblement prévu au Pakistan pour l’Achoura, l’un des jours les plus importants du calendrier de la minorité chiite qui y commémore la mort de l'imam Hussein tué en 680.Des di- aprés l'explosion, au cours desquels des pèlerins chiites en colère ont jeté des pierres, tiré des balles en l'air et mis le feu à des dizaines de véhicules et ma-gasins sur le boulevard emprunté par la procession, qui s’est enveloppé d’une épaisse fumée noire, ajoutant à la panique sur les lieux de l’attentat.Le premier ministre, Yusuf Raza Gilani, a rapidement condamné l’attentat et appelé la population au calme à travers le pays.Et le ministre de l’Intérieur a appelé les chiites à suspendre leurs commémorations.Le «mode opé- Plus de 4000 personnes ont été tuées dans des violences interconfessionnelles depuis la fin des années 1980 dans le pays zaines de milliers de membres des forces de sécurité avaient été placés en état d'alerte dans la crainte de violences interconfessionnelles dans le pays.Près de 50 000 pèlerins chiites étaient descendus dans les rues de Karachi, capitale de la province du Sind, vêtus de noir ou se flagellant le dos jusqu’au sang à l’aide de lames acérées, un rituel de l’Achoura.Parmi les pèlerins L’explosion a provoqué un début d’incendie, un nuage de fumée et un mouvement de panique au sein de la foule.«C’était une attaque suicide.Le kamikaze marchait au milieu de la procession, et il s’est fait exploser», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Rehman Malik, à la chaîne de télévision privée Geo.Plusieurs ambulances sont arrivées sur les lieux quelques minutes plus tard pour emmener des victimes dans les hôpitaux de la ville, où l’état d’urgence a été déclaré.Des incidents ont éclaté ratoire» de l'attentat «évoque une association entre deux des réseaux islamistes [sunnites] les plus puissants du pays, le Mouvement des talibans du Pakistan [TPP] et le Lashkar-e-fliangvi», a ajouté le ministre.Des milliers de morts Le TTP et ses alliés, qui dénoncent notamment l’alignement d’Islamabad sur la «guerre au terrorisme» américaine, sont considérés comme responsables de la vague d’attentats qui a fait plus de 2700 morts dans le pays depuis deux ans et demi.Dimanche, les chiites avaient été visés par un attentat suicide qui a fait sept morts à Muzaffa-rabad (nord-est), capitale du Cachemire pakistanais, et une attaque à la bombe qui a fait 17 blessés, déjà à Karachi.Les chiites représentent environ 20 % de la population pakistanaise, largement sunnite.Plus de 4000 personnes ont été tuées dans des violences interconfessionnelles depuis la fin des années 1980 dans le pays.Agence France-Presse Washington s’oppose au projet Israël veut construire 700 nouveaux logements à Jérusalem-Est Israël a dévoilé hier un projet de construction de plus de 700 nouveaux logements dans des se,cteurs de Cisjordanie que l’État considère comme appartenant à Jérusalem.Sous la pression américaine, le premier ministre israélien, Benya-min Nétanyahou, a ordonné en novembre un «gel» de dix mois des nouvelles constructions en Cisjordanie en excluant de cette mesure des « Aucune des deux parties ne devrait prendre de mesures qui pourraient unilatéralement devancer ou sembler devancer les négociations » zones frontalières situées à la périphérie de Jérusalem.L’État israélien envisage d’acquérir des terres à proximité de la colonie d’Ofra, située au nord de Jérusalem sur la route de Na-plouse, selon une déclaration en ce sens remise par le procureur général à la Haute cour de justice, en.réponse à une pétition de i’organisation Yesh Din qui réclamait le démantèlement de tous les équipements installés illégalement aux abords de la colonie depuis 2007.Réactions Washington a rapidement et virement réagi à ce projet, déclarant que «les États-Unis s'opposent à de nouvelles construc-tuHUrtsraéliennes à Jérusalem-Est.Le statut permanent de Jéru-sdlefh est un sujet qui doit être négocié par les parties [israélienne et palestinienne] et soutenu par la communauté interna- tionale.» Le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a ajouté cpf «aucune des deux parties ne devrait prendre de mesures qui pourraient unilatéralement devancer ou sembler devancer les négociations».L’avocat de l’organisation Yesh Din a déclaré au quotidien Haaretz que «le fait que l’État tente aujourd’hui de légitimer ce vol de terres en saisissant rétroactivement des terrains, au profit d’une colo- nie qui était encore qualifiée, il y a peu, de plus vaste poste avancé illégal de Cisjordanie’, n’est rien d’autre qu’un scandale».L’avocat ajoute considérer comme particulièrement grave le fait que le gouvernement, «en contradiction avec [sa] politique pourtant clairement énoncée, cherche à couvrir les manquements et la mauvaise volonté de l’armée et de l’État dans la mission de protection de la propriété palestinienne».Dans un premier temps, l’État avait effectivement ordonné la démolition des équipements construits illégalement autour d’Ofra.Le fait qu’il envisage aujourd’hui d’acquérir les terrains en question va également à l’encontre du discours de Benyamin Nétanyahou en juin à l’université de Bar-Ilan, lorsqu’il déclarait qu «aucune terre ne serait acquise pour permettre l’extension de colonies déjà existantes».Le Monde et Agence France-Presse Al-Qaïda revendique l’attentat manqué contre le vol 253 Le président Obama promet une traque sans relâche des responsables pour qu’ils répondent de leurs actes Kaneohe — Al-Qaïda a revendique hier l’attentat manqué contre un avion de ligne américain le jour de Noël, tandis que le président Barack Obama a fermement reagi en promettant de faire payer les responsables et de traquer les extrémistes, où qu’ils se trouvent.Trois jours après la tentative d’un jeune Nigérian de faire sauter en vol un appareil de la compagnie Northwest effectuant la liaison entre Amsterdam et Detroit avec 290 personnes à bord, al-Qaida dans la péninsule arabique a affirmé avoir planifié l’attentat Umar Farouk Abdulmutallab, «le frère nigérian, est passé à travers toutes les barrières de sécurité pour son opération, brisant le grand mythe du renseignement américain», Ut-on dans le communiqué mis en ligne sur des sites islamistes.Le groupe a dit avoir fourni au jeune Nigérian interpellé dans l'avion un «engin techniquement perfectionné», mais que cet engin n’a pas explosé en raison d’un problème technique.Le président américain, qui s’exprimait sur le sujet pour la première fois hier, a juré de chercher sans relâche les responsables de la tentative, dans un discours depuis Hawaii.I mar Farouk Abdulmutallab «Nous ne baisserons pas les bras tant que nous n’aurons pas trouvé tous ceux qui sont impliqués pour les faire répondre de leurs actes», a déclaré M.Obama.Parlant depuis le village de Kaneohe, proche de son lieu de vacances, M.Obama a également assuré que les États-Unis continueraient à traquer les «extrémistes violents qui nous menacent», où qu’ils se trouvent, sans toutefois nommément mentionner al-Qaïda qui a revendiqué l’attentat manqué contre le vol Amsterdam-Detroit.KH I I KS L'attentat manqué a posé avec acuité la question des mesures de sécurité à bord des vols, plus de huit ans après le 11-Septembre.Dimanche, le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a reconnu que les procédures à l’embarquement apparues dans la foulée de ces attentats qui avaient fait près de 3(XX) morts, étaient «vieilles de plusieurs années».Le président Obama a «posé au ministère de la Sécurité intérieure la question très concrète de savoir comment quelqu’un avec quelque chose d’aussi dangereux que de la pen-thrite [un puissant explosif] a pu monter dans un avion à Amsterdam», a souligné M.Gibbs.La titulaire du portefeuille, Janet Napolitano, a quant à elle dit hier vouloir savoir comment le suspect a pu prendre l’avion avec un visa américain alors que son père avait alerté les autorités américaines sur la radicalisation de son fils.Cette question «fera partie du processus» de révision des mesures censées éviter qu’un passager dangereux puisse embarquer pour les États-Unis, a-t-elle affirmé sur CNN, expliquant vouloir notamment revoir le système des listes qui permet aux États-Unis d’interdire de vol certains individus.De son côté, le sénateur indépendant Joe Lieberman a indi qué lundi vouloir convoquer une audience au Congrès sur la sécurité aérienne, pour «mettre en évidence les vulnérabilités» du système.A Detroit, la justice a indiqué que le suspect, qui a été brûlé lors de sa tentative, serait présenté à un juge fédéral le 8 janvier pour la lecture de l’acte d’accusation.Agence France-Presse et Reuters Un troisième front contre al-Qaïda Le Yémen au centre des attentions américaines Les États-Unis y étendent leur politique antiterroriste La tentative d’attentat commise le jour de Noël par un jeune Nigérian dans un Airbus de Delta Airlines a braqué les projecteurs sur le Yémen, devenu une base arrière d’al-Qaïda, selon les services de renseignements américains.Les États-Unis ont discrètement ouvert depuis un an au Yémen un troisième front, très largement secret, contre le réseau al-Qaïda, y envoyant notamment des forces spéciales entraîner des militaires yéménites, rapportait dimanche le New York Times.Selon le quotidien, qui cite un ancien haut responsable, non identifié, de la CIA, l’agence américaine de renseignement a envoyé au Yémen il y a un an plusieurs agents de terrain expérimentés dans le domaine de l’antiterrorisme.Certaines unités de commandos chargées d’opérations secrètes ont commencé à entraîner des éléments des forces de sécurité yéménites en techniques antiterroristes, poursuivait l’article du NYT.Le Pentagone va dépenser plus de 70 millions au cours des 18 prochains mois et des équipes des forces spéciales vont entraîner et équiper l’armée yéménite, les forces du ministère de l’Intérieur et les gardes-côtes.Cela fera plus que doubler les niveaux précédents de l’aide militaire américaine à ce pays.Cette révélation intervient alors qu’Umar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian de 23 ans qui a tenté vendredi de faire exploser un avion de ligne américain au-dessus de Detroit, a affirmé avoir été entraîné au Yémen par al-Qaïda, selon des responsables américains cités par les médias.Une discrète aide La guerre civile et la faiblesse du plus démuni des États du monde arabe en ont fait une alternative pour les extrémistes islamistes harcelés par les forces occidentales en Afghanistan et par l’armée pakistanaise dans les zones tribales frontalières.Les autorités américaines, qui s’inquiètent de la présence de plus en plus patente des AGENCE FRANCE-PRESSE Le Yémen est aux prises à la fois avec une rébellion à l’intérieur de ses frontières et avec le terrorisme d’al-Qaïda.adeptes d’Oussama ben Laden au Yémen, fournissent une discrète assistance aux services de renseignement et aux forces gouvernementales.L’armée locale est d’ailleurs intervenue le mois dernier Entendu par le Congrès, Mike Leiter, directeur du centre américain de lutte antiterroriste, a, quant à lui, qualifié le Yémen de «champ de bataille essentiel et de base régionale en puissance pour les préparatifs d’attentats « L’Irak est une guerre d’hier.L’Afghanistan est celle d’aujourd’hui.Si nous n’agissons pas de façon préventive, le Yémen est celle de demain.» contre un repaire d’al-Qaïda et les autorités ont annoncé hier l’arrestation de 29 membres présumés du mouvement.Joseph Lieberman, président de la commission sénatoriale de la Sécurité intérieure, a fait état dimanche d’une présence américaine croissante au Yémen, où se trouveraient notamment des membres des forces spéciales et des services de renseignement «L’Irak est une guerre d’hier.L’Afghanistan est celle d’aujourd’hui.Si nous n’agissons pas de façon préventive, le Yémen est celle de demain», a-t-il ajouté dimanche sur le plateau de Fox News, citant un haut fonctionnaire américain rencontré lors d’une récente visite à Sanaa.d’al-Qaïda, l’entraînement de ses recrues et leurs déplacements».«Les individus qui peuvent se rendre plus facilement dans ces zones où les extrémistes sont actifs pour pénétrer ensuite aux États-Unis en profitant d’une moindre vigilance sont une source particulière d’inquiétude», a par ailleurs reconnu Robert Mueller, directeur du FBI.Washington s’est jusqu’ici refusé a communiquer en détail sur le sujet, mais Barack Obama a adressé en septembre à son homologue Ali Abdallah Saleh une lettre dans laquelle il lui promet l’aide des États-Unis sur le front antiterroriste, selon l’agence de presse yéménite Saba.La nébuleuse Berceau de la famille Ben La- den, le Yémen est de longue date l’un des pays ou la nébuleuse al-Qaïda est le mieux implantée.Sur les 198 suspects toujours détenus à Guantâna-mo, 91 sont Yéménites, ce qui en fait également la nationalité la plus représentée sur la base américaine.Depuis la fusion en 2009 des branches saoudiennes et yéménites, désormais regroupées sous la bannière d’«al-Qaïda dans la péninsule arabique», leurs activités sont en augmentation constante, observe Christopher Boucek, membre de la fondation Carnegie.Outre la traque des membres d’al-Qaïda, Sanaa doit faire face a un soulèvement chiite dans le Nord et a des velléités séparatistes dans le Sud.Après une incursion des rebelles du Nord qui a coûté la vie à deux gardes-frontières saoudiens, début novembre, l’armée saoudienne a mené une série de raids aériens au Yémen.Dans un communiqué diffusé dimanche, mais daté du 20 décembre, al-Qaïda dans la péninsule arabique promet des représailles après ces raids, menées selon elle par des avions de combat américains, qui ont fait une cinquantaine de morts.Le Monde et Reuters i LE DEVOIR.LE MARDI 29 DÉCEMBRE 2 O ü 9 A (i ED TORIAL Les manifestations en Iran La répression Des millions d’hommes et de femmes manifestent, des milliers d’entre eux sont roués de coups, d’autres sont assassinés.Puis, la nuit venue, les personnalités en vue de l’opposition sont envoyées en prison.C’est évidemment en Iran que tout cela se passe.En Iran où le cycle manifestation-répression est bel et bien enclenché.0 Serge Truffaut n douterait que le cycle évoqué se poursuit qu’il faudrait méditer l’avertissement formulé offi-ciellement par les Gardiens de la révolution, un Etat dans l’Etat, dans la journée d’hier.Ces derniers exigent des autorités judiciaires une réaction «sans aucune restriction», une réaction encore plus violente que celle constatée jusqu'à présent afin «d’éradiquer» le complot fomenté par des adversaires au régime avec le soutien du grand Satan américain.Pour ce faire, les Gardiens se disent prêts à se lancer dans la bataille menée jusqu’à présent, côté gouvernemental, par le Bassidj, la milice islamique que soit dit en passant ils contrôlent Si ce corps bien armé, bien financé, si ce corps dont est issu le président Mahmoud Ahmadinejad et qui est sous l’autorité directe du guide suprême, Ali Khamenei, souhaite un sursaut de répression, une addition d'emprisonnements, c’est qu’il a compris que la population, surtout les jeunes, suivait à la lettre la stratégie qu’eux-mêmes avaient élaborée et observée au cours des années précédant.le renversement du shah.On s’explique.Hier comme aujourd’hui, aucune manifestation politique n’est permise.Lorsque le shah dirigeait l’Iran de sa main de fer, Khomeini, Ali Montazeri décédé la semaine dernière, Khamenei, ainsi que les laïcs qui aspiraient à la démocratie mettaient à profit les fêtes religieuses, donc les événements autorisés par l'Etat, pour les transformer en tribunes antishah.On exprimait son dégoût du shah comme on exprime aujourd’hui celui d’un régime théocratique.De prime abord, on serait tenté de croire que les leaders du Mouvement vert, ainsi que se nomment les participants aux manifestations, s’appellent Mir Moussavi, Mohamad Khatami ou Mehdi Karroubi.Ce n’est pas tout à fait le cas.S’ils font partis du Mouvement, ils ne le portent pas.Ils ne le portent pas parce que la troisième génération d’iraniens qui compose 70 % de la population et qui est en fait le moteur de la contestation a toujours en mémoire que ces anciens notables de la classe politique ne récusent pas le caractère théocratique du régime.Loin de là.En fait, l’objectif de leur action politique est un retour aux idéaux ou principes établis par Khomeini.Au passage, on se rappellera que si Moussavi et Karroubi ont été candidats aux dernières élections c’est avec l’assentiment du guide suprême, qui avait pris un soin particulier à écarter les personnalités jugées trop réformatrices.En réalité, les véritables animateurs du Mouvement vert sortent des rangs militant pour les droits de la personne, les droits des femmes, pour la liberté d’expression.Beaucoup d’entre eux, on l’aura deviné, sont des étudiants.On notera que les forces de sécurité se sont appliquées à menotter davantage les animateurs de ces courants que Moussavi et Karroubi, même si certains de leurs conseillers sont effectivement derrière les barreaux.Si la transformation des fêtes religieuses en véhicule de la contestation politique se maintient, alors les deux prochains mois seront particulièrement critiques parce qu’embouteillés, si l’on ose dire, par bien des commémorations.Bref, ça va tanguer.Attentat La bonne cible ouvel attentat dans un avion, nouvelle démesure dans la protection.Le geste commis par le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab appelle à plus de concertation entre les services de renseignement et à un suivi plus serré des suspects de terrorisme.Au lieu de quoi, pour éblouir les foules, on enquiquine tous les passagers en les obligeant à d’interminables fouilles et en multipliant les interdits stupides.Voilà donc qu'il n’est plus question de quitter son siège dans l'heure précédant l’atterrissage (les attentats contre le World Trade Center en septembre 2001 ont pourtant eu lieu dans l’heure suivant le décollage!).Plus question non plus d'avoir plus d'un bagage en cabine — alors que c’est justement le fait qu'Abdulmutallab n'avait qu'un sac de cabine pour tout bagage sur un vol transatlantique qui aurait dû contribuer à se questionner sur ses agissements! Que de temps perdu, et pour les passagers, et pour les responsables de sécurité, obligés de superviser de gigantesques opérations de recherche d'aiguilles dans une botte de foin plutôt que de se concentrer sur les indices qui se déploient sous leurs yeux.Et c’est le cas même d'Abdul-mutallab qui en donne le meilleur exemple.Constatant que des pseudo-établissements d'enseignement ne servaient en fait que de façades pour permettre à de faux étudiants étrangers d’obtenir des visas de séjour (un phénomène connu aussi au Canada), les autorités britanniques ont décidé de sévir à leur encontre.Quelque 2000 de ces établissements ont été fermés au cours des six derniers mois, rapportait hier le New York Times.Et c’est parce qu'il désirait s’inscrire à l'un de ces établissements que le Nigérian de 23 ans a été interdit de séjour en Grande-Bretagne — où il avait par ailleurs déjà étudié et où son rapprochement avec les islamistes avait été remarqué.Cette information, couplée à la dénonciation, en octobre, de son propre père auprès de l’ambassade américaine au Nigéria parce qu'il s'inquiétait de la radicalisation du jeune homme, aurait dû mener à un suivi plus sérieux de son cas.Au beu de quoi, son nom a été mécaniquement ajouté aux quelque 550 000 autres, rien de moins!, qui encombrent la liste américaine des gens à surveiller (et non pas interdits de vol) — liste fourre-tout par ailleurs remplie d’erreurs.Et personne n’a jugé bon de réviser son visa américain tant qu’il n'arriverait pas à expiration, en juin 2010.Le président Barack Obama a annoncé hier qu'une enquête apprçfondie serait menée sur les règles de sécurité aérienne aux Etats-Unis.Si tout cela n’aboutit qu’à un élargissement de mesures déjà mal ciblées (ce que réclament les républicains), à d’autres milliards dépensés à tout vent, les terroristes auront beau jeu de trouver les nouvelles failles d’un système trop vaste pour être bien géré.Mais si cette affaire incite à mieux additionner les indices, à davantage échanger les informations, à moins fonctionner en silos, voilà qui tranchera enfin avec les années Bush, en dépit des provocations d’al-Qaïda.jboileauf&ledet'oir.corn Josée Boileau LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOLRASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO Un autre grand moment * 2009.ytSCs VouÇ UN &0N Pp>Mgi£R PA* T«oP , k CHER'?JL Les enfants d’abord M.Harper, pensez aux 4,4 millions d’enfants dans le monde qui, entre le jour de l’An et la tenue du G8 à Huntsville en Ontario, en juin 2010, mourront de mort peu douce.Leur bref passage sur Terre aura été conclu par des maladies pouvant être prévenues et soignées.Quelle tristesse! Loin de moi la pensée de vous attribuer toute la responsabilité de cette injustice criante.L’analyse des causes paralyse trop souvent, hélas! Tournons-nous vers l’action.Placez une piste de solution à l’ordre du jour de cette importante rencontre.En 2007, le Canada a été l’instigateur d’un programme de lutte contre la mortalité infantile, soit l’Initiative catalytique pour sauver un million de vies.Ce programme a démontré une grande efficacité coûts/vies sauvées.Il s’agit d’une approche intégrée tant géographiquement que par la diversité des interventions, soins obstétriques d’urgence, prévention du VIH, immunisation, ré-hydratation, etc.Faites en sorte que le Canada augmente sa participation à ce programme et qu’il influence les autres pays du G8 à s’engager pour son expansion.Sans même vous connaître, les mères de ces millions d’enfants vous en seront reconnaissantes.Huguette Guay Montréal, le 24 décembre 2009 Pour régler la question des accommodements Le scandale des accommodements raisonnables ne peut se régler par la seule intervention d’un gouvernement qui mettrait ses culottes, comme on aime bien le penser.Nous sommes dans une société de droit Les libertés de conscience, d'expression et de religion sont inscrites dans la Constitution.D’ailleurs, LETTRES qui veut perdre ces précieuses libertés?Un pas vers la solution consisterait à établir une commission, une sorte de tribunal qui aurait pour mandat de faire le tri entre ce qui, dans les demandes, découle du noyau dur, de la substance d’une croyance, et ce qui correspond à des coutumes locales.Lorsque l’enquête montrerait que différentes branches de ladite religion ne retiennent pas cette pratique, ce serait la preuve que cela ne fait pas partie de l’essentiel de cette religion.Le Québec ferait une démarche meilleure que la Cour suprême du Canada, qui a accepté comme critère d’admissibilité la seule sincérité du demandeur.L’ouverture aux autres n’implique pas de laisser toutes les coutumes de la Terre s'implanter ici.Ainsi, le port du voile et de la burka serait réglé en un tournemain.Certains cas exigeraient des études plus longues, mais une fois le cas réglé, il servirait de mesure pour toutes les demandes similaires.Ainsi, les demandeurs qui se servent du flou de la loi pour imposer au Québécois les demandes qui ne sont même pas des pratiques généralisées dans les pays où cette religion a cours rencontreraient un mur.Je crois que l’Angleterre agit en ce sens.John White Neufchâtel, le 26 décembre 2009 Un modèle ! M.Louis-Gilles Francœur a récemment témoigné de son enthousiasme pour le Danemark.J’ai séjourné dans ce pays en 2007 et, comme urbaniste, j’en tire des enseignements en matière d’aménagement du territoire que j’aimerais présenter pour compléter les propos du journaliste.L’aménagement du territoire au Danemark témoigne notamment d’une forte volonté de réduire la consommation d'éner- gies fossiles.Comment?D’abord en limitant l’expansion des villes, de sorte qu’elles ne peuvent pas étendre les commerces et les services le long des principales voies de circulation.Par la suite, les commerces, dont la superficie maximale est limitée, doivent s’établir de façon prioritaire dans le centre de villes où les rues piétonnes foisonnent, incitant ainsi les gens à s’y rendre à pied ou en vélo pour faire leurs emplettes.Le réseau de rues piétonnes est d’ailleurs encore en développement, créant ainsi des lieux de convivialité urbaine sans pareil.Et évidemment, toutes les villes disposent d’un réseau de pistes cyclables qui permet de se déplacer des quartiers résidentiels vers le centre-ville.D y a même des pistes cyclables qui relient les villages entre eux.Dans des quartiers résidentiels récents, dans la ville d’Aa-rhus par exemple, la «grille de rues» en est plutôt une de «pistes cyclables».Les rues conduisant vers les résidences sont en fait des petites allées de service.Autre élément intéressant découlant de la concentration des commerces dans les centres-villes, les grandes artères urbaines qui conduisent vers ces centres ne sont pas encombrées de toutes sortes d’usages hétéroclites, comme c’est souvent le cas ici.Le design de ces grandes artères laisse aussi une place importante aux piétons, aux cyclistes, au transport collectif.Le Danemark se distingue aussi par ses efforts pour réduire la consommation d’énergie.L’île de Samso, dans le nord du pays, fonctionne pratiquement déjà avec des énergies renouvelables à 100 %, alors que la ville de Frederikshavn ambitionne de devenir, en 2015, la première ville au monde à n’utiliser que des énergies renouvelables.[.] Serge Vaugeois Laval, le 22 décembre 2009 LIBRE OPINION Le Scrooge des Prairies CARMEN LABELLE Lacolle Il était une fois un vaste continent nordique, peuplé de grands arbres vénérables, d’animaux de toutes tailles et de toutes formes, et de végétaux si divers qu’on n’a pas encore fini de les répertorier.En ces temps immémoriaux, les habitants de ce continent prenaient soin de ce peuple végétal et animal, car ils savaient que leur survie en dépendait.Ils n'avaient pas besoin pour ça de recherches, de statistiques ou de sommets climatiques.C’était pour eux une évidence! Puis sont venus d'outre-mer d’autres peuples qui ne savaient pas voir les évidences et dont la cupide ambition a commencé à détruire ces peuples végétaux et animaux.On a appelé ça l’ère industrielle, et elle a perduré jusqu’à nos jours.L'humanité, si jamais elle en réchappe, jugera cette période, qui a été plus destructrice en cent ans que tous les millénaires réunis depuis le début de la vie sur cette planète, comme la plus noire de son liistoire.Au cours de cette période noire, la santé des gens a commencé à décliner.Os ont développe des allergies, de l’asthme, des cancers, se sont mis à se multiplier, puis la fertilité a commencé à diminuer.Ils étaient de plus en plus souvent malades.et les virus, transmis par les animaux malades eux aussi, les oiseaux, les porcs, se répandaient sur le continent et bien au-delà Les gens ont commencé à voir l'évidence que les anciens peuples avaient essayé de leur faire voir.Ils ont modifié leurs habitudes progressivement pour réduire la destruction de leur environnement et se sont mis à protester contre les projets qui hypothéquaient davantage cet environnement et à réclamer des sources d’énergies plus vertes.Dans les vastes Prairies de cette contrée nordique habitait le gouverneur, élu de justesse par la force des nombres et de l'argent.Ses politiques, loin de protéger les écosystèmes assurant la survie de tous les habitants du continent et de la planète entière, avaient pour objectif de promouvoir chez lui, dans les Prairies, l'essor d’une des plus polluantes industries jamais développées par les habitants de ce monde: l’extraction de l'or noir! Une veille de Noël, au retour d'une rencontre entre tous les peuples de cette planète bleue où il avait déployé toutes ses forces pour faire avorter un accord planétaire visant à réduire les impacts dévastateurs des industries, tout en affirmant le contraire à ses concitoyens, le Scrooge s’endormit après avoir fêté dans l’opulence et le luxe.Au cours de la nuit, il reçut la visite de trois esprits.L’esprit du passé lui montra d’où lui venait cette cupidité et cette étroitesse d’esprit L'esprit du présent lui fit voir les gens qui, en dépit de ses politiques destructrices, se regroupaient pour fêter en- semble et s’organiser en petites communautés pour partager et réduire l’impact humain sur leur environnement L’esprit du futur lui laissa entrevoir les terres nues et dévastées de son pays, ses descendants et d'autres habitants des Prairies comprenant que tout l’argent accumulé ne se mange pas, son peuple affamé errant en quête de subsistance et de rares sources d’eau, des nuées de réfugiés provenant de terres inondées.Finalement, l’esprit l'emmena sur sa tombe, une quelconque pierre grugée par la pollution dans un cimetière laissé à l’abandon et sur laquelle on pouvait lire: «Ci-git un de ceux qui ont refusé de sauver l’humanité.» Contrairement à l’heureux dénouement du conte de Dickens, le Scrooge des Prairies ne s'est pas réveillé en comprenant ses erreurs.Mais l'histoire n'est pas terminée, et c'est à chacun d’entre nous de participer à son dénouement Laisserons-nous l’industrie de l’or noir polluer notre environnement et notre réputation?Aurons-nous le courage et la détermination de nous regrouper en communautés autour de projets qui minimisent nos impacts environnementaux et laissent un répit à notre planète, ce qui lui permettra peut-être de se guérir suffisamment vite pour que nos petits-enfants ne vivent pas dans le cauchemar anticipé par les prédictions des scientifiques?Combien de temps encore attendrons-nous?Combien de temps nous reste-t-il?Trop peu pour rester les bras croisés à attendre! i LE DEVOIR.LE MARDI 29 DECEMBRE 2 0 O 9 A i LDÉES De Copenhague à Sept-îles Le Québec, terre d’avenir pour le nucléaire - INTS KAI NINS RKUTKRS Le charbon, le gaz et le nucléaire seront à l’ordre du jour au moins pour les trois prochaines décennies, avec les risques que cela comporte, nucléaire ne produit quasiment pas de C02.Et, parmi ces trois sources d’énergie, seul le MICHEL JÉBRAK Professeur, département des sciences de la Terre et de 1 atmosphère.Université du Québec à Montréal information offre parfois des télescopages saisissants.Ainsi.on a pu disposer en même temps des images de la Conférence sur les changements climatiques tenue à Copenhague et de celles des citoyens de la ville de Sept-iles à propos d'un projet d'exploration de l’uranium.Ces deux enjeux peuvent paraître de nature différente, entre la gouvernance climatique de la planète et celle, plus locale, des ressources minières du Québec.Mais ils sont fortement interreliés et illustrent les difficultés d’une réconciliation entre le mondial et le local.Le défi de Copenhague est bien connu.La planète connaît un réchauffement climatique très sensible depuis le début du XIX' siècle.Au meilleur de notre connaissance scientifique, ce réchauffement est corrélé avec l’essor économique issu de la Révolution industrielle et avec la croissance des besoins énergétiques.Les activités de production et de transformation, les transports, les besoins de chauffage et de climatisation et, depuis peu, les nouvelles technologies exigent des quantités d’énergie de plus en plus importantes.Et non seulement les besoins par personne augmentent en moyenne, mais le nombre de personnes lui-même est en forte augmentation, jusqu’à neuf milliards d’habitants dans quarante ans.La demande est là, aujourd’hui, chez nous, plus forte encore chez nos voisins et partenaires.Pour illustrer cette fantastique demande d’énergie dans le monde, on aura besoin de produire l’équivalent de 30 Baie-James par an pour combler les besoins du monde dans la prochaine décennie.Agir sur la production Comment répondre aux défis de l’énergie?Il n’y a que deux méthodes: en produire plus, en consommer moins.Les Canadiens et les Québécois consomment deux fois plus d’énergie par habitant qu’un Européen, sept fois plus qu’un Brésilien, vingt fois plus qu’un Marocain.Nous devrons absolument agir sur notre consommation, en particulier en choisissant des démarches écoénergétiques plus collectives, notamment pour le transport.C’est possible, puisque plusieurs pays européens ont réduit leur consommation d’énergie de manière significative après l’augmentation des prix du pétrole en 1973.Il y a place à beaucoup de progrès en Amérique du Nord et dans les autres pays développés.Mais cela ne suffira pas pour répondre à la soif énergétique du monde.Il faut donc se pencher vers une augmentation de la production.Toutes les prévisions convergent vers le fait que l’humanité aura besoin de toutes les sources d’énergie renouvelables (hydraulique, éolien, géothermique, photovoltaïque) et non renouvelables (combustibles fossiles, énergie nucléaire) pour répondre aux besoins.On peut toujours croire à l’émergence d’une civilisation stationnaire, sans progrès, ou rêver seulement à une mutation vers une humanité autosuffisante en énergie, gardant ses ressources fossiles pour les futures générations.Mais cela exigerait des changements technologiques et sociaux qui prennent des décennies.Le charbon, le gaz et le nucléaire seront donc à l’ordre du jour au moins pour les trois prochaines décen- nies, avec les risques que cela comporte.Et, parmi ces trois sources d’énergie, seul le nucléaire ne produit quasiment pas de C02.Le défi de Sept-Iles Cela nous amène au défi de Sept-îles.On |)eut avoir de la sympathie pour un mouvement collectif s'appropriant des enjeux de développement local et visant à protéger la santé publique.A-t-on vraiment besoin d’une exploration de l’uranium à quelques dizaines de kilomètres de la ville?Le Québec, avec ses ressources hydroélectriques abondantes, a-t-il besoin d’une industrie nucléai- re allant de la production d’uranium à des reacteurs nucléaires producteurs d’électricité?La réponse est forcément complexe et doit prendre en compte quelques faits têtus.Le premier est géologique et concerne la disponibilité de l’uranium sur les continents: nous vivons sur un vieux socle rocheux, forme il y a plus de trois milliards d'annees.qui a accumulé l'uranium, les cartes du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec le montrent clairement: il y a de l'uranium plein les ruisseaux de la Côte-Nord, du Moyen Nord et même du Grand Nord Ce métal était là avant nous, et nous vivons avec lui comme nous vivons aujourd'hui avec la neige et le froid.Le second fait têtu est de nature plus politique.L’uranium est une substance stratégique, un produit que personne ne souhaite voir entre n’importe quelle main.C’est pourquoi les mines d’uranium n’ont été ouvertes que dans des pays développés (Canada, Australie), ou au milieu de déserts peu accessibles (Namibie, Niger, Kazakhstan).De plus, il faut avoir un savoir-faire technique très avancé pour concentrer la partie énergétique, l’isotope 235, qui ne représente que 0,7 % de l'uranium total.C’est donc une activité de pays développés, de pays qui ont les moyens d’assurer une gestion sécuritaire du combustible nucléaire.Les Soviétiques ont montré qu’ils n’en ont pas toujours été capables; à l’inverse, les Français et les Japonais ont pleinement démontré la faisabilité du nucléaire depuis plus de 40 ans.Le Québec fera donc face à de nombreux questionnements dans les années qui viennent.Pourrait-il, par exemple, refuser de s’intéresser à ses ressources en uranium, fermer la centrale de Gentilly et perdre ses compétences en physique nucléaire?Devrait-on en faire un sanctuaire dé-nucléarisé et laisser les autres, en particulier nos voisins du Sud, se débrouiller avec leurs besoins énergétiques?Laisser le nucléaire à quelque dictature médiévale?Ou, à l’inverse, prolonger la politique d’indépendance énergétique du Québec, basée sur l’hydroélectricité, par une politique de valorisation de nos ressources géologiques en uranium et l’utilisation de nos savoir-faire?Ce débat, majeur, ne fait que commencer.Dans un monde aux frontières de plus en plus poreuses, chaque pays a le devoir de contribuer à la résolution des problèmes mondiaux, avec ses compétences, ses valeurs positives et ses ressources naturelles.Comme d’autres provinces du Canada, le Québec dispose d’un potentiel élevé en uranium, d’une stabilité politique et d’une population éduquée.In combinaison de ces trois paramètres en fait une terri' d'avenir pour le nucléaire, un pays qui pourrai contribuer, quand le moment sera venu, à la satisfaction des besoins énergétiques de notre planète.Nous pouvons le craindre ou le souhaiter.Mais il importe aujourd’hui de bien en comprendre tous les éléments, d’en analyser les risques et les bénéfices, à l’échelle locale et mondiale, et de se prononcer sereinement.Paul Anthony Samuelson, «l’enfant terrible de l’économie» GILLES DOSTALER Professeur, département des sciences économiques, Université du Québec à Montréal [i==! e 13 décembre dernier, Paul Anthony L Samuelson s’est éteint à Belmont (Massachusetts), à l’âge de 94 ans.Après des études à Chicago et à Harvard, où on l’avait surnommé «l’enfant !==J terrible de l’économie», il fit toute sa carrière au Massachusetts Institute of Technology, les portes de Harvard lui ayant été fermées éntre autres à cause de ses origines juives.Il suit de près dans la tombe John Kenneth Galbraith et Milton Friedman.Une époque s’achève, puisqu’il s’agit là de trois des économistes les plus influents de la deuxième moitié du vingtième siècle.Alors que Galbraith occupait l’aile gauche dans le champ de l’économie politique et que Friedman campait résolument à droite, Samuelson prenait place au centre.Evidemment, tout cela est relatif.Lorsque j’ai commencé mes études d’économie dans les années soixante, Samuelson représentait, pour plusieurs d'entre nous, la droite.La remise en question de l’interventionnisme et la montée du néolibéralisme l'ont déplacé vers la gauche.Samuelson et ses collègues keynésiens de la première heure sont devenus des critiques radicaux des nouveaux intégristes du marché.On a même assisté, dans les dernières années, à un rapprochement entre Samuelson et Galbraith.Précoce, prolifique, engagé Samuelson se qualifiait lui-mème de libéral, dans le sens américain du mot partisan de l’Etat-provi-dence et d’une intervention active des pouvoirs publics dans l’économie.Il s’est fait l’avocat de ces idées, pendant plusieurs années, dans les colonnes de Newsweek et d’autres médias.D a aussi défendu ses idées à titre de consultant auprès de nombreux organismes tant privés que publics.Conseiller économique du président John F.Kennedy, qui fut son étudiant, il a refusé son offre de présider le Comité des conseillers éco- nomiques, préférant agir comme éminence grise.Il s’est alors fait le promoteur d’une politique budgétaire expansionniste, mise en œuvre sous l’appellation de «nouvelle économie».Le début des années soixante marque le tpomphe de l’interventionnisme keynésien aux Etats-Unis.Le vent a tourné depuis, et Samuelson s’est le plus souvent opposé aux politiques menées par les gouvernements américains successifs, en particulier celui de Ronald Reagan.Très critique de la politique économique de George W.Bush, il a appelé à voter pour John Kerry aux élections de 2004 et pour Barack Obama en 2008.Activement engagé dans le débat public, c’est avant tout comme théoricien que Samuelson a acquis sa notoriété.Il est en 1970 le troisième économiste, et le premier des Etats-Unis, à recevoir le prix de la Banque de Suède en mémoire de Nobel, souvent désigné de manière erronée et abusive comme le «prix Nobel d’économie».Samuelson est l'un des économistes les plus précoces et les plus prolifiques dans l’histoire de la discipline.Il a commencé à 21 ans à publier des articles majeurs et a continué à le (aire sans interruption jusqu’à son dernier souffle.A 26 ans, il soutient une thèse de doctorat publiée en 1947 sous le titre de Fondements de l’analyse économique, qui s’impose comme une œuvre majeure dans la réorientation de l’analyse économique après la guerre.L’année suivante, il publie L’Economique, un manuel qui devient rapidement l’un des plus grands succès de la littérature économique.Une vingtaine d’éditions et plusieurs millions d’exemplaires vendus en plusieurs langues font de lui un homme riche.Samuelson a dit avoir écrit ce livre parce qu’il avait besoin d’argent, après que son épouse eut donné naissance à des triplets! Architecte de la mathématisation de l’économie Discipline principalement littéraire jusqu’au milieu du vingtième siècle, l’économie est devenue un domaine du savoir hautement mathémati-sé, formalisé et axiomatisé.Samuelson est le principal architecte de cette transformation.Dès le début de sa carrière, il acquiert la conviction que tous les domaines de la théorie économique partagent des propriétés communes, telles que îe principe de l’équilibre et celui de la maximisation.La tâche de l’économiste consiste dès lors à dériver ce qu’il appelle des théorèmes significatifs, au moyen de méthodes mathématiques inspirées des sciences naturelles.Samuelson est en effet convaincu de l’analogie entre sciences humaines et sciences naturelles.Exposé dans ses Fondements de l’analyse économique, ce programme de recherche est mis en œuvre de manière systématique, au cours de sa carrière, dans tous les domaines.Samuelson se décrit d’ailleurs lui-même comme le dernier généraliste d’une réflexion économique désormais caractérisée par une spécialisation à outrance.Lorsqu’il est encore étudiant, il propose une nouvelle analyse des fluctuations économiques.Il apporte des contributions marquantes à la théorie du consommateur.Il s’intéresse très tôt au commerce international, cherchant à démontrer les avantages du libre-échange.Par la suite, il intervient entre autres dans les domaines des finances publiques, de l’équilibre général, de la théorie du bien-être, de l’économie du travail, de l’économie spatiale, de la théorie du capital et de la croissance.En outre, Samuelson a offert des contributions importantes dans les domaines de l’histoire de la pensée comme de la méthodologie économiques.Marx a été, parmi d’autres, l’un de ses sujets d’intérêt.Apôtre d’un keynésianisme aseptisé Outre la mathématisation de l’économie, le nom de Samuelson est étroitement associé à la réception des idées keynésiennes aux États-Unis.Mais il y a ici un paradoxe.Keynes était très critique envers l’économie néoclassique et cette mathématisation de l’économie.Or Samuelson se fera le champion de Keynes en mathématisant sa théorie et en la combinant avec la microéconomie néoclassique.C’est d’ailleurs lui qui a popularisé cette division schizophrénique de la discipline en microéconomie et macroéconomie, dans son manuel de 1948.Dans la cinquième édition de son manuel, Samuelson introduit l’expression «synthèse néoclassique» pour caractériser la combinaison de la microéconomie néoclassique et de la macroéconomie keynésienne.Cette macroéconomie est toutefois délestée d’un certain nombre de caractéristiques essentielles de la démarche de Keynes, telles que la prise en compte du temps, des anticipations et de l’incertitude.Les disciples radicaux de Keynes crieront à la trahison en qualifiant de bâtard le keynésianisme de Samuelson.Mais c’est ce keynésianisme modéré qui a dominé la profession dans les trente années de l’après-guerre et qui revient à la mode aujourd’hui.S’il n’y pas d’école samuelsonienne, la plus grande partie de la théorie néoclassique contemporaine est imprégnée de ses contributions.Aucun étudiant ne peut parcourir la littérature économique sans croiser à tous les carrefours îes textes et les thèses de Samuelson.Contrairement à la grande majorité des économistes contemporains, Samuelson a une plume très élégante et témoigne d’une remarquable érudition dans tous les domaines du savoir.J’ai eu l’occasion de communiquer avec lui et de le rencontrer.Mes positions sur les relations entre l’économie et les sciences naturelles, comme sur l’interprétation de Keynes ou de Marx et plusieurs autres questions, sont opposées aux siennes, ce qui n’a pas empêché des conversations agréables avec un intellectuel de haut niveau, doué d’un sens de l’humour exceptionnel, qualité bien rare dans ce milieu où on se prend souvent très au sérieux.Paul Samuelson a commencé à 21 ans à publier des articles majeurs et a continué à le faire sans interruption jusqu’à son dernier souffle L'ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Géraltl D Hilaire (adjoint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chmiinard (édiUmaliste.responsable de la pane Idées), Marco lie lai r Cirino (général), Jeanne Corriveati (affaires municipales).Fabien Deglbc (amsommation).J«ut Dion (sports), Ijouis-Gilles Franartir (environnement), IJsa-Marie Gervais (éducation).Pauline Gravel (sciences).Brian MyVes (justice et fiats de société), I/xiise-Maude Roux Soucy (santé), Phili[»jx- Papineau (pupitre; Infor mat km |M>ütk|ue Michel David (rhrrmu/ueur), Hélene Bu/zetti et Guillaume Bourxauît-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa).Antoine Kobitaille et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen I>vesque (reporter) ; information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier ( ulturc).Stéphane BaillarReon (médias).Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur vesque (reporter), Jean-Pierre le^ault (pupitre international, page éditoriale et cahitr Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) .Michel Garneau (caricaturiste) : And réarme Bédard, Miche le Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Paul Cam bon et Benoît Munffcr (responsables du site Internet).Îean-Jacques Coulombe et Emilie Folie-Boivin (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction): David Dumouchel et Étienne Plainondon-Émonri (commis à la rédaction) DOCUMENTATION (filles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bheref (Ottawa).PI 1BL1CTTÉ Julie Chrétien (directrice adjointe).Jean de Billy.Jennifer Boily-Demers.Jean-François Bossé, Marlène Côté.Stéphanie Déziel.Véronique Langlois.Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet.Flyssa Porlier.( hantai Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Scbaï (publicitaires), Sylvie l-aporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production).Olivier Zuida (directeur adjoint).Michel Bcrnatchez.Danielle Cantara, Richard Dca Cormiers, Donald Fillon.Yannick Morin.Nathalie Zetnaitis.INFORMATIQUE YanJck Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberiand (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service a la clientele), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Füion.Marie-Lune Houdc-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADM 1NISTRATH)N Stéphane Roger (contrôleur).Olena Bilyakova (responsable des services comptables).Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline F'uroy, Ghislaine lafleur.C laudine Chevrier, Véronique Page.Monique Proteau. A 8 L E DEVOIR.LE M A R 1) I 29 DECEMBRE 2009 QUALITES AMF RIZZUTO SUITE DE LA PAGE 1 rapidement, car une demande similaire faite par Le Soleil, une semaine ou deux avant celle du Devoir, a abouti a 5,3 millions.L’AMF, dont la double mission est d’encadrer le fonctionnement du secteur et de protéger les investisseurs, ne se finance pas a partir des fonds publics, mais des cotisations annuelles récoltées auprès de l’industrie des services financiers.Ijp coût de sa défense est payé a même ses coffres.Au cours de l’année 200&D9, l’organisme de réglementation a fonctionné avec un budget de 80 millions et a terminé son exercice sur une légère perte.Le recours collectif, qui n’en est qu’au stade des conférences de gestion, vise aussi Vincent Lacroix et certains ex-employés de Norbourg, le gardien de valeurs Northern Trust, la firme KPMG, qui agissait comme vérificateur de certains fonds, Concentra, un fiduciaire, et Rémi Deschambault, un comptable externe.Le procès devrait débuter en septembre 2010.les victimes reprochent à l’AMF un incident survenu à l’automne 2002.Plus particulièrement, elles se demandent pourquoi les inspedeurs qui ont passé du temps chez Norbourg, pour vérifier les dossiers et faire la lumière sur des soupçons qui tramaient depuis un certain temps, n’ont pas réussi a convaincre la direction qu’il fallait passer en mode enquête.L’AMF affirme qu’à chaque étape, elle a fait du mieux quelle pouvait.Ce n’est qu’a l’été 2005, lorsque le vice-président de Norbourg est devenu délateur, quelle dit avoir été en mesure de résoudre le casse-tête une fois pour toutes.«L'AMF n’a jamais souhaité la mise en place d’un recours collectif et n'a pas d’autre choix maintenant que de se défendre.Cela entraîne inévitablement des coûts en conséquence», a dit, par courriel, le porte-parole de l’organisme, Sylvain Théberge.La poursuite de l’AMF contre Vincent Lacroix, dans le cadre du procès pénal en 2007, a coûté environ un million en honoraires juridiques.la poursuite était pilotée à l’externe, par le cabinet Downs Lepage.Au terme du procès, M, Lacroix avait été reconnu coupable et condamné à douze ans moins un jour de prison, ce qui a été réduit cet été au maximum prévu par la loi québécoise, soit cinq ans moins un jour.En se basant sur les diverses demandes d’accès à l’information des médias québécois, il semble que la totalité des honoraires juridiques et juricomptables depuis l’institution d’une enquête sur Norbourg, à l'automne 2004, a coûté à l’AMF un peu plus de 10 millions.«Ça va finir où?J’aurais pas mal préféré verser des cotisations pour aider les victimes, qui se retrouvent à peu près à la rue, qu’à Heenan Blaikie», a dit Gino Savard, président de MICA Services financiers, un des grands cabinets indépendants au Québec.Lorsque l’AMF a visé son fonds d’aide pour verser une indemnisation de Slmillions à 925 des 9200 victimes, en 2007, il a fallu refiler la note aux cotisants.Ainsi, la cotisation de MICA a augmenté d'environ une fois et demie, estime-t-il.A la fin du mois de novembre, La Presse a révélé que le coût de l’enquête criminelle sur Norbourg, menée par la GRC, s’est élevé à 3,7 millions.SUITE DE LA PAGE 1 décrivent le suspect comme «un homme de race noire avec un manteau a capuchon qui aurait pris la fuite a pied», apres avoir tiré de quatre a six coups de feu, a dit Olivier I^apointe du Service de police de la Ville de Montréal (SPVMj.Le décès de Rizzuto fils a été constaté a son arrivée a l’hôpital.La [xjlice n’a procédé a aucune arrestation.Même si Nick Rizzutto junior était le petit-fils du patriarche de la mafia montréalaise Nidi Rizzuto et fils de son parrain présumé Vito Rizzuto, il n’occupait pas un rôle de leader au sein du crime organisé, selon Pierre de Champlain.L’ancien analyste de la direction des renseignements criminels de la GRC a expliqué sur les ondes de LCN que ce n’était «pas un personnage flamboyant, mais plutôt un membre ordinaire qui faisait son travail».Son père, Vito Rizzuto, purge une peine de 10 ans dans une prison américaine pour complot et gangstérisme relativement au meurtre, en 1981, de trois membres du clan Bonnano.Arrêté en 2006 dans le cadre de l’opération Colisée, le patriarche Nick Rizzuto est libre depuis octobre 2008.11 a purgé une peine de deux ans, avant procès, pour «avoir perçu de l’argent provenant des activités d'une organisation criminelle».Agé de 85 ans, sa santé précaire avait joué un rôle important dans sa libération.La victime 42 ans revenait où se rendait vraisemblablement aux bureaux d’Antonio Magi chez Construction FFM, au 5730, chemin Upper-Lachine.le 30 septembre dernier, lors d’une visite des enquêteurs a ses bureaux de Notre-Dame-de-Grace, Magi était d’ailleurs en compagnie de Nick Riz-zuto junior.Construction FTM a fait l’objet d’une perquisition le 19 novembre dernier dans le cadre d’une enquête sur des voies de faits et de l’extorsion impliquant des membres d’un gang de rue.Se défendant dans les pages de The Gazette, Magi avait toutefois confirmé entretenir des liens d’affaires avec Nick Rizzuto.«Le pauvre, confiait-il en pariant de Rizzuto, ü essaie de faire quelque chose de sa vie et, a cause du passé de sa famUle, chaque fois qu’il fait se retourne il se fait frapper [par derrière], » Hier soir, l’enquête de la section des crimes majeurs du SPVM commençait a peine et un périmètre de sécurité était toujours érigé autour de la scène de crime.Des résidants exprimaient leur inquiétude sur Twitter, se questionnant sur leur sécurité.«Le temps de déménager?» se demandait un des résidants du secteur.Qui avait intérêt à faire disparaître Nick Rizzuto junior?Les analystes du milieu du crime organisé y sont allés de deux hypotheses: une guerre ouverte entre la mafia italienne et un gang de rue, ou un geste de dissension au sein d'une organisation qui souffre d’instabilité depuis l'emprisonne ment de son présume parrain aux Etats-Unis et les rafles de l’opération policière Colisée.Une chose est certaine, l’événement secoue le milieu.«C’est un tsunami», a dit à la Presse canadienne Antonio Nicaso, auteur de plusieurs livres sur la mafia.«Depuis les années 1970, personne n’avait défié leur autorité.» L’auteur de Mobster, Gangsters and Men of Honour, Pierre De Champlain, croit que ce meurtre est «l’aboutissement de tensions», a-t-il dit sur les ondes de LCN.Selon lui, les événements violents qui se sont succédé depuis en témoignent.«C’est un message clair» pour Vito et Nick Rizzuto père, dit-il.Reste à connaitre les auteurs de ce message.Claude Poirier fait état de «rumeurs» de purges internes, mais n’écarte pas non plus l’hypothèse d'un coup des gangs de rues.«Si c’est interne, il n’y aura pas de suite, dit-il.Sinon, si ça vient des gangs de rue.il vay avoir des représailles.» Antonio Nicaso croit que les récentes attaques aux cocktails Molotov de cafés italiens sont liées au crime d’hier, qui pourrait effectivement être l’œuvre d’un gang de rue.Malgré tout «ça pourrait être n’importe qui», avertit prudent Pierre De Champlain.Le Devoir avec La Presse canadienne IRAN Le Devoir | Un policier du SPVM enquête sur la scène du crime BATEAU SUITE DE LA PAGE 1 Qui, parmi les ministres du gouvernement de Jean Charest, a embarqué sur le Touch?La question venue de l'Action démocratique du Québec a provoqué une véritable tempête à l’Assemblée nationale, en octobre dernier.Le premier ministre s’est empressé d’affirmer qu'il avait fait toutes les vérifications nécessaires auprès des membres de son équipe, soutenant qu'aucun d'entre eux n’a fréquenté le yacht de Tony Accurso.Le seul personnage public à reconnaître ses liens d'amitié avec Tony Accurso est le président de la FTQ, Michel Arseneault.Ce dernier a d’ailleurs souligné que la décision du Fonds de solidarité de la FTQ d’investir à répétition dans les entreprises de Tony Accurso était une très bonne chose car très rentable (une rendement annuel de 12,8%).M.Arseneault a reconnu avoir pris des vacances à bord du yacht de son ami Accurso.en compagnie de l'ex-président de la PTQ-Construction, Jean Lavallée.Il a d’abord affirmé n'y voir aucun problème éthique.Après plusieurs jours de controverse, il a finalement dit que d’avoir accepté l’invitation d'un des patrons parmi les plus importants de la construction au Québec n’était peut-être pas un geste heureux, compte tenu de son rôle comme représentant de milliers de travailleurs.Mais la véritable tempête qu’a affrontée le Touch a été provoquée par le dossier des compteurs d’eau à Montréal.En 2(X)7.l’administration du maire Gerald Tremblay a accordé le plus important contrat de son histoire (355 millions) au consortium Gémeau, formé de la firme d’ingenieurs Dessau et de l'entreprise de Tony Accurso, Simard-Beaudry.Le tout a été orchestré, à la demande de l’administration Tremblay, par la firme de génie-conseil RPR, en contournant le service des finances de la Ville ainsi que le service du contentieux Alors que le processus d’octroi de contrat était en marche, le président du comité exécutif de Montréal, Frank Zampino.a séjourné à deux reprises sur le yacht de Tony Accurso.Cette promiscuité entre l’homme d’affaires dont les entre- prises obtiennent de très lucratifs contrats à Montréal et M.Zampino, le responsable politique de toute l'administration de Montréal et donc de l’adjudication des contrats, était alors inconnue.Dans les mois qui ont suivi, soit en juin 2008, Frank Zampino a quitté la politique à la surprise de tous, faisant même surgir des larmes aux yeux du maire Tremblay.Ce dernier a alors perdu son bras droit, l’homme en qui il avait une totale confiance.Quelques mois plus tard, M.Zampino a été embauché par la firme Dessau à titre de vice-président.Au même momenL la controverse a éclaté et a plongé le maire Tremblay dans une situation pour le moins embarrassante, à quelques mois du déclenchement des élections.Vertement critiqué pour cette apparence de conflit d’intérêts, M.Zampino a reconnu par écrit avoir profité du luxe du yacht de Tony Accurso.Il a toutefois réfuté qu'il puisse s’agir de rencontres d’affaires liées à l'appel d’offres concernant les compteurs d'eau.Il a plutôt parlé d'une «maladresse».D'ailleurs, M.Zampino a affirmé alors qu'il avait payé toutes ses dépenses de voyage.Or, selon les informations disponibles dans Internet, le Touch de Tony Accurso se loue entre 55 000 et 75 (XX) $ par semaine.M.Zampino n’a jamais fourni les preuves de ce qu’il avançait.Di controverse a forcé le départ de M.Zampino de la firme Dessau, qui n'a vraisemblablement pas apprécié, commercialement parlant, de se retrouver au cœur d’un problème éthique.Au cours de la période où M.Zampino a profité du soleil sur le pont du Touch, deux concurrents pour le contrat des compteurs d’eau ont navigué ensemble à bord du bateau de M.Accurso.Il s'agit de Bernard Poulin, du Groupe SM, qui était en consortium avec Construction Frank Catania, et de Rosaire Sauriol, vice-président de Dessau, partenaire de Simard-Beaudry.Les effluves de scandale ont poursuivi le maire Tremblay, qui a cherché à prendre ses distances au cours de la campagne électorale, plaidant son ignorance.Mais il y eut deux événements qui sont venus modifier le cours des choses à ime semaine du scrutin montréalais.D’abord, M.Tremblay a radicalement changé son discours.Tout à coup, il a affirmé qu’il savait depuis son arrivée au pouvoir, en 2001, que des enveloppes circulaient à l’hôtel de REUTERS ville.Il a déclaré qu’il fallait se montrer prudent, ajoutant même avoir peur pour sa famille.Puis, Benoit Labonté, le numéro deux du parti adverse, Vision Montréal, a été happé par une escalade de révélations médiatiques ayant écorché sa crédibilité.Tony Accurso aurait appuyé financièrement M.Labonté lors de la campagne à la direction de Ve sion Montréal.M.Labonté a commencé par nier avec force.Quelques jours plus tard, le politicien est tombé au combat lorsque les diverses conversations téléphoniques, avec les dates précises, qu’il a eues avec Tony Accurso furent rendues publiques.Tous ces éléments nouveaux se sont ajoutés à une multitude de révélations laissant penser qu’il y aurait un financement occulte des partis politiques.Des allégations sur une possible collusion entre entrepreneurs dans le monde municipal, en général, et à Montréal, en particulier, ont soulevé bien des interrogations sur l’administration des fonds publics.Ce club d’entrepreneurs est surnommé le «Fabulous Fourteen».L’étendue du problème a atteint le ministère des Transports.Le rôle très actif des firmes de génie-conseil dans l’établissement des priorités d'investissement du ministère, et donc dans l’octroi des contrats dlnfrastructures, a également été mis au jour.Naviguant en eaux troubles, le gouvernement du Québec a promis d’agir.Une escouade mixte de la police, appelée Opération marteau, a été mise en place, les règles d’attribution des contrats ont été resserrées dans les municipalités et les règles de financement des partis politiques ont été légèrement révisées.Mais toutes ces mesures n’ont guère calmé les réclamations généralisées pour l'institution d’une enquête publique.Le premier ntinisfre Jean Charest a résisté jusqu’à maintenant, tablant sur l’enquête policière pour faire un grand ménage et restaurer la confiance du public.Mais c’est sans compter sur le travail des médias qui se poursuit, débusquant les problèmes l’un après l'autre, impliquant tour à tour politiciens, entrepreneurs et ingénieurs.Et, pendant que tout le monde pointe et soupçonne tout le monde.Tony Accurso a mis en vente son yacht, préférant la discrétion au ressac provoqué par ses rencontres sur le Touch.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 réformateur, et ont interpellé deux personnes, selon un responsable de l’organisme qui a requis l’anonymat Les Gardiens de la révolution, en première ligne de la répression du mouvement qui a suivi la réélection contestée du president ultraconser-vateur Mahmoud Ahmadinejad, en juin, ont haussé le ton hier et ont sommé l’appareil judiciaire de faire preuve de «fermeté» a l’égard des fauteurs de trouble.«L’horrible insulte faite à TAchoura [.] est inacceptable», soulignent-ils.L’ayatollah Ahmed Khatami, qui est membre de l’Assemblée des experts, a dénoncé «un complot contre la République islamique» supporte par des puissances étrangères.Bien que soumises a une intense pression de la rue, les autorités iraniennes semblent conserver la haute main sur l’appareil de sécurité, qui demeure fidèle au Guide suprême, le grand ayatollah Ali Khamenei, a fait remarquer un diplomate occidental.Hier, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des partisans de Mir Hossein Moussavi rassemblés pour pleurer la mort d’un de ses neveux, tué dans les heurts survenus la veille, selon le site Web réformateur Jaras.Hormis ce rassemblement à la mémoire du neveu de Mir Hossein Moussavi, aucune manifestation n’a été signalée hier en Iran.Mais les habitants de Téhéran ont rapporté que l’accès à Internet était encore plus difficile qu’à l’accoutumée.Comme au plus fort des manifestations postélectorales, les communications par téléphone portable et les envois de SMS ne fonctionnaient que sporadiquement.La télévision publique a imputé la mort d’Ali Habibi Moussavi Khamene à des agresseurs non identifiés.La police s’est contentée d’indiquer que les «décès suspects» faisaient l’objet d'enquêtes.Par ailleurs, un site modéré a signalé la disparition du corps, mais l’agence de presse officielle Irna a démenti l’information.«Nous ne pouvons pas procéder aux obsèques tant que le corps de mon frère n’a pas été retrouvé», a affirmé un autre neveu de Moussavi, cité par Parlemannews.Le Conseil suprême de la sécurité nationale a fait état de huit morts dimanche en Iran, tandis que le ministère de la Santé a signalé 60 blessés seulement à Téhéran.Outre Téhéran, Qom, Chiraz, Ispahan, Najafabad, Mashhad et Babol ont été le théâtre de manifestations, selon Jaras (ce bilan est impossible à confirmer par une source indépendante en raison des restrictions sur la couverture des médias).Mehdi Karroubi, un autre candidat défait à l’élection présidentielle, a condamné hier la répression qui est survenue en marge des célébrations de l’Achoura, point d’orgue du calendrier chiite.Dans une déclaration mise en ligne dans le site Internet de l’opposition Rah-e-Sabz, le réformateur s’indigne que le gouvernement ait pu verser le sang de son peuple le jour même de l’Achoura.«Que s’est-il vraiment passé?Ils [le régime d’Ahmadinejad] ont répandu le sang le jour de l’Achoura et envoyé un groupe de sauvages contre le peuple», s’insurge M.Karroubi.La communauté internationale, déjà engagée dans un bras de fer avec Téhéran à propos de son programme nucléaire, a dénoncé les violences des derniers jours.Le Canada a condamné ce qu’il a qualifié de «violence brutale» de la part des autorités iraniennes dans leur répression des manifestations et a réclamé la restauration des droits de l’homme dans le pays.«Le gouvernement du Canada condamne l’usage de la violence brutale par les forces iraniennes de sécurité et appelle une nouvelle fois l’Iran à se conformer à ses obligations en matière de respect des droits de l’homme», a déclare Lawrence Cannon, le ministre canadien des Affaires étrangères, par voie de communiqué.S’exprimant depuis Hawaij où il se trouve en vacances, le président des Etats-Unis, Barack Obama, a exhorté hier l’Iran à libérer «immédiatement [les personnes] injustement emprisonnées»,après les manifestations.Il a fait savoir que les Etats-Unis se tenaient au côté des manifestants dont la soif de justice s’est heurtée à une «brutalité de fer».La Russie s'est dite, elle, «inquiète» de la flambée de violence.Le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, a pour sa part jugé «particulièrement perturbantes» les informations faisant état d’une violente répression le jour même de l’Achoura et il a appelé le régime à respecter les droits de la personne.Même son de cloche au Quai d’Orsay.«À l’heure où le bilan s'alourdit, la France exprime à nouveau sa grande anxiété et sa condamnation des arrestations arbitraires et des violences commises contre de simples manifestants», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Bernard Valero.Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a lui aussi condamné «l'action brutale» des forces de l’ordre iraniennes.«J’appelle les responsables à Téhéran à faire tout pour éviter une nouvelle escalade de la situation et mettre fin à la violence, a-t-il déclaré.La communauté internationale va regarder et ne détournera pas les yeux.» Le Devoir Avec La Presse canadienne, VAP, Reuters et F AFP LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury.9 étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 FÜ Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction @ledevoir.com La rédaction Au telephone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans trais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-8004657559 L’agenda culturel Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-9853390 Is Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d’adresses de ses abonnes à la disposition au samedi par Le Devoir Inc dont le siège social est situe au 20ÂO.rue De Bleury.l'imprimerie du Journal de Quebec, 450 avenue Bechard.Quebec qui est la propriété d'organisations reconnues dont U cause, les produits ou k-s services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele, U Devoir est publie du lundi Imprimerie Mirabel Inc.12 800 rue Brault.St Janvier de Mirabel.Quebec, division de Québécor Média.612 rue Saint-Jacques.Montreal, qui a retenu pour la région de Québec les services de et age, Montréal (Quebec).ILIA 3M9.Il est imprime par de c orporation Sun Media.612 rue Saint-Jacques.Montréal - Enregistrement n" 0858.Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec.2007
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