Le devoir, 15 octobre 2005, Cahier H
LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET D I M A N C H E I li OCTOBRE 2 O O 5 LE DEVOIR JEAN-GUY ROY Donner la parole à des gens «compétents et reconnus» Page3 q BENOIT LACROIX Avec les Louise, Deschâtelets et Portai, il vient à la rescousse de Radio Ville-Marie Page 6 ifiBSSfS ISfÉSSü v*V"Y~- .* % «Mliïï ' ''1^ 4 nnniver^nir A Radio Ville-Marie, on a confiance en l’avenir Avec le déménagement de la station dans des locaux plus grands, l’ouverture de trois nouvelles antennes à Sherbrooke, Trois-Rivières et Victoriaville, un auditoire qui grossit et un site Internet couru, tous les indicateurs démontrent que Radio Ville-Marie a bel et bien sa place sur les ondes québécoises.La station a ses adeptes, ceux-là même qui la font vivre, puisque 75 % de son financement provient de dons du public.MARILYSE HAMELIN idée de fonder une station de radio religieuse remonte à 1992, l’année des célébrations du SSfr anniversaire de la ville de Montréal.Le projet est alors lancé par une équipe d’anciens de Radio-Canada: Jacques Houde.Rafael Pirro et René Barbin.A l’époque, le CRTC révise ses normes sur les radios religieuses et jongle avec la possibilité de les permettre à condition qu’il n’y ait pas de prosélytisme en ondes.Radio Ville-Marie obtient finalement sa licence en 1994 et diffuse à partir de mai 1995.Elle est alors la première radio religieuse au Canada.•Le projet a “commencé petit’ dans les locaux du presbytère Saint-Benoît à Ahuntsic.Au départ, on ne visait pas l'expansion.Depuis, on a grossi avec l’arrivée de trois antennes supplémentaires à Sherbrooke, Trois-Rivières et Victoriaville.Sans compter notre déménagement à Saint-Henri», raconte le p.-d.g.de la chaîne, Jean-Guy Roy.Installée dans ses nouveaux locaux de 7000 pi depuis août, la station est située au bord du canal Lachine à Saint-Henri, dans l’ancien immeuble de la Dominion Textile, construit en 1882.Le style loft du bâtiment rénové confère à RVM une ambiance plutôt décontractée et actuelle.Le site est enchanteur et les locaux lumineux, à l’image du message que désire propager la station.Et cela semble fonctionner puisque RVM a doublé son auditoire en cinq ans.•On a agrandi notre bassin à cinq millions d’auditeurs grâce aux nouvelles antennes et à l’écoute en temps réel sur Internet.Le lO1 anniversaire est l’occasion pour nous de montrer que Radio Ville-Marie, avec ses humbles moyens, est capable d’être au cœur des gens.» Au cœur et à l’oreille, avec une écoute soutenue: •Nos auditeurs réguliers nous écoutent un peu plus de 18 heures par semaine et les deux tiers d’entre eux ont entre 18 et 54 ans.Les auditeurs occasionnels, quant à eux, sont à l'écoute un peu moins de 10 heures par semaine», précise M.Roy.Un succès qui s’explique Le site Internet de RVM, lancé en 2000, est le centre d’une activité constante: concours, clavar-dage, dossiers et archives.Le public peut aussi répondre à la question de la semaine, portant sur di- vers enjeux de société, par exemple la nationalisation du patrimoine religieux.«Les gens visitent beaucoup le site.Quand il y a un événement religieux dans l’actualité, comme la mort du pape par exemple, la fréquentation moyenne augmente en flèche — parfois elle double même.» Comment le directeur s’explique-t-il le succès d’une radio d’inspiration chrétienne et œcuménique au XXI’ siècle dans un Québec s’étant massivement détourné de la foi?«Nous vivons dans monde où les gens cherchent un sens a f existence.Ils savent maintenant que le matériel ne conduit pas nécessairement au bonheur; ils sont à la recherche d'une intégrité spirituelle.Nous recevons des témoignages d’auditeurs de tous les âges qui nous disent leur reconnaissance pemr ce que nous leur apportons.» Jean-Guy Roy a l’esprit d’équipe et aime rassembler les gens.«Je crois au potentiel de mes collègues, je veux en faire de meilleurs animateurs et aussi de meilleures personnes tout court grâce aux services qu’ils rendent à la société.RVM est vraiment une belle aventure! Bien sûr, ce n'est pas toujours facile sur le plan de la gestion.» Par exemple, RVM reçoit beaucoup de demandes de projets d’expansion dans d’autres villes au Québec, et même dans les provinces maritimes, mais n’est pas toujours en mesure d’y répondre.M.Roy a d’ailleurs dû faire son deuil d’un projet de station à Gatineau qui ne s’est pas réalisé, faute d’avoir obtenu la fréquence radio.Hly avait 12 requérantes pour deux fréquences seulement.On se bat avec de gros joueurs —Astral, Cogeco, pour ne nommer que ceux-là — et pas toujours à armes égales, il va sans dire», déplore le p.-d.g.Finances précaires Si les témoignages d’appréciation qui fusent quotidiennement alimentent la motivation de l’équipe de RVM, ils présagent aussi la survie de cette radio aux menus moyens financiers.En effet, pas moins de 75 % du financement de RVM provient de son auditoire.Une fois l’an, celle-ci organise un radiotbon avec l’aide de porte-parole connus — Louise Portai pour l’édition de 2(X)5.•Avec les radiothons, on a toujours dépassé nos objectifs.Les gens sont là, ils nous disent que “si Radio Ville-Mane n'existait pas, il faudrait l’inventer*.Bien évidemment, faire de la radio à contenu coûte plus cher que faire seulement jouer de la musique», constate le directeur.Ix* prochain radio-thon aura lieu les 5, 6 et 7 mai 2006.Hier, le 14 octobre, un repas-bénéfice en présence de la diva Nathalie Choquette avait lieu dans la foulée des activités du Vf anniversaire.Autorisé par le CRTC, le volet publicitaire à Radio Ville-Marie pourrait devenir une source de revenus intéressante, mais demeure un sujet sensible.Ses artisans estiment qu’elle a une responsabilité sociale.«lœs gens se disent: “Si ça passe a Radio Ville-Marie, c’est que c'est bon.” Nous voulons des annonceurs qui épousent notre mission On ne peut pas passer n'importe quoi», conclut M.Roy.Collaboratrice du Devoir «Nous vivons dans monde où les gens cherchent un sens à l’existence» TTTfTT Animateurs Page 2 THThTTr.?* Radios locales International Page 4 Jean-Claude Turcotte Page 5 Programmes Page 6 SOURCE RADIO VILLE-MARIE LE I) E V 0 I H .LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 OCTOBRE 2 O 0 5 RADIO Les faces cachées en direct Des animateurs au service d’une information plurielle Radio Ville-Marie offre à ses auditeurs, depuis dix ans, un contenu musical, informatif et inspirant grâce à une grille horaire développée, mais aussi par la compétence d’une équipe de 200 professionnels provenant de tous les secteurs de la société.Tous passionnés de culture et d’éthique, chacun amène sa touche de couleur dans une radio où les croyances religieuses s’allient dans une conscience humaine de partage et d’appréciation de l’autre.MARIE-EVE GRANJERO C* est dans le cadre de l’émission Rythmes du matin que Mario Bard anime un magazine d’information nationale et régionale, religieuse, sociale et environnementale.Le créneau de cette revue d’actualité étant large, Mario Bard se laisse beaucoup de latitude quant au choix éditorial: «J’y vais d’instinct.Je me demande si les sujets vont intéresser les auditeurs, si l’information est différente d’ailleurs», précise-t-il.Le ton du magazine est amical, sympathique.«On n’est pas dans un mode débat.On lance des pistes.On pose une question délicate, mais on ne donne pas de réponse», explique l’animateur passionné de questions sociales.Loin d’être éditoriale, l’émission se veut informative et d’actualité, dans la lignée de Radio-Canada.Cette émission d’une heure trente se divise en quatre parties distinctes et commence par un survol des nouvelles régionales et nationales en manchette.M.Bard présente rapidement les thèmes qui seront abordés plus tard dans l’émission et la question de la semaine, disponible sur le site Internet.•Bizarrement, les questions sur la sexualité font beaucoup réagir alors que, en temps normal, les gens réagissent moins vivement.Ça me fascine et me choque en même temps», affirme-t-il, faisant référence à la question «Doit-on interdire l’ordination des prêtres homosexuels?».Après une pause musicale, Mario Bard se lance dans la revue de presse.11 y fait le tour des informations journalistiques, en ciblant davantage les articles qui peuvent intéresser les auditeurs dans les créneaux sociaux, religieux et environnementaux.«J’ai l’impression que, trop souvent, les événements sont mal représentés dans les médias courants», ajoute-t-il avec fougue.Ainsi, il prend position sur le thème des exclus dont on ne parle pas.«Je vais chercher des petites nouvelles à mettre au premier plan pour donner une voix aux sans-voix.» Viennent ensuite les nouvelles internationales de Radio Vatican.Dans la mesure où celles-ci ont six heures d’avance, certaines nouvelles en développement peuvent être rayées du bulletin original.Dès 8h20, la parole est donnée aux chroniqueurs et à leurs intervenants.Le lundi, l’animateur débat de questions sociales.Le mardi, Richard Guimont, prêtre dominicain, s’interroge sur la philosophie.Le mercredi, jour libre, est réservé aux sujets d’actualité.Le jeudi, la voix est laissée aux chroniqueurs des Radio Ville-Marie en région.Le vendredi, Mario Bard s’entretient de littérature avec des créateurs tels que Gil Courte-manche et Bernard Emond.L’important, c’est de pouvoir lancer des pistes, des questions afin que les auditeurs puissent aller plus loin dans leur réflexion.Denis Gagnon, dominicain et professeur à l’Institut de pastorale des dominicains, fait véritablement partie des meubles de Radio ViDe-Marie.Arrivé dès les tout débuts de la station il y a presque dix ans, il tend à offrir aux auditeurs un discours différent sur les questions de foi, de façon intimiste et calme.«A la radio, je m'adresse à une seule personne, avance-t-il./e fais la conversation à chacun de mes auditeurs, sans pour autant entrer dans leur vie privée.» Tous les lundis, cet homme curieux invite les auditeurs à se questionner sur la foi en offrant des Mêmes produits Même qualité Mêmes finis Ex.: Teknion neuf Remis à neuf 1040$ *Prix par poste, groupe de 4 postes £937-1117 Postes de travail réusinés www.reseaub.com (Jn endroit propice à la créativité Plus (le 200 entreprises oeuvrant dans le domaine de la créativité • Communications • Cinéma • Publicité • Conception • Animation • Marketing promotionnel • Développement Mai J! Il 4020, rue St- Ambroise Montréal QC H4C 2(" Consultez la liste de nos pnt/essionnels wMAv.chateaustanibroiso.ca CHATEAU St-AMBROISE L’animateur Mario Bard.pistes, sans jamais donner de réponses.«L’être humain vit beaucoup plus de questions que de réponses», affirme-t-il.Selon lui, c’est la base fondamentale du mouvement dominicain, qui cherche le salut à travers le salut des autres par l’entremise du questionnement «1m vérité cherchée et non trouvée», telle est sa devise.C’est ainsi qu’il amène l’auditeur à s’interroger à travers trois dossiers distincts: l’entrevue, la chronique et l’éditorial.D’emblée, il se lance en entrevue avec des gens qui posent des regards, des opinions et des commentaires sur la foi.L’auditeur est ainsi appelé à confronter ses propres croyances à celles des autres, La semaine dernière, Bernard Emond, réalisateur du film Im Neuvaine, était l'invité.Ensuite, Denis Gagnon traite, en entrevue et en chronique, de différents sujets à dimension humaine.Souvent, il invite des chroniqueurs de Spiritualité 2000 à explorer un sujet avec lui, tels le cinéma ou la famille.«Par contre, on ne veut pas mélanger les genres, en ce sens qu’il ne faut pas tomber SOURCE RADIO VILLE-MARIE dans la promotion.On a un service publicitaire qui s’en charge», résume-t-il.Le reste de l'émission Questions de foi se décline en éditoriaux, passant de sujets aussi variés que Dieu dans la littérature, le cinéma et la place de la religion dans nos vies.La quête du sens de la vie et de la foi proposée par Denis Gagnon semble porter fruit.Plusieurs auditeurs font suite aux émissions par l’envoi de courriels d’appréciation.D’autres communiquent avec la réception pour se procurer la liste de livres suggérée en ondes.Le mérite de Denis Gagnon tient au fait qu’il ne se croit pas dans une radio commerciale qui vend une émission, mais se perçoit plutôt comme un ami, un complice du quotidien offrant des pistes pour mieux avancer dans le cadre d’un cheminement personnel.Intimiste Voyage au cœur de soi, ce sont avant tout des entrevues en profondeur avec des gens connus de tout acabit.Qu’il s’agisse du Dr Yves Lamontagne, de Gaston Lepage, Boris Cyrulnik ou Lorraine Pintal, Marilou Brousseau se fait un devoir de s’entretenir avec des gens sous un angle nouveau, plus profond, au cœur de leur être.Quels sont leurs valeurs, leur essence, l’élément déclencheur de leur parcours?Telles sont les questions quelle tente d’élucider.Après avoir effectué des recherches complètes et analysé les réalisations des invités, la passionnée et passionnante journaliste tend, dans un premier temps, à offrir un bloc informatif complet sur l’interviewé.Au gré des aléas de la conversation-entrevue, qui se veut très intime, Marilou Brousseau oriente la conversation vers les œuvres réalisées.•J’ai une totale liberté de création et d’expression, que j’utilise pour offrir à mon auditoire un moment de pure confidence non biaisée», affirme l’animatrice.En ce sens, elle emploie tout un arsenal de tactiques propres à créer une ambiance propice aux confidences.Elle accueille ses invités sous des lumières tamisées avec thé, tisane ou chocolat chaud.La personne se sent déjà plus à l’aise et en confiance.Le ton est intimiste, correspondant à la personnalité de l’animatrice, qui dit avoir créé une émission qui lui ressemble.Pour rendre le parcours encore plus riche, elle demande à ses invités d’apporter leur propre musique afin d’en dfr couvrir un peu plus sur eux.Il faut croire que la recette fonctionne et plaît, autant du côté des invités, qui acceptent le rendez-vous plusieurs mois à l'avance, que du côté des auditeurs, qui envoient maints commentaires par courriel.Parmi ceux-ci, des intervenants en psychologie, en médecine, mais aussi des travailleurs et autres personnes qui veulent en savoir plus sur la vie et sur les passions qui animent leurs pairs.Après tout, l’acte de création n’est-il pas un geste dans lequel l’homme cherche à se comprendre lui-même?Collaboratrice du Devoir «Si tous les hommes de bien unissaient leurs efforts, la face de la Terre serait transformée.» Cardinal Léger ftx OEUVRES DU CARDINAL LÉGER, AVONS LA PASSION DU PARTAGE ¦SoufePtez uP\e ceuv^e qui vous tieui à cce.uc {Soutmc+ez une.Pente viagère et diminuez vos impôts à payer ! La rente viagère de bienfaisance vous offre la sécurité! Les oeuvres du Cardinal Léger proposent la renie viagère de bienfaisance, avec laquelle vous obtiendrez un taux de rente des plus avantageux, demeurant inchange aussi longtemps que vous vivrez.La rente viagère de bienfaisance est une protection contre les fluctuations des taux d’intérêt sur le marché.Exemple : Marcelle Gravel, M B A.Directrice des dons planifiés (514) 495-2409 marcelle.gravel@leger.org La rente viagère de bienfaisance diminue vos impôts à payer! Vous bénéficiez d’une reduction d’impôt importante chaque année puisque votre rente annuelle est en grande majorité non imposable.De plus, l'année du don.vous recevrez un reçu fiscal de l’ordre d'au moins 20 °o du capital cède.Mme Aline Duval, àgee de 75 ans.cède un capital de 10 000 S à une des oeuvres du Cardinal Léger en 2005.Elle obtient un taux de rente de 7.5 ao.soit un revenu fixe de 750$ par année.La grande majorité de cette rente sera non imposable.Seule la partie imposable de la rente sera ajoutée à ses revenus de l’annee.De plus, un reçu fiscal d'environ 2187$ lui sera émis pour 2005, représentant un crédit d'impôt de 1053$.Les oeuvres du Cardinal Léger 130 avenue de l’Épée Outremont QC H2\ 3T2 Tel.: (514) 495-2409 sans trais 1-87 PAUVRETÉ (1-877 288-7383) I LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DI M A \ (HE 1 (i (M T O R R E 2 O O 5 il U 1)10 Orientation Radio Ville-Marie se donne pour mission d’« informer, éduquer et divertir » Donner la parole à des gens «compétents et reconnus» Avec une banque d’animateurs bénévoles formés, encadrés et experts en musique spécialisée, Radio Ville-Marie offre à ses auditeurs un contenu varié sans perdre de vue sa mission: apporter du réconfort à ses auditeurs et transmettre les valeurs de la chaîne, soit l’entraide et l’ouverture aux autres.SOURCE RADIO VIU.E MARIE Ancien superviseur provincial des Frères du Sacré-Cœur, le p.-d.g.de Radio Ville-Marie, Jean-Guy Roy, a une formation en radio et télévision, mais a surtout travaillé en éducation.MAR1LVSE HA.MELIN Depuis son arrivée à la tête de Radio Ville-Marie, Jean-Guy Roy a mis l’accent sur le professionnalisme en accueillant des gens «compétents et reconnus».RVM compte 180 bénévoles, dont 110 animateurs, et 20 employés permanents, des techniciens pour la plupart mais aussi des anciens de Radio-Canada, comme la directrice de la programmation Thérèse Miron et la présidente du conseil d'administration, la journaliste Lise Garneau.Des personnalités de renom ont fait partie de l’équipe d’animateurs de la station au fil des ans, dont Claude Ryan à une certaine époque et l’ex-ministre Jean Campeau, qui y anime actuellement une émission hebdomadaire.«Nos animateurs sont des professionnels de haut niveau, qui viennent transmettre leur expertise au public», souligne M.Roy.Ancien superviseur provincial des Frères du Sacré-Cœur, le p.-d.g.de la station, Jean-Guy Roy, a une formation en radio et télévision, mais a surtout travaillé en éducation.11 est aussi diplômé en administration, en psychologie et, bien sûr, en théologie.Il croit fermement à la qualité de son média et au rôle de la culture dans la transmission des valeurs de la société.«A RVM, on s'inspire des trois grandes missions de la radio telles que décrétées par l’UNESCO, soit informer, éduquer et divertir.Les valeurs qui sous-te.ndent notre mission sont l'entraide et l’ouverture aux autres.Notre radio est ouverte aux grands courants spirituels, elle est tout sauf prêchi-prêcha.Nous ne versons absolument pas dans le prosélytisme.» Selon lui, RVM comprend les grands enjeux d'aujourd’hui, tant religieux que généraux.«Nous sommes là pour apporter un message d’espérance.Notre société nous projette toujours en dehors de nous-mêmes, nous voulons plutôt ramener les gens à l’essentiel, à ce qu 'on a à l’intérieur, à nos valeurs, à ce qui nous préoccupe, aux questions sociales», explique-t-il.Une programmation riche RVM possède quatre antennes en tout Montréal, Trois-Rivières, Sherbrooke et Victoriaville.La première-née, celle de Montréal, propose des émissions 24h sur 24.La programmation de RVM se divise en deux: 50 % d'émissions «à contenu» et 50 % d'émissions musicales.En fait, les émissions se regroupent sous cinq volets: information, culture musicale, culture religieuse et sociale, réflexion et services communautaires.«Quand le comité de programmation se réunit, on se demande: “Quels sont les grands enjeux aujourd’hui, qu’est-ce qui peut répondre à des besoins essentiels?” On a fait faire un sondage CROP auprès de nos auditeurs afin de connaître leurs préoccupations.Les sujets qui arrivent en tête de liste sont l'environnement, la famille et l’éthique.Alors désormais, on a une émission sur l’éthique.Quelle autre station offre ça?Sans tambour ni trompettes, on fait notre travail, on est près de noire monde», soutient Jean-Guy Roy.La station organise aussi plusieurs tables rondes sur des sujets qui intéressent ses auditeurs.En guise d’exemple, il y Cn a eu sur le film de Bernard Emond, Im Neuvaine, sur La Passion du Christ, discussion pour laquelle avaient été réunis un juif, un chrétien et un protestant «On en a faites aussi sur le mariage gai», raconte le p.-d.g.Sur le plan éducatif, la station diffuse une série d emissions telles que Planète ONU, qui vise à faire comprendre le fonctionnement de l’organisme et ses nombreuses ramifications, en plus de présenter ses actions sur le terrain.En matiœ re d’information, RVM est abonnée au service de nouvelles de Radio Vatican et diffuse quotidienne ment trois bulletins d’informations internationales.Sur le plan de la culture, peu de disciplines sont négligées par RVM.«1m disparition de la chaîne culturelle de Radio-Canada a créé un grand vide que certains auditeurs peuvent venir combler chez nous.Notre programmation contient des émissions sur le théâtre, la musique spécialisée et la littérature.On a trois émissions littéraires: vous vous rendez compte?Où est-ce qu on retrouve ça aujourd'hui?», lance avec fierté le directeur.La station propose aussi une sé rie d’émissions en collaboration avec la Société historique de Montréal et le Musée Pointe-àCallière, à l’occasion desquelles elle diffuse les conférences mensuelles de di- plômés à la maîtrise ou au doctorat en histoire.Par ailleurs, la station se donne pour mission de faire connaître la relève musicale en chanson francophone, musique classique et musique sacrée.«Je rêve de lancer un grand concours de musique sacrée! Si de tels concours existent pour la chanson populaire, pourquoi pas pour d'autres types de musique?Je suis convaincu que cela fonctionnerait», croit M.Roy.Fait important, au moins 80 % des ;mi-mateurs de la station possèdent une maîtrise ou un doctorat en musique, et RVM mise sur leur compétence.«La culture est une dimension importante de notre société, elle soutient notre cohésion sociale», explique le directeur.Compétence et dévouement Tous les animateurs de Radio Ville-Marie reçoivent une formation precise comprenant la diction, la phonétique, la ixise de voix et la respiration.«On met aussi l’accent sur la qualité du français utilise en otules.et surtout, on n emploie pas le tutoiement et aucune grivoiserie n 'est permise.On apprend aussi à nos animateurs les trucs du metitr ainsi que notre code de déontologie.Pntin.on les rencontre en groupe trois fins par année.L'encadrement, c’est important!».affirme Jean-Guy Roy.«Nos bénévoles sont des gens exceptionnels.ils ont la passion de corn muniquer le beau, d’apporter un baume sur ce monde de violence.Trop St>u vent, on oublie la grande de-tresse vécue par les gens aujourdhui.À RVM.on veut leur redonner espoir.on souhaite qu 'ils viennent filtre le plein chez nous, qu'ils acquièrent une solidité intérieure, qu ’ils se sentent nourris.» la station reçoit d'ailleurs quotidiennement des lettres d'auditeurs qui remercient l’équipe de RVM et témoignent de son importance dans leur vie.Le directeur mise aussi sur la proximité entre la station et ses auditeurs.Une grande part de sa mission consiste à offrir des services à la population, comme les tribunes téléphoniques d’entraide avec des psychologues.«Iss gens éprouvent des problèmes, ils ont des choses à dire.Si une radio qui porte les valeurs évangéliques n’est pas capable d’aider les gens, qui va le faire?Je ne vends pas un produit, moi; je suis là pour aider les gens! Je dis toujours à mes animateurs: “Visualisez vos auditeurs, ils vivent des choses, ils ont besoin de réconfort!" Im toile de fond de RVM, c’est le bien-être.Dans le fimd, Radio Ville-Marie est une radio positive!», conclut Jean-Guy Roy.S Collaboratrice du Devoir 4020, rue Saint-Ambroise, suite 199 • Montréal QC H4C 2C7 • Tél.: (514) 382-3913 Ext.Sans frais 1-877-W»8-6601 •www.radiovm.com I LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 OCTOBRE 2 0 0 5 H 4 ?RADIO * Tendances radiophoniques Y a-t-il un animateur dans la station ?On emprunte un style créé et peaufiné aux États-Unis au cours des deux dernières décennies De toute évidence, la guerre des cotes d’écoute que se livrent les radios commerciales s’est transformée au cours des dernières années en une guerre de personnalités.Le plus récent slogan de la populaire station CKOl — «la radio des stars» — en est l’illustration la plus évidente.Quand les cotes d’écoute riment avec la quête de personnalités publiques.ULYSSE BERGERON Le phénomène n’a rien de nouveau.Ix‘s radios offrent leurs micros, depuis plusieurs décennies déjà, a des personnalités issues de divers milieux.De la sphère politique: Jean Coumoyer, Claude Charron et Jean lapierre.Des sports: Ron Fournier, Michel Bergeron.Du show-businessr.Brathwaite, L’Ecuyer, Mitsou, Michel Barrette.«Quand j’étais étudiant et que je faisais de la radio, il y a de cela plusieurs années, cela existait.Jean Coumoyer — ex-ministre libéral — par exemple fiait cela depuis de nombreuses années», souligne Florian Sauvageau, professeur au département d’information et de communication à l’université laval.Mais ce qui a changé, c’est la présence accrue de ces «stars», provenant de divers secteurs, qui s’immiscent maintenant dans les émissions d’affaires publiques et d’information.Et c'est sur cet aspect que le bât blesse, juge le spécialiste.La tendance populaire consiste à offrir des tribunes à des personnalités publiques qui opinent sur l’actualité.Cela entraîne parfois des dérapages qui, s’ils sont bénéfiques aux cotes d’écoute, peuvent être dommageables du point de vue journalistique.«Pour faire des affaires publiques, on doit maîtriser une certaine méthode de travail.On doit pouvoir être efficace dans la recherche de documentation et dans l’assimilation de cette même documentation.Il y a certaines techniques journalistiques qu’on doit savoir maîtriser: comment interviewer, par exemple», explique Sauvageau.Cela provoque parfois de regrettables dérapages.«Des gens se permettent de dire n’importe quoi sur n’importe quel sujet.Et leur opinion n’est pas développée, ou du moins mal développée.Cela peut être dangereux.» Le phénomène radiophonique qu'a représenté Jeff Pillion à Québec ainsi que les derniers déboires des Gilles Proulx et Pierre Mailloux n'ont fait que mettre davantage en lumière un phénomène déjà connu.Mais cette tendance radiophonique s’étend aujourd'hui à la télévi-sion.«Le phénomène n’est pas propre à la radio.Ilya de plus en plus d’émissions de télévision qui font dans le même style», ajoute-t-il.D rite en exemple la populaire émission Tout le monde en parie et Véro, qui a remplacé l’émission d'information de 18h.On pourrait ajouter à la liste la quotidienne La Fosse aux lionnes ainsi que plusieurs émissions basées sur le concept de débats et dif-fuséesàTQS.Toutefois, Sauvageau se défend de vouloir fermer la porte à quiconque ne vient pas du milieu journalistique.Il avance simplement que la rigueur, lorsqu'il est question du traitement des affaires publiques, ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de l’opinion et des personnalités populaires.LA CATHÉDRALE CHRIST CHURCH Nos plus sincères félicitations à Radio Ville-Marie pour dix ans en ondes.Nous nous efforçons de présenter, en paroles et en musique, la Bonne Nouvelle à un âge post-moderne.Michael J.Pitts, Dean and Rector Christ Church Cathedral, Montréal, Québec, Canada wwvv.montreal.anglican.org/cathedral f/xac/io fiiZ/e-r t/arie a (//.r L'HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR ,r«.v.Influences américaines L’omniprésence des débats, des lignes ouvertes et des personnalités publiques a rapidement transformé le visage traditionnel de la radio.Si cette tendance n’a en soi rien de nouveau, elle se lait pourtant davantage sentir en raison de la transposition du genre à la télévision.Mais ce style, les radios québécoises ne l’ont pas inventé.A vrai dire, ils ne feraient qu’emprunter un style radiophonique créé et peaufiné aux Etats-Unis au cours des deux dernières décennies.Car, comme le note le professeur Sauvageau: «Pour comprendre notre radio, il faut d’abord comprendre ce qui se fait aux États-Unis.Très souvent, les phénomènes médiatiques scmt directement inspirés de ce qui se fait là-bas.» Le professeur au département de journalisme à l’Université du Wisconsin à Milwaukee, David Pritchard, explique que cette tendance à mettre en scène des opinions tranchées et décapantes a réellement commencé à proliférer sur les ondes hertziennes américaines en 1987.Pourquoi 1987?Parce que, entre 1969 et 1987, un arrêt — la «Fairness Doctrine» — de la Federal Communications Commission (FCC) obligeait les radios à offrir une diversité de points de vue sur leurs ondes.Il s'agissait d’une disposition légale qui avait pour but d’offrir aux auditeurs un éventail d’opinions.«Mais en 1988, cet arrêt a pris fin.On a jugé que le nombre de médias permettait désormais d’offrir cette diversité.En fait, cela a ouvert la voie à des prises de position sans aucune nuance», sou-ligne-t-il.L’opinion s’est alors radi-calisée et elle aurait pris davantage d’espacç médiatique.Aux Etats-Unis, cette tendance a rapidement pris un nom, celui de Rush Limbaugh, un animateur et commentateur qui «sévit depuis plus de 15 ans et qui a des idées de droite bien arrêtées».Ce républicain conservateur détient, avec ses 16 millions d’auditeurs, une influence non négligeable sur l’opinion publique.Pritchard va jusqu’à affirmer que Limbaugh a pesé dans la balance lors des élections américaines serrées de 2000 et 2004.Aujourd’hui, les clones de cette personnalité de la radio sont nombreux.«L’om- niprésence de l’opinion dont on parle aujourd’hui vient justement de personnages comme celui de Limbaugh», indique Florian Sauvageau.Le traitement de l’information et des affaires publiques passerait donc désormais par le filtre de l’opinion.Toutefois, ici, en comparaison avec ce qui se passe aux Etats-Unis — mis a part le cas de Jeff Pillion qui appuyait officiellement l’ADQ —, la majorité des animateurs critiqueraient sans pour autant avoir une attitude partisane, officiellement du moins.Cette tendance est-elle là pour rester?«Oui, sûrement», répond sans hésitation Florian Sauvageau.Collaborateur du Devoir Radio-Canada international ne sera pas que sur Internet De radio de propagande lors de sa création, il y a 60 ans, Radio-Canada international (RCI) s’est transformée au fil du temps en une radio internationale qui jette un regard canadien sur l’actualité nationale et mondiale.Diffusée en neuf langues aux quatre coins de la planète, RCI relève aujourd’hui le défi des nouvelles technologies.Tour d’horizon.Pour RCI, il n'est pas question de ne miser que sur Internet et les nouvelles technologies pour diffuser, et cela, même si une radio à vocation internationale a tenté l’expérience.L’an dernier, Radio-Suisse international, après 70 ans d’existence, a pris le virage Internet Un virage radical et total dont les résultats sont loin d’être convaincants.Selon le rédacteur en chef des sections anglaise et française de RCI, Pierre-Léon Lafrance, les nouvelles technologies ne doivent être perçues que comme un complément de ce qui existe déjà.D s’agit donc d’utiliser plusieurs supports de diffusion tels que Internet et les ondes courtes, mais également de diffuser par satellite et via les technologies DRM.Les partenariats avec environ 300 radios locales servent également de tremplins aux productions de RCI.Claude Beauregard, un analyste au gouvernement fédéral spécialisé dans les communications qui enseigne à 11IQO et à l’UQAM, est du même avis: «Il y a déjà eu des débats qui ont fait surface afin de savoir s’il ne serait pas mieux pour RCI de ne diffuser que par Internet.Mais il faut comprendre que le réseau Internet ne re- joint pas tout le monde et pas nécessairement les personnes désirées.» A ce sujet l’entreprise Internet World Stats estim que seulement 15 % de la population mondiale a accès au réseau des réseaux.La plus forte penétratipn s trouve évidemment en Amérique du Nord, en Europe et en Océanie-Australie.A ce sujet Roger Tétrault directeur des sections de langues étrangères à RCI, rappelle qu’environ «80 % des gens écoutent toujours les radios internationales parle biais des ondes courtes».Mais actuellement le principal défi de RCI est d’ordre financier.Depuis deux ans, le budget annuel gravite autour de 15 millions de dollars.«Les budgets n ’ont pas augmenté depuis des années» tandis que les coûts de production, eux, se sont accrus, admet Lafrance.Notant au passage que les artisans de RCI font des miracles avec le budget qu’il leur est alloué, Beauregard se questionne: «Est-ce que le Canada ne pourrait pas faire un effort supplémentaire?Pour l’instant, les investissements sont minimes comparativement r ce qui se fait,ailleurs dans le monde.» A titre comparatif, la BBG — le diffuseur américain — détient un budget annuel qui dépasse de beaucoup le milliard de dollars.Radio-France international, la BBC ainsi que le Deutsch Welle détiennent également des budgets hautement plus élevés pour un mandat semblable.Au vu de cette situation, M.Lafrance conclut en disant que RCI «se doit de trouver une niche qui lui revient.Internet est important dans cette démarche; on s’en sert.Mais on doit profiter de toutes les plateformes de diffusion».U.B.Félicitations NIOVALIS à toute l'équipe de Radio Ville-Marie pour ce anniversaire Les Soeurs de Sainte-Anne du Québec 1950, rue Provost Lachine (Québec) H8S 1P7 du Québec LES FETES, COULEURS DE LA VIE Charles Wackenheim Redécouvrez ie sens des fêtes religieuses.1G0 pages - 19.95$ LA CASUISTIQUE DANS TOUS SES ÉTATS Pierre Hurtubise Préface de Jean Delumeau.•____ 320 pages — 39.95 $ NOUWEN HENRI J.M.NOUWEN Compact Réédition de quatre titres de l’auteur.I 448 pages — 29 95 $ LES SAINTS, CES FOUS ADMIRABLES Jacques Gauthier Une galerie de portraits sympathiques.280 pages — 24.98 Mgp JlgP KrISii www.novalis.ca voyages le ressourcement mim KENYA «Safari spirituel» 16 au 30 janvier 2006 COSTA RICA «Apprendre à s'aimer authentiquement» 29 janvier au 5 février 2006 INDE DU SUD «Libération intérieurs» 2 au 22 février 2006 COMPOSTELLE «Découverte d'une culture, découverte de soi», 22 avril au 14 mai 2006 LA ROUTE DES MONASTÈRES DE FRANCE «S’ouvrir à la Source».16-31 mai 2006 TUNISIE ET SAHARA CHARLEVOIX «Retour à l'essentiel» «Père, je m'abandonne à Toi», 17 au 27 mars 2006 1 0-12 juin 2006 CONTACTEZ-NOUS POUR RECEVOIR NOTRE DOCUMENTATION GRATUITE VOYAGES DE GROUPE SUR MESURE : Pèlerinages, retraites à l'étranger, séminaires ou autres.Soumissions gratuites sur demande.(614) 374-7965, (S66) 331 -7965 (ean« frais) www.spiritours.net CVtenteur d'un permis du Québec LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 10 OCTOBRE 2005 RADIO Une entrevue avec Jean-Claude Turcotte Ondes libres «Je n’ai pas voulu que ce soit un poste de radio officiel axé uniquement sur l’archevêché catholique romain» Le cardinal Jean-Claude Turcotte a occupé la scène publique des le début des années 1980, au moment où il était chargé de l’organisation de la visite du pape, à titre d’evêque auxiliaire.Par la suite, il est devenu archevêque du diocèse de Montréal en 1994.De facto, il devient présent dans les médias où il intervient régulièrement.À Rome, il est membre du comité des communications sociales.Il situe la place de l’Église dans la cacophonie médiatique contemporaine, et il prend la parole à l'occasion du dixième anniversaire de Radio Ville-Marie.REGINALD HARVEY Msr Turcotte se qualifie avec humour de «vieille barbe» en matière de communication, tout en se remémorant la visite papale: «/’avais évidemment une responsabilité à Montréal, mais elle s’étendait également à tout le Québec.À cette époque, les relations entre le Québec et Ottawa n’étaient pas faciles.Depuis ce temps-là, j'ai fait pas mal d’apparitions publiques.Je considère que le rôle d’un évêque, c’est en grande partie d’être un enseignant.Comment mieux enseigner les choses de la religion que de passer par les moyens modernes que sont les médias de communication comme la presse, la radio et la télévision?Les plus vieux regardent beaucoup la télé pendant que les jeunes se promènent abondamment sur Internet; par conséquent, ça fait partie du devoir d’un évêque, aujourd’hui, d’être présent dans les médias.» Contre l’info spectacle Sous quels angles doit être envisagée la question des rapports entre l’Église et les médias?Comment aborder cette problématique à caractère universel?«Ce n’est pas un problème facile, parce que l’Église a un message qui, d’une certaine façon, la dépasse, qui ne vient pas d’elle.Ce n’est pas le message d’un homme ou d’une “gang” de personnes qui se sont réunies; c’est un message qui nous est révélé.R y a des gens qui ont peur de cela, mais pas moi.Toutes les grandes religions ont un livre qui est à leur origine; celui-ci porte un personnage qui a laissé un témoignage et leur premier devoir, c’est de transmettre le message, la vision de ce personnage qui nous q créés.Dans notre cas, c’est Jésus et l’Évangile, qui est très “en lien avec” l'Ancien Testament, et c’est pourquoi nous avons beaucoup de rencontres avec nos frères juif.Pour les musulmans, c’est leur prophète Mahomet avec leur livre qui est le Coran.Voilà ce qui nous place de façon très différente, par rapport à et autres, en ce qui concerne les médias.» Le cardinal en explique la raison: «Les médias sont souvent épris de changement; ce n’est pas pour rien que ce qui se passe dans le monde, on appelle cela des nouvelles; si ce n’est pas nouveau, ce n 'est pas intéressant.Alors imaginez-vous que, dans une religion comme la nôtre qui remonte à 2000 ans, la nouveauté, on ne la trouve pas à tous les 15 jours.Pour nous, ce qui est important, même si ça ne l’est pas pour les médias, c’est de rapporter le message ou de le présenter dans toute son originalité, dans toute sa rigueur, même si certains bouts ne sont pas populaires.» Il sert cette comparaison: «fai coutume de dire: voulez-vous qu’on fasse des sondages comme en politique et que, à tous les 15 jours, selon le résultat, on décide d’effacer certaines pages de l’Évangile pour une période de trois mois?Vous seriez les premiers à nous trouver cabotins et à ne pas accepter des comportements de la sorte.» Il tire cette conclusion de cette délicate question: «Ce n’est pas facile parce que, souvent, les médias perçoivent les gens d’église comme si ces derniers voulaient se servir d’eux pour passer leur message.D’une certaine façon, c’est vrçi.Je veux présenter les paroles de l’Évangile, c’est cela en quoi je crois.C’est évident que, lorsque je vais à la télévision, je ne m’y rends pas pour amuser le monde; je ne suis pas un amuseur public.Je suis quelqu’un qui a des convic- PATR1CK SAN FAÇON I F DEVOIR Le cardinal Jean-Claude Turcotte s’est retrouvé en première ligne de l’aventure de Radio Ville-Marie, en compagnie de ses fondateurs.lions et j’essaie personnellement de ne pas être trop doctrinal.Je ne veux pas livrer un enseignement théorique et je veux être concret, fessaie d’avoir un langage un peu plus simple que les gens comprennent et, surtout, je me présente comme un témoin, comme quelqu’un qui a un témoignage à transmettre.Libre à vous de l’accepter ou pas, et je ne dis pas que ça m’indiffère parce qu’on ne traverse pas toute une vie sans être convaincu, mais je respecte votre point de vue et je vous demande de respecter le mien.Je trouve important que celui-ci puisse être présenté pour que les gens, dans l’immense aréopage des médias, soient en mesure de choisir les choses qui leur conviennent.» Ce discours explique que le cardinal ne se présente jamais à la télé, dans des émissions plutôt populaires ou de variétés, pour le simple plaisir de se faire voir; il témoigne là d'un style de vie et d’une croyance.En d’autres circonstances, il se réaise.Jean-Claude Turcotte aim e une parenthèse pour s’en prendre avec virulence à l’information spectacle, qqi est de plus en plus répandue: «A la télévision, à la radio et même dans les journaux, il y a des gens qui s’engueulent sur tel et tel point de vue.C’est un genre qui m’horripile.Je suis incapable d'embarquer là-dedans parce que je ne pense pas que ça serve la vérité.C’est peut-être utile pour le spectacle.» Pour une radio «ouverte» Le cardinal s’est retrouvé en premiere ligne de l'aventure de Radio Ville-Marie, en compagnie de ses fondateurs.Il indique quel était leur ^ a ^ Mc -àC -K- •* AV AVAVAVAVA ^ ^ ^ ?/1SSEMBLEE NAT10HALE QUÉBEC Nicole Loiselle Députée de Saint-Henri - Sainte-Anne Whip adjointe du Gouvernement 3269 rue Saint-Jacques MONTRÉAL (Québec) H4C 1G8 TELEPHONE TÉLÉCOPIEUR 514-933-8796 514-933-4986 courriel : nloiselle@assnat.qc.ca UN DEFI POUR TOI S ucces a Radio Ville-Marie Marguerite Lescop ÉDITIONS D|eSCOP As-tu le goût de vivre une expérience spirituelle donnant un sens à ta vie ?¦ dans un projet missionnaire à l’étranger, ¦ auprès des prisonniers ou des itinérants, ¦ par les Vêpres, l’Adoration, toujours guidés par la prière Si tu as répondu OUI, Viens nous voir et prendre un repas avec nous le dimanche à 18h à l’Auberge de l’Oratoire Saint-Joseph.Entre en contact avec nous au 514-733-6111 Visite notre site : www.ste-croix.qc.ca/pastovoc Ou écris-nous : pastovoc@videotron.ca CONGRÉGATION DE SAINTE-CROIX objectif «Considérant l'absence de la religion, sinon une certaine opposi-tùm au religieux dans les médias, des laies ont eu l'idec de lancer une radio qui ferait place à l’aspect spirituel des choses, à leur côté religieux; celle-ci n aurait pas peur de parler de ces choses-là.Rs savaient très bien qu'il y a tait un besoin sur ce plan et qu ’il existait un auditoire ou un creneau potentiel.Beaucoup de gens se plaignaient du vide dans ce domaine.» Dès le depart, il a favorisé une orientation: «Personnellement je les ai appuyés, mais je n ai pas voulu que ce soit un poste de radio officiel axe uniquement sur l'archevêché catholique romain.Citait important que ça soit œcuménique, bien qu 'il soit évident, en parlant d’œcumenis-me en français au Québec, que la religion catholique y joue une part importante.la radio est tout de même ouverte à d'autres approches religieuses qui peuvent témoigner de leur façon de voiries choses.» Ce sont des laies qui portaient entièrement le poids de la responsabilité de réaliser le projet: «Je leur ai donné mon soutien moral; j’ai toujours soutenu leurs campagnes de financement et j'ai une chronique régulière chaque semaine sur les ondes.» Il vante plusieurs aspects de la programmation, en mettant l'accent sur le fait que cette radio répond à un immense besoin des gens: «Je donne des petits exemples qui me frappent: le chapelet peut sembler une affaire bien ennuyante, mais un très grand nombre de personnes âgées écoutent cela.La messe, diffusée tous les matins tranquillement pas vite, avec une réflexion spirituelle, est fort écoutée dans les rài-dences pour personnes du troisième âge.par des gens qui sont malades et isolés à la maison.» Sur le plan mu- sical.il se plaît à vanter la présence en ondes de la musique classique et des chansonniers des années 1960, 1970 et 1980.Selon lui.il s'avère de plus que l’auditoire de la station pourrait faire l’envie de plusieurs autres radios.Donner un «sens» En référence à la thématique «Tu sens à la rie- de Radio Ville-Marie.l’archevêque de Montréal livre cette réflexion: «C'est important que les gens sachent pourquoi ils vivent, qu'ils sachent exactement pourquoi ils meurent Ce sont les grandes questions de l’humanité.Je pense que.tôt ou tard dans la vie, on doit se livrer à ce genre de réflexion-là.Quand on est jeune, ce sont des thèmes auxquels on ne pense pas beaucoup.Mais la jeunesse étant la seule maladie dont on est sûr de guérir un jour, tôt ou tard ces questions-là nous rejoignent.Radio Ville-Marie essaie, dans sa programmation, de trouver des choses qui ont du sens pour la vie, des choses belles et qu ’on a peut-être quelque peu oubliées.Ce sont des valeurs comme la bonté, par exemple, dont on traite à travers la musique, des émissions sur les arts, à travers des expériences qui sont belles.» Après avoir salué la présence des jeunes dans cette radio, il en sa lue l’àme elle-même: «Il n'y a pas que l’argent dans la vie.R n 'y a pas que l’hédonisme et le plaisir sexuel.Il n’y a pas que la politique et les débats qui l’entourent.Il y a des choses, des valeurs qui ont façonné notre vie et qu ’on a oubliées.Élles reviennent et prennent de l’importance: Radio Ville-Marie en témoigne.» Collaborateur du Devoir Les Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge de Nicolet 153 ans au service de l’Education libératrice! Félicitations À Radio Ville-Marie ET ASSURANCE DE SOLIDARITÉ ! Jacqueline Mont petit Mairesse de I arrondissement du Sud Ouest et conseillère du district de Pointe Saint Cha Le Sud-Ouest Montréal Bon y "anniversaire à toute l'équipe de Radio Ville-Marie ! Les gens du Sud-Ouest sont heureux de vous accueillir dans vos nouveaux locaux.» H 6 LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 OCTOBRE 2 0 0 5 RADIO Programmation Un souci œcuménique «Informer, malgré la religion ou les croyances» Les radios communautaires servent à favoriser la diversification des contenus culturels et sociaux.Elles ont toutes, à leur manière, réagi aux diktats de la radio privée et de la culture de masse.Plutôt que de présenter les succès du palmarès entendus sur les autres ondes, elles continuent d’offrir une programmation musicale variée selon les mandats qui leur sont propres.Depuis dix ans, Radio Ville-Marie se veut un média spécialisé chrétien d’esprit œcuménique, ouvert aux courants spirituels d’aujourd’hui, et qui reconnaît l’importance primordiale du dialogue interreligieux, notamment avec le judaïsme et l’islam.Porte-parole de Radio Ville-Marie Les Deschâtelets, Portai et Lacroix à la rescousse « On est heureux de vous accueillir et on prend le temps qu’il faut» MARIE-ÈVE G K A N 1 E R O Radio Ville-Marie est, selon les périodes de la journée, une radio diffusant des programmes de culture religieuse ou une radio d’ambiance qui accompagne les auditeurs occasionnels.______ Carrefour de dialogues, WF d’échanges et de compréhension, elle propose à son auditoire des émissions qui éclairent le quotidien et qui font la promotion des valeurs inspirées de l’Évangile.Ouverte aux courants spirituels d’aujourd’hui et aux autres religions, Radio Ville-Marie présente un vaste choix d’émissions quotidiennes qui abordent les grandes questions humaines, sociales et spirituelles, tout en se faisant l’écho des diverses régions faisant p;irtie de son rayon de diffusion, grâce à des chroniqueurs régionaux et à des émissions provenant des régions de Sherbrooke, Trois-Rivières, Victoriaville et Gatineau.Un comité de programmation veille au choix des émissions et à l’harmonisation de la programmation, qui comporte cinq fonctions de base.Méditation à l’ouverture La fonction «méditation» comprend prières et diffusions liturgiques.Ce dossier est couvert le matin et en soirée.Dès 7h, les auditeurs peuvent profiter de périodes de silence intérieur, de louanges, de messes en direct de l’oratoire Saint-Joseph.Vers 19h, une période de chants et de louanges mariales est offerte, véritable célébration présentée en direct du sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs.Les actualités religieuses, les reportages et les éditoriaux sont regroupés sous la fonction «information».Les nouvelles importantes, tant chez les juifs que chez les musulmans ou les chrétiens, sont offertes trois fois par jour lors des Midi-actualités, des Grands Dossiers et lors de l’émission Monde en direct, qui sont des nouvelles de Radio Vatican.«L'idée, c'est d'informer, malgré la religion ou les croyances», affirme avec conviction Renaude Grégoire, directrice de la programmation.La fonction «animation musicale» vise à faire découvrir la musique et ses artisans aux auditeurs.Que ce soit le matin, avec Musique sacrée, couleurs et mélodies en matinée, Sur deux notes en après-midi, Offrande musicale et intermède ou Musiques et voix en soirée, la musique occupe une place prépondérante à Radio Ville-Marie.Elle présente d'ailleurs des styles aussi vîmes que la musique baroque, classique, religieuse, sacrée, l'opéra, la musique de film et la musique francophone.La fonction «culture religieuse et sociale» offre aux auditeurs une formation religieuse, sociale et culturelle abordée de manière à traiter des valeurs humaines et de divers aspects de la société tels la famille, les arts et les lettres, la santé et l'économie.En semaine, les émissions Regard de foi.Angles et société et Chemins d'intériorité font partie intégrante de ce dossier.La fonction «services commit- 1 : À Renaude Grégoire nautaires» est décrite comme étant une prise de parole par l’auditoire et les différents intervenants à l’aide d’entrevues, de témoignages et de tribunes téléphoniques.Mario Bard, Jean-Marie Ménard et Luc Pagé animent l’émission Rythmes du matin au cours de laquelle des événements d’actualité ainsi que des questionnements politico-culturels et religieux sont soulevés.Plus tard, C’est la vie!, Im voix du cœur et Temps libre offrent du lundi au vendredi des tribunes téléphoniques ou des entrevues sur des sujets de l’actualité religieuse.L’autre week-end La programmation de la journée est reprise pour agrémenter les horaires nocturnes.La fin de semaine offre tout un autre programme aussi divertissant qui couvre les arts, les voyages, les différentes communautés religieuses, la prière et autres sujets.«Par nos différentes programmations, nous tentons de nourrir le cœur et l'âme des auditeurs pour qu’ils puissent se ressourcer.On s’adresse au cœur des personnes», enchaîne Renaude Grégoire.Pour elle, la programmation tend à soulever des questions afin de partager les valeurs humaines, chrétiennes et spirituelles liées aux défis de société et, par le fait même, d'offrir un sens à la vie.Ainsi, cette programmation bien structurée en cinq fonctions distinctes offre un rythme par sa diversité, mais permet aussi de mieux s'y retrouver, «lœ matin, on a besoin de prières et de musiques douces.Le midi, c'est le temps de bouger», poursuit Renaude Grégoire.Depuis dix ans, grâce à sa pro-grammation, Radio Ville-Marie a su inspirer aux Québécois un sen-timent d’appartenance, de communauté et de respect d'autrui.Elle a su s'attirer de nombreux fidèles, 257 (XK) selon un sondage CROP.Elle a certes influencé la radio publique, ne serait-ce que dans son esprit de liberté et de recherche, tout en restant connectée à son mandat oecuménique.Collaboratrice du Devoir En mai dernier, Radio Ville-Marie, dont le financement est assuré aux trois quarts par les dons de ses auditeurs, y allait de son dixième «Radio-Don» annuel.Pour l’occasion, Louise Deschâtelets et Louise Portai, ainsi que le père Benoît Lacroix, acceptaient d’agir en tant que porte-parole.Réflexions sur cette radio bien singulière dans le paysage radiophonique québécois.PIERRE VALLÉE CI est la première fois que Benoît Lacrobc agissait en tant que porte-parole, ce qui peut surprendre puisqu’il connaît si bien cette radio.D’une part, il y collabore toutes les semaines en tenant une chronique dans le cadre de l’émission Rendez-vous de l’âme, animée par Bernard Ouimet, où il y va «de réflexions libres sur des sujets comme l’amour, l’amitié, la vie».D’autre part, il connaît l’organisme depuis son début.«Quand on a assisté à la naissance d’un organisme, on reste attaché à l’institution.Alors ça me faisait plaisir de les aider.» Approchées par la direction de Radio Ville-Marie, Irmise Portai et Louise Deschàtelets n’ont pas hésité non plus puisque toutes deux avaient déjà eu un contact agréable avec cette radio.«Lors du lancement d’un livre il y a quelque temps, précise Louise Portai, j’y ai donné une entrevue qui a duré une heure, et où l’on est allé au fond des choses.J’avais beaucoup apprécié.» Même son de cloche chez Louise Deschâtelets qui, au cours d’une entrevue quelle donnait sur son métier, découvrait cette radio.«Dans l’exercice de mon métier, j’ai souvent traité de sujets qui touchaient à des questions de vie, des questions d’intérêt social ou humanitaire.Et c’est ce que fait aussi Radio Ville-Marie.» Une voix singulière Pour Benoît Lacroix, Radio Ville-Marie n’est ni une radio marchande ni une radio de divertissement.«C’est une radio dont le caractère de réflexion spirituelle est nettement affirmé.» Inuise Deschâtelets trouve quant à elle que les thèmes abordés la touchent souvent.«Ce sont des thèmes qui nous amènent vers les autres, qui nous amènent vers un mieux-être.C’est une radio qui cherche à nous brancher sur des valeurs profondes, ce qui a peu de rapport avec le courant actuel de toujours mieux “performer”.» Affirmation partagée par Loui- I W' JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pour Benoît Lacroix, Radio Ville-Marie n’est ni une radio marchande ni une radio de divertissement.se Portai, qui croit que Radio Ville-Marie est une radio différente «parce qu'en plus d’une radio de paroles, c’est aussi une radio d’intériorité.La façon dont on fait les émissions permet une réflexion intérieure».Autre signe distinctif, selon Benoît Lacroix: «Nous ne sommes pas une radio vindicative ni une radio de dispute.C’est la réflexion et la méditation que l’on met de l’avant.» Louise Deschâtelets souligne que les émissions l’ébranlent parfois même et lui permettent souvent «de voir un autre point de vue et de mieux connaître l’autre».De plus, selon le point de vue d'artiste de Louise Portai, cette radio a une approche qui la met à part des autres radios, en particulier des radios commerciales.«Lorsqu’on fait la promotion d'un livre ou d’un disque, on nous reçoit la plupart du temps rapidement, question de vendre notre produ.it.Mais je ne veux pas vendre un produit.Je veux rejoindre les gens, leur parler, dire pourquoi j’ai fait cette œuvre.Radio Ville-Marie permet ça.On est heureux de vous accueillir et on prend le temps qu 'il faut.» Un besoin de spiritualité Benoît Lacroix croit que Radio Ville-Marie répond à un besoin de spiritualité qui devient de plus en plus important pour de nombreuses personnes au Québec.Les quelque 250 000 auditeurs de Radio Ville-Marie semblent lui donner raison.Louise Deschàtelets avance cette explication.«En jetant par-dessus bord la religion dans les années 1960 à cause d’une Eglise trop présente, on a aussi évacué plusieurs de nos valeurs, comme l’espérance et la charité, qu’on appelait autrefois chrétiennes, mais qui sont au fond des valeurs humaines.» Mmes Deschàtelets et Portai, dont la pratique religieuse est loin d'être exemplaire, apprécient aussi que la spiritualité, telle que mise de l'avant par Radio Ville-Marie, ne soit pas doctrinaire.«Nous ne faisons pas de prêchi-prêcha, affirme Benoît Lacroix, et notre discours n’est pas moraliste.Ce n’est pas la radio officielle de l'Église.» Une approche qui plaît à ces deux femmes, dont la définition de la spiritualité est plus large qu'un simple dogme religieux.Qu’est-ce que la spiritualité, se demande Louise Deschàtelets, sinon la capacité de se ressourcer en plongeant à l’intérieur de soi.«Pour moi, tout peut être spirituel si l’on s’y attarde, si Ton est présent.Mais pour ce faire, U faut prendre le temps de s’arrêter et de réfléchir.Je prends une marche d’une heure tous les jours, j’observe les gens, la nature.Mais c'est aussi l’occasion de renouer avec moi-même.» Selon Louise Portai, la spiritualité est une quête de sens.«C’est une façon d’être, une façon de poser un regard sur la vie.C’est aussi une façon d’être dans l’instant, une façon de se donner le temps de se déposer dans l’instant.Aujourd’hui, de la fenêtre de la maison, je peux voir les feuilles mortes virevolter dans le vent comme s’il s’agissait d’un merveilleux ballet.Pour moi, il y a du divin dans ce ballet.» Bien que prêtre, Benoît Lacrobc est d’avis que la spiritualité aujourd’hui se vit par plusieurs à l’extérieur de la religion catholique.D'où l’importance d’une radio capable de s’ouvrir à d’autres définitions de la spiritualité.«Notre orientation de base demeure chrétienne, mais on doit s’ouvrir aux autres spiritualités.» Une ouverture déjà réelle puisque des confessions autres que la religion catholique sont déjà présentes sur les ondes de Radio Ville-Marie.«Cest la voie de l’avenir», croit-il.Voilà donc, selon les trois porte-parole, les raisons qui font de Radio Ville-Marie une radio indispensable dans la société québécoise actuelle, et une radio dont on doit assurer non seulement la survie, mais aussi la croissance.«Sans compter, rajoute Benoît Lacrobc, que c’est une des seules radios ici où Ton peut entendre du chant grégorien.» Un chant, comme chacun sait, propice à la réflexion et la méditation.Collaborateur du Devoir VOTRE TRAITEUR-SANTÉ Spécialités : Service corporatif Plateau de tournage Événements spéciaux Menu « sur mesure 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Aide à rÉjpjlisc en Détresse est un organisme officiel de l’Église catholique qui \icnt en aide aux fidèles pauvres et persécutés dans plus de 13~ pays où ils célèbrent leur plus grande richesse : Le CHRIST.o Aide à l'Église en Détresse (Canada) Inc.C P 670.Suce.H.Montréal.QC.H3G 2M6 (514) 932-0552 1 -800-585-6333 www acn-aed-ca.org Nous saluons l’élan créatif et nous sommes fiers de nous associer au 10e anniversaire de Radio Ville-Marie Desjardins Caisse populaire de la Maison de Radio-Canada 1400.bout.René-Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2M2 Téléphoné : (514) 597-2695 Ligne sans frais : 1 888 597-2695 Télécopieur : (514) 597-2050 FELICITATIONS ET LONGUE VIE À RADIO VILLE-MARIE à Foccasion de son 10e' anniversaire LES SŒURS DE LA PRÉSENTATION DE MARIE 3600, Bélanger est.Montréal (Qué) H1X 1B1 650 Girouard Ouest.Saint-Hyacinthe iQué) J2S 2Y4 145 Pemet.Sherbrooke (Qué) JIG 2Y6 La Société historique de Montréal rend hommage à Radio Ville-Marie une radio culturelle au service de l’histoire depuis dix ans La sociitt historique de Montréal 462.placr Jacques-Cartier, Montréal H2Y3B3
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