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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-10-24, Collections de BAnQ.

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E DEV OIK, I.E S S A M EDI > \ ET I) I M A N (' Il E 2 5 () (’ T O B K E 2 0 0 !l EVASIONS mKBÊBÊÊKBBÊlÊBÊÊÊÊÊm LE DEVOIR SOURCE LA SOURCE - BAINS NORDIQUES que vous invitant IK S:.' Tyil 'ivjm ^mui ii'IlHHfiv'mii,.:- .«' 4 j Montréal - Bâteau-Mouche Si «les voyages forment la jeunesse», du moins longtemps l’a-t-on dit et répété, on pourrait aussi dire que les congrès sont l’occasion donnée pour transformer les points de vue.Et qui dit congrès, ou rencontre d’affaires, dit aussi voyage et dépaysement.Et, partout au Québec, on fait étalage de ses « charmes » pour attirer ce tourisme d’affaires.NORMAND THÉRIAULT es centres de congrès sont tous de fiers compétiteurs.L’année dernière, celui de ; Québec a ainsi vu ses efforts Jt récompensés car, si manne touristique il y avait en ce 400* anniversaire de la fondation de la ville, cela a aussi donné lieu à des résultats spectaculaires en nombre de congrès et de rencontres d’affaires tenus dans la Vieille Capitale, soit 177 événements dont 72 congrès: «Parmi ces congrès, informe Ann Cantin, directrice des communications du Centre des congrès, on note 23 congrès internationaux et américains: du jamais vu! Ecoutez, au Canada, on considère qu’on a une bonne année lorsqu’un centre accueille de huit à dix congrès internationaux.» Mais cela, c’était l’année dernière, et douze mois plus tard il faut remettre ça et savoir s’afficher toujours aussi attrayant.Ce que Québec fait en rappelant à tous et à toutes son statut de plus ancienne ville nord-américaine qui a su conserver traces et vestiges hérités du passé.Ailleurs aussi Mais, face au charme de Québec, les Montréalais feront savoir que leur Palais des congrès sait faire aller de pair les avantages qu’offrent une métropole qui a aussi des quartiers historiques et la proximité d’une nature qui permet tant sports d’hiver qu’activités nautiques.Ce à quoi, quand il est question de congrès internationaux, dont le poids en retombées économiques est énorme (près de 20 000 personnes sont ainsi venues à Montréal pour les «changements climatiques» en novembre 2005), d’autres villes se feront ainsi invitantes : Toronto n’a-t-il point à offrir un festival de films majeur aux grandes vedettes américaines?Calgary ne surpasse-t-il point Montréal en nombre de sièges sociaux?Vancouver n’est-il point la porte qui ouvre à l’Asie?Et ainsi de suite, sans oublier que les Partout sur le territoire québécois, on ne demande qu’à accueillir le congressiste grandes villes américaines sont aussi des acteurs majeurs dans cet univers des grandes rencontres d’affaires.Abondance Mais, au Québec, il n’y a pas que Montréal et Québec.Parlez-en aux gens de Saguenay ou aux responsables des organismes de tourisme de Laval ou de la Montérégie, pour ne nommer que ceux-là: eux aussi feront savoir que leurs hôtels et autres lieux de rencontres savent se faire attrayants.Et, comme si cela ne suffisait pas, voilà que des lieux traditionnellement voués à être d’abord des endroits festifs débarquent eux aussi dans le monde des rencontres d’affaires.Si on savait que les musées ne craignent pas d’ouvrir leurs espaces à autre chose que des œuvres d’art, voilà que la TOHU se veut plus qu’une simple salle de cirque, que La Source à Rawdon, ce site de bains nordiques qui impose à ses utilisateurs le silence, voilà que ce lieu a aussi aménagé des espaces où la parole peut se faire entendre, et ce, dans une enceinte ouverte sur une nature abondante.Et qui veut voir le fleuve apprendra que les bateaux-mouches ne sont pas réservés qu’aux simples touristes.Bref, partout sur le territoire québécois, on ne demande qu’à accueillir le congressiste d’abord, mais aussi qui l’accompagne, car on fait savoir que, pendant que monsieur ou madame discourt, son conjoint ou sa conjointe peut se faire piloter d’un site à l’autre, qu’il soit naturel ou aménagé, à vocation sportive ou culturelle.Et plus encore Concurrence vive chez les organisateurs de rencontres?A coup sûr, d’autant plus que l’actuel climat économique autorise qui veut réussir dans ce secteur à tout entreprendre pour que dollars, euros ou autres livres sterling tombent dans son escarcelle, et non dans celle de son concurrent.Mais, si on fait toutefois affaire avec des gens d’«affaires», la frime n’est pas une solution.Et on se retrouve ainsi avec plus d’un lieu qui se veut écoresponsable, plus d’un organisme qui, outre la chambre d’hôtel et la salle de réunion, fait savoir qu’il offre moult services, pendant qu’ailleurs on fait sa publicité en informant que détente et séance de travail vont de pair.Bref, un peu partout, on n’attend que vous: les réunions productives ne se tiennent pas toutes dans les seuls couloirs qui relient les bureaux.Le Devoir il Z:\ .£ C I) K V o I H S A M E I) I I M A N (' Il E 0 C T 0 B R E CONGRES Hors des sentiers battus Les lieux de loisirs deviennent des centres d’affaires « Lorsqu’il fait beau, on ouvre toutes les fenêtres et ça fait la plus belle terrasse de Montréal » Les rencontres des membres du conseil d’administration, les réunions stratégiques ou encore, les journées de formation se déroulent souvent dans une salle un peu terne de l’édifice de l’entreprise.Pour faire changement, certains patrons louent parfois une salle dans un palais des congrès.Mais pourquoi ne pas oser sortir des sentiers battus lorsque vient le temps d’organiser un événement?MARTINE LETARTE Un beau matin ensoleillé d’octobre, vous vous dirigez vers votre lieu de travail.Ce jour-là, le patron doit rencontrer les employés pour discuter des résultats du dernier trimestre et donner les, prochains objectifs à atteindre.A votre arrivée au bureau, une surprise vous attend: vous devez vous rendre sur le quai Jacques-Cartier pour prendre place dans le Bateau-mouche.Vous êtes accueillis avec café et viennoiseries avant que la réunion ne commence.Irréaliste?En fait, c’est plus abordable que ce que plusieurs pourraient croire.A quai et sur l’eau «Ce genre de réunion est très abordable parce que le bateau reste au quai.En fait, pour 250 $, un groupe peut avoir le bateau une matinée.On peut évidemment décider de faire une croisière après la réunion, pendant le lunch», indique Brigitte McNeil, directrice des ventes au Bateau-mouche.Il est possible de choisir le lunch à la montréalaise, à 34,50 $ par personne, ou le menu plus élaboré comprenant trois services, à 45 $ par personne, croisière incluse.On peut aussi aller sur le Bateau-mouche pour une croisière, le temps de l’apéro, avec de petites bouchées et un DJ.«Lorsqu’il fait beau, on ouvre toutes les fenêtres et ça fait la plus belle terrasse de Montréal», affirme Mme McNeil.Réserver un souper-croisière sur le Bateau-mouche est évidemment plus onéreux.On peut louer l’espace inférieur, qui accueille 140 personnes pour 80 $ par tête.Un souper à cinq services est servi, élaboré par Alain Pignard, chef de l’hôtel Reine-Elizabeth.Dans la salle VIP, sur le pont supérieur, on reçoit de 44 à 50 personnes pour un forfait à sept services avec apéro, vin à volonté et porto ou cidre de glace en digestif.Le tout pour 142 $ par personne, croisière et pourboire inclus.V,vi/58 SOURCE BATEAU-MOUCHE Le Bateau-mouche offre diverses formules pour les réunions d’entreprise et différents types d’événements.SOURCE LA SOURCE - BAINS NORDIQUES La Source - Bains nordiques est situé à Rawdon, dans la région de Lanaudière.Le souper-croisière dure généralement 3h30 et le bateau se promène autour des Iles-de-Boucherville et près d’Habitat 67, avant d’aller faire un arrêt devant le centre-ville tout illuminé.Après la croisière, les organisateurs de l’événement peuvent aussi décider de le prolonger en organisant une soirée dansante au quai.Le Bateau-mouche met son système de sonorisation à la disposition des organisateurs d’événements.H est possible de modifier les forfaits offerts selon ses besoins, surtout en basse saison, soit de la mi-mai au début de juin et de la Fête du travail à la mi-octobre.Pour plus d’information: www.bateaumouche.ca ou ® 1-800-361-9952.Aux bains nordiques Les spas et les bains nordiques gagnent toujours en po- pularité, et il est possible, dans plusieurs établissements, de marier réunion d’affaires et détente.Inauguré en 2007 à Rawdon, dans la région de Lanaudière, La Source - Bains nordiques a aménagé une salle très design pour les entreprises qui souhaitent inviter un petit groupe d’employés à y tenir une réunion ou une session de formation.«La salle est très belle, vitrée du plancher au plafond, et comme elle est située à 12 mètres de hauteur, elle donne un point de vue magnifique.L’immense table en bois massif a été créée par le designer Erik Desprez, avec du bois récupéré, et on y assoit confortablement 16 personnes», indique Patrice Lalan-cette, directeur général de La Source - Bains nordiques.Le site comprend également sept kilomètres de sentiers dans les bois.«L’idée, c’est d’offrir une salle différente, propice à la formation et à la création, tout en combinant la marche et la détente.Il y a aussi plusieurs clients qui décident de profiter du fait que nous sommes situés à côté de l’entreprise Abraska, qui fait de la consolidation d’équipe, pour faire une activité le matin et venir ensuite dîner chez nous, faire un retour sur l’activité du matin dans notre salle de réunion avant de passer aux bains», explique-t-il.En ce qui a trait aux tarifs, c’est au cas par cas.Toutefois, lorsqu’un groupe de plus de 10 personnes réserve pour les bains, la salle de réunion leur est prêtée gratuitement.Système de sonorisation, projecteur, écran et connexion Internet sont inclus, tout comme le café et le petit déjeuner à l’européenne.Pour le midi, les gens d’affaires peuvent se rendre au bistro de l’établissement, ou encore faire affaire avec un traiteur.Pour plus d’information: www.lasourcespa.com ou ® (450) 834-7727.Tour de piste Pour organiser un grand événement, la salle de spectacle circulaire de la TOHU, qui assoit 839 personnes et davantage si on ajoute des sièges au parterre et à la mezzanine, offre une foule de possibilités.«Pour un congrès, avec projection sur un écran, on peut prendre seulement la moitié d’une salle pour éviter que des gens ne soient assis derrière l’écran.Les gradins sont rétractables, alors on peut y installer des tables pour faire un banquet.La salle est très flexible.On peut y organiser des fêtes de bureau, des conférences, des tournages, des lancements de voiture, des banquets, etc.», explique Eloi Savoie, responsable des événements privés à la TOHU.La salle de spectacle se loue 5000 $, systèmes d’éclairage et de sonorisation inclus, mais il faut penser à ajouter les coûts liés notamment à la technique et à l’aménagement.Pour mettre un peu de piquant dans la soirée, la TOHU peut proposer différentes compagnies de cirque pour faire des numéros et de l’animation.«Evidemment, comme nous sommes spécialisés dans le domaine, notre salle est bien équipée pour recevoir ce genre de numéro», ajoute M.Savoie.Pour les plus petits événements, comme un cocktail, le foyer d’accueil de la TOHU est aussi offert en location en soirée.Il peut accueillir de 450 à 500 personnes et se loue 850 $, plus différents frais.La TOHU a réussi à obtenir la certification écologique LEED Or Canada pour son bâtiment, et l’organisme à but non lucratif dédié aux arts du cirque contribue à la revitalisation du quartier Saint-Michel.Pour plus d’information: www.tohu.ca ou ® (514) 374-3522 poste 2228.Collaboratrice du Devoir Et le fleuve s’offre à vous « C’est comme être dans un hôtel, mais qui se déplace » Le Groupe CTMA compte bien exploiter la filière des congrès en mer au cours des prochaines années.Une aventure qui ne fait que commencer et dont le potentiel n’est pas à négliger.Portrait d’une entreprise qui a le fleuve Saint-Laurent pour point d’ancrage.THIERRY HAROUN XT otre entreprise se porte bien», estime Léonard Arseneault, responsable des communications et du marketing pour le Groupe CTMA, une coopérative de transport if* ' • * r W ' r~ iiiiiii Juum 1 tt.futXi* .1 W A % m* Tenez votre rencontre dans un cadre m5M\ tout à fait exceptionnel ! !ci.i£P\ 1-888-986-3278 maritime basée aux îles de la Madeleine depuis sa fondation en 1944.«L’idée de fonder cette entreprise est née d’une volonté de faciliter le transport des produits d’exportation des îles de la Madeleine vers les marchés extérieurs, ainsi que de favoriser l'importation des denrées.Jusqu’en 1944, les îles étaient desservies par les navires de cabotage appartenant surtout à Clarke Steamship, une entreprise canadienne.» Des liens maritimes «On s’est spécialisé dans le transport maritime, précise Léonard Arseneault.Mais, avec le temps, on s’est rendu compte qu’il était important de se doter d’une flotte de camions afin d’assurer le transbordement du matériel.Cette flotte circule à travers l’est du Canada et l’est des États-Unis.» Somme toute, avec ses 450 employés, le Groupe CTMA, un fleuron de l’économie de Test du Québec, assure, d'une part, un service de traver-qier entre Pile du Prince-Edouard et les iles de la Madeleine.«Ce service, ajoute M.Arseneault, est subventionné en partie par le gouvernement fédéral.Ce lien est en quelque sorte la continuation de l’autoroute transcanadienne.C’est un navire qui appartient au gouvernement fédéral que nous exploitons dans le cadre d’un service de transport des marchandises et des personnes.Je vous dirais que c’est un service essentiel.» D’autre part, le Groupe CTMA détient son propre navire, soit le CTMA Vacancier, le porte-étendard de l’entreprise: un navire de 12 000 tonnes qui abrite 223 cabines pouvant î 1^1 k SOURCE TOURISME ILES DE LA MADELEINE Les îles de la Madeleine accueillir plus de 450 personnes.De la mi-juin à la fin de septembre, ce navire offre une quinzaine de croisières aller-retour d’une durée d’une semaine, et ce, sur une base hebdomadaire, entre Montréal et les îles de la Madeleine avec des arrêts en Gaspésie et à Québec.Au cours de cette période, ce lien maritime assure le transport de quelque 5000 passagers.Une offre variée Cette offre de croisières propose notamment des forfaits singuliers, souligne M.Arseneault.«Nous avons des forfaits qui sont extrêmement populaires, comme celui qui propose trois jours de vélo aux îles de la Madeleine.Nous avons aussi un forfait à caractère gastronomique qui s’appelle “Croisière et saveurs des îles".Celui-ci gagne en popularité.Et nous allons offrir en 2010 un nouveau forfait qui proposera à la fois du vélo, du kayak, de la randonnée et une nuit dans une yourte.» M.Arseneault note d’autre part que des croisières thématiques font partie de l’offre de services du Groupe CTMA.«Nous proposons des thèmes parmi les 15 croisières prévues.Ces croisières particulières sont offertes au début et à la fin de la saison, c’est-à-dire durant des périodes qui sont plus creuses, et ce, pour toutes sortes de raisons.Par exemple, il y a des croisières à caractère gourmand lors desquelles on invite des chefs de grande réputation qui concoctent des repas exceptionnels.Nous en avons eu une à caractère ornithologique.Nous avons aussi offert deux croisières à caractère musical, dont l’une avec le groupe de musique traditionnelle Suroît.Je pense aussi à une autre croisière à caractère historique qui racontait le peuplement de l’est du Canada, entre autres celui de la Gaspésie, ce qui était d’autant plus intéressant qu’on faisait escale à Gaspé.On propose tout cela afin de rehausser notre offre de croisières.Et la clientèle est gagnante, étant donné qu’on lui en donne plus pour le même prix.» Congrès en mer Plus encore, le Groupe CTMA compte diversifier son offre de services au cours des prochaines années en offrant à sa clientèle la possibilité de tenir ses congrès en mer.«Depuis 2002, nous avons tenu une dizaine de congrès, mais sans en faire la promotion de manière officielle.Nous avons décidé de prendre ce virage l’an dernier en faisant de la promotion de manière plus formelle.On sent que c’est une filière qui est très intéressante et qu’il existe une demande.Nous sommes d’ailleurs en cours de négociations avec plusieurs groupes, et ce, pour les années 2010, 2011, 2012 et 2013.Il faut comprendre que des congrès s’organisent de deux à trois ans à l’avance.» «L’idéal, ajoute M.Arseneault, c’est d’attirer des congrès d'environ 300 personnes.Vous ¦ savez, nous offrons tous les ser- J vices nécessaires pour la tenue J de congrès.En fait, c’est comme ! être dans un hôtel, mais qui se déplace.» Il fait également remarquer que son entreprise ap- ; plique une politique «très sévère en ce qui concerne le respect de \ l’environnement et particulière- j ment en ce qui concerne la gcs-] tion des déchets».Collaborateur du Devoir1 CiMHMMHM 4 LE DEVOIR .LES S A M E I) I 21 E T I) I M A X (' Il E 2 A 0 < T (I I! I! K 2 (I (I !l G 3 CONGRES .Au nord de la métropole Les activités de consolidation d’équipe ont la cote Le Simplificateur décrit l’ensemble de l’offre disponible à Laval Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?Si, en général, l’organisation de congrès relève du casse-tête, à Laval planifier un événement d’envergure se révèle pratiquement un jeu d’enfant.Et la ville offre une panoplie de services et d’activités aux congressistes.SOURCE SHERATON Le Simplificateur se veut un microsite web résumant l’ensemble de l’offre disponible en matière de congrès à Laval, par exemple dans les grands hôtels.ÉMILIE CORRIVEAU Depuis près d’un an, Tourisme Laval s’efforce activement de simplifier la vie des gens d’affaires.Grâce à son nouvel outil de planification disponible dans Internet et à son service de consultation gratuit, Laval offre aux organisateurs de congrès des solutions clés en main.«Tout au long de la planification mais aussi de la tenue de son événement, l’organisateur a besoin d’outils.Il a besoin de logos, de photos, d’invitations, d’itinéraires, de suggestions.C’est pour lui faciliter la vie que nous avons créé le Simplificateur», explique Andrée Courteau, présidente-directrice générale de Tourisme Laval.Internet en direct Concrètement, le Simplificateur se veut un microsite web résumant l’ensemble de l’offre disponible à Laval.On y trouve des fiches techniques sur les lieux de congrès et les établissements hôteliers, des cartes et itinéraires, une liste de fçurnisseurs ainsi qu’une section Ecocongrès, où on peut consulter un guide pour l’organisation d’un événement écoresponsable.A cela s’ajoute l’accès privilégié à l’équipe de spécialistes de Tourisme Laval, spécialement formée pour répondre aux besoins des organisateurs.Composée de huit professionnels de la communication et du développement des affaires, l’équipe est chargée de seconder les organisateurs d’événements à toutes les étapes de leur planification.«Nos spécialistes sont là pour accompagner les gens d’affaires dans le choix des infrastructures pour la tenue de congrès, dans le choix des fournisseurs et dans la planification de tous les détails.Leur objectif c’est de faire économiser temps et argent aux organisateurs», souligne la présidente-directrice général.Mis sur pied l’automne dernier, le service Simplificateur de Laval reçoit déjà les félicitations des gens d’affaires: «Jusqu’à maintenant, les commentaires sont excellents, lance Mme Courteau.Mais, même si les gens sont satisfaits, nous souhaitons continuer à faire évoluer l’outil pour répondre aux besoins des clients qui sont en constante évolution.» Le Simplificateur a aussi reçu l’appui de l’industrie.Lors de son dernier congrès annuel, l’Association des professionnels en développement économique du Québec (APDEQ) a applaudi les efforts des équipes de différentes régions pour la qualité des outils de communication qu’elles ont lancés au cours de la dernière année.Le jury, qui a analysé une vingtaine de candidatures, a décerné au Simplificateur de Tourisme Laval le premier prix dans la catégorie «Outil du XXI' siècle».Passer au vert Dans la même optique de simplification des tâches, Tourisme Laval, une association pour la- quelle le développement durable est une préoccupation très importante, a récemment élaboré un guide pour faciliter la planification d’événements écorespon-sables.On a consigné dans ce guide, disponible dans le site du Simplificateur, des renseignements qui aideront les gestionnaires pour leurs démarches.«La responsabilité écologique, c’est une tendance lourde quand on parle de l’organisation d’événements.Par exemple, présentement, il y a des entreprises qui, pour loger leurs invités, ne vont choisir que des hôtels ayant des clés vertes, une certification offerte par l’Association des hôtels du Canada qui permet d’identifier les hôtels, les motels et les centres de villégiature qui se sont engagés à améliorer leur performance écologique.À Laval, les gens sont bien encadrés dans ce genre de démarches», précise Andrée Courteau.Plein d’affaires à faire Comme le souligne le slogan de l’association touristique régionale, «Laval, plein d’affaires à faire», la ville n’a pas grand-chose à envier à sa voisine montréalaise en matière d’activités à proposer aux congressistes.«Quand on dit “Où il y a plein d’affaires à faire”, c’est à la fois plein d'activités à faire dans le cadre de congrès, mais aussi de pa-racongrès.A Laval, non seulement les congressistes peuvent faire de bonnes affaires, mais ils peuvent aussi avoir accès à une Joule d’activités et de services complémentaires.On a des infrastructures de grande qualité, de nombreux restaurants, un rapport qualité-prix très intéressant et, en plus, beaucoup d’activités à offrir», soutient Andrée Courteau.VOIR PAGE G 4: LAVAL En Montérégie Un forfait écolo avec ça ?« Nous sommes tout à côté de Montréal » Congrès, colloques et réunions d’affaires peuvent se tenir facilement en Montérégie, grâce notamment aux importantes infrastructures hôtelières que sont l’Hôtel Mortagne et l’Hôtel des Seigneurs.Et, dans le cas de ce dernier, votre séjour sera de surcroît vert.PIERRE VALLÉE L> Hôtel des Seigneurs, situé à Saint-Hya-' cinthe, est un véritable centre de congrès régional.L’hôtel dispose de 45 salles multifonctionnelles offrant un espace total de plus de 9300 mètres carrés.On peut y accueillir des événements réunissant de 5 à 3200 personnes.«Le nombre de salles ainsi que le total de l’espace disponible nous donnent beaucoup de souplesse et nous permettent d’accueillir autant les petits événements que les gros.Par exemple, nous sommes en mesure de recevoir jusqu’à 2200 convives en formule banquet, explique Michèle Robineau, directrice des ventes de l’Hôtel des Seigneurs.Cela nous permet aussi d’accueillir deux événements d’importance au même moment.» Collé sur l’autoroute 20, l’Hôtel des Seigneurs est facilement accessible, peu importe la direction d’où on vient.Sa clientèle, à majorité québécoise, n’est donc pas uniquement régionale et se compose à la fois d’entreprises, d’associations et d’organismes.«Les associations sont pour nous une clientèle naturelle, puisque notre offre de services correspond à leurs besoins.Mais nous ne négligeons pas pour autant la clientèle d’affaires.» Les expositions sont aussi un autre point fort de l’Hôtel des Seigneurs.«Comme nous avons la capacité d’accueillir 400 kiosques, nous pouvons accueillir non seulement des expositions qui se tiennent en marge d’un congrès ou d’un colloque, mais aussi des foires commerciales ou des expositions de plus grande envergure.» Un hôtel vert Déjà reverdi grâce à ses jardins intérieurs, l’Hôtel des Seigneurs est devenu, au début des années 2000, un établissement touristique véritablement vert.Il fut le premier au Canada à embaucher à temps plein un gestionnaire de l’environnement «Au départ, la maison mère, soit SilverBirch Hotels and Resorts, voulait que les hôtels sous sa gestion obtiennent la certification Green Leaf.Mais la direction de l’Hôtel des Seigneurs a décidé d’aller plus loin et de devenir véritablement écoresponsable.C’est alors qu’on m’a embauchée», raconte Jade Guilbert, gestionnaire écologique et responsable de l’horticulture à l’Hôtel des Seigneurs.«Il a fallu alors se donner une politique écologique, basée sur les trois R, soit réduction à la source, recyclage et revalorisation.On a repéré les pratiques où on pouvait agir en premier et on a mis en place un programme de récupération.Ensuite, il a fallu mettre sur pied un programme de formation et de sensibilisation du personnel.» En quelques années, les cibles furent atteintes.L’hôtel appliquait un programme de récupération et de recyclage des matières résiduelles et aussi de compostage des déchets de cuisine.«Certaines des idées mises en place sont parfois très simples.Par exemple, on récupère l'eau des pichets et on s n sert pour arroser nos jardins et nos plantes.» La prochaine étape frit d’offrir à la clientèle de congrès, de colloques et de réunions, par le biais de forfaits écolos, la possibilité de participer à l’effort en lui permettant d’organiser des événements verts.Moyennant un ou deux dollars par tête de pipe, il est possible d’organiser un événement vert.«On remplace les bouteilles d’eau en plastique par des pichets d’eau.On travaille avec le client pour réduire à la source, par exemple, pour ce qui est des panneaux d’affichage.On utilise de la vaisselle lavable lorsque c’est possible, sinon de la vaisselle biodégradable.» De plus, s’il le désire, le client pourra profiter de l’expertise de Jade Guilbert et de sa brigade verte pour sensibiliser ses membres aux enjeux écologiques.Aussi, l’hôtel s’est associé à l’entreprise Communications Terre-à-Terre, une agence de conférenciers en environnement et en développement durable.«Si le client désire avoir parmi ses activités une conférence sur l’environnement, on le met en contact avec Terre-à-Terre.» Il y a aussi la possibilité de tenir un événement à carbone neutre.«Dans ce cas, la contribution du client va à la plantation d’arbres, soit par nous, soit par un organisme écologiste de son choix.» Ce programme a permis à l’Hôtel des Seigneurs de planter jusqu’à ce jour près de 1880 arbres.D’autres projets écoresponsables sont dans la mire.«Nous nous fixons toujours de nouvelles cibles.Notre prochain projet est l’aménagement d’un toit vert, ce qui nous permettrait aussi d’avoir m potager pour nos cuisines.» Hôtel Mortagne Situé sur la Rive-Sud, à Boucherville, l’Hôtel Mortagne accueille lui aussi la clientèle des congrès, des colloques et des réunions d’affaires.L’hôtel dispose d’une quinzaine de salles totalisant plus de 1800 mètres carrés et peut recevoir un événement regroupant 600 convives.On peut y tenir aussi des expositions.«Notre clientèle se répartit également entre les entreprises, les associations et les organismes, souligne Louise Desrosiers, directrice des ventes de l’Hôtel Mortagne, et nous sommes en mesure d’offrir tous les services.Un client qui nous choisit n’a pas à faire affaire avec un planificateur d’événements.Notre équipe de ventes est en mesure d’accompagner le client du début à la fin.» L’hôtel met aussi à la disposition du client des services spécialisés.«Si le client est féru de communications, nous avons une salle multimédias entièrement équipée, et s’il souhaite un spectacle quelconque, le Cirque Eloize par exemple, nous sommes en mesure de l’accueillir.» Un des avantages de l’Hôtel Mortagne est son emplacement.«Nous sommes tout à côté de Montréal.On peut donc être à proximité du centre-ville, mais sans les inconvénients de celui-ci.Pas besoin de traverser les ponts et pas de problèmes de stationnement puisque nous l’offrons gratuitement.D’ailleurs, on observe depuis quelques années un glissement du centre-ville vers la périphérie pour la tenue d’événements.» Collaborateur du Devoir L’Hôtel des Seigneurs est facilement accessible, peu importe la direction d’où on vient V.W./ClNTS iV iMliiUTCJW CENTRE DE CONGRES ET D’EXPOSITIONS DE LÉVIS LÉVIS CONVENTION CENTRE jr*1 r ' h-f—H-!—r— « U'm STATIONNEMENT SANS FRAIS CUISINE EVOLUTIVE HOTEL 4 ETOILES Renseignements et réservations 418 838.3811 | 1 888 838.3811 5750, rue J.-B.-Michaud, Lévis (Québec) G6V OB2 nfo@centrecongreslevis.com FOUR \ POINTS BY SHERATON VI Lit DE LÉVIS lounsrm LÉVIS.tom Lévll Centre de congri* i centrecongreslevis com .artifia (1 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 1 ET DIMANCHE 2 .r> OCTOBRE 200!) L'organisation de vos événements et congrès sans nous.Avec Tourisme Laval, tout est plus simple et plus efficace Pour Tourisme Laval, congrès, événements et réunions n’ont plus de secrets.Depuis plus de 20 ans, notre équipe de spécialistes en tourisme d’affaires vous aide gratuitement à orchestrer tous les éléments d’un événement réussi.Grâce à notre service d'accompagnement exclusif, LE SIMPLIFICATEURS, nous vous aiderons à repérer et à gérer tout ce qui est essentiel au succès de votre projet: hôtels, salles, gastronomie, «nightlife», navette ainsi qu’un ensemble personnalisé d’activités et d’attraits d'une grande originalité.Appelez-nous au I 877 6 FACILE I 877 632-2453 leSimplificateur.com CONSOLIDATION D’ÉQUIPE Team building « Un outil puissant pour mobiliser votre équipe Plus que jamais, vous devez pouvoir compter sur une équipe solide, motivée et orientée vers un but commun.Mais organiser une activité de consolidation d’équipe est tout un défi.N'ayez crainte :Tourisme Laval a pensé à vous en créant Le Guide de la consolidation d’équipe, 18 pages de précieux conseils et d’activités originales pour mobiliser votre équipe.Faites de votre activité un succès et simplifiez-vous la vie grâce à notre service d'accompagnement gratuit LE SIMPLIFICATEURS.GRATUIT J3 Téléchargez gratuitement votre guide au leSimplificateur.com/cohesion SIMPLIFICATEUR LAVAL Pour mieux réussir vos congrès, événements et réunions Plein d’affaires à faire CONGRÈS SSP’0 ¦SiaSSé:; j PAUL CIMON Un navire de croisière à l’ancre, à Saguenay ***** - HofcM A; FT ' ’ * • A Saguenay « A quelques minutes du décor urbain, un très beau flord.» Le Parc des Laurentides n’est plus un obstacle La ville de Saguenay mène de front développement économique et rayonnement touristique.Pour arriver à cette fin en matière de tourisme, Promotion Saguenay veille à faire valoir à la fois les attraits d’une ville regorgeant de ressources et ceux de sites naturels d’une grande richesse.REGINALD HARVEY Dans la foulée des fusions municipales, Promotion Saguenay a été mis sur pied pour couvrir l’ensemble du territoire, qui comprend la ville et le fjord, comme le souligne Priscilla Lemay, sa directrice du tourisme et des communications: «Lors de sa création, l’objectif était que Promotion Saguenay s’occupe du même souffle de la gestion du commissariat industriel et de la dynamisation des centres-villes, de même que de celle de tout l’aspect touristique sous les angles des affaires et de l’agrément.» En quelque sorte, il s’agit d’un conseil économique doublé d’une société touristique: «C’est très novateur et c’est me formule qu’on va appliquer de plus en plus.Depuis deux ans, je dirais que plusieurs villes nous demandent beaucoup de renseignements et viennent rencontrer les élus municipaux pour comprendre ce qui a motivé cette décision de réunir ces deux pôles de développement, administrés majoritairement par des hommes d’affaires et présidés par le maire de Saguenay, Jean Tremblay.» L’équipe de Promotion comprend 32 travailleurs permanents, auxquels se joignent à peu près le même nombre d’employés saisonniers.Un projet en plein essor Promotion Saguenay a pris en charge le dossier du tourisme d’affaires, il y a deux ans; dans ce but l’Office du tourisme et des congrès a été mis sur pied.Mme Lemay décrit cette opération: «Evidemment, la première démarche a été d’embaucher des gens et de réunir une équipe; leur priorité, c’est d’augmenter l’achalandage en faisant ressortir tout le potentiel qui existe ici à Saguenay» L’occasion était belle, car il y a à l’heure actuelle une sorte d’élan qui propulse en avant cette forme de tourisme: «C’est causé par la construction de l’autoroute à quatre voies divisées.Il y a aussi dans le décor l’aéroport régional dont on a repris possession l’an dernier et dont nous sommes les gestionnaires.C’est donc un bel élan, car les portes d’accès à la région sont grandes ouvertes avec l’autoroute, l’aéroport et le port avec ses croisières.Il faut maintenant montrer aux gens que les perceptions de distance énorme concernant le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne sont plus justes.Nous sommes situés à deux heures de Québec, et il y a un potentiel énorme pour tenir des congrès ici.» Une équipe de trois personnes travaille actuellement à faire valoir les attraits de la ville et des environs, dans les locaux de l’Office construits au coût d’un million et demi de dollars et situés à l’entrée de la ville: «C’est la porte d’entrée de la ville de Saguenay sur la région et c’est là où on accueille les groupes à leur arrivée.C’est vraiment un pôle fort, et ce fut une grosse décision que d’aller de l’avant avec ce projet pour donner le ton et montrer qu’on croit à cette industrie-là, qu’on a la foi dans le potentiel du tourisme d’affaires chez nous, tant pour les hôteliers que pour les attraits touristiques.» Le milieu des affaires a suivi le courant et s’est instantanément rallié au projet «Dès le départ, sa collaboration a été impeccable.Tous les gros centres de congrès ont investi beaucoup d’énergie.On a bâti le comité du tourisme d’affaires, qui est très engagé et qui se réunit régulièrement; on rencontre sur une base fréquente ces gens pour établir nos priorités, déterminer les mesures à prendre et élaborer le plan stratégique autour de cette question.Tout cela a créé une synergie, car ce sont les centres hôteliers qui ont à la fois à mettre en valeur leur région et à vanter leurs propres mérites; ils sont présentement réunis autour d’une même table et ils partagent le même objectif.» Un changement de vision Quelles sont les grandes lignes de force de la région?La directrice du tourisme offre cette réponse: «Sur le plan du tourisme en général, c’est le maillage entre la ville et la nature.On possède la septième ville du Québec en importance, elle est dynamique et offre un intéressant potentiel d’infrastructures et de grandes qualités gastronomiques.A quelques minutes du décor urbain, on découvre un très beau fjord, qui est l’un des plus longs au monde.On compte aussi plusieurs pôles urbains au sein de la même entité urbaine, ce qui donne lieu à des événements diversifiés.» H y a encore peu de temps, l’impression de distance ou d’éloignement se présentait comme un obstacle ou une limite à la bonne marche et au dés veloppement du tourisme d’affaires.Tel n’est plus le cas: «Notre plus gros défi, c’est actuellement de faire comprendre aux gens qui ne sont jamais venus au Saguenay ou qui ne se sont pas rendus chez nous depuis longtemps que toute la perception négative qui a existé autour du Parc des Laurentides n’a plus sa raison d'être avec les quatre voies.C’est vraiment le plus gros des défis, parce que, en ce qui a trait au rapport qualité-prix, la région se signale largement.Après deux ans de travail, je pense qu’on est bien parti pour changer cette perception-là.» Priscilla Lemay signale finalement que là ne s’arrêtent pas les projets en matière de tourisme d’affaires: «Il est certain qu’on a travaillé beaucoup et qu’on a mis des outils en place.Pour le volet Internet, on veut vraiment pousser sur celui-ci, parce qu’on veut être capable d’aller chercher les gens là où ils sont et parce qu’on souhaite mieux faire connaître la région.A l’interne, on s’est aussi beaucoup penché sur les outils concurrentiels à développer: on parlait des distances et, sur ce plan, on a établi un système d’autobus touristiques sur le territoire, qu’on met au service des congressistes pour réduire les temps d’accès aux divers pôles d’attraction.On pousse pour s’assurer d’être novateur et d’être à la fine pointe de la technologie.» Collaborateur du Devoir LAVAL SUITE DE LA PAGE G 3 Parce que Laval dispose de nombreuses ressources et d’une combinaison intéressante d’infrastructures, d’attraits et de services, la ville est aujourd’hui devenue une destination prisée des gestionnaires qui sont à la recherche d’idées pour favoriser l’esprit d’équipe au sein de leur entreprise.Saisissant l’occasion de se placer dans une niche encore peu exploitée où elle avait la possibilité d’exceller, l’équipe de Tourisme Laval a décidé d’élaborer un guide de consolidation d’équipe à l’attention de ces gestionnaires.Dans ses pages, on y trouve des conseils en matière d’organisation et plusieurs suggestions d’activités pour mobiliser des équipes de travail.«Le produit de consolidation d'équipe répond à un besoin criant présentement, affirme Mme Courteau.Dans un contexte de crise économique, les entreprises ont moins de ressources et les troupes doivent être motivées.Les activités de consolidation d'équipe sont donc très appropriées et de plus en plus populaires.» Qu’il s’agisse d’une mission spatiale au Cosmodôme, d’une séance de tam-tam au centre La-tulippe, d’un rallye au Parc de la Rivière-des-Mille-îles ou d’un atelier d’arts du cirque offert par les Transporteurs de rêves, en matière d’activités favorisant la consolidation d’équipe, Laval a beaucoup à offrir aux gens d’affaires.«Je peux dire par expérience que ça fonctionne, avance Andrée Courteau.Nous avons testé le produit du Cosmodôme en tant qu’équipe de Tourisme Laval et ç’a été très révélateur.Nous voulions améliorer notre esprit d’équi- pe et nos communications et ç’a été très bénéfique pour nous!» Le suivi Pour permettre aux organisateurs de congrès et d’activités de consolidation d’équipe d’évaluer les retombées de leur événement, même s’ils ne disposent pas des ressources ou du temps nécessaires pour le faire eux-mêmes, Tourisme Laval propose un service de sondage postévénements.Disponible dans la boîte à outils du Simplificateur, celui-ci sera effectué en fonction des objectifs des organisateurs et leur permettra de connaître l’opinion des participants au terme de l’événement.«Ça boucle bien le tout», conclut Andrée Courteau.Collaboratrice du Devoir ¦ Pour consulter le Simplificateur: www.lesimplificateur.com L E I) E V 0 I H .L E S S A M EDI i \ ET D I M A X < Il E 0 (' T 0 B H E 2 (I (I » (J f) congr.es À Québec, dans la cour des grands Penser « vert » s’avère rentable « Le Centre des congrès de Québec se porte plutôt bien cette année, malgré ce qu’on appréhendait après l’année 2008-2009 » Malgré la crise économique et la forte concurrence, le Centre des congrès de Québec tire son épingle du jeu.Bilan et perspectives en compagnie d’Ann Cantin, directrice des communications et de la mise en marché de ce fleuron de l’économie québécoise.THIERRY HAROUN I Te vous dirais, note d’entrée de jeu Ann Cantin, que le Centre des congrès de Québec se porte plutôt bien cette année, malgré ce qu’on appréhendait après l’année 2008-2009», c’est-à-dire celle qui a souligné en grande pompe le 400 anniversaire de la Vieille Capitale.En effet, l’année 2008-2009 a été celle de tous les records, avec une hausse de 25 % à tous les niveaux, selon la documentation.Ainsi, le Centre des congrès a accueilli 177 événements dont 72 congrès.«Parmi ces congrès, on note 23 congrès internationaux et américains: du jamais vu! Écoutez, au Canada, on considère qu’on a une bonne année lorsqu’un centre accueille de huit à dix congrès internationaux.On est vraiment fier de cela, d'autant plus qu’on a rempli la commande à tous les points de vue et avec succès, tant sur le plan de l’organisation que du personnel.Et cela, grâce à un effort commun de l’ensemble de nos équipes et de nos sous-traitants.» De bonnes nouvelles Reste que, si l’année du 400e anniversaire a été exceptionnelle, l’année en cours (2009-2010) se porte plutôt bien et l’année 2010-2011 s’annonce tout aussi bonne.«Cet automne, par exemple, nous recevons 62 événements, dont 17 congrès.On parle ainsi de \ retombées économiques de 33 millions de dollars.» Mme Cantin note aussi au passage que, avec ses 148 événements, dont 15 congrès internationaux, 12 canadien?et cinq en provenance des Etats-Unis, l’année 2009-2010 (qui s’étend du 1er avril 2009 au 31 mars 2010) se soldera par une hausse de près de 10 % par rapport à l’année 2006-2007, l’année de référence.Quant à l’année 2010-2011, elle connaîtra un départ canon avec la venue du congrès appelé «Bâtiments verts et changements climatiques: de la science aux politiques».Cet événement de l’ONU, qui se déroulera pour la première fois hors de l’Europe, se tiendra du 21 au 23 avril prochain et réunira quelque 500 participants en provenance d’un peu partout dans le monde.C’est le Québec Wood Export Bureau, qui a été à l’origine du XIIe Congrès forestier mondial tenu au Centre des congrès en 2003, qui a été mandaté par l’ONU pour organiser l’événement.La documentation souligne que cette conférence internationale compte faire le point sur la contribution des bâtiments verts à la lutte contre les changements climatiques.Plus précisément, la conférence vise à cerner les obstacles à la réalisation de bâtiments verts et les politiques à mettre CE CAHIER SPECIAL B L I Ê PAR LE E S T P I) E V 0 I R H e s |i o n s [i.I) I P Montreal (Dnrbrc 3 A RM 9.1’ A 1 S
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