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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-08-22, Collections de BAnQ.

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QC .|| ; » - m:'}; I- K l> H VOIR.L K S S A M EDI 22 E T I) I M A N ( Il E ;i A 0 r T 2 0 (I 9 CAUTION IDEES Isotopes médicaux: des solutions de rechange Page C 5 iy ÉDUCATION r;- Le débat irrésolu Page C 3 ’ERSPECTIÏES mm.Urn m M i il iSMp »i t mKfëm Stephen Harper a insisté cette semaine sur l’importance d’intégrer davantage les Inuits dans l’économie de leur région.Pour garder le Nord L’intérêt des conservateurs pour l’Arctique prend des accents militaires JEAN-PIERRE LEGAULT LE DEVOIR Stephen Harper a terminé hier soir sa tournée annuelle dans le Grand Nord.Il en a profité pour annoncer la création officielle d’une agence de développement économique régional, CanNor, déléguer des pouvoirs aux trois territoires en matière de main-d’œuvre, au coût de 36 millions de dollars, et s’est engagé à ce que les Inuits participent plus activement à l’activité économique générée par tous ces investissements.Mais l’intérêt conservateur pour le Nord a encore pris des accents très militaires, et il s’en trouve peu pour s’en plaindre ici.HELENE BUZZETTI Envoyée spéciale à Yellowknife Le courriel a été envoyé mercredi soir par le directeur des communications par intérim du premier ministre, Dimitri Soudas: «Les sous-marins russes débusqués ont failli à leur mission», clamait la dépêche de l’Agence France-Presse retransmise.L’entourage de Stephen Harper voulait que les journalistes l’accompagnant à la vaste opération militaire à Iqaluit sachent que les craintes canadiennes devant une éventuelle incursion hostile dans l’Arctique n’étaient pas farfelues.C’est par de petits détails de ce genre qu’on constate que l’intérêt (la préoccupation?) d’Ottawa pour le Nord n’est pas que de la poudre aux yeux.L’article en question, que le bureau du premier ministre était si prompt à partager, citait une source anonyme «bien branchée» qu’on imagine russe.Cette source soutenait que les deux sous-marins russes détectés la semaine dernière au large des Etats-Unis puis du Canada, que des avions canadiens ont survolés par précaution, auraient dû rester cachés.«Cela constitue m échec de leur mission, disait cette source.R est peu probable que les équipages des sous-ma-rins seront félicités dans les circonstances.» Alors, faut-il s’inquiéter de la rhétorique un tantinet belliqueuse de la Russie?Et le gouvernement canadien a-t-il raison de montrer les dents?De passage à Iqaluit cette semaine pour superviser l’opération Nanook, le chef d’état-major de la Défense nationale, Walter Natynczyk, a tenté de minimiser les craintes d’une quelconque invasion.«Il n’y a pas de menace traditionnelle qui pèse sur l'Arctique canadien, pas de menace militaire classique.Ce sont plutôt les activités criminelles qui présentent une menace à la sécurité.» Exercice d’envergure N’empêche, l’opération militaire annuelle, qui se déroule cette année du 6 au 28 août sur la terre de Baffin, est d'une grande envergure.Ce sont environ 800 membres des Forces canadiennes qui y sont déployés: des membres de l’armée de terre, de l’air et de la marine, des sous-mariniers de même que des plongeurs y sont mis à contribution.Pendant tout le mois, les militaires canadiens, t I aidés des Rangers, travaillent sur deux scénarios: le premier consiste à débarquer sur la terre de Baffin pour retrouver un drone fictif s’étant écrasé; l’autre consiste à plonger dans les eaux glaciales de la baie Frobisher pour y récupérer un objet non identifié qu’on soupçonne d’y être englouti.La frégate NCSM Toronto a aussi joué au chat et à la souris avec le sous-marin Corner Brook: ils se «cachaient» l’un de l’autre, et c’était à qui retrouverait l’autre le premier.Les militaires s’observent travailler, prennent des notes, puis recommencent les exercices légèrement modifiés pour mettre en pratique leurs acquis.Ils testent aussi la communication entre les Forces et les divers ministères gouvernementaux qui seraient potentiellement concernés advenant qu’un tel scénario se produise réellement.Stephen Harper a pris part avec plaisir cette semaine à cet exercice militaire.Si à aucun moment il n’a retiré sa chemise pour enfourcher une monture virile, il a eu ses airs «poutinesques» en pilotant tour à tour un hélicoptère Sea King, la frégate et le sous-marin, pour le plus grand plaisir des photographes.«Cette opération, bien qu’elle contribue à notre stratégie pour le Nord, va bien au-delà de cela, a expliqué en point de presse jeudi le premier ministre.R s’agit aussi de consolider les capacités de nos Forces.Ce n’est pas qu’une question de protéger le Nord et le Canada, il s’agit aussi de renforcer notre capacité à entreprendre les missions qui nous incombent et qui nécessitent une très longue chaîne d’approvisionnement.» Prendre les Russes au sérieux Le Nord canadien a longtemps été protégé presque uniquement par les rangers, ces autochtones recrutés par le gouvernement canadien pour surveiller les côtes et le territoire lorsqu’ils s’adonnent à leurs activités traditionnelles de chasse, de pêche et de camping.Ce programme a été renforcé par le gouvernement fédéral et on compte ^maintenant environ 4(XX) rangers dans le Nord.À titre de comparaison, la base militaire d’Iqaluit compte moins de cinq militaires en permanence.La base est toutefois conçue, explique le porte-parole Albert Wong, pour «prendre de l'expansion rapidement», accueillir des CF-18 et servir d’avant-poste pour un déploiement encore plus lointain.« Il est clair que les Russes testent nos capacités et nous sommes déterminés à montrer notre souveraineté ici» M.Harper estime qu'il faut prendre les gestes des Russes au sérieux.«Il est clair depuis plusieurs années que les Russes adoptent me position militaire un peu plus agressive que ce qui a été depuis la fin de la guerre froide.Les Russes ont un programme très fort dans l’Arctique pour appuyer leurs propres prétentions [territoriales].Nous devons faire la même chose.Nous avons des responsabilités auprès de l’OTAN et du NORAD: celles d’assurer que nous sommes capables de répondre à n’importe quelle menace ou n’importe quelle ingérence de ces territoires.» Sur un ton un peu plus léger, le premier ministre a ajouté: «Je ne m’attends pas à une invasion russe, comme vous dites, mais il est clair que les Russes testent nos capacités et nous sommes déterminés à montrer notre souveraineté ici.» Stephen Harper en est à sa quatrième visite dans l’Arctique depuis qu’il est devenu premier ministre.S’il s’intéresse tant à cette région, c’est que d’autres la lorgnent aussi.Réchauffement de la planète oblige, le passage du Nord-Ouest, qui serpente entre les îles glacées du Nord canadien, est navigable de plus en plus longtemps pendant l’année.Les Etats-Unis, notamment, prétendent qu’il s’agit d'eaux internationales.C’est compréhensible: ce chemin alternatif au canal de Panama permet aux navires qui veulent passer de l’Europe à l’Asie de retrancher 7000 kilomètres à leur périple.L’équivalent de deux semaines de navigation.L’année dernière, un nombre record de 47 navires l’a emprunté.Peu de critiques S’il se trouve des gens pour critiquer l’approche actuelle du gouvernement fédéral, trop axée sur les forces armées, peu de gens au Nunavut reprennent ces critiques.Les gens rencontrés cette semaine à Iqaluit, même les plus virulents critiques de Stephen Harper, reconnaissent que son approche a au moins le mérite d’attirer l’attention sur le Nord, ce qui constitue un changement positif en soi.Ed deVries, candidat à l’élection de 2006 pour le Parti marijuana (il avait récolté un honorable taux de 7,88 % des voix), est du lot.Il en veut à Stephen Harper parce qu’il estime que sa visite a provoqué la descente policière à son domicile vendredi dernier, descente au cours de laquelle sa marijuana «thérapeutique» a été saisie.Pourtant, il est tout au plus cynique envers le plan Nord de Stephen Harper et estime que le premier ministre tient ce discours parce qu’il croit que cela «va lui apporter des votes».Signe qu’il juge ledit discours positif.VOIR PAGE C 2: ARCTIQUE ANDY CLARK REUTERS Le sous-marin HMCS Corner Brook s’est rendu dans la baie de Frobisher cette semaine.î Î > I V C ‘2 L E I) E VOIE.LES S A M EDI 22 E T I) I M A N 0 II E 23 A O 11 T 2 0 0 !) PERSPECTIVES AFGHANISTAN Un scrutin à l’ombre des forces étrangères Il faudra quelques semaines pour mesurer l’impact de la terreur semée par les talibans sur les résultats de l’élection JEAN-PIERRE PERRIN Kaboul — Les talibans avaient promis l’apocalypse le jour des élections.La police afghane ne les démentait pas puisqu’elle avait fait discrètement savoir, la veille du scrutin, qu’une vingtaine de kamikazes étaient entrés dans Kaboul.Les deux attentats sanglants commis dans les jours précédant le vote semblaient lui donner raison.Tout comme les avertissements du gouvernement de Hamid Karzaï menaçant les médias audiovisuels locaux et étrangers qui relateraient les attaques des insurgés le jour du scrutin.Bien à tort.Le bain de sang promis n’a pas eu lieu.Les violences ont même été très limitées dans la capitale afghane, il est vrai quadrillée par des milliers de soldats et de policiers afghans — la ville n’est plus sous le contrôle militaire de l’OTAN depuis l’an dernier.Si les talibans ont échoué à frapper la ville, ils n’en ont pas moins effrayé une large partie de ses habitants.Avec comme conséquence une chute sans doute importante de la participation — celle-ci ne sera connue que d’ici quelques jours.La Commission électorale affirmait à la mi-journée qu’elle pourrait atteindre «50 %».L’abstention, selon beaucoup d’observateurs et notamment les diplomates occidentaux, pourrait être bien plus élevée.Des limites Les «étudiants en religion» ont néanmoins montré les limites de leur capacité à terro- -, ï' OMAR SOBHAN1 REUTERS Des boîtes de scrutin étaient empilées hier, à Kandahar, en attendant que débute le dépouillement des votes.riser la population.Mais la participation étant un enjeu essentiel pour la légitimité du pouvoir dans ce pays en guerre depuis plus de 30 ans et placé sous la protection de quelque 100 000 soldats des forces internationales, une chute trop vive de celle-ci affaiblirait à la fois le futur président afghan et la coalition de l’OTAN.L’échec militaire des talibans se traduirait néanmoins par leur victoire politique.Prudent, Hamid Karzaï a déjà prévenu qu’une faible participation n’entamerait pas la légitimité de ces scrutins, présidentiel et provinciaux.Cependant, plus encore que le nom du vainqueur, le président sortant ou Abdullah Abdullah, son ancien ministre des Affaires étrangères, c’est PRÉSENTÉE PAR LE GROUPE ST-HUBERT ï camIæc (U pouVoiÆ CtÆtAWiUs Sied i>'U\ MçiAÂÀi AU PROFIT DU _ _ YWCA Y DES FEMMES MONTRÉAL Réservez vos billets dès maintenant Le lundi 21 septembre 2009 à 17h30 * Hyatt Regency Montréal Billets : 250 $, tables de 10 invités : 2 500 $ (514) 866-9944 • www.ydesfemmesmtl.org Un reçu sera émis pour la portion déductible LES FEMMES DE MÉRITE HONORÉES EN 2009 O Use Payette, Pionnière 0 Louise Vandelac, Avancement des femmes Professeure titulaire, Département de sociologie et Institut des sciences de l'environnement, Université du Québec à Montréal 0 Mae Jane Nam, Jeune femme de mérite Membre fondatrice et membre du Conseil d'administration, Centre des femmes philippines du Québec O Christiane Bergevin, Affaires et professions Vice-présidente exécutive aux Partenariats stratégiques, Mouvement des caisses Desjardins O Marquise Lepage, Arts et culture Réalisatrice, Les productions du Cerf-Volant O Michèle Boisvert, Communications Adjointe au directeur de l'information et responsable du cahier Affaires, La Presse O Arpi Hamalian, Éducation Professeure associée, Département d'éducation, Université Concordia O Johanne Boivin, Entrepreneurship Présidente designer, Les Diffusions Joanel O Rima Rozen, Sciences et santé Vice-principale adjointe, recherche et relations internationales et professeure, Université McGill ® Iris Almeïda-Côté, Services à la population Présidente et chef de la direction, Jeunesse Canada Monde © Thérèse Cadrln Petit, Sports et mieux-être Fondatrice, présidente et directrice pédagogique, Gym sur Table Thérèse Cadrin Petit r O \ u1 MERCI À NOS PARTENAIRES ^4) fStHubert I Desjardins rythme LOTO loueBEC Bell Croupe Financier 5 Banque Scotia" Financière^/ Sun Life Ç^Hydro Québec le Devoir Cuttur», H0C Banque Royale1 Québec Utopie locale Vita ' "• .(HirCOuscttc WKÊgÊÊÊÊÊÊÊBÊÊÊÊKtÊKÊtKt d’abord le taux de participation que les capitales occidentales vont surveiller puisqu’il risque d’avoir une influence sur leur stratégie militaire.Dès lors se profile le risque d’une fraude importante qui masquerait une piètre participation, en particulier dans les régions du sud où l’on a peu voté.Un second tour?Une question aussi se pose: étant donné la progression dans les intentions de vote d’Abdullah Abdullah et la multiplication des candidatures — une trentaine —, cela pourrait conduire à un second tour, en octobre.Ce serait déjà une défaite pour le président sortant et, en témoignant de l’existence d’une véritable opposition, une victoire pour le processus démocratique en Afghanistan.Sans surprise, le gouvernement afghan et l’OTAN se sont dits «satisfaits» du déroulement de l’élection présidentielle, dont les résultats définitifs doivent être annoncés le 17 septembre.Cependant, les résultats partiels devraient donner la tendance bien avant.Le président sortant Hamid Karzaï, lui, a félicité son peuple pour avoir «osé défier les roquettes, les bombes et les intimidations pour voter».«C’est magnifique», s’est-il exclamé.\ja.journée n’a pas été calme pour autant: le gouvernement a recensé 153 attaques rebelles, qui ont coûté la vie à neuf civils, ueuf policiers et huit soldats.Un soldat américain a été tué dans la journée par urje attaque rebelle dans l’est.A Kaboul, deux rebelles armés ont été tués lors d’une fusillade.Il y a eu également plusieurs explosions, qui ne semblent pas avoir fait de victimes.Parmi les cas notables de violence, 30 rebelles qui ont attaqué la petite ville de Baghlan (nord), mais ils ont été repoussés.Des talibans ont par ailleurs incendié trois bureaux de vote dans l’ouest, le feu ayant détruit les bulletins qui étaient déjà dans les urnes.Au total, ce sont 64 000 soldats de la force multinationale de l’OTAN en Afghanistan (ISAF) qui avaient été chargés de sécuriser les scrutins avec 36 000 Américains et 200 000 policiers et soldats afghans.Soit 300 000 hommes en tout.Selon le président de la Commission électorale, Azizullah Lodin, 95,5 % des 6519 bureaux de vote ont pu ouvrir.Dans les régions où les talibans sont en force, le Sud et le Sud-Est, la participation ne devrait pas dépasser les 10 %.Les insurgés, outre les sympathies qu’ils peuvent avoir parmi une partie de la population, ont en effet menacé de tuer ou de mutiler ceux qui se rendraient aux urnes.Libération Je réfléchis actuellement à une idée de roman de politique-fiction.L’histoire se déroule 15 ans après la crise que nous vivons actuellement.Dans une région qui tirait sa richesse des grandes industries et de la forêt, la population a su résister à la fermeture des alumine-ries, des papetières et des scieries en se recyclant dans les services et la transformation pour consommation locale des produits locaux.Les retraités qui ont vu leurs rentes charcutées se débrouillent relativement bien parce qu’ils ont remis en vigueur le vieux système de troc et d’échange de services, qui ne requiert pas de ressources pécuniaires.Avec les autochtones, les gens de la région se sont mis à exploiter, commercialement mais raisonnablement, les ressources fauniques, l’objectif étant toujours de ne répondre qu’aux besoins locaux, de transformer localement et de minimiser les entrants extérieurs.Les petites industries ont revu leurs modes de fonctionnement et de production pour, elles aussi, se modeler aux besoins locaux.Les prix de l’alimentation ont aussi baissé parce qu’on n’y consomme que des produits locaux quand ils sont disponibles.Cela n’interdit pas d’importer des oranges et des kiwis, mais pour économiser, la consommation de fraises locales a augmenté.Les producteurs de viande, de produits laitiers sont tous aussi des producteurs locaux qui se partagent le marché pour assurer rentabilité et efficacité.Derrière cette réorganisation autarcique de l’économie locale, un Prix Nobel d’économie qui oppose aux maladies de la mondialisation le vaccin de ce qu’il appelle le «protectionnisme de proximité».Que veut-il dire?Essentiellement que les économies locales ne sont pas organisées pour subvenir aux besoins locaux, mais pour produire de la croissance, plus de production pour plus de marchés et plus de produits pour plus de profits.Quand les marchés extérieurs qui sont devenus les bases de la rentabilité s’effondrent, c’est l’économie locale qui souffre.Il dit aussi que, si on consomme ce qui vient du coin de la rue, ça coûte moins cher.Cela paraît simpliste, mais ça ne l’est pas.?Disons que c’est une utopie.Et pourtant, c’est une utopie que de plus en plus de consommateurs et de citoyens entretiennent inconsciemment.Cela est particulièrement évident dans les tendances de consommation des aliments.Des tendances lourdes modifient la demande: obsession pour la santé, inquiétude pour l’environnement et envie de production locale.Les trois facteurs se conjuguent.Le légume qui correspond à ces trois soucis est un légume produit localement et dont on connaît la qualité.Ou encore un bœuf biologique, produit localement, abattu localement, de telle sorte qu’il ne voyage pas trop entre l’élevage et le comptoir du supermarché.Santé, patrimoine, empreinte écologique.Mais encore faut-il forcer la porte du supermarché, car 80 % de nos achats alimentaires y sont faits.Et les grandes enseignes ne font pas dans le détail.Ce qui leur importe, c’est la quantité, le contrôle de qualité et la régularité d’approvisionnement.Cela vous donne le plus souvent des tomates toujours fraîches, mais jamais mûres ni juteuses.?Je parlais cette semaine avec Carl Desjardins, propriétaire du IGA de Mont-Joli.Il tente de s’accom-Gil moder.Il doit ache- Courtemanche ter 90 % de ses produits de la centrale de distribution ou de producteurs agréés par l’enseigne.Voilà ce qui reste pour les producteurs locaux: 10 %.Il essaie d’établir des réseaux, mais les petits producteurs ne sont pas toujours prêts à assurer la régularité d’approvisionnement.Il possède un bon comptoir de poisson: flétan, morue, turbot, plie, crabe, crevettes, éperlans.Il en vend pour presque 500 000 $ par année, ce qui n’est pas mauvais pour son fournisseur, qui est un grossiste de la région.Mais voilà, c’est terminé.La chaîne vient de décider que, dorénavant, tous les achats de poissons et de fruits de mer devront passer par Montréal.Son turbot de Matane voyagera jusqu’à Montréal avant de revenir, après avoir voyagé 1800 kilomètres, sur l’étal de Cari Desjardins.Il pourrait être complètement autonome en boucherie, ne vendre que des produits locaux, bœuf, veau, agneau, si ce n’était le taux de 10 % que lui impose la chaîne; mais ce n’est pas si simple.Ce magnifique supermarché, c’est la chaîne qui a investi plus de quatre millions de dollars pour le construire et, pour s’assurer un retour sur l’investissement, elle astreint ses franchisés à se fournir dans ses entrepôts.Les producteurs de bœuf de la région, ils souhaiteraient vendre leurs produits.Bœuf de qualité, transformation locale.Comme il me l’explique, le bœuf, entre sa mise à mort et l’étal de boucherie, fait 50 kilomètres, pas plus.C’est le produit qui résume les trois souhaits du consommateur: santé, proximité et écologie.Mais l’approvisionnement régulier n’est toujours pas assuré et l’épicerie IGA de Mont-Joli ne vendra peut-être pas du bœuf de Saint-Gabriel, qui se trouve tout en haut de la côte, juste à droite.Dans mon roman de politique-fiction, il y a un personnage qui dit: «Tu produis tout seul, tu vends tout seul, tu fais de l’argent tout seul, tu restes tout seul.» Ne vous inquiétez pas, quelqu’un qui parle ainsi, c’est un Africain, pas un Québécois.ARCTIQUE SUITE DE LA PAGE C 1 A Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest où M.Harper se trouvait jeudi pour signer une entente de 36 millions sur la main-d’œuvre avec ses trois homologues territoriaux, il a d’ailleurs reçu les félicitations du premier ministre du Yukon.«Il n’y a pas si longtemps, les trois territoires ont adopté une approche nordique globale.Je ne peux dire à quel point il est rafraîchissant d’avoir désormais un gouvernement fédéral qui se joint à cette approche globale», a lancé Dennis Fentie.Il a reçu les applaudissements nourris de la centaine de personnes présentes dans la salle.M.Harper a insisté au cours de la semaine sur l’importance d’utiliser les investissements effectués par son gouvernement pour intégrer davantage les Inuits dans l’économie de leur région.Car le plus souvent ils en sont écartés.«Par exemple, nous investissons beaucoup d’ar- gent dans le logement.Nous voulons nous assurer qu’une partie de ces logements seront construits par les gens d’ici, qui acquerront les compétences pour construire des maisons.Parfois, cela ralentira les projets, mais au moins on consolidera la capacité de cette main-d’œuvre à construire des maisons.Même chose pour le système de santé.» Il a refusé de critiquer le secteur privé, soulignant que le gouvernement fédéra] faisait face aux mêmes défis.En définitive, a dit le premier ministre, «certains critiqueront peut-être l’équilibre de nos dépenses, mais elles sont sans précédent».«Nous savons que les besoins sociaux, économiques et environnementaux ici sont aigus.|.] Mais les investissements que nous faisons ici, même s’ils ne répondent pas à toutes les demandes, dépassent très largement, par habitant, les investissements effectués dans le Sud.» Le Devoir c ta c wma L E I) E VOIR.L E S S A M E I) I ‘Il E T I) I M A N ( Il E 1 A A O I T 2 (I 0 !» PERSPECTIVES c »> Le financement des écoles privées Le débat irrésolu Des contributions d’Hydro-Québec ont remis sur la place publique des questions depuis longtemps esquivées BENOÎT TESSIER REUTERS Pendant que le débat sur le financement des écoles privées a ressurgi au Québec, cette élève était surtout préoccupée par ses fournitures scolaires.i' .J S La gauche nécessaire Le congrès du NPD, la fin de semaine dernière, a été perçu par plusieurs comme un pétard mouillé.L’Edmonton Journal, lui, blâme en partie les médias pour ne s’être intéressés qu’à la proposition de changement de nom du parti, négligeant le reste des discussions politiques.De l’avis du Journal, ce n’est pas le nom du parti qui pose problème, mais le manque de crédibilité du NPD comme solution de rechange pour former le gouvernement et la faible résonance de ses politiques auprès du public.Alors que la crise économique devrait jouer en sa faveur, le parti n’arrive pas à s’imposer dans les sondages.Pour y parvenir, croit le quotidien, il devra venir à bout des tiraillements entre ses pragmatistes et ses idéalistes.Les premiers croient que le parti doit cesser de diaboliser les entreprises et cibler plus sérieusement les jeunes, les verts et tous ceux qui boudent les urnes.Les seconds craignent qu’un mouvement trop accentué vers le centre les force à sacrifier leurs principes.Le Journal pense que ces deux positions ne sont pas mutuellement exclusives, mais le défi du parti est de les réconcilier.Toutefois, même s’il n’y parvient pas, dit le Journal, le NPD reste utile, pour autant qu’il offre des politiques réfléchies et originales et fait élire de bons députés.«Ainsi, les Canadiens sont mieux servis, car ils bénéficient d’un échiquier politique plus riche et diversifié, ce qui permet à plus de gens d’avoir le sentiment de pouvoir faire entendre leur voix.» mcornellieréuledevoir.com •*.«BRI#»».C L E I) E V 0 I R .L E S S A M E I) I 1 'l K T 1) I M A N ( Il E 2 A A 0 Û T 2 0 » » C .) IDEES Isotopes médicaux Des solutions de rechange à l’utilisation du nucléaire v RADIATION HAZARD EXISTS BETWEEN FLASHING LIGHTS REUTERS Le réacteur de Chalk River est en arrêt indéfini, bien que nos élus parlent d’un arrêt de trois mois.NICOLE BÉLAND Géologue ous ceux qui s’opposent au développement du nucléaire depuis des lustres sont parfois déstabilisés ou fragilisés dans leurs convictions quand il est question de traitement de cancer par les isotopes médicaux.Tout le monde veut être traité dans les plus brefs délais avec les méthodes de pointe les plus efficaces, évidemment Il s’agit d’un dossier complexe.Les isotopes médicaux ont été utilisés dans les diagnostics médicaux longtemps avant la découverte de la fission nucléaire.Ils ont d’abord été produits dans des cyclotrons ou accélérateurs de particules n’utilisant pas du tout d’uranium et ne produisant que très peu de déchets radioactifs, et alors, très faiblement radioactifs.Ces cyclotrons étaient la fierté de plusieurs centres de recherche universitaire.C’était au temps où le gouvernement investissait encore en recherche fondamentale.Par la suite est arrivée EACL (Energie atomique Canada limitée), qui a travaillé très fort au cours des années à développer sa filiale très lucrative d’isotopes médicaux produits en réacteurs nucléaires.Assez futés, ces exploitants nucléaires! Comment rendre le nucléaire socialement acceptable si ce n’est en sauvant des vies?Utilisation des isotopes Les radio-isotopes utilisés en médecine le sont généralement pour la recherche médicale, le dépistage du cancer, la stérilisation des équipements médicaux et, beaucoup plus rarement, pour le traitement de certains cancers.Les isotopes médicaux les plus courants produits en réacteurs nucléaires sont le cobalt-60 et le molybdène-99.Le cobalt-60 est employé surtout pour l’irradiation de tumeurs et pour stériliser l’équipement médical.Le molybdenum-99 se dégrade en un isotope métastable appelé technetium-99m qui a une demi-vie de seulement six heures.Le technetium-99m est le radio-isotope par excellence utilisé pour plusieurs tests diagnostiques.Les rayons gamma de ce produit sont moins «agressifs» que ceux du cobalt-60; il est donc préféré car il donne de bonnes images diagnostiques en envoyant une moins forte dose de radiation au patient.Le problème, avec le Mo-99, c’est qu’il ne peut être produit qu’en réacteur nucléaire, et ce, en utilisant de l’uranium extrêmement enrichi.Enrichi à 95 %, c’est-à-dire au point d’être convoité par la non moins humaniste industrie de l’armement nucléaire.Incident A Chalk River, on produisait justement du Mo-99 avant que les problèmes commencent.Ce réacteur en arrêt indéfini, bien que nos élus parlent d’un arrêt de trois mois, aurait théoriquement dû prendre sa retraite en 2000.Mais tout comme les Québécois détroussés de leurs économies dans le scandale de la Caisse de dépôt, il doit reprendre du service pour encore dix ans malgré son usure et sa fatigue.La corrosion de ses parois a mené à un incident qualifié de «très légère fuite d'eau lourde» par un porte-parole officiel d’EACL La fuite dans l’environnement s’est produite à la suite d’une panne d’électricité.Mais ce n’est pas la faute de ce réacteur quinquagénaire poussé à bout malgré les avertissements répétés de signes de «burn out» donnés par la très maternelle Linda Keen, présidente de la CCSN (Commission canadienne de sûreté nucléaire) jusqu’à ce qu’elle soit remerciée de ses services indéfiniment pour avoir accordé un congé de maladie à son protégé.Les deux réacteurs nouvellement construits, Maple 1 et Maple 2, qui devient le relever de ses fonctions, ne sont pas fonctionnels et ne le seront probablement jamais malgré les sommes énormes investies.Un autre grave problème lié à l’utilisation de l’uranium enrichi à 95 % dans la production d’isotopes médicaux pst celui de l’approvisionnement du réacteur.Aux Etats-Unis, l’Institut de contrôle nucléaire (NCI) s’est rendu jusqu’en cour pour empêcher la livraison d’uranium enrichi (HEU, highly enriched uranium) à Chalk River à cause d’une loi (the Schu-mer Amendment) qui a pour but d’arrêter toutes les exportations de HEU vers d’autres pays.EACL a été avertie par les autorités américaines de trouver d’autres façons de produire du Mo-99 qu’avec de l’uranium enrichi, mais elle n'a pas pris l’avertissement au sérieux.D’autres voies L’Université McGill produisait jadis tous ses isotopes médicaux dans un cyclotron situé sur le campus même de l’université à Montréal.Deux solutions de rechange au technetium-99m sont le thallium-206, qui peut être produit dans un cyclotron sans utiliser d’uranium, et les TEP-scans, qui se combinent avec un radio-isotope de courte durée appelé fluorine-18, radio-isotope également produit dans un cyclotron sans uranium.On se dit alors que ce n’est pas possible: pourquoi est-ce que tout le monde panique si des solutions de remplacement existent déjà?On vous dira que les TEP-scans sont dispendieux, bien qu’ils donnent souvent des résultats supérieurs au technetium-99m.Il est vrai qu’ils sont coûteux, soit deux ou trois millions de dollars pour un appareil.Si on examine bien les états financiers d’EACL, on apprend que 1,7 milliard de dollars ont été injectés dans le rafistolage de Chalk River depuis 2006 pour mener à.la crise actuelle.Pour le même montant, on aurait pu acheter 500 ou 600 TEP-scans, qui eux seraient opérationnels aujourd’hui.Et l’argent gaspillé sur les réacteurs MAPLE (530 millions de dollars) aurait permis l’achat de 170 TEP scans additionnels.Alors que les hôpitaux du Québec manquent cruellement d’isotopes, le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke a développé une technique qui pourrait permettre à plusieurs hôpitaux de limiter le nombre d’examens qu’ils doivent annuler.Au lieu des isotopes de type technétium-99, on utilise du fluorure de sodium pour faire des examens osseux.En plus de servir pour détecter des fractures cachées, il peut être employé pour des cas de cancer du sein et de la prostate.Le CHUS a mis en branle sa production de fluorure après la première crise d’isotopes en 2007.«On est le seul centre hospitalier à avoir mis ce projet en branle et on est bien contents aujourd’hui», dit le Dr Eric Turcotte, chef clinique du Centre d’imagerie médicale de Sherbrooke.L’établissement a décidé de hausser sa production pour aider d’autres hôpitaux qui le souhaitent.Le Centre hospitalier de Trois-Rivières fait déjà des examens à partir du fluorure produit à Sherbrooke.L’Hôtel-Dieu de Québec, l'Hôpital de Rimouski et même le CHUM ont également obtenu la permission de Santé Canada de se servir de ce produit.«On a les capacités requises pour approvisionner les 12 centres au Québec qui possèdent un TEP-scan, soutient le Dr Turcotte.On peut en produire trois fois par jour.» COMMANDITES D’HYDRO-QUEBEC Hydro-Québec a un rôle social essentiel Le Bloc suggérait déjà une vision juste et efficace LUCIEN BOUCHARD KENT NAGANO Respectivement président du conseil d’administration et directeur musical de l’Orchestre symphonique de Montréal ==! ans la foulée des ré- Dcentes discussions publiques sur la mission sociale d’Hydro-Québec, nous esti-nions qu’il est de notre devoir, en nos qualités de président du conseil d’administration et directeur musical de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), de souligner sans équivoque l’importance capitale que J’appui financier de la société d’Etat revêt pour une institution comme la nôtre.H est essentiel qu’Hydro-Québec puisse continuer de participer au soutien d’organismes comme l’OSM qui, pour accomplir leur oeuvre d’animation artistique et culturelle au sein de notre société, doivent déployer des efforts constants pour recueillir les dons et commandites nécessaires à leur survie.Hydro-Québec est notre commanditaire en titre depuis maintenant dix ans et nous sommes fiers et honorés de pouvoir compter sur sa générosité et son engagement indéfectible.Cq partenariat entre la société d’État et l’OSM illustre de la manière la plus éloquente la pertinence d'un appui renouve- lé à l’une de nos principales institutions culturelles.Il est d’autant plus significatif qu’il se nourrit de valeurs partagées par tous les Québécois: l’amour de la musique, le goût de bien faire, la solidarité communautaire et le désir de reconnaissance internationale.Développement collectif Grâce à l’engagement d’Hy-dro-Québec, il est possible de donner vie, ici même, à Montréal, au bénéfice de tous et toutes, à un orchestre de calibre mondial.Sans ce précieux appui et celui de ses autres partenaires, l’OSM ne pourrait plus présenter à un public toujours plus nombreux des concerts exceptionnels qui mettent en scène d’excellents musiciens et certains des plus grands artistes de la scène internationale.C’est grâce à l’appui d’Hydro-Québec et à celui de nombreux autres commanditaires, dont au premier chef les gouvernements du Québec et du Canada, que l’OSM arrive à nous représenter brillamment dans le monde entier, par ses concerts, ses tournées et ses 95 disques, dont 47 ont remporté à ce jour des prix nationaux et internationaux.Les Québécois sont en droit de s’attendre, de la part d’une entreprise publique comme Hydro-Québec, qu’elle participe de façon active et soutenue à leur développement collectif.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Kent Nagano et Lucien Bouchard Hydro-Québec est un symbole éclatant de la vitalité et de la créativité québécoise et entretient avec notre population des rapports de convivialité et de fierté.Il est donc normal qu'on s’attende à ce qu’elle rayonne au-delà des seules activités de production et de distribution d’électricité.Devoir social Au moment où l’on exige des entreprises du secteur privé qu’elles s’acquittent d’un devoir de responsabilité sociale, il y aurait quelque chose d’inconséquent, pour ne pas dire d’asocial, d’isoler l’Hydro de la vie civique d’une collectivité dont elle fait si intimement et si nécessairement partie, au point d’en constituer un élément de son identité.On voit mal pourquoi une corporation du secteur public serait exemptée d’un devoir social que des entreprises du secteur privé se reconnaissent à elles-mêmes.En sommes-nous rendus au point de dire à l’immense majorité des Québécois qui tiennent à conserver Hydro-Québec dans notre patrimoine collectif qu’ils devraient maintenant accepter de la privatiser pour lui permettre d’assumer des responsabilités sociales?Il serait vraiment dommage — voire tragique — qu’un dérapage de la discussion en cours nous fasse basculer dans les interdits les plus extrêmes et les moins réfléchis.De grâce, ne nous laissons pas aller à l’émoi du moment: n’allons pas exclure Hydro-Québec et les autres agences gouvernementales de toute interaction communautaire et les écarter ainsi de leur légitime et indispensable contribution à notre épanouissement collectif.Pensons à la culture, si cruciale pour le Québec et si chère au cœur de sa population.Pensons aux institutions qui ont été si difficilement construites dans l’effort, le bénévolat et la persistance.N’allons pas sabrer les réussites dont nous avons tellement raison d’être fiers! Crimes économiques SERGE MÉNARD Député de la circonscription de Marc-Aurèle-Fortin Le ministre Jean-Pierre Blackburn a récemment écrit dans vos pages que le Bloc et les libéraux défendent les criminels, tandis que les conservateurs défendent les victimes.C’est évidemment faux.Je le crois assez intelligent pour le savoir.S’il a écrit cela, c’est pour bien placer le débat de la lutte contre la criminalité sur le plan émotif plutôt que rationnel pour pouvoir en tirer le plus d’avantages politiques possible.Une voie que les Québécoises et les Québécois n’empruntent pas.Tant qu’à commencer par un gros mensonge, il continue avec de plus petits.Il dit que le Bloc empêche le Parti conservateur d’abolir la règle de la libération conditionnelle au sixième de la sentence.C’est faux.Depuis juin 2007, le Bloc propose l’abolition de cette mesure qui mine la crédibilité de la justice, mais les conservateurs ont fait la sourde oreille.Ce n’est que maintenant qu’ils se décident à envisager cette option.Le ministre Blackburn préfère comparer des pommes avec des oranges en évaluant la sentence de Vincent Lacroix, qui ne concerne pour le moment que ses manquements à la Loi québécoise sur les valeurs mobilières, à l’aune de celle plus sévère rqçue par Bernard Madoff aux Etats-Unis.Si le ministre avait voulu être franc, il aurait indiqué qu’un procès criminel attend Vincent Lacroix lorsque l'enquête de la GRC aura finalement abouti et que d’ici là, aucune des mesures proposées par les conservateurs n’aurait eu le moindre effet Cela étant dit, cet exemple illustre le véritable problème qui permet à bien des fraudeurs de s’en tirer: le manque de ressources policières consacrées aux crimes économiques.Dans la lutte contre la criminalité, le Bloc vise les solutions les plus efficaces et les plus justes, tandis que les conservateurs recherchent uniquement les recettes simplistes qui confortent leur électorat, mais qui plaisent de moins en moins aux Québécois.Il est donc inévitable que nous ne soyons pas toujours d’accord avec les solutions qu’ils proposent.Dans cet important débat, nous avons bien l’intention de continuer à dire la vérité.L’ÉQUIPE 1)11 DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information).Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Stéphane Baillargeon (général), Clairandrée Cauchy (éducation), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et fiiits de société), Lnuise-Maude Kioux Soucy (santé), Alexandre Shields (général), l’hilippe Papineau (pupitre) ; information ixditique Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robilaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen I^évesque (reporter) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), François Desjardins (reporter), Fric Desrosiers (reporter), Claude T urcotte (reporter), Dominique Reny (pupitre) .information internationale Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'in/brrnation), Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean-Pierre D'gault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Michèle Malenfan! et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Monger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Bolvin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Jean-Jacques Coulombe et Ftienne Ilamondon-Émond (commis à la réfaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).PUBLICITE Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessette, Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Manon Bollard, Marlène Côté, Richard Douangniala.Amélie Maltais, Claire Paquet, Elyssa Portier, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Fillon, Yannick Morin, Nathalie Zeniaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Fillon, Marie-lAine Houde-Brisebols ; Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables).Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross. C (> I !¦: I> K V 0 I K .LES SAMEDI 22 ET DI M A N C II E 2 3 A 0 fl T 2 0 0 9 JEUXdeM tS Chaque samedi pendait la saison estivale, pour une deuxième année, les lecteurs peuvent mettre leurs connaissances, et surtout leur patience, à l’épreuve en complétant les jeux préparés par notre collaborateur Michel Roy (michelroy77@videotron.ca), spécialiste de la langue et ancien professeur de français.En règle générale, les amateurs de mots croisés ou de sudoku retrouveront aussi leur passe-temps favon dans cette page.Chaîne de mots Avec une liste de mots, il faut former des groupes nominaux qui, à l’aide d’une préposition (le plus souvent DE), s’accrochent comme les maillons d’une chaîne.Exemple : Liste des mots : CINÉMA, CHOIX, ÉTOILES, GUERRE ET SIGNE LE MOT DE DÉPART : SIGNE DERNIER MOT UTILISÉ : CINÉMA On obtiendra les groupes nominaux suivants : SIGNE DE CROIX CROIX DE GUERRE GUERRE DES ÉTOILES ETOILES DE CINÉMA Voici la liste des mots avec lesquels il faut former une chaîne: AFFAIRES - ARMÉE - CŒUR - COMMERCE - COMPARTIMENTS DISCORDE - GROS - HOMME(S) - MONDE - POMME TERRE - TIROIR - VOYAGEUR(S) - WAGON.MOT DE DÉPART : TIROIR • DERNIER MOT DE LA CHAÎNE : DISCORDE UN TIROIR À__________ _DE DISCORDE.Lettres communes Formez pour chacun des huit problèmes des mots de cinq lettres, en joutant les deux lettres finales manquantes qui sont communes aux mots du même groupe.Exemple VOT CED| ][-TER U U PAI Les deux lettres manquantes sont RE, ce qui donne les mots : VOTRE, CÈDRE, TERRE et PAIRE.BOT 2.LUT- , PAT UU NAT MAT GAM.PAT I J1 i SAT 5.RIE AMO TUE U U FLE 6.LIC GEN HIB i—11 L MAT PÂT 4.BOI |—,, FRI UU NAC TOM JAM ., HER Ul BAR 7.MOT RÉB TAL UL ^ HUM 8.REV QUE bèg ; j LAQ L’intrus La liste suivante comprend 31 mots.Formez 15 noms composés de deux mots chacun.Il vous restera un mot.C’est celui que vous devez trouver.Appui, arrière, best, bloc, ciné, club, cœur, crève, culpa, faux, fête, fuyant, gâte, gêne, goût, haut, libre, mea, moteur, nom, penseur, petit, prête, produit, sans, sauce, seller, sous, suisse, tête, trouble.Un pour tous À partir d’un certain nombre de mots donnés, il vous faut trouver un autre mot qui pourra s’associer successivement avec chacun de ceux-là.Exemple : Avec les mots RIRE, CROCODILE et ŒIL, on trouve comme réponse le mot LARME(S), car on peut RIRE aux LARMES, verser des LARMES de CROCODILE et avoir la LARME à l’ŒIL.Dans les cinq exercices suivants, on indique les mots de départ auxquels on ajoute comme indice la nature du mot à trouver, celui-ci pouvant être un nom, un adjectif qualificatif ou un verbe.1- BOUTEILLE, MONTAGNE, CHEMISE.Mot à trouver : un nom commun.5- RÈGLES, HASARD, CARTES, MOTS, SOCIÉTÉ.Mot à trouver : un nom commun.2- ANNÉE, MONNAIE, EAU, PRIX, COMPTE.Mot à trouver : un affectif qualificatif.6- ME, PROPRIÉTÉ, ÉCOLE, CLUB, DÉTECTIVE.Mot à trouver : un adjectif qualificatif, 3- VIN, COUP, MÉDAILLE, MUR, PORTE.Mot à trouver : un verbe.7- REPAS, SOLDAT, PASSÉ (nom commun), GENS, TOILETTE.Mot à trouver : un affectif qualificatif.4- NUIT, LETTRES, VITESSES, NOIRE, OUTILS.Mot à trouver : un nom commun.8- RAISIN, SAUCE, GELÉE, RACE, DRAPEAU.Mot à trouver : un affectif qualificatif.Énigmes linguistiques Le jeu consiste à trouver un mot à partir d’indices donnés.Indices : -H - Indices: Elle se rend souvent à l’hôpital.a- Gaz naturel.Elle est parfois laissée dans le vague.b- Bruit de fond.C’est un morceau de violon.c - Un vent gênant.Elle a ses états.jnse : d- De la nonne, on l’apprécie; du curé, on le trouve déplacé.Réponse : MOTS CROISÉS 1 23 45 6789 10 11 12 MOTS CROISÉS LE MONDE >¦ 9 TO 11 12 HORIZONTALEMENT 1.Portable - Fausse note.2.Chaland - Alimenter.3 Retour violent des vagues - Polie.4.Chanteur à la voix d'enfant - Contestés.5.Incontinence.6.Possédés - Petits chevaux.7.Vaut 3,1416 - Entrepôt.8.Prénom - Faillite.9.Plante parasite -Compagnon - Lit africain.10.Faire du crawl -Mouvement d'oscillation.11.Après la SON - Orné de lamelles de métal brillant.12.Grivois - Mesurer un volume.VERTICALEMENT 1.Il a écrit le Château de ma mère.2.Étendue d'eau -Reptile herbivore.3.Déformée - Pointus.6.7.8.4.Cultivé.5.Dieu de la Guerre -Instrument de musique.Repas léger - Fils de Noé.Habitation - Disque coloré.Fond - Dieu - Coule en Roumanie.9.On y fixe une bouée -Chauve-souris.10.Le baribal en est un -Bronzer.11.Riche - Gaz de combat.12.Dernier roi de Lydie -(Se) marier.1 23456789 101112 1124 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO MOTS CROISÉS Problème n° 09-070 HORIZONTALEMENT I.Grande ou trop grande liberté.— II.Attaquait à la tête.Retient les impuretés au passage.— III.Engagé dans la libération.Agents d'exécution.— IV.Ne supporta pas de voir la vérité en face.En rouge sur les cartes.Refus à Londres.— V.Personnel.Dû à tous par tous.— VI.Prises rapidement au passage.Carte.Instrument à corde.— VII.On lui demande aussi de trouver.Consolide .VERTICALEMENT 1.Fera tomber toutes les réserves.— 2.Bien répar-tir les charges.— 3.Convient parfaitement.Travailla dur.— 4.Un peu immoral.Vieilles colères.Forme d'avoir.— 5.Mettent les tables en beauté.Sur un table asiatique.— 6.Dégagés sans ménagement.Deux points en opposition.— 7.Supprime.Permet au pied de passer à table.— 8.Supposai.— 9.Percé pour récupérer un peu d'argent.En fin de matinée.— 10.Usé et démonté.Des œufs, de l'huile et du citron.— 11.Bagatelle.En barre.Point de départ.— 12.Prît entre les mailles de ses filets.SOLUTION DU N° 09-062 Horizontalement I.Rémunération.— II.Éliminer.Ibo.— III.Bâta.Duce.Ot.— IV.Oserais.Lolo.— V.Ute.Casanier.— VI.Ti.Mobiles.— VII.Équilles.Été.— VIII.Uu.Rye.AB.Et.— IX.Sénat.Écarté.— X.Espiègleries.Verticalement 1.Rebouteuse.— 2.Élastiques.— 3.Mitée.Np.— 4.Umar.Mirai.— 5.Ni.Acolyte.— 6.Endiablé.— 7.réussie.El.— 8.Arc.Alsace.— 9.Elne.Bar.— lO.II.Oise.Ri.— 11.Obole.Tête.— 12.Notoriétés.Philippe Dupuis C "° ë C/2 2 3 LO S lu ê u O O CC g 3 CC X < O £i± °- 3 L > Ç/1 lu l/i «er y ce S cc g F5 ce i 3 o £ £ ?'/r ¦ ta o E = i 5 g ¥ g 8 ap.| Sudoku par Fabien Savary 6 9 Niveau de difficulté : MOYEN 1248 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 5 3 9 1 2 6 4 7 8 2 1 6 7 4 8 3 9 5 4 7 8 9 3 5 2 6 1 7 2 5 6 8 9 1 4 3 1 9 4 5 7 3 8 2 6 6 8 3 2 1 4 9 5 7 3 5 7 4 9 1 6 8 2 9 6 1 8 5 2 7 3 4 8 4 2 6 7 5 1 9 1247 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com V
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