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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2009-08-20, Collections de BAnQ.

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' I / I 1 LE MONDE , TQS enterre son mouton et devient V, sa programmation s’organise autour du repiquage > Page B 8 —?w w w .1 e d e v o i r.c o ni ?LE DEVOIR Vol.C N “ I 8 7 L E .1 E IJ I) A O U T 2 ü O !) 1,10$ + T X E S = 5 $ Bagdad A.ikv :î\ __ \\.\ v AwLi ^ • .ANDY CLARK REUTERS Le premier ministre Stephen Harper et le ministre de la Défense Peter McKay ont participé hier à l’opération militaire Nanook.Le Nunavut veut davantage qu’une armée Les manœuvres militaires attirent l’attention sur la région, mais les Inuits réclament aussi des investissements en éducation et dans le logement HÉLÈNE BUZZETTI Envoyée spéciale du Devoir qaluit — L’intérêt que porte le gouvernement de .Stephen Harper au Grand Nord prend souvent c es accents militaires.S’il s’en trouve quelques-uns c ans la capitale du Nunavut pour déplorer ce déséquilibre, plusieurs ici estiment que l’approche conservatrice a au moins l’avantage d’attirer l’attention du reste du pays.Ds espèrent maintenant que le Canada prendra la vraie mesure des défis que leur immense région doit surmonter.Stephen Harper a poursuivi sa visite de cinq jours dans le Grand Nord hier en participant à l’opération Nanook des Forces canadiennes.Il s’est rendu à bord de la frégate NCSM Toronto stationnée dans la baie Frobisher pour ensuite plonger sous les eaux glaciales à bord du sous-marin Corner Brook après avoir fait référence aux menaces russes.L’approche militaire et le discours frondeur sont-ils ce qu’il faut à l’Arctique pour améliorer son sort?Oui et non, répondent les gens du Nunavut Kirt Ejesiak se montre extrêmement critique envers le gouvernement conservateur.Normal, di- ront certains: il s’est porté candidat pour le Parti libéral en 2008.N’empêche que l’homme, très impliqué dans sa communauté, notamment dans un projet d’université du Nord, estime qu’Ottawa passe à côté de l’essentiel.«Le Nunavut a besoin d’investissements en éducation et dans le logement.Les besoins militaires du Nunavut sont minimaux.» Ironie du sort, alors que Harper partait à la rencontre des militaires hier matin, la vieille centrale électrique d’Iqaluit s’est arrêtée, privant la ville entière VOIR PAGE A 8: NUNAVUT Démonstration de force en Arctique Jardiner sous le soleil de minuit, à lire en page A 3 la violence Deux attentats font au moins 95 morts dans le centre de la capitale irakienne CLAUDE LÉVESQUE Deux attentats au camion piégé visant des édi-fices gouvernementaux ont fait hier, à quelques minutes d’intervalle, au moins 95 morts et plusieurs centaines de blessés en plein cœur de Bagdad.Il s’agit de la pire journée de violence en Irak depuis qu’un attentat suicide avait fauché 98 personnes dans un marché bagdadien le 1" février 2008 et a fortiori de la pire journée depuis que les troupes américaines ont quitté en juin toutes les villes, dont la capitale, pour se replier dans des casernes.Le Pentagone a cependant indiqué que les événements d’hter n’auraient aucun effet sur le plan de retrait en cours.L’attentat le plus meurtrier s’est produit en face des bureaux du ministère des Affaires étrangères, près de la «zone verte» qui abrite le siège du gouvernement et l’ambassade américaine.L’explosion a dévasté l’édifice de neuf étages et a endommagé plusieurs immeubles aux alentours.Les vitres du parlement ont été soufflées et de nombreuses voitures ont été calcinées.VOIR PAGE A 8: BAGDAD À lire aussi en page A 6 ¦ L’éditorial de Serge Truffaut ou .é a uoe r ,06*.DeS C )ian° ii3art'ent «ion aüi a u va etn°0 scuuN ___ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le FRANQUS (pour français québécois: usage standard) sera d’abord accessible en ligne, puis imprimé en 2011.Le FRANQUS verra le jour Le dictionnaire général et normatif du français québécois est prêt pour une première mise en ligne GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Attendu depuis longtemps, défendu avec ardeur par certains, critiqué avec passion par d’autres, le dictionnaire FRANQUS est désormais prêt à subir ses premiers tests.Après maints retards, ce grand dictionnaire général et normatif du français québécois sera en effet mis en ligne au cours du mois de septembre.Selon les informations recueilîies par Le Devoir, une première version partielle du FRANQUS sera VOIR PAGE A 8: FRANQUS N D E X Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Éditorial.A (i Idées .A 7 Météo.B 4 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Sports.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 La pollution ne connaît pas de quartier Une étude révèle que la qualité de l’air sur File de Montréal est meilleure à Montréal-Nord qu’à Westmount ou sur le Plateau-Mont-Royal Vivre à Montréal-Nord, meilleur pour la santé que de s’installer à Westmount ou à Saint-Laurent?Peut-être bien: la pollution atmosphérique traverse les frontières des arrondissements et des classes sociales sur l’île de Montréal, révèle l'une des plus vastes études du genre à être réalisées dans la métropole.AMÉLIE DAOUST-BOISVERT La pollution ne décrit pas à elle seule la qualité de vie d’un quartier, bien sûr.Mais Dan Crouse, de l’Université McGill, constate que malgré un indice de défavorisation élevé, Montréal-Nord jouit de l’un des taux de pollution at-iposphérique les plus bas de l’île de Montréal.Eloigné du centre-ville et des autoroutes, protégé par la rivière des Prairies, l’arrondissement fait figure d’exception.L’aspirant au doctorat se décrit comme un heureux mélange entre le géographe et l’épidémiologiste.Il brosse un tableau de ses résultats pour Le Devoir devant un plan de Montréal constellé de petits points: les 129 stations d’échantillonnage qui lui ont permis de dresser une carte détaillée de la pollution atmosphérique.Il a choisi comme témoin le dioxyde d’azote (N02), un bon indicateur de l’ensemble des polluants.Une carte qu’il a ensuite superposée à l’indice de défavorisation de chaque arrondissement, composé de 14 facteurs comme le revenu, le taux de chômage, le niveau d’éducation et le fait de vivre seul.L’air de Saint-Laurent, du Plateau-Mont-Royal et de Westmount est lourd.La concentration moyenne de NO, annuelle y dépasse SHAUN BEST REUTERS En moyenne, la qualité de l’air montréalais surpasse quand même celle de Toronto, New York ou Los Angeles.les lignes directrices de l'Organisation mondiale de la santé.Et ce, dans des quartiers où plus de 26 % des ménages gagnent au-delà de 90 000 $ par année.«Saint-Laurent est entou- ré de trois autoroutes», pointe le chercheur.Voilà.VOIR PAGE A 8: POLLUTION À LIRE DÈS SAMEDI DANS LE DEVOIR La bataille des plaines d’Abraham, 250 ans plus tard Un dossier de Christian Rioux I 77831302383134 A 2 LE DEVOIR, LE JE l! I) 1 20 AO 0 T 2 0 0 9 ACTUALITES GRIPPE A(H1N1) Les écoles n’auront pas à fermer leurs portes Ottawa comme Québec recommandent plutôt des mesures visant à minimiser la propagation du virus FANNIE OLIVIER ET RÉMI NADEAU Ottawa — Les écoles aux prises avec des cas de grippe A(H1N1) ne devraient pas fermer leurs portes pour éviter la propagation, mais plutôt rester ouvertes sauf en cas de force majeure, a fait savoir Ottawa hier.Des recommandations qui vont dans le même sens que celles dévoilées hier pai; Québec.A quelques jours de la rentrée scolaire, Ottawa a mis en ligne un document pour guider les écoles, les garderies et les établissements postsecondaires dans l’éventualité d’une seconde vague de grippe A(H1N1), qui pourrait survenir cet automne.Pour l’instant, la fermeture préventive des écoles est déconseillée, contrairement à ce qu’avaient choisi de faire quelques établissements à travers le pays où des cas d’in-fluenza avaient été déclarés au priptemps dernier.A moins d’avis contraire, les écoles ne devraient être fermées que pour des motifs administratifs, par exemple si trop d’enseignants et d’employés de soutien devaient s’absenter en raison de la maladie.Selon David Butler-Jones, premier administrateur en chef de la santé publique du Canada, renvoyer les enfants chez eux si quelques cas de grippe se manifestent dans une école pourrait même avoir des effets néfastes.En fermant des écoles, «ce que vous faites, c’est prendre une situation contrôlée et créer une situation incontrôlée», a-t-il fait valoir hier lors d’un point de presse hebdomadaire avec la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq.Les documents d’orientation accessibles en ligne à l’intention des établissements scolaires comprennent les recommandations traditionnelles, telles qu'encourager les étudiants à se laver fréquemment les mains, à tousser dans leur manche et à rester chez eux s’ils sont grippés.Les écoles devraient par ailleurs établir un plan sur la façon d’isoler les élèves qui semblent présenter les symptômes d’influenza en attendant qu’un parent ou un gardien vienne les chercher.La fréquence de nettoyage des salles de classe et des surfaces touchées par les élèves devrait également être accrue.Prévention À Québec, le directeur de la protection de la santé publique, Horacio Arruda, a assuré que la situation actuelle de la grippe A(H1N1) ne com- mandait pas la fermeture préventive des écoles ou des services de garde.Par ailleurs, aucun nouveau plan ou nouvelle mesure n’a été présenté, les responsables de la santé publique insistant seulement sur les moyens de prévention toujours en vigueur, dont le lavage des mains.Quant à la question du retrait préventif des femmes enceintes, le ministère de la Santé attend un avis de l’Institut national de santé publique à ce sujet.A ce jour, 67 décès ont été attribués à la grippe A(H1N1) au Canada depuis le début de l’éclosion, dont 24 sont survenus au Québec.Les premières doses d’un vaccin devraient être prêtes à compter de la mi-novembre, mais il est possible qu’une immunisation complète nécessite l’administration de deux doses.Par ailleurs, la ministre fédérale Aglukkaq et le docteur Butler-Jones ont rejeté la proposition, formulée dans le Journal de l’Association médicale canadienne (JAMQ cette semaine, de créer un poste de grand responsable du dossier de la grippe, indépendant.Selon ce dernier, la création d’un tel poste ne ferait que semer la confusion dans la population.La Presse canadienne Dons controversés à des écoles privées Nathalie Normandeau réitère son appui à Thierry Vandal REMI NADEAU Québec — Même si elle admet qu’Hydro-Québec a pris de mauvaises décisions en effectuant des dons à des écoles privées, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, défend son président-directeur général, Thierry Vandal.Commentant pour la première fois la controverse qu’a provoquée la société d’Etat en versant d’importantes sommes d’argent à des écoles privées qu’a fréquentées M.Vandal, la ministre a affirmé hier que le conseil d’administration d’Hy-dro avait fait de mauvais choix et qu’il en avait tiré une leçon.Toutefois, Mme Normandeau écarte la possibilité de démettre le p.-d.g.de ses fonctions, comme le réclament le Parti québécois et l’Action démocratique du Québec.«On ne remet pas en question ses compétences comme gestionnaire et p.-d.g.d’Hydro-Québec, le gouvernement a toujours confiance en M.Vandal», a indiqué la ministre, qui était pressée de questions à son entrée à la réunion du conseil des ministres.Elle rejette aussi les soupçons de conflit d’intérêts à l’égard de Thierry Vandal, même si les seules écoles privées qui ont reçu des cjons importants de la société d’Etat sont celles qu’il a fréquentées et qu’il préside le conseil d’administration du collège Notre-Dame.«Il faut faire la part des choses.Lorsqu’il y a conflit d’intérêts, c’est que les gens en tirent m avantage personnel et dans ce cas-ci, ce n’est pas le cas.» Hydro-Québec a annoncé mardi qu’elle ne versera plus d’argent à des écoles privées, après que les collèges Notre-Dame et Jean-de-Brébeuf aient renoncé à des dons respectifs de 250 000 $ et de 200 000 $ sur cinq ans, en raison des vives critiques qu’ils avaient suscitées.En vacances la semaine dernière lorsque la controverse a éclaté, la ministre Normandeau avait publié un court communiqué de presse pour exiger qu’Hydro-Québec révise sa politique de dons et commandites et contribue dans les services publics en priorité.Par ailleurs, si certains observateurs jugent qu’Hydro-Québec outrepasse sa mission en investissant dans les écoles et les établissements de santé, la ministre n’a pas l’intention de lui demander de cesser de le faire.«Je pense que c’est une responsabilité importante qu’ils ont, mais qu’ils doivent l’assumer correctement», a-t-elle déclaré, en précisant que Loto-Québec dispose aussi d’un programme à cet effet La Presse canadienne ROLEX // a-' OYSTER PERPETUAL AIR-KING EN ACIER c/jimuferfe Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 DES PARAPLUIES NOIRS COMME AUTANT DE « PORTES CLOSES »» il ~ » Is , .ri J 1 y; i y*' [.tcnure.u r-.绫 i HoaMBfelle büt tiiciroaut trouve „ac9rrup!ioe y , , JACQUES GRENIER LE DEVOIR UN DEFILE de parapluies noirs sur René-Lévesque, à Montréal, un jour de grand soleil, a dénoncé hier le recul du Canada en matière d’accueil des réfugiés.Quelques dizaines de personnes, dont les chefs de Québec solidaire, Françoise David etAmir Khadir, et la députée libérale Raymonde Folco ont manifesté pour dénoncer «les portes closes» du gouvernement fédéral.Us décriaient non seulement l’imposition de visas aux Mexicains et aux Tchèques, mais également la levée de la suspension temporaire des renvois des illégaux vers le Rwanda, le Burundi et le Liberia.Aussi, les demandeurs d’asile provenant d’Haïti, de la République démocratique du Congo, de l’Irak et du Zimbabwe sont maintenant refoulés à la frontière américaine lorsqu’ils arrivent par les États-Unis.«L’attitude du gouvernement fédéral est odieuse, c’est une sorte de racisme.Il se soustrait de la tradition d’accueil du Canada», dénonce Françoise David.IMMIGRATION L’imposition de visas aurait déjà fait baisser le nombre de réfugiés tchèques TERRY PEDWELL Ottawa — L’imposition d’un visa aux voyageurs de la République tchèque s’est avérée tellement efficace aux yeux du gouvernement canadien qu’il ne discute même plus avec les autorités tchèques pour l’abrogation de cette exigence.Le nombre de demandes de statut de réfugié déposées par des ressortissants tchèques a été réduit à seulement trois au cours des 30 jours qui ont suivi le 16 juillet.Deux semaines avant l’entrée en vigueur de l’imposition des visas, 155 demandes de statut de réfugié avaient été déposées.Un porte-parole du ministère de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Nicholas Fortier, a indiqué hier que le Canada n’avait pas l’intention de revoir sa décision concernant l’imposition de visas aux ressortissants de la République tchèque.M.Fortier a fait valoir que la mesure avait permis de réduire de manière significative le nombre de demandes de statut de réfugié.Il a ajouté que la mesure avait aidé à alléger le système de traitement des demandes de cette nature.Des représentants de la République tchèque ont demandé que l’exigence d’un visa soit levée le plus tôt possible.Au cours des derniers jours, ces représentants ont affirmé à des médias de Prague, la capitale tchèque, que des dis-cussions avec des homologues canadiens étaient tenues régulièrement afin d’en arriver à l’abrogation des visas exigés par Ottawa.Toutefois, Nicholas Fortier a nié que de telles discussions aient eu lieu.Il a expliqué que la République tchèque et le Canada ont des contacts réguliers sur un grand nombre de sujets, mais pas sur les visas en tant que tels.La Presse canadienne Venez rencontrer Marcus et Ari, les lcréateurs de (1 MUNICfYfWEAR à notre boutique de la rue Saint-penis, le jeudi 20 août de 16 à 18 heures.Un vin sera servi avec des bouchées .au cours d'un musikalisch Éonzert baroque und romantique par le Trio Laurier.7 ^ ^^ GEORGES LAOUN opticien 4012 Saint-Denis(Coin Duluth) 514 844 1919 1368 Sherbrooke Ouest(Coin Crescent) 514 985 0015 EN BREF Isotopes: les médecins pressent Ottawa d’agir Les médecins du Canada ont exprimé hier leurs graves préoccupations relativement à la pénurie prolongée et imprévisible d’isotopes médicaux et à l’impact que cette crise continue d’avoir sur le soin des patients.Les médecins délégués venus de toutes les régions du pays pour assister à l’assemblée annuelle du conseil général de l’AMC ont voté massivement pour une résolution demandant au gouvernement fédéral de procéder à des consultations ouvertes, significatives et continues avec les spécialistes en médecine nucléaire au sujet de toute décision fédérale ayant des répercussions directes sur l’approvisionnement en isotopes médicaux.- Le Devoir Une bactérie sous surveillance à Québec Québec — Trois militaires et deux civils sont actuellement surveillés très étroitement à l’hôpital de l’Enfant-Jésus en raison de la présence de la bactérie Acinétobar baumanni, a confirmé hier la direction de l’hôpital.«On est loin de l’éclosion, et il n’est surtout pas question de quarantaine», a toutefois précisé la D" Marie Girard.La présence de la bactérie à l’hôpital de l’Enfant-Jésus n’est pas nouvelle.Les militaires, de retour d’Afghanistan et hospitalisés à Québec après un séjour à l’hôpital militaire de Kandahar, sont parfois porteurs de la bactérie, qui se loge surtout dans les plaies.La microbiologiste et infectiologue a ajouté que tous les militaires blessés en Afghanistan et hospitalisés à Québec étaient soumis à une série de tests pour savoir s’ils sont porteurs de la bactérie.La bactérie se combat par la prise d’antibiotiques, et met environ trois mois à disparaître, précise la docteure Roy.- La Presse canadienne i.« L E I) E VOIR.L E .1 E U I) I 2 0 A O U T 2 0 0 9 A A ACTUALITES DEMONSTRATION DE FORCE SOUS LE CIEL ARCTIQUE ANDY CLARK REUTERS LES FORCES de l’air et la marine canadienne ont mis le paquet pour impressionner Stephen Harper et sa suite, qui assistaient hier à un exercice militaire dans l’Arctique.Le premier ministre a pris les commandes d’un hélicoptère Sea King durant une partie du vol qui l’a mené d’Iqaluit, au Nunavut, jusqu’à la frégate «NCSM Toronto».Un harnais le rattachait à l’appareil et un de ses pieds sortait par la porte lorsque l’hélicoptère a atterri sur le navire, à proximité de Vile de Baffin.M.Harper a également embarqué dans le sous-marin «Corner Brook» pour assister à un exercice de lutte anti-sous-marine.Ces événements s’inscrivent dans le cadre d’une opération du gouvernement conservateur visant à affirmer la souveraineté du Canada dans l’Arctique.Stephen Harper a dit à l’équipage de la frégate «NCSM Toronto» que la protection des frontières du pays constitue la première et plus importante responsabilité d’un gouvernement.Jardiner sous le soleil de minuit Iqaluit peut désormais cultiver ses légumes dans une serre, petite certes, mais combien luxuriante à cette période de l’année TTC.- P K, I HELENE BUZZETTI LE DEVOIR Les courgettes se multiplient, les pois et haricots se tortillent sur leur fil, la bette à carde expose ses tiges colorées, le basilic embaume, les laitues frisent.Le PQ s’attend à un déficit plus grand que prévu «La situation budgétaire va empirer plutôt que de s’améliorer», prévoit Pauline Marois HÉLÈNE BUZZETTI Envoyée spéciale Iqaluit — En juillet, dans la capitale du Nunavut, la température moyenne est de 7,7 degrés Celsius, ce qui en fait le mois le plus chaud de l’année et un des quatre dont la moyenne dépasse le point de congélation.Cultiver des légumes dans un tel environnement hostile?Impensable, pourrait-on croire, mais c’est le projet un peu fou que cultive — en serre évidemment — depuis trois ans l’Iqa-luit Community Greenhouse.L’idée de fournir un endroit où jardiner à la population d’environ 7000 habitants d’Iqaluit a germé en 2001.Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest, avait déjà sa serre installée dans un ancien aréna et on voulait implanter l’idée au Nunavut.«Le projet initial était beaucoup plus ambitieux avec une bien plus grande serre», explique Karen MacKenzie, coordonnatrice de la serre.«Mais nous n’avons pas eu le financement nécessaire.Alors, nous l’avons construite beaucoup plus petite.» Petite peut-être, mais chère quand même.Parce qu’il faut importer du sud absolument tous les matériaux, la serre d’Iqaluit a coûté la coquette somme de 150 000 $, récoltés à coup de collectes de fonds et de dons, dont un d’un organisme philanthropique américain.Le gouvernement fédéral n’a pas versé un sou.L’Institut de recherche du Nunavut a donné le terrain pour la construire et la Ville livre l’eau gratuitement (il n’y a pas d’aqueduc à Iqaluit).Aujourd’hui, la serre en est à sa troisième saison et compte un peu plus de 65 membres qui cultivent chacun leur lopin de terre.A cette époque de l’année, la serre — blottie entre le bureau régional de Parcs Canada et les futurs bureaux de la GRC — est luxuriante.Les courgettes se multiplient, les pois et haricots se tortillent sur leur fil, la bette à carde expose ses tiges colorées, le basilic embaume, les laitues frisent.Il faut peut-être porter une laine à l’extérieur, mais à l’intérieur de la serre, l’air est presque suffocant.Les plantes ne semblent pas s’en plaindre.Sauf peut-être les plants de tomates suspendus.«Nous avons eu beaucoup de succès avec les tomates la première année, un peu moins la deuxième, mais cette année, il ne semble rien se produire», raconte Karen en désignant les plants touffus, mais dépourvus de fleurs.C’est qu’Iqaluit jouit du soleil de minuit.La saison commence environ à la mi-mai, et en juin, le soleil ne se couche pour ainsi dire pas.Il faudrait installer des mécanismes permettant aux plantes de «dormir», mais l’argent manque, concède-t-elle.«Les plantes semblent se dire: “Faut en profiter” et investissent dans leur feuillage.Il ne reste plus grand-chose pour les fleurs ensuite», constate-t-elle.La serre peut sembler une solution logique lorsqu’on connaît un peu le prix des produits maraîchers importés du sud: au North Mart cette semaine, le concombre anglais se vend 3,49 $, les haricots verts sont à 10,49 $ le kilo, la botte de persil se marchande à 3,25 $, on obtient trois poivrons colorés pour 8,35 $ et le bon vieux chou vert coûte 3,59 $.Le panier de pêches ontariennes?Presque une aubaine à 9,99 $! Curieusement, toutefois, ce n’est pas l’argument pécuniaire qui convainc les bénévoles de se mettre au jardinage.«C’est plutôt pour le plaisir, nous n’avons pas de jardins ici», confie Bruce Uviluq en pesant les pois tout juste récoltés.«Nous sommes habitués au coût de la vie ici, même si les légumes sont très chers.C’est plutôt l’expérience qu’on vient chercher, apprendre et s’échanger des trucs.» Jason Carpenter, professeur de technologies environnemen- tales basé à Iqaluit depuis 13 ans, opine.«Personnellement, je viens de l’Ontario où ma famille avait une très grande terre.Ça me manquait.La serre, c’est l’endroit le plus vert d’Iqaluit!» La serre sert aussi à rattacher les gens à leur communauté.Le centre de santé mentale Akausisarvik amène ses pa-tients pour qu’ils jouent un peu dans la terre.Un autre centre abritant des adultes ayant de la difficulté à vivre seuls a aussi son lot collectif, tout comme l’Association des francophones du Nunavut, qui a pignon sur rue à Iqaluit «Il y a des enfants et des aînés ici et tout ce qu’il y a entre les deux!», illustre Karen.Verdir les déchets A l’autre bout de la ville, une autre serre, beaucoup plus petite, a poussé.Celle-là, c’est celle de Jim little, le conseiller municipal «vert» d’Iqaluit.Son projet a pris naissance dans sa volonté de réduire la quantité de déchets accumulés à Iqaluit.Contre vents et marées, il a mis sur pied un programme de compostage.Quatre-vingt-dix familles ont accepté de trier leurs déchets pour alimenter le compost.Ainsi, il produit cinq tonnes de compost par année.«Ça coûte beaucoup moins cher de faire du compost dans le nord que dans le sud», se vante M.Little.«A Toronto, la matière récoltée doit immédiatement être traitée sans quoi les odeurs, les rats et les insectes se mettent de la partie.Ici, c’est gelé huit mois par année.Quand la température se réchauffe, il y a suffisamment de matière organique accumulée pour produire du compost de qualité.» Car pour obtenir cette qualité de «classe A», il faut que le compost atteigne une température intérieure de 50 degrés pendant au moins deux semaines.Du coup, cela tue les agents pathogènes.Jim Little y est parvenu, mais n’a pas encore obtenu sa certification.Il ne peut donc pas utiliser son compost, qu’il mélange avec le sol local pour obtenir 20 tonnes de «top soil» pour faire pousser de la nourriture.Alors, la serre est utilisée pour faire pousser.des fleurs.«Faire pousser des fleurs contribue à augmenter le sentiment de fierté dans la ville», dit-il.Il aurait voulu fournir des arrangements floraux pour la visite du premier ministre Stephen Harper, mais le temps a manqué, dit-il.Sa serre, ouverte à tous en tout temps, est aussi mise à la disposition des services correctionnels.«Un homme qui sortait du “trou” et qui ne se préoccupait de personne a fini par accorder beaucoup d’importance à sa plante.C’était devenu son bébé.» Pour l’instant, toutes les plantes de Jim Little ne trouvent pas preneur et il n’arrive pas encore à faire de profits, mais il espère bien un jour obtenir sa certification de compost.Il pourrait alors vendre sa bonne terre à la serre de Karen, question de se substituer à celle qu’elle doit faire venir du sud.Et alors, dit-il, la boucle sera bouclée.Le Devoir JOCELYNE RICHER Trois-Rivières — Le Parti québécois (PQ) misera cet automne sur l’état précaire des finances publiques pour miner la crédibilité du gouvernement et marquer des points.La chef du parti, Pauline Marois, a dit hier, en marge d’une réunion de ses députés à Trois-Rivières, craindre que les prochaines nouvelles sur la santé financière du gouvernement soient mauvaises.Le déficit budgétaire anticipé pour l’année en cours serait donc plus important que prévu, selon elle.«Malheureusement, la situation budgétaire va empirer plutôt que de s’améliorer», a prédit Mme Marois, en point de presse, avant de rejoindre ses députés.En octobre, le ministre des Finances, Raymond Bachand, doit faire le point, à l’occasion de sa «mise à jour économique et financière», et révéler si les prévisions du printemps sont toujours d’actualité.Normalement, cette mise à jour périodique n’entraîne pas l’adoption de nouvelles mesures budgétaires.En mars, le dernier budget de la ministre Monique Jé-rôme-Forget fixait à tout près de quatre milliards le déficit prévu pour 2009.L’équipe péquiste profitera donc de la rentrée parlementaire, à compter du 15 septembre, pour réclamer un vaste débat sur les finances publiques, la dette du Québec, le retour à l’équilibre budgétaire et l’encadrement des hausses de tarifs.À l’entrée de leur réunion de deux jours, tenue en vue de préparer la rentrée parlementaire, plusieurs députés pé-quistes ont insisté pour dire que tout devait être sur la table, que rien ne devait être épargné, pour remettre de l’ordre dans les finances de l’État.«Il n’est pas vrai qu’on va laisser les libéraux encore une fois quitter le pouvoir en ayant endetté l’État de façon catastrophique, pour nous forcer, nous, ensuite, à remettre les finances publiques en place», a martelé le député de Richelieu, Sylvain Simard.Selon lui, la façon de gérer du gouvernement de Jean Charest est «en train de nous préparer des lendemains épouvantables».L’opposition péquiste ne cache pas qu’elle tentera de tabler sur l’insécurité créée par cette situation financière difficile pour augmenter sa cote de popularité.Au cours des prochains mois, les membres du gouvernement «vont faire des erreurs et nous allons capitaliser sur les erreurs qu’ils vont faire», promet M.Simard.Quant au débat à venir sur les finances publiques, le camp péquiste semble plus ouvert que jamais à s’en prendre aux «vaches sacrées», comme l’avait suggéré au printemps, peu avant son départ de la vie politique, l’ex-député de Rousseau, François Legault «Il ne faut pas avoir peur de tout regarder, de retourner toutes les pierres», a ajouté M.Simard.La Presse canadienne Malaise dans les rangs adéquistes La candidature de Jean-François Plante à la direction du parti est critiquée MARTIN OUELLET Beaupré — L’entrée en scène de l’animateur controversé Jean-François Plante dans la course à la direction de l’Action démocratique (ADQ) suscite un malaise parmi les dé-putés adéquistes.Émule de l’animateur matinal déchu Jeff Pillion, inspiré par le courant américain le plus conservateur, M.Plante n’est pas le bienvenu à l’ADQ a prévenu hier François Bon-nardel, à l’occasion du caucus présession des députés adéquistes à Beaupré, tout près de Québec.Organisateur du candidat à la direction Gilles Taillon, le député de Shefford reproche à M.Plante de véhiculer des stéréotypes misogynes dans ses interventions à la radio Internet Le député accuse notamment l’animateur d’avoir banalisé la tuerie de la Polytechnique et de s’opposer à l’équité salariale, de même qu’à la parité hommes-femmes dans les conseils d’administration.«Il y a des gens qui ont signé sa mise en candidature, alors il faut croire qu’il y a des gens qui croient en ce genre de discours.Moi, je n’endosse pas ça et je ne pense pas que notre formation politique peut endosser ce type de propos», a dit le conjoint de la vice-première ministre, Nathalie Normandeau.Avec son discours critique sur la violence faite aux femmes, l’équité salariale et la discrimination positive, M.Plante est vite devenu la bête noire des groupes de femmes et des tenants de la rectitude politique.Ses orientations plutôt hors normes étant source d’embarras pour l’ADQ, l’ex-chef Mario Dumont l’avait forcé à abandonner sa candidature dans la circonscription de Deux-Montagnes pendant la campagne électorale de 2007.Le député de Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard, partage la même aversion que son collègue de Shefford envers M.Plante.Selon lui, l’animateur incarne des valeurs rétrogrades que ne partage nullement l’ADQ.En conséquence, il devrait se retirer de la course, a affirmé le député.La Presse canadienne François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.l).Vieux Montréal 514.845.5545 La saison commence environ à la mimai, et en juin, le soleil ne se couche pour ainsi dire pas.Il faudrait installer des mécanismes permettant aux plantes de «dormir», mais l’argent manque. L E I) E V 0 I R , L E .1 E II I) I 2 0 A 0 I! T 2 I) 0 9 A 4 ACTUALITES JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’ancienne députée de Laurier-Dorion, Elsie Lefebvre.Deux ex-députées joignent les rangs de Louise Harel Elsie Lefebvre briguera un poste de conseillère dans Villeray, Nathalie Rochefort, dans Jeanne-Mance Deux ex-députées, soit la pé-quiste Elsie Lefebvre et la libérale Nathalie Rochefort, ont décidé de faire le saut dans l’arène municipale avec l’équipe de Louise Harel.Elles tenteront de se faire élire comme conseillères lors des élections du 1er novembre prochain.Ancienne députée de Laurier-Dorion de 2003 à 2007, Elsie Lefebvre briguera le poste de conseillère dans le district de Villeray.La chef de Vision Montréal, Louise Harel, en a fait l’annonce hier à l’occasion de la présentation des candidats de sa formation dans l’arrondissement de Ville-ray-Saint-Michel-Parc-Exten-sion.Anie Samson sollicitera un deuxième mandat à la mairie de cet arrondissement et son équipe de candidats comptera l’actuelle conseillère dans Saint-Michel, Soraya Martinez, ainsi que de nouvelles recrues, soit Harry Del-va, intervenant à la Maison d'Haïti, et Costa Zafiropoulos.L’ex-députée libérale, Nathalie Rochefort, se joint elle aussi à l’équipe de Louise Harel, a révélé hier Cyberpresse.Or- ganisatrice sociocommunau-taire, Mme Rochefort travaille depuis 2004 à la mise en place d’un programme d’intervention en prévention de la prostitution juvénile.Elle briguera le poste de conseillère dans le district de Jeanne-Mance, dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, un poste détenu par Michel Prescott, 4’Union Montréal.Elu députée dans la circonscription de Mercier en 2001, Mme Rochefort avait été battue en 2003.Les nouvelles candidatures déboulent à Vision Montréal ces jours-ci.La chef Louise Harel a également dévoilé hier les noms de ses candidats dans l’arrondissement de LaSalle.Le conseiller du district de Cecil R Newman élu l’an dernier, Michael Vadacchino, tentera de déloger Manon Barbe à la mairie de l’arrondissement.Carlo Mannarino, Jocelyne Bénard, Enrico Pace, Pierre Lussier, Yves Desparois et Gilbert Va-chon complètent l'équipe de candidats dans LaSalle.Le Devoir Nathalie Rochefort Habitation: Ottawa boude une réunion avec les provinces JEANNE CORRIVEAU Les ministres provinciaux responsables de l’habitation se sont réunis hier à Saint-Jean, Terre-Neuve, à l’occasion de leur rencontre annuelle, mais la ministre fédérale des Ressources humaines, Diane Finley, brillait par son absence.Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRA-PRU) a perçu cette absence conune une preuve du peu d’intérêt manifesté par les conservateurs à l’égard des questions de logement et d’itinérance.Mme Finley n’est pas la seule à ne pas avoir participé à la rencontre puisque le ministre québécois des Affaires municipales, Laurent Lessard, était lui aussi absent, retenu à Québec en raison d’une réunion du conseil des ministres, a-t-on expliqué à son cabinet.En tout, quatre des treize ministres des provinces et des territoires manquaient à l’appel.«L'absence de Mme Finley n 'a pas modifié l’ordre du jour, mais cela a changé la nature des discussions qu’on a eues», a indiqué hier John MacKay, vice-président à la Société d’habitation du Québec (SHQ), qui a assisté à la rencontre.Au cœur des pourparlers: le financement à long terme des logements sociaux et abordables et la révision des paramètres des programmes existants, en accord avec les principes adoptés en 2005 lors d’une rencontre à White Point, en Nouvelle-Ecosse, en 2005.Les représentants des provinces auraient aussi voulu obtenir de la ministre Finley des engagements fermes concernant trois programmes dont le financement n’est pas garanti après 2011.Pour François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, l’absence de Mme Finley aux discussions témoigne du «refus» des conservateurs de Stephen Harper d’apporter des solutions à long terme aux problèmes de logement social et d’itinérance.En février 2008, le ministre conservateur Monte Solberg n’avait pas participé à la conférence des ministres de l’Habitation qui se tenait à Vancouver.Même s’il reconnaît que, dans son dernier budget, le gouvernement fédéral s’est engagé à investir un milliard de dollars par année pendant deux ans pour de nouveaux logements et pour la rénovation du parc existant, M.Saillant reproche aux conservateurs de se contenter d’initiatives sporadiques.Il s’inquiète particulièrement du sort des logements existants.Au cours des prochaines décennies, les ententes de financement fédéral pour une partie du parc de logements viendront à échéance.«Au cours des prochaines décennies, le gros débat dans le domaine du logement, ça va être celui-là, selon moi.Au (Québec, c’est plus de 100 OOO logements qui seront touchés par ces échéances, dont tout le parc HIM», signale M.Saillant Si Mme Finley n’a pas participé à la rencontre d’hier, c’est qu’elle préférait attendre la tenue des consultations sur l’habitation prévues à l’automne auprès des gouvernements provinciaux et territoriaux, des organisations autochtones et des organismes communautaires, a indiqué par courriel hier le directeur des communications de son cabinet, Ryan Sparrow.Le Devoir RECHERCHE SALOME se fait couper les vivres Québec ne financera pas la deuxième phase de la recherche portant sur la prescription d’héroïne à des toxicomanes jr ANDY CLARK REUTERS Coïncidence, le New England Journal of Medicine fait état aujourd’hui des résultats du projet de recherche NAOMI, qui démontrent que l’héroïne pharmaceutique, donnée sous étroite supervision, est efficace chez les toxicomanes qui n’ont pas répondu aux autres formes de traitement.MARCO B É LAI R-CI RI N O Le gouvernement de Jean Charest refuse de financer SALOME, la deuxième phase du projet de recherche portant sur la prescription d’héroïne à des toxicomanes endurcis de Montréal et de Vancouver, a appris Le Devoir.Tombée hier soir, la décision du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de couper les vivres à la clinique dirigée par la responsable du volet québécois de SALOME, la D" Suzanne Brissette, intervient alors que le prestigieux New England Journal of Medicine publie les conclusions de la première phase du projet, NAOMI.«On a évalué la pertinence de poursuivre avec la deuxième phase du projet.A ce moment-ci, on croit qu’il serait plus approprié de favoriser des projets pouvant rejoindre plus rapidement un plus grand nombre de personnes», a fait savoir au Devoir Harold Fortin, l’attaché de presse de la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault.«Pour l’instant», a-t-il ajouté.SALOME (Study to Assess Longer-term Opioid Medication Effectiveness) aurait permis de prescrire de l’héroïne pharmaceutique à des héroïnomanes ayant résisté à tous les autres traitements, y compris celui à la méthadone.Forte du financement de sa recherche par les Instituts de recherche en santé du Canada, la Dri Suzanne Brissette souhaitait obtenir 600 000 dollars du MSSS pour le fonctionnement de la clinique montréalaise, située sur la rue Prince-Arthur, durant trois ans.«Je n’ai pas eu de réponse directe.C’est difficile de commenter ce qu’un attaché de presse a dit à un journaliste.Si c’est ça la réponse, je suis éminemment déçue», a déclaré la médecin-chef du service de la médecine des toxicomanies au CHUM.La Dr,J Brissette explique, du coup,perdre les fonds de recherche des Instituts de recherche en santé du Canada, qui auraient totalisé un million de dollars sur trois ans, mais qu’elle aurait partagés avec des chercheurs de Vancouver.«Le Québec manque une occasion, alors qu’on a développé une expertise avec NAOMI», se désole-t-elle.Le ministère de la Santé et des Services sociaux a expliqué devoir composer avec un contexte économique difficile.«On ne remet pas du tout en question la validité scientifique et l’utilité de ce projet, et c’est pourquoi il a été financé au dé- part», a insisté Harold Fortin.La Dr‘ Suzanne Brissette estime que c’est l’inaction qui, en bout de ligne, est plus dispendieuse.«Ça coûtait, en 1997, 49 OOO dollars par année, par héroïnomane, en dehors du système de traitement.Et on estime qu’il y en a entre 45 000 et 67 500 au Canada», fait-elle remarquer.Coïncidence, le New England Journal of Medicine fait état aujourd’hui des résultats du projet de recherche NAOMI, qui démontrent que l’héroïne pharmaceutique, donnée sous étroite supervision, est efficace chez les toxicomanes qui n’ont pas répondu aux autres formes de traitement.Mené auprès de 251 usagers, 59 à Montréal et 192 à Vancouver, NAOMI (North American Opiate Medication Initiative) a comparé l’efficacité chez des héroïnomanes «irréductibles», pour lesquels il n’existait pas de proposition de traitement, d’une substitution traditionnelle de l’héroïne à la méthadone et la prescription d’héroïne pharmaceutique.Les toxicomanes, qui ont auparavant échoué plusieurs tentatives de sevrage — en moyenne sept — ont diminué leur consommation de drogues illicites, amélioré leur état de santé et ont réduit le nombre d’actes criminels qu’ils commettaient.«Et quand on publie dans le New England, ça démontre que la méthodologie employée et que les résultats sont très solides», a souligné la Drt Brissette, qui a cosigné l’article avec six collègues.Mais, les chercheurs avaient aussi administré, pour des raisons méthodologiques, du Di-laudid comme substitut de l’héroïne à 10 % des toxicomanes.Ils ont constaté que le puissant analgésique semblait avoir le même effet que l’héroïne pharmaceutique et souhaitaient, avec le projet SALOME, confirmer cette hypothèse auprès d’un échantillon plus large.Le Devoir « Quand on publie dans le New England, ça démontre que la méthodologie employée et que les résultats sont très solides», a souligné la D" Brissette EN BREF Incendie sur le Plateau: le mystère reste entier L’homme d’une cinquantaine d’années arrêté à la suite d’un violent incendie qui a endommagé six immeubles de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal à Montréal a été relâché.La porte-parole de la police de Montréal, Anie Lemieux, a précisé qu’aucune accusation ne sera portée contre cet individu, que des voisins avaient qualifié de «rôdeur».L’enquête policière se poursuit et le feu est considéré comme suspect en raison de l’intensité du feu et la vitesse de sa propagation.Des traces d’un accélérant ont d’ailleurs été trouvées sur les lieux.- La Presse canadienne UnPPP pour Tadoussac Le consortium qui a réalisé l’étude d’impact du projet de construction d’un pont suspendu enjambant la rivière Saguenay à la hauteur de la route 138 privilégie le mode de financement en partenariat public-privé (PPP), même si son coût serait de 143 millions plus élevé.Le projet pourrait ainsi coûter jusqu’à 903 millions.Cette différence pourrait être comblée par la combinaison du «facteur d’efficience du secteur privé» et de la «quantification des risques transférés», estime le consortium.- La Presse canadienne DE L’IipTIJT DU NOUVEAU MONDE lî SI OH TMMI! minez À MONTREAL CETTE MINÉE, VENEI RENCONTRER^ ^ 6U1LBeAUU ADWENNEMARKBr0WI sittssr del’tnvironnemçntçtoesracs MAIRKHAOIR.députe de Mettiei CÉLINE ûAUPEAU, chef d'antenne à Radio-Canada porte-parole d'Mtene Vii, poète et slameur WES MICHAUD, Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires lOHNPARISElLA.ISABELLE HUDON, présidente de Maiïetei ANNIE ROT, colondatiice de (Action terroriste socialement acceptable MICHEL ARSENAULT, president de la HQ Coiwmi^o'^ANDA SUSSMAN.ex-agitatrice profession!* Inscrivez-vous en ligne dès maintenant: au www.inm.qc.ca ou au 514 9Î4-5999 poste 221 Faites vite, les places sont limitées ! NOS PARTENAIRES rfCDM irf if m sum nui i MAmaf m mtnt par i r secrBariai A ia jiunfssi dans u cadre oc ia stratésii d aciiun jeunesse iooa zoo?Québec! IJ MW» •ss-ïr ©?r i SH nâss.— t "IWRîîssf»- ©C* L fCOlE DtTt DE I INM EST SOUS U PA1R0NA6E DE LA COMMISSION CANADIENNE POUR L UNISCO.fit ggrasaBa-a l ÉCOLE OtTC DE L INMI CARBONEUTRI Cplanetair L E I) E V OIK.L E .1 E 1! I) I 2 O A O Û T 2 (I 0 !) A 5 LE MONDE Le président Hamid Karzaï affronte Abdullah Abdullah Les Afghans votent dans un climat de violence Les insurgés sont déterminés à perturber les élections présidentielle et provinciales La violence ne faiblit pas en Afghanistan, signe de la menace que font peser les talibans sur les élections présidentielle et provinciales d’aujourd’hui.Hier, la police a tué trois insurgés qui avaient attaqué une banque à Kaboul malgré un renforcement du dispositif de sécurité, tandis que six personnes engagées dans la préparation du scrutin sont mortes dans l’explosion de bombes dans le nord et le sud du pays, selon les autorités.Des attaques ont par ailleurs coûté la vie à trois soldats américains au cours de la journée.Porté au pouvoir par cette dernière à la fin 2001, Hamid Karzaï, élu en 2004, reste le favori du scrutin présidentiel, devant son ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, qui pourrait, selon certains analystes, le contraindre à disputer un second tour.Les 17 millions d’électeurs ont à choisir parmi 41 candidats à la présidence et 3196 candidats aux 420 sièges de conseillers provinciaux.Hier dans le reste du pays, 21 personnes, dont cinq civils, un gouverneur de district, un chef tribal et quatre policiers, ont péri hier dans des explosions et des combats dans le sud et l’est, selon les autorités.Un porte-parole des talibans, Zabiullah Mujahid, a pour sa part affirmé qu’une vingtaine de kamikazes portant des vestes chargées d’explosifs étaient entrés dans la capitale afghane, des affrontements op- RAHED HOMAVANDI REUTERS Des travailleurs électoraux transportaient hier du matériel en vue du scrutin d’aujourd’hui à Herat.m ,;s': /4H / ¦ Usîfl.i MÊÊÊÊÊÊË ' £?*>¦** r 'x * .-< posant cinq d’entre eux aux forces de police.Ces allégations n’ont pu être confirmées.Attaques à répétition L’attaque commise contre la banque au lendemain de deux attentats qui ont fait huit morts dont un soldat de l’OTAN à Kaboul, témoigne de la détermination des insurgés à perturber le vote et à pousser les Afghans à ne pas se rendre aux urnes.Samedi, sept civils afghans avaient été tués dans un attentat-suicide à la voiture piégée devant le siège de la force de l’OTAN.Parallèlement, des personnes engagées dans la préparation du scrutin ont été la cible d’attaques.Les explo- sions de bombes en bordure de routes ont tué mardi quatre d’entre elles à une trentaine de kilomètres de la capitale de la province de Ba-dakhstan (nord-est) et deux autres à Shorabak, district de la province de Kandahar (sud), selon des responsables électoraux.Ces derniers jours, les at- taques quotidiennes en Afghanistan sont passées d’une moyenne d’environ 32 à 48, selon le général Tremblay, porte-parole de la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’OTAN.D’après lui, cependant, les insurgés ne sont pas en mesure de perturber largement les opérations des bureaux de vote du pays.L’armée à la rescousse Selon le chef des opérations électorales en Afghanistan, 20 % du matériel électoral n’avait pas été distribué dans les bureaux moins de 24 heures avant leur ouverture ce matin.Daoud Ali Najafi a précisé que des hélicoptères de l’armée afghane iraient livrer le matériel dans des régions dangereuses et difficiles à atteindre.Craignant que les attaques des talibans aient un impact sur la participation, le gouvernement afghan a menacé hier d’expulser les journalistes internationaux et de fermer les médias locaux qui passeraient outre son interdiction de parler de violences jeudi pendant les élections présidentielle et provinciales.Cette menace, au moment où les talibans intensifient leurs attaques, est intervenue malgré une salve de critiques dénonçant l’interdiction d’évoquer ces violences le jour du scrutin comme une tentative de censure.L’interdiction, rendue publique par un communiqué gouvernemental, a été décrétée par le Conseil national de sécurité, qui rassemble les principaux organes et administrations chargés de la sécurité, et vise à préserver les intérêts du pays, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmad Zahir Faqiri.Agence France-Presse et Associated Press CAUCASE Medvedev exige la liquidation des terroristes OLGA N ED BAEVA L’Ingouchie et le Daguestan, républiques frontalières de la Tchétchénie, sont touchées par une rébellion Moscou — Le président russe, Dmitri Medvedev, a reconnu hier que la situation s’était dégradée dans le Caucase russe, théâtre d’attaques quasi quotidiennes, et a exigé que les terroristes soient Équidés «sam émotiom, ni hésitations».«Il faut continuer de lutter contre les terroristes sam états d’âme, les liquider sam émotiom ni hésitations, sinon il n’y aura pas de succès», a déclaré Medvedev, lors d’une réunion consacrée à la situation dans le Caucase du Nord.Ces déclarations interviennent deux jours après un spectaculaire attentat suicide en In-gouchie contre le quartier général de la police à Nazran, qui a fait 24 morts et plus d’une centaine de blessés.Elles ne manquent pas de rappeler la fameuse phrase de Vladimir Poutine, lancée en septembre 1999 lorsque l’aviation russe bombardait Grozny, la capitale tchétchène, juste avant le début de la seconde guerre russo-tchétchène: «On va buter les terroristes jusque dam les chiottes», avait affirmé M.Poutine.Le président Medvedev a par ailleurs reconnu que la situation dans le Caucase s’était détériorée et a prôné «d’autres approches» dans la lutte contre les menaces extrémistes et terroristes.L’attentat suicide en Ingouchie est intervenu quelques jours après l’annonce par le Kremlin que le président de l’Ingouchie, lounous-Bek Evkou-rov, a repris officiellement ses fonctions après avoir été grièvement blessé fin juin dans une tentative d’assassinat L’Ingouchie et le Daguestan, républiques frontalières de la Tchétchénie sont touchées par une rébellion qui s’inspire des mouvements indépendantistes et islamistes ayant lutté contre Moscou au cours de deux guerres en Tchétchénie pendant les années 1990 et au début des années 2000.Des attaques visent fréquemment les autorités et les forces de l’ordre.Des analystes interrogés par l’AFP ont mis en garde contre les tentatives de rétablir de l’ordre dans le Caucase par la force.«Le ton ferme des déclarations de Medvedev s’explique par le caractère momtrueux de l’attentat de Nazran.Mais il n’y a pas de solution de force dam le Caucase», estime Maria Lipman, analyste au centre Carnegie de Moscou.«On a l’impression que les dirigeants comprennent qu’en serrant les vis, ils vont briser une fragile stabilité», dans la région, renchérit Alexandre Konovalov de l’Intitut des évaluations stratégiques.Agence France-Presse XNr^-t REUTERS Des policiers saoudiens cherchaient hier à Riyad les caches des membres d’al-Qaïda.Ils ont saisi des armes et des détonateurs électroniques.Riyad démantèle une cellule de recrutement d’al-Qaïda 44 personnes ont été arrêtées Riyad — Le ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé hier l’arrestation de 44 personnes présentées comme les membres d’une cellule de recrutement et de soutien au réseau al-Qùïda qui avait ensanglanté le royaume entre 2003 et 2006.«Ces gens ont des liens avec l’organisation mère d’al-Qaïda», a déclaré le porte-parole du ministère, le général Mansour Turki.«Ils avaient des plans [d’attentats], mais nous sommes encore au début de l’enquête», a-t-il ajouté après l’annonce des arrestations, estimant toutefois que les membres de la cellule n’apparaissaient pas comme des «gens susceptibles d’exécuter par eux-mêmes ces plam».A l'agence officielle Spa, le même porte-parole a déclaré que «les services de sécurité ont réussi, avec l’aide de Dieu, à obtenir des informatiom sur une cellule de théoriciem et d’adeptes de la pensée déviante qui soutiennent les activités criminelles».Il a précisé que cette cellule était composée de 43 Saoudiens et d’un seul étranger.Certains de ses membres ont des «diplômes universitaires et des compétences techniques», a dit le général Turki.«Certains ont suivi des entraînements sur le maniement d’armes légères et lourdes à l’intérieur et à l’extérieur du royaume, sur la manière de préparer les mélanges d’explosifs et la falsification de documents pour faciliter les déplacements des membres de la cellule», a précisé le porte-parole.Il a fait état de la saisie d’armes et de systèmes de mise à feu du groupe dans trois caches et a souligné que la cellule avait été démantelée en dépit du fait que ses membres s’efforçaient de «bien dissimuler leurs activités sous le couvert d’action caritative».Selon lui, la première cache découverte dans un cours d’eau à sec près de Riyad contenait 47 fusils d’assaut AK-47, 22 caisses de munitions avec 16 500 cartouches en plus de 280 systèmes de mise à feu à distance.la deuxième, contenant 96 systèmes de mise à feu, a été découverte dans une zone désertique de la province de Qassim, au nord de Riyad, et la troisième contenant 50 fusils d’assaut, 20 caisses de munitions avec 15 000 cartouches était dissimulée dans la maison de l’un des membres de la cellule.Le Koweït voisin a annoncé le 11 août l’arrestation de six membres présumés d’al-Qaïda qui projetait d’attaquer la principale base américaine qui est située pas loin de la frontière avec l’Arabie Saoudite pendant le mois de jeûne musulman du ramadan qui commence dans les tout prochains jours.Le 10 juin, Riyad avait fait état de l’arrestation de cinq membres présumés d’Al-Qaïda à Taëf, dans l’ouest du pays, et dix jours auparavant d'un cadre présumé du réseau présenté comme le bailleur de fonds et l’organisateur de l’entrée et de la sortie de militants du pays.Agence France-Presse EN BREF Douze autres assassinats au Mexique Ciudad Juarez — Les règlements de comptes entre cartels de la drogue au Mexique ont fait encore 12 morts, dans la nuit de mardi à hier à la frontière des Etats-Unis, la plupart à Ciudad Juarez, où l’on compte une dizaine de victimes chaque jour.Des règlements de comptes ont coûté la vie à 29 personnes entre dimanche et lundi dans cette même région.Quatre autres personnes avaient été assassinées dqns le même temps au Nuevo Leon, autre Etat du nord du pays, en face du Texas.Ciudad Juarez, ville de 1,3 million d’habitants, est l’épicentre de la guerre entre les cartels mexicains pour le contrôle du trafiç et de l’exportation de la drogue vers les Etats-Unis.Cette guerre a fait une dizaine de milliers de morts au Mexique depuis le lir janvier 2008.-AFP Des renforts pour la M0NUC Kinshasa—Trois mille hommes, venus d’Égypte, de Jordanie et du Bengladesh, pour renforcer la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (MONUC), devraient être déployés dans l’est de la RDC d’ici fin octobre, a-t-on appris hier.Le Conseil de sécurité avait, le 20 novembre 2008, adopté une résolution décidant ce déploiement supplémentaire de 2850 militaires et 300 policiers.Ces éléments seront essentiellement déployés dans les provinces orientales du Nord et Sud-Kivu en proie à des violences dues à la présence de quelque 500 rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et de 4500 à 6000 rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).La MONUC, qui compte actuellement quelque 17 000 Casques bleus, 700 observateurs militaires et plus d’un millier de policiers, appuie les Forces armées de la RDC dans la traque de ces deux groupes armés.-AFP L’ONU célèbre l’action humanitaire Genève — L’ONU célébrait hier pour la première fois les dizaines de milliers d'humanitaires qu’elle emploie de par le monde, une journée assombrie par le décès de deux employés afghans de l’agence dans un attentat suicide mardi à Kaboul.Alors que les humanitaires sont de plus en plus victimes de violences, l’ONU a choisi le 19 août pour fêter la Journée de l’action humanitaire, en commémoration de l’attentat de Bagdad de 2003.Ce jour-là, 22 membres des Nations unies, dont Sergio Vieira de Mello, responsable du bureau irakien de l’organisation et Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, avaient été tués dans l’hôtel Canal.«L’attentat à la bombe contre l’hôtel Canal à Bagdad a ébranlé le cœur du système onusien», a expliqué la Haut commissaire aux droits de l’homme, Navatho-nem Pillay.Depuis, les humanitaires paient un tribut toujours plus lourd à leur cause.Selon l’ONU, le nombre des attaques contre des humanitaires a augmenté de 61 % ces trois dernières années.- AFP L K I) E VOIR.L E .1 E II I) I 20 A 0 Û T 2 0 0 !) A (i EDITORIAL Crimes économiques Œil pour œil ?La fraude commise par Eari Jones pourrait, apprenions-nous hier, atteindre 100 millions de dollars, ce qui la classerait parmi les plus importantes des dernières années au Canada.Outragées, ses victimes réclament d’Ottawa des peines proportionnelles au mal infligé par les fraudeurs.Oui, des changements s’imposent, mais pas que là.L e dévoilement de nouvelles escroqueries est presque devenu routinier.Comme dans l’affaire Madoff aux Etats-Unis, le système pyramidal mis au point par Jones devait être alimenté en fonds par de nouveaux clients pour pouvoir verser les intérêts promis ou rembourser d’anciens clients.En période de récession, de tels échafaudages financiers se fragilisent rapidement, d’où la découverte en série ces derniers mois de petites et grandes fraudes.On se doit de compatir avec les victimes de ces arnaques.Elles paient le prix fort pour leur naïveté, et plusieurs se retrouvent désormais complètement démunies.Pire, leur soif de vengeance, qui est tout ce qui leur reste, ne pourra être assouvie.Les peines sévères qu’elles réclament ne pourront pas s’appliquer aux Earl Jones, Vincent Lacroix et autres fraudeurs, et cela, même si des changements étaient apportés rapidement à la loi.La Charte des droits prévoit que la personne déclarée coupable d’une infraction ne peut se voir Æ imposer une peine plus sévère que celle pré- vue par la loi au moment où l’infraction a été m "s — commise.i \ ÏK Bernard Descôteaux Ce qui choque l’esprit de plusieurs est que Jones pourrait profiter, comme récemment ce .fut le cas pour Lacroix, d’une sortie de prison HnS*» ' tfe après avoir purgé un sixième de sa peine.Soit ¦ÿ w bien avant que les victimes aient recouvré ¦V X rv il leurs pertes.C’est ainsi au Canada pour les crimes non violents.C’est bien peu en comparaison des 150 ans imposés à Bernard Madoff par les tribunaux américains.Gouvernement et partis d’opposition à Ottawa s’entendent sur la nécessité de rendre les peines véritablement dissuasives.Après que le Bloc québécois eut réclamé que l’on mette fin à la pratique de la sortie de prison au sixième de la peine, les conservateurs ont renchéri la semaine dernière en promettant une loi qui obligera les juges à imposer des sentences minimales.Il ne faudrait pas que le climat électoral vienne pervertir le débat de fond qui s’impose et qui va bien au-delà de l’exemplarité des peines.Il y a une complaisance générale envers les crimes économiques dont il faut se départir.En fait, tout est lié: la déréglementation a facilité la perpétration de fraudes financières sans que les organismes de contrôle des marchés puissent exercer la surveillance nécessaire et sans que les corps policiers disposent des ressources nécessaires pour enquêter.Pas étonnant que les juges aient souvent fait preuve d’une clémence discutable, comme cette peine de deux ans moins un jour à purger dans la communauté imposée à Paul Coffin, l’un des acteurs du scandale des commandites, mais ultérieurement changée en 18 mois de prison fermes par la Cour d’appel du Québec.Le message à envoyer aux fraudeurs est simple.Il faut leur faire savoir que tout le système judiciaire est désormais aux aguets.Pas seulement les juges.Ils doivent savoir qu’ils sont sous haute surveillance, que les surveillants ont les moyens de surveiller.Qu’un jour ou l’autre ils seront pris.Le but recherché sera de prévenir tout type de fraude, car même des peines ultrasévères ne sauront réparer le mal que ces personnes auront fait.bdescoteaux@ledevoir.com Attentat à Bagdad L’illusion epuis le repli en juin dernier des troupes américaines dans des casernes disséminées dans la campagne irakienne, on constate une recrudescence des violences, dont certaines très amples.A preuve, l’attentat commis hier à Bagdad qui s’est soldé par la mort de près de 100 personnes en plus d’en blesser au-delà de 500.Pour mémoire, on se rappellera qu’au terme des dix premiers jours du présent mois, le nombre d’individus tués a dépassé celui enregistré tout au long de juillet.Bref, la sécurisation de l’Irak est une illusion.Pour s’en convaincre, il suffit de s’arrêter aux singularités de l’acte commis hier.Pour la première fois, des insurgés ont pénétré le périmètre de sécurité à l’intérieur duquel sont enclavés ministères et autres organisations gouvernementales pour commettre leur forfait.Ensuite?La coordination des explosions ainsi que le type de bombes employées mettent en relief le soin particulièrement méticuleux apporté à la préparation du méfait.Quoi d’autre?Les attentats perpétrés entre le 1" juillet et avant-hier visaient les chiites habitant les quartiers pauvres de Kirkouk et surtout de Mossoul, dans le nord de l’Irak.Lorsqu’on s’attarde aux cibles choisies ainsi qu’aux caractéristiques inhérentes à ces épisodes sanglants, on peut logiquement avancer que les maîtres d’œuvre de ces derniers sont sunnites.Mais guère plus.Bien malin en effet qui pourrait affirmer aujourd’hui que le coup porte la marque d’al-Qaïda, de L’Eveil ou de factions instrumentalisées par une Arabie Saoudite effarée d’assister à la montée en puissance des chiites dans cette région du monde.Autrement dit, effarée de voir que son influence va diminuant Cela étant, il faut évoquer maintenant les manigances du premier ministre, Nouri al-Malilq, ainsi que son inclination pour le contrôle de tout l’appareil d’Etat.Tout d’abord, il n’a échappé à personne qu’en vue des législatives de janvier prochain, l’homme fort du régime a écarté des membres de la coalition de partis et de factions qu’il préside.Certains d’entre eux ont même été emprisonnés sous des prétextes fallacieux.Bref, il a étouffé tout esprit critique dans son camp.Il a surtout canalisé bien des énergies à mettre les ministères de la Défense et de l’Intérieur sous sa coupe.En clair, il a placé les gens loyaux à sa bannière à tous les postes clés de ces organisations.Ce faisant il s’est aliéné l’ensemble des sunnites, qui se sentent d’autant moins en sécurité que selon l’agence anticorruption irakienne, les deux ministères en question s’avèrent ceux où la corruption suinte dans tous les coins et recoins.Le contexte étant ce qu’il est, il y a fort à parier que la vague d’attentats va se poursuivre jusqu’au prochain rendez-vous électoral.À moins que Maliki délaisse le sentiment de revanche qui l’habite depuis son long exil en Iran et qu’il prenne de la hauteur en accordant aux sunnites la place qui leur revient.•J V *• t Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE lO JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND l)Nf «Tflé-RivAliTê» Montré AL-aut&fc fcfuNÜSANT JoüfuRS t>£ HoCkM C'EST Lt MAitf UBfAw/wC tfui Paît un Jonathan \ II LETTRES Injuste et douteux Depuis hier, le gouvernement du Québec distribue des contraventions grâce à des radars photo installés à quelques endroits sur les routes du Québec.L’utilisation de ces appareils cause une injustice qu’il faut, à mon avis, dénoncer.En effet, il entraîne le déplacement de la culpabilité d’un geste répréhensible vers le propriétaire de l’objet avec lequel est commis le délit au lieu de viser l’auteur du délit.Ceci est à mon avis une injustice grave.Dans un système de justice juste et équitable, il faut nécessairement arrêter la personne qui commet un délit.D’autres moyens pourraient être envisagés.Par exemple, si le gouvernement voulait vraiment régler les cas d’excès de vitesse sur les autoroutes, il pourrait simplement rendre obligatoire l’installation d’un limiteur de vitesse sur chaque véhicule vendu et immatriculé au Québec.Or voilà, cela entraînerait une baisse de revenus puisqu’il n'y aurait plus de contraventions d’émises et qu’en plus, cela prendrait de la volonté politique pour se tenir debout devant tout le lobbying qui se ferait contre une telle mesure.On voit bien que ce système, en plus d’être injuste et légalement douteux, n’a pour but que d’engranger des sous.Robert Geoffrion Montréal, le 19 août 2009 Connaissance et compétence Mon petit cousin fera sa cinquième secondaire cette année.Eh oui, c’est un élève de la réforme.Lorsque je lui ai demandé s’il avait hâte de recommencer l’école, il m’a dit non, comme la plupart des élèves.Cependant, lorsque je lui ai demandé s’il pensait apprendre de nouvelles choses cette année, il m’a répondu que l’école n’était pas vraiment la meilleure place pour apprendre.J’ai été surpris, car l’approche sociale constructiviste de la réforme scolaire mise sur l’apprentissage de l’enfant par lui- même.Est-ce un échec du système ou simplement un comportement normal de l’élève qui sait pertinemment qu’il est plus simple d’apprendre par lui-même hors de l’école?Il y a donc lieu de se demander si l’école secondaire est un lieu d’apprentissage ou d’expérimentation des connaissances.Personnellement, je crois que nous avons une grosse réflexion de société à faire sur le sujet: quel type d’école voulons-nous pour nos enfants?Un lieu pour acquérir des connaissances ou un lieu pour développer des compétences?Pierre Groux Saint-Lambert, le 17 août 2009 Les laissés-pour-compte Alors que le gouvernement cherche à imposer son guichet unique pour les places en garderie, les gens les plus nécessiteux sont encore laissés-pour-compte.Les gens qui ont le plus besoin de l’aide gouvernementale sont les mères monoparentales ayant une situation de travail précaire.Elles travaillent dans les secteurs de la restauration et du commerce au détail.Or, leurs horaires de travail ne sont pas compatibles avec les sendees de garde en place puisqu’elles travaillent les fins de semaine et le soir.Nous nous sommes donc donné un système de garderies qui fait le bonheur des jeunes couples de fonctionnaires, mais qui laisse dans le besoin la mère de famille avec un emploi précaire.Plutôt que de travailler à ce guichet unique qui n’aidera finalement que les biens nantis, qu’attend le ministre de la Famille pour proposer une mesure tangible pour les plus nécessiteux?Pierre Langlois Montréal, le 18 août 2009 Entre réalisme économique et audace sociale Dans son éditorial intitulé «Le fantasme du pouvoir», M.Bernard Descôteaux sou- haite que le Nouveau Parti démocratique (NPD) réalise un aggiornamento «à la manière des travaillistes britanniques de Tony Blair» et que ses militants «suivent leur chef sur la voie d'un pragmatisme modéré», c’est-à-dire qu’ils défendent «tout autant le rôle du secteur public sur le plan social que celui celui du secteur privé sur le plan économique».Reconnaissons d'emblée que la question de la redéfinition du programme se pose, en particulier celle de l’équilibre à maintenir entre réalisme économique et audace sociale, surtout sur le plan de la redistribution des fruits de la croissance.Un équilibre toujours à surveiller et à redessiner.Réinventer la social-démocratie s’impose, mais pas en la diluant en y introduisant une bonne dose de rétrolibéralis-me, comme le font actuellement les grands partis sociaux-démocrates occidentaux à vocation de pouvoir.A cet égard, oui, le Parti travailliste britannique est un exemple, mais à ne pas suivre.Les travailleurs anglais en ont-ils vraiment profité?Il faut trouver autre chose.Le NPD a été jusqu’à maintenant toujours cantonné dans l’opposition à Ottawa, c’est vrai, mais pas seulement en raison des limites de son programme électoral; la question du Québec a aussi joué un rôle dans cette marginalisation relative du parti sur la scène fédérale.Encore maintenant, le NPD éprouve de la difficulté à s’imposer dans la province française pour toutes sortes de raisons (surtout nationalistes), même si la situation change peut-être peu à peu.Après tout, si le NPD n’apparaît pas encore comme une solution de rechange convaincante aux yeux d’une majorité d’électeurs canadiens, c’est encore bien plus le cas du Bloc québécois, cantonné au Québec, dépourvu de tout espoir d’accéder au pouvoir à Ottawa et sans audience électorale hors du Québec.Jean-François Delisle Montréal, le 17 août 2009 LIBRE OPINION Plus qu’un faux pas, un geste répréhensible PIERRE ST - GERMAI N Président de la Fédération autonome de l’enseignement La décision d’Hydro-Québec d’octroyer 250 000 $ sur cinq ans au collège Notre-Dame, un établissement d’enseignement secondaire privé de Montréal, a fait l’unanimité contre elle.En dénonçant avec vigueur ce geste, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a réaffirmé l’importance de ne pas détourner des fonds publics au profit d’entreprises privées.On a appris ensuite que le collège Jean-de-Brébeuf, un établissement secondaire et collégial privé de Montréal, a décidé lui aussi de renoncer à une contribution de 200 000 $ d’Hydro-Québec.Car, faut-il le dire de nouveau, le collège Notre-Dame et le collège Jean-de-Brébeuf sont des entreprises privées, des PME du secteur de l'éducation, comme le sont tous les collèges privés.Ceux-ci profitant déjà largement des subventions de l’Etat — et donc de l’argent de tous les contribuables — même si leur fréquentation demeure réservée à un nombre restreint d’élèves.Certains commentaires tendent à banaliser le geste fait par le président d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, en évoquant un faux pas qui n’a rien de répréhensible et en soulignant le rôle prétendument essentiel joué par les écoles privées.Nous savons tous que la qualité qu’on leur attribue généralement repose davantage sur les critères de sélection et d’encadrement familial de leurs élèves.L’école publique n’a rien à envier quant à la qualité de son corps professoral, et sa mission demeure universelle et accessible à tous.C’est là qu’une société juste et préoccupée par la réussite scolaire de tous doit placer sa priorité en matière d’éducation.Serions-nous aussi tolérants si le président d’Hydro-Québec avait accordé une subvention à une entreprise privée faisant concurrence à une société d’Etat?Au contraire, à titre de président d’Hydro-Québec, M.Vandal se doit d’être le gardien de l’intérêt public.Il est étonnant que le conseil d’administration d’Hydro-Québec ait contribué à une telle décision, et plus outrageant encore, qu’il ne réalise toujours pas l’ampleur des gestes posés.Cette attitude devrait inquiéter au plus haut point la ministre Nathalie Normandeau.Faut-il rappeler qu’Hydro-Québec, un des joyaux de nos institutions publiques, est née de l’étatisation de nombreuses sociétés d’électricité privées afin d’assurer l’équité des tarifs d’électricité et le respect du principe de la redistribution de la richesse collective?Il revient au gouvernement du Québec d’assurer l’équité dans la redistribution de l’argent des Québécoises et, Québécois.Il appartient au ministère de l’Éducation d’assurer le financement de l’éducation publique.L'argent des contribuables ne doit aucunement être détourné au profit des établissements privés.la décision du collège Notre-Dame et du collège Jean-de-Brébeuf de renoncer à ces sommes démontre la pertinence d’avoir dénoncé cette situation qui ne respecte pas les règles de préservation de l’intérêt public dans Tutilisation de fonds publics.La FAE exhorte le gouvernement à adopter des règles de transparence afip que les politiques de dons des sociétés d’Etat soient publiques et qu’elles répondent au principe de la préservation du bien commun.C’est une question d’éthique et d’éducation collective! LE DEVOIR.LE JEUDI 20 A OUT 2 0 0 9 A 7 Navette entre l’aéroport et le centre-ville De l’aéroport à la Gare JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les voyageurs, et tout particulièrement les congressistes, qui empruntent l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau désirent un lien rapide vers le centre-ville.centrale, l’option idéale msm • mmrrg mmm mm mumM rti^BÉiiâijliigiliiWiBWiiHMI ftiüiia ÜfiM.I ! iJUU WtoTiI '""W a irrr •* ¦ " •.«T CLAUDE LAMARRE Avocat et maître en urbanisme eux tracés sont actuellement à l’étude pour créer un lien direct entre l’aéroport international Pierre-Elliot-Tru-deau et le centre-ville de Montréal.Tous les intervenants, Aéroports de Montréal (ADM), l’Agence métropolitaine de transport (AMT), le ministère des Transports du Québec, Transports Canada et la Ville de Montréal s’entendent sur la nécessité d’un lien ferroviaire rapide et efficace reliant l’aéroport au centre des affaires de Montréal.Tous ne s’entendent toutefois pas sur le tracé à privilégier: la route du CN ou la route du CR Chacune des deux options entraînera la construction d’une voie spécialement dédiée aux nouveaux trains sur l’emprise des voies existantes du CN ou du CP.Le tracé du CN a pour terminus la Gare centrale et celui du CP, la gare Lucien-L’Allier.Chacun de ces liens révèle deux visions, selon nous opposées, du développement de Montréal.Site idéal Le choix du tracé reliant l’aéroport au centre-ville de Montréal n’est pas anodin.H importe de l’examiner tant en regard du but initial recherché, soit la desserte efficace d’un aéroport international qui transporte annuellement 12 millions de voyageurs et congressistes, qu’en regard de son impact sur le développement futur de Montréal.Les voyageurs, et tout particulièrement les congressistes, qui empruntent l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau désirent un lien rapide vers le centre-ville, ses hôtels et ses restaurants.La Gare centrale, en raison de sa localisation, au centre du quartier des affaires, à proximité des hôtels et du Quartier international, ainsi que ses liens au réseau multimodal est le site idéal.Tout usager d’un aéroport international sait à quel point il est important d’avoir accès à une navette qui mène directement à l’hôtel ou au lieu de réunion.La Gare centrale offre cet avantage, alors que Lucien-L’Allier représente uniquement un quai de débarquement, à l’extrémité ouest du centre des affaires.Des inconvénients Les tenants du tracé du CP avancent d’ailleurs qu'il sera nécessaire de construire une véritable gare à Lucien-L’Allier et par la suite de relier cette dernière à un projet de développement immobilier sur la rue Saint-Antoine afin de créer un possible nouveau lien intermodal de déplacement.Toutefois, même si ce projet de développement immobilier devait voir le jour, tout passager débarquant à Lucien-L’Allier devra parcourir plusieurs centaines de mètres, dans des tunnels et dédales, ou prendre un taxi pour se rendre au centre des affaires ou à son hôtel.Peut-on sérieusement penser que malgré ces inconvénients, les usagers de l’aéroport vont emprunter le nouveau lien vers la gare Lucien-L’Allier?Des recherches ont démontré que parmi les facteurs qui favorisent le succès d’un lien direct entre un aéroport et le centre-ville, c’est le temps total de déplacement porte-à-porte qui importe le plus pour le voyageur.Ainsi, un lien rapide sera boudé si son accès est loin des passerelles d’arrivée à l’aéroport ou si ses points de chute nécessitent le transfert vers un autre mode de transport pour atteindre le centre-ville.Transit central Montréal peut-elle courir le risque de construire une nouvelle gare, excentrée du centre des affaires, alors que la Gare centrale, mieux située, s’acquitte déjà parfaitement de son rôle de gare de passagers?Elle est en effet la seule véritable gare nationale et internationale de passagers à Montréal, recevant annuellement 1,5 million de passagers de Via Rail et du réseau américain Am-trak, en provenance de toutes les provinces du Canada et des Etats-Unis.Ces usagers représentant 95 % de tout le trafic ferroviaire national à destination de Montréal.L’AMT transportait en 2007 journalièrement 36 000 passagers à la Gare centrale, contre 22 000 à Lucien-L’Allier.Toutefois, dès que les travaux de mise en fonction du train de banlieue de Mascouche seront terminés, les passagers de la ligne Blainville-Saint-Jérôme évitront l’énorme détour qu'ils font aujourd’hui en direction de Lucien-L’Allier et se rendront directement à la Gare centrale.L’AMT transportera alors journalièrement à la Gare centrale 50 000 passagers, contre 12 000 pour Lucien-L’Allier.Le train à grande vitesse entre Québec et Windsor, lorsqu’il verra le jour, passera par la Gare centrale.Le projet de TGV entre New York et Montréal et le corridor ferroviaire reliant Boston et Albany, suggéré par le plan de 8 à 13 milliards de dollars du président Barack Obama passeront pareillement par la Gare centrale.Pôle de transport La Gare centrale est déjà appelée à devenir la plaque tournante des lignes qui relient Montréal aux autres centres touristiques et d'affaires du Canada et des Etats-Unis.Ne serait-il pas logique d’y ajouter aussi un lien vers la porte d’entrée des voyageurs internationaux?Montréal n’a pas le luxe de diluer ses pôles d’attraction en transport, en l’occurrence en opposant la gare Lucien-L’Allier à la Gare centrale et surtout pas les moyens d’offrir un lien ferroviaire centre-ville-aéroport que personne n’utilisera.Si Aéroports de Montréal désire devenir un nœud intermodal du transport aérien et terrestre et si Montréal désire briguer le titre de plaque tournante du transport pour l’est du Canada, seul le tracé du CN lui permettront d’atteindre ce but tout en conservant la Gare centrale comme pôle du transport passager à Montréal.Valse-hésitation La construction d’un nouveau lien ferroviaire est toujours un élément structurant, et celui voulu par ADM ne fait pas exception.Le tracé du CN peut devenir un formidable levier pour les quartiers, identifiés sur le plan d’urbanisme comme représentant un fort potentiel de développement à court terme et situés en périphérie de la route du CN, soit les quartiers Saint-Henri, Pointe-Saint-Charles et Griffintown.En comparaison, les quartiers qui sont en périphérie de la route du CP, Montréal-Ouest, Notre-Dame-de-Grâce et Westmount, retireront peu d’avantages d’un corridor distinct sur la route CP puisqu’ils sont déjà développés et ne nécessitent aucun nouveau lien de transport.ADM, dès le mois d’août 2007 dans un mémoire présenté dans le cadre de la consultation publique sur le plan de transport de Montréal, s’est prononcée pour le tracé du CN.La Ville de Montréal précise à son plan d’urbanisme qu’elle désire implanter une navette ferroviaire reliant le centre de Montréal à l’aéroport à partir de la Gare centrale.Pourquoi alors envisager la route du CP?L’actuelle valse-hésitation résulte, selon nous, du dé- sir de l’AMT d’utiliser la nouvelle voie réservée du CP pour améliorer la desserte de sa clientèle empruntant aujourd’hui le train de banlieue Do-rion-Rigaud.Nous comprenons son désir d’améliorer son réseau local à court terme, mais nous sommes surpris de constater son manque de vision pour le développement de Montréal et surpris de constater que cet intérêt local puisse s’opposer au développement d’un aéroport international et à celui de Montréal.Montréal centre Devant l’importance pour la métropole du tracé CN, les instances politiques, tant provinciale que municipale, doivent prendre position fermement pour Montréal centre et non favoriser les seuls résidants de l’ouest de l’île de Montréal.Si Montréal veut conserver ses atouts en transport, elle doit clairement affirmer que l’AMT fait fausse route en adoptant une position à courte vue dans le seul but de favoriser sa clientèle du train de banlieue Dorion-Rigaud au détriment du réseau intermodal de transport de Montréal.Le gouvernement du Québec doit mettre un terme au débat qui oppose l’AMT à l’ADM et à la Ville de Montréal afin que se concrétise, le plus rapidement possible, un projet de transport structurant pour la ville de Montréal et qui risque, si de mauvais choix sont exercés, de diviser les pôles d’attraction de la métropole.Le choix du tracé devant relier l’aéroport au centre-ville oppose la position d’affaires et de développement à long terme d’ADM et de la ville de Montréal à la position «provincialiste» de l’AMT.L’intérêt local, soit celui de l’AMT, doit céder le pas devant l’intérêt national, favorisé par l'ADM et la ville de Montréal.Nous optons pour l’intérêt national, sachant qu'il profitera pareillement à ceux qui, aujourd’hui, s’y opposent Réplique du Festival international de jazz de Montréal Le dépit rageur ANDRÉ MÉNARD Premier vice-président et cofondateur du Festival international de jazz de Montréal J ai lu avec intérêt et incrédulité la charge cosignée par M.Jacques Laurin contre le Festival international de jazz de Montréal (F1JM) et publiée dans Le Devoir d’hier.Intérêt parce que j’ai du respect et de l’estime pour le musicien qu’il a été.Depuis bien des années, son activisme épisodique semble cependant l’avoir éloigné de son instrument.Incrédulité aussi devant le nombre incroyable de faussetés et d’omissions de mauvaise foi que son propos recèle.La première et plus grave omission tient au fait que nulle part dans son texte M.Laurin ne fait état de ses offres de service professionnel au Festival, dont la dernière remonte à mai dernier.Offre qui se terminait d’ailleurs par des félicitations pour 30 ans de succès.Qu’on n’ait pas donné de suite à cette proposition a visiblement rendu M.Laurin amer.Il n’en fait pas mention et passe à l’aveugle directement à son odieux règlement de comptes.Mauvaise foi Première manifestation de mauvaise foi au chapitre des dénominations.Il ne semble pas apprécier que la Maison du Festival Rio Tinto Alcan s’appelle ainsi en mettant en opposition un supposé «Dizzy Gillespie Coca Cola Jazz Club», la plus petite salle du complexe Jazz at Lincoln Center, dirigé par Wynton Marsalis à New York.Or, cette salle se nomme Dizzy’s Club Coca Cola.On n’y retrouve ni le nom de famille du grand musicien ni le mot «jazz».D’ailleurs, les deux autres salles les plus importantes du complexe ont pour nom la Allen Room (Allen&Co, une firme d’investissement) et Frederick P.Rose Hall, constructeur de gratte-ciel de la ville.Ces donateurs (Rose, Allen et Coca- Cola) ont contribué à hauteur de 10 millions de dollars chacun sur un coût de construction de 128 millions.La ville de New York elle-même y est allée d'une contribution de 32 millions, soit le double de ce qu’a coûté notre propre aménagement.On voit qu’on ne parle pas du même genre de budget à Montréal.Injuste comparaison Cela n’empêchera pas notre édifice (orné à l’extérieur de photos géantes de 26 légendes du jazz, dont six d’ici) de servir à nos musiciens de jazz avec, entre autres, sa salle L’Astral, sa médiathèque et ses locaux de répétition.Wynton Marsalis, quant à lui, nous a félicités publiquement de l’initiative et des efforts déployés.A vouloir poursuivre l’injuste comparaison avec New York, capitale mondiale du jazz, M.Laurin occulte cependant complètement le fait que Jazz at Lincoln Center a aussi recours à des artistes provenant d’autres sphères tels Willie Nelson ou Calexico, que j’ai eu le plaisir d’aller applaudir ces dernières années.Sans compter les orchestres clas- Continuer de prétendre que rien n’est fait pour le jazz d’ici au FUM fait injure à la réalité et aux centaines de nos musiciens qui se produisent sur nos scènes siques et les compagnies de danse qui aident M.Marsalis à boucler son budget de fonctionnement, qui était de 42 millions de dollars l’an dernier.Le jazz d’ici De la même façon, continuer de prétendre que rien n’est fait pour le jazz d’ici au FUM fait injure à la réalité et aux centaines de nos musiciens qui, chaque année, se produisent sur nos scènes, autant en salle (Wilfrid-Pelletier, Maisonneuve, Jean-Duceppe, Club Soda, Metropolis, Cinémathèque Québécoise, L’Astral) que sur toutes nos scènes extérieures.En plus de la série Jazz d’ici, une institution de notre programmation depuis très longtemps et entièrement dédiée aux meilleurs musiciens de notre ville, toutes les autres séries de concerts mettent également en valeur des musiciens locaux.Mentionnons les Oliver Jones, Lorraine Desmarais, Alain Caron, Francois Bouras-sa, Terez Montcalm et bien d’autres cette année encore.Déplorable M.Laurin a raison de parler des programmes d’universités, de cégeps et d’écoles secondaires qui font une place au jazz.A-t-il seulement remarqué à notre programmation 22 groupes de ce milieu provenant des quatre coins de la province?Sait-D que le Camp de blues en parallèle au Festival fait vivre à 60 adolescents une expérience de vie et de scène qu’ils ne sont pas près d’oublier?Sait-il aussi que le Fesr tival encourage par des bourses tous les programmes universitaires en jazz de notre ville?Le dépit rageur de M.Laurin et ses commentaires blessants ne contribuent en rien à l’amélioration de quoi que ce soit et lui font perdre toute perspective.Déplorable.L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information ném-rale et métropolitaine : Ciérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées).Stéphane Baillargeon (général), Clairandrée Cauchy (éducation),)emi\v Corriveau (affaires municipales), Fabien De^lise (consommation), Jean Dion (sports), Ijtiuis-Gilles Francœur (environnement), Pauline (iravcl (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Mau de Rioux Soucy (santé), Alexandre Shields (général), Philippe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa).Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen I-évesque (reporter) 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Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Dine Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilynkova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine I^tfleur, Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross. ACTUALITES NUNAVUT SUITE DE LA PAGE 1 d’électricité pendant deux heures.Partout, les Pai\ents ont dû partir du travail pour aller cueillir les petits à la garderie, qui fermait par mesure de sécurité.Glenn Williams, un conseiller municipal d’Iqa-luit, raille le projet de construction d’un port en haute mer à Nanisivik.«Cest opportuniste.Il y avait déjà un port, ils ne l’ont que remis en état.Il est passé du rouge et bleu au gris armée, c’est tout.» n fait remarquer qu’il n’y a pas de centres de désintoxication au Nunavut: les alcooliques et toxicomanes doivent migrer vers le sud pour obtenir de l’aide.Résultat?Ds le font rarement.Mais M.Williams ne voit pas tout en noir pour autant «Si ça prend le militaire pour obtenir de l’attention, alors soit! Je le vois comme me occasion d’intéresser le reste du pays à notre cas.» Un peu plus loin, Brant Twerdin, propriétaire du café Brew and Grind et accessoirement mari de la mairesse d’Iqaluit, est content qu’on parle de son coin de pays.«U y a cinq ans, dit-il, personne ne parlait de nous!» Jim little, le conseüler municipal «vert» d’Iqaluit, croit que le Canada doit rattraper le temps perdu.«Les Russes ont la capacité de venir par ici à n’importe quel moment de l’année.Le Canada n’est pas capable de faire cela.Nous avons besoin de moyens pour essayer au moins de les suivre.Nous sommes pour l'instant à la merci de la bonne volonté des autres.» D ajoute que l’appartenance des terres nordiques, dossier qui obsède tant le premier ministre, «n’est une préoccupation pour personne ici».Il faudrait être naif, explique-t-il, pour croire que les richesses qui s’y cachent peut-être se traduiraient «par de la richesse instantanée pour les Inuits».Danemark, un ami L’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, et le 1,14 milliard de dollars qui l’ac- POLLUTION SUITE DE LA PAGE 1 Dans les grandes villes américaines, pauvreté et pollution vont de pair, explique Dan Crouse.Les personnes plus défavorisées s’installent là où leurs moyens le leur permettent, souvent près des autoroutes, des aéroports, des dépotoirs, des usines.«Montréal est une ville différente», dit-il, étonné lui-même par les résultats, qui seront publiés dans le journal Social Science and Medecine et disponibles sur Internet.«Ce qui est surprenant, c’est ce que ça révèle sur Montréal comme ville.Par exemple, le centre-ville vibre d’activité.Malgré le trafic et la pollution, les gens veulent quand même vivre là.» Dan Crouse a installé 129 petites boîtes de conserve dans la métropole, munies de filtres ensuite analysés en laboratoire.Armé d’une échelle, il a récupéré les filtres par trois fois, hiver, printemps et été.Une opération de trois jours, un véritable marathon.«C’était amusant, les gens nous lançaient de drôles de regards et nous posaient des questions.On a perdu seulement deux bottes, et c’était sûrement le vent, pas du vandalisme», relate-t-il.Autoroutes et densité La pollution atmosphérique suit étroitement les autoroutes de la métropole, mais aussi la densité de la population: le Plateau ne paie pas de mine.En moyenne, la qualité de l’air montréalais surpasse quand même celle de Toronto, et bien sûr de New York ou de Los Angeles, pour une moyenne hivernale de 12 ppm, et estivale de 8.Le chauffage au bois et la tendance à utiliser davantage la voiture pendant la saison froide expliquent cet écart saisonnier.Parc-Extension et le sud-ouest de file cumulent population défavorisée et air de mauvaise qualité, avec des niveaux de N02 qui excèdent 23 ppm.Une exposition à ce polluant autour de 22 ppm cause différents malaises respiratoires et maladies, des hospitalisations et une mortalité plus élevée.En 2004, d’autres chercheurs ont compagnait, ont permis la création du territoire en 1999, mais les autorités inuites estiment que la dévolution des pouvoirs ne va pas encore assez loin.Elles voudraient pouvoir, un peu à l’image de l’Alberta, gérer les revenus découlant des ressources à découvrir.«Notre gouvernement tente de donner des leviers de pouvoir à la communauté et à ses membres pour que ceux-ci prennent leurs décisions eux-mêmes et fassent face à leur situation sociale», explique la première ministre du Nunavut, Eva Aariak.«Nous avons notre négociateur, le Nunavut Tunngavik inc.[qui gère le 1,14 milliard de dollars] a le sien aussi, nous attendons après le gouvernement du Canada pour qu’il désigne ses négociateurs afin d’aller de l’avant avec les négociations sur la dévolution de pouvoir.Ainsi, nous pourrons aller de l’avant avec le développement économique.» Pour la première ministre, la souveraineté «est très importante.Nous sommes ici depuis des millénaires».Elle n’aime pas les prétentions territoriales de la Russie et du Danemark.«Bien sûr que ça m’agace! Nous sommes d’ici, nous avons grandi ici, et nous ne connaissons pas d’autre terre que celle sur laquelle nous marchons en ce moment.» Kirt Ejesiak, lui, n’aime pas l’idée de dresser des barrières le Nunavut et le Groenland danois, aussi peuplé d’Inuits.«Considérer les Russes et les Danois comme une menace est purement une attrape médiatique.Si le Canada comprenait les liens serrés qui nous unissent aux Inuits du Groenland —famille, amis proches —, il comprendrait alors à quel point il est absurde de dépenser de telles sommes d’argent pour les tenir loin.[.] Nous, les Inuits, nous identifions davantage aux Inuits du Groenland qu’aux autres Canadiens.» Université du Nord Pour Sandra Inutiq, la priorité du Nord devrait plutôt être l’éducation des jeunes Inuits, d’où son idée de construire une université à Iqaluit.«La balance du pouvoir pourrait pencher en faveur des non-Inuits, dit-elle.Nous ne sommes pas seulement en danger de devenir une minorité, mais de nous appauvrir encore davantage.Déjà que la disparité de revenus entre les Inuits et les autres est la plus élevée de tout le pays: 39 000 $.» Mme Inutiq et son groupe n’attendent après personne pour aller de l’avant.«Il faut que ce soit un projet qui émane de la communauté, sans quoi il sera encore perçu comme venant de l’extérieur, avec le choc des cultures qui vient avec.» Pour l’instant, son groupe planifie une rencontre d’Inuits diplômés pour tracer les contours des éventuels programmes, combinant le savoir occidental et le savoir traditionnel.On songe par exemple à un programme traitant de souveraineté et des enjeux politiques entourant la faune (phoques, ours polaires).«Ça prendrait sûrement la forme d’un programme de science politique.» «Cela n’arrivera pas demain matin.Si ça doit prendre 10 ou 20 ans, et bien tant pis! Mais c’est sûr que ce serait mieux si ça en prenait seulement cinq.» Ed de Vries, lui, a toutes les raisons de ne pas aimer Stephen Harper.Il s’est porté candidat pour le Parti marijuana en 2006 et a obtenu 7,88 % des voix.Vendredi, trois jours avant l’arrivée du premier ministre à Iqaluit, la GRC a effectué une perquisition à son domicile et l’a amené au poste de police.Tout son stock de marijuana «thérapeutique» a été saisi.L’homme, qui a fondé l’église dite des «croyants de la meilleure plante du Nunavut», distribue l’herbe à ceux qui se disent malades, sur présentation d’un billet médical.Il assure ne vendre à personne d’autre, mais il n’a pas pour autant la permission des autorités.«J’ai la permission de Dieu! Je n’ai besoin de la permission de personne, crie-t-il.Ils ont voulu faire le ménage avant l’arrivée de Harper!» D dit ne pas croire en la sincérité du premier ministre lorsqu’il défend le Nord.Mais même lui, avec tout son fiel, est incapable de critiquer la politique nordique des conservateurs.«Les Russes sont 50 ans en avance sur nous autres! U faut se réveiller!» Le Devoir BAGDAD SUITE DE LA PAGE 1 Quelques minutes plus tôt, un kamikaze avait fait sauter son camion bourré d’explosifs à proximité du ministère des Finances, à quelques kilomètres de distance.«Dans les deux attaques, 95 personnes ont été tuées et 563 ont été blessées», selon le ministère de l’Intérieur.Les attentats ont semé le chaos dans le centre-ville de Bagdad et ont entraîné la fermeture de deux ponts sur le Tigre.La police irakienne a fait état d’au moins quatre autres attaques dans différents secteurs de la capitale.Les habitants ont manifesté leur colère devant l’incapacité du gouvernement à juguler la violence.Ces attentats, qui paraissaient coordonnés et très bien organisés, survenaient six ans, jour pour jour, après ceux qui avaient coûté la vie au représentant de l’ONU en Irak, Sergio Vieira de Mello.Les auteurs des deux principales attaques d’hier ont vraisemblablement réussi à franchir plusieurs postes de contrôle avant d’atteindre leur cible, ce qui soulève l’hypothèse de l’existence de complices au sein des forces de sécurité.Des mesures à réévaluer Le premier ministre Nouri al-Maliki a, pour la première fois depuis le début de factuelle flambée de violence au printemps, admis que son gouvernement devra réévaluer ses dispositifs de sécurité.«Il a été décidé de prendre des mesures rapides pour assurer la sécurité de Bagdad afin de contrer les plans terroristes visant à ranimer la violence avant les élections» législatives de janvier prochain, a indiqué le bureau de M.Al-Maliki.Il y a deux semaines, son gouvernement avait fait retirer la plupart des murs de sécurité qui obstruaient de nombreuses rues de Bagdad, dont ceux situés à proximité du ministère des Affaires étrangères.Dans un communiqué, le premier ministre estime que les attentats visent «à inspirer des doutes» au sujet des forces irakiennes qui, selon lui, «démontrent qu’elles sont parfaitement capables d’affronter les terroristes».«Cette opération [.] est considérée comme une faille dans la sécurité pour laquelle les forces irakiennes doivent porter l’essentiel de la responsabilité», a déclaré un porte-parole militaire à la télévision d’Etat.Les attaques n’ont pas été revendiquées, mais ce porte-parole a annoncé l’arrestation de deux membres d’al-Qaïda.Une autre source officielle a étendu le blâme aux anciens membres du parti Baas de Saddam Hussein.Depuis le début de juillet, des attentats ont fait au moins 140 victimes dans le nord du pays, mais des attaques ont aussi frappé les mosquées chiites de la capitale.«En ciblant aujourd’hui la zone verte et les bâtiments gouvernementaux — les Affaires étrangères sont dirigées par un Kurde, et les Finances, par un chiite —, on a voulu envoyer un message direct à Maliki pour lui faire comprendre qu 'il est incapable de contrôler ou de dominer les arabo-sun-nites», fait remarquer Sami Aoun, professeur de sciences politiques à l’Université de Sherbrooke.M.Aoun a signalé que la rivalité entre les ara-bo-sunnites et les chiites a été alimentée récemment par l’échec du gouvernement Maliki à intégrer dans le processus politique les milices tribales sunnites qui avaient été armées par l’ancien président américain George W.Bush.Le Conseil 4e sécurité de l’ONU, l’Union européenne et les Etats-Unis ont condamné les attentats d’hier dans les termes les plus vigoureux.Quelque 131 000 soldats américains sont encore déployés en Irak.Washington prévoit d’en retirer au moins 10 000 d’ici la fin de l’année.Le président Barack Obama s’est engagé à retirer toutes les unités de combat d’ici le mois d’août 2010, ne laissant en Irak qu’environ 50 000 conseillers militaires.L’ensemble des troupes américaines devront s’être retirées de ce pays d’ici la fin de 2011 en vertu d’un accord bilatéral.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse Concentration annuefte en moyen N02 (parties par milliards) 8.8-10.9 "T’”i 11-13.3 mm 13.4 - is.?¦¦ 16.8 - 35.9 ontreal Rosemont - La Petite Patrie Mercier Hoche! Maisonneuve Lava *kÜ! Longueuil Outremont : WestmountT Notre Dame de Grace Lachine'*' Beaconsfield 0 1.25 2.5 ADAPTE D’UN ARTICLE PUBLIÉ DANS SOCIAL SCIENCE AND MEDICINE (JUILLET 2008), DAN CROUSE évalué qu’environ 1500 Montréalais meurent chaque année à cause de la pollution.Le chercheur a trouvé le pire taux.devant chez lui, sur le Plateau.Une donnée qu’il a ensuite éliminée pour ne pas fausser les résultats.«La semaine pendant laquelle j’échantillonnais, il y avait des travaux et le trafic était redirigé dans ma petite rue.avec les rejets des autobus et des camions directement sur le dispositif!» Le nombre de stations et les multiples échantillonnages protègent les données de ce genre d’erreur.Ça saute aux yeux: s’il y a un endroit où l’on peut respirer à pleins poumons à Montréal, c’est bien dans le parc du Mont-Royal.«C’est vrai quand on dit que c’est le poumon de la ville!» Mais l’air ne dit pas tout de la qualité d’un quartier.Par exemple, comme l’a découvert une équipe de l’UQAM dirigée par Yves Baudoin, Saint-Michel souffre des îlots de chaleur urbains, là où les arbres sont plus rares que le béton et l’asphalte.Difficile, avoue Dan Crouse, de régler rapidement le problème de la pollution atmosphérique.«Les gens le savent bien, il faut diminuer la circulation automobile.Vive la bicyclette!» Le Devoir FRANQUS SUITE DE LA PAGE 1 ainsi testée tout au long de l’automne par un groupe de validation.Une fois cette période de rodage terminée, le dictionnaire pourra être offert au grand public, confirme la directrice du projet mené à l’Université de Sherbrooke, Hélène Cajolet-Laganière.La date précise de cette sortie n’a pas encore été déterminée.Il faudra toutefois attendre le début 2011 pour avoir la version définitive du dictionnaire.Actuelle ment, les textes de 25 000 articles sont terminés: ce sont ceux qui seront testés dans quelques semaines.A cette banque partielle se grefferont rapidement 18 000 autres articles qui sont en cours de révision.Il reste autrement près de 700 articles à rédiger.Conçu d’abord et avant tout comme un dictionnaire numérique, une version imprimée du FRANQUS sera néanmoins éditée en 2011 par les Publications du Québec, sous le titre Dictionnaire de la langue française: le français vu du Québec.Dix millions Le FRANQUS (acronyme de français québécois: usage standard) se matérialise donc après plus de sept ans de travaux et quelque 10 millions investis en parts égales par le gouvernement du Québec, l’Université de Sherbrooke et sa fondation.Selon sa directrice, le dictionnaire ne tente pas d’établir les contours d’une langue française québécoise distincte de celle parlée en France.Un débat sur cette notion de «séparatisme linguistique» avait marqué les premiers pas du FRANQUS il y a quelques années.«C'est la même langue, les mêmes mots.sauf qu’ils sont décrits avec m épicentre local, un ancrage québécois», dit Mme Cajolet-Laganière.«Nous avons voulu indiquer clairement quel est l’usage valorisé au Québec.» Autrement dit ce ne sera pas un dictionnaire du jouai ou des sacres populaires.Le mandat officiel des linguistes du FRAN-QUS était de recenser et de décrire le français contemporain d’usage public — ce qui comprend le vocabulaire partagé avec le reste de la francophonie — de manière à ce qu’il soit représentatif de l’activité sociale, culturelle, économique, politique et scientifique au Québec.«Le Petit Robert et le Larousse sont des dictionnaires conçus par des Français, pour des Français, explique Hélène Cajolet-Laganière.Or, les références socio-culturelles ne sont pas les mêmes ici.» Elle évoque le mot «fleuve», dont la présence est plus concrète au Québec qu’en France.Ou l’expression «banc de neige», qui n’apparaît que très loin dans Le Petit Robert.Même chose avec le mot «traversier», dont Le Petit Robert n’évoque que très brièvement la référence au bateau.«Nous voulons que les jeunes et les immigrants sachent quel est l’usage courant et correct ici.Nous allons trouver le mot “congère” dans le FRANQUS, mais il y aura une référence au terme plus courant de “banc de neige”.» Outre l’ajout de mots ou d’expressions d’ici (cégep, Cour suprême, truite mouchetée, petites créances.), la différence fondamentale entre le FRANQUS et les ouvrages français résidera donc surtout dans «le système de référence» des définitions.Selon Hélène Cajolet-Laganière, les rédacteurs du FRANQUS ont aussi apporté un soin à hiérarchiser les usages employés au Québec (neutre, familier, vulgaire, etc.), tout en favorisant des citations tirées de romans ou d’articles québécois pour illustrer l’emploi d’un mot.I/* FRANQUS, qui intégrera les nouvelles graphies de la réforme de l’orthographe, se distinguera également par les renvois fréquents à une série de 85 articles thématiques décrivant plusieurs réalités québécoises (système politique, système éducatif, histoire de la chanson.).C’est d’ailleurs dans un de ces articles que seront consignés les ostie, calice et autres tabarnak qui colorent le parler québécois.Même sort pour les pisjaque et ben.D:s rédacteurs du FRANQUS ont de cette manière voulu éviter les pièges de la controverse qui avait marqué la parution d’autres dictionnaires dédiés au français québécois.Reste à voir maintenant si le produit final saura répondre aux nombreuses attentes des linguistes et du public.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 P3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 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