Le devoir, 10 août 2009, Cahier A
FRANCOFOLIES Nos journalistes font le bilan de 11 jours de chansons Page B 8 w ww.ledevoir.co m ?- LE DEVOIR V o L.C N 0 1 7 8 ?LE LUNDI 1 O A OÛ T 2 O O 9 1 , I O $ + TAXES = 1,2 f.$ Obama entame son premier sommet nord-américain 1 PEDRO RUIZ LE DEVOIR La mère de Fredy Villanueva, Lilian Maribel Madrid An tunes, serrant contre elle son petit-fils au parc Aimé-Léonard de Montréal-Nord, hier.Plaies vives à Montréal-Nord Tensions palpables pour l’anniversaire de la mort de Fredy Villanueva MARCO B É LAI R- C IR I N O Les activités de commémoration de la mort de Fredy Villanueva, tombé sous les balles d’un agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) il y a tout juste un an, ont culminé avec une grande manifestation à laquelle ont pris part quelques centaines de personnes hier après-midi dans le quartier de Montréal-Nord.A la tête de la marche: une fa- mille Villanueva à la sensibilité à fleur de peau.Des centaines de personnes, pour la plupart âgées de 18 à 30 ans, ainsi que des dizaines de représentants de différents groupes communautaires ont marché du parc Aimé-Léonard, riverain de la rivière des Prairies, vers l’est jusqu’au parc Henri-Bourassa, où a été abattu Fredy Villanueva le 9 août 2008.«La mort de mon fils ne doit pas demeurer impunie», a déclaré la mère de Fredy Villanueva, Lilian Maribel Madrid Antunes, après s’être re- cueillie devant l’arbre où a été élevé un autel à la mémoire de son fils dans le parc Henri-Bourassa, baptisé hier «parc Fredy Villanueva» par Montréal-Nord Républik.Plus tôt, prise de sanglots, Lilian Maribel Madrid Antunes, a été incapable de s’exprimer devant les personnes réunies devant elle.«Merci d’être avec moi», a-t-elle laissé tomber avant de fondre en pleurs.VOIR PAGE A 8: MONTRÉAL-NORD SOPHIE NICHOLSON Guadalajara — Le président mexicain, Felipe Calderon, a accueilli hier le président américain, Barack Obama, et le premier ministre canadien, Stephen Harper, à Guadalajara, au Mexique.La relance économique, la grippe A les changements climatiques et la situation au Honduras figurent à l’horaire de ce sommet de moins de deux jours des leaders nord-américains.M.Obama a évoqué des signes de reprise économique aux Etats-Unis, basés sur des chiffres du chômage permettant d’espérer que le pire de la récession est passé.Pour ses deux voisins, l’effet d’entraînement serait direct, de la même façon que l’importance de leurs liens économiques et commerciaux avec Washington les avait précipités dans la crise née aux Etats-Unis fin 2008.VOIR PAGE A 8: SOMMET JEWEL SAMAD AGENCE FRANCE-PRESSE Le président des États-Unis, Barack Obama, et son homologue mexicain, Felipe Calderon, hier, à Guadalajara, au Mexique.SERVICES PUBLICS L’ENTREVUE Charest n’exclut pas une hausse des tarifs ¦ À lire en page A 3 Réapprendre à rêver la ville L’urbaniste Lucie K.Morisset déplore la montée en flèche d’un pragmatisme urbain paralysant AU M OH HAMAD I AFP Mohammad Khatami et Mir Hossein Moussavi IRAN Menaces contre les contestataires ¦ À lire en page B 1 INDEX Annonces.B 6 Automobile.B 5 Avis publics .B 2 Culture.B 8 Décès.B 6 Économie .A 5 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 6 Télévision.B 7 C’est le drame d’une époque.À trop avoir le nez collé sur la collecte des ordures, le ramassage de la neige, l’installation de compteurs d’eau, le remplissage des nids-de-poule ou la recherche impossible d’un consensus autour de la construction d’un banal immeuble de dix étages, Montréal semble avoir perdu sa capacité à rêver son avenir.Et cette «pathologie collective» pourrait même devenir une tare transmise de génération en génération.À moins d’un changement de cap radical, estime Lucie K.Morisset, de la Chaire de recherche en patrimoine urbain à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).FABIEN DEGUISE est à travers la ville que les humains, depuis toujours et au contact de l’architecture urbaine, façonnent leur identité.C’est aussi par cet espace qu’ils se sont projetés dans l’avenir en développant un environnement physique, bâti, qui correspond à leur vision d’un meilleur vivre ensemble», résume l’universitaire, spécialiste de l’imaginaire urbain et des paysages VOIR PAGE A 8: VILLE £ 5 « : / : {* k < /% 'Al Oh } i ' * ’n -T )! 5^ S « • / f *! • .il .* îf ¦é 9 ?» £ 1 ?* ç n JI 'H 9 :s r: 1 rs 7” S kt -ir- i un JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’urbaniste Lucie K.Morisset - t Vous aimeriez améliorer vos compétences linguistiques ?Le Centre d'éducation permanente de l'Université McGill offre tout un programme de langue et de traduction espagnole qui peut donner accès à des certificats ou diplômes conçus pour vous permettre d'atteindre vos objectifs personnels et professionnels.Les tests de classement pour les cours de langue espagnole auront lieu le 12 août à 18 h.Les inscriptions en personne pour le trimestre d'automne commencent le 24 août Pour obtenir plus de renseignements sur les tests et les cours : 514-398-6160 I translation.conted®mcgill.ca I www.mcgill.ca/conted-span-port/ Centre d'éducation permanente 77831302380033 L E I) K V 0 1 K .L E I.II N I) I I (I A (MIT 2 0 0 9 MONTREAL AVANT-APRES Quartier des spectacles en émergence, CHUM à édifier, échangeur Turcot à reconstruire, campus de Concordia redéployé, carrefour du Parc-des Pins enfin redessiné.Les projets qui refaçonnent le visage de Montréal ne manquent pas ces jours-ci.Mais, à toutes les époques, la ville s’est bâtie et rebâtie, faisant disparaître, bouger ou apparaître des repères visuels qui marqueront leur époque.Tous les lundis de l’été, un petit voyage photographique dans le passé vous en fera la démonstration.SOURCK ARCHIVES, VILLE DE MONTRÉAL, VM94-U90-2 GUILLAUME SAINT-JEAN te maison Hubert Lacroix vue de l’arrière en 1963, à la suite de Le même site aujourd’hui, près de la tour de Radio-Canada, dans la démolition des édifices qui l’entouraient.l’est de Montréal.•.i * p — ^ ’¦ -jX' GUILLAUME SAINT-JEAN Reconstruite à Carignan, la maison Hubert Lacroix n’est plus aujourd’hui qu’une structure vide envahie par la végétation.— Û De Montréal.à Carignan! La maison Hubert Lacroix, un édifice historique laissé à l’abandon Usée par le temps, la maison Hubert Lacroix, construite à l’époque de la Nouvelle-France, a aujourd’hui disparu du paysage montréalais.Reconstruite à une vingtaine de kilomètres de son lieu d’origine, la maison, dont la pérennité devait être assurée grâce à son implantation dans un village historique, aura toutefois connu un tout autre destin.GUILLAUME SAINT JEAN En 1690, Hubert Lacroix, un riche négociant faisant la traite des fourrures, fit ériger une maison de ferme sur une terre concédée par le sieur de Maisonneuve en 1655.Cette terre s’étendait sur ce qui correspond à l’actuel terrain de la Place de Radio-Canada.Dotée d’un sous-sol élevé, d’un rez-de-chaussée divisé en deux grandes salles et d’un étage sous les combles, la maison, dont les murs exté- rieurs avaient exactement trois pieds d’épaisseur, fut notamment construite à l’aide de pierres tirées du lit d’une rivière qui passait autrefois non loin de là.Occupée par la famille Lacroix jusqu’en 1790, la résidence sera transformée en établissement industriel vers la fin du XIX1 siècle.A la même époque, elle deviendra également un important lieu touristique à la suite de la mention, dans un guide de la ville, qu’il s’agit de la plus vieille maison de ferme de la métropole.Mais plus d’un demi-siècle plus tard, l’immeuble, converti en duplex et situé au cœur d’un pâté de maisons du faubourg à m’iasse, avait totalement sombré dans l’oubli.La maison suscita néanmoins l’intérêt du service d’urbanisme de la ville de Montréal ainsi que celle de la commission Jacques Viger, dont la mission était de protéger et de restaurer le patrimoine de la ville, lorsqu’elle fut redécouverte en 1963, à la suite de la démo- lition des édifices l’entourant pour permettre la construction de la tour de Radio-Canada.Bien que le site soit aujourd’hui transformé en parc, il semblait alors inconcevable de conserver la résidence sur son lieu d’origine.N’étant pas à l’échelle des édifices du Vieux-Montréal, où l’on avait d’abord songé à la transporter, la ville ainsi que la commission Viger firent donc cadeau de la propriété au village historique Jacques de Cham-bly, un village-musée fondé en 1961 dans l’actuelle ville de Carignan, afin qu’elle puisse être sauvegardée.La corporation du village historique dut toutefois organiser une collecte de fonds pour assumer les frais de transport et de restauration.Grâce à la générosité de nombreux donateurs, on considéra finalement la maison Lacroix comme sauvée en novembre 1963.Malheureusement, faute de financement, le village historique fit faillite en 1967, son terrain fut subdivisé, et tous les édifices qui le composaient, y compris la maison Lacroix, furent désormais laissés à l'abandon.Quelques années plus tard, le lot comportant la maison Lacroix passa aux mains d’une compagnie qui transforma le site en zone industrielle afin d’y exploiter une carrière ainsi qu’une usine de bitume.Le nouveau propriétaire, peu soucieux du sort de la maison historique, la laissa aux soins des pilleurs et des intempéries.Envahie par une végétation luxuriante, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, la demeure, dont les murs de pierre semblent toutefois aussi solides que lors de sa reconstruction, n’est plus aujourd’hui qu’une structure vide.Sauvée de la démolition afin de devenir une représentation de l’évolution de l’architecture et du savoir-faire du peuple québécois, la maison Hubert Lacroix est ironiquement devenue aujourd’hui l’antithèse même de notre devise: Je me souviens.Collaboration spéciale Il semblait alors inconcevable de conserver la résidence sur son lieu d’origine LES ACTUALITES V Destinations CIRCUITS EXCLUSIFS ACCOMPAGNÉS EN FRANÇAIS AU DÉPART DE MONTRÉAL DÉCOUVERTE DES BALKANS-lata J h Ottolm; 2009 - 4 pays tt autant de cultures diitmaa Croatie, Slovénie, Monténégro et 1 k»nie-Herzégovine avec Sarajevo, Dubrovnik, Split et bien plus.À partir de 4865$ indus : 35 repas, de nombreuses visites et les taxes (475$) - petit groupe CROISIÈRE SUBLIME DANS L’OCÉAN INDIEN -10«u30 man 2010-Entre mers et lagem bleui Iles Maurice, Seychelles, Kenya, Madagascar et La Réunion À partir de : cabine intérieure 4575$ et extérieure 5065$.Indus : 3 nuits d’hélicrgement en demi-pension, croisière de 15 jours en pension complète à boni du Costa Romantica il les taxes (environ 800$) - Places très limitées! 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LOTS 5 000 000,00 $ 70 934,10$ 1 649,60 $ 104,10$ 10,00 $ 10,00 $ Participation graluite 12 239 724 $ 7 000 000 $ Elit EST DE RETOUR I Jusqu'à 90 participants A la têlE ET 5,8 MILLIONS EN LOTS AU TOTAL.Sn cas de disparité entre cette liste ai la liste ofltciellel de loto-Québec, cette dernière a priorité.contamination bactériologique, dans des taux parfois supérieurs aux normes de salubrité acceptables pour l’eau potable.La présence de levures et de moisissures a été confirmée sur 20 % des échantillons testés par des laboratoires indépendants de Guelph et de Montréal.Trois sacs contenaient aussi des coliformes fécaux.Les sacs neufs et les sacs de plastique à usage unique, utilisés comme témoins, étaient exempts de saletés.Sacs malpropres Jacques Goulet, microbiologiste et professeur lui aussi à l’Université Laval, n’est pas surpris des résultats de ces analyses.Il croit même qu’ils ne reflètent pas l’ampleur du problème, puisque la technique utilisée par l’IPEC, frotter un coton-tige et examiner ce qu’on a récolté, a ses limites.«Je trouve que, dans le domaine alimentaire, on régresse avec les sacs réutilisables», conclut M.Goulet, qui croit que les cas de toxi-infec-tions alimentaires (E.coli, sal- monelle, etc.) liés à cette nouvelle mode seront désormais plus fréquents.Gale West se défend bien de prôner un retour en arrière, maintenant que les consommateurs ont rompu leur dépendance aux sacs de plastique.Mais il faut laver les sacs réutilisables, répète-t-elle.En cela, les sacs de tissu sont plus faciles d’entretien que ceux en plastique rigide.Les supermarchés devraient offrir gratuitement des sacs de plastique pour les produits frais et refuser d’emballer des denrées dans des sacs malpropres, ajoute la prof.Michel Leclerc, militant aux AmiEs de la Terre de Québec, est un peu excédé par toute cette attention portée sur les sacs malpropres, qui fait oublier d’autres sujets plus Importants, comme le suremballage, par exemple.«On ne va pas commencer à avoir peur tout le temps parce qu’il y en a quelques-uns qui ne se lavent pas», résume-t-il, La Presse canadienne EN BREF Des chamans pour lutter contre le H1N1 Toronto — Les tribus autochtones canadiennes, qui ont été particulièrement ravagées par la grippe A(H1N 1) avec 60 décès répertoriés, explorent présentement l’avenue des guérisseurs traditionnels pour lutter contre le virus.Les chefs ont expliqué ce phénomène par la pénurie de travailleurs de la santé, de médicaments et la surpopulation sur les réserves.La chaman Be’sha Blondin a indiqué que les guérisseurs traditionnels désiraient ardemment combattre la prolifération du virus A(H1N1).Sydney Garrioch, le grand chef des 30 communautés autochtones du nord du Manitoba a déclaré que ses membres se réunissaient actuellement afin de déterminer comment les chamans pouvaient lutter contre l’éventuelle résurgence du virus, cet automne.— Im Presse canadienne ACTDALITES La conférence des petits pas " Manon > CORNELLIER La conférence des premiers ministres provinciaux s’est conclue vendredi sans gros mots, ultimatums ou coups de gueule à l’endroit d’Ottawa.Au contraire, les premiers ministres ont même dit appuyer «fermement le travail du premier ministre Stephen Harper et du ministre du Commerce international, Stockwell Day, dans le dossier Buy American» et ils ont promis de collaborer étroitement avec eux pour arriver à une entente avec l’administration américaine.En matière d’assurance-emploi, ils souhaitent que le fédéral investisse davantage dans la formation des chômeurs et rationalise les critères d’accès au programme, mais sans suggérer de règle précise.Dans le dossier des changements climatiques, ils évitent de parler de cibles puisqu’ils ne s’entendent pas sur le sujet.Les premiers ministres provinciaux auraient-ils ramolli?Cette conférence aurait-elle fait son temps?Ni l’un ni l’autre.Le manque d’éclat de cette rencontre est en grande partie attribuable à l’évolution de ces rencontres sous la houlette du Conseil de la fédération.De conférences annuelles, elles sont devenues une étape dans un processus continu de concertation inteiprovinciale.Cette institutionnalisation a véritablement démarré au milieu des années 1990 après que le fédéral eut réduit de façon unilatérale ses transferts aux provinces, les plongeant pratiquement toutes dans une situation de crise.Voyant la nécessité de forger un front commun plus solide face à Ottawa, elles ont créé des comités de travail et commandé des études afin d’étoffer les positions défendues aux conférences annuelles.Pendant presque dix ans, chaque réunion se terminait par une litanie de revendications musclées, sédimentant ainsi l’image d’un forum destiné presque exclusivement à établir un rapport de force avec le fédéral afin de lui soutirer plus d’argent.La conclusion de l’accord sur la santé de 2004 et l’augmentation des transferts sous le gouvernement Harper ont changé la donne, mais un autre élément a contribué à cette transformation: la mise sur pied du Conseil de la fédération, il y a cinq ans.Appuyés par le travail constant des ministres et des fonctionnaires, les premiers ministres se sont mis à se rencontrer plus fréquemment, que ce soit pour faire entendre raison à Ottawa ou simplement pour régler entre eux certains problèmes.?Cette façon de fonctionner n’est quand même pas un antidote aux désaccords, bien qu’elle puisse aider à tempérer les conflits qui pourraient en découler.Les divergences peuvent subsister et, dans certains dossiers, avoir pour effet de réduire le rapport de force des provinces avec Ottawa.L’impossibilité pour les provinces de s’entendre sur un critère commun d’admissibilité à l’assurance-emploi en est un exemple.L’unité était d’autant plus importante qu’il s’agit d’un dossier où Ottawa peut n’en faire qu’à sa tête.Par contre, le moment était idéal pour tenter de l’influencer puisque la réforme du programme est au cœur du débat politique.Cet enjeu est toutefois récent, et les intérêts des provinces, divergents.Pour obtenir un consensus, il aurait fallu que les fonctionnaires provinciaux aient eu le temps d’étudier différentes positions de compromis, ce qui ne fut pas le cas.Travailler à dix a ses revers, dont celui de la lourdeur.Dans le dossier du Buy American Ad, les provinces ont des intérêts similaires, et les premiers ministres s’étaient déjà prononcés ce printemps, ce qui leur facilitait la tâche la semaine dernière.Mais leur position a une faiblesse qui affaiblit à son tour celle de Stephen Harper.Les provinces veulent être exemptées de la loi américaine qui permet aux gouvernements régionaux et municipaux d’exclure les entreprises canadiennes des marchés publics découlant du plan de relance d’Obama, mais elles n’envisagent de discuter réciprocité que dans le cadre «d’autres négociations», dit leur communiqué.Et cette bonne volonté a ses limites.Si le Québec, la Saskatchewan et le Manitoba prônent l’ouverture immédiate des marchés, l’Ontario se fait tirer l’oreille.Dans le dossier des changements climatiques, la diversité des intérêts économiques se traduit par l’absence de position commune sur les cibles de réduction des gaz à effet de serre.On se contente d'inviter Ottawa à faire écho aux voix discordantes des provinces.Cela équivaut à laisser au gouvernement Harper le soin de trancher d’ici à la conféren-çe des Nations unies de décembre, à Copenhague.A moins, bien sûr, que la prochaine conférence des ministres fédéral et provinciaux de l’Environnement n’arrive à sortir de l’impasse.?La conférence annuelle des premiers ministres des provinces est un point d’orgue dans une démarche maintenant continue.Les conclusions de cette seule réunion ne peuvent servir d’unique étalon de l’efficacité du Conseil de la fédération.Les résultats obtenus au fil des mois seraient déjà une meilleure mesure, y compris dans les trois dossiers cités plus haut.Dans le cas de l’assurance-emploi et des changements climatiques, les tests viendront rapidement.La lutte contre le protectionnisme américain demeure, quant à elle, une bataille sans fin.Pour cette raison, il sera intéressant de voir si le projet d’une réunion entre les dix, premiers ministres et tous les gouverneurs des Etats américains, en marge de l’assemblée de ces derniers, à Washington, cet hiver, se réalisera.mcortteilierÇaledevoir.com * Congres des jeunes libéraux Charest ne ferme hausse des tarifs pas la porte à une des services publics JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lors du Congrès des jeunes libéraux ce week-end, le premier ministre Jean Charest, que l’on voit ici lors de la victoire libérale à l’élection partielle dans Marguerite-Bourgeoys, a assuré que le retour à l’équilibre budgétaire serait au cœur des débats à l’Assemblée nationale cet automne.En congrès à Sainte-Thérèse en fin de semaine, les jeunes libéraux ont voté pour la hausse des tarifs des services publics afin d’assurer un retour à l’équilibre budgétaire.Des propositions que se garde d’appuyer ouvertement le premier ministre Jean Charest, qui ne leur ferme pas pour autant la porte.Les 500 délégués de l’aile jeunesse du Parti libéral ont voté pour diverses propositions controversées lors de leur congrès, qui se tenait à Sainte-Thérèse, dans les Laurentides, en fin de semaine.Plusieurs des mesures proposées touchent les automobilistes.Augmentation des taxes sur le carburant, installation de postes de péage sur les autoroutes et imposition d’un droit d’accès à l’île de Montréal figuraient au menu.Les jeunes ont également demandé la tenue d’états généraux concernant les hausses des tarifs d’Hydro-Québec et des autres services publics.«Maintenant que nous avons les deux mains sur le volant, il n’y a pas d’excuse pour ne pas prendre ce virage», a soutenu plus tôt cette semaine Julien Gagnon, président de la Commission-Jeunesse du P1Q.n estime que l’augmentation des taxes et des tarifs permettrait même d’engranger des surplus d’un milliard de dollars en 2013-2014.«Le message que les militants nous ont envoyé tout au long de la tournée de consultatmi est clair l’équité entre les générations est la priorité des jeunes libéraux.Si nous désirons maintenir la qualité, l’accessibilité et la pérennité des services publics, nous devons revoir nos modèles», a dit M.Gagnon.Le premier ministre Jean Charest a félicité l’aile jeunesse sans prendre d’engagement à son égard.Il a toutefois assuré que le retour à l’équilibre budgétaire serait au cœur des débats à l’Assemblée nationale cet automne.Selon Radio-Canada, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a qualifié la proposition de hausse des tarifs «audacieuse», alors que son collègue au Développement économique.Clément Gignac, a parlé de «débat incontournable».Des propositions dénoncées Les ailes jeunesse du Parti québécois et de l’ADQ critiquent la proposition des jeunes libéraux de re- voir à la hausse les tarifs dçs services publics pour renflouer les coffres de l’État.Selon eux, il s’agit d’une mesure qui mènerait à l’appauvrissement des jeunes, de la classe moyenne et des familles.Le vice-président aux affaires politiques du Comité national des jeunes du Parti québécois (CN-JPQ), Alexandre Thériault-Marois, croit que le Québec a besoin d’un plan de relance économique qui va créer de la richesse et des emplois.Il estime que la proposition des jeunes libéraux de taxer davantage les citoyens n’est pas efficace pour la création d’emploi, ni pour se sortir de la crise économique.Le directeur du financement de l’aile jeunesse de l’ADQ, lan Sénéchal, trouve ironique que les jeunes libéraux se présentent comme les défenseurs de l’équité intergénérationnelle alors qu’il juge leurs propositions à ce sujet très faibles et très théoriques.lan Sénéchal critique le fait que les jeunes libérapx ne cherchent qu’à augmenter les revenus de l’État sans réévaluer la colonne des dépenses du gouvernement Jean Charest «heureux» au provincial Interrogé à Sainte-Thérèse pour savoir ce que la population et les différentes formations politiques devaient comprendre de la présence prochaine du premier ministre à un événement tenu en l’honneur de l’ex-premier ministre conservateur Brian Mulro-ney, Jean Charest a affirmé que la politique fédérale ne l’intéressait pas.«Je vis me période de grand bonheur», a dit le premier ministre lors de son passage au congrès de l’aile jeunesse de son parti.D a expliqué qu’il ne se joignait à la fête que pour souligner les gestes de M.Mulroney pour le Québec et le Canada lorsqu’il était à la tête du pays.
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