Le devoir, 6 août 2009, Cahier A
,)mw rnmummt ÉCONOMIE Les PME québécoises sont rattrapées par la récession Page B 1 ?w w w .1 e (I e v o i r.c o ni ?— LE DEVOIR V o L .C N “ 1 7 5 ?L E -I E ü I) I 6 A O II T 2 O O 9 1 , 1 O $ + T A X E S = I .2 f) $ û ms V: ; û ' rim3 VALERIE REMISE Les liens entre le Québec et la Foire des arts de la rue et du cirque de Tarrega ne datent pas d’hier.Ainsi, le Cirque Eloize, dont on voit ici un extrait du spectacle Nebbia, a déjà remporté le Prix du public lors d’une participation à Tarrega.Barcelone fait la fête au cirque québécois Tous les ténors du secteur seront présents à la 29e Foire des arts de la rue et du cirque de Tarrega ISABELLE PORTER Québec — De l’École nationale du cirque au Festival d’été de Québec en passant par le Cirque du Soleil, tous les ténors québécois des arts de la rue et du cirque se rendront à Barcelone début septembre pour participer à la foire de Tarrega, qui fait honneur au Québec cette année.Ce festival, fondé il y a 29 ans, aura lieu cette année du 10 au 13 septembre dans la petite ville de Tarrega, près de Barcelone.Il accueille les productions de trois compagnies québécoises: Les Parfaits Inconnus, Mobile Home et Poupées [K]rinkées.«Le cirque est en pleine expansion en Espagne et le cirque contemporain québécois est devenu un modèle», explique Maria Jesus Bronchai, du Bureau du Québec à Barcelone.En plus des spectacles, Tarrega a programmé une table ronde spécialement consacrée au Québec en présence de ténors du secteur au Québec comme Danièle Lenoble, du volet arts de la rue VOIR PAGE A 8: TARREGA DANNY MOLOSHOK REUTERS LE MONDE Une mission planifiée de longue date La visite de Bill Clinton en Corée du Nord est l’aboutissement de quatre mois de tractations pour obtenir la libération des deux journalistes américaines ¦ À lire en page A 5 POLITIQUE Les jeunes libéraux veulent faire passer les Québécois à la caisse ¦ À lire en page A 3 I N D K X Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Éditorial .A H Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Sports.B 6 Sudoku.A 2 Télévision.B 7 Pour ne pas perdre le nord Des programmes initient de jeunes Inuits à l’archéologie, à l’hôtellerie ou à la plongée sous-marine, question de les aider à croire en un avenir dans leur région Il n’y a pas que du désespoir dans le Grand Nord du Québec.Malgré les nombreux problèmes sociaux, certaines initiatives permettent aux communautés de se développer, et surtout, aux jeunes de s’accrocher.Notre collaboratrice a séjourné une semaine en Arctique: elle nous présente la face cachée du Nunavik.M ÉLAN IE LOISEL Premier de deux textes Dans le salon de l’hôtel d’Ivujivik, Lo-cassie Matt Mask chante son dernier succès devant ses camarades.Tous les jeunes connaissent au Nunavik sa chanson Ivujivik, qui roule sur YouTube.Dans ce rap, le jeune homme de 18 ans raconte en inukti-tut la réalité de son village situé complètement à la pointe nord du Québec.Il suffit d’écouter pour comprendre.«Si vous venez dans mon village, nous allons vous accueillir avec de la mari et de l'alcool et si vous en voulez, nous allons vous en offrir», lance Locassie en traduisant pour l’occasion les paroles en français.C’est pour éloigner ces jeunes de ce genre de tentations que l’institut culturel Avataq organise une école de fouilles archéologiques, depuis 25 ans, au Nunavik.Une dizaine de jeunes du secondaire ont été sélectionnés cette année, dont Locassie et ses amis Lukas, Moses et Johnny.Cet été, Us ont passé toutes leurs semaines sur les îles Nuvuk pour étudier la période des paléoesquimaux.Avec leur truelle, les quatre ados creusent, fouillent, et effectuent des VOIR PAGE A 8: INUIT MftlANIK LOISEl.COLLABORATION SPÉCIALE Sailasi Ittukallak est le premier jeune Inuit à suivre une formation de plongée.Conseil de la fédération L’assurance-emploi divise les provinces La réforme proposée par l’Ouest va trop loin pour le Québec, mais pas assez aux yeux de l’Ontario HÉLÈNE BUZZETTI Régina — La réforme éventuelle du programme d’assurance-emploi ne fait pas que faire s’affronter Stephen Harper et Michael Ignatieff.Les premiers ministres provinciaux, réunis cette semaine en Saskatchewan, ne s’entendent pas sur la façon de rendre le programme plus généreux en période de récession.Les provinces de l’Ouest proposent une simplification du régime qui va trop loin aux yeux du Québec, et pas assez à ceux de l'Ontario.Il semble que le chef du Parti libéral du Canada ne pourra pas s’appuyer sur un éventuel consensus des dix provinces pour affronter son adversaire conservateur lors du retour à la Chambre des communes en septembre.Les premiers ministres des provinces et territoires ont convergé hier vers Régina pour la rencontre annuelle du Conseil de la fédération.L’économie sera au cœur de leurs discussions aujourd’hui et demain, et la réforme du programme d’assurance-emploi, en particulier, sera abordée.Normes variables L’actuel programme, réformé dans les années 1990 pour instaurer des normes d’admissibilité variables selon le taux de chômage d'une région donnée, n’avait jamais été testé en période de ralentissement économique.Aujourd’hui, les premiers ministres constatent qu’ils défavorisent certains chômeurs habitant des zones considérées comme ayant un bon marché de l’emploi.Les quatre provinces de l'Ouest, dont le revirement soudain de fortune pénalise leurs chômeurs, se sont entendues en juin pour promouvoir un programme simplifié avec seulement VOIR PAGE A 8: EMPLOI A(H1N1): des « antivaccination » crient au complot sur Internet LI SA- MARIE G E R VA1 S Alors que le géant pharmaceutique Novartis effectue ses premiers tests de vaccins contre la grippe A(H1N1) sur les humains, la vaccination déchaîne les passions à tout le moins sur le Web, où fleurissent les blogues et les sites Internet qui relaient des informations alarmistes voulant que le nouveau vaccin constitue un risque grave pour la santé, voire qu’il puisse causer la mort.De la foutaise, croient plusieurs chercheurs en santé publique et des spécialistes des maladies infectieuses.«Aucun vaccin n'est efficace à 100 %, 100 % du temps.Mais le risque d'effets secondaires que présente le vaccin n'est pas assez grand pour qu’on laisse tomber la vaccination.Les risques associés à la maladie sont éminemment plus sévères», a soutenu le D Brian Ward, directeur adjoint du Centre de recherche en maladies infectieuses et microbiologie du Centre hospitalier de l'Université McGill.Le chercheur, qui a servi de témoin expert VOIR PAGE A 8: VACCIN Dalton McGuinty Jean Charest « V L K I) E V 0 I R , LE .IE II I) I 6 A 0 C T 2 0 0 II A 2 ACTUALITES L’été en ville se vit dehors, à profiter des piscines, à flâner dans les parcs, à courir les festivals.Mais l’été en ville, c’est aussi l’occasion de sortir de la routine ou des sentiers battus.Cette année encore, nos journalistes ont déniché pour vous des coins surprenants, des activités méconnues, des personnages, et fait bien d’autres découvertes qui donnent leur texture à Montréal, Québec, Ottawa.i m p) Mséit# ‘ ' u m ¦r * ' > ¦ ¦f 'f?1 yïmï: '' \ * f'»**m**.PHOTOS JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les cyclistes aguerris apprécient le dénivelé du cimetière, tout en courbes et en pentes sinueuses, mais aussi la nature, l’air pur et les fleurs qui y ont trouvé refuge.Rouler en paix Les pentes du cimetière Mont-Royal font les délices des «vedettes» de la course sur deux roues MÉLISSA GUILLEMETTE On se croirait dans les Cantons-de-l’Est, sur la route des vins ou sur un chemin de cantop éloigné.C’est beau, c’est vert.A l’horizon, il n'y a pas un chat, ou alors, au maximum il y en a deux ou trois.Pourtant, on se trouve en plein Montréal.Ayant pris connaissance de la popularité des pentes du cimetière Mont-Royal auprès des cyclistes, Le Devoir a enfilé ses cuissards pour un entraînement à vélo intensif dans ce lieu où plus de 200 000 âmes dorment en paix pendant que d’autres font de la vitesse.Et c’est vraiment parmi les tombes que toutes les «vedettes» de la course sur deux roues s’entraînent à Montréal, a confirmé Vélo Québec.Après la montée du chemin Camilien-Houde, populaire chez les cyclistes depuis que le Belge Eddy Merckx l’a gravi presque les deux doigts dans le nez au Championnat du monde de 1974, se trouve à droite une entrée du cimetière.C’est facile, ça descend.Mais au loin, une cycliste s’apprête à monter une longue côte.C’est Marie Lonpiré, une infirmière de 24 ans.«Je me la gardais pour dessert, celle-là», raconte la petite femme, qui est enceinte de sept semaines.Elle vient au cimetière deux fois par semaine pour se durcir les mollets.«C’est l’un des rares endroits où il y a de bonnes côtes à Montréal.Je m’y sens en sécurité parce qu’il y a toujours des gens pas trop loin qui font l'entretien et parce qu’on ne croise pas trop de voitures.» Et queUe est l’étiquette lorsqu’on croise un corbillard?«On revient sur nos pas», manœuvre que j’exécuterai un peu plus tard lorsque j’en croiserai deux à deux minutes d’intervalle.Rouler sur les sentiers asphaltés du cimetière du versant nord du mont Royal est permis, apprend-on à Marie Longpré, qui se disait depuis toujours quelle ferait semblant de chercher la tombe de sa grand-mère si un employé du cimetière l’interceptait — un alibi béton puisque la défunte y est réellement enterrée.Mais lorsque «ça devient excessif» ou que «les cyclistes exagèrent», le personnel du cimetière intervient, expliquait plus tôt Sandro Ventura, des Services commémoratifs Mont-Royal.«L’autre jour, par exemple, un cycliste était suivi par son ami dans une camionnette et se chronométrait.Ça ne paraît pas trop bien pour la clientèle.» De son bureau, M.Ventura voit chaque jour au moins une dizaine de cyclistes en entraînement vêtus de leur «maillot professionnel», comme il dit en riant.Les arbres, les fleurs, les oiseaux Après un «dessert» éprouvant avec Marie, c’est Claude Bleau, de Terrebonne, qui surgit, le souffle court.L’homme de 47 ans travaille au cégep Vanier, à Saint-Laurent, et consacre une heure de son dîner à dévaler et à monter les pentes du cimetière tous les jours depuis quatre ans.«Et j’ai juste une heure quinze minutes pour dîner!» Sa pente de prédilection, «à côté des canons», lui a fait perdre, eh oui!, près d’une centaine de livres.Un vallon et demi plus loin, l’avocat grisonnant William De Merchant freine brusquement lorsque je l’interpelle.Le cycliste averti explique qu’il vient s’entraîner ici et en profite, dans les pauses, pour observer les oiseaux — il y en a près de 150 espèces.A-t-on la frousse à la tombée du jour?«Moi, ça ne me trouble pas d’être dans un cimetière, mais une copine avec qui je roule m’a dit qu’elle n’y viendrait jamais seule», pas même en plein jour, raconte le cycliste.Après une dizaine de rencontres, je comprends qu’en plus des côtes au dénivelé intéressant, c’est «la nature», «l’air pur» et «les fleurs» que les cyclistes recherchent sur ce site où plus de 10 000 arbres et pommiers poussent.Les mollets en feu et les yeux vers la sortie, c’est finalement Eisa Nelson que je croise, pour apprendre que les marcheurs dynamiques trouvent aussi leur compte au cimetière.Cette piétonne musclée le traverse pratiquement tous les jours depuis deux ans, année où la Torontoise d’origine a déménagé près du parc Laurier.«L’hiver comme l’été, je passe ici pour me rendre à l’Université McGill», raconte celle qui a sa butte favorite, qu’elle monte parfois 10 fois de suite pour optimiser son cardio.«Je viens, aussi ici pour les odeurs.» C’est vrai, ça sent bon.A force de chercher son souffle, on ne s’en rend plus compte.Le Devoir Harper perd un nouveau membre de son entourage Ottawa — Un autre membre de l’équipe politique du premier ministre Stephen Harper est sur le point de quitter ses fonctions.La directrice des communications stratégiques, Carolyn Stewart-Olsen, a annoncé hier qu’elle prenait sa retraite.Son départ est le deuxième à survenir au sein de l’équipe des communications du premier ministre en autant de semaines.Le directeur des communications de M.Harper, KoryTe-neycke, qui s’est fait le porte-parole du cabinet du premier ministre pendant la majorité de la dernière année, avait annoncé, la semaine dernière, qu’il quitterait la scène politique au cours du mois d’août.Carolyn Stewart-Olsen compte parmi les collaborateurs les plus loyaux de M.Harper et parmi ceux qui ont le plus d’ancienneté au sein de son bureau.Presque tous les postes supérieurs au cabinet du premier ministre ont changé de mains depuis 2008, dont celui de chef de cabinet.Le secrétaire principal de M.Harper, Ray Novak, et son porte-parole, Dimitri Soudas, sont parmi les seuls membres du personnel d’origine toujours actifs.La Presse canadienne Sudoku par Fabien Savary 3 4 9 1 6 4 7 1 4 5 4 5 8 3 5 1 7 8 7 9 6 3 5 6 2 2 1 Niveau de difficulté : FACILF 1234 Placez ld chiffre de 1 à 9 dans charjue case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par l»i trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9, Chaque chiffre apparaît donc ir\e seule fols dans cne ligne, dans trie colonne et dans une taoite 3x3.Solution du dernier numéro 2 8 7 3 5 S 4 1 9 5 4 1 7 2 9 8 3 3 9 3 3 1 8 4 2 5 7 3 9 8 2 4 3 1 7 5 4 1 3 5 4 7 9 2 8 7 5 2 8 9 1 3 4 3 1 7 4 3 3 8 5 9 2 3 0 5 9 1 2 7 8 4 « 2 9 4 7 5 3 3 1 1233 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus inédits de 4 niveaux de dlfilcullé par riOtre expert Fahlen Savary En exclusivLé sur le site ries Mordus www.I es-m o r d us.c om > Si ceci ressemble à un test de maths, visitez mathscourantes.ca ou appelez le l 800 303-1004.La solution par les maths n a o a Utmcy RwndaOoi HonMtnpowlilphabftaata l'ÉCKe DE L’INSTmJT DU NOUVEAU MONDE 27ahM)ao0t2009 MÊÊÊamsnnMKÊÊÊi www.inm.qc.ca L’tCOU D’ttt VOUS VOS ïWOMfb TOUR Participez à Pi 6* École d’été de I1NM, du 27 au 30 août à Montréal [UQAM] MJiouwm» CETTE ANNÉE, VENEZ RENCONJHU— &ulLB^un àDWENHI MAREE MOWN jI(jù,ice executive'lf''orSsnlsn’e UNEBEAUCHAMR ministre du D-.-,, de rtnwonnement et des ma mairkhadir, depute de Mercier CÉLINE GAUPEAU, chef d’antenne S Radio-Canada 0 porte-parole d'fquiterre VU oèteetslameur WS MICHAUD, Mouvement d education et défense des actionnaiies i |0HN PARISELLA, | president de BCP ISABELLE HUD0N présidente de Maricetel ANNIE ROL cofondatrice delation terroriste socialement acceptable MICHEL ARSENAULT, président de la HQ M0NIAMADGH, auteuree ?et épouse de Mahei^l Inscrivez-vous en ligne dès maintenant: au www.inm.qc.ca ou au 514 9Î4-5999 poste 221 Faites vite, les places sont limitées ! NOS PARTINAIRI5 Communication P l'fCOM «rflÉ I»?StlIltNIlt MNAmiîMMCNT MOU SfCRfTARIAT A IA JtUMSSt DANS U CADRE DE IA STRATEGIE D ACTION JEUNESSE 700« TOOV .(JT/ Québec LE Düvnfll ©£££ ©t u LtCOLE D'ETE M l'INM EST SOUS 11 PAIRONAOE DE LA COMMISSION CANADIENNE POUR L'UNESCO l'ECMEOfltOEIINI CARBONEUTRE.() planetair * I.K I) K V 0 I K ¦ L K .) K II I) I (i A 0 11 T 2 U (I !) ACTUALITES PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les jeunes du PLQ suggèrent d’établir le péage sur toutes les autoroutes du Québec, de même qu’à l’entrée de la métropole.Les jeunes libéraux veulent faire passer les Québécois à la caisse Des postes de péage sur les autoroutes et une révision à la hausse des tarifs des services publics figurent parmi leurs propositions L’État a besoin de revenus, et vite.Les jeunes libéraux du Québec croient avoir trouvé la façon de renflouer les coffres grâce à une révision tous azimuts des taxes et tarifs en vigueur.Un bouquet de mesures qui seront débattues en congrès cette fin de semaine, à Sainte-Thérèse.MARTIN OUELLET Québec — Les jeunes libéraux du Québec veulent faire passer les automobilistes à la caisse en augmentant les taxes sur le carburant et en installant de postes de péage sur toutes les autoroutes.Plus encore, la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec propose d’imposer aux automobilistes un droit d’accès à la métropole et plaide pour une grande révision a la hausse des tarifs des services publics.Une pareille flambée des coûts permettrait de combler rapidement le déficit budgétaire et d’engranger des surplus, a fait valoir le président de la commission, Julien Gagnon, en conférence de presse mercredi à Québec.Avec le vieillissement de la population et le déclin démo- graphique en toile de fond, un «virage important» s’impose au Québec afip d’accroître les revenus de l’État, a-t-il insisté.«Maintenant que nous avons les deux mains sur le volant, il n’y a pas d’excuses pour ne pas prendre ce virage», a illustré M.Gagnon, faisant allusion au mandat majoritaire obtenu par le premier ministre Jean Cha-rest à l’élection générale de décembre dernier.La Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ) juge «nettement insuffisant» l’objectif 2013-14 fixé par le gouvernement Charest pour rétablir l’équilibre des finances publiques.L’aile jeunesse libérale estime qu’il faut relever la barre pour non seulement effacer l’ardoise en 2013-14, mais dégager un surplus d’au moins un milliard.Pour atteindre cet objectif ambitieux, les jeunes du PLQ suggèrent d’établir le péage sur toutes les autoroutes du Québec de même qu’à l’entrée de la métropole, où serait délimitée une «zone de congestion» tarifée.Etats généraux Ils avancent aussi de nouvelles mesures pour améliorer l’efficacité énergétique et pour accentuer la lutte contre l’évasion fiscale.«En ce qui concerne le péage, on est capable d’aller chercher beaucoup [d’argent], tout comme en matière d’évasion fiscale.En ce qui a trait à l’efficacité énergétique, on est capable aussi d’aller en chercher beaucoup parce que plus on sauve [de l’énergie], plus on est capable d’en exporter», a soutenu le président de la commission.Sur l’épineuse question des tarifs, la Commission-Jeunesse préconise la tenue d’états généraux sur la tarification des services publics, menant à une loi sur l’ajustement — à la hausse — de la facture refilée aux citoyens.«Il y a un ensemble de tarifs que le gouvernement peut toucher», a dit M.Gagnon, sans plus d’explications.Comme il s’agit d’un engagement électoral libéral, le tarif des garderies à sept dollars par jour devrait être maintenu pour la durée du mandat, a cependant précisé le représentant des jeunes libéraux.Même chose pour l’augmentation graduelle et limitée des frais de scolarité.Le choc viendra plus tard.«En 2012, on devra faire le débat», a-t-il dit Les mesures seront débattues les 7, 8 et 9 août à Sainte-Thérèse, dans les Laurentides, où quelque 500 jeunes libéraux seront réunis en congrès.Outre les finances publiques, l’environnement sera l’autre grand thème abordé au cours du congrès.L’aile jeunesse favorise en outre l’adoption d’un «new deal» écologique, basé sur l’économie d’énergie et d’un «projet de société» pour accélérer le développement du transport collectif.La Presse canadienne « Arrestations arbitraires » en Cisjordanie Le militant Mohammed Khatib, qui a traîné deux compagnies québécoises devant la Cour supérieure, est arrêté par l’armée israélienne DAVID FURST AGENCE FRANCE-PRESSE Un membre du Comité populaire contre le mur de Bil’in, dont fait partie Mohammed Khatib, proteste contre la colonisation sauvage de son village par les Israéliens.ppill êâïL P’ '***#' ¦ '%> o* MARCO BÉLAIR-CIRINO Mohammed Khatib, un producteur de poulets palestinien qui accuse deux sociétés québécoises de crimes de guerre devant la Cour supérieure du Québec, a été fait prisonnier par l’armée israélienne à Bil’in, en Cisjordanie, dans la nuit de lundi.Des dizaines de soldats israéliens auraient fait irruption aux aurores lundi dans le village de Bil’in, situé à l’ouest de Ramallah, en Cisjordanie, et ont appréhendé 20 personnes, selon le collectif de soutien aux droits du peuple palestinien Ta-damon.«Deux cents soldats sont arrivés dans le village palestinien.Ils étaient déguisés et masqués ou maquillés.Il s’agit d’arrestations arbitraires», affirme la porte-parole de Tadamon, Sarra Ghribi.Celle-ci appelle à la libération immédiate de ces derniers.«Cinq maisons ont été attaquées et huit personnes ont été arrêtées: sept Palestiniens et un activiste américain», rapporte pour sa part le site Web de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien.Aucune accusation n’a été portée contre M.Khatib, indique Sarra Ghribi.Le père de quatre enfants, qui est âgé de 35 ans, pourrait être inculpé d’incitation à la violence, notamment d’avoir encouragé ses concitoyens à tirer des pierres aux soldats israéliens faisant le pied de grue dans le secteur.«Il est une figure emblématique de la résistance pacifiste.Il est dans une démarche non violente.Il y croit vraiment», fait savoir Sarra Ghribbi.«On a vraiment peur pour lui», ajoute-t-elle.Débouté par la justice israélienne, Mohammed Khatib, qui est aussi membre du Comité populaire contre le mur de Bil’in, accuse les entreprises québécoises Green Mount International inc.et Green Park International inc.de faire fi des législations canadienne et internationale en construisant des immeubles résidentiels dans la plus importante colonie juive de la Cisjordanie, Moddin Illit.M.Khatib avait d’ailleurs fait une tournée pancanadienne en juin afin de faire connaître le litige qui l’oppose aux deux sociétés.Plus de 40 immeubles au-raient été construits à Bil’in, abritant 1000 familles juives.Une quinzaine d’entre eux au-raient été construits par Green Mount International Inc.et Green Park Internationa] Inc.«Les droits humains ont été violés par ces compagnies.Nous avons une cause et nous croyons que nous l'emporterons», avait lancé Mohammed Khatib en juin dernier, à sa sortie du palais de justice de Montréal en brandissant la Loi canadienne sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre.Mais au total, quelque 40 000 colons habitent sur la terre que le village de Bil’in et ceux des environs revendiquent.«[Les forces israéliennes] font tout pour que le moral de ces pacifistes tombe à terre.Tous les Palestiniens ont été arrêtés au moins une fois», fait remarquer Sarra Ghribbi.Les militants du collectif Tadamon, qui aide «le peuple [palestinien] à se sortir de ce colonialisme qui date maintenant de 40 ans», manifesteront demain midi «en solidarité avec Mohammed Khatib et les personnes qui ont été arrêtées» devant le magasin Indigo, à l’intersection des rues Sainte-Catherine et McGill, à Montréal.Le Devoir « [Mohammed Khatib] est une figure emblématique de la résistance pacifiste.Il est dans une démarche non violente.Il y croit vraiment.» PAPIERS JETABLES Greenpeace fait passer Kimberly-Clark au vert FABIEN DEGLISE Sous la pression des verts, le géant du blanc a cédé.La multinationale Kimberly-Clark, avec ses célèbres papiers jetables de marque Cottonelle et Kleenex, a annoncé hier qu’elle allait revoir en profondeur ses modes d’approvisionnement afin' d’utiliser à l’avenir plus de fibres respectueuses de l'environnement Une décision chaudement applaudie par Greenpeace qui, depuis des mois, menait campagne contre cette entreprise, au nom des forêts.«Les grands gagnants, ce sont les forêts anciennes comme notre forêt boréale», a indiqué hier par voie de communiqué Richard Brooks de Greenpeace Canada.Avec l’adoption de sa nouvelle politique d'achat, Kimberly-Clark s’engage à utiliser dans ses papiers jetables, d’ici 2011, près de 40 % de fibres recyclées ou encore certifiées par la Forest Stewardship Council (FSC).Cet organisme indépendant encadre les bonnes pratiques forestières.Actuellement, le fabricant de papier hygiénique et de mouchoirs jetables en utilise près de 30 % en Amérique du Nord.Tout en se présentant désormais comme «un chef de file en matière de développement durable», la multinationale dit également vouloir d’ici trois ans ne plus acheter de pâtes à papier provenant de la forêt boréale du Canada, sauf si elles répondent aux normes du FSC.Par ailleurs, à terme, 100 % des fibres entrant dans la composition de ses papiers devront être «écologiquement responsables».«Nous croyons qu’il est possible d’utiliser de façon écologiquement responsable à la fois des fibres vierges certifiées et des fibres recyclées, et tout cela, en continuant à offrir aux consommateurs les performances auxquelles ils s'attendent de nos grandes marques de papiers jetables», a résumé Suhas Apte, responsable des questions environnementales chez Kimberly-Clark.Outre Cottonelle et Kleenex, Scott, Huggies et Ko-tex sont également dans le catalogue du marchand de biens éphémères.Le géant du papier jetable n’a pas caché hier avoir été fortement influencé par Greenpeace, organisme avec lequel il a conclu une entente afin d’élaborer sa nouvelle politique d’approvisionnement.Politique qui comporte éjgalement l’interdiction d’acquérir des fibres de bois de sources illégales, mais aussi l’appui d’activités de recyclage et de protection de forêts «susceptibles d’être classées comme étant en péril ou à haute valeur de conservation», peut-on lire.Pour les gardiens de la «paix verte» qui ont, du coup, mis fin à leur campagne «Kleenex SOS forêt» visant directement Kimberly-Clark, cette collaboration a été jugée profitable pour la conservation des forêts, y compris pour «la plus grande forêt ancienne d’Amérique du Nord, sanctuaire de plus d’un milliard d’oiseaux migrateurs», mais aussi pour la bonne marche de l'économie.Selon eux, elle illustre que les bonnes pratiques environnementales peuvent aussi être «excellentes pour les affaires», ont-ils indiqué.Le Devoir EN BREF Pensionnats autochtones: les externes ont aussi souffert Winnipeg — Les excuses présentées l’année dernière par Stephen Harper aux anciens élèves des pensionnats autochtones, de même que les indemnités qui leur ont été versées par Ottawa, ne concernaient pas les quelque 70 000 autres élèves autochtones de partout au Canada qui rentraient chez eux le soir venu.Cette exclusion a incité l’un d’eux.Gary McLean, à déposer une poursuite de 15 milliards, exigeant du gouvernement fédéral qu’une compensation leur soit versée.La poursuite, que les autochtones espèrent voir être approuvée au Manitoba en tant qu’action collective, soutient que les autochtones des externats ont souffert tout autant que ceux ayant fréquenté les pensionnats.Le montant en dommages prévu dans la poursuite de 15 milliards est basé sur le ratio qui a servi au calcul dans la requête des survivants des pensionnats.-La Presse canadienne •# ROLEX Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3875 OYSTER PERPETUAL DATEJUST EN ACIER ET OR JAUNE 18 CARATS r/ yt Gàmbard LE DEVOIR.LE JEUDI B AOUT 2 0 0 !» ACTUALITES EN BREF Destitution confirmée pour quatre policiers Sherbrooke — Le comité de déontologie policière du Québec a confirmé, hier, la destitution des ex-policiers Hugues Ré, Guy Hovington, Denis Tur-geon et Pierre Bégin, refusant du même coup leur demande d’exercer leur profession dans un autre corps de police.Les quatre policiers du Service de police de Sherbrooke (SPS), reconnus coupables de voies de fait envers Hugo Lemay, un citoyen maintenant décédé, souhaitaient pouvoir reprendre leur carrière après avoir purgé une peine d’incapacité légale d’un maximum de cinq ans.Dans sa décision, le comité note que le comportement des quatre agents constitue un «acte dérogatoire à l'article 7 du Code de déontologie des policiers du Québec», soit de ne pas avoir respecté l’autorité de la loi en se livrant à des voies de fait sur la personne de M.Hugo Lemay.Les faits reprochés aux ex-policiers sont survenus en octobre 2002 dans un garage du poste de police, alors qu’ils ont voulu «donner une leçon» à Hugo Lemay pour avoir frappé un de leurs coUègues.- La Presse canadienne Cégeps: quelques millions pour le béton Les gouvernements du Québec et du Canada ont annoncé hier un investissement de près de 8,5 millions de dollars dans les cégeps de la capitale nationale.Cette somme, qui sera presque exclusivement consacrée à des rénovations d’infrastructures, demeure largement insuffisante, de l'avis de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE).«On ne va jamais dénoncer le fait qu’on veuille améliorer ks infrastructures», a indiqué le secrétaire à la coordination de TASSÉ, Christian Pépin.«Mais dans la grande marée des problèmes auxquels on fait face, c’est une goutte d’eau dam l’océan.» M.Pépin a par contre qualifié de «lueur d’espoir» le lancement de deux programmes d'aide aux études postsecondaires, l’un de remboursement et l’autre de bourses dans lequel le gouverne ment fédéral a investi 350 millions.H a tout de même dit craindre que le programme de remboursement légitime la hausse du plafond des frais de scolarité.- Le Devoir L’OTAN demeurera en Afghanistan, assure Rasmussen Kaboul — Le nouveau secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a assuré hier que l’alliance militaire demeurerait en Afghanistan en dépit de la baisse de soutien observée chez les électeurs de plusieurs pays membres, préoccupés par l’augmentation des pertes parmi la population afghane et les soldats occidentaux.M.Rasmussen s’est rendu à Kaboul afin de s’entretenir avec des politiciens et des dirigeants militaires, deux jours après avoir pris la direction d’une organisation qui peine à conserver sa cohésion et sa pertinence, alors que ses troupes combattent contre les insurgés talibans à des milliers de kilomètres de l’Europe.«Je peux vous assurer, ainsi qu’au peuple afghan, que nous resterons et que nous vous appuieront pendant aussi longtemps qu’il faudra pour terminer le travail», a déclaré l’ancien premier ministre danois au président afghan, Hamid Karzai, lors d’une conférence de presse conjointe.- The Associated Press CHRIS WATTIE REUTERS Larry O’Brien avait été mis en accusation en décembre 2007.Lavé de tout soupçon Le maire d’Ottawa est déclaré non coupable des accusations de trafic d’influence et de fraude qui pesaient contre lui ALEXANDER PANETTA Ottawa — Le maire d'Ottawa Larry O’Brien, a été reconnu non coupable hier par la Cour supérieure de l’Ontario à des accusations de trafic d’influence et de fraude qui pesaient sur lui.M.O’Brien était accusé d’avoir fraudé le gouvernement fédéral en promettant une nomination à la Commission nationale des libérations conditionnelles à Terry Kilrea, son adversaire politique, en échange de son retrait de la course à la mairie aux élections municipales de 2006.Il était passible d’une peine d’emprisonnement de cinq ans.M.O’Brien pourra réintégrer ses fonctions immédiatement.Hier, le juge Douglas Cunningham a indiqué qu’il ne croyait pas nécessairement tout ce que M.O’Brien avait dit aux policiers, mais qu’un doute raisonnable demeurait quant à la culpabilité de l’accusé et qu’il devait donc l’innocenter.Il a aussi estimé que le princi-pal témoin contre M.O’Brien, M.Kilrea, était peu crédible.Il a ajouté que M.Kilrea avait l’habitude de tirer de fausses conclusions de ce qui lui était dit «Bien que je ne puisse pas entièrement croire [la version des faits] de l’un des deux, je ne suis pas en mesure de conclure que je ne crois pas M.O’Brien», a affirmé le juge Cunningham.Des applaudissements ont retenti dans la salle d’audience quand le juge Cunningham a fait connaître sa décision au ter- écran géant, avait été mise à la disposition des citoyens.Cette salle était aussi remplie à pleine capacité.Le procès a duré 16 jours, répartis sur une période de trois mois.M.O’Brien, qui est âgé de 60 ans, n’a pas témoigné.Ses avocats avaient tenté, sans succès, de faire rejeter la cause après que la Couron- «II marchait sur une mince ligne, mais [.] je suis incapable de conclure hors de tout doute raisonnable qu’il a commis un acte criminel», a dit le juge me de la lecture de son jugement, ce qui a pris une heure.«Indubitablement, M.O’Brien voulait que M.Kilrea se retire de la course, a dit le juge en Usant son verdict de 21 pages.Je n’ai aucun doute qu’il a incité M.Kilrea à tenter d’obtenir une nomination.Il marchait sur une mince ligne, mais [.] je suis incapable de conclure hors de tout doute raisonnable qu’il a commis un acte criminel.» La salle d’audience était tellement encombrée qu’une deuxième salle, celle-là munie d'un ne eut terminé sa présentation, faisant valoir qu’il s’agis-sait qu’une question politique et non criminelle.A sa sortie de la salle d’audience, le maire a laissé sortir un grand soupir de soulagement et a affirmé qu’il avait hâte de reprendre le travail.«J’espère que nous pouvons maintenant mettre cette triste épreuve derrière nous et aller de l’avant, car il y a 141 000 personnes à Ottawa qui ont voté pour que je travaille, et c’est ce que j’ai l’intention de faire», a-t-U affirmé.Il a toutefois refusé de répondre aux questions des journahstes.La Presse canadienne MARIJUANA Les policiers sortent les cisailles Québec — Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont procédé, mercredi, au ramassage de plusieurs centaines de plants de marijuana à Saint-Ubalde, dans la région de Portneuf.Les plants cueillis à Saint-Ubalde n’étaient pas encore arrivés à maturité et étaient dispersés dans un champ de mais et dans un secteur boisé.Il s'agit de plants cultivés en serre et transplantés dans les champs après l’ensemencement du maïs, quelque part en juin.Dans ce seul secteur, les policiers ont cueilli plus de 1000 plants depuis la semaine dernière et ont rapporté avoir découvert quelque 500 plants sup-plémentaires dans le même champ.Pour la seule journée d’hier, les policiers prévoyaient «visiter» une quinzaine de sites dans Portneuf et éradiquer plus de 5000 plants.Depuis le début de la saison des récoltes, les policiers ont déjà ramassé plus de 18 000 plants de marijuana dans la région de Québec-Chaudière-Appalaches.A pareille date l’an dernier, l’opération Cisailles, qui en est à sa dixième année, avait permis d’éradiquer 11 000 plants de marijuana.«Au fil des ans, fait remarquer l’agente Ann Mathieu, porte-parole de la SQ, les cultivateurs de marijuana ont raffiné leurs techniques et ont travaillé génétiquement leurs cultivars pour obtenir des plants plus petits qui sont tout aussi fournis, plus résistants aux différentes conditions climatiques et arrivant à maturité plus rapidement.Il est rare aujourd’hui de récolter des plants de deux mètres de haut comme il y a quelques années.» Alors qu’il y a seulement cinq ans les policiers retrouvaient souvent plusieurs milliers de plants groupés au même endroit, la dispersion des plants en plusieurs petits îlots ou plantés le long des champs rend désormais leur repérage plus difficile.C’est pourquoi les services policiers ont, depuis quelques années, mis en place les contrats sociaux, une forme de pacte auquel les producteurs agricoles adhèrent volontairement et par lequel ils donnent un accès total à leurs terres aux services policiers sans que ces derniers aient besoin d’un mandat de perquisition.Pour s’assurer que le propriétaire de la terre sur laquelle les plants ont été saisis ne fasse pas l’objet de représailles de la part des planteurs de pot, qui pourraient croire que c’est lui qui a ramassé les plants, les policiers laissent sur place un ruban jaune identifié «SQ» pour bien signifier qu’ils sont à l’origine de la disparition des plants.La Presse canadienne Québec porte assistance aux sinistrés de Mont-Laurier Une vingtaine de résidences ont été rendues inhabitables par la tornade de puissance F2 BERNARD BARBEAU Le gouvernement du Québec assumera les dépenses qu’auront entraînées les opérations de redressement qui sont en cours à Mont-Laurier, dans les Laurentides, depuis qu’une tornade de puissance F2 a semé la désolation, mardi après-midi.Mais c’est la municipalité qui dirigera elle-même les opérations avec l’assistance de nombreux intervenants, dont Hydro-Québec et la Sécurité civile.Le maire Michel Adrien a assuré, dans un point de presse tenu en fin de journée hier, que son équipe avait pris le taureau par les cornes dans les instants qui ont suivi le passage de la tornade.«Le plus grand défi, c’était certes de prêter assistance à toutes les personnes qui étaient touchées et qui en avaient besoin, a dit M.Adrien.Je pense qu’à cet égard, le déploiement s’est fait très rapidement.Et je ne crois pas que notre population ait eu à souffrir d’un manque d’assistance.» Le ministre responsable de la région, David Whissell, a expliqué que toutes les dépenses extraordinaires liées à la tornade seraient prises en charge par Québec.«Il y aura un règlement qui sera signé par le gouvernement pour donner toute l’assistance financière aux opérations qui ont déjà eu lieu ou qui sont à venir et, bien entendu, qui sont conformes aux programmes et règles usuels en pareilles circonstances», a-t-il indiqué.M.Whissell a précisé que le ministère de la Sécurité publique était en contact avec la municipalité et que le décret était en cours de préparation.Tout juste après leur rencontre avec les médias, MM.Adrien et Whissell ont participé à une réunion d’information avec les sinistrés.Grand ménage Vingt et une résidences sont maintenant inhabitables à Mont-Laurier, et des dizaines d’autres bâtiments ont été endommagés à divers degrés.Des toits ont été arrachés, des arbres ont été déracinés et des véhicules ont été renversés.Les lignes de transport d’électricité et celles de téléphone ont également été affectées.Mais les résidants ne perdaient pas leur temps à s’apitoyer sur leur sort hier: ils ont plutôt commencé à faire le ménage.Partout dans la zone ravagée, on pouvait voir les citoyens ramasser divers débris et s’aider mutuellement.Le ministre Whissell s’est d’ailleurs montré fort impressionné par cette démonstration de solidarité.«Lorsqu’on fait le tour des quartiers, on voit des centaines de personnes qui travaillent à dégager, nettoyer, a-t-il fait valoir.Et je pense que la solidarité qu’on peut reconnaître aux Québécois — on l'a vue dans d’autres événements au Québec, lors du déluge du Saguenay, par exemple —, vous la vivez également.» On n’a heureusement eu à déplorer ni morts ni blessés graves à cause de la tornade.Environnement Canada a confirmé hier qu’une tornade de puissance F2 sur l’échelle de Fujita était passée par Mont-Laurier mardi, vers 14h45, avec ses vents atteignant 250 km/h.La force F2 confirme que le phénomène a été important puisque, sur cette échelle, la gradation va de 0 à 5.La tornade de Mont-Laurier était la sixième confirmée au Québec en 2009.La dernière tornade de force F2 à avoir été relevée au Québec avait déferlé à Lac-Drolet, en Es-trie, le 1er août 2006.Par ailleurs, le Bureau d’assurance du Canada (BAC) rappelle que les tornades sont prévues de façon standard dans les contrats d’assurance-habitation.Le directeur des affaires publiques du BAC, Jack Chadird-jian, souligne qu’à l’exception des inondations, la plupart des catastrophes naturelles sont couvertes par les police d’assurance-habitation.Toutefois, les aménagements paysagers, les piscines et les cabanons ne sont habituellement pas inclus.Ils ne le sont que si une protection supplémentaire a été contractée par avenant.La Presse canadienne Un hélicoptère s’écrase dans la ville éprouvée Alors que la population de Mont-Laurier tente de se remettre de la tornade qui s’est abattue sur le secteur mardi, une autre tragédie est venue secouer la petite ville des Laurentides hier matin.Deux hommes ont péri dans l’écrasement d’un hélicoptère qui s’est produit en bordure de la route 117.Les victimes sont Hugh Haugland, 44 ans, caméraman pour la station de télévision montréalaise CFCF et Roger Bélanger, le pilote de l’appareil qui était originaire de Mont-Laurier.M.Haugland se trouvait à bord de l’hélicoptère afin de tourner des images aériennes du secteur à la suite de la tornade de mardi.Le père de Hugh Haugland, l’ancien présentateur de CTV Bill Haugland, a confié à La Presse Canadienne être dévasté.«Toute la famille est en larmes.C’est un peu comme se faire frapper par une mas-sue», a-t-il résumé.Âgé d’une soixantaine d’années, Roger Bélanger était un pilote expérimenté.Au lendemain du passage de la tornade, il avait offert à plusieurs équipes de télévision de les amener filmer du haut des airs les dégâts provoqués par la tempête.La Presse canadienne UN BLOGUE COLLECTIF DES JOURNALISTES DU DEVOIR CARNETSDUDEV0IR.COM LE DEVOIR.L E .1 E I! 1)1 (i A O Û T t O O i) A 5 LE MONDE Bill Clinton en Corée du Nord Une mission préparée de longue date DANNY MO LO SH O K REUTERS Les journalistes Laura ling (au centre) et Euna Lee sont arrivées hier en Californie.t m C’est à la mi-juillet que les deux journalistes avaient confié à leurs familles, par téléphone, que Pyongyang était prêt à les gracier si l’ex-président américain se rendait sur place.STEPHEN COLLINSON Washington — La visite surprise de l’ex-prési-dent américain Bill Clinton en Corée du Nord est l’aboutissement de quatre mois de tractations destinées à obtenir la libération des deux journalistes américaines emprisonnées dans ce pays.De hauts responsables américains, sous couvert d’anonymat, ont décrit mardi soir l’intense ballet diplomatique qui a permis d’obtenir la libération de Laura Ling and Euna Lee, arrêtées en mars et condamnées en juin à 12 ans de travaux forcés pour avoir franchi la frontière nord-coréenne sans autori-sation.La Corée du Nord, en quête de légitimité et de plus en plus isolée sur la scène internationale après son essai nucléaire et ses tirs de missiles, avait spécifiquement demandé à M.Clinton de faire le déplacement L'ex-vice-président Al Gore, l’un des fondateurs de la chaîne de télévision Current TV pour laquelle travaillaient les deux journalistes, a joué également un rôle de relais entre les familles des jeunes femmes et le gouvernement américain.Bill Clinton a aussi attendu d’avoir l’assurance que son déplacement avait une chance de réussir avant d’accepter la mission, selon ces responsables.Pendant son court séjour à Pyongyang, Bill Clinton a eu un entretien d’une heure et quart avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il, qu’il avait dû affronter pendant ses huit ans à la Maison-Blanche mais n’avait jamais rencontré.L’ancien président a dîné ensuite pendant deux heures avec lui, selon les responsables américains, qui ont refusé de préciser si M.Clinton avait rapporté des informations sur l’un des régimes les plus secrets du monde.L’administration américaine est particulièrement intéressée par l’état de santé du numéro un nord-coréen, qui aurait été victime d’une attaque l’an dernier, et préparerait sa succession, avec en tête des prétendants son troisième fils Kim Jong-un.C’est à la mi-juillet que les deux journalistes avaient confié à leurs familles, lors d’une conversation téléphonique, que Pyongyang était prêt à les gracier si l’ex-président Bill Clinton se rendait sur place pour demander leur libération.Le dernier week-end de juillet, de hauts responsables de l’administration Obama ont demandé à M.Clinton s’il était prêt à le faire.L’ancien président, aujourd’hui globe-trotter humanitaire, a donné son accord si toutefois sa mission avait une «chance raisonnable» de succès, a précisé l’un des responsables.Pendant ce temps, l’administration Obama menait en coulisses d’intenses tractations, via l’ambassade de Suède à Pyongyang, Washington et la Corée du Nord n’entretenant pas de relations diplomatiques.«Pendant ces discussions, il a été bien précisé que la visite de l’ancien président Clinton n’était en aucun cas liée au dossier nucléaire» nord-coréen, a précisé un haut responsable, ajoutant: «Les Nord-Coréens nous ont directement confirmé qu'ils acceptaient que sa visite soit privée et centrée exclusivement sur l’objectif humanitaire de libérer les deux Américaines.» Bill Clinton avait eu une dernière réunion d’information avec des responsables de l’administration samedi, à sa résidence de Washington.L’ex-président, dont l’épouse Hillary est la chef de la diplomatie américaine, n’a pas parlé de sa mission avec le président Obama avant son départ pour Pyongyang, a précisé le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs.Certains, dont l’ancien ambassadeur américain à l’ONU John Bolton, ont estimé que l’administration Obama récompensait la Corée du Nord pour sa mauvaise conduite en envoyant Bill Clinton négocier la libération des deux journalistes.Agence France-Presse Kim Jong-il peut pavoiser MICHEL TEMMAN Tokyo — La Corée du Nord avait peu, voire rien à gagner à garder entre les murs de sa prison, située près de la frontière chinoise, les deux reporters Laura ling et Euna Lee.Mais en acceptant de les libérer, hier, et surtout en exigeant que l’ancien président américain Bill Clinton vienne en personne les chercher à Pyongyang, Kim Jong-il prouve, une fois de plus, qu’il reste un stratège qui sait se faire entendre.Dans son chantage permanent du faible au fort, il a encore marqué un point Certes, les dossiers qui fâchent entre Américains et Nord-Coréens — qui n’ont jamais signé d’accord de paix pour remplacer la trêve conclue à la fin de la guerre de Corée (1950-1953) — sont innombrables: feux dollars, nucléaire, drogue, missiles balistiques, discours guerrier et provocations incessantes vis-à-vis de la Corée du Sud et du Japon (deux alliés de poids des Améri- cains en Asie), droits de l'homme.Mais la visite surprise de Clinton à Pyongyang, pourrait avoir des effets bénéfiques à terme: elle témoigne du change ment de rhétorique à Washington.Durant sa campagne, Barack Obama se disait prêt à discuter avec Kim Jong-il de ses arsenaux nucléaires.Ce dernier est désireux de négocier directement avec le président américain pour s’éloigner de l’orbite chinoise.Depuis les tirs de missiles balistiques du printemps et surtout l’essai nucléaire du 25 mai, Pékin ne cache plus vraiment son agacement à l’égard de son turbulent protégé et souhaite plus que jamais une péninsule stabilisée à sa porte.«La Corée du Nord traverse une période de transition très compliquée, de passation de pouvoir à hauts risques, explique Paik Hak-soon, expert de la Corée du Nord et chercheur à l’Institut Sejeong de Séoul.Le régime est pragmatique.Il sait qu’il ne peut résoudre des défis énormes qu’à travers le dia- logue, dans le cadre de sa stratégie officielle : prospérer et survivre au XXL' siècle.Il est donc probable que des négociations concrètes s'engagent entre Américains et Nord-Coréens, sur des dossiers économiques et militaires.» Encore faut-il que Pyongyang renonce à ses ambitions nucléaires et accepte de revenir 4 la table des Pourparlers à Six (deux Corées, Etats-Unis, Chine, Japon, Russie).Le régime souffre également de dures sanctions de l’ONU, de Washington et de Tokyo.Or, avant l’hiver, la Corée du Nord a besoin de pétrole, de fioul lourd et de riz à un moment où la malnutrition sévit de nouveau dans plusieursrégions.Le régime, qui avait reçu des Etats-Unis quelque 169.000 tonnes de denrées alimentaires à l’automne dernier, a peut-être négocié une nouvelle aide énergétique et alimentaire.Pour prolonger sa survie.Libération Ouverture d’un nouveau procès relatif au meurtre d’Anna Politovskaïa Un an après le conflit russo-géorgien Moscou accuse les États-Unis d’armer la Géorgie Moscou — Le nouveau procès des trois complices présumés de l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, qui a commencé hier à Moscou, a été ajourné jusqu’à demain après que toutes les parties ont demandé le renvoi de l’enquête au Parquet, un premier jury ayant acquitté les accusés.Comme lors du procès qui avait eu lieu entre novembre 2008 et février 2009, le commanditaire de l’assassinat, jamais identifié, et le tueur présumé, toujours en fuite, brillaient par leur absence sur le banc des accusés.Le juge du tribunal militaire de la capitale russe, Nikolai'Tkat-chouk a ajourné les audiences jusqu’à vendredi, lorsqu’il devrait se Washington — Des sous-marins russes effectuent des patrouilles au large de la côte est des Etats-Unis, a confirmé hier l’armée américaine, qui — comme Moscou — n’a rien vu de menaçant dans cette présence.«Tant qu 'ils évoluent dans les eaux internationales, comme nous le faisons dans le monde entier, et se comportent de façon responsable, ils sont entièrement libres de le faire et cela ne déclenche aucune alarme dans ce bâtiment», a déclaré le porte-parole du ministère américain de la Défense, Geoff Morrell, lors d’une conférence de presse au Pentagone.Dans un communiqué, le Com- prononcer sur la demande des parties civiles et du ministère public de renvoyer l’ensemble de l’enquête au Parquet.Les avocats des proches de la victime jugent les investigations bâclées et ont demandé le renvoi notamment pour réunir la procédure visant les trois prévenus et celle concernant le tueur présumé.«L’unique problème de cette affaire est que le crime n’a pas été élucidé et que l’enquête est incomplète», a déclaré, devant le juge, Karinna Moskalenko, l’avocate des enfants de cette journaliste qui s'était notamment illustrée en dénonçant les exactions russes en Tchétchénie.Agence France-Presse mandement régional nord de l'armée américaine avait auparavant dit suivre les mouvements des sous-marins.M.Morrell a précisé que les bâtiments russes se trouvaient à plusieurs centaines de kilomètres des côtes améri-caines.Washington «a les moyens de déterminer leur direction», a-t-il ajouté.Sur son site internet, le quotidien New York Times a rapporté mercredi que deux sous-marins nucléaires russes se trouvaient depuis quelques jours dans l’Atlantique au large des côtes américaines, précisant qu’il s’agit d’une première depuis de nombreuses années.Agence France-Presse Moscou —Moscou a accusé mercredi les Etats-Unis de continuer de livrer des armes à la Géorgie et d’encourager ainsi le président Mi-kheïl Saakachvili à une nouvelle «agression», à la veille du premier anniversaire du conflit russo-géorgien.«Selon nos informations, les livraisons d’armes des États-Unis se poursuivent.Cela nous préoccupe et nous pousse à prendre des mesures adéquates», a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Grigori Karassine, lors d’un point de presse.Le chef adjoint de l’État-major russe, Anatoli Nogo-vitsyne, a, pour sa part, estimé que la remilitarisation de la Géorgie signifiait que Tbilissi se préparait à une nouvelle attaque.«La Géorgie se réarme», a souligné le général Nogovitsyne, jugeant que Tbilissi visait des capacités militaires égales voire «supérieures» au niveau d’avant-guerre.«L’expérience montre que s’ils se réarment, ils le font dans l’objectif d’une agression», a-t-il ajouté.Après la fin du conflit armé, en août 2008, «l'armée géorgienne était démoralisée, mais les autorités géorgiennes sont encouragées par des soutiens extérieurs, des financements et des déclarations de plusieurs pays occidentaux», a indiqué M.Nogovitsyne, montrant du doigt les États-Unis.Au cours d’une visite à Tbilissi le 23 juillet, le vice-président américain Joe Biden a admis que Washington, qui avait équipé et entraîné les troupes géorgiennes avant la guerre d’août 2008, travaillait actuellement avec la Géorgie «pour maintenir ses forces armées».Le secrétaire du Conseil de la sécurité nationale de Géorgie, Eka Tkechelachvili, a qualifié les accusations russes de «ridicules», estimant qu’elles visaient à entretenir le «mythe» de l’agresseur géorgien.La tension est montée ces derniers jours entre Moscou et Tbilissi, qui s’accusent mutuellement de se préparer à une nouvelle guerre.La Russie avait déjà prévenu qu’elle allait riposter par la force si les «provocations» de la part de la Géorgie se poursuivaient.Les États-Unis appuient les aspirations de la Géorgie à intégrer l’OTAN, malgré l’opposition de Moscou, qui s’est accentuée après le conflit d’août 2008.Mardi soir, les présidents russe Dmitri Medvedev et américain Barack Obama se sont entretenus au téléphone, notamment au sujet de la Géorgie, convenant de la nécessité de réduire les tensions, a annoncé la Maison-Blanche.Le Kremlin a confirmé la conversation, mais en a donné une autre interprétation.«Les deux parties ont souligné la nécessité de préserver une relation de confiance entre les deux présidents et leurs équipes», selon un communiqué du Kremlin.Le chef de la diplomatie russe Ser-gueï Lavrov a, de son côté, réitéré mercredi l’opposition de Moscou à une éventuelle présence d'observateurs américains au sein de la mission de l’Union européenne en Géorgie.Agence France-Presse Des sous-marins russes près des côtes américaines Moscou et Tbilissi s’accusent mutuellement de préparer une nouvelle guerre IRAN Ahmadinejad prête serment en narguant les «pays oppresseurs» Téhéran — Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a promis hier des «changements importants» en Iran lors de son discours d’investiture, alors que le chef de l’opposition Mir Hossein Moussavi annonçait la poursuite de son mouvement, malgré les arrestations dans ses rangs.«L’épopée de l’élection présidentielle du 12 juin est le début de changements importants en Iran et dans le monde», a déclaré le président ultraconservateur à la cérémonie de prestation de serment boycottée par de nombreuses personnalités de l’opposition qui l’accuse de fraude.«Nous résisterons face aux [pays] oppresseurs et nous continuerons d’agir pour changer les mécanismes discriminatoires dans le monde», a-t-il dit de vant le Parlement La plupart des diplomates étrangers, dont les ambassadeurs français, britannique et suédois, ont assisté à la cérémonie.Paris et Londres n’ont ce pendant pas adressé de message de félicitations au président réélu, à l’instar des États-Unis.«Sachez qu’en Iran, personne n’attend vos messages de félicitations», a rétorqué M.Ahmadinejad, 52 ans, dont la réélection pour un nouveau mandat de quatre ans a plongé la République islamique dans sa plus grave crise politique.La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a cependant assuré que Washington maintenait toujours son offre de dialogue avec Téhéran tout en affirmant «admirer les efforts des réformateurs pour les changements» en Iran.Plusieurs personnalités importantes du régime n’ont pas assisté à l’investiture du président Ahmadinejad, dont l’ex-président Akbar Haché-mi Rafsandjani, à la tête de deux institutions clés du pouvoir.Les deux candidats malheureux à la présidentielle, le réformateur Mehdi Karoubi et le chef du mouvement de contestation, le conservateur modéré Mir Hossein Moussavi étaient également absents ainsi que l’ancien président réformateur Mohammad Khatami.MM.Karoubi et Moussavi réclament toujours un nouveau scrutin présidentiel.M.Moussavi a affirmé hier que les arrestations de manifestants n’empêcheraient pas la poursuite de la contestation.«J’ai m la naissance, dans la foulée de l’élection, d’un fort sentiment national [.] qui a rassemblé différents groupes de la société».«Certains ont pensé qu’en arrêtant des gens qu’ils pensent être les meneurs de la protestation, la question sera réglée.Mais le fait est que le mouvement a continué dans le pays et a démontré que les arrestations seront sans effet», a-t-il dit sur son site Ghalamnews.Agence France-Presse AFGHANISTAN Le chef de l’OTAN promet «plus d’efforts militaires et civils» Kaboul — Le nouveau secrétaire général de l’OTAN, le Danois Anders Fogh Rasmussen, a estimé hier à Kaboul qu’il n’y avait «pas d’alternative» pour le moment à «plus d’efforts militaires et civils» pour l’Afghanistan face à la montée des violences à l’approche d’élections.Il a néanmoins ajouté que des pourparlers avec certains groupes d’insurgés seraient une option permettant de mettre fin aux violences, lors d’une conférence de presse commune avec le président afghan Hamid Karzal Le week-end dernier, il avait évoqué la possibilité de négocier avec des talibans «modérés».M.Rasmussen, qui a pris ses fonctions lundi à la tête de l’organisation regroupant 28 pays, s'est dit prêt à prendre des «mesures pragmatiques» pour mettre fin au conflit, dont des négociations avec certains rebelles.Néanmoins, «je pense qu'une condition préalable est que le gouvernement puisse conduire ces pourparlers et ces négociations en position de force», a-t-il dit, ajoutant qu’en attendant, «il n’y a pas la moindre alternative à la poursuite et au renforcement de l’effort militaire».«Nous devons réaliser qu’il n’y a pas que la seule solution militaire à la situation en Afghanistan.Nous avons besoin d’une perspective plus large, nous avons besoin de ce que nous appelons une approche globale, où des efforts militaires intensifiés s'accorderont avec un plus grand engagement de la communauté internationale» dans la reconstruction civile, a précisé le patron de l’OTAN.En plus de l’augmentation du contingent étranger, passé récemment à plus de 100 000 hommes contre 70 000 il y a encore quelques mois, «nous avons décidé de créer une mission de formation de l’OTAN afin d’augmenter le nombre de soldats afghans», a-t-il dit Semblant prendre le contre-pied de ceux qui appellent à un retrait à court ou moyen terme du pays, M.Rasmussen a lancé: «Nous resterons aussi longtemps qu’il le faudra pour finir notre travail et léguer au gouvernement un Afghanistan prospère et pacifique».Agence France-Presse L E I) E V 0 I R , LE .1 E l! I) I 6 A 0 Û T 2 0 0 i> A (5 EDITORIAL Clinton en Corée du Nord Pas de deux La visite de Bill Clinton en Corée du Nord fut aussi brève que fructueuse.En moins de 20 heures, les parties concernées ont convenu de libérer les deux journalistes emprisonnées tout en redonnant une impulsion à des négociations paralysées depuis des lunes.Reste à savoir si l’histoire va se répéter.autrement! E A ffiC" ; ' i Serge Truffaut n 1994, année où la Corée du Nord effectuait son premier essai nucléaire, l’ex-président Jimmy Carter était allé à la rencontre de Kim D Sung, autoproclamé «Etoile polaire de l’humanité» et «Papa maréchal», avec la bénédiction du chef de l’exécutif américain de l’époque: Bill Clinton.Quinze ans plus tard, alors que la Corée vient de réaliser un autre test à saveur évidemment nucléaire, ce même Clinton, désormais ex-président, est allé discuté avec Kim Jong-il, qui entre autres titres nobiliaires s’est affublé de celui-ci: «Génie créateur qui tient le gouvernail du monde».Comme quoi le père ainsi que le fils ont fait leur cet axiome cher à Stendhal: «Je suis petit, Madame, mais je ne suis pas bas.» Passons.Afin de ménager grand nombre de susceptibilités en Asie comme en Russie, la visite d’hier a été qualifiée par la Maison-Blanche de privée, comme le fut celle de Carter.Ensuite?A l’époque où Clinton détenait la clé de la maison en question, il envoya une lettre de condoléances à Kim Jong-il lorsque le trépas de son papa, le «Héros invisible», passa du statut d’officieux à officiel.L’orphelin tut si touché, si émoti-vement ébranlé, c’est très sérieux, par la missive clintonienne qu’il cultiva à l’égard de son auteur une certaine affection qui ne s’est tout de même pas transformée en une affection certaine.Grand collectionneur de scotchs devant l’Éternel de stricte obédience communiste tendance Mao, évidemment, Kim Jong-il accepta de remiser son ambition nucléaire dans le congélateur de la géopolitique asiatique tout en amorçant des pourparlers avec Clinton.A ï’avant-veille du terme des mandats de ce dernier, les deux parties avaient convenu d’un nombre si important d’ententes que Clinton avait accepté de se rendre à Pyongyang.Au dernier moment il se désista, estimant qu’il revenait au prochain président, l’ineffable George Bush, de signer le traité.Le temps de le dire, Bush devait détruire le fragile édifice construit par Clinton et Jong-il.On raconte tout cela parce que le dirigeant coréen a exigé et obtenu que tout dialogue dont les jeunes journalistes seraient l’un des sujets, et non LE sujet comme on voudrait nous le faire croire, se fasse avec Clinton et personne d’autre.Bon.Les deux Américaines qui travaillent pour la chaîne de télévision vouée à la défense de l’environnement, chaîne dirigée par Al Gore, l’ex-vice-président, ont été libérées.Pour ce qui est de la suite, en fait essentiellement le rêve nucléaire du docteur Folamour coréen, elle s’annonce aussi complexe que délicate.Il faut savoir, voire insister sur le fait suivant: Kim Jong-il ne veut plus, mais vraiment plus, entendre parler de pourparlers avec la Corée du Sud, la Chine, la Russie et le Japon.Il veut une négo à deux.Il veut un tête-à-tête avec Washington et si possible avec Clinton comme grand chef de la délégation américame et non une discussion à six.Problème?Comment l’administration Obama, comment le président d’un pays qui n’est pas enclavé dans le continent asiatique pourrait prétendre représenter les vues de la Chine, de la Russie, du Japon et de la Corée du Sud?Impossible.Il est probable que le «Soleil rouge des peuples opprimés» soit en réalité le Nosferatu asiatique.Médecins Une entente prématurée .lors que l’Ontario a ouvert toutes grandes ses portes A aux médecins du Québec pour combler une partie de son déficit en main-d’oeuvre, l’Office des professions du Québec est encore à se demander comment traiter les cas de médecins ontariens qui souhaitent s’installer .chez nous, mais qui ont complété leur formation avant 1994.Comme si le Québec avait les moyens de faire la fine bouche! Il y a chaque année toujours plus de médecins qui quittent le Québec que de médecins étrangers qui arrivent.Lan dernier, par exemple, 125 médecins québécois ont choisi de l’Ontario, contre 25 Ontariens qui ont fait le chemin inverse.Le phénomène était donc connu lorsque le gouvernement Charest a décidé de signer une série d’accords sur la mobilité professionnelle avec l’Ontario.Tout le monde s’est d’ailleurs demandé quel pouvait être l’avantage pour le Québec de signer un accord qui ne ferait qu’accentuer la tendance à l’exil d’une partie des médecins attirés par les salaires supérieurs offerts par l’Ontario, province dont le niveau de vie est de 15 % supérieur au nôtre.En réaction à la nouvelle, cette semaine, le critique du Parti québécois en matière de santé, M.Bernard Drainville, a suggéré d’invoquer un article de l’Accord sur le commerce intérieur qui permet de suspendre son application si les objectifs ne sont pas atteints.L’accord lui-même n’était-il pas prématuré dans un contexte de pénurie?Bien sûr, le problème est complexe.Il tient à la rémunération inférieure des médecins québécois, à leurs conditions de pratique, mais aussi à l’exil systématique des médecins formés à McGill et à la lenteur des autorités à intégrer les individus compétents formés à l’étranger.Dans le cas des médecins ontariens, l’Office des professions attribue son propre retard au fait qu’elle a beaucoup de travail.Dites pas! Que peut-il y avoir de si complexe à reconnaître le droit de pratique à des médecins ontariens formés il y a 15 ans?N’a-t-on aucun sens des priorités à l’OPQ?Le problème de la pénurie de médecins pèse lourdement sur l’accessibilité aux soins.A quoi sert-il d’augmenter le nombre de places en faculté si de plus en plus de jeunes docteurs quittent le Québec?Il serait absurde de compter exclusivement sur la venue éventuelle de médecins français pour combler l’écart.D’autres mesures doivent être adoptées, notamment pour retenir les médecins que nous formons nous-mêmes.L’augmentation des salaires en est une, mais on pourrait aussi lier le financement de la formation par l’Etat à un engagement de pratique ultérieure.Les entreprises et l’armée le font, pourquoi l’Etat ne le ferait-il pas?L’entente sur la mobilité professionnelle signée ce printemps était un geste essentiellement politique.Québec n’était pas prêt à faire face aux conséquences plus graves en santé que dans les autres secteurs.Et le pire pourrait être devant nous.j- rsa n s fa co tt(a le de va i r.corn d?^ y Jean-Robert Sansfaçon LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE IO JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND IP A ÇwCoRf 4 TROUVÉ ME VoltR LA VtPfTTf.’ LETTRES Les problèmes de TOACI Concernant l’OACI, voici ce que j’en pense, y ayant été employée pendant 38 ans et maintenant à la retraite depuis 1999.Tout d’abord, je crois que l’OACI est très bien localisée à Montréal.Ses problèmes ne sont pas causés par le fait que l’OACI est à Montréal, mais bien par ceux qui la dirigent et qui y travaillent Un problème important depuis toujours à l’OACI est que cette organisation a un conseil permanent qui coûte une fortune et qui n’est pas vraiment nécessaire.Il y avait 33 pays membres du conseil dans mon temps, et maintenant, si je ne m’abuse, il y en a 36.Ils ont des bureaux dans l’édifice de l’OACI, ainsi que tous les privilèges diplomatiques et bien d’autres, et tout cela coûte une petite fortune.L’OACI est la seule organisation des Nations unies à avoir un conseil permanent (du moins au temps où j’y étais).Dans les autres organisations des Nations unies, le conseil se réunit lorsque nécessaire.Les problèmes politiques ont commencé à l’OACI lorsqu’il a été décidé par les pays membres que les directeurs seraient nommés par le conseil au lieu d’être sélectionnés selon les candidatures soumises.Le conseil a donc trop souvent, hélas, nommé d’anciens délégués comme directeurs.Il y a aussi beaucoup de gens qui sont prêtés par d’autres organisations des Nations unies ou qui sont transférés à l’OACI.Ces gens ne sont pas toujours les meilleurs choix, c’est-à-dire n’ayant pas toujours les meilleures compétences dans l’aviation ou dans l’administration (navigation, transport, assistance technique, etc.).Dommage que l’OACI soit devenue ce qu’elle est.C’est une organisation importante qui doit demeurer.J’espère que le nouveau secrétaire général portera ses culottes et fera le nettoyage qui s’impose.Je lui sou- MARTIN- KA R L BOURBONNAIS Lauteur est président de la Commission des jeunes de l’Action démocratique du Québec En fin de semaine, les jeunes libéraux auront une occasion en or: celle de profiter de leur congrès pour dire à Jean Charest que les déficits qu’il a prévus faire au cours des prochaines années sont inacceptables pour les générations futures.C’est maintenant officiel, la dette du Québec par rapport à son PIB deviendra la plus grande au Canada d’ici 2011.Même Terre-Neuve fera moins pire que nous.Au cours des cinq prochaines années, 9,4 milliards de dollars disparaîtront annuellement du budget du Québec uniquement pour payer les intérêts sur cette dette.C’est la dépense la plus importante du gouvernement après la santé et l’éducation.Et ce chiffre va en augmentant.Additionnez à cela les pertes de la Caisse de dépôt et le vieillissement de la population, et nous avons devant nous un mur qui approche à grande vitesse.Et que fait Jean Charest?Il pèse sur l’accélérateur.Le projet de loi 40, reporté en toute fin de haite courage et bonne chance, car il en aura grand besoin.Georgette Vandal Retraitée de l’OACI Le 5 août 2009 Une poésie d’argile.une mémoire manuelle Pourquoi faut-il aller à Val-David avec ses amis et ses enfants jusqu’au 16 août?Parce qu’il y a la 2L exposition de céramistes et de potiers, plus de 125 au total.Se rappeler que le céramiste et le potier travaillent à cuire des terres.Le potier fait surtout des pots, des vases, des bols, et le céramiste fait surtout des sculptures et des tuiles.Quoique les deux font le plus souvent ce qui leur plaît.D est important de s’entourer d’objets qui, dans nos vies de tous les jours, se sont souvent affadis.Il ne faut pas vivre dans l’insignifiance.«L’indifférence est pire que la mort [La-vellej.» «Donner quelques heures de son année à retrouver son émerveillement [.] à se ressourcer même à sa petite enfance [.] à se “recorder”, disait Rabelais, à se refaire un nouveau cœur.» N’allez pas «voir» l’exposition, allez-y pour toucher.Une poterie ne se juge que les yeux fermés: elle se soupèse.Vivre avec.Savoir se «recorder» avec ce monde merveilleux décrit par Neruda: «J’ai toujours voulu que dans la poésie on voie les mains de l’homme.J’ai toujours désiré une poésie montrant des empreintes digitales [.] une poésie d’argile, pour que l’eau y chante [.] une poésie de pain, pour que tous y mangent.Seule la poésie des peuples entretient cette mémoire manuelle [.] c’est une poésie qui doit passer de main en main.» Une mémoire manuelle à faire revivre en son cœur.Se recorder avec le quotidien des «petits plats» de notre culture élémentaire.Donner session parlementaire à l’automne, va suspendre la Loi sur l’équilibre budgétaire et ainsi ouvrir la porte à des déficits successifs au cours des prochaines années.Les dépenses du gouvernement, elles, continuent de grimper.Dans les derniers mois, nous avons lancé deux défis à ce sujet aux jeunes libéraux.Le premier défi a été de demander avec nous le remboursement direct de la dette plutôt que de miser sur le Fonds des générations, qui n’a apporté aucun résultat concret depuis sa mise en place.Le président des jeunes libéraux, Julien Gagnon, est resté muet sur la question.Le second défi était de s’opposer au projet de loi 40, comme toutes les autres organisations jeunesse l’ont fait lors de la dernière session parlementaire.Même Force jeunesse qui, il y a à peine quelques mois, appuyait les jeunes libéraux, s’est positionnée contre eux.Encore une fois, plutôt que de faire preuve de courage politique et de défendre l’intérêt des générations futures, le président des jeunes libéraux a fait comme les mentors de son parti: de la petite politique en émettant des communiqués truffés de faussetés sur les autres groupes jeunesse.des assises à notre désir d’universalité.Un devoir.Gilles Derome Laval, le 30 juillet 2009 Sécurité routière Dans l’éditorial du 5 août, vous tournez autour de deux événements extrêmement graves: l’accident de car-surfing de Drum-mondville et cet enfant de sept ans au volant de la voiture familiale, sur la Côte-Nord, filmé fièrement par son père.Vous reconnaissez que ces deux cas «ont immédiatement réveillé le réflexe qui consiste à pointer l’irresponsabilité parentale».Il y a plus que ça, vous avez utilisé le mot «connerie», et en l’occurrence, c’est à mon sens le seul qui convient! «Nous baignons dans une culture de la vitesse et du risque», dites-vous.Et vous vous demandez alors «comment améliorer la sécurité routière au Québec.» D s’agit bel et bien en effet — et avant tout — d’une question de «culture»: la conscience, le jugement semblent totalement faire défaut.C’est à un vide moral que l’on doit ces catastrophes, ces tristes prouesses.Que des adolescents s’amusent au risque de leur vie, à la limite on pourrait.le comprendre, même si ça reste de la connerie.Qu’un adulte transmette et inculque à son enfant de 7 ans (!) le goût du risque, de l’interdit, c’est pire que de la connerie, c’est indigne d’un père de famille.Pendant ce temps-là, en Angleterre, au lieu d’une voiture, ses parents ont mis entre les mains d’un petit Kieron de 6 ans.des pinceaux.«Le regarder peindre est absolument magnifique, c’est tout à fait incroyable étant donné son âge.» Et l’on apprend que «le petit garçon ne rêve que de suivre les pas de son héros», un peintre du voisinage- Danielle Nicolopoulos Le 5 août 2009 N Lorsque vous entendrez Julien Gagnon en fin de semaine s’autoproclamer grand défenseur de l’équité entre les générations, souvenez-vous qu’il a eu l’occasion à maintes reprises de faire de vrais gestes pour défendre l’avenir des générations futures et qu’il a plutôt préféré faire de la partisanerie politique.Il est grand temps que les jeunes libéraux arrêtent de jouer à l’autruche et qu’ils se sortent la tête du sable! S’ils se soucient vraiment de l’équité intergénérationnelle, pourquoi donc se fermer les yeux sur les enjeux criants et faire passer l’image politique avant l’avenir économique du Québec?S’il y a un enjeu sur lequel l’esprit de parti devrait être laissé de côté, c’est bien la justice entre les générations.Il y a eu une époque pendant laquelle la Commission jeunesse du PLQ avait le courage de s’opposer à son parti lorsque ses politiques étaient inacceptables.Est-ce que le président des jeunes libéraux est capable de faire preuve d’un tel courage politique?Profitera-t-il du congrès en fin de semaine pour s’opposer au projet de loi 40 et demander le remboursement direct de la dette, ou fera-t-il de la politique partisane à l’image de Y establishment libéral?LIBRE OPINIO Jouer à l’autruche LE DEVOIR.LE .1 E II I) I li A O il T 2 O O il A 7 IDEÏS Pour une réforme équitable du droit d’auteur SIPHIWE SIBEKO REUTERS Produire et vendre des pommes n’est pas comme produire et vendre des livres, des DVD ou de la musique par le simple fait que l’on peut (théoriquement) reproduire à l’infini les œuvres cultureUes.OLIVIER CHARBONNEAU Bibliothécaire professionnel et chercheur à l’Université Concordia, l’auteur détient une maîtrise en droit et tient le carnet www.culturelibre.ca 1 y a quelques jours, le gouvernement canadien a lancé une consultation publique sur la réforme de la Loi sur le droit d’auteur.Ce sujet soulève rapidement les passions, les nouvelles possibilités qu’offre le monde virtuel n’aidant en rien les choses.Non seulement les violations prennent une ampleur planétaire, mais nous tous, simples citoyens, anciennement réservés au rôle de consommateurs, pouvons maintenant agir à titre de créateurs et de diffuseurs culturels grâce aux nouveaux outils numériques.Un examen des enjeux s’impose donc du point de vue de cette nouvelle réalité.Qu’est-ce que le droit d’auteur?La Loi sur le droit d’auteur édicte un régime dans lequel le créateur détient des droits exclusifs pour l’exploitation commerciale de l’œuvre.Ces droits peuvent être transférés à un tiers, comme un éditeur ou une compagnie de production.Ce régime est essentiel pour assurer un marché: le monopole économique permet l’émergence d’un effet de rareté en gardant une mainmise sur l’exploitation ou la reproduction de l’œuvre.Ce régime est efficace et il serait difficile de le remettre en question.Par contre, si le monopole conféré au titulaire du droit d’auteur est absolu, il en résulte un scénario où les titulaires peuvent invoquer des impératifs économiques pour bloquer toutes sortes d'utilisations, même si l’effet sur l’exploitation de l’œuvre est douteux, voire inexistant C’est pourquoi la loi édicte des droits d’utilisation équitable, exceptions au droit d’auteur.Par exemple, n'est-il pas équitable qu’un enseignant, pour analyser une œuvre d’art en classe, l’affiche dans une présentation via un projecteur numérique, voire qu’il créera une page Web qui affiche une image de cette œuvre ainsi que sa critique, tout en indiquant la source de celle-ci?Ou encore une adolescente qui puise dans sa collection familiale de DVD afin de créer un petit clip humoristique grâce à quelques scènes de films qu’elle partage avec des amies sur Internet?Ou un chercheur qui reçoit une copie d’un ar-i tide par voie électronique de sa bibliothèque, lorsque celui-ci est légitimement acquis ou obtenu d’une autre bibliothèque?Dans tous ces cas, ces individus ajoutent de la valeur à notre patrimoine commun soit en se perfectionnant, soit en aidant d’autres personnes à se perfectionner.Dans l’économie numérique, il est important de reconnaître les droits des créateurs dans le contexte d’une exploitation raisonnable du monopole conféré par la loi.Par contre, les usagers ont également des droits, surtout considérant l’importance sociale de notre savoir et de notre culture.Sans quoi, nous allons perdre la course aux octets en nous liant nous-mêmes nos propres pieds! La Cour suprême a établi dans Théberge en 2002 c\u«on atteint le juste équilibre entre les objectifs de politique générale [.] non seulement en reconnaissant les droits du créateur, mais aussi en accordant l’importance qu’il convient à la nature limitée de ces droits.D’un point de vue grossièrement économique, il serait tout aussi inefficace de trop rétribuer les artistes et les auteurs pour le droit de reproduction qu 'il serait nuisible de ne pas les rétribuer suffisamment [paragraphe 31].» Retrouver cette balance entre l’intérêt du créateur, l’impératif économique de l’industrie et les besoins des utilisateurs, est nécessaire dans la réforme de l’actuelle loi.Paradoxe économique Les forces économiques qui régissent la culture ne sont pas les mêmes que celles des autres biens de consommation.Produire et vendre des pommes n’est pas comme produire et vendre des livres, des DVD ou de la mu- sique par le simple fait que l’on peut (théoriquement) reproduire à l’infini les œuvres culturelles.Comme nous l’avons exposé, le droit d’auteur permet de créer une rareté de fait en réservant au détenteur du droit d’auteur (qui n’est souvent pas l’artiste) la latitude de reproduire l’œuvre pour des fins commerciales.Mais généralement, et contrairement aux pommes, plus on consomme de produits culturels, plus on désire en consommer.Cette perspective est en conflit direct avec la perception largement véhiculée (et fausse) qu’une plus grande accessibilité aux œuvres culturelles a un impact négatif sur la demande de tels biens.Les écoles, les bibliothèques et autres institutions publiques sont de véritables usines à façonner des consommateurs, où leurs désirs et préférences sont validés, peaufinés, attisés au profit d’une industrie culturelle foisonnante.Contrairement à ce que l’on peut prétendre, plus les œuvres culturelles sont accessibles, plus les consommateurs vont en consommer.Quelques suggestions précises Ouvrir la définition du droit à l’utilisation équitable: aux Etats-Unis, le «fair use» permet beaucoup plus que sa version canadienne.Sa définition est ouverte puisque les fins de «fair use» ne sont pas toutes énumérées.Entre autres exemples, les créateurs ont droit à la satire, les enseignants ont le droit de montrer des films en classe, et ce, sans devoir obtenir une permission.Ces usages sont actuellement proscrits selon la logique actuelle de l’utilisation équitable au Canada.Le Canada devrait adopter une définition «ouverte» de l’utilisation équitable comme celle des Etats-Unis, incorporer les contraintes imposée à celle-ci par la Cour suprême en 2004 dans l’arrêt CCH et assister les institutions du pays à adopter des politiques qui définissent I’utilisation équitable pour le contexte précis de leurs communautés.Eviter le piège technologique: la technologie change, tout comme les goûts des consommateurs; il faut laisser parler le marché et non le museler par la loi.Spécifiquement, il faut criminaliser le contournement des mesures de protection technologique uniquement pour des fins de violation (comme la vente illégale de musique sur des CD copiés), afin de permettre l’utilisation équitable de ces œuvres chiffrées.La responsabilité des intermédiaires, comme les fournisseurs d’accès à Internet, doit être limitée si leurs clients enfreignent la loi, et un régime «d’avis et d’avis» doit être mis en place (à l’opposé d’un régime «d’avis et de retirer»).Il faut permettre les copies de sauvegarde pour tout bien numérique, comme les données, non pas uniquement pour les logiciels, comme c’est actuellement le cas.Finalement, tous devraient avoir le droit d’utiliser les œuvres numériques légitimement acquises en les transférant de support ou en les visionnant à leur gré.Le domaine public: le droit d’auteur cesse d’exister 50 ans après la mort du créateur; l’œuvre entre ensuite dans le domaine public et tous peuvent l’utiliser librement.Il est évident qu’une prolongation de la durée du droit d’auteur va nuire aux créateurs actuels tout en causant des maux aux consommateurs et aux institutions chargées de notre patrimoine collectif, sans produire de bénéfices tangibles sauf pour quelques grandes sociétés.Par ailleurs, les données et les documents issus du gouvernement sont actuellement protégés par le droit d’auteur de la Couronne.Ces documents devraient être versés directement dans,le domaine public (comme c’est le cas aux Etats-Unis), ou être diffusés largement sous des licences libres de type «Creative Commons» pour que tous les citoyens et leurs institutions puissent les utiliser comme bon leur semble.Il est clair que la meilleure façon de faire respecter le droit d’auteur est d’assurer une compréhension de son fonctionnement, et non de punir tous les usagers de bonne foi pour les crimes de certains.Les usagers et leurs institutions ont aussi des droits, et la nouvelle mouture de la Loi sur le droit d’auteur doit le reconnaître.Earl Jones : temps compte simple et peines consécutives JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les victimes ont revendiqué des lois plus sévères pendant que l’escroc qui les a flouées comparaissait au palais de justice.100 |00 Y, i 100 atft SÉBASTIEN BOUTHILLIER Etudiant au doctorat à la chaire de management éthique de HEC Montréal -il es victimes d’Earl L Jones ont manifesté devant le palais de justice.Cela démontre que l’opinion .Jl publique est en train de s’organiser contre les crapules de l’acabit de Vincent Lacroix.Les crimes économiques et financiers font désormais partie des infractions les plus abjectes aux yeux du public.Tant mieux si les manifestants contribuent à ce que les épargnants se renseignent davantage et redoublent de vigilance avant de confier leurs économies au premier conseiller en placements venu.Toutefois, le lieu choisi par les manifestants pour faire valoir leurs griefs laisse perplexe.Devant le palais de justice, ils ont revendiqué des lois plus sévères pendant que l’escroc qui les a floués a comparu, puis que la mise en faillite de sa société a été ordonnée.Les manifestants visaient-ils à influencer le juge?Le magistrat est-il perméable aux pressions de la rue?Au mieux, les manifestants peuvent espérer que deux pratiques soient court-circuitées grâce à leur mobilisation.Les manifestations visent généralement à obtenir l’écoute attentive du législateur ou du gouvernement, qui en est issu.Le premier élabore les lois, tandis que le second détermine les politiques de leur application, en théorie.Dans les faits, la société semble de plus en plus régie par les décisions des tribunaux: le gouvernement des juges.Le pouvoir judiciaire croît en importance, il n’est plus exercé aussi en retrait du monde que l’enseigne la science politique.Il est normal, dans ce contexte nouveau de gouvernance où les pouvoirs législatif et exécutif sont relativisés par rapport au pouvoir judiciaire, que les citoyens veuillent influencer directement les juges plutôt que les députés ou les ministres.Revendications des victimes A lire les pancartes qu’elles brandissaient, les victimes ré- clamaient notamment des lois plus sévères et s’attendaient à ce qu’elles soient modifiées bientôt.Hélas! Il n’est pas du ressort du juge de modifier la loi pour la rendre plus sévère.Certes, il donne l'impression qu’il la modifie quand il l’interprète, en aménage l’application à un cas où des règles entrent en conflit ou qu’il se prononce sur la constitutionnalité d’une disposition.Mais, jusqu’ici, il s’agit de juger les actes et les intentions d’Earl Jones.Même à supposer que le législateur modifie la loi avant le prononcé de la sentence contre ce voleur, des principes de justice le protègent.Transposés dans la Constitution, ils sont garantis par la Charte canadienne des droits et libertés.Pensons aux garanties juridiques (article 11) qui donnent droit à tout inculpé (au paragraphe g), «de ne pas être déclaré coupable en raison d’une action ou d'une omission qui, au moment où elle est survenue, ne constituait pas une infraction», et (au paragraphe i) «de bénéficier de la peine la moins sévère, lorsque la peine qui sanctionne l’infraction dont il est déclaré coupable est modifiée entre le moment de la perpétration de l’infraction et celui de la sentence».Ainsi, l’infraction doit exister au moment où elle survient.Et si une modification est apportée à la loi avant que la sentence soit rendue, la peine la moins sévère doit être appliquée.Deux pratiques à court-circuiter Heureusement pour les victimes, elles n’auront peut-être pas manifesté en vain.Lorsqu’on compare la peine infligée à l'Américain Madoff et celle infligée à Vincent Lacroix, surtout lorsqu’on compare ensuite leur sentence respective au to- tal du temps réellement passé en prison selon que le criminel §e trouve au Canada ou aux Etats-Unis, il y a de quoi envier l'exemplarité de la justice américaine contre les truands de la finance.Les juges dans des causes de crimes économiques pourraient être sensibles aux griefs des victimes.Tout en respectant la loi, ils pourraient passer outre deux pratiques de computation de la peine.Non écrite dans la loi, la pratique quant à la peine guide néanmoins juges, avocats et officiers judiciaires dans la conduite de leurs affaires.Puisqu'elle n’est pas écrite dans un texte de loi, elle y supplée ou la supplante, et n’est pas susceptible de sanction judiciaire.Donc, les juges pourraient ordonner que deux pratiques ne soient pas observées et qu’on s’en tienne à la loi.Que le temps d’emprisonnement en détention préventive compte simple et non pas double, et que la peine pour chacun des chefs d’accusation reconnus soit purgée consécutivement aux autres, et non pas simultanément.L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Stéphane Baillargeon (général), Clairandrée Cauchy (éducation), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Loui&Gilles Francœur (environnement), Pauline Gravel (sciences).Brian Myles (justice et faits de société), Louiae-Maude Rioux Soucy (santé).Alexandre Shields (général), Philippe Papineau (pupitre) information politique Michel David (chroniqueur)', Hélène Buzzetti et Alec CasLonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque (reporter) ; information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture)', Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins (reporter).Éric Desrosiers (reporter).Claude Turcotte (reporter).Dominique Reny (pupitre) ; information internationale : Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) • Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction): Jean-Jacques Coulombe et Étienne Plamondon-Émond (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).PUBLICITÉ Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessette, Jean de Billy, Jennifer Boily-Oemers, Jean-François Bossé.Manon Bollard, Marlène Côté.Richard Douangmala, Amélie Maltais, Claire Paquet, Elyssa Porlier, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur ad/oint).Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables).Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine l>afleur, Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross. L E l> E V (UK.LE J E l! 1) I (> A 0 Ê T 2 0 0 9 ACTUALITES EMPLOI SUITE DE LA PAGE 1 trois seuils d’admissibilité: un pour les villes, un pour les régions rurales et un autre pour les régions éloignées.Les provinces n’ont pas déterminé le nombre d’heures travaillées pour chaque catégorie, mais on imagine que ce nombre sera plus élevé pour les villes.Le bloc de l’Ouest espère rallier cette semaine les autres provinces à son idée.Le premier ministre de Colombie-Britannique, Gordon Campbell, mènera la campagne et entend contacter Michael Ignatieff.Mais déjà hier, l’Ontario et le Québec s’y sont montrés tièdes.«Montrez-moi ce que ça veut dire si on a deux ou trois paliers, et faisons l’analyse de l'impact que cela aura au Québec», a dit Jean Cha-rest à son arrivée hier.Son entourage explique qu’avec seulement trois normes, on craint que toutes les villes soient placées sur un pied d’égalité.On ne peut quand même pas prétendre, illustre-t-on, que la réalité de l’emploi est la même au centre-ville de Calgary et à Gaspé.On désire donc conserver des normes variables pour tenir compte des réalités régionales.A l’autre extrémité du spectre, l’Ontarien Dalton McGuinty trouve qu’il faut réduire encore da- vantage le nombre de normes — pour n’en conserver qu’une seule — sans quoi des villes comme Windsor, qui vivaient de l’industrie automobile, seront désavantagées.D’ailleurs, il reprend à son compte une bonne partie du raisonnement du chef libéral à Ottawa, Michael Ignatieff, qui a fait de la norme unique temporaire son cheval de bataille.«Je crois qu’il doit n'y avoir qu’une seule norme d’admissibilité nationale, a dit M.McGuinty à son arrivée hier.Elle n 'a pas besoin d’être en place très longtemps.Elle pourrait par exemple expirer lorsqu’un groupe indépendant conclut que la récession est terminée.» Par contre, il trouve que le chef du PLC va trop loin en militant pour que les nouveaux chômeurs n’aient pas besoin d’avoir travaillé un minimum de 360 heures (environ neuf semaines) pour toucher des prestations.«Je pense que c’est un peu bas.[.] En ce moment, le plus bas niveau pour se qualifier [dans certaines régions] est de 420 heures.Peut-être pourrions-nous adopter ce chiffre pour la durée de la récession?» Au diable le déficit Le premier ministre manitobain, Gary Doer, a mis en garde ses collègues contre la tentation de formuler des demandes irréalistes au gouvernement fédéral, responsable du programme d’assurance-emploi.«R ne faut pas négliger l’impact que cela aura sur le déficit fédéral, car nous avons vu dans le passé que lorsque le déficit est trop élevé à Ottawa, ce sont tous les Canadiens qui écopent parce que les budgets de la santé, de l’éducation postsecondaire et de l’aide sociale sont amputés.» Cette considération n’est pas partagée par tous.Jean Charest a rappelé que la caisse d’assurance-emploi est censée être indépendante.«Elle a été conçue dans la perspective où c’était une assurance publique, sociale, justement pour qu’elle se situe à l’extérieur du périmètre comptable.[.] En principe, le fonds d’assurance-emploi est un fonds qui doit être mis au service des travailleurs et non pas au service du fonds consolidé du gouvernement fédéral», rappelle-t-il.Le sujet de l’assurance-emploi risque de se retrouver au centre de toute l’activité politique cet automne.Le Parti libéral de Michael Ignatieff demande une réforme majeure, sans quoi il retirera sa confiance au gouvernement minoritaire de Stephen Harper.En attendant l’affrontement parlementaire, conservateurs et libéraux ont créé un panel partisan pour discuter de la question pen- dant l’été.La ministre des Ressources humaines, Diane Finley, en fait partie et elle a déjà déclaré que l’idée d’imposer un seuil unique de 360 heures travaillées était «fantaisiste».Changements climatiques Par ailleurs, en plus d’une rencontre avec les chefs autochtones du pays, les premiers ministres discuteront d’une foule d’autres sujets, notamment la préparation face au virus de la grippe A(H1N1), le protectionnisme américain et les changements climatiques.Jean Charest se dit préoccupé par le fait que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) songe à permettre les représailles économiques contre les pays se traînant les pieds en matière environnementale.«Il faut que le Canada s’inscrive avec les pays leaders.On ne peut pas se permettre d’être les derniers.» Par contre, ce sujet risque d’être abordé par les premiers ministres de façon polie, ceux-ci s’étant entendus pour ne pas s’entendre dans le passé.Chacun a sa réalité bien particulière — notamment l’Alberta avec ses sables bitumineux — qu’il veut voir respectée.Le Devoir VACCIN SUITE DE LA PAGE 1 pour les gouvernements américain et québécois dans des causes impliquant la vaccination, reconnaît toutefois qu’il est impossible de tout anticiper avant d’administrer une dose à quelqu’un.«Il faut envisager la possibilité d’un effet secondaire sérieux, mais est-ce qu’on peut soupçonner que [le risque d’effets secondaires] est plus élevé que pour les autres vaccins sur le marché?Non», a insisté le D' Ward.Pour lui, ces complications, plutôt rares, avaient plus de chance de survenir avec les anciens vaccins, comme ceux contre la rage.Fabriqués à base de virus vivant, les vaccins contre la poliomyélite, qui étaient administrés oralement, présentaient quant à eux des risques de paralysie.«On peut dire que dans l’histoire des vaccins, des effets secondaires et quelques décès ont été rapportés, mais la plupart des vaccins sont très, très sécuritaires», a dit le D1 Ward.Les vaccins contre la grippe AfHINl) qui sont actuellement testés ne sont pas faits à partir du virus vivant.Et si les vaccins contre l’influenza ont déjà été associés au syndrome Guillain-Bar-_ ré, une maladie rare qui affecte les nerfs, très peu de gens vaccinés semblent désormais y développer une susceptibilité.«On parle d'un risque sur un million et dans certains cas, sur deux millions», a noté le chercheur de McGill.Il soutient que l’échec vaccinal peut être possible chez des personnes ayant un système immunitaire faible, mais c’est, selon lui, une raison de plus pour vacciner le plus grand nombre de gens possible.La théorie du complot Parmi les sites diffusant une information mensongère au sujet du vaccin, certains prétendent que l’injection est l’élément clé d’un vaste complot visant à exterminer des centaines de millions de personnes et invitent la population à signer une pétition pour ne pas se faire vacciner.Un blogue québécois publie un article mettant la population en garde contre un «“programme expérimental” de vaccination ou encore une campagne de “vaccination forcée”, probablement recommandée par l’OMS» et allègue que les vaccins contre l’inlluen-za constituent un «empoisonnement massif».Sur YouTube, des vidéos prétendument tournées sur le site du Center for Disease Control, l’autorité américaine en matière de prévention des maladies infectieuses, présentent des piles de grandes boîtes de plastique comme étant des cercueils qui n’attendent que des corps.D’autres sites racontent l’histoire d’une journaliste autrichienne qui aurait récemment «intenté une action judiciaire contre l’Organisation mondiale de la santé [OMS], l’ONU et contre plusieurs hauts responsables du gouvernement et des entreprises pour bioterrorisme et pour tentative de meurtre de masse».Cette journaliste aurait même préparé une demande en injonction contre la vaccination forcée que l’on dépose auprès des tribunaux américains en ce moment Pour le Dr Brian Ward, ces actions sont vraiment «contre-productives».«Ces gens qui se pensent plus intelligents que les autres parce qu’ils ne croient pas à la pandémie ou au vaccin écrivent de telles choses parce qu’ils n’ont rien à perdre, estime-t-il.Mais si la situation change et devient grave, ils seront les premiers à faire la file pour avoir leur dose.» Le ministère de la Santé dit être au courant que des informations antivaccination circulent.«Quand le vaccin va être prêt, on va voir à qui on le recommande, selon la gravité de la situation.Mais c’est certain qu’on va en faire la promotion, car pour nous, il est efficace et sécuritaire», a assuré Marie-Claude Gagnon, porte-parole du ministère de la Santé.Elle précise qu’elle ne s’attend pas à des surprises avec ce nouveau vaccin, «qui est élaboré à partir de la même technologie que le vaccin pour l’influenza saisonnière».Le Devoir MÉLAN1E LOISEL COU.ABORATION SPÉCIALE Locassie Matt Mask (au centre, avec le chandail noir) et ses camarades participent à l’école de fouilles d’Avataq.mSSSSî ¦ ¦ INUIT SUITE DE LA PAGE 1 sondages.«Nous voulons les sensibiliser à protéger leur patrimoine culturel, mais nous tenons surtout à les valoriser pour leur donner envie de s’accrocher», raconte Eisa Cencig, l’une des responsables du projet d’Avataq.Les jeunes doivent respecter les horaires et suivre les règlements.Là-bas, il n’y a pas une goutte d’alcool.Avec leurs casquettes des Canadiens et leurs kangourous trop grands, ces quatre jeunes reconnaissent qu’ils sont privilégiés de pouvoir participer à ce camp.«Nous avons trouvé des os de morses et une mâchoire d’ours polaire», racontent-ils en fumant une cigarette sur le balcon de l’hôtel.Bien qu’ils aient fait la fête la veille, ils trépignent d’impatience de retourner sur l’île lundi matin.«Ces jeunes ont tous été marqués par la violence, et deux de leurs amis se sont suicidés récemment.Ils ne sont pas des enfants de chœur, mais l’école leur permet de s’accomplir», tient à dire Eisa, qui est devenue une grande sœur pour eux.«En tout cas, ça fait vraiment du bien de sortir d’Ivujivik», souligne Locassie, qui compte retourner étudier à l’automne.Sans en être trop fier, il raconte qu’il a été suspendu de l’école, il y a deux ans, après avoir tenté d’étouffer son enseignant.«Je réalise qu’il est important d’avoir un diplôme.Un jour, j’aimerais faire des vidéos et des documentaires comme dans le National Géographie», révèle-t-il.Sur et sous l’eau Des programmes comme celui d’Avataq ont le mérite de redonner espoir aux jeunes qui sont souvent désabusés au Nu-navik.L’objectif est de faire une différence dans leur vie, si minime soit-elle.C’est d’ailleurs avec cette philosophie en tête que le Centre de formation de survie en Arctique a décidé de participer en initiant un jeune à la plongée sous-marine.Sailasi Ittukallak a été l’heureux élu.Ce printemps, le jeune homme de 22 ans s’est rendu à Toronto, tous frais payés, pour suivre ses premiers cours de plongée.Une semaine de formation intensive pour apprendre à utiliser l’équipement et les bonbonnes d’oxygène.«Il y avait beaucoup de choses à apprendre, ce n’était pas facile, mais ça en vaut la peine aujourd’hui», dit-il en enfilant sa combinaison quelques minutes avant de faire sa première plongée dans le détroit d’Hudson.«Sailasi apprend très vite.Comme il est très méticuleux, je suis sûr qu’il sera un bon plongeur», ajoute son instructeur, Dwane Ellis, qui a passé trois mois à l’encourager pour éviter qu’il n’abandonne en cours de route.Cette fois, les efforts de Sailasi ont été récompensés.En sortant de l’eau après sa plongée, son sourire valait mille mots et ses yeux bridés brillaient de fierté.«J’ai vu des bélugas.C’est la première fois de ma vie que j’en voyais de si près», dit-il avec, pour une rare fois, un peu d’excitation dans la voix.Son instructeur Dwane espère maintenant qu’il pourra continuer sa formation.Avec à peine une deuxième secondaire en poche, la plongée pourrait être sa voie d’avenir.Le problème est toutefois d’assurer le financement et d’organiser d’autres plongées en Arctique.Cette fois-ci, c’est la compagnie de croisières Cruise North Expeditions qui a permis à Sailasi de monter à bord du bateau pour réaliser son rêve.«Quand c’est possible et lorsqu’il y a de place, nous sommes toujours prêts à collaborer pour ce genre de projets», explique le président, Dugald Wells, qui sait qu’il n’est pas évident de stimuler les jeunes Inuits.Un programme adapté Cruise North a d’ailleurs mis sur pied son propre programme de formation, adapté pour les jeunes Inuits.«Ces jeunes ne sont pas habitués à travailler.Ils se lassent facilement et s’ennuient lorsqu ’ils sont loin de leur famille.Alors, il faut y aller tranquillement», note M.Wells.Cet été, sept jeunes Inuits sont donc formés à la réception de l’hôtel, à la cuisine et à l’entretien des Zodiacs.Comme ils vivent sur le bateau, ils travaillent quelques heures par jour et ont du temps pour eux.«C’est une occasion unique de rencontrer des gens de partout au pays», mentionne Joseph An-nahatak, qui vient de Kangir-suk.«C’est aussi l’occasion de voyager.Je n’avais jamais vu d’ours noirs avant notre expédition sur la côte du Labrador», confie pour sa part Louisa, de Puvirnituq.«Cette expédition me permet de mieux connaître la culture de mon père», indique de son côté Isabella Weetaluk-tuk, qui vit depuis longtemps à Montréal.Sa collègue Mae Nin-giuruvik, 20 ans, lui a notamment appris le chant de gorge.Celle-ci rêve pour sa part de quitter son village de Kuujjuaq pour étudier à l’Institut maritime du Québec à Rimouski.Elle souhaite apprendre à piloter des bateaux.«Si un jour Mae devenait la première capitaine inuite, nous aurions réussi notre mission», espère en fin de compte M.Wells.Collaboration spéciale Demain: La métamorphose de Kangiqsujuaq TARREGA La vitrine Québec à Tarrega sera le prétexte de la première mission en Espagne du nouveau ministre des Relations internationales, Pierre Arcand SUITE DE LA PAGE 1 du festival Juste pour rire, Steeve Dumais, vice-président du Regroupement des arts de la çue du Québec, Jeannot Painchaud, du Cirque Eloize, ou encore Suzanne Samson, du Regroupement national des arts du cirque (En Piste).«Ily a des gens qui vont venir de partout en Espagne pour participer à cette table ronde parce qu’ils savent que les plus grands du Québec seront présents», souligne Mme Bronchai.Au total, pas moins de 15 organismes seront sur place, dont le Cirque du Soleil, la Conférence internationale des arts de la scène (CI-NARS), SPECTRA, le Festival d’été, la troupe Les 7 doigts de la main, le Carnaval de Québec, le Carpefour international de théâtpe de Québec, l’Ecole de cirque de Québec, l’Ecole nationale de cirque de Montréal, le Festival de jazz et la bourse RIDEAU.Pas une première Le Québec n’en est toutefois pas à sa première participation à Tarrega, précise-t-elle.«Cette vitrine est le fruit de dix années de relations entre Fixa Tarrega et le Québec.[.] Chaque année ou presque, il y a un artiste québécois [dans leur programmation].» Ainsi, le Cirque Eloize a remporté le Prix du public lors d’un précédent passage.D’emblée, CINARS, RIDEAU et le festival Juste pour rire sont des habitués de cet événement où les diffuseurs ont l’habitude de se rendre pour dénicher de nouveaux spectacles.«C’est un festival très important», remarque le programmateur du volet arts de la rue du Festival d’été, Michel Barette.«On trouve là-bas des centaines d’agents et programmateurs de partout dans le monde.C’est une occasion en or de faire du réseautage.» Visiblement très intéressé par ce qui se passe au Québec, le directeur de Tarrega, Jordi Colominas, a effectué une tournée des festivals du Québec l’an dernier.Et c’est à cette occasion qu’il a sélectionné les trois spectacles qui figurent au programme du festival cet automne.Mission du ministre Arcand La vitrine Québec à Tarrega sera par ailleurs le prétexte de la première mission en Espagne du nouveau ministre des Relations internationales, Pierre Arcand, du 6 au 12 septembre.M.Arcand soulignera à cette occasion les dix ans de l’ouverture du Bureau du Québec à Barcelone.A moins d’un changement à l’horaire, le ministre doit rencontrer le président de la Catalogne, José Montilla, et prononcer une conférence au palais de la Generalitat.La tenue de rencontres entre parlementaires justifie en outre la présence de députés de l’opposition, dont la pé-quiste Agnès Maltais et le président de l’Assemblée nationale, Yvon Vallières.Selon le directeur du Bureau du Québec à Barcelone, Claude Fleury, les échanges entre les deux régions se multiplient.A preuve, le Québec était à l’honneur en octobre dernier à la Foire du livre de Barcelone, et les artistes québécois seront présents de façon importante cet automne lors d’un festival de la marionnette au Pays Basque qui, quoique situé à l’extérieur de la Catalogne, relève aussi du Bureau de Barcelone.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com I^es bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 F3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com lut publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-339(1 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 U Devoir peut, à l’occasion, mettre la ïîsîë d'adresm t ü - à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent Intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaite! pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuilles en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi •tu samedi par le Devoir ln< dont le siège soiial est situe au T':>
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