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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2009-07-30, Collections de BAnQ.

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Vol.C N “ 1 6 9 ?1 .1 O $ + T .\ x K s = I , 2 5 $ LE DEVOIR Un milliard de coûts inutiles pour Hydro-Qnébec La demande en électricité ayant chuté, les surplus d’énergie pourraient coûter cher aux consommateurs FABIEN DEGLISE \ A la veille du dépôt — avec six mois de retard — du plan stratégique d’Hydro-Québec, petits et grands consommateurs d’électricité au Québec s’inquiètent des importants surplus d’énergie avec lesquels la société d’Etat doit désormais com- poser.En raison de la chute de la demande en électricité partout en Amérique du Nord, ces surplus sont évalués à près d’un milliard de dollars pour la seule année 2010 et risquent d’être aux frais de la clientèle d’ici, craignent-ils.«L’impact de ces surplus est pernicieux, a indiqué hier au Devoir Luc Boulanger, directeur de l’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité (AQCIE).Ce sont des blocs d’énergie qu’Hydro-Québec a acquis, à tierces parties, et à un coût supérieur au coût moyen d’approvisionnement en électricité provenant de sa division production.Or, dans l’état actuel du marché, il ne va pas être facile de placer cette énergie, à un prix intéressant, sur d’autres marchés, et nous allons donc, collectivement, être pris avec.» Début juillet, Hydro-Québec a d’ailleurs tenté de limiter les dégâts en se présentant devant la Régie de l’énergie pour demander une suspension VOIR PAGE A 8: HYDRO Recherche sur le climat Une nouvelle fuite des cerveaux s’amorce PAULINE GRAVEL Alors que les changements climatiques sont devenus un enjeu de plus en plus pressant, les chercheurs canadiens s’intéressant à cette question planétaire ne comprennent pas l’attitude du gouvernement fédéral, qui leur coupe les vivres.Ils s’inquiètent de voir leurs jeunes collègues s’apprêter à partir ailleurs dans le monde.Impuissants, ils voient le désastre se profiler.Les coffres de la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l'atmosphère (FCSCA).qui finance environ 200 scientifiques canadiens, seront vides dans un an, et le gouvernement fédéral ne s’est toujours pas manifesté pour les regarnir.Hier, d’autres chercheurs ont ajouté leur voix à celle du physicien James Drummond pour dénoncer l’épuisement des ressources financières accordées à la recherche canadienne sur le climat, compte tenu du tait que la FCSCA représentait leur principale source de financement.«Les conseils de recherches fédéraux [CRSNG] et provinciaux fournissant aux chercheurs une aide complémentaire ne seront pas en mesure de prendre la relève de la fondation.En l’absence de la FCSCA, le domaine perdra de 12 à 15 millions par année», a précisé Dawn Conway, directrice générale de la FCSCA La FCSCA a reçu un dernier financement du ministère fédéral de l’Environnement en 2003, et depuis, elle attend toujours le prochain versement.«Comme d’autres fondations, notre financement est irrégulier, a expliqué Mme Conway.La Fondation canadienne pour l’innovation [FCI] a été refinancée à plusieurs reprises, notre fondation VOIR PAGE A 8: CERVEAUX Sans argent neuf sous peu, il faudra rapatrier les équipements qui sont partout en forêts ou dans le Grand Nord 10 000 Amnistie Internationale craint que la prudence des États -Unis envers la Chine ait pour effet de sacrifier les droits humains Une jeune Ouïgour de la ville d’Urumqi, largement touchée par les violences ethniques au cours des dernières semaines.AGENCE FRANCE-PRESSE AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Rebiya Kadeer, la chef du Congrès mondial ouï-ghour et «mère des Ouïghours» en exil, a accusé la Chine hier de cacher la disparition de «10 OOO Ouïghours» pendant les émeutes de la capitale de la province du Xinjiang, en Chine, à Urumqi.Elle se dit également déçue de l’inaction du gouvernement américain, pays qui l’accueille depuis sa libération d’une prison chinoise, en 2005.«Dans la nuit [les Chinois] ont éteint les lumières et ils ont pénétré dans les quartiers ouïghours et tué 10 OOO Ouïghours.La Chine montre 187 morts et 1500 blessés, alors que derrière cela le nombre de Ouïghours qui sont morts dépasse largement ces chiffres officiels», a déclaré «la dalaï-lama» des Ouïghours dans une entrevue traduite en simultané à France 24, le 28 juillet, affirmation réitérée hier lors d’une visite au Japon.Le 5 juillet, de violents affrontements avaient éclaté entre les Ouïghours turcophones et musulmans et les Hans, l’ethnie dominante en Chine, dans la ville d’Urumqi.Rebiya Kadeer se fait la voue de son peuple partout où elle va, dont le Japon, hier.Les autorités chinoises ont réagi en convoquant hier l’ambassadeur du Japon à Pékin pour lui faire part de leur «fort mécon- «Les Ouïghours n’ont pas le droit de parler leur propre langue et n’ont pas de droits sur les plans culturel et économique » tentement» au sujet de cette visite.«[Le vice-ministre des Affaires étrangères, Wu Da-wei,] a demandé que le gouvernement japonais prenne immédiatement des mesures pour empêcher que Rebiya [Kadeer] ne mène des VOIR PAGE A 8: OUÏGHOURS JACQUES NADEAU LE DEVOIR 100 Yitf'«i*> |0o ^ 100 a"* ÉCONOMIE L’entreprise d’Eari Jones en faillite ¦ À lire en page B 1 INDEX I i J > ) t Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Sports.B 6 Sudoku.A 5 Télévision.B 7 » Des camps branchés pour attirer les jeunes ISABELLE PORTER Québec — Cheerleading, ateliers de journalisme, formation Web, photographie, cours de cirque.Les camps de vacances multiplient Jes programmes branchés pour attirer les jeunes.A tel point qu’on en vient à se demander ce qui différencie leurs activités des régulières.D’après le directeur de l’Association des camps certifiés, Yves Dubois, cette tendance est à l’œuvre depuis le milieu des années 2000 et concerne surtout les camps de jour.«Il y a 15 ans, on envoyait notre jeune dans un camp pendant deux semaines, et le reste de l’été, il voyait ses amis ou allait visiter une tante ou un oncle.Maintenant, on ne laisse plus nos enfants se promener, on veut qu'ils soient encadrés.Le parent doit donc programmer huit semaines d’activités.Avec deux semaines en camps de vacances, et deux passées en famille, il reste quatre semaines à remplir.C’est dans ce contexte que les camps de jour se sont développés.» Lise Paradis est la responsable du Camp de jour Centre Père Sablon, à Montréal, qui offre des programmes spécialisés depuis 20 ans, notamment VOIR PAGE A 8: CAMPS « Le défi, c’est de faire la démonstration qu’il y a une valeur dans le camp qu’on ne trouve nulle part ailleurs» K S* SOllRCK: CAMP GÉRON1MO Jeunes vacancières au camp Géronimo '%J;.p-.vy ’ *¦ i V 77831302383131 A Z I E » I1- v I 11 , I.E .1 K U ]) I H ft .1 I! I L L E T 2 0 0 » ACTUALITES L’été en ville se vit dehors, à profiter des piscines, à flâner dans les parcs, à courir les festivals.Mais l’été en ville, c’est aussi l’occasion de sortir de la routine ou des sentiers battus.Cette annee encore, nos journalistes ont déniche pour vous des coins surprenants, des activités méconnues, des personnages, et fait bien d’autres découvertes qui donnent leur texture à Montréal, Québec, Ottawa.Une autre séduction Tranquillement, mais sûrement, le cricket gagne des adeptes au Québec JEAN DION Angus Bell se trouvait en Transylvanie, il y a quelques années, lorsque sa vie a basculé.Dans le bon sens.Ce que cet Ecossais faisait là?Il voyait du pays, bien sûr, mais il était surtout occupé à assouvir sa passion de toujours en jouant au cricket.Le sport n’est pas tellement répandu en Europe de l’Est, mais il y existe, et Bell, 28 ans aujourd’hui, avait été capitaine honoraire de l’équipe de Pologne et il avait joué en Slovaquie et en Bulgarie.Sa tournée a conduit à la publication d’un bouquin, Batting on the Bosphorus: A Liquor-Fueled Cricket Tour Through Eastern Europe, dans lequel il raconte avoir frappé depuis l’Europe un coup de six points — lorsque la balle quitte le terrain sans avoir touché le sol, l’équivalent d’un circuit au baseball — qui a atterri en Asie.Mais ce jour-là, en Roumanie, Angus Bell a rencontré le grand amour.Une belle fille du Québec.Hors de question de la laisser.Ce fut donc direction Montréal avant longtemps.Ici aussi, le cricket demeure largement méconnu, mais il existe, quelques équipes et des ligues largement regroupées autour des différentes communautés culturelles.Au début, Bell se joint à quelques-unes d’entre elles, mais l’expérience ne le satisfait pas.Il décide donc de créer son propre club, indépendant.Ce fut essentiellement une affaire de bouche à oreille.«Je jouais avec ma copine dans des parcs de Montréal, dit-il.Plusieurs personnes s’arrêtaient, intriguées, me demandant ce que je faisais là.Je les invitais à venir essayer le truc si cela leur tentait.Ça, c’était avant La Grande Séduction.» Ah, La Grande Séduction.Personne n’a oublié ce long métrage de 2003 dans lequel les habitants d’un village isolé de la Côte-Nord se mettent au cricket dans l’espoir d’attirer chez eux un jeune médecin adepte de ce sport.Le film a beaucoup lait pour populariser la discipline.Darren Bulli-vant, un Australien qui a aussi été » f —4 y % '^sP- Lggff JiigMÉi % 'Jfâlœg- > JACQUES NADEAU LE DEVOIR Greg Brander, originaire d’Australie, reçoit le tir de Tom Wisden, de Grande-Bretagne, lors d’une séance d’entraînement des Pirates of the St.Lawrence.Née il v a deux ans, 1 équipé indépendante de cricket a fait de nombreux adeptes.conquis par une dame de chez nous, en parle avec un sourire.«Maintenant, c’est cool de se promener avec un bâton de cricket», dit Angus Bell.A l’instar du baseball, le cricket donne lieu à des statistiques «Maintenant, c’est cool de se promener avec un bâton de cricket», dit Angus Bell complexes, mais le principe du jeu reste relativement simple.Un lanceur, bowler, expédie la balle vers un frappeur, batsman, qui doit protéger le guichet, wicket, placé derrière lui.Selon l’endroit où la balle arrive, soit le trappeur est retiré — les joueurs en défensive doivent attraper la balle à mains nues et couvrir une surface qu’on pourrait comparer à quatre terrains de baseball, puisqu’on joue au centre d’un ovale —, soit il marque des points et continue de frapper.Selon la formule qu’on utilise, un match peut durer plusieurs heures, voire plusieurs jours.Une foule de traditions sont liées au cricket, dont celle de faire des pauses pour prendre le thé (ou autre boisson, au choix).Né en Angleterre, le sport demeure immensément populaire dans la plupart des anciennes colonies britanniques.Mais pas au Québec, ce qui n’allait pas pour autant freiner l’enthousiasme d’Angus Bell.H y a deux ans, il créait officiellement son équipe indépendante, baptisée The Pirates of the St Lawrence, et le mot s’est si bien passé qu’elle en est venue à ressembler à s’y méprendre aux Nations unies.Elle compte une quarantaine de membres permanents et, à ce jour, près de 200 joueurs, originaires de 39 pays différents, ont pris part à ses activités.Récemment, Bell s’est mis en frais d’aménager un champ appartenant à ses beaux-parents, à Otter-burn Park, au pied du mont Saint-Hilaire, et les Pirates jouent régulièrement sur ce qu’il appelle «le plus beau terrain de cricket au Québec», en plus de s’entraîner en divers endroits comme le parc Jarry.Ils se déplacent aussi pour aller affronter des équipes américaines, comme le Tri-City Cricket Club d’Albany ou les Mad Dogs du Connecticut Et les rigueurs du climat ne les arrêtent pas.L’hiver, les Pirates jouent dans des gymnases de Montréal et en janvier dernier, grande première, ils ont même disputé un match de cricket sur neige au parc Jean-Drapeau.Le matin où on les rencontre, les Pirates s’exercent sur leur, comme dit le joueur Hugue Saint-Jean, «field of dreams».Au milieu des balles et des bâtons, des casques et des jambières, Angus Bell raconte qu'il visite fréquemment des écoles de la région de Montréal afin de familiariser les jeunes avec le sport qu’il aime tant.On voit très rarement — ou plutôt jamais — du cricket à la télévision, et il veut être un facteur de découverte.«Je veux rendre le cricket visible et accessible, dit-il.Mon but, c’est d’en faire le premier sport de balle au Québec.» Pour le moment, ils ne sont pas très nombreux, mais leur enthousiasme est contagieux.Une autre séduction est peut-être en cours.Le Devoir EN BREF Denise Larouche quitte Vision Montréal L’ex-mairesse de Rosemont-La Petite-Patrie, Denise Larouche, a annoncé hier qu’elle quittera Vision Montréal au cours des prochaines semaines et sera candidate au poste de conseillère de ville du district Champlain-LTle-des-Sœurs de l’arrondissemeqt de Verdun, sous la bannière TE-quipe Louise O’Sullivan Parti Montréal Ville-Marie.Denise Larouche a été conseillère municipale du district de Bourbonnière, puis responsable de la culture, du patrimoine et du Vieux-Montréal au comité exécutif de la Ville de Montréal, de 1998 à 2001.Elle a par la suite été mairesse de Ro-semont-La Petite-Patrie de 2001 à 2005.—D Devoir La GRC arrête deux présumés fraudeurs La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a annoncé, hier, l’arrestation récente à Montréal de présumés fraudeurs qui s’en prenaient à des individus et des entreprises du Canada et des Etats-Unis.Les [Miliciers ont saisi plusieurs faux chèques et arrêté un homme et une femme.Ils auraient fait près de 80 victimes et les auraient flouées pour plus de 600 000 - La Presse canadienne y I Oui au transport collectif, mais pas à une voie de plus Le CRE-Montréal demande à la ministre Julie Boulet de ne pas ajouter de voies à l’échangeur Turcot Plutôt que de faire la joie du Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal), l’assurance de la ministre des Transports, Julie Boulet, d’ajouter des voies réservées aux transports collectifs dans le plan de réfection du complexe Turcot a laissé sur sa faim l’organisme à but non lucratif, qui réclame haut et fort une réduction de la circulation automobile à Montréal.MARCO BÉLAIR-C1 RINO L: «v*?* PEDRO RUIZ LE DEVOIR L’Échangeur Turcot est l’objet d’un plan de réfection complexe.* * 1 * * CMXMCI e CRE-Montréal a une nou-/velle fois interpellé hier Julie Boulet afin que le ministère des Transports du Québec (MTQ) intègre des contraintes à Tutili-sation de l’automobile dans ses nouveaux plans du complexe Turcot, notamment un nombre maximal de voies routières.Près de 95 % des intervenants qui ont analysé l’enjeu de la circulation dans leurs mémoires lors des séances du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) demandent au MTQ de prévoir une réduction de la circulation automobile dans le plan de réfection de Turcot, mais, jusqu’ici, ce point de vue a été «complètement ignoré» par le MTQ, souligne à grands traits le CRE-Montréal.«En ajoutant des voies supplémentaires réservées aux transports collectifs, au covoiturage et aux taxis, le MTQ va aggraver la situation.On préférerait ne pas en avoir», fait savoir le responsable du dossier Transport au CRE-MontréaL Daniel Bouchard.«Le vide laissé par ces véhicules va se remplir et la circulation automobile va empirer, augmentant du même coup les émissions de gaz à effet de serre, les risques d’accidents, sans compter les coûts de construction, qui risquent d’augmenter», ajoute-t-il.Le CRE-MTL, qui a passé au crible les 105 mémoires disponibles sur le site du BAPE, explique que les 75 intervenants qui ont étudié l’offre de transport collectif dans le projet du gouvernement du Québec, tous sans exception demandent au gouvernement d’introduire des mesures de transport collectif Par ailleurs, 59 des 63 groupes qui ont analysé l’enjeu de la circulation automobile recommandent au gouvernement de profiter de la réfection du complexe Turcot pour réduire la circulation automobile au centre-ville de Montréal.«Cette réduction passe nécessairement par la conversion de voies existantes en voies réservées, ou par l la transformation du complexe en boulevard urbain», fait remarquer M.Bouchard.«Tant et aussi longtemps qu’on offre un service de première classe aux automobilistes, les gens ne feront pas le transfert vers le transport collectif.» Plusieurs projets, comme la navette ferroviaire de l’aéroport Montréal-Trudeau, le tram-train de Lachine et l’augmentation de la capacité d’accueil des trains de banlieue, qui permettront un accès rapide et sans tracas au cœur de la métropole, «auraient dû être faits en priorité afin de voir le vrai besoin en circulation dans l’échangeur et défaire un échangeur en fonction du vrai besoin, et non en fonction du besoin projeté de 320 OOO automobiles en 2016.[Le MTQ] ne tient d’ailleurs pas compte d’une augmentation dans le transport collectif et de certaines contraintes [qu’il pourrait imposer aux automobilistes]», indique M.Bouchard.La circulation automobile devrait passer de 280 (XX) véhicules à plus de 330 000 véhicules par jour, en 2016, selon les pronostics du MTQ.In ministre des Transports, Julie Boulet, envoie des messages contradictoires lorsqu'elle se dit prête à ajouter des voies supplémentaires qui seront réservées au transport collectif, conclut le CRE-Montréal.Le Devoir * ? I.E I) E V (I I It .L E .1 E I! 1) I It 0 .1 I! I I.L E T 2 0 0 I) ACTUALITES 7 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Un nouveau venu s’est ajouté à l'éventail de semences de maïs commercialisées au pays, soit le SmartStax, un OGM recombiné.Barrage contre le SmartStax Des groupes gouvernementaux réclament la suspension de l’autorisation de vente accordée au nouvel OGM recombiné, en raison d’importantes failles dans l’évaluation de son innocuité Après l’approbation, la réaction.Plusieurs groupes environnementaux ont demandé officiellement hier au gouvernement fédéral de suspendre l’autorisation de commercialiser au pays le maïs SmartStax, un nouvel OGM recombiné.Ils évoquent d’ailleurs le non-respect d’une directive internationale en matière de transgènes, chose que dément toutefois le ministère de la Santé.OTTAWA Bisbille au caucus conservateur Les troupes de Stephen Harper n’ont pas toutes la même lecture quant à la récession économique FABIEN DEGLISE Le SmartStax ne passera pas.Une coalition de groupes environnementaux est déterminée à faire reculer le gouvernement fédéral, qui vient d’autoriser la commercialisation d’un nouvel organisme génétiquement modifié (OGM) au pays.Dans une lettre adressée à Santé Canada, ils réclament la suspension pure et simple de l’autorisation de vente accordée au maïs SmartStax, prétextant d’importantes failles dans l’évaluation de son innocuité.Ce que dément le ministère fédéral de la Santé.Le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB) et le Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) n’en démordent pas.Avant de permettre la dissémination en champs, mais aussi l’introduction de cet OGM dans l’alimentation humaine et animale, «Santé Canada n’a pas fait des évaluations complètes et indépendantes» qui s’imposent, prétendent-ils tout en réclamant au passage la suspension du droit de culture et de commercialisation, accordé la semaine dernière par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) à Monsanto et à Dow AgroSciences, les géniteurs de ce transgène.Nouveau venu dans l’univers agricole, le SmartStax est un OGM particulier, qui combine huit caractères transgéniques actuellement sur le marché.Cet «empilage» lui permet d’être tolérant à plusieurs herbicides en plus de produire plusieurs insecticides en même temps.Il inquiète aussi les environnemen-talistes, qui estiment qu’en rai- son de cette configuration, cette super-plante transgénique devrait subir une nouvelle évaluation, afin que l’on s’assure qu’elle n’a pas d’effets néfastes sur la santé humaine et animale, mais aussi sur l’environnement Or, ni l’ACIA ni Santé Canada n’ont effectué une telle évaluation.Pour les autorités sanitaires, l’innocuité démontrée par les plantes transgéniques déjà sur le marché, et dont est issu le SmartStax, est suffisante pour conclure à la sécurité du nouvel OGM.«Santé Canada a approuvé les plantes et les lignées qui ont servi à développer le SmartStax, a indiqué hier au Devoir Christelle Legault, du ministère fédéral.Toutes ces plantes ont été évaluées par Santé Canada entre 2002 et 2008 et ont été considérées comme sécuritaires.» Pour la coalition, cette procédure contrevient toutefois à une directive récente du Codex Ali-mentarius, la branche de l’ONU chargée de dresser les normes internationales de salubrité alimentaire, qui recommande d’évaluer à part les OGM «possédant des caractères transgéniques empilés».Selon le Codex, les «aliments dérivés à ADN recombinés» pourraient avoir des effets imprévus, qu’il serait préférable d'évaluer avant une commercialisation.L’argument est d’ailleurs repris dans une lettre adressée à Meena Ballantyne, sous-ministre adjointe à la Direction générale des produits de santé et des aliments à Santé Canada, lettre accompagnée d’une demande sans équivoque: «Nous voulons que Santé Canada commence à procéder à l’évaluation complète de la salubrité du maïs OGM, comme le prévoit le Codex Alimentarius», peut-on lire.Hier, le ministère n’a pas souhaité conjecturer sur la réponse qu’il allait apporter à ce groupe d’opposants.Santé Canada a toutefois confirmé que l’évaluation des risques potentiels était dans les mains des deux entreprises à l’origine du SmartStax.Ces dernières ont d’ailleurs l’obligation d'informer Santé Canada «de tout changement dans la sécurité de leur produit», a résumé Christelle Legault.Le Devoir FANNIE OLIVIER Ottawa — Les troupes de Stephen Harper n’ont pas toutes la même opinion lorsqu’il s’agit d’évaluer si le Canada peut enfin crier victoire dans sa lutte contre la récession économique.Mardi, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a voulu diminuer les attentes en indiquant que, contrairement au gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, il ne croyait pas que la récession était derrière nous.Mais la veille, le ministre du Commerce international, Stock-well Day, a affirmé exactement le contraire dans un article intitulé «La récession est finie».Dans cet article paru dans le journal britanno-colombien Penticton Western News, le ministre Day met en exergue les signes encourageants laissant supposer une reprise économique «Je ne rigole pas.La récession est finie», écrit M.Day.«Le fait est que l’économie prend du mieux.Les gens et les entreprises investissent en grand nombre.Le taux de chômage s’améliore à certains endroits et les chiffres pour l’immobilier montent d’un bout à l’autre du pays», poursuit-il plus loin.M.Day souligne malgré tout que des difficultés attendent encore les Canadiens sur le plan de l’économie.Hier, le critique libéral John McCallum a fait circuler une lettre ouverte demandant au ministre Day de clarifier sa position.Interrogé plus tard à sa sortie de la réunion du caucus conservateur, le ministre Day a semblé plutôt se ranger derrière l’interprétation économique de son collègue aux Finances, soulignant qu’il y avait toujours des gens au chômage.«Il y a encore des défis.Nous avons des gens au chômage et nous devons rester concentrés pour remettre les choses sur la bonne voie», a-t-il lancé aux journalistes.C’est d’ailleurs le message que se sont empressés de faire passer les autres membres du cabinet conservateur.«On veut simplement s’assurer de ne pas sabler le champagne tout de suite.Il y a plein de familles canadiennes qui souffrent encore de ce temps économique qui touche toute la planète», a soutenu le ministre des Transports et des Infrastructures, John Baird.«Dire qu’on est sortis du bois, je ne pense pas que ce soit la position de notre gouvernement.Nous travaillons toujours fort, nous restons concentrés sur l’économie», a renchéri son collègue à l’Industrie, Tony Clement.Depuis le début de l’été, les ministres conservateurs multiplient les annonces aux quatre coins du pays pour des projets destinés à stimuler l’économie.Le ministre Baird a cependant été incapable de répondre lorsque des journalistes lui ont demandé comment il tenait les comptes de ce qui avait été déjà dépensé et des sommes à venir.Avec la perspective de plus en plus probable d’une élection générale à l’automne, le bloquiste Pierre Paquette soupçonne les conservateurs de faire ces annonces dans le but de gagner le cœur des électeurs en vue d'un imminent scrutin.«J’ai l’impression que les conservateurs ont retardé un certain nombre d'annonces dans le cadre de leur précampagne électorale», a-t-il affirmé lors d’un entretien téléphonique.La Presse canadienne «Je ne rigole pas.La récession est finie», a écrit le ministre Stockwell Day Adieu villa, bonjour Saint-Irénée Pauline Marois met sa demeure en vente pour s’installer dans Charlevoix, circonscription dont elle est députée JACQUES NADEAU LE DEVOIR La demeure de 12 000 pieds carrés compte huit chambres à coucher.mp^ mm 11 fn.W St % - Wjiéjjl .ÉA: CHOMAGE Les conservateurs ferment la porte au seuil de 360 heures M ÉLIS SA GUILLEMETTE Véritable oasis, cette très élégante villa de style français est située sur un immense domaine en bordure d’une rivière.» C’est le descriptif du manoir de Pauline Marois que les acheteurs à la recherche d’une résidence luxueuse peuvent lire sur le site de Realtors depuis hier matin.La chef de l’opposition officielle souhaite déménager dans Charlevoix, circonscription dont elle est la députée.«Les enfants ont quitté la maison, alors elle est vide», a expliqué le directeur des communications du Parti québécois, Pascal Monette.Pauline Marois et son mari, Claude Blanchet, avaient ce projet de migrer vers les montagnes charlevoisiennes depuis quelques années déjà.«Ils veulent se faire construire» une maison, a ajouté M.Monette.La maison sera bâtie d’ici 18 mois à Saint-Irénée, paroisse de 704 habitants qui fait partie de l’Association des plus beaux villages du Québec.Le couple y possède déjà un terrain.Huit millions La demeure de 12 000 pieds carrés n’est pas à la portée de toutes les bourses.Affichée pour la rondelette somme de huit millions de dollars, la maison aux fenêtres françaises offre huit chambres à coucher, sept salles de bains et salles d’eau, en plus d’une piscine creusée chauffée.L’agent immobilier qui s’oc- cupe de la vente de la demeure de file Bizard espère la vendre rapidement et s'attend à ce que des étrangers en prennent possession, comme c’est souvent le cas pour d’aussi grandes propriétés.«Mais le monde est un peu inquiet ces temps-ci, alors c’est difficile d’évaluer combien de temps ça pourrait prendre», a ajouté Peter Alovisi.Les avantages de cette maison?Sa position au bord de la rivière des Prairies et la vocation équestre du terrain.«Les I “über-richs” recherchent souvent un endroit où ils peuvent faire l’élevage des chevaux», a remarqué M.Alovisi.L’agent immobilier souligne aussi le «bon goût» en matière de décoration de Pauline Marois et de son mari, qui ajoute un plus à la maison de pierres construite en 1994.Le grand terrain de 1 700 000 pieds carrés, loin des regards des voisins, est aussi un avantage.«Ça prend au moins trois, quatre minutes à pied pour se rendre à la maison à partir de la rue», a-t-il calculé.C’est le manoir au centre d’une controverse en 2007 qui est aujourd’hui à vendre.Le journal The Gazette affirmait alors que le couple Marois-Blanchet avait eu un passe-droit pour construire sa maison de trois étages sur une terre zonée agricole qui comprenait des terres publiques.Mme Marois avait nié tout trafic d’influence.Le Devoir KARINE FORTIN Ottawa — Conservateurs et libéraux continuent à se chamailler au sujet de la réforme de l’assurance-emploi, à laquelle ils ont pourtant promis de travailler en collaboration cet été, dans l’espoir d’éviter un scrutin automnal.La ministre des Ressources humaines, Diane Finley, a fermé catégoriquement la porte hier à la proposition des libéraux d’abaisser à 360 heures le seuil d’admis-sibpé à l’assurance-emploi.A l’issue du caucus de sa formation, Mme Finley a qualifié cette idée, mise de l’avant par les trois partis d’opposition, de «fabulation intellectuelle».«Le fait, c’est que les Canadiens ne peuvent pas supporter [financièrement] un point d’entrée à l’assurance-emploi de neuf semaines», a-t-elle martelé, lors d’un bref point de presse.La ministre a indiqué que les libéraux et leur chef, Michael Ignatieff, devraient mettre de l’eau dans leur vin et faire des suggestions «concrètes, détaillées et financièrement responsables» s’ils souhaitent véritablement éviter des élections cet automne.Mme Finley a d'autre part souligné que son parti n’appuierait pas un projet susceptible d’entraîner une hausse des impôts «à un moment où les Canadiens peuvent le moins se le permettre».Cette position est identique à 1 celle que défendait le premier ministre Stephen Harper avant l’ajournement des travaux parlementaires, en juin.Mme Finley a refusé de faire part des progrès accomplis jusqu’à maintenant par le comité bipartite fonné à la fin de la session parlementaire pour améliorer le régime d’assu rance-emploi.Elle s’est contentée de dire que le groupe prévoyait faire rapport sur ses travaux à l’automne, comme prévu dans son mandat.«J’ai espoir que nous trouverons un terrain d’entente, mais les libéraux devront abandonner cette idée du 360 heures.» S'il faut en croire le chef de l'opposition, Michael Ignatieff, les choses ne progressent pas aussi rondement que prévu au sein du groupe de six personnes, dont sont membres Mme Finley, son collègue de Nepean-Carle-ton, Pierre Poilievre, le sous-ministre Malcolm Brown ainsi que les députés libéraux Marlene Jennings et Michael Savage et le directeur des politiques de M.Ignatieff, Kevin Chan.Le comité s’est réuni pour la première fois la semaine dernière, soit six semaines après l’annonce de sa mise sur pied.Le jour même de la rencontre, Michael Ignatieff a affirmé que son parti était prêt à faire preuve d’un peu de flexibilité sur le nombre d’heures, mais «très peu».La Presse canadienne ) t .1 ii i l I, e r ACTUALITES Normandeau reçoit Greenpeace dans ses bureaux Des membres de Greenpeace ont eu droit hier à une rencontre avec la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau.Les écologistes ont profité de l’occasion pour demander une série de modifications au projet de loi 57 sur l’occupation du territoire forestier, dont l’inclusion dans celui-ci d’une stratégie de sauvegarde des dernières forêts intactes et la mise en place d’un régime forestier basé sur un aménagement «écosystémique».«Les changements que nous proposons aideront à la mise en place de nouveaux marchés durables pour l’industrie, permettront de soutenir les communautés locales et assureront la préservation du caribou forestier», a par la suite expliqué leur porte-parole, Nicolas Main-ville.La ministre Normandeau a pour sa part défendu le projet de loi 57 et la gestion du dossier de la forêt par les libéraux.Elle a aussi dénoncé l’action menée plus tôt cette semaine par des militants de Greenpeace.Lundi, 16 d’entre eux se sont enchaînés à l’édifice du ministère des Ressources naturelles et de la Faune afin de dénoncer l’inaction gouvernementale dans la protection du patrimoine forestier québécois.- Le Devoir Grippe A(H1N1): le vaccin sera prêt Toronto — La ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, a déclaré hier que le fournisseur chargé de préparer un vaccin pour le Canada en cas de pandémie de grippe A(H1N1) devrait être en mesure de livrer la marchandise afin de permettre aux provinces et territoires d’amorcer des campagnes d’immunisation d’ici la fin de l’automne.Mme Aglukkaq a dit avoir bon espoir que GlaxoSmithKline puisse amorcer les essais cliniques d’ici le mois d’octobre, ou même plus tôt.Les autorités de santé publique préparent une liste de priorités, afin de déterminer qui devrait recevoir le vaccin en premier.Cette liste devrait être prête en septembre.- La Presse canadienne Les femmes enceintes et les enfants d’abord Atlanta, Géorgie — Un comité du gouvernement américain recommande que les femmes enceintes soient les premières ciblées par la vaccination contre le virus de la grippe A(H1N1), cet automne.Le comité indique que les travailleurs de la santé, les enfants de six mois et plus, les adultes ayant des problèmes de santé et les jeunes adultes devraient aussi être parmi les premières personnes à être vaccinées.Les parents et autres personnes donnant des soins aux enfants devraient aussi être sur cette liste.Le comité consultatif américain sur les pratiques d’immunisation a voté la mise en place de ces priorités durant une réunion à Atlanta, hier.Les recommandations de ce comité sont habituellement adoptées par les autorités américaines de la santé.Ces recommandations sont adoptées au moment où une nouvelle étude démontre que les femmes enceintes qui ont attrapé le virus de la grippe A(H1N1) courent quatre fois plus de risques d’être hospitalisées que les autres personnes aux prises avec le virus.La recherche provient du Centre américain de contrôle et de prévention des maladies.- The Associated Press ENDEAVOUR L CALÇADA AGENCE FRANCE PRESSE Cent mille fois plus brillante que le Soleil, Bételgeuse n’est vieille que de quelques millions d’années.Un panache de la taille du système solaire L’Observatoire de Paris publie des clichés inédits de l’étoile géante Bételgeuse Paris — L’étoile géante Bételgeuse, dans la constellation d’Orion, a un panache de gaz dont la taille approche celle de notre système solaire, révèlent des clichés d’une précision inédite publiés hier par l’Observatoire de Paris.Bételgeuse est une étoile 1000 fois plus grosse que le Soleil, c’est-à-dire que, si elle était au centre de notre système solaire, elle s'étendrait jusqu’à Jupiter, englobant Mercure, Vénus et la Terre.Cent mille fois plus brillante que le Soleil, elle n’est vieille que de quelques millions d’années, contre 4,5 milliards pour le Soleil, et malgré sa jeunesse, promise à une fin imminente: dans seulement quelques milliers d’années, elle devrait exploser en supernova et sera alors facilement visible depuis la Terre.Les astronomes du Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (LESIA) de l’Observatoire de Paris ont obtenu les images les plus détaillées de Bételgeuse grâce au système d’optique adaptative du télescope VLT de l’Organisation européenne de recherche astronomique (ESO) au Chili.«L’optique adaptative corrige la plus grande partie des pertur- P.KERVELLA AGENCE FRANCE-PRESSE lin des clichés pris par l’Observatoire de Paris.bâtions liées à l’atmosphère», indique l’Observatoire de Paris dans un communiqué.Pour mettre en évidence le panache de gaz, ainsi qu’une gigantesque bulle bouillonnante à la surface de l’étoile, les astrophysiciens ont utilisé une technique dite d’«imagerie sélective».Celle-ci «consiste à sélection- ner les meilleures images parmi des milliers de poses très courtes qui figent les perturbations atmosphériques résiduelles, puis à les combiner pour une image beaucoup plus fine que celle qui résulterait d’une seule pose longue», précise l’Observatoire.Agence France-Presse Rien de snspect sur le bouclier Une inspection de la navette montre que tout est en ordre pour l’atterrissage, demain Longueuil et Cap Canaveral — Julie Payette et ses collègues astronautes n’ont constaté aucun dommage dans le bouclier thermique de la navette spatiale américaine Endeavour hier, à l’occasion d’une inspection exhaustive menée à l’aide de caméras et de lasers.Le directeur de vol Tony Cec-cacci a indiqué que les images ainsi captées n’ont permis de détecter aucun problème et que tout semblait en ordre en vue de l’atterrissage de demain.H a toutefois ajouté qu’il faut habituellement une vingtaine d’heures pour bien analyser toutes les données.Cette inspection, largement consacrée aux bords d’attaque des ailes à'Endeavour, qui se sont détachés de la Station spatiale internationale mardi, était menée à l’aide de la perche d’inspection canadienne et de Canadarm.Le contrôleur de mission de l’Agence spatiale canadienne, Mathieu Caron, a précisé que Julie Payette manœuvrait le fameux bras robotique.L’examen des ailes et du nez de l’engin est une procédure normale avant un retour sur la Terre.La NASA veut s’assurer que les éléments les plus vulnérables du bouclier thermique n’ont pas été endommagés en orbite, que ce soit par des micrométéorites ou de quelconques débris.Mme Payette aidera le pilote et le commandant de la navette au moment de l’atterrissage, prévu en Floride demain.Une fusée-cargo russe inhabitée s’est par ailleurs amarrée hier à la Station spatiale afin de livrer des vivres à ses occupants.Parmi les actuels occupants de la Station spatiale figure le Canadien Robert Thirsk, qui y séjourne depuis mai dernier.Il y a été emmené par une capsule russe Soyouz.M.Thirsk ne doit revenir sur la Terre qu’en novembre.Avant cela, il accueillera en septembre le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, qui deviendra alors le tout premier touriste canadien de l’espace.La Presse canadienne NCSM CHICOUTIMI Suivi médical inédit pour 56 sous-mariniers MURRAY BREWSTER Ottawa — Les sous-mari-niers qui ont survécu à l’incendie mortel qui s’était déclaré à bord du NCSM Chicoutimi il y a près de cinq ans feront l’objet d’un suivi médical à long terme, une première dans les annales de l’armée canadienne, a appris La Presse Canadienne.Les branches médicales de la marine et de l’armée ont signé une entente officielle afin de faire une évaluation et un suivi de la condition médicale des sous-mariniers qui auraient été exposés à de la fumée potentiellement toxique.Selon une note d’information obtenue par La Presse Canadienne, c’est la première fois que les Forces canadiennes s’engagent à faire une étude systématique pour ses membres à la suite d’une exposition à des substances dangereuses survenue en service.L’entente engage les deux branches militaires à surveiller la santé de 56 marins — en service ou à la retraite — jusqu’en 2014, au plus tôt.Une évaluation sera alors faite afin de déterminer s’ils devront être suivis jusqu’à la fin de leurs jours.Cette étude représente l’une des dernières directives du vice-amiral Drew Robertson avant de prendre sa retraite à titre de chef d’état-major des Forces maritimes, le mois dernier.Il s'agit également de l’une des mesures mises de l’avant après que La Presse Canadienne eut révélé, en 2008, que des sous-mariniers étaient tombés malades et que leur état de santé déclinait La Presse canadienne Impasse à Toronto La ratification de l’entente par les cols bleus est encore retardée Toronto — La grève de six semaines des cols blancs et des cols bleus de Toronto semblait sur le point de prendre fin, plus tôt cette semaine, mais le processus a soudainement été bloqué, hier, empêchant la reprise de la collecte des ordures de même que celle des activités dans les garderies et les camps d’été.Le redémarrage du moteur municipal a été interrompu lorsque l’un des deux votes de ratification, devant commencer mercredi, a été annulé.Au lieu d'aller de l’avant avec leur projet de vote des 6000 membres de la section 416 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), les diri- geants syndicaux ont demandé aux cols bleus de rester à la maison d’ici à ce que soit déterminée la façon dont se déroulera la reprise des activités.Le protocole de retour au retour au travail, en particulier en ce qui concerne le nettoyage des décharges municipales improvisées dans des parcs de la ville, constitue le principal point d’achoppement, a affirmé le maire de Toronto, David Miller, lors d’une conférence de presse.«Je veux que les choses soient claires.Ce sont les syndicats en grève qui ont gardé leurs employés à l’écart», a-t-il déclaré.La Presse canadienne UN BLOGUE COLLECTIF DES JOURNALISTES DU DEVOIR CARNETSDUDEV0IR.COM "My1"1 1 - “c m c ¦ ¦ ¦ v L E I) E V 0 I H .I.E .1 E II I) I IS 0 .1 II I I, I, E T 2 0 0 ! A r> LE MONDE Pays basque espagnol Un attentat contre une caserne fait au moins 64 blessés Les Etats-Unis pourraient accélérer leur retrait d’Irak FELIX ORDONEZ REUTERS La façade de l’immeuble a été ravagée par l’explosion.pÿpsiiy§ÿf .: 'tip Quoique affaiblie depuis quelques années par de nombreux coups de filets de la police, l’organisation terroriste basque ETA a frappé un symbole de TEtat espagnol.C’est du moins ce qu’affirme Madrid.Burgos — Soixante-quatre personnes ont été blessées légèrement dans la nuit de mardi à hier dans un attentat à la voiture piégée contre une caserne de la garde civile à Burgos (nord), attribué par le gouvernement espagnol à l’organisation indépendantiste basque ETA La puissante explosion a fortement endommagé une partie de la caserne et creusé un important cratère au sol.«C’était un véhicule piégé» qui a sauté «vers 4h du matin», a indiqué la sous-préfecture de Burgos.Les dégâts matériels sont importants.La façade de l’immeuble moderne a été ravagée par l’explosion.Les victimes, des gardes civils et des membres de leurs familles, ont souffert de coupures et de contusions diverses.Toutes avaient quitté l’hôpital hier en début d’après-midi.Le ministre de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, s'est rendu sur les lieux de l’attentat qu’il a attribué à l’ETA L’organisation armée, faute d'avoir alerté de l’imminence de l’explosion, «cherchait sans aucun doute à tuer», a déclaré le ministre.L’attentat «n’était pas seulement dirigé contre ceux qui travaillent au sein de la garde civile mais aussi contre leurs familles, ce qui ajoute à son caractère spécialement abject», a-t-il poursuivi, dénonçant «la stratégie de violence démente» de l’organisation clandestine basque.«Cette nuit, 120 personnes dormaient [dans la caserne] et 41 enfants auraient pu mourir», a souligné M.Rubalcaba.L’ETA, tenue pour responsable de 826 morts en 41 ans de lutte armée, avertit souvent par téléphone de l’imminence de ses attentats.Mais elle s’abstient en généra] de le faire quand elle s’en prend aux forces de sécurité quelle considère comme des objectifs militaires.La garde civile est une cible privilégiée de l’ETA dont le dernier attentat remontait à la nuit du 9 au 10 juillet, quand une bombe a explosé devant un bâti- ment du Parti socialiste basque à Durango, au Pays basque espagnol (nord).Son dernier attentat meurtrier a eu lieu le 19 juin: un policier a été tué dans l’explosion de sa voiture, piégée à Arrigorria-ga, près de Bilbao.Le quotidien El Mundo avait assuré dimanche que les forces de sécurité espagnoles étaient en alerte, après avoir été informées par la France que l’ETA voulait faire passer en Espagne trois fourgonnettes bourrées d’explosifs.M.Rubalcaba a jugé «probable» que la fourgonnette totalement détruite par la «bombe très puissante» de Burgos «ait pu venir de France».Selon les médias, elle aurait transporté une charge d’environ 200 kg d’explosifs.Cet attentat survient un an après le démantèlement du «commando Biscaye» de l’organisation clandestine, au cours duquel la police avait saisi des documents montrant que la caserne de Burgos était une cible désignée d’attentat D coïncide aussi pratiquement avec le 50l anniversaire de la fondation de l’ETA, le 31 juillet 1959 par des étudiants nationalistes d’inspiration marxiste-léniniste.Affaiblie depuis la rupture de sa trêve de 2006-2007 par des coups de filets à répétition de la police, FETA avait indiqué fin mai mener une réflexion interne «pour fixer une stratégie politico-armée efficace», sans paraître se préparer à renoncer à la violence.Agence France-Presse Les islamistes nigérians seraient en déroute Armement des PARC Caracas gèle ses relations avec Bogota Maiduguri — Plus de 300 personnes ont péri depuis dimanche dans le nord du Nigeria au cours d’affrontements entre forces de l’ordre et islamistes radicaux, mais les militaires semblaient hier s’être emparés de l’enclave principale des islamistes qui ont pris la fuite.«Nous avons pris leur enclave, ils sont en fuite et nous les pourchassons», a indiqué le colonel Ben Ahonotu, chef des opérations militaires à Maiduguri, capitale de l’État de Borno, où les affrontements touchaient cinq quartiers.Des témoins habitant non loin de celui de Bayan, où étaient retranchés les militants islamistes, ont également indiqué avoir vu des «talibans» quitter l’enclave.Selon un policier, plus de 3000 habitants de Maiduguri, essentiellement chrétiens, avaient fui Bayan pour se réfugier dans des casernes.De source militaire, on indiquait qu’un millier de soldats supplémentaires avaient été déployés à Maiduguri mercredi après-midi.L’AFP a contacté brièvement par téléphone un chef des «talibans», Aminu Tashen-Ilimi, retranché près de Maiduguri.«Vous n’entendez pas qu’on nous bombarde! Comment voulez-vous que je vous parle!», criait l’homme Paris — Moins de 400 musulmanes — 367 précisément — porteraient en France le voile islamique intégral (niqab ou burqa), a indiqué aujourd’hui ministère de l’Intérieur, alors qu’une mission d'information parlementaire enquête actuellement sur ce phénomène.Ce nombre, a-t-on précisé à l’AFP, est une «première approche rapide qui sera suivie d’une étude plus approfondie».Il a été évalué début juillet.Une note d'un autre service dont la voix était couverte par le bruit de détonations.Hier soir, les tirs avaient cessé dans Maiduguri où les combats qui avaient fait rage mardi s’étaient poursuivis le lendemain.Armée et police, qui tentaient d’écraser la résistance des islamistes, avaient tiré mardi des obus de mortier sur la maison d’un chef taliban.Elle a été détruite, mais le guide spirituel a échappé aux tirs, selon la police.Ces violences ont fait plus de 300 morts en quatre jours.Pour la seule journée d’hier,,43 personnes ont péri dans l’État voisin de Yobe, selon des sources policières.Les violences dans le nord du Nigeria avaient éclaté dimanche matin, quand des «talibans» avaient tenté d’attaquer un poste de police dans l’État de Bauchi.Elles se sont ensuite propagées à la région.La secte «Talibans», nommée en haoussa «boko haram» («l’éducation occidentale est un péché»), s’est fait connaître en 2004.Composée essentiellement d’étudiants en rupture d’université, elle comptait alors environ 200 membres.Sa dimension actuelle est inconnue.Elle veut un État «islamique pur» dans le Nord de la fédération nigériane.Agence France-Presse du ministère de l’Intérieur ne donne pas d’estimation mais évoque un phénomène marginal concernant des femmes jeunes (moins de 30 ans) qui vivent le plus souvent en milieu urbain et sont volontaires, voire militantes, pour porter le voile intégral.Le sujet a fait irruption dans l’actualité début juin lorsqu’un député communiste, André Gé-rin, s’était inquiété du phénomène et avait réclamé une enquête à ce propos.Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a annoncé mardi qu’il rappelait son ambassadeur en poste à Bogota et gelait les relations diplomatiques entre Caracas et la Colombie.Le Venezuela remplacera ses importations en provenance de Colombie par des produits venant d’ailleurs, a précisé le numéro un vénézuélien, au cours d’une réunion avec ses plus proches collaborateurs, retransmise à la télévision.Le Venezuela se tournera davantage vers le Brésil, l’Équateur, la Bolivie et d’autres pays pour ses importations de produits manufacturés et de produits agricoles.«Nous pourrions fermer le gazoduc en provenance de Colombie», a dit le président vénézuélien.Les autorités co- Téhéran — L’Iran va juger à partir de samedi une vingtaine d’«émeutiers» arrêtés lors des manifestations contre la réélection contestée du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.Selon l’agence officielle Irna, les «émeutiers» sont accusés d’avoir «perturbé l’ordre et la sécurité», «d’avoir des liens avec les hypocrites», l’appellation officielle des Moudjahidine du Peuple, le principal mouvement d’opposition en exil.Ils sont également accusés «de port d’armes à feu et de grenades, d’attaques contre les forces de l’ordre et les miliciens islamistes et d’envoi d’images [des manifestations] pour les médias ennemis».Plusieurs centaines de personnes avaient été arrêtées lors des grandes manifestations de protestation contre la réélection du président Ahmadinejad le 12 juin et quelque 200 personnes lombiennes n'ont pas réagi pour l’instant L’annonce du gel des relations par Chavez relance la tension dans une région qui s’était retrouvée au bord d’un conflit armé quand le Venezuela avait massé des troupes à sa frontière avec la Colombie après le bombardement d’un camp de la guérilla des PARC (Forces armées révolutionnaires dç Colombie) dans la jungle d’Équa-teur, en mars 2008.Hugo Chavez a fait cette annonce mardi alors que la veille, la Colombie avait affirmé que certaines armes achetées par le Venezuela en Suède avaient été retrouvées par la suite entre les mains des ÉARC.Le Monde et Reuters sont toujours détenues, selon un député.Le procureur général, Ghor-banali Dori-Najafabadi, a indiqué hier qu’une grande partie des manifestants encore détenus seraient libérés d’ici demain, alors que les autorités ont déjà libéré mardi 140 prisonniers.Le Grand ayatollah dissident Hossein Ali Montazeri a lui critiqué les dirigeants iraniens pour la mort de manifestants en prison.«Ceux qui sont en prison sont forcés de faire des aveux sous la torture et chaque jour un corps est remis à sa famille», a-t-il indiqué.la presse a fait état de la mort de quatre manifestants en prison.Les autorités ont affirmé que deux d’entre eux étaient décédés des suites d’une méningite.Agence France-Presse Moins de 400 femmes intégralement voilées en France Iran: les procès des «émeutiers» commencent samedi Abord d’un avion piilitaire américain — Les États-Unis pourraient profiter de l’amélioration de la sécurité en Irak pour se retirer plus rapidement que prévu du pays, où le secrétaire à la Défense Robert Gates a appelé Arabes et Kurdes à résoudre leur conflit «Le rythme du désengagement pourrait être accéléré.Les conditions de sécurité s’améliorent en Irak», a déclaré hier M.Gates aux journalistes à bord d’un avion militaire à destination de la Turquie, peu après son départ d’Irak, où il a réalisé une visite de deux jours.Cette accélération est envisageable en raison de «la façon dont [le commandant des forces américaines en Irak] Ray Odierno voit les choses évoluer», a-t-il dit, citant la baisse des violences et la capacité grandissante des forces irakiennes.Le plan du président américain Barack Obama prévoit un retrait des troupes de combat d’Irak avant la fin août 2010.L’accord de sécurité entre Bagdad et Washington a fixé à la fin 2011 le retrait total des forces américaines.En l’état actuel du plan américain, deux des 14 brigades de combat américaines en Irak doivent quitter le pays avant la fin de l’année, mais M.Gates a indiqué qu’une autre brigade pourrait «peut-être» partir avant les élections législatives de janvier.Six ans après le renversejnent de Saddam Hussein, les États-Unis, dont les forces se sont retirées en juin des villes irakiennes, comptent aujourd'hui environ 128 000 hommes en Irak.M.Gates a expliqué qu’aucune décision n’avait été prise sur l'accélération du retrait et que celle-ci pourrait intervenir dans les prochains mois, en fonction de l’évaluation de l’état-major.Lors de sa visite en Irak, M.Gates a ainsi exhorté les dirigeants arabes et kurdes à trouver une issue pacifique à leur conflit sur les zones contestées autour de la région du Kurdistan.«Il a rappelé à ses hôtes que nous avons tous sacrifié trop de sang et d’argent pour permettre que les progrès de ces deux dernières années soient sacrifiés en raison de divergences politiques», a déclaré son porte-parole Geoff Morrell après une entrevue avec le président du Kurdistan, Mas-soud Barzani.Bagdad et la région de Kurdis tan se disputent le contrôle de plusieurs zones, dont la ville de Kirkouk, dont le sous-sol regorge de pétrole.Robert Gates Réforme de la santé : Obama devra patienter Washington — Les démocrates de la Chambre des représentants ont annoncé hier un accord sur la réforme du sys tème de santé voulue par le président américain Barack Obama, après avoir accordé des concessions à l’aile droite du parti effrayée par le coût du projet La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef de la majorité démocrate, Steny Hoyer, ont annoncé dans un communiqué commun qu’ils soumettraient l’accord au vote en septembre, après la pause estivale du Congrès.L’accord, qui vise à obtenir l’aval de l’aile droite du Parti démocrate à une réforme au coeur du programme de M.Obama, exempterait davantage de petites entreprises de l’obligation de fournir une couverture maladie à leurs employés sous peine d’amende.Il réduirait aussi les aides versées aux plus pauvres pour leur permettre de se soigner et assouplirait les conditions de paiement des médecins.La droite du Parti démocrate s’est alarmée ces dernières semaines du coût de la réforme au moment où le déficit du gouvernement fédéral s’envole.L’accord a été obtenu à l’issue d’une rencontre à huis clos avec des représentants de cette tendance, de la Maison-Blanche, et des dirigeants du Congrès.Du côté du Sénat, des membres influents de la Commission des Finances ont fait part de progrès dans leurs négociations sur leur propre version du texte, mais averti qu’il restait beaucoup de travail à faire.Les deux chambres doivent voter chacune de son côté leur version du projet de loi qui doivent ensuite être «réconciliées» par une commission mixte dans un seul texte soumis à nouveau au vote.En déplacement à Raleigh, M.Obama a reconnu hier ne pas s’attendre avant l’automne, «dans le meilleur des cas», à un vote de la loi, qu’il réclamait initialement pour début aoûL Agence France-Presse Sudoku par Fabien Savary 6 3 3 1 2 4 4 7 8 9 7 7 1 2 4 3 6 5 1 1 5 5 8 9 6 9 7 7 6 5 Niveau de difficulté : FACILE 1228 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 7 9 6 3 4 8 1 2 5 5 2 3 7 6 1 8 4 9 4 1 8 9 5 2 7 6 3 3 4 9 1 7 5 2 8 6 6 8 7 2 3 4 9 5 1 2 5 1 8 9 6 4 3 7 8 7 2 6 1 3 5 9 4 1 6 4 5 8 9 3 7 2 9 3 5 4 2 7 6 1 8 1227 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus Inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com L K I) K V 0 I H .L K .1 E I! I) I :i » .1 l! I L L E T 2 0 0 !) A (i EDITORIAL Peine de mort L’arbitraire du pouvoir Emprisonné en Éthiopie depuis deux ans et demi, Bashir Ma-khtal, un ressortissant canadien, a été déclaré coupable, lundi à Addis-Abeba, de «soutien au terrorisme» pour son appartenance alléguée au Front de libération nationale de l’Oga-den (FLNO).Passible de la peine de mort, sinon de la prison à vie, il doit connaître sa sentence lundi prochain.Le gouvernement Harper, qui défend sur la peine capitale une position pendable, s’est tenu en cette affaire dangereusement coi.n rupture avec la tradition abolitionniste canadienne, le gouvernement conservateur de Stephen Harper applique depuis près de deux ans une politique pour le moins ambivalente face à la peine capitale, qui revient à en cautionner le recours pour ses ressortissants condamnés à l’étranger.Le chat est sorti du sac, fin 2007, lorsqu’il a annoncé qu’il ne réclamerait plus la clémence pour Ronald Smith, un Canadien qui vit depuis 26 ans dans les couloirs de la mort d’une prison du Montana pour le meurtre de deux autochtones.Dorénavant, avait fait savoir le ministre de la Justice, Rob Nicholson, Ottawa déciderait au cas par cas de réclamer la clémence, plutôt que de le faire systématiquement, et limiterait ses efforts aux régimes non démocratiques.Son collègue des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, en a remis le mois dernier en soute-nant que la clémence était quelque chose «qui doit nécessairement se mériter» et que la peine jp de mort était acceptable dans les pays dont le système judiciaire est basé sur la primauté du droit.Cette nouvelle politique de défense à la carte des droits humains, dont M.Makhtal risque à son tour de faire les frais, a été décriée à juste titre pour son stupéfiant arbitraire, de la Cour fédérale du Canada aux Nations unies en passant par Amnistie internationale.L’outrage est d’autant plus grand qu’il s’inscrit dans une attitude de mépris général de la part du gouvernement conservateur à l’égard des Canadiens coincés à l'étranger, dont Maher Arar, Omar Khadr et Abous-fian Abdelrazik, tout juste rapatrié du Soudan sur injonction des tribunaux, ont été les exemples les plus médiatisés.Le ministre Cannon fait valoir que le gouvernement canadien n’a pas à intercéder systématiquement en faveur de ressortissants reconnus coupables de crimes graves.L’argument est fallacieux et démagogique.Comme si les abolitionnistes étaient du côté des criminels.Il n’est pas dit que M.Makhtal, qui clame son innocence, soit bien coupable des crimes de terrorisme dont on l’accuse.Difficile cependant de ne pas penser que son procès a été politisé: l’homme, naturalisé Canadien en 1994, est le petit-fils de l’un des fondateurs du FLNO, un groupe séparatiste rebelle fondé en 1984 dans l’est de l’Ethiopie.Difficile aussi de ne pas douter de l’impartialité de l’appareil judiciaire d’un pays dont la démocratie élective est mâtinée d’autoritarisme.Il est important de ne pas faire conjecturer sur l’issue du procès, a déclaré le ministre des Transports, John Baird, qui s’est récemment investi dans l’affaire — non sans parvenir à faire améliorer les conditions de détention du prévenu — sous la pression de la communauté somalienne de sa circonscription de Toronto.Ne pas conjecturer?Il n’est ni trop tôt ni trop tard pour le Canada pour faire savoir aux autorités éthiopiennes qu'une sentence de mort serait pour lui inacceptable.De la part du gouvernement Harper, c’est apparemment trop espérer.Guy Taillefer Affrontement au Nigeria Coran et corruption our la énième fois depuis l’imposition de la charia, en Dl’an 2000, dans le nord du Nigeria, islamistes radicaux et forces de l’ordre se livrent un combat d’une violence inouïe.Au-delà de 200 personnes auraient déjà péri et des dizaines d’autres ont été blessées au cours d’un affrontement dont le prosélytisme religieux et le désespoir économique sont les moteurs.Essentiellement, les acteurs des épisodes sanglants des derniers jours sont les membres d’une secte musulmane et bien évidemment les policiers et militaires nigérians.À lui seul, le nom propre de la secte en question a valeur de programme: Boko Haram, qui signifie «l’éducation occidentale doit être interdite».Ce faisant, ce groupe et d’autres qui partagent le même principe voudraient que la loi de Dieu soit imposée intégralement, dans les douze provinces du nord, avant d’être imposée dans les provinces du sud.Précisons qu’au sein de ce pays le plus populeux d’Afrique le nombre de musulmans est quasi égal à celui des catholiques et des animistes, qui sont concentrés dans le sud.De l’an 2000 à aujourd’hui, on estime que des centaines d’individus, majoritairement chrétiens, ont été tués dans la foulée de l’extension de la loi coranique dans quatre des douze provinces du nord.Il va sans dire que plus d’une église a été brûlée, plus d’une femme fouettée.Pour bien mesurer l’obscurantisme qui caractérise les chefs de file de ces islamistes fanatiques, soulignons que pour le leader de Boko Haram la pluie n'est pas un phénomène physique, mais bel et bien le fait de Dieu.Soulignons surtout que pour Mohammed Yusuf, le chef de Boko Haram, le gouvernement du président Umaru Musa Yar’ Adua, même si celui-ci est un musulman fervent, doit être renversé, le but ultime étant l'instauration d’un califat dans la partie ouest de l’Afrique.Bref, tout ce qui rappelle ou fait écho à l’Occident doit être gommé de la surface du pays.Si ces islamistes ont une certaine audience auprès de certaines couches de la population, c’est en partie grâce à — ou à cause — des énormes distorsions économiques.Plus exactement, des vices énormes constatés sur le front de la répartition des richesses.Tout d’abord, on se rappellera que le Nigeria est le huitième producteur de pétrole au monde.Qui plus est, ses réserves de gaz ainsi que ses richesses minières en font un Etat au potentiel énorme.Mais voilà, il n’en est pas moins un des plus pauvres de la planète.Selon les données de la Banque mondiale, 92 % des citoyens vivent avec deux dollars par jour, et 75 % d’entre eux avec moins d’un dollar.Le taux d’alphabétisation demeure très faible, et celui de l’insécurité très élevé.Les services de première nécessité?Quasi inexistants en dehors des centres urbains.Et même là.Bref, la faiblesse de l’infrastructure économique aiguise la rancœur, alimente la révolte.D’autant que les citoyens savent pertinemment que le maitre mot de cette histoire est le suivant la corruption.Le Nigeria était et demeure un des cinq pays les plus corrompus du monde.A Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND y tf ^ ' AAAN0t& RicHClÂCu EST 'A VÊnDRÊ.j£ l'acheté-^ , J «Manou* fAuiiNÉ AAAftoiS MEf £* Son aaAno!* Pour Pans TaAGutvoi* “• ! LETTRES Enquête sur la listériose En tant que directrice exécutive du Secrétariat pour l’enquête sur la listériose, je voudrais corriger certaines erreurs factuelles contenues dans l’article de M.Sylvain Charlebois, «Un rapport qui ne lève pas», publié dans la page Idées du Devoir, le 27 juillet dernier.M.Charlebois indique que Mme Sheila Weatherill a été nommée enquêteure indépendante le 6 septembre dernier, date à laquelle le premier ministre du Canada a publié le mandat de l’enquête.Au contraire, Mme Weatherill a été nommée, en tant qu’enquêteure indépendante par le premier ministre, seulement le 20 janvier 2009, avec une date de dépôt du rapport du 20 juillet 2009.Le rapport a été soumis avant cette date.Bien que l’enquêteure n’ait pas eu de contacts publics durant les six mois de l’enquête, Mme Weatherill a invité ceux et celles qui étaient touchés et tous ceux qui avaient un intérêt, à s’annoncer par l’entremise du site Web du secrétariat.De plus, des lettres ont été publiées dans plusieurs journaux à travers le pays.Avec pour résultat que plus de 400 commentaires de Canadiens ont été recueillis.Par ailleurs, Mme Weatherill a témoigné devant le Sous-comité parlementaire sur la salubrité des aliments le 22 avril 2009.Cette transcription est publique et de consultation facile.Les urgences propres aux maladies d’origine alimentaire sont un enjeu important pour les Canadiens et les Canadiennes, et il est primordial que ceux qui s’engagent dans le débat connaissent tous les faits.Il est aussi nécessaire de noter que le rapport de Mme Weatherill sur l’éclosion de listériose de 2008 est le fruit d’entrevues et de rencontres avec plus d’une centatae d’individus, incluant des membres des familles touchées, des représentants de l’industrie et des agents de diverses entreprises, ainsi que des fonctionnaires de tous les ordres de gouvernement.Des conseils ont aussi été reçus d’un groupe composé d’experts canadiens et américains respectés, spécialisés dans les domaines de la santé publique et de la salubrité des aliments.J’encourage tous les Canadiens et les Canadiennes à lire ce rapport exhaustif au www.listeriosis-listeriose.investigation-enque-te.gc.ca/ afin de juger par eux-mêmes des mérites des 57 recommandations.Cécile Cléroux Directrice exécutive Secrétariat pour l’enquête sur la listériose Le 29 juillet 2009 Qui doit être souverain?Les textes de fond sur notre politique sont plutôt rares.La théorie sommeille tout autant que la conscience nationale.Si le mouvement souverainiste venait à s’éteindre, il ne resterait aucun rempart à l’assimilation.On le sait: une langue qui n’a plus l’appui d’une nation dont elle exprime la mémoire et l’âme ressemblerait à une forteresse sans murailles.L’anglais aura tout loisir de balayer le français quand un bilinguisme de transition, déjà très avancé, aura fait son œuvre.On notera le conflit des propagandes.Du côté québécois, certains réclament une souveraineté analogue à celle de la France dans l’Europe.A Ottawa, on prétend que le Québec dispose de plus de pouvoir au sein du Canada que la France au sein de l’Europe.Il est certain que la France rétrograde tout doucement vers l’Europe de Charlemagne, ayant cédé avec une inconscience inconcevable la préséance à la Cour européenne.La propagande d’Ottawa soutient que seuls importent les services et leur «qualité».Il n’en est rien.Tout comme l’ar- gent, les pouvoirs ont l’odeur et l’identité de celui qui les détient.Le Québec a besoin de la souveraineté qui lui convient et non de celle des autres.Les institutions d’identification tels la famille, les partis politiques et, la religion, sont en déclin.En revanche, l’État qui les relaie maintient sa place centrale.Le Québec ne peut se priver d’un État fort et complet sans courir le danger de disparaître.Hubert Larocque Gatineau, le 29 juillet 2009 Casser du sucre Sugar Sammy a été sacré Révélation de l’année du 27e festival Juste pour rire, avec un numéro dans lequel il provoquait les Québécois.«L’humour n’est pas vraiment drôle s’il n’offense personne.J’aime rendre les gens mal à l’aise.» Payer pour rire jaune, en somme.«J’ai toujours senti qu’il y avait un froid entre ma culture indienne et la culture québécoise.[.] Il n’y avait pas de pont qui reliait nos cultures.» Voulant manifestement corriger la situation, voilà comment il s’y prend pour créer des ponts: «Il y a deux sortes de Québécois.R y aies Québécois éduqués, cultivés, bien élevés.Et il y a ceux qui ont voté oui.» Et encore: «C’était “cute”, votre petit projet de référendum.C’est là que nous, le vote ethnique, on a su qu’on était passés à ça de l’esclavage.» On dit Samir Khullar très populaire dans le monde et, bien entendu, chez les Anglo-Québécois (élu «humoriste le plus drôle» trois années de suite par les lecteurs de l’hebdo Mirror), mais inconnu chez les Franco-Québécois, bien qu’il soit un enfant de la loi 101.Et le voilà Révélation de l’année! Ne sommes-nous pas un peu masochistes sur les bords?Sylvio Le Blanc Montréal, le 29 juillet 2009 LIBRE OPINION Un minimum de retenue, svp JEAN RIOPEL Montréal A l’heure des débats éclairés et des remises en question justifiées, qui correspondent vraisemblablement aux inquiétudes ressenties au sein de la société en général, les interventions de Mme Françoise Bertrand (p.-d.g.à la Fédération des chambres de commerce du Québec) se multiplient.Elle ne ménage pas les mises en garde, alors que les dogmes qui dominent les dossiers du développement économique et la gestion de l’État québécois sont systématiquement déboulonnés.Les fonctions qu’elle occupe sont sans doute compatibles avec une vision aussi étroite du droit chemin à suivre, mais cela n’empêche pas la dame de se permettre des largesses dans le domaine des énormités.En faisant la promotion des PPP et de l’exploitation de nos ressources naturelles, Mme Bertrand nous fait cadeau de quelques bouquets malodorants.On apprend ainsi que les entreprises minières paient plusieurs millions de dollars en impôts par l’entremise de leurs employés.Merci donc à tous les travailleurs qui voient leur chèque amputé de permettre à ces compagnies philanthropes de contribuer à la richesse collective.Je ne suis pas partisan de la guerre des mots, mais je commence à être fatigué d’entendre parler des généreux investissements du secteur privé.A mon avis, il s’agit simplement des dépenses destinées à assurer la viabilité des projets concernés.Dépenses qui sont d’ailleurs déductibles d’impôts ou encore partiellement (entièrement!) subventionnées à même l’argent des contribuables.Au chapitre des PPP, il est profitable, c’est le moins que l’on puisse dire, de parler des projets qui fonctionnent.Voilà que Mme Bertrand nous gratifie d’une autre énormité, «[.] qu’il faut maintenant revenir à un modèle traditionnel de développement, où le gouvernement prend tous les risques et où la facture est refilée aux générations futures».C’est drôle, mais je ije saisis pas la nuance, madame Bertrand.A qui re-fîle-t-on la facture avec les PPP?Je ne sais pas si j’erre en croyant que ce sont toujours les mêmes qui paient et que les générations futures hériteront de la charge de tous ces projets alors qu’ils auront sans doute atteint la fin de leur vie utile.Quel beau cadeau! Il y a bel et bien des PPP qui fonctionnent, mais nous devrons attendre l’épreuve du temps pour juger de leur pertinence.Cet état de fait ne devrait pas nous empêcher d’examiner ceux qui ont échoué et qui sont nombreux.La déroute immobilière de l’UQAM, qui est en train de sombrer dans les limbes de notre mémoire collective, est un bel exemple de ce qu’il advient du partage des risques en situation de naufrage.La construction d’un premier centre hospitalier en PPP par le gouvernement ontarien représente également un désastre financier qu’il vaudrait mieux effacer du palmarès des réussites.Il existe vraisemblablement plusieurs avantages, si l’on s’en tient aux nombreuses interventions qui prennent la défense des PPP et du développement débridé des ressources naturelles.Il n’en reste pas moins que les intérêts en présence ne seront pas susceptibles de récolter mon appui tant et aussi longtemps qu’ils manipuleront les faits et déformeront la réalité. L K I) E V 0 I H .I.E .1 E :5 0 .1 I I I.I.E 2 0 0 it A 7 IDEES Adieu, ma belle.) La chapelle du monastère des Franciscaines est sur le point de rendre l’âme MICHEL BONNETTE Urbaniste Vice-président du Comité international sur les villes et villages historiques Conseil international des monuments et sites (ICOMOS) i y allez pas! Ne fréquentez pas la Grande Allée, à Québec.Si vous le faites, vous serez prévenu: le dôme et la chapelle du monastère des Franciscaines, au coin de Claire-Fontaine, sont troués.Es ont perdu leurs fenêtres! Il y pisse toute la pluie, qu’on connaît trop bien cet été.C’est que, petit à petit, sans que ça paraisse, on a vidé de sa substance ce bel objet de notre patrimoine architectural urbain.Après les œuvres d’art et le retable, on y a retiré le mobilier, les boiseries, les faux marbres, les F * vitraux, et maintenant les fe- : A nêtres.Il ne reste plus rien si ®ce n’est une enveloppe, pourtant encore merveilleuse, que l'architecte du Parlement, Eugène-Etienne Taché, a imaginée il y a plus de 1Q0 ans.C’est aussi Eugène-Etienne Taché qui a conçu le Manège militaire et le Palais de justice, à la Place d’Armes.C’est lui qui a écrit «Je me souviens» sur notre Parlement.Pas n’importe qui, finalement! Mais cette notoriété ne lui vaut pas qu’on protège son œuvre.Sa chapelle est sur le point de rendre l’âme.Il faut regretter que l’administration précédente n’ait pas jugé nécessaire de baliser la vente de la propriété d’abord acquise des Sœurs puis cédée à un promoteur privé de manière à assurer sa sauvegarde.La Commission d'urbanisme et de conservation (ah! vraiment?) qui autorise les projets tant de démolition que de construction sur le territoire de la Ville n’a pas su réclamer de solution innovante ni faire preuve de la vigilance que lui commande pourtant sa mission.Ce bâtiment agonise.Où est notre bon maire pour exercer le leadership dont il se vante chaque jour un peu plus et pour protéger ce qui fait l’essence de Québec, notre capitale, qu’il veut vendre au monde?«Le patrimoine, c’est notre fonds de ryy * Nous réaliserons toute la mesure de la catastrophe lorsque la grue aura enlevé le dôme PHOTOS MICHEL BONNETTE Après les œuvres d’art et le retable, on a retiré le mobilier, les boiseries, les faux marbres, les vitraux, et maintenant les fenêtres.Il ne reste plus rien si ce n’est une enveloppe.commerce», dit-il.Monsieur le maire, vous qui depuis Chicago nous promettez du merveilleux, faites cesser ce gâchis pendant qu’il est encore temps! Nous réaliserons toute la mesure de la catastrophe lorsque, dans quelques jours, la grue aura enlevé le dôme qui domine l’ensemble.Madame la ministre de la Culture devra fermer les fenêtres de son bureau pour éviter d’être dérangée par le bruit de la démolition! Les bâtisseurs d’aujourd’hui ne sont plus capables de faire autant: la profession change constamment ses archétypes.Nos architectes n’ont ni la formation, ni le savoir-faire, ni l’intérêt pour emprunter au langage de ce modèle architectural.Leurs paradigmes sont ailleurs depuis longtemps déjà et c’est très bien ainsi.C’est la raison pour laquelle les œuvres remarquables des maîtres du passé doivent être préservées comme des trésors de famille.De toute façon, nous, citoyennes et citoyens, n’éprouvons ni la nécessité ni l’envie d’en élever de semblables.Nos élans de Foi sont presque éteints.Ces objets du patrimoine reli- gieux que sont nos églises, nos couvents, nos chapelles, nos monastères sont devenus les témoins phares de notre parcours historique.Ce sont nos châteaux, nos œuvres architecturales les plus importantes, notre héritage.Ils donnent au paysage de nos villes et de nos campagnes leur caractère distinctif, ce caractère qui nous décrit et qui nous permet de nous inscrire, en toute connaissance de cause, dans le territoire qui est le nôtre.Ce sont nos racines.La perte de la chapelle des Franciscaines est non seulement une menace à l’intégrité historique de la Grande Allée, mais aussi la pauvre démonstration que nous sommes bien incapables de sauver ce que nous avons de plus précieux.Peut-être en sommes-nous devenus indignes?Les créateurs et les ambassadeurs des fêtes du 400’ de la Ville ont largement puisé dans le dictionnaire des architectures et des paysages de la cité pour réaliser un événement qui restera dans la mémoire de tous les citoyens.Comment peut-on être assez bêtes pour laisser démolir un des fleurons de notre collection?Veut-on en finir avec le patrimoine de Québec ?En rejetant le principe de la continuité urbaine et en privilégiant ce qui est fulgurant, éclatant, étonnant, bruyant, l’autorité invite à la rupture MARCEL JUNIUS Architecte et urbaniste Ancien président de la Commission des biens culturels du Québec ans l’édition du 10 juillet, Antoine Ro-bitaille a fait frémir les lecteurs du Devoir en décrivant le couloir de la mqrt du patrimoine de Québec («Edifices anciens dans le couloir de la mort»).Une marche funèbre.Le 17 juillet, Christian Rioux livrait un constat d’une étonnante acuité sur la métamorphose de la capitale, autrefois élégante, en un Disneyland bien ordinaire («Disneyland»).Ces observations montrent la dégradation, petit à petit, d’un ensemble urbain qui fut d’une grande qualité.En rejetant le principe de la continuité urbaine et en privilégiant ce qui est fulgurant, éclatant, étonnant, bruyant, l’autorité invite à la rupture, oubliant ainsi les transitions des porteurs de messages d’histoire, d’art de faire et de vivre.C’est devant ce positionnement que, depuis quelques années, des groupes se forment et que d’autres se font plus actifs pour dénoncer des situations, réclamer des moratoires tant sur la démolition d’édifices que l’abattage d’arbres.Ces regroupements demandent aussi des audiences publiques sur les atteintes qui sont faites à la qualité de vie des quartiers.Plus encore, ils ne cessent de proposer des solutions, des possibilités, d’autres avenues.Ainsi en est-il pour le couvent des Sœurs franciscaines, sur la Grande Allée, déjà mis à mal en 2007 par le saccage de la chapelle, démolie par le dedans, tel un cancer, puis disséquée et vidée cje son contenu.Œuvre de l’architecte Eugène-Etienne Taché, dont on vante encore les mérites des compositions, que ce soit celle du Manège militaire ou celle du Parlement, sa chapelle ne sera bientôt plus qu’un souvenir.Lorsque le dôme qui la surplombe tombera, nous nous punirons nous-mêmes.Nous perdrons une autre marque d’un paysage urbain formé par la ligne de faîte de la toiture de la chapelle, conduisant notre regard jusqu’à l’aboutissement artistique du dôme, témoin d’un savoir-faire inégalé.Cette image convenait si bien à notre ville.Tout cet acquis de l’art religieux sera à jamais perdu.L’actuelle locataire du ministère de la Culture verra bientôt sous ses yeux, à un jet de pierre de ses fenêtres, la démolition programmée de la chapelle et du dôme, malgré les protestations et les idées visant à sa conservation.Appel à la conscience A l’heure où sonnera le glas de ce dôme triomphant, nous nous souviendrons aussi que la chapelle du Bon-Pasteur, fermée depuis 14 mois, n’est plus qu’une façade pour cause de quelques dollars en taxes impayées à la Ville.On n’y entend plus de concerts, ni de musique de chambre, ni de chants.Le sens du patrimoine est ici défaillant, et il est aussi amoché par la présence de la fresque BMO, défigurant une œuvre d’architecture moderne des années 60, l’édifice G, jusqu’à ce jour resté intact.Décidément, on ne respecte plus rien.Pas très loin de là, l’église Saint-Vincent-de-Paul, démolie sans permis du ministère de la Culture, laisse voir les affres d’une mésentente sur la vajeur de ce patrimoine religieux entre la Ville et l’Etat.La façade sauvée, mais amputée de son clocher, attend d’être désaxée, démontée et rebâtie dans une autre forme que l’originale, laissant de côté le prestige que lui attribuait la ministre de la Culture.La conservation des monuments est une discipline rigoureuse, que l’on se plat ici à ridiculiser par un projet qui ne respecte même plus la relique sauvée in extremis.Le patrimoine immobilier n’est pas un jeu, ni un cirque, ni un gag.C’est un héritage identitaire.Il nous invite à un devoir de mémoire, mais nous le démolissons avec acharnement ou nous le laissons dépérir.Des idées, il y en a.Prenons garde! Demain, on nous avertira des opérations d’arasement du monastère des Dominicains.Voici l’occasion pour l’autorité ministérielle de se démarquer et de rappeler tout le monde à l’ordre, car il est encore temps d’éviter la démolition et de conserver un témoin de ce que fut la vie monastique.L’architecture homogène du monastère s’accorde bien avec l’église Saint-Dominique et le quartier Montcalm.Démolir cet ensemble est inutile.Il y a d’autres espaces sur le site du Musée, propriété du Québec, pour recevoir le nouveau pavillon dans une architecture contemporaine de très haute qualité, sans démolition préalable.Ne serait-il pas prudent qu’une consultation publique donne l’occasion aux citoyens de faire l’examen critique de la situation et de proposer des idées, car il y en a, tant pour la construction nouvelle que pour rendre au monastère son esthétique flamboyante, perdue dans l’incendie de 1939, alors qu’il était une autre perle de la Grande Allée.Il pourrait le devenir à nouveau, et cette renaissance spectaculaire serait un prélude à la reconstitution d’une toiture aussi distinguée que celle du Manège militaire.La Grande Allée y gagnerait beaucoup.Notre signature urbaine est en danger! Ces démolitions signifient des pertes importantes au crédit touristique de notre ville.Depuis des générations, Québec a fait son pain et son beurre avec ses ressources qui sont: une histoire fabuleuse, un site exemplaire, un tissu urbain émaillé de perles et de joyaux d’architecture civile, religieuse et militaire.Le visiteur vient goûter ici un art de vivre que l’on nous jalouse.Cela vaut beaucoup en termes économiques.Pourquoi faut-il réduire en cendres le cloître, le monastère, le dôme, les églises, les clochers, qui sont des repères et des symboles de continuité et d’appartenance?Ils constituent l’essentiel de l’élégance urbaine qui était la signature de Québec.Les dangers du nationalisme JIMMY LEE GORDON Etudiant à la maîtrise ès lettres à l’Université McGill Je suis Québécois, un Québécois né au Québec, mais de père américain.Devrais-je me tourmenter parce que je suis un bâtard national?identité nationale est un vestige tribal dont l’être humain semble incapable de se départir.La question se pose: pourquoi avons-nous tant besoin de nous associer à des concepts transcendants?Comme si le simple fait d’être nous-mêmes ne suffisait pas! Mais laissons la réponse aux anthropologues et à tous les autres spécialistes du savoir.Ce qui nous intéresse ici, c’est que la question se pose encore aujourd’hui, dans ce nouveau millénaire entamé sous le signe de l’extrémisme religieux, des enjeux climatiques et de la constipation intellectuelle.Je suis Québécois, un Québécois né au Québec, mais de père américain.Devrais-je me tourmenter parce que je suis un bâtard national?Je suis un francophone, un francophone amoureux de sa langue, mais porté également vers l’anglais et l’espagnol.Devrais-je me mortifier parce que je parle d’autres langues que celle de Voltaire (pour qui, je le rappelle, nous n’étions que «quelques arpents de neige») ?Suis-je un traître à la «nation» québécoise parce que j’aime parler d’autres langages que celui que notre schizophrénie collective nous oblige à baragouiner?Non, non et non.Il serait peut-être temps que les Québécois de langue française saisissent tout le danger et toute la stupidité du chauvinisme.«Je me souviens».de quoi au juste?Parce que le Québec a manifestement oublié tout le lot de souffrances qu’a entraîné le nationalisme au cours du XXe siècle (deux guerres mondiales, des centaines de combats ethniques, des goulags, des génocides, des centaines de millions de morts, une course effrénée à l’armement nucléaire qui menace maintenant la survie de notre espèce, etc.)?Je suis un jeune bâtard québécisé ayant assisté au référendum de 95 en pyjama devant sa télé, endormi, sans trop comprendre ce qui se passait.Depuis, l’on m’a beaucoup parlé du Québec, de la précarité du français, du Canada, de l’omniprésence de l’anglais, du danger de l’assimilation et de la souveraineté (ou du «séparatisme», sa forme moins euphémique).Parce que je sentais qu’il le fallait, qu’il en allait de mon salut social, j’ai longtemps cherché quelle étiquette idéologique me coller au front.Dans cette quête inutile, mes idées ont traversé tous les courants, du fédéralisme opportuniste au souverainisme extrémiste.Aujourd’hui, en tant qu’adulte instruit en pleine possession de son jugement, je stagne confortablement dans un bourbier de cynisme et d’indifférence.Au sujet de la nature politique de la lutte culturelle québécoise, s’entend.Pour le reste, je suis plutôt proactif.Mais devant le juridisme fanatique qui a longtemps servi de palliatif à notre statut de colonisés menacés, que peut-on faire d’autre que de tourner la tête en riant?J’ose affirmer que les lois ne forment pas l’identité nationale, que les lois ne motivent pas les gens à bien parler le français, que les lois ne créent pas la fierté nationale.Au contraire, les lois écœurent et, surtout, entraînent la dérogation.C’est par l’amour sincère de sa langue que l’on bâtit une collectivité forte et unie; c’est par un amour quotidiennement fortifié du plaisir de parler, de chanter et de pleurer en français que l’individu contribue à la conservation de son patrimoine collectif.Et cet amour, ce n’est certainement pas les partis politiques qui le créeront.D’autant plus que les démarches politiques entreprises pour la défense de la culture francophone d’Amérique sous-tendent que le peuple, lui, n’est pas en mesure de la conserver sa culture.Ce qui est faux: c’est avant tout par le peuple que la langue française a survécu et survivra en Amérique.Et j’affirme que le peuple francophone de ce continent n’est plus politiquement menacé; j’affirme que ce peuple est fort de ses institutions, de son histoire et de sa production culturelle; j’affirme que l’on vit bien au Québec.Nombreux sont d’accord pour dire que nous vivons actuellement un point de rupture historique.Alors, supposément grandis des expériences sanglantes du siècle passé, allons-nous.Occidentaux de toutes nations, continuer à mener nos affaires dans le plus stupide des archaïsmes idéologiques, ignorant les multiples menaces qui s’avancent vers nous, ou allons-nous chasser nos préoccupations égocentriques et nationalistes (que nos élites partisanes semblent désireuses d’entretenir afin, sans doute, de maintenir un statu quo qui leur est favorable) et nous unir dans un commun effort pour tenter d’apaiser les maux qui affligent notre planète?J’ose espérer que oui.Il serait temps que le Québec devienne réellement le bastion d’humanité que son histoire et sa population lui permettent d’être; il est temps que le Québec sorte de sa névrose identitaire.L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dtdlalre (adjoint au direrteurde l'information).Mario-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées).Stéphane Balllargeon (général).Clairandrée Cauchy (éducation).Jeanne Corriveau (affaires municipales) habien DegUae (consommation), jetm Dion (sports).IxruneGilles F rancœur (environnement).Pauline Gravel (sciences).Brian Myles (justice et faits de société), Loulse-Maude Rioux Soucy (santé).Alexandre Shields (général), iniilipiie Papineau (pupitre) ; hrfbrmntkm politique Michel David (cjmmiauemr) Hélène Buzzetti et Alee Castonjruay (correspondants parlementaires à Ottawa).Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque (reporter) ; information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture/ Guillaume Bourgault-Côté (reporter).Paul Cauchon (médias).Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du weekend) Inlie Carpentier (pupitre) '¦ information éeonnmique : Gérard Bérubé (adjoint au direrteurde l'information).Francois Desjardins (reporter), Eric Desrosiers (reporter), Claude Turcotte (reporter), Dominique Reny (pupitre) .information internationale Guy Taillefer (adjoint du directeur de (information )' Serge Truffaut (érfitorra/is/e).Claude Lévesque freporter), Jean-Pierre LeRault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Préoourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier el Jacques Nadeau (photographes) : Mit lu i Carneau (caricaturiste) ! il (commis à la rédaction).Manon Bollard, Marlène • Zuida (directeur adjoint), DISTRIBUTION ET TIRAGE (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross.r ’ " .s responsable des sen tees comptables), h.i «PCI > rIPPPPIPPPPPPCPR 1 CPPPTP pimp I.K I) E V (MH.(.E .1 E I! 1) I \i (I .1 1! I I.L E T 2 0 (I !) ACTUALITES CAMPS SUITE DE LA PAGE 1 en sport.Or, maintenant, on propose aussi aux enfants des programmes en cheerleading, en scrapbooking, en maquillage, en coiffure et en confection de bijoux.Mais le cours de cheerleading, dit Mme Paradis, a,finalement été annulé en raison d’un manque d'inscriptions.«Le “cheerleading” est en essor actuellement, et il y a beaucoup d’écoles ou de clubs qui le font très bien.Par contre, les programmes de vélo, de photo et de céramique ont bien fonctionné.» Pour Mme Paradis, la curiosité des jeunes d’aujourd’hui est une grande source d’inspiration.Or, note-t-elle, ils sont «peut-être» plus difficiles à «émerveiller».«Aujourd’hui, ils ont la chance de vivre plus de choses.Avant, le camp était la récompense de l’année.Maintenant, il faut être plus créatif.Ils sont plus stimulés, ils ont vu le Cirque du Soleil en spectacle.Ça n’existait pas il y a 20 ans.» Le président de l’Association des camps certifiés, Réjean Roy, abonde dans ce sens.«Qu’on le veuille ou pas, les attentes des jeunes et des parents ont évolué.Ixs jeunes ont accès à plus de choses, et les parents ont de plus en plus le souci de trouver un programme qui colle aux intérêts de l’enfant.» De plus, les préférences des jeunes s’affirment plus tôt «Au début, les camps spécialisés en cirque ou en vélo, par exemple, s’adressaient aux ados.Maintenant, tu peux offrir des spécialités à des enfants qui ont sept-huit ans.» A titre de président du groupe de camps de vacances Odyssée (Trois-Saumons, Minogami et Bourg-Royal), M.Roy en sait quelque chose.Situé dans la région de Québec, le plus jeune des trois camps, Bourg Royal offre pas moins de 70 programmes différents, du scrapbooking à la menuiserie en passant par le reportage journalistique! Or, la spécialisation ne se limite pas aux camps de jour; elle touche aussi les camps de séjour traditionnels.«Si tu démarres un camp aujourd’hui, c’est plus facile de créer un camp de cirque qu’un vaste camp dans le bois autour d’un lac comme Minogami.Ces sites qui étaient disponibles à peu de frais dans les années 1940 et 1950 ne le sont plus aujourd’hui.C’est pour ça que les camps qui sont apparus depuis 20 ans sont souvent spécialisés, plus près de la ville, et misent sur des activités à la mode.» L’Association des camps certifiés regroupe 125 membres qui accueillent bon an, mal an pas moins de 85 000 jeunes, en incluant les camps de jour et les classes nature.Entre 2001 et 2007, le nombre d’inscrits a augmenté de 7000, en raison notamment de l’essor des camps de jour.Une progression qui s’est depuis interrompue.Cette année, l’Association a observé une baisse de 10 %.En ces temps difficiles, les camps rivalisent plus que jamais d’imagination pour attirer les jeunes dont les familles ont été épargnées par la récession.Parfois sans succès.Ainsi, le nouveau Camp Techno, de la Baie de Beauport, à Québec, a dû annuler son programme faute d’un nombre suffisant dïnscriptions.Son directeur, Eric Boily, attribue ce revers au fait que le camp a été lancé trop tard, et il compte bien se reprendre l’an prochain, avec un programme particulièrement branché.Sur la brochure, on peut voir un petit garçon à la plage, tout sourire derrière son ordinateur portable.Quand on fait remarquer à M.Boily que les parents recourent souvent aux camps pour extirper leurs enfants de l’univers de la télévision et de l’ordinateur, il nuance.«À la maison, les jeunes font du “chat” et jouent à des jeux vidéo, alors qu’au camp, on ne touche pas à ça.On va apprendre à “blogue?’, à faire de la photo.Les activités extérieures servent de base aux ateliers de vidéo, de montage photo.» Comme tous les intervenants à qui nous avons parlé, il ajoute que les cours n’occupent qu’une portion de l’horaire et que des plages importantes sont réservées au jeu.C’est d’ailleurs l’un des préalables pour faire partie de l’Association des camps certifiés, précise M.Dubois.«Il ne faut pas oublier que l’enfant est en vacances et s’assurer qu’il y a un équilibre dans la programmation, [.] On part du principe que le jeune doit s’amuser, qu’il n’est pas à l’école.» M.Dubois déplore par ailleurs la tendance actuelle à transférer, en quelque sorte, la ville à la campagne.«Dans certains cas, il y aurait peut-être lieu de changer le nom «camp de jour».Certains camps ont tendance à transférer la ville à la campagne, avec des sites super éclairés, ajoute-t-il.«Et il y a un autre aspect.Le Québec est un pays de rivières et de montagnes, mais les jeunes n’y vont pas.L’idée du camp, ce n’est pas de faire de l’informatique en plein bois.Le I-phone et le cellulaire n’ont rien à faire là.Parfois, comme administrateurs, on peut avoir tendance à l’oublier.» Autre tendance, le regroupement d’enfants ayant des intérêts similaires ou des problèmes de santé précis.On apprenait par exemple cet été que la ville de Shawinigan se préparait à accueillir un premier camp familial pour des jeunes ayant un surplus de poids.Or, ici encore, le manque d’inscriptions a forcé le report du projet à l’année prochaine.Pour Réjean Roy, les enfants sont gagnants lorsque l’offre est très adaptée à leurs besoins.«Cela permet de rejoindre des jeunes qui n’accéderaient pas au camp autrement», dit-il.Quant aux camps eux-mêmes, ils doivent faire face à la musique.«L’enjeu des camps, c’est de demeurer en place, L’offre de loisirs aux enfants en général n’est plus la même qu’il y a 30 ans», explique-t-il en donnant l’exemple d’«Arbre en arbre», un concept inspiré des pistes d’hébertisme, auparavant réservées aux camps de vacances.«Le défi des camps, c’est de faire la démonstration qu’il y a une valeur dans le camp qu'on ne trouve nulle part ailleurs.» Le Devoir 0UÏGH0URS SUITE DE LA PAGE 1 actions séparatistes au Japon», a indiqué le ministère dans un communiqué.La Chine proteste systématiquement contre la présence de Rebiya Kadeer dans tous les pays qu’elle visite, comme elle le fait avec le dalai-lama.Pékin accuse le Congrès mondial ouïghour dirigé par Mme Kadeer d’avoir fomenté les émeutes, traitant la dissidente de «criminelle».Une accusation qu’elle a réfutée catégoriquement, au cours de la même entrevue télévisée.«Je n’ai aucun rapport avec la cause de ces violences, et c'est totalement la faute du gouvernement chinois et de sa politique depuis 60 ans.» «Les Ouïghours, ils n’ont pas le droit de parler leur propre langue, ils n 'ont pas accès à l’éducation dans leur propre langue et ils n’ont pas de droits pour le développement culturel et économique, ajoute-t-elle.Par contre, ils ont le droit d’obéir et de mourir», a-t-elle dénoncé.«Je réclame seulement la liberté d’être soi-même, celle de décider de leur propre avenir.» A Tokyo, Rebiya Kadeer s’est par ailleurs déclarée «perplexe et déçue» par l’attitude du gouvernement américain.«Je suis déçue du gouvernement américain, parce qu’il n’était pas sérieux sur cette question.Surtout, je sais qu’il y a une pression énorme de la Chine sur le gouvernement américain, mais j’ai espoir», a-t-elle dit à France 24.Elle demande au gouvernement de Barack CERVEAUX SUITE DE LA PAGE 1 ne l’a été qu’une seule fois en 2003.Il y a néanmoins toujours la possibilité que le gouvernement nous verse de l’argent demain matin.Chose certaine, cela devient urgent, car notre mandat se termine à la fin de 2010.» Tous les fonds qu’il reste à la FCSCA sont déjà engagés dans des projets en réseau.Et si elle ne reçoit pas d’argent frais sous peu, il faudra rapatrier les équipements qui sont dans les forêts, voire dans des laboratoires éloignés, comme ceux servant à un projet qui se déroule à 1000 km du pôle Nord, faute de chercheurs et de techniciens pour les maintenir en marche.«Nous en sommes rendus à prévoir les coûts de récupération de ces équipements scientifiques, car nous ne pourrons financer plus longtemps ces projets.Dans l'immédiat, nous valorisons le plus possible les résultats obtenus jusqu’à maintenant afin de les présenter aux décideurs et aux responsables des politiques scientifiques et gouvernementales», a indiqué Mme Conway.Theodore Shepherd, qui dirige à FUniversité de Toronto un groupe de chercheurs ayant développé un modèle climatique qui analyse l’effet des changements climatiques sur le processus de réparation de la couche d’ozone, s’inquiète pour l’avenir de son projet de recherche et appréhende une véritable fuite des cerveaux.«Notre projet, pourtant couronné de succès, pourrait s’effondrer dans un an, ou même avant, car il repose sur le travail de scientifiques — associés de recherche et stagiaires postdoctoraux — très expérimentés qui ont déjà commencé à poser leur candidature à l’étranger.Si nous perdons ces chercheurs que l’on a mis beaucoup de temps à former, notre recherche sur le climat prendra un retard de dix ans.Notre projet a commencé à donner des résultats intéressants il y a trois ou quatre ans, après 15 ans consacrés à la mise au point de la méthode et des outils de mesure», a affirmé M.Shepherd, qui avoue réfléchir à son avenir si les fonds tarissent au Canada.H fait référence notamment à l’Allemagne qui, en raison de la crise économique, a accru le financement qu’elle accorde à la recherche scientifique.Président de l’International Association for the Physical Sciences of the Oceans (LAPSO), Lawrence Mysak, qui est également professeur à l’Université McGill, a reçu pendant six ans des subventions de la FCSCA pour poursuivre ses recherches sur le comportement des glaces de Obama d’aider les Ouïghours à s’asseoir avec Pékin pour négocier.Elle estime qu’il doit également «faire pression sur la Chine pour qu’elle relâche les manifestants innocents arrêtés pendant ces qqelques jours».Troisièmement, elle demande aux Etats-Unis et à la communauté internationale «de forcer l’ONU à envoyer une équipe indépendante d’investigation sur place pour trouver le nombre exact des victimes».La Chine a réagi en félicitant Washington pour sa modération devant les violences dans le Nord-Ouest chinois.Américains et Chinois bouclaient mardi soir à Washington deux journées d’un «dialogue stratégique et économique».Au terme de ces discussions, la délégation chinoise a «exprimé son appréciation pour l’attitude modérée des Etats-Unis.» «Les États-Unis ont déclaré sans équivoque que cet incident est entièrement une affaire intérieure chinoise», a déclaré le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Guangya.L’ancien président George W.Bush, qui avait rencontré Mme Kadeer, avait salué «son talent» et formulé des accusations envers Pékin, qui y avait vu une «ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine.» Arpnistie Internationale craint que la prudence des Etats-Unis, visant à préserver de bonnes relations économiques avec la Chine, ait pour conséquence de sacrifier les droits humains.Le Devoir avec l’Agence France Presse et P Associated Press l’Arctique face aux changements climatiques.À l’instar des autres chercheurs dans le domaine, tels que René Laprise, directeur du Centre ES-CER (Etude et simulation du climat à l’échelle régionale) de l’UQAM, la FCSCA représentait sa principale source de financement.«Le gouvernement prétend financer un grand centre de recherche dans l’Arctique, mais il s’agit principalement d’infrastructure, il n’y a pas d’argent pour la recherche.Nous avons au Canada une grande expertise sur l’Arctique.Or tous ces chercheurs seront affectés», a fait remarquer M.Mysak, qui craint lui aussi une fuite des cerveaux vers les États-Unis, qui pour leur part accroissent le financement de la recherche, et vers l’Europe, qui investit beaucoup dans la recherche sur le climat.Le professeur Jacques Derome, de l’Université McGUl, a souligné que, sans les subventions de la FCSCA, d’importantes collaborations entre les chercheurs universitaires et des laboratoires gouvernementaux (d’Environnement Canada, notamment) seront interrompues.«Or ces collaborations permettaient de s’attaquer à de plus gros problèmes grâce aux équipements des laboratoires gouvernementaux», a expliqué M.Derome tout en répétant à son tour que les jeunes chercheurs, ne voyant aucun financement assuré pour le futur, ont entamé des démarches pour se trouver des postes ailleurs.«Le Canada détenait l’une des plus grandes expertises mondiales sur le climat et, pour cette raison, les universités canadiennes ont réussi à attirer de jeunes chercheurs qui croyaient trouver ici un financement adéquat; maintenant, ils n’auront plus d’argent pour poursuivre leurs travaux.1.] Le Canada parle beaucoup de sa souveraineté sur l’Arctique, mais il devrait aussi penser à détenir un peu plus de souveraineté scientifique!», a-t-il lancé.La directrice de la FCSCA, Mme Conway, espère toujours que le gouvernement fédéral réapprovisionnera les coffres de sa fondation.«Le ministre de l’Environnement n’a pas dit non — ni oui non plus —, sauf que ça devient urgent.L’incertitude est difficile à gérer», a-t-elle déclaré avant de faire remarquer que, curieusement, les mesures prises par le gouvernement fédéral pour stimuler l’économie comprenaient le financement d’infrastructures de recherche dans le Grand Nord, notamment.«Mais il ne suffit pas de disposer de laboratoires sophistiqués si nous n’avons pas la main-d’œuvre pour les faire fonctionner et les fonds pour réaliser les projets de recherche», a-t-elle souligné à son tour.Le Devoir HYDRO «De façon chronique, Hydro-Québec a surévalué la demande en électricité dans les dernières années» SUITE DE LA PAGE 1 temporaire des activités de production d’électricité de la centrale au gaz naüirel de Bécancour, et ce, afin «de diminuer le niveau des surplus de l’année 2010», écrit la société d’État dans sa demande en cours.La Régie n’a pas encore rendu sa décision.Au total, la production de 4,3 térawattheures (TWh) pourrait être épargnée.Pour cette soustraction, Hydro-Québec s’engagerait toutefois à verser à TransCanada Energy (TCE), propriétaire de la centrale, près de 250 millions de dollars, dont 157 millions en dédommagement, a révélé Le Soleil il y a quelques jours.La multinationale possède un contrat d’approvisionnement ferme avec Hydro-Québec sur une période de 20 ans.Depuis son ouverture, en 2007, l’unité de production électrique de Bécancour n’a pas encore été mise en marche pour alimenter le réseau québécois.C’est que la demande en énergie est loin d’avoir suivi les courbes de prévision établies dans les derrières années, reconnaît aujourd’hui la société d’État.Pour 2009, Hydro-Québec prévoit par exemple un recul de la demande équivalant à 6,9 TWh, soit un peu moins qu’en 2010, où elle va devoir composer avec une baisse plus importante de 8,7 TWh.Ses prévisions ont d’ailleurs été revues à la baisse jusqu’en 2018, et ce, en raison de «besoins en électricité [qui] ont considérablement diminué [sous l'effet] d’un contexte économique défavorable, lequel affecte particulièrement les entreprises des secteurs des pâtes et papiers et de l’aluminium», explique Hydro-Québec dans le document soumis à la Régie.«C’est une révision importante, sur une période de temps très courte [la dernière mesure des besoins en électricité remonte à novembre 2008], a indiqué hier l’analyste en matière d’énergie à l’Union des consommateurs, Jean-François Blain.De mémoire d’analyste, je n’ai jamais vu ça.» Selon lui, les surplus d’approvisionnement d’énergie d’Hydro-Québec «ne sont pas une surprise».«Ils sont attribuables à l’arrêt de production ou aux fermetures d’usines dans le secteur industriel», dit-il, mais également «à l’obligation, par le législateur, faite à la division distribution d’Hydro-Québec de faire des acquisitions d’énergie, à de tierces parties, à long terme.Mais quand la demande baisse, cela devient un système vicié, sur lequel il va falloir rapidement se pencher.» Selon les docyments déposés devant la Régie par la société d’État, ses surplus d’approvisionnements s’établissent à 11,3 TWh pour l’année prochaine.Le chiffre inclut les volumes d’énergie différés par le passé.De ce volume important, Hydro-Québec souhaite désormais soustraire les 4,3 TWh de la centrale de Bécancour.«Notre contrat avec TCE nous permet de payer pour la non-livraison d’électricité», a commenté Guy l’Italien, porte-parole d’Hydro-Québec.«Cette option nous coûte, dans le contexte actuel, moins cher que si nous décidions de prendre possession de l’électricité pour la revendre sur le marché.» La Société n’a pas été en mesure hier d’indiquer si des clauses similaires étaient présentes dans ses contrats d’approvisionnement avec d’autres de ses fournisseurs.N’empêche, pour Jean-François Blain, ces surplus énergétiques viennent avec des coûts d’acquisition inutiles, coûts assumés collectivement, «pour de l’électricité que nous n’avons pas besoin de consommer», dit-il.«Si l’on se base sur le coût moyen de production de 9,6
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