Le devoir, 29 juillet 2009, Cahier A
REFUS DE SUBVENTION Nuits d’Afrique en croisade contre Ottawa Page B 8 LE DEVOIR V I.C N “ 1 6 8 ?1, E M E R C H EDI 20 J U I L L E T 2 0 0 9 1 , 1 0 $ + T A x K s = I , 2 5 $ EARL JONES RESTERA EN LIBERTÉ JUSQU’À SON PROCÈS * ' \ V I JACQUES NADEAU LE DEVOIR EARL JONES a obtenu une remise en liberté moyennant certaines conditions, hier après-midi, au palais de justice de Montréal, après avoir été formellement accusé de quatre chefs de vol et quatre autres de fraude.Lors d’une brève comparution, au cours de laquelle il a semblé fatigué, le soi-disant conseiller financier n’a enregistré aucun plaidoyer.Sous les commentaires mécontents du public et suivi par de nombreux journalistes, Earl Jones a ensuite été escorté jusqu’à la voiture de son avocat.L’homme d’affaires montréalais est soupçonné d’avoir détourné de 30 à 50 millions de dollars appartenant à des investisseurs, et d’autres accusations pourraient être portées contre lui.Nos informations en page B 1.Assurance-emploi : record de prestataires Toutefois, seulement la moitié des chômeurs ont accès au régime ÉRIC DESROSIERS Le nombre de prestataires d assurance-emploi a augmenté de 9,2 % en un mois seulement et atteint un sommet en 12 ans au Canada.Le nombre de personnes recevant des prestations ordinaires d’assurance-emploi atteignait 778 700 au mois de mai, soit 65 600 de plus que le mois précédent Ce nombre total de prestataires est un sommet sans précédent depuis 1997, la première année pour laquelle des données comparables sont disponibles, a révélé hier Statistique Canada.L’augmentation du nombre de prestataires en mai s’est surtout fait sentir en Alberta (+16,8 %) et en Ontario (16 %), le Québec s’en tirant relativement bien avec «seulement» 5280 nouveaux prestataires (2,6 %), portant le nombre total à 206 720 personnes.Ces nouveaux chiffres ne font qu’alourdir encore un peu plus le triste bilan de plusieurs mois de déprime économique.Les rangs des travailleurs canadiens obligés de se tourner vers l’assurance-emploi ont grossi de 66 % entre mai VOIR PAGE A 8: EMPLOI JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le Refuge des jeunes, dont le chanteur et cinéaste Dan Bigras est le porte-parole depuis 1991, a offert ses services à plus de 15 000 jeunes depuis sa fondation.« Des jeunes vont en souffrir » Le flou qui entoure l’avenir du Refuge des jeunes inquiète son porte-parole, Dan Bigras Le chanteur et cinéaste Dan Bigras est soucieux: le flou qui entoure la vente de l’église qui abrite l'organisme Le Refuge doit se dissiper immédiatement, dit-il.Sans quoi des jeunes en souffriront à moyen terme.Le Québec dans le club des mal cités Des médias mexicains affirment erronément que le gouvernement Charest refuse d’imposer un visa aux Mexicains BRIGITTE MORISSETTE Mexico — «Quebec rechaza la imposicion de visa a Mexicanos.» {«Le Québec refuse d’imposer un visa aux Mexicains»): on imagine l’impact de ce titre du plus important quotidien de Mexico, El Universal, diffusé hier, puis repris en brève quelques heures plus tard par la chaîne de radio Radio Formula, qu’écoutent des millions de Mexicains, jusqu’en Californie et au Texas.La nouvelle a failli rallumer un brasier que l’ambassadeur du Canada avait réussi à contrôler à grand-peine.D’un coup de baguette magique, sur fond de querelles fédérale-provinciale et Canada-Mexique, voilà le Québec qui voit son autorité et son statut monter d’un cran! Cependant, selon les renseignements obtenus auprès de la Délégation générale du Québec à Mexico (DGQM), les pouvoirs de la Belle Province en matière d’immigration ne peuvent aller jusqu’à braver ainsi l’autorité fédérale.Et cela même si des services d'immigration occupent maintenant l’espace le plus vaste à la DGQM.Mauvaise interprétation Des journalistes mexicains ont plutôt pris leur désir pour la réalité — que le Québec puisse défaire une décision diplomatique d’Ottawa — et mal interprété deux communiqués publiés par la Presse canadienne rapportant le mécontentement VOIR PAGE A 8: VISAS INDEX Actualités A2 Idées A7 Annonces B 6 Météo B5 i Avis publics.Culture B 4 Monde A5 J B 8 Mots croisés B 5 > Décès B 6 Sudoku B 4 Économie .B 1 Télévision B 7 K Éditorial A6 « GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ y avenir incertain du Refuge des ._v jeunes de Montréal inquiète gran-( ement son porte-parole de longue c ate, le chanteur Dan Bigras.Hier, ce c ernier s’est dit déçu de l’attitude des ( eux parties engagées dans la vente de l’église Saint-Louis-de-France, qui abrite les locaux de l’organisme.Joint en après-midi entre deux séances d’enregistrement d’un nouvel album, Bigras a dit trouver préoccupante la situation actuelle.«J’avoue que je ne comprends pas l’attitude de [la paroisse] et des nouveaux propriétaires», a-t-il dit «Concrètement, on ne sait rien de ce que l’avenir nous réserve.Pourtant, tout le monde sait qu’un organisme comme le nôtre ne peut pas déménager à la légère.Ce sont des choses qui se prévoient, sinon des jeunes vont en souffrir.Alors, il faudrait être fixé rapidement: il n’y a aucune raison pour que les choses se fassent aussi froidement qu’aduellement.» Lundi, la directrice générale du Refuge, France Labelle, avait dénoncé l’absence de communication avec la paroisse depuis la vente de l’église, il y a trois semaines.«Nous sommes dans le flou total», avait-elle dit.Le curé de la paroisse, Alain Mongeau, a communiqué avec la direction du Refuge pour confirmer qu’une vente avait été conclue avec l’Eglise évangélique VOIR PAGE A 8: REFUGE La recherche sur le climat est en péril au Canada PAULINE GRAVEL La recherche canadienne en sciences,de l’atmosphère et du climat est en péril.À la fin de 2009, les chercheurs perdront l’une de leurs principales sources de financement.Les coffres de la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère (FCS-CA), qui soutenait jusqu’à 200 scientifiques canadiens, sont vides, et le gouvernement fédéral ne les garnira plus.Alors que s’achève, au Palais des congrès, MOCA-09 Le réchauffement de notre planète, un important rassemblement d’experts dans le domaine venant du monde entier, cette nouvelle retentit comme une fausse note.Jusqu’à maintenant, les chercheurs canadiens en sciences de l’atmosphère et du climat pouvaient compter sur deux grands pourvoyeurs de fonds pour poursuivre leurs travaux: d’une part l’Agence spatiale canadienne, qui subventionne surtout l’achat de matériel, tel que des équipements satellitaires, et d’autre part la FCSCÂ.qui finance les scientifiques et la science qu’ils font.Dix millions en moins La FCSCA accordait annuellement 10 millions de dollars aux chercheurs universitaires s'intéressant au climat et à l’atmosphère.Or, la caisse de cette fondation qui accordait des subventions quinquennales est désormais vide.«Et pour le moment, il n’existe aucun autre programme de subvention qui pourrait remplacer le financement qu’assurait cette fondation, qui était entièrement VOIR PAGE A 8: CLIMAT Ottawa cesse de soutenir financièrement un des deux pourvoyeurs de fonds dans le domaine * 77831302382431 L K I) K V II I If .I.K M K II < Il K I) I 2 il .1 U I I.I.K T 2 (I (I il A 2 ACTUALITES PONT JACQUES-CARTIER Les cyclistes devront s’armer de patience La voie sera réaménagée, mais la Société des ponts refuse de dévoiler ses plans Les centaines de cyclistes qui empruntent chaque jour le pont Jacques-Cartier devront s’armer de patience: l’étroite piste cyclable qui relie Longueuil au tablier du pont sera refaite en 2010.C’est du moins ce que promet la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain inc.Mais, d’ici à ce que la piste soit élargie et aplanie, les cyclistes seront sommés de descendre de leur bicyclette et de parcourir près d’un demi-kilomètre à pied.fiel € ¦ ¦- JACQUES NADEAU LE DEVOIR D’ici à ce que la piste soit réaménagée, les cyclistes devront parcourir près d’un demi-kilomètre à pied, à défaut de quoi, ils s'exposeront à des constats d’infraction de 37 $.EN BREF La Place d’Armes fait peau neuve La Ville de Montréal a effectué hier la dépose des sculptures de bronze du monument à Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, à la Place d’Armes, pour Ipur restauration en atelier.Evalué à 14 millions de dollars, ce projet est financé par la Ville de Montréal et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.«Nous visons, entre autres, à redonner à cette, place névralgique et touristique de Montréal son lustre d'origine en mettant en valeur ses atouts patrimoniaux», a déclaré le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable de l’aménagement urbain, du patrimoine et du design, André Lavallée.La première phase des travaux de réaménagement de la Place d’Armes débutera le 8 septembre prochain.— Le Devoir La jeunesse passe par Victoria, moins par Montréal Montréal et Québec figurent respectivement aux 16' et 19 rangs du top 27 des villes canadiennes où il fait bon vivre et travailler, selon les jeunes professionnels.Trois-Rivières et Saguenay sont quant à eux bons derniers, aux 26' et 27‘ rangs.En tête du classement: Victoria, Ottawa, Vancouver, Kingston, Halifax, Toronto, Calgary, Saskatoon, London et Edmonton.Le groupe de réflexion américain Next Generation Cities a notamment évalué les salaires offerts, la vitalité et le coût de la vie de 27 villes, de 100 000 habitants et plus, aux quatre coins du Canada.— Le Devoir MARCO BÉLAIR CIRINO Sept années après avoir achevé la piste cyclable du tablier du pont Jacques-Cartier, un des deux seuls liens cyclables entre Montréal et la Rive-Sud, la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain inc.(SPJCCI) élargira et changera le tracé de l’accès des cyclistes au pont, à partir de Longueuil, d’ici à 15 mois, a appris Le Dewfn La Société prendra connaissance, dans quelques semaines, d’une étude qu’elle avait commandée au Groupe Séguin ex-pertsconseils et privilégiera une option.Elle réalisera les plans et devis de la nouvelle piste cyclable cet automne.D’ici là, c’est «bouche cousue» à la Société, font savoir Vélo Québec et de nombreux cyclistes qui souhaitent obtenir les détails du projet de réfection de la piste cyclable, et ce, avant que les travaux soient lancés.Ils réclament plus de transparence de la part de la SPJCCI.«Il n’y a aucune façon de connaître les deux options étudiées par la Société des ponts.Il n’y a pas moyen d’en discuter.Il n’y a pas de consultation publique ou de présentation des projets.Les usagers, qui connaissent très bien le parcours, pourraient faire valoir leurs points de vue», fait savoir le Longueillois Michel Robichaud.«Une fois que nous aurons retenu une option et qu’on aura des plans et devis plus avancés, on va pouvoir annoncer plus précisément ce qui en est», répond le porte-parole de la SPJCCI, Jean-Vincent Lacroix.La Ville de Longueuil, elle, souhaite avant tout que la piste cyclable soit raccordée au boulevard La Fayette et à la rue Saint-Charles, donnant un accès plus rapide aux cyclistes à la place Charles-Lemoyne, où se trouve notamment la station de métro Longueuil-Université de Sherbrooke.L’appel a été entendu, confirme la Société.«On a reçu beaucoup de commentaires de la part des usagers par rapport à l’étroitesse de ce segment-là.C’est certain que l’objectif premier est de régler ça, explique Jean-Vincent Lacroix.Le processus est en cours.» La largeur de la piste cyclable du pont Jacques-Cartier rétrécit des deux tiers à quelque 400 mètres de l’intersection des boulevards La Fayette et Taschereau, à Longueuil.L’espace entre les deux clôtures où sont coincés les cyclistes passe de trois mètres à à peine un peu plus d’un mètre.La SPJCCI a réalisé, lors de l’installation du nouveau tablier du pont Jacques-Cartier en 2001 et 2002, «une très belle piste cyclable sur le pont, mais elle ne l’a pas complétée», fait remar- quer le porte-parole de Vélo Québec, Patrick Howe.«On demande aux gens de descendre de leur vélo [lorsque la piste cyclable se rétrécit et que la pente devient abrupte] parce que, quand les cyclistes se rencontraient, les poignées de leur guidon prenaient dans les clôtures, situées de part et d’autre de la piste, et les cyclistes chutaient», explique l’agent Ronald Mclnnis, de la Sûreté du Québec.A défaut de quoi, les cyclistes s’exposent à des constats d’infraction de 37 $.Les cyclistes les plus téméraires qui font fi du règlement et filent à toute allure vers Longueuil doivent prendre garde à ne pas terminer leur course dans d’immenses blocs de béton placés sur la piste tout près de l’intersection des boulevards La Fayette et Taschereau.«Le dénivelé est important.Quand on monte la pente en danseuse, on peut croiser un cycliste qui la dévale à 40 km/h.Là, les accrochages peuvent être assez douloureux», affirme Patrick Howe.Près de 30 accidents mettant en cause des cyclistes ou des piétons sont survenus sur le pont Jacques-Cartier depuis 2006, a relevé la Sûreté du Québec.Aux patrouilleurs en auto et à moto se sont ajoutés des policiers à vélo l’année dernière.«Il y a eu un festival de contraventions.Ça rajoute à l’absurde de la situation, le fait de donner des contraventions à des cyclistes qui ne veulent pas marcher à côté de leur vélo pendant un demi-kilomètre, dit M.Howe.Le problème n’était pas que les cyclistes ne descendent pas de leur vélo, mais qu’on n’ait pas continué la piste cyclable.» Une «avalanche de plaintes» a déferlé jusqu’à la SPJCCI et à la Sûreté du Québec, fait remarquer Patrick Howe, de Vélo Québec.Les coûts des travaux seront assumés à la fois par la SPJCCI et par la Ville de Longueuil, qui se partagent, avec le ministère des Transports du Québec, le tronçon de 400 mètres jugé «dangereux» par la plupart de ses usagers.Quelque 1200 piétons et cyclistes ont emprunté quotidiennement, du lundi au vendredi, le pont Jacques-Cartier en 2007.Le Devoir LE CANADA EST EN SOLDE.PROFITEZ-EN.STAR ALLIANCE ., , : ' $ I Explorez le Canada avec nos tarifs exceptionnels.TARIFS ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL.LES VOYAGES DOIVENT PRENDRE FIN LE 16 DÉCEMBRE 2009.Seulement 79$ VOYAGEZ PLUS.OBTENEZ-EN PLUS.Accumulez jusqu'à 40000 milles-bonis AéroplanMD.Inscrivez-vous d’ici le 7 septembre 2009 sur aircanada.com/voyagezplus BAGAGES Enregistrement gratuit de deux bagages.CARBURANT Aucun supplément de frais de carburant pour les vols au Canada et aux États-Unis.AUCUNS FRAIS DE RÉSERVATION Effectuez votre réservation par téléphone ou en ligne.Nos 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L E I) K V OMî.I, K M K R (' R K l> I 2 !l .1 I! I |.L K T 2 0 0 !l ACTUALITES La vertu oubliée GRIPPE A(HINI) Au tour des pores d’être touchés Manon CORNELLIER ans un jugement rendu en mars der-'/ ¦ nier, la Cour fédérale déclarait illégale la décision du gouvernement Harper de ne plus demander la clémence pour Ronald Smith, un Canadien condamné à mort pour le meurtre crapuleux de deux autochtones au Montana.Jusqu’en 2007, Ottawa avait piloté le dossier du détenu pour soudainement l’abandonner sous prétexte que l’homme avait été jugé dans un pays « démocratique et respectueux de la règle de droit.* Auparavant, le gouvernement canadien avait toujours accepté les demandes d’aide de Canadiens condamnés à mort à l’étranger.Les conservateurs ont abandonné cette politique au profit d’une approche au cas par cas qu’ils n’ont jamais expliquée.Pour la cour, les déclarations faites à la pièce aux Communes ne représentaient pas une politique en matière de clémence et ne pouvaient suffire à justifier l’abandon du cas de M.Smith.Le gouvernement a décidé de ne pas en appeler du jugement, mais il a aussi fait comprendre qu’il n’abandonnerait pas son approche aléatoire en matière de clémence.Toutefois, pour prévenir les coups et autres déboires judiciaires, il a couché sur papier cette politique à géométrie variable.Il l’a publiée la semaine dernière.Sa lecture ne rassure en rien ceux qui croient que le Canada devrait maintenir sa politique traditionnelle d’opposition systématique à la peine de mort Le document, qui dit éclaircir les procédures d’appel à la clémence, est en fait une longue liste de questions auxquelles un condamné devra répondre par écrit afin d’aider le gouvernement à déterminer s’il interviendra ou non en son nom.Le gouvernement parle de «facteurs à examiner», mais il ne fait que formuler des questions.Ainçi, il demande si le pays est considéré comme un Etat démocratique qui respecte la primauté du droit.Une réponse affirmative suppose-t-elle un refus automatique d’aide?On ne le dit pas.Et c’est comme cela jusqu’à la fin.On comprend rapidement pourquoi.Il est en effet écrit que «les facteurs varieront d’un cas à l’autre selon les circonstances».Peut-il exister politique plus arbitraire?Parmi les 43 questions, certaines sont tout simplement ahurissantes.Dans la section «Restrictions relatives à la peine de mort», on demande au condamné si la peine de mort sera «exécutée de façon à infliger 1e moins de souffrances possible».Dans la section «Torture et autre traitement cruel, inhumain ou dégradant», on demande si «la méthode d’exécution constitue [.] une forme de torture ou d’autre traitement cruel, inhumain ou dégradant».Une section entière porte sur la nature du crime.On veut savoir si l’infraction serait considérée comme un des crimes les plus graves au Canada, si elle serait punissable de la peine la plus sévère, s’il s’agit d’un crime intentionnel «ayant des conséquences fatales ou extrêmement graves pour la ou les victimes».On s’interroge aussi sur le contexte du crime et s’il existe des circonstances atténuantes.En somme, le condamné doit prouver au gouvernement qu’il mérite son aide et, en d’autres mots, d’avoir la vie sauve.Le mot «mérite» est d’ailleurs celui dont s’était servi le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, en juin.«Dans k cas de M.Smith [.], le gouvernement sera assujetti à la décision des tribunaux, mais dans tous les autres cas, et je vais être très clair, la clémence n'est pas une obligation.La clémence doit nécessairement se mériter», avait-il dit aux Communes.Ce questionnaire équivaut à dire qu’il y a des circonstances où ce gouvernement trouve acceptable d’imposer la peine de mort, car quand on s’y oppose sans partage, on ne s’interroge pas sur la nature du crime ou sur la méthode d’exécution.On s’y oppose, point à la ligne.?On reproche aux Américains d’avoir eu pour politique de donner la torture en sous-traitance.Le gouvernement canadien serait-il, d’une certaine manière, en train de faire la même chose avec la peine de mort?Quand d’autres pays condamnent à mort des Canadiens et qu'on n’intervient pas, c’est qu’on approuve la condamnation.Et quand on n’a pas le courage de défendre le même genre de sentence au Canada, c’est qu’on privilégie ses intérêts politiques à la cohérence morale.Vaciller devant la peine de mort au Canada représente en effet un véritable danger: celui de rappeler les vieux démons conservateurs et réformistes, qui ont le don de faire fuir trop d’électeurs.Les conservateurs laissent donc faire ou détournent les yeux quand ça se passe ailleurs, tout en martelant qu’ils ne veulent pas remettre en question l’abolition de la peine de mort au Canada.On pourrait dire qu’ils ménagent la poule et l’œuf, ou qu’ils jouent sur tous les tableaux, ou, plus crûment, qu’ils sont hypocrites.Il n’y a pas d'autres mots, car la peine de mort, on est pour ou contre.Et quand on est contre, on l’est pour tous, peu importe la tronche de la personne ou la nature du crime commis.La clémence, au cas où les conservateurs l’auraient oublié, a pour synonymes indulgence et magnanimité.Et elle est, selon le Robert, une «vertu qui consiste, de la part de qui dispose d’une autorité, à pardonner les offenses et à adoucir les châtiments», h est vrai que cela peut être difficile à comprendre quand on se fait le champion d’une approche musclée en matière de justice.Il faut bien qu’il y ait cohérence quelque part.tncornellierffledevoir.com Après les humains, les cochons.Le Québec a déclaré hier que le premier cas de grippe A(H1N1) s’est déclaré à la fin de juin dans un troupeau de porc de la province, guéri depuis.Une situation — ajoutant à la crise financière vécue par les éleveurs — qui risque de se répéter: une étude révèle que le virus se propage facilement de bête en bête.AMÉLIE DAOUST-BOISVERT A la fin de juin, un premier éleveur de porc québécois a remarqué une toux chez ses bêtes et a ensuite appris qu’elles étaient atteintes de la grippe A(HINI).Un premier cas au Québec.Deux troupeaux albertains et un manitobain ont également connu un épisode de grippe depuis avril, confirme François Caya, vétérinaire à l’Agence de Santé publique du Canada.Le 16 juillet dernier, les vétérinaires du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) constatent la guérison des porcs.Entre-temps, par mesure de précaution, l’éleveur devait volontairement s’assurer de l’isolement de ses animaux.Le processus d’élevage suit depuis son cours normal.Le MAPAQ n’est pas en mesure de confirmer combien de bêtes elle a touchées, mais l’infection s’est circonscrite à un seul troupeau.«Habituellement, 20 à 30 % des porcs d’un troupeau sont atteints quand une grippe se déclare», a expliqué au Devoir \e pathologiste au MAPAQ Alain Laperle.Le laboratoire de l’Agence de santé publique de Winnipeg a confirmé le 24 juillet dernier le diagnostic établi d’abord à Saint-Hyacinthe: c’est bel et bien la grippe AfHINl), ajoute le Dr Laperle.Les spécialistes ignorent qui a transmis le virus aux bêtes.Aucune des personnes en contact avec elles n’a souffert de grippe, ni avant ni après l’épisode.L’hypothèse du porteur sans symptômes est la plus plausible, selon le Dr Laperle.Il précise que les porcs sont sains et guéris et que la consommation de cette viande est sécuritaire.La grippe se transmet par le système respiratoire et parfois par les excréments.Licence de santé publique, en accord avec les provinces, préconise une approche «modérée» des cas de grippe AfHINl) chez le porc.Pas question de quarantaine, comme ce fut le cas pour le premier troupeau albertain infecté.«Non seulement la maladie est bénigne chez le porc, mais elle n’est pas une composante importante de l’épidémiologie globale», explique François Caya.La grippe H1N1 est contagieuse chez les porcs, a confirmé une étude publiée le 10 juillet dernier dans le journal of General Virology.Les cinq porcs infectés par une souche du virus humain, prélevée chez un malade, ont été malades entre le premier et le quatrième jour.Les trois porcs sains mis en contact avec ces derniers ont attrapé le virus, mais ils étaient tous guéris en moins de 11 jours.Bonne nouvelle, toutefois: les cinq poulets qui cohabitaient avec les porcs ont été épargnés.L’homme peut donc transmettre la grippe A au porc, mais celui-ci ne la donne pas aux volailles.«Ni les porcs ni d’autres animaux ne semblent contribuer à la propagation du virus chez l’humain», précise l’auteur de l’étude, le D'Vahlen-kamp, par voie de communiqué.«Il faut tout de même prévenir en priorité la propagation du virus chez le porc, pour éviter qu’il devienne un acteur de la pandémie», conclut-il à la lumière des résultats de l’étude.Dans une entrevue accordée au Devoir le 14 juillet dernier, l’épidémiologiste à l’Hôpital de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal Jean-Pierre Vaillancourt abondait dans le même sens.Selon lui, les travailleurs de l’industrie porcine devraient se faire vacciner en priorité lorsque le vaccin verra le jour.Inquiétude dans les porcheries Les éleveurs de porcs ne craignent pas tant la grippe, «bénigne», que la chute des prix qu’elle suscite.La Fédération des producteurs de porc du Québec a été mise au fait des événements il y a «quelques jours», dit son président Jean-Guy Vincent Rien de surprenant dans cette éclosion, selon lui.«U y a avait eu des cas dans un troupeau canadien.On s’y attendait, et c’est pour ça qu’on fait de nombreux tests sur les fermes.» Mariées à la crise économique, les craintes susdtées par la grippe ont fait chuter les prix, une situation qui le préoccupe: «En avril, m vendait 140$ du 100 kg, et là, on est 116 $.Ça coûte plus cher de produire que ce que ça rapporte.» Le Devoir rü Habituellement, 20 à 30 % des porcs d’un troupeau sont atteints quand une grippe se déclare.REUTERS Des conservateurs choisissent Jean Charest Le chef du Parti libéral du Québec coprésidera le 25‘ anniversaire de l’élection des conservateurs ALEXANDRE ROBILLARD Québec — Des conservateurs de la mouvance progressiste ont choisi le premier ministre Jean Charest pour coprésider, en septembre, la célébration du 25' anniversaire de l’élection du premier gouvernement majoritaire dirigé par Brian Mulroney.Un des organisateurs, Denis Stergio-tis, est un militant déçu du leadership du premier ministre Stephen Harper et il souhaite, par cet événement, célébrer l’héritage politique de M.Mulroney, que les ministres conservateurs sont actuellement tenus d’éviter en raison de la commission d’enquête sur l’affaire Mul-roney-Schreiber.«Il faut regarder les grandes réalisations de cet homme-là et ne pas oublier, a-t-il dit Les gens savent qu’il est à l’origine du libre-échange, de l’intégration des communautés culturelles au niveau du parti.Il était 100 % pour que ce soit un parti inclusif.C’était un leader qui était ouvert à tout le monde.» Le 4 septembre 1984, le Parti progressiste conservateur (PPC), qui a depuis fusionné avec l’Alliance canadienne pour créer la formation actuelle, avait remporté 211 des 282 sièges à la Chambre des communes.Le 18 septembre, un 5 à 7 soulignera le 25e an- niversaire de l’événement, dans un chic centre de réception du centre-ville de Montréal.M.Charest, qui a été ministre conservateur et chef du PPC avant de faire le saut à Québec, en 1998, coprésidera l’événement avec l’un de ses anciens collègues, Michael Wilson, qui est ambassadeur du Canada à Washington.M.Stergiotis a déclaré que des invitations seront envoyées d’ici 10 jours, et un autre membre du comité organisateur, qui a requis l’anonymat, a affirmé qu’il souhaitait voir le plus grand nombre possible de membres du conseil des minisfres.M.Stergiotis, qui a pris ses distances il y a environ trois ans de l’équipe en place dans la capitale fédérale, a affirmé qu’il souhaite la participation de M.Harper, même si dans une lettre envoyée dans un quotidien torontois il a critiqué le leadership du chef conservateur, en raison de son style, proche de celui de George W.Bush.«Je n’ai rien contre M.Harper, a-t-il dit hier lors d’une entrevue téléphonique.[Ceux contre qui j’en ai], c’est surtout les organisateurs ou une partie de l’organisation qui est responsable pour le Québec.Ils ne sont pas inclusif.» Le comité organisateur de la réception soulignant la victoire de 1984, dont fait aussi partie laïc lavoie, ancien porte-parole de M.Mufroney, sou- haite réunir des ministres et députés de cette période, de même que leur personnel politique.Depuis novembre 2007, les ministres conservateurs sont soumis par M.Harper à une consigne leur interdisant de rencontrer M.Mulroney en raison de la commission Oliphant, qui enquête sur ses transactions avec l’homme d’affaires Karlheinz Schreiber, et dont l’audience finale a eu lieu hier.Cependant, le bureau du premier ministre a fait savoir hier à Ottawa qu’ils pourront participer à la soirée, à titre privé.M.Stergiotis est du nombre des conservateurs qui auraient préféré que M.Charest succède à M.Mulroney, pour l’élection de 1993, où les conservateurs ont été pratiquement rayés de la carte électorale après la défaite de Kim Campbell.Affirmant que son opinion n’engageait que lui-même, M.Stergiotis a expliqué hier qu’il n’avait pas renoncé à son ambition de faire revenir M.Charest à Ottawa.«Les gens me disent que je rêve en “technicolor”, mais je suis au nombre des gens qui veulent former un mouvement pour que, quand le temps va arriver où M.Charest quittera la politique provinciale — ça peut être dans cinq ans, dans dix ans —, il retourne sur la scène fédérale.J’aimerais essayer de faire un groupe de pression pour le convaincre», a-t-il dit.La Presse canadienne « Il faut regarder les grandes réalisations de cet homme-là et ne pas oublier» EN BREF Karlheinz Schreiber ne s’attend pas à une extradition imminente Ottawa — Karlheinz Schreiber n’a pas encore fait ses valises pour l’Allemagne, même si les audiences publiques de la commission Oliphant, qui se penche smses transactions avec l’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney, tirent à leur fin.Ije gouvernement fédéral avait permis à M.Schreiber de rester au Cana- da pour livrer son témoignage lors de l’enquête, dont la dernière journée d’audience a eu lieu hier.Mais l’homme d’affaires germano-canadien de 75 ans a dit qu’il ne s’attend pas à une extradition imminente pour l’Allemagne, où il doit faire face à des accusations de fraude, de corruption et d’évasion fiscale.M.Schreiber a rappelé des questions d’ordre juridique en suspens, notamment une requête déposée par ses avocats à la Cour d’appel de l’Ontario, dans laquelle ils soulèvent de nouveaux arguments juridiques pour contrer son extradition.- Im Presse canadienne Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocat Vieux-Montréal 514.861.0469 ¦¦¦¦¦aaaHlnHHE: ¦¦KBÉHBMHrtaHBBK I.K I) K V I) I li .L E M E H ( R E I) I 2 il .1 V I L I.K T 2 (I 0 il A 1 ACTUALITES Le couperet devra tomber au SPVM Toutes les options sont sur la table, y compris le licenciement de plus de 100 policiers MARCO B É LAI R - C I R I N O Faisant face à une situation budgétaire «inconfortable», le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) envisage toutes les solutions pour atteindre l’équilibre budgétaire, y compris la mise à pied de plus de 100 policiers embauchés dernièrement, a appris Le Devoir.Mis au pied du mur, le SPVM doit économiser au total 13,8 millions de dollars en 2009, «Nous avons fait une foule d’exercices budgétaires afin d’atteindre cet objectif financier fixé par la Ville de Montréal», a affirmé le chef de la Section des stratégies d’action avec la communauté, l’inspecteur Daniel Rousseau.«A l’heure actuelle, il nous reste 3,6 millions à trouver [d’ici la fin de l’exercice financier]», a-t-il affirmé.Une des hypothèses les plus persistantes au sein du corps policier montréalais: le licenciement de quelque 140 agents.«Tous les scénarios sont sur la table [.], celui sur une rationalisation du personnel est là [mais], a l’heure actuelle, aucune décision n’a été prise», fait remarquer le porte-parole du SPVM.La tâche d’assainir les finances du corps policier a été confiée au groupe de travail Vision SPVM 2010, constitué de cadres, qui devra réfléchir à des solutions qui ne constitueront pas une menace au sacro-saint principe de la sécurité de la population.«La sécurité de nos concitoyens, c’est notre priorité», a indiqué M.Daniel Rousseau.Le responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Montréal, Claude Dauphin, a aussi assuré que les contraintes financières n’affecteront pas les différents services à la population.La Fraternité des policiers de Montréal dénonce vivement les compressions budgétaires au SPVM, estimant que la sécurité de la population est compromise.«Les compressions budgétaires mal ciblées de l’administration municipale risquent de forcer le SPVM à licencier un nombre important de policiers, à commencer par environ 140 temporaires, au moment même où le taux de criminalité augmente sensiblement sur Vile de Montréal», a affirmé au Devoir le président de la Fraternité, Yves Francœur.Plus de 130 policiers affectés à la circulation ont été embauchés en 2006.Des dizaines d’autres ont grossi les rangs de l’unité Métro l’année suivante.«Ce sont des effectifs qui sont en surplus.Des effectifs qu’on n’avait pas auparavant.Le Service de police a augmenté significativement ses ressources policières sur son territoire au cours des dernières années», a expliqué le chef de la Section des stratégies d’action avec la communauté.Le SPVM fera connaître son plan d’action en septembre, et, d’ici là, il «mène des dossiers différemment», prend «des mesures administratives» particulières et a coupé court à «des dépenses [qu’il] avait prévu faire», a souligné l’inspecteur Daniel Rousseau.Le Devoir EN BREF Importante saisie d’héroïne à Toronto Toronto—Trois hommes de la région de Toronto ont été arrêtés dans ce que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a qualifié d’une des plus importantes saisies d’héroïne au Canada.Plus de 100 kg d’héroïne de première qualité et environ 650 000 $ en argent comptant ont été saisis, la fin de semaine dernière, au cours de plusieurs perquisitions dans des propriétés de la région de Toronto.L’enquête, appelée «Project Oboard», a débuté lorsque des agents de l’Agence des services frontaliers du Canada ont découvert plus de huit kilos d’héroïne dissimulés dans une cargaison de produits ménagers, à l’Aéroport international Pearson de Toronto.La GRC a indiqué, par voie de communiqué, que les perquisitions qui ont suivi avaient permis de découvrir 108 kg supplémentaires d’héroïne.Les frères Ali Murta-za et Nazma Murtaza, tous deux de Brampton, en Ontario, et Al Saadat, de Toronto, feront face à de nombreuses accusations en matière de drogue.- La Presse canadienne t ROLEX OYSTER PERPETUAL EX EN ACIER ./ )tf< u/crfc Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART.CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 m JACQUES NADEAU LE DEVOIR De 250 à 300 personnes ont dansé sur les succès de Michael Jackson, lundi après-midi sur l’esplanade de la Place des Arts, au Square Victoria, à la Place Jacques-Cartier et au Champ-de-Mars.Beat it ! pour la spontanéité Trois boîtes de communication ont orchestré la «mobilisation éclair» en l’honneur de Michael Jackson BRIAN MYLES La «mobilisation éclair» en l’honneur de Michael Jackson, qui s’est déroulée lundi à Montréal, a nécessité le travail concerté de trois boîtes de communication et d’une troupe de danse métissée.Sans compter une répétition générale de deux heures.Beat it! pour la spontanéité.De 250 à 300 personnes ont dansé sur les succès de Michael Jackson, lundi après-midi sur l’esplanade de la Place des Arts, au Square Victoria, à la Place Jacques-Cartier et au Champ-de-Mars.Dépeint dans certains médias (y compris Le Devoir) comme une mobilisation éclair, ou flash mob, cet hommage au défunt roi de la pop avait peu à voir avec le caractère spontané que l’on attribue généralement à ce type de regroupement urbain.Apparu en 2003 à New York, le flash mob désigne un rassemblement bref et spontané de personnes qui ne se connaissent pas dans un lieu public, pour y effectuer une action commune avant de se disperser rapidement.L’annonce d’un flash mob circule sur la toile, à quelques heures de préavis.Un événement organisé par une société de relations publiques n’est pas considéré comme une mobilisation éclair par les pu-risfes du genre.A Montréal, ce happening au demeurant sympathique est le résultat de la collaboration bénévole d’Artmistice, une jeune compagnie de danse, du groupe Style Communications (services de presse et organisation d’événements) et d’un masso-thérapeute, Danny Michael Thifault, à qui revient l’idée originale de cette réunion dansante, inspirée d’une récente mobi- lisation éclair à la mémoire de Jackson qui s’est déroulée à Stockholm.Nadège Maignan, cofondatrice d’Artmistice, concède que l’hommage rendu à son idole de jeunesse ne correspond pas à la définition courante et admise d’une mobilisation éclair.«Le but premier, c’était de rendre hommage à Michael Jackson.Si je fais ce métier aujourd’hui, c’est grâce à lui et à sa sœur Janet», dit-elle.Le Service de police de Montréal (SPVM), le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, Solotech (équipement de scène), le Studio Achromatik (captation d’images), Papyrus Communications et Location Jean Légaré figurent également parmi les commanditaires de l’événement La police avait été mise dans le coup pour assurer la sécurité et la légalité de l’événement, a expliqué Mme Maignan.Emballé par l’initiative, le commandant Jean-Ernest Célestin a décidé de prendre part à la danse, tout comme la ministre de l’Immigration, Yolande James.Joli coup de publicité pour ces deux organisations qui cherchent à reconstruire les ponts avec les jeunes issus des minorités.«Il y a eu zéro subvention, zéro rémunération.Tout le monde y a mis du sien», assure cependant Nadège Maignan, une version corroborée par Caria Beauvais, de Style Communications.Mme Beauvais espère que le succès de l’opération contribuera à faire connaître la mobilisation éclair au Québec.«Il ne faut pas que ça devienne une entreprise de relations publiques, parce qu’on perdrait le côté spontané de la chose», reconnaît-elle du même souffle.Le Devoir ÉTUDE Les cabines de bronzage seraient aussi dangereuses que l’arsenic MARIA CH EN Londres — Les experts en cancérologie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont décidé de classer les cabines de bronzage et l’exposition aux rayons ultraviolets (UV) dans la catégorie des cancérigènes les plus dangereux, a rapporté mercredi la revue médicale Lancet sur son site Internet.La nouvelle classification signifie que les cabines de bronzage et l’exposition aux UV sont des causes certaines de cancer au même titre que le tabac, Ihé-patite-B ou encore le ramonage des cheminées.Leur risque mortel est aussi élevé que ceux de l’arsenic et du gaz moutarde, selon cette étude.Jusqu’à présent, les cabines de bronzage et les UV étaient considérés par les scientifiques comme des «cancérigènes probables».La nouvelle analyse, qui compile une vingtaine d’études, conclut désormais que le risque de cancer de la peau grimpe de 75 % chez les personnes ayant recours aux cabines de bronzage avant l’âge de 30 ans.En début de soirée, hier, des responsables de deux organisations représentant des salons de bronzage du pays ont produit un communiqué conjoint pour rejeter les conclusions de l’étude.«Bien qu’il soit prudent d’éviter tout coup de soleil, il n’existe aucune étude suggérant que l’exposition solaire modérée repre- ss ELIAS REUTERS Jusqu’à présent, les cabines de bronzage étaient considérées par les scientifiques comme des «cancérigènes probables».sente un facteur de risque menaçant pour les humains», ont affirmé Denise Tremblay, présidente de l’Association des salons de bronzage du Québec (ASBQ), et Doug McNabb, président de la Joint Canadian Tanning Association (ICTA).«Au contraire, ont-ils ajouté, les études médicales démontrent clairement que nous avons besoin de nous exposer régulièrement aux ultraviolets, les UVB étant le moyen le plus naturel de produire la vitamine D.» Tests Les experts de l’Agence internationale de recherche sur le cancer, la branche de l’OMS spécialisée dans le cancer, basée à Lyon (France), soulignent également que, dans ces études, tous les types d’UV ont provoqué des mutations inquiétantes chez la souris, preuve que ces rayons sont cancérigènes.Auparavant, un seul type de rayon ultraviolet était considéré comme mortel.«Il faut rappeler aux gens le risque des cabines de bronzage», souligne Vincent Cogliano, l’un des chercheurs de l’Agence.«Nous espérons que la culture dominante changera afin que les adolescents ne jugent pas nécessaire d’avoir recours aux cabines de bronzage, pour avoir m bronzage.» la plupart des lumières utilisées dans les cabines de bronzage émettent principalement des rayons ultraviolets, cause connue de cancers de la peau et des yeux.Associated Press Affaire de l’hostie de Stephen Harper Le Telegraph-Joumal forcé de faire son mea culpa Saint-Jean, N-B —- Le Telegraph-Journal de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, a présenté ses excuses hier au premier ministre Stephen Harper pour avoir affirmé que celui-ci avait glissé une hostie dans sa poche après la communion, aux funérailles de l'ex-gouverneur général Roméo LeBlanc.Le quotidien précise qu’il n’y avait aucun fondement crédible pour faire une telle affirmation, pas plus qu’il n’y en avait pour avoir écrit qu’un prêtre catholique avait demandé au bureau du premier ministre d’expliquer ce qu’il avait fait de l’hostie.Cette histoire avait fait le tour du pays et même davantage.Le quotidien précise d’ailleurs que les deux reporters qui étaient affectés à la couverture des funérailles n’avaient pas écrit ces affirmations dans leur article original mais que celles-ci avaient été ajoutées durant le processus de révision sans qu’ils aient été mis au courant.Le quotidien présente donc ses excuses au premier ministre ainsi qu’aux deux reporters en question, Rob Linke et Adam Huras, et à ses lecteurs.La Presse canadienne cT'rtr: injuiniiiwuiiwrri C OX C mm*t ’• 1 c - * - .ç******-!-! C 'E L E I) E V 0 I li , 1.E M E K (' K E I) I 2 !) .1 1’ i I, I.E T 2 (I (I i) LE MOO Des dizaines d’Haïtiens disparaissent à la suite d’un naufrage GEMMA HANDY Providenciales — Au moins neuf Haïtiens sont morts et 70 portés disparus, au large des îles Turks et Caicos, après le naufrage lundi d’un bateau de fortune qui transportait environ 200 clandestins, fuyant le pays le plus pauvre du continent américain.Les sauveteurs ont secouru dans la nuit de lundi à hier 113 survivants à quelque 3,7 km au sud-est des îles Turks et Caicos, situées à environ 160 kilomètres au nord d’Haiti, a précisé hier une porte-parole des garde-côtes américains, Jennifer Johnson.Parmi ces survivants, les quatre blessés les plus graves ont été évacués par hélicoptère.Neuf corps avaient été retrouvés hier à la mi-journée et les garde-côtes continuaient de prêter main forte aux autorités locales pour tenter de localiser 79 clandestins toujours portés disparus, sur les 160 à 200 personnes qui se trouvaient à bord de l’embarcation surchargée qui a chaviré lundi, ont précisé les garde-côtes américains dans un communiqué.Selon la police locale des îles britanniques des Turks et Caïcos, au moins «dix personnes» auraient été tuées et «70 portées disparues».Les autorités locales avaient averti les garde-côtes lundi à 14h52 qu’un «grand nombre de personnes se trouvaient à la mer», ajoute le communiqué.Un hélicoptère HH-65 Dolphin parti de Miami, des avions HC-130 Hercules et Falcon HU-25 ainsi qu’un navire des garde-côtes, le Cutter Vailant, se trouvaient hier sur la zone du naufrage pour participer aux recherches, ont indiqué les autorités américaines.Selon les éléments recueillis auprès des survivants, le bateau surchargé avait quitté Haiti avec 160 personnes à bord puis s’était arrêté en chemin pour embarquer une quarantaine d’autres passagers.Le frêle esquif se dirigeait probablement vers les Bahamas ou la côte sud-est des Etats-Unis.«Ces embarcations [.] n’ont pas de moteur.Elles sont équipées de voiles de fortune et donc, ils [les émigrants] vont où le navire les emporte.».a relevé Jennifer Johnson.Chaque année, plusieurs centaines d’Haïtiens, fuyant le pays le plus pauvre du continent américain, tentent de franchir illégalement sur des embarcations surchargées les J000 kilomètres qui séparent l’île déshéritée des Etats-Unis.Haiti est de plus happée presque tous les ans par des ouragans dévastateurs.Déjà, le 11 juillet, neuf Haïtiens avaient péri et une trentaine disparu après le naufrage de leur bateau entre Belle-Anse et Marigot, au sud-est d’Haiti.La vieille embarcation, baptisée Im volonté de Dieu, avait chaviré et coulé parce que surchargée.Neuf autres clandestins haïtiens, partis des Bahamas, s’étaient noyés à la mi-mai au large de Palm Beach, en Floride, dans les mêmes circonstances.Cette fois, deux Haïtiens, Jimmy Metellus et Jean Morange Nelson avaient été interpellés en Floride et incarcérés, accusés de trafic d’immigrants.Ds risquent vingt ans de prison ou la peine de mort Agence France-Presse m V f v PIUS UTOMl K K PKI AGENCE FRANCE PRESSE Hier à Maiduguri, des femmes ont trouvé refuge dans un poste de police.Les combats continuent de faire rage au Nigeria Cour suprême des États-Unis Sotomayor franchit une étape importante Washington — La juge Sonia Sotomayor a franchi un premier obstacle hier pour devenir la première femme d’origine hispanique à la Cour suprême américaine, en obtenant le vote de la commission des Affaires judiciaires du Sénat.La commission a approuvé la nomination de la juge Sotomayor, choisie par le président Barack Obama, par 13 voix contre six.Le vote du Sénat dans son ensemble est attendu avant le début des vacances parlementaires le 7 août.Les amis démocrates de M.Obama disposent sur le papier des 60 vont nécessaires en session plénière pour une confirmation historique de la première juge d’origine hispanique à la Cour suprême.Ils peuvent aussi espérer rallier certains adversaires républicains.Le porte-parole de M.Obama, Robert Gibbs, qui s’exprimait hier avant le vote de la commission, a jugé «très faisable» cette confirmation avant le 7 août.Il a répété que M.Obama voulait voir Mme Sotomayor confirmée dans ce délai pour qu’elle puisse prendre part en septembre aux travaux de préparation de la session d’octobre de la Cour suprême.Si sa nomination est confirmée, Mme Sotomayor, formée à la prestigieuse université de Princeton, sera la deuxième femme parmi les neuf juges actuels de la Cour, au côté de la juge Ruth Bader Ginsburg, et la troisième femme à rejoindre cette instance, la juge Sandra Day O’Connor ayant pris sa retraite.Les neuf juges de la Cour, pommés à vie, jouent un rôle primordial aux Etats-Unis, tranchant des débats de société sur la peine de mort, le droit à l’avortement, le port d’armes ou les droits des minorités.Le sénateur Lindsey Graham est le seul républicain de la commission des Affaires judiciaires à avoir voté aux côtés des démocrates hier.«Nous sommes un pays vieux de plus de 200 ans.Il s’agit de la première femme hispanique de l’histoire des Etats-Unis à être en course pour la Cour suprême, alors c’est quelque chose d’important», a-t-il expliqué.«Je ne l’aurais pas choisie, mais je comprends pourquoi le président Obama l’a fait.Je lui accorde ma voix avec joie», a ajouté M.Graham, estimant que «l’Amérique change dans le bon sens avec ce choix».Agence France-Presse Santé: Obama exprime sa frustration Washington — Le président américain Barack Obama a exprimé hier une certaine frustration devant les résistances aux efforts qu’il mène pour réformer le système de santé.«Je ressens parfois un peu de frustration parce nous sommes dans une de ces situations où il est évident que le système ne marche pas pour un trop grand nombre de gens alors que nous pourrions faire mieux que cela», a dit M.Obama.Le président s’exprimait au moment où son grand projet de réforme est freiné au Congrès par l’opposition de ses adversaires républicains, mais aussi par les divisions au sein du camp de ses amis démocrates.M.Obama se prêtait à une nouvelle rencontre avec le public, sous la forme d’une télé-conférence, pour expliquer la nécessité et les avantages d'une telle réforme, et surtout pour dissiper les inquiétudes que suscite ce projet et que ses adversaires ne se privent pas d’aviver.Il s’est dit confiant dans les chances d’aboutir à la réforme d’un des systèmes de santé les plus chers au monde.Mais il a paru tenté de jouer l’opinion contre le Congrès, dans un pays où 46 millions de personnes seraient dépourvues de couverture santé: «Franchement, si nous faisons les choses comme il faut, tout ce que nous ferons, ce sera donner aux Américains la même option que celle qu'ont les membres du Congrès actuellement».Agence France-Presse Forces de sécurité contre «talibans» Depuis dimanche, le nord du Nigeria est en proie à des violences qui ont fait plusieurs centaines de morts jusqu’ici.Hier, l’armée nigériane, mise en état d’«alerte totale», tirait au mortier sur la maison du chef d’un groupe islamiste, selon une source policière.AMINU ABUBAKAR Maiduguri — Les affrontements dans le nord du Nigeria entre forces de l’ordre et islamistes radicaux continuaient de faire rage hier à Maiduguri, après avoir fait au moins 260 morts selon les autorités qui assuraient mener l’assaut final contre le chef spirituel des «talibans».Le président Umaru Yar’Adua a affirmé en fin de journée que la situation était globalement «sous contrôle» dans cette région.Quelque 206 personnes ont été tuées lundi à Maiduguri, capitale de l’État de Borno, frontalier du Cameroun, a indiqué hier un policier sous couvert d’anonymat.«Hier [lundi], nous avons compté 197 cadavres de talibans qui ont été déposés dans l’enceinte du commissariat central, [.] les talibans ont tué neuf policiers», a-t-il précisé.Le bilan officiel communiqué lundi faisait déjà état de 55 morts dans les États de Bauchi et Yobe.Signe d’une tension extrême, des témoins ont vu non loin du commissariat central de Maiduguri des militaires abattre à bout portant trois «talibans» prisonniers.Les combats se poursuivaient hier après-midi dans cette ville, berceau des fondamentalistes.Juste avant son départ pour le Brésil, le président Yar’Adua a cependant estimé que «d’ici à la Jin de la journée, tout sera rentré dans l’ordre».Évoquant la situation à Maiduguri, il a dit que l’assaut final contre le leader spirituel des extrémistes de la secte «Taliban», Mohamed Yusuf, était en cours.Un policier interrogé par l’AFP dans cette ville avait indiqué auparavant que l’armée tirait au mortier sur la mason du dirigeant du groupe islamiste.Dais l’après-midi on pouvait entendre depuis le commissariat central de la ville des coups de feu en Washington — Chinois et Américains, les deux plus grands pollueurs de la plaiète, ont promis hier de combattre ensemble le changement climatique, au deuxième jour de leur «dialogue stratégique et économique» à Washington.Les deux pays ont signé un mémorandum qui place la lutte contre le réchauffement climatique au cœur de leur relation bilatérale.Si le texte manque d’éléments concrets, les deux parties ont précisé que l’accord prévoyait la mise en place d’un comité de coopération écologique desti- continu provenant du quartier résidentiel Ungu-war Galadima, d’où s’élevaient des colonnes de fumée.«Je peux assurer que le gouvernement a tué dans l’oeuf un problème potentiellement dangereux», a martelé Umaru Yar’adua.Selon lui, «ces gens sont organisés, se sont infiltrés dam la société, ont préparé des armes, appris à fabriquer des explosijs, pour déclarer le jihad» (guerre sainte).Mais «l’opération que nom avons lancée nous en débarrassera une fois pour toutes», a-t-il dit.Quatre États touchés Les violences dans le nord du Nigeria avaient éclaté dimanche matin, quand des islamistes de la secte «Taliban», appelée en langue haoussa «boko haram» («l’éducation occidentale est un pêché») ont tenté d’attaquer un poste de police dans l’État de Bauchi.Elles se sont ensuite propagées dans la région, touchant en tout quatre États: Bauchi, Borno, Kano et Yobe.Selon un expert occidental du renseignement, toutes ces attaques étaient coordonnées.En réponse, le président, lui-même originaire du nord du pays, a ordonné lundi soir aux services de sécurité de se mettre en «alerte totale».Cette secte s’est fait connaître en 2004 quand elje a établi sa base dans le village de Kanamma (État de Yobe), à la frontière avec le Niger.Composée essentiellement d’étudiants en rupture d’université, elle comptait à ses débuts environ 200 membres.Sa dimension actuelle est inconnue.A l’instar de l’ancien régime, taliban en Afghanistan, elle veut instaurer un État «islamique pur» dans le nord du Nigeria.Ces cinq dernières années, des heurts entre ces «talibans» et les forces de l’qrdre ont éclaté sporadiquement dans différents États du nord, mais le bilan des violences depuis dimanche est le plus lourd que la secte ait enregistré à ce jour.Le nord du Nigeria, pays d’au moins 140 millions d’habitants, est à dominante musulmane et le sud est majoritairement chrétien.Douze États septentrionaux ont instauré la charia (loi islamique) depuis 2000.Agence France-Presse né à préparer la conférence internationale prévue en décembre à Copenhague pour adopter un nouveau traité de lutte contre le réchauffement.la Chine refuse de se voir imposer des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre, estimant que les pays riches sont les premiers responsables de ces émissions.Pékin réclame ainsi davantage d’engagements de la part des pays développés.Agence France-Presse Coopération sino-américaine sur le climat IRAN Les manifestants arrêtés en juin sont libérés progressivement SIAVOSH GHAZI Téhéran — Le président Mahmoud Ahmadine-jad a appelé hier à libérer d’ici au 7 août les protestataires contre sa réélection sur lesquels ne pèsent pas de graves accusations, après l’élargisse ment de 140 détenus, des gestes destinés à apaiser les fortes tensions en Iran.Mais dans le même temps, les autorités ont refusé d’autoriser à l’opposition d’organiser une cérémonie de deuil à la mémoire des personnes tuées dans les violences post-électorales qui ont fait 30 morts selon le député Farhad Tajari.Les autorités avaient jusque là fait état de 20 morts.S’exprimant pour la première fois au sujet des arrestations des protestataires contre sa victoire électorale le 12 juin, M.Ahmadinejad a demandé dans une lettre au chef du pouvoir judiciaire, Mahmoud Hachémi Chahroudi, de libérer d’ici au 7 août les manifestants sur lesquels ne pèsent pas de graves accusations.«Dam la mesure où m laps de temps comidérable s’est écoulé depuis leur arrestation, nous nom attendom à ce que la situation de torn les accusés soit examinée rapidement», a écrit le président, selon la télévision d’État Il demande à l’ayatollah Chahroudi «défaire preuve du maximum de compassion au nom de l’islam à l’égard de ceux qui parmi nos concitoyem se sont retrouvés malgré eux sur cette voie [les protestations] et de les libérer pour rendre leurs familles heuremes à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de l’imam Mahdi» qui tombe le 7 août M.Ahmadinejad a aussi accusé «des groupes politiques intérieurs» d’avoir incité à ces manifestations de protestation populaire sans précédent depuis la révolution islamique en 1979, «avec le soutien et la propagande des ennemis étrangers».Son appel est survenu après l’annonce de la libération de 140 manifestants et l’ordre donné par le guide suprême Ali Khamenei de fermer «un centre de détention qui ne respecte pas les normes nécessaires en ce qui concerne les droits des [manifestants] accmés».«Nom avons eu une réunion avec le procureur de Téhéran Saïd Mortazavi et 140 personnes arrêtées lors des récents événements ont été libérées», a déclaré Kazem Jalali, membre d’une commission parlementaire qui s’est rendu à la prison d’Evine à Téhéran, selon l’agence ISNA Environ 200 personnes sont toujours en détention.Les autorités avaient fait état de 1000 à 2000 arrestations.L’opposition n’a pour sa part pas obtenu l’autorisation d’organiser demain une cérémonie à Téhéran à la mémoire des victimes des manifestations.«Aucune autorisation n’a été donnée à ces groupes et personnes qui enfreignent la loi, ne reconnaissent pas leur défaite et n’acceptent pas le vote de la majorité, mais qui n’en sollicitent pas moins une autorisation de rassemblement», a déclaré le directeur politique du ministère de l’Intérieur, Mahmoud Abbaszadeh Meshkini.Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karou-bi, deux candidats malheureux qui ont rejeté les résultats de la présidentielle en parlant de fraude, avaient indiqué que cette cérémonie marquerait «le 40 jour des tristes événements qui ont vu nombre de ms compatriotes perdre la vie».Parallèlement, le Parlement dominé par les conservateurs a déposé en urgence une proposition de loi sur la transformation de quatre vice-présidences en ministères, de crainte d’une concentration du pouvoir aux mains de M.Ahmadinejad, lui-même un ultraconservateur.Les ministres doivent obtenir la confiance des députés, contrairement aux vice-présidents.Le texte est consécutif au tollé provoqué dans le camp conservateur par la nomination par M.Ahmadinejad d’Esfandiar Rahim Mashaie premier vice-président Le président a été contraint de le démettre sur ordre de M.Khamenei.Agence France-Presse EN BREF Démocratie hondurienne Une ONG torontoise a félicité hier trois multinationales du vêtement d’avoir condamné le récent coup d’État au Honduras, tout en se demandant pourquoi les autres sociétés oeuvrant dans ce secteur, dont celles qui ont le plus investi dans ce pays d’Amérique centrale, sont restées silencieuses.Dans une lettre adressés à la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, Addidas, Nike et Gap ont réclamé le retour à la démocratie dans ce pays d’Amérique centrale.«Ces entreprises [.] prennent au sérieux leur responsabilité à l’égard des travailleurs honduriens ainsi que de leurs droits et libertés», note le Maquila Solidarity Network dans un communiqué, ajoutant: «Qu'attendant les autres sociétés faisant affaires au Honduras, dont Fruit of the iMom/Russell Corporation, Hanesbrands et Gildan?».-Le Devoir Des armes pour l’Irak Bagdad — Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a promis hier de développer les capacités militaires de l’Irak et soutenir le processus politique du pays, où les forces américaines se cantonnent désormais à un rôle d’assistance.Selon un haut responsable de la Défense accompagnant M.Gates en Irak, les deux gouvernements doivent discuter d’éventuelles fournitures d’armement, notamment des avions de combat F-16 dont l’Irak a besoin pour accroître ses capacités de défense I.K l> K V 0 I H , I.E M E R C H EDI 2 !! .1 II I L L E T 2 (I 0 SI A 6 EDITORIAL liberté religieuse Une décision fragile L’arrêt rendu vendredi dernier par la Cour suprême du Canada à l’encontre d’un groupe de dissidents protestants alber-tains qui refusait de se faire photographier pour avoir droit au permis de conduire reconnaît que certaines lois d’intérêt public peuvent restreindre la pratique religieuse.Pour en arriver à cette conclusion, la majorité des juges ont dû forcer la note par rapport à la tendance très accommodante des dernières années.Mais on aurait tort de croire que le revirement est majeur, car la décision aurait facilement pu être différente.C Jean-Robert Sansfaçon e n’est pas la première fois que la Cour suprême rejette une requête présentée par un groupe religieux qui refuse de se soumettre à une loi sous prétexte qu’elle contrevient à la liberté religieuse.L’an dernier, par exemple, la Cour a refusé d’entendre la cause des juifs hassidiques de Val-Morin, qui refusaient de se soumettre au règlement de zonage interdisant la présence d’un lieu de culte ou d’une école dans un quartier résidentiel.Par ce refus, la Cour entérinait de facto les jugements des tribunaux inférieurs, qui avaient donné raison à la municipalité.Dans le cas de la colonie huttérite Wilson d’Alberta, la juge en chef McLachlin, qui a rédigé l’arrêt au nom de la majorité, s’est livrée à une savante analyse pour \ » conclure que «les effets bénéfiques de la photo obli-Jf gatoire universelle pour les titulaires d’un permis de conduire sont suffisants pour étayer une restriction au droit [religieux]» [.].Elle ajoute plus loin: «La Charte garantit la liberté de religion, mais ne protège pas les fidèles contre tous les coûts accessoires à la pratique religieuse», par exemple les coûts d’un chauffeur.Quiconque fréquente les arrêts de la Cour suprême aura noté que le raisonnement des quatre juges majoritaires est fragile, ce que les trois juges dissidents n'ont pas manqué de relever, faisant remarquer que si les huttérites ne peuvent plus conduire de véhicules à moteur, c’est leur autonomie qui sera menacée.Que la majorité des juges en soit venue à trancher en faveur d’une application stricte de la loi, c’est certainement un signe que la Cour est un peu plus sensible à la résistance d’une fraction non négligeable de la population au principe d’accommodement raisonnable quelle a elle-même imposé.Après l’autorisation du turban dans la GRC, du kirpan à l’école et quelques autres aussi controversées, cette décision concernant le permis de conduire marque un temps d’arrêt dans la montée des exemptions aux lois pour motifs religieux.Malheureusement, une hirondelle ne fait pas le printemps! Bien des juges de cette même Cour, y compris au sein du groupe majoritaire, et bon nombre de politiciens et d’intellectuels canadiens sont acquis à l’idée que le Canada est désormais le pays des cent cultures et des mille religions.Dans leurs écrits et leurs jugements, ces gens acceptent comme inévitable, voire souhaitable, que les nouveaux arrivants vivent entre eux, loin de la société d’accueil à laquelle ils ne participent que sous le parapluie des rapports marchands (commerce, travail, finance).Cette vision d’un Canada multiculturel éclaté, où les groupes culturels et religieux sont encouragés à maintenir leurs coutumes et leurs pratiques respectives dans un esprit de cohabitation permanente, a pour conséquence de détruire le sentiment de solidarité collective au profit d’un individualisme menaçant.Une telle société ne peut survivre que si le seul facteur qui relie les communautés entre elles, l’activité économique, connaît une croissance perpétuelle.Or, en temps de crise économique prolongée, le multiculturalisme canadien risque d’exacerber le sentiment du chacun-pour-soi, avec les dangers de dérapage que cela comporte.Chasse aux phoques Coup dur rigitte Bardot et Paul McCartney se frottent les mains.Comme il n’y avait rien de plus politiquement aisé que de flatter les sentiments animalistes, l’Union européenne (UE) a confirmé lundi l’embargo sur la commercialisation des produits du phoque en sol européen.Peu importe que les phoques ne constituent absolument pas une espèce en danger, ce que reconnaissent même les écologistes, et que la chasse ne se fasse plus depuis longtemps au Canada à coups de gourdins, mais sur la base de pratiques plus strictement réglementées, qui ont l’éthique minimale d’interdire de tuer des blanchons.En un mot comme en mille, la raison a cédé le pas à l’émotion.Le boycottage porte un coup dur a une petite industrie déjà chancelante, dont les animalistes ont fait au cours des dernières décennies leur cheval de bataille préféré au nom de la lutte contre la cruauté envers les animaux.L’UE a bien prévu, par sensibilité autochtone, une exemption pour les exportations dérivées de la chasse traditionnelle des Inuits, mais cela ne change rien à l'essentiel.Le Groenland, la Norvège et la Russie ont également leur industrie du phoque, mais celle du Canada, où se déroulent les trois quarts de la chasse annuelle, est de loin la plus importante au monde, avec ses quelque 5000 chasseurs commerciaux, concentrés à Terre-Neuve et aux îles-de-la-Madeleine.L’interdiction européenne se trouve ainsi à faire disparaître environ 30 % de leur marché d’exportation et à les priver, du jour au lendemain, de recettes qui n’ont pas dépassé 10 millions de dollars l’année dernière.La chasse n'est pas notre tasse de thé.Pour autant, il est indéniable qu'elle joue, en terme de gestion de la ressource, un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes.Quand l’UE avait, au début de l’année, posé les premiers jalons de son plan de boycottage, Nature Québec, le principal groupe de conservation québécois, l’avait mis en garde contre les «conséquences graves» de sa décision, affirmant que la réduction de la chasse au phoque allait catégoriquement nuire aux efforts de rétablissement de la population de morue, dont les stocks ont été décimés par la surpêche.Ottawa a annoncé qu’il fera valoir devant l’OMC que le régime d’exception créé par l’Europe viole de toute évidence les règles du commerce international.L’embargo, s’est lamenté Stockwell Day, ministre du Commerce international, inilige un traitement cruel «aux communautés les plus vulnérables du Canada».Touchant.Faire revenir les Européens sur leurs pas n’est cependant pas gagné.En s’adressant à l’OMC, il s’agit surtout pour le Canada d'éviter que la Russie et la Chine, les deux autres marchés principaux, ne cèdent à l’émotion calculée et ne fassent à leur tour des exportateurs canadiens de peaux, d’huile et de viande de phoque des cibles faciles.Guy Taillefer LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE lO JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND „,Earl JONCS / li fEÇTlVAL Diversité politique canadienne Dans Le Devoir du 28 juillet, le journaliste Pierre St-Arnaud rapporte que le gouvernement Charest est «irrité» par l’initiative des visas pour les Mexicains et les Tchèques désirant entrer au pays.Le PLQ est-il un mouvement «crypto-séparatiste»?Comment peut-on être fédéraliste et critiquer constamment le gouvernement central?Entendons-nous bien: le Canada est le «plus meilleur» pays du monde.M.Stephen Harper est notre premier ministre parce que son parti est celui qui a fait élire le plus grand nombre de députés.La belle unanimité des provinces de l’Ouest envers le Parti progressiste conservateur est l’expression la plus convaincante de la démocratie canadienne.Le Canada existe hors de la vision du Parti libéral du Canada.N’oublions pas que ce gouvernement minoritaire se maintient parce qu’il est cautionné par l’opposition officielle du PLC et par son chef, M.Ignatieff.Dans des dossiers délicats, le gouvernement canadien prend des décisions courageuses, qui sont approuvées par une majorité de citoyens.Je suis déçu par le manque de respect de notre gouvernement provincial envers la diversité politique de notre beau et grand pays, le Canada.François Dugal Brassard, le 28 juillet 2009 Petite enfance Je ne puis rester indifférent à l’article intitulé «Un poison pour la vie familiale», publié dans vos pages le mardi 28 juillet, dans LETTRES la section Idées.L’auteure, Mme Eugénie Lacroix, y exprime son désarroi d’être, comme des milliers d’autres parents, confrontée au manque dramatique de places en CPE.Les parents sont effective-rhent otages du milieu où ils ont la chance d’aboutir.Tu trouves une place, c’est la tienne: du magasinage, il n’y en a pas! C’est un marché de vendeurs, comme on le dirait dans l’immobilier! Le seul moyen est de s’impliquer dans le milieu, d’essayer de faire partie du CA, mais bonne chance en milieu familial: vous posez trop de questions?le petit est un peu compliqué?il a des allergies fatigantes?Le parent a peur, et il a tout intérêt à conserver au moins une saine relation avec l’éducatrice.Cela dit, je réagis surtout en tant qu’éducateur et enseignant à la Techniques d’éducation à l’enfance: Mme Lacroix parle de l’incroyable difficulté de trouver des gardiennes compétentes.Des gardiennes, madame Lacroix, il y en a, il y en a des tonnes et de tous les calibres.Ce dont il y a une pénurie en ce moment, ce qe sont pas des gardiennes, mais bien des EDUCATRICES formées.En 2009, avec toute l’importance que les services de garde ont pris dans notre société, on devrait au moins reconnaître la compétence de ces intervenantes de plus en plus formées que sont nos éducatrices.Je ne pensais pas la redire, celle-là, mais «on n’est pas des gardiennes».Merci.Godefroy Laurendeau Intervenant en petite enfance, Montréal, le 28 juillet 2009 L’optimisme de la Chambre Je lis avec intérêt, sourire en coin, le texte de Mme Françoise Bertrand, de la Fédé- ration des chambres de commerce du Québec, qui, sous le titre «Des PPP qui fonctionnent bien!», revient à la charge pour nous vanter le concept des projets publics parasités par le privé.Tous les exemples de Mme Bertrand sont présentés au futur: «le Centre de recherche du CHUM, qui sera construit dans les délais et dont le budget sera respecté», «[•••] le volet financier sera déposé au cours du mois de septembre», «[Aujourd’hui, les “pépines” creusent, et la salle sera inaugurée selon l’échéancier prévu».Oh yeab?.Autant d’actes de foi — intéressés — qui ne garantissent en rien les résultats escomptés.Ce qui frappe à la lecture de ce texte, c’est la vision en tunnel de Mme Bertrand: «Dans de nombreux lieux à travers le monde, les PPP fonctionnent.Pourquoi en serait-il autrement au Québec?» Pas un mot sur les aéroports, les hôpitaux et les chemins de fer d’Angleterre, par exemple.Les béotiens que nous sommes n’ont pas besoin de savoir que tous ces projets se sont transformés en de monstrueux gouffres financiers dont les contribuables peinent à boucher les trous.Petite concession exprimée du bout des lèvres, réalité oblige: «Certes, on s’en rend compte aujourd’hui, dans certains cas, on peut s’interroger sur le recours au PPP.» fi ne nous reste plus qu’à attendre le mea culpa global, dans quatre ou cinq ans, lorsque le monstre sera devenu hors de contrôle.Puis-je me permettre de suggérer à Mme Bertrand la lecture du Royaume enchanté de Tony Blair, par Philippe Auclair?Normalement, cela devrait calmer son enthousiasme démesuré pour les PPP.Jacques Isabelle Montréal, le 28 juillet 2009 LIBRE OPINION Un aéroport privé financé avec l’argent des contribuables SIMON SAVARD Citoyen de Labette Lettre à M.Sylvain Pagé, député de Labette En tant que citoyen de la municipalité de Labelle, je tiens à faire part de mon indignation par rapport au projet de développement et d’agrandissement de l’aéroport international de Tremblant à La Macaza.Je trouve aberrant que les gens de la région n’aient pas été invités à se prononcer sur la pertinence de ce projet.Pourtant, c’est bien nous qui subirons quotidiennement tous les inconvénients qui viennent avec un aéroport international de cette envergure.Nous avons tous appris la nouvelle grâce à un journal local annonçant que le projet était accepté et serait lancé dès cette année.Même les gens du lac Chaud, situé juste à côté de la piste, n’ont pas été consultés.En fait, pas cette fois, puisqu’ils y avaient été invités en 2000, et que leur réponse négative majoritaire a été ignorée.Le terrain qui accueille cet aéroport appartient en fait à la municipalité de La Macaza, qui loue l’emplacement à M.Serge Larivière, qui lui-même détient 51 % des parts de la compagnie qui l’exploite.Nous avons affaire au secteur privé pur et dur.Les revenus de ce «nouvel aéroport» retournent au secteur privé, à M.larivière et aux actionnaires.La municipalité n’y gagne que le prix de location, soit 275 000 $ pour un contrat de location de 50 ans, soit environ 460 $ par mois! Un prix complètement ridicule.L’argument «C’est bon pour l’économie locale» se trouve à être en fait un peu faussé.Les touristes qui arrivent par l’aéroport partent directement pour Tremblant dès leur arrivée, et vont dépenser leur argent directement à Tremblant, alors il ne reste pas grand-chose pour La Macaza, Labelle, L’Annonciation ni même L’Ascension.Pour ce qui est de l’argument de la création d’emplois, pardonnez-moi, mais 4,4 millions pour créer 9 emplois seulement, je ne crois pas que ce soit suffisant pour acheter l’opinion populaire.Au sujet du financement prévu pour ce projet, je trouve frustrant et insultant que les deux paliers gouvernementaux approuvent une subvention à partir de fonds publics, d’autant plus que nous savons très bien que cet aéroport relève du secteur privé.Donc, les millions débloqués par nos élus ne serviront en fait que les intérêts d’une minorité de déjà riches actionnaires.Sans oublier que l’arrivée de cet aéroport a fait grimper la valeur hypothécaire des terres de certains résidents de La Macaza; donc, encore une fois, les citoyens vont payer plus de taxes à la municipalité pour un aéroport qui ne leur redonnera rien à part du bruit et de la fumée.Le plus choquant, c’est que tout ça a été approuvé par le maire de La Macaza, Christian Bélisle, et son conseil municipal; ils demeurent, en réalité, les vrais propriétaires de la piste sur des terres fédérales.Serge Larivière n’est que locataire, même s’il utilise le terme «propriétaire» dans ses propres communiqués de presse.Ils ont approuvé le projet sans aucune étude d’impact environnemental approfondie.On parle ici d’un aéroport INTERNATIONAL, voulant accueillir des Airbus 320 de façon régulière, à côté d’un parc national et d'une réserve faunique.Avez-vous une idée de l’impact que cela aura sur cet écosystème si fragile?Monsieur le député, j’ose croire qu’en tant que cofondateur et membre de l’Association pour la protection de l’environnement des Hautes-Laurentides, vous pouvez imaginer le désastre.Il faut étudier ce dossier le plus rapidement possible et répondre aux questions suivantes: L Pourquoi la population locale n’a telle pas été consultée?2.Pourquoi M.Larivière ne paie que 460 $ de loyer à la municipalité et se fait octroyer des millions par le secteur public?3.Pourquoi une étude environnementale du BAPE (publique) n’a-t-elle pas été commandée avant l’approbation du projet?4.Comment entend-on assurer le suivi environnemental et financier de ce dossier?NC ¦¦El Kl CMMC ¦ ¦¦¦Cl KwmmmmÊÊÊm I.K I) K V 0 I I! (I !( A 7 Des limites de l’accommodement raisonnable La Cour suprême consacre l’intégrité des systèmes communs SOURCE TELE-QUEBEC Une scène tirée de Naître huttérite, diffusé en 2000 à Télé-Québec.JEAN-LOUIS ROY Chercheur invité Centre de recherche en droit public Université de Montréal ans son jugement du 24 juillet dernier, la Cour suprême a établi que l’intégrité des systèmes communs au pays a primauté sur les exemptions ou restrictions recherchées par une communauté particulière invoquant la liberté de religion.Certes, la Cour a rappelé que ces demandes «s’apprécient au cas par cas».Elle n'en a pas moins affirmé des principes d’ensemble, qui ont et auront valeur de références.Ce jugement fait varier la doctrine découlant de précédents jugements de la Cour.Il intéresse tous ceux qui cherchent à conjuguer le respect de la diversité et la citoyenneté commune, la solidarité avec des communautés disposant de valeurs particulières et la nécessité de pratiques et de normes partagées par tous et toutes.La primauté du bien commun Le premier de ces principes concerne la primauté de biens communs créant des obligations de nature générale.Dans le cas soumis à la Cour, il s’agissait de l’obligation faite aux citoyens al-bertains désireux d’obtenir un permis de conduire de se faire photographier, de disposer d’un permis portant leur photo, d’alimenter une banque de données et un logiciel de reconnaissance faciale.Et pour les autorités, de disposer d’un système efficace et compatible avec ceux prévalant dans d’autres provinces canadiennes.Arrêté en 2003, ce règlement vise à réduire au maximum les vols d’identité et, en conséquence, de limiter les cas de fraude qui en découlent.Le tout semble raisonnable et ne contrevenir en rien aux droits et libertés protégés par la Charte canadienne.Cependant, des membres de la communauté huttérite de l'Alberta ont levé une objection d’ordre religieux, «le deuxième commande- ment» de l’Exode leur interdisant de se faire photographier volontairement.Bénéficiant d’un régime d’exception depuis 1974, les demandeurs contestent la décision du gouvernement alber-tain jugée, par elles, inconstitutionnelle, et réclament un régime d’exemption à la nouvelle règle d’application générale.La plus haute cour de la fédération a infirmé un jugement de la Cour d’appel de l’Alberta, qui avait donné raison aux huttérites.Dans une décision serrée — quatre juges contre trois —, elle a qualifié la décision du gouvernement al-bertain de «choix politique neutre et juridique- ment fiable sur le plan rationnel» et ainsi affirmé la primauté du bien commun et des exigences qui en découlent, d’autant que les plaignants ont refusé toutes les mesures proposées par les autorités albertaines pour atténuer les effets de l’universalité de leur règlement, et ces mesures étaient substantielles.En clair, «la liberté de religion des membres ne l’emporte pas sur les bénéfices de l’universalisation de la photo obligatoire».Ces bénéfices découlent de motifs urgents et réels, susceptibles de justifier des restrictions aux droits, toute dérogation constituant un risque pour l’intégrité du système.De la proportionnalité Le second des principes affirmés par la cour concerne la mesure ou la pondération des effets bénéfiques du règlement en comparaison des effets créés par un régime d’exception.Dans le cas présent, cette pondération, selon la Cour suprême, est en faveur du nouveau règlement, ce dernier ne découlant pas d’un «stéréotype méprisant».De plus, «le système qu’il met en place ne prive pas les plaignants de faire un véritable choix relativement à leur pratique religieuse».Le système ne porte pas atteinte aux autres valeurs consacrées par la Charte.Certes, le jugement porte sur le cas précis évoqué précédemment, et il serait imprudent de lui donner une extension virtuelle sans limites.Il comporte cependant des enseignements d’ensemble qui ont acquis une nouvelle autorité à la suite de la décision du 24 juillet.Ces enseignements nous rappellent que nous ne sommes pas une mosaïque de communautés, sans plus, et qu’il faut des motifs raisonnables et puissants pour détacher des fragments de nos concitoyens des obligations universelles démocratiquement établies.Une preuve concluante doit être produite démontrant que les effets de régimes d’exception ou de restriction des obligations communes n’affectent en rien les équilibres longuement recherchés et produits pour assurer la cohésion sociale, l’égalité de tous et de toutes et un régime de justice qui, en apparence et en substance, ne souffre pas d’exception.Enfin, la cause qui a donné lieu à ce jugement comporte un dernier enseignement de grande importance.Contrairement à ce qu’ont affirmé certaines dépêches, ce n’est pas la communauté huttérite dans son ensemble qui a contesté le règlement albertain mais bien un groupe limité et dissident de cette communauté.Il a été établi que la majorité des huttérites en Alberta ne se sont pas opposés à la loi commune et respectent ses exigences.Dans les débats concernant les accommodements raisonnables, il faut clairement identifier les demandeurs et ne pas prendre pour une exigence d’une communauté tout entière les requêtes de groupes dissidents et très minoritaires au sein de cette communauté.RWANDA La décision du Canada est mal avisée MARCO LONGARI AGENCE FRANCE-PRESSE Des prisonniers attendent de comparaître devant leur « gacaca » local, un tribunal populaire qui suscite de nombreuses critiques.AUGUSTIN BAZI RAMWABO Président, Communauté des immigrants rwandais de la région d’Ottawa-Gatineau (CIRO) FAUSTIN NSABIMANA Président, Assemblée des Rwandais et Rwandaises de Montréal (ARM) f-.e 23 juillet 2009, le L gouvernement canadien a annoncé qu’il levait la suspension des expulsions vers le lL - ' Burundi, le Liberia et le Rwanda.C’est à ce dernier cas que nous allons nous attarder.Aux dires des dirigeants canadiens, la situation politique et humanitaire au Rwanda se serait améliorée à un point tel que rien ne justifie aujourd’hui le maintien du moratoire qui avait été adopté en 1994, dans la foulée du génocide rwandais.On se souviendra que le génocide rwandais est un sous-produit d’une guerre de «libération» qu’une organisation politico-militaire, le Front patriotique rwandais (EPR), avait lancée le 1er octobre 1990 avec, disait-on, deux objectifs majeurs: le retour des réfugiés rwandais de la fin des années 50 et du début des années 60 et l’instauration de la démocratie.Qu’en est-il, quinze ans plus tard, de la situation réelle au Rwanda?Et si la décision du Canada était mal avisée?Certes, un grand nombre de réfugiés concernés sont rentrés au bercail mais, en même temps, il s’en est créé d’autres, plus nombreux que les premiers.En ce qui concerne la démocratisation, le Rwanda a reculé par rapport aux acquis du début des années 90.Le Rwanda se retrouve maintenant sous la coupe d’un système politique qui a adopté pour émule le modèle des partis communistes de l'époque soviétique.Au centre de la vie sociale et politique, il y a le parti-Etat, le FPR, qui se croit investi d’un rôle messianique et régente la vie des citoyens à l’aide d’une structure policée (local defense) sous le contrôle d’une sorte de KGB à la rwandaise, le très redoutable DMI (Department of Military Intelligency).L’on sait ce que deviennent — dans des sociétés sous l’œil omniprésent des services de sécurité — la presse libre, les velléités de balbutiement de l’opposition politique et les organisations de défense des droits de la personne.Elles n’existent que de nom.En s’emparant du pouvoir, en 1994, le FPR a fait le pari de relever un grand défi, qui exigeait beaucoup de ressources et une certaine vision.La communauté internationale, dont le Canada, a été au rendez-vous et a mis à la disposition des nouveaux maîtres de Kigali des ressources dans plusieurs domaines.Malheureusement, il a manqué aux autorités rwandaises une vision à la hauteur de ce défi.Dans le Rwanda «libéré», le fil conducteur qui a caractérisé les principales décisions du nouveau régime a été le verrouillage de toutes les avenues démocratiques pouvant conduire à l’alternance au pouvoir ou, à tout le moins, à un pouvoir partagé entre les différentes composantes de la société.Ce manque de vision place la société rwandaise dans une impasse non seulement face à l'impératif de démocratisation, mais aussi par rapport à deux chantiers majeurs de l’«après-génocide»: la réconciliation nationale et la justice.La spécificité du génocide rwandais réside dans le fait que ses principaux acteurs sont des Rwandais eux-mêmes.Ce fait rend particulièrement délicate (mais pas impossible) la tâche de la recherche de la vérité et de la réconciliation nationale.Si l’on refuse de s’enfermer dans le formalisme juridique qui entend circonscrire cette tragédie à la seule année 1994, on constate que le drame rwandais comporte de multiples facettes sur lesquelles la vérité doit être faite le plus complètement possible pour réussir le défi de la réconciliation nationale.Comme l’a fait remarquer l’universitaire américain Mahmood Mamdani, on a vu, tour à tour, des bourreaux devenir des victimes et des victimes devenir des bourreaux.Dans ce contexte, il importe avant tout de créer un climat favorable à l’éclosion de la vérité, en faisant participer les acteurs de cette tragédie à un exercice authentique de recherche des passerelles entre les différentes communautés.Le modèle qui semble le mieux se prêter à un tel exercice est celui d’une «Commission vérité et réconciliation», comme on en a vu une dans l’Afrique du Sud de l’«après-apartheid», sous la direction de Nelson Mandela.Raccourcis historiques Malheureusement, cela n’est pas une priorité pour le pouvoir en place à Kigali.Ce régime se satisfait de raccourcis historiques parce que cela contribue à fonder la légitimité de son pouvoir.Le génocide rwandais est comparé à la Shoah juive; on identifie volontiers des Himmler et autres Goebels parmi les acteurs rwandais de l’époque et l’on s’enferme dans le modèle de Nuremberg.Ces raccourcis ne font avancer ni la cause de la réconciliation nationale, ni celle de la recherche de la vérité.Et le Canada tombe dans le piège des autorités de Kigali, qui veulent à tout prix montrer aux bailleurs de fonds que la situation politique et humanitaire est parfaitement maîtrisée.Or, les rapports des experts prouvent que la situation des droits humains au Rwanda ne cesse de se dégrader.Encore récemment, l’organisme Human Rights Watch (HRW) dénonçait les dispositions contenues dans un projet de loi du parlement rwandais recommandant la stérilisation obligatoire des personnes en situation de handicap mental.Actuellement, les prisons rwandaises regorgent de personnes mentalement handicapées en raison notamment des conditions sanitaires inappropriées, et ce, pendant de longues années de détention.Ces détenus sont majoritairement les présumés au- teurs du génocide de 1994.Dès lors, il est aisé de deviner la nature de la clientèle visée par ledit projet de loi.Mais ce n’est pas la seule question des droits humains sur laquelle il faudrait faire un effort pour sortir des sentiers battus.Prenons l’exemple de la mort des prêtres québécois assassinés au Rwanda.Le père Claude Simard, tué à coups de marteau le 17 octobre 1994, et le père Guy Pinard, fusillé en pleine messe en février 1997, ont été victimes des escadrons du FPR.Depuis quinze ans, le gouvernement canadien n’a manifesté aucune volonté politique pour faire traduire en justice les auteurs de ces assassinats.Comme si le Canada n’avait pas les moyens nécessaires pour juger ou faire juger ces assassins.Un autre exemple qui montre que la situation politique au Rwanda reste explosive concer- ne les tribunaux populaires «gacaca».Devant l’ampleur des dossiers, ces tribunaux populaires ont été présentés comme un supplétif pragmatique au système judiciaire classique.D’aucuns se sont demandés si des «magistrats» sans formation juridique allaient être à la hauteur de la tâche.Effectivement, il y a de quoi rester pantois quand on voit un tribunal «gacaca», après à peine quelques heures de délibération, distribuer généreusement des peines d’emprisonnement à perpétuité.Pire encore, les «gacaca» semblent avoir laissé sceptiques certains rescapés du génocide qui réclamaient que justice soit faite.C’est que, comme on pouvait le craindre, la formule a été très vite mise sous la coupe du Parquet, de l’establishment politico-militaire et des manipulations de syndicats de délateurs, faisant naître des doutes sérieux sur son impartialité.Une fois de plus, on a l’impression que le Canada, champion des droits humains, reste insensible aux souffrances du peuple rwandais, qui fait face à une dictature qui ne dit pas son nom, nourrie par la répression, la corruption et la délation.Devant l’éventail des problèmes que vous venons de passer en revue, l’on est en droit de se demander comment le Canada peut lever le moratoire sur les réfugiés rwandais, sachant pertinemment que l’actuel pouvoir de Kigali emprisonne fréquemment des gens soupçonnés d’être opposants potentiels.Le Canada devrait plutôt exercer suffisamment de pression sur Kigali pour que le régime s’amende en mettant fin aux politiques qui contribuent au rétrécissement de l’espace politique et portent atteinte aux libertés individuelles.Le voudrait-il?Le saurait-il?On a l’impression que le Canada reste insensible aux souffrances du peuple rwandais, qui fait face à une dictature qui ne dit pas son nom L’ÉQUIPE DD DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dallalre (adjoint au directeur de l'information).Mari (-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Stéphane Baillargeon (général).Clairandrée Cauchy fér/werthVw J.Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation ), Jean Dion (sports), Louis-GiUes Francœur (environnement), l'an line Gravel (sciences).Brian Myles (justice et faits de société), louisc-Maude Kioux Soucy (santé), Alexandre Shields (général), Philippe Papineau (pupitre) ; information |Militique : Michel 1 )avid (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen 1-evescjue (reporter) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du weekend), Julie Carpentier (pupitre) .information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins (reporter).Fric Desrosiers (reporter), Claude Turcotte (reporter), Dominique Reny (pupitre) ; information internationale Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffant (éditorialiste), Claude I-évesque (reporter), 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A 8 E I) E V 0 I R .L E M E R CHERI 20 JUILLET 2 0 0 0 ACTUALITES EMPLOI SUITE DE LA PAGE 1 2008 et mai 2009, et de presque 56 % seulement depuis le mois d’octobre.Le Québec (+ 34 % en un an) ressort, encore une fois, moins touché que l’Ontario (100 %), la Colombie-Britannique (115 %) ou l’Alberta (236 %).Particulièrement forte dans les secteurs de la construction, de la production manufacturière et des ressources naturelles, la crise économique semble affecter plus sérieusement les hommes (85 %) et les jeunes de moins de 25 ans (94 %)._ Ces données sont basées sur les résultats d’une enquête réalisée du 10 au 16 mai, et il y a peu de chances que la situation se soit améliorée depuis.La dernière enquête sur la population active de Statistique Canada rapportait en effet une légère hausse du taux de chômage en juin (+ 0,2 %), à 8,6 %, comparativement à 6,2 % un an auparavant.Au Québec, le taux de chômage en juin a atteint 8,8 %, contre 9,6 % en Ontario, 8,1 % en Colombie-Britannique et 6,8 % en Alberta.Un régime qui ne fait pas son travail «Cela montre que la situation économique continue de se dégrader pour les travailleurs canadiens, a commenté hier en entretien téléphonique au Devoir Sylvain Schetagne, économiste principal au Congrès du travail du Canada (CTC).Cela montre aussi à quel point notre système d’assurance-emploi ne fait pas son travail.» Avec 778 700 prestataires d’assurance-emploi pour 1 548 400 chômeurs en mai, l’actuel régime ne vient en aide qu’à un chômeur sur deux (50,3 %) au Canada, souligne l’économiste.Selon le CTC, cette proportion atteignait 83 % lors de la dernière crise économique importante, au début des années 90.C’était avant que l’on resserre les conditions d’admissibilité au régime et que le nombre de travailleurs autonomes augmente.Cette dure réalité du système canadien d’assurance-emploi n’a pas que des impacts sur les chômeurs qui en sont exclus.Elle en a sur l’économie tout entière, a déclaré Sylvain Schetagne, cette différence la situation dans les années 90 et celle de nos jours représentant quatre milliards de dollars de moins par année dans l’économie.«On parle d’un moyen de stimulation économique bien plus rapide et plus direct encore que les programmes d’infrastructures du gouvernement fédéral, qui n’ont même pas encore débuté.» Le CTC plaide depuis des mois pour une réforme immédiate de l’assurance-emploi.Il voudrait, entre autres, que l’on ramène le nombre d’heures de travail minimal pour avoir droit à des prestations à 360 heures dans toutes les régions du pays.11 demande aussi que l’on augmente jusqu’à 50 semaines la durée des prestations et que ces prestations soient haussées à 60 % du revenu moyen des 12 meilleures semaines de rémunération.Des améliorations à venir Le gouvernement conservateur et l’opposition officielle libérale ont engagé des discussions sur de possibles réformes du régime d'assurance-emploi.Ils pourraient convenir de certains changements d’ici la fin de l’année.Les statistiques dévoilées hier démontrent que le système «répond à la réalité de la récession mondiale», a déclaré hier Dimitri Soudas.Le porte-parole du premier ministre Harper a déclaré que le gouvernement avait déjà adopté plusieurs mesures visant à venir en aide aux travailleurs canadiens ayant perdu leur emploi, telles que l’ajout de cinq semaines de prestation, l’investissement de 8,3 milliards en formation professionnelle et les dépenses en infrastructures.«La bonne nouvelle est que la reprise est proche», a pour sa part affirmé Patricia Croft, économiste en chef de la RBC Gestion mondiale d’actifs.Im mauvaise est que l’emploi tend à ne pas réagir tout de suite [en pareille circonstance], et que plusieurs Canadiens trouveront que cette reprise n’en a pas l’air d’une».Le Devoir Avec la Presse canadienne et The Globe and Mail VISAS SUITE DE LA PAGE I du Québec face à la décision fédérale d’imposer un visa aux visiteurs mexicains.L’incident n’en illustre pas moins le virage en épingle qu’entreprennent 30 ans de relations Canada-Qué-bec-Mexique.Renforts d’Ottawa Un nouveau saut à l’Ambassade du Canada au Mexique, rue Schiller, s’imposait: fini la file d’attente qui a réuni, ces jours derniers, jusqu’à 2000 personnes en quête d’informations et d’un visa.La vingtaine de fonctionnaires dépêchés en renfort d’Ottawa ont tamponné quotidiennement des dizaines de passeports mexicains pour appliquer le visa imposé, depuis le 13 juillet, par le ministre fédéral de l’Immigration, Jason Kenney.16h20.Irene, une jolie fille désireuse de connaître le Canada, est venue en personne retirer ses papiers qu’elle était allée elle même déposer dans la boîte aux lettres de l’ambassade — deux fois, parce que la première fois on ne les trouvait plus, classés, semble-t-il, sous le nom d’une messagerie qui aurait dû les acheminer.Elle soupire: «Remplir des formulaires par Internet n’est pas facile.Il faut savoir lire!», tout en ajoutant qu’une fois que l’on a été admis dans le Saint des Saints, l’ambassade, l’accueil des agents canadiens est tout à fait courtois.Irene a tout de même dû écourter ses vacances au Canada d’une semaine.Sa déception explique — sinon justifie — l’aigreur des journalistes mexicains découvrant un Canada aussi implacable sinon plus que les Etats-Unis à l’égard des touristes (soupçonnés des pires abus migratoires) — un pays tel que le critiquent à mots couverts les ministres québécois dans une lettre envoyée au ministre Kenney le 24 juillet dernier.Les ministres Pierre Arcand, Nicole Ménard, Claude Béchard et Yolande James s’irritent du fait «qu’on applique en pleine saison touristique un visa qui aura un effet démobilisateur aussi bien sur le tourisme que sur le monde des affaires».Et demandent des mesures pour limiter l’impact du visa, qu’on souhaite «transitoire».Août est à nos portes, et le sommet trilatéral Obama-Harper-Calderon, les 9 et 10 août, risque de rendre encore plus difficile le passage aux frontières, ne serait-ce qu’à cause de la priorité déjà imposée par l’Accord sur la sécurité (ASPAN), dont la priorité s’est substituée, ces dernières années, à l’accord de libre-échange commercial (ALENA).A Guadalajara, il n’y aura pas seulement un mouton noir, soit le Mexique, avec ses narcotrafi-quants, ou les Etats-Unis, avec leur tentation protectionniste.Le Canada perd son auréole.Pour le meilleur et pour le pire! Collaboration spéciale CLIMAT SUITE DE LA PAGE 1 approvisionnée par le gouvernement fédéral.D’ici un an, un grand nombre de scientifiques se retrouveront donc sans emploi», a déclaré en marge de la conférence James R.Drummond, du Département de physique et des sciences de l’atmosphère de l’Université Dalhousie, à Halifax.Aucune raison n’a été invoquée par le gouvernement fédéral pour tarir les coffres de la FCSCA.«Le gouvernement fédéral a financé l’achat d’équipements ainsi que de nombreuses infrastructures, mais il a oublié les personnes qui font la recherche, a commenté le chercheur.Nous devons trouver très rapidement une solution à cette situation, car dans 12 mois, les coffres de la fondation seront à sec.Nos jeunes scientifiques sont déjà à la recherche de postes ailleurs dans le monde.» Difficile de comprendre la décision du gouvernement fédéral alorÿ que d’autres pays, comme les États-Unis, l’Europe et l’Australie, investissent beaucoup plus d’efforts dans les sciences de l’environnement et de l’atmosphère.«Ces pays sont beaucoup plus sensibles au fait que l’environnement est important», a avancé M.Drummond.De graves conséquences La disparition de la FCSCA aura de graves conséquences.«Le Canada perdra la capacité de comprendre son propre environnement et il devra s’en remettre à d’autres pays pour savoir comment il évolue.Ce n’est pas une bonne affaire de devoir se référer à un tiers pour savoir ce qui se passe chez soi quand des politiques internationales sur le climat sont négociées», a souligné le physicien.Selon le chercheur Jacques Derome, du Département des sciences atmosphériques et océaniques de l’Université McGill, qui est le président du comité du programme scientifique de l’Assemblée conjointe MGCA-09, le fait que la FCSCA M0- •V*'' ’ JP* tMSk i.i »î BOB STRONG REUTERS La disparition de la FCSCA affectera notamment les recherches effectuées à partir de données recueillies dans l’Arctique, une région particulièrement touchée par les changements climatiques.soit menacée de disparaître inquiète grandement de nombreux scientifiques canadiens du secteur.«De plus, le Canada perdra l’avance qu’il avait gagnée en cette matière», a-t-il ajouté.La disparition de la FCSCA affectera tant les recherches effectuées à partir des données obtenues par les satellites que celles effectuées dans l’Arctique, dans les Prairies, voire dans tout le Canada, a fait savoir M.Drummond, qui donnait hier une conférence sur ce que les données recueillies par les satellites peuvent nous révéler sur l’atmosphère que nous respirons.Le Canada dispose de MO-PITT (Measurements of pollution in the troposphere), un instrument à bord du satellite Terra, qui recueille depuis 1999 des données sur les niveaux de pollution dans la troposphère, la portion la plus basse de l’atmo- sphère que nous respirons et qui s’étend jusqu’à l’altitude à laquelle circulent des avions, soit à une douzaine de kilomètres.«L’état de la troposphère est très important pour notre qualité de vie et l’agriculture», a spécifié James Drummond qui, au cours des neuf dernières années, a mesuré les déplacements de polluants ainsi que leurs sources de production.«Nous voyons la pollution générée en Asie atteindre le Canada, et celle du Canada glisser vers l’Europe, et aussi les panaches de fumée issus des feux qui ravagent les forêts nordiques dériver vers l’Arctique.» «Nous aimerions poursuivre ces mesures, mais tous les satellites qui les font sont enfin de vie.Nous espérons pouvoir les remplacer par de nouveaux satellites qui seront équipés de technologies récentes, nous permettant de passer d'une échelle planétaire à une échelle plus régionale et de traquer des gaz spécifiques.Cela nous amènerait à formuler des recommandations pour prévenir la destruction de la qualité de l’air», a-t-il indiqué.Le pire scénario M.Drummond a visiblement été ébranlé par ce qu’il a vu au cours de ses recherches.«De tous les scénarios qui sont présentés pour décrire l’augmentation des gaz à effet de serre (GES), c’est le plus pessimiste qui se dessine.Nous générons plus de ces gaz que ce que la plupart des scientifiques prévoyaient», a-t-il affirmé avant de faire un vibrant plaidoyer.«Le genre humain doit s’attaquer au problème du climat.C’est un problème difficile, car il affectera maintes de nos activités.C’est aussi un problème de longue durée.La question de la qualité de l’air est davantage un problème à court terme.Nous pouvons introduire des lois et de nouveaux équipements pour filtrer les rejets des usines et nous verrons la qualité de l’air s’améliorer en l’espace d’un an ou deux.Le problème des GES évolue quant à lui beaucoup plus lentement, sur une échelle allant jusqu’à 100 ans», a-t-il lancé avant de rappeler les propos de l’éminente climatologiste Susan Solomon, du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui donnait le coup d’envoi du congrès.«Même si nous arrêtions dès maintenant d’émettre du gaz carbonique dans l’atmosphère, cela prendrait mille ans avant qu’un changement puisse être observé.C’est pour cela que la société a tant de mal à prendre des mesures concernant les questions climatiques: car on ne voit pas les résultats rapidement.» Le Devoir REFUGE SUITE DE LA PAGE 1 Restauration.«Il devait nous présenter les nouveaux propriétaires, mais on n’a plus eu de nouvelles depuis», a précisé hier Mme Isabelle.En vacances à Paris, M.Mon-geau a communiqué hier dans la journée avec Mme Labelle pour régler certains points en litige.Au Devoir, M.Mongeau a indiqué que la vente de l’église avait été réalisée seulement après que le Refuge eut refusé d’acheter l’établissement, même si celui-ci avait été offert à un prix réduit par le cardinal Jean-Claude Turcotte.Mais ce n’est pas la vente de l’église comme telle que dénonce France Labelle, c’est plutôt l’absence de suivi par les anciens et les nouveaux propriétaires auprès du Refuge.Mme Labelle n’a toujours pas eu de contact direct avec le nouveau propriétaire — il semble toutefois qu’une réunion sera possible la semaine prochaine.«On ne peut pas rester longtemps sans nouvelles, c’est crucial que l’on sache immédiatement vers quoi on s'en va», dit-elle.Le bail de l’organisme se termine en octobre 2011.Or l’Église évangélique Restauration ne peut garantir le maintien des activités du centre d’accueil après cette date.Interrogé Iqndi, le fils du fondateur de l’Église, Bernaby Quevedo, indiquait vouloir a priori garder le Refuge en son lieu.Sauf que l’église Saint-Louis-de-France a été achetée pour attirer de nouveaux fidèles, et si l’expansion suit les plans des propriétaires, les 6800 pieds carrés occupés au sous-sol par le Refuge pourraient êtrq nécessaires aux activités de l’Église.Le Refuge ne peut se permettre d’attendre de, voir comment prospérera l’Église, réplique France Isabelle.«Si nous n a vons pas de garantie formelle que nous pouvons rester après 2011 dès maintenant, nous al- lons entamer immédiatement les procédures de recherche d’un nouveau local.C’est impossible pour nous d’attendre à la dernière minute de notre bail, il faut bouger maintenant.» Difficile Porte-parole du Refuge depuis 1991, Dan Bigras — qui organise chaque année le populaire spectacle-bénéfice du Show du Refuge — estime qu’un déménagement serait difficile à supporter pour le Refuge.«Ce serait déjà beau de trouver un lieu adéquat, près des services offerts aux jeunes, mais encore faudrait-il pouvoir le payer.Et ça, c’est loin d’être évident.Alors, s’il faut aller vers ça, il faut le savoir vite pour s’organiser.» L’église de la paroisse Saint-Louis-de-France a été vendue pour 1,3 million.La paroisse finance la moitié du prêt aux nouveaux propriétaires, qui auront deux ans pour rembpurser environ 685 000 $.L’Église évangélique Restauration possède déjà un temple rue Saint-André, dans Villeray.Plus de 15 000 jeunes ont par ailleurs fréquenté le Refuge depuis son ouverture en 1989.L'organisme sert 24 000 repas chaque année et offre 45 lits.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Ü3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 l* Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses dr sis alum nés a la disjMisition d'organisations reconnues dont l.i i anse, les produits on le-, services iH-nvcnt inter an samedi par Ix- Devoir Inc.dont le siege social est situé m 20r»O, me De Bleury, fi' étage.Montréal, (Qnébor), II.3A 3Mfi.Il est imprime par Imprimerie Mirabel Inc l'imprimerie du Journal de Québec.4f>0 avenue Béchard, Québec qui est la propriété de Corporation Sun Média, (112 rue Saint-Jacques, Montréal.Enregistrement 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