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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-07-25, Collections de BAnQ.

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L K l> E V (MH.I.E S S A M E l> I E T 1) I M A S t II E 1 ti .1 I' I l I ET 2 0 0 SI ÉTATS-UNIS Réforme du système de santé: Obama mis à l’épreuve Page C 2 IV.¦* SPORTS Les néo-Nordiques?Page C 3 ERSPÏCTIVES fl t.' ¦ V ’TL ^ f "^4 t I t?l I ' < J ?I 1)1 I Y( ()( )KI 11 Sillls;l^(, Romids •* I NIH I'M MINIMUM ^ Rond i nos (i(SiilK»i,ss( 1îJt3'üO rx •.A ' ti; ^iwriwK .•SüA'JUW »vW«Si vmmmili AlFRSOO mm FPTTra^r.n Le consommateur a une confiance aveugle en ces produits alimentaires industriels et très publicisés.JM OUÏ S NADHAN I.K DI!VOIR Rapport d’enquête sur l’éclosion de la listériose Mais où est le consommateur ?Coup dur pour les gardiens de la paix alimentaire.Cette semaine, Sheila Weatherill, enquêtri-ce du gouvernement fédéral, a fait part de ses critiques à l’égard des nombreux responsables de l’éclosion de la listériose l’été dernier au Canada.Les employés de Maple Leaf, les inspecteurs du gouvernement, les politiques et règlements des autorités sanitaires sont, de manière égale, montrés du doigt.Mais, au chapitre des responsabilités, un grand absent demeure dans ce rapport de 200 pages: le consommateur, qui a pourtant joué un rôle crucial dans cette crise sanitaire nationale.FABIEN DEGLISE Le système d’inspection des aliments au Canada a essuyé tout un camouflet cette semaine à la suite de la publication du rapport de l'enquètrice fédérale chargée de disséquer la crise de la listériose qui a frappé de plein fouet le pays.C’était l'été dernier, avec comme point de départ du traumatisme sanitaire une usine du géant de la charcuterie industrielle Maple Leaf de Toronto.Après six mois d’enquête, Sheila Weatherill expose froidement, sur près de 200 pages, les déterminants de cette éclosion de la listériose, qui a touché 57 personnes et fait 22 décès, d'un océan à l’autre.Elle met aussi en relief plusieurs failles du système de surveillance, en montrant du doigt les employés de Maple Leaf, et leurs problèmes de communication, les politiques désuètes de l'Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), les directives inadéquates de Santé Canada, le cadre «stressé» de l’inspection des viandes ou encore le manque de préparation du gouvernement pour faire face à ce type de crise.Au final, la responsabilité est partagée.Mais étrangement, l’enquête de Mme Weatherill semble aussi avoir épargné le plus grand artisan de cette crise et sans doute, pour plusieurs observateurs de la scène alimentaire, un des principaux coupables de cette propagation de Listeria monocytogenes, bactérie à l’origine de la listériose: le consommateur.Un consommateur avec des besoins, des attentes, de fausses croyances et une confiance aveugle dans l’industrie agroalimentaire et qui, un an après la crise, aurait encore tous les atouts qu’il faut dans son jeu pour qu’un tel événement se reproduise.«L’absence du consommateur dans le rapport peut effectivement étonner, lance Guy Debailleul, du Centre de recherche en économie agroalimentaire (CREA) de l’Université Laval.C’est un paradoxe.D’un point de vue économique, c’est l’acteur principal qui façonne le comportement des compagnies.Mais là, c’est un peu comme si on le considérait comme un acteur passif une composante mineure de l’équation.» Ce que, bien sûr, il n’est pas.Un maillon important Et pour cause.Même s’il n’est pas nommé directement et encore moins inquiété par les conclusions du rapport d’enquête, le consommateur est pourtant le premier majllon de cette crise.Un doute?A sa demande, dans les années qui ont précédé l’éclosion de la listériose, Maple Leaf s'est en effet lancée dans la production de char- cuteries contenant moins de sel, pour répondre a une préoccupation sanitaire dans l’air du temps, mais également pour prendre le contrôle du marché dit institutionnel (hôpitaux, centre de soins de longue durée, etc.), ou la clientèle désire des régimes faibles en sodium.Pause santé: à forte dose dans l’organisme, le sodium engendre l’hypertension, qui elle-même est un précurseur des maladies cardiovasculaires.Or, en moyenne, les Canadiens, toujours plus exposés à une alimentation industrialisée, consomment chaque jour deux fois plus de sodium qu’ils le devraient.Dans ce contexte, le geste de Maple Leaf est donc louable.Mais il s’accompagne également d’un effet pervers: «Les produits de charcuterie faibles en sodium sont reconnus pour augmenter le risque de croissance de bactéries, notamment la Listeria», écrit l’en-quêtrice du gouvernement dans son rapport C’est une question de chimie: «Le sodium, sous forme de nitrite ou de chlorure, agit comme agent antibactérien par effet d’osmose, résume Ariel Fenster, professeur de chimie a l’Université McGill.Si on réduit sa présence, on accroît le risque de s’exposer a des pathogènes», surtout a Listeria monocytogenes, une bactérie répandue dans l’envi- ronnement et qui, comble de malchance, a le pouvoir de se développer dans des environnements aseptisés et froids.Autre constat de l’enquètrice: «[.] des 57 cas de listériose confirmés a la suite de cette éclosion, 54 étaient des personnes âgées se trouvant dans des hôpitaux et des établissements de soins de longue durée», écrit Mme Weatherill.Cela représente 94 % des victimes, toutes issues du bassin de la population dite «à risque», puisque forcée de composer généralement avec un système immunitaire déficient.l^e hic est que cette population — tout comme ceux qui s’en occupent — ne semble pas prendre sa condition très au sérieux, peut-on comprendre à la lecture du rapport, qui souligne que le prêt-à-manger de Maple I^eaf leur a été servi «en tenant pour acquis, après des années d’expérience, que les produits étaient nutritifs, faciles à mâcher et sécuritaires, sans prendre d’autres précautions ou sans tenir compte des populations à risque», peut-on lire.VOIR PAGE C 2: ENQUÊTE « Les produits de charcuterie faibles en sodium sont reconnus pour augmenter le risque de croissance de bactéries, notamment la Usteria » 1 1 .1 Mr l TliMiljÉÉi ambitieuse réforme du système de santé ’ présentée par le président américain devra convaincre les parlementaires.Un bras de fer est déjà engagé concernant le financement et le calendrier de cette refonte.De nombreuses interrogations subsistent quant aux chances de réussite de Barack Obama avec ce vaste projet, alors que tant d’autres avant lui ont échoué.Les coûts de la santé aux États-Unis ne cessent de s'envoler, et il est urgent d’agir: c’est le plaidoyer du président américain, qui a défendu par deux fois son projet de réforme au cours de la semaine écoulée.Barack Obama s’attelle à un dossier qui pourrait éroder durablement une cote de popularité déjà en baisse auprès du public et le mener à une rude bataille avec le Congrès.C’est un projet que l’ex-président Bill Clinton (et Hillary Clinton, à qui le dossier était alors confié) avait échoué à faire avancer au début de son premier mandat.Cette fois-ci, les conséquences politiques risquent d’être lourdes pour le nouveau locataire de la Maison-Blanche.«Si nous arrivons à arrêter Obama là-dessus, cela sera son Waterloo», a averti le sénateur républicain de la Caroline du Sud, Jim DeMint.Une couverture universelle Le plan du président s'articule autour de trois fixes principaux: la reduction des coûts; la liberté de choix; une couverture médicale universelle.Les États-Unis comptent aujourd’hui 47 millions de personnes exclues du système de santé, principalement des immigrés et des jeunes sans emploi.La crise financière et le chômage sont venus compliquer un peu plus la donne.Chaque jour, 14 000 Américains perdent leur assurance dans un pays où la couverture médicale est fournie par les employeurs.Ce sont les entreprises américaines qui négocient directement avec les compagnies d’assurances les prestations dont bénéficient leurs employés.La promesse électorale du candidat Obama d'instaurer une couverture medicale universelle est donc perçue par plusieurs comme une véritable révolution.Elle comprend une option publique et l'obligation pour tous les employeurs d’assurer leurs employés, à l’exception des entreprises de moins de 25 personnes.La nouvelle administration souhaite mettre en place un système public parallèle auquel les Américains pourraient souscrire librement.Il s'agit en fait de mettre fin au monopole de certains assureurs en relançant la concurrence dans le privé.L’exemple sur lequel le président s’est appuyé dans sa première conférence de presse pour justifier son plan est celui du programme fédéral Medicare dont bénéficient les retraités.C'est ce programme qui est en grande partie responsable du déficit fédéral actuel.Non pas parce que le secteur public n’a pas joué son rôle, mais parce que les prestataires privés travaillant avec le gouvernement réalisent des marges de plus en plus importantes.C’est sur ce point que les républicains sont le plus réticents.La mise sur pied d’un «public plan» ne ferait selon eux qu'ouvrir la voie à un système socialisant et ferait des Américains des assistés, ce qui va à l’encontre même des valeurs fondamentales sur lesquelles s’est construit ce pays.Au contraire, répond Barack Obama: il faut envisager la refonte du système comme un investissement.La clé du problème se trouve dans la médecine préventive.Un peuple bien soigné et qui reçoit des, soins préventifs coûterait à terme moins*eher à l’État.On estime aujourd'hui que 80 % des coûts de santé sont dus à des maladies chroniques qui pourraient être traitées facilement si elles étaient détectées plus tôt.Bataille amorcée au Congrès Comme tout programme ambitieux, ce plan a un prix, fi faut aujourd'hui trouver près de 1000 milliards de dollars sur dix ans pour le mettre en chantier.C’est sur ce point que les avis divergent le plus.Car il n’est pas question d’alourdir le déficit, et il n’est pas question non plus pour les démocrates de faire payer cette réforme par la classe moyenne.Le Parti démocrate propose même d’imposer les plus riches.Mais les républicains opposent déjà une fin de non-recevoir aux élus qui se risquent à entamer le débat.L’administration Obama espère trouver les deux?tiers du financement en faisant des économies dans les programmes Medicaid, destinés aux Américains les plus démunis, et Medicare, qui couvre les personnes âgées.Un accord a été passé avec des réseaux hospitaliers pour économiser 155 milliards de dollars sur dix ans pour ces deux programmes.Dissensions internes Le Parti démocrate reste néanmoins divisé sur la question du coût du plan.Il y a deux mois, Barack Obama avait demandé aux députés du Congrès de voter un texte de loi avant la fin de la session parlementaire, au mois d’août.Harry Reid, le chef de file des démocrates au Sénat, a laissé entendre qu’im vote n’interviendrait sans doute pas avant l'automne.«Je crois qu'il vaut mieux avoir un produit de qualité, mûrement réfléchi, plutôt que d’essayer de faire passer un brouillon», a-t-il expliqué.Le temps pour les états-majors politiques de se pencher de nouveau sur le dossier au cours de l’été.Dans le camp républicain, la mobilisation s’organise déjà pour lutter contre un texte créant une solution de rechange publique aux assurances maladie privées.Barack Obama a entre-temps revu ses ambitions à la baisse.Il s'est rallié en fin de semaine à l'idée que son projet ne pourrait pas être approuve tel quel au mois d’août, et les spécialistes Ai dossier à la Maison-Blanche ont dû préparer une nouvelle mouture tenant compte des exigences de l'aile dissidente au sein du Parti démocrate.«Je veux juste qu'on continue à travailler, mais surtout je veux qu'on ait fini d'ici à l'automne», s’est ravisé le président.Les vacances de M.Obama, prévues au mois d'août, seront raccourcies par ce contretemps et l’été risque d’etre chaud dans les couloirs du Congrès à Washington.Collaboration spéciale 80 % des coûts de santé sont dus à des maladies chroniques qui pourraient être traitées facilement si elles étaient détectées plus tôt ENQUÊTE i SLITK DE LA PAGE C 1 Dans la foulee.la responsable de l'enquête y va d’une recommandation simple: qu'à l’avenir les saucisses à hot-dog.mais aussi les charcuteries salées et séchées, soient, pour ces personnes comme pour les autres, réchauffées Jusqu à ce qu 'elles dégagent de la vapeur», et ce, «pour réduire les risques de contamination».Un truisme en forme de recommandation Cuire ou réchauffer ses aliments pour se débarrasser des bactéries délétères.la formule, associée de surcroît à des viandes industrielles, relève de l'évidence.En étant obligée de la repeter.Sheila Weathe-riH confirme ce que les traqueurs de tendances sen-I tent depuis longtemps: le consommateur a bel et bien démissionné, sous l'effet d'une surexposition à des messages sanitaires contradictoires, croit M.De- bailleul, mais egalement à cause d'une confiance aveugle dans les entreprises qui le nourrissent.La publicité joue un rôle important, ajoute .Ariel Fenster, qui évoque les campagnes parlant de contrôles extrêmes et d'absence de risques, dans un monde où le risque zéro n’est qu’illusion ou argument de vendeur.«Le problème, c'est que, par lavage de cerveau, le consommateur finit par le croire», dit-il.Pis, ce même consommateur «est placé aujourd'hui dans un environnement où l’on prétend qu'il n'y a plus de risque supportable, ajoute Guy De bailleul.Mais avec l'éclosion de la listériose, on vient d'atteindre les limites de ce discours».Une limite difficile à admettre au final pour un consommateur éloigne du fait alimentaire et de plus en plus dépendant d’une industrie agroalimentaire qui vient combler ses aptitudes culinaires carencées.Tout en lui faisant croire, pour ne pas l'effrayer, qu’il n’a rien à faire pour assurer sa propre sécurité.Au ternie de son enquête, Sheila Weatherill, nommée par Stephen Harper en janvier dernier pour faire la lumière sur l'eclosion haute- ment médiatique de la listériose — même si, avec 22 décès, celle-ci a été 4500 fois moins mortelle que les véhicules motorisés au Canada —.y va de 57 recommandations qui visent à éviter qu’une telle mésaventure ne se reproduise.Une liste exhaustive dans laquelle Ariel Fenster aimerait bien mettre son grain de sel en ajoutant une autre recommandation qui sauve: «que l'on envoie tout le monde à l’université prendre des cours de chimie et de microbiologie», lance-t-il à la blague comme remède pour combattre la naïveté du consommateur.«Oui, c'est peut-être par l’éducation à la consommation que l’on va aussi pouvoir mieux éviter ces crises, ajoute Guy Debailleul.Dans la mesure où on fait de la consommation, à tort, l'art significatif de notre existence, on devrait mieux préparer les individus à consommer de manière responsable.» Car.ajoutent les universitaires en chœur, pour être capable de bien reagir face au danger, la première chose a faire est certainement de ne pas nier son existence.Le Devoir I K I) K V O 1 It , L K S S A M K I) I K ï l> I M A \ ( Il K 2 *i .1 I I L L K T ii U il PERSPECTIVES c :i V l'IM SU,M l I K KITITKS Les néo-Nordiques ?Le retour d’une équipe de la LNH dans la Vieille Capitale, oui, mais.JEAN DION Dès qu’on a annoncé, il y a maintenant un peu plus d’un mois, que les frères Mol-son avaient remporté l’enchère visant à acquérir le Canadien de Montréal, plusieurs observateurs ont fait l’équation et conclu qu’il était désormais tout naturel qu’un des candidats malheureux, en l’occurrence le consortium formé autour de Pierre Karl Péladeau et de Québécor, se tourne vers Québec et cherche un moyen d’y ramener une équipe de la Ligue nationale de hockey.Il ne s’agissait que de vagues conjectures jusqu’à ce que M.Péladeau ravive la flamme au début de la présente semaine.Dans une entrevue au Journal de Québec, qui fait partie de son empire, il déclarait que la Vieille Capitale était une ville de hockey, bien davantage que d’autres qui possèdent en ce moment un club de la LNH — Phoenix, Nashville, Atlanta, Tampa Bay, peut-on notamment avancer —, et qu'il était prêt à participer activement aux efforts menés en vue d’y construire un nouvel amphithéâtre.Il prévenait toutefois qu’un Colisée deuxième mouture, s’il devait voir le jour, n’équivaudrait pas automatiquement au retour de la grande ligue, et qu’il faudrait du temps, beaucoup de temps, pour que le rêve des partisans des défunts Nordiques soit réalisé.Scénario maintes fois évoqué Depuis que les Nordiques ont bouclé leurs valises pour le Colorado en 1995, le scénario de la rentrée au bercail d’une franchise de la LNH est fréquemment évoqué, mais pas toujours de manière sérieuse.M.Péladeau, pour sa part, a déclaré que sa proposi- tion d’achat, si elle avait été retenue, aurait été l’occasion pour les amateurs de goûter l’expérience du hockey en temps réel sur de nouvelles plates-formes technologiques et de revivre la fièvre du samedi soir à la télévision généraliste.Bref, il est intéressé à se procurer du «contenu» et en a les moyens, ce qui en amène plusieurs à trouver raison de reprendre espoir.Est-ce réaliste?D’abord, tout le monde s’entend pour dire qu’un nouvel aréna est essentiel.Reste à savoir si les pouvoirs publics voudraient y investir, et dans quelle mesure le secteur privé serait prêt à s’engager.Cela fait, l’histoire de la LNH en serait une tout autre.Si les Nordiques sont partis, c’est pour deux raisons: parce que la spirale inflationniste des salaires des joueurs était incontrôlable à l’époque et parce que Québec, petit marché, n’avait pas le bassin suffisant d’entreprises pour soutenir les coûts inhérents au sport professionnel moderne, qui passent nécessairement par la location de loges de luxe.«Aujourd’hui, on a corrigé un des volets», souligne François Ri-, cher, enseignant à l’Ecole des hautes études commerciales et spécialiste de l’économie du sport.«On a un plafond salarial dans la Ligue nationale.Les masses salariales des équipes sont beaucoup plus rapprochées, de sorte qu'à moins de mauvaise gestion, on n’est pas condamné aux bas-fonds.On a atteint une parité structurelle.» Certes, on relèvera qu'à leur dernière saison, les Nordiques avaient une masse salariale considérablement moindre que l’actuel plancher salarial, qui avoisine les 40 millions de dollars américains, mais en vertu du mécanisme de redistribution des revenus établi à la suite du lock-out de 2004-05, une marge de manœuvre pourrait être dégagée.En ce qui concerne le second volet, cependant, il y a problème.François Richer rappelle que, contrairement aux Expos de Montréal, qui se produisaient devant des gradins dégarnis dans leurs années d’insuccès, les Nordiques faisaient toujours salle comble alors même qu'ils atteignaient des sommets de médiocrité à la fin des années 1980 et au début des années 1990.Pourtant, ce ne fut pas suffisant.«Comme le disait Claude Brochu, nous avons beaucoup de partisans^ mais pas assez de clients.A Québec, cette situation n’a pas changé», note-t-il.En somme, de sérieux doutes perdurent.«Construire un nouvel amphithéâtre dans l’espoir d’obtenir une concession de la LNH serait une entreprise assez risquée», estime Philip Merrigan, professeur de sciences économiques à l’Université du Québec à Montréal et lui aussi expert du milieu sportif.«J’ai de gros doutes sur la viabilité du projet à long terme.C’est un peu serré en termes de profitabilité.» Il y aurait probablement un engouement immédiat grâce au phénomène de nouveauté, mais à mesure que les années passeraient, des obstacles suçgiraient.A ceci, il faut ajouter la réticence des dirigeants de la Ligue nationale à déménager des franchises.On peut attribuer à un conflit de personnalités avec Jim Balsillie le traitement récent du dossier des Coyotes de Phoenix, mais le commissaire Gary Bettman semble tenir mordicus à l’idée que le hockey peut prospérer dans des marchés où il est loin d’être la priorité des amateurs de sport.Une expansion reste toujours possible, et on s’en est abondamment servi dans les années 1990 en guise de fuite en avant alors que les salaires des joueurs montaient sans bon sens, mais dans les circonstances actuelles oû plusieurs équipes battent de l’aile côté comptabilité, le scénario reste improbable.Du hockey de la LNH à Québec, donc?«Peut-être, mais pas avant 10 ou 15 ans», croit Philip Merrigan.«Si jamais cela arrive, je pense qu’une équipe aurait du mal à fonctionner», dit François Richer.M.Péladeau, qui s’est dit déçu d’avoir échoué dans l’acquisition du Canadien, cherche-t-il à faire diversion?Ne reste qu’aux investisseurs potentiels à tirer un lapin de leur chapeau.Ça s’est déjà vu.Le Devoir Tout le monde s’entend pour dire qu’un nouvel aréna est essentiel.Reste à savoir si les pouvoirs publics voudraient y investir.Péladeau prévient qu’un second Colisée n’équivaudrait pas automatiquement au retour de la (frande ligue Les Européens s’inquiètent de l’impact économique de la grippe A (H1N1) MARIE-BÉATRICE avant l’hypothèse d’une conta- BAUDET ET mination future de 30 % de la VIRGINIE MALINGRE population mondiale et en tire les conséquences possibles Et si la grippe A(H1N1) ve- sur l’activité.Du côté des en-nait contrarier les prévi- treprises, l'absentéisme au sions de sortie de crise les travail — renforcé par l’obliga-plus optimistes qui annoncent tion des parents de garder du mieux pour l’activité mon- leurs enfants à la maison — et diale dès l’automne 2009?la diminution des voyages de-Beaucoup d’économistes s’in- vraient perturber la conduite terrogent aujourd'hui sur ce des affaires, et donc la proscénario.qui dépend bien sûr duction.Clients et consomma-de la gravité de l’infection, teurs pourraient, eux, décider Dans une note, les experts de d’éviter les lieux publics la Banque mondiale estiment, (centres commerciaux, ciné-par exemple, que le coût éco- mas, manifestations sportives, nomique de la pandémie pour- etc.) et restreindre leurs en-rait varier de 0,7 % à 4,8 % du vies de tourisme, produit intérieur brut (PIB) Ce cercle vicieux risquerait mondial.La fourchette basse aussi d’ébranler la confiance correspond a une «catas- des investisseurs et des mar-trophe modeste», à l’instar de chés financiers, encore sous la grippe de Hong Kong de le choc de la crise écono-1968; l’hypothèse haute, à une mique actuelle.Rien de tel «catastrophe sévère», du type pour inciter les ménages à rede la grippe espagnole de doubler de prudence et a 1918, qui avait fait entre 50 et épargner davantage.Bref, 100 millions de morts.pour l’organisme anglais, tous Le cabinet britannique Ox- les ingrédients pourraient ford Economies, lie a l’univer- être réunis «pour plonger le sité anglaise, prédit, lui, dans monde dans la déflation», soit une étude publiée le 17 juillet une crise profonde marquée dernier, que la pandémie par une baisse générale et pourrait repousser d’un à prolongée de la valeur des deux ans le redressement de biens et des actifs, l’économie mondiale.L’insti- Un scénario noir?En tout tut insiste dans son analyse cas le plus extrême.Les exsur la rapidité avec laquelle la perts d’Oxford Economies exmaladie, pour le moment lar- pliquent avoir réalisé leurs ex-gement benigne, se propage, trapolations a partir des pan-Oxford Economies met en démies grippales précédentes, notamment la grippe asiatique de l’Union européenne élargie (H2N2) de 1957 et celle de à la Norvège, à la Suisse et à Hong Kong (H3N2) en 1968, l’Islande.Personne ne sait au-et surtout à partir du syndro- jourd’hui expliquer cette parti-me respiratoire aigu sévère cularité britannique, même si (SRAS) qui a frappé l’Asie en l'intensité du trafic aérien qui 2003, année où «le nombre de passe par Londres n’y est pas touristes étrangers à destina- étrangère.British Airways et tion de Hong Kong a baissé de Virgin Atlantic n’embarquent 60 %».Et encore, précisent- d’ailleurs plus les passagers présentant Oxford Economies estime que le coût des symp- de la pandémie pourrait représenter, maladie.^ 'd en Grande-Bretagne, jusqu’à 5 % du PIB r-x f ° r d alors que le pays affronte actuellement estime que le coût de la sa plus grave récession pandémie pourrait re- fis, en 2003, l’économie mon- présenter, en Grande-Bre-diale n’était pas aussi mal en tagne, jusqu’à 5 % du PIB, point qu’aujourd’hui, et l’acti- alors que le pays affronte ac-vité était repartie rapidement, tuellement sa plus grave ré-L’étude se penche plus par- cession depuis la Seconde ticulierement sur le cas britan- Guerre mondiale.Le gouver-nique, pays européen le plus nement de Gordon Brown a touché par la pandémie.beau assurer que la Grande- Bretagne est le pays «le mieux Deux fois plus de décès préparé» a la lutte contre la Au cours des deux der- pandémie, sa communication nières semaines, le nombre est plus alarmante que rassu-de morts liées au virus H INI rante.Le ministère de la Santé a plus que doublé, pour at- a demandé au National Health teindre 29.En début de semai- Service (NHS), le service de ne, l’European Centre for Di- santé public britannique, de sease Prevention and Control, se mettre en ordre de bataille installé a Stockholm, dénom- pour faire face à 65 (X)0 décès, brait 10 649 personnes offi- Il ne s’agit pas d’une prévi-ciellement atteintes de la grip- sion, ont assuré ses porte-pa-pe A(H1N1), sur un total de role, mais d’un scénario catas-15 774 cas répertoriés au sein trophe qui verrait a l’automne 30 % de la population — et l’inquiétude et des risques 50 % des enfants — atteinte de économiques, gouverne-la grippe porcine.ments et entreprises sont en Dans ce contexte, les alerte.E/i France, le ministè-femmes enceintes et les en- re de l’Économie a installé fants — particulièrement tou- depuis début mai une «cellule chés par le virus — se voient de continuité économique».conseiller de rester à \a mai- Aux Etats-Unis, les experts son.Le ministre de l’Educa- des services américains de tion a, pour sa part, annoncé santé et de vaccination tien-que des écoles pourraient dront une réunion d’urgence être fermées des la rentrée, le 29 juillet pour mettre en D’autant que la période de va- place un plan de vaccination cances scolaires qui débute contre la grippe A(H1N1) à dans les prochains jours est l’automne, propice aux déplacements et II est vrai que six Améri-à la contagion.Si la tendance cains sur dix, selon un sonda-actuelle se confirme, «nous ge réalisé mi-juillet par l’Uni-pourrions voir plus de 100 000 versité d’Harvard, craignent cas par jour d’ici à la fin une résurgence de la mala-d’août, mais j’insiste, ce n’est die, 43 % redoutent d’avoir qu’une projection», a récem- des pertes de revenus et 25 % ment déclaré Andy Burnham, de perdre leur emploi s’ils le ministre de la Santé.En sont contraints de rester chez septembre, un salarié sur huit eux.pourrait être contraint de res- Un taux d’absentéisme éle-ter chez lui, selon les projec- vé a l’automne est en tout cas fions de ses services.Le pays une hypothèse largement pri n’est pas équipé pour affron- se en compte par les grands ter un phénomène d’une telle groupes, qui s’équipent en ampleur.On ne sait pas masques et en antiviraux et ré-quand les 132 millions de fléchissent au développement doses de vaccin contre le vi- du télétravail.Les PME se-rus H1N1 que la Grande-Bre- raient plus a la traine.À tagne a commandées pour Ixmdres, la fédération des pe-traiter ses 60 millions d’habi- tites entreprises pense que tants seront disponibles.Les 120 000 PME pourraient être hôpitaux seront vite saturés.contraintes de suspendre ^ leurs activités en raison de la Des gouvernements pandémie, en alerte Devant cette montée de Le Monde c \ l E I) K V 0 I R .I.E S S A MEÜI 2 5 ET I) I M A V (HE 2 ti .J I' I L L E T 2 0 0!» EDITORIAL — f Echangeur Turcot La raison l’emporte Il était écrit dans le ciel que le gouvernement Charest reviendrait au mode traditionnel pour reconstruire les quatre échangeurs du complexe Turcot, point de jonction des trois grandes autoroutes A-15, A-20 et A-720 qui traversent les quartiers du sud-ouest de Montréal.La décision prise, il faut désormais consacrer toutes les énergies à concevoir un projet pour les décennies à venir.Pas simple! A vec Monique Jérome-Forget au Conseil du trésor, le premier ministre Jean Charest avait trouvé la candidate parfaite pour réorienter la mission de l’État en faisant beaucoup plus de place au secteur privé dans la réalisation des grands projets.Depuis 2(X)6, tous les ministères et organismes gouvernementaux devaient d’abord présenter leurs projets de construction de routes, de centres d’hébergement, d’hôpitaux et autres à la nouvelle Agence des partenariats public-privé, dont le préjugé favorable à cette formule n’avait et n’a toujours d’égal que son manque de transparence.Le Québec n’ayant aucune expérience sérieuse en matière de PPP, plusieurs ont critiqué la décision du gouvernement Charest de se lancer tête baissée dans l’aventure avec des projets complexes de plusieurs centaines de millions, voire de plus d’un milliard de dollars chacun.Des projets qui évolueront dans le temps, tels les hôpitaux universitaires, ou qui impliquent l’intervention de nombreux corps publics différents, comme l'échangeur Turcot En confirmant l’annulation du processus qui devait conduire au choix d'un consortium privé, la ministre des Transports, Julie Boulet a fourni deux raisons: la première, c’est qu’il fallait «de la souplesse et de la flexibilité» pour réaliser un projet qui concerne autant d’intervenants publics; la seconde, c’est que le contexte financier mondial ne permettait plus de croire qu’on économiserait 100 millions de dollars grâce à la formule PPP Dans un cas comme dans l’autre, on ne saurait si bien dire.Pour réaliser un projet en PPR il faut tenter de tout prévoir dans le détail avant de signer le contrat.Mais comment y parvenir lorsqu'il faut négocier avec une Ville, cinq arrondissements, une commission scolaire, quelques ministères, des groupes communautaires et environnementaux, des associations de locataires?Comment inscrire noir sur blanc, longtemps à l’avance, le résultat de chacun des compromis qui seront négociés au fil des mois tout en affirmant que la formule constitue une protection contre les dépassements de coûts?Au complexe Turcot, il faudra tenir compte des recommandations du BAPE, exproprier des maisons, ajouter du transport en commun et peux-être même faire du neuf avec du vieux, ce que déteste le privé à cause de l’inconnu.Jean-Robert Sanseaçon ?Par ailleurs, au plan strictement financier, aucun consortium privé n’est en mesure de négocier des emprunts à taux aussi avantageux qu’un gouvernement.Pire, en ces temps de crise financière, c’est Québec qui aurait dû fournir une partie du capital nécessaire, en plus des garanties indispensables pour lever un emprunt à long terme de plus d’un milliard.Ce faisant, Québec aurait dû ajouter l’équivalent de cet emprunt privé à sa propre dette puisqu’il en aurait été le garant.Or rappelons-nous que l’objectif initial des PPP était d’accélérer la réfection des infrastructures du Québec sans alourdir la dette publique.C’est raté! Cette mise au rancart de la formule PPP pour la reconstruction du complexe Turcot ne signifie pas que tout soit réglé.Tant s’en faut! En septembre, le BAPE remettra son rapport d’évaluation.Compte tenu des nombreuses oppositions au projet du ministère des Transports dans sa forme actuelle, il faut s'attendre à plusieurs modifications majeures qui ne manqueront pas d’alourdir la facture.Faut-il conserver le complexe surélevé actuel en le solidifiant à l’aide d’une armature d’acier ou reconstruire à neuf, en remblais et plus près du sol?Faut-il creuser un tunnel pour y faire passer le tronçon ouest de l’A-720?Remplacer une des trois voies projetées par une voix réservée au transport en commun?Est-il indispensable d’exproprier des maisons?Et pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour revoir le plan de transport des personnes dans l’ensemble du réseau d’accès au centre-ville de Montréal, comme le souhaite la Ville?Car même si on reconstruit cet échangeur par où transitent 280 000 véhicules chaque jour, le réseau montréalais n’aura toujours jws la capacité d'absorber un nombre de véhicules en croissance constante.En abandonnant la formule PPP pour le complexe Turcot.Québec se donne donc aussi les moyens de voir à plus long terme.Le fera-t-il?C'est une autre question.LE DEVOIR FONDÉ FAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l'information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitnires MANON BELAND REPRISE J'Ai ToujtpfLi At/wf JpwEP Ou MARTfA4J*( JtAN 1 CUMLBM MW LETTRES Une coalition pour stopper la démolition du Canada Le gouvernement conservateur profite de l’été pour continuer sournoisement son entreprise de démolition du Canada.Après le refus de rapatrier l’enfant soldat Omar Khadr, l’infamant projet de loi sur les jeunes contrevenants, le pouvoir discrétionnaire arbitraire accordé au ministre en matière d’immigration, et j’en passe, l’obstination idéologique persiste de plus belle.On vient d’avoir, coup sur coup, l’imposition brutale de visas aux ressortissants du Mexique et de la République tchèque, et cette nouvelle politique d’examiner «cas par cas» la pertinence d’intervenir en cas de peine de mort encourue par des citoyens canadiens à l’étranger.Cette odieuse décision vient légitimer en quelque sorte, par la porte d’en arrière, le recours au châtiment de la peine de mort, dont on s’est débarrassé il y a plus de 20 ans.Notre attachement au Canada n’est pas démonstratif, il est vrai, mais il est réel.Les Québécois tiennent à leur passeport canadien, synonyme aux yeux du monde entier de défense des libertés, de générosité et de justice sociale, de tolérance et d'ouverture.Un Canada dépourvu de ces valeurs qui ont fondé sa réputation n'aurait plus vraiment d’attrait, et c’est pourquoi ces politiques pernicieuses constituent aujourd’hui (bien plus que le séparatisme) une menace pour l’unité du pays.Malheureusement, cette funeste approche réformiste a ses adeptes, surtout à l’ouest de l’Ontario.M.Ignatieff serait donc bien avisé de remettre à son ordre du jour le projet de coalition, prôné par son prédécesseur Stéphane Dion, car on ne voit pas comment on pourrait autrement se débarrasser de si tôt de ce péril national persistant.Christian Feuillette Ex-candidat libéral dans jeanne-Le Ber aux élections fédérales de 2008 Le 24 juillet 2009 Relire Gabrielle Roy Le gouvernement canadien vient de rendre hommage à Gabrielle Roy en les désignant, elle et sa maison natale de Saint-Boniface, «personnage et lieu d'importance historique nationale du Canada».Bien que cette annonce soit faite à l’ombre d’une élection prochaine, on doit se réjouir de cet honneur conféré à cette icône de la littérature québécoise, première à recevoir une reconnaissance internationale, le prix Fe-mina de 1947 pour Bonheur d’occasion.Sur le billet canadien de 20 $, on peut lire à la loupe cette citation tirée de son livre La Montagne secrète: «Nous connaîtrions-nous seulement un peu nous-mêmes, sans les arts?» Avis à ce même gouvernement que la culture s’imprime sur de l’argent.On découvre sur le site Archives de Radio-Canada la seule entrevue que l'auteure aurait donnée aux médias.En réponse à la question de l’animatrice Judith Jasmin sur ses écrivains fétiches, Gabrielle Roy cite d’abord Shakespeare, pour 4e feu» de ses personnages, puis Teilhard de Chardin, qui a su «concilier le divin et la science».Elle termine l’entrevue en faisant l’éloge du frè- re Untel, en se défendant bien d'être pessimiste: «Qui se permet de gronder à ce point-là est plein d’espoir.» Je vais relire Rue Des-chambault.Je sens que je vais y retrouver la détresse et l’enchantement de tout un peuple, le mien.Pascal Barrette Ottawa, le 23 juillet 2009 L’angoisse du sac Pauvre Mme Claire Gagnon qui, dans Le Devoir du 21 juillet, nous explique en long et en large qu’elle angoisse désormais lorsqu’elle entre dans un magasin et qu’elle se retient même d’acheter, parfois, parce qu’elle craint la question fatidique: «Voulez-vous un sac?» En la lisant je me suis dit: «Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?» Bien sûr, on ne peut pas toujours traîner son gros sac réutilisable avec soi et il serait absurde d’en acheter un chaque fois qu’on oublie ledit sac dans sa voiture (si on n’utilise pas le transport en commun) ou à la maison.Mais un ou deux sacs de plastique mince (et réutilisable), ça se place facilement dans un sac à main ou dans une poche de vêtement d'homme ou de femme.D est certain qu’on peut dresser une liste de tous ceux qui polluent la planète avec inconscience ou insouciance.Mais ce n’est pas une raison pour ne pas innover plutôt que de faire de l'angoisse! Sinon, la liste d’achat à la pharmacie va bientôt s’allonger.et il faudra deux sacs plutôt qu’un pour y mettre le contenu de tous ses achats! Daniel Faucher Eastman.le 21 juillet 2009 LIBRE OPINION Quand le Canada redonne un nouveau lustre à Barrick Gold ÉQUIPE JEUNESSE DE DÉVELOPPEMENT ET PAIX DANS L'OUTAOUAIS Lettre ouverte à la gouvemeuregénérale Madame, c’est avec un mélange d’incrédulité et de consternation que nous apprîmes le 30 décembre 2008 la nomination de Peter Munk.homme d'affaires multimillionnaire, au tifre le plus honorifique du pays, celui de compagnon de l'Ordre du Canada.Sept mois plus tard, notre indignation ne faiblit toujours pas.Certes, nous saluons la générosité de cette personne dans le financement du centre de cardiologie Peter Munk à Toronto.De même, on comprend que personne n’est parfait ici-bas.Toutefois, quand vient le temps de décerner une distinction importante à un citoyen, on devrait étudier avec soin l'ensemble des realisations de cette personne.Malheureusement dans le cas de Peter Munk, le portrait d’ensemble est très mitige.M.Munk est le fondateur historique de la prospère entreprise canadienne Barrick Gold, où il exerce une influence déterminante à titre de president du conseil d'administration.Barrick Gold est un acteur mondial majeur dans l'extraction aurifère et en tire des revenus de plusieurs milliards.Actuellement cette compagnie minière mène une pour-suite-bâiUon de six millions de dollars contre l’edi-teur Écosociété et les auteurs de l'essai Noir Canada.Cette procédure est fort décriée, par exemple par la ligue des droits et libertés, car elle porte atteinte au droit à l’information, à la liberté d’expression et par conséquent à la démocratie.Les auteurs de Noir Canada ont effectue une recherche rigoureuse, appuyée par de nombreux rapports d'organisations indépendantes de défense des droits de la personne (ex.Human Rights Watch et Amnesty International) qui se recoupent et dénoncent les agissements des compagnies minières canadiennes sur le continent africain.Parmi une série d’exemples révoltants, l’ouvrage cite le peu de cas que Barrick Gold fait du respect des droits de la personne et de l'environnement envers les populations locales.Les révélations faites dans cet ouvrage sont extrêmement troublantes et méritent que nous en débattions tous et toutes en société.Avec justesse.Madame, vous appuyez le développement des arts au Canada, dont la production de documentaires.Nous aimerions attirer votre attention sur un documentaire fort remarque au Canada et primé ailleurs dans le monde.Mirages d'un Eldorado (2008) de Martin Frigon.qui a enquêté sur les agissements de Barrick Gold dans la cordillère des Andes.Le cinéaste témoigné de fa résistance intense et pacifique des populations indigènes de la region de Huasco.au Chili, contre le projet minier Pascua Lama, qui bouleverse l’environnement, dont l’accès à l’eau, sans apporter prospérité ou un debut de développement soutenable.Les richesses et les bénéfices sont exportes, laissant derrière eux drames humains et environnementaux répercutés à l’échelle de la population locale.La compagnie a même licencie tous les travailleurs d'mi syndicat de fa mine.Tout cela confirme les paroles d’un des dirigeants locaux de Barrick Gold: «Nous sommes dans ce business pour le profit.Si vous avez des plaintes à formuler, vous devez vous adressera vosgouvemc-ments».qui eux.se voilent fa face.Le documentaire se conclut à Toronto, dans une assemblée d’actionnaires de Barrick Gold, où Peter Munk reaise les allegations contre sa compagnie et se livre même à un argumentaire paternaliste vis-à-vis des populations du Sud.un discours digne du XIX' siècle colonial que l’on croyait révolu.Selon ses dires, par un mystérieux hasard, le Créateur aurait disséminé les richesses minérales de la Terre non pas à Manhattan ou à Paris, mais dans le sous-sol des régions pauvres.Heureusement, dans leur grande mansuétude, des compagnies comme Barrick Gold viennent aider les populations à tirer profit des trésors enfouis dans leur sous-sol et à les sortir ainsi de fa pauvreté.Toujours selon M.Munk.les opposants de Barrick Gold et autres militants pour les droits de 1a personne ne seraient pas consequents avec leur cause prétendument plus noble, car dans la réalité, Barrick Gold apporterait prospérité et développement au Sud.Pourtant, au lieu de voir des pelles mécaniques écrasantes, des depots de déchets toxiques, l’eau détournée et souillée, les populations locales chiliennes ne demandent qu’à développer leur agriculture et l'exploitation artisanale des minerais selon leurs traditions et le respect de fa volonté populaire.A l’heure où le capitalisme débridé est sérieusement remis en question par le Forum social mondial ou des économistes comme Joseph Sti-glitz, il est regrettable que Rideau Hall récompense ainsi M.Munk, car ce geste vient indirectement redorer le blason de Barrick Gold et masque ainsi les controverses qui l’entourent.D’ailleurs, cette société ne se prive pas de souligner a gros traits sur son site Internet les honneurs que son ex-president-directeur général a reçus pour ses oeuvres de charité.Au lieu de coups d’éclat philanthropiques.nous préférerions que Barrick Gold paie des impôts proportionnellement à ses faramineux bénéfices (1,66 milliard $US en 2008) et quelle mette au cœur de ses préoccupations la sécurité environnementale des populations locales, le respect de la démocratie des populations autochtones, même lorsque la majorité est opposée aux projets miniers pharaoniques et destructeurs.Récemment, le fonds souverain de la Norvège s’est départi de ses actions chez Barrick, une décision éthique motivée par les atteintes au droit à un environnement sain chez les populations de Papouasie-Nouvelle-Guinée.De même, chère gouverneure générale, vous aviez la possibilité de mettre en avant une haute idée de l’éthique, mais vous avez préféré confirmer la nomination de Peter Munk au titre le plus prestigieux.Pour tout vous dire, nous nous sentons un peu trahis par les institutions canadiennes, car leurs valeurs semblent s’écarter de plus en plus de celles de justice sociale et de solidarité qui résonnent de plus en plus intensément au cœur des populations québécoise et canadienne.Le 12 mai dernier.Développement et Paix a remis au premier ministre 140 000 cartes postales signées par autant de citoyens lui demandant de mettre en place les mécanismes legaux nécessaires pour tenir les compagnies minières canadiennes pour responsables de leurs actes à l’etranger.Nous espérons que le gouvernement répondra favorablement aux vœux de justice que la population a généreusement exprimés, par exemple en définissant et en faisant respecter des normes élevées relativement à 1a responsabilité sociale des entreprises canadiennes œuvrant à l’exterieur des frontières. LE D E V eu commun: celui de refuser à deux reprises le privilège de choisir, par référendum, l’indépendance nationale comme voie d’avenir.Allez, Cartier, bon vent! La question de l’immigration des Roms tchèques nn; .__i A J_____1 , TSl , ïSrï a** MICHAI, CIZEK AO K NC K TRANCE PRESSE AMANDA BELANDE Récente diplômée en développement international et mondialisation de l’Université d'Ottawa ^ l’automne 2007, le Canada avait levé l’im- A position du visa qui pesait sur les citoyens tchèques depuis la fin des années 90.L’accession de la République tchèque à l’Union européenne lui obtint un traitement identique aux autres pays .membres et permit l’abolition du visa pour les ressortissants effectuant un séjour de moins de 90 jours.Cependant, l'importante augmentation des demandes d'asile des membres de la communauté rom depuis son abolition pourrait changer la donne.Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Kohout, a rencontré son homologue canadien Jason Kenney durant le sommet de l’Union européenne pour discuter des mesures à prendre, mais il semblerait que l'imposition du visa reste une des options envisagées.Depuis quelques jours, les médias tchèques parlent de la réintroduction du visa de la part du gouvernement canadien pour endiguer le flux d'immigration comme d’une étape imminente.Les politiciens tchèques ont critiqué le Canada pour son attitude et parlent de mesures de représailles telles que l’imposition du visa pour les diplomates canadiens et la possibilité de porter plainte devant la Cour européenne de justice.La situation a reçu très peu d'attention dans les médias canadiens, si ce n’est dans quelques journaux anglophones.Pourtant il pourrai y avoir des répercussions pour les Canadiens qui voyagent en Europe si l’enjeu reçoit l’appui d’autres pays membres de l’Union.La réintroduction du visa est-elle la solution pour contrôler le flux de Roms ¦il tchèques demandeurs d’asile?Il semble que ce ne soit pas vraiment la question à poser.L’Union européenne compte 27 pays membres et ses citoyens peuvent se déplacer à leur guise.De plus, l'Union est reconnue comme la championne dans le domaine du respect des droits de la personne.D est difficile de comprendre pourquoi les Roms choisissent le Canada, si ce n'est parce que celui-ci est considéré comme ayant l’un des systèmes d’asile les plus faciles d’accès.D’autres avancent l’argument que leurs motivations sont purement économiques.Il est cependant encore plus difficile de comprendre pourquoi le Canada permet l’approbation de demandes d’asile d’un pays développé au même titre que celles provenant de la Somalie, de l’Afghanistan et du Pakistan.Si la situation a manifestement mis en lumière les carences du système d’immigration canadien et son besoin de réforme, elle fait aussi état du manque de volonté de la République tchèque et de l'Union européenne pour gérer un problème interne de longue date.Sans vouloir nier la présence de discrimination rampante contre les Roms en République tchèque, on est en droit de se demander si la situation n’est pas en réalité le symptôme d’un problème plus grand a l’échelle de l’Union européenne elle-même.Sinon, comment expliquer leur arrivée en masse alors qu’ils pourraient mieux utiliser leur argent en restant sur le Vieux Continent?Les autorités se bornent à dire qu’elles ont implanté des politiques sociales pour aider la minorité rom, mais celles-ci ne se sont pas traduites par un changement de mentalité concret sur le terrain.Les Roms continuent d'être victimes de discrimination au niveau institutionnel par les policiers, le personnel de santé et les enseignants.De plus, beaucoup d’enfants roms continuent d’être envoyés Deux jeunes Roms tchèques dans des écoles dites «spéciales» a l’intention de ceux qui ont des déficiences intellectuelles et très peu d’entre eux arrivent à atteindre un niveau d’éducation élevé.Le projet d’assimilation entrepris depuis la tombée du communisme n’aura ai> porté aucun changement Le problème persiste et s’intensifie avec la montée des mouvements d’extrême droite, comme l’a montré la tenue de manifestations néonazies près de villes habitées par des Roms et l’incendie criminel de la maison d’une famille dç Roms avec un cocktail Molotov en avril dernier.Etrangement il y a eu peu de remous dans la population et la plupart des Tchèques sont trop désillusionnés pour agir devant l'injustice dont ils sont témoins même s’ils savent que cela doit changer.In forte immigration des Roms expose d’importants enjeux des deux côtés de l’Atlantique et de- vrait nous interpeller en ce qui concerne différents développements en Europe, notamment la montée des mouvements anti-immigrants.Cela étant dit la question subsiste de savoir quelle décision le gouvernement canadien prendra par rapport à la situation et quelles en seront les répercussions dans le futur.S’il est vrai que la réintroduction des visas pourrait s’avérer une action coûteuse sur les plans politique et économique, continuer à admettre des Tchèques sous le statut de demandeurs d’asile en coûtera autant aux contribuables canadiens.Il est évident que le gouvernement tchèque doit prendre ses responsabilités et résoudre cette situation.Critiqué le Canada parce qu’il décide de prendre les choses en main n’apportera rien et démontre que les leaders tchèques ne pourraient être aussi désengagés et indifférents que la population.L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Gerald Dallaire (adjoint au directeur de l'information).Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées) Stéphane Kaillargeon (général), Clairandrée Cauchy (éducation), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Degfiae (consommation), Jean Dion (sports).Loufo-GiDes Francœur (environnement), Pauline Gravel (sciences).Brian Myles (justice et faits de société).l/mise-Maude Riotix Souty (santé).Alexandre Shields (général), ftiili|ipe Pcqjirieau (pupitre) ; information politique Michel David (chroniqueur), Helene Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires a Québec), Kathleen I /‘¦vesque (reporter) : information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyon (reporter).Caroline Montpetit (livres), Isabelle Pare (reporter).Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique Cierard Berubé (adjoint au directeur de l'information), François Desjardins (reporter).Éric Desrosiers (reporter).Claude Turcotte (reporter).Dominique Keny (pupitre) ; information internationale Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste).Claude l^evesque (reporter).Jean-Pierre I^egault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) .Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoit Munger (responsable du site Internet).Kmilie Folie-Boivin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire a la rédaction).Jean-Jacques Coulombe et Étienne Hamondon-Fmond (commis a la rédaction).DOCl MENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montréal).Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).PUBLICITÉ Julie Chrétien (directrice adjointe).Amélie Bessette, Jean de Billy, Jennifer BodyDemers, Jean François Bossé, Manon Boilard, Marlène (Côté.Richard Douangmala.Amélie Maltais.Claire Paquet, Elyssa Potiier, Chantal Rainville.Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires).Sylvie Importe.Martine Béni hé (serrétaire PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Donald Filion.Yannick Morin, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Vanick Martel administrateur Web).Hans» I Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION IT TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientele).Nancy Beaulieu.Manon Blanchette.Nathalie Filion.Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion1 ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables).Claudette Beliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine I^fleur.Claudine Chevrier, Monique Proteau.Danielle Ross • • c (; I.E I) K V (ill!, L F.S S A M K U I ï ~t K I) I M A \ r i ï, I.e t 2 0 (I !) JEUX OEM TS Chaque «medi pendant la saison e^dle, fxiur une deuxième année, les lecteurs peuvent mettre leurs connaissances, et surtout leur patience, à l’épreuve en complétant les jeux préparés par notre co >orateur Michel Roy (raichelroy77@videotron.ca), spécialiste de la langue et ancien professeur de français.En règle générale, les amateurs de mots croisés ou de sudoku retrouveront aussi leur passe-temps favon dans cette page.Chaîne de mots Avec une liste de mots, il faut former des groupes nominaux qui, à l’aide d’une préposition (le plus souvent DE), s’accrochent comme les maillons d’une chaîne.Exemple : Liste des mots CINÉMA, CROIX, ÉTOILES, GUERRE ET SIGNE LE MOT DE DÉPART : SIGNE DERNIER MOT UTILISÉ CINÉMA On obtiendra les groupes nominaux suivants : SIGNE DE CROIX CROIX DE GUERRE GUERRE DES ÉTOILES ÉTOILES DE CINÉMA Voici la liste des mots avec lesquels il faut former une chaîne: ANIMAUX - ARAIGNÉE - COMBAT - COQ(S) -PALAIS - ROI - TOILE - VILLAGE.MOT DE DÉPART : PALAIS • DERNIER MOT DE LA CHAÎNE : ARAIGNÉE PALAIS DU L’intrus La liste suivante comprend 31 mots.Formez 15 noms composés de deux mots chacun.Il vous restera un mot.C’est celui que vous devez trouver.Abri, aide, apens, basse, biz, bouche, cale, chef, contre, cour, court, disant, européen, ex, flammes, guet, indo, lance, lieu, lit, mémoire, neige, perce, pied, rince, sans, show, soi, vêtu, voto, wagon.Un pour tous A partir d’un certain nombre de mots donnés, il vous faut trouver un autre mot qui pourra s’associer successivement avec chacun de ceux-là.Exemple : Avec les mots RIRE, CROCODILE et ŒIL, on trouve comme réponse le mot LARME(S), car on peut RIRE aux LARMES, verser des LARMES de CROCODILE et avoir la LARME à l’ŒIL.Dans les cinq exercices suivants, on indique les mots de départ auxquels on 77; c ! g- c £ a ; o 52 ai 01 : 5 g ° b « c ê se Ie.! g s?s>-g p|f § S,=s igpif P LU T3 ôjç-ëg -o E a= ^ &.E § 5 = S’ r- a.™ 5 2 ^£1 | Si 25 Sudoku par Fabien Savary 8 1 6 4 6 2 1 L 9 8 t! 3 6 2 6 5 3 1 6 2 5 8 9 7 5 3 1 2 7 Niveau de difficulté : MOYEN Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.1224 Solution du dernier numéro 4 ; 1 3 8 5 2 6 9 7 6 7 5 9 4 1 8 2 3 9 8 2 3 7 6 5 1 4 12 7 5 8 4 9 3 6 8 3 9 6 | 1 7 2 4 5 5 6 4 2 9 3 1 7 8 7 5 1 4 6 9 3 8 2 2 4 8 1 3 5 7 6 9 3 9 6 7 2 8 4 5 1 1223 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com
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