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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-07-20, Collections de BAnQ.

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COLONISATION : ISRAËL ENTEND FAIRE À SA TÊTE Page B 1 - - ?w w w .I (î (I e v o i r.c o m ?LE DEVOIR Vol.C N " 1 (i 0 ?L E L II N I) 1 2 0 .1 U I L L E T 2 O 0 9 1,10$ + t \ x e s = 1,2 5 $ REUTERS Les astronautes canadiens Julie Payette et Robert Thirsk lors de leur conférence de presse, retransmise depuis la Station spatiale.En direct de l’espace Julie Payette et Robert Thirsk répondent aux questions du ministre Goodyear AMÉLIE D A O U S T - B O 1 S V E R T Su’as-tu fait au travail aujourd’hui?Banale, la question, posée hier à l’astronaute canadien-ulie Payette et à son collègue Robert Thirsk?Pas quand ils répondent en direct de la Station spatiale internationale, lors de leur première apparition publique de l'espace, que Le Devoir a suivi sur le Web.Julie Payette a rejoint Robert Thirsk vendredi à la Station spatiale internationale.Deux Canadiens se retrouvent donc en même temps dans l’espace, une première.«C’est l'appel le plus interurbain que j’ai fait de ma vie», a lancé au duo, depuis l’Agence spatiale canadienne à Longueuil, le ministre d’Etat canadien des Sciences et de la Technologie, Gary Goodyear.«Aujourd’hui, nous avons sorti des pièces de la soute de la navette pour les installer dans la station.VOIR PAGE A 8: ASTRONAUTES LE BRASIER ENCERCLE KELOWNA - - Wi nTtU i : v.: $Sj|jjÉÉ|p î .ANDY CLARK REUTERS UN FOYER d’incendie fait rage sur les hauteurs de Kelowna, en Colombie-Britannique, et a forcé l’évacuation d’environ 11 000 personnes.De plus, 6000 personnes sont en état d’alerte en vue d’une éventuelle évacuation.Selon les prévisions météorologiques, le temps devrait être chaud dans la région de Kelowna au cours des prochains jours, rien pour faciliter le travail des sapeurs.Les vents, qui changent rapidement de direction, donnent aussi des maux de tête aux pompiers.Le ministre des Forêts de la Colombie-Britannique, Pat Bell, a en outre déclaré que le feu avait le potentiel d’être plus ravageur que celui de 2003, qui avait détruit 200 maisons.L’actuel brasier survient en effet dans un secteur plus densément peuplé.L’incendie pourrait être d’origine humaine, puisqu’il n’y a pas eu d’éclairs ni de foudre au cours des derniers jours.Nos informations en page A 3.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sugar Sammy se trouve à la croisée de trois cultures et de quatre langues.et a choisi de s’en servir pour faire rire.L’ENTREVUE Sugar Sammy: l’humoriste de la loi 101 C’est la consécration mondiale dans la plus grande discrétion.L’an dernier, l’humoriste montréalais Sugar Sammy a fait plusieurs fois le tour de la planète pour y répandre son comique caustique et exposer son regard cinglant et amusé sur le monde.Souvent en anglais, parfois en hindi et en punjabi, deux langues indiennes, quelquefois en français.Parce qu’il faut bien vivre avec son temps.ARTURO GATH Salut à l’homme, au boxeur et à l’idole Proches, amis et amateurs pleurent la fin tragique du Montréalais ¦ À lire en page A 2 PATRICK HERTZOG AGENCE FRANCE-PRESSE TOUR DE FRANCE Contador conquiert la montagne, Armstrong à ses trousses ¦ À lire en page B 4 INDEX Annonces.B 6 Météo.B 5 Avis publics.B 2 Monde.B 1 Culture.B 8 Mots croisés, B 5 Décès.B 6 Religions.B 6 Économie .A 5 Sudoku.B 2 Éditorial .A 6 Télévision.B 7 Idées .A 7 FABIEN DEGUISE Oui.Pur produit de son époque, Sugar Sammy, né de parents indiens dans le quartier montréalais de Côtes-des-Neiges il y a 33 ans, a le goût du voyage, la curiosité du monde et le passeport canadien débordant d’estampes.Une congestion de visas qu’il doit d’ailleurs en partie à Internet, espace qui a fortement contribué à sa popularité globalisante depuis 2005 — «90 % de mes engagements passent par là», dit-il —, mais surtout «aux chicanes linguistiques» des dernières années au Québec et «aux politiques qui ont encouragé le multiculturalisme» à la canadienne, lance-t-il sérieusement, assis sur la terrasse d’un troquet de la rue Saint-Laurpt.«Je suis le fruit de toutes les disputes des années 80», dit Sugar Sammy, que l’état civil ne reconnaît que sous, le nom Samir Khullar.«Si j’étais né aux Etats-Unis, je ne parlerais qu’anglais et hindi.Je ne serais pas devenu celui que je suis aujourd’hui».un humoriste en forte demande, à la croisée de trois cultures et de quatre langues, à l’identité complexe mais assumée et qui, loin de s’en plaindre, a plutôt décidé de s’en servir pour décrisper les zygomatiques de la planète, tout en faisant de l’avion son principal mode de transport «J’ai de la chance, poursuit-il.Je suis né au bon endroit, au bon moment.» L’artiste a du bagout, le charme incrusté dans le sourire et surtout un regard VOIR PAGE A 8: SAMMY Un peintre dans le siècle Le Centre Pompidou présente la première rétrospective de Kandinsky depuis 25 ans CHRISTIAN RIOLIX Paris — Kandinsky et l’abstraction, les deux noms sont indissociables.Pendant longtemps, les critiques ont surtout voulu voir dans cet artiste né à Moscou en 1866 et mort à Paris en 1944 le véritable père de la peinture abstraite.Pourtant, Kandinsky n’aimait pas ces étiquettes que les critiques lui ont accolées.La rétrospective que présente le Centre Pompidou à Paris jusqu’à la mi-août est non seulement la première réalisée depuis un quart de siècle, mais elle veut surtout montrer que Kandinsky est un artiste à part entière, dont l’intérêt est loin de se résumer au rôle qu’il a joué dans l’apparition de l’abstraction.La centaine d’œuvres magistrales réunies par le commissaire Christian Derouet permet au visiteur de se laisser tout simplement porter par la chronologie et la géographie.On assistera donc à la lente évolution de l’œuvre d’un amoureux des couleurs et des formes, pour qui la peinture était intimement liée à la musique.On suivra aussi les nombreux déplacements de Kandinsky à travers l’Europe.Car Kandinsky est un Européen avant la lettre qui voyagea tant par choix personnel que parce qu’il fut régulièrement forcé à l’exil.Une Russie mythique Ce fils d’une famille russe fortunée a déjà près de 40 ans lorsqu’il abandonne une carrière de professeur de droit pour se consacrer à la peinture.Il voyage alors dans toute l’Europe et s’arrête pendant une longue période à Paris, où il découvre Cézanne, Matisse et Picasso.Les œuvres qu’il peint alors offrent l’image d’une Russie mythique et idéalisée.On aurait tort de passer trop rapidement sur cette époque où s’affirme déjà un artiste majeur.L’exposition s’ouvre sur la très belle Montagne bleue, où des cavaliers s’élancent à la conquête des sommets.VOIR PAGE A 8; KANDINSKY .i l X \ I 2 (I ¦) II I I, I, H T 2 0 (I !) A 2 MONTREAL AVANT-APRES Quartier des spectacles en émergence, CHUM a édifier, échangeur lurent à reconstruire, campus de Concordia redéployé, carrefour du Parc-des Pins enfin redessiné.Les projets qui refaçonnent le visage de Montreal ne manquent pas ces jours-ci.Mais, à toutes les époques, la ville s’est bâtie et rebâtie, faisant disparaître, bouger ou apparaître des repères visuels qui marqueront leur époque.Tous les lundis de l’été, un petit voyage photographique dans le passé vous en fera la démonstration.BIBLIOTHEQUE ET ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC - DIRECTION DU CENTRE D’ARCHIVES DE MONTRÉAL Vues de Montréal: la rue University, au nord du boulevard Dorchester, Gabor Szilasi, 1960.Série Office du film du Québec, E6, S7, SSI, P227448.iliUW— v m ¦nvn * li .m % ¦ • .GUILLAUME SAINT-JEAN Présentement occupé par la Place Ville-Marie, le site fait désormais partie intégrante du paysage montréalais, et sa construction aura marqué à jamais la symbolique du progrès.\—- .mi via* «aiiOtfir SBBBBSKÜ MifflMT V LOUER fi ! I7VTTK m /'¦ mmm.y m ¦ ü ru S «oaq^K tkotta aasam iHAiàn Mi '> « Le club St-James ou le progrès incarné La construction de la Place Ville-Marie aura entraîné la démolition d’un club ayant marqué le début d’une ère de changements au centre-ville Le terrain situé à l’intersection nord-ouest du boulevard René-Lévesque et de la rue University est reconnu depuis près de 50 ans comme le point central du Montréal souterrain.Exemple percutant de l’ascension de la ville à l’ère de la modernité, la construction de la Place Ville-Marie aura malheureusement entraîné la démolition du Club St-James, un édifice qui aura lui aussi représenté, lors de sa construction, le début d’une ère de changements.GUILLAUME SAINT-JEAN Le 14 juillet 1857, le St.James Club of Montreal, un club privé destiné à l’élite montréalaise, ouvrait ses portes dans un immeuble du Vieux-Montréal, sur la rue Saint-Jacques.Ses membres fondateurs étaient des hommes d’affaires anglophones ayant eu un rôle d’importance dans le développement de la ville, tels que John Redpath et Peter McGill, et l’endroit se voulait d'abord un lieu de rassemblement, d’affaires et de divertissement selon la tradition britannique.La notoriété de cet établissement de prestige grandit rapide- ment, à un point tel que sept ans après son ouverture, l’édifice de la rue Saint-Jacques était devenu trop exigu.Un nouvel immeuble, conçu cette fois selon les plans de l’architecte John William Hopkins, fut donc inauguré en 1864, à l’angle des rues University et Dorchester (l’actuel boulevard René-Lévesque).Beaucoup plus prestigieux que le précédent, le nouvel édifice de briques rouges et de pierres calcaire était également orné de moulures décoratives de pierre importées d’Ohio.L’intérieur, représentant l’opulence du style de l’époque, était garni de riches boiseries tandis qu’au sol, une mosaïque à l’effigie du club accueillait le visiteur dès son entrée dans le hall.Parmi les pièces destinées aux membres, on trouvait entre autres un bar, une bibliothèque, une salle à manger, une salle de billard, un fumoir ainsi qu’une salle de jeux de cartes.Vers la fin du 19' siècle, le club, autrefois situé en retrait du centre-ville, se trouvait désormais en plein cœur du nouveau quartier des affaires, alors en pleine expansion.Gagnant en popularité, le nombre de membres atteignait plus de 600 membres en 1896.Plusieurs décennies plus tard, alors que le deuxième centre-ville était bel et bien implanté, les administrateurs du club reçurent en 1958 un avis d’expropriation de la Ville de Montréal.Désireuse d’élargir le boulevard et la rue University afin d’entreprendre par la suite la construction de la Place Ville-Marie, la ville jugea nécessaire de faire disparaître l’édifice presque centenaire.Apres avoir choisi un nouveau terrain de l’autre côté de la rue et tenu un dîner officiel afin de célébrer sa fermeture, le club déménagea dans ses nouveaux locaux, juste en face, à l’angle de la rue Union et du boulevard Dorchester, tandis que la ville procédait à la démolition de l’édifice victorienne 10 juin 1961.Aujourd’hui remplacé pas une place publique et par des voies de circulations, le site, qui est également occupé par la Place Ville-Marie, fait désormais partie intégrante du paysage montréalais, et sa construction aura marqué à jamais la symbolique du progrès.Collaboration spéciale Un nouvel immeuble, conçu selon les plans de l’architecte John William Hopkins, fut inauguré en 1864 LES ACTUALITES EN BREF1 La survie des abattoirs canadiens serait menacée Québec — Ut réglementation fédérale exigeant la mise au rancart des tissus potentiellement porteurs de la maladie de la vache folle compromet la viabilité des abattoirs de bovins canadiens.Le seul encore ouvert au Québec accuse des pertes de cinq millions par année.S’il devait fermer, les bovins québécois prendraient majoritairement la route des Etats-Unis, où les contrôles sont beaucoup moins rigoureux.Les états financiers de l’abattoir Colbex-Levinoff, propriété de l’Union des producteurs agricoles (UPA), sont écrits à l’encre rouge depuis 2007, année où les nouvelles règles de gestion des matières à risque spécifiées (MRS) sont entrées en vigueur.Cela a entraîné une augmentation des coûts pour les abattoirs et les équarrisseurs, refilée en partie aux producteurs de bovins et aux consommateurs.- La Presse canadienne MONTRÉAL-NORD Salut à l’homme, au boxeur et à l’idole Proches, amis et amateurs pleurent la fin tragique d’Arturo Gatti AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Le 28 juin 1994, le jeune boxeur Arturo Gatti gagnait son premier titre professionnel.Il devient champion junior USBA poids super-plume.La large ceinture de cette époque, sur laquelle sont gravés les chiffres en or de l’année chanceuse, ornait hier une couronne de fleurs blanches au-dessus d’un cercueil fermé, dans un complexe funéraire de Montréal-Nord.En lettres de fleurs rouges: «Thunder».Arturo Gatti, 37 ans, est mort sans avertissement.Il a été retrouvé la semaine dernière dans une chambre d’hôtel d’une station balnéaire, au Brésil.Des vacances avec sa femme et son fils qui ont pris des allures de cauchemar.Hier, Montréal-Nord a rendu hommage au champion revenu pour une dernière fois dans le quartier de son enfance, lui qui l’avait quitté pour le New Jersey en 1991.Amateurs, anciens collègues de classe et voisins, sur toutes les lèvres, une question: a-t-il vraiment pu se suicider?Une de grands combats».thèse toujours envisagée par la police brésilienne, qui détient la seconde épouse du boxeur, Amanda Rodrigues, 23 ans.Elle pourrait répondre à des accusations de meurtre, pour avoir étranglé Gatti à l’aide de la courroie de son sac à main alors qu’il était endormi et présumé-ment ivre.L’avocat de Rodrigues a dit à un journal bré- silien que sa cliente était trop «fragile, jeune et menue pour tuer un champion de boxe».Dans les derniers jours, proches et amis ont décrit la relation des parents d’un bébé de 10 mois comme tumultueuse.Hier, pour certains, c’était la tristes-s e .Pour d’autres, la colère.«C’est elle, il ne se serait jamais tué.Je le sais, c’est mon ami», a lancé avec émotion un ami proche du boxeur avant de s’engouffrer dans le complexe funéraire.Le Jomal do Comercio a écrit samedi que le rapport d’autopsie mentionne que le corps de Gatti avait été «suspetidu et pendu, indiquant qu’il aurait pu se suicider».Le document ajoute que la chute du corps pourrait expliquer les blessures au cuir chevelu.Une porte-parole du bureau du coroner a re- fusé de confirmer cette information.La mère du boxeur, Ida, a rejeté d’emblée la possibilité que son fils se soit suicidé, en entrevue au Journal de Montréal.Otis Grant, Jean Pascal, Alain Bonnami, Joachim Alci-ne: des champions venus dire au revoir à une idole, à un ami.«C’est une dure journée», de résumer Grant.«Il n’a même pas eu le temps de profiter des sacrifices faits pendant sa carrière», d’ajouter Alcine.En effet, Gatti avait pris sa retraite il y a deux ans seulement.Mickey Ward l’a affronté trois fois.«Irish» contre «Thunder», des combats devenus des classiques pour les fans.Hier, «tristesse» est le seul mot qu’il avait pour décrire le choc devant la mort de son ancien adversaire, devenu un ami.Les amateurs rassemblés au complexe funéraire étaient bouleversés par la disparition de leur idole, un des «grands».«C’est comme si un de mes fils était mort», a confié avec émotion Salomon Kaspy.L’amateur suivait sa carrière depuis les début.Après une joute à Atlantic City, il lui avait serré la main à la sortie d’un combat gravé dans sa mémoire: «Je lui ai dit que je l’aimais quand il est sorti du ring», se rappelle le sexagénaire.«Arturo, c’était le cœur, le courage, la ténacité», résume Jean-Pierre Quintal, en remémorant les issues et des dates de nombreux combats.«Tous ses combats étaient de grands combats.» La famille, digne et grave, a reçu les condoléances, nombreuses.Après plusieurs jours de couverture médiatique, elle est restée muette pour vivre son deuil.Les obsèques auront lieu aujourd’hui, à l’église Notre-Dame de la Défense, dans la Petite-Italie.Le Devoir «Arturo c’était le cœur, le courage, la ténacité », résume Jean-Pierre Quintal.«Tous ses combats étaient CULTURES MUTATION UN BLOGUE COLLECTIF DES JOURNALISTES DU DEVOIR CARNETSDUDEV0IR.COM I.E I) E V (I [ R .E E E l! N I) I 2 0 .1 I I E E E T 2 0 II II A 3 ACTUALITES rn wmmm mm i ANDY CLARK REUTERS Des hélicoptères, des avions-citernes et des pompiers de Kelowna, de Summerland, de Penticton et du service responsable de lutte aux incendies de foret en Colombie-Britannique ont combattu les flammes sans relâche, hier.Feux de forêts Le brasier encercle Kelowna Le nombre d’évacuations continue d’augmenter dans la région: 11 000 personnes ont fui leur résidence et 6000 autres sont en état d’alerte SUNNY DHILLON Kelowna, C.-B — Le nombre d’évacuations ne cesse d’augmenter dans la région de Kelowna, en Colombie-Britannique, en raison d’un violent incendie de forêt qui continuait de faire rage hier.Selon les autorités, environ 11 000 personnes habitant 6500 maisons ont dû être évacuées.De plus, 6000 personnes sont en état d’alerte en raison d’une éventuelle évacuation, selon les dernières données transmises par la porte-parole du service responsable de la lutte aux feux de forêt en Colombie-Britannique, Jeanne Rucker.Neuf immeubles, dont trois maisons, ont été détruits.On ne sait pas durant combien de temps ces gens ne pourront réintégrer leur domicile, mais Mme Rucker était optimisme, hier après-midi.Selon elle, la situation semblait «considérablement meilleure».Les vents avaient cessé de souffler et le feu se dirigeait vers le lac Okanagan.Mais le mercure devait à nouveau monter, aujourd’hui et demain, et l’on ne prévoyait pas de pluie.Les autorités de la santé de la province ont également commencé à se préoccuper de la qualité de l’air.Le maire de West Kelowna figure parmi les personnes évacuées.Il a déclaré que sa famille et lui s’étaient inscrits au centre d’urgence.Il a ajouté qu’il ignorait si sa maison avait été ravagée par les flammes.Par ailleurs, d’autres personnes ont refusé de se soumettre à l’ordre d’évacuation.C’est le cas de Branle Farrell, qui s’est procuré un masque à gaz et qui a mis en marche son système de gicleurs.«Le danger semble vraiment éloigné», a confié l’homme de 25 ans en entrevue téléphonique.Le ministre responsable des Forêts de la Colombie-Britannique, Pat Bell, n’avait pas de félicitations à faire à ceux qui refusaient de quitter leur maison.Mais la GRC a indiqué qu’il y avait peu de personnes qui, comme Brante Farrell, refusaient d’être évacuées.Un homme rencontré au centre d’évacuation semblait moins téméraire.«C’est très effrayant, a raconté Wilf Carey.Nous avons seulement ramassé nos choses et nous sommes partis.» Mais un bénévole a précisé que la plupart des gens semblaient calmes.Hier, des hélicoptères, des avions-citernes et des pompiers de Kelowna, de Summerland, de Penticton et du service responsable de lutte aux incendies de forêt en Colombie-Britannique combattaient les flammes, qui s’étalaient sur 3,5 km2, près de Glenrosa.Les causes de l’incendie demeurent incon- nues.L’adjoint du chef des pompiers, Lou Wide, s’est dit certain que la foudre n’avait pas provoqué ce feu important.Et selon l’agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Dan Moska-luk, aucune maison évacuée n’a été pillée.Un deuxième incendie a éclaté près de Rose Valley Reservoir et un troisième s’est déclaré plus au nord de Fintry.Le Québec épargné Les averses régulières tombées depuis le début de l’été au Québec pourraient faire de l’été 2009 J’un des moins dévastateurs pour nos forêts.Selon Eloi-se Richard, de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), aucun feu de forêt n’est en ce moment en activité dans la province.En moyenne, au cours de 10 dernières années, quelque 450 feux ont embrasé environ 95 000 hectares de forêts chaque année.Cette année, 368 feux ont éclaté depuis le début, de l’été et ont affecté 20 000 hectares de forêts.Éloïse Richard souligne toutefois qu’il ne faut que quelques journées de grand ensoleillement pour que le danger d’inflammabilité augmente rapidement La Presse canadienne Programmes d’immigration Les nouvelles règles sont bien accueillies au pays Mais 64 % des Canadiens estiment que le gouvernement Harper gère mal ce dossier MARCO BÉLAIRCIRINO Près de 70 % des Canadiens se disent en faveur des nouvelles règles imposées aux visiteurs provenant du Mexique et de la République tchèque, enjoignant ceux-ci à se munir d’un visa avant d’entrer au Canada, selon un sondage Toronto Star—Angus Reid.Néanmoins, 64 % des répondants estiment que le gouvernement de Stephen Harper effectue un piètre travail de gestion des programmes d’immigration.Ottawa devrait se focaliser sur la réduction du nombre de demandeurs d’asile, en imposant entre autres un visa obligatoire aux citoyens d'un certain nombre d’Etats, selon 31 % des répondants.Mais 56 % des Canadiens estiment plus urgent de modifier les procédures afin de décourager les demandes d’asile sans motif valable.Depuis la semaine dernière, les voyageurs en provenance du Mexique et de la République tchèque qui souhaitent visiter le Canada doivent obtenir, préalablement à leur arrivée au pays, un visa d’une ambassade canadienne, avait annoncé le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, le 13 juillet.Il s’agit d’une mesure qui a pour but de réduire le nombre dp demandeurs du statut de réfugié de ces deux Etats, a expliqué Jason Kenney.Une personne provenant du Mexique et de la République tchèque devrait être reçue à titre de réfugié au Canada, selon respectivement à peine 21 % et 24 % des répondants, alors que 68 % des personnes interrogées par Angus Reid estiment qu’une personne provenant d’Irak ou de la Somalie devrait voir le statut de réfugié lui être dévolu sans trop de difficulté.Au Canada, le statut de réfugié est réservé à une personne qui a fui son pays par peur d’être persécuté, en raison notamment de son origine ethnique, de sa confession religieuse ou de ses opinions politiques.Le gouvernement mexicain pourrait à son tour obliger les Canadiens à obtenir un visa s’ils souhaitent se rendre au Mexique, pour répliquer à la décision du gouvernement canadien.Quelque 68 % des répondants au sondage jugent qu’il s’agirait d’une décision «équitable».Ce sondage Web Toronto Star—Angus Reid a été effectué les 16 et 17 juillet, auprès de 1007 personnes au Canada.La marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.Le Devoir Théâtre Sainte-Catherine « 101 au 401 » Une trentaine de personnes dénoncent le «Go fuck yourself» lancé la semaine dernière par Eric Amber à une troupe de théâtre qui réclamait des informations en français MARCO BÉLAIR CIRINO Piqués au vif par les propos du propriétaire du Théâtre Sainte-Catherine, Eric Amber, qui a lancé «Go Fuck Yourself» à la troupe de théâtre trifluvienne Les Sages fous, une trentaine de personnes ont manifesté hier, à l’invitation des Jeunes Patriotes du Québec, devant l’établissement érigé entre les rues Sainte-Elisabeth et San-guinet, à Montréal.«Montréal en français», «101 au 401 [rue Sainte-Catherine]», «Eric Amber, raciste», scandaient-ils tout en brandissant des «On voit une drapeaux des patriotes et des fleurdelisés.plus grande Plus tôt cette semaine, Ja- cob Brindamour, de la trou-arrogance de pe de théâtre Les Sages la nart des Fous’ souhaitait mettre la R main sur des informations anglophones», en fraiWais à propos des spectacles présentés dans le remarque cadre du festival multidisci- plinaire Zoofest.«You ob-Andre rorget viously can’t read in english because you are an uneducated bigot.Est-ce que [sic] vous comprenez l’expression anglophone: Go Fuck Yourself?», avait alors répliqué au Théâtre Sainte-Catherine, par courriel, le directeur du Théâtre Sainte-Catherine, Eric Amber.La direction du Théâtre Sainte-Catherine a aussi enguirlandé des spectateurs éventuels qui déploraient que la programmation du diffuseur soit exclusivement en anglais, à l’occasion d’un festival pourtant bilingue et encadré par Juste pour rire.L’attitude de M.Amber n’est qu’un exemple parmi bien d’autres, selon les Jeunes patriotes du Québec.«On voit une plus grande arrogance de la part des anglophones.Ils sont très à l’aise avec l'anglais au Québec, et ils l’imposent à tout le monde».UNE THEATRE STE CATHERINE i 'Vi ^ /Ou, ¦j • Go f-uck You rseW » fcvUU ütejnes ! di Oéfrndrt b* U SOUIEt POU* 0' ÇUU’ titmi , et nv PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les manifestants se sont rassemblés hier, à l’invitation des Jeunes Patriotes du Québec.a fait remarquer André Forget.Le Jeune Patriote estime que les mesures du gouvernement de Jean Charest pour promouvoir la langue française sont nettement insuffisantes.Le Théâtre Sainte-Catherine fermera ses portes définitivement ses portes le 21 décembre prochain, justifiant sa décision par le «racisme atterrant et [le] sectarisme dont fait preuve la société française à l’égard des minorités et des cultures non francophones».Pierre Biacchi, Jeune Patriote de 75 ans, a immigré au Québec il y a un demi-siècle.«Le peuple québécois constitue, la très grande majorité des gens vivant ici.Il se laisse dominer par une minorité possédante, riche, qui incite les immigrants à utiliser sa langue à elle.Le respect de la langue française est où?Le respect tout court est où?», a-t-il dit au Devoir.«Le peuple doit se réveiller», a ajouté cet Italien d’origine à qui on a dit «qu’au Québec, on parlait français» et qui a fait carrière à la Société de transport de Montréal, où il s’était juré de ne parler qu’en français aux utilisateurs, et ce, au lendemain de la victoire du Parti québécois, le 15 novembre 1976.Le Devoir POLITIQUE MUNICIPALE Une intolérance « inacceptable » Louise Harel qualifie la réaction du conseil municipal d’Hampstead d’« hystérique » Selon Louise Harel, candidate à la mairie de Montréal, le conseil municipal de Hampstead, dans l’ouest de l’île de Montréal, a agi de manière «totalement hystérique» en tentant de destituer l’avocat Julius Grey en raison de l’appui qu’il lui manifeste.Ne mâchant pas ses mots, Mme Harel a ajouté, au cours d’une entrevue qu’elle a accordée hier à La Presse Canadienne, qu’il s’agit là d’une intolérance inqualifiable et inacceptabie.Vision Montréal a confié le chantier de l’éthique et de la gouvernance à Me Grey, à la fin du mois de juin.Six grands chantiers de travail avaient alors été mis en branle.Il y a deux semaines, le maire de la Ville de Hampstead, William Steinberg, avait dû opposer son veto à une résolution du conseil municipal exigeant que Me Grey cesse d’être embauché par la Ville.Celui-ci représente Hamsptead devant les tribunaux dans le cadre d’un litige concernant un parc pour chiens.Cet épisode houleux à la mairie de Hampstead rappelle la délicate relation que l’ancienne ministre péquiste, qui a été l’architecte des fusions municipales, entretient avec la communauté anglophone de Montréal.Louise Harel a souligné toutefois que la communauté anglophone est divisée et que l’attitude intolérante de certains de ses membres est minoritaire.Mais puisque la Ville de Hampstead est défusionnée, elle ajoute à la blague que ceux-ci ne pourront même pas avoir le plaisir de voter contre elle.Mme Harel indique que des candidats vedettes de la communauté anglophone se joindront aux rangs de Vision Montréal sous peu.La Presse canadienne A 4 L G 1) K V eutiouts nACit ITINÉRAIRE LE PLUS COMPLET SUR LE MARCHÉ .HÔTELS ET BÂTEAUX OOOOO POSSIBILITÉ DE VISITER PÉTRA (avec supplément) sa u utocHum oi iimfoAMc commt VOYAGES CULTURELS VIP 3627, RUE SAINT-DENIS MONTRÉAL, QC H2X 3L6 T.514-844 0407 • 1-866-481-4425 WWW VOYAGESCUITUREISVIP.CA Pipé mm V Fraude présumée L’épouse et la fille d’Earl Jones présentent leurs excuses aux victimes L> épouse et la fille du i conseiller financier Earl Jones, soupçonné d’avoir floué ses clients pour environ 50 millions de dollars, ont présenté hier leurs excuses aux victimes du présumé fraudeur.La communiqué, qui a été transmis par la firme de relations publiques Jonathan Gold-bloom and Associations, a fait part de la désillusion qu’ont ressentie sa femme, Kimberly, et sa fille Kristine.«Nous sommes dévastées par ce qui est arrivé à toutes les personnes qui ont accordé leur confiance à Earl Jones; il était non seulement leur conseiller financier, mais aussi un ami, un voisin et un dirigeant communautaire.Nous désirons formuler notre profond regret pour la douleur et les souffrances qu'il a causées, et exprimer notre sentiment d’avoir été trompées aussi.» La fille d’Earl Jones et son épouse ont affirmé avoir elles aussi été touchées sur le plan financier et craignent maintenant de ne jamais pouvoir recouvrer leurs fonds.La famille ignorait tout de ses activités professionnelles, et elle entend collaborer pleinement avec les autorités.«Nous tenons beaucoup à ce que Earl se présente et qu’il donne une explication», peut-on lire.Un autre homme Selon le communiqué, le Earl Jones que sa famille a connu était un mari attentionné, un père et un grand-père affectueux, ainsi qu’un membre respecté de la collectivité.«Le Earl Jones qui s’est révélé à nous, tout récemment, est un homme dont nous pouvons à peine croire qu’il existe.» En conclusion, la famille a demandé que soit respectée son intimité et a fait savoir qu’elle n’accorderait pas d’entrevues.La Presse canadienne I RED THORNHILL REUTERS ¦H £# 'ST Mm» .P ¦ I Les proches du soldat Sébastien Courcy ont accueilli sa dépouille à la base de Trenton, en Ontario.AFGHANISTAN L’armée lève le voile sur une opération anti-insurrectionnelle périlleuse L’opération de trois jours a coûté la vie au soldat Sébastien Courcy DENE MOORE Kandahar, Afghanistan — Le soldat Sébastien Courcy, le 1251 militaire canadien à perdre la vie en Afghanistan, a été tué dans le cadre d’une opération anti-insurrectionnelle, la semaine dernière, lorsqu’il a marché sur un engin explosif avant de tomber d’une falaise, ont révélé les autorités militaires, hier.Puisque l’opération était toujours en cours au moment de l’annonce du décès du soldat, les autorités avaient seulement indiqué que le soldat Courcy, qui était âgé de 26 ans, était décédé après être tombé d’un «terrain surélevé» pendant une mission dans le district de Panjwaii, dans la province de Kandahar.Le chef des opérations de la Force opérationnelle interarmées du Canada à Kandahar, le lieutenant-colonel Mike Patrick, a précisé hier que le soldat avait en fait «marché sur quelque chose qui a explosé» quand son équipe se dirigeait vers un poste d’observation à Salavat Ghar, une montagne qui surplombe le village de Nakhonay, au sud de la ville de Kandahar.Le lieutenant-colonel a affirmé qu’il n’avait toutefois pas été déterminé si l’explosion avait été causée par un engin explosif improvisé récemment dissimulé ou par une vieille mine, une menace constante dans ce pays ravagé par la guerre.Cache d’armes L’opération de trois jours qui a coûté la vie au soldat Courcy, baptisée l’Opération Constrictor IV, aura permis de découvrir quatre ateliers de fabrication de bombes et de démanteler ainsi une «chaîne de montage» du réseau terroriste taliban, a annoncé M.Patrick.Une imposante cache d’armes a également été saisie, contenant notamment des mitrailleuses de calibre .50, des bazookas et des vestes servant aux attentats suicides.Les militaires y ont également découvert des accélérants chimiques, des explosifs improvisés et des milliers de mètres de cordon d’explosif de qualité commerciale.L’officier a ajouté que les soldats avaient également trouvé de l’époxy et des pièces de roulement à billes, qui sont collées aux bombes afin d’en faire des shrapnels meurtriers.«Nous avons retiré des centaines d’engins explosifs improvisés des champs de bataille, préfabriqués, une quantité importante d’armes, une quantité énorme de munitions [.], mais surtout, la capacité de fabriquer les objets qui nous causent le plus de tort: les engins explosifs improvisés», a expliqué l’officier.Le lieutenant-colonel a affirmé que des présumés insurgés ont été détenus et que certains ont été tués, mais il n’a pas voulu préciser le nombre.Les pri- sonniers seront remis aux autorités afghanes en vue de subir leur procès, a-t-il signalé.Le plupart ont fui le parcours des soldats canadiens et il y a eu quelques accrochages, a détaillé le lieutenant-colonel.«Ils seront de retour», a dit M.Patrick, mais ils «ne reviendront pas aujourd’hui ou demain».M.Patrick a expliqué que l’opération ne visait pas à chasser les insurgés mais à perturber leurs activités et à saisir leurs armes.En ce sens, l’opération a été l’une des plus réussies parmi celles menées par les Canadiens à Kandahar, a souligné le lieutenant-colonel.Il a signalé qu’environ 50 talibans avaient transformé le village de Nakhonay, qui abrite environ 2000 habitants, en zone d’étape pour les attentats terroristes visant la ville de Kandahar.La Presse canadienne m LOTO QUÉBEC Résultats des tirages du : 2009-07-18 £•1 02 04 15 39 45 49 Gagnants 2 101 6 075 120 240 79 409 Ventes totales Lots 377 298,00 $ 156 332,00 $ 2 557,30 $ 80,50 $ 10,00 $ 5,00 $ 14 972 514 $ Prochain gros lot (approx.) : 3 500 000 S «hË?11 17 18 viir 22 32 45 Gagnants Lots Ventes totales : 0 2 000 000,00 $ 0 75 000,00 $ 15 750,00$ 56 75,00 $ 69 10,00 $ 17 5,00$ 760 350,00 $ 6422741 1213 31 33 37 44 46 Résultats des tirages du : 2009-07-17 s E[J|tra 8170582 gagnants LOTS 7/7 0 17 000 000,00 $ 6/7+C 0 222 898,20 $ 6/7 133 1 675,90 $ 5/7 7416 102,20 $ 4/7 156 999 10,00 $ 3/7+C 145 201 10,00 $ 3/7 1 313 577 Participation gratuite Ventes totales 19 249 298 $ Prochain gros lot (approx.) 20 000 000 $ ŒW0JBB Pariez sur le baseball! Demandez le PROGRAMME 2 OU 5.En cas de disparité enlre celte lisle el la liste officielie| de Loto-Québec, celte dernière a priorité.SONDAGE L’homme blanc satisfait plus aisément Vancouver — Les consommateurs nord-américains sont plus susceptibles d'être satisfaits de la qualité du service lorsque qu’ils sont servis par des hommes blancs plutôt que par des femmes ou des représentants des minorités visibles, et ce, même si ces différents employés agissent exactement de la même manière.C’est du moins ce que révèle une nouvelle étude de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et qui a été publiée dans le Academy of Management Journal.Celui qui a dirigé l'étude, le professeur Karl Aquino, a découvert que les femmes et les représentants des minorités visibles étaient moins appréciés que leurs collègues blancs selon les sondages anonymes portant sur la satisfaction des clients.Mais selon le professeur Aquino, le plus troublant est que non seulement ces deux groupes étaient moins appréciés que leurs collègues blancs, mais de surcroît, Ss étaient encore plus pénalisés s’ils redoublaient d’efforts pour fournir un bon service.La Presse canadienne WÊÊÊÊMmÊÊHHCWÊÊÊÊKMKÊKmmesr'rm V I.K I) E V 0 I R .L K I, Il N I) I 2 II .1 I! I I.L K T 2 (I II !l A 5 ECONOMIE Prendre ou recevoir congé En plus de les passer sous la pluie, les travailleurs québécois ont le triste privilège de compter parmi ceux qui ont le moins de jours de vacances dans les pays développés.Dieu sait pourtant qu’on en aurait tous besoin en ces temps difficiles! Plusieurs Québécois ont attendu cette journée toute l’année.Au moins 120 000 travailleurs de la construction et environ le tiers de leurs concitoyens commencent aujourd’hui des vacances qui dureront deux semaines.Si le temps n’est pas trop pourri, un peu moins de la moitié d’entre eux comptent passer une partie de leur temps loin de la maison, pour aller au chalet ou voyager un peu, principalement ailleurs au Québec, selon la firme Écho-Sondage.Pour plusieurs, ce seront les JT" seules vacances auxquelles ils !» auront droit durant toute l’an- B née, à l’exception de quelques fi congés fériés.D’autres sont 1 ” * plus chanceux, à tel point que \ Jf l’ensemble des travailleurs ca- nadiens disposerait en moyen-) ne d’un total 18,7 jours de va- , V e W cances par année, selon un Éric sondage commandé par la fir- Desrosiers me Expédia.Les contraintes professionnelles et financières, ou encore une étrange disposition de l’esprit les amèneront à faire cadeau à leurs employeurs de deux de ces journées (1,39 au Québec).Les Canadiens se trouveront peut-être choyés s’ils se comparent à leurs voisins américains, qui ne peuvent compter sur aucune loi établissant un nombre minimal de congés payés et dont le quart n’ont officiellement droit à aucunes vacances.Ils ne doivent toutefois surtout pas regarder ailleurs, sans quoi ils se rendront compte que 89 pays garantissent trois semaines ou plus de congés payés après une année d’expérience et apprendront que tous les autres travailleurs occidentaux ont droit, en moyenne, à plus de congés payés qu’eux, à raison, par exemple, de 24 jours au Royaume-Uni, 27 en Allemagne et 31 en France.L’explication de ces écarts la plus souvent entendue est de nature culturelle: le climat nordique et l’éthique protestante seraient plus propices au labeur que la chaleur méditerranéenne et le tempérament latin.Le problème est que les Britanniques et les calvinistes d’Europe du Nord ont autant sinon plus de vacances que les autres Européens.Une autre explication est que des impôts plus élevés amèneraient les travailleurs à réclamer plus de congés à la place d’augmentations salariales qui iraient de toute façon dans les poches des gouvernements.Cela paraît logique, mais cela ne correspondrait pas non plus à la réalité, rapportent les économistes qui se sont donné la peine de se pencher sérieusement sur la question.Une récente étude de l’OCDE montre que le nombre total d’heures travaillées est longtemps resté similaire des deux côtés de l’Atlantique, jusqu’à ce qu’il se stabilise aux États-Unis et au Canada, à partir de 1980, alors qu’il a continué de décroître dans des pays comme la France et la Norvège jusqu’au tournant du millénaire.La société des loisirs et la crise Tout serait une question de perspective, selon le sociologue français Jean Viard.Avec les études qui s’allongent, les journées de travail qui raccourcissent, les vacances et autres congés parentaux qui s’additionnent, mais surtout la retraite qui commence plus tôt et l’espérance de vie qui s’allonge, la carrière d’un travailleur moyen compterait aujourd’hui au total deux fois moins d’heures de travail qu’elle n’en avait dans les années 1930, dit-il, et trois fois moins qu’en 1850.En fait, la fameuse société des loisirs, dont on a tellement rêvé, serait déjà arrivée, à en croire l’étude de l’OCDE.Si l’on exclut le temps consacré aux «occupations personnelles», comme le sommeil et les repas, qui occupent en moyenne 45,3 % (43,3 % au Canada) d’une journée typique dans les pays développés, ce sont en effet les loisirs qui arrivent en premier, alors qu’une moyenne de 21,6 % de la journée (23,1 % au Canada) va à l’écoute de la télévision, à la navigation sur Internet, aux soirées entre amis, aux sorties culturelles ou aux activités sportives.Les études ou le travail rémunéré n’arrive qu’après, avec 16,5 % (18,3 % au Canada), suivi de près par le travail non rémunéré (15,3 % dans l’OCDE, 14,7 % au Canada), tel que les corvées ménagères ou les soins apportés aux enfants.Cette place grandissante des loisirs est loin d’être perçue comme un problème par l’OCDE.Plus de temps consacré à d’autres activités que le travail rémunéré va, en effet, généralement de pair avec un revenu national net supérieur et un plus haut niveau de satisfaction des citoyens à l’égard de l’existence.De ce point de vue, l’arrivée des vacances d’été apparaît particulièrement la bienvenue dans l’actuel contexte de morosité économique.Si plus du tiers (37 %) des Québécois ont dit, dans le sondage d’Expedia, qu’ils feront particulièrement attention à leur budget cet été, une forte majorité d’entre eux (83 %) ont quand même dit vouloir faire ne serait-ce qu’une petite sortie cette année, et 14 % ont même affirmé avoir besoin de vacances plus que jamais en raison du stress causé par la conjoncture.De plus en plus de gens risquent toutefois aussi de se retrouver en vacances forcées.Le mot «congé» peut à la fois s'appliquer à celui qui prend un repos bien mérité qu’à celui qui se fait montrer la porte, rappelait au début du mois le chroniqueur Roger-Pol Droit dans le quotidien économique français Les Échos.«Double visage de l’été, mais aussi de l’époque: certains prennent leur congé, d’autres l’ont reçu ou vont le recevoir.» Entretien avec le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner «Notre modèle de croissance doit être plus équilibré» TIM SLOAN AGENC FRANCE-PRESSE «Le retour de la croissance passe par la refondation du système.Notre mission à tous consiste à aller dans cette direction.» Terris PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN FRACHON ET STÉPHANE LAUER Après une tournée à Londres et au Proche-Orient, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, était en visite à Paris le jeudi 16 juillet.Il a notamment rencontré le premier ministre, François Fillon, et la ministre de l’économie, Christine hagarde, afin de préparer le prochain G20, qui se déroulera à Pittsburgh, aux États-Unis, le 24 septembre.Le but de ce sommet sera de tenter de trouver des solutions pour relancer la croissance mondiale et réguler le système financier international.Quelle est votre plus grande crainte pour les mois qui viennent?En réalité, je suis plus optimiste qu’il y a trois mois et je pense que, d’une certaine façon, nous faisons mieux que ce que nous aurions pu imaginer au début de 2009.La confiance dans la politique menée aux États-Unis, et plus globalement dans le monde, donne des résultats.Le retour de la croissance passe par la refondation du système.Notre mission à tous consiste à aller dans cette direction.En persévérant, je suis sûr que nous arriverons à réparer les dégâts.Mais cela va prendre du temps, car nous traversons une récession très profonde.Quand prévoyez-vous un retour à la croissance?La plupart des prévisionnistes tablent sur une amélioration des indicateurs aux États-Unis dès le quatrième trimestre.Ailleurs dans le monde, la situation est différente, bien qu’on observe des signes de stabilisation.Encore une fois, nous devons ces améliorations à la confiance qu’a instillée le G20 de Londres, en avril.C’est une grande différence avec la façon dont le monde a géré la Grande Dépression.Nous avons su adopter très rapidement une stratégie commune.C’est très précieux pour restaurer la confiance.Pourtant, il semble que les banques ont repris leurs mauvaises habitudes en s’apprêtant à verser d’énormes bonus.Le secteur bancaire a-t-il vraiment tiré les leçons de la crise?Je pense que l’une de nos principales missions consiste à mettre en place les réformes qui rendent le système plus stable et moins vulnérable.Le président Obama a pris la décision stratégique d’agir rapidement, alors même que la crise était dans sa phase critique.Si nous avions attendu, il aurait été plus dur de trouver un consensus politique.Vous savez, il est difficile de faire changer les gens.Nous devons essayer de faire comprendre que cela est nécessaire afin de parvenir à plus de stabilité.Le système financier américain, avec notamment les prêts hypothécaires, a perverti le concept d’innovation.Nous voulons mettre en place un système plus stable avant que le monde oublie les erreurs récentes.Le déficit public américain vient de franchir la barre impressionnante des 1000 milliards de dollars.Cela ne risque-t-il pas d’entamer la confiante des investisseurs dans la capacité des États-Unis à rembourser leurs dettes?Non, je ne crois pas.Le déficit est très important en raison des politiques menées ces dernières années et de la récession.Mais comme d’autres pays, y compris la France, nous avons adopté une stratégie consistant à soutenir la demande pour réparer le système financier et à rétablir la croissance.La stabilité du dollar est-elle menacée?Le dollar joue un rôle très important dans le système financier international, et je pense qu’il va rester la principale rqonnaie de réserve.Mais je reconnais que les États-Unis doivent assumer leurs responsabilités.On ne peut pas juste régler la crise et remettre en état le système financier.Mais nous devons nous assurer que nous avons toujours la capacité de stabiliser le système monétaire et financier international.C’est important pour les États-Unis et pour le monde, et je suis confiant dans le fait que nous y parviendrons.Quels sont vos objectifs lors du prochain G20?D’abord, nous devons veiller à ce que les politiques mises en œuvre permettent le retour de la croissance.Deuxièmement, nous devons vérifier que nous progressons dans la réforme du système financier.Troisièmement, nous devons faire en sorte de provoquer des changements plus profonds des institutions financières internationales, d’assurer une surveillance plus étroite et une capacité financière plus forte.Nous ne voulons pas, alors que nous allons sortir de la crise, reproduire certains déséquilibres qui en sont à l’origine.Notre modèle de croissance doit être plus équilibré et plus stable.Il faut que les Américains épargnent plus et que les autres pays dans le monde s’orientent vers un développement davantage tiré par leur demande intérieure.Cela serait sain.Déjà, nous observons qne progression très forte du taux d’épargne aux États-Unis.C’est bon pour nous et pour le long terme.Mais cela reflète une réalité de base — la nature de la croissance sera plus équilibrée.Cette propension à épargner plus est-elle un changement structurel ou juste une conséquence de la récession?C’est difficile à savoir.J’aurais tendance à penser que pour les ménages, il s’agit d’un changement durable des comportements.Mais nous ne savons pas combien de temps cela va durer.Certains estiment que les Européens n’en font pas assez en matière de relance.Partagez-vous cet avis?Je n’ai jamais dit que les Européens n’en faisaient pas assez.Nous sommes face à des défis, des structures politiques et des échelles différents.Ce qui importe, c’est d’agir ensemble et, dans ce domaine, chaque pays a joué son rôle.Des personnalités comme le lauréat du prix Nobel d’économie 2008, Paul Krug-man, pensent qu’il faudrait ut) second plan de relance aux États-Unis.Etes-vous d’accord?Le moment n’est pas encore venu pour prendre ce type de décision.Le plan actuel était basé sur deux ans.Les mesures fiscales ont déjà produit des effets.Quant aux grands investissements d’infrastructure, qui auront un impact sur l’emploi, ils vont être concentrés au second semestre.La Réserve fédérale (Fed) s’est résolue à acheter des emprunts d’État, ce qui revient à financer directement le déficit public.N’a-t-elle pas perdu une partie de son indépendance?Je ne vois pas les choses comme cela.La Fed fait ce qui est nécessaire et approprié dans toute crise financière.Nous avons une banque centrale indépendante capable de maintenir une inflation stable à un bas niveau.C’est très important et c’est pourquoi nous soutenons son action.Le Monde Geithner, un pragmatique au chevet de la crise ANNE MICHEL Dans l’administration Obam^, le visage de la crise, c’est lui.A 47 ans, Timothy Geithner, nommé secrétaire au Trésor en janvier, a,reçu pour mandat du président des États-Unis de sortir le pays de la crise économique et financière la plus grave depuis les années 1930.Une mission dont l’Histoire dira si elle constitue un formidable tremplin ou un cadeau empoisonné, pour l’ancien président de la Réserve fédérale (Fed) de New York, la principale banque centrale américaine.Lorsque M.Obama présenta au pays son «jeune» secrétaire au Trésor, haut fonctionnaire brillant, méconnu du public, il le décrivit comme le mieux outillé pour conduire le plan de sauvetage de l’économie américaine — soit 787 milliards de dollars engagés et jusqu’à 2 500 milliards en conjuguant argent public et privé — et pour élaborer les solutions de sor- tie de crise.En première ligne dans la gestion de la crise financière, M.Geithner s’y était montré plus offensif que la vieille garde de l’économie américaine, incarnée par Ben Bernanke, le grand patron de la Réserve fédérale (Fed).et Henry Paulson, le ministre de l’économie de l’administration Bush.C’est lui qui, pragmatique, poussa les feux de la Fed afin de trouver des solutions d’exception permettant de maintenir à Ilot le système bancaire.Lui qui, résolu, pilota le sauvetage de la banque Bear Stearns.Lui aussi qui, le premier, dès juin 2008, lors d’une réunion au sommet, suggéra de garantir l’ensemble des dettes des banques américaines, quel qu’en serait le coût pour les finances publiques.Enfin, M.Geithner fut l’un des premiers Américains à confier qu’il considérait la mise en faillite délibérée de la banque Lehman Brothers — l’élément amplificateur de la crise financière — comme une erreur.M.Paulson avait laissé tomber Lehman.Seul aux commandes, M.Geithner, lui, l’aurait peut-être sauvée.Partisan d’une régulation plus dure, le grand argentier d’Obama possède, parmi ses atouts, la connaissance des relations internationales et des questions monétaire, ainsi qu’une expérience des crises (celle en Asie de 1997, la faillite du fonds LTCM en 1998, etc.).Né à Brooklyn, il a vécu toute son enfance à l’étranger, parle le chinois et le japonais, fut sous-secrétaire au Trésor pour les Affaires internationales dans l’administration Clinton.Puis, le protégé de l’ex-secrétaire au Trésor, Larry Summers, devint le directeur de la politique du développement au Fonds monétaire international (FMI).Mais M.Geithner a ses détracteurs, qui critiquent sa proximité avec les banquiers de Wall Street.Ils lui reprochent d’avoir conçu un plan d’aide trop généreux.Ils lui attribuent la décision de M.Obama de renoncer à encadrer les salaires des dirigeants de banques, sur fond de scandales persistants en matière de bpnus.Son image de serviteur de l’État a aussi été écornée avant même son entrée en fonctions.En poste au FMI, il avait omis de payer 34 000 dollars d’impôts.M.Obama le défendit ainsi: «Si M.Geithner me présentait sa démission, je répondrais: “Désolé, mon pote, tu gardes ton boulot!"» L’économie mondiale a trop besoin de lui.Le Monde Né à Brooklyn, Geithner a vécu toute son enfance à l’étranger et parle le chinois et le japonais L E I) E V 0 I IS .I.E L 11 IV I) I 2 0 JUILLET 2 0 0 !) A (i EDITORIAL L’ASSASSINAT DE NATALIA ESTEMIROVA La vérité en otage Inlassable militante des droits de la personne, Natalia Este-mirova a été assassinée en Ingouchie, Etat croupion du Caucase russe.Plus tôt cette année, des journalistes et des avocats ont été les victimes de traquenards portant la marque de professionnels.Pour faire court, disons que la Russie de Poutine ne goûte pas du tout l’exposition crue des faits.De la vérité.D Sekge Truffaut epuis l’exécution en 2006 de sa grande amie journaliste Anna Politkovskaïa, Natalia Este-mirova s’était appliquée à poursuivre son travail, à savoir enquêter sur les exactions commises par les forces de sécurité en Tchétchénie, et documenter les violations des droits de la personne conçues et commandées par un Kremlin qui est parvenu à mettre cet Etat du Caucase sous sa coupe depuis que Ramzan Kadyrov, totalement inféodé au duo Dmitri Medvedev-Vladimir Poutine, le préside.Au début de l’année, un reporter de l’hebdomadaire Novaya Gazeta ainsi qu’un avocat voué lui aussi à la défense des droits de la personne ont été tués en plein jour, alors qu’ils marchaient à Moscou.De cette histoire, il faut retenir ceci: tous deux avaient décidé de remonter le fil des protections dont jouissent les groupes d’extrême-droite en général et les néo-nazis en particu- lier.On retiendra surtout que quatre des ^ soixante journalistes — et non deux ou trois ® cents — qu’emploie cette publication ainsi que Tavocat-conseil de celle-ci sont tombés sous Ig ' les balles d’individus qui vissent à leurs pisto-lets, détail non négligeable, des silencieux.Au cours de la présente décennie, les li-miers de Novaya Gazeta et GEcho de Moscou, des avocats tenaces, sans oublier bien sûr Natalia Estemirova, ont eu l’audace et le courage de lever le voile sur les liens qui unissent dirigeants politiques et réseaux mafieux, sur les agissements sanguinaires de fonctionnaires du ESB, l’ex-KGB.sur l’expansion de la corruption de l’Oural aux confins de la Sibérie, sur le culte de l’arbitraire qui distingue les locataires du Kremlin.Bref, ils détaillent la décomposition d’un État.Bien évidemment, leur travail agace au plus haut point les héritiers directs d’Ivan le Terrible.Et bien évidemment, ces derniers ont agi et surtout réagi.Leur recette favorite?Aiguiser le sentiment de peur afin de nourrir l’autocensure.Pour ce faire, il ne se passe pas une seule journée sans que des centaines de journalistes, d’avocats et de défenseurs des droits de la personne ne reçoivent un colis renfermant une tête de singe ou que le chien d’un tel soit égorgé.Pas une journée sans que la menace écrite ou téléphonique ne touche plus directement l’intégrité physique de tel reporter et de ses proches.En 2008, pas moins de 1450 journalistes ont été battus ou intimidés, cinq ont été assassinés, deux sont toujours portés disparus.Cela rappelé, on ne sera pas d’étonné d’apprendre que, hormis l’Irak et l’Afghanistan, où sévit la guerre, la Russie est le pays le plus dangereux où exercer le métier de reporter.Pire que le Mexique, en proie à une violence inouïe inhérente aux combats qui opposent les forces de l’ordre aux barons de la drogue.Et dire que.Et dire que sur le front de la télé, les maîtres du Kremlin ont la main haute sur toute l’information.En effet, depuis que par l’intermédiaire notamment de Gazprom, l’État dans l’État, Medvedev et Poutine ont fait main basse sur les trois réseaux qui diffusent d’un bout à l’autre du pays, le programme comme la hiérarchisation des nouvelles sont effectués par des patrons qui une fois par semaine se rendent prendre leurs ordres en la matière au.Kremlin! A titre indicatif, il faut souligner que ces trois réseaux ne font jamais de direct avec les politiciens.Pour bien mesurer la déliquescence de la Russie en matière d’information mais aussi de justice, il faut retenir ce qui suit: aucun des assassins présumés, aucun des commanditaires des meurtres d’Anna Politkovskaïa, d’Anastasia Babourova, de Stanislas Markelov et bien d’autres, n’est en prison.Aucun barbouze, on le répète, n’a été inquiété.Bref, l’impunité est totale, ou plus exactement elle est garantie.Le pire du pire?Les citoyens s’en moquent, ils s’en foutent.Ils ne réagissent pas.Ils sont indifférents ou cyniques face à cette histoire de bruit et de fureur composée par des autorités qui veulent leur faire croire que l’Ouest, l’Occident, en est encore et toujours le responsable.LE DEVOID FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND LETTRES Une discrimination! Monsieur Jean Charest, premier ministre du Québec Monsieur Régis Labeaume, maire de Québec Messieurs, Le Soleil du 22 juin annonçait votre décision de prolonger la promenade Samuel de Champlain pour les piétons seulement.Ce faisant, vous m’en interdisez l’accès, de même qu’aux milliers d’autres personnes confinées à un fauteuil roulant ou incapables de gravir un escalier.Votre choix contrevient à la Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée le 13 décembre 2006 au siège de l’ONU, à New York, qualifiée de premier grand traité du XXIe siècle.Je sais que le Canada ne l’a pas ratifiée, mais je crois que l’esprit qui la sous-tend fait partie de nos valeurs communes.Son article 1 est ainsi libellé: «Afin de permettre aux personnes handicapées de vivre de façon indépendante et de participer pleinement à tous les aspects de la vie, les Etats Parties prennent des mesures appropriées pour leur assurer, sur la base de l’égalité avec les autres, l’accès à l’environnement physique, aux transports, à l’information et à la communication, y compris aux systèmes et technologies de l'information et de la communication, et aux autres équipements et services ouverts ou fournis au public, tant dans les zones urbaines que rurales.Ces mesures, parmi lesquelles figurent l’identification et l’élimination des obstacles et barrières à l’accessibilité, s’appliquent, entre autres : 1.Aux bâtiments, à la voirie, aux transports et autres équipements intérieurs ou extérieurs, y compris les écoles, les logements, les installations médicales et les lieux de travail.» De plus, votre décision n’est pas conforme non plus à l’esprit de la loi qui exige que tout édifice public soit accessible aux personnes handicapées.Au nom des milliers de personnes qui seront privées de l’accès à un lieu public qu’elles auront contribué à financer, je vous demande de reconsidérer cette décision.Danielle Labbé Québec, 15 juillet 2009 La grande classe du Théâtre Sainte-Catherine Après l’histoire de l’Autre Saint-Jean, il y a celle du Théâtre Sainte-Catherine.Ce théâtre anglophone a envoyé un courriel unilingue anglais qui annonce les spectacles qui seront présentés dans le cadre du Zoofest.Après une demande plus que légitime de «recevoir le message en français», Jacob Brindamour, de la troupe de théâtre de Trois-Rivières Les Sages fous se fait répondre «Go fuck yourself», ceci après s’être fait traiter de sectaire.Ça devient redondant, ce sont toujours les mêmes insultes qui reviennent de toutes parts.D’autant plus que ces accusations n’ont aucune raison d’être.Est-ce que les protecteurs de la langue française ou les indépendantistes sont des sectaires?Le fait de vouloir s’épanouir en tant que Québécois en Amérique demande inévitablement une attention particulière à l’avenir de la langue française.Mais ceci est loin d’être du sectarisme ou un repli sur soi, c’est plutôt un regard attentif que nous portons à l’épanouissement de ce que nous sommes.Oui, mais le multiculturalisme tolérant, lui?Nous sommes Québécois pour ceux qui ont décidé de l’être, et ce titre se mérite.Nous devons donc répondre à toute attaque extérieure.[.] François Thériault Québec, le 17 juillet 2009 Une politique stupide Au ministre Jason Kenney, Citoyenneté et Immigration Canada Je souhaite me plaindre de la nouvelle politique de visa face aux Mexicains que vous avez prise.Le gouvernement canadien, depuis l’arrivée de votre gouvernement perd de plus en plus sa bonne réputation à l’étranger, qu’elle avait si bien su préserver.Non-respect d’accords internationaux, resserrement des critères d’admission en immigration, changement d’axe en diplomatie (guerrier), coupure dans les organismes de coopération internationale, etc.Cette décision récente d’imposer un visa aux Mexicains et aux Tchèques entachera durement la relation amicale qu’entretenaient ces pays avec le Canada.Votre gouvernement, au lieu d’investir en engageant plus de personnel pour l’immigration pour combler le manque de personnel — la raison réelle de l’augmentation des coûts —, fait payer les Mexicains, les Tchèques, l’industrie touristique et l’économie canadienne et plus spécifiquement québécoise, pour masquer son incompétence.J’ai honte aujourd’hui d’être Canadien et d’avoir un gouvernement aussi.peu tolérant et aussi peu ouvert sur le monde.A chaque jour depuis l’annonce, je reçois de mes amis mexicains des commentaires très peu élogieux sur le Canada et les Canadiens.Votre gouvernement projette de l’ombre sur tous les Canadiens et Canadiennes, même si, j’en suis persuadé, la majorité s’oppose à cette politique.Je vous prie de reconsidérer votre décision, en espérant que celled tut prise lors d’un moment de démence momentanée.Le Canada a toujours voulu être un exemple de tolérance, d’accueil, d’appui pour le monde entier.Je vous prie donc de suivre l’héritage et la tradition qu’a laissés Lester Bowles Pearson dans la diplomatie canadienne et à travers le monde.Étienne Dubois-Daignault, Mexico DF, 16 juillet 2009 LIBRE OPINION Amenez-en des belles-mères ! ANDRÉ SÉGAL Professeur retraité du département d’histoire de l’Université Ixival Certains ont ironisé à propos des interventions médiatiques des ex-premiers ministres Jacques Parizeau ou Bernard Landry, insinuant qu’ils se comportaient à l’égard de la chef du Parti québécois, Pauline Marois, comme des «belles-mères» surveillant leur bru.Ils ont démissionné; qu’ils se tiennent tranquilles! Et pourquoi donc?Ces citoyens ont une immense expérience, une grande crédibilité et un attachement incontestable au pays.Pourquoi devraient-ils se taire?Encore s’il s’agissait de simple cuisine gouvernementale, on comprendrait qu’ils restent discrets.Mais leurs interventions ne visent pas le gouvernement de la province, elles visent l’avenir de l’État.Le public a certçs tendance à confondre le gouvernement et l’État.Et certains ont intérêt à entretenir cette cpnfusion.Le gouvernement, c’est l’équipage, l’État c’est le bateau.Quel que soit l’équipage, les Québécois sont dans le même bateau.Les problèmes de gouvernement se posent à court terme, quatre ans, huit ans, peut-être douze.On peut apprécier l’équipage ou non.On peut régulièrement en çhanger.Les problèmes de l’État, eux, sont structurels, constitutionnels.Changer de constitution, changer l’État, c’est une révolution.Dans les pays de tradition démocratique, cette révolution est pacifique.Elle n’en passe pas moins par une crise.En effet, elle provoque un débat, elle suscite l’inquiétude et elle soulève l’espérance.Nous sommes plongés dans la crise constitutionnelle depuis 1981.Élle est née d’une décision unilatérale du Canada, imposant au Québec une Constitution qu’il refuse.Quand on n’a pas peur des mots, on dit qu’un peuple qui vit sous la loi d’un autre est colonisé.MM.Mulroney et Bou-rassa ont tenté de réparer les pots cassés.Sans succès.Alors, le gouvernement libéral du Québec a clairement identifié l’état de crise.Des libéraux, dont les jeunes entraînés par Mario Dumont, ont proposé des solutions auxquelles Bourassa a feint de souscrire.Car, plutôt que d’affronter la situation, il l’a camouflée.Le référendum de 1995 n’a rien réglé.Les gouvernements de Lucien Bouchard et de Jean Charest non plus.Et les gouvernements fédéraux successifs ont refusé obstinément toute ouverture constitutionnelle.Expérience et charisme Nous restons donc en pleine crise, même si les forces fédérales et les médias dominants l’occultent.Et ce n’est pas un problème de gouvernement.Les partis de gouvernement sont assez occupés à gérer les services de l’État, à contrer la récession économique et à résoudre leurs conflits internes.La solution de la crise constitutionnelle viendra d’une mobilisation nationale.Il faut dissocier les ambitions politiciennes et le salut de l’État.Ce sont justement les hommes et les femmes qui n’ont plus d’ambitions personnelles mais qui ont l’expérience, le charisme, l’écoute médiatique et l’attachement au pays qui peuvent mobiliser le peuple.C’est pourquoi nous avons besoin de toutes les «belles-mères» qui veulent bien parler.Les Louis Bernard, les Parizeau, les Landry, les Louise Harel et les Lise Payette, les Facal, les Legault, les Boisclair et tant d’autres, y compris, s’il y croit encore, Lucien Bouchard.Et dans la région névralgique de la capitale nationale, nous avons besoin et de Jean-Paul Pallier, et de Jean Garon.État du Québec On dira que toutes ces personnalités ont des points de vue différents et qu’elles ne pourraient s’entendre.On ne leur demande pas de s’entendre, ni de former un gouvernement ou un parti, mais d’exprimer haut et fort leurs motivations différentes qui convergent vers l’objectif commun et de convaincre ceux qui leur font confiance, de souffler sur les braises.Comme il y a dans la province de Québec des alternances gouvernementales, il y en aura dans l’État du Québec autonome, souverain ou indépendant.Tantôt le centre droit, tantôt le centre gauche prédominera et il se trouvera des ci- toyens favorables et des citoyens hostiles au gouvernement.Mais l’État, lui, émanera de la volonté des citoyens et les représentera.De cet État on connaît au moins cinq principes sur lesquelles le consensus est évident.Il est démocratique; il est républicain; les citoyens, femmes et hommes, sont tous égaux; le français est la langue commune; il est accueillant à toute immigration dans le respect des quatre premiers principes.Besoin des vétérans la confusion entre le gouvernement et l’État a nui fortement jusqu’ici à l’émancipation du Québec.Les uns seraient bien favorables à la souveraineté, mais pas avec un gouvernement Parizeau: les autres aussi, mais pas avec un gouvernement Marois; enfin la plupart le seraient si René Lévesque ressuscitait; d’autres l’auraient même été, avec un gouvernement Bourassa.D’ailleurs nous avons failli un court moment dépasser les clivages partisans quand Parizeau a tendu la main à Bourassa et que ce dernier s’est défilé.C’est pourquoi, seule peut nous sortir du déclin tranquille une grande mobilisation extérieure aux gouvernements et aux partis.C’est pourquoi nous avons besoin de tous les vétérans, non pour gouverner la province, mais pour animer le débat, briser le silence médiatique et réveiller le Québec assoupi dans la soumission.:nuMKi * i.- : I H I) K V (I I li .I.ü I.I! X I) I ¦> 0 .1 r I I.I.K T ¦> tl 0 !l A 7 IDEES économistes et ingénieurs OLEG POPOV REUTERS La circulation de l’eau, assimilable au sang de la Terre, soutient la biodiversité et est au cœur de la vitalité des écosystèmes, auxquels elle est imbriquée de manière complexe.Exporter de l’eau en vrac Un rêve pour FRÉDÉRIC JULIEN Doctorant en science politique et membre du Laboratoire d’études et de recherches en sciences sociales sur l’eau (LERSS-eau) à l’Université d’Ottawa Institut économique de Montréal (IEDM,) et au premier chef F.Pierre Gingras, proposent d’exporter en vrac de l’eau québécoise sur une base commerciale (Le Devoir, 16 juillet 2009).L’idée n’est pas nouvelle, mais M.Gingras insiste pour que l’on considère la variante qu’il expose «avec objectivité et ouverture d’esprit».Soit.Le projet complexe Eau du Nord consisterait à proposer aux Etats-Unis d’augmenter leurs ponctions dans les Grands Lacs, moyennant rétribution, et à compenser la baisse de débit que subirait alors le Saint-Laurent par la dérivation partielle de cours d’eau nordiques via la rivière des Outaouais.Selon M.Gingras, avant même d’engranger les profits de la vente de leur «part» de l’eau des Grands Lacs, les Québécois pourraient rentabiliser le projet par la hausse de la production hydroélectrique sur la rivière des Outaouais et éviter tout gâchis écologique en limitant les dérivations aux supposés «surplus d’eau» du Nord.A priori plus modeste et réaliste que ses pharaoniques prédécesseurs, cç nouveau projet d’exportation d’eau vers les Etats-Unis n’en repose pas moins sur la même logique économique et écologique douteuse.Le doute En effet, bien que certains aux Etats-Unis crient à la pénurie depuis les années 1960, il n’y a pas là-bas de marchés sérieux pour l’eau du Québec.Dans l’ensemble, nos voisins du Sud sont tout à fait capables d’alimenter leur économie avec leurs propres ressources, renouvelables et comparables à celles du Canada.En fait, après avoir atteint un somiqet autour de 1980, les prélèvements d’eau aux Etats-Unis ont depuis diminué et semblent vouloir se stabiliser.S’ils ne s’effectuent toujours pas à un rythme durable, ils ne justifient pas pour autant l’importation massive d’une eau plus coûteuse que la poursuite des programmes d’augmentation de l’offre domestique (recyclage, dessalement dont le prix chute) et de contrôle, de la demande.Quand on sait qu’aux Etats-Unis on utilise deux ou trois fois plus d’eau par personne qu’en Europe pour un niveau de vie semblable, qn comprend le potentiel de tels programmes! A partir du moment où il n’y a pas d’acheteurs sérieux pour l’eau québécoise, mieux vaut choisir nos projets hydroélectriques en fonction de leurs mérites propres ou investir autrement nos milliards.majorité des Québécois et des Canadiens considèrent l’eau comme la ressource naturelle la plus importante du pays, loin devant le pétrole et le gaz naturel.Comment expliquer cela par rapport à la place unique qu’occupent le pétrole et le gaz dans notre économie?Dans le même sens, tandis que le Canada est le principal fournisseur de pétrole et de gaz des Etats-Unis, à la fin de 2004 un sondage EKOS rapportait que près de 66 % des Canadiens s’oppo- saient à ajouter l’eau à ce commerce.Au surplus, les Canadiens classent l’interdiction de l’exportation d’eau en vrac comme la deuxième priorité gouvernementale à privilégier en matière de gestion de l’eau (voir le numéro courant A Options politiques).En définitive, malgré son nouvel habillage façon IEDM, la vieille idée de faire des Québécois des «Arabes de l’eau» demeure un rêve pour économistes et ingénieurs.Lutte contre l’obésité L’importance d’investir dans la prévention SUZIE PELLERIN Directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids u cours des derniers jours, deux annonces importantes ont marqué les activités du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec concer- ____ nant la problématique du surpoids.D’une part, le lancement d’un cadre de référence visant à soutenir les établissements du réseau de la santé et des services sociaux dans l’adoption d'une politique alimentaire pour éliminer la malbouffe de leurs menus et proposer des choix santé à leurs différentes clientèles.Une initiative inspirante dont la Coalition Poids se réjouit.D’autre part, un investissement majeur de 29 millions pour le traitement de l’obésité morbide, qui a pour objectif d’effectuer de plus en plus de chirurgies bariatriques au cours des prochaines années.Or, ces deux annonces consécutives ne sont pas anodines: elles dénotent le véritable dilemme des décideurs en matière de lutte contre l’obésité et de promotion des saines habitudes de vie.Ce dilemme consiste à trouver le juste équilibre dans l’allocation des ressources entre le soutien à apporter aux personnes obèses et les investissements nécessaires dans la prévention de l’obésité.Solution ultime Evidemment, nul ne saurait s’opposer à ce qu’on améliore la qualité de vie des personnes souffrant d’obésité morbide.La chirurgie bariatrique est une solution qui peut s’avérer nécessaire dans certains cas, mais il s’agit d’une solution ultime et coûteuse qui ne saurait être vue comme une intervention porteuse, dans le sens des saines habitudes de vie.L’épidémie d’obésité que nous connaissons actuellement entraîne la prolifération de maladies chroniques graves, dont le traitement entraîne des coûts considérables pour la santé qui amputeront bieptôt une part importante du financement de l’État consacré aux autres secteurs.Dans le cadre de référence contenant les orientations en matière d’alimentation pour les établissements de santé, on peut d’ailleurs y lire que «au Canada, me réduction de la consommation de sel de 4,6grammes \ .\au sein de la population réduirait la prévalence de l’hypertension de 30 % et de près de 60 % les coûts associés au traitement.Cela représenterait des économies se chiffrant à 430 millions par année en médicaments, en consultations médicales et en tests de laboratoire» (ministère de la Santé et des Services sociaux, Miser sur une saine alimentation: une question de qualité, 2009).Eau : un équilibre à rétablir Vision archaïque Quant à la notion de «surplus d’eau» au Québec, il s’agit là d’une conception anthropocentrique de la nature aujourd’hui dépassée.Il est faux de dire que les eaux douces des rivières qui échappent aux humains «se perdent dans l’eau salée».Cette vision archaïque qui réduit une rivière sauvage au rang de ressource gaspillée fait l’impasse sur les usages qu’en font les autres espèces.La circulation de l’eau, assimilable au sang de la Terre, soutient la biodiversité et est au cœur de la vitalité des écosystèmes, auxquels elle est imbriquée de manière complexe.C’est ce qu’ont découvert les pêcheurs égyptiens après avoir érigé le barrage d’Assouan qui, en retenant trop de nutriments, a causé une forte baisse des prises dans le delta du Nil, loin en aval.Ceci ne veut pas dire que toute altération humaine d’un cours d’eau est condamnable, loin de là! Seulement, ces altérations ne sont pas sans conséquence et doivent donc être justifiées autrement que par le seul appât du gain, nécessairement sans fin.Il est aberrant de lire que M.Gingras se désole du fait que nos politiques gouvernementales «se concentrent sur une restriction de l’usage de l’eau»\ Au-delà de l’économie et de l’écologie D’ailleurs, il est frappant de constater à quel point la réflexion de M.Gingras (et de l’IEDM) se limite à des considérations financières et techniques.Comme si la décision d’exporter de l’eau se réduisait à une analyse comptable! Que penser des conséquences légales du fait d’enclencher le commerce international de l’eau?Le Canada a pourtant conclu un accord de libre-échange avec les États-Unis en vertu duquel une fois ouverte la boîte de Pandore de l’exportation d’eau en vrac, il pourrait s’avérer ardu de limiter l’accès au «produit».Ce problème potentiel de souveraineté a d’ailleurs pesé lourd dans l’élaboration de la récente stratégie anti-exportation du gouvernement canadien.Plus fondamentalement, on peut se demander si encourager la marchandisation d’un nouveau pan de notre patrimoine collectif est une bonne chose.De plus en plus de décisions autrefois prises en société sont aujourd'hui abandonnées aux mécanismes du marché.Est-ce le sort que l’on souhaite également pour l’eau?La question mérite à tout le moins d’être posée au vu de l’importance de l’eau pour l’identité tant québécoise que canadienne.Ainsi, un récent sondage Nanos révélait que la Valeur de l’eau En effet, la plupart des études qui se penchent sur l’impact du réchauffement planétaire prédisent que les précipitations de pluie et de neige vont probablement s’accroître dans le nord du continent, alors qu’elles vont diminuer dans le sud.L’eau du Nord, pour reprendre le titre du projet de M.Gingras, va donc devenir relativement de plus en plus abondante et prendre de la valeur.Pendant ce temps, les populations du sud — et pas seulement nos voisins américains, qui ont les moyens de développer des solutions de remplacement, mais aussi des populations très pauvres et vulnérables du Tiers Monde — vont être de plus en plus touchées par le «stress hydrique», pour reprendre le jargon courant C’est-à-dire que la demande pour l’eau dépassera les ressources disponibles.Allons-nous simplement nous croiser les bras, nous asseoir sur nos gigantesques ressources et dire aux habitants du reste du monde de se débrouiller avec ce qu’ils ont?Et ce faisant, laisser passer une gigantesque occasion de profiter de cette ressource naturelle dont nous sommes si bien pourvus?Est-ce la solidarité planétaire qu’on veut mettre de l’avant?Les pluies abondantes des dernières semaines, Rétablir l’équilibre Qu’on le veuille ou non, l’être humain fait partie de la nature.La demande des humains pour l’eau va surtout augmenter dans le sud.Les changements climatiques — qu’ils soient ou non principalement une conséquence de l’activité humaine—vont quant à eux probablement diminuer la quantité d’eau disponible au sud et l’accroître dans le nord.Ces surplus d’eau vont simplement se jeter dans la baie James et en fin de compte dans la mer, alors qu’on craint justement une hausse du niveau des mers.Pourquoi ne pas chercher des façons de profiter de cette situation en rétablissant au moins partiellement l’équilibre?On pourrait soutenir que c'est la position la plus écologique à adopter, bien plus que celle qui propose de ne rien faire.Il existe de nombreuses façons de tirer profit des ressources hydriques abondantes du Nord, celle mise de l’avant par l’IEDM et l’ingénieur F.Pierre Gingras étant une parmi bien d'autres.L’important est d’ouvrir le débat et d’au moins considérer la possibilité de faire les études pertinentes.Le bien-être et la prospérité futurs des Québécois — mais aussi de nombreuses autres populations — pourraient bien dépendre de ce que nous déciderons de faire à cet égard.Virage santé L’expérience a maintes fois démontré que le succès de l’implantation d’une politique alimentaire demande de la planification et de la gestion du changement (qu’on pense seulement à l’implantation de la nouvelle politique alimentaire dans les écoles).Voilà le volet qui manque cruellement à la politique rendue publique la semaine dernière.La Coalition Poids ne peut qu’être préoccupée par le fait que les établissements de santé ne disposent d’aucune ressource supplémentaire pour prendre en charge de telles responsabilités (adoption d’une politique alimentaire adaptée aux réalités locales et aux besoins des clientèles, formation du personnel en conséquence).Pour offrir des repas et des collations de qualité et de haute valeur nufritive, favoriser leur accessibilité physique et économique et assurer le développement des compétences du personnel, les établissements auront besoin de l’appui financier du ministère.Saines habitudes de vie Cet appui n’est pas qu’une simple dépense supplémentaire: il s’agit d’un investissement majeur au sein d’un réseau qui sert plus de 89 millions de repas par année et qui emploie près de 10 % de la main-d’œuvre québécoise.L’adoption de saines habitudes de vie est d’ailleurs à même de répondre à l’une de nos grandes préoccupations de société, soit la contention des coûts du système de santé.Le soutien financier aux établissements ne représente qu’une fraction infinitésimale des coûts associés à la mauvaise alimentation, et nous ne pouvons qu’encourager le gouvernement à offrir ce soutien sans tarder.mm, •ma JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’épidémie d’obésité entraîne la prolifération de maladies chroniques graves, dont le traitement entraîne des coûts considérables pour la santé.L KAZIMIR OLECHNOWICZ Président-directeur général de CIMA+ e débat sur l'exportation de l’eau soulevé la semaine dernière par l’Institut économique de Montréal (IEDM) devrait intéresser quiconque est préoccupé par l’avenir économique du Québec.En effet, que l’on soit ou non d’accord avec le projet spécifique de l’Eau du Nord proposé par l’ingénieur F.Pierre Gingras, la prochaine grande richesse à exploiter au Québec sera l’eau.Pas simplement l’eau en tant que force hydraulique permettant de produire de l’énergie, comme on s’en sert depuis plusieurs décennies, mais bien l’eau en tant que substance à consommer et à utiliser.On a beau vouloir se fermer les yeux et prétendre que l’eau est un patrimoine sacré auquel il ne faut pas toucher, les pressions vont aller en augmentant et ce débat aura inévitablement lieu.Que préfère-t-on?Subir les effets écologiques, economiques et humains d’une baisse qui ont gâché les vacances de bien des gens, ne devraient pas nous faire oublier que le problème nous touche aussi.Le niveau des Grands Lacs par exemple baisse depuis plusieurs années sans qu’on sache trop pourquoi.Et les changements climatiques risquent d’aggraver cette situation, ce qui aura inévitablement des répercussions sur le Saint-Laurent.Que préfère-t-on?Subir les effets écologiques, économiques et humains d’une baisse des débits chez nous, ou bien utiliser les surplus d’eau qui vont s’accumuler au nord — avec, bien sûr, toutes les précautions nécessaires pour limiter l’impact sur l’environnement —pour compenser cette baisse?Certaines personnes préoccupées par l’environnement souhaitent garder le sujet tabou par peur de briser un équilibre naturel qui serait inhérent à la situation qui prévaut aujourd’hui.Elles devraient comprendre qu’au contraire il ne s’agit pas de briser un équilibre, mais de contribuer à le refaire.des débits chez nous, ou bien utiliser les surplus d’eau qui vont s’accumuler au nord pour compenser?L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : (iérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Stéphane' RaillaiKeon (général), Clairnndréo Cauchy ((’duration), Jeanne Corn veau (af/dircs municipales), Fabien Degliae (consommation), Jean Dion (sports), 1 otite-Gilles b'ranca'ur (environnement), Pauline Gravel (sciences).Brian Myles (justice et faits de société), I ouise-Maude Rioux Souey (santé), Alexandre Shields (général), Hiilippe Papineau (pupitre) ; information itoliliqiie Miehel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Aire Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisae (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque (reporter) ; information culturelle : Miehel Bélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Catichon 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I.K l> K V 0 I li , L K I, 1! N I) I 2 0 .1 1! I L L K T 2 0 0 !) ACTUALITES REUTERS 1m navette Endeavour photographiée lors de ses manœuvres pour s’arrimer à la Station spatiale.ASTRONAUTES SUITE DE LA PAGE 1 Nous nous sommes servis de deux bras canadiens, c’est une grande fierté», a raconté Mme Payette.L’équipage a aussi dû régler un problème urgent: une des deux toilettes ne fonctionne plus depuis dimanche matin et deux astronautes ont commencé à remplacer des pièces défectueuses.La Nasa espère régler rapidement ce problème jugé pour le moment sans conséquence.Mais si c’est désagréable sur Terre, imaginez dans un habitacle hébergeant 13 personnes en orbite à 400 km de la planète.Robert Thrisk tient à rassurer la Terre sur le sort de l’équipage: tout devrait être réparé aujourd’hui.«Ils avaient les pièces de rechange en réserve», a indiqué à l’AFP Kylie Clem, une porte-parole du Centre spatial Johnson, à Houston.Les toilettes principales sont reliées au système de recyclage de l’eau de la station.En revanche, la Nasa limite l’utilisation des toilettes de la navette, car il n’est pas possible d’en rejeter les eaux usées à l’extérieur de crainte de contaminer la nouvelle plate-forme réservée aux expériences scientifiques.Cette plate-forme a été installée samedi devant le laboratoire spatial Kibo lors d’une des cinq sorties dans l’espace prévues.Elle servira à des expériences qui doivent être effectuées dans le vide spatial.Une station méconnaissable Julie Payette a visité la station à ses débuts, en 1999.Son premier et seul autre vol.L’habitacle a connu depuis une évolution «incomparable».De laboratoire inhabité et en construction, c’est devenu une «véritable maison», souligne-t-elle.«A l'approche [de la navette Endeavour], c’était vraiment impressionnant.C’est maintenant grand comme deux terrains de football!» «Si vous aimez le camping, vous EN BREF Décès de l’écrivain Frank McCourt New York — L’écrivain américano-irlandais Frank McCourt, auteur du livre Angela's Ashes, récit de son enfance miséreuse dans l’Irlande des années 30 qui lui valut le Prix Pulitzer, est décédé à New York à l’âge de 78 ans, a annoncé hier le quotidien New York Times.Selon le quotidien, l’écrivain est décédé d’un mélanome métastatique.Ancien enseignant, McCourt était devenu, un phénomène littéraire aux Etats-Unis avec son premier ouvrage, Angela’s Ashes {Us Cendres d’Angela), écrit à l’âge de 66 ans.Il y racontait, avec drôlerie et verve, son enfance miséreuse, marquée par la malnutrition et les rats, dans la ville irlandaise de Limerick, entre un père alcoolique qui finira par abandonner sa famille et une mère contrain- aimeriez séjourner ici», soutient Robert Thirsk, arrivé à la station il y a un mois à bord de la fusée russe Soyouz.Il est le premier Canadien à séjourner six mois dans l’espace.«C’est rustique, tu n’as pas vraiment d’intimité, mais ça va: c’est quand même aussi grand qu’un avion 747.» Une question toute relative: en sortant de l’espace restreint de la fusée Endevour, «grand comme me salle de bain normale», Julie Payette a trouvé la station plutôt grande.«J’ai même mon coin à moi dans le module japonais», se réjouit l’astronaute alors que ses cheveux lui font une crinière dont le secret tient certainement à l’apesanteur.Aujourd’hui, l’équipe — plus nombreuse que jamais — fêtera le 40e anniversaire de la conquête lunaire.«On va faire un souper communautaire, même si ce n’est pas facile de réunir 13 personnes dans un des petits modules», confirme celle qui a été inspirée par les missions Apollo.Trop jeune pour se souvenir de ce mythique premier pas, elle a suivi avec passion les missions subséquentes.Son acolyte Bob Thirsk avait huit ans à l’époque.«J’ai vu Armstrong et Buzz [Aldrin] et j’ai décidé que je deviendrais astronaute.» «En quarante ans, nous avons progressé de manière spectaculaire», ajoute-t-il en faisant référence au véritable «laboratoire de l’espace» qui l’entoure pendant que sa collègue fait une pirouette pour le bénéfice de l’auditoire terrestre.«Bon travail, Julie et Bob!», a conclu un standardiste spatial avant de mettre un terme à la vidéoconférence d’une dizaine de minutes.En conclusion, Julie Payette a rappelé que «Vancouver, Calgary, Toronto,^ Montréal, Québec, la Nouvelle-Ecosse.Vu de l’espace, nous avons un extraordinaire pays».Elle a survolé le Canada de nuit samedi soir.L’astronaute québécoise reviendra à la maison le 31 juillet te de mendier pour nourrir avec difficulté ses enfants.Ce livre, Prix Pulitzer 1997, a été vendu à cinq millions d’exem-plaires aux États-Unis et traduit en 24 langues.Un film, réalisé en 1999 par Alan Parker, en a été tiré.McCourt, qui fut enseignant pendant plus de 20 ans, est né en 1930 à Brooklyn, un quartier de New York, dans une famille nombreuse irlandaise catholique.Privés de travail par la Grande Dépression, ses parents retournent en Irlande en 1934, mais leur situation empire.Il revient à 19 ans à New-York, où il fera divers petits métiers, avant de devenir enseignant en 1959.Son second ouvrage Tis (C'est comment l’Amérique?), paru en 1999, reprenait le récit de son parcours là où le premier l’avait laissé.En 2005, il publiait Teacher Man sur son expérience en tant qu’enseignant dans le système scolaire new-yorkais.-AFP SAMMY SUITE DE LA PAGE 1 sombre hypnotique idéal pour capter l’attention de son auditoire, que ce soit en Thaïlande, au Qatar, à Dubaï ou même au Théâtre Saint-Denis à Montréal.Sugar Sammy y était vendredi et samedi dernier, dans un des nombreux Galas présentés dans le cadre du Festival Juste pour rire.«Pour le moment, ma carrière s’est beaucoup développée dans les autres langues, faute de temps.Mais je voulais voir comment mon humour passe en français», reconnaît humblement celui qui vient tout juste d’entrer dans le Top 10 des meilleurs comédiens de la mondialisation (Global Comedian) du Hollywood Reporter, un magazine influent dans l’univers industriel du divertissement.Contre le repli identitaire Faire rire dans la langue de Molière, Sugar Sammy connaît bien ça, pour avoir éprouvé la chose en 2007.C’était au cœur du même Festival, à l’occasion du Show Rai-sonnable, assemblage de sketchs et d’artistes québécois à l’identitaire composite, KANDINSKY SUITE DE LA PAGE 1 Ces hommes à cheval, on les retrouvera régulièrement dans l’œuvre de Kandinsky.Le peintre les a d’ailleurs rencontrés à Vologda, où vit la tribu nomade des Komis.C’est à Munich, où il part étudier, que Kandinsky va progressivement se libérer de l’objet.Pour lui, la peinture a plus à voir avec la musique qu’avec la représentation.Difficile de distinguer le moment véritable de la rupture.Il s’agit plutôt d’une lente évolution, dont la rétrospective du Centre Pompidou nous permet de suivre tous les méandres grâce à des toiles d’une qualité exceptionnelle.Selon le commissaire Christian Derouet, Kandinsky ne cherche pas tant à fonder l’abstraction qu’à se libérer de la ressemblance, du sujet et de la figuration.«Lui, il privilégie au contraire le paysage, dit-il.Puis il privilégie le mouvement.» Ainsi, le peintre décolle son sujet des bords de la toile, comme pour le libérer du cadre.Il donne aussi une direction au tableau, comme si celui-ci allait s’envoler.La richesse des chefs-d’œuvre présentés par le Centre Pompidou permet d’assister en direct à l’accouchement progressif de ce que les experts considèrent comme la première toile abstraite du peintre, Peinture avec un cercle.Cette toile n’est cependant que la partie d’un tout qui se perd au milieu d’une période très intense de travail marquée par la série des Improvisations et des Impressions, où l’on sent clairement que Kandinsky cherche un nouveau langage.Un parcours européen Réalisée à partir des trois principaux fonds Kandinsky, qui se trouvent au Centre Pompidou de Paris, à la Stâd-tische Galerie im Lenbach-haus de Munich et au Guggenheim Museum de New York, la rétrospective met aussi l’accent sur les errements successifs auxquels sera acculé le peintre.Lors de l’éclatement de la Première Guerre mondiale, ce citoyen russe est forcé de rentrer chez lui.Ce retour est mal vécu par Kandinsky, qui ne peint pratiquement pas pendant un an.Il tente ensuite de participer aux remises en question qui sui- tout comme lui, réunis sur une petite scène pour rire des différences et des tensions du moment.Souvenir: à l’époque, le village d’Hérouxville avait sur le Québec une influence démesurée.Sur les planches, le comique a fait sensation, en imposant son envergure mais aussi un style cinglant autour d’une question sensible pour lui: le séparatisme.«Il y a deux sortes de Québécois.Il y aies Québécois éduqués, cultivés, bien élevés.Et il y a ceux qui ont voté oui», avait-il lancé, engendrant des «houhou» de circonstance.La ligne est acerbe.Elle est aussi en parfaite harmonie avec le personnage, qui a exploré ses talents d’animateur de foule à l’école primaire lona, à l’école secondaire Van Horn (aujourd’hui Lavoie) — «la plus multiethnique de la province», dit-il — ou encore au Collègue anglophone Marianopolis.C’est là qu’il vit quotidiennement le Montréal aux mille et un visages, qu’il apprend à ne pas avoir peur de l’autre mais aussi qu’il découvre l’idée que le repli sur soi ne peut pas être un gage de réussite au temps de la mondialisation, estime l’humoriste.vent la révolution russe, en s’occupant notamment de l’enseignement de l’art.Ses toiles font place pour la première fois à des tons plus sombres.Il faut dire que Kandinsky ne se sent pas chez lui en URSS.Les avant-gardes russes ne le trouvent pas assez radical.Ils n’apprécient guère son lyrisme «bourgeois» et ses symphonies de couleurs, qui rompent avec le constructivisme à la mode.Kandinsky doit à nouveau s’exiler.Commence alors la période durant laquelle il enseigne à l’école du Bauhaus, à Weimar, en Allemagne.On voit peu à peu apparaître les formes géométriques qu’il avait longtemps rejetées et auxquelles de grandes «Ça a été une expérience de vie unique, dit-il.Aujourd’hui, je sais qu’il ne faut pas chercher à nier la mondialisation ou à en avoir peur.Il faut l’accepter, être ouvert à toutes les cultures et les absorber.Cela nous donne des avantages sur le plan personnel, mais aussi dans plein d’autres domaines: la culture, les affaires, la politique.» En tête de parade Optimiste de nature, il pense d’ailleurs que les générations montantes au Québec devraient de plus en plus porter ce message d’ouverture à l’avenir, en raison, entre autres, de leur rapport changeant au monde et aux médias.«Je suis fasciné.Les jeunes aujourd’hui consomment de la culture qui vient de partout, mais n’en demeurent pas moins ancrés dans la réalité du Québec, dit-il.Le Québec, en étant au confluent de plusieurs influences culturelles, de plusieurs langues, a quelque chose d’unique, et si on s’en sert bien, on va pouvoir facilement se placer en tête de parade.» Cette tête, Sugar Sammy, élu «humoriste le plus drôle» trois années de suite par les lecteurs de l’hebdo montréalais Mirror, ne devrait d’ailleurs constellations donnent le ton d’une recherche spirituelle.Cette fois, c’est la montée du nazisme qui chassera Kandinsky, l’obligeant à se réfugier à Paris.Signe de ces temps difficiles pour la liberté de penser, le peintre s’attire tout à la fois les foudres de l’Allemagne nazie, qui qualifie son œuvre d’«art dégénéré», et de l’URSS, où l’on décroche ses toiles des musées.Réfugié en France, Kandinsky va progressivement laisser s’exprimer en lui une nouvelle sérénité.Ses toiles adoptent des couleurs plus tendres, dans lesquelles évoluent d’étranges figures qui semblent vues sous l'œil d’un microscope.Rien n’a été oublié dans cette pas tarder, personnellement et artistiquement, à l’atteindre, au rythme de ses nombreux voyages et animations de spectacles de plus en plus importants.Hier soir, par exemple, il était à Toronto pour y animer le Hinglish Show, un spectacle d’humour 100 % en hindi capté également pour télédiffusion en Inde, où il doit se produire dans des salles de 2000 places en septembre prochain.«Je n’ai pas de plan de carrière spécifique, résume l’artiste.Je ne cours pas après les tapis rouges, les prix et le succès.Je fais les choses morceau par morceau, en m’amusant, c’est tout.Quand on essaye de faire des plans, Dieu, généralement, rigole de nous.» Peut-être.Et pour conjurer ce sort, Sugar Sammy cherche désormais à rire du monde, de lui et de son époque, qu’il vit de l’intérieur avec un regard forcément dans la marge, et ce, dans le plus de langues possible.«Dans quelques semaines, je vais avoir un mois de congé.J’ai acheté des CD-Rom pour apprendre l’espagnol et l’arabe.J’aimerais bien faire rire dans ces deux langues aussi.» rétrospective impressionnante qui offre notamment au visiteur une étonnante collection de dessins que Kandinsky a réalisés en Russie d’octobre 1917 à juin 1919.Ces dessins ont été redécouverts en 1981, lorsque Nina Kandinsky a légué sa collection au Centre Pompidou.Une salle entière est aussi consacrée aux nombreuses illustrations de livres qu’a réalisées le peintre.On sort du Centre Pompidou avec une meilleure idée de l’importance du père de l’abstraction, mais aussi des grands débats qui ont déchiré l’Europe pendant la première moitié du XX' siècle.Correspondant du Devoir à Baris Le Devoir Avec l’AFP Le Devoir 1K SOURCE ADAGR PARIS 2009 Der Blaue Berg (La Montagne bleue), 1908-1909, don de la Solomon R.Guggenheim Founding Collection au Solomon R.Guggenheim Museum de New York.’€¦*#» T** i r V * 0 * * ?\ % vv- * > -m,; %.¦ ¦ .LE DEVOIR www.ledevoir.com Ixs bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Ul Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et 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