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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-07-16, Collections de BAnQ.

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CANCER : IL FAUDRAIT INVESTIR UN MILLIARD EN PATHOLOGIE Page A 3 -?www.ledevoir.co ni ?LE DEVOIR V o L .C N ” 1 5 7 ?LE JEUDI 16 JUILLET 2 O 09 1 , 1 0 $ + T A X E S = 1,2 5 $ Affaire Villanueva La famille obtient les moyens réclamés L’enquête du coroner reprendra à l’automne BRIAN MYLES enquête du coroner sur la mort du jeune Fre-' dy Villanueva reprendra finalement à l’automne, a appris Le Devoir.Une entente a été conclue sur la question des frais d’avocats à la suite d’âpres négociations avec le Bureau du coroner.«C’est réglé.Lorsqu’on parle avec des gens de bonne foi, on trouve des solutions», a confirmé hier Alain Arsenault, un des avocats qui représentent les Villanueva et les jeunes qui ont été blessés lors de l’intervention policière du 9 août 2008.«L’objectif c’est de faire une enquête complète et transparente, et il y a tout lieu de croire que ça va être le cas», a-t-il ajouté.Cette entente de la dernière heure, négociée avec un procureur du Bureau du coroner, Christian Hacquin, permettra aux avocats de toucher un tarif supérieur aux taux gouvernementaux de 50 $, 70 $ ou 100 $ de l’heure, inchangés depuis une vingtaine d’années, selon une formule tenant compte de l’expérience des uns et des autres.En somme, le clan Villanueva obtient ce qu’il voulait, soit des moyens similaires ou équivalents à ceux des policiers pour procéder à l’enquête.«Si les familles me demandent si ça vaut la peine, je n’ai aucune inquiétude à répondre oui.Même si ce n’est pas parfait, on va être capable de mettre tout sur la table, et c'est ça l’important», affirme M' Arsenault Tout indique par ailleurs que les questions chères au clan Villanueva, soit le profilage racial et la surreprésentation des Noirs dans l’appareil judiciaire, seront également abordées au cours Lilian, la mère de Freddy Villanueva Les questions chères à la famille, comme le profilage racial, seront aussi abordées VOIR PAGE A 8: VILLANUEVA REUTERS Le SCRS a violé les droits PS W d’Omar Khadr iââssiïBS! Portrait d’Omar Kahdr à Guantanamo réalisé par Janet Hamlin en janvier dernier.ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) est blâmé pour ses agissements lors des interrogatoires d’Omar Khadr, en 2003.L’enquête d’un comité de surveillance conclut que les agents n’ont pas respecté les droits fondamentaux d’Omar Khadr et n’ont pas tenu compte des mauvais traitements qu’il a subis aux mains des autorités américaines.Le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) a le mandat d’enquêter sur les agissements du SCRS.Le CSARS a lancé son enquête en juillet 2008, après la diffusion d’images troublantes montrant des agents du SCRS qui interrogent un jeune Omar Khadr déboussolé à la prison de Guantanamo, en 2003.Le rapport, rendu public hier, a été remis au ministre de la Sécurité publique, Peter Van Loan.Le document distribue deux blâmes.D’abord, le CSARS affirme qu'en février 2003, au moment où les agents du SCRS se rendent à Guantanamo pour interroger Omar Khadr, il est de notoriété publique que les détenus de cette prison sont victimes de torture.Pourtant^ le SCRS ne fait rien.«A la lumière des allégations publiques de mauvais traitements infligés aux détenus, le CSARS estime que le SCRS n’a pas tenu compte pleinement de.ceux que Khadr pouvait avoir subis de la part des autorités américaines», peut-on lire dans le rapport, rédigé par le président du CSARS, Gary Fdmon.VOIR PAGE A 8: KHADR «Avant son entrevue avec le Service, Khadr n’avait obtenu aucun conseil ni assistance d’un adulte soucieux de son intérêt supérieur» AGENCE FRANCE-PRESSE CAP CANAVERAL La sixième fois était la bonne Endeavour emporte Julie Payette et six autres astronautes vers la Station spatiale internationale ¦ À lire en page A 3 RUSSIE L’assassinat d’une militante des droits humains provoque l’indignation ¦ À lire en page A 5 INDEX o M .1 m Q-) SSSSSSSSSSSS u- Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Éditorial.A fi Idées.A 7 Météo.A4 Monde.A 5 Mois croisés.B 6 Sports.B 6 Sudoku.B 6 Télévision.B 7 e « Bienvenue dans Funivers magique de Florent Veilleux FABIEN DEGLISE 1 faut toujours aller au-delà des idées reçues.Papineau la grise, Papineau la laide, cette rue montréalaise glauque et sans intérêt, a finalement un trésor caché: une drôle de porte, située au nord de Saint-Zotique, qui conduit tout droit dans un univers magique.Un monde en totale rupture avec l’environnement urbain des alentours.L’antre n’est pas ouvert au public.Dommage.Il dissimule toutefois une série de machines infernales, des assemblages étranges d’objets hétéroclites, tournants, coulissants, clignotants, toupinants sur lesquels prennent souvent place de petits personnages en plastique sortant tout droit du monde de Tenfance.Bizarre, vous avez dit bizarre! Debout devant un de ces ensembles animés — Dépression nerveuse en formation, c’est son titre —, bercé par une mélodie électronique lointaine mais répétitive, Florent Veilleux sourit.«Tout ce bruit, c’est mon oxygène», lance l’artiste de 70 ans qui depuis quelques jours planifie avec méthode et excitation le déménagement de ses monstres «lumino-cinétiques, VOIR PAGE A 8: VEILLEUX « On ne parle jamais assez de la pollution de l’esprit, qui est la mère de toutes les pollutions» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Florent Veilleux dans son antre de la rue Papineau I AS» €¦ AkL * u m JACQUES NADEAU LE DEVOIR C’est la première fois depuis au moins 25 ans que les statisticiens de 1TSQ arguent que la population québécoise ne déclinera pas à moyen ou long terme.Le Québec pourrait compter 9,2 millions d’habitants en 2056 MARCO BÉLAIR-CIRINO Si les tendances récentes en matière de fécondité et d’immigration se maintiennent, le Québec connaîtra un accroissement de sa population d’ici 2056, selon l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).La population québécoise franchira le cap des 8 millions d’habitants en 2012 et s’établira à 9,2 millions dans moins de 50 ans.C’est la première fois depuis au moins 25 ans que les statisticiens de 1TSQ avancent que la population québécoise ne déclinera pas à moyen ou à long terme.Le taux de croissance annuel de la population devrait se maintenir au-dessus de huit pour mille jusqu’en 2012, et ensuite s’essouffler jusqu'à moins de un pour mille dans les années 2050, selon le scénario de référence Le Régime québécois d’assurance parentale a dopé le taux de fécondité VOIR PAGE A 8: FÉCONDITÉ I* L E I) E V (MR, I, E .1 E E I) I I (i ,1 II I L L E T 2 ü 0 !) A 2 ACTUALITES L’été en ville se vit dehors, à profiter des piscines, à flâner dans les parcs, à courir les festivals.Mais l’été en ville, c’est aussi l’occasion de sortir de la routine ou des sentiers battus.Cette année encore, nos journalistes ont déniché pour vous des coins surprenants, des activités méconnues, des personnages, et fait bien d’autres découvertes qui donnent leur texture à Montréal, Québec, Ottawa.Toi et moi sur le toit Timidement, Montréal commence à apprivoiser ses toitures pour améliorer son cadre de vie 1 sûtes JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dès le retour des beaux jours, Marie-Eve Provencher, Andrée Lalonde et Patrice Deslauriers, de la firme d’architectes Ron Rayside, viennent régulièrement prendre le pouls de la ville depuis leur jardin en hauteur.FABIEN DEGLISE C% est la magie de * la nature en hauteur.Perché au quatrième étage d’un immeuble de la rue Ontario, à Montréal, au milieu d’une orgie de fines herbes, de fleurs multicolores et de meubles de jardin en fer forgé, le temps, soudainement, semble vouloir s’arrêter.Au loin, des centaines de mètres plus bas, la ville expose bruyamment, et sous un ciel gris, son agitation matinale, avec ici une sirène en panique, là un crissement de pneu.Mais, tout en contemplant la vue imprenable sur le centre-ville, depuis son Centre-Sud, l’architecte Ron Rayside y est étrangement imperméable.«A cette époque de l’année, c’est l’un des endroits les plus agréables du bâtiment», lance ce bâtisseur qui, en 2005, a décidé d’expérimenter le concept de toit vert sur l’immeuble qui abrite les bureaux de sa firme ainsi que quelques logements.«Nous étions dans les premiers à nous lancer dans ce type de construction.Pour voir ce qu'il était possible de faire à Montréal.Pour le moment, le résultat est concluant.Ce toit, en plus de nous aider à réduire notre consommation d’énergie, est beaucoup utilisé par les habitants de l’immeuble.» Le contraire serait étonnant.Ainsi élevé, les pieds dans la verdure, le panorama qui s’offre au citadin en quête d’ascension est fascinant, avec son enfilade de toits en tout genre et toutes conditions persillées ici et là par des terrasses habitées — généralement au sommet de constructions récentes — et surtout avec son horizon bloqué, au sud-ouest, par les imposants gratte-ciel montréalais.Mais il y a plus.La perspective permet aussi de prendre la mesure d’un paradoxe comme Montréal aime bien les alimenter: oui, avec l’ar- rivée des beaux jours, les toits de la métropole prennent doucement vie, mais dans une timidité qui tranche avec notre époque écologisante.Une époque qui aime, sur papier glacé et dans les tubes cathodiques, vanter à outrance le vert sur toiture et les jardins ur- Cyrus Mokry) avec leur projet intitulé «Urmanité: des toits et des hommes» ont d’ailleurs résumé ce vide en deux phrases: «Les toits de Montréal ressemblent à d’immenses terrains vacants vus du ciel.Considérant que la ville est un objet en trois dimensions, pourquoi les surfaces extérieures de Les toits de Montréal ressemblent à d’immenses terrains vacants vus du ciel.Pourquoi les surfaces extérieures ne sont-elles pas exploitées ?bains suspendus.Pour respirer l’air du temps.Espaces vacants En 2008, à l’occasion du 5e concours Génération développement durable, orchestré par la revue scientifique française La Recherche, les trois étudiants de l’UQAM qui ont décroché le 3‘ prix (Mariannick Houegbo-nou, Jonathan Gariepy-Roy et cet objet ne sont-elles pas réellement exploitées?» Sur un toit du Centre-Sud, comme sur celui de l’hôtel de la Montagne et sa terrasse Magnétic, ou même au sommet de la place Ville-Marie (deux rares terrasses en hauteur de la ville), la sous-exploita-tion est effectivement palpable.Elle a aussi été quantifiée par la chaire en paysage et environna ment de l’Université de Montréal.«Actuellement, il y a une cinquantaine de toits verts à Montréal, principalement sur les toits d’institutions», lance Caroline Gagnon qui, dans les trois prochaines années, souhaite étudier le phénomène avec Danielle Dagenais.Les deux scientifiques veulent en effet mesurer l’impact psychologique des terrasses vertes sur les citadins.En présupposant que l’effet est bien sûr positif.Une cinquantaine de toits verts.Le chiffre est ridiculement bas: cela représente en effet 0,01 % des toits des quelque 435 000 immeubles en tout genre, selon le rôle d’évaluation, que compte l’île de Montréal.Pas plus.«Ce n’est pas étonnant, lance l’architecte Ron Rayside.Le problème, c’est que la plupart des toits de Montréal n’ont pas été conçus pour ça.» C’est un triste constat et aussi une question de pression: en effet, les traditionnels duplex et triplex des quartiers historiques de la métropole n’ont généralement pas la stature qu’il faut pour supporter le poids d’un jardin sur leur toit, à moins de tra- vaux de renforcement de structure dont la facture va très vite rebuter les aspirants à l’élévation.«C’est donc sur les constructions récentes ou sur les bâtiments institutionnels [écoles, universités et compagnie] que l’on commence le plus à en voir apparaître», poursuit-il.Tant pis donc pour les rêveurs, les écolos, les traqueurs d’espaces en suspension ou les amateurs de grand air qui vont donc devoir se contenter de ce peu.sans doute de leur vivant.«On sent un engouement pour les toits et terrasses verts», dit l’architecte.Mais, en raison de toutes ces contraintes, pas question pour lui d’imaginer d’ici 50 ans des arbres, des buissons, des jardins de fines herbes monter en grande quantité du couvercle de la ville.«Peut-être dans un siècle, avec un peu de chance.Ce genre de chose, malgré nos bonnes intentions, va prendre du temps à arriver.» Le Devoir Un Tupolev s’écrase en Iran: 168 morts Janat Abad, Iran — Un Tupo-lev-154 de la compagnie iranienne Caspian Airlines, qui effectuait la liaison Téhéran-Erevan, s’est écrasé dans un champ au nord de l’Iran hier, entraînant la mort de ses 168 passagers et membres d’équipage.Selon les autorités iraniennes, un incendie s’est produit sur l’avion, qui s’est ensuite écrasé et a explosé.Les télévisions ont montré des images d’un cratère de plusieurs mètres dans le sol, jonché de débris de l’appareil, de chaussures et de vêtements.Les 153 passagers et 15 membres d’équipage à bord de l’appareil de fabrication russe qui s’est écrasé dans la région de Qazvin sont morts, a déclaré Mohammad Reza Montazer Khorassan, responsable chargé des situations de catastrophe, selon le $ite Internet de la télévision d’Etat.Le directeur adjoint de l’Aviation civile arménienne, Arsen Pogossian, a précisé à Erevan que 147 de ces passagers étaient iraniens, dont 31 d’origine arménienne.Il y avait également quatre Arméniens et deux Géorgiens.Deux des membres d’équipage étaient aussi arméniens, a-t-il ajouté.«L'avion a décollé à 11H33 [7h3 GMT] de l’aéroport Imam Khomeiny de Téhéran et s’est écrasé 16 minutes après», à llh49 (7hl9 GMT), près du village de Janat-Abad, a dit Reza Jafarzadeh, porte-parole de l’Aviation civile iranienne.U n’a pas précisé les causes de l’accident mais, selon le colonel Kakhbaz, l’adjoint du chef de la police de Qazvin, citant des témoins, «l’avion a pris feu dans le ciel avant de s'écraser et d’exploser».Avant de tomber, «l’avion a fait plusieurs tours dans le ciel pour tenter de trouver un terrain pour atterrir», a-t-il ajouté.Cité par l’agence Mehr, le vice gouverneur de la province, Fara-marz Sarvi, indiquant qu’il s’agissait d'un Tupolev 154 — un tri-ré acteur moyen-courrier —, a souligné que le pilote avait essayé «d’éviter les zones d’habitation».«Avant de toucher terre, une partie de.l’avion était en feu», a-t-il dit.«Le moteur gauche de l’avion avait pris feu», a également rapporté un témoin cité par Iç site Internet de la télévision d’Etat.À Erevan, M.Pogossian a aussi évoqué un moteur en feu.D’après une journaliste de l’AFP sur place, la police empé chah villageois et curieux de s'approcher du site de l’accident «L’avion a été complètement détruit et est en petits morceaux», a expliqué le colonel Massoud Jafari-Nassab, chef de la police de la province de Qazvin.L’Iran a connu plusieurs catastrophes aériennes au cours des 10 dernières années, mais celle d’hier est l’une des plus Agence France-Presse Visas canadiens pour les Tchèques L’UE favorable à la réciprocité Stockholm — La présidence suédoise de l’Union européenne s’est déclarée hier favorable à une obligation de visas pour les Canadiens qui veulent se rendre dans l’UE après la décision d’Ottawa d’en imposer un aux ressortissants de la République tchèque désireux d’aller au Canada.«En tant que présidence de l’UE, nous sommes favorables à la réciprocité» d’obligation de visa en pareil cas, a déclaré à l’AFP le ministre suédois chargé de l’Immigration Tobias Billstrom.«Mais il revient à la Commission de faire une proposition, car c’est la Commission qui est chargée du mécanisme de réciproci- té», a-t-il précisé, avant une réunion avec ses homologues de l’UE prévue pour durer deux jours.La Commission européenne ne semble pour sa part pas pressée d’imposer cette obligation de visa en rétorsion à la décision prise par le Canada concernant les Tchèques.«La Commission regrette» cette mesure prise par le Canada, a simplement dit hier le président de la Commission, José Manuel Barroso.«Je m’attends à ce que cette mesure soit temporaire», a-t-il précisé au cours d’un débat au Parlement européen à Strasbourg.Agence France-Presse Sms» k, 7 T' Wlwf ¦“ /“"* * t UN BLOGUE COLLECTIF DES JOURNALISTES DU DEVOIR CARNETSDUDEVOIR.COM LE DEVOIR.LE JEUDI 1 (i JUILLET 2 0 0 9 A 3 ACTUALITES CANCER Il faudrait investir un milliard en pathologie La surcharge de travail et l’absence de contrôle de qualité rendent la situation « dangereuse » Contrôle de qualité externe, recrutement de spécialistes, modernisation des équipements, les provinces canadiennes ont encore beaucoup à faire en pathologie pour améliorer les soins donnés aux patients atteints de cancer.Selon des membres de l’Association canadienne des pathologistes, le Québec aura des efforts particuliers à fournir.LI SA- MARIE GERVAIS L* Association canadienne ' des pathologistes (ACP) a exhorté les gouvernements de chaque province à prendre au sérieux les problèmes du milieu de la pathologie: la priorité devra être accordée à la pénurie de spécialistes et à l’application de normes nationales d’assurance qualité pour les tests, a indiqué son président, Jagdish Butany, à l’issue du congrès annuel de l’association, qui se tenait à Halifax.Voilà quelque temps déjà que l’ACP porte ce message à bout de bras, mais jusqu’ici peu de provinces semblaient l’avoir entendu.C’est le cas du Québec, qui manque de pathologistes et de techniciens en laboratoire et qui n’a pas pour l’instant de programme de contrôle de qualité, comme c’est le cas en Ontario et en Colombie-Britannique.«Il va falloir faire du recrutement, à l’extérieur s’il le faut, et ça va coûter cher.La charge de travail est tellement importante que c'est rendu dangereux», a dit le Dr Luc Oligny, chef de l’unité de pathologie au CHUM.Il estime à un milliard la somme que le gouvernement devra investir afin de mettre les laboratoires de pathologie du Québec à niveau, ce qui comprend une augmentation de 25 % du nombre de pathologistes.Sans vouloir confirmer cette somme, le Dr Louis A Gaboury, enquêteur principal d’un comité chargé de décider ce que devra contenir un programme d’assurance qualité pour les laboratoires de pathologie médicale, reconnaît néanmoins l’ampleur du travail à faire dans la province pour assurer la qualité des tests et la sécurité des patients.Selon lui, la pénurie de main-d’œuvre en pathologie est plus grave au Québec que dans les autres provinces et toucherait davantage les hôpitaux francophones qu’anglophones.«D’une part parce que beaucoup de jeunes résidents vont faire des fellowships [postdoctorat] à l’étranger et qu’ils ne reviennent pas nécessairement au Québec.On avait deux excellentes étudiantes québécoises qui sont parties à Boston pour leur fellow et au retour, elles se sont fait offrir un bien meilleur salaire en Ontario», a déploré le D1 Gaboury.Vers un contrôle de qualité externe Une étude pilote menée par le D1 Gaboury avait révélé des lacunes concernant la qualité des tests d’immunohistochimie, ou IHC, pour le cancer du sein, qui sert entre autres à déterminer le traitement approprié.Québec a dû prendre les mesures pour corriger le tir et a recommandé le rappel de près de 3000 tests.De plus, le gouvernement a désormais obligé les laboratoires qui font ces tests de souscrire à l’un des cinq ou six programmes d’assurance qualité qui existent dans le monde, ayant constaté que sur les 42 laboratoires qui font ces types de tests, 24 affichaient des lacunes dans le contrôle de qualité.En attendant, preuve qu'il comprend et endosse les recommandations de l’ACP, le ministère de la Santé du Québec a souligné qu’un comité planche sur un tel programme depuis octobre dernier.«Le ministre a demandé d’accélérer le tout, en passant à la vitesse grand Vpour arriver avec une proposition en décembre», a dit l’attachée de presse du ministre de la Santé Yves Bolduc.Selon Alan Sptaz, chef du service de pathologie de l’Hôpital général juif, pour qu’un tel programme d’assurance quali- té donne des résultats, il doit être fondé non pas sur la bonne volonté des acteurs, mais sur une décision politique.«Ça doit être un processus du haut vers le bas, et obligatoire.Ce n 'est obligatoire pour l’instant nulle part au Canada et il faut que ça change», a-t-il dit.En outre, en plus d’avoir produit un rapport contenant des lignes directrices pour évaluer adéquatement la charge de travail des pathologistes, l’ACP a également annoncé son adhésion formelle aux protocoles concernant le cancer mis au point par le College of American Pathologists, ce qui peut vouloir dire qu’elle adoptera la façon américaine, plus pragmatique que la canadienne, de produire des rapports de laboratoire et de remplir les formulaires.Le Devoir Les cellules sanguines ne disent pas toute la vérité La sixième fois a été la bonne ! Endeavour emporte Julie Payette et six autres astronautes vers la Station spatiale internationale Des chercheurs de McGill ébranlent les fondements de la génétique en découvrant que TADN n’est pas le même dans tous les tissus du corps PAULINE GRAVEL Les scientifiques du monde entier faisaient vraisemblablement fausse route en examinant le génome des cellules sanguines dans leur chasse aux gènes de prédisposition aux maladies comme le cancer, le diabète et les maladies coronariennes, car une équipe de chercheurs de l’Université McGill travaillant à l’Hôpital général juif a découvert que le profil génétique des globules blancs diffère substantiellement de celui des cellules composant le tissu vasculaire de l’aorte abdominale.Quand elle a fait son étonnante découverte, l’équipe des docteurs Morris Schweitzer et Bru- ce Gottlieb étudiait le gène BAK — responsable de l’apoptose, c’est-à-dire la mort des cellules intervenant dans le maintien de l’intégrité des vaisseaux sanguins — dans l’espoir d’y déceler des mutations qui accélèrent ce phénomène d’apoptose et ainsi contribuent à l’apparition d’anévrismes de l’aorte abdominale (AAA).Lorsqu’ils ont analysé la séquence d’ADN du gène BAK présent dans le noyau des globules blancs provenant de 31 échantillons sanguins, les chercheurs ont remarqué qu’elle différait amplement de celle apparaissant dans le noyau des cellules vasculaires issues d’AAA extraits de 31 patients.Qui plus est, le gène BAK présent dans les cellules de tissus vasculaires normaux épousait la même forme que dans les AAA, et de ce fait se distinguait clairement de celle contenue dans les cellules sanguines.Pour être plus précis, les chercheurs ont trouvé trois mutations au sein du gène BAK présent dans les cellules vasculaires saines et atteintes d’AAA, mutations qui se sont avérées absentes de la version du gène BAK sis dans les globules blancs.«Cette découverte nous indique que ce que nous voyons dans le sang n’est pas représentatif de ce qui se trouve dans les tissus, et qu ’on ne peut pas se fier uniquement aux informations génétiques obtenues au sein des cellules sanguines», a souligné le D' Schweitzer.«Avant notre découverte, on croyait que le matériel géné- tique était le même dans tous les tissus du corps.Or, nous avons démontré que ce n’est pas le cas.» Le Dr Schweitzer a fait remarquer que la plupart des études génétiques visant à trouver les mutations responsables des différentes maladies humaines qui ont été menées à ce jour à travers le monde ont été effectuées à l’aide d’échantillons sanguins.«On analysait le génome des globules blancs, car on croyait que le génome d’un individu se présentait de façon identique dans toutes les cellules du corps humain.Nous savons maintenant que ces études ne nous prouvent pas que les mutations identifiées seront présentes dans les autres tissus.» Les possibles différences génétiques entre les cellules sanguines et celles des tissus contribuent peut-être au fait que le risque de prédisposition à une maladie associé à chacun des gènes découverts par cette méthode était souvent minime, ajoute-t-il.Le chercheur prévient que les diagnostics qui ont été faits uniquement à partir d’échantillons sanguins ne sont pas précis, car le profil génétique des cellules du tissu pourra être complètement différent.Il affirme par ailleurs que les mutations qui pourront être mises au jour dans les tissus malades pourront devenir des cibles encore plus pertinentes à viser dans la mise au point de thérapies.Cette découverte ne survient qu’aujourd’hui parce qu’il n’est possible de prélever des échantillons de tissus que dans les cas de cancers et en l’occurrence dans les anévrismes aortiques abdominaux (AAA), ces élargissements anormaux de la paroi aortique que l’on excise et remplace par un boyau synthétique, explique le scientifique.Pour les autres pathologies, comme les maladies coronariennes, l’ostéoporose ou la maladie d’Alzheimer, par exemple, il est impossible d’obtenir des cellules du tissu malade dont on pourrait analyser l'ADN.C’est pour cette raison que de telles différences génétiques n’avaient été précédemment mises en lumière qu’entre les globules blancs et des cellules cancéreuses de la prostate.Le Devoir Les diagnostics qui ont été faits uniquement à partir d’échantillons sanguins ne sont pas précis CHU’ SOMODKVII.LA REUTERS Endeavour, quelques instants après le décollage Cap Canaveral, Floride — La navette spatiale américaine Endeavour a finalement décollé, hier soir, à 18h3, du Centre spatial Kennedy de Cap Canaveral, en Floride, avec à son bord l’astronaute canadienne Julie Payette.Après cinq tentatives, la météo a finalement coopéré et a permis à la navette de prendre son envol du pas de tir en bord de mer.Mais environ deux minutes après le décollage, l’on s’inquiétait déjà d’images montrant des débris qui semblaient provenir du réservoir de carburant et qui auraient potentiellement heurté le ventre de la navette.Les représentants de la NASA ont par la suite précisé qu’il s’agissait de morceaux d’isolant en mousse et que l’écran thermique de la navette, qui est très fragile, avait été touché à deux ou à trois reprises.Les ingénieurs auront besoin de quelques jours pour s’assurer qu’il n’y a pas de problème, a indiqué le président de l’équipe de gestion de la mission, Mike Moss.La quantité de débris aperçue lors du lancement d’Endea-vour est considérée comme inhabituelle.Le décollage A'Endeavour avait quelque chose d’émouvant puisqu’il s’est déroulé à la veille du 40r anniversaire de la mission Apollo 7 7 qui a permis à un homme de marcher sur la Lune.«L’orbiteur est prêt, l’équipe de lancement est absolument prête et la météo a fini par coopérer, il est donc temps de voler», a déclaré le directeur du lancement, Pete Nickolenko, à l’adresse de l’équipage d’Endeavour peu avant de donner le «go» final.«La persévérance paye, bonne chance et bon vent», a-t-il ajouté.«Merci à vous et à tous ceux qui ont travaillé dur pour ce moment et nous sommes prêts [.] pour une grande mission», a répondu le commandant de bord, Mark Polansky.La mission de 16 jours de Julie Payette est son deuxième voyage dans l’espace, puisqu’elle était à bord de Discovery en 1999.C’est également la 16' fois qu’un Canadien s’envole dans l’espace.«Il n’y a rien de routinier dans le fait de se tenir à côté d’une navette spatiale ou d’être bouclée à l'intérieur, c’est un immense privilège et c’est plutôt extraordinaire», a affirmé Julie Payette, lors d’un entretien téléphonique, quelques heures avant le décollage de la navette.«C’est un véhicule absolument magnifique, c’est incroyable», a ajouté l’astronaute.Cette mission a été reportée à cinq reprises — deux fois en juin, en raison de fuites d’hydrogène qui ont depuis été colmatées, puis trois fois la semaine dernière en raison d’orages qui faisaient rage près du Centre spatial Kennedy.Endeavour, de la taille d’un Arbus A320, pesant avec son lanceur 1900 tonnes au décollage — dont 119,9 tonnes pour l’orbiteur et sa charge utile —, a franchi la vitesse du son 52 secondes après le lancement, atteignant 2350 km/h un peu plus d’une minute après avoir décollé.La puissance des moteurs dégagée au moment du décollage équivaut à ceËe d’une petite bombe nucléaire.Les deux fusées d’appoint, qui fournissent 80 % de la poussée, se sont séparées un peu plus de deux minutes après le lancement pour retomber dans l’Atlantique, où elles seront récupérées et réutilisées.L’orbiteur volait alors à près de 6000 km/h poursuivant et accélérant sa course, propulsé par ses trois moteurs cryogéniques, pour atteindre l’orbite terrestre à 225,31 km d’altitude au terme d’une ascension de 8 minutes et demie.Endeavour a ensuite commencé sa course-poursuite pour un rendez-vous avec la Station spatiale internationale (ISS) à laquelle elle s’amarrera vendredi à 17h55 GMT.Endeavour doit livrer et installer les dernières composantes du laboratoire japonais Kibo, d’une valeur de 1 milliard $US.La navette ramènera enfin sur Terre un astronaute japonais qui se trouve à bord de la station spatiale depuis le mois de mars.Lorsque la navette arrivera à la station, ce sera la première fois que 13 personnes se trouveront au laboratoire spatial et Julie Payette sera la seule femme.Im Presse canadienne et Agence France-Presse CHIT SOMODEVIIXA REUTERS L’équipage de la navette, dont Julie Payette y- » ^V' L K I) E V 0 I H , L E .1 E f 1) I 1 (i .1 II 1 L L E T 2 0 0 » A 4 ACTUALITES Projet de mine à ciel ouvert à Malartic Osisko tente de clouer le bec à ses détracteurs L’entreprise se présente comme une «minière nouvelle génération» au sens civique inattaquable FAHAD SHADEED REUTERS i f Opération de charme hier de la part de la «minière nouvelle génération» Osisko, qui a dépêché un porte-parole dans les locaux du Devoir afin d’expliquer les tenants et aboutissants du projet de mine d’or à ciel ouvert qu’elle espère développer à Malartic, projet qui a reçu son lot de critiques au cours des dernières semaines.ALEXANDRE SHIELDS La société Osisko a déjà déplacé des dizaines de maisons de la ville de Malartic, reconstruit plusieurs bâtiments publics dans un nouveau secteur, investit des dizaines de millions en exploration et reçu l’assurance d’un prêt de 75 millions de dollars de la part de la Société générale de financement.Mais la compagnie minière se défend d’avoir déjà obtenu le feu vert officieux de Québec pour aller de l’avant avec son projet de mine à ciel ouvert.«On a appris en même temps que vous ce qu’il y avait dans le rapport [du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)].C’est la même chose quand le Conseil des ministres va sortir.Je vais l’apprendre en même temps que vous», a expliqué hier le vice-président, finances, et chef de la direction financière d’Osis-ko, Bryan A.Coates.«J’ai bien confiance qu’on sera capables d’obtenir les permis, a-t-il toutefois précisé.On est dans une région minière, il n’y a pas de parcs aux alentours et c’est une région où il y a eu de l'exploitation minière antérieurement.» Déjà, un projet de loi privé adopté par l’Assemblée nationale le 19 juin présentait l’aval des libéraux comme un fait acquis en soulignant qu’Osisko «va implaqter une mine à ciel ouvert».A Québec, on a toutefois indiqué hier que rien n’était décidé puisque le rapport du BAPE fait l’objet d’une analyse approfondie de la part du minis- tère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.Si rien n’est joué, comment expliquer l'empressement de la compagnie à déplacer 205 résidences et bâtiments publics — un geste dénoncé dans le rapport déposé la semaine dernière par le BAPE —, et ce, avant même de savoir si le projet verra le jour?Selon M.Coates, cela fait partie de la «gestion de risques» avec laquelle doit composer une entreprise dans ce secteur.Au même titre que celle-ci doit s’attendre à des délais importants avant le lancement des opérations.«C’est une business qui a de hauts risques.Il faut dépenser beaucoup d’argent pour découvrir.Il faut aussi vérifier si le marché est là», a-t-il insisté.S’il se dit pleinement conscient que les déménagements constituent pour certains un «processus déchirant», cela se ferait souvent pour le mieux.«On pense que ce qu'on fait va leur amener une meilleure qualité de vie», estime M.Coates.Sans compter les retombées économiques importantes, puisque la mine créera près de 800 emplois pendant la construction et 465 pendant les 10 ans d’exploitation.Selon les chiffres présentés hier, l’entreprise devrait réaliser des profits nets d’environ 2 milliards de dollars, pour une once d’or dont le prix se situerait grosso modo à 900 $.Elle évalue qu’elle versera 70 millions $US en redevances sur une période de 10 ans.Les opposants Bryan A.Coates a d’ailleurs déploré la trop grande place accordée dans les médias aux opposants, Richard Desjardins en tête, lui qui jouit d’une «forte réception médiatique».«L’Abitibi a été développée pour les mines, elle n’a pas été développée pour la forêt.M.Desjardins semble oublier ça», a-t-il affirmé.Le problème, selon lui, c’est que «les dénonciations font très bien les manchettes».Ainsi, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, fait preuve à’«opportunisme» lorsqu’il critique l’entreprise.Pourtant, assure-t-il, Osisko est avant tout un «success story» de l’entrepreneuriat québécois.Et son vice-président, directeur et chef de l’exploitation, Robert Wares, devrait être «louangé» et «mis sur un timbre», au même titre que Joseph-Armand Bombardier, inventeur de la motoneige.Par ailleurs, une fois la mine vidée de son or, M.Coates assure que la compagnie assumera ses responsabilités en matière de restauration du site.Le secteur immédiat de Malartic devrait en outre offrir d’autres possibilités de développements miniers.Déjà, une zone située près du projet prévu contiendrait pas moins de deux millions d’onces d’or.Il mentionne d’ailleurs qu’on pourrait utiliser les résidus de ce futur projet pour remplir la gigantesque fosse — 750 mètres de profondeur et 1,5 km de diamètre — d’où on devrait extraire 6,28 millions d’onces d’or en 10 ans.Si Québec dit oui.Le Devoir Un fumeur sur deux a tenté d’arrêter en 2005 La CSN dénonce la disparition du centre Gilman pour les aînés aveugles MARCO B É LAI R-CI RIN O Près de la moitié des fumeurs ont tenté de faire une croix sur la cigarette au cours de l’année 2005, selon un article de Statistique Canada publié hier à partir de données tirées de l’Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada de 2006.Des 22 000 personnes interrogées, environ un tiers avaient par ailleurs manifesté l’intention de cesser de fumer dans un avenir rapproché.La majorité des fumeurs tentent d’arrêter de fumer au moins une fois, mais la plupart d’entre eux récidivent, selon Statistique Canada.Parmi les gens qui tentaient d’«écraser» en 2005,48 % ont fait usage d’au moins un substitut pharmaceutique.Le tiers d’entre eux a utilisé un timbre de nicotine, 22 % se sont servis de gomme de nicotine, et 13 % d’un autre produit pharmaceutique.«La rechute est plus probable chez les fumeurs qui n’utilisent pas de méthode officielle de re- noncement au tabac, comme la thérapie de remplacement de la nicotine, ou qui passent à une cigarette à plus faible teneur en goudron avant d’arrêter», peut-on lire dans l’article.Selon Margot Shields, coau-teure de l’étude, il s’agit de données importantes puisque des recherches précédentes ont permis de conclure que les fumeurs qui utilisent des substituts pharmaceutiques risquent moins de faire une rechute, comparativement à ceux qui tentent d’arrêter par eux-mêmes.Les trois quarts des fumeurs interrogés ont indiqué avoir consulté un médecin.La moitié d’entre eux se sont fait dire de diminuer leur consommation ou d’arrêter de fumer.Rob Cunningham, de la Société canadienne du cancer, rappelle que les conseils d’un médecin peuvent aider les fumeurs à abandonner cette habitude.Tous les médecins doivent suggérer à leurs patients d’arrêter de fumer, selon lui.En 2006, près d’un Canadien sur cinq de 15 ans et plus fumait Le Devoir Météo Média Sept-lles 18/1S Val d’Or 20/13 iLever du soleil: 5h22 Coucher du soleil: 20H39 : ______ XW+A Baie-Comeau 19/1 Saguenay
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