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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2005-04-26, Collections de BAnQ.

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MONDE L’armée syrienne a complètement évacué le Liban Page B 5 % ÉCONOMIE Air Canada choisit les nouvelles générations de Boeing Page B 1 ?www.ledevoir.com LE DEVOIR V o L .X C V I N “ 9 1 LE MARDI 26 AVRIL 2 0 0 5 8 7c ?TAXES.1 $ Pettigrew à deux doigts de quitter le navire libéral Le ministre aurait assez d'appuis pour être élu à la tête de VOEA ALEC CASTONGUAY Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Pierre Pettigrew, n’attçnd phis qu’un vote en sa faveur à l’Organisation des Etats américains (OEA), le 2 mai prochain, pour quitter le navire libéral.Et selon les informations obtenues par Le Devoir, M.Pettigrew aurait maintenant suffisamment d’appuis au sein de l’OEA pour espérer réellement prendre la direction de cet organisme international basé à Washington.S les vents restent favorables à sa nomination jusqu’à la semaine prochaine, le me nistre quitterait donc la politique canadienne dès le début du mois de mai, soit quelques semaines avant une élection qui s’annonce difficile pour les libéraux fédéraux au Québec.Selon une source proche du ministre Pettigrew, ce dernier serait «très confiant» d'aller chercher le nombre de votes nécessaires pour décrocher le poste de secrétaire général de l’OÇA, un organisme international qui regroupe 34 Etats des Amériques et qui est versé dans la coopération entre les _ pays et la promotion de la démocratie.Une autre source directement branchée sur l’OEA, dans la capitale américaine, a affirmé au Devoir que les discussions étaient «très dynamiques» entre les pays pour dénicher un candidat de consensus et que les appuis en faveur de Pierre Pettigrew «se multipliaient».VOIR PAGE A 8: PETTIGREW Pierre Pettigrew Martin optera-t-il pour un sursis?Le NPD attend une réponse à son offre aujourd'hui CLAIRANDRÉE CAUCHY Ly ultimatum lancé par Jack Layton à Paul Martin f pour surseoir à la chute de son gouvernement arrive à échéance aujourd’hui C’est ce matin que le premier ministre Paul Martin fera connaître sa réponse aux conditions posées par le chef néo-démocrate Jack Layton en échange d’un éventuel appui au budget Lors d’une rencontre d’une demi-heure tenue dimanche soir à Toronto, le chef du NPD a offert d’appuyer le budget libéral à condition que le gouvernement rencm-ce aux baisses d’impôts de 4,6 milliards prévues pour les entreprises à partir de 2008 et réinvestisse dès maintenant sur deux ans, une somme équivalente dans l’éducation, la formation de la main-d’œuvre, l’aide internationale, le logement social et Fenvironnement Hier, le premier ministre semblait peu enclin à obtempérer entièrement aux exigences néo-démocrates, soulignant que ces baisses d’impôts profitaient surtout aux petites et moyennes entreprises.Tout en affirmant son désir de voir le Parlement et le gouvernement fonctionner, Paul Martin a indiqué qu’il ne voulait rien faire qui puisse «menacer la création d’emplois et la stabilité financière du pays».«C'est en fiait ce qui nous donne la création d’emplois que nous avons et c’est ce qui nous donne la capacité de vraiment pousser plus loin les balises de nos programmes sociaux très, très importants», a fait valoir le premier ministre, qui a annulé un voyage en Europe prévu au début du mois de mai pour être présent au cours du vote sur le budget qui promet d’être serré, avec ou sans l’appui du NPD.Jack Layton VOIR PAGE A 8: MARTIN INDEX Annonces— B4 Avis publies.A4 Culture.B 8 Décès________B 4 Économie.B 1 Éditorial____A6 Idées_______A 7 Météo.A4 Monde_______B 5 Mots croisés.B 4 Sports______B6 Télévision.B 7 Gagliano tire sur Martin L’ancien ministre accuse Paul Martin d’avoir détruit le Parti libéral du Canada et rendu la séparation du Québec inévitable ^éÊm is JIM YOUNG REUTERS L’ancien ministre Alfonso Gagliano a écorché le premier ministre Paul Martin au cours d’un entretien diffusé hier soir à la télévision de Radio-Canada.ALEC CASTONGUAY Déversant son fiel, l’ancien ministre fédéral et ambassadeur Alfonso Gagliano a accusé le premier ministre Paul Martin d’avoir détruit le Parti libéral du Canada et rendu inévitable la séparation du Québec.Dans une entrevue diffusée à la télévision de Radia Canada hier soir, Alfonso Gagliano estime que Paul Martin, avec la Commission Gomery, «a donné une raison aux Québécois qui n’étaient ni fédéralistes ni souverainistes de dire: “j’en ai assez avec ce système-là”.» Paul Martin «o détruit le Parti libéral du Canada.Pour les prochains dix ans, le Parti libéral du Canada ne féru pas élire beauamp de monde au Québec», a prédit l’ancien ministre.Le Bloc québécois fera élire de 60 à 65 députés aux prochaines élections et le Parti conservateur, qui VOIR PAGE A 8: GAGLIANO Arielle Dombasle à Montréal Comme c’est con, le disque est bon ! Derrière la façade cent fois ravalée d’Arielle Dombasle, surprise: il y a quelque chose.Un cœur bat, une tête pense, une âme vibre.Au-delà du bibelot médiatique, de l’actrice capable d’une nomination aux César comme d’un Bidet d’or, une véritable chanteuse chante.SYLVAIN CORMIER Charme?Authenticité?Aura de la star?Allez savoir.Une chose est sûre.Dès que le regard d’Arielle Dombasle croise le mien, d’un côté à l’autre d’une table jaune orange parmi cent autres tables jaune orange de la cafétéria de Radio-Canada en ce lundi matin de vilain crachin, mon ballot de questions vaches crève comme un abcès et le jus purulent s’écoule.«Comprenez-vous votre Bernard-Henri Lévy de mari quand il vous cause philosophie dans le boudoir?», m’apprêtai-je à lui servir.«Reste-t-il un peu de peau d’origine dans ce visage impassiblement lisse?», avais-je en stock.«Vos obus peuvent-il exploser à tout moment?», envisageai-je même, encouragé par les collègues à y aller franco, rayon quincaillerie.La star, m’avait juré le relationniste de presse de chez No-vem (la compagnie de Véronique Cloutier), est tout à fait capable d’autodérision.«L'apparence éclipse tout», lâche-t-elle, lucide.Elle s’esclaffe lorsque je lui dis que je la considérais comme une sorte de trophée faite femme au bras du philosophe à la mode.«Moi, un trophée?J’aime assez Vidée.Je me verrais bien exposée sur le manteau de la cheminée.» Je ris aussi.Vidé, le ballot Ouste les idées reçues, lieux communs et préjugés gros comme des obus.J’ai devant moi une femme qui aura 47 ans mercredi et qui, malgré les ravalements de façade, n’est absolument pas hors d’atteinte.Plutôt désarmante de transparence.VOIR PAGE A 8: DOMBASLE ÉRIC ROBERT Arielle Dombasle sur scène.«Je suis une chanteuse qui a joué dans des films.» Les infirmières pourront prescrire la pilule aux adolescentes LOUISE MAUDE RIOUX SOUCY Un nouveau pas a été franchi en matière de contraception au Québec.Dans un souci de se rapprocher des jeunes filles qui sont peu enclines à fréquenter leur cabinet les médecins ont en effet lâché un peu de lest hier en annonçant la mise en place d’un protocole qui permettra aux infirmières travaillant dans les milieux jeunesse de prescrire elles aussi la contraception orale aux adolescentes qui le désirent Par l’entremise d’une ordonnance collective, le Collège des médecins du Québec régularise ainsi une pratique qui n’était jusqu’alors pas reconnue par le Code des professions.«Ça faisait des années que les infirmières faisaient un peu ça avec la distribution d’échantillons, mais ce n’était pas reconnu et même un peu ‘Underground’’», explique la présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OÜQ), Gyslaine Desrosiers, qui se réjouit vivement de cette entente.Ce sont les taux élevés de grossesses non désirées et d’avortements chez les adolescentes québécoises qui ont convaincu le Collège d’aller de l’avant dans ce dossier.«Notre rôle, c’est de penser au patient d'abord, rappelle son président le D Yves Lamontagne.On avait été les premiers en 2001 à autoriser les pharmaciens à prescrire la pilule du lendemain.VOIR PAGE A 8: PILULE non i le desi de à 4 » LE DEVOIR.LE MARD 26 AVRIL 2005 A 3 Michel David L’imprécateur Alfonso Gagliano n’est pas l’homme le phis crédible en ville, par les temps qui courent, et il est prêt à tout pour se venger de Paul Martin, y compris l’accuser d’être le fossoyeur du Canada.Le désir de vengeance n’exclut cependant pas la sincérité.M.Gagliano peut très bien croire ce qu’il a dit dans l’entrevue qui a été diffusée au Point hier soir.Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il s'emploie à jouer les imprécateurs.Il a fait les mêmes prophéties funestes dans une récente entrevue à Y Ottawa Citizen.C’est comme s’il prenait plaisir à la pensée du désastre annoncé.Certes, il n’est pas nécessaire d’être très perspicace pour constater que la conjoncture créée par la commission Gomery est particulièrement favorable à la souveraineté du Québec.L’ancien premier ministre ontarien, Bob Rae, que personne ne soupçonne de vouloir régler des comptes avec M.Martin, avait déjà sonné l’alarme il y a un mois dans un texte publié simultanément dans La Presse et le Globe and Mail.*Si la perception du fédéralisme des Québécois est celle qui leur a été présentée au cours de la dernière année et demie, il y a de fortes chances qu'un référendum soit gagné par ceux qui se sont engagés à démanteler le Canada», écrivait M.Rae.M.Gagliano, lui, ne s’embarrasse plus du condi-üonnel."La séparation n 'est plus évitable», affirme-t-il.À l’en croire, c’est simplement une question de temps.Tout au plus, le Canada pourrait-il bénéficier d’un sursis, si jamais Jean Charest réussissait le "miracle» d’être réélu pour un deuxième mandat, mais M.Gagliano n'y croit manifestement pas.Comme Jacques Parizeau le faisait jadis, il voit dans les prochaines élections fédérales la première période d’une partie de trois, dont la souveraineté est l’enjeu.Tenant une victoire conservatrice pour acquise, il estime que "Stephen Harper ne convaincra pas les Québécois» des avantages de demeurer membre de la fédération.Alfonso Gagliano .mi L’ancien lieutenant de Jean Chrétien au Québec n’a jamais eu la prétention d’être un grand penseur, même s’il est plus fin matou qu’il ne veut bien le laisser paraître.Son analyse est essentiellement celle d’un organisateur qui sait comment se gagnent — et se perdent — des élections.Ou un référendum.Même s’il a pu bénéficier d’une bonne conjoncture, tout le monde ou presque reconnaît que le Bloc québécois a bien défendu les intérêts du Québec à Ottawa au cours des dernières années.Même pour un gouvernement fédéraliste à Québec, la présence Bloc s’est révélée très utile.D’un point de souverainiste, son principal avantage est cependant ailleurs.Depuis une quinzaine d'années, les députés du Bloc ont surtout empêché les fédéralistes d'occuper le terrain.Un homme d'expérience conune M.Gagliano est bien conscient de l'avantage inestimable que l’élection de 60 ou 65 députés bloquistes conférerait au camp souverainiste.Selon lui, les fédéralistes ne seront tout simplement pas "équipés» pour s’y opposer avec succès.Il y a en avait seulement 54 en 1995, et M.Gagliano reconnaît en avoir eu plein les bras.Les coups de gueule de Gilles Duceppe ou de Michel Gauthier à la Chambre des communes sont peut-être plus spectaculaires, mais soixante bureaux de comté qui travaillent pendant des années à infiltrer les réseaux locaux constituent un formidable atout Qui plus est avec les nouvelles règles de financement des partis fédéraux, gracieuseté supplémentaire de Jean Chrétien, le Bloc dispose maintenant de moyens financiers dont il n'osait même pas rêver il y a dix ans.Si jamais les libéraux s’effondraient totalement en Ontario, il pourrait même être de nouveau appelé à former l'opposition officielle, comme ce fut le cas en 1993.D’une certaine façon, le Bloc est un peu responsable de la création du programme des commandites.Privé de la visibilité que lui assurait la présence de dizaines de députés, le gouvernement Chrétien a dû imaginer d’autres moyens de faire passer son message à la population.Avec le résultat qu'on connaît.Le Bloc a niaintenant repris la maîtrise du terrain, et il risque d'en être ainsi jusqu'au prochain référendum.Au cours des prochaines années, tout ce qui pourrait rappeler de près ou de loin le programme des commandites sera interprété comme une nouvelle tentative d’acheter la conscience des Québécois.Pour le camp souverainiste, c’est une très grosse hypothèque qui a été levée.M.Gagliano refuse toujours de reconnaître sa responsabilité personnelle dans ce gâchis.Après tout si M.Martin n’avait pas eu la faiblesse de créer une commission d'enquête, on n’en serait pas là et l’ancien ministre continuerait à couler des jours heureux au Danemark! Paradoxalement dans son grand désir de noircir le premier ministre, M.Gagliano pourrait bien lui donner un coup de main.Au Québec, l’argument voulant qu’un vote pour le parti conservateur soit un vote pour la séparation n'impressionnera pas grand monde.Ailleurs au pays, principalement en Ontario, il pourrait en convaincre plusieurs de surmonter le dégoût que leur inspire le scandale des commandites.Pour M.Gagliano, le départ du Québec ur une période de trois mois.Pour ce faire, elle disposera d’un éventail d’anovulants autorisés par le ou les médecins signataires de l’ordonnance.De son côté, le pharmacien recevra l’évaluation faite par l’infirmière et distribuera à l’adolescente les comprimés recommandés.Dans ce nouveau protocole, il est bien clair que la prescription faite par l'infirmière sera temporaire, la bonne pratique médicale commande en effet un examen gynécologique avec la prise d'un anovulant.Le médecin ou le groupe de médecins qui signera l’ordonnance collective s'engagera donc à voir la jeune patiente à son tour pour renouveler sa prescription et l’adapter à nécessaire.Cette entente survenue hier entre les médecins, infirmières et pharmaciens était d’autant plus attendue des autorités de la santé publique qu'une grossesse sur trois se termine par un avortement au Québec.«Les directions de.santé publique ont mis beaucoup de pression pour que ça se règle», confirme Mme Desrosiers.Un rapport de Statistique Canada, rendu public en février dernier, dévoile en effet que pour 100 naissances qui ont eu lieu au Québec en 2(X)2, 43,7 grossesses ont été interrompues volontairement, un saut significatif par rapport à la décennie précédente, alors qu'on comptait 27,2 grossesses interrompues pour 100 naissances en 1992.Ce type d’entente lancé hier avec les infirmières est appelé à se reproduire avec d’autres actes médicaux dans un avenir rapproché.Ix: système a déjà été mis à l'épreuve avec succès auparavant avec les pharmaciens pour le suivi de l’anticoagulothérapie avec le Coumadin.Un acte que l’OIIQ aimerait lui aussi pouvoir pratiquer en toute légitimité.«Si on veut améliorer la première ligne, il faut élargir l'accès à la première ligne et, pour cela, les infirmières peuvent prendre en charge des mesures thérapeutiques à partir d'ordonnances collectives», rappelle la présidente de l’Ordre.L’OIIQ compte notamment dans sa liste d’ordonnances collectives négocier l'introduction du Coumadin et celle du médicament qui permet de combattre le muguet chez le nouveau-né.Le président du Collège entend toutefois peser chaque acte au cas par cas avant de s’avancer plus en avant «R y aura d’autres protocoles, mais nous devrons toujours nous assurer que chaque décision soit prise dans le sens non seulement de la protection du public, mais aussi de la qualité de la médecine», tranche le D' Lamontagne, qui n’entend faire aucune concession sur l’un ou l’autre de ces aspects.Mais avec la pénurie de médecins qui se fera sentir au moins pendant 15 ans, le Collège se dit plus que jamais ouvert au partage des compétences.Le Devoir D0MBASLE SUITE DE LA PAGE 1 Dans ce visage qui ne bougera plus jamais, les yeux percent mobiles et vifs.Quand les lèvres de plâtre s’entrouvrent elle ne dit pas que des bêtises, bien au contraire.«Cette impression de pure surface, vous savez, c’est ce que je dois assumer pour avoir ma liberté d'action.Ça peut être exaspérant, mais c’est aussi un pouvoir.» C’est bête, elle n’est pas bête.Quand on fait toc toc dessus, ça ne sonne même pas creux.Et son nouveau disque, bien plus que l’étrangeté technoïdo-tyrique de 2002 {L’Extase), où elle faisait à ce pauvre Gounod le coup de la chirurgie électronique, est une fort jolie chose.Une tendre offrande, en vérité, bouquet de «standards» latinos tels qu’on en serinait dans les boîtes de l’avant-guerre, menu composé de rumbas, calypsos et boléros du meilleur goût des incontournables que sont Besame Mucho et Perfidia jusqu’aux beautés phis souvent contournées que sont Cuando Caliena El Sol ou Solamente Una Vez, tous joués à base de guitares acoustiques délicates et de cordes langoureuses.Album qui s’appelle mélancolie autant qu’il s'intitule Amor Amor, en cela qui s’agit pour Arielle Dombasle d’une sorte de retour au Mexique de son enfance et de son adolescence, pays que la fille d’ambassadrice née au Connecticut habita 18 ans durant Tout un Mexique de musiques •C’étaient des chansons, des airs et des mélodies que j’écoutais dans la radio de la cuisine au Mexique.C’était pour moi le monde des adultes.Les chansons qui faisaient pleurer les muchachas, des chansons ultra émotives et un peu désespérées, d’une langueur incroyable.» Petite pause.Le regard brille.«Ce sont des chansons qui me rappellent aussi ma mère, bien sûr [décédée alors qu'elle avait 11 ans].Quand je suis arrivée en France, j’ai un peu caché tout ce passé mexicain.Pour m’adapter.Par souci de me fondre dans le tissu social français.Et puis, par un concours de circonstances, fai fait du cinéma, alors que mon but était au départ de chanter.Le fait est que je ne suis pas une actrice qui chante, mais plutôt une chanteuse qui a joué dans des films, fai fait beaucoup d’années de musique et de chant, de la musique baroque, du Rameau, du Bach, du Mozart, mais je ne me sentais jamais prête.J’avais peur.C’était quelque chose d’assez impudique pour moi.» Jardin secret qu’eBe choisit en 2004 d’ouvrir, gros risque lorsqu’on a comme elle les projecteurs allumés à demeure sur la binette.«Au cinéma, fai pourtant fait des choix pas évidents, des rôles assez autodestructeurs, même.Mais rien ne m'intimidait autant que d’exposer ma vraie passion, la chanson, à la lumière.» Quand on a incarné Sissi après Romy, été mada- me Agecanonix en chair et en silicone dans Astérix et Obélix contre César, mais aussi réquisitionnée par les Rohmer, Truffaut et consorts, quand on a été en lice aux César pour L’Ennui (Cédric Kahn, 1998) et que l’on a remporté un Bidet d’or pour le «pire» second rôle féminin dans Lovely Rita Sainte Patronne des cas désespérés (Stéphane Clavier, 2003), on sait pourtant une chose: le ridicule tue moins que la gloire.•Les films, ce n’est pas moi.C’est ce qu’on fait de moi.Ce disque, c'est moi.» Et c’est elle que les Français sont allés voir au Bataclan, lors de sa série de spectacles en janvier dernier, et c’est encore elle qu’ils iront voir à L’Olympia les 20 et 21 mai.«Ce n'est pas l’élite parisienne sophistiquée qui venait au Bataclan.Ce sont les gens qui ont aimé le disque.Et c’était ça, ma joie.Je sentais qu'ils avaient été plus loin que l’image et qu'ils venaient à ma rencontre, de la même façon que j’allais à leur rencontre.» Quelque 200 000 exemplaires de l’album et pas mal de Mlles pleines plus tard, on peut parler d'un contact établi.Dorénavant, c’est la chanteuse qu’on invite à la télé, chez Ardisson ou ailleurs, en même temps que la célébrité.«Rs peuvent me demander de parler de ce qu'ils veulent, du gavage des oies, n’importe quoi, mais j'exige de chanter.» Refus à leurs risques et périls.Une salve d’obus est si vite partie. LE DEVOIR, LE MARDI 2 fi AVRIL 2 0 0 5 B 5 LE MONDE Uarmée syrienne a complètement évacué le Liban ^ ¦¦ MOHAMED AZAKIR REUTERS Le départ des militaires et surtout des agents de renseignement syriens et leur remplacement par des Libanais ont été accueillis avec joie dans la vallée de la Bekaa.RAMZI H AI DAR Chtaura — La Syrie a achevé hier le retrait total de ses troupes du Liban, après trois décennies de présence au pays du Cèdre, avec le départ du patron des services de renseignement syrien le général Rus-tom Ghazalé.Après avoir maintenu pendant 29 ans des milliers de militaires sur le territoire libanais, l’armée syrienne n’avait phis que quelques soldats qui préparent une cérémonie officielle d’adieux aujourd’hui, à l’occasion de la fin du retrait que Damas s’était engagé à achever avant le 30 avril Le général Ghazalé a franchi la frontière libanaise en direction de Damas en début de soirée, à la grande joie des habitants de la plaine de la Békaa, où il avait son quartier général.L’officier supérieur a rendu à ses propriétaires le domicile qu’il occupait à Chtaura, centre commercial de la Békaa, à 7 km de la frontière, avant de franchir le poste-frontière libanais de Masnaa dans un convoi d’une vingtaine de voitures civiles syriennes.Ses collaborateurs avaient, avant lui, quitté Chtaura pour la Syrie dans un autre convoi.Le départ du redoutable chef des renseignements syriens a donné lieu à des scènes de liesse à Chtaura et dians la ville voisine de Zahlé, chef-lieu de la Békaa, où des voitures, ornées de drapeaux libanais et klaxons bloqués sillonnaient les rues.A Chtaura, des gens sont descendus dans la rue, lançant des fleurs aux militaires libanais qui ont pris la place des Syriens.Le QG du général Ghazalé à Anjar, phis à l’est, a également été évacué et un drapeau libanais flottait sur le bâtiment, a constaté un journaliste de l’AFL Plus aucun militaire syrien ne se trouvait dans cette localité frontalière de la Syrie, où seule l’armée libanaise, qui l’a déclarée «zone militaire», était présente.Le général Ghazalé doit revenir cependant aujourd’hui dans la Békaa pour participer à la cérémonie d’adieux officielle, qui sera limitée aux seuls commandements syriens et libanais et aura lieu sur l’aéroport militaire de Rayyak.Cette cérémonie interviendra le jour même où le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, doit présenter son rapport sur la mise en œuvre de la résolution 1559 du Conseil de sécurité.Adoptée en septembre 2004 à l'initiative de Washington et Paris, cette résolution réclame le départ du Liban des soldats syriens, la fin de l’ingérence de Damas dans les affaires intérieures de son petit voisin et TOBIAS SCHWARZ REUTERS Le nouveau pape s’est aventuré à l’extérieur de la Cité du Vatican.Benoît XVI se veut interlocuteur et missionnaire Cité du Vatican — Au lendemain de la messe célébrée pour l’inauguration de son pontificat le pape a reçu hier matin au Vatican les représentants des différentes religions.Il a souligné à cette occasion la volonté de l’Eglise de «continuer à construire des ponts d’amitié» avec les autres religions et a appelé toutes les confessions et traditions religieuses à être «des artisans de paix».Pour la première fois, il s'est adressé particulièrement aux représentants musulmans en saluant «les progrès du dialogue entre musulmans et chrétiens, aussi bien au plan local qu'international».lin de ses premiers gestes jeudi dernier, deux jours après son élection, avait été d’adresser un message au Grand rabbin de Rome, Rkxardo Di Segni, pour l’assurer de sa volonté de «poursuivre le dialogue et rvn/btver la collaboratùm avec les fils et les filles du peuple hébreu».Benoît XVI souhaite également œuvrer à la reconstruction de «l’unité des chrétiens» divisés en plusieurs Eglises ou «communautés ecclésiales».Et il étend sa volonté de dialogue «à ceux qui suivent d’autres religions ou qui simplement cherchent une réponse aux questions fondamentales de l 'existence et qui ne l’ont pas encore trouvée».En fin de journée, le pape a effectué sa pn-mière visite officielle hors du Vatican depuis son élection.Il s’est rendu en pèlerinage jusqu’à la basilique romaine Saint-Paul hors-les-murs, située à la périphérie de la capitale, pour prier sur la tombe de l'apôtre Paul présenté par l'Eglise comme celui qui a annoncé l'Evangile aux «gentils» (nom alors donné par les juifs aux païens).D a annoncé à cette occasion sa volonté de suivre l’exemple du «pape missionnaire» Jean-Paul O et a do mandé à Dieu de lui «donner la force d’annoncer l’Évangile dans le monde d’aufourdhui».Plusieurs milliers de personnes Font accueilli à son arrivée à la basilique, et ü a pris un bain de foule.Benoît XVI.homme très réservé, semble s'habituer à l’exercice.Une rencontre très chaleureuse avec ses compatriotes hier matin après l'audience accordée aux représentants des autres religions lui a permis de se détendre.Arrivé en retard, il s’en est excusé en expliquant qu’il était «devenu italien».Le pape est également l’évèque de Rome.Benoît XVI a ensuite raconté en allemand, sur le ton de la confidence, ses sentiments lors du conclave qui l’a élu pape.«Quand, lentement, le déroulement du scrutin m 'a fait comprendre que la guillotine s 'approchait et me regardait, fai demandé au Seigneur de m épargner ce sort Mais évidemment, cette foisci, le Seigneur ne m ’a pas écouté, at-il raconté./< n’avais pas d’autre choix et fai dit oui» Agence France-Presse le désarmement de toutes les milices sur son sol, allusion au Hezbollah et aux Palestiniens.L’équipe de l’ONU chargée de vérifier le retrait syrien est attendue au Liban, après la cérémonie d’aujourd’hui.Elle visitera auparavant la Syrie, pour obtenir des cartes militaires sur les positions syriennes.Une autre délégation de l’ONU devrait rejoindre directement Beyrouth, en principe demain, pour préparer le terrain à la Commission d’enquête internationale de l’ONU chargée de faire toute la lumière sur l’assassinat de l’ex-premier ministre Rafic Hariri le 14 février.La Syrie a été contrainte d'entamer son retrait du Liban sous la pression populaire libanaise et internationale, après l’assassinat de Hariri.Les services de sécurité libanais et Damas ont été épinglés dans un rapport onusien établi sur place en mars et concernant les causes de cet assassinat Dans le sillage du retrait syrien, le patron de la Sûreté intérieure libanaise, le général Jamil al-Sayyed, considéré comme l’homme de confiance du régime de Damas, a annoncé sa démission, expliquant qu’il agissait ainsi en raison des «changements importants dans la politique» du pays.Alors qu’une page de l’histoire du Liban est tournée, le nouveau gouvernement de transition se présente aujourd’hui pour obtenir la confiance du Parlement et préparer les premières élections législatives de l’ère post-syrienne.40 % des enfants soldats sont des filles Londres — Près de 40 % des enfants soldats dans le monde sont des filles, enrôlées de force dans des groupes armés, a affirmé hier l’association humanitaire Save the Children, ai appelant la communauté internationale à agir d’urgence en leur faveur.Sur 300 000 enfants enrôlés dans des conflits dans le monde, 120 000 sont des filles, enrôlées parfois dès l’âge de huit ans, indique l’organisatioa On trouve des fillettes dans les groupes armés en Colombie, au Timor orienfaL au Pakistan, en Ouganda, aux Philippines, au Sri Lanka, en République démocratique du Congo (RDC) et en Afrique de l’ouest, indique ce rapport de 38 pages publié par la branche britannique de Save the Children.LONG estime notamment à 6500 leur nombre au sein des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), soit le tiers des troupes.Elles seraient 12 500 en république démocratique du Congo et quelque 21 500 au Sri Lanka, soit 43 % de tous les enfants soldats dans ce pays.«La plupart des filles qui se trouvent dans un groupe armé ont été enlevées ou forcées d’y entrer Des müliets de filles ont été emmenées de force alors qu’elles travaillaient dans les champs ou quand leur village a été attaqué», explique l’ONG.«Une minorité a choisi de rejoindre un groupe armé», souvent pour fair la pauvreté ou de mauvais traitements.La moitié d’entre eDes affirment que leur rôle premier est de «combattre».Mais elles sont aussi utilisées pour porter des armements, monter la garde, laver ou cuisiner.Presque toutes sont en outre utilisées comme esclaves sexuelles ou «épouses», ajoute l’organisation.Parfois eDes acceptent de devenir la compagne d’un des combattants.Si eDes tombent enceintes, eDes doivent accomplir toutes leurs taches avec leurs enfants.A la fin du conflit elles doivent souvent laisser derrière elles leur enfant considéré comme propriété du père.Dans un programme de Save The Children en Afrique de l’Ouest 32 % des fillettes avaient été violées, 38 % étaient traitées pour des maladies sexueüement transmissibles et 66 % étaient des mères célibataires.Une fois le conflit terminé, ces fiDes et fiDettes sont ignorées, voire exclues de leur communauté.EDes doivent subvenir seules à leurs besoins et à ceux de leurs enffints et sont souvent forcées de se prostituer.A la fin d’un conflit armé, la communauté internationale consacre l’essentiel de ses fonds au désarmement des milices, et pas assez d’argent à la réintégration des enfants, dénonce l’ONG.En outre, les enfants qui bénéficient de ces programmes sont presque tous des garçons, expUque-t-eDe.Agence France-Presse Le pire accident ferroviaire depuis 40 ans au Japon Amagasaki — Un train de banlieue bondé a déraillé et s’est encastré dans un immeuble hier dans l’ouest du Japon, faisant au moins 73 morts et 442 blessés.Une vitesse excessive ou l’inexpérience du conducteur pourraient être à l’origine de l'accident, le plus grave qu’ait connu l’archipel depuis 40 ans.Les enquêteurs soulignaient en effet la jeunesse du conducteur, âgé de 23 ans.Hier soir, il était toujours porté manquant et l’on ne savait dans l’immédiat s’il se trouvait parmi les victimes bloquées dans la carcasse du train.Hier soir (heure locale), plusieurs personnes étaient toujours coincées dans la carcasse du train qui transportait 580 passagers.Les secouristes tentaient de désincarcérer quatre survivants, bloqués dans l'une des deux voitures les plus abîmées, a précisé Yo-shiki Nishiyama, un pompier d'Amagasaki, près d’Osaka On ignorait quel était leur état de santé.Selon les premiers éléments de l’enquête, le train de sept voiture affrété par la Compagnie de chemins de fer du Japon de l’Ouest roulait à 70 km/h lorsqu’il a déraiflé, avant d’entrer en coDision avec une voiture et de s’encastrer dans le garage d’un immeuble d’habitation de huit étages.Deux des cinq voitures accidentées ont été littéralement écrasées contre le mur de l’immeuble.Le bilan provisoire s’élevait à au moins 73 morts et 442 blessés, selon un responsable de la police de préfecture de Hyogo.Il s’agit du pire accident de train survenu en près de 42 ans au Japon, pays qui possède l’un des systèmes ferroviaires les plus complexes et les plus perfectionnés du monde, utilisé chaque jour par des millions de personnes.En novembre 1963, une collision avait fait 161 personnes à Tsurumi, en banlieue de Tokyo.Associated Press Bush discute pétrole avec Abdallah Crawford — Le président américain George W.Bush a accueilli hier dans son ranch texan de Crawford le prince héritier d’Arabie Saoudite, Abdallah ben Abdel Aziz, pour s’entretenir notamment du processus de paix au Proche-Orient et de la hausse des prix du pétrole.«Je parlerai de l’énergie, le prince héritier comprend qu'il est très important [.] de s’assurer que les prix soient raisonnables», a déclaré M.Bush hier peu avant l'entretien.«Les prix élevés du pétrole nuisent à l’économie, et il le sait», a-t-il ajouté.Le niveau très élevé des prix du pétrole est considéré comme partiellement responsable de la médiocre popularité du président Bush.La semaine dernière, M.Bush s’était interrogé sur la sincérité des déclarations de bonne volonté saoudiennes.«Je ne crois pas qu ’ils pompent à fond», avait-il dit sur la chaîne de télévision CNBC.Ryad avait répondu jeudi par la voix de son ministre du pétrole Ali Al-Nouaïmi: «L’Arabie Saoudite n 'est pas responsable du prix du pétrole sur le marché».«Nous n’avons dit non à aucun client nous demandant du pétrole supplémentaire», avait-il ajouté, lors d’une visite à Paris.Agence France-Presse Agence France-Presse Discours sur l’état de la Fédération Poutine demande à l’Occident de se mêler de ce qui le regarde RICHARD BALMFORTH Moscou — Répondant aux critiques occidentales et notamment américaines, le président Vladimir Poutine a déclaré hier à l’occasion de son discours annuel sur l’état de la Fédération russe que son pays ne se laisserait pas dicter par l’extérieur le rythme de ses réformes démocratiques.«La Russie décidera elle-même le rythme, les modalités et les conditions de ses progrès vers la démocratie», a dit le chef du Kremlin au cours d’un discours de trois quarts d’heure.«Cela ne sera possible qu’avec des moyens légaux [.] Les méthodes illégales de lutte au nom d’intérêts ethniques, religietex ou autres sont en contradiction avec les principes de la démocratie», a-t-il ajouté en faisant une aDusion à peipe voüée au conflit tchétchène.«L'État y réagira avec des moyens légaux, mais sévères», a assuré le président russe.La semaine dernière, Condoleez-za Rkre avait estimé lors de sa première visite à Moscou en tant que chef de la diplomatie américaine que Poutine jouissait d’un pouvoir personnel excessif.Le président russe a également réservé une large partie de son intervention aux questions économiques et financières.«Les autorités fiscales n’ont pas le droit de terroriser les milieux d'affaires», a-t-il déclaré.reprochant au fisc de favoriser l'évasion des capitaux, endémique en Russie.«H fout encourager le retour vers notre économie des capitaux gagnés par nos compatriotes», a ajouté Poutine.Il a suggéré un taux d’imposition normal de 13 % pour les Russes qui rapatrieraient leurs capitaux, promettant de les protéger des bureaucrates corrompus.Se prononçant implicitement pour une amnistie fiscale, fl a estimé que le fisc devait se concentrer sur la collecte des impôts actuels plutôt que de traquer les arriérés des entreprises remontant à des années.Discours bien accueilli Ce discours, qui vise à relancer la confiance des investisseurs, intervient deux jours avant l’annonce prévue du jugement dans le procès de Mikhaïl Khodorkovski, l’ex-dirigeant de la compagnie pétrolière loukos, qui risque jusqu’à 10 ans de prison pour évasion fiscale.loukos, la plus grosse société russe, a été ruinée par les arriérés réclamés par le fisc au terme d'une campagne motivée, selon les dirigeants de l'entreprise, par la rivalité poDtique entre Khodorkovski et Poutine.Cette affaire a effectivement dissuadé de nombreux investisseurs de placer leurs capitaux en Russie et a encouragé de nombreux Accord d’union nationale au Togo Abuja — Le chef historique de l’opposition togolaise, Gilchrist Olympic et Faure Gnassing-bé, fils du président Gnassingbé Eyadéma ont conclu hier à Abuja un accord-surprise pour former un gouvernement d'union nationale, quel que soit le résultat de la présidentielle de dimanche.Cette rencontre, sans précédent entre les deux hommes, a été organisée par le président nigérian Olu-segun Obasanjo, au lendemain d’un scrutin émaillé de violences, et que l’opposition menaçait de ne pas reconnaître.L’accord prévoit la formation d'un gouvernement d'union nationale, et une modification de la Constitution pour plus de démocratie.Gilchrist Olympic est le fils du premier président du Togo, Sylva-nus Olympic,, tué en 1963 lors d’un coup d’Etat mené par le propre père de Faure Gnassingbé, Çnassingbé Eyadéma.qui autres à en retirer les leurs.Les ire vestisseurs, a dit Poutine, ont besoin de stabilité plutôt que de «devinettes et de charades».Sur le plan économique, Poutine n’a fait aucune mention à la promesse faite ces deux dernières are nées de doubler le produit intérieur brut d'ici dix ans, un objectif qui semble aujourd’hui de moins en moins réaliste.Lhomme fort du Kremlin a également laissé de côté le dossier des réformes sociales, qui avait provoqué au début de l’année les plus importantes manifestations depuis son arrivée au pouvoir.Néanmoins, les milieux financiers ont plutôt bien accueilli son discours.«Nous saluons les remarques de Poutine sur les impôts et son idée d’amnistie pour le rapatriement des capitaux», a déclaré Al Breach, économiste chez Brunswick DBS.Natalia Orlova, économiste chez Alfa-Bank, redoute pour sa part que l’afflux soudain de capitaux de l’étranger ne provoque une hausse de la valeur du rouble (jusqu’à 20 à 22 roubles pour un dollar).«La question est de savoir quelles mesures la banque centrale et le gouvernement seront prêts à prendre pour compenser cet effet», a-t-eUe déclaré.Reuters avait laissé le pouvoir aux civils.La disparition le 5 février de M.Eyadéma aura ainsi permis ce geste spectaculaire entre les représentants de deux familles opposées par le sang versé et la haine entretenue pendant plus de 40 ans.Cet accord a été conclu avant l’annonce des résultats de la présidentielle de dimanche, à laquelle se présentait Faure Gnassingbé.M.Olympio, écarté du scrutin en raison de sa résidence, restait en fait le vrai chef de l'opposition radicale.L’accord semblait avoir pris de court les responsables politiques de l’opposition à Lomé, qui ne souhaitaient pas réagir immédiatement Les résultats de la prèsidentieDe ne devraient pas être connus avant au plus tôt aujourd’hui, selon un responsable de la Commission électorale nationale indépendante.Agence France-Presse EN BREF La Roumanie et la Bulgarie signent le traité d’adhésion à TUE Luxembourg — La Roumanie et la Bulgarie ont signé hier à Luxembourg, en présence des représentants des Vingt-Cinq, le traité d'adhésion à l’Union européenne que les deux pays comptent rejoindre le T janvier 2007.Le premier ministre luxembourgeois et président en exercice de l’Union.Jean-Claude Juncker, s’est féüdté avec lyrisme que l’Europe mette ainsi un terme définitif au «funeste» accord de Yalta, qui a consacré la division du continent pour plusieurs décennies au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.Avec quelque 30 millions d’habitants à eDes deux, la Bulgarie et la Roumanie seront les deux membres les plus pauvres de l’Union.Leur revenu moyen par habitent équivaut à un peu moins de 30 % de la moyere np Hps 26 actuels.- AFP I LE DEVOIR.LE MARDI 26 AVRIL 2005 B 8 lLTURE LE NOUVEL ENSEMBLE MODERNE ?rand concert.annuel 27 avril.20h - Salle Claude Champagne Informations : (514) 343-5636 18“ Prix d’excellence des arts et de la culture de Québec L’année d’Anne-Marie Olivier et de Frédéric Dubois ISABELLE PORTER CJ était la soirée d'Anne-Marie Olivier et Frédéric Dubois hier aux 18“ Prix d’excellence {les arts et de la culture à Québec.A la fois coanimateurs du gala et lauréats des prix de l’interprète et du metteur en scène de l'année en theatre, les deux complices couronnaient ainsi une année charnière.«0* nous a demandé d’animer le gala avant qu’on sache qu’on était en nomination», a tenu à préciser Frédéric Dubois qui a reçu le prix de la meilleure mise en scène pour Vie et mort du roi boiteux de Jean-Pierre Ronfard.Les prix d’excellence sont remis par des organismes de différents secteurs (fondations de l’opéra de Québec, de l’Orchestre symphonique de Québec, du théâtre du Trident.) à l'occasion d’un gala qui se déroulait hier au Théâtre de la Bordée.-Ces reconnaissances prouvent que Québec est un excellent tremplin pour les créateurs.On nous permet ici de créer dans un contexte libre et heureux», faisait remarquer le jeune metteur en scène qui brille actuellement à Montréal dans Téléroman, de Larry Tremblay.Anne-Marie Olivier, elle, a reçu le Prix Paul-Hébert pour son jeu dans Gros et Détail, pièce dont elle est également l’au-teure et qui lui a valu le Prix du Frédéric Dubois et Anne-Marie année théâtrale charnière.public au dernier gala des Masques.En dépit de ces succès, la jeune femme remarque qu’il n’est pas toujours facile d'avoir accès aux scènes montréalaises quand on n’est pas du coin.«Mon spectacle va jouer en France et en Afrique avant d’aller à Montréal.On m'a souvent dit que je parlais beaucoup de Québec dans Gros et détail, mais il y a des spectacles qui parlent de Québec qui ont fait le tour du monde!» Outre son travail sur Gros et Détail, Anne-Marie Olivier est dirigée par Wajdi Moua- L0U1SE LEBLANC Olivier ont couronné hier une wad dans la reprise des Trois Soeurs au TNM ainsi que le projet Forêts qui sera présenté au Festival de théâtre des Amériques.Gros et Détail a également été honoré hier pour sa musique puisque le complice d’Anne-Marie Olivier, Mathieu Doyon a gagné le prix Bernard Bonnier du meilleur environnement sonore.Les autres prix en théâtre ont par ailleurs couronné les comédiens Hugues Frenette et Emmanuel Bédard pour leur jeu dans Turcaret ainsi que la scénographe Elise Dubé pour son travail dans La Librairie, une autre pièce mise en scène par Frédéric Dubois, du côté des jeunes publics cette fois.Enfin, le directeur du Théâtre de l'Aubergine, Paul Vachon, a remporte le prix de l’Institut canadien pour son engagement de plusieurs décennies dans l’art clownesque.VU et Materia à l’honneur Le gala d’hier témoignait en outre de la vitalité du milieu des arts visuels dans la capitale.Ainsi, c’est au centre en art photographique VU qu’a échu le prix Ville de Québec de l'entreprise culturelle de l’année, tandis que le prix du développement culturel était remis à Sylvie Royer, la directrice du centre en métiers d’art Matéria à qui l’on doit une superbe exposition sur le céramiste Maurice Savoie.Le jeune Jean-Philippe Roy a pour sa part gagné un prix Videre pour son exposition Les Oiseaux, l’arbre, la montagne alors que Michel Parent héritait du prix Reconnaissance.Enfin, d’autres prix ont été remis à la vidéaste Martine Asselin, la soprano Marie-Josée Lord, le musicien classique Jean Anger, l'entreprise de production d'œuvres numériques Sarbakan, ainsi que la caisse populaire Desjardins du Vieux-Québec pour sa contribution au développement de l’Institut canadien.Arcade Fire au Corona Communion, intensité et démesure FRÉDÉRIQUE DOYON Les retrouvailles ont eu lieu, incandescentes.Arcade Fire, groupe montréalais salué par les milieux alternatifs des deux côtés de l’Atlantique dans la dernière année, rentrait à la maison à Montréal avec trois spectacles présentés en rafale jusqu’à hier au Corona.«It’s so good to be home», a répété plusieurs fois le chanteur Win Butler, visiblement heureux de s’accorder une pause entre deux tournées.Le confort du chez-soi a peut-être permis quelques bavures techniques, micros défaillants, feekbacks.des peccadilles en regard de l’énergie débridée, délicieusement anarchique, et du talent polyvalent que la formation montréalaise a déployés sur scène sans relâche pendant une heure trente, après les performances plus timides mais bien senties de Final Fantasy et Wolf Parade.Ces petits dérapages semblaient plutôt inhérents à la démesure de la soirée, livrée comme si chacun des neuf musiciens y laissait sa peau.L’erreur est tellement humaine, semblait nous lancer la joyeuse bande, à l’instar du deuil et de la mort dont l’album Funeral est pétri — il a été conçu l’année où neuf proches des musiciens sont décédés — mais qu’il transcende et transfigure pour faire jaillir la lumière et l’incroyable force {le vie qui habitent les mortels.A cette performance vibrante et vivante, le public a répondu par une douce communion quasi religieuse, avec juste assez d'effusion, com- E N BREF Jury de choc pour Chant 2005 André Bourbeau, président du Concours musical international de Montréal (CMIM) et Joseph Rouleau, président des Jeunesses musicales du Canada, ont dévoilé hier la composition du jury de Chant 2005, l’édition 2005 du CMIM.On trouve un quatuor de véritables légendes de l’art lyrique — Carlo Bergonzi, Gwyneth Jones, Tom Krause, Shirley Verrett — dans un jury qui comptera également dans ses rangs Joseph Rouleau, le chef Mario Bemardi et Rudolf Berger, directeur du Volksoper de Vienne.Ce jury, présidé par André Bourbeau, départagera 45 chanteurs et chanteuses de 17 pays, choisis parmi 190 candidats, qui se mesureront du 9 au 20 mai à Montréal.-Le Devoir Naissance du Ballet de Québec La compagnie de danse de Québec Christiane Bélanger annonçait hier qu'elle porterait désormais le nom de Ballet de Québec.Le nouveau Ballet de Québec présentera en novembre prochain le ballet Cendrillon à la saDe Albert-Rousseau.- Le Devoir me s'il comprenait tout le poids que le succès rapide faisait peser sur les épaules du jeune groupe.C’est la décharge de rock de Wake up et son chœur entonné par l’imposante bande de neuf musiciens, qui a ouvert le bal des retrouvailles.Violons, accordéon, piano, violoncelle, tous les instruments qui nous prenaient aux tripes sur l’album ont pris sur scène une ampleur à donner la chaude poule, notamment dans les grands mouvements de Neighborhood #2, My heart is an apple et Crown of love.Les voix geignantes, quasi discordantes de Win et sa compagne Régine Chas-sagne, qui font le charme lancinant de cette formation, nous trifouillaient l’âme tandis que les musiciens se défonçaient joyeuse- ment, échangeant même leurs instruments d’une pièce à l’autre.Dans sa fougue, Arcade Fire maîtrise tout de même la progression.Après le sommet d’intensité atteint avec Neighborhood ttl, Neighborhood tt3 et Rebellion ont cassé la baraque.C’est en rappel que l’intimité s’est installée, laissant libre cours à tout le lyrisme dont le groupe est capable avec sa pop polyphonique, mélancolique et viscérale qui rappelle certains canons des années 80.Régine Chassagne a alors littéralement bercé les spectateurs de sa voix haut perchée et troublante avec In The Backseat.Un ange est passé.On se sent presque privilégié d’avoir pu assister à la rentrée montréalaise d’Arcade Fire, présentée à guichets fermés.Depuis la sortie de Funeral, l’automne dernier, et même dès leur mini-album éponyme, le groupe a déclenché une secousse sismique en Amérique du nord et en Europe.Critiques, publics et artistes y voient le renouveau de la pop-rock.David Byme est monté sur scène avec le groupe lors d’un concert à New York.David Bowie aurait même laissé entendre après les avoir vus en spectacle qu'il pouyait désormais mourir en paix.À tel point qu’on ne s’étonnait plus que l’album ait récolté trois prix lors des MIMI’s, gala de la musique alternative montréalais.Mais on avait bien hâte d’en prendre soi-même le pouls.Le buzz s’est avéré.Longue vie à Arcade Fire.Le Devoir DU 5 AU 30 AVRIL 2005 ¦ SUPPLÉMENTAIRES 3, 4 ET 5 MAI à 20 h « Courez-y.C’est un texte magnifique, d’une grande beauté.» - Je rai vu à la radio.SRC « Des Jouliks qui vont droit au cœur.» - La Pre*e I « Une histoire d’amour et des relations mère-fille (.) on pleurait dans la salle.» - Desautels.SRC I « Une touchante histoire d’amour, brillamment racontée.d’exceUents comédiens.» — Josée Bilodeau, Radio-Canada ca « .un voyage au pays de l’émotion pure.très -très- beau texte.» - Journal de Montréal « un récit et une mise en scène parfaitement accordés.» — ICI « Marie-Christine Lê-Huu livre une performance et un texte bouleversants.» - Voir « Une métaphore percutante.Une langue qui présente une certaine parenté avec ceUe des enfants dans l’œuvre de Ducharme.» - Le Dtvou 111 WP Texte MARIE-CHRISTINE LÊ-HUU Mise en scène ROBERT BELLEFEUILLE assisté de Dtaae Fort!» Avec MARIE-CHRISTINE LÊ-HUU, SUZANNE CLÉMENT CATHERINE BÉGIN.PATRICK GOYETTE.AUBERT PALLASCI0 et GUILLAUME CHAMP0UX Collaborateurs : Jeaa lui farak lillemx Etttase Soeckei Uais* leaidotn Sszaamt Ttffaaiei Karine Pesa trais et lasick Céaéreu En partenariat avec Hydro Québec a LE DEVOIR Une création du Théâtre d'Aujourd'hui 3900, oie Saint-Denis, Montréal H2W 2M2 ( • métro Sherbrooke) Informations et réservations (514) www.thMtredaujourdhui.qcGi 282-39001 CONCERTS CLASSIQUES Une grande récitaliste LES RADIO-CONCERTS DE RADIO-CANADA M.Ravel Shéhérazade; H.Duparc: quatre mélodies; J.Marx: quatre Ueder.X.Montsalvatge: Cinco canciones negras; A Schœnberg: BrettUieder (4 extraits); W.Bolcom: Cabaret Songs (4 extraits).Measha Brueggergosman, soprano: JJ.IVnna, piano.Salle Pierre-Mercure, le 25 avril 2005.FRANÇOIS TOI) SIGN A NT Certaines choses ne changent pas, heureusement.La présence en scène de Measha Brueggergosman fait partie de celles-là.Quelle monte sur scène ou en sorte, qu’elle chante Duparc ou Bolcom, qu’elle écoute la partie de piano pendant ses silences, elle vit toujours et projette pour nous tout ce qui se passe musicalement Donc, plus qu’à une lauréate de concours, nous voilà face à une artiste de trempe exceptionnelle, qui brûle les planches — et adore cela communiquant tout avec pertinence, irrésistiblement.Voilà pour la première leçon.La seconde passe par le chant Ici encore, la cantatrice ne dépareille pas.Que le répertoire soit français, allemand, espagnol ou amèricam, la dk> lion véhicule aussi bien le texte que l’intention que cchiki fait naître chez l’interprète.Alors, on regrette profondément que son accompagnateur soit souvent si piteux.J.J.Penna la suit bien, mais commet des fautes de pédale épouvantables chez Ravel et Duparc, semblant complètement ignorer qu’on peut battre la pédale pour garder le tlou subtil sans créer la confusion médiocre.Cela n’aide pas Brueggeigosman quand elle en a besoin.Dans Shehe-nuade, déjà handicapée par l’absence du support orc hestral, la palette expressive se contente d’une facade trop indifférente.Le jeu suggère la poésie, la musique la fait se deviner, mais le rendu demeurait dans l’oibe extérieure de l’expresskin.Pour les mélodies de Duparc, plus d’engagement souligne déjà une vision assez prenante.La voix se réchauffant, la Vie antérieure fat le plus réussi de eet ensemble.On saute sur l’insignifianee des Marx — bien faits, mais dont le style accentue la vacuité de la chose — pour plonger dans la deuxième moitié du programme.La soprano s’en donne à cœur joie à animer toutes c es saynètes, plongeant dans leur raffinement léger en escamotant toute vulgarité ou superficialité.On assistait à une vrai récital, de haut vol, où tout était pris avec un art aussi consommé que bon enfant, dans lequel une voix somptueuse se fait souple, railleuse ou intime, révélant tour à tour des images attachantes et émou vantes, offrant des bonheurs, co-quineries et grâces à «bouche que veux-tu», où les rares écarts ne méritent pas de susciter la moindre réserve.À voir au moins autant qu’à entendre, car ainsi on partage tout.Une visite guidée de l’univers du plus célèbre paiiem de Freud 3 SOIRS SEULEMENT! LECTURE texte Pierre Lefebvre mise en lecture Alexis Martin avec Daniel Brlère, Jacynthe Laguë Denis Lavalou, Anne-Marie Provencher Isseieter Uœtv nn UNE PRODUCTION DU Nouveau Théâtre Expérimental LES 28, 29, 30 AVRIL 2005 à 20H30 A ESPACE LIBRE 1945 FULLUM métro frontenac ENTRÉE 10$ RÉSERVATION (514) 521-4191 L'AGORA DE IA DANSE ET DANSE DANSE PRÉSENT # sarah chase BIRD 26 AU 30 AVRIL .20H CHORÉGRAPHE INTERPRÈTE .SARAH CHASE COMPOSfTEUR ET MUSICIEN BIU BRENNAN ÉCLAIRAGES HANSMEUER NARRATION SARAH CHASE (EXCLUSIVEMENT EN ANGLAISI / TUTTT L’AGORA DE IA DANSE il nui jwm 840.RUf CHfRRIER METRO SHERBROOKE 514.525-1500 Reseau Admission 514 790 1245 www.agoradanse torn
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