Le devoir, 29 mai 2009, Page(s) complémentaire(s)
B 4 L li I) K V (I I H , L K V K N l> li K I) I 2 !l M Al 2 0 0 II WEEK-END L’été du ROSEQ, la programmation Des couples, des filles et des kilomètres 4 ¦ ¦ ¦ ïî SYLVAIN CORMIER Coral Egan était là, avec sa fillette et leur chien Whisky.Je n’ai pas vu le compagnon, Charles Papasoff, mais c’est bel et bien la famille qui s’offrira, façon Westphalia du XXI1 siècle, un tour du Québec, avec une douzaine d’arrêts-spectacles au programme.«On va faire des jokes de couples», a promis la rayonnante chanteuse-maman-compagne.Mara Tremblay venait tout juste de dire que le spectacle conjoint, Mara et Antoine en plateau, réunira pareillement le couplç Tremblay-Gratton, de Péribonka à Dégelis.A son tour de micro, la lumineuse Claire Pelletier n’a pas manqué de souligner qu’elle ne sillonnera pas non plus le Québec sans Pierre Duchesne, son homme, son multi-instrumentiste, son collaborateur.Jusqu’à Renée Robitaille, la conteuse, qui fer^ le périple avec son accordéoniste de chum, Etienne Loranger.«Un gros party de famille», a résumé David Jal-bert, qui parlait, lui, de son spectacle et de sa bande de musiciens.N’empêche.C’est l’esprit qui régnait hier matin au lion d’Or, alors que le Réseau des organisateurs de salles de l’Est du Québec, par la voix de son indéfectible directrice générale, Solange Morrissette, et de son nouveau porte-parole, Marco Calliari, présentait la quarantaine d’artistes retenus par ses diffuseurs dans le cadre des tournées annuelles d’été.Signe de temps grégaires?Le fait est qu’on vivra l’aventure, sinon en couple, bien souvent à plusieurs sur les scènes du ROSEQ dans les mois qui viennent Ainsi, les Tri-cia Foster, Daniel Roa et Alexandre Désilets se partageront les premières parties du spectacle solo de Daniel Lavoie, proposé dans pas moins de 28 villes.Ainsi, Marie-Pierre Arthur et David Marin se produiront l’un avant l’autre, et vice et versa, dans une dizaine de lieux.Ainsi reconduira-t-on l’heureuse formule du spectacle Toutes les filles, ré unissant chaque soir sur le mode de la chaise musicale au moins quatre des cinq chanteuses-musiciennes suivantes: Amélie Veille, Emilie Clepper, Andrea lindsay, Josianne Paradis et Magnolia.Année faste pour les filles, constatait-on du même coup d’œil panoramique: outre les susnommées, le ROSEQ coordonnera les tournées des Catherine Durand, Caracol, Cœur de pirate, Anik Jean, Monica Freire, Andrée Watters, France D’Amour (chantant des standards de jazz), jusqu’à la revenante Martine Saint-Clair (chantant L’Amour est dans tes yeux, quoi d’autre?).Signe de temps cohérents: l’an dernier, quatre chanteuses-musiciennes trônaient au sommet de mon palmarès des meilleurs disques d’ici, et les voilà encore plus nombreuses, chantant à la grandeur de la province.Des quelques gars s’amenant sans famille ni compagne sur les routes du Québec, mentionnons des Français de remarquable valeur, le groupe Léoparleur et le vétéran chansonnier Romain Didier, ainsi que l’excellent guitariste d’origine britannique Harry Manx, dont le blues trempé dans les eaux du Gange lui vaut l’aval et l’engagement de diffuseurs conquis.J’arrête là ma tournée des tournées du ROSEQ, faute d’espace: le site www.roseq.qc.ca fournit dates et lieux pour les 43 artistes et leurs 283 spectacles.C’est ce qu’on appelle une famille élargie.Le Devoir EN BREF Décès de Marcel Béliveau Le célèbre animateur québécois Marcel Béliveau est décédé hier après-midi des suites d’une longue maladie.Il était âgé de 69 ans.Marcel Béliveau avait révélé en février dernier que le cancer s’était attaqué au seul poumon qu’il lui restait D avait précédem- ment combattu et vaincu cette maladie à deux reprises, en 1992 et en 1994.L’an dernier, il avait confié qu’il souffrait d’insuffisance cardiaque, en précisant que son cœur ne fonctionnât plus qu’à 30 % de sa capacité.«Il avait vraiment atteint la limite», a affirmé son fils Alain sur les ondes de la radio de La Presse canadienne.Béliveau s’est tout d’abord fait connaître au Québec avec l’émis- sion Surprise surprise, dans laquelle des vedettes étaient victimes de blagues sous l’œil de caméras cachées.L’émission entre en ondes pour la première fois au réseau TQS pendant la saison 1987-88, et eïïe est exportée en France dès 1989.C’est le début d’une ascension fulgurante vers la gloire et la fortune pour ce natif de Grand-Mère, en Haute-Mauri-cie.- Im Presse canadienne î „ ' iü S ' vi • - Libérez-vous des idées reçues -?ledevoir.com/abonnement.html*- LE DEVOIR.iü com i§ii' • Abonnez-vous au Devoir et bénéficiez d’une multitude de privilèges ¦ À votre porte tous les matins ¦ Revue de presse personnalisée par courriel ¦ 25 articles par mois dans les archives depuis 1992 ¦ Accès à 100% du contenu sur LEDEVOIR.com ¦ Rabais jusqu’à 49% sur le prix en kiosque ¦ L’Agenda, le guide de la télévision et des sorties dans l’édition du samedi WÈm ê LEDEVOIR.com ¦ 514 985 3355 ¦ 1 800 463-7559 MONTRÉAL Kim Doré remporte le Prix des lecteurs du Marché de la poésie CAROLINE MONTPETIT Le 10' Marché de la poésie de Montréal déployait son chapiteau, hier, place Gérald Godin, dans le Plateau-Mont-Royal, en compagnie des invités d’honneur de cette année que sont les poètes Yolande Vil-lemaire et Paul-Marie Lapointe.Et c’est là qu’on a remis à la poète Km Doré le Prix des lecteurs du Marché de la poésie de Montréal, pour son recueil Maniérisme le diable, publié aux éditions Poète de brousse.La production de 70 maisons d’édition y est donc présentée au public, qui n’a pas souvent une telle occasion de s’initier à la poésie québécoise, et quelque 80 poètes participent aux divers événements.Au moment de l’inauguration du Marché, Isabelle Courteau, directrice générale de la Maison de la poésie de Montréal, a d’ailleurs fait allusion à la construction projetée d’une nouvelle Maison de la poésie, intégrée à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal et à sa bibliothèque.Des négociations sont d’ailleurs en cours pour l’achat du stationnement du Centre de services communautaire du monastère où niche présentement la Maison de la poésie, rue Saint-Hubert.Hier, la mairesse de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Helen Fotopoulos, expliquait que ce projet pourrait profiter à la fois des fonds destinés aux infrastructures culturelles et à ceux destinés à la mise à niveau des bibliothèques.«Présentement, la bibliothèque de l’arrondissement du Plateau ne répond pas aux normes», a-t-elle précisé.Q 1 il________ ______ JACQUES GRENIER LE DEVOIR La poète Kim Doré a reçu hier le Prix des lecteurs du Marché de la poésie, pour son recueil Maniérisme le diable.La Maison de la poésie pourrait naturellement trouver sa place dans un tel projet ajoute-t-elle.Le Marché de la poésie battra donc son plein tout le week-end à Montréal.Hier, déjà, les badauds pouvaient s’installer dans des sièges de coiffeur, le temps de se faire lire un poème.Aujourd’hui, à 20h, le spectacle de Lino, intitulé La Chambre de l’oubli, avec Paul Savoie, prend l’affiche.Une heure plus tard, sur la scène même du chapiteau, se tiendra le spectacle Sur un chemin de terre en taxi bleu, animé par Serge-Patrice Thibo- deau, des éditions Perce-neige, au Nouveau-Brunswick, qui mettra en scène plusieurs poètes de l’Acadie.Les activités se poursuivent demain et dimanche, parallèlement à cette exposition intitulée Les Enfants du surréalisme, à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, où l’on retrouve des dessins d’enfants du primaire et ce joli mot surréaliste de la petite Julia qui dit en substance: «L’être humain est imparfait, la preuve en est le dictionnaire.» Le Devoir Thomas Fersen à La Tulipe M.-, .L’univers de l’un, la poigne de l’autre SYLVAIN CORMIER On aurait mis un p’tit deux là-dessus.Autant notre Fred Fortin et sa bande de copains ont salutairement débauché le dernier disque de Thomas Fersen, autant le spectacle dudit, avec le Fred en bandoulière et les mêmes copains en bagage (plus le fidèle Pierre Sangra, complice de la tournée ukulélé), allait gagner en volume.C’est bien ce nous avons constaté et vivement apprécié hier au premier des deux soirs de l’ami Toto à La Tulipe.Ou est-ce l’ami Tulipe à la Toto?Je dérape, là.Revenons à nos compères.Le son Fred Fortin, c’est du subtil et du lourdaud à la fois.Une sensibilité moitié pop Beatles moitié métal Led Zep, le plaisir patent et constant de jouer, et du volume.Pas la quantité de décibels.Fortin et les siens jouent volumineux.La basse est ronde et pleine, la frappe de batterie pèse son poids.C’est comme une grosse marmite pleine de soupe aux pois portée à ébullition.Plonger là-dedans le zoo de Fersen, l'insectarium de Fersen, les histoires noires de Fersen, la pièce montée des grands jours de Fersen, la galerie de personnages va-quement inquiétants de Fersen, plus le ukulélé de Fersen, ça donne du Fersen plus odorant que jamais.Pour résumer, sa Zaza, qui pétait déjà auparavant, dégageât pestilentiel.Mais ça ne changeait pas le cher Fersen pour l’essentiel.Thomas Fersen a son personnage de scène, et nous en jouissons.L’art d’un certain détachement.Même quand il danse, c’est avec l’air de ne pas avoir l’âr.Un vrai Paul Meurisse de la chanson.Du nonchalant qui passe au nonchalant qui chante.Toujours un peu décalé.L’accoutrement comme-sur-la-pochette, haut-de-forme et queue-de-pie sur robe de bâ fanée, accentuant l’effet Quand, les gens ayant chanté à sa place le premier couplet de Diane-de-Poitiers, il reprend la chanson et que les gens remettent ça, il les interrompt et dit «Vous permettez?» Cette attitude-là.Tout aura baigné dans la ragoûtante tambouille Fersen-Fortin, les anciennes préférées comme les nouvelles préférées, La Chauve-souris autant que Chocolat, toutes deux très trash-foraines dans le genre.Franchement, c’était joie, c’était félicité que d’assister à cette rencontre sans précédent: le Québec le plus enraciné au service de la France d’élite, sans la moindre courbette.Collaborateur du Devoir Festival TransAmériques Le parcours du combattant RAMBO SOLO Conception et mise en scène : Pavol Leska, Kelly Copper et Zachary Oberzan.Une production du Nature Theater of Oklahoma (New York) présentée dans la petite salle d’Espace GO dans le cadre du Festivâ TransAmériques jusqu’au 30 mâ.ALEXANDRE CADIEUX Sur le fond, la démarche en elle-même n’a rien de révolutionnaire: n’importe quel comédien ou metteur en scène qui s’empare d’un classique se l'approprie et le réinterprète selon sa vision du monde.Bien sûr, lorsque la figure mythique en question s’avère être John Rambo, l'ex-Béret Vert immortalisé sur celluloïd sous les traits de Sylvester Stallone, l’entreprise risque de sortir des sentiers battus.Avec Rambo Solo, l’acteur Zachary Oberzan et le Nature Theater of Oklahoma nous entraînent dans un joyeux dérapage beaucoup plus contrôlé qu’il n’y paraît.Oberzan, qui se présente comme un grand fanatique de First Blood, le roman original écrit par David Morell en 1972, monte sur scène après avoir accueilli personnellement les spectateurs et se lance dans une narration du roman.Derrière lui, sur trois écrans, trois versions de lui-même (moustachu, barbu, binoelard) filmé dans son ap- partement new-yorkais entament la même entreprise dans un synchronisme gestuel presque parfait.Si le comédien sur scène n’utilise que quelques accessoires, l’acteur de cinéma exploite quant à lui toutes les ressources matérielles de son environnement.Les effets de décalage, souvent drôles, instillent égâement une bonne dose d’étrangeté dans la représentation.Rapidement, les violentes gâopades de Rambo et du shérif Teasle deviennent secondâres: c’est le parcours du combattant d’Oberzan qui devient le centre d’intérêt du spectateur.Une course d’obstacles aux embûches soigneusement prévues d’avance, mâs qui constitue tout de même une performance physique digne de mention.Au fil des «éreintantes» chorégraphies d’arts martiaux, le récit se morcelle, le narrateur insère des commentaires, racontent des anecdotes et réussit même introduire des comédiens supplémen-târes dans son solo.lu démarche du Natural Theater of Oklahoma, dont c’est la première visite au Festival TransAmériques, tourne notamment autour de la mâ-léabilité et de la subjectivité de tout récit tr ansmis et retransmis.Dans ce spectacle hilarant, dont Zachary Oberzan est à la fois l’interprète et le personnage principal, subversion et pop culture finissent par fâre bon ménage.Collaborateur du Devoir t N MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE 614
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