Le devoir, 28 avril 2009, Page(s) complémentaire(s)
SHDM: LE VÉRIFICATEUR VEUT UNE ENQUÊTE POLICIÈRE Page A 2 -?www.ledevoir.com ?- LE DEVOIR Vol.C N " 0 2_______LE MARDI 28 AVRIL 20 O 9_1,10$ + r a x i: s = 1 , 2 5 $ Méga-restructuration chez General Motors Au Canada, GM réduira sa main-d’œuvre de 60 % et supprimera 300 concessionnaires ÉRIC DESROSIERS Répondant aux gouvernements américain et canadien qui exigent d’elle une remise en cause plus profonde de ses pratiques en échange de leur aide, General Motors a dévoilé hier une nouvelle version de son plan de re- structuration où elle se dit notamment prête à se débarrasser de plus de la moitié de ses employés au Canada et de presque autant de ses concessionnaires.GM Canada a annoncé une réduction de 57 % en cinq ans du nombre de ses travailleurs à salaire horaire, ce qui ferait passer leur nombre de 10 300 en 2008 à seulement 4400 en 2014.Dans sa première mouture présentée en mars, le plan visait à ramener ce nombre à 7000 employés.La filiale canadienne du géant américain de l’automobile compte actuellement un total de 12 000 employés, dont un peu moins de 2000 cols blancs.Ce to- tal était encore de 20 000 employés au pays en 2005.Le réseau de concessionnaires devrait aussi être durement frappé.GM entend faire fondre leur nombre au pays de 705 en 2009 à 425, et peut-être ¦ VOIR PAGE A 8: GM La planète sur le qui-vive Le monde entier surveille la propagation de la grippe porcine STÉPHANE BAILLARGEON L> inquiétude gagne la planète alors que se multiplient les signes du potentiel pandé-mique de la grippe porcine apparue au Mexique.Dans ce pays, on compte déjà 149 morts assurément ou potentiellement liés à la maladie.Après l’Amérique du Nord, les premiers diagnostics d’infection se confirment maintenant en Europe et en Nouvelle-Zélande.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé hier de relever d’un La Malaisie a cran son niveau d’alerte pour le faire passer à 4 sur une échelle de 6.Ce quatrième niveau signale «une montée en puissance significative» du risque de pandémie.Ce terme désigne une épidémie qui s’étend à la quasitotalité de la population d’un ou de plusieurs continents.La pandémie de grippe espagnole a fait des dizaines de millions de morts dans le monde entre 1918 et 1920.L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a placé son personnel technique en «alerte complète».Les éclosions dans les fermes porcines doivent être immédiatement signalées.Les experts de la FAO attendent des échantillons prélevés sur le terrain pour mieux comprendre l’origine et la transmission de la maladie.Le principe de précaution encourage de plus en plus de surveillance aux frontières, dans les ports et les aéroports.En Thaïlande et à Hong Kong, la température des voyageurs est testée à l’infrarouge.Le stratagème ne permettra toutefois pas d’isoler des patients qui seraient en période d’incubation, la vitesse des transports modernes posant un casse-tête supplémentaire aux autorités sanitaires.la chute des actions des transporteurs aériens en Bourse fournit un autre signe de l’inquiétude VOIR PAGE A 8: QUI-VIVE demandé à ses citoyens de ne pas se rendre au Canada, une mesure qu’Ottawa trouve exagérée JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une employée d’une compagnie aérienne portait un masque hier soir pour accueillir des passagers en provenance du Mexique à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, à Dorval.H1N1: la transmission par le porc n’est pas prouvée EISA -MARIE GERVAIS Bien des inconnues entourent toujours la menace de pandémie de grippe porcine.Les épidémiologistes de la planète prétendent que, jusqu’ici, rien n’indique que la nouvelle souche du virus grippal A ait été transmise directement à l’homme par les porcs.Et il n’existe encore aucun vaccin pour endiguer le virus de la grippe.Y a-t-il lieu de s’alarmer?Oui.et non, affirme l’épidémiologiste et professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, Jean-Pierre Vaillancourt «R y a plus de rumeurs que de vraies connaissances à ce stade-ci», croit le chercheur qui a déjà vécu au Mexique.Keiji Fukuda, le directeur par intérim de l’OMS, reconnaissait dimanche qu’il y avait des «trous» dans ce que l’on savait du vinis.Si la grippe est appelée «porcine», c’est parce que le virus contient cinq gènes porcins sur huit Pourtant.l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) estime qu’il n’est pas justifié d’utiliser l’appellation «grippe porcine» puisque, à ce jour, le virus H1N1 n’a pas été isolé chez l’animal.Selon Jean-Pierre Vaillancourt, la recombinaison virale avec échange de matériel génétique — cette fois entre les trois souches, porcine, influenza et aviaire — doit se taire dans un milieu adéquat, chez l’animal ou chez l’humain.«Est-ce que le virus porcin VOIR PAGE A 8: H INI Ottawa recommande d’éviter le Mexique, page A 4 ¦ Inquiétude et colère au Mexique, page A 5 ¦ Les Bourses craignent la contagion, page B 1 SAUL LOKB AGENCE FRANCE PRESSE WASHINGTON Barack Obama veut redonner à la science la place qu’elle mérite ¦ À lire en page B 5 INDEX i- oo to r\j O QO N Annonces.B (i Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 4 Monde .B 5 Mots croisés.B 3 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 4 Le commerce équitable en crise de croissance Un changement de cap s’impose, constate l’avocate et sociologue Corinne Gendron dans un essai critique L’univers du commerce équitable serait-il arrivé à la croisée des chemins?C’est ce qu’expose en tout cas la sociologue montréalaise Corinne Gendron dans un essai critique lancé aujourd’hui.Son constat?Malmenée de tous bords tous côtés, confrontée à ses propres incohérences, cette autre façon de concevoir le commerce international risque désormais de disparaître, estime l’universitaire qui n’appelle à rien de moins qu’une profonde remise en question du mouvement.FABIEN DEGUISE De la croissance spectaculaire à la crise identitaire.Plus d’une décennie après le boom du commerce équitable dans les supermarchés du Québec et d’ailleurs, le mouvement, qui s’est développé principalement à l’aide du café, semble être arrivé aujourd’hui à un moment décisif de son existence.Menacé par des tensions internes — entre les utopistes, les réformistes et les marchands de logos —, mais aussi récupéré de plus en plus par de grandes multinationales, le milieu du commerce équitable commence à cultiver d’éton-nantes incohérences qui menaceraient désormais sa survie.A moins d’un changement de cap * > • • important, croit l’avocate et sociologue Corinne Gendron, titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), dans un livre critique sur les dérives d’un système et les façons d’y remédier., Avec Quel commerce équitable pour demain?(Ecosociété), coécrit avec Arturo Palma Torres et Véronique Bisaillon, Mme Gendron n’y va pas par quatre chemins: «C'est un appel à la refondation du commerce équitable, a-t-elle indiqué au Devoir là se maine dernière.Ry a urgence et nécessité.Le mouvement a connu une croissance importante dans les dernières années.Mais il ne peut plus vraiment continuer à avancer sans se questionner.» VOIR PAGE A 8: COMMERCE KHAM REUTERS Marchande de café au Vietnam.Selon la sociologue Corinne Gendron, la répartition de la plus-value est généralement la même dans le commerce équitable que dans le modèle d’échange traditionnel.i v « 4 L E I) E V (MR, L E M A H I) I 2 K A V R I I.2 0 0 !) A 2 a i w ACTUALITES Poursuite de six millions de dollars / Ecosociété remporte une petite victoire contre Barrick Gold Une juge de la Cour supérieure a rendu récemment une première décision favorable à Écosociété, dans le cadre de la poursuite qui l’oppose à Barrick Gold.Une bonne nouvelle pour les auteurs du livre Noir Canada, après une année de procédures judiciaires éprouvantes.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Photo prise en juin 2008, lors d’une manifestation visant à dénoncer les poursuites-bâillons.• -J ALEXANDRE SHIELDS Une décision rendue récemment en Cour supérieure dans le dossier qui oppose la minière Barrick Gold à maison d’édition Ecosociété et aux trois coauteurs de Noir Canada pourrait constituer une première reconnaissance juridique du «déséquilibre entre les parties».C’est du moins ce que concluent ceux qui sont poursuivis pour six millions de dollars par la multinationale.Dans le cadre des interrogatoires hors cour, Barrick Gold cherchait une preuve de l’implication de William Sacher — un des trois coauteurs de Noir Canada — dans deux rassemblements d’opposants à l’entreprise minière tenus il y a quelques mois à Toronto.Ses avocats avaient déjà interrogé une do-cumentariste à ce sujet, mais celle-ci n’avait pas divulgué à'«informations compromettantes» au sujet d’une possible implication de M.Sacher ni fourni de preuve en ce sens.D’où la demande d’interro- «le Code de procédure civile ne permet pas d’interroger à l’infini jusqu’à ce qu’une partie obtienne toutes les informations qui lui semblent utiles pour préparer son procès».«En outre, précise-t-elle, un tel procédé enfreindrait le principe de proportionnalité édicté à l’article 4.2.du Code deprocedure civile, qui vise à assurer que la justice civile demeure un service accessible par la raisonnabi-lité des coûts et des délais.» Pour l’avocat d’Ecosociété, Normand Tamaro, la juge lance clairement le signal que «la procédure ne permet pas toutes les libertés» dans le contexte des interrogatoires hors cour.«La Cour dit que ça commence à faire.Il faut que les préparatifs du procès se terminent et il faut aussi avoir de la retenue et conserver les choses selon des proportions.» Or dans ce litige, «on parle d’une demanderesse qui a des budgets considérables et de défendeurs qui n’ont à peu près pas de budget».Le résultat des interrogatoires hors cour, menés avant le début du procès, appartient à la partie qui les mène.Elle peut donc décider de rendre public ou non le contenu de ces inter- ses auteurs à Écosociété une poursuite de six millions de la part de Barrick et une autre de cinq millions de la part de la minière Banro.Cette dernière se déroule devant les tribunaux ontariens.M.Deneault déplore d’ailleurs l’énorme pression que doivent subir les personnes poursuivies en justice.«Nos vies sont en suspens.Depuis un an, l’essentiel de mon temps est consacré à ce dossier-là.Je ne fais que ça.C’est vous dire à quel point la chose peut être accablante.» Et M- Tamaro est loin d’être convaincu que le projet de loi présenté par les libéraux pour s’attaquer aux poursuites-bâillons changera quelque chose.Le document déposé impose en effet de démontrer EN BREF Projet Monréal double sa représentation La conseillère du district de Lo-rimier, Josée Duplessis, a décidé de quitter le parti du maire Gérald Tremblay pour passer dans le camp de Projet Montréal, la formation dirigée par Richard Bergeron.Conseillère d’arrondissement dans le Plateau Mont-Royal depuis 2005, Mme Duplessis s’est dite incapable de supporter plus longtemps d’avoir à se plier à la ligne de parti sans pouvoir exprimer sa dissidence lorsqu’elle l’estime nécessaire.Elle a reproché hier à la mairesse de l’arrondissement, Helen Foto-pulos, de ne pas travailler en collégialité et de n’avoir pas su manoeuvrer pour augmenter la dotation accordée par la ville-centre au Plateau Mont-Royal.L’arrivée de Mme Duplessis porte à deux le nombre d’élus de Projet Montréal.Mais contrairement à M.Bergeron, Mme Duplessis ne siège pas au conseil municipal de la ville-centre.- Le Devoir Claude Dauphin sollicitera un autre mandat Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Claude Daupliin, sollicitera un autre mandat à la mairie de l’arrondissement de Lachine lors des élections piunicipales de novembre.A l’occasion d’une assemblée d’investiture tenue dimanche, M.Dauphin a présenté l’équipe de candidats du parti Union Montréal pour les postes de conseillers.Bernard Blan-chet, Jean-François Cloutier et qu’une procédure est «frivole».«La porte reste ouverte à tout recours dont on ne pourrait pas dire qu’il est “frivole”, explique-t-il.Or il est extrêmement difficile d’établir qu’un recours est frivole.Par exemple, il ne me suffirait pas simplement de dire à la cour que Barrick est loi d’être certain de gagner, il faudrait que je démontre que c’est carrément frivole.Je ne serais pas plus avancé.» «Ce n’est pas tellement difficile de faire la démonstration qu’un recours n’est pas frivole.Les tribunaux laissent la chance au coureur, parce qu’on part du principe qu’aller devant les tribunaux est un droit fondamental», ajoute l’avocat.Jane Cowell-Poitras brigueront de nouveau les suffrages dans cet arrondissement alors que Use Poulin tentera de se faire élire pour un premier mandat Pans Ahuntsic-Cartierville, Emilie Thuillier et Jean-François Desgroseillers ont annoncé leur candidature aux postes de conseillers pour le parti Projet Montréal.- Le Devoir 1,4 million pour étendre le programme Pair Québec verse une contribution de 1,4 million de dollars sur quatre ans au comité provincial Pair afin d’étendre le programme à l’échelle de la province.Le programme Pair est un service d’appel automatisé qui joint les aînés afin de s’assurer de leur bon état de santé.Une vérification est systématiquement enclenchée lorsqu’un aîné ne répond pas à l'appel.Selon la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, ce projet permet aux aînés de demeurer à domicile en toute sécurité, ce qui favorise leur vieillissement actif.Lorsqu’un aîné ne peut être joint, une personne se déplace à son lieu de résidence pour s’assurer que tout va bien.Actuellement, 36 agences accréditées Pair offrent gratuitement le service dans environ 260 municipalités au Québec.L’aide financière de Québec permettra à l’organisme de mettre en place un bureau de développement et de coordination qui aura pour mandat de faciliter la création de nouvelles agences au Québec, et qui contribuera ainsi à augmenter le nombre de municipalités couvertes par le programme.- La Presse canadienne ger un autre témoin présent à Toronto et dont le nom a été mentionné par M.Sacher.Barrick jugeait celui-ci «impliqué dans la commission préjudiciable à l’origine de son recours contre les défendeurs».La Cour supérieure du Québec a toutefois rejeté la requête de ses avocats.Dans son jugement, la juge Guylène Beaugé insiste d’ailleurs sur le fait que rogatoires.Alain Deneault, un des auteurs poursuivis, estime que Barrick a mené jusqu’à présent une vingtaine de journées d’interrogatoireff; contre une demi-journée pour la défense.Projet de loi utile?D y a maintenant un an que la publication de l’ouvrage Noir Canada: Pillage, corruption et criminalité en Afrique a valu à Camps d’été CAMPS D’IMMERSION EN ANGLAIS • Pour étudiants de 7 à 17 ans • Centre-ville de Montréal et Toronto ¦ Camp de jour et résidence Pour information: à Toronto: (416)921-6998 à Montréal: (514)5314193 www.mwscamps.com oificft@mwscamps.com Camjss de jour £jf/À Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Isabelle Sanchez au 514 985-3454 ou à lsanchez@ledevolr.com François Gendron avocat LL.L, M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 «On parle d’une demanderesse qui a des budgets considérables et de défendeurs qui n’ont à peu près pas de budget» -M' Normand Tamaro Le Devoir Irrégularités à la SHDM Le vérificateur recommande une enquête policière JEANNE CORRIVEAU Un terrain acheté par la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) au coût de 733 000 $ en novembre 2007 a été revendu cinq jours plus tard au promoteur Louisbourg pour la somme d’un dollar.Il s’agit là d'une des transactions examinées par le vérificateur général de la Ville de Montréal dans le cadre de son enquête sur la SHDM.Dans son rapport déposé hier soir au conseil municipal, Michel Doyon recommande que la police soit saisie de l’epsemble du dossier.A la demande de l’administration Tremblay, le vérificateur a épluché les 20 transactions immobilières réalisées par la SHDM entre le 1er janvier 2007 et le 24 novembre 2008.Cette requête faisait suite au déclenchement, en octobre dernier, d’une enquête interne de la SHDM sur la vente du site Contrecoeur à Construction Frank Catania et à la suspension avec solde de l’ex-directeur général, Martial Fillion.Le projet immobilier de Contrecœur a déjà été examiné par la firme KPMG et dans son rapport rendu public en décembre, celle-ci avait relevé de nombreuses irrégularités commises par Martial Fillion.Ce dernier a finalement été congédié.Michel Doyon a tenu compte des conclusions de KPMG et les a incluses dans son rapport Quant au rapport de Samson Bélair Deloitte & Touche, il sera dévoilé aujourd’hui.Après cinq mois de travail, Michel Doyon constate que dans plusieurs cas, des immeubles ont été vendus à un prix inférieur à la valeur marchande, que la SHDM a omis de recourir à un processus d'appel d’offres dans le but d’obtenir un meilleur prix et que des transactions ont été conclues sans les autorisations requises.Certaines transactions paraissent étonnantes.Pour le projet Le Phoenix, la SHDM a acheté de la Ville un terrain situé à l’angle des boulevards Henri-Bourassa et Marcel-Laurin, dans Saint-Laurent, pour 733 000 $ le 30 novembre 2007.Sa première offre, fixée à un dollar, avait d’abord été refusée, note le vérificateur.Le 5 décembre suivant la SHDM a vendu ce terrain à Constructions Louisbourg, une entreprise co-détenue par Tony Accurso, pour la somme d’un dollar «plus autres bonnes et valables contreparties incluant, entre autres une somme de 33 OOO $».Selon le vérificateur, la transaction «n’a pas été approuvée par un niveau adéquat d’autorité».Les élus l’ont entérinée en basant leur décision sur un document qui omettait de préciser que le terrain serait ensuite vendu au promoteur pour un dollar.De plus, signale M.Doyon, le prix de vente a été déterminé selon une évaluation réalisée deux ans avant la transaction.Dans le cas de l’immeuble situé au 730 et 780, Brewster, le vérificateur conclut que la vente aurait été faite pour un montant moindre que la «juste valeur marchande» et qu’elle n’a pas été autorisée par le conseil d’administration de la SHDM ni par le comité exécutif de la Ville.D’autres transactions ont été effectuées sans appel d’offres, comme celle concernant l’immeuble du 1401 et 1501, rue Saint-Patrick.Pour le 10, rue King, un prêt de 450 000 $ a été accordé à l’acheteur sans l'autorisation du conseil d’administration de la SHDM, indique le vérificateur.Tremblay ne commente pas Michel Doyon formule plusieurs recommandations pour mieux encadrer le processus de vente d’immeubles.Il conclut son rapport en souhaitant que la police se saisisse du dossier afin qu’une enquête plus approfondie soit faite.Pressé de questions par l’opposition lors de la séance du conseil municipal hier soir, le maire Gérald Tremblay a refrisé de se prononcer sur le rapport, disant ne pas avoir pu en prendre connaissance.En marge de l’assemblée, le chef de l’opposition, Benoit Labonté, a signalé que la demande du vérificateur pour une enquête policière constituait une première dans les annales municipales.«D’après ce que le rapport nous laisse entendre, toutes les transactions ont fait perdre de l'argent, soit à la SHDM ou à la Ville de Montréal.Des actions doivent être prises par la Ville pour tenter de récupérer les sommes perdues.Pas besoin d’attendre l’enquête policière pour ça», a-t-il dit Le Devoir Avec la collaboration d’Amélie Daoust-Boisvert Cartel de l’essence: le recours collectif ne sera pas étendu à tout le Québec Québec — Le recours collectif intenté à la suite des révélations sur le cartel de l’essence ne pourra pas être étendu à l’ensemble du Québec puisque le tribunal ne veut pas que la démarche se transforme en «vaste commission d’enquête».Ainsi en a décidé la juge Dominique Bélanger de la Cour supérieure.Son jugement écrit a été déposé vendredi dernier.La procédure renvoie directement à l’enquête menée par le Bureau de la concurrence et au dépôt d’accusations crimi- nelles contre certaines compagnies pétrolières ainsi qu’aux plaidoyers de culpabilité de certaines d’entre elles.Les secteurs de Victoriaville, Thetford Mines, Magog et Sherbrooke sont visés.En voulant amender son recours collectif, le procureur voulait démontrer qu’il était impossible qu’il n’y ait pas eu d’ententes illégales ailleurs.Afin d’assurer une saine gestion, le tribunal veut éviter de créer un débat, ce qui n’est pas dans son mandat La Presse canadienne Cancer: des chercheurs créent une réaction immunitaire améliorée Toronto — Des chercheurs canadiens ont découvert le moyen de déclencher une réaction immunitaire améliorée au cancer, une percée qui pourrait un jour conduire à des traitements où les cellules du patient lui-même serviraient à pourchasser et à détruire les tumeurs cancéreuses.Cette découverte, publiée dimanche en ligne par Nature Medicine, démontre le grand potentiel de l’immunothérapie dans le traitement du cancer, selon la chercheuse principale Pamela Ohashi, du Princess Margaret Hospital à Toronto.En laboratoire, Mme Ohashi et ses collègues dç Toronto, d’Allemagne et des États-Unis ont combiné un vaccin avec une substance présente à l’état naturel .dans le corps, l’interleukine 7 (ID 7), une protéine qui aide les globules blancs à contrer la maladie.Cette combinaison a prolongé de manière spectaculaire la vie de souris atteintes de cancer du pancréas.?La Presse canadienne • % 4
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