Le devoir, 3 mars 2005, Cahier A
POLITIQUE Déséquilibre fiscal : le ministre Audet se fait discret Page A 3 v o i r.c o in ?ma - ' JV 'MËM ECONOMIE Série C : Bombardier s’entend avec ses employés syndiqués Page B 1 LE DEVOIR Commission Gomery Jean Lafleur avait un ami «charmant» à Ottawa L’homme d’affaires rencontrait Jean Pelletier «sans but précis» BRIAN MYLES Alors que ses contrats avec le gouvernement fédéral fondaient comme neige au soleil, en 1998 et 1999, Jean Lafleur a lunché à quelques reprises avec Jean Pelletier, le chef de cabinet du premier ministre du Canada, et lui a même adressé une télécopie faisant état d’un manque à gagner de 5,8 millions de dollars pour son agence de publicité.D se rendait cependant à ces dîners d’affaires sans intentions cachées, dit-il, heureux de se régaler en compagnie d’un ami «charmant» et «cultivé».Jamais M.Lafleur n’a discuté en détail du programme des commandites avec Jean Pelletier lors de ces trois ou quatre dîners d’affaires, dont il payait toujours la note, à Ottawa.En aurait-il parlé en général?«Peut-être», a-t-il répondu devant la commission Gomery.Mais il n’avait aucune raison précise pour dîner avec M.Pelletier, si ce n’est pour «établir un bon contact».«M.Pelletier est un homme charmant.On est du même âge, on partageait des passions ensemble, de bons repas, un bon verre de vin, mais il n’y avait pas de but précis.[.] C’est toujours intéressant de parler avec M.Pelletier.C’est un homme cultivé, c’est un homme intéressant.[.] Nous étions deux bons fédéralistes», a-t-il dit Une seule fois M.Lafleur a par ailleurs rencontré Jean Pelletier lors du tournoi de golf de Jean Chrétien, à Shawini-gan, à l’occasion d’un dîner-bénéfice du premier ministre à l’hôtel Reine-Elizabeth, à Montréal, ou encore au bureau de M.Pelletier, à Qttawa, pour le remercier d’avoir embauché son fQs, Eric Lafleur.M.Lafleur a abordé de front la question des commandites une seule fois avec Jean Pelletier, dans une télécopie du 11 juin 1998.Son agence, Jean Lafleur Communication Marketing (JLCM), a reçu 15,7 millions en contrats du gouvernement fédéral en 19% et 10,3 millions l’année suivante.Elle a cependant connu un ralentissement en 1998, incitant Jean Lafleur à envoyer cette télécopie à l’attention de «Cher Monsieur Jean», dans laquelle il fait état du manque à gagner de 5,8 millions en contrats de commandite par rapport à l’année précédente.VOIR PAGE A 8: GOMERY La télésérie Félix Leclerc Radio-Canada fait son mea-culpa PAUL CAUCHON /s y est une des plus mauvaises séries que fai vues à la télévision.» Ce jugement tranchant provient de Mario Clément, directeur des programmes de Radio-Canada.qui diffuse actuellement la série Félix Leclerc.La direction de RadioCanada est donc sortie de son mutisme hier pour commenter la série Félix Leclerc, qui soulève la colère des proches du célèbre chanteur-poète et qui est cbuée au pilori par la critique.L’ensemble de la production de cette série représente «l’exemple parfait de ce qui ne se reproduira plus jamais à Radio-Canada», a déclaré Mario Clément À la suite de cette expérience désastreuse, la direction de l’entreprise remet également en question les coproductions avec la France.«La coproduction nous donne des œuvres hybrides, avec des compromis VOIR PAGE A 8: RADIO-CANADA INDEX Annonce*.B4 Avis publics.A4 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial __A6 Idées.A 7 Météo________A4 Monde.B 5 Mots croisés.B 4 Sports.____B 6 Télévision.B 7 La grève étudiante s’étend JACQUES NADEAU LE DEVOIR 5éS
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