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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-03-31, Collections de BAnQ.

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ACHAT D’AVIONS DE SAUVETAGE: BRAS DE FER À OTTAWA Page A 3 ?w ww.ledevoir.c o m DEVOIR Vol.C N “ 6 # ?L E M A R I) I 3 1 M A RS 2 0 0 9 I .I 0 $ + TAXES = 1 .2 5 $ GM et Chrysler: c’est non, dit Obama Washington et Ottawa demandent aux constructeurs de refaire leurs devoirs FRANÇOIS DESJARDINS Vingt-quatre heures après avoir poussé le patron de General Motors vers la sortie, Washington a rejeté hier les nouvelles demandes d’aide financière de GM et de Chrysler en leur demandant de redessiner leurs plans de relance et en évoquant la possibilité d’un processus de faillite pour me- ner à bien leur restructuration.L’administration Obama, incapable de concevoir l’effondrement de l’industrie automobile aux Etats-Unis, a donné à General Motors 60 jours pour reformu- ler son plan d'affaires du 17 fé- «Nous ne pouvons pas conti- trie automobile dépendre d'un vrier, et à Chrysler 30 jours pour nuer à pardonner de mauvaises flot ininterrompu d’argent du conclure un mariage avec le décisions, a dit Barack Obama contribuable.» constructeur italien Fiat D’ici là, lors d’un discours à la Maison- Dans un communiqué, GM a Washington va alimenter leur Blanche.Et nous ne pouvons pas fonds de roulement laisser la survie de notre indus- VOIR PAGE A 8: NON Chrysler et GM sont encore trop optimistes, page B 1 ¦ Coup de frein à la Bourse, page B 1 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 6 I ^ r '-WW** v' # ¦ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier ministre Jean Charest entouré des ministres Raymond Bachand, Monique Jérôme-Forget et Yves Bolduc pour annoncer le lancement de l’appel d’offres pour le CHUM, hier, à Montréal.Le CHUM en PPP: en avant toute, mais.Charest lance l’appel de propositions tout en ouvrant la porte à un « plan B » LISA-MARIE GERVAIS Premier geste concret depuis longtemps dans le projet du CHUM, l’appel de propositions a finalement été lancé en grande pompe hier par le gou- vernement du Québec en présence de nombreux ministres et de plusieurs représentants du miUeu de la santé.En mode séduction, le clan Charest a tenu à rassurer la population et les différents acteurs du milieu de la santé qui, devant les ratés du CHUM jusqu’ici, se sont montrés sceptiques quant au respect des coûts et des échéanciers.«C’est une étape décisive qui envoie un signal très fort à ceux qui s’intéressent à l'avenir du CHUM», a affirmé le premier ministre.S’il n’a cessé de répéter que la formule PPP était la meilleure, Jean Charest a toutefois ouvert la porte à un «plan B» si l’appel de propositions ne don- ne pas les résultats escomptés.«Le contexte économique est tellement particulier [.], il faut se préparer à tous les scénarios sans décaler les échéanciers», a dit Jean Charest.Interrogé sur un possible retour au mode de financement traditionnel, M.Charest a réitéré sa bonne VOIR PAGE A 8: CHUM ¦ La chronique de Michel David, page A 3 IDÉES Programmes fédéraux abolis: veut-on vraiment des arts en ce pays?¦ À lire en page A 7 sm J*.% MAK REMISSA REUTERS Kaing Guek Eav, alias Douch CAMBODGE Un premier responsable khmer rouge est jugé ¦ À lire en page B 5 N I) K X Annonces.A3 Avis publics.15 fi Décès.B 4 Météo.B fi Mots croisés.B fi Sudoku.B 4 Télévision.B 7 REUTERS/S.COOK/1FAW Un phoque sur la banquise du golfe du Saint-Laurent.Des scientifiques grecs espèrent bientôt pouvoir greffer sur des humains des valves aortiques et des trachées prélevées sur des phoques.Valves et trachées de phoques pourraient sauver des vies humaines Un chercheur grec met en garde l’Europe contre le boycottage de produits dérivés de la chasse L’industrie de la chasse aux phoques mise sur l’utilisation la plus complète possible des animaux abattus.Mais personne n’avait encore pensé à utiliser les organes du mammifère nordique pour doter les humains de prothèses.Sauf un chercheur grec! LOUIS-GILLES KRANCŒUR Des recherches en cours au service de chirurgie cardiaque du Centre médical d’Athènes sous la direction du D Andreas Agathos pourraient changer sensiblement l’image de la chasse aux phoques dans le monde, et en Europe en particulier, si ce dernier arrive à mettre au point une valve aortique et une trachée susceptibles d’être greffées à des humains avec moins de problèmes de rejet que les méthodes actuelles.Le D’Agathos a d’ailleurs écrit la semaine dernière à tous les ministres de l’Environnement de l’Union européenne pour les mettre en garde contre l’adoption d’un projet de loi qui instituerait en Europe un boycottage des produits dérivés de la chasse aux phoques, y compris les valves du cœur et les trachées en expérimentation.«Si on bannit du marché les produits dérivés du phoque dans toute l’Union européenne, cela privera les patients d’Europe des avantages des nouvelles bioprothèses issues du phoque du Groenland», écrit-il en guise d’avertissement.Mais devant l’émotivité qui caractérise ce dossier en Europe, c’est plutôt la Chine qui risque de profiter des premières valves aortiques que son centre médical pourrait offrir.VOIR PAGE A 8: PHOQUES La francisation des entreprises stagne depuis dix ans, constate la FTQ ALEXANDRE SHIELDS La francisation des entreprises québécoises stagne depuis maintenant une décennie, et ce, malgré un accroissement des efforts gouvernementaux en ce sens, selon ce que constate la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).Québec promet d’ailleurs de maintenir ou d’intensifier les mesures existantes au besoin.«On avait fait des gains jusqu’à la fin des années 90, d’autant plus qu’on était partis de loin dans les années 70.Mais, depuis ce temps, ça ne bouge pas», a indiqué hier le secrétaire général de la centrale, René Roy, à la suite de la rencontre La FTQ attribue les difficultés de la francisation à deux phénomènes : la mondialisation et l’immigration annuelle des 600 comités de francisation de la FTQ.Il attribue cette situation à deux phénomènes: la mondialisation et l’immigration.«D’un côté, il y a la mondialisation des entreprises.Les propriétaires qui viennent de l’extérieur du Québec nous arrivent avec des façons de faire qui se passent la plupart du temps en anglais.Et comme ils communiquent en anglais, il faut recommencer des luttes qu’on avait menées dans les an- ’•J O) JEAN-FRANÇOIS I.EB1ANC «11 faut toujours craindre un recul de la francisation», selon le secrétaire général de la FTQ, René Roy.nées 80.Parfois, ils ne semblent pas comprendre qu’au Québec, ça se passe en français.» Selon lui, ce phénomène se produit même avec certaines compagnies canadiennes.«L’accroissement de l’immigration» crée en outre un besoin encore plus important de francisation à l’intérieur des entreprises.M.Roy note qu’environ 60 % des immigrants parlent le français à leur arrivée au Québec, une proportion qui se maintient depuis quelques années.Il précise toutefois qu’en chiffres absolus, cela se traduit par un accroissement important du nombre total d’immigrants qui ont besoin de formation en français à leur arrivée.VOIR PAGE A 8: FTQ il tf * 4 77831302381714 Soirée Mérites et Francopub 2009 « Imaginer demain en français » : c'est sur ce thème que s'est déroulée, du 6 au 29 mars, la 13e Francofête, organisée par l'Office québécois de la langue française et ses partenaires, dont le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles.Au programme de cette célébration du français et de la francophonie: la Soirée Mérites et Francopub, qui a eu lieu le 25 mars, à Montréal.Plusieurs distinctions y ont été remises à des organisations et à des personnes qui ont fait rayonner la langue française dans leur milieu.La Chambre de commerce du Montréal métropolitain y a annoncé son concours du Mérite du français dans la PME.La Commission de toponymie a dévoilé la ville lauréate du Mérite du français en toponymie, Val-d'Or.L'Office et les Presses internationales Polytechnique y ont également lancé le Dictionnaire illustré des activités de l'entreprise ef/^Vocabulaire des relations professionnelles, ouvrages terminologiques sur la vie de l'entreprise et la vie au travail en général.M KJINl iam en ci nçais ^ Laurence Jalbert, auteure-compositrice-interprète porte-parole de la Francofête 2009 Bravo aux lauréats! k La Frahqofête âbratibn gIlt français ‘et de la francophonie du6au29mars 2009 www.francofête.qc.ca TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION P"'.-Merit:' ‘français Mentes du frarrçàî MULTIMÉDIA - APPRENTISSAGE EN LIGNE, JEUX ET LUDACTICIELS - PETITE ET MOYENNE ORGANISATION Centre Brain International pour le Programme NeuroActive, Mémoire et MultiTâche M.Martin Bergeron, chargé des relations publiques et porte-parole, Office québécois de la langue française M™ Isabelle Dubé, vice-présidente, Centre Brain International M.Éric Périgny, vice-président ventes et marketing Mre Carola Monge, vice-présidente, marchés hispaniques M.Stéphane Bergeron, président M.André d'Orsonnens, président du conseil d'administration d'Alliance numérique MULTIMÉDIA - APPRENTISSAGE EN LIGNE, JEUX ET LUDACTICIELS - GRANDE ORGANISATION Ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, en partenariat avec Bell Canada et Technomedia formation pour la Formation en ligne pour la francisation des personnes immigrantes adultes Devant : M™ Liette D'Amours, directrice du marketing et des communications du CEFRIO, M™ Anne Rohrart, experte de contenu, ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, Mme Christine Rioux, chargée de projet, ministère de l'Immigration SITE INTERNET - PETITE ET MOYENNE ORGANISATION Société de gestion de la banque de titres de langue française (BTLF) pour la refonte du site de la BTLF et de Memento M.Patrice-Guy Martin, rédacteur en chef de Direction informatique, M1* Nicole Martel, présidente-directrice générale, Association québécoise des technologies, M.Michel Montagne, responsable des communications, Société de gestion de la BTLF Mérites du français !«s1 ^ et des Communautés culturelles, Mme Nelinda Pinto, directrice de projets, ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, M.Roger Giroux, directeur général de la francisation, ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles Derrière : M.Denis Gaudreau, vice-président Technomedia formation inc, M.Loreto Navarrete, gestionnaire de projets, M.Jacques Leroux, directeur des politiques des programmes et de la promotion de la francisation, ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, M.Yvan Turcotte, sous-ministre adjoint à la francisation, à la performance, aux partenariats et à la promotion, ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, M.Claude Binette, directeur Solutions d'affaires - Secteur public Québec, Bell Canada, M.Azim Mandjee, conseiller en francisation des technologies de l'information, Office québécois de la langue française AU TRAVAIL ET DANS LES SERVICES SITE INTERNET - GRANDE ORGANISATION Best Buy du Canada pour la refonte de son site Internet Mme Johanne Boucher, de l'Association de l'industrie delà langue M.Patrick Lavoie, directeur marketing - Québec, Best Buy du Canada Mme Marie-Claude Du Perron, conseillère en francisation, Office québécois de la langue française M.Pierre Gagnon, directeur général, Réseau Action Tl AU TRAVAIL ET DANS LES SERVICES-MOYENNE ENTREPRISE PETITE ET Litho service Canada M.Paul Kirouac, directeur finances et administration, Litho service Canada M™ Michelle Dyke, chargée d'équipe - Éthique, terminologie et rapport annuel à la Direction principale Environnement et affaires corporatives d'Hydro-Québec M.Pascal Saint-Onge, commis aux achats AU TRAVAIL ET DANS LES SERVICES - GRANDE ENTREPRISE Pfizer Canada Mme France Boucher, présidente-dirertrice générale de l'Office québécois de la langue française, M™ Manon Genin, première chef - Services linguistiques, M™ Sylvie Périgny, directrice - Opérations et efficacité commerciale, M, André Fortier, sous-ministre associé responsable de l'application de la politique linguistique au Secrétariat à la politique linguistique FRANCISATION DES NOUVEAUX ARRIVANTS PRIX FRANCOPUB > PERSONNE IMMIGRANTE NON FRANCOPHONE Mme Nayeth Bustos Foglia, candidate au doctorat en développement régional à l'UQAC PERSONNE CEUVRANT DANS LE DOMAINE DE LA FRANCISATION DES IMMIGRANTS M.Georges Hadzocos, analyste au bureau de l'organisation scolaire à la Commission scolaire de Montréal GRAND PRIX FRANCOPUB Nicolas Boisvert, rédacteur de l'agence Ig2, pour la publicité Érotique de la campagne radio Publicités usagées menée pour le compte de l'entreprise Canac-Marquis Grenier.et Communautés cutturtfltes s r_ Québec”” Sur la photo : M.Guy Bertrand, premier conseiller linguistique, Radio-Canada, M.Martin Cinq-Mars, associé Ig2, M.Flughes Chandonnet, concepteur-rédacteur BCP a Hydro Québec PARTENAIRE INSTITUTIONNEL OU COMMUNAUTAIRE EN FRANCISATION Le Centre communautaire de loisir de la Côte-des-Neiges M.Serge Meyer, président du conseil d'administration du Centre communautaire de loisir de la Côte-des-Neiges Mm Marie-Claude Barey, coordonnatrice, Centre communautaire de loisir de la Côte-des-Neiges ENTREPRISE Avensys M.André Maréchal, vice-président Finances, Avensys M.Yvan Turcotte, sous-ministre adjoint à la francisation, à la performance, aux partenariats et à la promotion, ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles M.Daniel Lapierre, responsable Ressources humaines, Avensys Office québécois de la langue française /~v ^ 1 Cl Cl Quebecuu Avec la participation du Secrétariat à la politique linguistique et du ministère de l'immigration et des Communautés culturelles « nmnnm CI CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR Plus ça change.Michel David est en 1995 qu’a commencé la saga du CHUM, quand Jean Rochon a annoncé la fusion des trois grands hôpitaux francophones du centre-ville: l’Hôtel-Dieu, Notre-Dame et Saint-Luc.1995, cela vous rappelle quelque chose?Si l’on excepte l’intermède de la «cohabitation», Jean Charest tient le volant seul depuis 2003.Il doit donc assumer sa large part de responsabilité pour le pitoyable cafouillage auquel on a assisté.Avec le recul, il aurait sans doute été préférable de s’en tenir au projet initial du 6000 Saint-Denis, mais le PQ n’avait rien fait pour le rendre irréversible.La valse-hésitation avait commencé bien avant l’arrivée au pouvoir des libéraux.En démocratie, op a les gouvernements que l’on mérite, paraît-il.A en juger par le dossier du CHUM, cet adage reflète une certaine réalité, mais la société civile, en commençant par la communauté médicale, a également contribué généreusement à la zizanie qui caractérise le projet depuis le début Il est vrai qu’une entreprise aussi complexe réserve inévitablement de mauvaises surprises, mais s’il fallait choisir un exemple concret de notre tragique incapacité de nous mobiliser dans une entreprise collective, le CHUM l’illustre jusqu’à la caricature.Depuis quinze ans, ce n’est pas seulement le gouvernement, mais l’ensemble de la société québécoise qui s’est révélée incapable de faire consensus tant sur la construction d’un hôpital que sur son avenir politique.On peut très légitimement s’interroger sur le bien-fondé de doter la métropole de deux centres hospitaliers universitaires prétendument «complémentaires» dont l’un se spécialisera surtout dans l’exportation de médecins, mais il n’y aurait sans doute pas moins de chicane à propos du CHUM s’il était le seul.?Pour dissiper la désagréable impression d’une perte de contrôle, le gouvernement avait organisé, à l’occasion du lancement de l’appel de propositions, un spectacle à grand déploiement auquel assistaient, pêle-mêle, la moitié du Conseil des ministres, le gratin du CHUM, le maire Tremblay, Claude Carbonneau, Pierre Marc Johnson.Malgré les réjouissances d’usage, combien d’entre eux croient sincèrement que le projet sera achevé en 2018 et que le coût n’excédera pas 2,5 milliards, y compris le centre de recherche?La prudence des qualificatifs utilisés par ceux qui ont pris la parole semblait directement proportionnelle à leur ancienneté dans le dossier.Le ministre du Développement économique, Raymond Ba-chand, qui a été élu pour la première fois en décembre 2005, a parlé de la «dernière grande étape».Plus prudent, M.Charest l’a qualifiée de «décisive».Pour le maire Tremblay, qui était encore député à l’Assemblée nationale quand Jean Rochon a lancé le projet en 1995, elle était simplement «importante».Il y a quatre ans presque jour pour jour, Philippe Couillard avait annoncé que le CHUM serait bel et bien érigé sur l’emplacement de l’hôpital Saint-Luc et qu’il serait terminé en 2010 au coût de 1,1 milliard.En 2006, le coût total pour le CHUM, le CUSM et le projet de l’hôpital Sainte-Justine était évalué à 3,3 milliards, en tenant compte de l’inflation.Hier, le successeur de M.Couillard, Yves Bol-duc, a fait grimper la facture à 5,2 milliards et il a reconnu qu’il s’agissait simplement d’«estimés».Autrement dit, ce n’est pas fini.En début de journée, le président de la Fédération des médecins spécialistes, Gaétan Barrette, évoquait déjà les transformations majeures que l’évolution de la technologie et des besoins impose aux hôpitaux tous les neuf ou dix ans.Le plus inquiétant est cependant de voir le gouvernement s’accrocher à la formule du partenariat public-privé comme s’il s’agissait des Tables de la Loi, alors que le contexte économique y semble aussi peu propice.Déjà, les intérêts croisés des consortiums en lice, qui sont tantôt consultant dans le projet du CHUM et soumissionnaire dans celui du CUSM, tantôt l’inverse, posent un sérieux problème, auquel viennent s’ajouter les difficultés que la crise du crédit cause actuellement aux projets en PPP un peu partout dans le monde.la ministre des Finances, Monique JérômeFor-get, a toujours plaidé l’avantage de faire porter au promoteur privé le fardeau du risque.Hier, M.Charest disait résolument avoir bon espoir de voir le crédit se rétablir, mais il a également parlé d’un «partage de risques».Autrement dit, le gouvernement pourrait garantir au moins en partie les emprunts nécessaires à la réalisation du CHUM.Il se pourrait également qu’aucune des deux propositions qui seront présentées dans un an ne satisfasse le gouvernement.A moins de lancer un nouvel appel, ce qui reporterait encore la date du début des travaux, le «plan B» qu’a évoqué premier ministre consisterait alors à revenir au mode de construction traditionnel.Cela constituerait un sérieux revers pour le gouvernement, mais il n’a plus grand-chose à perdre.Sur le plan politique, il devient impérieux que ce projet démarre une fois pour toutes, peu importe comment De toute manière, si Mme Jérôme-For-get doit prendre sa retraite, comme tout le monde s'y attend, elle pourrait aussi assumer la responsabilité de ce gâchis.Au point où elle en est, un peu plus ou un peu moins, quelle différence?mdavid@ledevoir.com I, E DEVOIR, EE M A R I) I 31 .M A R S 2 O O !» A A POLITIQUE 0 * 0 \ *¦ ! 91,3 / Achat de 15 avions de recherche au coût de trois milliards de dollars Le chef de rarmée de l’air se vide le cœur Angus Watt refuse de changer ses critères pour faire plaisir à des entreprises, à des fonctionnaires ou à des lobbyistes Dans un geste inhabituel, le chef d’état-major de la Force aérienne, Angus Watt, a demandé une rencontre avec Le Devoir hier pour faire le point sur l’achat de 15 avions de recherche et de sauvetage.Ce projet de trois milliards de dollars attend le feu vert du cabinet depuis janvier, mais une mésentente au sein du gouvernement bloque le dossier.Et Angus Watt en a assez.ALEC CASTONGUAY Ottawa — L’armée canadienne a la responsabilité de secourir les personnes perdues dans les montagnes Rocheuses, en difficultés dans le Grand Nord ou coincées dans un bateau à la dérive.Les 16 avions Buffalo et Hercules qui assurent actuellement les 1000 missions de recherche et sauvetage par année — une moyenne de trois par jour, uniquement pour ces appareils — arrivent au bout de leur vie utile.Les deux types d’appareils ont un taux de disponibilité inférieur à 50 %.Pour les Buffalo CC115 de la côte ouest, ce taux est même de 39 %.Le projet d’achat des 15 à 17 nouveaux avions, au coût de trois milliards de dollars, est en marche depuis 2004.Mais depuis janvier, il est prêt et attend le feu vert du Conseil des ministres.Le ministre de la Défense, Peter MacKay, veut aller de l’avant, mais le ministère de l’Industrie, dirigé par Tony Clement, bloque le projet.Des sources à Industrie Canada affirment que les critères élaborés par l’armée pour la sélection de l’appareil ne permettraient pas suffisamment de concurrence lors d’un appel d’offres.De plus, beaucoup de lobbyistes œuvrant pour différentes compagnies militaires ont peur que leurs clients ne soient exclus de l’appel d’offres et tentent de ralentir l’approbation du projet.«Je suis un gars très patient», dit Angus Watt, qui a rencontré Le Devoir dans son bureau du quartier général de la Défense, à Ottawa, armé d’une présentation PowerPoint et de documents classés «secrets».Le Devoir suit ce dossier depuis près de deux ans maintenant.«Mais il faut rétablir l’équilibre.Il y a beaucoup de lobbyistes et de gens de l’industrie qui donnent leur opinion sur ce projet.Habituellement, on garde nos conseils pour le gouvernement, mais il y a clairement de la désinformation.Il faut expliquer nos besoins et pourquoi on a ces critères de sélection», explique Angus Watt.Des critères précis Le chef d’état-major de la Force aérienne affirme ne pas vouloir favoriser un manufacturier plutôt qu’un autre.«Tous les critères de sélection du nouvel appareil ont été fixés en fonction de la mission, et rien d’autre, soutient Angus Watt.D’ailleurs, aucune compagnie ne remplit tous les critères actuellement.Je suis ouvert à n’importe quel avion qui comble nos besoins.» SS*.:: «FU# ^ SGTHI.AIK MEHAN DÉFENSK CANADIENNE L’armée canadienne doit changer ses 16 appareils de recherche Buffalo et Hercules.*.„< ' V « Il faut signer un contrat en 2010.Les négociations prennent toujours du temps.Il faut bouger maintenant» - Angus Watt Pour l’instant, l’avionneur italien Alenia et son appareil C-27J semblent remplir la majorité des critères, a constaté Le Devoir.Mais la compagnie espagnole CASA-EADS et son avion C-295 est aussi intéressée par ce lucratif contrat, même si elle a une longueur de retard.Lockheed Martin a également manifesté son intérêt, tout comme l’entreprise canadienne Viking Air.Mais cette dernière a un projet jugé «loufoque» par l’armée tant il y a de problèmes avec sa proposition.Le chef d’état-major de la Force aérienne soutient qu’il ne peut pas changer ses critères pour faire plaisir à des entreprises, à des fonctionnaires ou à des lobbyistes.«On sauve des vies chaque jour, dit Angus Watt.Pourquoi diminuerais-je mes exigences?Pourquoi accepterais-je un moins bon avion?Si un appareil ne comble pas les besoins, combien de gens vont mourir?» La vitesse, c’est la vie L’une des sources de tension concerne la vitesse du futur appareil.La Force aérienne veut qu’il vole à 505 km/h, mais le principal concurrent d’Alenia pour ce contrat, CASA-EADS, ne par- vient pas à atteindre cette rapidité.Angus Watt est inflexible.«Quand quelqu’un est en détresse, la vitesse, c’est la vie.On ne peut pas faire de compromis.Il faut se rendre sur le lieu de l’accident au plus vite.On a un grand pays.Je veux cette vitesse, peu importe la compagnie qui va me l'offrir», dit-il.Il souligne que chaque heure qui passe après un accident diminue de 3 % le taux de survie.Si les personnes sont dans l’eau froide, ce taux est beaucoup plus élevé.L’option de construire une autre base de recherche et sauvetage dans le Nord — une cinquième au pays — afin de permettre à des avions moins rapides de faire le travail a été étudiée.Mais selon Angus Watt, le coût est de 800 millions de dollars.«Nos ressources ne sont pas infinies», dit-il.L’objectif d’avoir une seule flotte pour remplacer les Buffalo et les Hercules est justement d’économiser, dit-il.«Avec deux flottes, ça coûte plus cher pour la formation, l’entretien et les pièces de rechange.Il faut un seul type d’avion pour remplacer les deux appareils utilisés actuellement.» Le chef d’état-major de la Force aérienne affirme qu’il est «urgent» d’approuver ce projet, puisque les appareils actuellement en fonction seront pratiquement inutilisables en 2015.Or, remplacer une flotte de 15 à 17 appareils prend environ cinq ans, une fois le contrat signé.«II faut signer un contrat en 2010.Les négociations prennent toujours du temps.Il faut bouger maintenant», dit Angus Watt.Le bureau du ministre de la Défense a approuvé la sortie publique d’Angus Watt, ce qui montre l’ampleur de la partie politique qui se joue.Le Devoir La réplique de Flaherty à Jérôme-Forget Québec n’a pas harmonisé sa taxe Ottawa — Le Québec pourra espérer toucher un dédommagement pour l’harmonisation des taxes de vente fédérale et provinciale seulement lorsqu’il aura procédé à cette harmonisation, a prétendu le ministre des Finances, Jim Flaherty, hier à la sortie de la période de questions aux Communes.Or Québec clame avoir mis la TVQ au diapason de la TPS il y a déjà plus de 12 ans.Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique (NPD) sont montés aux barricades en Chambre, hier, pour relayer les demandes du gouvernement Charest et exiger que la province reçoive une juste compensation pour avoir harmonisé sa taxe provinciale avec la TPS, dans les années 1990.La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, a fait parvenir une lettre à son homologue fédéral, vendredi, dans laquelle elle demandait une compensation de 2,6 milliards de dollars pour les frais administratifs alors assumés par la province pour l’harmonisation des deux taxes.L’Ontario, qui a récemment annoncé son intention de procéder à une harmonisation de sa taxe de vente avec la TPS, touchera une indemnisation de 4,3 milliards.Les provinces maritimes avaient également pu toucher la somme de 1 milliard au moment de leur transition.Mais les conservateurs refusent d’accorder le même traitement à Québec, soutenant que la TVQ et la TPS ne sont pas véritablement appliquées de la même façon sur l’ensemble des biens et services.«Si Québec choisit d’harmoniser ses taxes de vente, comme ont choisi de le faire l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse et Terre-Neuve-et-Labra-dor, alors, évidemment, nous serons prêts à discuter de fonds de compensation», a soutenu le ministre Flaherty.La Presse canadienne François Gendron avocat LL.L, M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 TUDOR CLASSIC Boîtier en acier 28 mm Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 t LE DEVOIR.LE MARDI 31 MA R S 2 () O 9 A 4 ACTUALITÉS EN BREF Pétition pour des services de garde Estimant que les listes d’attente ne semblent pas suffisantes pour faire bouger les choses, le Parti québécois vient de lancer une pétition sur Internet pour les parents en attente de places dans les services de garde.La formation veut se servir de cette liste pour faire pression sur le gouvernement libéral de Jean Charest et accélérer la livraison des places promises afin de mieux répondre à la demande.Le PQ veut aussi recueillir des témoignages de parents qui vivent des situations problématiques, qui ne peuvent, par exemple, retourner au travail parce qu’ils n’ont pas de place dans les services de garde pour leur enfant.Le site baptisé www.unenfantuneplace.org a déjà recueilli 1500 noms et témoignages, ont rapporté en conférence de presse hier, à Montréal, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, et le porte-parole péquiste pour les dossiers de la famille, Nicolas Girard.- La Presse canadienne Des jeux d’hiver.pour combien de temps encore?Vancouver — Les sports d’hiver sont-ils menacés par le réchauffement climatique?Il semble que oui, selon un rapport rendu public hier par la Fondation David Suzuki.Selon lan Bruce, auteur du rapport, si des gestes immédiats ne sont pas faits, la possibilité de pratiquer plusieurs activités hivernales au Canada, allant des sports olympiques jusqu’aux activités typiques comme la pêche sur la glace ou le patinage sur rivière, sera compromise d’ici à 2050.L’étude indique de plus que les données d’Envi-ronnement Canada montrent que la durée de l’hiver dans l’est et dans l’ouest du Canada a diminué de deux et cinq semaines respectivement au cours des 50 dernières années.Les enjeux économiques sont de taille.Le tourisme d’hiver apoprte cinq milliards dans l’économie canadienne.Pour le directeur du Québec de la fondation, Karel Mayrand, la part du Québec est évaluée à 1,5 milliard.- La Presse canadienne LAcadien: poursuite contre Ottawa Les survivants et la famille de l’une des victimes du naufrage de L’Acadien II, qui avait fait quatre victimes le printemps dernier à la suite d’un remorquage par la Garde côtière canadienne, préparent une poursuite contre le gouvernement fédéral.L’avocat Denis Huet a indiqué hier qu’ils allèguent que des erreurs ont été commises lors du remorquage du bateau de pèche à travers les glaces.Me Huet a précisé que la poursuite sera déposée en Cour fédérale d’ici aux 60 prochains jours.Les pêcheurs Marc-André Deraspe, Bruno Bourque, Gilles Leblanc et Cari Aucoin, tous des îles de la Madeleine, sont morts le 29 mars 2008 lorsque leur navire a chaviré alors qu’il était remorqué par un brise-glace de la Garde côtière.Deux marins de L’Acadien II avaient survécu à la tragédie, dont le fils de Bruno Bourque, Bruno-Pierre.- Im Presse canadienne Camps d’été CAMP DE JOUR TECHNOLOGIQUE DJ-VJ ! ÉTÉ 2009 INSCRIPTIONS / SAT.QC.CA SOCIETE DES ARTS TECHNOLOGIQUES SAT, 1195 BOUl.SAINT LAURENT 514 844 2033 POSTE 219 r dj ^ SAT[kid] Camps de jour „ -^.arfâSŸâÇfUtS^ itcaMPs ' théâtre I rfxè^musîcale'j et plus Louise Lapierre au V du plateau Mont-Royal 514-521-34S6 www.danse-louiselapierreqc.ca CAMPS D’IMMERSION EN ANGLAIS DEPUIS 1983 • Pour étudiants de 7 à 17 ans Pour Information: • Centre-ville de Montréal et Toronto à Toronto: (416) 921-6998 • Camp de jour et résidence à Montréal: (514) 531-4193 ïi' www.mwscamps.com office@mwscamps corn Pour annoncer dans ce regmupement, contactez Isabelle Sanchez, au 514 9R5-3454 nu ;T isanchez@ledevolr.cuni .i • naHMHaMCaMaBar1 11 .c ne r Steven Guilbeault observe les discussions sur les changements climatiques L’immobilisme caractérise le début des négociations à Bonn LOUIS-GILLES FRANCŒUR Les négociations de Bonn sur les changements climatiques, où s’amorcent les pourparlers qui devraient se conclure en décembre à Copenhague, n’arrivent pas à démarrer, car les pays occidentaux ne semblent pas disposés à définir l’effort global des réductions qu’ils sont disposés à réaliser d’ici 2020.Tel est l’analyse que dressait à Çonn hier Steven Guilbeault, d’Equiterre et du Réseau Action climat, après deux jours de la première rencontre internationale sur l’après-2012 dans la lutte contre les changements climatiques, amorcée en 1997 avec le protocole de Kyoto.«Ça ne se passe pas très bien, racontait Steven Guilbeault.Tout le monde s'observe et semble décidé à ne pas bouger.On retrouve à Bonn cet immobilisme qui semble avoir frappé depuis deux ans les pays de l’Annexe 1, soit ceux qui se sont engagés à des réductions de gaz à effet de serre dans le cadre de Kyoto.Depuis la conférence de Bali, ils n’ont pas bougé.À Poznan, l’an dernier, ils se sont contentés de réitérer les engagements de Bali de l’année précédente.Tant qu’ils ne bougeront pas, qu’ils ne préciseront pas à tout le moins l'effort global de réductions qu’ils sont prêts à réaliser, les pays émergents comme la Chine, l’Inde ou le Brésil ne vont pas bouger non plus.» Leadership canadien Le Canada semble participer à cette absence de mouvement, car hier, plusieurs grands groupes canadiens insistaient pour qu’il «démontre un plus grand leadership» dans le,dossier, d’autant plus que les Etats-Unis semblent vouloir aller de l’avant pour une fois.Le représentant du président Obama à Bonn, Todd Stern, a d’ailleurs été chaudement applaudi lors de son aljocution, une ferveur dont les Etats-Unis n’avaient pas été l’objet depuis plus d’une décennie dans ces rencontres où ils ont été perçus depuis comme un poids, sinon un obstacle.Rôle historique Todd Stern a déclaré que son pays était de retour à la table et content d’y être.Il a même précisé que les Etats-Unis étaient prêts à reconnaître leur rôle historique dans l’évolution du çlimat.Û a aussi rappelé que les Etats-Unis sont prêts à réduire de 15 % leurs émissions, les plus importantes de la planète avec celles de la Chine, ce qui les ramènerait en 2020 au niveau de 1990.Il faut noter que cet objectif est inférieur à celui convenu à Kyoto en 1997, qui consistait £ ramener les émissions des Etats-Unis à 5 % sous leur niveau de 1990 pour l’an-néç 2012.A Bonn, le Groupe d’experts intergouvememental sur l’évolution du climat (GIEC) a précisé dans un atelier que l’objectif de stabilisation du climat pourrait exiger une réduction de 40 % des émissions sous la barre de 1990 d’ici à 2020.Dans son quatrième rapport, le GIEC situait plutôt l’objectif de stabilisation entre -25 et -40 %.Mais les plus récentes études indiquent que le réchauffement devance les prévisions les plus pessimistes et qu’il faudra aller plus loin et plus vite que prévu.Le président du GIEC, Rajen-dra Pachauri, a déjà déclaré que le point de bascule du climat pourrait intervenir aussi tôt qu’en 2015.Le Devoir Islam et créationnisme : des relations tendues STÉPHANE BAILLARGEON Allah est grand, Mahomet est son prophète, et il est franchement de plus en plus difficile de savoir ce que pen-sept ses fidèles au Canada.A preuve, les difficultés rencontrées l’an dernier par la professeure Minoo Derayeh de l’Université York quand elle a tenté de sonder les élèves des écoles musulmanes de la grande région métropolitaine de Toronto.«Les filles ont davantage répondu aux questionnaires que les garçons», précise Mme Derayeh, interviewée hier à Montréal, au lancement d’un colloque sur l’islam et l’évolution, le sujet de sa recherche.«Les femmes musulmanes semblent plus à Taise avec la recherche.Par contre, les hommes, les parents, même les enseignants ne veulent pas participer à une enquête ayant rapport à T islam.Ils ne veulent surtout pas être accusés d’avoir participé à une recherche dont les résultats pourraient porter à controverse.» Les résultats de l’étude seront présentés aujourd’hui dans le cadre d’un colloque intitulé Islam et évolution, qui se déroule dans le cadre on ne peut plus approprié du musée Redpath de l’Université McGill.L’institution muséale fut mise en place au XIX1 siècle dans le contexte des débats entourant la révolution darwinienne.Des spécialistes vont y examiner l’épineux problème des rapports entre la science et la foi sous de multiples facettes, aussi bien dans la perspective d’un biologiste évolutionniste musulman qu’à partir des manuels en usage dans les cours de science en Indonésie, au Liban ou en Egypte.Finalement, comme le dit Mme Derayeh, il s’avère plus simple de mener des études sur le terrain en Turquie qu’au Canada.Sa propre étude, réalisée avec son collègue (et mari) le professeur Uner Turgay de l’Université McGill, cherche à saisir et comparer l’opinion des élèves turcs et canadiens en rapport avec l’évolutionnisme.Le couple scientifique a visité Lan dernier une quinzaine d’écoles secondaires confessionnelles torontoises, un échantillon varié présentant toutes les tendances de l’islam chiite et sunnite, jusqu’aux strictes positions wahhabites.Il y a plus de 600 000 musulmans au Canada.Les analyses préliminaires seront exposées en détail cet après-midi à compter de 14h.Elles montrent que la majorité des élèves canadiens appuient le créationnisme.Un sondage auprès d’une soixantaine d’étudiants universitaires torontois a démontré la même tendance à préférer la création à l’évolution, perçue comme une simple hypothèse.«Je n’ai pas été surprise par ces conclusions, mais je ne mène pas mes recherches avec des a priori, dit la professeure.J’ai par contre été surprise par la réticence des jeunes à participer à l’enquête.Le contexte politique et Tislamophobie ambiante compliquent l’activité scientifique.Les parents protègent leurs enfants et les isolent.On nous a rejusé Tac-cès à certaines écoles même si notre enquête ne portait pas sur des sujets politiques.Au Canada, aucun enseignant en science n’a accepté de nous accorder une entrevue individuelle.Nous n’avons pas rencontré ce genre de blocage en Turquie.» Le Devoir Magasinez-vous à l’étranger?Renseignez-vous avant de partir Certains produits de consommation disponibles dans d’autres pays sont réglementés ou interdits au Canada.Lorsque vous faites des achats à l’étranger, assurez-vous de ne rapporter que des produits de consommation qui respectent les règlements de sécurité canadiens.Ces règlements ont été mis en place pour protéger la santé et assurer la sécurité de votre famille.Les produits non conformes à la réglementation canadienne peuvent être retenus à la frontière.Pour en savoir plus, appelez-nous ou visitez notre site Internet.1 800 O-Canada (1 800 622-6232) ATS 1 800 926-9105 santecanada.gc.ca/canadiensenvoyage |^| Santé Health o aI'o ¦ Canada Canada "ci c r ?4 LE DEVOIR, LE MARDI 31 M A R S 2 O O 9 a r> ACTUALITES L’affaire Mulroney-Schreiber se retrouve enfin devant le juge Oliphant L’ancien premier ministre a reçu entre 225 000 $ et 300 000 $ en argent comptant de l’homme d’affaires allemand.Mais pourquoi exactement?Après un an et demi d’attente, la commission d’enquête sur Brian Mulroney a été lancée hier.Si les deux premiers témoins n’ont pas fait de révélations fracassantes, ils n’ont pas non plus confirmé les explications de l’ancien premier ministre sur ses relations d’affaires CHRIS WATT1E REUTERS Ancien avocat de Karlheinz Schreiber qui est également son ami, l’ancien ministre libéral Marc Lalonde a témoigné hier.avec Karlheinz Schreiber.HÉLÈNE BUZZETT1 Ottawa — L’homme d’affaires et lobbyiste Karlheinz Schreiber s’est réjoui hier du premier témoignage livré à la commission Oliphant devant faire la lumière sur les liens qui unissaient le controversé personnage à l’ancien premier ministre Brian Mulroney.Les propos entendus confirment ce qu’il a toujours pensé, dit-il, à savoir que les ministres fédéraux n’avaient pas de pouvoir sur la décision de procéder ou non à l’achat d’équipements militaires dont il faisait la promotion.«Je suis d'une certaine manière satisfait du travail de la commission», a-t-il déclaré au cours d’un point de presse hier midi.«Ce sont les fonctionnaires qui dirigent.Ils ne se préoccupent pas des ministres.» Le coup d’envoi officiel et public de la tant attendue commission d’enquête sur l’affaire Mulroney-Schreiber a finalement été donné hier, un an et demi après que le premier ministre Stephen Harper l’eut promise.Deux témoins ont été entendus par le juge Jeffrey Oliphant: l’ancien ministre fédéral de la Défense sous Brian Mulroney, Bill McKnight, ainsi que l’ancien ministre libéral Marc Lalonde, un ami de M.Schreiber dont il a déjà défendu les intérêts a titre d’avocat.Le témoignage des deux hommes a surtout servi à débroussailler le terrain en vue des autres témoignages jugés plus importants devant commencer à la mi-avril.La commission Oliphant n’a, au fond, qu’un seul objectif: découvrir une bonne fois pour toutes pourquoi Brian Mufroney a reçu 300 000 S en argent comptant (ou 225 000 $ selon la version de l’ancien premier ministre) du lobbyiste Karlheinz Schreiber et si, en acceptant cet argent, le politicien a contrevenu aux règles d’éthique en vigueur à l’époque.Le premier paiement a été versé en août 1993 alors que M.Mulroney était encore député de la Chambre des communes.M.Schreiber prétend que M.Mulroney était encore premier ministre lorsque ces paiements ont d’abord été convenus, allégation qui reste à prouver.La raison de ces trois paiements — dont le porte-parole de M.Mulroney avait d’abord nié l’existence — reste floue.Il a été d’abord question de représenter l’usine de pâtes alimentaires de M.Schreiber, ensuite de convaincre Ottawa d'appuyer l’ouverture de fusine BearHead de véhicules blindés légers au Cap-Breton.Finalement en comité parlementaire en décembre 2007, M.Mulroney a soutenu qu’il s’agissait d’un «retainer» pour les démarches faites en faveur des produits de cette éventuelle usine auprès de la France, de la Chine et de la Russie.Hier, M.Lalonde a répété ce qu’il avait déclaré à ce moment, à savoir que les lois canadiennes de l’époque interdisment de vendre des armes à la Russie et à la Chine.«Il était inconcevable d’exporter vers ces pays!» Il a aussi démontré qu’il était, à l’époque où M.Mulroney a reçu les sommes d’argent comptant, le lobbyiste principal de BearHead.Il s’étonne donc de n’avoir jamais été mis au courant du fait qu’un autre travaillait sur le dossier.Par ailleurs, la commission a déposé une lettre écrite le 25 janvier 1990 par le ministre de la Défense, Bill McKnight, à M.Schreiber lui disant que BearHead avait beau ouvrir son usine, Ottawa ne s’engagerait pas à lui acheter des véhicules.Dossier clos, donc.Alors, pourquoi par la suite d’autres rencontres ont-elles eu lieu entre des ministres et les représentants de BearHead, et ce, selon au moins une note obtenue par la CBC, à la demande du premier ministre?Y avait-il une volonté de la part de M.Mulroney de voir aboutir ce dossier et, si oui, pourquoi?M.McKnight a soutenu hier qu’il n’avait jamais senti de pression de la part de son premier ministre.«Non, pas de la part de M.Mulroney», a-t-il dit.«Alors, de la part de quelqu’un de crédible dans son entourage?», a demandé le juge Oliphant.«Je considère que son chef de cabinet tombe dans cette catégorie de gens crédibles et je crois que j’ai été encouragé, tout comme mon collègue [Elmer] MacKay [alors ministre responsable du développement de la région atlantique], quoique je ne peux pas parler pour lui, qu’en tant que collègues, nous devrions tenter de nous attaquer à cette question de manière à pouvoir passer à autre chose et continuer à travailler de manière collégiale.» M.McKnight a expliqué que le dossier BearHead créait beaucoup de divisions politiques au sein du caucus et du cabinet.Le De voir EN BREF Logements pour jeunes mères célibataires Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal ont annoncé hier la construction d’un immeuble de 30 logements à Montréal-Nord qui accueillera de jeunes femmes chefs de familles monoparentales.Situé à l’angle du boulevard Rolland et de la rue Pascal, tout près du parc Henri-Bourassa où Fredy Villanueva est mort en août dernier, l’immeuble logera une garderie au rez-de-chaussée ainsi que des organismes communautaires, dont les Fourchettes de l’espoir qui a piloté le projet L’investissement de 6,9 millions sera assumé par plusieurs partenaires, dont le gouvernement du Québec, la Fille de Montréal et le Fonds de solidarité de la FTQ.Le projet prévoit également l’aménagement d’une place publique sur le boulevard Rolland où s’installera un marché saisonnier.- Le Devoir D’Amour veut succéder à Dumont dans Rivière-du-Loup Québec — Le président du Parti libéral du Québec (PLQ), Jean D’Amour, a confirmé hier sa candidature à l’élection partielle qui sera déclenchée dans la circonscription de RivièreoHtique Michel David (chroniqueur).Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque (reporter) ; information culturelle Michel Helair (théâtre rt cahier Culture), Guillaume BourgHult-CAlé (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyen (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux rt culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), François Desjardins (reporter), Fric Desrosiers (reporter), Claude Turcotte (re|x>rter), Dominique Reny (pupitre) ; information internationale : Guy Taillefor (adjoint au directeur de lïnfrrmation).Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean-Pierre U-gault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) : Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeup (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) , Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie (iaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Jean-Jacques Coulombe et Etienne Plamondon-Emdnd (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Heroine (Montréal), Olivier Spéciel (Québec).Monique libérer (Ottawa).PUBLICITÉ Julie Chrétien (directrice adjointe).Amélie Bessette.Jean de Hilly.Jennifer Boily-Demers.Jean Erancois Bossé.Manon Boilard, Marlène Célé Richard Douangmala.Amélie Maltais.Claire Paquet.Elvssa Porlier, Chantal Rainville.Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires).Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production).Olivier Xuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Elllon, Yannick Morin.Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION.DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu.Manon Blanchette, Nathalie Fllion, Mario lAine Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables).Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Euroy.Ghislaine 1a»fleur.Claudine Chevrier.Monique Protean.Danielle Ross. A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 31 MARS 2 O O !» ACTUALITES CHUM SUITE DE LA PAGE 1 foi dans le marché.«Tout cela est hypothétique.Nous croyons que le marché va bien répondre à ce projet, car c’est un investissement à long terme avec une rentabilité garantie, appuyée par le gouvernement du Québec.On va de l’avant avec un projet PPP, mais, si le marché ne fonctionne pas, on verra à un ajustement», a-t-il indiqué.Deux consortiums ont été retenus au terme de l’appel de qualification: Groupe Innisfree-AXOR-OHL-Dalkia et Accès Santé CHUM.Or, les sociétés composant le premier éprouvent de la difficulté à trouver du financement à long terme.Le second, dirigé par la société espagnole Acciona, est composé du groupe australien Babcock & Brown qui est au bord de la faillite.Le «plan B» du gouvernement serait-il inévitable?«Ce sera à chaque consortium de trouver sa source de financement.Le contexte est trouble [.], mais il y a des projets PPP qui se réalisent», a souligné M.Cha-rest.«On veut toujours respecter une formule qui nous permet de partager les risques.Ils ne sont pas seulement sur la question du financement, mais aussi sur la question de l’entretien et des coûts de réalisation.» Il y voit un avantage pour les Québécois.Selon lui, les PPP permettent, par exemple, un contrat d’entretien continu sur une période de 30 ans qui rend moins vulnérable aux changements de gouvernements et aux soubresauts de l’économie./ Echéanciers et budgets Les soumissionnaires devront avoir déposé leur proposition pour mars 2010, et la sélection sera faite en juin de la même année.La première «vraie» pelletée de terre est prévue pour septembre 2010 et la phase I du CHUM sera livrée à la fin de 2013.Selon le ministre de la Santé, Yves Bolduc, l’hôpital sera alors «complet» et disposera de 400 lits.La seconde phase est celle de la démolition de l’hôpital Saint-Luc pour le reconstruire et est attendue pour 2018.Au final, le projet bonifié, y compris le Centre de recherche, coûtera 2,515 milliards en dollars de 2018, en tenant compte d’une marge de manœuvre de 650 millions d’indexation et de risques sur huit ans.Le président de la Fédération des médecins spécialistes, Gaétan Barrette, est d’avis que le budget du CHUM est le même que pour plusieurs projets d’envergure similaire, notamment aux Etats-Unis.Il croit un peu moins au respect des délais.«C’est l’un des échéanciers les plus serrés que j’aurai vus dans ma vie, mais ça se fait.Normalement, ça prend entre trois ans et demi et quatre ans.Là, on va avoir plus d’un an de papier avant la première “vraie” pelletée de terre», a-t-il déclaré.Et pour le Dr Barrette, le CHUM ne sera fait qu’à moitié en 2013.«On va tout simplement transférer l’hôpital Saint-Luc dans un autre lieu.On va passer de 350 à 400 lits, oui.Mais il va rester THôtel-Dieu et Notre-Dame.Ce ne sera pas complet», a-t-il soutenu, contredisant ainsi le ministre Bolduc.Reste que le projet du CHUM coûte désormais, sans les contingences, 1,865 milliard en dollars d’aujourd’hui, au lieu de 1,1 milliard.L’augmentation vient de la bonification du projet, a rappelé le premier ministre.«On veut régler la question des coûts avant de mettre la pelle dans la terre, [Le métro de Laval] a été lancé, et les coûts ont évolué au fur et à mesure que le projet avançait.C’est justement ce que nous voulons éviter», a-t-il précisé.Moins catégorique, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a parlé «d’estimés».«On est de plus en plus près de la phase finale et des montants finaux.Mais, encore là, c’est vraiment comme ça: il va falloir attendre l’ouverture des propositions pour savoir le coût exact des projets.» Réaction et insatisfaction Les partis politiques d’opposition ont fortement réagi à l’annonce du gouvernement Charest.Qualifiant la conférence de presse «d’opération de relations publiques», le député du Parti québécois Sylvain Simard a trouvé déplorable que le gouvernement «n’ait parlé que de conception, et non de financement».«Le gouvernement libéral voulait aller en mode PPP pour le partage de risques.Dans le cas du CHUM, c’est le gouvernement qui va assumer le risque au lieu du partenaire privé.C’est absurde», a dit le porte-parole de l’opposition officielle en matière de Conseil du trésor.Québec solidaire abonde en ce sens et critique «l’aveuglement idéologique» du gouvernement libéral.«Comment décrire autrement le comportement de ce gouvernement qui [refuse] d’abandonner les PPP devant les exemples de fiascos qui s’accumulent», a souligné le député de Mercier, Amir Khadir, dans un communiqué.Si le milieu syndical pousse un «enfin!» de soulagement, il continue de vivement s’opposer à la formule choisie par le gouvernement.«Est-ce que cette fois sera la bonne?», se demande l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.En outre, la CSN s’est dite préoccupée par le manque de transparence et par l’incertitude au sujet de l’avenir du projet.«Personne dans les syndicats locaux n’est au courant de ce qui va se passer.Us questions des blocs opératoires, de l’entretien et de l’alimentation n’ont pas été abordées.L’appel d'offres doit comporter plus de garanties», a insisté Denise Boucher, vice-présidente de la CSN.Le Devoir - NON Au bord du gouffre, Chrysler a reçu hier un prêt d’urgence de 250 millions des gouvernements fédéral et ontarien Les derniers développements surviennent alors que 31 économistes interrogés par Reuters prévoient que le mois de mars a peut-être généré les ventes les plus faibles en 27 ans.En refusant les plans de relance de GM et Chrysler, Washington a aussi refusé les demandes financières des deux entreprises.GM, qui avait déjà reçu 13,4 milliards, en voulait 16,6 milliards de plus.Quant à Chrysler, les sommes déjà consenties s’élèvent à 4 milliards, mais la compagnie voulait 5 milliards de plus.A la Bourse de New York, l’action de GM a plongé avant même le discours de M.Obama.En fin de séance, elle avait cédé 25 % à 2,70 $.Ottawa a aussi demandé aux constructeurs de s’asseoir avec les Travailleurs canadiens de l’automobile afin d’obtenir de nouvelles concessions.«Nous ne pouvons pas résoudre la crise du secteur automobile à la table des négociations», a toutefois affirmé Ken Lewenza, président desTCA.M.Clement a indiqué qu’un des objectifs est de conserver la part canadienne de la production automobile nord-américaine, qui est présentement de 20 %.Présentement, l’industrie canadienne compte 150 000 emplois directs et 340 000 emplois indirects.Le secteur automobile représente environ 23 % des exportations manufacturières.Au sujet de l’entente qui est en train de se faire entre Chrysler et Fiat, le patron du groupe italien, Sergio Mar-chionne, a dit hier que cette alliance permettra de «sauvegarder des postes de travail aux États-Unis».SUITE DE LA PAGE 1 dit qu’il «va prendre toutes les mesures nécessaires pour restructurer avec succès la compagnie, ce qui pourrait comprendre un processus sous supervision judiciaire».Chrysler, dans lequel Washington serait prêt à injecter six milliards de dollars américains s'il y avait entente avec Fiat, n’est pas allé aussi loin.Ottawa, qui semble contraint de suivre la direction de Washington, a répété les mêmes demandes, arguments et échéanciers que le gouvernement américain.Le ministre de l’Industrie, Tony Clement, a cependant causé la surprise en insinuant que Chrysler, qui a reçu hier un premier prêt à court terme de 250 millions, est au bord du gouffre.Problème de liquidités Prié d’expliquer pourquoi Ottawa avait soudainement décidé de verser de l’aide à Chrysler alors que son plan de relance est jugé insatisfaisant, M.Clement a été sans équivoque.«Très clairement, si l’argent n’avait pas été transféré, ils n’auraient pas été capables d’hono-rer leurs obligations salariales aujourd’hui ou demain», a-t-il dit lors d’une conférence de presse en compagnie du ministre des Finances, Jim Flaherty.Ottawa, a ajouté M.Clement, a eu à se demander s’il était souhaitable de voir une compagnie comme Chrysler s’enfoncer dans une «faillite désordonnée».«Puisque nous leur avions fait une proposition de prêt, et compte tenu du fait qu’ils n’auraient pas pu verser les salaires, nous avons senti qu’il était M CHRIS WATTIE REUTERS Le ministre des Finances, Jim Flaherty, et le ministre de l’Industrie, Tony Clement, ont répété à Ottawa les mêmes demandes à l’égard des constructeurs automobiles que celles formulées hier à Washington.temps de faire cette annonce.» En décembre, Ottawa a offert des prêts à court terme totalisant trois milliards pour GM, et un milliard pour Chrysler.Jusqu’à maintenant, les constructeurs s’en étaient passés, mais GM va commencer à recevoir de l’argent en avril.Les deux tiers de la somme viennent du gouvernement fédéral, alors que le reste est fourni par le gouvernement ontarien.GM veut toutefois un prêt à long terme pouvant atteindre 7,5 milliards, comparativement à environ 4 milliards chez Chrysler.«Ces prêts [à court terme] visent à soutenir les filiales canadiennes des deux compagnies pendant qu’elles travaillent sur leur plan de restructuration, a dit M.Clement Us ne doivent pas servir à rembourser la dette de leur société mère, à payer des impôts ou à renflouer des régimes de retraite sous-capitalisés.Us ne doivent pas être utilisés pour des primes de dirigeants ou des parachutes dorés.» Si jamais les entreprises optaient pour une restructuration non approuvée par Ottawa, «les prêts seraient exigibles», a ajouté M.Clement Le Bloc québécois a demandé à ce que les conditions de ces prêts soient rendues publiques.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 En même temps, a souligné le porte-parole syndical, de nombreux immigrants qui maîtrisent déjà le français vivent le problème inverse.«Certains arrivent de pays francophqnes et se font demander s’ils connaissent l’anglais.» A Montréal, où «environ 35 % des milieux de travail sont toujours anglais», le phénomène est pour ainsi dire systématique.Le secteur de l’aérospatiale a été particulièrement visé comme étant réfractaire par divers représentants de comités de francisation.Us ont interpefié hier la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, invitée à la rencontre.Celle-ci a promis de se pencher sur ce dossier, précisant qu’elle demanderait un rapport de l’Office de la langue française sur cette industrie.Elle a rappelé au passage que les entreprises à charte fédérale sont elles aussi soumises aux lois et aux règlements du Québec et qu’elles ne pouvaient tenter de se soustraire à l’obligation de francisation sous prétexte qu’elles tombent sous la juridiction du gouvernement fédéral.D’ailleurs, la FTQ dit craindre que le fait français ne recule au moindre relâchement «Il faut toujours craindre un recul de la francisation, estime M.Roy.On est entouré d’une mer anglophone et, avec la mondialisation, l’anglais semble être le maître du jeu.Cest aussi la langue de la technologie, que ce soit pour la machinerie ou l’informatique.» Il constate aussi qu’il est parfois difficile de faire traduire les documents, en raison des coûts que cela engendre pour une entreprise.Une réalité d’autant plus présente en période de crise économique.Intensifier les efforts La ministre St-Pierre a acquiescé à ce constat et a reconnu que les efforts en matière de francisation devaient être maintenus et même intensifiés dans certains secteurs.«On voit qu’il y a une légère, une très légère amélioration de la situation, mais c’est nettement inférieur à ce qu’on veut avoir, il faut que la situation progresse», a fait valoir la ministre.Elle a notamment souligné que Québec devra faire plus pour la francisation des immigrants entre le moment de leur arrivée et leur intégration au marché du travail.Elle a ajouté que sa collègue de l’Immigration, Yolande James, était à pied d’œuvre pour régler ce problème.Selon René Roy, Québec pourrait améliorer la situation en offrant davantage de formation en entreprise aux travailleurs immigrants, et ce, «durant les heures ouvrables».Car, s’il a salué les efforts des übé- En matière de francisation, la ministre St-Pierre voit «une légère, une très légère amélioration de la situation » raux en matière de francisation, le secrétaire général de la FTQ a toutefois déploré que les sommes supplémentaires consenties l’an dernier et l’augmentation des effectifs de l’Office de la langue française n’aient pu faire mieux que d’équilibrer les effets négatifs de la mondialisation et de l’accroissement de l’immigration.Ce plan d’action de la ministre St-Pier-re, doté d’une enveloppe de 12 millions de dollars pour deux ans, a notamment permis de soutenir des entreprises de 50 à 99 employés qui n’ont pas de certificat de francisation ainsi que des entreprises de 10 à 49 employés lorsqu’elles remplacent leurs logiciels, claviers, interfaces de langue anglaise pour du matériel en français.Ce train de mesures faisait suite à des investissements annoncés par la ministre Yolande James, qui avait ajouté 65 millions en cinq ans pour la francisation et l’intégration en emploi des immigrants.De son côté, la ministre de l’Education, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, avait annoncé 22 mesures, pour une dépense annuelle de 39 millions, afin d’améliorer l’enseignement du français.Le Devoir Avec La Presse canadienne PHOQUES SUITE DE LA PAGE 1 En entrevue au Devoir, le D'Agathos s’est aussi porté à la défense du «professionnalisme» des chasseurs de phoques canadiens.«J'ai accompagné, écrit-il au Devoir dans une entrevue par courriel, à plusieurs reprises les chasseurs de phoque, de Sydney en Nouvelle-Écosse jusqu’aux îles de la Madeleine, fai vécu à bord des navires jusqu’à cinq jours d’affilée, vivant avec eux et expérimentant les difficiles conditions de leur chasse.Croyez-moi, ce n’est pas un métier facile qu’ils pratiquent.Pour les besoins de mes expériences, nous avons utilisé tous les maillons de ce cheptel, des plus petits aux plus gros spécimens.» Le témoignage de ce chirurgien-spécialiste a d’autant plus de valeur qu’il est un des rares représentants de la profession médicale à avoir observé de près la mise à mort des phoques sur la banquise et à en témoigner.«Après avoir été souvent dans des abattoirs de porcs et de vaches, ajoute-t-il, sais pertinemment ce que la souffrance des animaux signifie.La façon dont on y traite les animaux n ’approche pas, et de loin, le professionnalisme des chasseurs canadiens de phoque.Mal heureusement, ces abattoirs se situent dans des pays qui veulent bannir les produits de la chasse aux phoques sous prétexte qu’il s’agit d’une méthode d’abattage inhumaine.Quelle ironie!» La très mince paroi du cerveau des phoques — aussi mince qu’une coquille d’œuf! — leur assure une mort instantanée dès le premier coup du lourd marteau à manche long, l’akapik, précise le chirurgien.fi affirme n’avoir jamais vu une seule bête écor- chée avant d’être définitivement morte.II ajoute avoir vu les chasseurs défoncer le cerveau des plus gros phoques avec Takapik pour s’assurer de leur mort cérébrale définitive, même après qu’ils eurent été abattus par une balle de gros calibre dans la tête.D est impossible dans ces circonstances, nous écrit-il, que des bêtes aient pu souffrir.Un projet très avancé Le professeur Agathos travaillait aux côtés du Dr Albert Starr, le premier chirurgien qui a installé une valve mécanique sur un cœur humain en 1960.Il raconte qu’il a eu l’idée d’utiliser la valve de l’aorte de différents phoques, il y a une dizaine d’années, «parce que des valves biologiques provenant de porcs ou de bovins offrent l’avantage de ne pas nécessiter de doses quotidiennes de Coumadin, parce quelles provoquent moins de thrombo-embolies, moins d'hémorragies et d’infections cardiaques».Dans la nature, dit-il, il fallait trouver une valve coronarienne qui a toutes les caractéristiques de la meilleure valve hydraulique.Et les meilleures se retrouvent chez les mammifères marins, qui ont la capacité de résister à des pressions hydrostatiques 100 fois plus grandes que dans le cas des humains.Comme il est possible de traiter et de stériliser des valves prélevées chez des phoques, de les désinfecter, de stabiliser leurs tissus et de les rendre moins antigéniques, il y a là un potentiel important pour traiter des humains à long terme, explique ce spécialiste.Aucune valve coronarienne provenant de phoques du Groenland n’a encore été greffée sur un humain, précise le D'Agathos, «mais j’espère que nous pourrons commencer les tests cliniques cette année.Toutes les étapes que la FDA [Food and Drug Administration] exige pour tester de nouvelles valves biologiques ont été suivies, et nous pensons que d’ici deux ou trois ans, nous pourrons offrir cette solution sur le marché».D’autres percées en vue Les travaux réalisés sur des valves coronariennes de phoques ont conduit les chercheurs du Centre médical d’Athènes à envisager de remplacer aussi les trachées défectueuses chez des humains par l’organe équivalent de phoques du Groenland.Dans sa lettre aux ministres de l’Environnement des pays membres de l’UE, le Dr Agathos leur indique qu’il n’existe présentement «aucune solution» pour remplacer les trachées dysfonctionnelles de patients atteints de cancers, de traumas, de brûlures ou de malformations congénitales.Il précise avoir réussi avec succès 10 greffes de trachées de phoques sur des porcs, qui ont survécu 39 jours sans le moindre traitement de soutien.Il entend en mai procéder à d’autres expériences de greffes de trachées au Laboratoire de médecine animale de l’Académie d’Athènes.Selon la revue Info-Réseau du Réseau d’observation de mammifères marins du Québec, Pêches et Océans a autorisé récemment le prélèvement de 200 phoques du Groenland pour les projets du D'Agathos, lequel en a profité pour prélever aussi de nombreux organes supplémentaires comme des cœurs, qui seront envoyés à des laboratoires français, suisses et suédois pour être transplantés, eux aussi, sur des porcs, un animal dont la génétique s’apparente à la nôtre.Si la demande pour des organes de phoques devait augmenter, précise la revue québécoise, les captures seraient gérées par la Groenland Tamasu, une entreprise des Des qui aurait alors l’exclusivité d’approvisionnement du marché médical international.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9'' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 [13 Place-des-Arts ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone du lundi au vendredi de Par télécopieur Par courriel abonnement Extérieur de Montréal (sans frais) L’agenda culturel Au 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Québec les services de l'imprimerie du Journal de Quebec.IfiO avenue Béchard, Québec qui est la propriété de ( orporation Sun Média, (512 rue Saint-Jacques.Montréal.Enregistrement n 0H5K.Dépôt légal; Bibliothèque et Archives nationales du Québec.2007 : El : c • - c* : ci .MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE
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