Le devoir, 7 février 2005, Cahier A
ROME OTTAWA La Commission Gomery est un «soap» qui fait mal aux libéraux, dit Lapierre Page A 3 ?w w w .1 e d e v o i r.c o m ÏÆ Jean-Paul II fait une apparition publique depuis sa chambre d’hôpital Page B 6 LE DEVOIR Smog: un épisode hivernal sans précédent ¦&m£ j JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le mont Royal, vu à partir du centre-ville hier après-midi, montrait une silhouette vaporeuse à travers une épaisse couche de smog.Bois de chauffage, sel de déglaçage et moteurs au banc des accusés LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le Québec n’a jamais connu jusqu’à maintenant un épisode de smog hivernal — une «brume sèche» — aussi long et aussi intense, de mémoire de chimiste et de météorologue.C’est ce qu’a affirmé hier au Devoir le chimiste en chef et responsable du Réseau de surveillance de la qualité de l’air à la Ville de Montréal, Claude Gagnon.De son côté, le porte-parole des services météo d’Environnement Canada Jacques Lavigne, abondait dans le même sens, «de mémoire», précisait-il, faute d’avoir pu vérifier ses dossiers de statistiques.La brume sèche, faite de particules toxiques, qui couvrait hier Montréal était si intense, racontait Jacques Lavigne en revenant du mont Royal, qu'il n’a pu photographier le stade olympique, complètement noyé dans les contaminants atmosphériques.Ce n’est qu’à partir de la rue Papineau que le mât géant devenait perceptible, a-t-il raconté.Certes, Montréal et d’autres villes de la vallée du Saint-Laurent comme Québec, ont déjà connu en été des épisodes de smog qui ont duré plusieurs jours.Mais en hiver, un épisode de smog d’une semaine — il sévira encore toute la journée! — est «sans précédent», VOIR PAGE A 8: SMOG POLLUTION L’ENTREVUE Sommet Sharon-Abbas: Rice est optimiste Israël aura des «décisions difficiles» à prendre en faveur de la paix SAUL HUDSON Jérusalem — Condoleezza Rice, chef de la diplomatie américaine, s’est félicitée hier à Jérusalem du nouveau climat qui règne au Proche-Orient, y voyant upe «période d’occasions» à ne pas manquer, et a invité l’Etat hébreu à prendre des «décisions difficiles» en faveur de la paix, à 48 heures d’un sommet crucial pour le Proche-Orient.A l’occasion de sa première visite dans la région en qualité de chef de la diplomatie américaine, deux jours avant que l'Israélien Ariel Sharon et le Palestinien fylahmoud Abbas tiennent en Egypte des entretiens cruciaux pour un,retour à la paix, Rice a exhorté l’Etat juif à mettre en œuvre son plan de désengagement de la bande de Gaza.De leur côté, les Palestiniens doivent mener «un combat efficace contre le terrorisme», a-t-elle dit.«Je tiens surtout à apporter l'engagement personnel du président Bush et mon engagement propre dans ce processus, car le moment actuel est une occasion que nous devons saisir», a déclaré Rice aux journalistes au ministère israélien des Affaires étrangères.Le président George Bush, qui s'est vu reprocher un trop faible engagement dans les efforts de paix au Proche-Orient durant son premier mandat, a dépêché Condoleezza Rice VOIR PAGE A 8: RICE Pas besoin d’inspecter les autos, plaident Québec et Ottawa LOUIS-GILLES FRANCŒUR Puisque les constructeurs d'automobiles vont installer des systèmes antipollution de plus en plus performants en raison de l’informatisation croissante des moteurs, nul besoin de mettre en place les moyens humains et techniques déployés ailleurs dans les autres provinces et Etats américains pour faire appliquer la loi et les règlements québécois, qui exigent de chaque propriétaire de maintenir la performance initiale du système antipollution de sa voiture.Tel est l’étonnant aveu de culpabilité que viennent de faire Québec et le gouvernement fédéral en réplique à l’accusation portée l’automne dernier par l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) devant la Commission de coopération environnementale (CCE) de l’ALENA.Le groupe environnemental y accuse Québec de ne pas faire respecter depuis 19 ans, par des inspections régulières, l’obligation de maintenir sur toute voiture un système antipollution conforme aux normes du constructeur.La réponse conjointe du Québec et d’Ottawa a été divulguée en fin de semaine sur le site Internet de la CCE en réponse à l’acceptation de la plainte de l'AQLPA VOIR PAGE A 8: AUTOS INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès .B 4 Économie.B 1 Éditorial .A6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.A4 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sports.B 5 Télévision.B 6 L’enfance de l’art La comédienne Louisette Dussault soutient le droit des jeunes à être initiés aux disciplines artistiques TOGO Uintérim forcé suscite un tollé international Préoccupée par l’avenir de l’apprentissage des arts au primaire et au secondaire, la comédienne Louisette Dussault s’est jointe à la Coalition pour une réelle éducation artistique (CREA) dont elle est porte-parole pour la section théâtre.Formée en 2000, la CREA est une sorte de commission ad hoc dirigée par Josée St-Pierre, artiste-enseignante et présidente de l’Association Théâtre-Éducation.-La coalition comprend maintenant 56 signataires et se manifeste chaque fois que l’enseignement des arts est menacé.SOLANGE LÉVESQUE 1 engagement de Louisette " Dussault à la défense de l’enseignement des arts ne date pas d’hier.En 1995, alors présidente du Conseil québécois du théâtre, elle a fait le tour des cégeps pour tenter de convaincre les professeurs de la nécessité de continuer à emmener les étudiants au théâtre dans le cadre de leur formation scolaire.A ce moment-là, l’apprentissage du français ne se faisait plus en mettant le théâtre à profit en fin de parcours, ce qui menaçait les matinées théâtrales pour étudiants.«J’ai été frappée par la bonne volonté des profs, dit-elle.Ils donnent le maximum, et pour leur permettre de continuer à favoriser la présence des arts, il faut en préciser une fois pour toutes le statut au sein de l'apprentissage.» Au moment où le ministre de l’Éducation, Pierre Reid, s’apprête à rendre publiques les intentions gouvernementales quant à la place qui sera attribuée à l’enseignement des arts aux cycles primaire et secondaire, Louisette Dussault insiste sur l’importance d’une familiarisation avec les arts dans le développement des jeunes et rappelle les demandes de la CRÉA Les membres de la Coalition, interpellés par l’adoption imminente d’un nouveau régime pédagogique, ont écrit au ministre pour lui enjoindre de modifier son intention d’interrompre les cours d’art après les trois pre- JACQUFS NADEAU LE DEVOIR Louisette Dussault mières années du secondaire.Ils veulent également le convaincre de la nécessité de confier ces cours à des spécialistes plutôt qu’à des généralistes, même au primaire.«Ce serait la simple logique, explique Louisette Dussault puisque le ministère a reconnu les arts comme l'un des cinq domaines essentiels de l'enseignement avec le VOIR PAGE A 8: DUSSAULT ¦ À lire en page A 5 [Ëftfu LE DEVOIR.LE LUNDI 7 FÉVRIER 2005 A 2 LES ACTUALITES Sondage Léger Marketing Les Canadiens tiennent à une réduction des gaz à effet de serre LIA LÉVESQUE Les Canadiens, et encore davantage les Québécois, voudraient qu’Ottawa se montre plus exigeant en matière d’environnement afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.Un sondage Léger marketing, remis à la Presse Canadienne, indique en effet que 81 % des Canadiens souhaiteraient que le gouvernement du Canada se montre plus strict envers les entreprises et les citoyens, afin que le Canada réduise globalement ses émissions de gaz à effet de serre.Seulement 13 % des Canadiens ne voudraient pas que le gouvernement se montre plus sévère à cet égard.Au Québec, le souci de la protection de l’environnement est encore plus manifeste, puisque 92 % des citoyens aimeraient que le gouvernement fédéral se montre plus exigeant en la matière.Seulement 6 % des Québécois ne veulent pas qu’Ottawa soit plus exigeant en matière de réduction de ces gaz, qu’on rend responsables du réchauffement de la planète.De toutes les provinces ou régions du pays, c’est au Québec que l’on retrouve la plus grande proportion de citoyens qui tiennent à la ligne dure en matière de réduction des gaz à effet de serre.Le gouvernement du Canada doit justement dévoiler, d’ici le 16 février, date d’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, son nouveau plan d’action afin que le pays atteigne ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre.Le Canada avait ratifié le protocole en 2002.En vertu de celui-ci, il s’est engagé à réduire d’ici 2012 ses émissions totales de gaz à effet de serre de 6 % par rapport aux niveaux de 1990.Dépenses en environnement Dans la même veine, les trois quarts des Canadiens (74 %) se disent également favorables à un accroissement des dépenses à Environnement Canada pour la gestion des politiques d’environnement La proportion de citoyens en faveur d’une telle augmentation des dépenses à Environnement Canada grimpe même à 83 % au Québec.Le Québec est encore une fois la province ou région du Canada la plus ouverte à ce qu’Environ-nement Canada accroisse ses dépenses pour gérer les politiques canadiennes en matière d’environnement.Ce sondage a été réalisé auprès de 1500 Canadiens adultes, du 4 au 9 janvier dernier.Il comporte une marge d’erreur de 2,6 %, 19 fois sur 20.Presse canadienne Air Canada pourrait tirer profit des règles américaines sur les visas ALLAN SWIFT Si Air Canada tirait pleinement profit des nouvelles règles américaines concernant les visas des passagers en transit, cela pourrait entraîner des retombées d’un milliard de dollars par année pour l’économie canadienne, estime un analyste du secteur du transport aérien.La mesure antiterroriste adoptée par Washington, en vigueur depuis l’été dernier, vise à décourager les voyageurs internationaux de faire escale dans un aéroport des Etats-Unis lorsqu’ils se rendent dans un autre pays.En vertu de la nouvelle réglementation, ils sont en effet tenus de faire une demande de visa américain même s’ils ne quittent pas l’aéroport, a indiqué Rick Erickson, consultant des milieux aériens en poste à Calgary.Air Canada a commencé à tirer profit de la situation en augmentant le nombre de ses vols en direction de l’Amérique latine et de l’Asie, en partie à cause de la croissance économique observée dans ces régions, mais aussi dans le but d’attirer les voyageurs se déplaçant entre l'Amérique latine, l'Asie et l’Europe, qui devraient normalement faire escale aux Etats-Unis, par exemple à Los Angeles ou New York.Seuls les ressortissants de quelques pays, parmi lesquels le Canada, ne sont pas obligés de fai- re une demande de visa.Depuis le 30 septembre, cependant les Canadiens et les autres personnes provenant des pays profitant de l’exemption de visa doivent se faire prendre les empreintes digitales et être photographiés au moment d’entrer aux Etats-Unis.Manque de vision «Les Américains manquent énormément de vision avec leur présente législation», a estimé M.Erickson, faisant remarquer que les règles appliquées au Canada étaient moins rigoureuses.«Mes collègues américains estiment entre 300 millions $US et 350 millions $US le volume d’affaires disponible et sur lequel Air Canada est en mesure de mettre la main», a-t-il ajouté, estimant que la société aérienne montréalaise avait réagi à la sitqation avec vigueur.A cette occasion de chiffre d’affaires accru s’ajoute la possibilité pour les passagers en transit de s’arrêter à Vancouver et Toronto et d’y demeurer pendant quelques jours, faisant ainsi profiter l’économie canadienne de leur brève présence au pays.«Le montant supplémentaire injecté dans l’économie canadienne grâce au marché des voyageurs internationaux pourrait bien approcher le milliard de dollars», a indiqué M.Erickson.Presse canadienne Les grévistes de la SAQ promettent un retour tendu Québec — Soulagés par l’entente de principe survenue vendredi soir entre leur comité de négociation et la direction de la Société des alcools du Québec (SAQ), les grévistes se proposent de faire la vie dure à leurs cadres s’ils retournent au travail, cette prochaine.«Si les directeurs des succursales avaient été derrière nous, ça ferait longtemps que ce conflit-là aurait été réglé, a lancé Guy Bilodeau, ils ont préféré nous trahir et nous traiter comme des moins que rien.On va s'en souvenir.» Si certains, comme M.Bilodeau, affichaient ouvertement leur amertume, d’autres, par contre, préféraient se réjouir de cette entente.«Il y a enfin de la lumière au bout du tunnel, a commenté Vincent Pi-chette.Il y a deux jours à peine, on ne voyait pas le bout de cette grève.Aujourd’hui, on est à deux doigts dune entente.» Malgré tout, plusieurs refusent de crier victoire et préfèrent modérer leur enthousiasme.«On ne criera pas victoire tout de suite.On va attendre de voir l’entente mardi (demain], a dit Nicolas, employé à mi-temps rencontré devant une succursale de Québec, je ne pensais pas qu’on allait régler aussi rapidement.» Il fait peu de doutes dans la tête des employés de magasins et de bureaux de la SAQ que l’entente de principe sera acceptée, gains significatifs ou pas.Pas de détails «Le monde aime mieux rentrer à reculons que rester dehors», a poursuivi Nicolas.Les piqueteurs interrogés ignoraient les détails de l’entente et même où et comment ils se prononceraient sur l’entente de principe.Les employés à temps partiel rencontrés craignent néanmoins que leur syndicat ait cédé sur leur point Ces travailleurs à statut précaire relèvent en moyenne de cinq à six succursales, alors que la SAQ voudrait les rattacher à une seule.Interrogés sur la multiplication des agences, ces points de service de la SAQ dans les établissements privés, les grévistes ne s'attendent pas à obtenir gain de cause.«On n’en entendait plus parler ces dernières semaines», rapporte une employée, qui en conclut que la revendication a été abandonnée en cours de négociations.Plusieurs craignent que le bureau du SEMB ait cédé du terrain pour calmer la grogne au sein de ses rangs.Le rôle de la CSN dans le dénouement a aussi délié les langues sur les piquets de grève.«f espère qu 'on n 'est pas resté dehors pendant trois mois pour qu 'ils changent seulement des virgules de place», a lancé un piqueteur, encore échaudé par l’affiliation de son syndicat à la centrale syndicale.Presse Canadienne Le G7 est prêt à un allégement de la dette des pays les plus pauvres Londres — Le G7 se dit prêt à un allégement de la dette des pays les plus pauvres pouvant aller «jusqu’à 100 %».Réunis à Londres, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des sept pays les plus industrialisés ont précisé samedi que ces décisions seraient prises «au cas par cas».Le G7 Finances a noté par ailleurs que la croissance économique mondiale s’était modérée depuis sa dernière réunion en octobre, mais qu’elle devrait «rester robuste pour2005».•Nous reconnaissons que chacun de nos pays doit jouer son rôle pour soutenir une croissance mondiale durable à long terme: les priorités clés sont que les États-Unis se sont engagés à la consolidation fiscale, l’Europe et le Japon à poursuivre les réformes structurelles», note le communiqué final publié à l’issue de la réunion.^s ministres ont également plaidé pour «la transparence» des marchés pétroliers et souligné l’importance d’augmenter la production d’énergie à moyen terme.Ils ont souhaité plus de flexibilité dans les taux de change pour les pays qui en manquent et jugé nécessaire qu’ils reflètent les fondamentaux de l’économie.«Une volatilité excessive et des mouvements désordonnés des taux de change ne sont pas souhaitables pour la croissance économique.» Invitée à ce G7 Finances, la Chine a été pressée, notamment par les Etats-Unis, de décrocher le yuan du dollar.Américains et Européens estiment que cet arrimage a protégé la monnaie chinoise de la faiblesse du dollar, donnant un énorme avantage aux entreprises chinoises notamment sur le marché américain.Pékin a promis un assouplissement de son système de taux de change, sans donner pour autant de calendrier, estimant qu’il lui faut plus de temps pour réformer son économie.Les États-Unis refusent de participer au plan britannique de doublement de l’aide internationale au monde en développement Refiis des États-Unis Le G7 a publié séparément ses conclusions sur l’aide au développement, se disant prêt à un allégement de la dette des pays les plus pauvres pouvant aller jusqu’à 100 %, qui sera examiné au «cas par cas».Mais les ministres ont aussi insisté sur la nécessité que les pays en développement veillent à ce que l’argent soit dépensé judicieusement et dénoncé l’obstacle de la corruptipn.Le chancelier de l’Echiquier Gordon Brown s’est félicité que le communiqué du G7 s’attaque spécifiquement pour la première fois aux questions de l’aide au développement et de l’allégement de la dette.Pour autant la Grande-Bretagne n’a pas réussi à convaincre les Etats-Unis de participer à son plan de doublement de l’aide internationale au monde en développement, soutenu par l’Allemagne, la France et l’Italie.Washington a refusé de soutenir le mécanisme proposé par Londres, l’International Finance Facility (IFF), qui permettrait de recueillir 50 milliards de dollars américains par an, estimant qu’il ne rentrait pas dans le cadre budgétaire américain.Faute d’accord, les ministres des Finances du G7 sont convenus d’un «programme de travail» pour examiner TIFF et d’autres mesures de financement, dont certaines des propositions du rapport Landau mises en avant par la France et l’Allemagne, avant le prochain sommet du G8 qui aura lieu à Gleneagles en Ecosse en juillet La Grande-Bretagne a fait de Rio en ébullition Jir * f H1 ' h Vit 11 CLAUDIO PEROSO REUTERS CES DANSEURS de l’école de samba Nene da Villa Matilde ont l’air manifestement heureux de participer à la deuxième Nuit des écoles de samba du Carnaval de Rio.Les cas de « rage parentale » augmentent dans les écoles En Ontario, les syndicats d’enseignants vont mener un premier sondage sur les cas d’intimidation Toronto — Qu’il s’agisse d’insultes proférées à l’endroit des directeurs ou de reproches adressés aux professeurs en pleine classe, les écoles canadiennes sont aux prises avec une augmentation des cas de rage parentale.«Lorsque j’étais enfant et que l’école téléphonait à la maison, mon père me demandait: “Qu’est-ce que tu as fiait?”, a indiqué Terry Price, président de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants.De nos jours, il y a un tel revirement de la situation que la réaction première des parents est de demander: “Qu’est-ce que le professeur a fait?” Ils semblent vouloir blâmer n ’importe qui sauf leurs enfants.» Bien que les responsables des établissements scolaires qualifient la plupart des parents de civilisés et coopératifs, ils font remarquer que les tensions donnant lieu à des cas de rage au volant ou à la patinoire peuvent aussi se traduire par des explosions similaires à l’école.«Un nombre croissant de parents ne semblent avoir aucune difficulté à débiter des sottises à la secrétaire de l’école, à se précipiter [en classe] et à insulter le professeur (.] même en présence des enfants», a indiqué Rauda Dickinson, qui supervise des écoles du conseil scolaire du district de Toronto situées dans le centre-ville de la métropole canadienne.Enquête «Il s'agit d’une forme d’intimidation de la part des parents qui nous dégoûte lorsque nous en sommes témoins à l’aréna, mais les directeurs et les professeurs doivent endurer la même chose dans les écoles», a ajouté l’ancienne directrice.«Probablement une fois par semaine, il arrive que des parents ne parviennent à contrôler leur colère à cause des notes de leur enfant, ou une affaire de discipline, ou parce qu’ils estiment que leur enfant n’a pas assez joué pendant un match.Comparativement à ce qui se passait il y a quelques années, on voit ça partout.» Ce mois-ci, les syndicats des enseignants de l’Ontario vont mener un premier sondage d’importance tant dans les écoles publiques que catholiques, demandant aux membres du personnel de ces établissements s’ils ont déjà été victimes d’intimidation physique ou verbale de la part des parents ou d’étudiants.Cette enquête a été préparée à la demande de la Fédération des enseignantes et enseignants des écoles secondaires de l’Ontario ainsi que de ses membres, a indiqué la vice-présidente de l’organisme, Sherry Rosner.Presse canadienne Des exercices militaires mettent en relief les problèmes des Sea King Ottawa — Les pkis importantes manœuvres militaires conjointes jamais menées dans l'Arctique ont dû composer avec un point faible: un hélicoptère Sea King, qui est tombé en panne à plusieurs reprises, paralysant son équipage en plein milieu des opérations.L'exercice «Narwhal» a illustré à nouveau à quel point ces hélicoptères vieillissants, dont la «mise à la retraite» n'est pas prévue avant 2011, sont très peu fiables, révèlent des rapports divulgués récemment Le NCSM Montréal, qui trans- portait un Sea King sur son pont s’est joint aux manœuvres militaires de l'armée de terre et de l’aviation en août dernier, à file de Baffin.L’opération était organisée autour de l'écrasement fictif d'un satellite ayant disséminé des débris dangereux dans les montagnes de Pangnirtung.et devait permettre de réaffirmer la souveraineté canadienne et d’améliorer les capacités des différents corps de l'armée de travailler étroitement ensemble.Mais l'unique Sea King assigné aux manœuvres est resté à terre pendant la majeure partie du temps, à cause de problèmes d’entretien chroniques.Un rapport interne des Forces armées canadiennes, daté du 30 novembre, mentionne que l’hélicoptère a causé des problèmes dès le premier jour.L'appareil a subi quantité d'avaries, nombre inhabituel de problèmes dans un aussi court laps de temps», selon le document Presse canadienne la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement, notamment en Afrique, la priorité de sa présidence du G8, le groupe des sept plus la Russie.Londres souligne que les Objectifs du millénaire fixés en 2000 lors du sommet des Nations unies, qui comprennent la réduction de moitié du nombre de personnes vivant avec moins d’un dollar par jour d’ici 2015, ne seront pas remplis sans des actions d’urgence.Le mécanisme de financement présenté par la Grande-Bretagne, TIFF, est destiné à doubler l’aide au développement au cours des dix prochaines années.Il permettrait de recueillir de l’argent en émettant des bons, qui seraient garantis par les engagements de dons des pays riches.Ces derniers auraient jusqu’en 2030 pour rembourser les détenteurs des bons sur leurs budgets d’aide au développement L’ancien président sud-afiricain Nelson Mandela, qui a prononcé vendredi soir un discours devant les ministres du G7, avait apporté son fervent soutien à l’initiative britannique, comparée par Gordon Brown au Plan Marshall qui permit la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale.Associated Press EN BREF Nouveau venu à TÉducation L’anden directeur général de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Pierre Bergevin, a accepté de chausser les souliers de sous-ministre adjoint à l’éducation préscolaire et à l’enseignement primai re et secondaire, laissés vacants par le départ subit de Robert Bisaillon à la fin de la dernière année.Confirmé mercredi à ce poste par le conseil des ministres, M.Bergevin entre en jeu au ministère de l’Education à un moment crucial, puisque les enseignants laissent planer la menace d’une grève, que la réforme au secondaire doit prendre son envol et qu’un nouveau régime pédagogique doit être dévoilé dans les prochains jours.Pierre Bergevin, qui commence son mandat hindi prochain, est tout droit issu du bassin montréalais, avec le plus clair de son expérience professionnelle puisée à la CSDM, d’où il a pris sa retraite il y a un an.Directeur général de la plus imposante commission scolaire au Québec de 2001 à 2004, il en a aussi été adjoint pendant six ans.Tout comme Robot Bisaillon, le nouveau sousministre adjoint a d’abord été un enseignant du secondaire, qui a ensuite cheminé au sein de la CSDM via divers postes de cadre-Le Devoir Soldats canadiens en Irak?Ottawa—Le président américain George W.Bush devrait demander au premier ministre canadien Paul Martin de dépêcher des troupes en Irak afin de contribuer à la reconstruction de ce pays, lorsque les deux hommes se rencontreront plus tard ce moisci, rapportait le Toronto Star dans son édition de samedi.Aucune décision n’a encore été prise à ce sujet par Ottawa, mais de hauts responsables ont affirmé au quotidien torontois que les responsables canadiens se préparaient à aborder cette question délicate lors du sommet de l’OTAN, le 22 février, à Bruxelles.Melanie Gruer, porte-parole du cabinet du premier ministre, a confirmé samedi que le gouvernement fédéral s’attendait à ce que la question soit soulevée lors des entretiens de l’OTAN, ajoutant qu’eDe serait étudiée.Toutefois, a-t-elle précisé, la position du Canada n’a pour le moment pas changé: pas de troupes en Irak.— PC Ottawa consulte les Montréalais sur le logement La tournée de consultations que le gouvernement Martin mène présentement à travers le Canada en vue d'adopter une nouvelle politique fédérale en matière d’habitation fera un arrêt à Montréal aujourd'hui.Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), comme d’autres organismes communautaires, participeront à l’événement Le coordonnateur du FRA PRU, François Saillant estime que cette consultation pancanadienne n’aiua été que de la si le prochain budget Goodale n’annonce pas des investissements supplémentaires en logement social Le budget fédéral sera déposé le 22 février, ce qui laisse peu de temps aux intervenants pour influencer le ministre Goodale.-FC t « ê ACTUALITES Chantal Hébert Le monde selon Jean Chrétien Tout le monde ou presque sait qu’on n’a jamais marché impunément sur les pieds de Jean Chrétien.Ceux qui auraient eu tendance à l’oublier s’en sont souvenu en voyant l’avocat de l’ancien premier ministre réclamer la tête du juge John Gomery.Ils vont encore avoir l’occasion de se rafraîchir la mémoire cette semaine lorsque M.Chrétien témoignera devant la commission.Malgré ses efforts récents pour se débarrasser du juge Gomery, Jean Chrétien n’aurait pas manqué son rendez-vous avec la commission d’enquête sur les commandites pour tout l’or du monde.Sa comparution constitue sa meilleure occasion de donner sa version de la vérité.La vendetta publique contre la commission qui Ta précédée faisait partie intégrante de cet exercice à rebours de relations publiques.Bien avant qu’il ne détermine que le juge n’avait pas, à ses yeux, l’ouverture d’esprit essentielle à la direction de cette enquête, le clan Chrétien voyait déjà la commission comme une opération bidon destinée à faire porter le chapeau des commandites à l’ancien premier ministre et à son état-major; un autre épisode de la guerre entre deux camps libéraux rivaux facilité, cett,e fois, par le zèle débridé d’un grand commis de l’État Contrairement au public qui a tendance à voir la vérificatrice générale Sheila Fraser comme une héroïne des temps modernes pour son travail sur les commandites, le clan Chrétien a toujours estimé que son comportement dans ce dossier allait à l’encontre de son devoir de réserve.Pour ses critiques (qui ne se limitent pas toujours au cercle restreint de Jean Chrétien) , Mme Fraser a dépassé les bornes de son mandat dans ce dossier.Êlle aurait contribué à déformer la réalité en donnant une importance démesurée dans son rapport et dans ses commentaires publics à un programme marginal dans l’ensemble des activités du gouvernement Ils estiment que, loin d’être sanctifiée, elle aurait dû être sanctionnée.?C’est donc dans l’humeur massacrante d’un commandant en chef victorieux traîné en cour martiale pour une poignée de balles perdues que M.Chrétien se présente devant le juge Gomery.L’ancien premier ministre veut démontrer qu’on maquille des peccadilles en crimes de guerre.Il va certainement rappeler ses états de service et ceux de ses proches sur le front de l’unité canadienne et replacer les débuts du programme dans le contexte des lendemains incertains du dernier référendum.Le témoignage de l’ancien premier ministre survient alors que l’appui à la souveraineté est aujourd’hui plus élevé qu’au moment du déclenchement de la dernière campagne référendaire.Il y a autant de députés bloquistes à la Chambre des communes sous la modeste houlette de Gilles Duceppe qu’aux heures de gloire du charismatique Lucien Bouchard.Le Parti libéral du Québec, confié en partie grâce aux bons soins du clan Chrétien, à Jean Cha-rest, est en disgrâce auprès de Télectorat francophone.Qu’à cela ne tienne, pour Jean Chrétien, ce sont surtout autant de preuves de ce que son successeur n’a pas sitôt été aux fourneaux qu’il a gâté la sauce en salissant son propre camp.Et Paul Martin dans tout cela?Au moment où il a créé la commission Gomery, il ne fait pas de doutes qu’il cherchait un exutoire pour canaliser la colère suscitée par l’affaire des commandites sur l’administration précédente.Ce n’est pas par hasard que Denis Coderre, perçu à l’interne comme le ministre québécois le plus susceptible d’attirer les foudres des commandites sur le gouvernement à cause de ses liens avec plusieurs des joueurs dans l’affaire, a été tenu à l’écart du cabinet Tété dernier.Mais depuis, la paternité de la commission est devenue un fardeau grandissant pour Paul Martin et pas seulement parce que l’enquête agit comme un nuage qui porte ombrage en permanence à son gouvernement ?Quoi qu’il dise au juge Gomery cette semaine, Jean Chrétien restera le capitaine qui a présidé au naufrage des commandites.Mais ce qui est également certain, c’est qu’il jouit à l’occasion de ce témoignage de la plus complète immunité politique.Ce n’est pas le cas de Paul Martin qui est toujours soumis au jugement de ses pairs.Or, nombreux sont les libéraux — et pas toujours seulement ceux qui sont identifiés à Jean Chrétien — qui considèrent que la création de la commission est la plus grosse erreur de jugement du premier ministre actuel.Les événements des dernières semaines, en particulier les manchettes suscitées par les coûts élevés de l’exercice par rapport aux dollars gaspillés dans le cadre du programme délinquant, n’ont évidemment rien fait pour dissiper leur impression.Ët puis, la rentrée parlementaire a coïncidé avec l’introduction d'un nouveau terme dans le vocabulaire de l’opposition aux Communes.En guise de préambule à leurs questions, nombre de députés affublent désormais le premier ministre du titre de Mr.Dithers ou en traduction libre: Monsieur Branle-Dans-le-Manche, un surnom qui fait son chemin ailleurs au Canada.A la réputation d’indécision de Paul Martin, il y ne manquera pas de gens pour opposer la détermination prévisible de son prédécesseur devant la commission.Enfin, au moment où la descente aux enfers du gouvernement Charest commence à réveiller les vieilles inquiétudes du reste du Canada, il ne manquera certainement pas non plus de nostalgiques pour s’ennuyer de l’époque où le premier mimstre fédéral donnait au moins l'impression de savoir où il voulait aller dans le dossier Canada-Québec.cheberK&thestar.ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.La Commission Gomery est un « soap » qui fait mal aux libéraux, admet Lapierre Le lieutenant de Paul Martin croit que Duceppe se prépare à faire le saut sur la scène québécoise et juge sévèrement la performance de Jean Charest SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — Le gouvernement libéral souffre grandement de la Commission Gomery sur le scandale des commandites, qu’il a lui-même mise sur pied, admet le lieutenant du premier ministre Paul Martin au Québec, Jean Lapierre.«Le problème, au Québec, c’est qu 'il y a, chaque soir, un soap [feuilleton] à la télévision qui s’appelle Gomery», constate M.Lapierre, en interview à La Presse Canadienne.•Ça détourne l’attention de notre public de notre bilan et de nos réalisations, parce que, chaque soir, c’est comme le supplice de la goutte, ajoute le ministre des Transports.Et ça sera comme ça jusqu’en mai.» L’enquête publique du juge John Gomery, en marche depuis septembre, entendra cette semaine ses derniers témoins à Ottawa: Tanden chef de cabinet de Jean Chrétien, Jean Pelletier, M.Chrétien lui-même, puis M.Martin à la toute fin.Ensuite, les travaux se déplaceront à Montréal, où sont convoqués les représentants des agences de publidté impliquées dans le scandale.«Il est très difficile défaire passer un message positif lorsque chaque soir, la réputation des politiciens — et des politiciens libéraux — est en jeu.Je pourrais toujours dire que je n’étais pas là [lors du scandale] et que ce n’est pas de mes affaires, mais franchement, l’image [du Parti libéral] est affectée chaque soir au Québec.» Jean Lapierre ne nie pas que les ministres fédéraux québécois se soient opposés à la mise sur pied d’une com- mission d'enquête sur le scandale, par crainte de conséquences négatives pour les libéraux.•Mais le premier ministre, extrêmement transparent, voulait s'assurer qu'on avait la vérité, justifie-t-il Et tous les jours, on a les résultats de ça.C’est le prix à payer pour l’intégrité.Avant d’arriver au bout, tous les jours, c'est pénible.» Le contexte actuel est mauvais, estime le ministre, puisque «tout le monde est un coupable potentiel».Il espère donc de tout cœur que le gouvernement ne sera pas défait sur le budget, en mars, puisqu’il voit mal son parti repartir en campagne avec le scandale en toile de fond.•Personnellement, j’aimerais bien mieux que tout ça soit derrière nous au moment d’une élection, parce qu'autre-ment on ferait une autre élection sur des suppositions, reconnaît-il.Et c’est beaucoup plus dur.» Peu d’analystes s’attendent à ce que le gouvernement perde le vote sur le budget, mais M.Lapierre rappelle qu’un accident est vite arrivé en situation minoritaire.Il se souvient encore de la sur-prise qu’il avait eue, comme jeune député libéral en 1979, lorsque le gouvernement conservateur de Joe Clark avait été défait sur un vote budgétaire.•Quand le décompte est donné, tu gar-roches tes papiers en l'air, tu jais accroire que tu es bien content, mais tu retournes dans ton bureau et puis tu es en panique!» Duceppe et Charest Mais dans l’éventualité où les électeurs seraient appelés aux urnes en 2005, le ministre responsable du Québec semble préférer que Gilles Duceppe JACQUES NADEAU LE DEVOIK Jltrv çgl Jean Lapierre, ministre des Transports et lieutenant québécois de Paul Martin è Ottawa quitte la direction du Bloc pour celle du Parti québécois.•J’ai l’impression qu’il [M.Duceppe] se prépare pour ça [remplacer Bernard Landry], croit Jean Lapierre.Il vient de faire une tournée du pays qui ne servait aucunement à récolter des votes pour le Bloc.C’était plutôt pour montrer qu'il peut être un “homme d’Etat’’, un premier ministre.Ça fait tellement longtemps qu'il est là [à Ottawa], il est ambitieux, mais il doit attendre de voir si luandry échouera [au vote de confiance prévu en juin au PQ].Il ne poussera pas Landry vers la sortie — d’autres s’en occupent — mais quand le poste sera ouvert, je n’ai aucun doute qu’on le recrutera.» Les commentaires sont certes inté- ressés politiquement, mais ils viennent d'un homme qui, pendant plusieurs aie nées, a conseillé régulièrement le chef bloquiste, jusqu’à son retour en politique, au début 2004.Mais les deux sont désonnais adversaires.«Duceppe n 'a jamais été testé au gouvernement, note le ministre.Toute sa carrière, il n’a fait que se plaindre.Il n'a jamais eu à faire les choix difficiles qu impose un gouvernement.» Par ailleurs, Jean Lapierre ne se gêne pas pour faire une analyse peu flatteuse du premier ministre Jean Charest pourtant libéral comme lui.«Il vit une période difficile, c’est évident, vous avez juste à lire les journaux», lance-t-il, en précisant néanmoins qu’il •s’entend bien» avec M.Charest «Son style n'est peut-être pas encore installé», avance-t-il, en faisant référence à la décision controversée sur le financement des écoles juives et à celle, toujours attendue, sur l’emplacement du futur Centre hospitalier de TUniversifé de Montréal (CHUM).•Je pense qu'au moment où il a quitté la scène politique fédérale pour venir au provincial, il a eu des problèmes, comme moi j'ai eu des problèmes d'ajustement en partant de la radio et de la télé pour m’en venir en politique», explique M.Lapierre, à qui on a reproché une mauvaise campagne électorale au printemps dernier.•Etre premier ministre, ça s’apprend chaque jour, et en tout cas, disons que c’est un apprentissage assez ardu [pour Jean Charest]», estime le député d’Outremont.ISr’ssc canadienne Baisse de popularité Confiant malgré les sondages, Bernard Landry reste BERNARD LAMARCHE Bernard Landry n’envisage aucunement de quitter la direction du Parti québécois bien qu’un sondage de la maison CROP révèle une chute de sa popularité au profit de Gilles Duceppe, l’actuel chef du Bloc québécois.Le sondage commandé par La Presse et publié samedi dévoile que pas moins de 60 % des répondants estiment que Bernard Landry devrait se retirer de la direction du PQ.Le résultat est de neuf points de pourcentage de plus élevé qu’en août dernier.Les résultats de ce sondage ont été glanés auprès de 982 personnes, du 20 au 31 janvier derniers.Seulement 28 % des gens croient que Landry devrait conserver son poste, comparativement à 44 % en août dernier.Du lot, une majorité d’électeurs péquistes (51 %) souhaite son départ (40 % en août).Les rangs des péquistes toujours en faveur de Landry dans le rôle de chef de parti ont aussi diminué, de 52 % en août à 44 % fin janvier.Joint hier au congrès du PQ de la circonscription de Verchères, M.Landry a soutenu que «les échos que j'ai du terrain et les vérifications que je fais me disent que j’ai raison d’avoir confiance».De plus, les militants croient «que je dois diriger ce parti, non seulement vers les élections, mais aussi vers l’indépendance, et que je suis bien placé pour le faire».Sur la question référendaire, la pensée de Bernard Landry s’est un peu assouplie.•Ma première position était le plus tôt possible.L’exécutif national proposait la première moitié du mandat.Je cherche un compromis, et je pense que je vais l’avoir: c’est le plus tôt possible à l’intérieur du mandat.Je ne reste pas sur ma position initiale, buté, mais je veux qu’on change aussi l’obligation de la faire dans la première moitié.» M.Landry parle de souplesse, mais d’engagement Réaction de Duceppe Alors qu’il est bon premier dans le sondage CROP-La Presse, 28 % des répondants croient qu’il JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef du Parti québécois, Bernard Landry, était hier au congrès du PQ de la circonscription de Verchères.est le chef le plus à même de mener le PQ à la victoire, et Gilles Duceppe a quant à lui réitéré sa confiance envers Bernard Landry.Joint au téléphone à Rivière-du-Loup où il était de passage pour le congrès du Forum jeunesse du Bloc québécois, M.Duceppe a aussi rejeté la possibilité de faire le saut en politique provinciale.•Le budget s'en vient et possiblement une élection.Il en va d'être responsable, et ça veut dire que je dirigerai le Bloc lors des prochaines élections.» M.Duceppe entend continuer à défendre les intérêts du Québec à Ottawa, de même que de jouer un rôle «important dans l’ensemble du mouvement souverainiste.» Il prend le sondage avantageux de la fin de semaine comme une source de motivation.Le contexte houleux de la politique québécois donne au chef du Bloc des arguments pour renforcer son action.«On est en politique pour se donner un pays.[.] Il y a un gouvernement au Québec qui a réussi une chose que Ton tente tous d’obtenir en politique, c’est-à-dire l’unanimité.Sauf qu’il Ta réussi contre lui.À Ottawa, on a un premier ministre qui n’est pas un homme de décision, mais un homme d’hésitations.» M.Duceppe est catégorique: cette fin de semaine, il a rencontré des jeunes au Forum jeunesse du Bloc qui se disent impatients d'accéder à la souveraineté.Finances et effectif Par ailleurs, le Parti québécois a précisé que ses finances et son effectif n’étaient pas une source de craintes, contrairement à ce que déclarait dans Le Devoir de samedi le militant François Rebelle.M.Landry a précisé que 95 000 personnes peuvent actuellement participer et voter à l’occasion des activités du PQ.Ce nombre se détaille ainsi: 70 000 membres en règle et 25 000 membres à renouveler.Côté finances, le PQ a récolté plus de trois millions en 2004.Par rapport à Tannée précédente, selon l’ancien premier ministre, ce résultat constitue une augmentation considérable.«Ce n ’est pas la misère», a-t-il commenté.Les récents congédiements de l’attachée de presse de M.l^mdry, Anik Bélanger, et du sondeur maison du PQ, Michel Lesage, n’ont rien à voir avec de supposées difficultés financières du parti.Le Devoir Révision de la politique étrangère Martin fait appel à une prof d’Oxford Ottawa — Insatisfait de la révision de la politique étrangère du Canada effectuée par son gouvernement, le premier ministre Paul Martin a mandaté une profes-seure de l’Université d’Oxford pour injecter dans cette politique une nouvelle vision d’ensemble.La Presse canadienne a appris que M.Martin a conclu que l’exercice n’avait pas donné les résultats escomptés, soit une politique avec une vision originale et adaptée.La tâche a été confiée sous contrat le mois dernier à Jennifer Welsh, une boursière de la fondation Rhodes, originaire de la Saskatchewan, qui vit au Royaume-Uni depuis cinq ans et enseigne les relations internationale à la célèbre université britannique, a révélé une source proche de M.Martin.L’expatriée est connue dans le milieu des relations internationales pour son concept de «citoyen modèle».«L’idée du citoyen modèle, écrit- elle dans une discussion en ligne sur le site Internet du ministère des Affaires étrangères, vient en réalité de la vision selon laquelle la scène internationale est constituée d’une collectivité de citoyens Et du fait que le Canada agira rarement seul ou indépendamment du reste du monde, qu’il s'associera à d’autres — un peu comme le ferait un citoyen modèle » Elle a dit avoir proposé ce concept de citoyen modèle parce qu’elle était de plus en plus frustrée par l’idée que le Canada n’était qu’une moyenne puissance parmi d’autres.Dans son livre At Home in the World: Canada’s Global Vision for the 21st Century, Mme Welsh estime que le Canada doit cesser de se définir par rapport aux États-Unis.Cette pensée n’a mené qu’à des politiques proaméricaines ou antiaméricaines qui ont nui aux intérêts du pays, écrit-elle.Presse Canadienne Deôtinaticm %n toute occadùm, led - cadœau/r, à /a 9J)oeÀxÂe iomt une façom (yrùjùnale de dtre merci ou terni iimjtlememt Jet aime.t*'' 1 m www.leaualabouche.com Ste-Adèle 450.229.2991 Pourannoncer : lean de BUly au 514 98s 1456 • jdebiUyvledrvcir ccm A 4 LE DEVOIR.LE LUNDI 7 FÉVRIER 2 0 05 LES ACTUALITÉS L’avenir du Tuvalu Le marketing du désespoir Au lieu de la catastrophe annoncée, la menace d'une montée des eaux sur l’archipel du Tuvalu peut aujourd’hui être envisagée comme une belle source de revenus pour ce petit pays Le Devoir publie aujourd’hui un troisième et dernier article consacré au Tuvalu, dans le Pacifique Sud, où notre journaliste s’est rendu.En théorie menacé de disparaitre en raison de la montée du niveau de la mer, l’archipel suscite l’intérêt des médias du monde entier.FABIEN DEGUISE Funafuti (Tuvalu) — Ko-loa Talake, ex-premier ministre du Tuvalu, aujourd’hui à la retraite en Nouvelle-Zélande, peut être fier de lui.Et comment! En menaçant, au début du siècle, de poursuivre devant les tribunaux les pays industrialisés (Etats-Unis, Australie et Canada en tête), tenus responsables selon lui du réchauffement de la planète avec leurs gaz à effet de serre, il a réussi à attirer très vite la sympathie du reste du monde sur son petit bout de pays, vivant depuis des décennies sa pauvreté extrême dans la plus grande indifférence, sur des amas de terre, de sable et de coraux perdus dans le Pacifique Sud entre les îles Fidji et Haiwai'.L’idée, sortie du chapeau en 2001, devant l’ONU, où quelques mois plus tôt (le 5 septembre 2000) le Tuvalu faisait officiellement son entrée, était lumineuse.Et aujourd’hui, elle commence à donner de bons résultats en amenant au Tuvalu, chaque année, son lot de curieux, mais surtout de journalistes du monde entier venant constater l’ampleur de la catastrophe annoncée.«Un journaliste français était là la semaine dernière, juste après la BBC il y a quelques mois, dit Inate Eva, responsable du bureau de l’Environnement à Funafuti, la capitale du Tuvalu.Une équipe de reportage d’ARTE [la chaîne culturelle franco-germanique] est actuellement sur place.CNN devrait bientôt arriver.» Et comme tous les autres, ils ne risquent pas de ramener d’images frappantes illustrant le naufrage du Tuvalu, «sauf s'ils viennent à l'époque des grandes marées, à la mi-février.résume la météorologues Helia Vavae.C’est d’ailleurs ce que j’ai conseillé de faire à l’équipe de télévision américaine.» La mise en scène devrait être efficace.A cette époque de l’année, l’eau salée s’infiltre, en effet sous le mouvement des marées dépassant trois mètres, dans plusieurs endroits de l’atoll dont la hauteur moyenne est d'à peine deux mètres.Créant ici et là d’immenses flaques d’eau, inondant les terres agricoles et mettant plusieurs résidants du coin les pieds dans l’eau.«Mais cela a toujours été comme ça.Beau apparaît et six heures plus tard, elle repart», résume Solomona Tearofi, ex-ministre des Communications du pays qui, à 78 ans, coule désormais une retraite paisible près de l’aéroport international de Funafuti où il regarde voler les trois avions passant chaque semaine ici.«Cela s’accentue un peu avec les années, oui.Mais ce n’est pas dramatique.Et la disparition de Tuvalu sous les eaux, je n’y crois pas.Pour le moment, c’est juste théorique et c’est aussi une prévision pour dans 50, 100 peut-être 200ans» Une campagne efficace Peut-être.Mais pour le gouvernement du Tuvalu qui a depuis mis définitivement au rancart son projet de poursuite — «juridiquement, il était difficile fie prouver la responsabilité d’un Etat pris isolément», commente Inate Eva du Bureau de l’environnement —, cette montée des eaux, induite par le réchauffement de la planète, peut aujourd'hui être envisagée comme une belle source de revenus pour le pays qui régulièrement voit ses hôtels, ses restaurants et ses épiceries se remplir de palagi (prononcer pa-lagni, femmes et hommes blancs, en tuvaluan) travaillant pour des médias étrangers.A défaut de touristes dont très peu — le pays en a accueilli 120 l’an dernier — décident chaque année d’échouer ici, vu la pauvreté des lieux et la difficulté de s’y rendre.«C’est étonnant tous ces journalistes, lance devant une bière Phillip Tompson, un Australien de Tasmanie évaluant en ce moment l’implantation de la première station de télévision de Tuvalu.Ailleurs dans le Pacifique Sud, il y a des pays réellement touchés par la montée des eaux.A Kiribati [prononcer kiri-bass], aux îles Cook, à Tonga, à Nauru d’où je reviens, des parties d’îles sont déjà sous l’eau.Ici, vraiment ce n’est rien.» Yvette DUnienville, la Céline Ga-lipeau de Funafuti, officiant chaque soir au bulletin de nouvelles de la radio nationale — à défaut d’avoir pour le moment des images — en convient.«Le réchauffement de la planète et la montée des eaux n'est pas un sujet important ici, dit-elle, assise dans le studio principal de la Tuvalu Media Corporation (TMC).En fait, ce sont plutôt les journalistes étrangers qui semblent lui accorder beaucoup d’importance.Mais quand ils viennent ici pour constater par eux-mêmes.» Le gouvernement tuvaluan n’est sans doute pas étranger à cette soudaine fascination pour son pays.Tout comme les fonctionnaires chargés des questions climatiques qui alimentent autant le spectre du naufrage sur leur territoire que l’élite tuvaluane le fait sur la scène internationale.Avec toutefois sous le bras, la preuve d’un réchauffement global du climat de la terre, de 0,43 degré entre 1981 et 1998, selon des mesures réalisées par les satellites de la NASA rendues publiques en avril dernier, mais aussi la mort massive des coraux entourant le pays.«70 % des coraux autour d’ici sont morts ou sur le point de mourir», explique Abigail Ailing, présidente de la Plapetary Coral Reef Fondation des Etats-Unis, dont le navire LE DEVOIR U R S CONSULATGÉNItRAI DE CBitCK( SECTIONTOURBMB ) CONSULATE GENERAI.OF GREECE ( TOI «ISM SECTION > ^NOLITOUR / VACANCES Crece La magnifique 4M i .i ferles de l'U.eée i adétK d',ns it U »«tv » m i» « et en Turciuie, 4 jour www.nolitour.com LE DEVOIR Retournez à : (^iiaxirs 2050, nie de Bleury, T étage.Montréal (Quétieci H3A 3S1 le tirage an lieu )« 4 mars 2005 à lOti Faites-rous parvem les coupore « par^ 23 ftvner 2005117130.le cericours s'adresse au> personnis de 18 are R plus.Urt seU co«(n par enveloiipe.Ire repruduciiore llectrunques re seront pas acceptées Ire condWore et règierrenfe du concours sont dteponfflies i la rfceplion du Devoir.Valeur de 3 318 !.Nom :.Adresse :.App.:.Ville:.Cotte postal :.Courriel:.Téléphone :(rés.).(Pur.).Question mathématique : ( 55 + 36 ) - 41 x.Abonnée) : Oui -I Non ?Te.m m I jdife; I ifcn i f I, TORSTEN BLACKWOOD AGENCE FRANCE-PRESSE Promenade sur les plages de Funafuti.Le réchauffement du climat a entraîné la mort massive des coraux entourant le Tuvalu.mouille depuis deux mois au large des côtes des côtes de Funafùti pour effectuer quelques relevés dans la région.«Les raisons sont multiples, mais la plus crédible reste toujours le réchauffement du climat qui affecte ici, et partout dans le monde, la vie et la santé de cette vie marine.» Un outil incroyable N’empêche.«Le réchauffement de la planète c’est ici une question avant tout politique», résume Solomona Tearofi.«C’est aussi un outil incroyable pour que le Tuvalu puisse sortir de l’ombre, renchérit Jione Inia, directeur de l’école maritime du pays située sur File d’Amatuku au nord de l’atoll.Mais aussi d’attirer ici le plus d’argent possible de l’aide internationale.» C’est également une bonne façon d’accroître ses ventes de vêtements pour Divizon Shop, près de l’épicerie, qui depuis quelques mois a mis sur le marché le t-shirt officiel du désastre avec, côté face, un incontournable Tuvalu et, côté pile, une question sans équivoque: «Voulez-vous disparaître avec nous?» Marketing du désespoir?Sans doute.Et il est difficile d’ailleurs d’en vouloir aux habitants de l’archipel tout comme à leur dirigeants.C’est qu’avec son PIB par habitant 30 fois inférieur à celui du Canada, sa pauvreté extrême visible à chaque coin de rue, sa sous-éducation chronique et ses ressources naturelles comme financières ultra-limitées, le Tuvalu a, de toute évidence, besoin d’êfre appuyé par la communauté internationale.«Nous avons reçu davantage d’aide [depuis le coup d’éclat médiatique de son préd4 cesseur Koloa Talake], explique le premier ministre Maatia Toafa.Mais c’est encore en dessous de ce que nous attendions.» Et pour cause.C’est que bien avant de sombrer sous des litres d’eau — cette eau qui a grimpé de six centimètres en 10 ans —, le pays risque plutôt de périr sous.les amas d’ordures ménagères et industrielles qui s’accumulent un peu partout sur les îles habitées de l’archipel et surtout dans le nord de Funafuti, où 50 % de la population vit sur un territoire à peine plus grand en superficie que le mont Royal.Sans incinérateur et sans possibilité d’enfouir quoi que soif ni de recycler le plastique et le métal qu’il est donc ordinaire de croiser, sous toutes ses formes, en abondance sur les plages, à la trame de fond pourtant si paradisiaque, «C’est le plus gros problème que nous avons, poursuit le chef du gouvernement Mais que pouvons nous faire?Un État voisin pourrait embarquer nos ordures sur un navire pour s’en débarrasser chez lui.Mais eda risque de coûter très cher Et faute d’atgent, nous devons donc vivre avec nos ordures.» Depuis trois ans pourtant, les Tuvaluans semblent avoir trouvé une utilité à ces inévitables déchets — dont le nombre augmente forcément avec les pointes de modernité qui doucement atteignent le pays.Comment?En remblayant d’immenses trous marquant le territoire de Funafuti en amont et en aval de la piste d’atterrissage de la capitale.Piste construite, à l’aide de la terre qui aujourd’hui fait défaut à l’époque de la Deuxième guerre mondiale par les Américains.«Ce n’est pas la solution idéale, lance Se-luka Seluka, qui a piloté ce projet à LO I t > ouÊeec Résultat TVA.le réseau des bras8® Tirage du 2005-02-04 22 2a 3Q ai 35 az 4Q Complémentaire : (32 ) Ventes totales Prochain gros 717 6/7+ 6/7 5/7 4/7 29 255 958 S 3/7+ 24 000 OOO $ 3/7 1 PROCHAIN OROS LOT LE 9 FEVRIER 2005 GAGNANTS 0 6 193 10 960 234 552 217 151 968 017 19 052 159,00$ 91 692,40$ 2 494,20 $ 156,80 $ 10,00$ 10,00$ Participation gratuite 9 OO Tirage du 2005-02-05 1117 2^2143 40 Complémentaire ' (01) Tirage du 2005-02-05 02 04 1010 4142 Complémentaire : (07) double jeu 49* Tirage du (îgg + ^ 2005-02-05 04 22 23 28 22 27 32 42 01 11 JS 47 3 7 654 3 136 922 3+ 103 806 473 538,00 $ 53 256.40 $ 2 015.00 $ 65,30 $ 10,00 $ 5,00 $ totales 16 84 1 360 S iin gtos toi (ai spr.) 9 000 000 $ 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 15 500,00$ 4/6 911 50,00$ 3/6 18 522 5,00$ Ventes totales 538 428.00 $ NUMÉRO 533597 Tirage du 2005-02-04 LOT 100 000$ KQtrd NUMÉRO 188453 793,60 $ 568,20$ 396,80 $ Tirage du 2005-02-05 LOT 100 000$ ses débuts.Cda va prendre des années avant de se décomposer, cela risque aussi d’affecter la vie des coraux et contribuer à faire s’affaisser Hie.Mais il n’y a pas de terre ici.Il faudrait en importer des tonnes et des tonnes.» Contre des millions, s’entend.Et une poignée d’experts, assurément.«Le problème, c’est qu’on entend toujours parler de l'argent investi dans la lutte contre réchauffement de la planète, ajoute Helia Vavae.Mais au Tuvalu, nous n’en voyons jamais la couleur.» Un plan d’adaptation Un nouvel appel pour réunir de l’argent tout comme l’expertise étrangère devrait toutefois être bientôt lancé.Au moyen du plan d’adaptation aux changements climatiques sur lequel planche actuellement le gouvernement tuvaluan et dont la version préliminaire est attendue en juin prochain.«C’est très important Pour nous, explique Poni Faavae, l’homme derrière la rédaction de ce document Ce plan va être présenté à l’ONU et aux pays qui nous soutiennent [Taiwan, Australie, Nouvelle-Zélande, Union Européenne et Canada, en grande partie] et, pour cela, nous devons désormais évaluer nos besoins et les chiffrer» Et les besoins, au delà de la gestion des ordures et de l’effacement des cicatrices laissées par l’armée américaine à une autre époque, sont évidents: programme de contrôle de l’érosion, développement des ressources agricoles, amélioration des conditions de vie des habitants, programme d’éducation général et à l’écologie en particulier.Des thèmes qui certes ne sont pas toujours vraiment liés au réchauffement de la planète, reconnaît M.Faavae, «mais que Ton ne peut éviter dans notre contexte afin de donner à la population les moyens de faire face à l’avenir, quel qu’il soit.Car si la situation économique des gens ne s’améliore pas, leur capacité d’adaptation, elle, ne devrait pas évoluer non plus».Le premier ministre le croit aussi, lui qui souhaite également prendre part à la lutte contre les gaz à effets de serre sur son propre territoire, comme tous les autres pays ayant ratifié le Protocole de Kyoto se sont engagés à le faire.Le Tuvalu a été le premier à mettre sa griffe à la fin du document «Nous aimerions aussi avoir les moyens de remplacer notre génératrice au diesel par des panneaux solaires», dit-il.Et pourquoi pas, pour troquer le véhicule utilitaire sport flambant neuf, privilège du premier minisfre pour circuler sur les 8 km de route que compte le pays, contre une petite voiture moins énergivore.Ou mieux, une bonne paire de chaussures, la résidence officielle du chef du gouvernement étant bien sûr à deux minutes, à peine, de marche de son bureau, comme tout le reste d’ailleurs, du Parlement de l'hôtel du poste de police, de la banque, de l’épicerie et de l’aéroport International, dans ce pays qui a plutôt l'allure d'un village.Le Devoir Ce reportage a été rendu possible grâce à la Bourse Nord-Sud attribuée en novembre dernier lors de son congrès annuel par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FP]Q) et financée par l’Agence canadienne de développement international (ACDI). LE DEVOIR.LE LUNDI FEVRIER 2 0 0 5 A 5 LE MONDE Uintérim forcé au Togo provoque un tollé international L’Assemblée entérine la nomination du fils du défunt président JOHN ZODZI Lomé — Devant le tollé provoqué par la désignation du fils de Gnassingbé Eyadéma à la tête du Togo, les députés togolais l’ont élu hier président du Parlement après avoir modifié la Constitution, l'autorisant ainsi à rester au pouvoir jusqu’à la fin du mandat de son défunt père.La Constitution prévoit en effet que l'intérim, en cas de décès du président soit assuré par le président de l’Assemblée nationale.Les 67 députés — sur 81 en tout — présents hier à l’Assemblée pour une session extraordinaire ont donc voté la censure à l’endroit de son president Fambaré Ouattara Natchaba Ds ont ensuite élu à sa place Faure Gnassingbé, apres avoir au préalable modifié l’article de b constitution prévoyant qu’en cas de décès du chef de l'Etat un nouveau scrutin présidentiel soit organisé dans les 60 jours.«Je sens comme un grand honneur la responsabilité que vous venez de me confier.Le Togo, notre pays, s’est engagé sans réserve dans un processus de démocratisation et d’ouverture que [entends poursuivre jusqu’au bout avec votre précieux concours», a déclaré Faure Gnassingbé.«L’héritage le plus important pour tous les Togolais c’est la paix, la sécurité et l’unité nationale, mais également la justice et la liberté, /entends avec le concours des Togolais de bonne volonté, et notamment de notre institution, préserver à tout prix les acquis précieux.«Les défis sont nombreux et difficiles.Mais j’ouvre les bras à tous ceux qui voudront se joindre à moi.Notre seul souci doit être le bien-être des populations valeureuses de notre pays, et j’aurai besoin de tout votre soutien pour promouvoir un meilleur Togo pour tous.» Désapprobation internationale Les autorités militaires l’avaient déjà investi président samedi soir, fermant en outre les frontières du Pétrole contre nourriture Tarek Aziz est appelé à la barre JEAN-MARC MOJON Bagdad — La commission d’enquête sur le scandale «pétrole contre nourriture» veut interroger l’ancien vice-premier ministre irakien, Tarek Aziz, détenu par les Américains en Irak, a indiqué son avocat hier.«f ai reçu plusieurs messages durant les dix derniers jours du chef de la commission, Paul Volcker, qui demande si Tarek Aziz accepterait d’être interrogé sur le programme pétrole contre nourriture», a indiqué Bady Aref Izzat L’avocat a affirmé qu’il devait rendre visite à son client dans les prochains jours et qu’il lui conseillerait de demander à être interrogé sur le scandale dans un pays étranger, probablement la France.La commission indépendante a mis en cause l’ex-directeur du programme «pétrole contre nourriture» en Irak, Benon Sevan, l’accusant d’avoir porté atteinte à l’intégrité de l’ONU en intervenant dans les allocations de pétrole irakien.M.Aziz dément tout implication, mais pourrait révéler des noms de personnalités haut placées, alors que le scandale menace le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan ainsi que des personnalités françaises, russes et d’autres pays.«C’est un homme politique.H est très intelligent, a beaucoup d'informations sur ce sujet et il jugera les intérêts qu’il pourrait en tirer.Mais je crois que son sens de l’honneur l’emportera sur son instinct politique, a dit Me Izzat Mon client a quatre options.Il peut refuser de répondre.Il peut attendre que le juge le remette en liberté.Il peut demander d’être transféré dans un autre pays pour répondre aux questions et il peut accepter d’être interrogé sans conditions.» «Pétrole contre nourriture», en vigueur de 1996 à 2003 pour alléger l’impact sur les Irakiens de l’embargo international imposé au régime de Saddam Hussein, permettait à Bagdad de vendre du pétrole et d’acheter en échange des biens de consommation courante.D’une valeur de 64 milliards de dollars, il s’est trouvé perverti par le gouvernement irakien et plusieurs milliards de dollars ont été détournés.Agence France-Presse EN BREF Le Boeing de la Kam Air reste inaccessible Chenari, Afghanistan — Les soldats de llsaf n’ont pas réussi à atteindre hier l'épave d’un avion de ligne afghan qui s’est écrasé jeudi dernier avec 104 personnes à son bord, à une trentaine de kilomètres de Kaboul.Trois jours après la disparition de l’appareil, on redoute que toutes les personnes à bord aient péri sur les pentes du Shapiri Ghar, sommet de 3300 mètres.Des dizaines de soldats de la Force internationale d’assistance à la sécurité ont atteint la zone de montagne où la queue du Boeing a été localisée, mais les conditions hivernales extrêmes ont empêché d’atteindre le Beu de l’accident Une nouvelle tentative était programmée pour aujourd’hui.- Reuters La Belgique ménage Pékin Bruxelles — Le gouvernement belge a admis hier avoir joué un rôle dans l’annulation de la visite du da-larlama en Belgique, prévue en juin, afin de ménager les relations entre Bruxelles et Pékin alors que le roi Albert II doit entreprendre une visite d’Etat en Chine à la même époque.Un problème a surgi «par un pur hasard»: le voyage en Belgique du chef spirituel du bouddhisme tibétain «coïncidait avec la visite d’Etat planifiée de S.M.le Roi en Chine», a expüqué le ministère belge des Affaires étrangères dans un communiqué.Mais le chef de la diplomatie belge Karel De Gucht tient à souligner que le dalaï-lama, à qui ce problème «Jut soumis», a lui-même pris «en toute liberté» la décision de renoncer à son voyage - AFP pays et suscitant la désapprobation de la communauté internationale.Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait dit espérer que les autorités togolaises prendraient les mesures nécessaires «pour préserver la stabilité du pays et garantir un transfert de pouvoir pacifique et conforme à la constitution».Les dirigeants de l’Union africaine (UA) avaient condamné quant à eux la désignation à la présidence du fils du défunt président, y voyant un coup de force miBtaire.La France, ancienne puissance de tutelle du Togo, avait jugé «indispensable» le «strict respect de la légalité» pour assurer l'intérim du pouvoir au Togo.L’Elysée avait par ailleurs fait savoir que Jacques Chirac étudiait avec plusieurs dirigeants africains les moyens de faire respecter les dispositions constitutionnelles au Togo.L’entourage du président français déclarait avant les derniers développements que Paris était «solidaire de la condamtfation par l’Union africaine de toute forme de coup d’Etat».La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a fait savoir par ailleurs sur Europe 1 que les troupes françaises dans la région du Togo avaient été mises en alerte, précisant qu’ü s’agissait des
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