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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-02-05, Collections de BAnQ.

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IDÉES La ministre Beauchamp répond à Wajdi Mouawad Page B 5 DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 FÉVRIER 200 À LA UNE En 1949, les mineurs de l’amiante déclenchaient une grève illimitée Page B 6 * PERSPECTIVES Congés parentaux Le pétrole qui suscite la grogne Ottawa et Québec s’entendront-ils un jour?L’entente avec Terre-Neuve se superpose à l’accord sur la péréquation conclu avec toutes les provinces 3 La compensation offerte pourrait atteindre 2,6 milliards pour Terre-Neuve; ?Ottawa a accepté de verser immédiatement une avance non remboursable de 2 milliards; La Saskatchewan a vu ses revenus pétroliers entraîner une baisse de la péréquation; ¦ Ottawa ne peut accepter de verser 275 millions pour l’accord sur les congés parentaux.MANON CORNELLIER Ottawa — Paul Martin était au bord du précipice lors des dernières élections fédérales et il était prêt à faire beaucoup pour s'attirer des votes.D a donc visé des cordes sensibles.Aux provinces, il a promis plus d’argent pour la santé et un allégement de leurs pressions financières.Au Québec, il a cherché à plaire avec une entente de principe sur les çongés parentaux.A Terre-Neuve-et-Labrador et en Nouvelle-Ecosse, il s’est engagé à laisser aux deux provinces la totalité de leurs revenus pétroliers sans amputer la péréquation d’une somme équivalente.Apc villes, il a fait miroiter un nouveau pacte fiscal financé à même la taxe fédérale sur l’essence, et aux parents, un programme fédéral d’aide pour les garderies.Six mois phis tard, à la veille du dépôt du premier budget de son gouvernement minoritaire, Paul Martin vit avec les effets inattendus du respect de certains engagements, en particulier l’accord conclu le 28 janvier dernier avec Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse sur les revenus pétroliers.La générosité de l’entente et le fait qu'elle se superpose à un accord sur la péréquation conclu avec toutes les provinces il y a à peine quelques mois ont laissé un goût amer dans certaines capitales provinciales, dont Québec.Personne ne blâme le premier ministre terre-neuvien Danny Williams pour avoir bien joué ses cartes.Bagarreur, il n’a jamais oublié la promesse électorale de Paul Martin et a profité de chaque occasion pour la lui rappeler.Il a même eu le cran, en octobre, de claquer la porte de la conférence des premiers ministres sur la péréquation pour dénoncer l'interprétation qu’Ottawa faisait de la promesse du premier ministre.Accueilli en héros à St John’s, il n’a pas lâché, allant jusqu’à retirer le drapeau canadien de la devanture de tous les édifices gouvernementaux de sa province.Le geste a choqué ailleurs au pays mais, à Terre-Neuve, c’est l’étoile de Paul Martin qui a continué de pâlir à vue d’œil.VOIR PAGE B 2: PÉTROLE 11 H UH || ' «Il 11 || ' 11 M H II II || A 0 If q \\ tâfTVMfÿ Tstùai jïfeaiiSigÉs; - i, i- - iPwpNp 1*1-1 '*¦*.«>>•***»-«i*- Le conflit entre Ottawa et Québec concernant les congés parentaux est devenu une véritable saga fédérale-provinciale.Petite histoire d’un gros conflit.TOMMY C H O U 1 NARD Québec — les parents québécois attendent le nouveau régime québécois de congés parentaux depuis presque dix ans.Et l’impasse dans lequel se trouvent les négociations laisse croire' qu'il faudra, une fois de plus, patienter.Peut-être même jusqu’en 2007, si Ottawa et Québec ne s’entendent pas bientôt1 Lors de la signature d’une entente de principe en mai 2004, le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille.Claude Béchard, se disait très confiant d’en arriver à une entente finale avec le gouvernement avant le 1" février 2001), permettant ainsi la miije en place du régime le 1" janvier 2006.A Ottawa, en mai 2004, le Parti libéral du Canada se trouvait à l’aube du déclenchement de la campagne électorale.C’est avec la même assurance et le même optimisme que le gouvernement fédéral a promis un accord d’ici cette date.Or les négociations n’ont pas été aussi faciles que prévu.Loin de là.A Québec comme à Ottawa, quelques jours seulement avec la date du 1" février, on se disait tout prés d'une entente.Mais en coulisses, à la table des négociations, les pourparlers achoppaient déjà depuis trois semaines.les fonctionnaires fédéraux et provinciaux s’obstinaient comme jamais.L’impasse était telle que Claude Béchard a décidé de retirer son équipe de fonctionnaires de la table de négociations lundi dernier, à vingt-quatre heures de l’échéance fixée.Devant la presse parlementaire, il a déploré l’état des négociations et l’intransigeance du fédéral.Bref, le gouvernement Charest rencontre presque autant de difficultés à conclure une entente avec le gouvernement Martin sur les congés parentaux que le Parti québécois en avait eu dans le passé, dès 1996, avec le gouvernement Chrétien.Le changement de premier ministre à Ottawa n’a pas modifié l’attitude du gouvernement.Après avoir adopté une loi sur l’assurance parentale, le gouvernement péquiste avait décidé, en 2001, de choisir la voie des tribunaux pour faire reculer Ottawa, qui prétendait que son congé parental d’un an ne constituait en rien une intrusion dans les champs de compétence des provinces.Dans son jugement rendu en janvier 2004, la Cour d'appel du Québec a donné raison à Québec sur toute la ligne: Ottawa outrepasse sa compétence en détournant son programme d'assuran-ce-emploi à des fins de soutien à la famille.C’est ce jugement qui a permis la reprise des négociations entre Ottawa et Québec.Avec cette décision du juge Benoît Morin en poche, le gouvernement Charest pouvait ainsi s’asseoir avec Ottawa en vue de la création de son régime et du transfert des sommes auxquelles il a droit Au cours des négociations, Ottawa a convenu de verser 750 millions de dollars par année au Québec.C’est le montant que les travailleurs et les employeurs québécois versent actuellement au régime fédéral VOIR PAGE B 2: CONGÉS €fill I I 11111111' SflIllM i:n|l»i limai LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 FÉVRIER 2005 B 2 ?PERSPECTIVES* Conges parentaux Un régime plus généreux.et plus coûteux JACQUES G RENTER LE DEVOIR Même avec une entente sur les congés parentaux, Québec ne serait pas au bout de ses peines.Ainsi, plutôt que de délier les cordons de sa bourse, le gouvernement Charest pourrait décider d’augmenter les cotisations des travailleurs et des employeurs, qui se retrouveraient à financer eux-mêmes le manque à gagner.Ceux-ci verseraient à la Régie des rentes des sommes supérieures à celles qu’ils versent actuellement à l’assurance-emploi fédérale pour les congés de maternité et de paternité.Pour le moment, Claude Béchard se défend bien de vouloir décréter une telle hausse des cotisations.11 attend les recommandations du conseil de gestion de l’assurance parentale, qui a été créé en janvier dernier.Ce conseil, qui regroupe des représentants patronaux, syndicaux et gouvernementaux, doit voir au financement du régime.Or, comme Le Devoir l’a révélé il y a trois semaines, patrons et syndicats refusent catégoriquement de contribuer davantage pour combler ce manque à gagner.Us plaident que ce régime est un «chou de société» et que le gouvernement doit donc financer lui-même les coûts supplémentaires.Le conseil de gestion risque donc de reffler la facture en totalité au gouvernement à moins que les négociations — qui débutent à peine — ne prennent une autre tournure.Le Parti québécois, qui a préparé la Loi sur l’assurance parentale adoptée en 2001, partage le point de vue des syndicats et du patronat Lors d’un point de presse la semaine dernière, le député péquiste Camil Bouchard a demandé que «le gouvernement renonce à hausser les cotisations, et pour les employeurs et pour les travailleurs, pour combler le budget requis dans l’application de l’intégralité du programme».Il a ajouté que «toute la population doit mettre l’épaule à la roue» et «envoyer un signal aux parents que c’est important, la parentalité».«On a consulté [les syndicats et le patronat], on est en contact avec eux et ils ne sont pas d’accord [avec une hausse plus importante des cotisations].Mais ce n’est pas nécessaire, car le gouvernement a juste à ne pas baisser les impôts comme on le lui demande», a ajouté le chef péquiste Bernard Landry.Une hausse des cotisations pour financer le manque à gagner de 250 millions de dollars ne serait ris si importante qu’il n’y paraît II en coûterait 69,44 par année de plus aux 3 600 000 cotisants de la Régie des rentes.Et cette hausse serait partagée à parts égales entre le travailleur et son employeur.Il est aussi à noter que les travailleurs autonomes devront cotiser à la Régie des rentes pour les congés parentaux alors qu’ils ne cotisent pas du tout à l’assurance-em-ploi à l’heure actuelle.Le Devoir Jean Dion C’est arrivé près de chez vous Oui, parfaitement près.Au sens géographique, car même si ça se passe à l’autre bout de la planète, c’est juste la porte à côté à l’échelle de l’univers.Au sens génétique aussi, car je suis navré d’être désolé d'avoir le regret de vous en informer, en termes de molécules et d’aménagement de molécules, vous partagez 99,9 % de similitudes avec le reste de l’humanité (étant entendu qu’une similitude non partagée n’est pas vraiment une similitude).Donc, en Corée du Nord, le gouvernement démocratique — car il s'agit bien de la République démocratique de Corée, et pas juste démocratique à part ça, populaire aussi, je vous invite à aller le constater sur www.korea-dpr.com, où vous apprendrez notamment que la Corée du Nord est si populaire que des deux voyages qui y sont autorisés en 2005, il ne reste de la place que pour le deuxième, du 22 au 30 août — le gouvernement démocratique, disions-nous, ordonne depuis septembre dernier aux hommes de se couper les cheveux et d’adopter une coiffure «de style socialiste», argumentant que les mâles masculins couettés sont «incompétents et dépourvus d’hygiène».La télévision d’Etat, la seule qui existe en vertu d’une norme du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications coréennes (CRTC), présente des images des déviants capillaires en donnant leurs nom et adresse et en critiquant leur coiffure.Le gouvernement exige que les cheveux des hommes ne dépassent pas deux pouces, mais une exception est autorisée pour les vieux, qui ont droit à 2,8 pouces afin de camoufler leur calvitie.De toute évidence, le règlement ne s’applique pas au leader bien-aimé Kim Jong-D, qui continue d’arborer la coupe fluffy dictatoriale démocratique.?A Fes, au Maroc, des militants islamisants ont tenu une manifestation, il y a une dizaine de jours, en appui au journal Attajdid, qui avait déclaré que le tsunami du 26 décembre dans le sud de l'Asie était le résultat d’un «châtiment divin» contre l’industrie du tourisme sexuel florissante dans cette région.Ils ont prévenu le roi Mohammed VI que si rien n’est fait pour mettre fin à la prostitution et au tourisme cochon qui prolifèrent aussi au Maroc, celui-ci sera à .sop tour la cible d’un raz-de-marée.A votre place, j’annulerais ce voyage à Amsterdam.Selon une étude publiée récemment aux États-Unis, le combiné du téléphone est, de tout ce que vous pouvez trouver dans un bureau normalement constitué, la patente qui recèle le plus grand nombre de germes.Pour être précis, 25 127 bactéries au pouce carré (il y a des gens qui comptent ça et qui n’arrondissent pas pour faire plus sérieux).Le dessus du bureau, lui, accueille 20 961 bactéries au pouce carré, le clavier d'ordinateur, 3295, et le siège de toilette, seulement 49.Il est donc fortement déconseillé, même si vous en avez très envie, de vous asseoir les fesses à l’air sur votre clavier.Par ailleurs, selon une autre étude produite à l’université Kingston de Londres, la meilleure façon de tuer les nates de matelas consiste à laisser son lit défait «Tcsisiss», a réagi par voie de communiqué l’Association des adolescents de l’univers.?En Norvège, un jeune médecin qui voulait éviter le service militaire s’est présenté à son examen après s’être enduit les cheveux de crème sûre, avoir versé de la liqueur forte dans ses chaussures et de la bière sur ses vêtements et avoir fumé 40 cigarettes dans un placard fermé.Il voulait ainsi prouver qu’il était .sérieusement entamé côté mental.Sa prestation fut tellement convaincante que l'armée a communiqué avec le ministère de la Santé afin de s’assurer que ce gars-là, un danger public, ne pratiquait pas sa profession.Vérification faite, au contraire, il était un excellent médecin, unanimement louan-gé par ses patients et ses collègues.Le subterfuge ayant été découvert, le monsieur s'expose maintenant à subir des sanctions militaires et à être suspendu sinon radié par le collège des médecins de la Norvège.?A Salem, au Dakota du Sud, Bob Rieger, un restaurateur, a décidé de protester contre la décision des autorités de lui accorder un permis de vente d’alcool en ouvrant un bar de danseuses nues où l’on ne sert que des jus.Sommé par les mêmes autorités de fermer son bar sous prétexte que la nudité publique est interdite dans le comté de McCook, Rieger a ensuite trouvé une faille dans la loi qui fait en sorte que la nudité est autorisée dans les cinémas.Il a donc converti son établissement en bar à jus + danseuses + cinéma.Plusieurs personnes continuent de lui en vouloir.Un groupe a été créé qui s’appelle Citizens Against Niçde Juicebars and Pornography.A votre place, ce voyage à Amsterdam étant annulé, j'irais au Dakota du Sud.?Aux States, l’un des sports de prédilection est la poursuite judiciaire imbécile.Afin de se prémunir contre ce genre de recours, les fabricants de toutes sortes joignent des avertissements à leurs produits, question que le crétin ne puisse venir dire qu'on ne l'avait pas prévenu que.Chaque année depuis 1998, la station de radio WOMC de Detroit organise un concours visant à trouver l’avertissement le plus fondamentalement stupide.La gagnante cette année: une brosse à cuvette sanitaire dont l’étiquette informait l'usager qu’il ne devait pas s’en servir aussi pour son hygiène personnelle.Deuxième prix: un scooter portant mention de ce que la chose se déplace lorsque actionnée.Troisième prix: un thermomètre prévenant qu'il était préférable de ne pas l'utiliser oralement après se l’être mis vous devinez à peu près où.Quatrième prix: un mélangeur électrique informant de ne pas y mettre la main pendant qu'il est en marche.Personnellement, je vais vous faire part d'une épaisse tranche de vie, je n'ai jamais oublié, sur la batterie de cette voiture louée, cette inscription: «Ne pas avaler le contenu.» Tant de chemin parcouru depuis l’amibe pour en arriver là.jdiotgàledevoir.com TOMMY CHOUINARD Québec — Si le gouvernement Charest parvient un jour à conclure une entente finale avec Ottawa dans le dossier litigieux des congés parentaux, il ne sera pas au bout de ses peines pour autant Un autre problème d'ordre financier l’attend: comment financer son régime d’assurance parentale qui, plus généreux que le régime fédéral actuel, coûtera un milliard de doL lars par année.Selon les chiffres qui circulent présentement Ottawa est prêt à accorder 750 millions de dollars annuellement à Québec — sauf pour la première année, ce qui fait l’objet du litige.Or il manquera 250 millions de dollars pour mettre en place le régime québécois.Ce manque à gagner a grimpé de 50 millions au cours des deux dernières semaines.C’est qu’avant que les négociations se retrouvent dans une impasse, tant à Québec qu’à Ottawa, les sources proches du dossier disaient être tout près d'une entente finale et que le gouvernement fédéral allait transférer à Québec jusqu’à 800 millions de dollars par année.Le gouvernement Charest est bien conscient du casse-tête à venir.Lundi, alors qu’il déplorait l’état des négociations et l’intransigeance du fédéral le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, parlait du financement du manque à gagner de 250 millions comme d’un «problème».«Présentement, on a une bataille à faire avec le gouvernementfédéral; après ça, on va régler nos problèmes au Québec», a-t-il répondu aux journalistes qui l’interrogeaient sur cette question.Ce «problème» est d’autant plus important que Québec racle les fonds de tiroirs par les temps qui courent Le ministre des Finances, Yves Séguin, fait face à une impasse budgétaire de un à deux milliards de dollars pour l’année 200506.Québec a des chore cruciaux à faire.Dans ces conditions, dénicher 250 millions de dollars devient chose difficile.Et si Ottawa refuse de revoir son offre actuelle de 475 millions de dollars pour la première année, Québec devra trouver encore 275 millions de plus pour l’année de transition: donc 525 millions de dollars au total! On comprend Claude Béchard de s’énerver.Hausse des cotisations ?Selon les termes de l’entente, Ottawa ne verserait pas directement de l’argent à Québec.En réalité, il diminuerait les taux de cotisation à l’assurance-emploi pour les employés et les employeurs alors que Québec rehausserait les cotisations exigées par la Régie des rentes.Le gouvernement créerait un nouveau type de cotisations, baptisé assurance parentale.SUITE DE LA PAGE B 1 d’assurance-emploi pour financer les congés de maternité, de paternité et d’adoption.En clair, si une entente était conclue, Ottawa réduirait ses taux de cotisation à l’assuranceemploi pour une valeur de 750 millions, ce qui permettait à Québec de hausser du même montant les taux de cotisation à la Régie des rentes.Les négociations achoppent toutefois sur la première année du régime, qu’on appelle également l’année de transition.Ottawa ne veut réduire ses taux de cotisation à l’assuranceemploi que de 375 millions de dollars cette année-là La ministre fédérale des Ressources humaines, Lucienne Robillard, plaide que, au cours de l’année de transition, elle devra continuer de verser des prestations aux parents qui auront pris congé avant le 1" janvier 2006 et que cette opération coûtera 375 millions de dollars — ce que Québec ne remet pas en question.Pour financer ces prestations, dit cependant Ottawa, il devra continuer d’exiger des cotisations de la part des travailleurs et des employeurs québécois qui s’élèveront à 375 millions de dollars au cours de l’année de transition, ce que Québec conteste.Ottawa accepte par ailleurs de verser à Québec 100 millions de dollars à titre de «frais de démarrage».Bref, le gouvernement fédéral donne 475 millions de dollars à Québec pour la première année, et non 750 millions comme pour les années subséquentes.C’est SUITE DE LA PAGE B 1 Pour sauver la mise, le gouvernement Martin a dû bouger et se rendre à l’essentiel des arguments de M.Williams et de son plus discret collègue néo-écossais, John Hamm.Résultat les deux provinces vont conserver tous leurs revenus pétroliers sans voit leurs paiements de péréquation réduits d’autant A condition, bien sûr, quelles aient droit à la péréquation.L’accord est d’une durée de huit ans mais peut à certaines conditions, être renouvelé dans sa quasi-intégralité.Ottawa estime que la compensation offerte pourrait atteindre 2,6 milliards pour Terre-Neuve et 1,1 milliard pour la Nouvelle-Ecosse.Le fédéral n’échelonnera pas la totalité de la compensation sur la période de huit ans.Il a accepté de verser immédiatement une avance non remboursable de deux milliards à Terre-Neuve et de 830 millions à la Nouvelle-Écosse.Cet argent ne sera pas pris à même le budget prévu pour la péréquation, question de ne pas pénaliser les autres provinces récipiendaires, mais ces dernières ne sont pas heureuses pour autant Rusieurs voudraient bénéficier d'un traitement aussi généreux Le gouvernement Martin pensait pourtant avoir calmé le débat sur la péréquation avec la réforme annoncée en octobre, mais l’entente du 28 janvier l’a relancé.Le ministre québécois des Finances, Yves Séguin, notait lundi, à la suite de la rencontre fédérale-provinciale des ministres des Finances, que Québec devait toujours rembourser sur 10 ans 2,4 milliards de dollars de péréquation reçue en trop au cours des deux dernières années.Si certaines provinces ont eu droit à l'effacement d’une part de leur dette et les provinces atlantiques à des ententes généreuses, U aimerait bien qu’Ottawa accepte, en plus de s’attaquer réellement au déséquilibre fiscal, de revoir le dossier du Québec en matière de péréquation.«C’est 2,4 milliards qu’on a perdus et qu’on n’a jamais retrouvés malgré toutes les discussions que nous avons J’ai insisté sur le fait que le Québec va rester extrêmement vigilant à réparer cette baisse à la péréquation avant de commencer d'autres discussions sur d’autres sujets», a-t-il dit.On ne comprend pas non plus, à Québec, pourquoi Ottawa peut s'entendre à un tel prix avec les provinces atlantiques mais ne peut accepter de verser 275 millions de plus pour conclure l’accord promis sur les congés parentaux.CONGÉS pourquoi Québec a dénoncé un fossé de 275 millions de dollars concernant l’année de transition.Ottawa voit son offre différemment II la chiffre à 850 millions de dollars pour la première année parce qu’il ajoute les 375 millions de dollars de prestations qu’il verserait aux parents québécois.En présentant les choses ainsi, il passe cependant sous silence le fait que les travailleurs et les employeurs québécois lui donneraient toujours des cotisations d’une valeur totale de 375 millions de dollars.Québec se bat au nom d’un principe simple prévalant dans le monde des assurances.Quand un groupe de travailleurs change de compagnie d’assurance, ceux qui ont commencé à recevoir des prestations demeurent sous la responsabilité de l’ancien assureur jusqu’à la fin, même si les cotisations du groupe vont désormais au nouvel assureur.C’est pourquoi le gouvernement Charest exige qu’Otfawa réduise de 750 millions de dollars ses taux de cotisation à l’assurance-emploi dès la première année.Il plaide que c'est lui, et pas le gouvernement fédéral, qui assumera tout le risque à compter du 1er janvier 2006 et qui devra répondre à toute nouvelle demande.Ottawa estime de son côté que l’argumentation de Québec ne s’applique pas aux congés parentaux de l’assurance-emploi et que Québec n'a pas besoin de percevoir toutes les cotisations la première année pour financer son régime.Il en vient même à dire que le PÉTROLE La Saskatchewan, de son côté, ne voit pas pourquoi elle ne bénéficierait pas d’un traitement similaire à ce-Ipi qui a été accordé à Terre-Neuve ou à la Nouvelle-Ecosse, surtout qu’elle a vu ses propres revenus gaziers et pétroliers entraîner une baisse de la péréquation quelle recevait Selon le ministre des Finances, Harry Van Mulligen, la Saskatchewan aurait reçu quatre nâlliards de phis au cours des dre dernières années si elle avait bénéficié d’un accord similaire à celui conclu avec les deux provinces atlantiques.Complexité Pour plusieurs provinces, l’entente est d’autant plus frustrante que le programme de péréquation vient tout juste de faire l’objet d’un début de réforme.Lors de la conférence des premiers ministres sur la question, tenue en octobre, le fédéral a proposé d’atténuer les soubresauts du programme qui font en sorte que les prorinces apprennent quelques années en retard la valeur réelle des paiements auxquels elles ont droit C'est que le calcul de la péréquation est une affaire très complexe.Le fédéral utilise 33 variables pour calculer la capacité fiscale par habitant de chaque province.Il fait une moyenne sur la base de cinq d’entre elles et verse la différence aux provinces qui se trouvent sous la moyenne.Ce calcul est tellement compliqué qu’il faut parfois jusqu'à 48 mois pour en arriver à une évaluation finale.Quand les versements se révèlent avoir été trop élevés, la province se voit soudainement obligée de rembourser des sommes imprévues, ce qui embrouille son budget comme l’a vécu le Québec.Autre sujet de plainte: l’écart qui apparaît souvent entre l’évaluation des versements fournis aux provinces à la veille de leur budget et le montant établi par Ottawa l’automne suivant.Un écart à la baisse cause là aussi des problèmes.Lors de la conférence d’octobre, Ottawa a pris deux décisions importantes pour atténuer l’instabilité des transferts de péréquation, n a d’abord décidé que les provinces dont l’évaluation des versements a chuté entre janvier et octobre 2004 n'auraient pas à absorber cette baisse.Cela s’est traduit par un gain de 582 millions pour la Saskatchewmi et de 192 millions pour la Colombie-Britannique.A Québec, on aimerait que les provinces ayant subi une chute semblable six mois auparavant puissent bénéficier du même traitement.gouvernement Charest est en train de chercher une façon de faire payer Ottawa pour financer son régime qui sera plus généreux — il coûtera un milliard de dollars par an.Il est là le cœur du problème.Et pourtant, ce problème n’en était pas un en 1997.Le prédécesseur de Lucienne Robillard, Pierre Pettigrew, s’était rendu aux argument de Québec à cette époque.D l’avait même clairement exprimé dans une lettre datée du 29 juillet 1997.«Nous avons convenu de continuer à payer en 1998 des prestations d’assurance-emploi (pour congés parentaux) dont le versement a commencé avant la mise en œuvre de votre régime, prévue pour le 4 janvier 2008.Nous avons également convenu de libérer pleinement le champ nécessaire des cotisations en 1998 selon l'hypothèse que le Québec assumera tout le risque lié à la présentation de demandes par des particuliers cette année-là et les années subséquentes», écrivait-il.Pourquoi Ottawa revient-il sur sa parole?, se demande aujourd’hui Claude Béchard.Le ministre a montré des signes d’exaspération cette semaine.Et il a haussé le ton à maintes reprises.C’est que le gouvernement Charest sait qu’il a besoin d’un règlement avec Ottawa.Non seulement pour permettre aux familles de bénéficier enfin du régime québécois, mais aussi pour lui permettre de faire remonter sa cote de popularité, qui est toujours au plus bas.Le Devoir Le fédéral s’est ensuite engagé à établir un montant plancher pour la péréquation et à l'augmenter de 3,5 % par année par la suite.Le plancher a été fixé à 10,9 milliards pour 200506.La façon de partager l’argent entre les provinces moins nanties a fait l’objet d'un accord intérimaire, mais une nouvelle formule doit être trouvée pour 2006-07, tâche confiée à un groupe d'experts qui comptera deux représentants des provinces.Déception dans les capitales Ces dernières espéraient avoir amorcé, avec le projet fédéral d’octobre, la réforme qu’elles souhaitent depuis des années.Elles voulaient davantage, mais elles y voyaient un premier pas vers un système plus simple, transparent, prévisible et uniforme.L’accord avec les provinces atlantiques leur fait plutôt craindre qu’Ottawa ait repris la route des ententes bilatérales qui transforment le régime des transferts fédéraux en courtepointe indéchiffrable.«Tout ça fait monter la pression.Non seulement il y en a qui doivent faire des remboursements et d’autres pas, mais on se retrouve à faire fi d’un principe de la péréquation qui veut que quand la situation d’une province s’améliore par rapport à celle des autres, elle ait moins de péréquation.En plus, on fait une exception pour un type de revenus et pas pour d’autres», note un fonctionnaire provincial.Le gouvernement fédéral, lui, défend son accord mais il l’utilise déjà comme prétexte pour en offrir moins à court terme en vue de remplir ses autres promesses, comme celle à l’égard des villes.Pourtant, rien ne le justifie.Au ministère des Finances, on confirme que le versement de l'avance de 2,8 milliards doit être comptabilisé sur les huit ans de l’accord, ce qui fait que le surplus de l’année en cours (2004-05) ne sera amputé que de 165 millions, le reste du versement étant considéré comme un prêt, donc un actif qui décroîtra au fil des ans.En un mot.le surplus de cette année sera à peine entamé par cet accord.Même chose l’année prochaine, à moins qu'on croie aux prévisions du ministre Goodale, qui a affirmé dans sa dernière mise à jour économique que le surplus pour 200506 serait d’à peine 500 millions.Après des années de sous-estimation des surplus, on est en droit d’être sceptique.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 FÉVRIER 2 0 05 H ;i ?PERSPECTIVES* Au gouvernement Charest de se prononcer maintenant La valse-hésitation d’un hôpital KATHLEEN LÉVESQUE La controverse au sujet du CHUM s’achève peut-être.Pressé de toute part le gouvernement de Jean Charest pourrait choisir la prochaine adresse du futur centre hospitalier de l’Université de Montréal dès mercredi.Le seul consensus qui demeure intact chez les médecins et la communauté universitaire, après des mois de valse-hésitation du gouvernement libéral, est la nécessité de construire le futur CHUM avec 700 lits sur un site unique.Point.Le reste n’est que jeux de coulisses et manœuvres des lobbys.Dès son entrée en fonction au printemps 2003 comme ministre de la Santé, Philippe Couillard rejette le gigantisme des super-hôpitaux et prône plutôt un retour à l’objectif de construire des centres hospitaliers universitaires qui correspondent aux capacités financières de l’État québécois.Les balises budgétaires sont établies: on parle dorénavant d'un investissement du Québec de 800 millions de dollars, somme à laquelle s’ajoutent 200 millions devant provenir de coDectes de fonds privés et 100 millions d’Ottawa.Dans cette foulée, la clé est mise dans la porte de la Société d'implantation du CHUM (Sl-CHUM), et on annonce en novembre 2003 la création de la commission d’analyse des projets d’implantation du CHUM et du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), qui sera coprésidée par Brian Mulroney, ancien premier ministre du Canada, et Daniel Johnson, ancien premier ministre du Québec.Un mois plus tard, le CHUM adopte un plan final pour un hôpital universitaire au 6000, Saint-Denis au coût de 1,3 milliard.L’Université de Montréal est partie prenante de cette position.Le consensus est réel.Mais, dans cette proposition qui sera acheminée à la commission Mulroney-Johnson, le CHUM mentionne un site de rechange, comme l’a exigé le ministère de la Santé.Cette solution de rechange à laquelle personne ne croit c’est le 1000, Saint-Denis.Un nouveau projet Au cours des travaux de la commission apparaît le point tournant du dossier, au plan politique.En coulisses, le corps médical et la communauté universitaire se font dire clairement qu'il faut oublier le 6000, Saint-Denis, situé en plein cœur d’une circonscription détenue par le PQ.Le recteur de lUniversité de Montréal, Robert Lacroix, refuse alors de baisser les bras; le plan B, soit le centre-ville, est inacceptable.Comme il le répétera à plusieurs reprises, il est hors de question que son université s’installe dans la cour arrière de 11IQAM.M.Lacroix décide alors de rebondir avec un projet de développement dans la gare de triage du Canadien Pacifique, à Outremont Depuis déjà plusieurs mois, certaines personnes ont soumis cette idée à M.Lacroix, qu’il fait maintenant sienne.D la soumet, sans qu’elle soit documentée, à la commission Mulroney-Johnson.Mais on lui signifie une fin de non-recevoir.Le recteur Lacroix ne se laisse pas démonter; il fonce et emprunte la voie politique.Robert Lacroix fait appel à des personnes qui, il le sait, exercent une influence véritable sur les libéraux tant provinciaux que fédéraux; la famille Desmarais.Le lobby se fait derrière des portes closes.En février 2004, Robert Lacroix communique avec le Canadien Pacifique pour acheter la gare de triage d’Outremont afin d’y créer une cité du savoir et de la santé.L’ouverture du CP emballe M.Lacroix, surtout que l’UdeM se dit à l’étroit sur le flanc nord du mont Royal.D manquerait à l’établissement plus de 100 000 mètres carrés pour continuer sa croissance., Seulement voilà, l’évaluation du ministère de l'Éducation est sept fois moins élevée.Paul Desmarais, de Power Corporation, agit dès lors comme négociateur avec le CR Le p.-d.g.du CR Robert Ritchie, est un ami de longue date.Une entente interviendra en décembre par laquelle le CP s'engage à détourner le transport des matières dangereuses qui transitent par la voie ferrée longeant la gare de triage, au nord.Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, est mis au courant du projet du recteur Lacroix, mais c’est le cabinet de Jean Charest qui est surtout dans la mire.C’est d’autant plus vrai que M.Couillard apparaît rapidement comme le défenseur du site du 1000, Saint-Denis.Sur la scène fédérale, des contacts sont également établis avec Jean Lapierre, qui s’apprête à l’époque à revenir en politique, dans la circonscription d’Outremont de surcroît Aujourd’hui ministre des Transports dans le cabinet du premier ministre du Canada, Paul Martin, il se dit prêt à soutenir financièrement le déplacement des voies ferrées pour aider l’implantation du CHUM à Outremont Le jeu de coulisses se fait egalement du côté des milieux d'affaires, où le développement résidentiel, commercial mais surtout biomédical semble être de la musique à leurs oreilles.Le développement qui a commence à se réaliser sur le pourtour de la gare de triage, avant même que le projet sur ce site ne soit connu publiquement tend à le démontrer.Pour Robert Lacroix, c’est la course contre la montre.Les travaux de la commission Mulroney-Johnson en sont à leurs derniers milles.Le rapport est déposé en avril.Le rejet du 6000, Saint-Denis est confirmé.La présence des voies ferrées et le fort degré de contamination du sol disqualifient le site, soutiennent MM.Mulroney et Johnsoa qui recommandent le 1000, Saint-Denis.Entre temps, Robert Lacroix marque des points: il obtient un délai.D doit étayer son projet et présenter des plans.Des consultants sont appelés en renfort Le bon choix En juin, le ministre Couillard se dit convaincu que l’emplacement de l’hôpital Saint-Luc est le bon choix Mais il laisse une porte ouverte à une autre proposition dont la population ne sait toujours rien.Le ministre Couillard bataille toutefois en faveur du 1000, Saint-Denis, n demande à l’ancien premier ministre Lucien Bouchard, qui a été soigné avec succès à Saint-Luc, d'intervenir auprès du recteur Lacroix pour qu’il abandonne sa proposition.Mais c’est peine perdue.Robert Lacroix convainc l’ancien premier ministre qu’Ou-tremont est la seule option valable.La sortie publique de M.Bouchard en faveur d’Outremont, l’automne dernier, le confirme.Le 29 juin, le recteur Lacroix présente à huis clos ses plans devant le conseil d’administration du CHLM.Deux semaines plus tard, le ministre Couillard demande au CHUM d'étudier la possibilité de construire le CHUM à Outremont.Le comité de planification du CHUM 2010 donne des contrats d’analyse.C’est à cette époque que les premiers éléments du projet sortent dans l’hebdomadaire L’Express d’Outremont.Mais ce n’est qu’à partir de la mi-novembre que, petit à petit.Le Devoir révèle que la proposition du recteur Lacroix bénéficie d’une attention et d'une diligence particulières au gouvernement: l’avis complémentaire de Daniel Johnson, la mise en place d’un comité interministériel associant sept ministères et l’analyse de la distribution des services de santé par l’Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Montréal.Frères d’armes quelques mois auparavant le CHUM et l’UdeM deviennent des adversaires.Cela atteint un sommet lorsque, en septembre, M.Lacroix présente de nouveaux plans de son projet obligeant le CHUM a faire réviser sinon à reprendre certaines études.Le ton monte tant et tellement que le ministère de la Santé met le poing sur la table en octobre pour obliger les deux établissements à mettre en commun leurs analyses.Ds devront présenter une étude de faisabilité conjointe.Mais ils n’y réussiront pas.En décembre, il est prévu que le gouvernement prenne une décision avant la fin de l’année.Mais tout est bousculé par les révélations des menaces, proférées par l’élite du milieu des affaires, de ne pas participer à la collecte des fonds privés nécessaires à la construction du futur CHUM si le gouvernement du Québec décide d’en faire l'implantation au centre-ville.Le lobby de la famille Desmarais apparaît comme un couteau à double tranchant la machine gouvernementale n’apprécie pas que M.Lacroix n’ait pas respecté la hiérarchie administrative.Les rumeurs se font insistantes à l’effet que, si Outremont est retenu, ce sera avec un nombre réduit de lits.Par conséquent, ce sera un CHUM à deux têtes.Le Devoir le confirmera en janvier, avec en main un document issu du Conseil exécutif, soit le ministère du premier ministre.Le comité interministériel qui avait été mis en place à l’automne conclut que le projet Outremont ne peut être réalisé avec 700 lits.Il en coûterait plus de deux milliards et l’échéancier de 2010 ne pourrait être respecté.Les promoteurs d’Outremont craignent que, devant la situation d’un CHUM écartelé, les appuis tombent, que les médecins se disent qu’il vaudrait peut-être mieux se contenter tout de suite du projet du centre-ville.Dans un geste extrê- ARCHIVES LE DEVOIR Marc-Yvan Côté, Jean Rochon, Pauline Marois et Rémi Trudel ont tous été mêlés à la longue histoire du CHUM.mement rare, des gens d’affaires prennent même la parole publiquement en publiant dans La Presse une lettre d’appui à Outremont Ces pressions sont orchestrées par Hélène Desmarais, la conjointe de Paul Desmarais fils.Ce dernier est à la tête de Power Corporation, qui détient la compagnie d’assurance-vie Great-West La filiale immobilière de Great-West GWL, est disposée à soumissionner ultérieurement pour un contrat de partenariat public-privé afin de construire et exploiter le iutur CHUM, comme Ta révélé Le Devoir.Coincé de toutes parts, le gouvernement Charest décide de ne rien décider.Il annonce plutôt qu’il confie à deux nouveaux experts, Armand Couture et Guy Saint-Pierre, le mandat d’analyser les analyses des précédents experts.En fait ils devront choisir entre deux projets: un CHUM au 1000, Saint-Denis ou une technopole de la santé du savoir à Outremont Le rapport a été transmis jeudi à MM.Charest et Couillard, et ses conclusions ont été publiées la journée même par Le Devoir.Ne reste plus qu’au gouvernement à trancher.Le Devoir Coincé de toutes parts en début d’année, le gouvernement Charest a décidé de ne rien décider L’embrouillamini Au delà des partis politiques, le dossier du CHUM est contaminé depuis longtemps par l’indécision politique, les batailles de clocher et les divergences de philosophie concernant la gestion de la santé.Au fil des ans, les éléments se sont conjugués pour mener à l’embrouillamini actuel.Le Devoir vous propose un rappel du passé.¦ 1992-93: Montréal vit un débat houleux autour du déménagement de l’Hôtel-Dieu qu’a décrété le ministre de la Santé d’alors, Marc-Yvan Côté.Un mouvement populaire, avec à sa têfe le maire de Montréal, Jean Doré, affronte le gouvernement libéral.A son arrivée au poste de premier ministre, Daniel Johnson met le projet au rancart Au delà de la brique et du béton, le débat aura entraîné une réflexion sur la nécessité pour le Québec de se doter d’un véritable centre hospitalier universitaire moderne de calibre international.L’idée d’un CHUM venait de germer.¦ Février 1995: le ministre de la Santé Jean Rochon pose la première pierre d'une transformation majeure du réseau de la santé en misant sur le regroupemept des forces.Il procède ainsi à la fusion des hôpitaux universitaires.A Montréal, les hôpitaux Hôtel-Dieu, Saint-Luc et Notre-Dame formeront désormais le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).¦ Juillet 1997: le gouvernement de Lucien Bouchard met en place un plan massif de mises à la retraite, ce qui vide de leurs effectifs (infirmières et médecins) les hôpitaux et engendre les problèmes de pénurie que le réseau de la santé connaît encore aujourd’hui.¦ Avril 1999: devant la dérive d'un CHUM sur trois sites, avec les querelles sans fin dans le corps médical, le premier ministre Lucien Bouchard ouvre la porte à la construction d’un mégahôpital neuf sur un seul site avec comme balise un budget de 1 à 1,5 milliard.Dès lors, les propositions de sites se multiplient La Corporation d'hébergement du Québec, le bras immobilier du ministère de la Santé, fait une analyse des sites possibles et détermine que l’emplacement de l'actuel hôpital Saint- Luc est le pire des scénarios, notamment à cause des faibles possibilités d’expansion.¦ Janvier 2000: la ministre de la Santé Pauline Marois annonce que le nouveau CHUM sera érigé au 6000 Saint-Denis, tentant ainsi de mettre fin aux guerres entre les trois pavillons du CHUM.Le gouvernement péquiste met en place la Société d’implantation du CHUM, avec comme objectif l’ouverture du mégahôpital en 2006.À la tête de la SICHUM, on retrouve Claude Béland, l’ancien président du Mouvement Desjardins.¦ Décembre 2001: la SICHUM présente son plan directeur.Il ne manque plus que l'aval officiel de Québec pour aller de l’avant Le ministre de la Santé, Rémy Trudel, fait adopter un décret qui enclenche le processus de construction du CHUM au 6000 Saint-Denis en donnant le feu vert à l’achat et à l’expropriation des terrains.Mais voilà que, deux mois plus tard, le gouvernement du Parti québécois est plongé dans une crise politique majeure concernant le lobbying.¦ Janvier 2002: remaniement ministériel.Le ministre de la Santé est à l'image du CHUM, écartelé entre trois personnes.François Legault decent le ministre en titrç, mais le dossier du CHUM releve du ministre délégué David Levine.A partir de ce moment le dossier du CHUM est marqué par la procrastination du gouvernement péquiste.¦ Mars 2002: après un an sans capitaine, le CHUM nomme un nouveau directeur général, le Dr Denis Roy.Au cours des huit dernières années, le CHUM a eu cinq directeurs généraux.¦ Mai 2002: Claude Béland quitte la SICHUM dans un contexte de dérapage financier dont a largement bénéficié la firme d’ingénierie SNC-LavaÉn.Les tarifs payés aux professionnels avaient largement dépassé les règles établies par le gouvernement ¦ Avril 2003: le Parti libéral du Québec prend le pouvoir.K.L.Le Devoir Michel David Et les tsunamis?La plupart des gens sont parfaitement capables d'accepter une décision même s’ils l'auraient préférée autre, dans la mesure où ils estiment qu’elle a été prise de bonne foi.En revanche, personne n'aime avoir l'impression d'être pris pour un imbécile.Si le nouveau CHUM s'installe à Outremont des milliers de wagons transportant des matières dangereuses circuleront chaque année à 100 mètres de là.mais le dernier en date des comités d'experts mandatés par le premier ministre Charest s'inquiète du risque que courrait un CHUM situé au 1000, rue Saint-Denis en raison de la présence de la gare de triage de Pointe Saint-Charles, à trois kilomètres de distance.Comment se fait-il qu’on ne se soit pas inquiété plus tôt de tout ce trafic qui menace la vie de centaines de milliers de Montréalais?Tant qu'à y être, on s’étonne que des gens aussi prévoyants n'aient pas pensé aux tsunamis.Imaginez qu’un raz-de-marée résultant de l'effet de serre fasse déborder le Saint-Laurent.Le centre-ville pourrait être inondé, tandis qu’un CHUM située à Outremont serait à l’abri de la montagne.M.Charest aurait là un argument imparable.Peu importe les avantages tout à fait réels que peut comporter le projet de technopole de la santé piloté par le recteur de l'Université de Montréal, la démarche gouvernementale est tellement cousue de fil blanc que la population aura le sentiment d’avoir été victime d’une vaste supercherie si le site d’Outremont est choisi.Remarquez, il est sans doute vrai que la recommandation en ce sens reflète les «convictions sincères» d’Armand Couture et Guy Saint Pierre, comme ils l'écrivent dans la lettre de présentation de leur rapport Elle s’imposait à partir du moment où «la synergie et les développements futurs résultant d'un regroupement du CHUM avec les facultés des sciences de la santé de l’Université de Montréal» étaient devenus un critère déterminant.Ces gens-là savaient très bien quelle était la commande, mais en glissant une petite phrase pour dire que «le site optimal pour le CHUM seulement est le site Saint-Denis», ils ont renvoyé la balle au gouvernement.?Depuis qu’il est premier ministre, M.Charest a démontré à plusieurs reprises qu’il avait une conception très personnelle de l’intérêt public.Après l'affaire des écoles juives, le dossier du CHUM révèle aussi une fâcheuse tendance à jouer dans le dos de tout le monde, y compris de ses propres ministres.On a en vu démissionner pour moins que le sale tour qu'il a joué à Monique Jérôme-Forget en profitant de son absence pour faire approuver les subventions aux écoles juives par le Conseil du trésor.Peu importe les sondages et l’opinion de ses ministres, M.Charest n’a cependant plus vraiment le choix de mener à terme cette tromperie.Comment pourrait-il maintenant expliquer à Paul Desmarais et à ses puissants amis qu’il a décidé d'aller à l’encontre de l’avis de ses experts?Il est évidemment hors de question d’accepter le débat d’urgence réclamé par Bernard Landry, débat d’urgence qui ne servirait qu’à mobiliser les opposants au projet d’Outremont.Son débat, c'est au conseil des ministres et au caucus des députés que M.Charest devra le faire, et il s’annonce ardu.Un gouvernement n’est pas une démocratie.lœ premier ministre peut prendre avis, mais il a tout le loisir d’imposer sa décision.C’est à lui d'en évaluer les conséquences possibles sur son leadership.Décider de construire le CHUM à Outremont contre l’avis du ministre de la Santé, du ministre des Finances et de la présidente du Conseil du trésor, pour ne nommer que ceux-là, n’est pas une mince affaire.Il arrive qu’une décision prise par le premier ministre rendent les députés perplexes.Les contorsions constitutionnelles de Robert Bourassa faisaient vivre toute la gamme des émotions au caucus libéral, mais on se fiait à son flair, tandis que M.Charest a fait la preuve que, laissé à lui-même, il peut très bien entraîner ses troupes dans l'abîme.S’il a pu prendre une décision aussi aberrante que de subventionner à 100 % les écoles privées juives, rien ne peut être exclu.?Les prochaines élections ne viendront pas avant deux ans, mais les députés sont toujours très sensibles aux mauvais sondages et plus encore aux sondages désastreux.Mettrez-vous à la place des libéraux de la région de Québec, qui viennent d’apprendre que leur parti ne recueille plus que 9 pour cent des intentions de vote, selon le dernier sondage Crop.Il y a de quoi être nerveux.Inévitablement, certains vont commencer à se demander si leur chef est toujours l’homme de la situation.Au cours des dernières semaines, Philippe Couillard, qui s’est retrouvé pris entre l’arbre et l’écorce, a démontré qu’il était très doué pour la politique.Sa subtilité n’a fait que souligner la balourdise du premier ministre.Quand son silence est devenu quelque peu indécent il a en dit juste assez pour laisser comprendre qu’il était favorable au site de l’hôpital Saint-Luc, sans prendre ouvertement parti contre celui d’Outremont.Jeudi, il a déclaré que le rapport Couture-Saint-Pierre «cristallisait son opinion», mais il ne l’a pas davantage exprimée.Peu importe la décision qui sera prise, la population retiendra que, contrairement à son patron, le ministre de la Santé n'avait d'oreille que pour «le lobby des patients».Elle comprendra aussi qu’en bon soldat il se rallie à la décision du premier ministre.Si les Desmarais ont leur hôpital, ils ne tiendront pas rigueur à M.Couillard.Bien au contraire, son habileté à manœuvrer en terrain lourdement miné ne peut que les conforter dans l’idée qu’il a l’étoffe d’un premier ministre.Quant à M.Charest, la plus belle récompense qu’Ùs pourraient lui donner serait de l’aider à redevenir chef du Parti conservateur.Comme ça, tout le monde serait content.mclavidfa ledevoir Les députés sont toujours très sensibles aux sondages désastreux LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 FÉVRIER 2005 B 4 D I T 0 R, I A L Quelques mois de plus Mercredi prochain, lors de la réunion du conseil des ministres, le gouvernement Charest devrait mettre fin au débat sur le site du futur Centre hospitalier de l’Université de Montréal.L’unanimité est loin d’être faite au sein de l’équipe libérale, mais les partisans d’une implantation du CHUM à Outremont jouissent d’un appui de taille, celui du premier ministre Jean Charest.Dans les circonstances, il serait bien étonnant que le site du 1000, rue Saint-Denis puisse l'emporter.D errière les rideaux, c’est à une véritable partie de bras de fer que se sont livrés ces dernières semaines le premier ministre et son ministre de la Santé, Philippe Couillard, dont la vision est à l’opposé de celle de son chef.Alors que celui-ci a manifestement fait son lit pour Outremont, séduit par la dimension visionnaire du projet de technopole de la santé et du savoir développé par l’Université de Montréal, M.Couillard est forcé, comme responsable de l’ensemble des services de santé au Québec, d’opposer un regard critique et de demander si ce projet correspond aux besoins et aux moyens de la société québécoise.Dès son arrivée au ministère de la Santé, Philippe Couillard avait fait du dossier du CHUM l’une de ses priorités.Rapidement, il avait remis en cause la décision du gouvernement péquiste d’implanter ce complexe hospitalier au centre de l’île de Montréal, au 6000 Saint-Denis.Il avait alors opté pour le site de l’hôpital Saint-Luc, au 1000 Saint-Denis.Appuyé par un fort lobby, le recteur de l’Université de Montréal devait toutefois réussir l’automne dernier à faire rouvrir le processus décisionnel.Il est alors vite apparu que le premier ministre avait un parti pris affirmé en faveur du projet de réunir à Outremont le CHUM, les facultés de la santé de l’Université 1 ^ de Montréal et des centres de recherches pu- BL blics et privés.Ces dernières semaines, le mi- d U nistre a réalisé que ce dossier lui avait échappé Bernard [jour passer dans les mains de M.Charest.Descôteaux Dans des circonstances normales, le rôle du premier ministre est d’arbitrer les débats, ce qu’a fait par exemple M.Charest dans le dossier du Suroît.Son intervention, qui en était une de dernier recours, a conduit à la mise au rancart d’un projet unanimement contesté.Dans le cas présent, il ÿ a longtemps qu’il a abandonné toute réserve pour jouer un rôle aptif.Au cours des dernières semaines, c’est son bureau qui a piloté le dossier, à l’insu souvent du ministre, qui se retrouve dans une situation difficile, étant en quelque sorte désavoué par son chef.Des réserves, plusieurs ministres devraient être à même d’en exprimer à l’appui de M.Couillard.Ainsi, Yves Séguin et Monique Jé-rôme-Forget, à titre de responsables des finances publiques, s’inquiètent du coût du projet du CHUM et des dépenses incidentes qu’il entraînera s’il se réalise à Outremont.Jacques Chagnon, comme ministre de la Sécurité, a l’obligation de soulever les risques que pose la présence limitrophe des voies ferrées à ce site.Jean-Marc Fournier, comme ministre des Affaires municipales, doit mesurer les incidences de chacun des projets sur le développement de Montréal.Quant à Pierre Reid, le déménagement projeté des facultés de la santé de l’Université de Montréal sur le site d’Outremont l’oblige à revoir les priorités du ministère de l’Éducation.La question est toutefois de savoir s’ils oseront s’exprimer sans détour.Le parti pris du premier ministre à l’endroit du projet de l’Université de Montréal étant bien connu, on peut penser que peu de ministres voudront prendre le risque d’un affrontement avec leur chef.Dans l’état de défaveur dont le gouvernement est actuellement l’objet ce serait une bien mauvaise idée que de se diviser ouvertement autour de ce projet et de mettre leur chef en minorité.Celui-ci sait qu’en définitive ses collègues n’auront d’autre choix que de se rallier.Solidarité ministérielle oblige! Sauf peut-être Philippe Couillard qui, les choses étant ce qu’elles sont devenues, pourrait être tenté de jouer son va-tout et de partir.pour mieux revenir un jour.Le fait de trancher entre Outremont et le 1000 Saint-Denis ne mettra pas fin pour autant à la controverse, comme on semble le penser au gouvernement.Dans l’opinion publique, les réserves qui existent aujourd’hui sur le projet d’Outremont persisteront tant qu’on n’aura pas démontré la nécessité d’investir autant dans une technopole de la santé.Autre me nfi ce projet ne pourra être qu’un projet mal aimé.On pourrait pourtant éviter qu’il en soit ainsi si l’on se donnait le temps de réfléchir collectivement à ce que doit être la mission du futur CHUM.Quelques mois suffiraient pour mener un processus de consultation publique et faire ainsi tomber la pression qui est devenue l’ennemi numéro un de tous les CHUM.La réalisation du Centre hospitalier universitaire francophone est un projet qui n’appartient pas qu’à l’Université de Montréal.Ce doit être un projet de société.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.LOUIS LAPIERRE.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE LETTRES -4- La Place Ville-Marie appartient aux Montréalais Monsieur le maire Tremblay, Mes collègues de DOCOMOMO-Québec et moi-même sommes d’avis qu’on s’apprête à transformer de façon discutable un ensemble immobilier d’une grande valeur pratique et symbolique pour la ville de Montréal.Le 5, place Ville-Marie (l'édifice qui se trouve le long de la rue Mansfield) a besoin de réparations.A cette fin, un projet a été fait et approuvé par le service des permis de l’arrondissement Malheureusement, ce projet est mal connu, le propriétaire (la SITQ) et l’architecte étant d’une grande discrétion à ce propos.Ont-ils quelque doute sur la justesse de la solution envisagée?Nous, nous en avons.Il semble qu’on veuille remplacer les actuels meneaux de béton par un mur-rideau en acier et verre.Nous estimons que ce choix dénaturerait un ensemble basé sur le contraste entre, d’une part la tour principale (mur-rideau aluminium et verre) et d’autre part la base de ladite tour, le sol de la place et les trois édifices qui la bordent (pierre et béton couleur pierre).Pourquoi ce changement?Depuis plus de quarante ans, la Place Ville-Marie est enracinée dans le centre-ville de Montréal.Elle est devenue un emblème de cette ville.Elle appartient aux Montréalais.Nous ne contestons nullement la nécessité de la rénovation et nous souhaitons, autant que la SITQ, un règlement rapide du problème, mais pas à n’importe quel prix.Nous vous prions donc, au nom du respect de notre environnement architectural, d’imposer aux propriétaires un délai qui permettra de leur poser quelques questions qui nous semblent incontournables.¦ A-t-on effectué les études qui s’imposent, avant une intervention sur un ensemble d’une telle signification historique et architecturale?¦ Avant de proposer la solution envisagée, a-t-on exploré d'autres voies, notamment, celles qui auraient permis le maintien de la plastique et des matériaux actuels?Des réponses franches à ces interrogations éviteraient aux Montréalais d’être mis devant un fait accompli.A l’heure où la Ville nous propose un «Projet de politique du patrimoine», il serait de bon augure qu’elle fasse ainsi preuve de sa détermination dans la protection des intérêts collectifs.Yves Deschamps B.arch., MA; professeur d'histoire de l’architecture à l’Université de Montréal; membre de DOCOMOMO-Québec Le 3 février 2005 Le triomphe de l’égoïsme! En réponse à l’opinion de Mario Bergeron (Le triomphe des censeurs.Le Devoir, page Idées, 1" février 2005).Après avoir lu l’opinion de Mario Bergeron, il a fallu que je me calme pendant quelques instants.Croit-il réellement ce qu’il a écrit ou tente-t-il d’allumer un feu?En lisant son commentaire, j’ai eu une réaction: mais quel égoïste! Avez-vous remarqué que, dans son texte, il ne parle que des droits des fumeurs, sans jamais faire allusion aux droits des personnes qui ne fument pas?M.Bergeron ose se comparer à une minorité?D ose se comparer aux esclaves sudistes?Franchement! Quelle honte! C’est affreux, car au risque de vous surprendre, M.Bergeron, personne ne vous empêchera de fumer, personne ni aucune loi ne voudront vous enfermer dans un enclos ou vous fouetter pour vous empêcher de fumer.Vous aurez toujours le droit de fumer, mais pas n’importe où, ce qui est tout à fait légitime.Ce que l’éventuel projet de loi fera, c’est interdire à des gens qui font LE CHOIX de fumer de polluer l’air des citoyens qui font le choix de ne pas fumer.Avez-vous pensé aux travailleurs des restaurants, des cafés et de tous les autres lieux où il est permis de fumer?Avez-vous penser que le fait de ne pas vouloir nuire à ma santé en fumant la cigarette est un droit aussi?Non, car vous faites preuve d’un égoïsme malsain.Je dis aujourd’hui au ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, d’aller de l’avant et au plus vite! Mathieu FUion Montréal, le 2 février 2005 Fête nationale et indépendance Certains voudraient que les indépendantistes ne se manifestent pas à la Fête nationale.On ne voit pas au nom de quel principe on voudrait museler et censurer la moitié de la population qui désire créer son propre pays.D n’y a rien de choquant pour les fédéralistes dans le fait que les indépendantistes expriment leur désir et leur espoir d’un pays à la Fête nationale justement La démocratie s’exerce 365 jours par année, y compris le 24 juin.On exigeait que le PQ gouverne pour tous les Québécois.Alors, comment se fait-il que le gouvernement Charest coupe dans le budget de la Fête nationale?Tous les Québécois, fédéralistes comme indépendantistes, doivent exiger qu’on rétablisse le budget intégral de la Fête nationale.Fédéralistes comme indépendantistes, nous devons célébrer notre différence linguistique et culturelle avec éclat et non comme des petits pauvres.Ce gouvernement s’apprêtait à donner des millions à des écoles privées et du même souffle il rogne sur la Fête nationale.C’est une honte! La Fête nationale est celle de tous les Québécois, ce qui inclut les anglophones, les communautés culturelles et les autochtones avec la majorité francophone.Pour que cette fête reflète notre culture québécoise et nos différences, pour que tous et chacun puissent s’y exprimer et célébrer, il ne faut pas moins d’argent La logique voudrait que le budget de la Fête nationale soit augmenté pour faire place à tous et toutes, et non diminué.Edith Gendron Présidente Le Québec, un pays! Gatineau, le 2 février 2005 REVUE DE PRESSE -4- Dix ans après «la grande peur», le ROC ne craint plus rien Antoine Robitaille Il y a 10 ans, c’était la «grande peur», rappelait Lawrence Martin jeudi dans le Globe and Mail (je l'ai appelé «Laurence» récemment; toutes mes excuses pqur cette francisation féminisante).Grande peur?L’Etat çanadien était menacé de faillite.Le déficit annuel de l’État était de 40 milliards de dollars.Wall Street s’inquiétait En plus, à la Chambre des communes, le chef du Bloc, Lucien Bouchard, revenait en «miraculé» après une attaque de la bactérie mangeuse de chair.11 retournait en chambre au terme de sa convalescence.«Dans le passé, le Canada avait traversé des crises d’unité natùmale.U avait déjà connu des périodes M grandes difficultés économiques.Mais jamais il n’avait éprouvé ces deux drames avec une telle intensité en même temps», écrit Martin (pas Paul.«Lawrence»).Ce qui en faisait «la période la plus risquée pour le Canada depuis la fin'de la Deuxième Guerre mondiale».Le chroniqueur raconte ensuite les débats entre Jean Chrétien et son ministre des Finances.Paul Martin, autour du budget qui a précédé le référendum.Effrayé par la possibilité que les marchés financiers recalent le Canada, Paul Martin avait présenté un projet de budget très dur, notamment une mesure imposant 20 % de compression dans chaque ministère et une reforme complète du régime des pensions de vieillesse.«Pas si vite, lui a dit le conseiller de Jean Chrétien, Eddie Goldenberg.Un référendum s'en vient Vous ne pouvez quand même pas.à la veille d'une telle consultation, retirer de l’argent aux personnes âgées au Québec.» Le chroniqueur explique que le ministre Martin a finalement réussi à convaincre Jean Chrétien et a pu mettre en branle son grand pro-granune antidéficit.De cette époque, on a tiié une première leçon: ne plus tolérer les déficits budgétaires.«Aujourd'hui, le but est de faire croître les surplus au-delà de neuf milliards de dollars.» L’autre leçon?Se montrer actif devant les menaces de rupture.Dans les années 90, cela prit la forme de la «loi sur la clarté».Récemment, écrit le chroniqueur, «le gouvernement Martin a agi promptement sur la question des revenus du pétrole marin [à Terre-Neuve], refusant de laisser pourrir la situation».Et Lawrence Martin de conclure: «En ce ICC anniversaire de la grande peur, les risques planant au-dessus du Canada semblent bien petits.» «Je suis un Canadien multiculturel», claironnait Val Werier dans le Winnipeg Free Press de jeudi.Pas dans un esprit «racial», précisait-il.«Je parie du multiculturalisme au Canada, ce pays aux origines multiples où les cultures individuelles s’épanouissent et sont respectées parla population.» Werier dit que c’est au contact des autochtones, notamment une Crie, qu’il s’est senti «multiculturel».Aussi, il souligne que sa vie manitobaine a été enrichie par des gens de toutes les nationalités, ce qui lui a «enseigné le respect pour les autres et lui a fait perdre ses préjugés».Il souligne avoir appris toutes sortes de choses au contact de «Canadiens français, islandais, ukrainiens, allemands, italiens, écossais, gallois, anglais, finnois, juifs, irlandais, néerlandais, chinois, arméniens, grecs, suisses, philippins, portugais, estoniens, argentins et autres».Certes, il y a encore de la discrimination, «mais le milieu [le Manitoba] s’est amélioré grâce aux progrès du multiculturalisme» et de la Charte des droits.Les bons emplois ne vont phis seulement aux Anglo-Saxons d’origine et «il n'y a plus de quota pour les juifs dans les facultés de médecine».note Werier.Toute discrimination est interdite par la Charte et «ni la race, ni la religion, ni la couleur de la peau ne peuvent être des critères d'embauche».Werier salue en particulier le festival Folklorama, à Winnipeg, qui comprend 45 pavillons et qui a accueilli 437 000 visiteurs Tan dernier.?Mais séparer les Noirs et les Blancs à l’école, ç’est discriminatoire, non?Ça rappelle la doctrine des Etats sudistes de jadis: «séparés mais égaux.» Mais non, dit un sociologue de TÎJniversité de Toronto, George Dei, partisan du multiculturalisme: si c’est fait dans le but d’aider les Noirs, ça va.En effet, puisque les jeunes Noirs n’ont généralement pas une bonne estime d’eux-mèmes au sortir de l'école publique, puisqu’ils en sont souvent «exclus en raison d’un programme non pertinent, d’une carence en modèles de réference», il est proposé de créer des «écoles centrées sur les Noirs» (en anglais, «black-facu-sed school»).Ces écoles ne seraient pas «fermées aux non-Noirs, mais on y trouverait un grand nombre de professeurs et de conseillers noirs, sans compter un programme centré sur les Noirs et sur l'Afrique».Le Globe and Mail condamnait l’idée en éditoriaL hier, surtout parce qu’on la retrouvait récemment dans un jugement de la Cour supérieure de l’Ontario (avant que la Cour d’appel ne s’en débarrasse).Ce serait «tout un retour en arrière» que de séparer les enfants selon la couleur de leur peau, écrit le Globe.«Un Canada fait de personnes de toutes les couleurs et de toutes les origines a besoin de mettre l'accent sur les valeurs communes.» Mais pourquoi les Noirs, selon ce que les études ont révélé, réussissent-ils moins bien à l'école?Une des causes principales, selon le Globe, est la situation familiale: 48 % des enfants et adolescents noirs canadiens sont élevés dans des foyers monoparentaux, alors que la moyenne au Canada est de 18 %.Certes, faire partie d'une minorité ethnique compte, c’est «une source de stress», admet le Globe.Mais il poursuit «L'ouverture d'écoles centrées sur les Noirs serait une faite et un repli Le vrai défi est de créer les conditions à la maison, à l’école et dans les collectivités pour que tous les enfants s'épanouissent» La presse du Canada ?Comment perdre une tonne?Une tonne de gaz à effet de serre, s’entend?Facile, mettez-vous à télétravailler! (c’est-àdire travailler à partir de la maison), disait Bob Fortier, jeudi, dans le Toronto Star.«Le banlieusard moyen qui prend son véhicule de Barrie à Toronto envoie quelque 14 tonnes de gaz à effet de serre par année.Hyena environ 30 OOO qui font l’aller-retour quotidien sur la 400.Si la moitié d’entre eux arrêtaient de faire la navette et se mettaient au télétravail à temps plein?», propose Fortier.Selon lui, cela équivaudrait à 210 000 personnes qui réussiraient «leur défi d’une tonne», promu à grand coup de pub par le gouvernement du Canada.D’autres pays encouragent la chose.Fortier souligne que le mois dernier, par exemple, le Japon a lancé un programme visant à encourager le télétravail.Sa able: que, did 2010,20 % des Japonais deviennent des télétravailleurs.En décembre, aux Etats-Unis, le président Bush a approuvé un projet de loi qui pénalise de cinq millions tout ministère fédéral qui ne proposerait pas le télétravail à ses employés.Déjà, 13 % de la fonction publique américaine télétravaillerait ce qui représente plus de 100 000 salariés sur 750 000.•Certes, admet Fortier, le télétravail ne réglera pas les problèmes climatiques, mais ça peut certainement aider.» ?Brève on the ROC en terminant le Canada, pays pacifiste, axé sur le maintien de la pjaix?Pas autant qu’on veut bien le croire, dit Julie Ryan.une Américaine chroniqueuse au London Free Press.Elle rappelle que, comme Ta dit l’ambassadeur américain au Canada, Paul Bellucti, «les Canadiens ont davantage aidé les Américains en Irak que la plupart des 46 pays qui se sont joints à la coalition».Le Canada s’enrichit aussi beaucoup grâce à l’industrie militaire, dit-elle.En 2002, il a exporté des biens militaires d’une valeur de 6783 millions de dollars dans 68 pays. LE DEVOIR.LES SAMEDI ET DIMANCHE FÉVRIER IDEES Réponse à Wajdi Mouawad Trouver des solutions viables plutôt que soigner une image ! LINE BEAUCHAMP Ministre de la Culture et des Communications M.Wajdi Mouawad, ous avez pris votre plume, fort belle par ailleurs, pour m’attribuer des desseins que j’imagine inspirés par l'errance de l'insomnie.Vous êtes même allé jusqu’à me décrire comme un vautour qui attend la mort de la culture.Vous me reprochez mon absence, plutôt mon silence, au Gala des Masques, dimanche dernier.Dois-je vous rappeler qu’au cours des cinq dernières années je n’en ai manqué aucun.Mais cette année, ma voix se faisait entendre ailleurs, puisque le milieu musical tenait aussi son gala annuel, le Gala des prix Opus, auquel j’ai pris part Je souligne au passage que rares ont été les ministres qui s’y sont présentés dans le passé; pourtant cet événement est d’une importance tout aussi grande à mes yeux que celui où vous étiez vous-même.Les musiciennes et les musiciens québécois seront d’accord avec moi.Si vous souhaitez toujours vous en offusquer, M.Mouawad, c’est votre privilège.Pour ma part je suis heureuse d’avoir vu le milieu de la musique célébrer une année faste et d’avoir applaudi le Conservatoire, ses élèves, ses professeurs, récompensés par le prix Opus du diffuseur de l’année pour la saison de concerts et d’événements présentés à l’occasion du soixantième anniversaire de l’institution, fondée par le grand Wilfrid Pelletier.Des choix et des actions Ce choix, je le referais sans hésiter.Et puisqu’il en est question, parlons de choix, justement de ces décisions qui pèsent plus lourd que des discours et qui portent non seulement des idées, des désirs et des aspirations, mais aussi des actions qui ont un impact un retentissement.Vous n’aurez pas su les «entendre», ces choix qui ont pourtant tenu alertes beaucoup de vos collègues depuis mon arrivée au ministère de la Culture et des Communications.Les artistes du Québec ont eu voix au chapitre lors des consultations que j’ai tenues sur leurs conditions socioéconomiques et ils sont confiants de voir le travail de fond réalisé depuis, remis entre les mains du Secrétariat permanent et du Comité permanent (que préside le vice-président de l’Union des artistes), qui voient à la mise en œuvre de mesures concrètes pour améliorer leur situation.Vous y êtes de toute évidence resté sourd.Les demandes d’investissements en immobilisation sont très nombreuses.C’est avec étonnemenf que je constate que les trois visites sur les lieux du Théâtre de QuafSous de la ministre du Parti québécois qui m’a précédée vous ont ému.Je vous rappelle que la ministre de la Culture et des Communications de l’époque a fait en 2003 des annonces préélectorales dépassant les 120 millions de dollars; pourtant, elle n’a jamais engagé d’argent dans le projet du QuafSous.Ne réalisez-vous pas que toutes ces annonces faites par l’ancien gouvernement péquiste m’enlèvent aujourd’hui toute marge de manœuvre, puisque le poids du service de la dette du ministère de la Culture et des Communications correspond à 25 % du budget du ministère?Je suis inquiète de constater que 25 % du budget de la culture est versé en intérêts sur l’hypothèque, et ce, sans compter le projet du QuafSous.
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