Le devoir, 14 mars 2009, Cahier E
I LE DEVOIR, LES SAMEDI 11 ET THÉÂTRE Haentjens s’attaque à Büchner: gros stock en stock.Page E 3 l) I M A N C II E I 5 M A H S 2 0 0 9 CINÉMA Un vrai moteur, la création, au cœur d’une œuvre qui se tient Page E 8 DESIGN TIFFET Ondes de sons et d’images sur les eaux de Le très beau Mort à Venise: un voyage musical avec Louis Lortie, de Mathieu Roy, ouvre la 27e édition du Festival du film sur l’art, jeudi prochain.ODILE TREMBLAY Il fut un temps, dans une vie antérieure sans doute, où Mathieu Roy était commis au Devoir, quoique fou de septième art et attendant son heure.Aujourd’hui, le jeune cinéaste montréalais bondit sur la planète.On lui devait déjà l’excellent documentaire François Girard en trois actes.Devenu globe-trotter dans le sillage de son mentor, Martin Scorsese, rencontré sur le tournage de The Aviator, il suit çà et là de par le monde le grand cinéaste américain.Celui-ci l’a chargé de réaliser un documentaire sur sa World Cinema Foundation, vouée à la restauration d’œuvres du patrimoine cinématographique mondial.Mathieu est aussi attelé à son propre long métrage documentaire, tourné aux quatre coins du monde, A Short History of Progress, penché sur les comportements humains face aux crises environnementales.Bref, ça roule pour lui.Et Venise là-dedans?Et Louis Lortie?Ce grand pianiste québécois établi à Berlin traîne sa prestigieuse carrière de ville en ville, de salle en salle, souvent à Venise, perle d’eau qu’il adore.Or, Lortie avait élaboré un programme musical consacré à la Sérénissime — au titre rendant hommage au merveilleux film de Visconti — avec des pièces de Fauré, de Chopin, de Litz, D’Allessandro Marcello, mais aussi du contemporain Luigi Nono, barcarolles et autres formes musicales nées ou inspirées par la Cité des doges.Pour la première fois de sa vie, Lortie voyait défiler des images intérieures en interprétant son programme vénitien.Alors, pourquoi ne pas jumeler au récital des effets visuels en produisant le tout comme un concept, s’est-il demandé?Et pourquoi ne pas en offrir la réalisation à Mathieu?«J’avais réalisé le site Internet de Louis Lortie avec ma productrice Véronique Légaré, explique Mathieu Roy.On était restés amis, et de fil en aiguille il m’a proposé cet autre projet, que j’ai effectué en hobby, en glanant des périodes de tournage ici et là.» Poème musical impressionniste Dans un premier temps, les jeux d’images, souvent inspirés des propres visions intérieures de Lortie, ont été utilisés pour des concerts à Orford, à Ottawa et à Toronto.Puis, l’idée d’un documentaire plus élaboré est venue: ajouter des entrevues de Lortie, mais aussi du grand fabricant de pianos Paolo Fazioli, étoffer, montrer Lortie au piano.Aux yeux du pianiste, Venise qui s’enlise tranquillement dans ses flots symbolise la crainte d’une planète en perdition, la hantise contemporaine, un écho au mythe de l’Atlantide engloutie JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le réalisateur Mathieu Roy inscrit dans la conscience collective.Litz avait écrit La Lugubre Gondole, après prémonition de la mort de Wagner, survenue quelques mois plus tard.Le film est à la fois un poème musical impressionniste et un hommage à tous les arts, dont l’architecture et la peinture Dans le film, tandis que Lortie joue cette pièce, un corbillard passera en gondole sur la lagune, en hommage au maître de Bayreuth, décédé à Venise.«Pour le documentaire, j’avais déjà en banque 40-% des images, précise le cinéaste.Restait à retourner à Venise pour les entrevues, mais aussi pour tourner dans la forêt alpine où Fazioli va chercher le bois de ses pianos, le même que Stradivari utilisait pour ses violons.Lortie ne joue que sur des pianos Fazioli.» Mathieu Roy avait carte blanche, d’autant plus qu’il était son seul maître, ayant produit le film avec Véronique Légaré, sa première expérience du genre.Le financement est en grande partie privé: des mécènes du monde de la musique, dont les Desmarais et monsieur Fazioli.Pour le documentaire, ARTV a mis la main à la pâte.Il a tourné avec une caméra HD.Quant au directeur photo Mario Janelle et au monteur Louis-Martin Paradis, ils ont accompli des miracles pour rendre fluide le film d’une ville mariée à l’eau.«On tournait parfois à 4 heures du matin, avant l’arrivée du flot de touristes.Louis Lortie est venu en salle de montage.Nous avions déjà beaucoup tenu compte de ses suggestions.» Le film est à la fois un poème musical impressionniste et un hommage à tous les arts, dont l’architecture et la peinture, le cinéma aussi bien sûr.«Le but était que le piano devienne une gondole.On passe du piano à l’eau.Mon expérience avec François Girard m’avait déjà ouvert aux correspondances entre les arts.Il écrit un film comme on écrit une partition.» Les entrevues avec Lortie inévitablement en gondole, le concert, s’insèrent à des surimpressions poétiques où l’eau et les tableaux de Manet, de Monet et de Turner nous entraînent dans un voyage intérieur à travers les eaux et les ors de la Sérénissime et les reflets noyés des bâtiments.Dans les ruelles sombres, silhouettes à capes et à grands chapeaux surgissent en éléments de fiction.Louis Lortie est captivant à écouter, avec ses réflexions sur la musique, sur Venise, où seuls les gondoliers gardent les secrets, sur Wagner qui a inventé le leitmotiv.Quant à Fazioli, il faut l’entendre expliquer comment il donne à ses pianos des sonorités italiennes sans dissonances, avec une touche vénitienne.Malgré son indéniable beauté, Mort à Venise: un voyage musical avec Louis Lortie ne sera pas facile à distribuer en salle, mais Mathieu aimerait qu’Ex-Centris, par sa nouvelle vocation multidisciplinaire, accueille film et pianiste deux soirs de suite.Pourquoi pas?ARTV le diffusera sur sa chaîne en avril, et l’équipe s’attelle aux ventes télé internationales.Ça devrait intéresser ARTE, en principe.Faire l’ouverture du FIFA est une bonne chose aussi, et Mathieu Roy espère le voir inscrit à la tournée des films lauréats après le festival, même si son film n’est pas primé.Pour qu’il soit vu.En tout cas, l’expérience a tellement inspiré Mathieu qu’il s’est mis sur-le-champ à l’apprentissage du piano.Le Devoir SANS DIMANCHE 15 MARS 19 H ¦ 'ÏV >\ï < EN MARS : MADE IN USA CANAL L E I) E V 0 1 R , LES SAMEDI I I ET DIMANCHE 15 MARS 2 0 0 9 K 2 CULTURE Sous le règne de la courte vue Odile Tremblay i %.e nous leurrons pas: la télé de Radio-Canada, entraînée depuis belle lurette dans la course aux cotes d’écoute, a fait grassement sa part, côté concessions, pour édulcorer son mandat.Des émissions telles que Découverte lui font honneur, remarquez, mais si nombreuses sont les dérives! Que la série Les Boys, cousue de gros fil pour la clientèle de TVA sévisse sur les ondes publiques, indique l’ampleur des efforts radio-canadiens pour gruger le territoire des chaînes privées, en une quête éperdue du vaste auditoire.Là où la SRC, financée — faut-il vraiment le rappeler?— à même le bas de laine des contribuables, aurait besoin d’un garde-fou pour amortir sa propre chute, la voici propulsée vers l’abîme par les sbires de Harper.Comme quoi les Conservateurs n’en finissent plus de nous ébahir.Si, si.De vrais champions du genre.Et cohérents, avec ça! Jamais on n’aurait cru un parti politique canadien capable de commettre autant de bévues, de manquer à ce point de vision.Chaque nouvelle décision enfonce leur clou, quoique le citoyen soit le vrai crucifié, au bout du compte.D’où la rage! Vaste choix parmi leurs méfaits culturels.On pige au hasard.Hop là! La création cette semaine du nouveau Fonds des médias pour la production télévisuelle, qui entend dès 2010 arrimer avant tout son financement à la rentabilité des émissions.Performance à tout prix! Ar connu, mais le petit écran a tant de côtes à remonter! Comme si la SRC avait vraiment besoin de ça.Sous le règne glorieux du divertissement, les contenus culturels un peu pointus, susceptibles d’élargir la vision du monde des spectateurs, attirent moins que la grosse poutine.Inutiles pour autant?Allons donc! D’autant plus indispensables qu’ils offrent la seule alternative aux facilités du jour, en appel d’air.D’ailleurs, à quoi bon financer une télé publique incapable d’élargir les horizons d’un peuple?Elle y égare sa raison d’être?Autant tout privatiser, un coup parti, laisser les chaînes courtiser le plus bas dénominateur commun, et au plus fort la poche! Les jours de ces émissions éducatives ou culturelles semblent bel et bien comptés sur les ondes télé et le triomphe de l’abrutissement claironné.Tout cela parce qu’un gouvernement refuse de s’élever au-dessus de la mêlée, et surfe sur l’air du temps.On a connu le même phénomène au cinéma — les libéraux fédéraux balisèrent le terrain à leurs successeurs.Merci, les amis! Quand Téléfilm accorda en 2000 des enveloppes à la performance aux producteurs et aux distributeurs assis sur des succès publics, l’industrie vit de quel côté son pain était beurré.Apres une période de flottement, un temps féconde, plusieurs productions attelées au vedettariat furent mises en branle pour reproduire des formules gagnantes, sans les égaler pour autant.C’est le cas récent du très mauvais Bonheur de Pierre.Le film de Robert Ménard cherchait de toute évidence à tricoter, mailles à l’envers, des éléments gagnants de La Grande séduction, mais s’est cassé la poire.Depuis trois ans, notre cinéma a perdu ses parts de marché, durement gagnées.A trop courir le succès au détriment de la qualité, on égare l’un et l’autre.Dans son champ, la télé ra- A \éc I Moidop.Texte et mise en scène Patrice Dubois Co-idéateur Martin Labrecque Avec Sophie Cadieux, Stéphane Franche et Alexandre Goyette Collaborateurs Julien Blais-Savoie, Florence Cochet, Martin Labrecque,i Catherine La Frenière, Olivier Landreville, Larsen Lupin, David Ouellet, Caroline Poirier 24 février au 21 mars 2009 Présenté à Espace GO 4890, bout St-Laurent, Montréal Billets 514-845-4890 Admission.com 514-790-1245 theatrepap.com \ Direction artistique : Claude Poissant et Patrice Dubois THÉÂTRE *?dM lotir ri Québec n” % A.• UNE INVITATION À DÉFONCER LES MURS! TNM.QC.CA//514.866.8668 i £3 r ' Ll i Jtk .¦*.v y u D a y y DF CLAUDE GAUVREAU MISF EN SCÈNE LORRAINE PINTAL Théâtre du [nouveau IMonde ERIC BERNIER CELINE BONNIER FRANCIS DUCHARME + DIDIER LUCIEN PASCALE MONTPETIT SYLVIE MOREAU FRANÇOIS PAPINEAU ASSISTANCE A LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE BETHZAfDA THOMAS ' LES CONCEPTEURS JEAN BARD / MARC SÉNÉGAL / MICHEL BEAULIEU / WALTER BOUDREAU / GHISLAIN GAGNON / JACQUES-LEE PELLETIER / RACHEL TREMBLAY IA L’AFFICHE!] Mc snn Le ministre fédéral du Patrimoine, James Moore tissera-t-elle plus large en baissant ses prix?Pas sûr, là non plus, mais le citoyen ne peut qu’en sortir appauvri.Une autre aberration Autre aberration conservatrice: le cas de l’INIS.Cette semaine, l’Institut national de l’image et du son partait bravement présenter son petit mémoire devant le Comité permanent du Patrimoine canadien.Rappelons que cette institution montréalaise forme des producteurs, des scénaristes et des réalisateurs pour la télé, le cinéma et les nouvelles plates-formes.Or, à l’heure du grand festival des coupes à Ottawa l’été dernier, le programme de formation qui le finançait s’est désintégré, avec une date butoir: le 1er avril 2009.Dans moins d’un mois, l’INIS perdra le quart de son budget.Et bientôt davantage.Car ces fonds lui permettaient de dégoter dans l’entreprise privée des services équivalents.Effet domino, nouveaux gouffres financiers en vue.Si rien ne vient corriger le tir, l’ombre d’une fermeture flotte sur l’établissement.L’espoir fait vivre.Aujourd’hui, l’INIS rêve de s’atteler au Programme national de formation des arts, dont le budget vient d’être majoré.Comme me l’expliquait Jean Hamel, directeur des communications de la boîte, après que FINIS eut porté sa solution de rechange devant le Comité du Patrimoine, les membres de l’op- ARCHIVES LE DEVOIR position l’ont appuyé, tandis que les représentants du parti conservateur demeuraient cois.En fait, l’exercice se déroule en terrain miné.Les députés du parti dirigeant et leurs vis-à-vis de l’opposition se crêpent le chignon, s’égarent en des points de procédure, tandis que le sablier s’écoule.Jean Hamel se félicite d’avoir pu parler en privé à la députée conservatrice de Saint-Boni-face, qui l’aurait écouté d’une bonne oreille.Espoir, espoir, quand tu nous tiens.Il se croise les doigts, soupire: «Huit mois après la coupe du programme, nous ne savons toujours pas si le gouvernement conservateur a l’intention de demeurer impliqué dans le domaine de la formation professionnelle en cinéma et télévision», dit-il.Le savent-ils eux-mêmes, ces maîtres de la courte vue?Incultes, incapables de gérer un portefeuille culturel associé à leurs yeux au divertissement, irresponsables dans un monde en perte de repères, ils ajoutent une couche au brouillard ambiant.Reste à leur mordre les mollets, encore et toujours pour répéter, répéter: «On est là.On vous voit.On vous juge.» Un jour viendra.Je pars une semaine en Grèce au Festival du documentaire de Thessalonique, histoire de voir ailleurs si j’y suis, et vous écrirai de là-bas.otrem blay@ledevoir.com [ programmation jg/néïïh ] Jl/NloR ih Porte M/n&jaAE - m on i/oi/vPAir?.Dimanche 15 mars.13 h 30 et 15 h 30 CONCERT ANIME - 5 à 12 ans Orchestre symphonique de Montréal / Série Jeux d'enfants Dimanche 22 mars, 11 h CHANSON - 3 à 8 ans Avec Benoît Archambault du groupe Mes Aïeux Dimanche 29 mars, 11 h MUSIQUE ET THÉÂTRE - 3 à 12 ans Une co-production des Jeunesses Musicales du Canada est du suicide de son colocataire, en 2005, mais surtout de la secousse sismique qu’elle a vécue alors, que Ledoyen s’est inspirée.«La mort est présente tout au long du spectacle, explique la chorégraphe au téléphone.On la sent plutôt qu’on ne la voit, dans l’énergie de gens qui se débattent, qui veulent vivre.Les filles n’ont pas une minute de répit sur scène.Je voulais atteindre une fatigue physique, une vraie.» Car Ledoyen n’aborde pas la mort de front, mais parle plutôt de ses répercussions, des vagues que le décès d’un proche créent.«C’est une observation des gens restés vivants.Il y a une histoire, ça demeure hyper accessible, et c’est construit comme un opéra.Le drame est au début, suivi d’un développement et d’une rédemption à la fin.» Depuis sa création, en 2008, la pièce a été retouchée, les costumes remodelés.La scénographie, avec son rideau et ses brins de laine tirés par les trois danseuses, symbolise les mythologiques Parques, ces filles du Destin qui filent, tirent et coupent les fils de la vie.«Le spectacle est empreint de symboles atixquels on peut s’attacher.» A ses danseuses, Ledoyen a ajouté une comédienne.«Elle essaie de nous parler, mais n’est pas capable de dire.Alors la danse prend la place de sa parole.La comédienne rôde.» Comme un fantôme.Générer l’énergie Dans ce terreau, Ledoyen explore sa nouvelle façon de chorégraphier.«Le côté physique, joyeux, ludique que j’ai, c’est mon côté naturel, que j’ai aussi comme chorégraphe.Comme un mécanisme de défense.Cibler a été une lutte constante pour ne pas tout tourner en dérision.Mes forces, mes facilités sont le coloré, le festif.J’ai dû me concentrer pour rester sur la track.» Ledoyen a pris le temps, deux ans de création, un luxe de plus en plus rare, pour arriver à son but.«Et je n’aurais pas pu en prendre moins, pour qu’on se rende jusqu’où on est allés.Dans la vitesse, dans l'exécution, dans.[l’unisson].Ce que je cherche, c’est l’énergie qui passe et se rend jusqu ’au spectateur.Le mouvement est générateur d’énergie.Il doit être techniquement impeccable pour qu'on arrête d’y penser et qu’on puisse juste recevoir l’énergie.» Travailler à Québec, générer des projets de développement de public pour la danse, ont influencé la philosophie artistique de Ledoyen.«La danse à Québec est toute neuve.Il y a eu Danse Partout, j'ai assisté à sa mort.Quand je suis sortie de l’école, il n’y avait plus de compagnie, plus rien.Là, on commence à avoir une relève de créateurs en danse.On assiste à l’éclosion d’un milieu.Quand tu sors de l’École de danse de Québec, juste d’avoir le choix, de pouvoir rester ici et d’avoir des possibilités de travail, ça change tout.Mon travail de chorégraphe doit aller au-delà du travail de studio, c’est aussi du développement.Et je ne suis pas toute seule: avec Mario Veillette, Harold Rhéaume et les autres, on est hyper conscients de notre rôle [auprès du public].On a des préoccupations autres qu’un chorégraphe qui crée à Montréal.» Et Ledoyen nomme en riant les mêmes raisons comme causes de la grande nervosité et la grande excitation qu’elle a à venir présenter Cibler au public de Montréal.Collaboratrice du Devoir CIBLER Danse K par K Avec Julie Belley, Véronique Jalbert, Sonia Montminy et Sophie D.Thibeault A l’Agora de la Danse, du 18 au 21 mars Le Théâtre de La Manufacture présente 1 24 février au 28 mars '09 1 sill INTS TOURNANTS un road movie sans entracte de Stephen Greenhorn dans une traduction de Olivier Cholnlère mise en scène Philippe Lambert avec Christine Beaulieu P Philippe Cousineau P Maxime Dénommée P Steve Laplante Dominique Quesnel P David Savard P Guy Vaillancourt SUPPLEMENTAIRES : Les samedis 21 et 28 mars à 1 ShOO t’' «Vf fr I \ : y ^4 • 7 ^ V Vv T '•S5’.PAPINEAU*514.523.2246 .X ' th«atrelalicorn«.com I A I lannuc RÉSEAU ADMISSION IA LICORNE $14.790.1245ou 1.800.361.4595 On pourrait passer notre temps à écrire qu 'ils ont réussi à créer un univers contemporain qui nous interpelle, mais on perdrait notre temps à éviter de dire comment Les Points tournants réussit d'abord à côtoyer le sublime.-ICI (.) des interprètes gonflés à bloc et une mise en scène enlevée (.Nul besoin de préciser qu’en compagnie de tels acteurs on ne s'ennuie guère.(.) Équipée nerveusement construite, Les Points tournants s'avère par surcroît un portrait de génération attachant.-Le Devoir Pour parcourir autant de kilomètres sur une route ponctuée de quelque 20 étapes (.), il fallait être inventif et se mettre totalement au service de ce texte un peu tou, drôle et désordonné, au propos simple, mais important.(.) Défi que Philippe Lambert a habilement relevé en signant la mise en scène, -radio-canada.ca Agréable et rafraîchissant, Les Points tournants est un spectacle qui se prend aussi bien qu'une soirée entre amis dans un pub -La Presse K I il Hill H > ! I' 0 P S I s L E I) E V 0 I R Réveillez-vous et chantez ! du 3 au 28 mars 2009 Prospero 514.522.9393 www.theatreopsis.org E S S A M E l> I 14 ET 1) 1 M A N C II E I M A R S 2 0 0 9 CULTURE gros-câlin D’après ROMAIN GARY Avec PASCAL CONTAMINE 24 MARS au 4 AVRIL 20h - 5 AVRIL 14h & 20h Théâtre MAIN LINE 3992 Bout.St-Laurent 514-235 7565 www.ciraam.inIo DANSE Rites sacrés et mort sacrificielle Sacre du printemps entre force brute et douceur, signé Stijn Celis pour les Grands ballets canadiens ISABELLE PARE Quarante ans après le Sacre du printemps imaginé par Maurice Béjart et près de 90 ans après l’œuvre originale conçu par Nijinski en 1913, on ne compte plus les versions qui ont été faites de ce ballet ico-nique, porté par la puissante musique d’Igor Stravinski.Dans une chorégraphie du Belge Stijn Celis, les Grands ballets canadiens de Montréal (GBCM) revisite pour la deuxième fois cette œuvre phare du XX1 siècle, dans une mouture qui oppose douceur et brutalité.«J’ai tenté de m’éloigner du scénario original pour explorer les idées de polarité, de dualité de tension et de relâchements, bref de jouer avec les forces opposées», explique Stijn Celis, chorégraphe belge et ex-danseur qui accouche ainsi, après Noces et Cen-drillon, de son troisième ballet pour les GBCM.Difficile de ne pas tomber dans les ornières laissées par les grosses pointures qui se sont frottées à ce chef-d’œuvre de Stravinski, considéré comme l’œuvre qui a bouleversé les fondements de la musique et jeté les bases de la musique contemporaine.De l’original, joué à Paris en 1913 par les Ballets russes, en passant par les Ballets du XX' siècle de Béjart (1959), le TanzTheater Wuppertal de Pina Bausch (1975) et, plus près de chez nous, la mouture très organique proposée par Marie Chouinard en 1993, les versions magistrales de ce ballet qui fait appel aux pulsions primales ponctuent le paysage du ballet contemporain.«J’ai beaucoup pensé à Pina i Le chorégraphe Stijn Celis Bausch, plus qu’à Béjart, d’ailleurs, durant la création.Cette version m’avait beaucoup marqué.Je ne peux pas dire qu’il n’y a pas d’influence car, comme les peintres, les chorégraphes évoluent dans un univers où tout nous influence.Et la cruauté qui nous entoure a beaucoup inspiré cette pièce.Mais de cette brutalité est née la vitalité», affirme Stijn Celis, pour qui l’œuvre de Stravinski est une «obsession» depuis l’adolescence.L’œuvre de Stravinski, qui évoque les rites sacrés païens russes, la mort, sacrificielle et le triomphe de l’Éros, prend sous la main de Celis un visage plus actuel, se nourrit de la succession des rythmes rapides et plus lents pour opposer brutalité et rondeur.UNE PIECE DE FANNY BRITT MISE EN SCÈNE DE GEOFFREY GAQUÈRE LU JACQUES GRENIER LE DEVOIR Dans cette version pour 24 danseurs, Celis met la lumière au centre de la pièce, et joue les polarités homme-femme, dans un univers constamment déchiré entre pulsions et douceur, entre tensions et relâchement.Dans une scénographie épurée à l’extrême, les hommes, forces de la terre, sont vêtus de noir, et les femmes, symboles de vie, de blanc et de rouge.«Même si la musique est brutale, j’ai essayé de travailler la rondeur malgré la vitesse, ce qui est très difficile», explique l’ex-danseur du Ballet du Grand Théâtre de Genève (BGT), qui avait d’abord été approché par le directeur artistique des Grands ballets, Gradi-mir Pankov (ex-directeur du BGT) pour créer une œuvre sur le Gloria de Handel.«On se connaît depuis 18 ans, et j’ai tout de suite vu qu’il avait un point de vue chorégraphique différent.Malgré ma demande, il a renoncé à faire le Handel parce qu’il jugeait la musique trop forte.Alors quand il m’a dit: “Pourquoi pas le Sacre de Stravinski?, j’ai dit: “Quoi?"» Au grand bonheur de Pankov, le chorégraphe travaille d’ailleurs déjà sur une deuxième pièce de Stravinski — dont on tait le nom pour l’instant —, pour un autre ballet dédié aux GBCM.Souvenirs d’Angkor Vat En deuxième partie, le public pourra voir ou revoir Re-II, une œuvre d’une beauté saisissante pour 16 danseurs créée en mars 2007 pour les GBCM, par le fameux chorégraphe chinois Shen Wei.Reflet d’un séjour du chorégraphe à Angkor Vat, le plus grand temple au Cambodge, Re-II recrée un univers sublimant les murmures du temple et de la jungle, sur fond de musique traditionnelle cambodgienne et images croquées dans cet endroit transcendant Installé à New York depuis 1995, le danseur, chorégraphe et photographe originaire de la province du Hunan et fils de chanteurs d’opéra chinois a créé la première troupe de danse contemporaine chinoise.Shen Wei s’est rapidement taillé un chemin dans l’univers de la danse actuelle et s’est vu confier, l’été dernier, la chorégraphie des séquences dansées de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Beijing.Le Devoir LE SACRE DU PRINTEMPS ET RE-II Chorégraphies de Stijn Cellis et Shen Wei Les Grands ballets canadiens de Montréal Du 26 mars au 4 avril Théâtre Maisonneuve de la PDA Complet les 12-13-24-25 et 26 mars AVEC BENOÎT DAGENAIS MONIQUE SPAZIANI PATRICK HIVON JOHANNE HABERLIN FRANÇOIS BERNIER MADELEINE PÉLOQUIN CONCEPTEURS JONAS VEROFF BOUCHARD THOMAS OODEFROID PHILIPPE BRAULT CATHERINE GAUTHIER ANNIE LALANDE UNE CRÉATION DU THÉÂTRE DEBOUT DU 10 AU 28 MARS 2009 À LA SALLE JEAN-CLAUDE GERMAIN DU THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI 3900, RUE SAINT-DENIS.MÉTRO SHERBROOKE RÉSERVATIONS: 514 282-3900 * httpj/www.theatredaujourdhui.qc.ca/hotelpacifique Mm il A Tangente les t TnrigenU' \ Québec El 1*1 www.tangente.qc.ca 840, rue Cherrier, Montréal EU Sherbrooke Billetterie: 514.525.1500 Réseau Admission: 514.790.1245 Québec nci 7^5 taTS.MÉDIAS i., .1—C PLAN 1 U Bienvenue Immigration, un dessin de Plantu présenté dans le cadre de l’exposition Dessins pour la paix, à Montréal.Changer le monde PAUL CAUCHON Ly anecdote est restée cé-’ lèbre.En 1991, Plantu, le caricaturiste du journal Le Monde, avait rencontré Yasser Arafat à Tunis, lors d’une exposition.Sur un dessin représentant Israël et la Palestine côte à côte, le chef palestinien avait dessiné l’étoile de David du drapeau israélien, et signé le tout.Un an plus tard, Plantu rencontrait le premier ministre israélien Shimon Pérès, qui signait le même dessin, devenu par le fait même un document historique qui portait la signature des deux ennemis jurés, pour la première fois.La caricature peut-elle changer le monde et faire taire les conflits?Plantu n’a pas cette naïveté.Mais les dessinateurs qui se joignent à son association, Dessins pour la paix/Car-tooning for Peace, s’engagent à promouvoir la paix et la tolérance à travers leurs travaux.Depuis jeudi, le nouveau Centre communautaire intergé-nérationnel d’Outremont accueille, pour la première fois à Montréal, l’exposition Dessins pour la paix, une cinquantaine de dessins d’une vingtaine de caricaturistes provenant de partout dans le monde.L’événement est présenté dans le cadre de la 1CT Semaine d’actions contre le racisme, qui se tient jusqu’au 22 mars.Plantu cherchait depuis des années à réunir des caricaturistes qui voulaient réfléchir à leur rôle.Mais c’est la crise des caricatures de Mahomet au Danemark qui a acçéléré le processus.A l’automne 2006, à la suite de cette crise, Plantu organisait avec le secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Anam, une conférence de deux jours au siège social de l’ONU à New York, sur le thème de l’intolérance.La conférence était accompagnée d’une exposition, et depuis cette date, Dessins pour la paix a organisé plusieurs expositions partout dans le monde.«L’affaire des caricatures de Mahomet nous a forcés à réfléchir à nos pratiques et à les redéfinir, explique Plantu, rencontré jeudi à Montréal.Il ne faut pas laisser faire les “barbus", les intolérants de toutes les religions.» Mais en même temps, ajoute-t-il, «il faut savoir être malins et subtils, dérangeants sans être intolérants.Nous sommes responsables de nos images».A Montréal, Plantu est accompagné de Michel Kichka, Belge d’origine qui vit et travaille depuis 35 ans en Israël, qui y est fort connu, et qui multiplie les contacts avec ses collègues arabes.«Les dessins de presse ont un rôle pédagogique, explique-t-il.Ils permettent une lecture critique de l’Histoire qui se fait.» Plantu et Kichka ne font pas qu’organiser des expositions.La fondation Dessins pour la paix offre également protection et aide juridique aux dessinateurs menacés dans le monde.Si Plantu et Kichka, eux, peuvent dessiner librement, Kichka ajoute que, «à chaque fois qu’on fait un dessin, on vérifie aussi ses limites.Et on peut se sentir menacés aussi par le politiquement correct.» ?Dessins pour la paix/Cartoo-ning for Peace, au Centre communautaire intergénérationnel, 999 avenue McEachran, à Outremont, ouvert tous les jours sauf le dimanche.Aujourd'hui, samedi 14 mars, Plantu et Kichka teindront une rencontre avec le public au Centre communautaire intergénérationnel, de llh à 13h, et il tiendront ensuite un atelier de caricatures à 16h, au Cœur des sciences de l’UQAM, 175 avenue du Président-Kennedy.?La Semaine d’actions contre le racisme se tient du 12 au 22 mars à Montréal et à Québec, et elle comporte plusieurs volets, incluant une exposition sur la photo de presse, des spectacles, des ateliers, et le 4' Festival de films sur les droits de la personne de Montréal.Pour connaître l’ensemble de la programmation: www.inforacisme.com Le Devoir seconds états généraux de la danse professionnelle du québec inscrivez-vous dès maintenant! Iftmft.u, information et inscription 514 849-4003 »!'u oksi uuuuuu.quebecdanse.org DANSE UQAM Québec!»; Québec» 1" L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi \}] mmmm & < iMBMMBMMMBBI 82 I) E V 0 I K S A M E I) I I) I M A N (' Il E CULTURE M A H S MUSIQUE CLASSIQUE Haydn, l’inventeur de musique À l’occasion du bicentenaire de la disparition de Haydn, l’intégrale des 68 Quatuors à cordes sera présentée du 18 au 22 mars par la Fondation Arte Musica, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal et l’Université McGill.Le corpus des quatuors nous permet de comprendre comment Haydn a contribué à façonner la musique classique telle que nous la connaissons.CHRISTOPHE HUSS Il est difficile de parler de Haydn sans faire référence à son brillant biographe moderne, H.C.Robbins Landon.Nul autre n’a aussi bien résumé l’importance de ce génie dans l’histoire de la musique: «De la Symphonie n" \àla Symphonie n° 104, du Salve Regina en mi [1756] au Te Deum pour l’Impératrice Marie-Thérese [1799-1800], le style de Haydn a subi une métamorphose pratiquement sans équivalent dam le monde des arts.Il est difficile de concevoir qu’un même homme ait composé la Missa brevis en fa dans un style baroque tardif et, en 1801, le prélude de L’Hiver de l’oratorio Les Saisons.En plus, ce créateur, qui débuta comme un anonyme dans la galaxie musicale viennoise autour de 1750, a inventé le quatuor à cordes comme nous le connaissons aujourd’hui et il est devenu le père de la symphonie — même s’il y eut d’autres symphonistes avant lui, les Allemands l'appelaient ainsi en 1800 — et le fondateur de la plus grande école de l’histoire de la musique.» L’école à laquelle Robbins Landon fait référence est copnue sous le nom de «Première Ecole de Vienne» et comptait en son sein Haydn, Mozart et Beethoven.L’histoire — en termes de reconnaissance populaire — a privilégié Mozart, le charmeur, par rapport a Haydn.Mais Mozart n’aurait pas été Mozart sans Haydn, notamment dans le domaine du quatuor, de la sonate pour piano et de la symphonie.Il le savait très bien, lui qui dédia à Haydn un groupe de six quatuors restés fameux, les premiers de sa maturité musicale.Un parcours unique Haydn était un inventeur de musique, un homme réfléchi, dont le premier travail porta sur la forme musicale.Il a véritablement donné un cadre à la forme-sonate (exposition-développement-réexposition des thèmes) , un modèle de structure qui sera la fondation de la composition musicale jusqu’à la fin du XK1 siècle.L’œuvre de cet homme plein d’esprit est marquée par l’originalité, l’inventivité et l’humour.Et en plus, Haydn n’était ni hautain ni jaloux.En décembre 1787, un bourgeois de Prague lui demande d’écrire un opéra bouffe.Sa réponse?Engagez Mozart! «Qui peut se comparer au grand Mozart?Si je pouvais graver dans l'esprit de tout ami de la musique, mais surtout dans l’esprit des puissants, à quel point sont inimitables, profondes, intelligentes et sensibles les oeuvres de Mozart, les nations rivaliseraient non seulement pour accueillir ce joyau, mais aussi le garder et le récompenser.La vie des grands génies peut être triste: j’enrage que Mozart, l’incomparable, ne soit pas encore appointé à une cour royale ou impériale.Pardonnez-moi si je m’emporte: j’aime si sincèrement cet homme!» Prague, qui avait vu la reprise des Noces de Figaro et la création de Don Giovanni et de la Symphonie n" 38 en cette année 1787 n’eut pas d’opéra bouffe de Haydn.Mieux que tout autre, le parcours des quatuors symbolise le chemin effectué par Haydn et l’intensité de son apport à l’histoire de la musique.Si l’hommage à Haydn de la part de Mozart concerne un groupe de six SOURCE INTERNATIONAL PORTRAIT GALLERY Joseph Haydn (1732-1809) œuvres, ce n’est pas un hasard.Car pour Haydn, les quatuors viennent souvent en groupe.Même Beethoven poursuivra cette habitude, avec les Six Quatuors op.18 et les Trois Quatuors op.59, dits Razoumovsky.La seule musique écrite pour deux violons solos, alto et violoncelle avant Haydn prenait la forme de «divertimento».Première étape: Haydn perçoit l’intérêt de cette formation musicale.Il part, autour de l’année 1760 de ce modèle du divertimento a quattro, qui enchaîne cinq mouvements, à la manière d’une sérénade.D écrit dix œuvres d’humeur légère qui portent les numéros d’opus 1 et 2.Seconde étape.Haydn laisse mûrir tout cela pendant dix années, avant de créer véritablement le genre entre 1769 et 1772, avec trois groupes de six quatuors: XQpus 9, Y Opus 17 et YOpus 20.Dans ces années, Haydn approche la quarantaine et est déjà un compositeur très reconnu et respecté.Même pour ceux qui récusent l’idée de «progrès» en art, l’évolution entre XOpus 9 et YOpus 20 est palpable.L’évolution est symbolisée par le fait que les quatre instruments sont de plus en plus traités de façon égale, alors que dans YOpus 9 trois d’entre eux sont souvent les accompagnateurs d’un premier violon qui sort du lot Nous parlions précédemment de forme-sonate.C’est aussi dans YOpus 20 que, pour la première fois, le développement des idées sera nettement plus élaboré.Après YOpus il y a à nouveau dix ans de silence, avant ARTE MUSICA HAYDN L’intégrale des 68 quatuors à cordes de Haydn en concert à Montréal ! I II 1 18 -> 22 mars V./ Quatuors Brentano, Festetics, St.Lawrence, Ying, Alcan, Arthur-LeBlanc, Cfaudel-Canimex et SuperNova + film et conférences au MBAM et à l’Université McGill Abonnement : 10 concerts à la salle Pollack ->60$ En vente en ligne ou au MBAM : 514-285-1600 # 440 — Billets simples : 25$ /15$ aînés /10 $ étudiants — En vente à la Salle Pollack : 514-398-4547 — 555, rue Sherbrooke Ouest YOpus 33, six quatuors à nouveau.La différence est dans le ton, plus détendu, plus fluide, plus goguenard, voire farceur.On y trouve un quatuor «La Plaisanterie» (n“ 2) — un jeu autour du silence — et un autre intitulé «L’Oiseau» (n 3).C’est le groupe de YOpus 33 qui a inspiré Mozart Un quatuor isolé, Opus 42, s’inscrit entre YOpus 33 de 1781 et YOpus 50 de 1787.Ce nouveau corpus de six quatuors est une rigoureuse leçon de style, qui poursuit les recherches formelles de YOpus 20.G Opus 50 n'16 est connu pour son surnom «La Grenouille», mais on est loin de l’esprit de YOpus 33.Les six quatuors de l’année suivante sont regroupés par trois en tant qu’Opus 54 et 55.On a coutume de les considérer au même niveau que les six Quatuors op.64 de 1790, comme des œuvres expressivement plus vigoureuses (Op.54 n"2) et virtuoses.GOpus 64 contient l’un des quatuors les plus célèbres de Haydn, le n" 5, «L’Alouette».Troisième étape.GOpus 64, qui a connu le succès à Londres, lors du séjour du compositeur des années 1791 et 1792, ouvre la voie aux Quatuors op.71 n” 1 à 3 et Opus 74 n" 1 à 3.Ce qui change?Le mode de diffusion de la musique: on passe de l’exécution dans le salon d’un prince à la présentation dans une salle de concert, celle des Concerts Salomon au Hanover Square de Londres.Il y a donc un travail sur la puissance, les contrastes, la tonalité et l’ampleur, qui ouvre la voie à YOpus 18 de Beethoven.GOpus 76, six quatuors composés en 1796 et 1797, poursuit l’exploration du travail sur la tonalité.Chronologiquement, l’ensemble est contemporain des Symphonies londoniennes et est du même niveau d’inspiration.G’Opus 76 comprend le Quatuor «Les Quintes» (n 2), «L’Empereur» (n° 3), qui a donné son hymne à l’Allemagne, et «Le Lever du soleil» (n"4).En 1799, Haydn se voit commander une nouvelle série par le prince Lobkowitz, qui commanda au même moment à Beethoven ce qui deviendra YOpus 18.Haydn en écrivit deux seulement, publiés sous numéro d’Opus 77.Il ne créera plus ensuite que deux mouvements d’un quatuor inachevé, publie sous le numéro ÜOpus 103.Collaborateur du Devoir LES QUATUORS DE HAYDN Une présentation la Fondation Arte Musica, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal et l’École de musique Schulich de l’Université McGill.Renseignements: wmafondationartemusica.ca SÉRIE SAPHIR Théâtre Maisonneuve de la place des arts, 19 h 30 « Marc-André Hamelin Passionnément !» « ./H est le plus fascinant de tous les grands pianistes de notre époque! » (San Francisco Chronide) GRANDE FINALE SOLO 16 mars MARC-ANDRÉ HAMELIN Billets : 60 $, 50 $, 35 S balcon, 23 $ (étudiants) (taxes et redevance en sus) Billetterie Place des Arts : 514-842 2112 Billets et réception : 230 $, 220 î, 210 $ (taxe en sus) (reçu pour fins fiscales) Renseignements: Pro Musica, 514-845-0532 Voir notre site : www.promusica.qc.ca B mbam.qc.ca/haydn2009 SSSS Schulich School of Music 5S55 École de musique Schulich laScenaMusircile «wee ' ALCOA QUEBECOR laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 6422112 PRÉSENTENT OMAR SOSA AFREECANOS 26mars-21h FRENCH CONNECTION ÉMILE PARISIEN QUARTET 28 mars - 22h30 ¦P,ll,rS0IRÉE GUITARE 26-27-28 MARS 2-3-4 AVRIL 2009 A L’ESPACE DEll’ARTE • FRENCH CpNNECTION m TED NASH Invite NATHALIE BONIN 27 mars - 21h * i ANNE PACEO TRIO 28 mars à 21 h I Michel Donato, Joe Sullivan, Jean-Pierre Zanella, John Roney.EFFENPf RECORDS iÔ ANS 2 avril-21li •l SOIRÉE GUITARE Æ, Coral Egan, François Bourassa, Lorraine Desmarais, Yves Léveillé, Min Rager, Isabelle Cyr CONCERT POUR PHILOU 3avril-21h \ L ' M Résultats le 4 avril à 21 h CARL NAUD Concours de la Relève Invite SYLVAIN PROVOST JUPITER-VANDOREN r JAZZ CULTURE CLUB JUPITER-VANDOREN 08 4 avril - 20h 4avril-21h30 Tous les soirs à partir de 20h BILLETTERIE RÉSEAU ADMISSION 514-790-1245 //WWW.ADMISSION.COM ESPACE DELL’ARTE 40 JEAN-TALON EST, MONTRÉAL 514-490-9613 EXT.101 JAZZENRAFALE.COM LE PKVnlIi Québec SS Dell’Arte iabonté «wwf'tCHilom Bernard Labadie etArion de nouveau réunis pour un concert exceptionnel 46 artistes sur scène Handel L’Allegro, il Penseroso ed il Moderato HWV 55 # * ¦ ¦ -w * m orchestre baroque Claire Guimond, directrice artistique Chef invité: Bernard Labadie A Solistes : Dominique Labelle et Nathalie Paulin, sopranos Frédéric Antoun, ténor Michael Dean, basse-baryton Et le Chœur de la Chapelle de Québec 26 et 28 mars 2009,20 h Salle Claude-Champagne, Université de Montréal (Navette gratuite à partir du métro Édouard-Montpetit) RENSEIGNEMENTS ET BILLETTERIE Billets: 27$/35$/52$ 514 355.1825 www.early-music.com/arion.html Conseil des Arts du Canada Québec n» MÊM i K (i L E I) E VOIR LES S A M E l) I 1 E T DIMANCHE 15 M A R S 2 O O 9 CULTURE MUSIQUE JAZZ Tester le marché Après avoir donné sa musique en ligne, Jdisteur Valaire la vend maintenant en magasin Donner sa musique gratuitement sur Internet pour se faire connaître et pour remplir les salles de spectacles, voici le pari audacieux qu’a pris le quintette électro-jazz sher-brookois Misteur Valaire.Un an et demi et 30 000 téléchargements plus tard, le groupe s’offre pour une troisième fois le Club Soda, ce soir, et lance ses disques en version physique chez les disquaires.PHILIPPE PAPINEAU Composé de cinq véritables tripeux de musique, tous âgés de 22 ans, Misteur Valaire est parmi les rares formations à être assez audacieuses — ou insouciantes! — pour donner sans cçfnpter sa musique à qui veut biep la télécharger.Déjà disponibles en spectacles, leurs deux disques feront désormais leur ap-parffîon en format physique chez les disquaires du pays, la preuve que Je modèle de l’industrie musicale n’a pas fini d’être ébranlé.En septembre 2007, avant Ra-diohead, Nine Inch Nails et compagnie, le groupe jazz à forte saveur électro a donc mis en ligne la totalité de son disque Friterday Night.Gratuitement.Cliquez et téléchargez tous, ceci est mon disque livré pour vous.Alors pratiquement inconnus de la scène musicale, les Sherbrookois de Misteur Valaire ont fait leur chemin petit à petit sur la Toile, profitant du bouche-à-oreille.«Au début, ça circulait surtout entre nos amis, puis nos fans ont agi activement pour propager la bonne nouvelle du téléchargement, rigole le percussionniste du groupe, Luis Clavis.Ici, c’est le fan qui Wft, lQ LJChr1 ii JS" !* n V J îsMtl } I \ Misteur Valaire en plein travail.agit en tant qu’ambassadeur, et ça a fait son chemin tout seul, c’est ça qui est magique de l’aspect viral du Web.» Résultat: Misteur Valaire a vu 30 000 internautes prendre quelques secondes pour enregistrer Friterday Night sur leur disque dur.L’impact a été direct, assure Luis.Les billets de concert se sont très bien vendus, de même que les produits dérivés.Sans compter que le public présent aux concerts repartait souvent avec une copie physique du disque, à la surprise du quintette.Une voie pour l’industrie Voilà donc que le groupe, dont la musique a des allures similaires avec celle d’Erik Truffaz ou de Nils Petter Molvaer, s’est entendu avec le distributeur canadien Outside Music pour garnir les tablettes des disquaires de Ensemble APRICE Hungaricus ! i - Telemann et les gitans 1 Samedi 21 mars 2009 À 20 h Salle Redpath, Université McGill, 3461, rue McTavish Un concert à ne pas manquer ! RENSEIGNEMENTS 514 523 3611 iirfo@ensemblecaprtce.com - www.ensembtecaprice.com £¦ copies de Friterday Night et de son discret prédécesseur, intitulé Mr Brian.Et ce, fait surprenant, en gardant l’album en téléchargement libre.«Je pense que c’est une première chez Outside, et si je me fie aux autres distributeurs, y’ a pas grand-monde qui accepterait de laisser un album complet et gratuit en ligne alors qu’il est en vente en magasin, explique Luis, emballé.Ça va être une sacrée belle étude de marché, ça va être une bonne façon de vérifier si le téléchargement gratuit aide à vendre des albums, ou si ça nuit.» 11 est vrai qu’en ce moment, à une époque où toute la musique se trouve en un tour de clic sur Internet—légalement ou pas — , le modèle classique de l’industrie de la musique se voit forcé de s’adapter, de se transformer.Mais aussi partisan de la musique gratuite que soit Misteur Valaire, le groupe croit donc quand même au disque, à une sorte de modèle hybride.«Il y a encore beaucoup de gens qui apprécient l’objet du disque.Je suis le premier à télécharger des albums et à aller les acheter par la suite parce que je les aime, parce que je veux les avoir dam mes mains, les déballer et feuilleter les livrets, assure Luis.Et il y en a aussi qui ne sont simplement pas familiers avec le téléchargement, ou qui n’aiment pas acheter avec leur LARRY DUFRESNE carte de crédit en ligne.» Pour les jeunes loups de Misteur Valaire, les profits passent donc pas mal par les spectacles.Et l’impact des 30 000 téléchargements se fait bien sentir au moment de vendre des billets.«Il y a plus de gem qui se déplacent, et comme les gens connaissent notre musique déjà, ça ajoute à la qualité des spectacles, les shows lèvent plus.» Ce soir, le quintette s’offre une des grosses salles de la métropole, le Club Soda, et ce, pour une troisième fois, après y être monté lors du Coup de cœur francophone et du Festival international de Jazz.«Là, on travaille pour sortir au moins une grosse nouvelle toune pour le Club Soda, explique Luis.On trouve ça important que le show prenne me nouvelle dimension chaque fois qu’on revient à Montréal.On essaie d’évoluer côté musique et mise en scène.» Vraiment, le statu quo, très peu pour Misteur Valaire.Le Devoir ¦ Ce soir au Club Soda, 21h, 23,75 $ à la porte ¦ 11 avril au Théâtre Granada, à Sherbrooke ¦ 17 avril au Cercle, à Québec Téléchargez Friterday Night au www.misteurvalaire.ca mt est une bonne nouvelle, voire une grande nouvelle.C’est une histoire de réincarnation: le catalogue Dreyfus Jazz est de retour.Bon, il n’avait pas complètement disparu, il n’avait pas sombré dans les eaux déflationnistes du «ouai-be», mais.Une portion imposante du catalogue en question n’était plus dans les bacs des disquaires depuis des lunes, des lunes grecques plutôt qu’indiennes.Bref, cela faisait une douzaine d’années que des enregistrements, parfois éblouissants, n’étaient plus mis à la disposition du consommateur, qu’on considère trop souvent comme un cochon de payant On s’explique.Après avoir fait un Nestor Burma de soi-même, et dont la devise est de «mettre le mystère KO.», on a découvert que le magasin Archambault, la chaîne Archambault, proposait une ribambelle de disques Dreyfus à des prix convenables si tant est qu’on puisse qualifier ainsi le prix dit de revient.Qu’importe.Toujours est-il que les amateurs seront heureux d’apprendre, du moins on l’espère, que des Richard Galliano, Martial Solal.Annie Ducros, Steve Grossman, Michel Petrucciani, Bireli Lagrène, Didier Look-wood, The Art Ensemble of Chicago et d’autres qu’on oublie sont en vente.Dans plus d’un cas pour la première fois.Bien.Maintenant, deux ou trois faits, dont un financier, doivent être précisés.Tout d’abord, les albums aperçus chez Archambault brillaient par leur absence chez HMV.L’explication?Elle est double.A l’évidence, chez HMV, on délaisse de plus en plus la musique, les musiques, > 4 au profit de l’image, du DVD.Ensuite, il se trouve que Dreyfus est distribué par Select, compagnie cousine ou sœur d’Archambault.Passons à l’aspect financier.Pendant un temps, le prix respectif à chacun des albums va se conjuguer avec prix de promotion.Passé cette période, le prix sera celui dit régulier.Par exemple, on a payé 12 $ pour Coming Home Jamaica de The Art Ensemble of Chicago, 15 $ pour Bouncing With Mr A.T.de Steve Grossman, 15 $ également pour In New York, du même Grossman — on adore ce musicien insaisissable! —, et 19 $ pour Black Midnight Sun de Lucky Peterson, bluesman produit ici par Bill Laswell et en compagnie de l’iconoclaste Henry Threadgill.Et alors?Dans quelques semaines, ces productions se transigeront au prix régulier.En clair, ce qui coûte aujourd’hui entre 12 et 19 $ sera augmenté d’envfron une dizaine de dollars.TRES IMPORTANT: une fois le stock en magasin écoulé, finito.Ces albums seront inscrits à la rubrique «discontinué».Amen et bastal En rafales ¦ Après Down Beat, voilà que le numéro courant de Jazz Magazine consacre lui aussi tout un dossier aux 70 ans de Blue Note.En mieux, beaucoup mieux, parce que plus riche en informations et plus généreux en photos et illustrations diverses.Il y a notamment un entretien avec Bruce Lundvall, grand responsable de la renaissance du label avec Michael Cuscuna et un portrait de l’ingénieur du son Rudy Van Gelder.¦ La neuvième édition de Jazz en rafale se poursuivra du 26 au 28 mars inclusivement et du 2 au 4 avril à l’Espace Dell’Arte situé au 40, Jean-Talon est.Au programme: Ted Nash, Omar Sosa, Anne Paceo, Sylvain Provost, Carl Naud.La billetterie: ® (514) 490-9613, poste 101.On y reviendra.¦ Quincy Jones lance une pétition afin que Barak Obama crée un ministère de la Culture.Rien de moins.Le Devoir Bibliothèque et Archives nationales du Québec vous invite à assister à la conférence L’Institut canadien de Montréal : une histoire mouvementée prononcée par Michèle Lefebvre, spécialiste en histoire du livre et des bibliothèques à BAnQ et commissaire de l’exposition L’Institut canadien de Montréal : tolérance et liberté de penser, présentée à la Grande Bibliothèque jusqu’au 18 octobre à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque le mercredi 18 mars de 12 h 30 à 14 h 475, bout De Maisonneuve Est, Montréal de sa fille, dont la mention «2001» ne laisse planer aucun doute sur sa longévité sur terre.Pourtant, avec la dextérité d’une voleuse de diamants, elle s’approche subtilement de Lola, et aussi de sa mère, Claire (Sandrine Bonnaire).Celle-ci voit d’abord en elle une égale, une maman tarte aux pommes et couveuse, mais pas pour très longtemps.Même les parents d’Eisa croient qu’elle est (encore) en train de perdre pied.Mais est-ce vraiment le cas?Avec un tel sujet, Hitchcock, ou son fils spirituel, Brian De Palma, que certains jugent illégitime, aurait déjà sorti les violons de Bernard Hermann.Pas chez Safy Nebbou, qui s’engage à pas feutrés dans la mécanique du thriller psychologique.Il le fait avec délicatesse, celle d’un observateur attentif n’accentuant jamais le caractère tragique des situations.Les dérapages hystériques sont donc réduits au minimum, laissant plutôt place à une suite subtile, et néanmoins captivante, de filatures discrètes, de bavardages anodins servant à camoufler de sombres desseins, le personnage de Claire vivant très souvent à travers le regard plus ou moins embrouillé d’Eisa.Même les cauchemars de cette insomniaque, consommant autant de pilules qu’elle peut en vendre, prennent la couleur du réel et nous confondent au point d’adhérer à la thèse la plus rassurante.C’est tout l’art de Safy Nebbou dans L’Empreinte de l’ange, un film étonnant et angoissant, porté par des acteurs qui ne se savent pas les marionnettes d’un cinéaste ne faisant strictement que de la direction de spectateur.Collaborateur du Devoir I SOURCE TVA FILMS Sébastien Ricard joue le rôle de Dédé Fortin dans Dédé à travers les brumes Un vrai moteur SOURCE FILMS SEVILLE Catherine Frot dans L’Empreinte de l’ange DEDE À TRAVERS LES BRUMES Réalisation et scénario: Jean-Philippe Duval.Avec Sébastien Ricard, Joseph Mesiano, Dimitri Storoge, Bénédicte Décary, David Quertigniez, Claudia Ferri, Mélis-sa Désormeaux-Poulin, Louis Sai'a, Marie-Laurence Moreau et les frère Et Hadji et Karim Diouf.Image: Jean-Pierre Trudel.Montage: Alain Baril.Orchestration et réalisation musicale: Eloi Pain-chaud.Animation: Julien Demers-Arsenaull ODILE TREMBLAY D> abord — c’est déjà énorme —, Dédé à travers les brumes ne se casse pas la gueule.Les pires craintes avaient entouré cette biographie filmée du chanteur du groupe Les Colocs, Dédé Fortin, mort comme un samouraï' en 2000.Ce mode de suicide inouï frappa tellement les esprits que l’oeuvre du chanteur-compositeur avait été reléguée au second plan, comme celle de l’écrivain japonais Yukio Mishima, héros de Dédé, qui en 1970 choisit également la mort du sabre rituel.Jean-Philippe Duval évite les nids-de-poule du sensationnalisme et du voyeurisme morbide.Bon film plutôt que grand film, Dédé se révèle une solide production, avec néanmoins des longueurs (certaines scènes trop étirées) qui finissent par mener la barque à 2 heures 20, mais le scénario se défend et le film devrait connaître un succès de salle.Jean-Philippe Duval, avec une précédente incursion pas très probante dans la fiction à travers Matroni et moi, est surtout issu du documentaire, un genre qu’il maîtrise, et la vérité de Dédé à travers les brumes repose beaucoup sur cette quête de rigueur historique.Quant aux segments d’animation, sur le texte de Belzébuth et pour marquer l’arrivée du chanteur à Montréal entre autres, fort bien faits, ils ajoutent un côté ludique à l’expérience.Le cinéaste parvient à traduire de vraies émotions et à re- monter le cours de l’aventure de Dédé et de ses Colocs en l’inscrivant dans un contexte social et politique, le dernier référendum entre autres, qui élargit sa portée.Le pivot en est la création, vrai moteur pour justifier la bio, alors que les années de jeunesse sont évacuées, sans doute avec raison, afin de centrer l’action.Mais les amours du musicien occupent également beaucoup d’espace, et certaines de ces scènes auraient pu se voir écourtées.A l’heure où les bios filmées des musiciens, celle d’Edith Piaf et de Johnny Cash, notamment, ont la cote des deux côtés de l’Atlantique, celle de Dédé Fortin, héros d’une génération et créateur d’au moins deux chansons méritant de s’inscrire dans la mémoire collective — Dehors novembre et Tassez-vous de d'là —, valait bien son adaptation filmique.D’ailleurs, le choix de Sébastien Ricard, chanteur du groupe Loco Locass, pour camper Dédé, se révèle plus qu’inspiré.Jouant de tous les registres, il livre avec naturel une prestation de haut vol, interprétant les chansons lui-même, sans détonner.On lui pardonne une élocution parfois trop rapide dans ses répliques.Son personnage de la première période semble aussi démesurément hop la vie, privé du voile du doute qui habitait son modèle, alors que les dernières années du chanteur sont seules à porter sa cassure.Parmi la kyrielle de comédiens qui campent Colocs et amis des Colocs, à saluer: la performance profonde et humaine du réalisateur comédien Louis Saïa dans la peau du gérant de Dédé, celle de Dimitri Storodge, sensible dans le rôle du musicien sidéen Pat, et celles des frères Diouf (qui chantent le refrain en wolof dans Tassez-vous de d’là), ici incarnant leur propre rôle.Aucun interprète ne détonne et la partition d’ensemble se défend de bout en bout.Le Devoir À l’Auditorium de la Grande Bibliothèque le samedi 21 mars à 19 h 30 Entrée libre www.banq.qc.ca BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC et le FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POÉSIE de Trois-Rivières vous invitent à assister à la soirée de lecture Hommage à Paul-Marie Lapointe Mise en scène : Moufle • Recherche : Pierre Nepveu • Distribution : Denis Bernard, Sophie Clément, James Hyndman et Michèle Magny • Musique : Trio Daniel Lessard Cette soirée est présentée dans le cadre de la série Poésie et jazz - Quatre saisons, quatre couleurs, quatre lumières, en complément de l’exposition L’archipel poétique de Paul-Marie Lapointe présentée à la Grande Bibliothèque jusqu'au 24 mai prochain.475, Pou!.De Maisonneuve Est, Montréal è.©® BotLUQAM 514 873-1100 OU 1 800 363-9028 Bibliothèque et Archives nationales Québec Sa « Le CRAZY de 2009! Aucune raison de ne pas aller voir ce film.» Mitsou Gêlinas, ÉNERGIE 94,3 « J'ai été vraiment renversé.Sébastien Ricard devient sous nos yeux le leader charismatique des années 90.» Cloude Deschênes, te Jéléiournal, RadioLonado À travers les brumes °,e< me* Jean-Philippe Duval Sébastien Ricard Mpai Roger trappier et Luc Vandal Trame sonore pj§!§ disponible en magasin ?TVRl/v‘4 isviS •MmBf» Ou Croup» TVA OUCBECOH MEM, MAxillïJI zone J se www.dedelefilm.com PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE rCHtPvDi orvmrwacMevT-, pcwun iwtHiieitwtw’ -, r ¦-¦-¦» r— n»*ri*\* > «tuw —, r— MEa* i*LEX~ auzzo —,,— cikïma rnioMPHe—i lOTARCnriE MONTREAL j | QUARTIER LATIN I BEAUBIEN IICARR.AHQRIQNOR 1 MARCHÉ CEWTRAll 811 LACHENAIE * [cmBH.Ex mti’vviruf-HJ-, i— les cinEmas ouzzo— i— las cihémas juzzo—t r— mEoa-oixx" ouzzo —i r—MéOA-pier« auzzo —^ Mtcu iiex* auzzo —i COLOSSUS UVAL j 1 LANQELIER 6 | STE-THÉRtSE B | TASCHEREAU 18 11 JACOUH CARTIBH4 11 PONT-VIAU 10 I I — CINEMA 1 11 I rCSW.n «VTHnsSCMINT- pC*«KE)IOWE>mS»BJtVT~ ,-CINÉMA-1 p QALEWfS ST HYACINTHE 1 I BELOEÏU I F ST-BRU NO , [CARREFOUR DORtOWl I PLAZA DELSON I [sT-EUSTACHE 1 [ ST-HYACINTHE i I—MAISON OU CINÉMA —i r- CINÉMA GALAXIE —,- FLEUR Dt ITS - pCIWvt r.iwlllimrMrvT-, ,-cinéma in*-1 ,— CINÉMA PARIS __ [SHERBROOKE 11 SHERBROOKE lIlROIS-RIVIÉRES 1CHÀTEAUQUAV ENCORE 1 [ 8TE-ADÉLE j IvALLEYFIELdI [rüUYW NBWNtiftl [ VAL O' OrH rLASAHfliH [GRANBY ELyWI [ M AGO G I 5T-JEAN I rCAHHBFOUH DU NORD —I P- MSOA InSX- OUZZO -n r CJNlritA ÇntHnSSWUNT -1 fCMOA f> OnMtMMBfT-i f— MÉQA-fUTX— OUZZO —Y I— MlaA-PUSC" OUZZO — 8T-JÉROME [PEUX-MOWTAQHES 14il BROSSARP 1 [BOUCHERVILLE ILAGORDAIRE lël [TERREBONNE 14 rST-BAS»LÈl [QUE-N Y IL L-ÆJ ( AMQS J CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS Ils rêvent de musique?Il y a des places disponibles en lrr secondaire au Programme de musique de l’école secondaire Pierre-Laporte, à Mont-Royal Un programme pour les ados curieux en quête d’une passion et pour LES PLUS AVANCÉS QUI DÉSIRENT PARFAIRE LEUR ART.• Préalable : Aimer la musique.en rêver! • Instruments fournis Coflt annuel : 450 $ (cordes, vents et percussions) ou 500 $ (guitare et piano) -J®, feflBn ¦HMk_L fit La formation, offerte en partenariat avec l’École de musique Vincent-d’Indy, est principalement axée sur la musique d’ensemble (orchestre à cordes, chant choral, harmonie, etc.).Les élèves y étudient la musique à raison de 10 périodes par neuf jours.mil http://www.csmb.qe.ca/pierre-laporte (onglet Programme musique) 514 739-6311, poste 6143 COMMISSION École secondaire Pierre-Laporte llOl.ch.Aotkland > Mont-Ro/sl (Québec) H3P ÎX8 jJ II:' 42479^28193118 LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 1 E T I) 1 M A V C H E I .1 M A R S 2 O O 9 CINEMA Voyage initiatique au pays des Vikings LES GRANDES PERSONNES Réalisation: Anna Novion.Scénario: Anna Novion, Béatrice Colombier, Mathieu Robin.Avec Jean-Pierre Darroussin, Anaïs Demoustier, Judith Henry, Lia Boysen, Jacob Eklund, Anastasios Soulis, Bjbrn Gustafeson.Image: Pierre Novion.Musique: Pascal Bideau.Montage: Anne Souriau.ODILE TREMBLAY Un joli film très pur, très lumineux, drôle et touchant, nous parvient sous la signature de la Française Anna Novion.Pour ce premier long métrage, la cinéaste, dont la mère est Suédoise, campe son action dans ce pays Scandinave, en tirant parti de ses paysages ensoleillés, de ses falaises abruptes, de leur beauté âpre, qui rendent les actions des humains dérisoires.Un père divorcé (Jean-Pierre Darroussin) emmène sa fille adolescente (Anaïs Demoustier) passer les vacances dans une île, traquant le trésor d’un Viking, bientôt rattrapé par la vie, tout simplement.Car dans la maison louée, deux femmes sont déjà locataires, et les troubles amoureux se mettront de la partie.tandis que l’ado fait des expériences de son côté.Le film est davantage une série de fines chroniques qu’une œuvre vraiment unifiée, mais chaque moment possède son charme et plusieurs scènes se révèlent exquises.Voyage qui s’avérera initiatique, celui-ci s’ancre sur l’évolution des personnages, au fil des désillusions, des amourettes, des drôleries de la vie.Darroussin est remarquable dans la peau d’un bibliothécaire cérébral, coincé, qui ne contrôle bientôt plus rien, rôle qui exploite plusieurs registres sensibles.Quant à la jeune Anaïs Demoustier, elle parvient à traduire fort finement la complexité d’un âge où tout bascule, finalement plus mûre que les adultes autour d’elle, mais engluée dans une même quête d’amour éperdu.Sans avoir l’air d’y toucher, Anna Novion déroule le fil des mensonges dans lequel chaque personnage s’entortille, pour mieux le rompre ensuite, à coups de quiproquos, de revirements, de miroirs brisés.Le tout sur fond de paysages grandioses qui semblent ricaner devant leurs dérives.Le Devoir M ij w \sf-~ / / "Z 7 SOURCK Fl!N FILMS Les Grandes personnes, d’Anna Novion, est davantage une série de fines chroniques qu’une oeuvre vraiment unifiée.Là où le vent le pousse L'acteur français Jean-Pierre Darroussin tient la vedette en Suède dans le premier long métrage d’Anna Novion, Les Grandes Personnes, en salle depuis hier.ODILE TREMBLAY D> abord comédien au théâtre, Jean-Pierre Darroussin devait plus tard voir son nom rimer avec celui de Robert Guédiguian, cinéaste marseillais qui travaille en bande et l’a mis en scène sans relâche, de Ki lo sa?en 1985 à Lady Jane en 2008.Il le retrouvera bientôt sur L’Année du crime, abordant la Résistance à Paris.«Nous partageons une telle complicité, dit-il: nés le même jour dans des milieux ouvriers, avec des positions politiques de gauche.» Mais facteur s’est vite imposé aussi ailleurs, souvent à travers des œuvres chorales: Un air de famille de Cédric Klapisch, qui lui valut le César du meilleur acteur de soutien, On connaît la chanson d’Alain Resnais, Ça ira mieux demain de Jeanne La-brune, Le Cœur des hommes 1 et 2,, sans compter les autres.Également cinéaste, il a réalisé le sombre et fascinant Pressentiment en 2005.Les frères Larrieu l’ont mis en scène dans le loufoque Voyage aux Pyrénées.«Voué en général aux rôles de braves types sur qui on peut compter, je ne suis pas fâché d’être un peu méchant dans le prochain Guédiguian.Ça me change», dit-il.Darroussin affirme aller là où le vent le pousse, privilégiant la qualité du scénario, chez les cinéastes confirmés comme chez les nouveaux venus.Un côté tchékhovien Les Grandes Personnes, premier long métrage d’Anna Novion, aborde les vacances d’un père célibataire (Darroussin) et de sa fille adolescente (Anaïs Desmoutier) en Suède.ARC H! VF.S LE DEVOIR Le comédien Jean-Pierre Darroussin en entrevue, au Festival de Cannes Jean-Pierre Darroussin considère Les Grandes Personnes comme une des pièces maîtresses de sa filmographie.Il lui trouve un côté tchékhovien, pour l’univers des datchas, pour le choix de personnages penchés sur les petites choses du quotidien.«Les adultes et les adolescents se retrouvent sur le même pied: à la fois enfantins et responsables, en une même confusion sentimentale.Chacun essaie de s’attacher à quelqu’un pour donner un nouveau centre à sa vie.Anna Novion a plongé dans les contradictions des personnages, dans leur part de mystère.Son film est impressionniste.Elle capte des moments plutôt qu’une histoire.» La cinéaste française, suédoise par sa mère, connaît très bien ce coin du pays Scandinave et s’est appuyée sur les paysages, les mentalités des gens du lieu, comme sur la griffe d’un peintre danois du XIX' siècle, Hammer-shoi, pour la luminosité.Darroussin se voyait ravi d’incarner un personnage aussi coincé, aussi mal dans sa peau que ce père-là.«Mon personnage est tellement rigide qu’il n’est pas conscient de ses ridicules.» Pour lui, le tournage s’est dou- Au milieu des rencontres, des échecs et des moments de grâce se modifiera leur vision du monde.www.cinemaduparc.com UNE SEMAINE SEULEMENT! Revolutionary Leonardo DiC Kate Winslet Leonardo DiCaprio DERNIERS JOURS! SÉRAPHINE GAGNANT DE 8 OSCARS slumdog millionaire Tip! A REMIX MANIFESTO $ Its MHTURItHS mmURS FESTIVAL 1)1: l:II.NIS Sim LES DROITS 1)1! LA I’EHSOIYNI: E31 STATIONNEMENT GRATUIT 3 HEURES Autobus 80/129 | 357S Du Part; 514-281-1900 ?«Un véritable délice!» Journal de Montréal «Irrésistible.» Manon Dumais, Voir «Férocement jouissif.» Juliette Ruer, Cyberpresse «À voir, vraiment II!» Alexandra Diaz, TVA MICHEL BARRETTE HELENE BOURGEQIS-LI ^ PALME D’OR ^ ^ FESTIVAL DE CANNES - 2008 MEILLEUR FILM entre les murs un film de laurent cantet métropole À SONT m.TVK£S OMSK!- wWW.INTREUIMUflS.CA PRÉSENTEMENT A L’AFFICHE! I D BOUTIN PIERRE-LUC BRILLANT MICHEL DAIGLE JULIE DUPAGE GASTON LEPAGE AUC MO L OLIVIER PELLETIER RENAUD P NEE-EORCIER MARIO SAINT-AMAND DORIS ST-PI RR ?«Un tour de force!» La Presse «Émouvant.» Michel Desautels, Radio-Canada «Un des meilleurs Forcier.» Odile Tremblay, Le Devoir «Drôle, léger et intelligent.» Martin Gignac, LeCinema.ca I JOHNNY AIME MATTY LE COUP DE CŒUR DU FESTIVAL DE CANNES 08! ¦ I Semaine 1 I de la Critique I CANNES 2008 MEILLEUR SCÉNARIO FESTIVAL CINÉMA mteraniioim umii HiniitiiHingM «Une charmante comédie sentimentale.» Odile Tremblay, Le Devoir «Superbe portrait de femme et joli hymne à la vie.» TéléCinéObs ATOPIA liant II1111 Dis FILMS DU PARIA UN FILM D ANDRÉ FORCIER JE ME mrrrê I I mam SOUVIENS ytftl www.moscow-belgiuro.com métropole “fc.» «EU .«fe; !«**«*• "SKir "©.M H À L’AFFICHE rQUARflÊR lÀtÎnI riTAHcÏTtMONTRLAll l?l" j"* I— MtOA-PLEX» OUZZO—l r- MÉQA l’LEX' QUZZO —1 I-CINÉMA 1 "S P CINE PI EX PIVt HTI8HEMEN1 -s -GINf MA-1 NACQUES CARTIER 14| rPONT-VIAU 1 ej [ST^EUSTACHE 11 BOUCHERVILLE 11 BELOEIL 1 \m DERNIÈRE SEMAINE! [ EX-CENTRIS | CONSULTEZ LES QUIDES-I HORAIRES DES CINÉMAS ] I CINEMAS romuNE ——l r~ MAISON EMJ CINÉMA 11-CINÉMA CAPITOL-il LE CABRtPOUW 10——1 ( CINf ENTHEPHISC-—I f STARCITÉ HULL 11 SHERBROOKE j | DRUMMONPVILLE j I JOLIETTE | CINÉMA DU CAP I -ClflflMA HUE.) I-CINEMA CAI’ITOL —, -CINPMA-—, r CINÉMA DEA CHUTrs-i | CINÉMA OI.YMÉÉ —i I STE-ADÉLE 11 VAL D’OR || LE CLAP |jST-NICOLAS il CHICOUTIMI CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS blé de la joie du voyage.«Le soleil durant l’été suédois met trois heures à se coucher.» Jean-Pierre Darroussin polit le scénario de son prochain film, polar psychologique sur une agence de relations publiques abonnée à la manipulation des foules.Et puis, cette année, il revient sur les planches avec La Chapelle-en-Brie, une pièce d’Alain Gaufré.«Trois ans sans faire de théâtre, c’est long», décla- re celui qui voue une passion à Tchékhov et carbure à la création, à l’état de recherche.«Comme réalisateur, je préfère quand même adapter les livres des autres, demeurant interprète finalement, même comme scénariste.» Le Devoir Odile Tremblay était l’hôte des Rendez- vous d’Unifrance à Paris «UN DRAME TRAITÉ COMME UN THRILLER QUI AURAIT RETENU LES LEÇONS D’HITCHCOCK.» LE MONDE « C’EST UN EXCELLENT FILM, ALLEZ LE VOIR ! » RENÉ HOMIER-ROY, C’EST BIEN MEILLEUR LE MATIN, RADIO-CANADA CATHERINE ÏROÏ SANDRINEBQNNAIRE L’EMPREINTE DI L ANGE UN FILM DE SAIT NEBBOU mtWIAQIMIR YOROANÜFi • ANTOINE CHAPPEÏ » SOPHIE OUINTON MICHELE MORETTI il II MrtiEipalioi aiicalE de MICHEL AUMONE L e— b# www.fllmssBvllls.coni ».» « PRESENTEMENT A L’AFFICHE ! ra^Tlgg'Sif^f^fl C- MÉOA-PLEX" QUZZO —1 r CINEPLEX DIVERTISSEMENT-i -CINÉMA PINE 11 MAISON DU CINÉMA 11-CINÉMAS FORTUNE- PONT-VIAU 16 H BOUCHERVILLE 1 STE-ADÈLE |1 SHERBROOKE H STARCITÉ HULL.CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS GAGNANT CÉSAR — MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE /„ TIFF \ / VENISE\ ( FNC \ X Sélection Officielle ¦£ Sélection Officielle J?\ Sélection OHicielle 2008 jd** 2008 _ur.:l3™.llhtO.SIhOO [—r^C'iP.MVZ | T™ £1 I 1 fl Ig EX-CENTRIS im«it«rt«(wia4ri>
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