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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-03-09, Collections de BAnQ.

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APPEL À LA MOBILISATION CONTRE LE CHUM EN PPP Page A 3 ?w w w .led i1 v o i r.c o ni ?LE DEVOIR V o i.C N " 5 O ?I.E I, U N I) I !) M A R S 2 0 0 » I, I 0 $ + T A X K s = 1,2 5 $ Attractions hippiques: une relance sans chevaux Le nouveau plan se résume à des écrans géants et au petit hippodrome de Trois-Rivières KATHLEEN LÉVESQUE Au Québec, les chevaux feront désormais la course presque exclusivement sur les écrans géants de la quinzaine de bars identifiés comme hippo clubs.La nouvelle tentative de survie du gestionnaire des hippodromes, Attractions hippiques, passe en effet par la mort des hippodromes, sauf ce- lui de Trois-Rivières, question de justifier le maintien du réseau des hippo clubs et les revenus du pari mutuel qu’ils génèrent.Le nouveau scénario d’At-tractions hippiques et de son propriétaire, le sénateur libéral Paul Massicotte, pour éviter la faillite, prévoit de se concentrer sur le réseau des hippo clubs, qui sont une source de revenus plus intéressante que les hippo- dromes.Les chevaux des courses tenues outre frontières et diffusées sur écrans géants nécessitent très peu d’investissements.Ce choix permettrait même de contourner les hommes de chevaux vraisemblablement devenus un obstacle commercial pour le sénateur Massicotte.VOIR PAGE A 8: CHEVAUX GM: lesTCA font leur sacrifice Gel des salaires jusqu’en 2012 MARCO BÉLAIR-CIRINO Le constructeur automobile General Motors (GM) et le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) ont conclu une entente de principe, a annoncé hier matin le président des TCA Ken Lewenza.Les deux parties se sont notamment entendues pour repousser à septembre 2012 la fin de l’application de la convention collective ratifiée Fan dernier, et à geler d’ici là les salaires et les prestations de retraite.Plusieurs avantages sociaux ont volé en éclats.En plus de la réduction de quelque 40 heures de la paie de vacances entrée en vigueur au début de l’année, les congés payés seront réduits de 40 heures additionnelles par année.Des modifications importantes ont aussi été apportées à toute une gamme de garanties de soins de santé et d’avantages sociaux, notamment l’introduction de nouvelles quotes-parts mensuelles de 30 $ pour les travailleurs actifs et les retraités de moins de 65 ans.VOIR PAGE A 8: TCA ZOHRA BKNSEMRA REUTERS â td * SOUDAN Le président Omar al-Béchir parade au Darfour et menace ¦ À lire en page B 1 I N I) K X Annonces.B (I Avis publics.B 2 Décès.B 6 Météo.B 5 Mots croisés.B 5 Sudoku.B (i Télévision.B 7 UN PLUS GRAND STADE POUR LES ALOUETTES Rauium * Vfc .III - G ifm .tmm.A , JACQUES GRENIER LE DEVOIR AUX COTES d’un Larry Smith souriant, les ministres Nathalie Normandeau et Raymond Bachand ont annoncé hier que le gouvernement du Québec versera quelque 19,3 millions de dollars pour l’agrandissement et la rénovation du nid des Alouettes, à Montréal, le stade Percival-Molson.Des travaux évalués à 29,3 millions de dollars.Les participations financières de la Ville de Montréal et du propriétaire du club des Alouettes, Bob Wetenhall, s’élèvent pour leur part à respectivement quatre et six millions.Quelque 5000 sièges supplémentaires seront notamment installés et 18 nouvelles loges corporatives seront aménagées.Nos informations en page B 4.L’ENTREVUE S.O.S.langues! La Bretonne Rozenn Milin dirige un nouveau programme de sauvegarde du patrimoine linguistique en danger PROGRAMME SOROSORO Rozenn Milin, maître d’œuvre du programme de sauvegarde du patrimoine linguistique mondial.Lawrence Cannon à la tête du PLQ ?Des rumeurs envoient aussi Jean Charest à Ottawa Devant la menace de disparition qui pèse chaque jour davantage sur des milliers de langues parlées dans le monde, un ambitieux programme de sauvetage a vu le jour.Pensé dans une logique de développement, il vise à créer une Encyclopédie numérique des langues et à alimenter une Télévision des langues.FABIEN DEGUISE hécatombe est annoncée.Des 6000 langues qui se parlent actuellement sur la planète, près de la moitié devraient être rayées définitivement de la surface du globe d’ici la fin du siècle en cours.Et ce, au rythme d’une disparition tous les 15 jours, estime FUNESCO.Cette mathématique de l'ex- tinction des voue, Rozenn Milin, ex-directrice de TV-Breizh, en France, une station de télévision bretonne qui a mis la langue celtique à l’honneur pendant des années avant de sombrer lamentablement dans la rediffusion de séries américaines, la connaît très bien.Par expérience — «Ma langue maternelle, le breton, est en train de disparaître», lance-t-elle — et depuis quelques mois par engagement: Mme Milin préside en effet aux destinées d’un tout nouveau programme de sauvegarde du patrimoine linguistique mondial, baptisé Sorosoro.Sa mission?Tracer les contours de toutes ces langues en danger de mort quelque part dans l’univers, et ce, en vue de constituer une vaste Encyclopédie numérique des langues.Le travail de documentation doit également servir à alimenter une Télévision des langues, dont la première mouture verra le jour au début de l’été sur In-ternet.Au programme: des films captés sur le terrain mettant en vedette des locuteurs de benga et de mahongwe, deux langues bantoues du Gabon, et de tektitek et de kaqchikel, des langues incas du Guatemala.Pour commencer.«C’est un travail titanesque, qui devrait me tenir occupée jusqu’à la retraite», lance en rigolant, à l’autre bout de fil, la maître d’œuvre de ce plan de sauvetage.Le Devoir l’a jointe la semaine dernière à Paris, où Sorosoro a posé ses pénates.«Mais c’est aussi un travail nécessaire pour conserver la mémoire des langues, ces réceptacles VOIR PAGE A 8: LANGUES ALEC CASTONGUAY Ottawa — Depuis plusieurs jours, la colline parlementaire fédérale fourmille de rumeurs sur l’avenir politique du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.Plusieurs sources ont affirmé au Devoir que l’homme serait intéressé à faire le saut à Québec advenant le départ de Jean Charest.Plusieurs observateurs politiques à Québec et à Ottawa soutiennent que Jean Charest, qui vient d’obtenir un mandat majoritaire et un très rare troisième mandat consécutif, n’a pas l’intention de se présenter aux prochaines élections québécoises.Même si son départ n’est pas pour bientôt, certains chasseurs de tête politiques regardent du côté d’Ottawa pour lui trouver un éventuel remplaçant à la tête du Parti libéral du Québec.Le nom du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, revient dans toutes les conversations.Au cours des dernières semaines, il aurait d’ailleurs reçu un nombre anormalement élevé de ministres du gouvernement Charest dans son bureau à Ottawa.Les coups de téléphone pour tisser des liens seraient également nombreux.«Plusieurs ministres et députés du PLQ qui ont défilé à son bureau n’ont rien à voir avec sa fonction de ministre des Affaires étrangères, soutient une source bien branchée au sein du gouvernement Harper.Il ne faut pas oublier qu’il n’est plus le lieutenant de Harper au Québec, alors pourquoi autant de contacts?» Lawrence Cannon a toujours été identifié à l’aile du PLQ au sein du mouvement conservateur au Québec.Il a été ministre sous le gouvernement Bourassa, et son fils, Philippe Cannon, est chef de cabinet de la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre.Lawrence Cannon était en déplacement à l’étranger dans les derniers jours, de sorte qu’il n’a pas été possible de lui parler.Mais à son bureau, on soutient que cette rumeur «n’a aucun fondement».«Le ministre des Affaires étrangères et député de Pontiac remplit le mandat que lui ont confié le premier ministre et ses électeurs», a soutenu sa directrice des communications, Catherine Loubier, Une source affirme qu’il pourrait tout de même «placer des pions» en attendant une éventuelle course au leadership à Québec, puisqu’il est un «naturel» au PLQ.«Ce n’est rien pour le court terme, ça, c’est certain, Cannon n'est pas du genre VOIR PAGE A 8: CANNON « Préserver leur langue et les aider à se la réapproprier, cela vise à redonner aux populations autochtones une fierté qui leur manque» Lawrence Cannon a toujours été identifié à l’aile du PLQ au sein du mouvement conservateur au Québec M.Charest, allez-vous aussi liquider notre «capital» forêt?!v~'- ¦h: , • .•'i • W' .- - ' , -Vy | m."-' * .; \ V : .r ./ ; • je.¦/' '£ ffîps -^1 Monsieur Charest W' i yÆl :, C l • ?:I Vous avez l’opportunité de construire une économie durable alors qu’il reste encore des forêts intactes au Québec.Les générations futures auront-elles cette option?Moins de 15 % de la forêt boréale québécoise allouée demeure intacte.Plus de 18 000 emplois perdus dans le secteur forestier depuis 2000.Conservez nos forêts.Maintenez nos écosystèmes.Diversifiez les économies locales.4R?CNT@4cr www.greenpeace.ca .Francois DesJardins (reporter), Éric Desrosiers (reporter).Claude Turcotte (reixirler), Dominique Keny (pupitre) : information internationale : Guv Taillefer ladioint au directeur dv l'information) Serge Truffaut (éditorialiste).Claude lévesque (reporter), Jean-Pierre l-egaull (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Préanui (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : Michel Garneau (caricaturiste) '¦ Michèle Malenfanl et Christine Dumazel Icorrectrices) : Benoît Monger (responsable du site Internet), Emilie Folle-Hoivin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire ri la rédaction), lean Ini ques Couiombc cl Étienne l’Iamondnn-Kmond (commis ri la rédaction) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur).Manon Demme (Montréal), Olivier Spéciel (Québec).Monique libérer (Ottawa).PUBLICITÉ Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessetle, Jean de Billy.Icnnifer Holly Demers, lean Krnnenis Busse.Manon Bollard Marlène Crtté.Richard Douangmala.Amélie Maltais, Claire Paquet, Elyssa Pnrlier, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Natlia Sebaï (publicitaires), Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire).PROD1ICTION Christian Goulet (directeur de production), Oliviri Zuidu (directeur adjoint) Michel Bernatchez, Danielle Cantarn, Richard Des Cormiers, Donald F'Illon, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis, INFORMATIQUE Yanlek Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable sendee d la clientèle).Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie F'Illon, Marie-hune Houde-Briaebols ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur).Olcna Hllyakova (responsable des services comptables) Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline l'uroy, Ghislaine hafleur, Claudine Chevrier.Monique Protean, Danielle Ross.• • • • A 8 LE DEVOIR.LE LUNDI 9 M A R S 2 O O 9 ACTUALITES CANNON SUITE DE LA PAGE 1 à fomenter un putsch.Il est plutôt du genre à répondre à un mouvement», dit une source conservatrice, qui avoue ne pas connaître les intentions du ministre.Une autre source affirme toutefois que les rumeurs sont nettement exagérées et que les nombreux contacts de Lawrence Cannon avec des ministres du Québec viseraient plutôt à «rebâtir les ponts» avec le gouvernement Charest.«Il est le seul ministre conservateur qui peut encore avoir l’oreille de la gang à Charest.Si Harper veut tisser de nouveaux liens, il faut que ça passe par Cannon», dit cette source qui évolue dans le mouvement conservateur au Québec.Jean Charest à Ottawa?Cette rumeur concernant Lawrence Cannon va de pair avec une autre qui persiste à Ottawa: le venue de Jean Charest sur la scène fédérale.Depuis la crise politique de l’automne dernier et l’arrivée en poste de Michael Ignatieff, plusieurs conservateurs influents se sont mis à réfléchir à l’après-Stephen Harper.Advenant une chute des appuis du Parti conservateur lors du prochain scrutin et le départ de Stephen Harper, qui pourrait être intéressé à briguer la tête du PC dans une course au leadership?Les noms qui circulent le plus souvent sont ceux de Jim Prentice, actuel ministre de l’Environnement, de Peter MacKay, ministre de la Défense, de Maxime Bernier, de Bernard Lord, l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, et.de Jean Charest.Les prochaines élections fédérales auront lieu avant celles à Québec, ce qui pourrait laisser la chance à Jean Charest de voir ce qui arrive au Parti conservateur et à son chef, estiment nos sources.Plusieurs personnes bien branchées ont mentionné au Devoir que la filière progressiste-conservatrice du Québec, les «red tories», souhaite voir Jean Charest sur les rangs.«Je pense qu’il ferait un bon premier ministre du Canada», dit une source.Plusieurs obstacles sont toutefois sur le chemin d’une telle décision pour Jean Charest, mentionne une source.«D’abord, Jean Charest va tenter sa chance seulement si Bernard Lord renonce à diriger le PC.Ils ont la même base d’appuis.» Ensuite, le Parti conservateur a beaucoup changé depuis l’époque où Jean Charest en avait les commandes, mentionnent deux sources.Non seulement l’homme n’a plus autant de contacts, mais pour plusieurs militants conservateurs à l’extérieur du Québec, il est avant tout perçu comme le premier ministre d'une province qui a tourné le dos au Parti conservateur, et en partie à cause de lui.«H s’est beaucoup opposé à Harper depuis un an ou deux, et ça lui nuirait passablement dans une course au leadership.Personnellement, je ne crois pas que cette rumeur va se concrétiser», estime une source conservatrice à Ottawa.Le Devoir Avec la collaboration d’Hélène Buzzetti CHEVAUX SUITE DE LA PAGE 1 Il n’est donc plus question de relancer l’industrie des courses de chevaux, même si c’était là l’objectif du gouvernement du Québec en privatisant les hippodromes, en 2005.Y aura-t-il un nouvel appel d’offres public ouvert à toutes les entreprises afin de gérer le réseau des hippo clubs?Au cabinet de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, qui tente de plus en plus de prendre ses distances de ce controversé dossier, on indiquait vendredi qu’elle commentera aujourd’hui.C’est ce matin qu’Attractions hippiques doit se présenter en Cour supérieure pour obtenir un délai supplémentaire d’un mois pour demeurer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers et les compagnies.Dans sa requête, Attractions hippiques estime avoir besoin de 30 jours pour fignoler son plan de mise en vente des actifs avec ses prêteurs, dont la Sun Life et la Banque Toronto-Dominion.Malgré l’annonce du retrait du gouvernement du Québec dans un plan de restructuration de l’entreprise du sénateur Massicotte qui laissait sur le carreau les emplois de l’industrie des courses, Attractions hippiques et ses partenaires «ont toujours intérêt et l’intention d’assurer leur survie» par «un processus de mise en vente privée [.] de certains bien non essentiels», peut-on lire dans la requête.Lors de la privatisation, Attractions hippiques TCA SUITE DE LA PAGE 1 Le projet d’accord permettra à General Motors de réaliser d’importantes économies et préservera l’avantage dont bénéficient les usines canadiennes sur les usines américaines pour ce qui est des investissements, a indiqué M.Lewenza.Cette entente survient trois jours après que le plus important syndicat du secteur industriel canadien a entamé des pourparlers avec le géant de l’automobile pour l’aider à réduire ses coûts et à demeurer concurrentiel envers les usines américaines, pour assurer l’avenir des usines de montage et de pièces automobiles au Canada.L’entente prévoit la suspension des ajustements salariaux trimestriels et des rentes en fonction du coût de la vie.«Au début de ces négociations, notre objectif était de réduire au minimum les problèmes rencontrés par nos membres et leurs familles tout en faisant en sorte que General Motors soit en bonne position pour obtenir une aide gouvernementale afin de rester viable», a indiqué M.Lewenza hier par voie de communiqué.«Ces changements représentent un gros sacrifice pour nos membres actifs et nos retraités», a-t-il ajouté.En plus de presser les consommateurs de recommencer à acheter des véhicules, le syndicat a demandé aux gouvernements canadien et ontarien de confirmer l’aide financière promise au secteur automobile.«Les sacrifices que nous avons consentis dans le cadre de cet accord sont importants, et une grande incertitude continuera de planer au cours des prochains mois sur nos membres actifs et au chômage de même que sur les retraités, à cause de la crise sans précédent que vit le secteur automobile», a affirmé le président du comité principal de négociation des TCA-GM et président de la section locale 222 des TCA à Oshawa, Chris Buck-ley.«C’est maintenant au tour du gouvernement de jouer pour garder ce secteur industriel en vie et pour y protéger la part qui revient au Canada.» GM et Chrysler ont jusqu’au 31 mars pour finaliser leurs plans de restructuration afin d’avoir avait acquis les hippodromes et tous les autres actifs, jugés aujourd’hui comme «non essentiels», pour la modique somme d’un million de dollars.Ils étaient alors évalués à 15 millions.Attractions hippiques projette ainsi de vendre l’hippodrome d’Aylmer ainsi que le centre d’entraînement de Saint-Basile-le-Grand.Cette relance des courses sans chevaux stopperait toutes les activités là où Attractions hippiques est locataire.C’est le cas à Montréal et à Québec.L’Hippodrome de Montréal appartient à la Société nationale du cheval de course (SONACC), le bras hippique du gouvernement du Québec.Quant à celui de Québec, la Ville de Québec en est propriétaire.Cet hippodrome a été complètement rénové et on y a annexé depuis plus d’un an un salon de jeu appartenant à Loto-Québec.Seul le petit hippodrome de Trois-Rivières demeurerait ouvert.Cette décision semble liée à l’obligation légale à laquelle est soumise Attractions hippiques de tenir un minimum de courses par année si elle veut empocher les bénéfices des quelque 140 millions de gageures annuelles faites au Québec.Jusque-là, le permis de pari mutuel était lié aux activités de l’Hippodrome de Montréal.La semaine dernière, Attractions hippiques a déposé une demande de transfert de permis de Montréal vers Trois-Rivières auprès de l’Agence canadienne du pari mutuel.Problème éthique Les grands perdants du scénario d’Attractions hippiques sont encore une fois les hommes de droit a l’aide financière promise par les autorités.Ford, en meilleure santé financière que les deux autres, constructeurs, n’a pas demandé à ce jour que l’État lui vienne en aide.Le constructeur automobile a qualifié l’entente de «nouveau pas positif» dans l’élaboration de son plan restructuration, qui doit être soumis le 20 février aux gouvernements canadien et ontarien.GM a tenu à féliciter les TCA pour leur volonté «à partager les sacrifices en cette période économique extrêmement difficile».L’entente de principe devra être entérinée par une majorité des quelque 10 000 employés syndi- chevaux (propriétaires, éleveurs et autres entraîneurs).Ces derniers, qui ne sont pas partie prenante du contrat de privatisation conclu entre le gouvernement et Attractions hippiques, réclament le maintien de leur industrie et n’entendent pas baisser les bras.Jeudi dernier, par la voix de leur avocat, ils ont demandé la récusation de la juge Chantal Corriveau, qui préside le dossier d’Attractions hippiques.Après huit mois de procédures devant les tribunaux, la juge Corriveau a informé les parties que son conjoint, l’avocat David Collier, est associé au cabinet Ogilvy Renault.Or, Ogilvy Renault représente les créanciers hypothécaires d’Attractions hippiques qui se sont opposés aux hommes de chevaux.«De plus, de nombreuses critiques ont été formulées par les associations de gens de chevaux en ce qui a trait à la décision du contrôleur d’autoriser le paiement de centaines de milliers de dollars à titre d’honoraires à ladite firme d’avocats Ogilvy Renault, à même les revenus d’opération» d’Attractions hippiques, écrit l’avocat Jean-Philippe Gervais dans sa lettre à la juge Corriveau.M' Gervais se désole du fait que le motif de récusation n’ait pas été divulgué avant et que la situation causera un «préjudice inévitable», «découlant de l’obligation de reprendre à zéro les explications concernant l’historique de l’industrie devant un nouveau juge».qués des usines ontariennes de GM.Le vote se déroulera demain et mercredi à Oshawa, à Saint-Catharines, à Windsor et à Woodstock.Le syndicat s’efforceront de négocier des ententes similaires avec Chrysler Canada et Ford Canada.«Nous savons par ailleurs que ce ne sont pas les travailleurs qui ont causé cette crise, mais bien plutôt l’effondrement du système financier mondial et le gel du crédit qui en a résulté», a conclu M.Lewenza.Avec le Presse canadienne Le nom de Jean Charest figure sur la liste de ceux qui, dans les rangs conservateurs, se sont mis à réfléchir à l’après-Stephen Harper Le Devoir ARCHIVES LE DEVOIR Le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) a proposé hier des concessions visant à assurer l’avenir des usines de montage et de pièces automobiles au Canada.SUITE DE LA PAGE 1 de connaissances importantes pour l’humanité, et pour s’assurer de la transmettre aux générations futures.» «Souffle, parole, langage», en araki Le projet, financé en partie par la fondation de l’ancien président français Jacques Chirac — fondation pour laquelle une ribambelle d’ex, dont l’ex-premier ministre du Canada Jean Chrétien, ou encore Kofi Annan, ex-numéro 1 de l’ONU, agissent comme membres influents du comité d’honneur —, est ambitieux.Sur les 3000 langues en danger aujourd’hui, «on aimerait réussir à en documenter une cinquantaine tous les ans», résume Mme Milin.Ce qui, à ce rythme-là, devrait garder en vie le bien nommé programme Sorosoro pendant les 60 prochaines années En araki, une langue parlée par huit personnes au Vanuatu, dans le Pacifique sud, ce mot signifie «souffle, parole, langage».Le pain ne va donc pas manquer sur la planche des linguistes et des anthropologues consultés par l’organisme afin de construire le théâtre des opérations à venir, mais aussi pour les preneurs de son, monteurs et cameramen lâchés sur les terrains accidentés des mots qui résonnent de moins en moins.Au cours des prochaines années, en effet, ils vont devoir emprisonner pour l’éternité, dans des codes binaires, plusieurs morceaux de la vie quotidienne reproduits depuis la nuit des temps en faetar (Italie), en karone (Sénégal), en han (Canada), en karaim (Lituanie), en ediamat (Guinée-Bissau), en juhur (Israël) ou encore en cape khoekhoe (Afrique du Sud), pour ne citer que ces quelques exemples.«Nous voulons conserver une trentaine d'heures d’enregistrement pour chaque langue, poursuit Mme Milin, mais aussi archiver, lorsque ces langues ont une existence écrite, les documents relatifs à leur écriture», et ce, dans l’espoir d’entretenir la biodiversité linguistique de son encyclopédie et de sa télévision, qui vont mettre en vedette des «contes, légendes, récits de migration, récits guerriers et chansons», dont les idiomes ne sont plus détenus que par une poignée de locuteurs.Un vade-mecum de la sauvegarde «Nous prévoyons conserver des images de cérémonies religieuses, de mariages, de deuils, de guérisons», poursuit la tête pensante du programme, qui indique avoir établi son vade-mecum de la sauvegarde avec l’aide de spécialistes de la question consultés un peu partout sur la planète académique.«Les proverbes, les insultes, les jeux de mots, les mots qui nomment des choses propres à une région, souvent en lien avec la faune et la flo- re, ou les nouvelles choses liées aux technologies» sont également dans la ligne de mire des collecteurs de phonèmes.Tout comme, d’ailleurs, la façon de compter de un à dix, de nommer les couleurs primaires ou les différentes parties du corps humain.«Tous ces documents seront numérisés, précise Mme Milin, mais également recopiés tous les deux ans afin de suivre l’évolution des supports numériques dans le temps.» Une mesure préconisée par les experts en archives pour éviter que tous ces mots, malmenés par des langues dominantes (l’anglais, le français, l’espagnol, le chinois et le portugais sont ici montrés du doigt), ne périssent par les outils censés les rendre éternels.«On ne veut pas faire ça pour rien», lance celle qui se dit inspirée dans son travail par le linguiste américain David Harrison, entre autres.L’homme a un jour expliqué que «la disparition d’une langue n’est pas seulement une perte pour la communauté de ses locuteurs, mais aussi pour notre connaissance humaine commune des mathématiques, de la biologie, de la géographie, de la philosophie, de l’agriculture et de la linguistique», Mais il y a plus, croit Mme Milin.«Dans les populations autochtones, par exemple, on voit que la déculturation des populations entraîne bien des problèmes: alcoolisme, toxicomanie, violence, suicide, dit-elle.Préserver leur langue et les aider à se la réapproprier, cela vise également à redonner à ces populations une fierté qui leur manque.» Une cruelle équation Fierté, oui, mais à Sorosoro on pense aussi que le plan de sauvetage linguistique qui l’anime va plus loin qu’une encyclopédie et une télévision en s’inscrivant dans une logique de développement.A condition que «tout notre travail de documentation soit diffusé gratuitement à tous, mais également renvoyé dans les communautés qui font vivre ces langues», dit-elle, taraudée par cette idée de préservation linguistique depuis son plus jeune âge.«En Bretagne, dans les années 50, les gens ont arrêté de transmettre leur langue à leurs enfants.Conséquence: il y a un siècle, nous étions un million à la parler, contre 200 000 à peine aujourd’hui.On perd aussi 10 000 locuteurs par an sans avoir un taux de renouvellement suffisant pour être optimistes quant à l’avenir.» Une cruelle équation qui place désormais ce parler régional, à l’identité fortement parfumée à la dentelle, dans la catégorie des «langues sérieusement en danger», selon l’UNESCO.Et qui va lui assurer une place de choix, on s’en cloute, dans les bases de données en cours de construction de Sorosoro.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 É3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 U Dtvoir peut, à l'occasion, mettre la liste (l'adresses de scs «bonnes a la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaite/ pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Is Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situe au 2050, rue De Bleury, H étage.Montréal.(Québec), IDA BMD.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel Inc., 12 800 rue Brault.St Janvier de Mirabel, Québec, division de Québécor Média, (>12 rue Saint-Jacques, Montréal, qui a retenu pour la région de Quebec les services de l'Imprimerie du Journal de Québec.150 avenue Béebard.Qtiébce qui est la propriété de Corporation Sun Média, 012 rue Saint-Jacques.Montréal.Enregistrement iv 0858 |)é|xît légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 • • • • \
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