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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-03-02, Collections de BAnQ.

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Impossible de gagner en Afghanistan, dit Harper C’est la première fois que le premier ministre avoue aussi franchement son pessimisme STÉPHANE BAILLARGEON Stephen Harper juge qu’il est impossible de vaincre la résistance aux forces étrangères en Afghanistan.Il annonce du même coup que le Canada n’engagera pas de nouvelles troupes dans ce pays sans obtenir une stratégie claire pour éviter l’enlisement Ces aveux ont été faits par le premier ministre canadien lors d’une interview diffusée hier sur la chaîne américaine d’informations CNN.Stephen Harper a déclaré que l’Afghanistan avait besoin d’un gouvernement libre de toute influence étrangère pour stabiliser le pays.«Nous ne remporterons pas cette guerre en restant simplement présents là-bas, a dit le premier ministre.Mon propre jugement, très franchement, c’est que nous ne battrons jamais cette insurrection.» La force internationale, sous mandat de l'OTAN, combat en Afghanistan depuis le début de la décennie.Les talibans, chassés du pouvoir fin 2001 dans la foulée des attentats du 11-Sep-tembre, ont gagné en puissance ces dernières années, surtout dans le Sud et l’Est.Le contingent canadien, fort de 2700 soldats, est basé à Kandahar, dans la partie méridionale de la république islamique.VOIR PAGE A 8: HARPER LE DEVOIR V o l .C IV " 4 4 ?E L U IV 1)4 2 M A R S 2 0 I) !) 1 , 1 0 $ + T A X R s = 1.2 5 $ Québec solidaire Khadir rate le conseil national ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le seul député de Québec solidaire, Amir Khadir, a raté l’ensemble du conseil national de cette formation, en fin de semaine, à Québec.C’était la première réunion du genre depuis les élections du 8 décembre.M.Khadir a participé, samedi après-midi à North York, à une conférence-débat à l’invitation de l’Association des étudiants iraniens de ITJniversité de Toronto.Hier matin, il a aussi eu des rencontres avec des représentants du Canadian Labor Movement, dans la capitale ontarienne.Pourtant, à Québec, les quelque 150 délégués de QS réunis en conseil national samedi et VOIR PAGE A 8: KHADIR Amir Khadir ¦ La FPJQ dénonce Québec solidaire, page A 2 JACQUES NADEAU LE DEVOIR AUTOMOBILE Finie l’aide gouvernementale aux acheteurs d’hybrides JOHN Mac ARTHUR Nécessaire, l’OTAN?¦ À lire en page B 2 I N I) K X Annonces.B 2 Avis publics.B 8 Décès.B 2 Météo.B 5 Mots croisés B fi Sudoku.B fi Télévision.B 7 VIVRE DANS LA NUIT m,:- " .i ' imtjt .*4* I.JÜ >« t '• f r* SSMBdf-A ¦ ***, des voitures, le gaz à effet de serre qui détériore le climat.Avec un système basé sur les émissions de C02, on peut aussi mettre en concurrence les modes de transport, ce qui permet par exemple d’accorder un bonus aux acheteurs de motos, des véhicules généralement moins énergivores que les voitures e! dans certains cas encore, moins énergivores que plusieurs hybrides.Les tout électriques arrivent évidemment au sommet de l’échelle des bonus, qu’il s’agisse de voitures, de scooters ou de motos, ce qui crée une équité totale entre tous les modes de locomotion motorisés puisque l’on utilise un critère unique.Selon André Bélisle, l’Agence de l’efficacité énergétique «n’a pas eu le temps» de mettre en place un système vraiment global et équitable.Son plan, actuellement devant la Régie de l’énergie, prévoit octroyer une aide financière aux propriétaires de tout véhicule neuf qui consommera 3 1/100 km de moins que l’ancien véhicule, à condition que le nouveau ne dépasse pas en consommation 6,67 1/100 km.Cette norme pourrait englober les plus petits hybrides et certains véhicules à moteur thermique de faible cylindrée.Le Devoir Ignatieff lâche Elizabeth May et les verts Halifax — Le chef du Parti libéral fédéral, Michael Ignatieff, a affirmé samedi qu’il avait l’intention de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions du pays, y compris celle de Nova-Centre où la chef du Parti vert, Elizabeth May, avait été candidate aux dernières élections.Michael Ignatieff a tenu ces propos au cours de la soirée devant les membres du Parti libéral de la Nouvelle-Écosse, réunis à Halifax pour leur congrès annuel.Aux élections générales de 2008, le prédécesseur de M.Ignatieff, Stéphane Dion, avait assuré à la chef du Parti vert, Elizabeth May, candidate dans Nova-Centre qu’il ne présenterait pas de candidat contre elle dans la circonscription de Nova-Centre.La circonscription avait finalement été remportée de justesse par l’actuel ministre conservateur de la Défense, Peter MacKay.M.Ignatieff a fait savoir qu’il avait beaucoup de respect pour Elizabeth May, mais qu’il dirigeait un parti national qui comptait 308 circonscriptions dans tout le pays.Le Parti vert n’a pas élu de candidat aux dernières élections et n’en avait élu qu’un seul aux précédentes., Les libéraux de la Nouvelle-Écosse avaient critiqué la décision de M.Dion de sceller une entente avec les verts.Ils affirmaient que cela avait affaibli le soutien parmi les membres fidèles du parti.Le Parti vert uni Par ailleurs, le Parti vert est sorti de son congrès national d’orientation, hier, solidaire de son chef, Elizabeth May, bien que certains délégués aient admis être déçus de ne pas avoir réussi à faire élire de député à Ottawa lors des dernières élections fédérales.Mme May a remercié les quelque 200 membres de son parti réunis à Pictou, en Nouvelle-Écosse, pour leur soutien.«Je peux honnêtement vous dire que je ne m’attendais pas à un appui aussi solide et unanime», a-t-elle déclaré, émue, sous les acclamations de la foule, à la fin des trois jours du congrès.Mme May, s’est dite touchée et reconnaissante pour le soutien exprimé par les membres, François Gendron avocat LL.L, M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 en dépit des erreurs commises, est plus unie que jamais, et a soutenu que sa formation La Presse canadienne TURQUIE Le Grand Tour de la Turquie occidentale * 14 nuits * Fabuleuse Turquie * 26 nuits * Départ de groupe 2 octobre 2009 À partir c Boa 3 5 785 $ Vol International avec Air France, taxes incluses.Prix par personne, base double * Montréal H2X 3L6 514-844-0840 1 866 713-4439 Métro Sherbrooke www.voyagesdunevie.com Réservations 60 jours avant le départ : Rabais de 50$ par personne RENCONTRE D'INFORMATION AVEC PROJECTION HÔTEL QUARTIER • QUÉBEC 2955, boul.Laurier,! 418 - 650 -1616 VENDREDI 20 MARS 2009 19h30 > ÉGYPTE • novembre 2009 SAMEDI 21 MARS 2008 9h00 > TURQUIE • octobre 2009 10H30 > RUSSIE • septembre 2009 13h30 > SYRIE, JORDANIE ET LIBAN • octobre 2009 15h00 > PÉROU ¦ octobre 2009 DIMANCHE 22 MARS 2008 9h00 > ALLEMAGNE • juillet 2009 10830 > ANGLETERRE • septembre 2009 13830 > ITALIE • septembre 2009 15800 > AUTRICHE • septembre 2009 1627, RUE SAINT-DENIS MONTRÉAL.QC H2X 316 T.614-844-0407 • 1 066^81-4426 WWW.VOYAQESCULTURELSVIP.CA Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy au 514 98S-3456 - jdebilly@ledevoir.com ¦=• VOYAGES Il CULTURELS Il VIP ¦c c • I « c c J ¦ an Hc A 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 2 MARS 2 O O !) ACTUALITES Jugement de la Cour supérieure du Québec Le Congrès juif réagit prudemment à la condamnation pour diffamation de Dieudonné « Dieudonné est une personne quelque peu désagréable qui est provocatrice, et cela m’embête », commente Victor Goldbloom Tout en se félicitant du jugement de la Cour supérieure du Québec dans la poursuite en diffamation du chanteur français Patrick Bruel contre l’humoriste Dieudonné, le président de la section québécoise du Congrès juif canadien, Victor Goldbloom, a toutefois évité de jeter de l’huile sur le feu.JACQUES GRENIER UE DEVOIR L’humoriste franco-camerounais Dieudonné devra verser 75 000 $ au chanteur-comédien français Patrick Bruel pour des propos jugés injurieux tenus il y a plus de deux ans sur les ondes de Télé-Québec.STÉPHANE BA1LLARGEON La section québécoise du Congrès juif canadien (CJC) accueille avec philosophie la condamnation pour diffamation, par la Cour supérieure du Québec, de Dieudonné, humoriste franco-camerounais.Le stand-up lié à l’extrême droite doit verser 75 000 $ au chanteur-comédien français Patrick Bruel pour des propos jugés injurieux tenus il y a plus de deux ans sur les ondes de Télé-Québec.«Dieudonné est une personne quelque peu désagréable qui est provocatrice, et cela m’embête.Donc, qu’il soit condamné, je trouve que c’est une bonne chose, parce qu’il ne contribue pas à la bonne entente entre les peuples», commente au Devoir Victor Goldbloom, président de la section québécoise du CJC.La sentence vise des propos tenus dans une émission des Francs-Tireurs diffusée une seule fois à Télé-Québec le 29 novembre 2006.Dans cette entrevue fdmée à son théâtre parisien, l’humoriste réagissait aux propos tenus par Patrick Bruel (de son nom complet Pa- trick Bruel Benguigui), en avril 2006, sur le plateau de la version québécoise de Tout le monde en parle.Le chanteur s’étonnait de la réception québécoise favorable de Dieudonné.L’humoriste (de son nom complet Dieudonné M’Bala M’Bala) a alors répliqué en accusant Patrick Bruel de soutenir l’armée Tsahal.«C’est quasiment un militaire israélien, disait-il.Donc quand on bombarde le Sud-Liban et qu’on tue des enfants palestiniens, lui, pour lui, c’est normal.» Il désignait aussi le chanteur-comédien comme un «menteur» et un «supermilitant» ayant «le complexe de supériorité de certains Israéliens, c’est-à-dire qu’il pense qu’il est un peuple supérieur».Du succès sur Internet Au départ, M.Bruel réclamait 175 000 $.M.M’Bala M'Bala a été condamné à 100 000 $ de moins, la semaine dernière, par la greffière spéciale de la Cour supérieure, à Montréal, notamment en raison de la diffusion unique de l’entrevue.L’extrait a été repris ensuite sur YouTube où il a été visionné 56 000 fois jus- qu’en juillet dernier, selon les documents de cour.Hier après-midi, probablement stimulé par la nouvelle de la condamnation, le compte des visionnements gonflait de deux cents à l’heure et dépassait déjà les 129 000 au total.Le jugement a été prononcé par défaut, le défenseur n’ayant jamais répliqué au plaignant.L’avocat de M.Bruel pense pouvoir faire exécuter le jugement en France, où réside l’humoriste.Dieudonné a présenté son spectacle (J’ai fait le con) en novembre, au Québec.Il a été généralement très bien reçu à tous ses passages précédents, notamment dans le cadre du festival Juste pour rire, des Grandes Entrevues Juste pour rire (une série animée par Sté-phan Bureau diffusée à ARTY), du plateau de Tout le monde en parle et de presque tous les médias québécois francophones.Comment réagira le CJC si l’humoriste condamné vient de nouveau au Québec?«Sur le plan personnel, je serais malheureux qu’il soit accepté comme comédien, répond le président Goldbloom.Dans l'ensemble, je suis un défenseur de la liberté d’expression et je ne lui nie pas le droit de s’exprimer comme il le veut.Mais dans le monde d’aujourd’hui, les gens qui cherchent à bâtir des ponts m’apparaissent plus importants.» Le TTiéâtre de la Main-d’Or, à Paris, est devenu «une caisse de résonance pour une frange composte de l’extrême droite française», écrit Le Monde du 25 février dernier qui note encore, après enquête sur les sulfureuses liaisons antisémites de l’humoriste: «Skinheads, négationnistes comme Robert Faurisson, chiites radicaux, héritiers de Charles Mourras.Le public, qui assiste à ces représentations, est hétérogène, mais se caractérise par un antisémitisme virulent.» Là encore, le Dr Goldbloom reste un peu en retrait.«Je vous avoue que je n’ai jamais entendu M.Dieudonné, dit-il.Mais j’ai nettement l’impression que c’est une personne provocatrice qui cherche à faire sensation.Ce qui n’est pas mon style.Je suis un apôtre de la paix et de la bonne entente entre les peuples et j’ai de la difficulté à trouver que M.Dieudonné est une personne sympathique.» Le Devoir PROCHE-ORIENT Le ministre Cannon a rencontré Livni et Nétanyahou en Israël T érusalem — Le ministre J des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a mis fin hier à une série de rencontres en Jordanie et en Israël au cours desquelles il s’est entretenu avec plusieurs de ses homologues et leaders du Proche-Orient.M.Cannon a rencontré, hier à Jérusalem, son homologue israélienne, Tzipi Livni, et le premier ministre pressenti, le chef du Likoud, Benjamin Nétanyahou.Une importante partie des discussions a porté sur leurs préoccupations au regard du conflit au Proche-Orient.Durant ces discussions, Lawrence Cannon a dit avoir notamment encouragé la poursuite des pourparlers de paix avec les Palestiniens, tout en réaffirmant que le Canada continue d’appuyer Israël et son droit à l’autodéfense.Il a aussi été question d'une série de sujets impliquant les intérêts mutuels du Canada et d’Israël.Les deux pays, qui ont établi des relations diplomatiques le 11 mai 1949 — près d’un an après la fondation de l’État d’Israël — tiennent à souligner la 60" année de relations diplomatiques bilatérales.ie LOTO QUÉBEC Résultats des tirages du : 2009-02-28 m .1 02 08 26 46 48 49 Gagnants 34 compl.6/6 5/6+C 5 5/6 188 4/6 9 349 3/6 173 198 2/6+C 114 469 Lots 0 10 164 818,00 $ 83 821,00 $ 1 841,60 $ 70,10 $ 10,00 $ 5,00 $ ! Ventes totales Prochain gros lot (approx.) 20 410 864 $ 17 000 000 $ «gEŒi 03 10 16 «ar 20 24 43 Gagnants Lots 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+C 0 75 000,00 $ 5/6 19 750,00$ 4/6 907 75,00 $ 3/6 16 269 10,00 $ 2/6+c 8 817 5,00$ .' ta 879 265,00 $ Ejjjtra 2930923 Résultats des tirages du : 2009-02-27 s SUPER 04 19 24 25 27 33 34 32 compl.Ejjjtra 9930311 GAGNANTS 7/7 0 6/7+C 4 6/7 116 5/7 6 140 4/7 130 585 3/7+C 118 986 3/7 1 098 858 Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) LOTS 10 000 000,00 $ 45 934,80 $ 1 583,90 $ 101,70$ 10,00$ 10,00$ Participation gratuite 15 909 934 $ 12 000 000 $ Pariez sur vos joueurs favoris! Demandez le programme 2.En cas de disparité entre cette liste et la lisle officielie| de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Les discussions à Jérusalem surviennent au lendemain de celles que le ministre Cannon a eues avec son homologue jordanien Nasser Judeh, à Amman, ainsi qu’avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.M.Cannon a indiqué à M.Abbas «l’appui sans faille du Canada envers son leadership», tout en l’encourageant à renouveler les efforts de paix avec Israël.Reconstruction de Gaza Le voyage de Lawrence Cannon le mènera aujourd’hui à Charm el-Cheikh, en Égypte, où il participera à une conférence sur la reconstruction de Gaza après l’offensive israélienne sur la Bande de Gaza qui a pris fin le 18 janvier dernier.Quelque 80 pays donateurs se retrouveront alors sur les bords de la mer Rouge, à pour s’attaquer au défi gigantesque qu’est la reconstruction de la bande de Gaza dévastée par trois semaines d’offensive militaire israélienne.Le Canada a pour sa part promis 300 millions de dollars, en janvier 2007, pour venir en aide aux Palestiniens sur cinq ans.Le gouvernement de Stephen Harper a aussi octroyé une aide financière supplémentaire de 4 millions pour les besoins humanitaires de plus en plus pressants à Gaza.La Presse canadienne CANADA Les limiteurs de vitesse des camions rendent-ils les routes plus sûres ?STEVE LAMBERT Winnipeg — Le Québec et l’Ontario exigent maintenant que les gros camions soient équipés de limiteurs de vitesse électroniques comme moyen de rendre les routes plus sûres, mais d’autres provinces rejettent ce concept.Selon elles, ces dispositifs pourraient parfois rendre les routes moins sûres.Une étude réalisée à la demande du gouvernement fédéral vante les avantages de ces appareils, mais relève qu’il reste des questions non résolues quant à la sécurité des limiteurs de vitesse, particulièrement en cas de trafic lourd.Dans ces situations, le nombre d’interactions entre les véhicules s’accroît, et cela pourrait entraîner une réduction de la sécurité particulièrement le long des portions de routes où les voies convergent et où il y a plus de changements de voies, comme sur les bretelles d’accès et de sorties des routes, indique le rapport préparé l’an dernier pour le compte du ministère canadien des Transports par l’Université de Waterloo, en Ontario.L’étude fait partie des nombreuses recherches commandées par Ottawa à l’époque où le gouvernement fédéral et les provinces discutaient de la possibilité d’instituer des règles nationales en matière de limitation de vitesse des camions.Le Québec et l’Ontario ont décidé d’aller de l’avant sans attendre et imposent maintenant l’installation, sur les camions gros porteurs, de puces électroniques empêchant ces véhicules de rouler à plus de 105 km/h.Avantages et défauts Selon les études fédérales, les limiteurs de vitesse comportent l’avantage de réduire la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre.Ils accroîtraient également la sécurité routière sur les autoroutes à quatre ou six voies, lorsque le trafic est léger ou modéré.Mais la plupart des autres provinces hésitent à appliquer une mesure qui entraînerait une concurrence entre véhicules lourds plus lents, et automobiles plus rapides, sur des autoroutes congestionnées ou des routes rurales à chaussée unique.La question divise le secteur du camionnage.Les grandes sociétés de transport appuient l’idée, mais de nombreux camionneurs indépendants s’y opposent en invoquant non seulement des craintes pour la sécurité, mais aussi le fait que les camionneurs américains sont libres de rouler vite, ce qui désavantagerait les camionneurs canadiens qui doivent circuler dans certains États américains, où la limite de vitesse atteint 120 km/h.La Presse canadienne Déclarations de revenus Internet gagne du terrain au Québec Québec — La transmission des déclarations de revenus par Internet gagne en popularité au Québec.L’an dernier, 2,8 millions de personnes ont transmis leur déclaration de revenus du Québec pour l’année fiscale 2007 par le Web, au moyen du service Im-pôtNet.C’est plus de la moitié des quelque cinq millions de formulaires que reçoit Revenu Québec annuellement En entrevue à La Presse canadienne, la porte-parole de Revenu Québec, Linda Di Vita, souligne que le ministère favorise la transmission des déclarations de revenus par Internet depuis quelques années déjà.Selon elle, il s’agit d’un moyen efficace, plus rapide, tout en étant très sécuritaire, en plus d’être écologique.Mme Di Vita note que les bienfaits pour l’environnement se font également ressentir dans la poche des contribuables puisque ceux qui optent pour les déclarations de revenus par Internet réduisent leurs frais de papier, d’impression et de mise à la poste.Par ailleurs, la porte-parole du ministère soutient que les citoyens qui ont recours à Impôt-Net Québec reçoivent plus rapidement leur remboursement, lorsque c’est le cas, surtout si ce dernier est effectué par dépôt direct.Les Québécois ont jusqu’au 30 avril pour transmettre leur déclaration de revenus pour l’année d’imposition 2008.La Presse canadienne DES FEMMES REMARQUABLES 20H Æm Vil Aujourd’hui et jusqu’à jeudi Animée par Serge Bouchard, cette mini-série propose quatre portraits de femmes extraordinaires qui ont défié leur époque.RénU+Rtlon .Rachel Verdon ® , RadioCanada.cB/remarquables !«95,1 PREMIERE CHAINE FM CONOMIE A 5 PERSPECTIVES En attendant un marché équitable Le chemin risque d’être encore long avant que l’on arrive à mettre un terme aux inégalités de revenus entre les hommes et les femmes.D le sera peut-être un peu plus encore au Canada, à cause du dernier budget du gouvernement Harper.idée faisait partie des trois ou quatre mesures censées être tellement choquantes qu’elles justifiaient le renversement du gouvernement minoritaire de Stephen Harper, à Ottawa, cet automne, et son remplacement par une coalition PLC-NPD tendance Bloc.N’ayant aucune incidence budgétaire, la réforme du régime d’équité salariale du secteur public fédéral aurait pu simplement être retirée du budget pour être étudiée séparément, mais les conservateurs se sont obstinés, et les libéraux ont choisi de s’effacer.En effet, une impasse à ce sujet aurait pu mener à des élections et l’on «a une crise économique aujourd’hui.Cela doit être la priorité», a expliqué le critique libéral en matière de Finances, John McCallum, dans une nouvelle version d’un air maintenant bien connu à Ottawa Les raisons qui poussent le gouvernement Harper à tant vouloir cette réforme ne sont pas claires.Il est vrai que le processus existant pouvait être long et pénible.On peut toutefois sérieusement douter que le fait de nier le besoin d’un mécanisme distinct pour atteindre l’équité salariale et de renvoyer le tout au simple jeu des négociations salariales permette de progresser beaucoup plus vite.A moins que le véritable objectif poursuivi par le gouvernement ne soit pas de rendre l’exercice plus efficace, mais de se désengager de cette cause et, si possible, d’avoir à verser moins d’argent à ses travailleuses.On comprendrait mieux, dans ce cas, son idée de resserrer les règles d’application du principe d’équité salariale et de transférer les cas litigieux de la Commission des droits de la personne vers les tribunaux du travail, où les plaignantes seraient privées du droit à l’assistance financière de leur syndicat L’équité salariale «compte parmi ces très mauvaises idées que l’on a eues durant les années 70, au même titre que les cheveux afros, les ensembles sport en polyester, le contrôle des prix et des salaires et Pétro-Cana-da», écrivait plein d’humour, la semaine dernière, dans le Globe and Mail, le politologue et grand conseiller de Stephen Harper, Tom Flanagan.La question du salaire des femmes, comme des hommes, devrait être laissée au libre jeu du marché et des négociations collectives, ajoutait-il, cette fois sans même essayer d’être drôle.En cette veille de Journée internationale des femmes, les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes qui occupent des fonctions équivalentes sont encore nombreux et parfois très importants au Canada, comme ailleurs dans le monde.Comme par hasard, ces écarts sont toujours favorables aux travailleurs masculins et aux secteurs d’activité où ils sont les plus présents.Le jeu de l’offre et de la demande, et des décennies de syndicalisme et de négociations collectives ne sont tou-jours pas arrivés à corriger cette situation.Les avantages économiques de l’équité Il est assez compréhensible que des employeurs se montrent peu enthousiastes à l’idée de s’embarquer dans un processus visant à décortiquer et comparer des emplois sur la base des compétences, des efforts, et des responsabilités qu’ils requièrent afin d’en déduire, au terme d'un calcul complexe d’équivalences, d’éventuelles corrections salariales à apporter.D faut cependant savoir que l’ampleur de ces corrections salariales est généralement plus modeste qu’on le croit observait en 2006 Marie-Thérèse Chi-cha, spécialiste internationale de l’Université de Montréal, dans un rapport de l’Organisation internationale du travail.On parlait alors d’augmentations de tout au plus 0,5 % à 3,76% de la masse salariale des organisations des secteurs public et privé touchées au Québec et en Ontario.La facture de plusieurs milliards, notamment évoquée par le gouvernement Harper, n’est pas liée aux ajustements salariaux proprement dits, mais à la rétroactivité que le gouvernement devait verser.Et puis, il y a aussi des avantages pour une organisation à s’imposer la révision complète de ses emplois et salaires, notent les experts.Cela permet, par exemple, de systématiser ses politiques de rémunération, de motiver ses employés et d’en attirer de nouveaux.Et l’on ne parle pas du simple fait de respecter un droit fondamental reconnu ici comme dans les institutions internationales.La discrimination et de mauvaises habitudes ne sont pas les seuls facteurs responsables des écarts de revenus persistants entre les hommes et les femmes.Il y a aussi le niveau de formation des travailleuses plus âgées, le domaine d’étude, le secteur de travail, le nombre d’heures travaillées, les années d’expérience professionnelle, la taille des entreprises, et bien sûr les interruptions de carrière pour s’occuper des enfants ou d’un proche dans le besoin.La poursuite de l’équité salariale n’est que l’une des nombreuses mesures qui peuvent aider à réduire ces inégalités, au même titre, par exemple, que la conciliation famille-travail.Elle est toutefois nécessaire et ne peut être simplement abandonnée à la logique de marché et de la négociation collective, comme le voudrait, apparemment, le gouvernement Harper.Ce type de solution n’a jamais été suffisant pour mettre un terme aux grandes inégalités, aussi bien contre les femmes, que les minorités visibles, les immigrants ou encore les Québécois francophones, il n’y a pas si longtemps.edesrosiersGaledevoir.com • • Mc’ we me Mc • ÉRIC Desrosiers PORTRAIT Le Groupe Desgagnés, une société maritime qui fait partie du patrimoine CLAUDE TURCOTTE Le Groupe Desgagnés englobe beaucoup plus que ses activités dans les territoires arctiques, comme cela a été rapporté dans un premier article paru lundi dernier.Cette année, son chiffre d’affaires approchera 200 millions, dont 60 % provenant de ses activités sur la Basse-Côte-Nord, avec des cargaisons embarquées à Rimouski, à Sept-îles et à Havre-Saint-Pierre pour des livraisons à Port Meunier, sur l’île d’Anticosti, et dans les 13 villages non reliés par route entre Natashquan et Blanc-Sablon.Le Nordik Express, qui peut transporter 268 personnes et 60 conteneurs, détient un contrat de service du gouvernement québécois d’une durée de 10 ans, à raison de huit millions par année, en compensation pour les installations et les employés qu’il doit maintenir dans chaque port, comme service public.Dans une année, 12 000 personnes empruntent ce navire, dont 30 % sont des touristes, en grand nombre américains, français et québécois.La crise n’arrête pas des investissements de 300 millions Récemment, Louis-Marie Beaulieu, principal actionnaire, président et chef de la direction du Groupe Desgagnés, confirmait que les engagements de renouveler la flotte de navires, au coût de 300 millions, étaient complètement respectés «malgré la crise et le contexte économique difficile».L’industrie de transport maritime est en effet bien sensible aux fluctuations des cycles économiques.«Trois cents millions en investissements privés, sans subvention, il n’y en a pas beaucoup qui peuvent faire ça», souligne le président Ces investissements auront permis d’acheter cinq navires neufs, quelques-uns déjà en service et un qui a été livré cette semaine.En outre, trois navires d’occasion ont été acquis.Deux autres navires sont en construction, dont l’un dans les chantiers navals de la Croatie.Ce navire, qui coûtera plus de 80 millions, sera tout à fait spécial, construit sur mesure pour les petits ports en eaux peu profondes de la Basse-Côte-Nord, capable d’affronter des vagues de huit mètres et pouvant par ailleurs naviguer à une vitesse de cinq noeuds sur une mer ayant une surface de 35 centimètres de glace recouverte de six pouces de neige.Ce navire, doté de cabines modernes, dont la livraison est prévue pour la mi-2010, fait l’objet présentement de tests simulés très minutieux en laboratoire.Des appels d’offres avaient été lancés à la grandeur de la planète pour sa construction.Onze firmes se sont qualifiées, dont deux canadiennes.La Croatie, baignée par la mer Adriatique, offrait, en plus de son expertise, un coût inférieur de 20 millions $CAN, malgré la valeur forte de l'euro et des frais de douane de 25 %.Quatre autres navires acquis sont des constructions chinoises de série, ce qui permet un prix de vente quj défie la concurrence.A ceux qui reprochent à cette société québécoise de ne pas confier la construction de ses navires à des entreprises d’ici, M.Beau-lieu se défend en disant que, jusqu’à un écart de 10 % supérieur pour le coût, il accorderait le contrat à un constructeur québécois ou canadien.Soit dit en passant, tous les navires de cette société battent pavillon canadien et sont confiés à des équipages canadiens, à l’exception du Anna Desgagnés, du Camilla Desgagnés et du Rosaire A Desgagnés lorsque ceux-ci sont engagés dans le commerce international.«i 17 navires et 850 employés Le Groupe Desgagnés, qui emploie 850 personnes en période de pointe, exploite actuellement 17 navires dont le port en lourd totalise 180 000 tonnes métriques.Ceux-ci naviguent sur le Saint-Laurent, les Grands Lacs, best de l’Arctique, la côte est du Canada et des Etats-Unis et aussi un peu partout dans le monde.Il arrive parfois que des navires non nécessaires ici, particulièrement en hiver, soient affrétés à l’international.C’est le cas présentement pour le N/M Zélada Desgagnés, qui a commencé son périple en Corée pour se rendre ensuite en Thaïlande et à Singapour.Il reviendra au Québec au printemps pour desservir l’est de l’Arctique.Les activités internationales contri- Le Groupe Desgagnés emploie 850 personnes en période de pointe et exploite 17 navires Louis-Marie Beaulieu, principal actionnaire, Desgagnés.Cette année, le chiffre d’affaires de buent à 35 % des revenus du groupe.En jetant un coup d’œil sur l’histoire de cette société maritime, on peut dire qu’après 142 ans, le Groupe Desgagnés fait partie dp patrimoine.En 1866, Zéphirin Desgagnés, des Eboulements, dans Charlevoix, entreprenait un premier voyage avec sa goélette en bois et à voile.Il fut le premier d’une longue liste de membres de la famille Desgagnés à faire grandir l’entreprise en offrant des services sur le Saint-Laurent, entre les ports de Montréal jusqu’à Natashquan.En 1934, l’entreprise construisait elle-même une goélette à moteur, suivie en 1957 d’une première goélette en acier qui allait notamment transporter de l’aluminium produit dans une nouvelle usine à Baie-Co-meau.En 1959, elle faisait l’acquisition de L’Aigle d’océan pour naviguer dans les glaces de l’Arctique.Il y eut plusieurs autres acquisitions.En 1972, les cousins Desgagnés, descendants des frères fondateurs, formaient le Groupe Desgagnés, appartenant à 16 actionnaires, tous minoritaires.Pendant longtemps, le siège social fut à Saint-Joseph-de-la-Rive; il se trouve maintenant à Québec.Un nouveau propriétaire Pour sa part, Louis-Marie Beaulieu a eu ses premiers contacts avec le Groupe Desgagnés en tant que vérificateur externe du groupe.Puis, il est devenu contrôleur au sein de l’entreprise et ensuite vice-président aux finances et membre du conseil d’administration en 1981, dans une conjoncture de récession alors que les banquiers demandaient une restructuration.Quelques années plus tard, des actionnaires plus âgés ont alors souhaité vendre leur participation.Comme aucune offre extérieure d’acquisition n’avait été jugée satisfaisante, on a proposé à M.Beaulieu d’acquérir l’entreprise.Il a exigé au départ que les Desgagnés conservent 20 % des actions, mais aujourd’hui sa participation est de 94 %.Le seul autre actionnaire est Claude Desgagnés.Il reste quand même plusieurs membres JACQUES GRENIER LE DEVOIR président et chef de la direction du Groupe la compagnie approchera 200 millions.de la famille qui occupent diverses fonctions dans l’entreprise.«Des gens qui ont de la compétence, comme ingénieur, administrateur et expert en navigation.En plus, comme Obélix, ils sont tombés dedans étant petits», ajoute le président, qui manifeste le plus grand respect pour cette famille qui a été un pilier dans le transport maritime québécois depuis bientôt un siècle et demi.Au moment de l’acquisition par M.Beaulieu, le groupe avait des revenus de 17 millions et employait 175 personnes.Il détenait de plus une participation de 44 % dans la filiale Sonamar, qui transportait du sel des îles de la Madeleine et dont il s’est départi.Avec la disparition des petits caboteurs, Desgagnés s’est donné un plan stratégique, tout en voyant venir les difficultés de So-canav et de ses pétroliers.Son propriétaire, Michel Gaucher, avait fait l’acquisition de Steinberg, la chaîne alimentaire dont les déboires aillaient entraîner Socanav dans la faillite en 1996.Mais avant même que cela ne se produise, Desgagnés a pu faire en 1991 une première incursion dans le domaine pétrolier en récupérant le Rio Quinoca, un navire vénézuélien plein d’asphalte échoué sur l’île d’Anticosti, que ses employés ont réussi à vider de son contenu le printemps suivant, pour le restaurer ensuite et le remettre en service.Après la faillite de Socanav, Desgagnés a récupéré les contrats de Shell, d’Ul-tramar et de Petro-Canada.Les navires de sa filiale, Petro-Nav, ne transportent pas de pétrole brut, mais des produits raffinés au Québec, dans les Maritimes et sur la côte est du continent.Le transport de marchandises en vrac liquide contribue à 40 % des revenus du groupe, en incluant l’apport du pétrolier Sarah Desgagnés, affrété en Europe aux ports d’Amsterdam et de Rotterdam.M.Beaulieu entrevoit un bel avenir pour l’industrie mondiale du transport maritime, dont on prévoit que les activités vont doubler d’ici 2020.Il n’a pas pour sa part l’intention de se lancer dans le transport du pétrole brut.Le Devoir Ados et depression BRISONS LE SILENCE Les maladies mentales comme la depression frappent aussi les adolescents.Avec votre aide, nous pourrons développer encore plus de programmes de prévention.Pour l'amour de nos jeunes, consultez notre site Internet ou composez le 514 529-1000 ou sans frais le 1 888 529-5354.Fondation des maladies mentales üm txnüfc i c mc A (i LE DEVOIR, LE LUNDI 2 MARS 2 0 0 0 EDITORIAL LE BUDGET OBAMA La rupture D’ici à la fin du mois d’avril, les élus démocrates et républicains vont débattre de certains pans du projet budgétaire déposé par le président Obama et les combattre.En attendant la version définitive, la politique arrêtée en cette matière par ce dernier annonce une coupure radicale avec la philosophie fiscale observée par les gouvernements américains depuis l’installation de Ronald Reagan à la Maison-Blanche en 1981.D A Serge Truffaut e la fin de la Seconde Guerre mondiale au début des années 80, l’économie fut l’affaire, grosso modo il va sans dire, des ingénieurs, des industriels.Puis, à la faveur de la victoire de Reagan, elle fut kidnappée par les comptables, les financiers.Sous l’impulsion de ces derniers, un vent de déréglementation tous azimuts et de décloisonnement des institutions financières en particulier a soufflé avec force, avec amplitude, des deux côtés de l’Atlantique.Ce faisant, les amants transis du laisser-aller ont creusé les inégalités avec une foi de charbonnier si maniaque qu’il faut remonter aux années 20, les années dites folles, pour en jauger les travers.Cela rappelé, on ne sera pas étonné d’apprendre que, lors de son exposé de la semaine dernière, le président Obama a souligné que l’état de l’économie et de la redistribution des richesses étant ce que chacun sait, il fallait à tout prix effectuer «une rupture avec un passé trouble».Plus précisément, le trouble en question est le suivant aujourd’hui, 1 % des Américains les plus riches détiennent 23 % de la richesse nationale contre 10 % en 1980.À propos de cet hiatus, Lawrence Summers, directeur du Conseil national de l’économie donc principal conseiller d’Obama, aime dire et répéter que les biais fiscaux étant ce qu’ils sont, 80 % des ménages situés en bas des 20 % des ménages les plus aisés signent un chèque de 10 000 $ par année.Au profit de qui?Des plus riches évidemment Pour stopper la progression des inégalités avant d’injecter une dose d’équilibre dans la redistribution des richesses, Obama propose notamment une augmentation des impôts des ménages gagnant 250 000 $ et plus par année.D propose également une réduction des subventions accordées aux agriculteurs, une compression dans le budget de la Défense, l’allocation de plus de 600 milliards à la Santé, etc.En fait, il veut combattre les inégalités par l’intermédiaire des baisses d’impôts des classes moyennes, de la santé et de l’éducation.En guise de réponse, les élus républicains ont employé les gros mots.Selon eux, ce budget est à la fois du «socialisme» et le «retour de la lutte des classes».Les républicains ont tout fait pour creuser l’écart entre classes sociales au point de le pousser à la frontière de l'affrontement, mais c’est Obama qui favorise «le retour de la lutte des classes».Ils sont responsables d’un gâchis si énorme qu’il s’est répandu en Europe et en Asie en plus d’ébranler sérieusement leur pays au point d’obliger effectivement un retour — forcé! —, de l’État, mais.En deux mots, ils voudraient qu’Obama adopte leur philosophie mortifère du laisser-aller total.La posture des républicains et de la cohorte de néolibéraux qui s’agitent jusqu’ici a ceci de particulièrement étrange qu’elle dépasse l’entendement, la raison.Ils pensent aujourd’hui comme ils pensaient il y a 30 ans.Ils défendent aujourd’hui les idées qu’ils défendaient il y a 30 ans.Ils demeurent si fanatiques que c’est à se demander si leur désir le plus cher n’est pas «la guerre de tous contre tous».Bref, le retour à l’état de nature.RÉMUNÉRATION DES BANQUIERS Il faut beaucoup plus! Jean-Robert Sansfaçon événement n’a pas fait la une des journaux, mais il mérite d’être souligné.Après des années d’intervention, les organisations de défense des droits des actionnaires viennent de remporter une petite victoire.La semaine dernière, trois grandes banques canadiennes ont dû mettre fin à leur obstruction systématique à la tenue d’un vote annuel de consultation des actionnaires au sujet du plan de rémunération des dirigeants.C’est peu, mais nous partons de tellement loin en matière de démocratie d’entreprise.Pour comprendre la portée de cette décision, il faut avoir fait l’exercice un peu fritile d’assister à une assemblée d’actionnaires où tout est ^ -m.décidé à l’avance, même les individus qui propo- sent et qui appuient.L’élection des membres du conseil est une three puisqu’ils ont tous été choisis par la direction qui s’est organisée pour détenir le nombre de procurations nécessaire à leur nomination sans discussion.Après l’assemblée, on mange des petits fours en buvant du mauvais café, et chacun s’en retourne chez soi, amusé d’avoir joué son rôle d’actionnaire oui-oui.Dans un tel climat royal, quiconque osera présenter une résolution sera poliment rabroué.Ce qui fut le cas pendant des années dYves Michaud, le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires.Mais, depuis quelque temps, les choses commencent à changer sous la pression d’importants investisseurs institutionnels comme les caisses de retraite.A la faveur de la crise financière, la rémunération extravagante des dirigeants est devenue un sujet épineux.Aux États-Unis, le président Obama a limité à 500 000 $ le salaire des banquiers qui auront recours aux fonds publics pour éviter la faillite.Même si la situation est moins critique ici — du moins pour le moment —, les titres de toutes les sociétés financières ont piqué du nez, faisant perdre des milliards aux actionnaires.Cette débandade a fourni des munitions à ceux que la presse d’affaires qualifie péjorativement «d’activistes», et ils sont parvenus à convaincre une majorité de détenteurs de droits de vote d’obliger quelques banques canadiennes à soumettre leur plan de rémunération à la consultation.Voila un petit pas de franchi, mais il faut aller plus loin.D’abord, ça n’a aucun sens de refaire cette bataille dans chaque entreprise.Certaines parmi les plus antidémocratiques ont deux classes d’actionnaires: une avec droits de vote multiples détenus par une poignée d’actionnaires; l’autre avec droits de vote simples détenus par la majorité.Ce sont les premiers qui décident, et jamais ils n’accepteront de consulter les actionnaires ordinaires si la loi ne les y oblige pas.C’est le cas de Power Corporation, par exemple, dont les actionnaires ont vu leur avoir fondre de moitié depuis un an sans que cela émeuve les membres de la direction.Dans certains pays, comme la Norvège, la Suède et les Pays-Bas, on ne doit pas seulement consulter les actionnaires au sujet du programme de rémunération des dirigeants, il faut soumettre le plan à un vote décisionnel.Alors de quoi nos politiciens ont-ils peur en n’intervenant jamais dans la vie de ces grandes sociétés?LE FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND MonJÎEuR CRAAEît?.,u WV'j
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