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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-01-24, Collections de BAnQ.

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L E I) E V 0 I R , I.E S SA M E 1) I 2 4 E T I) 1 M A N V II E 5 J A X V I E R 2 II 0 !> CO. «£ HJ *>» est devenu une tradition.Le festival Voix d’Amérique casse la glace de la rentrée littéraire hivernale avec son cortège de créateurs poussés à toutes les audaces.On l’a dit, c’est Marie-Jo Thério qui en sera l’invitée d’honneur et qui donnera par son spectacle carte blanche le coup d’envoi de l’événement, le 6 février.Le festival se déclinera ensuite jusqu’au 13 février en prouesses diverses, entre la Casa del Po-polo et la Sala Rossa, sur le boulevard Saint-Laurent.Les détails de la programmation se trouvent au www.fva.ca.Juste avant, on aura pu assister au premier spectacle de la saison du Studio littéraire, avec La Soupe de Kafka, d’après une série de pastiches d’écrivains signés Mark Crick, qui prennent la forme de recettes de cuisine toutes plus alléchantes les unes que les autres, à la Cinquième salle de la Place des Arts de Montréal.Le 2 mars, Marie Tifo y lira Lise Tremblay; le 30 mars, Alexis Martin y lira Léon Tolstoï.Le 4 mai, le poète Jean-Paul Daoust animera pour sa part une soirée carte blanche au Studio-théâtre.Pour les amateurs, le 6 février prochain se tiendra à la librairie Gallimard le marathon d’écriture,.organisé par la Fédération québécoise du loisir littéraire.Des animateurs y proposeront divers jeux littéraires pour stimuler la créativité.C’est gratuit.Les dimanches du conte ont pour leur part déménagé leurs pénates au Cabaret du Roy, au métro Champ-de-Mars, où le public bénéficiera, dit-on, d’une plus grande salle et où il ne sera plus nécessaire de réserver sa place à l’avance.Le 25 janvier, on pourra y voir France Arbour dans le spectacle Quand la comédienne se fait conteuse.Des spectacles sont ensuite prévus chaque dimanche jusqu’en juin, avec notamment, en février, Petronella Van Dijk, André Lemelin, Eric Gauthier et Laurent Claude.ARCHIVES I.F.DEVOIR Un hommage sera rendu à Claude-Henri Grignon à l’occasion du 75' anniversaire de son grand succès, Un homme et son péché.Toute la programmation au www.dimanchesduconte.com.Conférences et expositions A la Grande Bibliothèque, à Montréal, l’écrivain et professeur Jean-François Chassay présentera le 27 janvier une conférence intitulée «La science contre la littérature, tout contre».Le 26 février, c’est au tour de Jacques Schroeder, géographe, et de Donald Thomas, biologiste, de donner une conférence sur le monde souterrain.Le 4 février, les amateurs pourront par ailleurs assister au spectacle intitulé Quelques heures.avec toi, une pièce consacrée au deuil périnatal présentée par les productions Et Jules à mes côtés.L’exposition Le Goût de l’encre, une rétrospective de Monique Charbon-neau prendra pour sa part l’affiche à la Grande Bibliothèque à partir du 24 février.A l’espace Jeunes, à compter du 3 février, l’exposition Les mots sont des jouets, montée par Jeanne Pain-chaud autour du haïku, cette forme de poème japonais très courte, formée de trois vers, est offerte au public.Les midis littéraires, qui se tiennent tous les deuxièmes mardis du mois et mettent en scène une entrevue d’Aline Apostolska avec différents écrivains, reprennent l’affiche à partir du 10 février avec Nicole Brossard.Plus d’infos à www.banq.qc.ca.La Maison internationale du conte tiendra pour sa part le spectacle Le Jardin parfumé, contes érotiques de Schéhéraza-de, donné par Stéphanie Béné-teau, qui fera l’objet d’une tournée à travers les maisons de la culture de Montréal, en janvier et février.La maison prévoit aussi une soirée-hommage à l’écrivain Yves Thériault, intitulée Les Petites Agences de la grande vie, le 2 avril à la salle Auteuil du Gesù.L’Union des écrivaines et des écrivains québécois reçoit cet hiver l’écrivain, scénariste et parolier belge Kenan Gôrgün.Le 12 février, à la Maison des écrivains, le spectacle Duo réunira les voix de Gôrgün et de Jean-Jacques Pelletier, qui partagent un intérêt pour les thrillers et qui liropt des extraits de leurs livres.A l’occasion de La Nuit blanche de Montréal, durant le week-end du 28 février au 1" mars, l’UNEQ s’associe à Bibliothèque et archives nationales du Québec, et à Livres etc., pour présenter le spectacle Paris inspire.Le lundi 16 mars, une table ronde se tiendra à la Maison des écrivains, rue Laval, sur le thème du malaise, avec Stanley Péan et Lise Vaillancourt comme animateurs.Le 19 mars, l’UNEQ organise un cabaret intitulé Lyrik-line, la poésie québécoise de Montréal à Berlin.Un hommage sera par ailleurs rendu à Claude-Henri Grignon à l’occasion du 75‘ anniversaire de son grand succès, Un homme et son péché.L’UNEQ reprend également ses séries Des mots et des sons, lectures-concerts soutenues par des écrivains et des musiciens, inspirées par un pays.L’écrivain Michel Régnier et la musicienne Lieu-Trinh Thi Phan présenteront le Vietnam le 7 mai.La série Des ouvrages et des guides propose pour sa part une conférence de Bruno Fortin sur la gestion du stress au travail, le 20 mai.Metropolis bleu Le 10' festival international Metropolis bleu se tiendra pour sa part du 22 au 26 avril 2009.On sait déjà que c’est l’écrivain britannique Antonia Susan Byatt qui remportera le prestigieux prix littéraire de ce festival.Par ailleurs, l’écrivain iranien Azar Nafisi sera à Montréal le 11 février, à l’invitation de Metropolis bleu, pour parler de son dernier livre, Things I’ve Been Silent About.Azar Nafisi lance ainsi le volet Writers in Peril, consacré aux écrivains brimés dans leur liberté d’expression du festival Metropolis bleu.Pour plus d’information sur la programmation du festival: www.Muemetropolis.com.Enfin, les différents salons du livre du Québec défileront une fois de plus durant la prochaine saison.C'est celui de Trois-Rivières qui amorce la saison, du 12 au 15 mars, suivi de celui de l’Outaouais, du 26 au 29 mars.Le Salon du livre de Québec se tient pour sa part du 15 au 19 avril, suivi de celui de la Côte-Nord, du 23 au 26 avril.En Gaspésie et aux îles de la Madeleine, le festival Livres en fête, qui se tient du 19 au 26 avril, reçoit cette année plusieurs auteurs, dont François Barcelo, Rachel Leclerc et Patrick Senécal.On peut consulter la programmation au www.livresenfete.com.Enfin, c’est le Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue qui clôt la saison à Amos, du 21 au 24 mai 2009.Le Devoir “ tl « 5HENCC ^ **ow*t> ' ^2 Pour la troisième année, Bibliothèque et Archives nationales du Québec vous donne rendez-vous aux la frUnfeWiLTlBthèque une série d’entretiens avec des écrivains d’ici et d’ailleurs, animés par Aline Apostolska .’“'-’«ïL-ks LE MARD110 FEVRIER de 12 h 30 à 14 h Nicole Brossard, auteure d’une cinquantaine de recueils de poésie et de romans et lauréate de nombreux prix littéraires LE MARD110 MARS de 12 h 30 à 14 h Évelyne de La Chenelière, auteure et comédienne de théâtre dont les pièces ont été fort remarquées au Québec et à l’étranger LE MARD114 AVRIL de 12 h 30 à 14 h Émile Martel, diplomate de canière, traducteur et auteur d’une vingtaine d’œuvres de poésie et de fiction LE MARD112 MAI de 12 h 30 à 14 h India Desjardins, successivement journaliste, romancière et créatrice d’Aurélie Laflamme, héroïne adulée des adolescentes à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque 475, bout De Maisonneuve Est, Montréal Berri-UQAM Renseignements : 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 Entrée libre www.banq.qc.ca Bibliothèque et Archives nationales Québec «« i Janik Tremblay LES RETROUVAILLES lui h Hum ri I Fcarlate Ghislaine Meunier-Tardif Le bonheur est assis j sur un banc et il attend La saison des romans GROUPE LIBREX Une compagnie de Québécor Media groupelibrex.com Libre Expression I Stanké Mankè Sortie le 28 janvier Sortie le 25 février æ.Sortie le 21 janvier Sortie le 4 mars c c c MC L E I) E V 0 I R .L E S S A M E I) I 2 1 ET I) I M A N (’ Il E 2 5 J A \ V I E R 2 (I (I !» RENTREE LITTERAIRE LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Une rentrée colorée, intense Æ.% Danielle Laurin Parmi les belles promesses côté fiction au Québec: un nouveau Jacques Poulin, enfin.Un nouveau Nicolas Dickner, aussi.Et une fable dYves Beauchemin.Autres publications annoncées qui nous font saliver: des nouvelles de Nadine Bismuth, de Robert Lalonde.Un polar d’Andrée A.Michaud.Une histoire de pirates signée Stéphane Dompierre.Et puis, et puis, un roman à saveyr biblique d’Anne Elaine Cliche, lauréate du Grand Prix du livre de Montréal pour La Pisseuse.Attention: Mon frère Ésai (XYZ) débarque ces jours-ci en librairie.Pour ce qui est des romans historiques et sagas en tout genre, c’est encore la manne cette saison.Nous vous en reparlerons bientôt.Parmi les romans québécois encore tout chauds: le Neil Bissoondath, bien sûr, Cartes postales de l’enfer (Boréal), dont on vous a dit le plus grand bien dans ces pages la semaine dernière.Aussi, L'Echappée des dieux (VLB), de Reine-Aimée Côté, qui avait remporté le prix Ro-bert-Cliche en 2004 pour Les Bruits.De son côté, François Desalliers propose Les Géants anonymes (Québec Amérique).Où des héros ordinaires sont «amenés à poser des gestes d’éclat».Revenir à toi (Les Intouchables), de Mario Cyr, se présente comme une variation sur le thème du regret.Un titre qui intrigue: Le Chapeau de Kafka (XYZ).L’auteur, Patrice Martin, propose plusieurs clins d’œil, non seulement à Kafka, mais aussi à Aus-ter, à Calvino, à Borges.Il s’agit d’un premier roman.Autre nouveau venu en littérature: David Fitoussi.Ce citoyen canadien habitant depuis peu en Israël raconte, dans Im Bar-mitsva de Samuel (Marchand de feuilles), l’histoire d’un enfant juif né en banlieue de Paris qui débarque dans le quartier Snow-down, à Montréal.Ils sont légion, les nouveaux auteurs, à se bousculer au portillon.Et ça va dans toutes les directions.Du genre: roman d’anticipation à saveur érotique pour Benoît Quessy, avec À juillet, toujours nue dans mes pensées (Québec Amérique), et roman apparenté à la chick-lit pour Nathaly Dufour, avec Sous la toge (Stanké).C’est peu avant la Saint-Valentin quYves Beauchemin publie Æcwanf bleu (Fides).L’auteur du Matou s’immerge dans le monde animalier et fait parler les bêtes.qui s’avèrent n’être pas si bêtes.D’ici là paraîtront deux romans dont les titres se font écho: Le Jardin de Peter Pan (Triptyque), de Pierre Gobeil, et La Mort de Peter Pan (Québec Amérique), de Claire Varin.Tiens, l’ombre de Kafka revient.dans Rencontre avec Monsieur K (Fides).Où l’on assiste à la rencontre d’un universitaire québécois et d’un auteur tchèque d’origine russe qui vit à Paris.Un roman signé Michel Dion.Dans La Bohème (Triptyque), François Moreau raconte le parcours d’un jeune Québécois qui rêve de gloire et s’embarque pour l’Europe.Dans HKPQ (Marchand de feuilles), Michèle Plomer nous transporte à Hong Kong.On voyagera jusqu’en Sicile, dans Le Masque étrusque (L’Instant même), de Louis Jolicœur.On plongera dans l’univers punk, à Québec, dans Normal (Editions Trois-Pistoles), d’Alain Cliche.Au rayon premiers romans, plusieurs titres, chez Québec Amérique, Guy Saint-Jean éditeur, Libre Expression.Et un doublé aux Editions Sémaphore: Si peu de temps avant le jour, de Stéphane Desrochers, et Le Marais, de Richard Dallaire.Chez Stanké, le premier roman de Ghislaine Meunier-Tardif, L’Écarlate, titille notre curiosité.On nous promet une histoire d'amour passionnée, très sexuelle, entre deux septuagénaires.La maison A lire, spécialisée dans le roman policier et la science-fiction, propose Une mort collégiale, d’Eric Wright, et Un automne écarlate, de notre collègue François Lévesque, qui signe ici son premier roman pour adultes.Etes-vous marié à un psychopathe?(Boréal).C’est le titre, pour le moins accrocheur, du nouveau recueil de nouvelles de Nadine Bismuth, Prix des libraires 2000 et Prix Adrienne-Choquette pour Les gens fidèles ne font pas les nouvelles.En mars, les nouvelles continuent d’affluer.Robert Lalonde ouvre le bal avec Un cœur rouge dans la glace (Boréal).Suivi par Pierre Popovic, William M.Messier, Lyne Richard et Ryad Razaki.Romanichels Anne Guilbault Joies roman, 102 p., 20 $ Amoureux fou de sa sœur, un frère lutte contre la ville pour la trouver pendant que des images d’elle le hantent.Elles vous hanteront longtemps.Le chapeau de Kafka roman, 138 p.21 î Patrice Martin Le chapeau de Kafka Le chapeau de Kafka est un astucieux roman dont les multiples récits s’emboîtent à la façon de poupées gigognes.Un roman qui fera sourire autant ceux qui y reconnaîtront les nombreux clins d’œil à Kafka, à Borges, à Calvino et à Auster que ceux qui ne les ont pas lus et s’amuseront des aventures de P., cet employé incapable de mener à bien la délicate mission de récupérer le chapeau de Kafka.Un roman intelligent et drôle.1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 lAl/j Téléphone : 514.525.21.70 «Télécopieur : 514.525.75.37 ediu-Lir Courriel : info@xyzedit.qc.ca ¦ www.xyzedit.qc.ca Parmi les recueils qui pourraient sortir de l’ordinaire: Le Chat proverbial (L’Instant même), de Hans-Jürgen Greif.Et Les Cçntes du bout de la Beauce (Editions Michel Brûlé), de Johanne Alice Côté et Alexis Roy.Andrée A.Michaud, lauréate d’un Prix du Gouverneur général pour Le Ravissement, lance son huitième roman, un polar où le héros flirte avec la folie: Lazy Bird (Québec Amérique).Autre polar à surveiller: celui dç Caroline Moreno, Gosley (Editions Trois-Pistoles).On assiste à la disparition, au viol, puis au meurtre d’un jeune homme, dans un petit village.Chez A lire, Esther Rochon signe le tome final du Cycle de Vrénalik, et Francine Pelletier propose Un tour en Acadie.Le moment fort du printemps revient à Jacques Poulin, qui renoue avec son héros, Jack Waterman.Il a un frère, le saviez-vous?Et il en a assez, le frangin, de vivre dans l’ombre de son grand frère écrivain.Date de sortie: 25 mars.Titre: L’anglais n’est pas une langue magique (Leméac).Avril-mai-juin «Tout va mieux depuis que la fin du monde est passée», écrit Nicolas Dickner dans Tarmac (Alto).Un roman pour le moins attendu, après le succès retentissant de Nikolski, couvert de prix.Hélène Rioux, de son côté, signe la suite de Mercredi soir au Bout du monde, prix France-Québec et prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec.Le titre: Ames en peine (XYZ).Aussi: deux romans chez HMH/Hurtubise, l'un de Chris Killen, l’autre de,Diane La-brecque.Puis, aux Éditions Héliotrope: Animaux de rêve, d’An-gela Cozea, née en Roumanie mais installée au Canada depuis plus de 20 ans.Stéphane Dompierre risque de nous surprendre.L’auteur d’f/M petit pas pour l’homme, Grand Prix de la relève Archambault 2005, publie Mariante (Coups de tête): «Un road movie sanglant sur les eaux CLÉMENT ALLAKD LE DEVOIR Jacques Poulin noires de la mer des Caraïbes», nous dit l’éditeur.Le directeur littéraire des Coups de têtes, Michel Vézina, lance pour sa part Sur les rives.Septième roman à paraître en quatre mois dans cette collection qui veut réinventer le roman de gare.En mai, chez Guy Saint-Jean éditeur: un roman de Marc-André Moutquin qui se passe au Sénégal, Inch’Allah, et des nouvelles qui mettent en scène des Marocaines, La Vierge dans la cité, de Raja El Ouadili.Début juin: un roman de Gérard Bouchard, Uashat (Boréal).Où l’on pénètre dans une réserve indienne près de Sept-Iles, au milieu des années 1950.Parmi les auteurs francophones qui publient d’ici le printemps ailleurs au Canada: Françoise Enguehard, qui nous emmène aux îles Saint-Pierre et Miquelon dans L’Archipel du D‘ Thomas (Prise de parole).Et, aux Éditions David: Katia Canciani, qui publie 178 secondes, un roman où l’on redécouvre la francophonie canadienne par les yeux d’un jeune Québécois.Aussi: Eileen Lohka.Née à l’île Maurice, établie à Calgary, elle propose C’était écrit (Éditions L’Interligne), un recueil de nouvelles centrées sur le thème de l’identité.Bonne rentrée! Collaboratrice du Devoir La médecine environnementale expliquée ÿjr/4?POURQUOI LA MEDECINE ENVIRONNEMENTALE ypEdHlHrcnecl .€ AiCiaTtI En librairie le 21 janvier GROUPE LIBRBX Une compagnie de Québécor Media groupelibrex.com Bienvenue au Proche-Occident Claude Gagnon Nouvelles enquêtes au PROCHE-OCCIDENT i.CS rktttH ?UILOSOMtlQUtS Claude Gagnon NOUVELLES ENQUÊTES AU PROCHE-OCCIDENT Une grande partie de l'Amérique septentrionale dérive vers une inculture généralisée guidée par une élite à demi civilisée.En librairie • 236 pages «25$ AUX PRESSES PHILOSOPHIQUES Des rééditions qui comptent DANIELLE LAURIN Ce ne sont pas des nouveautés à proprement parler.Mais tous les romans québécois qui suivent vont se retrouver en librairie d’ici quelques mois.Dans une nouvelle édition, en format poche.Yé! Janvier Le Sexe des étoiles, de Monique Proulx (Québec Amérique, coll.«Compact»): premier roman de cette grande écrivaine qu’on avait découverte comme nouvelliste.Paru il y a plus de 20 ans, adapté au cinéma par Paule Baillargeon, il nous plonge dans l’univers trouble d’une adolescente qui renoue avec son père.devenu transsexuel.Soudain le Minotore, de Mari^ Hélène Poitras (Triptyque): premier roman, qui avait valu à son auteure le prix Anne-Hébert en 2003.C’est ce qu’on appelle un livre coup-de-poing.C’est violent, terrible.On y suit un psychopathe et Tune de ses victimes.Les Carnets de Douglas, de Christine Eddie (Alto, coll.«Coda»): une histoire de passion, entre deux jeunes, dans un petit village.«Une première œuvre pour adultes désarmante de simplicité et de tendresse», pouvait-on lire dans Le Devoir à sa sortie, fin 2007.Depuis, ce roman a reçu le prix France-Québec.Il paraîtra d'ailleurs à Paris en mars, aux Editions Éloïze d’Ormesson.Aussi: plusieurs rééditions de grands succès populaires québécois dans la collection «10/10», du groupe übrex.Dont Am pied de la pente douce, de Roger Leme-lin, et, de Roch Carrier, H est par là le soleil, dernier volet d’une tri- logie amorcée avec La Guerre, Yes Sir!.Au rayon nouvelles: Léchées, timbrées, de Jean Pierre Girard (L’Instant même).Troisième recueil du fondateur des Donneurs, àjoliette.Février La Sœur de Judith, de Lise Tremblay (Boréal compact): le plus récent roman de cette écrivaine bourrée de talent L’histoire d’une adolescente ordinaire qui rêve d’un destin hors du commun, dans les années yéyé, à Chicoutimi.L’écriture est fine, ciselée, épurée au possible.A noter: la comédienne Marie Tifo lira des extraits de ce livre dans le cadre du Studio littéraire, le 2 mars prochain, à la Cinquième Salle de la Place des Arts.Aussi, chez le même éditeur: lotékha, de Robert Lalonde.Où l’écrivain et acteur réfléchit sur les livres, le temps qui passe, la vie.Mars Tes Voyageurs malgré eux, d’Élisabeth Vonarburg (À lire): paru il y a 15 ans, auréolé de prix, ce roman d’anticipation traite en toile de fond de la disparition probable du français en Amérique du Nord.Avril Deuils cannibales et mélancoliques, de Catherine Mavrikakis (Héliotrope): c’était il y a 10 ans.C’était la première œuvre de fiction, rentre-dedans, de l'auteure du Ciel de Bay City, lauréate du Grand Prix du Livre de Montréal 2008.Collaboratrice du Devoir ARCHAMBAULT Une compagnie de Québécor Media PALMARÈS LIVRES Résultats des ventes : du 13 au 19 janvier 2009 — AN OUVRAGE GÉNÉRAL LES PILIERS DE U TERRE Ken Follett (Livre De Poche) MILLÉNIUMT.1,T.2etT.3 Stieg Larsson (Actes Sud) LE USEUR Bernhard Schllnk (Gallimard) LES ÂMES VAGABONDES Stephenie Meyer (Lattes) SAUVE-MOI Guillaume Musso (Pocket) RI ET APRÈS.Guillaume Musso (Pocket) GIN TONIC ET CONCOMBRE I Rafaële Germain (libre Expression) PARCE QUE JE rAIME I Guillaume Musso (Pocket) Pff LA GRANDE MASCARADE U A.B.Winter (Un Monde Différent) ACCR0 OU SHOPPING À MANHATTAN Sophie Kinsella (Pocket) JEUNESSE FASCINATION T.2: TENTATION Stephenie Meyer (Hachette Jeunesse) LES CONTES DE BEE0LE LE BARDE J.K.Rowling (Gallimard-Jeunesse) VISIONS T.1 : NE MEURS PAS LIBELLULE Linda Joy Singleton (ADA) LUCKY LUKE T.3: L'HOMME DE.Laurent Gerra / Achdé (Lucky Comics) HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE.J.K.Rowling (Gallimard-Jeunesse) BLE ROYAUME DE U FANTAISIE Geronimo Stilton (Albin Michel) i LE CUIR DES DISEUSES.T.1 Doth Endede (ADA) LEONIST.12 Mario Francis (Intouchables) LE JOURNAL D’AURÉUE LAFLAMME T.3 India Desjardins (Intouchables) PAKKAL T.10 : LE MARIAGE DE LA.Maxime Roussy (Marée Haute) KILO CARDIO Huot/layigueur/Bourgeois (de l’Homme) N'ARRÊTEZ JAMAIS DE DANSER Gordon Livingston (Marabout) L’ART DE U MÉDITATION Matthieu Ricard (Nii) PV BARACK OBAMA, DE L'ANONYMAT À.1 U Time (Guy Saint-Jean) LE GUIDE DU WN 2009 Michel Phaneut (de l'Homme) LES RÊVES DE MON PÈRE Barack Obama (Points) H MANGE, PRIE, AIME Elizabeth Gilbert (Calmann-Lévy) PLEIN DE SANDWICHES D'ICI Fédération des Producteurs.(de l'Homme) L’ART DES US1ES Dominique Loreau (Marabout) PLAIDOYER POUR LE BONHEUR Matthieu Ricard (Pocket) ANGLOPHONE ECLIPSE Stephenie Meyer (little Brown & Co) THE TALES OF BEEDLE THE BARD J.K.Rowling (Bloomsbury) REMEMBER ME?Sophie Kinsella (Bantam Books) WORLD WITHOUT END Ken Follett (Signet) THE ROAD Cormac McCarthy (Vintage) PILLARS OF THE EARTH Ken Follett (Signet) BROKEN OPEN : HOW DIFFICULT TRUE Elizabeth Lesser (Villard Books) CONFESSIONS OF A SHOPAHOLIC Sophie Kinsella (Dell) I REVOLUTIONARY ROAD (Mil) Richard Yates (Vintage) THE APPEAL John Grisham (Dell) carte-cadeau \ "'I Du plaisir à la carte ARCHAMBAULT» W a c c mi c me im»z ¦c c LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 E T I) I M A N (' Il E 2 5 J A N VIER 2 O O !» RENTREE LITTERAIRE LA PETITE CHRONIQUE Aller quelque part Gilles Archambault ue ceux qui n’ont jamais eu peur £ £ d’avoir un enfant anormal lè- vent la main.» Comme \e dit Jean-Louis Fournier, personne ne lève la main.Sans aucun doute, je ne parlerais pas de ce livre, Où on va, papa?, s’il s’agissait d’un simple témoignage de détresse.Cette question, où on va papa?, Thomas, le fils de dix ans, la pose sans cesse.Il est handicapé mentalement et physiquement.Tout comme son frère, Matthieu.La question, Thomas peut la formuler cent fois d’affilée.Il n’a pas de mémoire.Si on les envoie à l’institut médico-pédagogique, c’est sans espoir de guérison.Le petit livre de Jean-Louis Fournier est profondément touchant.Il ne l’est pas à la façon des confessions écrites dans ce but précis.Ami de Pierre Desproges, Fournier rappelle à sa suite qu’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui.Cette licence lui permet, sans nous choquer, d’évoquer le calvaire que constitue la coexistence avec deux enfants dont on sait qu’ils ne seront jamais comme les autres.Non seulement leur intelligence ne se développe-t-elle pas, mais leur corps ne se maintient que grâce à un corset La mort de Matthieu et la quasi-absence de Thomas suggèrent à l’auteur de leur édifier un hommage.«Un livre que j’ai écrit pour vous.Pour qu’on ne vous oublie pas, que vous ne soyez pas seulement une photo sur une carte d’identité.Souvent je ne vous supportais pas, vous étiez difficile à aimer.A vec vous, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.» Un ange, certes iras.Plutôt un homme naturellement doué pour l’absurde, l’humour souvent noir, et qui se voit placé par le sort dans une situation déses-pérée.Lorsqu’il demande à la gardienne où sont les enfants tout en se demandant si elle ne les a jetés par la fenêtre, il sait bien qu’on sera outré.Surtout ces parents, croit Fournier, à qui tout a souri.Ses fils ne seront jamais que des loques.Quand il voit Matthieu condamné à trente ans au fauteuil roulant et qui répète toujours «Où on va, papa?», il sait plus que jamais, et depuis longtemps, que tout est joué.«Ils ont quel âge maintenant, vos enfants?», lui demande-t-on.D répond: «Mes enfants sont inda-tables.Mathieu est hors d’âge et Thomas doit avoir days les cent ans.» Etrange livre d’amour que celui-ci.Il nous démontre aisément que, s’il est facile d’aimer ce qui est aimable, il devient plus problématique de se voir dans un enfant qui paraît être un reproche.«Mes enfants sont très affectueux.Dans les magasins, Thomas veut embrasser tout le monde.Les gens sont un peu gênés quand ils voient un gamin de douze ans se précipiter vers eux pour les embrasser.Certains reculent, d’autres se laissent faire et disent après, en s’essuyant le visage avec un mouchoir: “Comme il est gentil!”» Probablement parce qu’il se méfie de l’apitoiement, Fournier ne cherche pas à se frire plaindre.D lance plutôt des appels au secours déguisés en petites notations qui traduisent mieux que tout son désespoir.«Je ne sais plus très bien qui jesuisjenesais plus très bien où j’en suis, je ne sais plus mon âge.Je crois toujours avoir trente ans et je me moque de tout, fai l’impression d’être embarqué dans une grande farce, je ne suis pas sérieux, je ne prends rien au sérieux.» Il est impossible d’être d’accord avec Jean-Louis Fournier sur ce dernier point.Le sérieux risque à tout moment de le détruire.D’où l’urgence de l’humour.Collaborateur du Devoir OU ON VA, PAPA?Jean-Louis Fournier Stock Paris, 2008,154 pages BERTRAND GUAY AFP Jean-Louis Fournier Série de la Place des Arts Lù Studio Littéraire- Utts ^our tes mœfo Lundi 26 janvier • 19h30 À la Cinquième Salle de la Place des Arts La Soupe de Kafka Si vous alliez dîner chez Marcel Proust, Italo Calvino, Virginia Woolf ou Raymond Chandler, que vous serviraient-ils ?Le Londonien Mark Crick répond à la question avec La Soupe de Kafka, une série de savoureux pastiches de quelques-uns des plus grands écrivains du monde, qui se présentent sous forme de recettes de cuisine.Lu par : Daniel Brière, Antoine Bertrand, Patrice Coquereau, Kathleen Fortin et Catherine Trudeau Une coproduction Les Capteurs de mots Place des Arts Québec s: Commanditaire ju/ta.Entrée : 22 $* Étudiants : 15 $* *Taxes incluses.Frais de service en sus.514 842.2112* 1 866842.2112 iaplacedesarts.com BÉDÉ Les titres attendus FABIEN D EGLISE C't est certainement le titre le plus attendu ce printemps.Après la campagne, l’appartement, le métro et la pêche, Paul, personnage incrusté dans la table à dessin de Michel Rabagliati, change une fois de plus de décor pour une nouvelle visite.Preuve: c’est par la Vieille Capitale, avec Paul à Québec (La Pastèque), qu’il se prépare en effet, en avril prochain, à exposer le sixième chapitre de ses aventures.Contribuant du coup à mettre encore plus de pep dans une rentrée culturelle où, cette année encore, les bulles ne devraient pas manquer.Tout comme ce Paul en devenir, côté nouveautés, plusieurs autres titres annoncés font en effet déjà trépigner les amateurs de phylactères.C’est le cas par exemple de L’Origine de la vie (La Pastèque), qui pose sur papier le travail colossal que l’auteur I>eif Tande vient d’effectuer dans la dernière année.Chaque jour de 2008, l’homme derrière le nécessaire Moriac — dont une réédition est prévue dans quelques semaines — a fait parler des cellules humaines sur la vie, l’être, l’humanité et bien plus encore, par l’entremise d’un blogue caché dans le cyberespace.Expérience étonnante, ce web-comic, comme on dit dans le milieu, composé d’une planche quotidienne, doit prendre désormais vie dans le réel et entre deux couvertures cartonnées.Sous peu.Riche en extravagance, ce récit ne devrait d’ailleurs rien avoir à envier aux Somnambules (Caster-man) de Randall C., qui propose en ce début d’année une incursion humoristique et philosophique dans le monde des rêves.Le bouquin, originalement publié en flamand, vient de faire un malheur en Belgique et aux Pays-Bas en suivant les déambulations d’un • duo de personnages pris dans le non-sens de leur propre cerveau.Et, après la langue de Vermeer, une traduction dans celle de Molière s’imposait S’imposer.C’est sans doute ce qui est susceptible d’arriver au premier chapitre de Saint-Germain (Glénat), de Thierry Gloris et Jean-François Bergeron.Le Comte des lumières — c’est le titre' de l’opus — propose une balade dans l’anticonformisme du XVffl siècle, dans la science et dans le vol de pierres précieuses.On résume.Le tout pour mieux poser, avec un style assumé, les bases d’un univers de capes et d’épées dont la pérennité ne devrait pas être difficile à assurer.Écologisme et dépression D’une époque à une autre, c’est M)ok*l Kabagliatl dans une ville fùturiste que Javi Aznarez souhaite, lui, nous transporter en ce début de 2009 avec Pigeons l'cr/stKSTR/Casterman).Sur un fond de pollution atmosphérique, trois marginaux tentent d’y survivre, avant de planifier l’enlèvement d’un homme maléfique, projet qui, bien sûr, pour les besoins du divertissement va mal tourner.Hasard, c’est dans un environnement tout aussi dépourvu d’humanité que le duo Vincent Bergier et Laurent Kling ont posé le cadre de leurs Rois du pétrole (La Pastèque).Un cadre dans lequel trois antihéros vont partir à la découverte d’une usine d’élevage et de conditionnement de poulets à bord d’une camionnette instable.Pour le meilleur et pour faire rire.Du rire, Les Contes d'outretombe (Les 400 coups), de Jacques Lamontagne, pourrait aussi en contenir malgré la nature du propos: 21 récits, mis en boîte ici, qui arpentent le terrain des morts-vivants, des cannibales ou des loups-garous.H devrait aussi être palpable, ce rire, sur les planches d’Hamidou Diop (Mécanique Générale), qui se prépare à redonner vie au célèbre personnage de Prochain épisode, d’Hubert Aquin.Eric Simon et Simon Bossé sont à la base de cette résurrection par la bulle, qui place le célèbre agent secret Wolof en Suisse alémanique.Et comme dirait l’autre: on demande à voir.184 rue Beaubien (La Pastèque), de Cyril Doisneau, qui expose le quotidien d’un Français fraîchement débarqué à Montréal, Schimen et Dina (Atrabile) que l’auteur lion Al Rabin résume ainsi: «De la violence, du sexe, du bruit, de la fureur, un texte sacré et des feqtres», ou encore Mâle de mer (Ecritures/Cas-terman), de Laéticia Villemin et Guillaume Sorel, entrent également dais cette catégorie.Il est aussi possible d’ajouter à cette liste non exhaustive Vacance (Mirage), roman graphique de Cati Baur mettant en vedette une brune en dépression qui va opter pour la fuite en avant, Jésus au pays des Soviets (Glénat Québec), ovni bédéesque signé Serge Caron, mais aussi Dorothy Band (Casterman), dans lequel on croise une jeune fille de 24 ans plongée dans un pays imaginaire peuplé de nains mélomanes.Ça ne s’invente pas.Dans un autre registre, l’époque s’annonce encore propice aux adaptations de classiques, comme en témoigne la sortie prochaine de Jeu de l ’amour et du hasard, de Marivaux (Delcourt), sous la plume de Florent Humbert, ou encore du tome 2 du Tour de monde en 80 jours, de Jules Verne (Delcourt), mis en images par Aude Soleilhac et Loïc Dauvillier.La suite de ce récit, qui n’a pourtant plus de secret pour personne, se frit attendre depuis plusieurs mois par les inconditionnels du grand Jules, qui devraient encore trouver ici une relecture intéressante de ce classique.en attendant de compléter d’autres séries, moins prévisibles celles-là, qui, en 2008, ont laissé plusieurs lecteurs sur leur faim.Oui, l’industrie du 9l art est ainsi vache, comme le disent parfois Desberg et De Moor.Parmi ces histoires en attente d’une suite, notons New Harlem, de Corbeyran etTibery, ainsi que New Byzance, de Corbeyran et Chabbert, dont les deuxièmes chapitres doivent être livrés ce printemps, poursuivant du coup la construction de l’ambitieux projet d’édition baptisé Uchro-nie[s] (Glénat).Une autre pierre va également être posée dans la grande saga de Laurent Frédéric Bollée, L’intime Chimère (Glénat), qui relate la quête de l’arme la plus puissante du monde.en 2129.Et le tome 3 — La Légende — qui doit débarquer en avril prétend être en mesure de répondre aux questions précédemment soulevées.Dit-on.Enfin, mentionnons, pour le plaisir de la chose, une autre réédition digne de mention cet hiver, Journal d’un album (L’Association), de Dupuy et Berberian.Publié initialement en 1994, le bouquin relate la construction de la série Monsieur Jean et surtout les déboires qui ont accompagné l’un des titres de cette sympathique série.Amusant et instructif, comme plusieurs titres de la cuvée 2009 qui se préparent à débarquer et dont plusieurs, comme ce sympathique journal, sont susceptibles de transcender à leur tour l’espace et le temps.Le Devoir Le livre de sente de l’année wmi .P En librairie dès le 28 janvier Les Aliments contre le cancer • Plus de 200000 exemplaires vendus au Québec •Traduit en 25 langues •Vendu dans 30 pays Cuisiner Cuisiner avec les aliments contre le cancer • Plus de 100000 exemplaires vendus au Québec •Traduit en 9 langues •Vendu dans 12 pays .c *• ' • ; .• i ¦ i m ne c ¦ ¦ I, E DE V 0 IR.LES S A M E I) I 21 E T I) I M A N C II E 2 5 .1 A X V 1ER 2 (l 0 II RENTREE AIRE v r> LITTÉRATURE FRANÇAISE Masculin et musclé, le phénomène français liPMSSi BERTRAND (it'AY AFP Philippe I^bro G U Y LAI NE MASSOUTRE De plus en plus de romans donnent naissance à des films.Passé leur notoriété, la diversité est une manne qui ne nie pas la qualité, comme en témoigneront Les Mémoires d’Hadrien, de Yourcenar, entre les mains de John Boorman, et La Condition humaine, de Malraux.S’y joindront L’Élégance du hérisson, de Muriel Barbéry, Le Montespan, de Jean Teulé, Les Tribulations d’une caissière, d'Anna Sam, et Les Déferlantes, de Claudie Gallay, un roman que Le Devoir vous présentera sous peu.De même, les Ernaux, Qui-gnard, Gavalda, Charles-Roux, JACQUES DEMARTHON AFP Andréi Makine k k Gailly, Schmitt, Besson, Page, Sempé: leurs livres devenus films se vendront comme antidotes à la morosité.Barrage contre le Pacifique, d’après Duras, vient de sortir en salles dans l’Hexagone.Du côté de la lecture, selon le très informé magazine Livres Hebdo, les vedettes — toutes masculines — sont faciles à lire: de Philippe Djian, Impardonnables (Gallimard), une histoire mi-polar mi-psychologique de paumés; de Marc Dugain, sept nouvelles, En bas, les nuages (Flammarion); de Georges Flipo, une comédie, Le Film va faire un malheur (Castor Atral); un récit de camelot, Je voulais pas crever.Petit manuel de résistance urbaine, signé Bolek (Albin Michel); de Jean-Paul Goux, une conversation silencieuse, Les Hautes Falaises (Actes Sud); et de Tanguy Viel, Paris-Brest (Minuit), un polar familial.Têtes d’affiche D’autres figures mâles seront incontournables: Maurice G.Dantec (Albin Michel), Olivier Adam (L’Olivier), Pierre Assou-line, Grégoire Polet et Philippe Labro (Gallimard), écrivains établis.Et musclé, l’événement coup double: Stéphane Aude-guy (roman Gallimard et un essai à L’Arpenteur); Philippe Sellers (roman Gallimard et florilège d’humour au Cherche Midi); Richard Millet (récit chez Gallimard et prose chez Fata Morgana).Histoire et grandes figures, Equatoria, du voyageur Patrick Deville (Seuil), sur les révolutionnaires du tiers-monde qui ont échoué.Hubert Min-garelli et Chloé Delaume (Seuil), Calixthe Beyala, Christine Orban et Alain Na-daud (Albin Michel), Serge Rezvani (Cherche Midi), Gilbert Sinoué et Dai Sijie (Flammarion), Leila Sebbar (Ely-zad), Jean-Noel Schifano, Michel Chaillou, Jeanne Champion, Angelo Rinaldi et Madeleine Chapsal (Fayard), Ri-çhard Morgiève (Denoel), Eric Paye (Stock), Irène Frain (Michel Lafon), Emmanuel Carrère (P.O.L.), Pierre Jour-de et Oliver Rohe (Gallimard), Laurence Cossé y donne Au bon roman\ onirisme avec Pierre Pelot (Phébus); Denis Lachaud (Actes Sud), et Jean Vautrin (Fayard); ils attendent votre lecture.Votre Devoir misera sur Jean Rouaud, ainsi que Bernard Du Boucheron (Gallimard), le Russe Andréi Makine pour La Vie d’un homme inconnu et le Congolais Alain Mabanckou pour Black Bazar (Seuil), Pierre Combescot, Didier Decoin et Jacques Chessex (Grasset) ou Yann Queffélec (Fayard).Leurs livres figurent parmi les 347 romans français nouveaux, dont 61 premiers titres; au Québec à partir de février.Esprit critique savoureux, Rambaud livrera Deuxième chronique du règne de Nicolas Ier (Grasset).Essais littéraires Ils arrivent en force, notables.Classiques: des lettres de Céline à Pierre Monnier (L’Age d’Homme); celles de Maurice Blanchot à son homologue russe Vadim Kozovoi (Manucius); Sagan renaît (Le Cherche Midi), et Montaigne (Quarto).Croquis et dessins de Yourcenar (Le Promeneur); Journal de deuil, de Barthes (Le Seuil), et, pour ses inconditionnels, un récit, Roland Barthes un été à Urt, par Jean Esponde (Confluences).Chez Gallimard, Kundera donne Une rencontre, et Ponta-lis, Le Songe de Monomotapa, consacré à l’amitié; Catherine Gide écrit sur son père; Cécile Guilbert, des chroniques.Plume merveilleuse, Linda Lê donne Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau (Christian Bourgois); Christian Garcin, une saveur de récit (Verdier); Alain Fleischer (Fata Morgana) et Dominique Fernandez (Grasset).Marc-Edouard Nabe campe Houelle-becq (Le Dilettante), lequel pense lui-même Interventions 2 (Flammarion).Humour avec Denis Groz-danovitch (Denoel) et Jean-Pierre Gattégno, J’ai tué Ané-mie Lothomb (Calmann-Lévy).Eric Chevillard édite son blogue à l’Arbre vengeur.Brigitte Fontaine livre quatre textes sur le vide — et les chats — (Les Belles Lettres?Archimbaud).Intime, Christian Prigent (Argol éditions); Laure Adler interroge le superbe penseur Georges Steiner (L’Aube).Charles Dantzig, Lorette Nobécourt, Marcel Schneider.Jean-Claude Milner seront a neuf, intelligence vive, chez Grasset.Les souvenirs littéraires foisonneront: admirable styliste et esprit critique, Pierre Ber-gounioux (Verdier); si habile, Agnès Desarthes (L’Olivier); Bernard Pingaud (Le Seuil).Jérôme Garcin, plume journalistique passionnée (Mercure de France); Mathieu Lindon (P.O.L.); Catherine Clement (Stock).Gérard de Cortance, sur JMG Le Clezio (Textuel); Robbe-Grillet renaît chez Minuit.Fictions essayistiques, une Québécoise, Julie Mazzieri (Corti); Frédéric Boyer et Jean Rolin (P.O.L.).Cherchez les femmes; trouvez Danielle Salle-nave, «Nous, on n’aime pas lire» (Hors série Connaissance, de Gallimard).Tout autre, à relire, les fabuleuses nouvelles d’André Pieyre de Mandiargues (Quarto).Lectrices, vous méritez une douceur: Rêves de femmes, un collectif érotique (Blanche).Vous, lecteurs, une curiosité: Archipel et nord, prose inédite de Claude Simon (Minuit).Collaboratrice du Devoir LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Beau comme la trompette de Chet Baker SUZANNE GIGUÈRE Dès les premières pages de Joies on perçoit la voix sourdement écorchée du narrateur.Elle évoque la trompette de Chet Baker.La même nudité, la même élégance blessée de ceux qui ne peuvent trouver le repos, exténués, cassés, repliés sur eux-mêmes après la mort d’un être cher.«Rien ne nous prépare à l’anéantissement [.] quand soudain vient le grand craquement [.] le vacarme s’engouffre en nous.Nous devenons sourds.La parole s’éteint.» Un souffle poétique à la fois transparent et profond traverse Joies.Bachelard définissait la poésie comme «une métaphysique instantanée».Dans le roman d’Anne Guil-bault, cela coule de source inquiète.Vers le deuil qui semble impossible à faire.Le désespoir au ralenti «Je me fais du mal en imaginant que tu es peut-être à côté, pas loin, que tu remontes peut-être soudain la rue que je viens de quitter, que tu t’assois dans le parc où je me suis reposé un instant, que tu es passée à l’intersection où j’ai oublié de lever les yeux parce que je regardais les pavés et les pieds de tous les passants au lieu de leurs visages.» Après s’être enfui de l’hôpital psychiatrique où l’on essayait de lui faire retrouver la mémoi- Anne Guiibautt Joies XTX re et la parole perdues après la mort tragique de sa sœur, le narrateur la cherche partout, à la ville comme à la campagne, au bord de la mer.Géorgie.Terriblement présente dans sa tête mais cruellement absente.Des images et des scènes se télescopent singulièrement dans son cerveau.Dans le tourbillon de la mémoire, certaines sont tendres comme la douceur de ses cheveux dans son visage, le son de sa voix, la chaleur de sa main dans la sienne, son odeur de neige au printemps; d’autres, joyeuses (Géorgie dans sa robe blanche avec des fleurs rouges qui danse avec des gitans autour d’un feu), sérieuses (sa soif de paix, sa joie vacillante, les empoignades avec leur mère); enfin la plus L’autisme démystifié m - 'S KOS A NN Of Svlvm Ui«.Lhistoire avant l’histoire du plus grand classique canadien de tous les temps BUDGE WILSON Anne.Avant la maison aux pignons verts TRÊCflRRÉ En librairie le 28 janvier S50**0 iMj GROUPE LIBRFX Une compagnie de Ouobecor Media groupelibrex.com SUZANNE AUBRY ÔT ENNIFERAHERN Histoire et passions n rtktn Wilhelmy Jfan Picmo; GROUPE LIBREX Une compagnie de Québécor Media N O B1.K S SI P T- C HIRE ri 'TOME .groupelibrex.com la vengeance du Lumber Lord LE POISON LA FAVOFUTE nom mes Libre Expression Sortie le 25 février 3p.g** C aw*» ¦7r„ Sortie le 18 mars Sortie le 11 mars L E DEVOIR.LES S A M EDI 2 1 E T DIMANCHE 25 J A N V I E H 2 0 0 !) V 8 RENTREE LITTERAIRE ESSAIS ÉTRANGERS Le retour en beauté des idées AG H N C K F RAN CE-PRESSE Un inédit de Roland Barthes, Journal de deuil, est attendu au Seuil.MICHEL LA PIERRE Cette saison, Payot publiera la traduction des Confessions d’un fils modèle du romancier noir Jake Lamar, né à New York en 1961.Les Afro-Améri- cains qui ont réussi peuvent-ils se faire accepter à part entière par le milieu dont ils sont issus?A l’heure du triomphe d’Oba-ma, la question se pose.Sous forme d’autobiographie, le mot «essai» semble re- trouver son sens originel, axé sur l’interrogation et la liberté.Gallimard enrichira d’ailleurs sa collection «Quarto» du modèle absolu du genre: Les Essais, de Montaigne.Dans son hommage aux valeurs sûres de l’histoire littéraire, il ajoutera l’ouvrage d’Henri Justin, Avec Poe jusqu’au bout de la prose, à l’occasion du 200' anniversaire de la naissance d’Edgar Allan Poe.Parmi les nouveautés de la maison, on trouvera également la réédition si souhaitée de la Correspondance entre Gide et Valéry, les Entretiens (2002-2003) de Catherine Gide sur son illustre père et une édition révisée des Lettres de Céline à Albert Paraz.Pour nous rapprocher d’Oba-ma et de l’actualité sociopolitique, Gallimard nous invite à lire Le Mouvement noir américain de 1865 à nos jours, de Pap Ndiaye (collection «Découvertes») et Sociologie de la globalisation, de Saskia Sassen.De son côté, Lux ressuscitera un ouvrage introuvable, Les Etats-Désunis, de Vladimir Poz-ner, chronique d’un événement qui, aujourd’hui, s’impose plus que jamais dans la mémoire collective: la dépression des années 30.Quant au Seuil, il attire notre attention sur C’est maintenant: trois ans pour changer le monde, de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, un ingénieur-conseil et un économiste préoccupés par le même sujet, et Qui est «Je»?, l’essai de Vincent de Gau-lejac sur la revalorisation de l'individu, confronté à l’éclatement des institutions, à la crise du travail, de la politique et de la religion.Toujours grâce au Seuil, on aura très hâte de relire Daniel Lindenberg, qui a provoqué il y a sept ans la querelle au sujet des «nouveaux réactionnaires».Dans Le Procès des Lumières, le polémiste revient à la charge contre les vieilles idées replâtrées des récents conservatismes.Même si Jacques Attali suscitera sans doute moins d’enthousiasme, on restera curieux de prendre connaissance de son essai La Crise, et après?(Fayard).Et que dire de Crises (CNRS éditions), du réputé Edgar Morin?On se laissera envoûter par la franchise de Dominique Fernandez en dévorant Ramon (Grasset), les pages consacrées à son père Ramon Fernandez.«Je cherche, dit-il, à m’expliquer, en me mettant moi-même en scène, comment cet homme a pu être socialiste à 31 ans (1925), critique littéraire d’un journal de gauche à 38 ans (1932), communiste à 40 ans (1934), fasciste à 43 ans (1937), enfin collabo à 46 ans (1940).» Comment ne pas se réjouir de la parution au Seuil d’un inédit capital pour la compréhension de l’ensemble d’une oeuvre: le Journal de deuil, de Roland Barthes, écrit après la mort de sa mère, qu’il aimait tant?Du même écrivain, Christian Bourgois révélera les Carnets du voyage en Chine.Pour aller plus loin sur le chemin de la réflexion littéraire, il faudra s’offrir la réédition tant attendue du livre de Christine Lecerf: Thomas Bernhard, un air de famille (Laurence Teper).Une façon de redécouvrir le grand écrivain autrichien qui, dans Le Neveu de Wittgenstein (1982), a fait de la fusion du récit autobiographique et de l’essai une merveille inégalée.Collaborateur du Devoir Dominique Fernandez publie chez Grasset les résultats d’une longue enquête sur son père Ramon Fernandez, critique littéraire de gauche devenu fasciste et collaborateur.ESSAI QUÉBÉCOIS LETTRES FRANCOPHONES Obama : les prévisions LOUIS CO R N ELU ER Si l’avalanche de textes parus sur Barack Obama depuis quelques semaines n’a pas émoussé votre intérêt pour la politique américaine, le livre d’Alexandre Sirois, Obama.Comment reconstruire l’Amérique (Voix parallèles, 2009), est pour vous.Responsable de la section «Monde» au journal La Presse, Sirois, enthousiasmé par l’élection du démocrate mais bien conscient que les attentes à son égard «sont exagérément élevées», a rencontré cinq spécialistes afin d’évaluer les chances du nouveau président d’être à la hauteur.Les thèmes abordés sont la sécurité nationale (Andrew Bacevich), l’économie (Paul Martin), la politique étrangère Uoseph Nye), la santé (Uwe Reinhardt) et l’environnement (David Suzuki).Si Bacevich semble plutôt pessimiste, les autres intervenants, sans croire aux miracles, fondent de grands espoirs sur le politicien chéri.Souhaitons qu’ils aient raison, tout en gardant en tête OBAMA COMMENT RECONSTRUIRE L’A MF IE que, comme l’écrit le collègue François Brousseau dans L’Actualité de février, «Obama ne sera pas le sauveur du monde que beaucoup attendent».Collaborateur du Devoir OBAMA.COMMENT RECONSTRUIRE L’AMÉRIQUE Alexandre Sirois Editions Voix parallèles Montréal, 2009,166 pages Une vie intense, entière et inspirante CLAUDE FOURNIER M t M O 1RES Mû En librairie le 11 mars CROUPE L lit R B X Une (tvnpftgnto (te QuttMOr Medte groupelibrax.com c£> ' f j i Bonne chance, Monsieur LISE GAUVIN J KAN IMFKRK Mil.IFR iPH- * '7 TP.') fi ‘T Bonne chance en Relation, Monsieur.» C’est ainsi que se termine le petit livre sous-titré «Adresse à Barack Obama», cosigné par Edouard Glissant et Patrick Chamoi-seau, ouvrage qui fait suite à Quand les murs tombent, publié l’année précédente par les mêmes auteurs et qui portait sur les questions identitaires et la politique française de l’immigration.Cette fois l’intervention se situe au niveau des enjeux liés à l’élection à la présidence de Barack Obama, considérée comme l’effet «à peu près miraculeux, mais ssi vivant, d’un processus de créolisation des sociétés modernes».Ce serait là en effet l’aboutissement et l’illustration la plus spectaculaire du phénomène que Glissant nomme créolisation, soit la rencontre et la synthèse d’éléments hétérogènes «opérés par des progressions foudroyantes, avec des résultantes inattendues, imprévisibles, et sans qu’aucun de ces éléments ne disparaisse ni ne se dénature au profit d’un autre, ni ne demeure intact».Phénomène qui a donné, notamment, la musique de jazz, née de la rencontre entre les rythmes africains et les instruments occidentaux.Et plus récemment, l’élection d’un président au parcours riche de la complexité des cultures qu’il a fréquentées, «dans un pays où Patrick Chamoiseau toute idée de rencontre, de partage, de mélange, était violemment repoussée par une grande partie de la population, blanche et noire».Et les auteurs d’en conclure que «sa victoire, qui est bien la leur, n’est pourtant pas en premier lieu celle des Noirs, mais celle du dépassement de/histoire étasunienne par les Etats-Unis eux-mêmes».Car «la seule revanche vivable est celle du dépassement des murs, et de la liberté de l’esprit».Ainsi la venue de ce leader «rattrape l’histoire amé- Vous aimez les mots ?46 ateliers de formation littéraire 414 heures d’initiation ou de perfectionnement à Québec, Montréal, Laval, Dingtivuil, Kepcntigny, St-Jean-sur-Rlchelieu et St-Antoine-de-Tilly www.litteraire.ca info@litteraire.ca (514)252-3033 CnmmunttntMni H mm ,-n NuMnft» Québec fÉDÉRATION QUÉBÉCOISE - „cc DU LOISIR LITTÉRAIRE 1 (OOO) 000-0/30 EN BREF Question de rhétorique Comment fail-on pour convaincre?Dans L’Art de défendre ses opinions expliqué à tout le monde, à paraître en mars chez VLB, notre chroniqueur Louis Cornellier répond à cette question en proposant une méthode simple, qu’il présente comme up «réel bricolage intellectuel».A surveiller.-Le Devoir Moulins à eau en photos De l’époque des seigneurs jusqu’à aujourd’hui, Les Mou- ricaine», retrouve le projet des pères fondateurs et fait de ce pays un véritable peuple des Amériques, ouvert à la multiplicité.Césaire disait: «La justice écoute aux portes de la beauté.» Cette beauté, selon Glissant et Chamoiseau, est incompatible avec l’exploitation, le crime, la domination.Elle ne peut reposer que sur une «Politique de la Relation», complément nécessaire de la Poétique de la Relation développée par Glissant dans ses essais.Car il est important que des -nations-relations» succèdent aux Etats-nations traditionnels.Les attentes créées par le nouveau président sont immenses.Les uns d’annoncer que «rien ne changera», les autres que «tout devient possible».Les écrivains du Tout-Monde de prédire à leur tour à «cet éclair tranquille d’imprévisibilité» à qui ils adressent leur ouvrage que sa marge de manœuvre est dans l’imprévisible.«Nous ne courons pas le même danger que vous, ajoutent-ils, mais nous vous accompagnerons.» Collaboratrice du Devoir L’INTRAITABLE BEAUTÉ DU MONDE Adresse à Barack Obama Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau Institut du Tout-Monde Galaade, 2008,57 pages lins à eau du Québec, publié aux Éditions de l’Homme cette saison, propose l’histoire de ces monuments du patrimoine qui sont aussi autant de symboles des premiers temps de l’industrialisation.Des photos de Claude Bouchard et un texte de Francine Adam, qui incorpore de nombreux documents d’archives, promettent un regard thématique intéressant.Une bonne idée, ce livre.- Le Devoir mmmm moulin eau du Québt L E I) E V 0 I R .L E S S A M E I) I 2 1 E T I) I M A N C H E 2 5 J A N V I E R 2 0 0
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