Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2004-11-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
PROCHE-ORIENT Arafat se porte mieux; Sharon évoque une possible relance des négociations Page A 5 ?w ww.ledevoir.co m ?* ¦ AFGHANISTAN Trois jours de sursis pour les otages onusiens Page A 5 LE DEVOIR Vague à l’âme à l’aéroport de Mirabel / Des saluer JACQUES NADEAU LE DEVOIR employées d’Air Transat lors de leur dernière journée de travail, hier, à Mirabel.À 20h55, elles sont descendues sur la piste de décollage pour er l’ultime vol de passagers, le TS-710, à destination de Paris.Le rêve évanoui Plus de 1200 employés de Mirabel s’embarquent pour Dorval; 160 autres se retrouvent sans emploi BRIAN MYLES Derrière le comptoir de Tours Mont-Royal (TMR), Catherine Loslier, la «doyenne» de l’aéroport de Mirabel, a dressé une table avec vins et fromages pour souligner la dernière journée de vols avec passagers, mais l’heure n’est pas du tout à la fête.Comme des centaines d’autres employés, Mme Loslier prend ce matin la route de Dorval, tandis que son cœur reste à Mirabel.Air Transat et Sky Service, les deux dernières compagnies qui offraient des vols avec passagers en provenance et à destination de Mirabel, ont transféré leurs activités à Dorval à partir d’aujourd'hui.Les employés d’Air Transat sont descendus sur la piste de décollage, hier vers 20h55, pour saluer le tout dernier vol de la compagnie, le TS-710 à destination de Paris.Il pèse maintenant sur Mirabel un silence monastique que seuls d’assourdissants avions de fret viendront briser, à raison d’une centaine de vols hebdomadaires.Après 19 années de service chez TMR, un grossiste en voyages, Mme Loslier considère l’aéroport de Mirabel comme «une deuxième maison» qu’elle abandonne à reculons.Elle dépeint Dorval comme «un aéroport rapiécé», trop petit, où les grossistes sont empilés les uns sur les autres, et où les clients ne peuvent s’attendre à autre chose qu’à d’interminables files d’attente.Le buffet vins et fromages, c’est son idée pour passer cette journée d’une historique tristesse, pour éviter de fondre en larmes à tout moment.«Je suis triste parce que je devrai maintenant faire deux heures de route pour aller travailler.Je suis triste pour tous ces gens expropriés sans raison.Je suis triste parce qu 'on n 'a jamais construit l’autoroute.Je suis triste parce que l’aéroport de Mirabel était supposé devenir une plaque tournante en Amérique du Nord», affirme Mme Loslier.L’aéroport de Mirabel était et restera une déception.Pour toutes les vies brisées lors de sa construction, pour toutes les occasions manquées d’en faire par la suite le fer de lance de l’aviation civile au Canada.VOIR PAGE A 8: MIRABEL Percée éphémère de Bush Mais dans l’ensemble, les sondages mettent encore Bush et Kerry à égalité ou presque Miami — A 48 heures du scrutin, les deux principaux candidats à l'élection présidentielle américaine, George W.Bush et John Kerry, onl tenté hier de convaincre à l’arraché les électeurs d’une poj-gnée d'Etats clés dont dépend le choix du chef de l’État )e plus puissant de la planète.A deux jours du scrutin, les républicains voulaient croire à une percée de George W.Bush crédité d’une avance de six points (50 % contre 44 %) sur son adversaire démocrate John Kerry par im sondage Newsweek.Le secrétaire général de la présidence Andrew Card affichait sa confiance.«J’observe vraiment un élan énorme en faveur du président», assurait-il hier sur CNN.VOIR PAGE A 8: BUSH PERSPECTIVES Pourquoi voter?iami — À condition que rien ne se passe comme prévu, le monde saura demain soir qui, dç George W.Bush ou John Kerry, sera président des États-Unis pour les quatre prochaines années.Et que l’un ou l’autre soit élu, affirme l’éthiden Ken Goodman, les Ame-ricaips en resteront bouche bée.«A cette étape-ci, affirme ce spécialiste de l’université de Miami, c'est comme parier aux courses de chevaux.Si Bush gagne, nous serons surpris que les électeurs n’aient pas tiré les leçons sur l’Irak, sur l’économie.Si Kerry gagne, nous serons surpris de l’avoir élu parce qu’il y aura en cela reconnaissance des,erreurs qui ont été commises.» A moins de 24 heures de l'ouverture des bureaux de scrutin aux États-Unis, la course est jugée trop serrée par les sondeurs (cinq nouveaux sondages plaçaient encore les deux hommes coude à coude hier) pour pouvoir en prédire VOIR PAGE A 8: VOTER ¦ L’entrevue du lundi: la journaliste américaine Barbara Victor, page A 4 ¦ La chronique de Michel Venne, page A 7 ¦ La chronique de Jean-Claude Leclerc, page B 5 Guy Taillefer URUGUAY ANDRES STAPFF REUTERS Le socialiste Tabaré Vazquez.Une victoire historique de la gauche ¦ À lire en page A 5 INDEX Annonces .B 4 Avis publics.B 5 Convergence.B 6 Culture .B 8 Décès .B 4 Économie .B 1 Éditorial .A6 Idées.A 7 Météo.B5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Religions .B 5 Sports.B 4 Télévision.B 7 26e gala de l’ADISQ Desjardins plébiscité.et houspillé Même les ventes faramineuses d’une Marie-Élaine Thibert n’auront pas nié l’évidence: il n’y rien eu de plus important chez nous cette année que Richard Desjardins.L’auteur-com-positeur, Kanasuta l’album et Kanasuta le spectacle ont été honorés.L’homme, lui, a subi in abstentia la colère de l’animateur Guy A.Lepage.Malaise.SYLVAIN CORMIER On n’est pas aux États.L’argent, comprenait-on hier au 26' gala de l’ADISQ, présenté comme d’habitude au théâtre Saint-Denis et diffusé à la télé de Radio-Canada, n’achète pas tout.En tout cas, pas les votes.L’obtention d’un Félix d’«album de l’année» a beau être déterminée à 40% par les chiffres de ventes et à 60% par le vote des quelque 700 artisans de l’industrie, c’est quand m ême le Kanasuta de Richard Desjardins qui l’a emporté dans la catégorie «populaire».Tous les autres disques en présence, surtout les disques à budget illimité dçs sta-racamédiciens Wilfred Le BouthiDier et Marie-Élaine Thibert étaient pourtant de gros vendeurs: plafonnant sous les 50 000 exemplaires, Kanasuta semblait écrasé par le Thibert et ses 250 000 exemplaires.Richard Desjardins PEDRO RUIZ LE DEVOIR Marie-Élaine Thibert a remporté deux Félix hier soir, celui de Talbum le mieux vendu et celui de l’interprète féminine de l’année.Quant A Benoit Charest, il a été récompensé pour la bande sonore originale du film Les Triplettes de Belleville, et on lui a aussi décerné le titre de «révélation de l’année».VOIR PAGE A 8: DESJARDINS A 8 LE DEVOIR.LE LUNDI 1 1 * NOVEMBRE 2004 LES ACTDALITES MIRABEL SUITE DE LA PAGE 1 Présenté comme le projet du siècle en 1967, l’aéroport de Mirabel s’est finalement imposé dans la mémoire collective comme le scandale du siècle.Lorsque le premier ministre Pierre Elliott Trudeau a inauguré les installations en présence de milliers de dignitaires étrangers, hommes d’affaires et politiciens le 14 octobre 1975, il annonçait le début d’une ère de présumée prospérité, mais surtout la fin d’une douloureuse campagne d’expropriation.Ottawa a chassé 3000 familles (ou 10 000 personnes) sur une superficie de 39 255 hectares pour construire l’aéroport de Mirabel sur les plus productives terres arables du Québec.Le fédéral a réalisé le projet à une époque où démographie se conjuguait avec futurologie.Le trafic aérien connaissait une croissance annuelle de 19 % en 1967, et le scénario ne prévoyait nullement la crise du pétrole, les premiers détournements d’avion par des groupuscules terroristes et la récession, qui ont entre autres contribué au ralentissement de l’industrie de l’aviation.Au contraire, Mirabel devait connaître une phénoménale expansion pour accueillir 40 millions de voyageurs sur une base annuelle en 2000.En réalité, Mirabel a reçu 2,5 millions de visiteurs lors de sa plus forte année de fréquentation, en 1990.L’aéroport a été érigé sur une superficie de 7080 hectares, soit huit fois moins que prévu.Le fédéral a restitué les terres acquises en excédent à partir de 1984 seu-lement, plus de 15 ans après la vaste opération d’expro-priation qui a semé la dépression, le divorce et le suicide dans les champs autrefois tranquilles de Mirabel La population locale garde un pénible souvenir de cette époque qui n’en finit plus de la hanter.Le beau-père de Linda Leblanc a 76 ans.«Et il lui reste deux ans d'hypothèque sur sa maison qu’il a dû racheter», dit-elle.Déguisée en «Dr Love» pour l’Halloween, Linda Leblanc attendait patiemment des clients, hier au kiosque d’Impark, une compagnie de taxi qui fait la navette entre Mirabel et le centre-ville.Un des chauffeurs dormait sur un banc.L’aéroport accueillait une cinquantaine de vols par semaine, aussi arrivait-il que deux clients seulement se présentent au comptoir d’Impark pendant toute une journée.Pour Linda Leblanc, native de Saint-Janvier, cette immensité de verre, de béton et de vide contraste avec le Mirabel mouvementé de son adolescence.«Quand j’avais 15 ou 16 ans, on venait ici pour “tripper".L'aéroport de Mirabel, c’était une bonne place l’hiver pour les jeunes.Il y avait plein de monde, de l’action, des machines à boule.» Au-delà du choc de l'expropriation, une bonne partie de la population a cru à l’aventure de Mirabel, à la possibilité qu’il devienne la porte d’entrée de l’Amérique du Nord, un aéroport à vocation internationale assorti de deux autoroutes, la 13 et la 50, reliant respectivement Montréal et Ottawa.Rien de tout cela ne s’est avéré.Les autoroutes n’ont jamais été parachevées.Les grands transporteurs aériens se sont tournés vers Pearson au détriment de Mirabel.Et le transfert des vols de passagers vers Dorval, annoncé en 1997 par la société Aéroports de Montréal (ADM), a scellé le sort de Mirabel.«La fermeture de Mirabel, c’est très humiliant, parce que ça démontre qu’il n’y a pas de place au Québec pour un aéroport international et qu'on est devenu une filiale de Toronto en matière de transport aérien.Et c’est triste de voir que ce sont des politiciens québécois qui ont pris cette décision.C'est une abdication totale», affinne le maire de Mirabel, Hubert Meilleur.M.Meilleur veut maintenant éviter que les installations tombent en désuétude.D s’est notamment rangé derrière un projet de création d'une école internationale de sécurité publique, où des policiers pourraient être formés en matière de lutte au terrorisme.Selon lui, il est impératif de garder l’aérogare en état de marche au cas où les citoyens de Dorval finiraient par se lasser «d’avoir 800avions par jour au-dessus de leur tête» et demanderaient la réouverture de Mirabel.ADM n’a jamais exclu la possibilité qu’il faille relancer un jour les vols avec passagers à Mirabel.La société croit cependant que le problème de saturation de Dorval ne se posera pas avant une trentaine d’années.«On va revenir ici avant le délai de 30 ans, j’en suis convaincu, estime M.Meilleur.C’est pour ça qu’il faut que Mirabel soit bien entretenu.» ADM cherche des locataires pour l’aérogare.C’est une question d’argent puisque ces locaux lui occasionneront des pertes annuelles de six à sept millions s’ils restent vides.La société a reçu huit propositions formelles, et elle en a retenu quatre, a dit hier Christiane Beau-lieu, vice-présidente aux affaires publiques chez ADM.Il a été notamment question dans les médias d’une école de pilotage, de studios de cinéma, d'un casino (une idée écartée par ADM) et d’un centre commercial.Mme Beaulieu n'a livré aucune explication sur la nature des projets, si ce n’est pour dire qu’ils appartiennent aux secteurs de l’aéronautique, de l’industrie légère, de la formation et du tourisme récréatif.La décision finale sera prise au printemps.Dans l’immédiat, 1248 employés convergent ce matin vers Dorval, selon des chiffres fournis par M.Meilleur, tandis que 160 autres se retrouvent au chômage.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, & étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal.(514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor World, St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans L* Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division de Corporation Sun Media.900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0658.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.BUSH SUITE DG LA PAGE 1 Les démocrates reconnaissaient eux aussi dans leurs sondages maison un avantage au président sortant Mais dans le même temps, un sondage ABC News renvoyait à nouveau les deux candidats coude à coude, avec 49 % pour Bush et 48 % pour Kerry, apres avoir accordé une avance plus substantieDe au président sortant quelques jours phis tôt Quatre sondages publiés hier donnent aussi les deux rivaux à égalité, ceux de American Research Group, Zogby et Washington Post à 4848, et celui de Foxà4646 alors que le Pew Research Center, qui a sondé près de 2000 électeurs bien décidés à aller voter, montre une très légère avance de Bush sur Kerry (4845).Trois autres sondages nationaux accordent un mince avantage à Bush: ceux du CBS-New York Times (49-46), de CNN-USA TbdayGallup (4947) et NBC-Wall Street Journal (4847).L’ultime bataille se livre dans les huit à dbt Etats dont le résultat reste pur l’heure imprévisible.A quelques heures du sçrutin, chacun des deux candidats, qui arpentent les Etats indécis, a tenté de récuprer à son compte le retour de «l’ennemi de l’Amérique» sur les écrans.S’invitant par surprise dans la campagne après trois ans de silence, Oussama ben Laden s’est adressé vendredi soir aux électeurs américains dans une nouvelle vidéo reçue par la chaîne arabe al-Jazira.«Votre sécurité n’est pas entre les mains de Kerry ou de Bush ou d’al-Qaida, a-t-il lancé.Votre sécurité est entre vos mains.» Cette réapparition a donné un nouveau souffle au thème favori de George W.Bush, la guerre contre le terrorisme, sur laquelle le président a axé sa campagne, préférant éviter les sujets sensibles de la guerre en Irak ou de sa gestion de l’économie américaine.En Floride, le président sortant a enchaîné les discours à Miami, Tampa et Gainesville, avant de retourner à Cincinnati en Ohio.John Kerry, lui, a commencé par l’Ohio, à Dayton, avant de gagner Manchester dans le New Hampshire, puis la Floride en soirée à Tampa, les confettis de son opposant républicain ayant à peine eu le temps d’être balayés.Le candidat démocrate à la présidentielle américaine a promis hier up «débordement d’activité» pour assurer la sécurité des Etats-Unis, en cas d’élection à la Maison-Blanche.«Je vais rendre l'Amérique plus sûre et fai certaines mesures très fortes» à prendre «rapidement» pour y parvenir, a déclaré le sénateur du Massachusetts, dans un entretien de 12 minutes à l’AP à bord de son avion de campagne.En cas de victoire, John Kerry a précisé qu’il commencerait à composer son équipe «aussi rapidement» que possible.Au nombre des personnalités mentionnées pour faire partie de son équipe (furent l’ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU Richard Holbroo- ke et le sénateur Joe Biden, membre de la Commission des affaires étrangères.Après avoir accusé de nouveau son adversaire d’avoir laissé filer l’ennemi public numéro un, John Kerry est revenu aussi hier sur l’économie et les questions sociales en attaquant le président sortant sur les coupes dans les programmes de formation continue, la couverture de santé et les pertes d’emploi «Ce n’est pas tout d’aller à l’église tous les dimanches, de parler de la foi et de professer sa foi», atsl lancé.Si les deux rivaux labourent inlassablement ces deux Etats, c’est que, au niveau national aucun sondage n’arrive vraiment à les départager.Pour conquérir les derniers indécis, les candidats n’ont d’autre option que de concentrer leurs efforts sur les Etals indécis, en raison du système électoral américain.Eh fonction de sa démographie, chaque Etat dispose d’un certain nombre de grands électeurs, qui désigneront,le président Lorsqu’un candidat arrive en tête dans un Etat à deux exceptions près, il rafle la totalité des grands électeurs, même s’il n'a qu’une voix d’avance.L’Ohio, avec ses 20 grands électeurs, et la Floride, qui en compte 27, deux fiefs gagnés par Bush en 2000, concentrent donc les convoitises, ainsi que les anciens bastions démocrates du nord-est qui aujourd’hui hésitent Iowa, Wisconsin, Pennsylvanie, Michigan et Minnesota.Dans le nord de l’Ohio, où les emplois industriels disparaissent John Kerry parie emploi et santé, mais dans le sud agricole, c’est Bush qui rassemble en pariant de Dieu et de la libre possession d’armes à feu.À Miami hier.George W.Bush a tenté d’amadouer l’importante minorité cubaine, promettant de «maintenir la pression pour libérer Cuba» de Fidel Castro.Traditionnellement républicaine, cette communauté renâcle devant les dernières mesures de la Maison-Blanche limitant les visites familiales dans file.Au niveau national, selon un sondage du Miami Herald, 61 % des Hispaniques soutiennent Kerry et 33 % Bush.Une chose semble sûre, la participation (513 % en 2000) devrait être élevée si l’on en croit les longues files d’attente dans les Etats qui autorisent le vote par anticipation, comme la Floride.Selon les estimations, jusqu’à un électeur sur cinq pourrait avoir voté d’ici demain.Un sondage de Newsweek révélait cette fin de semaine cpe deux Américains sur trois jugeaient que ce scrutin était le plus important qu’ils aient connu.Et cet afflux de nouveaux électeurs constitue une inconnue de phis dans un scrutin aussi séné.Hier, un dernier baromètre, à la fois très populaire et peu scientifique, a tranché en faveur du candidat démocrate, puisque l’équipe de football américain de Washington DC, les Redskins, a perdu son match face aux Green Bay Packers: Or, depuis 17 élections consécutives (1936), le dernier match des Redskins avant le scrptin a toujours correctement prédit l’élection.A chaque fois qu’ils ont gagné, le président sortant l’a emporté, et le contraire s’est vérifié.Agence France-Presse et Associated Press Les «surprises» d’octobre Washington — La réapparition d’Oussama ben Laden sur les écrans de télévision du monde entier et la disparition d’un stock d’explosifs en Irak sont les seules «surprises d’octobre» qui pourraient peser cette année sur l’élection présidentielle américaine.Définie par le dictionnaire d’anglais Oxford comme «un acte ou un discours politique inattendu effectué juste avant une élection en novembre afin d’essayer de remporter des votes», la «surprise d’octobre» fleurit tous les quatre ans aux Etats-Unis, l’élection prési-dentieUe ayant lieu depuis le milieu du XK' siècle au début de novembre.Le président George W.Bush y a déjà goûté il y a quatre ans.«La nouvelle qui a vraiment permis au candidat démocrate Al Gore de resserrer l’écart dans les sondages avec George W.Bush fut la découverte que son rival avait été arrêté en 1976 dans le Maine au volant de sa voiture alors qu’il était sous l’influence de l’alcool», a rappelé à l’AFP Elaine Kamarck, profes-seure à Harvard et ancienne conseillère d’Al Gore.Cette information a dissuadé certains chrétiens évangélistes d’aller voter pour lui, estime-t-elle.Pour John Hulsman, de la Fondation Heritage à Washington, il suffit d'un événement affectant un ou deux pour cent de la population pour faire basculer un scrutin serré.Exemple: l’élection de 1968, où Richard Nixon faisait face au vice-président démocrate Hubert Humphrey.Cinq jours avant le vote, le 31 octobre, le président Lyndon Johnson annonce la suspension des bombardements aériens au Nord-Viêtnam, liée aux négociations de paix en cours à Paris.Les sondages d’Humphrey font un bond en flèche avant de redescendre aussi vite après le refus de négocier du gouvernement sud-viètnamien.Et Nixon gagne sur le fil du rasoir.«1968 est un très bon exemple: dans le dernier mois de la campagne, Humphrey arrive de nulle part pour effrayer Nixon, [Johnson] lui donne un coup de main, et les Sud-Viêtna-miens lui sabotent son effet», souligne M.Hulsman.En 1980, le camp Reagan craignait la fin de la crise des otages américains en Iran, dans laquelle était englué le président démocrate sortant Jimmy Carter.Et la crise de Suez avait pris le président sortant républicain Dwight Eisenhower par surprise en 1956.En 2004, certains démocrates craignaient que la «surprise d’octobre» ne soit l’arrestation d’Oussama ben Laden.-AFP VOTER SUITE DE LA PAGE 1 le résultat, qui pourrait d’ailleurs ne pas être connu de façon définitive avant plusieurs jours.Six Américains sur dix s’attendent à revivre l’extrême confusion qui a marqué l’élection de Bush en 2000.Les partis républicain et démocrate ont délégué des bataillons de milliers d’avocats pour surveiller le déroulement du scrutin.Dans le seul Etat de la Floride, qui fut il y a quatre ans au cœur de l’embrouillamini électoral, 2000 avocats sont sur le pied de guerre pour le compte des démocrates.Une blague court à Washington: «Quelle est la recette pour remporter la présidentielle?Cinquante et un pour cent des électeurs — ou 51 % des avocats?» Le dernier droit a du reste donné lieu à un affrontement plus judiciaire que politique.Suivant d'intenses campagnes d’enregistrement et de mobilisation menées par les deux partis, mais aussi par de nombreuses organisations de défense des droits civiques, 15 millions d’Américains, dont 1,5 en Floride, sont nouvellement inscrits sur les listes électorales dans un pays d’environ 200 millions d’adultes en âge de voter.Ainsi, des accusations d’irrégularité ont été semées à tout vent ces dernières semaines devant les tribunaux de l’Ohio, de la Floride, de l’Iowa et de huit autres Etats sur la validité de milliers d’inscriptions.«B y aura beaucoup de fraude dans les bureaux de vote», n’hésite pas à dire George Wilson, sociologue à l’université de Miami.Politiquement, les électeurs sont assis sur leurs position, écrivait hier The New York Times, et le facteur Oussama ben Laden, qui a fait une sortie vidéo vendredi sur les ondes d’al-Jazira, semble ne rien changer aux intentions de vote.Le scrutin se déroulera sur fond de déferlement d’observateurs américains et internationaux.«Jamais une élection n'aura été aussi surveillée dans Ihistoire récente du pays», souligne Doug Chaplin, directeur de l’organisation non partisane Electiononline.org.Des organisations comme Global Exchange et Election Protection auront des milliers d’observateurs disséminés dans les bureaux de vote.Jusqu’à l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) qui viendra «observer» l’élection, ce qui n’est pas sans froisser les susceptibilités de beaucoup d’Américains.Test de crédibilité «Le système politique américain passe [demain] un test de crédibilité», affirme M.Goodman, après la «honte» ressentie en 2000.«Ce qu’il faut quand survient un vote serré, c’est que le système puisse le gérer et donner aux gens l’assurance que leur vote compte et a été compté.Cette assurance ne leur a pas été donnée il y a quatre ans.» Il fallait donc absolument qu’en Floride, dit l’expert, on rénove le système électoral en remplaçant les vieux bulletins de vote à poinçon par des machines électroniques.Pour autant, «cela risque de faire croire à certains que des machines modernes suppléent à l’absence de culture démocratique».Pour rendre sa crédibilité au système, dit encore M.Goodman, il faudra également un jour que le pays en finisse avec cette «relique» que constitue le collège électoral.«Voici une situation où tu peux gagner le vote populaire mais perdre l’élection au compte des grands électeurs.Quelque chose de terrible s’est produit et on n’a rien fait depuis quatre ans pour corriger le problème.» Ken Goodman, qui votera John Kerry moins par approbation du sénateur que par désaccord profond avec M.Bush, veut néanmoins croire que le fiasco de 2000 et les événements des dernières années ont secoué durablement la «paresse et le cynisme» des Américains par rapport au processus démocratique, en leur faisant prendre conscience de l’importance du politique et de la valeur fondamentale du vote secret Même si Bush gagne.«Ce qui fait que l’une des choses à surveiller le 2 novembre sera non seulement de voir qui a gagné, mais combien de gens seront allés voter.Si le taux de participation ne bat pas des records, je trouverai cela très déprimant.» La forte participation des électeurs du sud de la Floride au vote par anticipation, qui s’est étalé sur les deux dernières semaines, tend à le rassurer près du tiers des électeurs inscrits, soit 600 000 personnes, sont déjà allés voter dans les grands comtés de Miaml Dade et Broward.Mais si les Américains sont attendus en nombre inhabituellement élevé demain aux urnes (le taux de participation devrait dépasser les 60 %), beaucoup d’autres, en revanche, ne s’y rendront tout simplement pas, doutant de la pertinence d’exercer, leur droit de vote malgré l’ampleur des enjeux.A quoi bon voter?Prenez Eduardo Carter, un jeune homme de 24 ans de Coral Springs, situé près de Fort Lauderdale.D est responsable de gestion dans des cliniques médicales et la présidentielle le laisse assez indifférent Pour la simple raison qu’il ne voit guère en quoi les lointaines classes politiques, s'affrontant le plus souvent par mitraillages de publicités négatives, ont un impact sur son existence.«Je ne me sens interpellé ni par Bush ni par Kerry», dit-il.La gérante d'un restaurant français dans le chic quartier miamien de Coral Gables nous dira sensiblement la même chose: «Je pencherais peut-être pour Bush mais, vous savez, je ne suis pas très politisée.» Microcosme des États-Unis La Floride compte 17 millions d’habitants.Elle est, avec le Nouveau-Mexique, l'Iowa, le Wisconsin, le Michigan et l’Ohio, l’un des six Etats où les résultats électoraux s’annoncent extrêmement serrés.Les Latinos sont en Floride un peu plus,de trois millions, les Noirs quelque 2,5 millions.Un État marqué par les clivages ethniques où la communauté noire, particulièrement marginalisée, s’est fait damer le pion par l’arrivée massive des hispanophones à partir des années 1960.«Dans la communauté noire [qui vote démocrate], les gens ne peuvent pas toujours articuler leur colère, mais ils constatent la négligence dont ils sont victimes», explique Bradford Brown, président local de la NAACP, la grande organisation américaine de défense des Noirs.«L’ethnicité filtre la démocratie en Floride», affirme catégoriquement le sociologue George Wilson, selon lequel les Américains ont tout intérêt à .s’intéresser de très près à l’évolution sociale de cet État Car, selon Jui, «la Floride est le microcosme de ce que seront les Etats-Unis dans l’avenir.Les tensions sont vives et cela est très inquiétant».DESJARDINS SUITE DE LA PAGE 1 Faites le calcul.Il a fallu une rare unanimité chez les membres votants de l'ADISQ pour compenser.Le choix s'imposait sans disproportion pour le Félix de l'«auteur ou compositeur de l’année»: c’est un jury spécialisé qui a distingué Desjardins parmi les très méritoires Ben Charest, Lhasa de Sela, Kate & Anna McGarrigle et Stefie Shock.Même logique imparable de la qualité supérieure pour le «spectacle de l’année — auteur-compositeur-interprète»: tous valables, les spectacles des Jean Leloup, Cowboys Fringants, Stefie Shock et Andrée Watters n’étaient tout simplement pas dans la même ligue, et l’industrie en a convenu.Il y a Desjardins et il y a les autres.Mais le «bon gars» n’est pas sacré: volontairement absent de la remise de prix (par principe, sup-pose-t-on, malgré la soumission tout aussi volontaire de son disque et de son spectacle à la candidature), il a été sérieusement pris à partie après l’obtention de son deuxième Félix par l'animateur Guy A Lepage.«B aurait pu venir mais il avait pas le goût», a révélé Lepage au lieu d'excuser à nouveau l’absence de l’artiste.Lepage s'est offert en exemple, notant qu’il était un jour revenu, lui.«de Thaïlande» pour re-cevoir’un Félix.Ajoutant le geste au propos, Lepage a ensuite jeté la statuette, de la «même façon» que Desjardins la jetterait.Au troisième Félix, l'animateur a expliqué sa montée de lait par l’admiration qu’il éprouve pour Desjardins, et a invité celui-ci à son émission Tout le monde en parle (invitation refusée par le passé).Desjardins et les autres, donc.Les autres?Grand perdant de la soirée (avec Damel Boucher, qui a fait chou blanc), Stefie Shock s’est retrouvé carrément dans.Le Décor.Parti en première ligne avec huit nominations, le chéri des branchés ne sera reparti qu’avec le seul Félix de l’«album de l’année - pop-rock».Deux si l'on compte le Félix décerné à Pyer Desrochers au hors d’ondes pour la conception d’éclairage.«C'est quand même moi qui lui ai dit quoi faire», avait déclaré le cher Stefie lunçli en ramassant la statuette de son collaborateur.A l’opposé, victoire remarquée, c’est l'album AW d’Andrée Watters qui a remporté le Félix de Ualbum de l’année - rock», laissant dans son sillage les disques des Daniel Boucher, Dumas, Leloup et Kaïn.Catégorie nettement plus relevée que celle de Shock, on l’avouera: seul Vallières, parmi les Caroline Néron, Garou et Phénomia, était vraiment menaçant L’ADISQ aura également réparé hier de belle façon l'outrage fait à Ben Charest par l’industrie québécoise du cinéma, qui l’avait carrément ignoré à son gala: non seulement a-t-on signalé par un Félix l’excellence déjà mondialement reconnue de la bande sonore originale du film Les Triplettes de Belleville, mais on a bombardé le grand gaillard «révélation de l’année», ce qui n’est que justice.Jamais passage de l’obscurité à la lumière ne fut plus fulgurant.«Je me suis fait passer dessus par l’autobus du shoufousi-ness.», a commenté l'intéressé, qui arborait de diabolique cçrnes rouges.Marie-Élaine Thibert, elle, a récolté ce que l'énorme machine à vedettes des Productions J et la non moins tentaculaire machine médiatique de l’empire Québécor avaient semé: le Félix entérinant l’album le mieux vendu, comme de raison, mais aussi le Félix de Y «interprète féminine de l’année», dont le vote est comptabilisé à partir de bulletins remplis par le grand public.Victoire du plus grand nombre qui met fin (momentanément du moins) au règne d’Isabelle Boulay: il faut dire qu’on a peu vu la Gaspésien-ne durant la période d’éligibilité (du 1" juin 2003 au 31 mai 2004).Chez les interprètes masculins, c’est le chanteur québécois d’origine rwandaise Corneille — déjà déclaré «artiste s’étant le plus illustré hors Québec» lors du gala hors d’ondes — que le peuple a élu.Le Félix de la «chanson populaire de l’année», déterminé par vote téléphonique ou par Internet durant le gala, est allé à la ballade J’t'aime tout court, de Nicola Ciccone.Sans réelle compétition en l’absence du groupe-phénomène Les Trois Accords (te quintette est membre en règle de l’ADISQ depuis 1e 20 septembre seulement), les Cowboys Fringants ont été reconduits «groupe de l’année»: le vrai match aura lieu l’an prochain.Au moins les Denis Drolet, également en lice, ont-ils dû se contenter du Félix les concernant véritablement, celui du «spectacle de l’année — humour».Le Félix du «spectacle de l’année — interprète» est revenu à «Don Juan, un spectacle musical de Félix Gray», s’ajoutant au trophée remis hors d’ondes au metteur en scène Gilles Maheu.Par ailleurs, l’annuel Félix-hommage a été remis à Michel Rivard pour l’ensemble de son œuvre.Œuvre d’une rare constance, menée par l’amour de la musique, des rencontres avec d’autres artistes et de manière générale, du travail bien fait l’exceptionnelle famille d’interprètes et d’auteurs-compositeurs-interprètes réunie pour l’occasion le reflétait de la plus émouvante manière.Il faisait bon voir et entendre Mes Aïeux, Martin Léon, Marc Déry, Michel Faubert (poignant dans Shefferville, 1e dernier train), Marie-Michèle Desrosiers, Isabelle Boulay, Patrick Norman, Ariane Moffatt (réinventant Le Goût de l’eau), Richard Séguin, jusqu’à Félix ravivé sur bande: on mesurait toute l’étendue et la valeur du catalogue.L’hommage le plus réussi de récente mémoire.Et le moment de grâce du spectacle.Autrement, c’aura été le retour du Guy A.baveux que nous aimons, mais qui utilisait un peu trop les trucs de son émission à succès Tout le monde en parle: lunettes de Josélito, coupes de vin partagées avec Dany Turcotte, renvoi à l’entrevue d’Andrée Watters, cela sentait presque l'auto-réclame.On aura mieux goûté la présence de Turcotte lui-même, franchement brillant dans son dévoilement des.perdants pour 1e Félix du «spectacle de l'année-hu-mour».Pleurs d'Andrée Watters et Marie-Élaine Thibert, crêpage de chignon entre tes présentatrices Caroline Néron et Annie Brocoli, performances notables — surtout celle, saisissante, des spectateurs masqués durant Tout le monde est triste de Stefie Shock —, petite controverse autour de Richard Desjardins, la soirée n’aura pas, elle, été triste.Tout juste jetable après usage.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.