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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-10-22, Collections de BAnQ.

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ECONOMIE ACTUALITÉS Hydro investit un milliard dans l’efficacité énergétique Page A 3 ^ T ?w w w .1 e d e v o i r.c o m -m.'1 Æk Des profits records pour Shell et l’Impériale Page A 7 LE DEVOIR Quand un cerveau devient ordinateur de poche Un chercheur met au point un «cerveau» capable de piloter un simulateur de vol LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY L> affaire frise la science-fiction.Un scientifique ' de l’université de la Floride (UF) aurait mis au point un «cerveau» vivant capable de piloter un sr-mulateur de vol.Annoncée hier par cette université américaine, l’innovation aurait pour but de mieux comprendre comment les cellules du cerveau fonctionnent en réseau.Le projet ouvre toutefois la porte à d’autres d’applications, dont la plus obsédante est certainement une éventuelle hybridation du cerveau et de la machine.Concrètement, le petit cerveau fabriqué par lUF est formé d'une collection de 25 000 neurones vivants et de cellules nerveuses qu’on a prélevés sur le cerveau d’un rat et cultivés à l’intérieur d’un simple disque de verre.Tenant sur la paume de la main, le cerveau ainsi créé a l’air bien chétif dans sa fine cage de Verre mais n’en est pourtant pas moins extrêmement actif et efficace.La découverte est d’autant plus fascinante que le cerveau a vraisemblablement «appris» à être efficace.Une nuance de taille qui est apparue très rapidement une fois que le cerveau a été relié à un simulateur de vol, a noté avec enthousiasme l’instigateur de cette étude, Thomas DeMarse, professeur au département d'ingénierie biomédicale de l’UE Pour ce faire, le chercheur a improvisé une connexion entre le cerveau expérimental et un simulateur de vol de F-22 Raptor au moyen d’électrodes.«L’ensemble prend essentiellement la forme d’un disque VOIR PAGE A 10: CERVEAU COMMANDITES Guité veut témoigner à huis clos La GRC procède à l'arrestation d'un publicitaire de Montréal ¦ À lire en page A 2 Le petit cerveau est formé d’une collection de 25 000 neurones vivants et de cellules prélevés sur le cerveau d’un rat N D E X Annonces.B 6 Monde.A 5 Avis publics .B 4 Mots croisés .B 6 Cinéma.B 3 Nature.B 7 Décès.B6 Resto.B5 Éditorial.A 8 Sports.— B 7 Idées.A9 Télévision.B 2 Copps charge Martin Lex-ministre des Finances préférait l’équilibre budgétaire à la Loi canadienne sur la santé SUE BAILEY Ottawa — Paul Martin voulait mettre la Loi canadienne sur la santé au rancart lorsqu’il était ministre des Finances et qu’il concentrait ses efforts à réduire le déficit, soutient l’ancienne vice-première ministre libérale Sheila Copps dans un nouveau livre politiquement explosif.Mme Copps, une proche de l’ex-premier ministre Jean Chrétien, battue par Paul Martin lors de la dernière course à la direction du Parti libéral du Canada, dit qu’elle a insisté pour que le budget de 1995 soit modifié à la dernière minute de façon à éviter que l’intention de M.Martin n’aille plus loin.De Passe-partout à l’animalerie Météo .B 5 Week-end.B 1 ANTOINE ROBITAILLE Il y en a des banals, évidemment, comme La Garderie Métro Saint-Michel.D y a les classiques, comme Le Jardin des merveilles ou La Ribambelle.Mais une chose saute aux yeux de quiconque se penche sur n’importe quelle liste de noms de garderies et de CPE (pour parler la langue bureaucratique imposée en 1997, les «centres de la petite enfance»): le Québec francophone est fou de ses enfants.Fou, voire complètement gaga, il le devient souvent lorsqu’il a à baptiser ces endroits où près de 375 000 de ses rejetons de zéro à quatre ans (167 000 dans les CPE, qui sont publics, et 207 000 dans les garderies privées) passent le plus clair de leur temps.Alors que les day care anglophones prennent surtout le nom de l’endroit où ils logent (Saint James Day Care, West Island Day Care) ou de leur fondatrice (Sandra’s Day Care), les francophones se font poètes.Ce faisant, ils cherchent à présenter ces institutions comme une sorte d’éden de proximité, de convivialité, totalement enchanté — les enfants y sont souvent des «lutins» —, sans conflits, où tout le monde est ami.Un univers qui semble avoir été créé par les concepteurs de Passe-Partout assistés par la juge Andrée Ruffo.Passe-partout partout Passe-partout?Commençons par là: l’esprit de cette émission marquante de Radio-Québec (aujourd’hui Télé-Québec) des années 70, qui a cristallisé une conception québécoise de l’enfance de l’après-Ré-volution tranquille — époque post-Aurore où les garderies sont apparues —, est., partout.Normal: comme le nom des villages québécois, presque tous baptisés d’après un «saint», illustrent une époque catholique, les Le document comprenait le plan de M.Martin «pour mettre fin à la loi surannée sur la santé et la remplacer avec quelque chose de plus flexible après discussion avec les provinces», dit Mme Copps dans son livre Worth Fighting For, qui sortira en librairie au début de VOIR PAGE A 10: COPPS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Comment choisit-on un nom pour une garderie?Les propriétaires ont une discrétion totale.Le Québec gaga, comme dans «garderie» Les garderies et centres de la petite enfance (CPE) francophones ont souvent des noms extravagants, voire étranges.Lorsqu’il veut exprimer le «mignon», le gentil, l’enfantin, le coquin, etc., le Québec se montre d’une inventivité débridée, surprenante mais parfois malhabile.Enquête — avec un sourire — sur cette poésie révélatrice d’un certain rapport à l’enfance.Québec publie son propre bulletin des écoles Une riposte au palmarès de L’Actualité, jugé incomplet et sans nuances TOMMY CHOUINARD Québec — Le ministre de l’Éducation, Pierre Reid, riposte au palmarès des écoles secon-aaires du magazine L’Actualité une semaine avant la parution de la version 2004.Québec propose en effet son propre bulletin, dans lequel les écoles ne sont toutefois pas mise?en rang.Le ministère de l’Éducation a décidé de dévoiler sur son site Internet une foule de statistiques, dont certaines inédites, sur chacune des écoles primaires et secondaires du Québec afin de permettre aux parents de mieux «magasiner» une école, selon les dires du ministre.Le nombre d’élèves, le taux de diplomation, la réussite aux épreuves ministérielles uniques et même l’indice de faible revenu pour chaque école figurent dans la base de données rendue accessible par le ministère (www.meq.gouv.qc.ca/donnees-parecole).Les écoles ne sont cependant pas comparées entre elles en fonction de leur performance au chapitre de la réussite des élèves.Dans un guide sur «l’information et la reddition de comptes aux parents et à la communauté» présenté hier, Québec demande par ailleurs aux directions et aux conseils d’établissement de rendre public un «journal de bord» qui révèle «leurs forces et leurs faiblesses», tant sur le plan des résultats scolaires que sur celui des activités parascolaires, des programmes particuliers et des règles de conduite.Un établissement devra par exemple présenter le plan de réussite qu'il a adopté et démontrer si les objectifs fixés ont été atteints.Le bulletin qui sera produit par VOIR PAGE A 10: BULLETIN «Tout parent a le droit de connaitre les réalisations et les orientations d’une école» VOIR PAGE A 10: GARDERIE i Les Presses de l'Université de Montréal Histoire du livre et de l'imprimé au Canada VOLUME I Des débuts à 1840 Dirigé par Patricia Fleming, Gilles Gallichan et Yvan Lamonde 570 PAGES *75$ PUM Université de Montréal A LE DEVOIR, LE VENDREDI 22 OCTOBRE 2004 A 2 Un autre grain de sable dans l’engrenage du PQ ?LES ACTUALITES* Un troisième accusé dans le scandale des commandites Jacques Paradis, de la firme Publicité Martin, devra répondre à des accusations de fraude Québec — La crise s’est aggravée encore un peu plus hier au sein du Parti québécois, qui a évité in extremis que l’un de ses députés joigne sa voix a celle de l’Action démocratique du Québec.Le député de L’Assomption, Jean-Claude St-André, a en effet ajouté du sable dans l’engrenage en signant une motion conjointe avec Ï’ADQ, qui exigeait le transfert au Québec de tous les pouvoirs de perception des impôts.Or la proposition avait déjà été présentée par M.St-André au conseil national du PQ, en fin de semaine dernière, et avait été écartée par le comité du conseil, qui la jugeait «irrecevable».Déçu, le député s’est donc tourné vers l'ADQ, qui propose dans son programme constitutionnel de faire du Québec le seul percepteur d’impôts sur son territoire.La motion, préparée par M.St-André et le député adéquiste de Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard, se lisait comme suit «Que l’Assemblée nationale mandate le ministre des Finances pour présenter un projet de loi visant à faire du gouvernement du Québec l’unique percepteur des impôts sur son territoire et que le premier ministre, le ministre des Finances et le ministre des Affaires intergouvemementales défendent cette position lors des prochaines rencontres fèdéralesprovinciales » (Quelques minutes avant la période de questions à l’Assemblée nationale, les parlementaires péquistes sont parvenus à convaincre M.St-André de «surseoir» à la présentation de la motion, lui promettant en échange de débattre du dossier en caucus dès la semaine prochaine.Loin de s’estimer muselé, le député St-André pavoisait après avoir poussé son parti dans les câbles.Une porte-parole de l’ADQ a indiqué que le parti était tout à fait disposé à présenter de nouveau la motion conjointe, si M.St-André en exprime le souhait Presse canadienne ROLLANDE PARENT Une troisième personne du milieu de la publicité a été accusée hier dans le cadre du dossier des commandites fédérales.Il s’agit de Jacques Paradis, d’Outre-mont, qui a déjà été actionnaire principal et président de la firme Publicité Martin.La faute reprochée est une fraude de 98 000 $ qu’il aurait commise au moyen de fausses factures présentées au gouvernement canadien en 1998 à l’occasion d’une commandite accordée aux Expos de Montréal.La GRC, qui a annoncé l’arrestation de l’homme de 49 ans, a indiqué que le montant de la commandite en cause était de 314 000 $.Curieusement, sur le site Internet du ministère des Travaux publics du Canada, on peut voir que le contrat accordé à Publicité Martin en 1998 en faveur des Expos de Montréal était plutôt d’une valeur de 1,2 millioa Quoi qu’il en soit, M.Paradis est devenu hier la troisième personne du milieu de la publicité à faire l’objet d’accusations.Avant lui, Jean Brault, de Groupaction, et Paul Coffin, de Communications Coffin, avaient été accusés.Un seul fonctionnaire a été accusé jusqu’ici, soit Charles Guité, ancien responsable du programme de commandites.Pèsent contre lui six chefs d’accusation de complot et de fraude totalisant près de deux millions.Alors que M.Paradis devra se présenter en cour le 1er novembre pour être informé de la suite des événements, MM.Guité et Brault devraient connaître d’ici quelques jours, le 1" novembre, la date de leur procès, prévu pour le printemps prochain.Quant à Paul Coffin, il a été accusé en septembre 2003 d’avoir falsifié des factures permettant de détourner environ deux millions par rapport à 18 événements publicitaires organisés au Québec.Publicité Martin n’existe plus depuis le printemps 2003, moment où Communication et Stratégie et OSL Marketing ont acquis l’agence et baptisé la nouvelle entité OSLMartin.Sur les 721 contrats de commandite attribués à des firmes de publicité par Travaux publics Canada entre 1997 et 2000, Publicité Martin n’en a obtenu que quatre.Les trois autres contrats s’élèvent à 75 000 $, en 1998-99, pour les Fêtes gourmandes, à 57 500 $, en 1999-2000, pour les Arts gourmands de Sainte-Adèle et à 120 000 $, en 1997-98, pour le Salon des métiers d’art de Montréal.Jacques Paradis a été président de l’Association des agences de publicité du Québec et a à ce titre participé à la Semaine de la pub qui s’est déroulée en novembre 2000 à Paris.Presse canadienne Charles Guité veut témoigner à huis clos à la commission Gomery Une autre fonctionnaire témoigne de la centralisation particulière des décisions ISABELLE RODRIGUE Ottawa — Lorsque Evelyn Marcoux est entrée en poste à la direction générale des services de communication de Travaux publics, en août 1998, elle devait être responsable du programme de commandites.Pourtant, pendant les six mois où elle aura cette responsabilité, elle n’aura pratiquement pas d’emprise sur ce programme étant donné la mainmise de son supérieur, le directeur Charles Guité.Pendant son témoignage devant la commission Gomery, hier, Mme Marcoux a fait état d’exemples répétés où elle était mise à l’écart dans la gestion du programme.Son supérieur, M.Guité, s’accaparait pratiquement toutes les décisions, les communiquant parfois à des employés sans même aviser Mme Marcoux.«Je n’avais vraiment pas l’impression d’avoir une mainmise sur le programme ou du contrôle sur ce qui se passait, a relaté le témoin.En fait, je n'avais pas de contrôle sur ce qui se passait.» Plus encore, les efforts de la gestionnaire en vue d'améliorer le programme et de combler des lacunes sur le plan des règles ont été tués dans l’œuf par M.Guité.«Probablement que les initiatives que j’essayais de mettre en place n’étaient pas bienvenues», a déclaré Mme Marcoux.Avec le recul, Mme Marcoux réalise maintenant qu’elle n’a jamais su comment les dossiers de commandites étaient gérés, entre la direction générale des communications et les agences de publicité.M.Guité ne lui déléguait que les demandes qui étaient refusées et pour lesquelles elle devait annoncer la mauvaise nouvelle aux requérants.«Les soumissionnaires que je rencontrais, c’était seulement pour leur dire non [.] sans savoir pourquoi», a relaté la fonctionnaire, qui dit avoir fait beaucoup d’efforts pour tenter d’élaborer des critères d’évaluation des demandes de commandites.Après six mois de travail dans ce climat, M.Guité retirera le dossier des commandites à Mme Marcoux, sans trop d’explication.La fonctionnaire est demeurée au sein de la direction des communications, gérant d’autres dossiers.Depuis le début du scandale des commandites, M.Guité ressort comme l’un des acteurs clés de toute l’affaire.Son témoignage, fort attendu, devant la commission pourrait avoir lieu dans deux semaines, si les travaux continuent à se dérouler rondement Or l’ancien directeur du programme pourrait bien témoigner devant la Commission d’enquête sur le programme de commandites à l’abri des regards des médias.Les avocats de M.Guité ont indiqué à la commission qu’ils ont l’intention de déposer une requête devant le juge John Gomery afin que le témoignage de leur client se déroule à huis clos.M.Guité fàit face à cinq accusations de fraude et à une accusation de complot de fraude pour un total de près de deux millions de dollars en rapport avec cinq contrats de commandites.L’ancien directeur de l’équipe de gestion des commandites a plaidé non coupable à toutes ces accusations.La date du procès doit être fixée le 1er novembre, alors que M.Guité sera de retour devant la Cour supérieure du Québec.Richard Auger, l’avocat du fonctionnaire à la retraite, a expliqué que le huis clos est nécessaire afin de préserver l’intégrité du procès à venir et surtout ne pas menacer l’objectivité du jury qui reste encore à être formé.«L’inquiétude que nous avons ne relève pas du fait que les informations qui seront dévoilées devant la commission pourraient être utilisées dans d’autres procédures, mais plutôt que les jurés qui seront sélection- nés pour le procès criminel pourraient avoir entendu le témoignage de M.Guité devant la commission ou toute la publicité entourant l’affaire», a indiqué M.Auger.M.Guité a déjà témoigné à deux reprises devant le comité parlementaire des Comptes publics, dont une fois à huis clos.Ces témoignages ont déjà fait l’objet de nombreux reportages.Pour éviter de nuire à la bonne procédure du procès à venir, la commission a décidé d’écarter de tous ses travaux les cinq contrats à l’origine des accusations criminelles.«Nous tenons à souligner aussi que nous avons continuellement à l’esprit le fait qu’il est prévu spécifiquement [.] que notre commission doit veiller à ne compromettre aucune enquête ou poursuite criminelle en cours», déclarait le procureur adjoint de la commission, Guy Cournoyer, dans sa déclaration d’ouverture lors de la première journée des audiences publiques, au début du mois de septembre.Selon M.Auger, cette mesure n’est pas suffisante puisqu’il est difficile de séparer la question de la gestion du programme des commandites en fonction de contrats spécifiques.Presse canadienne S l’agenda de presse duquebec une des premières règles en relations publiques et médiatiques consiste à planifier ses activités en évitant de provoquer des conflits d'horaires L'Agenda de presse du Québec est un outil de planification qui permet de connaître les activités médiatiques prévues dans les prochains mois au Québec dans différentes sphères d'activité.Les premiers utilisateurs de cette publication sont les journalistes et recherchistes - ils sont plus de 4000 au Québec - qui y trouvent des idées d'articles ou de reportages et y réfèrent pour obtenir rapidement des renseignements sur les événements à venir durant la prochaine année.Lancements, conférences de presse, annonces gouvernementales, projections et visites de presse, manifestations, tournées médiatiques de porte-parole et remises de prix figurent parmi les activités listées dans cet agenda réalisé par l'agence de presse Événementiel, qui publie également l'Agenda public du Québec (congrès, colloques, salons, activités de levée de fonds, audiences publiques, journées, semaines et mois thématiques, festivals, championnats, etc.) et dix-huit agendas sectoriels touchant des domaines tels que la santé, l'éducation, le transport, l'environnement, la politique et la culture.Relationnistes et responsables des communications d'entreprises et d'organismes privés et publics peuvent également avoir accès, sur abonnement, aux publications de l’Événementiel, et s'en servir collectivement pour éviter d'exposer leurs activités à venir à des créneaux conflictuels.Pour en savoir plus sur l'Événementiel: Site Internet: www.evenementiel.qc.ca Téléphone: 514 526-3100 informer VÉvénementiel d'une activité à venir: soumettre@evenementiel.qc.ca En tournée au Canada Une rencontre inédite entre l’Orient et l’Oci Le Cercle de l’Extase Derviches Chanteurs tourneurs .jkl grégoriens d’ A 1 "Montreal , , „ , , , f\ ICO de la Schola Sainl-Greguirc 1" et 2 novembre 20 h cfb Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations : (514)842-2112 Admission (514) 790 1245 www.festivalarabe.com A LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 OCTOBRE 2 0 0 i ACTUALITES Le Bloc définit le pays et laisse la stratégie au PQ ALEC CASTONGUAY Ottawa — Pendant que le Parti québécois discute de la manière et de l’échéancier en vue d’accéder à la souveraineté du Québec, son frère d’Ottawa, le Bloc, a plutôt choisi d'alimenter le débat avec de la «substance» et une vision d'avenir, affirme le parti souverainiste à la Chambre des cotjununes.A l’occasion d'une conférence de presse tenue hier dans la capitale canadienne, la vice-présidente du Bloc québécois, Hélène Alarie, ainsi que les députés Yvan Loubier et Pierre Paquette ont dévoilé la proposition principale 2005.Intitulé Imaginer le Québec souverain, le document sera débattu au cours des prochains mois par les militants souverainistes du Bloc pour finalement être amendé et approuvé au congrès du printemps prochain.Première étape: lors du conseil général, en fin de semaine à Sainte-Adèle.La proposition détaillée sur 57 pages énonce des idées sur ce que devrait être le pays du Québec dans les champs de compétence actuellement détenus par le gouvernement du Canada ou partagés avec la province, comme la défense, la politique étrangère, la monnaie, le sport d’élite, l’environnement, etc.«Nous avons une expertise que le PQ n’a pas dans ces domaines et il faut en profiter pour mettre de la chair autour de l’os», a soutenu Yvan Loubier.Par cette démarche, le Bloc veut tracer les grandes lignes d’un Québec souverain et donner un projet de société aux jeunes.«Les jeunes veulent plus qu’une critique du fédéralisme, il faut aller plus loin, leur montrer que la souveraineté, c’est emballant, affirme Pierre Paquette.Nous devons montrer ce que pourra être le Québec comme pays Cest nouveau pour le mouvement souverainiste, mais c’est nécessaire.» Pour le député de Joliette, «ce qui va convaincre les gens, ce n’est Gilles Duceppe pas la mécanique [pour accéder à la souveraineté], c’est [le fait de] savoir pourquoi voter en faveur de la souveraineté, dit Pierre Paquette.Notre priorité, c’est donc la substance.On ajoute à ce qu’on a déjà fait.» Son collègue Yvan Loubier ajoute que «la Terre n’arrête pas de tourner parce qu’il y a des problèmes au PQ» et que le mouvement souverainiste a besoin de débat de fond.Le chef du Bloc, Gilles Duceppe, se défend de tirer sur le PQ et ses chicanes internes en insistant sur la substance plutôt que sur la démarche.«Je pense que c’est drôlement important de dire ce que sera un Québec souverain», a-t-il dit à la sortie de la Chambre des communes.«Notre proposition est rigoureuse et emballante.Pour la question de la mécanique, ça relève de Québec.Cest à Québec qu’on décidera du moment [pour faire la souveraineté].Je souhaite que ce soit le plus vite possible, mais pour le reste, je ne ferai pas de stratégie ouverte.Nous, notre rôle, c’est de parler de substance.Le PQ va dans le même sens que nous avec sa “saison des idées”, il n’y a pas de contradiction.» Parmi les propositions contenues dans Imaginer le Québec souverain, on note des négociations en vue d’adopter une monnaie commune en Amérique du Nord, la création d’une force armée minimale au Québec pour se défendre et pour remplir ses obligations internationales, une politique étrangère basée sur le multilatéralisme et la promotion de l’identité québécoise, une renégociation de certains aspects de TALENA pour que le Québec y adhère et un développement économique centré sur le respect de l’environnement, notamment avec une exploitation à plein potentiel de l'énergie éolienne.La liste des idées est longue.Pour en savoir davantage, le document est disponible sur le site wum blocquebecois.org.Le Devoir EN BREF Discrétion recommandée Ottawa — Le premier ministre Paul Martin a averti les membres de son cabinet hier de garder pour eux leurs opinions sur la campagne présidentielle américaine en cours.M.Martin a fait part de sa consigne lors d'une séance de questions avec des journalistes; il réagissait à la publication d’une chronique dans un journal où étaient cités des ministres disant appuyer le démocrate John Kerry plutôt que le président sortant, George W.Bush.«C’est Kerry», a dit au chroniqueur du Globe and Mail le ministre de l’Environnement, Stéphane Dion.«Intellectuellement, je suis attiré par La Société de recherche en orientation humaine vous invite à une conférence débat sur le thème : Le suicide : un mal de vivre ou une perte de confiance dans l’avenir.Celle conference aura lieu : Hôtel le Keine-l.li/ahelh 1 K liéné-l .évosque.Ouest Momiv.il mardi 26 net',lue 2IMI4, à l’th.U) Conférencier invité : MONCEF GUITOUNI Psychosociologue et Président de la Fédération internationale pour l’éducation des parents (FIER) Entrée : 15$, membres et étudiants 10$ Informations : (514) 523-5677 Courriel : sroh@cam.or(i Web : jvw.sroh,Otg Kerry», a aussi dit le ministre des Ressources humaines, Joe Volpe.Les sondages d’opinion suggèrent que les Canadiens préfèrent de loin John Kerry à George W.Bush, mais cela n’a pas empêché Paul Martin d’avertir son cabinet d’être plus discret «Ce sont les Américains qui vont choisir leur président comme les Canadiens vont choisir leur premier ministre, puis je pense que les commentaires devraient s’arrêter là», a dit M.Martin.Les antagonismes entre libéraux fédéraux canadiens et républicains américains ont été à leur comble au cours de la préparation de l’invasion de l’Irak, Tan dernier, alors qu’une série d’attaques verbales de politiciens canadiens contre l’administration Bush ont été entendues.- PC SOURIT HYDRO QUÉBKC La conversion d’Hydro-Québec Un milliard sera consacré à l’efficacité énergétique GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Après avoir soulevé un tollé avec Hdée du projet de centrale thermique du Suroît, Hydro-Québec met maintenant le cap sur l’économie d’énergie pour éviter le déficit énergétique appréhendé.La société d’Etat a annoncé hier un ambitieux nouveau plan global en efficacité énergétique, qui quadruple le montant d’argent investi par Hydro-Québec pour encourager une utilisation plus saine de l’éneigie.D’id 2010, on espère ainsi réduire de trois térawatts/heure (TWh) la demande d’électricité, ce qui correspond à la consommation d’environ 180 000 foyers.Avec cette annonce inattendue faite hier à Sherbrooke, la société d’Etat double son objectif précédent (1,5 TWh) et dépasse les attentes de la Régie de l’énergie, qui lui recommandait en juillet de se fixer un seuil de réduction de 2,1 TWh.Hydro-Québec a calculé que son nouvel objectif nécessitera un investissement de près de un milliard de dollars d’ici 2010, somme à laquelle il faudra ajouter quelque 650 millions de dollars investis par les clients-partenaires.Les programmes de subvention destinés au secteur résidentiel devraient atteindre 354 millions de dollars.Les commerces et les institutions devraient eux aussi se partager 354 millions de dollars, et le reste ira essentiellement aux entreprises.Selon le président de la société, André Caillé, ce plan d’action sera «dans l’intérêt de tous, y compris dans l’intérêt d’HydroQuébêc».Reconnaissant que les précédents plans d'efficacité énergétique n’ont pas toujours bien fonctionné (l’actuel couvrait la période 200306), il s'est dit convaincu que cette fois sera la bonne.D affirme que le plan d’action ne devrait pas avoir d’impact majeur sur les tarife d'électridté.De son côté, le premier ministre Jean Charest a insisté sur l’importance de voir l’efficacité énergétique «d’une nouvelle façon», comme un atout pour atteindre un objectif de développement durable.Le plan dévoilé hier ne présente que les grandes lignes de l’objectif.La manière de l’atteindre sera expliquée devant la Régie de l’énergie (qui doit donner son approbation), dans trois semaines.Des audiences publiques suivront, et la Régie devrait livrer sa décision au printemps.Mais Hydro-Québec a déjà prévu de mener des campagnes publicitaires visant à sensibiliser la population à l’importance de diminuer sa consommation d’énergie et de faire les gestes nécessaires pour y arriver, comme mieux isoler les immeubles et acheter des appareils électroménagers peu énergivores.Un programme de diagnostics personnalisés de la consommation et des aides financières visant l'achat d'équipements efficaces existent déjà Seule mesure concrète illustrée hier, les propriétaires de résidences auront droit à d’importantes subventions pour mieux iso- ler le sous-sol et l’entretoit de leur maison.Il n'est toutefois pas prévu pour l’instant qu’ils aient droit aux mêmes égards si le froid entre par les portes et les fenêtres.Pour une maison qui nécessiterait des travaux d’isolation de 3000 $, l’aide serait de 1800 $ (le fédéral donne déjà 600 $, Hydro ajoute 1200 $).La différence payée par le propria taire pourra être récupérée en économie de chauffage en l’espace de quatre ans.La société d’Etat prévoit de plus investir dans la recherche de technologies moins énergivores.Et conformément à l’avis de la Régie de l’énergie, le gouvernement entend de son côté revoir les normes en vigueur et la réglementation encadrant la construction de bâtiments.Un bon pas Les groupes environnementaux ont réagi positivement au plan, mais en soulignant que l’objectif visé n’est pas une finalité.«C’est un premier pas dans la bonne direction, mais il reste beaucoup de chemin à faire pour qu'Hydro soit reconnu comme un leader en efficacité énergétique», commente Steven Guil-beault, de Greenpeace.«On est en queue de peloton en Amérique», ajoute Hugo Séguin, d'Equiterre.LAssociation québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) était aussi mitigée.«Des études ont démontré qu'un potentiel d’au moins 6 TW/h en économie d’énergie annuelle est réalisable au Québec d'ici 2010, en adoptant des normes plus rigoureuses pour la construction de nouveaux bâtiments et en facilitant l'installation de pompes géothermiques», fait valoir son président, André Bélisle.Chez Option Consommateur, on parle d'un «objectif ambitieux et audacieux [accueilli] favorablement».Stéphanie Lussier, responsable du dossier énergie, espère que beau-amp d’efforts seront déployés pour la sensibilisation et l’éducation à une consommation responsable.«L'argent devrait servir à offrir les programmes existants à un plus large éventail de gens», dit-elle.Mme Imssier pense notamment au service de visites de conseillers énergétiques à domicile.Ceux-ci font une évaluation des problèmes d’énergie du lieu, puis procèdent à dr's améliorations, si besoin est.Actuellement, le programme n’est offert gratuitement qu’aux familles à faible revenu (il en coûte 150 $ aux ménages à revenu moyen pour faire faire cet examen).«On aimerait aussi des programmes qui inciteraient les propriétaires qui font des rénovations ou ceux qui construisent à prendre en considération des mesures énergétiques, poursuit Stéphanie Lussier.Ça pourrait être des mesures où le gouvernement donnerait des crédits d’impôt, par exemple.» Pour l’instant, les intentions d’Hydro demeurent inconnues: la lumière sera faite devant la Régie de l’énergie.Le Devoir Avec la Presse canadienne Ce soir 20 h Il va y avoir du sport! Faut-il décriminaliser la prostitution?avec Roxane Nadeau, Richard Poulin,Claire Thiboutot Sait-on encore taire à manger?avec Guy Fournier, Hélène Laurendeau, Marie-Josée Taillefer.Animation : Marie-France Bazzo Invité : Dan Bigras Filles des rue& et aMiette& toutes nues ?J Place Bonaventure Prix Régulier 10$ Aîné 65 ans et plus 7$ Enfant entre 6 et 12 ans 4$ 5 ans et moins Gratuit EN COLLABORATION AVEC IMS AJUSTABLES ET SAUTEUITS DE MASSAGE 22 au 24 octobre 2004 5 pavilions ^4# Lcisirô, &ortie& et e&capadeô • esthétiquement vôtre Santé & t>crme physique Finances personnelle* Ma maison, mon ccnfiort Wffez paôâeruné journée avec nom! Place Bonaventure (Hall est) 800, rue de La Gauchetière O.Montréal www.artdevivre.ca Vendredi 22 octobre : 10 h à 21 h Samedi 23 octobre : 10 h à 20 h Dimanche 24 octobre : 10 h à 18 h Ateliers «Défilés de mode-Transformations «Conférences YOGAMONDE LISE WATIER Télé-Québec telequebec.tv Ça change de la télé \ LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 OCTOBRE 2004 A 4 ?LES ACTUALITES* La mission mexicaine de Charest fait des vagues MANON CORNELLIER Ottawa — Paul Martin et quelques-uns de ses ministres ont de nouveau dû se porter à la défense du premier ministre Jean Charest et de sa décision de mener conjointement avec le premier ministre français Jean-Rerre Raffarin une mission commerciale au Mexique en novembre.Le fait que M.Charest fasse ce voyage au côté d’un chef de gouvernement étranger suscite quelques inquiétudes au sein du caucus libéral Des députés craindraient la création d’un précédent que pourrait exploiter un éventuel premier ministre souverainiste.La plupart des ministres ont refusé de commenter ce scénario hypothétique, mais le ministre de l’Environnement, Stéphane Dion, l’a rejeté, notant que le gouvernement canadien n’aiderait pas une mission dont le but serait la pro motion de la souveraineté.Tout le monde cherchait à calmer les esprits.«L'annonce de ce voyage a été faite en mai 2003, soit avant que je ne devienne premier ministre.Il s’agit d’une mission commerciale et ça se limite à cela», a relevé le premier ministre Paul Martin à sa sortie de la réunion du conseil des ministres.Le ministre des Transports, Jean Lapierre, a dit trouver cette 4empê-te» exagérée et l’a mise sur le compte de d’incompréhension».La persistance des questions de certains journalistes a toutefois eu raison de sa patience.«Il sera là pour parler au nom du Québec.Haie droit de le faire.[.] Il n’a jamais demandé autre chose que ça.Ça commence à aller trop loin! On a un premier ministre fédéraliste au Québec, qui défend le Canada et le fédéralisme, et on dit quasiment qu’il ne peut pas défendre sa province.Voyons donc!» Le ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, a quant à lui répondu qu’«ww premier ministre provincial n’a pas à demander la permission du gouvernement canadien pour aller en mission commerciale, même si elle se déroule parallèlement à une mission européenne».Il a d’ailleurs souligné que M.Charest voyageait sous le drapeau québécois et non sous le drapeau français, comme l’avançaient certains journalistes.Le ministre n’a d’ailleurs pas hésité à qualifier leur vision de «coloniale».M.Pettigrew a ajouté que le premier ministre du Québec avait demandé à Ottawa la possibilité de faciliter une rencontre bilatérale avec Vicente Fox, ce qui a été fait Mais il n’est pas question, a-t-il précisé, d'une rencontre trilatérale, ni d’un face-à-face politique.La mission mexicaine de MM.Charest et Raffarin se déroulera les 17 et 18 novembre prochains.Lors du passage de M.Raffarin au Canada, en mai 2003, les deux hommes avaient indiqué leur intention de faire plusieurs de ces missions économiques conjointes en Amérique et en Europe.Le Devoir Versement de montants forfaitaires et loyers à rabais PJC, Fami des médecins Louise Hard demande au gouvernement d’intervenir pour faire cesser le versement «d’avantages illégaux» ROBERT DUTRISAC Québec — La porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Louise Harel, a dénoncé hier «le vaste système d’avantages illégaux» consentis aux médecins par les grandes chaînes de pharmacies afin qu’ils établissent leurs cliniques médicales dans les mêmes bâtiments que les pharmacies.La députée d’Hochelaga-Maisonneuve a aussi accusé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, de fermer les yeux sur cette pratique douteuse.•Comment peut-il abdiquer sa propre responsabilité à l’égard de la Protection du public puisqu’il sait que le président du Collège des médecins [.] ne voit pas de problème dans cette situation?», s’est demandé Louise Harel au cours d’un point de presse.«C’est un vaste système d’avantages qui sont en infraction au Code de déontologie» des médecins, a-t-eDe soutenu.Rus tard, lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, Mme Harel a déposé une lettre d’intention visant la signature d’un bail entre le propriétaire, le Groupe Jean Coutu, et un médecin dont le nom a été biffé.Jean Coutu offre 500 000 $ à ce médecin s’il signe un bail de cinq ans pour exploiter une clinique médicale dans le même bâtiment qu’une pharmacie de la chaîne.En outre, le loyer du bail qui porte sur des locaux flambants neufs est particulièrement bas: 10 $ le pied carré par an, pour une superficie de 4000 pieds carrés, y compris l’électricité, le chauffage, les taxes foncières et l’entretien des aires communes.C’est donc 40 000 $ par année, ou 200 000 $ en cinq ans, une aubaine, que le locataire devra verser, mais il aura au préalable touché un cadeau de 500 000 $.Si on présente la chose autrement, le mé- couru ____ '.i- JACQUES GRENIER.ARCHIVES LE DEVOIR Clinique Clinique Médicale de Radiologie „ decin bénéficie d’un loyer gratuit pendant cinq ans tout en recevant en gus 300 (XX) $ au début du bail.A l’Assemblée nationale, M.Couillard a maintenu la position qu’il a adoptée quand cette pratique a été révélée par La Presse, en septembre.«Le Code de déonto- logie est très clair: le médecin ne doit pas se placer dans une situation de conflit d’intérêts direct ou indirect», a-t-il réitéré.Le ministre s’attend à ce que tous les profes-sionnels suivent ce code et que les ordres professionnels prennent leurs responsabilités.«Jusqu’à maintenant, on n’a pas mis en évidence des éléments permettant de suggérer que ceci n’est pas les cas», a dit M.Couillard.On doit donc en conclure que le ministre estime qu’il y a absence de conflit d’intérêts ou d’apparence de conflit d’intérêts quand un médecin accepte que le Groupe Jean Coutu lui verse 300 000 $ tout en abritant gratuitement sa clinique médicale pendant cinq ans.«Que dit le Collège des médecins?», s’est indignée Mme Harel.«Prouvez que cela interfère sur l’indépendance professionnelles des médecins.Je dis que c’est l’équivalent d’un député ou d'un ministre qui recevrait un pot-de-vin et à qui on dirait: “prouvez que ç’a influencé mon vote”.C’est l'envers du bon sens.» La députée a indiqué que les loyers de faveur pour les médecins sont interests notamment en Ontario et aux Etats-Unis.Au Collège des médecins et au Groupe Jean Coutu, on n’a pas voulu commenter l’affaire en raison d’une poursuite devant les tribunaux.Deux médecins qui se sentent lésés par cette pratique, les Drs Robert Perron et Daniel Poulin, ont déposé une requête à la cour visant Jean Coutu et le Collège des médecins.Rappelons que la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) verse aux médecins qui pratiquent en clinique privée 30 % en sus des honoraires de base pour couvrir des frais comme le loyer et l’électricité ainsi que les frais d’administration.Le Devoir Directeurs de scrutin Dis-moi qui te nomme.ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le directeur général des élections du Canada, Jean-Rerre Kingsley, fait de la nomination partisane des directeurs de scrutin par le gouvernement libéral son principal grief lors du scrutin de juin dernier.Comme Le Depoir l'annonçait hier, le rapport d’Elections Canada remis au Parlement hier revient sur les problèmes causés par la partisanerie politique dans le choix du plus haut fonctionnaire responsable d’un comté lors du scrutin.Dans l’avant-propos du document de 97 pages qui fait le bilan des dernières élections fédérales, M.Kingsley souligne le problème des directeurs de scrutin.Le directeur général des élections a déjà abordé cette question à l’occasion des trois derniers scrutins fédéraux.«D’ores et déjà, ce scrutin permet de faire certains constats dont il importe de tirer des leçons en vue de poursuivre l’amélioration du processus électorale, écrit-il En particulier, il demeure difficile d’assurer un service de qualité uniforme dans l'ensemble du pays quand les directeurs de scrutin désignés à cette fin par le gouverneur en conseil [le cabinet] ne sont pas nommés sur la base du mérite et encore moins, semble-t-il, à la suite d’une vérification de leur aptitude à remplir leurs fonctions.» De plus, plusieurs directeurs de sçrutin se font tirer l’oreille par Elections Canada tout simplement pour remplir leur rôle de façon adéquate puisqu’ils doivent leur poste au parti au pouvoir et non à Élections Canada.«La tâche du directeur général des élections est d’autant plus difficile que certains d’entre eux estiment ne pas avoir à respecter son autorité parce qu’ils doivent leur nomination à une autre instance», soutient M.Kingsley.Les recommandations qui seront faites au Parlement dans quelques mois reviendront sqr le sujet, a prévenu le patron d’Élec-tions Canada.Celui-ci n’a pas tenu de conférence de presse et réserve ses commentaires pour mardi, alors qu’il témoignera devant le Comité des procédures et des affaires de la Chambre, comme prévu.A l'heure actuelle, la personne qui dirige l’élection dans un comté doit son poste au bon vouloir du gouvernement, qui assigne les responsables de son choix.Aucune entrevue, aucun examen et aucune vérification de la compétence du directeur de scrutin ne sont exigés, même si ce dernier doit appliquer une loi électorale assez complexe.Élections Canada n’a pas un mot à dire sur le choix des directeurs de scrutin et ne peut les démettre de leurs fonctions, sauf dans des cas extrêmes, dont ne font pas partie l’incompétence et le parti pris flagrant en faveur d'une formation politique.Pourtant, les responsabilités du directeur de scrutin sont grandes.Chacun d’eux supervise en moyenne 55 employés dans son bureau et 574 personnes dans la circonscription.Son budget s’élève à environ 350 000 $.Une formation de base de huit jours est offerte par Élections Canada.Le Parti conservateur, le Bloc québécois et le NPD se disent d’accord avec les demandes de M.Kingsley et entendent faire modifier ce processus de nomination partial.Le Devoir DEPUIS 80 ANS.* * LA RADIO PARLEE LA PLUS ECOUTEE A MONTREAL ET CA CONTINUE.1 MARIO .9 MICHEL MYRIAM JUSTIN PIERRE PlÎRRE NORMAND LANGLOIS MICHEL JOSÉE YVES ALEX PIERRE RICHARD RÉJEAN MICHEL CAMACHE WOJCIK TRUDEAU DUHAMEL TRUDEL LESTER ANIMATEUR VASTEL LEGAULT BOISVERT D’ARAGON LAÇASSE OESMARAIS TREMBLAY BEAUDRY LE TRIO DE L'ACTUALITÉ MÉTÉO CIRCULATION JUSTICE SPORTS HUMOUR NOUVELLES CULTURE MONDIAL ÉCONOMIE SPORTS MONDIAL MARIO LANGLOIS ET SON EQUIPE DES 5H30 LE MATIN NE MANQUEZ PAS DÈS 7H55 LE GRAND DÉBAT DE L’ACTUALITÉ CKAC 730 Zundel perd son dernier recours BRIAN MYLES La Cour suprême du Canada a refusé d’entendre l’appel du négationniste Ernst Zundel hier, ce qui risque d’accélérer son expulsion vers son pays d’origine, l’Allemagne.La cour évite ainsi de se pencher sur les dispositions de la loi antiterroriste, elle-même controversée, en vertu desquelles Zundel a été accusé de constituer une menace pour la sécurité nationale du pays.Lors des audiences visant à obtenir son renvoi des éléments de preuve ont été cachés à Zundel et à son avocat comme la loi l’autorise maintenant Zundel, 65 ans, est l’auteur d’une abondante littérature qui nie la réalité de l’Holocauste.L’homme d’origine allemande a vécu au Canada de 1958 à 2000 mais n’a jamais pu obtenir sa citoyenneté en raison de ses déclarations incendiaires.D est détenu en isolement dans une prison de Toronto depuis 18 mois.Les audiences en vue de son expulsion tirent à leur fin.Les avocats ont présenté leurs dernières remarques mardi devant le juge Pierre Blais, de la Com' fédérale.Les avocats de Zundel ont en quelque sorte tenté de comt-cir-cuiter la Corn fédérale en se tournant vers la Corn suprême.Selon eux, la loi antiterroriste va à l’encontre de la Charte des droits et libertés puisqu’elle permet d’introduire devant un tribunal des preuves de ouï-dire dont l’accusé et ses avocats ne peuvent prendre connaissance et qu’ils peuvent encore moins contre-attaquer.Le Devoir Grand-mère recevra-t-elle son courrier?Toronto — Les cartes de Noël .envoyées avec la seule mention «grand-mère» comme destinataire, ou avec une adresse griffonnée au crayon, ne passeront pas la frontière.En effet, les règles concernant le courrier en provenance de l’étranger sont en voie d’être resserrées.«Le courrier entrant au Canada — en particulier celui en provenance des États-Unis — ne comportant pas une adresse complète est retourné [à l'expéditeur]», a indiqué hier John Caines, porte-parole de la Société canadienne des postes.Selon M.Caines, l’Agence des services frontaliers du Canada a commencé à mettre en application une entente internationale stipulant que le courrier en provenance de l'extérieur du pays doit comporter les identités et adresses complètes du destinataire et de l'expéditeur.«Lorsque les douaniers regardent le courrier au moment du premier tri, ils décident s’il est accepté ou rejeté», a affirmé M.Caines, précisant que tout article rejeté était renvoyé à l'expéditeur.Ainsi, les cartes de Noël envoyées à des proches doivent désormais présenter le nom du destinataire, et l’adresse de ce dernier doit être correctement épelée et imprimée.Presse canadienne I < > I < > in m < Résultats Tirage du 2004-10-20 02 03 13 M 31 36 Complémentaire : (QQ) Gagnants 6/6 0 5/6+ 4 5/6 137 4/6 8 365 3/6 159 967 2/6+ 133 127 Lots 8 898 279,00 $ 80 449,10$ 1 940,30$ 60,20$ 10,00$ 5,00$ Ventes totales : 16 727 158$ Prochain gros lot (approx ) 15 000 000$ 649 PROCHAIN GROS LOT LE 23 OCTOBRE 2004 15 OOO OOO $ Tirage du 2004-10-20 15 J£ HZ 29 æ 42 Complémentaire : (2B) Gagnants Lots 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 13 500,00$ 4/6 698 50,00$ 3/6 14 818 5,00$ Venies totales 497 992,50 $ EQtra NUMÉROS LOTS 769651 100000$ l»« mooim d •ncMMmtnt On Mwn gagnm» •u v*r*o 0,400 520 25,680 25,680 25,680 0,000 11767 4,900 4,800 4 900 4.080 " 0.000 0.000 0,000 0.000 26,150 26,150 26,150 >0,100 26,600 26,600 26,600 >0,140 2,640 2,400 2.400 -0.300 9530026 3,750 3,660 3.670 -0 070 4,730 4,470 4.500 -0 190 0.600 0,560 0 600 4,050 25,360 25,320 25 360 >0,030 31,070 30,800 30,950 >0,120 1750 1 640 1.720 4,100 3,300 3,050 3,150 4,130 1.630 1,430 1,450 4 050 1,990 1,910 1.990 4,040 24,100 23,400 23,500 -0,310 0750 0,690 0,750 0,000 Bk Montreal 1068620 58,500 57,450 57,600 -0,400 BkMtlb6 5662 26,360 26,350 26,350 4.040 BkNS 1649073 39,600 39.030 39,340 4,270 Bk N S12 P 12110 26,350 26.220 26.330 4,130 ‘ ‘ .26,740 26,600 26,620 >0,020 26.330 26,330 26,330 -0,020 2,650 2,500 2,570 -0.030 7,150 7,000 7,000 4 050 8.610 8,300 8.500 4 130 16,500 16,300 16,300 0,000 16,900 16750 16,800 >0,050 19.700 19.210 19,460 >0,260 Bamck Bce incc Be* split a Bear Ctk Becker B t BeflClSp Bell C Intl Bell Nor G8 Belle 17p Bell c 19p Beizbem o Berna Gl o Bennet E Bestai BlgBAp BiyBa Biomira Bioms M .Bioniclre Bioscrypt BiovailC BwimAo TH CdnffsBk CdnZo Gdrfin Cedarasft 9162 89825 550 48145 Geteslt 676137 CefecE 14300 Gantera Gu 186430 Gentry « 100 Centurion o 376664 Certicom 81644 Chai na ta 341 Chanaelo Engy 72605 TecM74460 2105 34128 18900 18,450 1 2650 Chamwti Chateau A f Churchill ùnram 513860 22 500 Z ùpher Pharma 29350 1 640 Ctorwsl 580 Cfatel 2500 83S50 44710 5500 400 NMt ta Nm.fer.57.900 57.9» 57.9» +11» 47 740 47 1» 47 740 01» 07» 0 720 07» 00» 47,870 47,5» 47,070 03» 97» 96» 9’4O0O4C 169» 15 520 15790 0 2» 9MC 89» 89» 01» 20.9» 205’0 209» 0320 0,0» 09» 00» 0.0» 70» 6650 6870 0.220 2 840 2710 2840 01» 0.0» 0,0» 00» 0.9» 5 890 5650 5.890 0,070 45» 4 310 4 360 0 360 WR CoQper A Coastal A owu CogewCWe 1217237 Cogecof 6275 Copos 148141 Corn Oev 45616 Comapi» 13560 ComnetixQ 5500 CompMdlo 9100 Compton 720859 Concetti 113412 Conpjcn 1265290 Coonacnef 1380517 ConsPpty 2699 Consteko 328550 Contact Diamnd 4950 Contact Dmnd o 5000 Contmenll o 4000 Cootbrnd Corby CorbyBf Corecol Coretec Corona G Cornenteo Corus B! 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Pr31640 ROC PREF Pr A 16» Railpower Tech 24260 Rand a tech 481» Rdmcorpo Real Res Redcorp o Reit man Reilman A1 Reko Int! Research Resol E Revenue P Rex Da o Richelieu Richmont Rider Rio Mar w Rio narcea Ritchie Bros 0 257 Ritchtr Bl o 167175 River Gld 15» Riverside 85438 Rock Engy o 14045 Rockwtr o 422687 Roctesl L 2» Rogers A 70 Rogers Bf 1135571 Rogrs wrls 6204 Roman Rona Inc Rothman Royal Bnk Royal bid Rubicon o Russel M Rutter o 43.630 43,630 43,6» +0.010 38,170 38,170 38.170 -0,070 16,0» 16.0» 16.0» 00» 31,0» 31.0» 31.0» 0.0» 38,450 38.4» » 4» -0 3» I.450 1.450 1.450 COM 25,050 25,0» 25010 -0.040 24,9» 24.950 24 950 0.0» 4.620 4.420 4 420 -0.180 1.440 1 300 1 400 +0.020 1,120 1,060 1.120 +0.040 II, 4» 10,620 11 150 +0,460 0.2» 0,245 0.245 -0,020 21,480 21.480 21.480 *1,480 20,100 19,6» 20 MO +0.440 2,5» 2,500 2,500 -0,020 549557 112,0701W.0M111,170 >2,350 213219 12» 15» 2893 110» 1417» 260» 316205 4.830 4.670 4 830 >0,230 12,7» 12,760 12,760 0.»0 0,320 0,320 0,320 -0,020 20.970 20,760 20.970 >0.020 5.430 5,3» 5,300 -0,250 5.6» 5,3» 5.M0 >0,100 0,5» 0,5» 0,550 -0,020 2,8» 2 6» 2,720 -0.120 37,5» 37,5» 37,5» >0,500 0.0» 0.0» 0,090 >0.010 2 2» 2.2» 2,200 -0,050 41.2» 41.1» 41,250 0.M0 4.2» 4.2» 4.250 -0,050 0,7» 0.670 0,680 0,0» 2.510 2 510 2,510 >0,010 0,000 0.0» 0,W0 0,000 28 0» 27 000 27,790 >0,890 43,740 43.400 43,400 -0,180 6,010 5,650 5,650 -0,360 34.W0 33 410 33,650 -0,020 34,M0 33.870 33.910 >0,060 63,250 62.550 62,750 -0,»0 20.4» 19180 20,430 >0,580 1,450 1.370 \400 -0,010 12,4» 11.700 12,030 >0,210 1.3» 1.330 1.330 -0,020 RyBkN 13308 26.470 26,260 26.260 0.000 RyBkO 5385 26.7» 26.450 26.450 0.»0 RyBkS 4W0 27.750 27.610 27.700 -0.0» Ryl Group 1 6305» 9.250 9.100 9 1»+00» SAMSys Techs O120» 2.6» 2.650 2.6»+0.010 SMTCMfgW 100» 0,050 0.050 0,0» 0 0» SNCLavIn 34101 52.5» 5i,2» 52 4»+0 7» SR Telcom 9400 2,620 2.530 2 620 +0.120 SR Telecom WT 4300 0,3» 0,300 0 300 +0,030 STRATA Incomel2340 10,340 10,280 10.300 -0,040 Weston 2 p Weston G p West pod Westport l Westrn S o Weyertiae Wgi Heavy Wheatnao 1655752 Wheatnbo 11500 Wheatnwo 238» Wheaton o 4511533 Wi-Lan 36M5 Winpak 793 11; Wireless o 18820 53 4237 3301» 40» 65995 147 W0 46100 Worid financia 42540 WorW Find A 38000 WoddHd 12320 0.0» 0 0» 0 0» 0.0» 26 2» 261» 26,2» >01» 17» 1 65C 1.670 -0.020 0 2» 0.2» 0,2»-0.010 11,870 11 4» 11,620 *0.210 76.2» 76 2» 76200 >0.650 54» 51» 5.400 *0 050 2 4» 2.320 2.340 -0 070 1.670 1 590 1,630 -0 040 2.3» 2,340 2.370 -0 060 4.010 3.940 3.960 -0,050 1.710 1,670 1 680 *0,010 ,000112,OM112.0» 0 0» 7» 0,670 0,7» -0,010 Energy sve 156870 15.900 15.6» 15 M0 0.0» Enervstu 384*8c 7.440 7380 7,448 -0.010 Empisu 90920 41.3» 40860 4 7 2» *0 600 Enters u 35398 21 140 20.870 20.870 +0 5» EspntEnrgyA 250» 12.950 124» 12.700 -0.250 Esprit Enrgy B389230 127» 12 600 12,640 -0 O6C F Prem u 4210 19.110 19.C30 19.100 -Ü.15C FPremusu 17772 11970 119» 11.950+0.030 FPrmou 76» 10400 10230 1Q.4M+Û.24C FaircourtSpk 276V 154» 152» 15.4» O.OQC FaratSu 1156C 20.6» 202» 20 3»-02» Faired un 4 0 0» 00» 0.0» 3.0» Fairway Dwers 109» 94» 9.3» 9360 *0.010 firm Cap u 1669 1Q.5M 10.5» 10.590 +0.110 first asset 22» 24810 24 7» 24810 *0.040 Flaherty i Cru 8097 26.2» 26 100 26110 -0.Q4C Focus E 406805 19630 192» 19,4» -0.240 Fordmg un 211285 78.2» 74 7» 77.520 +2,520 Foremost u ^9» 259» 25.7» 257» -02» FpNewsu 110» 13.8» 13 7» 13,7»-0.010 Freehold u 10891 163» 16190 16270 -0 28C Front Street U 129» 10.0» 99» 10,0» 0 0» Front Street U 4166 30.0M 29 4M 29.7»+0.250 GL Hydro u 42468 17,300 17 120 17.330 *0.1» Gateway u 27159 17.5» 17 4M 17.5» 0 0» Gen don u 199» 2.4» 23» 24»-01» GienowW.naows336500 9.9W 9MC 9,9»-COM Ces titles transiges net sont présentes en ordre aiptuoenque et leur valeur est enprmee en dollars canadiens.Les lettres a et D différencient les categories d’actions ordinaires sans droit de vote.(= action otdinaire sans droit de vote ou a droit de vote subalterne, p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux.pr= actions privilégiées r= actions privilégiées dont le dernier dividende n a pas encore été versé.u= unité de capital-action, v- dMdende variable: wt ou bon de souscnpbon (warrant); z- lot bnsé.Les cotes Toronto New York 104357 80» 688C 480» 96» 4.8» 4.7» 4,7» *0.1 11.870 11,MO 11.7» *0,050 10,5» 10,420 10,4» *0 020 1.5» 1,3» 1.420 -0.010 55» 159839 25683 2215792 38» 127070 127695 216T 113685 30» 150271 82063 13750 95» 128681 63» GeacComp 348552 Gemcomo 80» Gernuuo 28250 GenMmto 32530 Gmdis 2059 Genesis >nd 766» Gennum 11287 Gentry o 203760 Geocan Energy 43220 Gerdau am 5602» GiWan At Gitennes o 12.6» 12,160 12,5» *0,4» 40,0» 39.870 40,0» 00» 1,820 1,7» 1,710-0,080 7,360 7.2» 7.270 -0.0» 4.8» 4.7» 4,8» *0.0» 1.0» 1 060 1,060 -0.020 5.5» 4.6» 4650 -0.600 1.540 1.530 1,530 -0.0» 8,5» 8.360 8,370 -0,120 0.5» 0.5» 0.500 0.0» 3.9» 3.8» 3 360 -0.010 2,0» 1,9» 2,000 -0.0» 2.6» 2.6» 2.690 -0.010 2.3» 2.270 2,270 *0.020 13.9» 13.2» 13 740 -0,1» 2,8» 2.7» 2810 *0.080 1.540 1 4» 1 540 +0.0» __________ 5,9» 5.560 5.700 *0,040 17W2 36.050 35.6» 36000 -0020 550» 0.480 0.440 0 480 *0,020 31 Queen o 105» 0.495 0 4» 0 490 *0.020 Glacier Vn 43» 2.2» 2 2» 2 2» *0,060 Glams 671125 25.020 2S.870 24 8»+0.600 GtencamrGW 60» 0.2» 0.240 0.240 -0 010 Glencmo 1796» 0.720 0.700 0.720 *0,010 Gtendatol n» 65» 64» 6 500 0 0» Gtentri 30» 4 790 < 560 4.790 0.0» Global 45 Spk 11» 10410 10410 10.410 -0 040 GlobriPTrierr 65» 94» 92» 9.4» *0.1» Global Resourc 22» 14 4» 14 2» 144» -0.1» GlobriTA 8118 0.420 0 3» 0.410*0010 Global T p 4» 110» 11,0» HO»-00» B *— 5,5» 5.1» 5,320 -0.230 0.7» 0.660 0.660 -0.M0 18.200 17 9» 179» -0 5» 17.520 16 7» r 440 .0 490 16,510 16.510 16510 -0.4» 0095 0 085 0 095 .0.010 22.0» 21 480 22000 .1.000 _______________ .6400 6 2» 64» .01» Gréai Cdn Gami24655 35.9» 35 5» 35750 >0.2» GréaiPlimsE 579^9 1.3» 1260 1 3»>0.1» Grevsüio 96700 3.6» 3.3» 33»-0.0» Groupe Lit Ai 17070 0,610 0.6» 0610 0.000 GtBasmo 479» 2,060 1 9» 2 000 >0.020 GtWLrtecc 439967 24,740 24,160 24 5M+0 400 GtwMeo 11» 27 3» 27 3» 27 350 -0.2» Gt-West Liteco 282» 25 2» 25 1 20 251» -0.0» Guard CA t 55» 11.100 11.0» 180» ^.2» * - — 51» 5.0» 5,1» *0.100 ’0» 0.9» 10»+0.0» 0.2» 01» 0 1 90 .00 1 0 3710 3610 3610 0060 Û000 00» CD» OOOO 26610 26 5» 26 510 0 480 27370 27 2» 27 3» 0000 Gtobairwyo 10182 Gtotaxo 62» GmipCap 17375 GoWcorp 1139365 GoWcorpw 3100» GoWstako 95302 GoaJWto 26» Grandi Cache 093445 Guest-Tek Int» 9332 GranorGoW 01645» GufllnttO 760» Guyana GWIWs 74495 Guvanotbo 4C Gwklei 2677 Gwlhei 3974 Magnotta Mamlrme Mainslro Manhalan Manitoba T 392782 42.250 41.5» 41.810+0.»0 ' 42,0» 41,5» 41.5»-0.1» 26,000 26,000 26,0» 0,0» 25.7» 25.750 25.7» +0.010 55.150 54,750 54,9» +0,620 5.950 5,950 5.9» 0.0» 4.7» 4.7» 4.7»+0,0» Masonite I 311285 33,610 32,280 33.610 +1,520 Masters Energy82881 2.8» 2,7» 2,750 +0,1» — 2.900 2,710 2 9»+0,050 33,»0 33,410 33 9»+0,410 2,770 2.7» 2.7» 0.0» 0.1» 0,1» 0 190 0.0» 0, »0 0,030 0,030 0.0» 3,0» 2,850 2.940 -0,060 34,0» 34,0» 34 0» 00» 245909 27.5» 25,5» 26,2» -15» 725» 0,520 0.5» 0.5W-O.MO 9,3» 93» 9,3»-0.030 11.1» 10.850 10,9» -0.2M 1.010 0980 0.9» OMC 0 380 0.365 0,3» *0,015 3.680 3,580 3.6W .0,060 26» 2.4» 2.5»-0,1» 18.730 18.450 1 8.5» >0,0» 480» 48 0» 480» >1,2» 156348 22 2» 21 640 22,0» >0,070 2614 655» 65 310 65,310 -0.440 .3650 1 6» 1460 1.4»-0,110 20» 1»0 2.0» >0,0» 19 540 19 020 19.020 >0020 3.5» 3 5» 3.5» 0,1» .19,4» 19.3» 19,3»-0,140 7732 31 740 30,780 30,8» -0,240 382404 34 7» 34.740 34.7» -0,0» 98320 156» 15.480 15.4» -0,070 252349 14,810 148» 14.8» 0.0» 19335 0.840 0,8» 0.8» 0.040 1872» 10,6» 10.540 10.6M+0,0» 10950 û.880 0.870 0,8» 0,010 .0.470 0.420 0.455 0,010 1.»0 1.650 1 6» -0,110 1.570 1,520 1 520 0.050 1,8» 1.750 1.7» 0.0» 8,9» 8.5» 8,740 0,210 0,1» 0 1 45 0,145 *0 015 0.530 0,480 0.5»+0,020 1,8» 1750 1 770 +0020 _____1.3» 1.250 1.320 +0.040 240060 32.640 32,1» 32.4»+0110 870 32,5» 32 480 32 5» +02» 570» 0.1» 0.125 0.125 0005 5 0.0» 0.0» 0.0» 00» 20475 20,260 19,3» 20.2»+0 960 7333 2.6» 2.540 2,540 0060 5» 03» 0380 0.3» O.OM 1434 25 330 25 160 25.330 +01W 10» 273» 27 0» 27,3» 0,0» 92» 1,770 1 720 1,770 *0.0» 51439 45 0» 44 5» 45.0» >1.0» Select P 20140 10.4» 10.4M 10,4»>0,0i0 MuMhillA 97» 9.610 9,310 9.5» >0.0» Muivh.ll B 99» 13,0» 12.860 12,9» 0010 MurxJoroMng072» 19» 1860 1.860 0040 Mustang Res A3574» 8.2» 8.0» 8.2» >0.2» Manitoba Telcm 2742 Manufacturer P 1» Manulila 4500 Manulife 1074999 Marsulex 220» Martmrea 4W80 Matnkon o 2630 Maverick 1604 MavnxFundo 28900 Maxmzer o 27» Mazanno 20000 McCoy Br 10500 McGraw H 543 Mcdonak) Medcomso Mediagril 4385 Medical Facil 302650 Medicare o 150945 Medisolu 149» Medrsysfo 5725 Medisystem o 9600 MegaB 13227 Melcor 1» Meridian G Merrill L Metal Res o Metallic V 126984 Methanex 1332575 MethylGene o 18» Metre Al 27207 Mi deveia Micro 81 Mere w a Micro w b Microbx o Midnight ml Samuel MT 7798 Saputo Gr 9043 SaskWhtbe157M40 SavanEgy Sa varia Scep Inv Seamark Sears Can Semafo o Sttchoice Shaw CB1 Shaw c pr ShawCorAo ShawCor B Shell Can Shermag Sherritl il Shire acq ShopprOrg Sico Siebal jana Sierra SignalEnergy Sino-Forest Srrito Sixty a Sixty spit SleemanB Smtcm Sobeys Sodisco Soleclron Solitario 7087 229» 23» 12335 223176 17350 1500 314795 1520 18443 20» 240415 10» 297175 13392 191506 7974 2» 268628 5630 97810 12432 19767 14168 5043 9,730 9,250 9,650 >0,310 33.0» 32.7» 32,700 -0.1» 0.360 0.350 0 355 .0.W5 14,740 14.650 14.720 >0,220 I.7» 1.6» 1,700 Q,W0 61» 6,010 6,100 0»0 21.9» 21.5» 21 650 -0,1» 16.6» 16.1» 16,400 -O.MO 0 990 0.9» 0,950 0.050 7.0» 7,0» 7,000 >0.250 21.8» 21.010 21,110 -0.M0 26.250 25.8» 26.250 D,»0 II, 850 11 650 11,650 0,1» 11,800 11 3» 11,300 >0.M0 76.250 74 8» 76.W0 >0.750 9,350 9 340 9,350 >0,100 8,270 7 980 8,110 >0.110 35,8» 35,MO 35,000 -0,290 36,420 35.830 36.400 >0.400 24.5» 23,8» 24.000 >0.100 11,7» 11,6» 11,700 >0,250 20,240 19,150 20,210 >0.960 1.280 1 260 1.260 0,040 2,850 2,780 2.800 -0.010 1,080 1.M0 1.060 0,010 25,820 25,820 25,820 0,180 8.M0 8.710 8,9» >0,1» 14.8» 14.7» 14,7» 0.050 1.6» 1.560 1 560 -0.140 32,580 32,3» 32.530 +0,030 2,7» 2.5» 2,5» -0,010 6.670 6,1» 6,630 +0.280 1,680 1.670 1,680 ?O.f Southern Platn3121743 2.040 1.910 2.0» *0.1» Milgro E MmacsWo 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Summit u Sun Gro u Superior un Swiss Wu TerraVest Inco 11971 Tgs Nrth u The Brick U Timbr stp u Tr3 Trust u Tree Isl u Tremonl u TriaxCiku Triaxcaru Triaxtecu Triaxu Trinidu Tmsforc 12» 12,7» 12,680 12,680 *0.030 3» 18,450 18,450 18,450 0,0» 3500 10,2» 10,200 10,2» 0,0» «11300 9,»0 9,5» 9.5» 0,060 23318 11,340 11,130 11,340 +0,130 98227 13,070 12,»0 13,0» +0.070 53330 10.3» 10,240 10,2» +0,020 61852 10,720 10,620 10,720 0,1» 2470 20,100 20,1» 20.100 0.0» 5349 27.800 27,3» 27,800 0.470 276168 5.310 5 280 5,3» 0,0» 34436 1 8.2» 18.080 18,2» 0,0» 17875 10,720 10.610 10,7» 0,050 905812 7.1» 6 8» 7,120 0.220 242861 22,920 22,410 22,880 0,3» 3136 19,240 19,020 19.150 0,0» 35» 26,850 26,810 26,810 0.1» 108» 24,9» 24,420 24,7» +0,170 ! 2850 24,880 24.7» 24.7» 0.0» 4640 30 000 29,940 29,940 0.440 h 8080 9.7» 9,4» 9,5»+0.1» 108» 24.650 24,4» 24,5» +0,1» 5961 19 750 19,»0 19,0» -0.0» 348» 3.130 3,010 3,080 0.0» 18260 9 470 9,320 9.470 +0,070 829’2 17,MO 17,660 17,8» +0.0» 27935 7.880 7,710 7,780 0.060 80124 28,350 27.930 28 1»+0,1» 5395 13,980 13,9» 139» 0,0» 9,»0 9,360 9 6»+0,2» 47885 9,200 8,960 9,0» -0,130 54399 11.800 11,»0 11,800 +0,3» 65119 13.8» 13,450 13.650 0,0» 563» 4.480 4,4» 4 480 +0.030 W283 14.4» 14,320 14,350 0.1» 35» 19486 14» 9W5 35» 215540 94610 Bell Nord u I Cu BrgRcku Blumniu Boardwalk U 379549 120307 Bovdgr un Bras Svst u Bonavstu 429M7 26 880 26 3» 26.610 0360 Bonterrur 7277 254» 24 7» 25,110 0,110 Boralx Pu 223384 10,970 10.770 10,9» *0,030 Borealis u 29712 129» 12 8» 12.870 0020 Boston Pu 7119 13,740 13,710 13.720 0,010 62252 6,760 6 650 6.6» 0080 .157» 10,9» 10.9» 10.9» 0,070 Brascan Sound 21278 10.1» 10,0» 10.0» 0 0» Bromptn E u 76087 11 1» 11.0» 11.080 0 MO BromptnSu 6845 11 9» 11.7» 11,7» 0MO Sromotnu 22354 12 3» 12,1» 123» 0,0» Brompton Eql U75238 10.1» 100» 10.140 0 060 Bwrçtonu 2415 12 7» 12.7» 12,7» 00» BusTrst u 95» 11,8» 11 680 11.8» 0,0» CAptmntu 111468 13.9» 13,620 13.770 0030 C Trust im 219» 88» 8M0 8 840 0 020 CMLHemhcarei 72804 12,0» 12.020 12.M0 0,010 COiSndu 2714» 62,3» 61.6» 62.1» 05» 87310 16.4» 16.270 16410 0.020 31852 17.1» 16.9» 17.0» 00» 103056 14,1» 13.8» 14,1»+0 020 301855 10.8» 10 610 10.7» -0,0» 51328 2.4» 24» 2 440 0.010 61» 38 0» 372» 380» 0.710 37639 10.1» 10,080 10,H0 0.040 8857 11,7» 11,640 11.7» 0.050 3» 17570 17.270 17 270 0 0» 13» 23.120 22 7» 23 060 0940 79602 12.6M 12.310 12 460 0.170 78033 18.4» 18 0» 18230 0,230 1830 33 6» 33 2» 33 6» 0.3» 20» 31,8» 31 8» 318» 0 OM 8955 30 5» 299» 30.1» 0.1» 737» 10.120 10 0» 10.120 0.010 33722 10 770 10.670 10.7» 0.020 20803 108» 10.760 10.8» 0010 770» 91» 9 020 9,1» 0.0» .99» 9840 99» 0.0» 12.740 12,6» 12,7» +00» 24 420 24 3» 24 3» 0070 25 8» 254» 25 4» 0,0» 16.4» 161» 163» 0 0» CR estate u Gateway » Caipmeu Caiptneun Camdrtuo Ces un Cdn Hotri u Cdn Resu Cen ter plaie v CentriGu Chartwlu Champ u CtedriHu Citadel Su Citadel tru Otadri u Crtadriu QtadiMu Clean Pwu CluèrwtT u Cnphu CwYldu Corn Indu Com»w u Comptas u Connor C n 40935 22» 2570 29580 12486 _ .330 164» 164» t$4» 12 440 12.320 12.330 *0 030 .- 0010 9,180 9,180 9,180 0,£ 19,820 19,740 19,780 0,070 20.700 20,6» 20.650 +0 1» 19.660 19,620 19 6» 0.MO 10.3» 10.2» 10,2» 0.0» 9.480 9,3» 9.460 0,140 13,3» 13,0» 13.140 0.1» UBS Global Ü 20111 9.280 9.080 9.280 0.010 UEWaterheater57717 12.240 12,1» 12.210 0,0» Vermilion u 15M34 19.940 ’97» 19.930 0.230 Versacidu 106880 8.7» 8.510 8.6»+0.020 Vikmgu 601541 7.030 6.9» 7.010+0,010 Welicouo 73204 9,9» 97» 9.8» *00» Westshor u 321069 9,810 9 3» 9,8» 0,3» YIELDPLUSU 15986 9.970 9.880 9,970 0.010 Years tru 19965 19.8» 19.740 1 9,7» 0.0» YeilwPgsu 522932 12.560 124» 12.560 0.020 Yield M u 64» 20,330 19.9» 20.3» +0.3» Zargon U 13293 23.2» 22,820 23,0» 0.0» diversiTrust U 789» 10,0» 99» 10.0» 0.0» TRANSIGÉ EN FONDS AMERICAINS 180 Connect 0124959 3,9» 3.7» 3,9» 01» ATI Tech US 18» 17,180 16,9» 17.180 *0.680 5» 5,9» 5 9» 5.9»+0.7» 4» 46 4» 46,4» 46,4» *0.2» 586» 0 990 0.940 0,9» 0.0» 1» 58 970 58,970 58.970 0.0» 202» 27 140 27,020 27.1» 0.0» 27» 25 8» 25.7» 25,7» 0.0» 2425 25.470 25.430 25.470 +0.040 4840 25.9» 25.7» 25,7» 0,1» 16» 26 6» 26 5» 26 6»+0,1» 4» 43.0W 42,2» 43.0»+1,4» Abitibi CUS Alcan US Anatolia o BP pic Bk Mil 10 Brookfld g CISC 16p CISC 20 CIBC22 CN Nat Res US CaribenU 6374 11 980 11.7» 11 980 *0,260 CognosUS 4» 38.0» 37,7» 38 0»+0.5» European Mnrls2020» 0,240 0.210 0.210 0.070 Eurooean GlamisUS iPCusun idB>o wu incoUS Methanex US MuMnl us u Nabors E Nexen u Placer Dm US Preferred Sec Royal Bk Gib N RyBkP Ry8kOJ2 SNPCap SNF Cap p SNPHA SNPHp SkylonBu Suncor US Tgs Nrth A TrAtianto YM5USU 595» 10» 330» 262» 3» 20» 21143 3010 15» 630 34» Bus DS» 3 Bus D5»4 BusDvEi Bus (J11010 Busdvln3 Bustfv In4 Bus dv bel 8usdvms2 W Bk M RbctrZOll Rbcïrst Royal Bank F Royal BkEqty 59» Royal 6kNMi^2 20» TSX 8846,65 Dollar 1 $ canadien 80,46 pus Dow Jones 9861,56 Or à New York 424,40 $us' Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique éu Sué (rand) 0,2083 Israël isbekel) Arabie Saoudite Iriyan 0,3161 Jamaïque (dollar) Argentine ipesoi 0,43296 Japon (yen) Australie (doflar) 0,9503 Liban ilvtei Babamas (doter) 12661 Maroc (djrbam) Sarbade {doter) 0,6519 Mexique (peso) Bermudes (dollar) 12661 Nouvelle-Zélande (dollar) Brésil (real) 0,4478 Pérou (sol) Caraïbes (dollar) 0.4884 Philippines (peso) Clii ipeso) 0.00209 Pologne (zloty) Ctiine (renminbi) 0.1562 Rép.dominicaine (peso) Colombie (peso) 0,000504 Rép.tchèçue (couronne) Corée (won) 0,001126 Royaume-Uni (livre) Costa Rica (colon) 0,002856 Russie (rouble) Égypte lime) 0,2066 Singapour (dollar! États-Unis (dollar) 1,2429 Suède (couronne) Europe (euro) 1,5687 Suisse (franc) Haiti (gourde) 0.0367 Taiwan (dollar) Hong Kong (dollar) 0.1654 Mande (baht) Hongrie (forint) 0,00658 Tunisie (dinar) dinar Inde (roupie) 0,0288 Ukraine (hryvna) Indonésie (roupie) 0,000148 Venezuela (bolivar) 0,2896 0,0223 0,011567 0.000849 0,1466 0,1170 0.8969 0,3876 0,0228 0,3769 0,0416 0,0515 2,2725 0,0441 0,7649 0.1792 1,0536 0.0381 0,0311 1,0312 0,2419 0,00067 Coup d’œil S&P TSX Composite Index (X-SPTT TSE) 7w - 8750.00 -8500.00 -8250.00 - 8000.00 N Déc Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jui Aoû Sep 0 21 Oct 8846.65 La Bourse de Toronto Standard & Poors TSX Canadian Smallcap Canadian MidCap 60 Index 60 Capped Index Cdn Consumer Discretionary 5039 Cdn Consumer Staples Cdn Div Metals & Mining Cdn Energy Cdn Financials Cdn Gold Cdn Health Care Cdn IT Cdn Industrials Cdn Materials Cdn Real estate Cdn Telecomm Services Cdn Utilities 132834 8846.65 +58.54 0.7 42548 582.63 +0.74 0.1 18035 601.53 +4.32 0.7 72250 495,06 +3.56 0.7 72250 547.43 +3.93 0.7 y 5039 85.75 +0.38 0,4 4163 176.82 +1.04 0.6 10765 239.57 +7.00 3.0 10574 196.12 +2.14 1.1 11068 148.38 +0.46 0.3 32373 217.01 +0.03 0.0 1731 57.66 +0.26 0.5 17094 31.12 +0.24 0.8 10226 69.71 +0.23 0.3 68044 157.87 +2.11 1.4 30 149.12 +1.88 1.3 3621 65.00 -0.21 -0.3 1269 150.56 +0.04 0.0 34385 1657.45 Canadian Venture S&P CDNX Le Marché Américain 30 Industrielles 272048 9865.76 20 Transports 28974 3431.69 15 Services publics 23298 300.67 65 Dow Jones Composé 324409 3084,35 -5.72 -0.3 -21.17 +44.95 -0.26 +8.12 Composite NYSE * 6563.49 +24.01 0.4 Indice AM EX * 1303.74 +4.38 0.3 S&P 500 * 1106.49 +2.83 0.3 NASDAQ * 1953.62 +20.65 1.1 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Ferra.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) (S) ($) (%) ABITIBI-CONSL INC 11871 7.54 6.87 7.29 +0.59 8.8 NORTEL NETWORKS 10400 4.25 4.15 4.20 +0.01 0.2 SCOTIA MORTGAGE MOOOO 105.57 105.57 105.57 +0.01 0.0 BEMA GOLD CP 9530 3.75 3.66 3.67 -0.07 -1.9 BOMBARDIER INC B 4787 2.84 2.69 2.72 -0.11 -3.9 CAMBIOR INC 4534 3.85 3.72 3.78 -0.04 -1.0 WHEATON RIVER 4511 4.01 3.94 3.96 -0.05 -1.2 LIONORE MNG INTL 3861 6.55 6.34 6.49 +0.04 0.6 NORTH FIN CP 3487 0.05 0.04 0.04 -0.01 -20.0 KINROSS GOLD CP 3417 9.14 8.86 9.01 +0.06 0.7 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haut Compagnies (000) ($) ONTZINC CP WOLLASCO H NORONT RES LTD MART RES INC BETA MINERALS INC ANOORAQ RES CP SANTOY RES LTD Bas ($) Perm.($) Var.(%) 2772 0.16 0.14 0.15 -0.01 -6.2 2007 0.15 0.08 0.15 +0.04 36.4 1840 0.08 0.05 0.06 +0.01 20.0 1556 0.03 0.02 0.03 -0.01 -25.0 1435 0.32 0.27 0.30 +0.12 66.7 1207 0.51 0.43 0.49 +0.05 11.4 1065 0.06 0.05 0.05 -0.02 -28.6 981 1 86 1.77 1.85 812 0.32 0.27 0.30 +0.02 7.1 802 0.25 0.20 0.24 +0.05 26.3 0.7» 0.670 0 7»+0,0» 19,5» 19.5» 19 5» *1.1» 8.1» 3 060 8.1» 0,110 3.7» 3.4» 3 680 +0,230 35,2» 35.1» 35.1» *1040 7» 15.520 15,510 15.510 0,8» 43» 14,7» 14.640 14,7» 0,270 568 49.6» 49.6» 49.680 +1 3» 13» 26.2» 26,220 26.230 0,2» 3» 21.0» 21,0» 21 0» 0.0» 31» 8.830 8 830 8 830 0.1» 34 0,0» O.OM 0.0» 0 0» 58» 26.2» 26 0» 26,2» 0.1» 6» 9.9» 9 9» 9.9» 0 2» 41958 3,2» 3,1» 3.1» 0.220 23189 25,7» 25,7» 25,7» +0.030 18398 4 680 4.510 4.6» 0.010 23067 25.7» 25 7» 25.7» 0.040 35» 98» 97» 98» *0,020 34,830 M8M M 830 +0 930 7 3» 7 190 7 1» 0.120 0.7» 06» 0700 0.070 19.510 19.5» 19,510 *0,0» AUTRES DEBENTURES 10» 10.8» 10,8» 10.8» 0.0» 11,7» 11,6» 11.7» 0,0» 8 640 8 630 8 630 0.010 12.1» 12.1» 12,1» 0.0» 11020 11.010 11.020 0.010 2765 109» 10.9» 10.9» 0.0» 1413 10,8» 10,8» ’08» 05» 35» 10.8» 10.8» 10.8» 0.0» 2» 134» 13.4» 13.4» 0.0» 410» 112640112.320112640 0.140 160» 112.9B0112.980112 9M 0 020 4» 99» 99» 99» 01» 89» 8.8» 88» 0.1» 95» 9.5» 95» 01» RyBkDJI 25» 95» 9550 95» 02» RyBksffl 100» 136» 10.6» 106» 01» Scot» Ml 100000» 105 570105.570105 570 0 010 Sur LtCacu 500» 110 2»110.250110 2» 0 3» TÎClTs 50» 113.9W1139W113.9W 01» TDMlghy 2000» 105 0» 105 000105 0» 0 2» J — decisionplus.com Ne jouez plus à pile ou face avec la bourse l éléphone: (514) 392-1366 • Sans frais: 1-877-392-1366 www.marketvisionplus.com INDICES QUEBEC IQ-30 iq»i: 1015.65 1045.75 Variation journalière 1,47 2,30 V anation journalière (%) 0,14% Variation depuis le 1er janvier -2,67% -1,37% 1150.00 1100.00 1050.00 1000.00 950.00 900.00 850.00 800.00 750.00 , CENÏRt Une initiative du Département ¦ l O ANAlYSf fl Of SUIVI de finance de l'Lniversité de || l^l INDICE QUfBfC stwht(X,ke c, dc Indice - Québec 9 "newia30.faiS0.om LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 OCTOBRE 2 0 0 4 A 7 CONOMIE La Banque du Canada joue de prudence L’institution prévoit une croissance du PIB de 2,9 % en 2005 FRANÇOIS DESJARDINS Répétant pour une deuxième fois en une semaine qu elle tient désormais compte de l’appréciation du huard et des prix du pétrole dans ses prévisions, la Banque du Canada a néanmoins profité hier de son Rapport sur la politique monétaire pour préciser sa pensée, mais l’exercice a soulevé quelques critiques chez les économistes.La Banque du Canada, qui a relevé mardi son taux directeur à 2,5 % en constatant que l’économie carburait déjà près de ses limites acceptables, prévoit ainsi une croissance de 2,9 % du produit intérieur brut en 2005 alors que ses prévisions de juillet dernier tablaient sur 3,5 %.Pour 2006, elle s’attend a 3,2 %.Les marchés ont à pleine sourcillé, les investisseurs et facteurs externes offrant au dollar canadien une deuxième clôture au-delà des 80 CUS, niveau qu’il a franchi mercredi pxmr la première fois en 11 ans et demi.Hier, le huard a donc pris 0,17 %, à 80,46 CUS.La Banque du Canada prévoit par ailleurs que le prix du petrole, dont le baril de brut a terminé hier à 54,47 $ à New York, aura pour effet de mener à environ 3 % le taux d’inflation pour l'ensemble des biens et services dans la première moitié de 2005.Il devrait ensuite redescendre sous le taux d’inflation de référence, qui exclut les secteurs volatiles conune l’ener-gie et l’alimentation.Comme elle l’avait indiqué en début de semaine, la banque a dit hier qu’il «faudra» hausser ses taux au fil du temps dans l'espoir d'un équilibre parfait entre potentiel économique et inflation modérée mais que le rythme dépendra de certains facteurs.L’institution est plutôt optimiste en ce qui concerne la demande intérieure canadienne et la croissance mondiale, cette dernière, selon elle, ayant «été meilleure que prévu au premier semestre 2004» alors que «les perspee- tives demeurent positives».Elle y va de même pour les exportations mais fait une mise en garde: «Le renchérissement considérable de l'or noir observé récemment devrait limiter la croissance à l’échelle du globe.» Son scénario de reference table en fait sur un prix du baril à 50 $ pour 2005 et à 44 $ pour 2006, ce qqi occasionnera un ralentissement de croissance aux Etats-Unis.La progression de 4,5 % cette année serait suivie de 3,75 % en 2005 mais d'un redressement à 4 % en 2006.Perplexité Certains économistes se grattaient la tète hier.«Je ne connais pas beaucoup d'économistes du secteur pétrolier qui prévoient ce genre de prix du baril», a dit Marc Lévesque, économiste principal à la banque Toronto-Dominion.Les prévisions oscillent généralement entre 35 et 45 $.«Mais leur approche est équilibrée, et le document éclaircit certaines choses tout en signalant leur intention définitive de continuer les hausses de taux d'ici la fin de l'an prochain.La seule question est de savoir à quel rythme», a ajouté M.Lévesque, qui place les taux à 4 % à la fin de 2005.M.Lévesque s’est aussi demandé pourquoi la banque avait omis d’indiquer mardi que ses nouvelles prévisions tenaient déjà compte des hausses des taux d'intérêt quelle entend faire au cours des prochains mois.Les économistes du Mouvement Desjardins voyaient, eux.un paradoxe entre le bilan positif de la Banque du Canada et ses previsions timides.«Les perspectives sont largement en deçà de notre plus récent scénario économique [.].Il semble que les autorités aient opté pour la prudence.» En raison des risques à court terme, le Mouvement IVsjardins n’exdut pas la px>ssi-bilité de voir la banque faire une p»use dans son resserrement monétaire amorcé à l'été.Le Devoir L’Impériale et Shell dévoilent des profits records Shell Canada a enregistré cette année le meilleur troisième trimestre de son histoire.ROBYN BECK AEI> EN BREF Doyon affecte les résultats de Cambior Des difficultés d’exploitation ainsi que des mises à pied à la mine Doyon, en Abitibi, ont eu un im-p>act sur la rentabilité de la société aurifère Cambior, qui a fait part d’une perte nette de 6,1 millions $US pour le troisième trimestre.Lors de la période corres-pondpte de l’année dernière, l’entreprise qui a son siège social à Longueuil avait enregistré un bénéfice net de 700 000 $.Le chef de la direction de Cambior, Louis Gè gnac, s’est dit «très désappointé» par les résultats du trimestre qui a pris fin le 30 septembre, d’autant plus que son entreprise n’a pm tirer profit d’un contexte favorable pour le prix de l’or.Le métal précieux s’est vendu à un prix moyen de 401 $US l’once au troisième trimestre sur le marché mondial, comparativement à 363 $US lors de la période correspxmdante de 2003.Pour l’ensemble de ses activités, Cambior a réalisé une production tri-mestrielle record avec 174 500 onces d’or à un coût moyen de 263 $US l’once, comparativement à 124 000 onces à un coût moyen de 238 $US lors de la période corres-pondante de 2003.- PC Laperrière & Vérreault en Russie Le Groupie Lapierrière & Ver-reault a annoncé hier qu’il avait obtenu un contrat de 16,4 millions dans le cadre d’une modernisation majeure d’infrastructures de production de pâtes et papiers en Russie.La conception, les services d’ingénierie et la gestion du projet seront effectués en Amérique du Nord alors que la fabrication sera confiée en partie au groupie fabrication de GL&V à Trois- Rivières et le reste à des sous-traitants du réseau international de la société.- PC Patrick Pichette chez Bell Le président et chef de la direction de BCE et de Bell Canada, Michael J.Sabia, a annoncé hier la nomination de Patrick Pichette au poste de président exploitation, Bell Canada.D occupiait jusqu’ici le poste de vice-président exécutif chez Bell Canada.D sera désormais «entièrement responsable de la gestion du plus vaste réseau de communications au Canada et de sa migration continue vers une nouvelle infrastructure nationale reposant sur la technologie IP», pieut-on lire dans le communiqué.D succède à David Southwell, qui prend sa retraite après une carrière de 35 ans chez Bell.Avant son arrivée chez Bell et BCE, en 2001, M.Pichette a été partenaire du bureau d’études McKinsey & Company.D est diplômé de l’Université du Québec à Montréal, ainsi que de l’université Oxford.- Le Devoir Des fonds pour Wavesat Le Fonds de solidarité FTQ investit 2,5 millions dans Wavesat, concepteur de piuces WiMAX piour réseau sans fil haute vitesse, a annoncé hier que l’intérêt accru de plusieurs investisseurs l'a amenée à accepter un investissement additionnel à sa ronde actuelle de financement Le Fonds de solidarité FTQ a décidé de se joindre aux investisseurs de l’entreprise en contribuant un montant de 2,5 millions, portant le nouveau financement de Wavesat à 10,5 millions.Wavesat s’apprête à commercialiser sur le marché mondial une pxice compatible avec la norme WiMAX.«la nouvelle référence en matière de communication sans fil haute vitesse», peut-on lire dans le communiqué.- Le Devoir Alors que les prix du pétrole atteignent des sommets inégalés, deux importantes sociétés pétrolières canadiennes, l’impiériale et Shell, ont annoncé hier des profits records px>ur le troisième trimestre.Mercredi, Husky Energy, de Calgary, avait ouvert le bal en annonçant une hausse également significative de son bénéfice trimestriel La compagnie pétrolière Impériale — qui pxissède les stations-service Esso — a rapporté hier un bénéfice net de 539 millions, ou 1,52 $ par action, à son troisième trimestre terminé le 30 septembre, contre un bénéfice de 375 millions, ou 1,01 $ par action, pour le trimestre 2003 correspxmdant Dans un communiqué, le président du conseil, président et chef de la direction de l’Impériale, Tim Heam, a affirmé que ces bénéfices records «font suite à une hausse du prix du pétrole brut Jumelée à une solide performance opérationnelle qui s’est poursuivie, notamment par l’augmentation de la production de gaz naturel et l’utilisation accrue de la capacité de raffinage».Le chiffre d’affaires de l’Impériale a atteint 5,81 milliards au troisième trimestre de l’exercice en cours, contre 4,63 milliards l’an dernier.Au cours du trimestre, l’Impériale a annoncé que son siège social et la direction des divisions Produits pétroliers et chimiques GUILLAUME POULIN-GOYER Pour connaître l’allure de l’emploi au Québec l’an prochain, il suffirait de regarder cette année dans un miroir, selon les économistes du Groupe financier BMO.Le Québec bénéficierait d’une croissance plus forte en 2005 que cette année, malgré la vigueur du dollar canadien, un léger refroidissement de l’immobilier et une hausse des taux d’intérêt de la banque centrale.«Les nouvelles sont bonnes», a affirmé Robert Hogue, économiste prin-cipial du Groupe financier BMO, qui chiffre l’augmentation des em- Ottawa — Les ventes au détail ont grossi de 0,8 % en août comparé à juillet, atteignant le niveau record de 29,08 milliards, rapportait hier Statistique Canada; en juillet, elles avaient crû de 0,4 % sur le mois précédent Août s’inscrit dans la tendance 2004, la seule baisse étant survenue en avril avec 0,7 %.De plus, en un an, depuis août 2003, le chiffre d'affaires des détaillants a progressé de 3,4 %.seraient transférés de Toronto à Calgary.Le déménagement devrait être terminé avant la fin d’août 2005.Chez Shell Pour sa part, Shell Canada a en- plois au Québec à 50 000 en 2005, soit la même chose qu'en 2004.Le taux de chômage québécois devrait diminuer selon lui, passant de 8,3 % en 2004 à 8,1 % l’an pjrochain.La croissance du Québec rejoindra la moyenne canadienne l’an prochain, à 3,5 % contre 2,7 % en 2004.Une prévision «modérément optimiste» et au-dessus du consensus, reconnaît cependant Tim O’Neill, vice-président à la direction et économiste en chef du Groupe financier BMO.L’immobilier, qui a connu une fièvre en 2004 avec 55 500 mises en chantier, va légèrement s’essouffler en 2005, selon l’étude.«Après avoir atteint un sommet Les ventes cumulatives sur huit mois dépassaient de 4,2 % celles de la même période en 2003.Par comparaison, le gain en écart annuel sur ce laps de temps s’établissait à 4 % en 2003 et à 6,7 % en 2002, calcule l’agence fédérale.Par province, au Québec, les ventes ont pris 1,1 % en un mois à 6,63 milliards; elles gagnaient 4,4 % en écart annuel.En Ontario, le total de 10,83 milliards en août tient à des hausses de 1,7 et 1,8 % sur les registré cette année le meilleur troisième trimestre de son histoire.L’entreprise a annoncé hier que son bénéfice s’est élevé à 451 millions, ou 1,64 $ par action, au cours du troisième trimestre 2004, comparativement à 232 millions, en 16 ans, il est normal que cela refroidisse, mais non pas pour tomber d’une falaise», a illustré M.Hogue.Ce dernier évalue à 42 500 les mises en chantier l’an prochain.La force du dollar canadien continuera de peser sur les manufacturières exportatrices, qui deviennent moins compétitives sur le marché américain.Bien que la devise canadienne ait clôturé hier à 80,46 CUS, l’économiste estime que cette hausse sera momentanée et que le huard retraitera sous la barre des 80 CUS en 2005.Les cours du brut vont nuire au Québec et à l’Ontario, selon M.Hogue.Le poids du maintien des mêmes écarts, respectivement Les analystes de la Banque Lau-rentienne ont souligné que cette évolution du commerce au détail en 2004 «contribue à soutenir la demande intérieure».Malgré les soucis dus à la cherté du pétrole et à l’ascension du dollar canadien, les «effets multiplicateurs» du bâtiment résidentiel sur les ventes au détail sont «encore perceptibles».Presse canadienne ou 84 C par action, pour le même trimestre en 2003.«Ce bond de 94 % du bénéfice est dû à la fermeté des prix des marchandises et des marges de raffinage, et à l’apport important du projet d’exploitation des sables bitumineux de l’Athabas- prix actuels du pétrole en 2005 sur les économies des provinces centrales viendrait ainsi retrancher environ 0,1 % à la croissance du Canada, malgré sa position d’exportateur net.M.O’Neill s’attend à ce que le cours de l’or noir redescende autour des 30 à 35 SUS le baril l’an prochain.Enfin, la montée des taux d’intérêt au Canada aura pour effet de «réduire l’ardeur des consommateurs et des entreprises, mais sans l’étouffer», a ajouté M.Hogue, qui soutient que les taux d’intérêt passeront d’un niveau bas à un niveau plus «neutre».ca», a expliqué l'entreprise dans un conununiqué.Les revenus de Shell pour le troisième trimestre 2004 ont été de 3,06 milliards, comparativement à 2,28 milliards l’an dernier pour le trimestre correspondant «Ces résultats reflètent un rendement solide dans l’ensemble de nos secteurs d’activité, a déclaré Clive Mather, président et chef de la direction de Shell Canada.Je suis particulièrement satisfait de notre secteur des sables bitumineux qui a établi une production soutenue au taux nominal.» Mercredi, Husky Energy , un des plus importants producteurs de pétrole lourd au Canada, a annoncé une hausse de 15 % de ses rofits — qui ont atteint 286 mil-ons —, malgré un manque à gagner de 115 millions lié à son programme de couverture.Les ventes et revenus d'exploitation — une fois les redevances déduites — de Husky pour le troisième trimestre ont été de 2,33 milliards, comparativement à 1,87 milliard l’an dernier.Deux autres importantes pétrolières canadiennes doivent encore publier leurs résultats du troisième trimestre: Suncor Energy, le 28 octobre et Pétro-Canada le 4 novembre.Hausse du bénéfice pour Sears Canada Toronto — Sears Canada a fait état d’une légère hausse de son bénéfice net au troisième trimestre, alors que le climat a continué d’influer négativement sur les ventes de vêtements.Le bénéfice net s’est élevé à 14 millions, soit 13 C par action, par rapport à 13,4 millions, ou 12 C par action, au cours du même trimestre l’année dernière.Le total des produits d’exploitation s’est élevé à 1,5 milliard par rapport à 1,43 milliard pour la période correspondante en 2003, soit une augmentation de 4,5 %.-R?Le Devoir L.AUREATD evo3 CHRONOGRAPHS ACTTORUnOUF MCKjVEMBNTQFOSJCO COURONNE vissée GP GIRARD-PERREGAÜX CiieUroiM 23 an» i’eMcellence CHÂTEAU D’IVOIRE 2MO.nie 4e la MoaU«ar • (314) 843-4631 VIsMei GIRARD-PERREGAÜX à www.glrard-perregaux-usa.coin Presse canadienne Emploi : les années passent et se ressemblent EN BREF L’action d’Abitibi bondit après la publication des résultats Le cours de l’action d’Abitibi-Consolidated a bondi de près de 9 % hier après que ce géant du papier journal eut fait part d’un bénéfice net de 182 millions de dollars pour le troisième trimestre, comparativement à une perte de 70 millions lors de la période correspondante de l’année dernière.La société montréalaise aurait toutefois enregistré une légère perte pour le trimestre qui a pris fin le 30 septembre dernier n'eût été d’un gain exceptionnel de 194 millions lié à l’appréciation du dollar canadien et à son impact sur la dette libellée en dollars américains.L’action d’Abitibi-Consolidated, qui se transigeait cette semaine à son plus bas niveau depuis 1983, a clôturé hier en hausse de 59 C, à 7,29 $.D’autre part, la conversion de l’usine d’Alma, qui passe de la production de papier journal à la production de papier equal offset (utilisé pour des annuaires ou des cahiers scolaires) a été complétée le 1" octobre.Ce projet qui a nécessité un investissement de 210 millions vise à profiter d’un marché plus favorable pour ce type de papier que pour le papier journal Quant à l’usine de Port-Alfred à Saguenay, fermée depuis décembre 2003, son avenir demeure très incertain et est lié à celui d’une autre usine d’Abitibi-Consolidated présentement fermée, à Sheldon au Texas.La direction d’Abitibi-Consolidated entend procéder à la fermeture définitive de l’une des deux usines, alors que l’autre pourrait être conservée en vue d’une éventuelle reprise sur le marché du papier journal.La fermeture définitive de l’une des deux usines nécessitera l’inscription d’une charge exceptionnelle qui n'excédera pas 200 millions avant impôts.Le bénéfice par action d’Abitibi-Consolidated pour le troisième trimestre s’est établi à 41 C, comparativement à une perte de 16 C un an plus tôt Les revenus ont atteint 1,53 milliard, par rapport à 1,34 milliard au troisième trimestre 2003.Si l’on exclut le gain exceptionnel lié à la conversion de la dette libeUée en dollars américains, le plus récent trimestre s’est soldé par une perte de 22 millions, ou 5 C par action.Presse canadienne Les ventes au détail inscrivent un nouveau record \ I LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 OCTOBRE 2001 A 8 EDITORIAL Les détails suivront.Après plusieurs années de tergiversations, Québec s’est enfin décidé à exiger d’Hydro-Québec qu’elle accélère le pas en matière d’efficacité énergétique.Les détails des futurs programmes ne sont pas encore connus et pourraient faire la différence entre une campagne sérieuse et une simple opération de relations publiques, mais pour le moment, il faut reconnaître que les objectifs, encore modestes, sont tout de même plus ambitieux que ceux suggérés par la Régie de l’énergie.D Jean-Robert Sansfaçon ans l’avis qu’elle présentait au gouvernement du Québec l’été dernier à propos de la sécurité énergétique et du projet du Suroît, la Régie de l’énergie recommandait d’inscrire un objectif d’efficacité énergétique d’au moins 2,1 térawatts-heure par année d’ici 2010, soit 40 % de plus que ce qui était prévu par Hydro-Québec.H faut dire que le potentiel théorique de gains avait été établi à 8,5 TWh par année, mais il faudrait des investissements supplémentaires de plusieurs milliards pour parvenir à un tel objectif et, surtout, une vraie révolution dans les habitudes de consommation de tous et chacun.En annonçant qu’elle investira un milliard en dix ans au lieu des 235 millions prévus à l’origine pour obtenir des gains d’efficacité deux fois plus importants que prévu (trois TWh par année), Hydro et le gouvernement nous indiquent qu’ils commencent à comprendre les attentes des Québécois.Les environnementalistes soutiennent que c’est encore trop peu, mais cinq ans, c’est aussi très court si on prend en compte la complexité de tels programmes et les habitudes de consommation des Québécois.Hydro atteindrait ses nouveaux objectifs que ce serait déjà bien, compte tenu de ses réticences proverbiales en la matière.Au passage, on pourrait aussi se demander si l’intensification du programme éolien et l’investissement accru dans l’efficacité énergétique ordonnés par le gouvernement Charest ne sont pas destinés, en dernier recours, à faire avaler la pilule d’autres programmes moins populaires tels la construction du Suroît, le détournement de grandes rivières ou le harnachement de dizaines de petites rivières par le secteur privé.Mais ne soyons pas cyniques et attendons la commission parlementaire qui se tiendra bientôt avant de tirer des conclusions à propos de la cohérence des objectifs gouvernementaux en matière de politique énergétique.Pour le moment, revenons à cette annonce faite hier pour constater qu’Hydro-Québec n’a présenté aucun plan détaillé des programmes envisagés.On s’est contenté de dire que quelques nouveaux programmes seront ajoutés à ceux qui existent déjà et que le tout serait bientôt présenté devant la Régie de l’énergie.Or seuls certains ménages et certains types d’habitations sont actuellement admissibles à ces programmes dont la générosité est par ailleurs fort limitée.Il en coûte 150 $ aux ménages à revenu moyen pour faire examiner leur maison par un agent autorisé avant de savoir si les travaux à effectuer seront admissibles à l’aide gouvernementale.Est-il besoin de préciser qu’on ne se bouscule pas aux portes?Pour atteindre les objectifs annoncés, Hydro doit ouvrir les vannes et inciter plus de propriétaires de maisons d’un certain âge, notamment ceux d’immeubles locatifs, à investir pour accroître le confort des occupants et réduire leur facture d’électricité.C’est bien beau de conseiller aux plus démunis de coller une pellicule de plastique dans leurs vieilles fenêtres-passoires, comme on le fait à l’heure actuelle, mais avouons que cette technique s’inscrit difficilement dans le cadre d’un programme d’efficacité énergétique à long terme! Finalement, posons la question de l’utilisation qui sera faite des kilowatts épargnés: à quoi auront servi le 1,6 milliard investi par Hydro et ses clients pour économiser trois TWh d’électricité par fumée si Québec accepte par la porte d’en arrière de consentir quatre TWh à rabais à une aluminerie comme Alcoa-Descham-bault?Poser la question, c’est y répondre.j-rsansfaconf&ledevoir.ca Dehors, la Syrie .a Syrie est dans la mire du Conseil de sécurité des Na- L fions unies.Pour la deuxième fois en un mois, cette institution vient d’exiger le départ des militaires syriens qui occupent le Liban depuis 1976.Dans la résolution rédigée et présentée conjointement par les »^-i États-Unis et la France, on réclame le «rétablissement de l’intégrité territoriale, de la souveraineté pleine et entière [.] du Liban», sans jamais nommer la Syrie.Le geste de ces deux membres permanents du Conseil de sécurité découle ou, plutôt, a été provoqué par ce qu'il faut bien appeler le coup d’État constitutionnel que la Syrie a concocté derrière les rideaux.Comme stipulé dans la loi fondamentale du pays, le président, qui, soit dit en passant, est choisi par les parlementaires, ne peut pas cumuler plus d’un mandat de suc ans.De fait, Émile Lahoud, en poste depuis 1998, devait quitter ses fonctions dans le courant du mois de novembre.Bien décidés à maintenir leur emprise sur le Liban, les Syriens ont battu et distribué les cartes politiques de manière à ce que les deux tiers des parlementaires amendent la Constitution.Dans quel but?Reconduire Lahoud à la présidence pour un mandat de trois ans.Et ce, pour la plus grande satisfaction des responsables chiites du Liban.À l’instar des Syriens, ces derniers soutiennent ardemment Lahoud.Cet épisode a passablement échaudé le premier ministre Rafic Hariri qui, c’est un secret de Polichinelle, est à couteaux tirés avec Lahoud.Outre le retrait exigé des troupes syriennes, le Conseil de sécurité demande que «toutes les milices libanaises et non libanaises soient dissoutes et désarmées».Cette disposition vise plus particulièrement le Hezbollah chiite.Si elle indispose ce dernier, cette résolution de l’ONU satisfait les autorités maronites ainsi que le leader des druzes, Walid Joumblatt.Pour ces derniers, il est grandement temps que le Liban jouisse pleinement et entièrement de sa souveraineté.Peut-être faut-il mettre en hunière la dimension économique afférente à l’occupation syrienne.À part les 17 000 soldats qui répondent aux ordres de Damas, on compte plus de 300 000 travailleurs syriens au Liban.Certaines estimations fixent leur nombre à un million.Toujours est-il que ces employés envoient une bonne part de leurs revenus au Syrie.En clair, U y a exportation de capitaux.Cet exode est en partie responsable des problèmes financiers que connaît le Liban, pays de quatre millions d'habitants, depuis des années.Cela étant, on avance ici et là qu’en déposant cette résolution à l’ONU, les États-Unis veulent forcer la Syrie à coopérer sur le front irakien.Washington souhaiterait notamment que la Syrie contrôle mieux la frontière de 600 kilomètres qu’elle partage avec l’Irak.Et la France?Elle voudrait que la Syrie respecte sa parole maintes fois donnée et jamais respectée.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE CÏŒÏPJ .CT jf LiGuB U RCîtAwT Mon !>'E«£nC£ *a m£s cms tNfANTS — a/oTAiRE, REPRISE DU 17 MAI 2004 À propos de l’épidémie de C.difficile Les chiffres font frémir 7000 victimes et 600 morts.Tel est le triste bilan jusqu’ici de l’épidémie de C.difficile qui sévit dans nos hôpitaux et dont le ministre de la Santé s’obstine depuis des mois à nier l’importance.Et encore, on ne parle pas des autres bactéries responsables des infections nosocomiales (infections contractées à l’hôpital) et qui peuvent elles aussi faire des ravages, comme le SARM.Comment se fait-il qu’une telle épidémie se produise?Pourquoi a-t-il fallu 18 mois et sa révélation dans les médias pour que les autorités sanitaires commencent leur enquête?La réponse est malheureusement simple.Dans le domaine de la prévention des infections, le Québec a un retard considérable.Quand on apprend que les gestionnaires de nos hôpitaux estiment que 36 secondes suffisent pour nettoyer une salle de bains, il est évident que l’hygiène hospitalière et la sécurité des patients ne sont pas des priorités.Ce qu’il faut dès maintenant, ce sont des directives contraignantes pour tous les hôpitaux sur les mesures de prévention et de surveillance de ces infections, mesures parfaitement connues et documentées.Ce qu’il faut en même temps, c’est l’obligation pour tous les hôpitaux de divulguer en temps réel tous les cas d’infection nosocomiale et la publication régulière sur Internet par le ministère des faux d’infection, hôpital par hôpital.Les patients et le public doivent connaître les risques d’infections à l’hôpital, actuellement de un patient sur neuf au Canada.Et les gestionnaires devraient être jugés sur leur performance, comme l’a récemment rappelé le ministre de la Santé de la Grande-Bretagne.Jacques Besson Association de défense des victimes d’infections nosocomiales (ADV1N) Le 20 octobre 2004 LETTRES -?- Réduire les impôts ou augmenter les taxes?La promesse de réduire les impôts des Québécois fait couler beaucoup d’encre par les temps qui courent.«Tannés d’être les dindons de la farce», disent les uns.«Pas question de réduire les revenus de l’État dans le contexte actuel», rétorquent les autres.Dans ce débat, tout le monde a raison.Les revenus potentiels les plus importants pour les services publics se trouvent peut-être là ou on crie le moins.Travail au noir, crime organisé, évasion fiscale: ces phénomènes génèrent une richesse qui ne se partage peutêtre pas autant qu’elle le devrait car, par définition, l’impôt ne permet pas de «collecter» dans ces sphères.Et ainsi, avec les «produits» de leur comportement, ces personnes mènent un train de vie souvent très supérieur à la moyenne tout en ne contribuant absolument pas à l’équité dans une société.Pourtant, ils se rendent chez le médecin comme tout le monde, leurs enfants fréquentent l’école et ils se déplacent sur des routes qui, même lamentables, ont été payées par les contribuables.Dans ce contexte, pourquoi ne pas réduire les taux d’imposition tout en augmentant les taxes à la consommation?Pour éviter que la classe moyenne ne se retrouve exactement au même point, il faudrait augmenter significativement les niveaux de revenus donnant droit à des crédits de taxes de vente et augmenter également les montants de ces crédits.Plus de biens essentiels devraient être détaxés.Enfin, des scénarios croisés de tables d’imposition et de coûts en taxes pour un ménage moyen devraient être élaborés afin de s’assurer qu’au final, le but ultime de réduire la charge de la classe moyenne tout en conservant les revenus du gouvernement soit atteint La solution ne saurait évidemment être aussi simple.Un fait demeure: il faut reconnaître aux membres de la classe moyenne l’exaspération et la frustration causées par le sentiment très fort de payer cher leur intégrité tout en dénonçant avec fermeté les injustices de ces systèmes parallèles.Louise Fecteau Saint-Jean-sur-Richelieu, le 15 octobre 2004 Bernard Landry, l’homme de la situation?Il est navrant de constater à quel point on peut consacrer autant de temps et d’énergie à discuter des modes d’accession à la souveraineté au Parti québécois.Plutôt que de chercher à définir de façon concrète et moderne le «pourquoi» de l’option défendue, on se concentre immanquablement sur le «quand» et le «comment».Fait rassurant une volonté de modernisation est perceptible chez les membres et les délégués du Parti québécois mais aussi chez un nombre grandissant de députés.Un changement s’impose pour ce parti qui peine à profiter de son passage dans l’opposition pour donner un signal clair sur ses véritables intentions de revoir et de changer ses façons de faire.D’où l’importance pour le PQ d’avoir le bon chef celui qui, par ses actions et le discours qu’il tiendra, incarnera cette voloq-té de changement et rendra celui-ci possible.A écouter M.Landry depuis le conseil national du week-end dernier, il est difficile de se persuader qu’il est en mesure d’opérer ce changement tout en apparaissant convaincant Meilleur vecteur pour réaliser la souveraineté, le PQ se doit de façon urgente de se renouveler et d’avoir à sa présidence le leader capable de lui permettre de reprendre le pouvoir.À ce chapitre, il ne peut très certainement pas se permettre d’attendre un second mandat des libéraux de Jean Charest sans quoi son séjour dans l’opposition pourrait se prolonger de beaucoup compte tenu notamment du repositionnement constitutionnel du Parti conservateur au fédéral et de l’écho que reçoivent dans différentes régions du Québec les positions purement populistes de l’ADQ.Benoît Charette Membre de l’exécutif du PQ de Deux-Montagnes Saint-Eustache, octobre 2004 LIBRE OPINION -?- \ A la rescousse de Mohamed Cherfi FRANÇOIS DORÉ Directeur de l’école de psychologie de l’Université Laval GÉRALD DORÉ Pasteur à l’église unie Saint-Pierre CHRISTIAN DUBOIS Professionnel au gouvernement du Québec JULIE WILKINSON Traductrice au gouvernement du Québec PIERRE MOUTERDE Professeur de philosophie au cégep de Limoilou La Semaine interconfessionnelle des sanctuaires, qui se déroule du 17 au 24 octobre, est une occasion de se rappeler les tragiques conséquences humaines d’un système injuste de détermination des réfugiés, Des églises à travers le Canada se mobilisent pour attirer l’attention sur les familles en sanctuaire et sur les problèmes rencontrés par les demandeurs du statut de réfugié.D y a actuellement cinq sanctuaires en cours au Canada, trois à Montréal (l’église catholique romaine de Notre-Dame-de-Grâce, l'église unie Saint AndrewVNorwood, l’église unie Union United), un àOttawa (Église unitarienne) et à Vancouver (Église angUcane).Les différents recours administratifs n’ayant rien donné, les personnes en sanctuaire sont à toutes fins pratiques prisonnières.Et il y a aussi le dramatique dénouement du tout premier sanctuaire à Québec, celui que l’église unie Saint-Pierre a ouvert à l’Algérien Mohamed Cherfi au mois de février dernier.Rappelons que le 5 mars, ce sanctuaire a été violé — une première au Canada — lorsque la police de Québec a arrêté Mohamed Cherfi dans l’église sous un faux prétexte.Celui-ci a été immédiatement expulsé aux États-Unis (étant entré au Canada par ce pays), où il est emprisonné, à Batavia, dans l’État de New York, depuis maintenant plus de sept mois à attendre une décision sur sa demande d’asile là-bas.La situation de Mohamed Cherfi est urgente car le juge américain doit rendre sa décision aujourd'hui, et on sait que 95 % des demandes d’asile dans ce district de New York sont refusées.Il risque gros: l’expulsion en Azérie, où sa vie sera en danger.Or il existe une solution pour le ramener au Canada: notre parrainage collectif.Nous sommes cinq citoyens de la ville de Québec qui le parrainons afin qu’il obtienne son droit de résidence ici.pour des motifs humanitaires.[.] Lorsqu’on nous a demandé de faire partie du comité de parrainage de Mohamed Cherfi, nous avons accepté parce qu'il s’agit d’un cas très troublant.Ce cas est si troublant qu’il nous a sortis du confort et de l'indifférence dans lesquels nous plonge trop souvent le spectacle du malheur d'autrui dans les médias.Un homme intègre En nous informant de son cas, nous avons appris que Mohamed Cherfi a vécu six ans parmi nous.Permanent bénévole à temps plein au Comité d’action des sans-statut, il a donné ses services à ses compatriotes, les aidant à présenter leur dossier, à remplir leurs formulaires.Il a conseillé plus de 150 personnes à travers les dédales menant au statut de résidant Plutôt que de songer — quand il se trouvait au Canada dans une situation délicate — à légaliser sa situation sur une seule base individuelle, il a préféré œuvrer à trouver une solution collective aux cas de nombreux Algériens sans statut qui, comme lui, risquaient l’expulsion.Il a ainsi permis à des centaines de compatriotes de vivre aujourd’hui en paix au Canada.C’est le philosophe Alain qui rappelait que dans une démocratie, on a besoin «d'éveilleurs» et qu’«i/ faut des éclairs d’aristocratie partout dans la foule».Mohamed Cherfi est de ceux-là [.] Chose curieuse, ses efforts qui ont permis à des centaines de personnes de régulariser leur situation n’ont pas débouché sur le même heureux dénouement pour lui.Cela nous semble injuste.Alors qu’aucune accusation ne pèse sur lui et qu’il ne représente aucun risque,pour la sécurité du pays, on l'a expulsé aux États-Unis, où il attend depuis des mois qu’on statue sur son sort [.] Le parrainage coUectif nous permet d'exprimer concrètement toute notre confiance en Mohamed Cherfi comme personne apte à contribuer pleinement à la société québécoise.Nous nous engageons avec conviction dans le parrainage de son rapatriement afin que d'autres Québécois et Canadiens le connaissent, partagent avec lui la vie citoyenne et grandissent comme nous à son contact t LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 OCTOBRE 2 0 0 4 A 9 DEES Tout le monde «en» parle.mais de quoi, au juste ?JEAN-MARC LIMOGES Etudiant au doctorat en littérature et arts de la scène et de l’écran à l’Université Laval MATHIEU ST-ONGE Étudiant à la maîtrise en communication à l’Université de Montréal ous assistons, depuis quelques semaines, à de bien intrigants coq-à-l’àne.Tout le monde «en» parle, semble-t-il, mais de quoi, au juste?[.] «Tout le monde en parle, nous dit le site Internet c’est un grand plateau de deux heures où Guy A.Lepage recevra les gens dont tout le monde parle.» Nous voilà donc aiguillés.L’émission abordera tous les sujets de l’heure, des plus nobles aux plus crasses.Se battre dans un film ou s’ébattre dans un autre, risquer sa vie dans le politique ou le porno, s’échapper d’Irak ou sur un tapis, témoigner de l’horreur ou de sa colère, être adulé ou adultère, c'est tout un.Toutes les questions que «tout le monde» se pose — et auxquelles «tout le monde» pourrait d’ailleurs répondre: "comment te sens-tu?», «que préfères-tu?», «de quoi rêves-tu?» — seront posées.Avec, à chaque émission, son acteur loué, son chanteur populaire, son humoriste exalté, son sportif ravi, son politicien intéressé, sa femme fatale, son personnage controversé et son ahuri de service, l’émission aura de quoi attirer et satisfaire «tout le monde», du plus ignare au plus lettré, du plus prude au plus libidineux.Et afin que «tout le monde» reste suspendu, immobile et pantois, une injure jaillira, un esclandre éclatera, quelqu’un partira (par envie de se démarquer ou de pisser).De cette émission, pour que «tout le monde» y reste, (presque) «tout le monde» part.Fin d’une première manche tout en bâtons rompus.L’événement Car s’amorcent par la suite les dérapages qu’il nous faut saisir, la dérive qu’il nous faut comprendre.C’est là que le contenu de l’émission se dissipe et que son titre change de sens.Tout le monde «en» parle toujours, mais plus de la même chose.On comprend alors que l’émission parie de ce dont «tout le monde» parlait pour que «tout le monde» ne parle plus que de l’émission.De la présence d’un Fillion sur les ondes à l’absence d’un Demers sur le plateau, des fresques de Chapleau à ses frasques avec Raël, de la peine de mort à ceUe de Pelletier, «tout le monde» ne parlera plus non plus des «événements de la semaine» mais de ceux de la soirée.«Tout le monde» ne parie que de Tout le monde en parie.Après le spectaculaire feu de paille auquel nous avons assisté, l’émission n’a plus qu’à renaître de ses cendres.La preuve, a contrario, sourd d’un article de Nathalie Petrowski: «On a trouvé la troisième émission ennuyeuse, complaisante, plate même.» (La Presse, 29 Ms SOURCE RADIO CANADA Un extrait de l’émission Tout le monde en parle.: J ! ^ Xt - septembre).Comme si cette émission, qui réunit «les gens qui font l’événement de la semaine» (dixit Guy A Lepage dans cette troisième émission justement), devait elle-même devenir l’«événement de la semaine».Comme si les «événements de la semaine» (parfois abstraits, souvent illusoires) devaient s’effacer au profit de ce nouvel «événement de la semaine», bien palpable, qu’était l’émission.Comme si, enfin, l’émission fabriquait artificiellement de l’événement, travaillait à se fabriquer elle-même comme événement Qu’on aborde quelque pan de («histoire» (qui préexiste, en quelque sorte, aux «discours» que les médias peuvent tenir sur elle) — de la peine de mort à la liberté d’expression en passant par les sectes et les génocides —, on ne retiendra plus, le lendemain, que le moment «historique» auquel le «discours» qu’est l’émission aura donné lieu.Ce sera alors le manque de bravoure du «pissou» (La Presse et Le Soleil, 13 septembre), le crêpage de chignon de sa «sainteté» (La Presse, Le Soleil et Le Devoir, 21 septembre) ou encore la «grosse job de montage» que subira un Philippe Maurice (La Presse, 6 octobre) ou le j’«awrai|sl dû protester» qu’avouera une Bianca Jagger (La Presse, 10 octobre) qui fera la manchette.En bref, deux millions de téléspectateurs écoutent l’émission non tant pour entendre témoigner de ce qui est arrivé que pour être témoin de ce qui arrivera.Les «événements de la semaine», tout le monde «en» parle avant l’émission.C'est pour cela que Tout le monde en parle en parle.Ça lui assure la cote.Puis, Tout le monde en parie devient l'événement de la semaine.C’est pour cela que tout le monde «en» parle aussi après.Ça lui assure les cotes.[.] Parler de Tout le monde en parle, c’est encore «en» parler, certes.Aporie prévue.Il nous fallait alors tenter ce pas de côté et montrer comment Tout le monde en parle «en» parle et comment «tout le monde» parle de Tout le monde en parle.C’est une façon de s’«en» sortir.Le Forum des générations : un exercice fructueux et un consensus important L.JACQUES MÉNARD Président de BMO Groupe financier (Québec) ai eu l’honneur de contribuer aux travaux du Groupe consultatif sur l’état des finances publiques et les changements démographiques.C’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai participé au Forum des générations qui a réuni environ 80 leaders de la société québécoise.Je n’ai pas été déçu.Ce frit une expérience exceptionnelle, une occasion unique de prendre le pouls du Québec et de contribuer à des échanges stimulants concernant l’avenir de notre société.Tous reconnaissent les succès qu’a connus le Québec dans de multiples domaines au cours des dernières décennies.[.] Toutefois, le tableau de bord du Québec d’aujourd’hui est constellé de voyants jaunes, et certains virent même au rouge.[.] Quelques exemples.Le Québec dépense en services publics un peu plus de 1000 $ de plus par habitant que l’Ontario.Notre richesse par habitant est inférieure de 6000 $ à celle des Ontariens.[.] C’est chez nous que le fardeau fiscal est le plus lourd alors que seulement 14 % des Québécois paient 60 % de l’impôt sur le revenu des particuliers.Le service de la dette accapare autant d’argent qu’en dépensent 12 ministères réunis.Malgré le déficit zéro, notre dette s’alourdit à raison de trois milliards de dollars par année.Et ce, au moment où nous avons bénéficié des plus faibles taux d’intérêt que nous ayons connus depuis des décennies.Nous le savons tous, cette époque risque de se terminer bientôt.Alors qu'en 2001 le Québec comptait cinq personnes en âge de travailler pour une personne de 65 ans et plus, cette proportion sera réduite à deux pour un en 2031.C'est une situation très préoccupante quand on mesure l’importance de la population au travail dans la croissance économique.11 ne s’agit pas de noircir la situation mais bien de travailler à édifier le Québec de demain en toute connaissance de cause.Au forum [.], il a été rassurant de constater le partage profond de valeurs communes autour de la table.Le Québec moderne est le reflet de l’ouverture dont témoignent ses citoyens entre eux et à l’égard des autres, de leurs idées, de leurs cultures.Le Québec est fait de solidarité, de générosité, de recherche d’équité et de tolérance.Ce sont ces valeurs qui ont présidé aux échanges tout au long de ces trois journées de travaux.[.] Les représentants de groupes aux intérêts parfois divergents ont uni leurs efforts afin d’esquisser des avenues de solution qui trouveront, il faut l'espérer, leur forme plus concrète dans les résultats deç travaux des groupes formés à l’issue de ce forum.A cet égard, l’enthousiasme qui sous-tend les offres de participation à ces comités et groupes de travail suscite beaucoup d’optimisme.Les travaux du Forum des générations témoignent d’un niveau de santé démocratique encourageant au Québec.Consensus sur le développement hydroélectrique Parmi les consensus qui se sont dégagés avec force au cours du forum, il faut souligner la poursuite du développement du potentiel hydroélectrique du Québec, qui a fait l’objet de plusieurs interventions, plus enthousiastes les unes que les autres.[.] Nous disposons d’une ressource naturelle abondante, propre, renouvelable, à l’origine de la production de l’électricité dont la demande ne peut aller qu'en s’accroissant de façon importante au fil des ans, tant chez nous que chez nos voisins, beaucoup moins bien pourvus que nous ne le sommes à cet égard.En plus de répondre adéquatement à la demande de la population québécoise, nous disposons d’un potentiel considérable qui pourrait nous permettre d’attirer, particulièrement dans les régions du Québec, des entreprises dynamiques, de générer des fonds pour nous aider à redresser nos finances publiques, de contribuer au financement de nos systèmes de santé et d’éducation, en plus de donner de l'emploi à nos travailleurs.Pourquoi alors nous borner à ne développer strictement que les ouvrages hydroélectriques requis pour répondre aux besoins prévisibles de notre marché interne?Le Québec dort littéralement sur une mine d’or.Avec les surplus que nous pourrions générer en développant davantage cette richesse, il serait peut-être possible de créer un «Fonds du patrimoine» qui nous aiderait à régler l'épineux problème de notre dette publique.Sans compter le fait que l’exportation de notre électricité «propre» chez nos voisins qui produisent avec des centrales polluantes améliore d’autant la situation environnementale des Québécois.Le consensus spontané qui s’est manifesté lors des nombreuses interventions à cet égard au Forum des générations, interventions qui ont été le fait de représentants de groupes diversÈés, donnent espoir dans notre capacité de maintenir notre niveau de vie et de léguer à nos enfants une société porteuse d’ave- niniER DEBUSSCHERE REUTERS Jean Charest lors du discours d’ouverture du Forum des générations.nir.A titre d’ex-président du conseil dHydroQuébec et aussi à titre de citoyen québécois, je ne peux que me réjouir de l’expression de cette volonté de développer notre potentiel hydroélectrique.Le fédéralisme belge : quelques précisions PIERRE ANSAY Délégué Wallonie-Bruxelles au Québec a presse québécoise faisait état ces jours derniers du fédéralisme qui gouverne les institutions de mon pays.11 est bon, à ce propos, d'en rappeler quelques principes directeurs afin de ne pas sombrer dans la confusion et (approximation.En un, c’est un fédéralisme à deux niveaux.Le premier niveau est composé des régions, des communautés et de l’Etat fédéral, sans préséance de l'une de ces composantes sur les autres.Le second niveau est composé des provinces (institutions et territoires proches des départements français) et des communes ou municipalités.Les trois régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles) exercent la tutelle sur (exercice des compétences mises en oeuvre par les communes et les provinces, la Flandre ayant, au contraire de la Wallonie et des francophones de Bruxelles, opéré la fusion entre la région flamande et la communauté flamande.En deux, les compétences exercées par l’État fédéral, les communautés et les régions sont exclusives l’une de (autre, ce qui signifie, hormis (exception partielle de l'État fédéral belge dans le champ des compétences de la région de Bruxelles-Capitale, (interdiction absolue, au nom de la loyauté fédérale, du pouvoir de dépenser et son corrélât, le droit de retrait.En trois, la profonde originalité du fédéralisme belge est la coexistence, sur le même plan, de (institution régionale et de (institution communautaire à côté et non pas en dessous de (État fédéral.Ce dernier exerce des compétences exclusives dans des domaines tels les finances et la monnaie, la justice et la sécurité intérieure, les affaires étrangères (partagées avec les régions et les communautés), la défense nationale et la sécurité sociale.Les régions s'occupent du sol et des biens, et les communautés s’occupent des personnes.Pour faire court, la région est un outil d’aménagement du territoire (environnement, transports, urbanisme et aménagement du territoire, politique de (eau) et de développement économique alors que la communauté est un outil de protection de la langue, de politique culturelle, d’enseignement et d’aide aux personnes (personnes âgées, politique de la jeunesse, petite enfance, etc.).« Gagnant-gagnant» Le (édéralisme belge est évolutif.A la revendication wallonne qui voulait redynamiser son économie par le fait régional a répondu la revendication flamande qui voulait protéger sa culture et sa langue.Ce fut là un merveilleux jeu «gagnant-gagnant».Plusieurs réformes institutionnelles successives ont refaçonné les compétences et, dans la longue durée, consacré ce fédéralisme centrifuge dans la vqie de la dissociation mais avec le maintien d’un État fédéral légitime.Le quatrième point porte sur le principe juridique général de (équipollence: les actes législatifs des régions et des communautés, dans le champ exclusif des compétences qui leur sont reconnues par la Constitution belge, sont de même niveau que les lois fédérales.Seul opère le contrôle de conformité avec la Constitution belge et les grands traités internationaux, pour les actes de chaque institution, aussi bien fédérale que communautaire ou régionale.En cinq, la Belgique est sans doute un des seuls pays fédéraux à avoir appliqué la doctrine Gérin-La-joie dans sa formulation essentielle: le prolongement externe et diplomatique des compétences internes.Ainsi, la Délégation Wallonie-Bruxelles au Québec exerce, pour les francophones de Bruxelles et de Wallonie et pour la région wallonne, les fonctions de représentation diplomatique auprès du gouvernement du Québec en actionnant les divers leviers des compétences communautaires et régionales, à (exception des relations économiques et commerciales, qui sont (apanage de (Agence wallonne à (exportation et de la Représentation économique et commerciale de la région wallonne à Montréal.la délégation exerce ses mandats et son travail diplomatique sans aucun lien de subordination vis-à-vis de (ambassade de Belgique à Ottawa ou du consulat général de Belgique à Montréal.Rappelons donc que (ouverture de la Délégation Wallonie-Bruxelles à Québec en 1982 a mis en place un double précédent: pour la première fois, le gouvernement québécois instaurait un lien diplomatique avec deux entités d'un pays fédéré (la Wallonie et la communauté française) et, pour la première fois, deux entités belges fédérées opérationnalisaient en quelque sorte la doctrine Gérin-Lajoie pour leur propre compte.Le fédéralisme belge est marqué par le pragmatisme et la négociation et, dans ses meilleurs moments, par la loyauté fédérale et (esprit de coopération.A désirer le connaître, il n’est pas si complexe que ça; pensons plutôt qu’il est élégant et autorise la renégociation de son cadre et de son architecture au sein de procédures démocratiques organisées par la loi.Le fait qu’il un jour puisse évoluer ou non vers ce que certains ont nommé le «divorce belge» ne (invalide pas car les peuples ont le droit, sous certaines conditions garanties par le droit international, de disposer d’eux-mêmes.(.) Le fédéralisme belge est marqué parle pragmatisme et la négociation et, dans ses meilleurs moments, par la loyauté fédérale et l’esprit de coopération L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise, Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Josée Boileau (éditorialiste, responsable de la page Idées).Brian Myles (justice et faits de société), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Jean-Pierre Legault (pupitre édita, idées, perspectives et sports), Isabelle Paré (santé)-, Pauline Gravel (sciences) , Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des Pages thématiques)-, Martin Duclos.Michèle Malenfant et Christine Du maze t (relecteurs), Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à l'information culturelle Michel Bélair (responsable).Julie Carpentier, Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts visuels): à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny, Éric Desrosiem, Alec Castonguay, Claude Turcotte; à l’information internationale ; Claude Ovesque.Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste) à l'information politique Hélène Buzetti et Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Tommy Chouinard et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen l>vesque ; Marie-Hélène Alaric (secrétaire à la rédaction) ; Marilyse Hamelin, Alexandre Shields (commis).La documentation Gilles Paré (directeur): Manon Derome.Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy.Marlène CAté, Slavica Bogdanov.Christiane I^egault, Amélie Maltais, Jacques A Nadeau.Claire Paquet, Micheline Ruelland, Nadia Sebaï.Mélisande Simard (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (directeurde production), Nathalie Zcmaitis, Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Can tara, Richard Des Cormiers.Donald Filion.Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, Linda Thériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Gisèle lenard, (coordonnatrice à la promotion et à ta sollicitation).Geneviève Duguay.MoniqueLHeureux, Use Lachapelle.Rachclle Leclerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine I^afleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon.Danielle Ross. A 10 LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 OCTOBRE 200 CTUALITES 'yam*.ms; RAY CARSON UNIVERSITY OF FLORIDA Thomas DeMarse, chercheur à l’université de la Floride, et son «cerveau» de poche.CERVEAU COPPS SUITE DE LA PAGE 1 la semaine prochaine en anglais et au début de novembre dans sa version française, intitulée La Batailleuse.Un porte-parole du bureau de Paul Martin a nié les allégations de Mme Copps.«Toute suggestion au sujet de l’existence d'une proposition pour éliminer la Loi canadienne sur la santé reliée au budget de 1995 ou à M.Martin est incorrecte, a dit le porte-parole, Scott Reid.Il ne concevrait pas une, telle proposition ni ne l’appuierait.» Eliminer la loi sur la santé était une «carotte» fédérale que voulait faire miroiter M.Martin pour faciliter l’adoption des restrictions importantes en santé et dans les services sociaux, peut-on lire dans un extrait de trois pages anonymement envoyé à la Presse canadienne.Le budget de 1995 a été un moment crucial pour le gouvernement libéral.Paul Martin avait promis cette année-là d'éliminer un déficit de 42 milliards de dollars.La Loi canadienne sur la santé est la référence en matière de santé au Canada; elle garantit entre autres l’accès universel aux soins de santé et oblige les provinces à respecter des conditions afin de recevoir les milliards de dollars que le fédéral leur accorde pour financer leurs systèmes de santé.Mme Copps dit avoir été sidérée de constater que M.Martin était prêt à entamer l’inviolabilité fédérale de l’assurance maladie.«Lorsque j’ai vu la référence à la Loi canadienne sur la santé et la proposition de l’abolir, j’ai su que c'était de la dynamite politique.«Qu’un gouvernement libéral fasse cela était une trahison de nos principes fondamentaux.Je suis allée voir M.Martin pour lui faire part de mes préoccupations, mais il en a fait fi, disant qu’il était trop tard parce que le budget était déjà parti pour l’imprimerie.» fin fait, les presses n’avaient pas encore fait leur travail et, appuyée par Jean Chrétien, Mme Copps dit avoir pu forcer le ministre des Finances de l’époque à réécrire le budget à la dernière minute.La révélation ne devrait pas manquer de soulever plusieurs questions sur l’engagement de M.Martin vis-à-vis de l’assurance maladie.Sheila Copps a dû quitter la politique fédérale de force plus tôt cette année après avoir perdu une lutte amère dans sa circonscription de Hamilton, en Ontario, contre l'actuel leader du gouvernement aux Communes, Tony Valeri.Presse canadienne PPP et prisons Les prisons privées auront de la difficulté à garder leur personnel à cause des moins bonnes conditions de travail qu’on y offre, a déclaré hier le président de l’Office des droits des détenus, Jean-Claude Bernheim.«La seule façon pour qu’une prison privée coûte moins cher, ce sera en coupant dans le salaire des agents correctionnels», a indiqué M.Bernheim.Selon les informations qu’il a obtenues, le personnel de la prison à sécurité minimum que Québec veut construire en Montérégie relèvera du secteur privé.Comme les salaires représentent 80 % des coûts d’une prison, a noté M.Bernheim, c’est le seul poste budgétaire où des économies peuvent être réalisées.Les frais médicaux, les repas, l’entretien et le chauffage ne sont pas compressibles, à son avis.Le criminologue estime qu’il sera extrêmement difficile de recruter et de conserver du personnel qualifié avec des conditions inférieures.De plus, il craint que du personnel mal qualifié ne soit embauché.- PC LE DEVOIR Ijes bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514)985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction ©ledevoir .coin L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle U Devoir est publié du lundi au samedi par Iz* IVvoir Inc.dont le siège social est situé au 2060.rue De Bleury.9 étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint» Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor lnc„ 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal, l’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans I* Devoir.1* Devoir est distribué par Messageries Itynamiques.division du Groupe Québécor Inc., WX), boulevard Saint-Martin Ouest, Izival.F.nvoi de publication — Enregistrement n’ 0858.Dépét légal; Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 muni de 60 électrodes formant un quadrillage au-dessus duquel nous avons posé les neurones corticaux de rats qui, rapidement, ont commencé à se reconnecter afin de former un réseau neurologique vivant, un cerveau», explique-t-il dans un communiqué diffusé par le géant Newswise.C’est ainsi que le cerveau improvisé et le simulateur ont commencé à dialoguer au moyen d’une connexion bidirectionnelle.Le principe rappelle d’ailleurs la nature même de la relation des neurones, qui reçoivent et interprètent les signaux de chacun d’eux afin d’assurer le contrôle du corps.A travers la cloche de verre, les scientifiques ont pu observer en direct la façon dont les cellules nerveuses interagissent avec le simulateur.Cela leur a aussi permis de lever le voile sur la façon dont le réseau neurologique établit des connections et commence à gérer l'information.Au départi les neurones avaient l’air de grains de sable humectés, mais ils ont bientôt déployé de minuscules tentacules qui leur ont pennis d’établir des connections les uns avec les autres.«Quand on a relié le cerveau à un simulateur de vol, il ne savait pas comment contrôler l’avion, raconte M.DeMarse.L’avion errait au hasard.Mais au fur et à mesure que les données sont arrivées, le réseau neurologique s'est modifié.Et, avec le temps, le réseau a appris graduellement à piloter l’avion.» Et pas n’importe comment! Qui fasse beau ou qu’il grêle, que le soleil brille ou que le vent souffle, le vaillant petit cerveau parvient à contrôler l’appareil, assurent les chercheurs.A la lumière de ces tests, il apparaît évident pour l’équipe floridienne qu’il y a là une véritable mine de données sur le fonctionnement mystérieux de la gestion de l’information.«R y a une foule de données qui nous indiquent que la gestion de l’information n’est pas le fait d’un seul neurone ici, indique M.DeMarse.Ce calcul apparaît comme une propriété émergeant de centaines ou même de milliers de neurones qui coopè- SUITE DE LA PAGE 1 noms de garderies et de CPE, dont plusieurs ont plus de 20 ans, transpirent l’esprit de «créativité débridée» de la fin des années 70.Dans certains cas, on semble faire référence à cette célèbre émission.Par exemple à la garderie Au jardin du petit brin, à Repentigny, chez Passe-Poil, à Québec, et chez Poussons-Poussettes, à Montréal.Mais rien n’égale le gratiné CPE Les Poussinots d'Alakazou, à Neuchâtel: «Alakazou, dans l'émission, c’était la marionnette zèbre qui racontait des histoires aux enfants, qu’elle appelait les poussinots», explique Sylvia Drolet, directrice et fondatrice de l’institution.Mme Drolet a ouvert son établissement il y a 18 ans, alors que l’émission était à son apogée, diffusée et rediffusée.«On a demandé aux créateurs l’autorisation d'utiliser le personnage et ils ont gentiment accepté.Maintenant, on a même la mascotte qui vient lors des grands événements, comme à Noël.» Au fait, comment choisit-on un nom pour une garderie?Les propriétaires ont une discrétion totale.«Parfois, on procède par concours.Sinon, ça vient de l’idée d'un des fondateurs», affirme Sylvia Drolet, qui dit n’avoir jamais regretté de s’être associée à la célèbre émission de télé, même de nos jours, alors que celle-ci est moins connue.«On se fait poser plus de questions qu’avant.Et c’est tant mieux! Les Poussinots d'Alakazou.c'est toujours moins plate que.je ne sais pas.“Le Petit Train de mes amis”, par exemple.» Animaux Outre Passe-Partout, il y a les animaux.Les listes de noms de garderies ont l'allure d’une véritable animalerie.«Roland Barthes l’avait observé», rappelle André Tunnel, sociologue de l'enfance à l’Université Laval: «Alors que les anglophones expriment le plus souvent l’affection par le truchement de mots “sucrés" comme “honey", “sugar", “sweetheart", etc., nous, les francophones, on utilise plutôt des noms de petits animaux comme “mon lapin".» S on se fie aux noms de garderies, nos enfants, donc, sont souvent des batraciens (CPE Les Grenouilles roses, Franquette la Grenouille), quelquefois des rongeurs (Les Petits Mulots) ou encore des loups (CPE Les P’tits Loups, Les Loupiots), sans compter les petits renards (CPE Les Renardeaux).Manifestement, les insectes ont la cote: Les Vers à choux.Les Fourmis ensablées, le CPE Aux mille pattes, Ijes Petits Mosquitos, La Sauterelle, Les Abeilles Bricole (sic), etc.Petit Nulle surprise, le mot «petit» — déjà présent dans l’appellation CPE — apparaît partout dans les noms rent pour produire l’incroyable pouvoir de traitement de l’information du cerveau.» En regardant in vivo ces interactions, les scientifiques espèrent comprendre enfin les causes de désordres neurologiques comme l’épilepsie et mettre au point de nouvelles façons d’intervenir, des techniques bien sûr moins invasives.Mais c’est à titre d’ordinateur de poche que le petit cerveau pourrait être employé en tout premier lieu.En effet, celui-ci pourrait bien être utilisé pour piloter un drone (un avion inhabité) ou être chargé de tâches dangereuses pour les humains, par exemple des missions de recherche et de sauvetage ou encore l’estimation des dommages causés par une bombe.Pour Thomas DeMarse, il ne fait aucun doute que le cerveau est supérieur à l’ordinateur.«Prenons le cerveau et sa capacité d’apprendre et de mémoriser: je peux interroger quelqu'un sur sa vie alors qu’il avait cinq ans et il pourra retrouver l’information.Voilà qui illustre l’énorme capacité de la mémoire.En fait, tout le monde fait des tâches très simples que l’on croit faisables par un ordinateur mais qui, en fait, ne le sont pas.» En fait, si l’ordinateur surpasse le cerveau pour gérer certaines catégories d’information, il n’aura jamais la flexibilité du cerveau humain.Cela est particulièrement vrai pour certaines formes de gestion de l’information, notamment lorsqu’il s’agit de reconnaître des choses qui ne lui sont pas fami-lières et qui sont impossibles à programmer dans les ordinateurs modernes.Voilà d’ailleurs une piste que les scientifiques aimeraient bien explorer.«Si nous parvenons à découvrir les règles qui font en sorte que le réseau neurologique arrive à gérer l’information selon un mode de reconnaissance, nous arriverons peut-être à appliquer ces connaissances pour créer de nouveaux systèmes informatiques», espère le professeur DeMarse.Le Devoir GARDERIE de garderies.C’est ce qui a frappé Benoît Mélançon, professeur au département de français de l’Université de Montréal, à qui nous avons sounds nos listes.«C’est prévisible et évident, dit-il, mais ça rejoint un engouement bien québécois Pour cette épithète.» Une véritable histoire d’amour, en fait nous nous en servons pour qualifier des personnages politiques, par exemple «le petit gars de Shawinigan» (Chrétien), «Ti-Poil» (Lévesque), etc.Benoît Mélançon nous renvoie ensuite à l’entrée «petit» de son Dictionnaire québécois instantané (Fides): «Atténuateur linguistique fort prisé dans les troquets et autres estaminets, souvent utilisé en conjonction avec le conditionnel.“Je prendrais un petit apéritif, capitaine!”» L’universitaire fait remarquer que «petit» traverse une phase d'expansion inouïe, qu’il illustre de deux exemples: «“Je vais vous donner un petit numéro de téléphone” (entendu à Radio-Canada, août 2001).» Facile d’expliquer qu’on se saoule pratiquement de «petit» dans les noms de garderies de chez nous.liste: Les Petits Munnures, Le Petit Palais, Les Ptits Poils, Les Petits Martitours, Les Petits Pas, Les Petits Artistes.Le Petit Equipage, Au petit nuage, Au petit talon.Sans oublier l’extrême Garderie Petit à Petit etc.«Dans votre liste, les exceptions sont rares, souligne Mélançon.U y a peut-être la garderie Gros Bec, Garderie Gronigo et Le Pas de géant.» Il note aussi que, parfois, les animaux évoqués sont gros, notamment des pachydermes, qui varient de couleur selon la ville: garderie L'Eléphant bleu, à Montréal, et garderie L’Eléphant rose, à Québec.Pourquoi rose?«C’est une couleur bien de chez nous.Ne sommes-nous pas le peuple des hommes roses?», note Benoît Mélançon.Et pourquoi «Eléphant bleu»?«Parce que ça faisait “cute"», répond laconiquement un employé de l’endroit, ajoutant: «Ih«s savez, ça date du début des années 80.», comme s’il parlait d’une époque lointaine un peu dingue.(Que dirait-il de la garderie La Trâlée?) Autre exception à la règle du «petit»: l'incroyable garderie Monsieur Grosse Bédaine.«U y a 25 ans, raconte la fondatrice Line Blanchet, les enfants ne voulaient pas beaucoup manger pour les foire rire et les inciter à finir leur assiette, on avait choisi ce nom.Mais les temps ont changé.Aujourd'hui, on parie constamment d’obésité chez les enfants.» Le nom attire tout de même l’attention.Même que Mme Blanchet a été victime d’une «insolence d’un téléphone» diffusée sur une station de radio de Québec: un personnage à l’accent arabe lui reprochait d'avoir nommé sa garderie «Ben Laden», ce qui donnait une mauvaise publicité aux gens de cette origine! Mme Blanchet en rit encore.Bonjour les amis Évidemment, tout le monde est un «ami» dans le BULLETIN SUITE DE LA PAGE 1 chaque établissement sera disponible sur son site Internet ou en version imprimée.«C’est une prérogative des parents et des élèves de pouvoir foire le choix d’une école.Les parents magasinent.On présente ici une façon plus facile d’avoir toute l’information», a dit Pierre Reid en conférence de presse hier.Le site Internet du MEQ propose même un «localisateur» qui permet à un parent de rechercher les écoles de son quartier dans un rayon de cinq kilomètres et d’obtenir des données sur chacune d’elles.Le ministre se défend bien de faire entrer les écoles publiques dans une logique de concurrence.L’objectif consiste plutôt à offrir aux parents un «bulletin d’école significatif et parlant» qui «va bien au-delà des portraits désincarnés des établissements qui sont présentés dans les opérations de type palmarès».Pierre Reid a pesté contre le bulletin des écoles publié chaque année par L’Actualité, qui se situe selon lui aux antipodes de sa démarche.«Ce palmarès donne une partie seulement de l’information et ne permet pas à des parents et à des enfants de comprendre ce qui se passe dans l’école, a-t-il expliqué.Ce n’est pas lorsqu’on compare des colonnes de chiffres qu’on a une idée exacte de ce qui se passe dans une école et qu’on peut savoir quelle est l’école qui va permettre le mieux à un enfant de réussir ses études et de ne pas décrocher» Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, se réjouit de cette démarche gouvernementale qui permettra aux écoles de faire valoir leurs «bons coups».«Nous sommes convaincus que la transparence est la clé d’une plus grande reconnaissance de la population à l’égard de l'école publique, que l’on connaît mal», a-t-il dit.M.Caron a écorché au passage le palmarès de L’Actualité.L’initiative de Pierre Reid «a beaucoup plus d’intérêt et de valeur qu’un palmarès incomplet, sans nuances, qui compare des pommes avec des oranges et qui présente un portrait injuste des écoles publiques», a-t-il lancé.La présidente de la Fédération des comités de parents du Québec, Diane Miron, dit souhaiter depuis longtemps davantage de transparence de la part des écoles.«On a la ferme conviction que tout parent a le droit de connaître les réalisations et les orientations d'une école.Quand on ignore les forces et les faiblesses d’une situation, il est bien normal [pour un parent] de sous-estimer et même d’être tenté d’aller voir ailleurs.Le contraire est aussi vrai: si on dispose d’une information claire, on sera davantage enclin à reconnaître la valeur des efforts réalisés», a-t-elle expliqué.Mme Miron estime cependant que «toutes les écoles ne sont pas encore à l’aise ou habiles dans l’art de rendre des comptes de ce qu’elles font».Les conseils d’établissement devront selon elle faire leurs devoirs.L’article 83 de la Loi sur l’instruction publique stipule d’ailleurs que le conseil d’établissement doit «informer annuellement les parents ainsi que la communauté que dessert l’école des services qu’elle offre et leur rendre compte de leur qualité».Guy Dumais, le directeur de l’école secondaire Rochebelle, où cette conférence de presse a eu lieu, croit que la démarche de reddition de comptes du gouvernement soulève quelques «interrogations et inquiétudes» puisqu’elle est «nouvelle».Le type de bulletin que le ministre exige des directions d’école doit être «simple et clair», a-t-il insisté, soulignant que l’expérience des nouveaux bulletins scolaires des élèves a été quelque peu déroutante pour les parents.H a assuré que les écoles «ne demandent pas mieux que de rendre des comptes».Même si l’école Rochebelle se classe «très bien» dans le bulletin publié par L’Actualité, Guy Dumais se fait à son tour très critique.«Ce palmarès-là, je n’y crois pas, a-t-il lancé.Les gens qui font ce palmarès ne viennent pas voir dans mon école comment je fais pour donner une chance à tous les élèves de réussir, ce que je fois avec des élèves qui éprouvent des difficultés.Pour moi, c’est plus important que les résultats présentés dans L’Actualité.» Le Devoir monde des garderies.Que le mot soit prononcé sur le ton halluciné de Marie Eykel (la comédienne qui incarnait Passe-Partout) ou par sa caricature — le personnage satyrique oncle Georges, de Daniel Lemire —, il revient de manière obligée et résume toutes les valeurs.C’est un peu l'équivalent du «camarade» des communistes: A comme Ami, Parmi les amis.Mon ami le panda, Moi et mes amis, Les Amis schtroumpfs, Garderie Ami Soleil, la halte-garderie la Garde-Amis, la garderie Parmi les amis, etc.«Les enfants qui fréquentent nos garderies ne sont plus des enfants mais des “amis", et on leur parle à tous à la deuxième personne du singulier», dit Benoît Mélançon.Pour André Turmel, l’amitié entre les enfants, c’est formidable, mais «la façon dont certains adultes usent du mot peut traduire une certaine crise de l’autorité».Écueils et risques Nommer une garderie ou un CPE comporte des risques, «notamment celui de tomber dans la mièvrerie», affirme André Bougaïeff, professeur de français à l’Université du Québec à Trois-Rivières et observateur avide des phénomènes linguistiques.Par exemple lorsqu'on tente des jeux de mots ou des mots-valises prétendument audacieux, tirés par les cheveux.Des exemples: L’Enfanfreluche.Mais aussi les noms au suffixe «thèque» comme La Jouthèque et La Souri-thèque.Sans oublier Les Enfankiri, Educ-Atout, Câli-nosore, Les Gardelunes ou le CPE Rosamie.D'autres noms ont, sans le vouloir, des airs ambigus.Par exemple, tout ce qui a rapport au système capillaire: Passe-poil, la garderie Les Ptits Poils.Et que dire du CPE Le Petit Réseau?Au CPE La Grenouille rose, la directrice Anna Sama raconte avoir reçu des appels douteux: «Au début, on s’appelait “agence de garde” et certaines personnes, sautant par-dessus le “grenouille" pour lire “agence rose”, appelaient chez nous pour avoir une escorte!» Mme Sama raconte qu'un journal local a même déjà placé une publicité de la garderie dans la rubrique des escortes! «Je ne sais pas où ils avaient la tête, peut-être se disaient-ils qu une grenouille, ça saute», dit-elle en éclatant de rire.«Et les noms de garderies improbables, ceux qu ’on ne verra jamais?», s’interroge André Bougaièff avant de proposer «Le CPE Les Enfants sages.» Et vous, vous avez une idée?(arobitaille@ledevoir.com) Le coordonnateur dç l’Association des garderies privées du Québec, Eric Banville, a dit hier au Devoir.«Je vais proposer qu’on mène une réflexion sur les noms de nos établissements lors de la prochaine semaine des services de garde», au printemps prochain.Le Devoir v v I i i
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