Le devoir, 15 novembre 2008, Cahier F
CAHIER LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2 O O « LITTÉRATURE Atiq Rahimi, prix Concourt Pages F 8 et F 9 rM j ;| ^i ’ ESSAI 1968: Portrait d’une explosion culturelle Page F 22 P I J.U»l:’v 1 ! 11 ' if Oc HktOUl rr'iA'tf-^na^B/ ' Les auteurs au salon Prix littéraire irrw*- Essai S Les idées de Jean-, « Æ François Lisée s k Page F 31 V Dix grands dictionnaires Définitions • Synonymes • Antonymes • Conjugaison • Cooccurrences • Analogies • Citations • Locutions • Familles • Anagrammes Et en prime, de puissants moteurs de recherche ultrarapides, dix guides linguistiques détaillés et le meilleur correcteur orthographique, grammatical et stylistique qui soit.Antidote : le remède à tous vos mots.www.antidote.info 1 e, avec cinq d’entre dies, à une discussion sur le thème.Le public idolescent est convié, nais pas seulement.(dimanche 23 novembre, 14h30, Carre-bur Desjardins).B.pour Beauchemin, Jean-François.Invité d’honneur du Sa-on.Lauréat en 2007 du Prix des ibraires pour son admirable Fa-mcation de l’aube.Et finaliste au VLx du Gouverneur général cette innée, pour Ceci est mon corps.Jn roman qui nous a laissés perplexes mais qui témoigne d’une iémarche d’écrivain exemplaire.Sntres autres événements, l’au-:eur participe, aux côtés de Jean 3édard et de Jacques Languirand, i une table ronde intitulée «Une 'spiritualité sans avoir recours à Dieu?» (dimanche 23 novembre, L5h, Grande place).C.pour Cousture, Arlette.3ui vient de nous offrir un livre savoureux inspiré de son enfance, Depuis la fenêtre de mes cinq ans.ït qu’on pourra rencontrer du eudi au dimanche au Salon (stand 516).Elle fera aussi un peureux ou une heureuse à qui die offrira une rencontre privilé-ïiée, dans le cadre du Cercle des ntimes.exercice auquel se prè-eront dans la foulée les Chystine Brouillet, Antonine Maillet, Mi-:hel Tremblay (pour participer, cliquer sur «Concours 2008 cercle les intimes», sur le site du salon, m!w.salondulivredemontreal.corn).D.pour Dupré, Louise.Une îcrivaine discrète, qui se fait trop 'are.Qui chavire par son écriture i fleur de peau.L’auteure de L’Été iinambule sera en séances de signatures le mercredi 19 novembre, de 17 à 19h, et le vendre- sergio Kokis ARCHIVES LE DEVOIR di 21 novembre, de 20 à 22h (stand 474).E.comme dans Et je te demanderai la mer, de Stéfani Meunier.Un roman empreint de nostalgie, où se font entendre les écorchures de Tâme.Mais davantage que dans ses livres précédents, la romancière de 37 ans ouvre ici la porte à la réconciliation des personnages avec eux-mêmes, avec la vie.Pourquoi?On pourrait lui poser la question: elle sera au Salon le samedi 22 novembre (stand 460, de 13h30 à 14h30).F.comme dans Filles tombées.dans le péché.C’est le sujet du nouveau roman historique de Micheline Lachance.Qui, cette fois, fait de son héroïne un personnage de fiction: une jeune orpheline, à la recherche de ses racines.Bouleversante et attachante, la jolie Rose.L’auteure discutera des Filles tombées avec l’historien André Champagne, le samedi 22 novembre, (14h30, Grande place).G.comme dans Grand public.Le prix du Grand public du Salon sera remis lors de la cérémonie de clôture (lundi 24 novembre, 15h30, Carrefour Desjardins).Plusieurs grosses pointures en lice: Chrystine Brouillet, Marie Laberge, Monique Proulx, Michel Tremblay.Et un nouveau venu en littérature: D.Y.Béchard, dont on a beaucoup, beaucoup apprécié le Vandal Love ou perdus en Amérique, une fresque lyrique sur le thème de l’identité.H.pour Haentjens, Brigitte.D’abord femme de théâtre, mais aussi écrivaine.Son récit plein de trous, d'étrangeté, Blanchie, parle de deuil impossible.Et d’amour impossible.Une échappée belle dans le non-dit.Pour entendre l’auteure discuter d’écriture et du statut d’artiste avec Marguerite Anderson et Sylvie Maria Filion, rendez-vous au Carrefour Desjardins, le dimanche 23 novembre, à 16h30 (animation: Jean Fugère).I.pour L’île au piano.Un des très, très beaux romans de Christiane Duchesne, invitée d’honneur du Salon.En 1999, elle recevait le prix Ringuet de l’Académie des Lettres du Québec et le prix France-Québec pour L'Homme des silences.Elle écrit aussi pour les enfants et vient de terminer une trilogie fantastique, Voyage au pays du Montnoir, dont elle parlera à Gilles Archambault (samedi 22 novembre, 13h30, Carrefour Desjardins).J.comme «Je suis désolée, on n’aurait pas dû insister.Mais tout a été tellement vite! Ce matin, elle était bien.» C’est là-dessus que s’ouvre Mégot mégot petite mitaine, un recueil de nouvelles rafraîchissant à l’écriture drôlement maîtrisée, qui est en lice pour le Prix littéraire des collégiens.L’auteure, Johanne Alice Côté, lira des extraits de son livre, tout pomme trois autres écrivains des Éditions Tryptique (dimanche 23 novembre, 14h45, L’Agora).éditeur félicite Anne Élaine Cliche, auteure de Poétiques du Messie.L’origine juive en souffrance, ¦iyfe 1 \ ANNE ÉLAINK CLICHE POÉTIQUES DU MESSIE L'ORIGINE JUIVE EN «OUFrHANCE ST* lauréate du prix de la littérature en français sur un thème judaïque remis par la Bibliothèque publique juive de Montréal.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Jean-François Beauchemin K.pour Kokis, Sergio.Un inconditionnel du Salon, qui revient avec une nouveauté chaque année depuis son foisonnant Pavillon de miroirs, couronné de prix en 1994.Il donnera des séances de signature pour Le Retour de Lorenzo Sanchez le mercredi 19 novembre, de 19 à 21h, et le dimanche 23 novembre, de 17 à 19 h (stand 474).L.pour Laberge, Marie.Celle dont les files d’attente sont légendaires au Salon.Et qui peùt désormais compter sur un public amateur de polars.L’auteure de Sans rien ni personne sera en séance de dédicace à compter de vendredi soir, jusqu’à dimanche midi (stand 460).M.pour Mavrikakis, Catherine.En Üce pour le Grand Prix du Livre de Montréal pour son fougueux roman Le ciel de Bay City, et finaliste au Prix du Gouverneur général dans la catégorie théâtre, poui;son incantatoire Omaha Beach.A surveiller: les confidences qu’elle fera à Gilles Archambault (dimanche 23 novembre, 15h30, Carrefour Desjardins).N.pour Noël, Francine.L’auteure de Maryse.Elle vient de publier le tome quatre de sa saga: J’ai l’angoisse légère.Un roman qui donne à réfléchir, qui pose un regard sensible sur la société d’aujourd’hui, dans toute sa complexi- té.La romancière sera de celles, avec Benoîte Groult et Lucia Etxe-barria, qui réfléchiront à haute voix sur les génération^ féministes (animation: Ariane Emond; samedi 22 novembre, 12h45).O.pour Ohl, Paul.Qui après s’être intéressé au colosse québécois Louis Cyr vient de publier le premier tome de deux ouvrages romanesques consacrés à Jos Montferrand.L’auteur sera en séance de signature du jeudi au dimanche (stand 516).P.pour Proulx, Monique.Ah, cette grâce d’écriture dans Champagne, qui nous amène à regarder la nature autrement! Et qui a séduit plusieurs jurys, notamment celui du Grand Prix du livre de Montréal (résultat à venir lundi), celui du Prix du Gouverneur général (remis le lendemain) et celui du Prix littéraire des collégiens (à venir au printemps).Monique Proulx participe à plusieurs activités au Salon.En outre, on l’entendra au micro de Gilles Archambault (dimanche 23 novembre, llh30, Carrefour Desjardins).Q.comme dans Question.Celle que posera André Champagne à Micheline Lachance, Pauline Gill et Jacques Lacoursière: Le roman sert-il bien l’histoire?(dimanche 23 novembre, 13h, Grande place).R.comme dans Relations amoureuses, telles que transpo- = PEDRO RUIZ LE DEVOIR Monique Proulx JACQUES GRENIER LE DEVOIR Louise Dupré sées dans la science-fiction.C’est le sujet d’une table ronde à laquelle participeront Francine Pelletier, Christiane Duchesne et Luc Saint-Hilaire (animation: Laurent La-plante; dimanche 23 novembre, 13h, Carrefour Desjardins).S.comme dans Solidarité.Solidarité des écrivains québécois envers les écrivains emprisonnés pour leurs écrits ou leurs opinions.Dix auteurs d’ici signeront des dédicaces à dix auteurs incarcérés à l’étranger, dans le cadre de l’événement Livres comme l’air, dont le porte-parole est François Barcelo, invité d’honneur du Salon (vendredi 21 novembre, 16h, l’Agora).T.pour Tremblay, Michel.Qui vient de faire paraître une petite merveille, La traversée de la ville.Et qui sera «mur à mur» au salon, le jour comme le soir, pour rencontrer ses nombreux lecteurs (stand 200).U.comme dans «Une union matrimoniale entre une accoucheuse et un médecin, au XIX' siècle: fantasme d’écrivaine ou reflet de la réalité?».C’est le thème de la rencontre avec Anne-Marie Sicotte, auteure de la série romanesque Les accoucheuses (vendredi 21 novembre, 15h30, Carrefour Desjardins).V.comme dans Ville-Marie.Le groupe Ville-Marie réunira des poètes de l’Hexagone pour une lecture publique.On en profitera pour souligner la parution du recueil posthume de Robbert Fortin, Personne n a trouvé dangle à la beauté (samedi, 18hl5, L’Agora).W.pour Werbowski, Tecia.Cette romancière montréalaise née à Prague participera à une discussion intimiste avec Lucia Etxebarria, d’Espagne, et Samantha Wynne-Rhydderch, du Pays de Galles (animation: Jean Fugèr; Carrefour Desjardins, samedi 22 novembre, 18h30).X-Y-Z.pour les Éditions XYZ, qui viennent de passer aux mains d’Hervé Foulon, président des Éditions HMH Hurtubise, mais dont la direction, nous assure-t-on, continuera d’être assumée par André Vanasse et Gaétan Lévesque.Parmi les auteurs de la maison présents au Salon, notre confrère Hugues Corriveau, avec La Gardienne des tableaux, qui s’interrogera sur les rouages de la création (mercredi 17 novembre, de 17 à 19h; vendredi 21 novembre, de 20 à 22h, stand 474).Aussi: Felicia Mihali, cette Montréalaise d’origine roumaine dont on a tant apprécié le plus récent roman, Dina (jeudi 20 novembre, de 15 à 17h; samedi 22 novembre, de 13 à 15h; stand 474).Collaboratrice du Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR Micheline Lachance éditions Liber Philosophie • Sciences humaines » Littérature STAND 474 ARCHAMBAULT Une compagnie de Québécor Media met credi 19 de 1% à 20h mercredi 19 de 20b à 21 h dimanche 23 de 15b à 16h Claude Brodeur Parcours d'un psychanalyste Pierre Pelletier Le psychanalyste et le Bouddha et Au-delà du moi jeudi 20 de 1% à 20h jeudi 20 de 20h h 21 h samedi 22 de 19h à 20h Joseph Josy Lévy Questions de sexualité au Québec Omar Aktouf Halte au gâchis.En finir avec l'économie-management à l’américaine vendredi 21 de I4h à 15h vendredi 21 de 18h à 19h samedi 22 de l4h à 15b Jacques Senécal Le bonheur philosophe Jean-François Cloutier Jeff Pillion et le malaise québécois vendredi 21 de 19h à 20h Jean-François I-essard La question du politique /Lins la modernité samedi 22 de 20h ii 21h dimanche 23 de 13b à 14h Gilles Paquet Gouvernance mode d'emploi PALMARÈS LIVRES ROMAN LA TRAVERSEE DE LA VILLE Michel Tremblay (Leméac) LE DIXIÈME CADEAU Jane Johnson (Libre expression) TERREUR A1RACADIE Kathy Reichs (Robert Laffont) Ifl UN MONDE SANS FIN Ken Foiled (Robert Laffont) US HUES TOMBÉES Micheline Lachance (Québec Amériquel 1 MILLÉNIUMT.1,T.2etT.3 Stieg Larsson (Actes Sud) MÉMOIRES D’UN QUARTIER T.2 Louise Tremblay-D’Esslambre (St-Jean) WARIWULF T.1 : LE PREMIER DES rAJ Bryan Perro (Intouchables) LES PORTES DE QUÉBEC T.3: U PRIX.Jean-Pierre Charland (Hurtubise HMH) SEUL LE SILENCE R.J.Ellory (Sonatine Édition) JEUNESSE HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE.J.K.Bowling (Gallimard-Jeunesse) Q FASCINATION Stephenie Meyer (Hachette) Q U JOURNAL D'AURÉUE LAFLAMME T.8 India Desjardins (Intouchables) OUVRAGE GÉNÉRAL I VISIONS T.1 : NE MEURS PAS UBEU.ULE Linda Joy Singleton (ADA) U CLUB DES DISEUSES,.Il Dottl Enderto (ADA) IASCLÉT.1:U PROMESSE Brigitte Marleau (Boomerang) LE DWO DES HUES 2000 I Collectif (Reurus) LE PROMENEUR DU CHEMIN DES.Debbie Federici / Susan Vaught (ADA) I TARA DUNCAN T.0 Sophie Audouln-MamIKonlan (X0) CATHY'S BOOK S.Stewart / J.Weisman (Bayard-Jeunesse) UES ILLUSTRES CANADIENS Collectif (H.B.Fenn) PARCE QU'ON A TOUS DE LA VISITE Ricardo Larrivée (La Presse) KILO CARON) Huot / Lavigueur / Bourgeois (de l’Homme) IV L’ANGE INTÉRIEUR Chris Widener (Dauphin Blanc) LA LNH : UN RÊVE POSSIBLE Luc Gélinas (Hurtubise HMH) DERRIÈRE L'ÉTAT DESMARAIS : POWER Robin Philpot (Intouchables) H RECETTES PRÉFÉRÉES DE MA FAMILLE Claudette Tailieter (de l'Homme) L'ART DE LA MÉDITATION Matthieu Ricard (Nil) MARIE-SOLEIL TOOGAS: LA VIE.Micheline Bégin (La Semaine) LE GUIDE DE L’AUTO 2000 Denis Duquel / Gabriel Gélinas (Trécarré) ANGLOPHONE HONOURED CANADIENS Andrew Podnieks (H.B.Fenn) TWILIGHT T.4: BREAKING DAWN Stephenie Meyer (Little Brown & Company) WORLD WITHOUT END Ken Follett (Signet) P| REMEMBER ME T U Sophie Klnsella (Bantam Books) 8RISMGRINHERITENCE V.3 Christopher Paolinl (Knopl) RI DOUBLE CROSS James Patterson (Vision) BONES TO ASHES Kathy Reichs (Pocket Books) MONTREAL CANADIENS: 100 YEARS.D'Arcy Jenish (Doubleday) CONFESSOR Terry Goodklnd (Tor Books) THE HOST Stephenie Meyer (Little Brown Ca) carte-cadeau \ Du plaisir à la carte AKCHAMHAU1T» I ! CARTE BLANCHE au Salon du livre K 4 LE DEVOIR .LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2 0 0 8 André Boucher ÉPREUVES DU TEMPS Magnifique édition présentant une rétrospective de l'œuvre du photographe André Boucher.(Édition bilingue) Signature jeudi de 18 h à 19 h Carole Thériault ABIGAËL Sans maître, style libre Abigaël est une jolie femme qui vit sa vie comme elle l’entend.Mais l’existence est pleine de surprises et Abigaël pleine de contradictions.Un roman drôle et touchant.Signature samedi de 17 830 à 18 h 30 Carole 1 hénauH Abigaël ' Sans maître, style libre ItiSIftfS»# macau noms Dramenker •a tltîm».Magali Hudon DRAMENKER- La Légende tomet L’inquiétant Joseph Dramenker séduit les femmes et leur demande de se donner la mort par amour pour lui, leur promettant en retour le bonheur éternel dans un univers parallèle, Teir.Le premier tome d'une vaste saga fantastique.Signature vendredi de 14 h à 16 h Oliver Xuodel IMOTORIUS tomei Double périple sur la Côte Est américaine Croisement entre la science-fiction, le gore et le fantastique, Notorius est un roman inclassable.Une chose est certaine: il plaira à tous les fans d’histoires de vampires, de surnaturel et d’aventure! Signature mercredi et jeudi de 14 h à 15 h jti* cKHist«m*Ém IE CENTRE 312 jean-Christophe Réhel LE CENTRE 312 Premier roman d’un jeune auteur de 18 ans, Le Centre 312 décrit le monde complexe de l’adolescence avec ses souffrances et ses tempêtes mais il reste avant tout un formidable hymne à la vie.Signature mercredi et jeudi de 14 h à 15 h Hélène De Sales Bastien LA SUCCESSION DELORME Que faire si la confiance a été trompée et qu'un héritage a été transmis différemment de ce qu’on avait prévu pendant toute une vie?Jusqu'où peut-on aller dans la déception?Une intrigue où se mêlent trahison, haine et cupidité.Signature mercredi de 16 h à 17 h • r.1 fii .jÊi , , tiËMÊÊÿÊÊÏ! Richard Fournier UNE ATMOSPHÈRE AMÉRICAINE Un chat de race qui cause en japonais, un statisticien ivre mort entreposé sous un bureau, le frigo bavard d’une hôtelière, la patience d’un dentiste, un couple au-dessus de tout soupçon, l’aéroport sous la tempête.Dans cet univers apparemment tordu, tout s'explique en 15 nouvelles.Signature mercredi de 18 h à 19 h ibrahima Bah EXTRA-MUROS Extra-muros est la poésie du retour à la source, de l’amour, de la révolte.C’est une déclaration d’amour à l’Afrique, une douce évocation du lien qui unit un fils , à sa mère, le cri de douleur provoqué par la mort d’un être cher.Une poésie sincère et émouvante.Signature samedi de 19 h à 20 h ÏOftAHjWA 0AF4 ; EXTBA-MUROS Chantal Hébert-Fontaine PULSIONS l-XII Les poèmes de Pulsions tirent leur source d’un état de tension exprimé à travers les tableaux intégrés dans ce recueil.La pulsion peut alors atteindre son but.Une démarche originale qui porte sur le langage de la littérature, le papier, l'encre les signes, les lettres.Signature jeudi de 18 h à 19 h Editions CARTE BLANCHE Découvrez la différence www.carteblanche.qc.ca Stand FIDES • 232 SALON DU LIVRE LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Tranquillement subversif SUZANNE GIGUERE Féministe, militante indépendantiste de la première heure, Andrée Ferretti s’est tournée vers l’écriture au début des années 1980 avec la fougue et l’ardeur qui ont balisé son engagement politique et féministe.L’analyse historique, la réflexion philosophique et l’œuvre de fiction ont peu à peu remplacé les discours, sans rupture toutefois, puisque chez elle l’œuvre n’existe qu’enracinée dans la lutte contre toutes les formes de domination.Dans Bénédicte sous enquête, son troisième roman, l’auteure redonne vie et pensée à une mystérieuse philosophe du XVIL siècle.La découverte d’un document manuscrit par une archiviste et latiniste dans l’en-tretoit de sa maison tricentenaire située à Neuville, près de Québec, signé du seul prénom de Bénédicte, constitue le point de départ d’une enquête sur l'énigmatique personnage.L’alternance des mémoires (huit fragments) de la philosophe et le déroulement des recherches de la nar- m mm Pi 'mu - : WPfflit-LHWw- • hÆ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Andrée Ferretti, essayiste et romancière, publie son troisième roman, Bénédicte sous enquête.' tmÈÊSistm ratrice maintiennent le lecteur dans l’incertitude jusqu’au dernier mot Née au XYIL siècle dans une famille de négociants juifs portugais installée à Amsterdam, la philosophe hollandaise latinise son prénom Baruch («béni» en hébreu) en Benedictus, fréquente le Talmud Torah (école juive élémentaire) et acquiert une parfaite maîtrise de l’hébreu et de la culture rabbinique.Plongée dans un doute sérieux à propos du judaïsme, de ses dogmes et de ses pratiques, elle est excommuniée de la communauté séfarade pour ses opinions jugées héré-hques, professant qu'il n’y a de Dieu que philosophique, que la loi juive n’est pas d’origine divine et qu’il est nécessaire d’en chercher une meilleure.La philosophe prend ses distances de toute pratique religieuse («de la pensée ecclésiale et de ses concepts qui entravent le développement d’une connaissance vraie»), mais non de la réfiexion théologique grâce à ses nombreux contacts interreligieux.Même si la Hollande est l’une des nations les plus tolérantes de l'époque, la philosophe, de plus en plus fréquemment attaquée, voit ses œuvres (dont L’Ethique est la plus importante) interdites.Elles ne seront éditées qu’après sa mort Deleuze l’appelait le prince des philosophes.Des générations de philosophes se sont attachées à rendre sa philosophie effective et présente.Peut-être avez-vous reconnu Spinoza?Vous vous demanderez sans doute alors pourquoi la romancière lui a donné une identité féminine et a dissimulé son personnage, de sa naissance à sa mort, sous des habits d’homme?Pourquoi cette double vie?Au XVIL siècle, une femme philosophe ne pouvait qu’essuyer «un rejet méprisant de sa pensée par la société misogyne des philosophes».Dès lors, Andrée Ferretti, que la foi tenace dans la vie, le besoin de liberté, l'affirmation de l’identité féminine et le goût de la réflexion sans concession animent, donne libre cours à son imagination rêveuse.Elle invente une femme libre, à la pensée audacieuse, qui s’épanouit pleinement comme femme et comme mère, revendique haut et fort la beauté et la noblesse du corps féminin, explore et exalte les plaisirs dont il est le lieu, célèbre le désir et la jouissance, le «banquet des banquets».Elle revendique pour son personnage la liberté d'avoir accès, autant qu’un homme, à la pensée et le raconte dans un livre tranquillement subversif, d'une sagacité imparable.Récit dense et emporté Plus qu’un simple récit de la vie de Spinoza, c’est un voyage au cœur de la communauté juive d’Amsterdam au XVII' siècle que nous propose Andrée Ferretti, en ressuscitant de façon vivante et animée le contexte politique, social, intellectuel et religieux de la ville cosmopolite de la jeune République hollandaise de l’époque.La première qualité de Bénédicte sous enquête est de redonner à l’un des penseurs les plus révolutionnaires et les plus controversés de son époque un vivre philosophique qui lui a été contesté, et ce, dans un récit dense et emporté, grave dans le propos, léger dans le ton, et une écriture passionnée qui conjugue rigueur, émotion, sensualité, jubilation.Sans doute Andrée Ferretti a-t-elle été séduite par la quête du philosophe, celle de «la plus haute qualité de l’existence inexorablement liée à la connaissance et à son rejaillissement, la joie».Collaboratrice du Devoir BÉNÉDICTE SOUS ENQUÊTE Andrée Ferretti Vlb éditeur Montréal, 2008,160 pages LA PETITE CHRONIQUE Façons de dire non Il faut probablement, pour être anarchiste, être prêt à tout sacrifier.Surtout à notre époque de confort et de consensus.Au mieux réussit-on la plupart du Le «Cossette», U dictionnaire de la publicité.cosïf.temps à râler.L’anarchie, c’est une tout autre affeire.Chemins de fer de Benoît Du-teurtre raconte sur un ton qui n’est pas désagréable les déconvenues d’une Parisienne qui, le week-end venu, se réfugie en montagne.Fabienne a beau gagner son pain dans un domaine de pointe, elle affectionne les signes du passé.Comme on n’arrête pas le progrès, elle assiste à la lente transformation d’un petit village élu en une presque banlieue.On lui inflige un réverbère dont elle ne veut pas, on plante devant son regard des poubelles vouées au tri sélectif.Bientôt, il y aura, espère-t-on, un rond-point.Bref, l’ermitage n’en sera plus un.Mais pourquoi «chemin de fer»?C’est que la SNCF devient à ses yeux le symbole d’une modernisation abusive.Singeant les États-Unis, on abandonne ou on néglige les trajets non rentables et surtout on présente ces restrictions sous le couvert d’améliorations.«Peut-être vivons-nous sous le règne d’une économie d’escroquerie.Notre époque a placé en tête de ses valeurs le culte de l’entreprise, la progression des courbes et des pourcentages: symboles sacrés qui permettent de tout exiger, de tout justifier, y compris l’appauvrissement d’un très grand nombre.» Duteurtre cite BaL Gilles Archambault 3 200 termes.312 pages.Illustré pleine couleur.lecossette.com Slams de /’âme de BEN (Bernard Anton) Livre-CD, éditions l’Harmattan Séance de signature Samedi 22nov.11h au Salon du Livre de Montréal « Les saisons t’aiment de l’amour du jardin pour ses branches.» Ben zac, qui au XIX' siècle écrivait «Derrière chaque grande fortune, se cache un grand crime.» Ce conte cache ou révèle — c’est la même chose — un plaisir de vivre en voie d’extinction.Les accusations, pour violentes qu’elles soient ne voilent pas une légèreté de ton qui ravit Il en va tout autrement pour le Dictionnaire de l’anarchie de Michel Ra-> , gon.Dans son introduction, l’auteur explique yj qu’il a voulu rendre compte de «tous ceux qui se sont réclamés, qui se réclament de la pensée libertaire».Homme de gauche, il n’exclut toutefois pas de son répertoire des noms aussi inattendus que ceux de Breton, de Camus et de Simenon.Ni non plus Céline, dont certaines des préférences n’étaient certes pas du goût de l’auteur de LAccent de ma mère.Le seul reproche que l’on songerait à faire à ce dictionnaire, c’est d’être trop bref Des figures incontournables de l’anarchie, comme Bakounine, Proudhon ou Louise Michel, mériteraient de plus profondes analyses.Ragon serait d’ailleurs le premier à en convenir.Cette réserve exceptée, le livre peut être consulté avec profit.Pour quiconque souhaiterait apprendre comment dans l’histoire des individus ont décidé pour diverses raisons de s’opposer.De là à décider, à la suite de Proudhon, que «le principe d’autorité, les institutions de police, les moyens de prévention et de répression, le fonctionnarisme, etc., [doivent être] réduits à leur plus simple expression», il y a un pas de géant à franchir qui n’est pas dans l’air du temps, on en conviendra.Une lecture le moindrement attentive de ce panorama de la pensée anarchiste et des esprits qui l’ont prônée nous rappelle l’importance d’un courant dont les médias ne rendent compte qu’en soulignant à larges traits les méfaits, dont on aime à la tenir pour responsable.Fa- STOYAN NENOV REUTERS Le symbole anarchiste çon pour le pouvoir de continuer à mener son travail.En complément, on pourra toujours se tourner vers le Discours de la servitude volontaire d’Etienne de la Boétie.On y apprend que «ce sont les peuples qui se laissent ou plutôt qui se font maltraiter, puisqu’en cessant de servir ils en seraient quittes; c’est le peuple qui s’asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix ou d'être esclave ou d’être libre, quitte sa liberté et prend le joug».Collaborateur du Devoir CHEMINS DE FER Benoît Duteurtre Folio Paris, 2008,186 pages DICTIONNAIRE DE L’ANARCHIE Michel Ragon Albin Michel Paris, 2008,658 pages DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE Étienne de La Boétie Folio Plus Philosophie Paris, 2008,177 pages FAITES UN DON DE LIVRES Prolongez la vie utile de certains de vos livres en les envoyant dans le Sud.Ils seront loués dans des bibliothèques scolaires, universitaires ou de quartier.Nous accueillons tous genres d'ouvrages et du matériel scolaire, informatique et bureaucratique.Remerciements anticipés.Carrefour international de solidarité jeunesse (CISJ) Tél.: 514-648-8943 Fax:514-648-0238 Courriel : ldaumec@hotmail.com COSSETTE UN LOUP I /MV VII LES LOUPS I I i 3 I L K DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2 0 0 8 F 5 SALON DU LIVRE Génocide du Rwanda : après l’horreur, la beauté signée Scholastique Mukasonga CAROLINE MONTPETIT Après l’horreur, la beauté est nécessaire.Deux ans après avoir relaté la lente descente des Tutsis rwandais vers le génocide de 1994, Scholastique Mukasonga signait cette année, chez Gallimard, un livre célébrant l’héritage de sa mère, Stephania, La Femme aux pieds nus, morte avec sa famille dans le massacre de 1994, ne laissant au monde que deux de ses enfants, Scholastique et son hère André, qui étaient alors en exil Cette semaine, Scholastique Mukasonga prendra pour la première fois de sa vie Tavion vers l’Amérique, en tant qu’invitée d’honneur du 3T Salon du livre de Montréal «Je me suis dit que le Rwanda n’était pas que génocide.Le Rwanda, c’est aussi un pays magnifique, qui a une tradition, qui a une écriture, sous le drame de la discrimination», dit-elle en entrevue téléphonique.Avec une plume vivante et simple, elle décrit par exemple certains rites du mariage dans le Rwanda traditionnel, les plantes médicinales que sa mère connaissait la culture du sorgho, dont on fait de la pâte, de la bière, des sucreries.Ces traditions, cette beauté, apparaissent dans toute leur fugacité dans le dernier récit de Scholastique Mukasonga.Toute l’action se déroule entre 1959, alors qu’a lieu la déportation des Tutsis rwandais à Nyamata, où l’auteur a grandi, et le génocide de 1994.C’est ce génocide qui a finalement laissé la mère de Scholastique sans sépulture, elle qui craignait comme la peste de mourir sans pagne.C’est d’ailleurs, sur ce regret infini que s’ouvre Im Femme aux pieds nus, comme la demande de pardon d’une douloureuse survivante.«Maman, je n’étais pas là pour recouvrir ton corps et je n’ai plus que des mots — des mots d’une langue que tu ne comprenais pas—pour accomplir ce que tu avais demandé.Et je suis seule avec mes pauvres mots et mes phrases, sur la page du cahier, tissant et retissant le linceul de ton corps absent», écrit-elle.Car de Namyata, le lieu de l’enfance de Scholastique Mugasonga, mais aussi le lieu où ses parents sont morts, il ne reste plus rien.Tout a été rasé au moment du génocide de 1994.Pourtant, toute leur vie, les parents de Scholastique ont tenté de protéger leurs enfants d’un massacre toujours imminent Sa mère, en creusant des cachettes dans le sol, et son père, en les envoyant à l’école secondaire, où trois de ses enfants ont été admis malgré la discrimination qui touchait les Tutsis à l’époque, précise Scholastique Mukasonga.Car ce que l’auteur a aussi voulu démontrer dans son premier livre, c’est que le génocide de 1994 n’est pas arrivé tout d’un coup, brutalement, dans un moment d’égarement d’un peuple, après qu’a été abattu l’avion du président Habyarimana.«Je voulais montrer qu’avant 1994, depuis 1959 [c’est-à-dire avant même l’indépendance du pays], il y a toujours eu des mini-génocides.Jusque-là, on s’attaquait à des catégories d’individus.Je connais les dates: en 1963, c’était des médecins, des intellectuels, des enseignants tutsis, en 1967, on s’est attaqué aux jeunes gens, en 1973, aux intellectuels, et en 1994 cela a été le génocide total», dit-elle.Aujourd’hui, elle ne comprend pas pourquoi la communauté internationale a laissé se prolonger cet «apartheid» et a laissé «pourrir la situation» durant 30 ans.Malgré toutes les pertes, malgré le pardon impossible pour l’instant, Scholastique Mukasonga croit que l’espoir est possible dans le Rwanda d’aujourd’hui, où son frère est d’ailleurs retourné travailler comme médecin.Là-bas, malgré les blessures encore vives, on ne parle plus d’ethnies tutsie et hutue.Selon Mme Mukasonga, ces termes ne désignaient d’ailleurs, avant que ne soient instaurées les cartes d’identité en 1930, quç des modes de vie différents, c’est-à-dire que les Tutsis étaient des éleveurs et les Hutus étaient des agriculteurs, les Rwandais pouvant changer d’occupation si cela leur plaisait, devenir Hutu en se mettant à l’agriculture, par exemple, ou Tutsi en décidant d’élever des vaches.«Cas catégories étaient liées à des occupations économiques, dit-elle, qui se distinguaient et se complétaient.» Aujourd’hui, au Rwanda, où planent les fantômes de près d’un million de morts depuis 1994, ces désignations sont devenues impossibles, mais Scholastique Mukasonga croit que les Rwandais peuvent tous ensemble trouver des solutions à leurs problèmes.«On ne peut pas mettre tout le monde en prison», dit-elle.Ils ont commencé à le faire à travers les gacaca, ces tribunaux populaires traditionnels qui donnent tour à tour la parole aux bourreaux et aux victimes.Les Rwandais ont d’ailleurs un grand avantage, souligne-t-elle, ils parlent la même langue.Pour elle, le Rwanda est redevenu un lieu paisible, même s’il lui semble impossible pour sa part de vivre dans l’air chargé des esprits de ses parents pour l’instanL Et à ceux qui avancent la thèse d’un double génocide, l’un hutu et l’autre tutsi, Scholastique Mukasonga rétorque que, par définition, un génocide vise l’élimination totale d’un groupe ethnique.Dans un pays où l’on trouvait en 1994 10 % de Tutsis, 89 % de Hutus et 1% de Twas (ceux-ci ayant été épargnés dans les massacres), seul le groupe des Tutsis pouvait être la cible d’un tel plan d’extermination.Le Devoir LA FEMME AUX PIEDS NUS Scholastique Mukasonga Gallimard, «Continents noirs» Paris, 2008,150 pages a*, tsÿÿSÈk C.H ELI K «Le Rwanda, c’est aussi un pays magnifique, qui a une tradition, qui a une écriture, sous le drame de la discrimination», souligne l’écrivaine rwandaise Scholastique Mukasonga.Septentrion vous invite à partager ses 20 ans d’histoire AU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL 2008, STAND 474 '¦çE.i'Mç, UN SUCCES QUI NE SE DÉMENT PAS -ÉSi * (Womino.D«i*V*ugeoij ‘ Invité d'honneur J a cque s y LACOURSIERE LA MESURE d’un CONTINENT L’occasion idéale pour rencontrer les auteurs de ce magnifique ouvrage RAYMONDE LITALIEN JEAN-FRANÇOIS PALOMINO DENIS VAUGEOIS SERONT EGALEMENT PRESENTS : f N T R I 0 N Ig&â !vll S i\ f OR ce & § ANAS OU U CENSURE ou CINÉMA AU '' QUÉBEC v ^ u; V E « TASIE 'ËÊÊÈÊÊÊiÈiiiiiiÊÊ, i'fnwtqnerwnt de l’histoire au début du x»' uéde TTNTln ÇThUTT?TOUJOURS AUSSI POPULAIRE i\ n L'ERREUR | l’Rfttc mk'Uiï pî lm tiW) MS P*1*' i*"1* U'safcteth Vallet A.À u» «mwui d* I ?at’»*' Z n WN Êr Hélène Dionne • Yves Lever • Félix Bouvier et Michel Sarra-Bournet • La Chaire Raoul-Dandurand • Élisabeth Vallet • Julie Gravel-Richard • Emmanuel Bouchard • Caroline Allard et plusieurs autres ! L’horaire complet des séances de dédicaces est disponible sur notre site Internet : ïg) SePTENTRION.qc.ca 0P1S Membre de l'Association nationale des éditeurs de livres 1- _i uj */>, 3 ï = $ VI t— C/> , OO «X LU i i f v -u m i vi n\t i l kkliH'- t\a:uMv j i* Harvey A V ¦ l'abc I '>bzp ; j g des trucs 1 ü ÀU voïkjuèh te i»ha>iie ville : ; m Paul OHL Montferrand-Le prix de l'honneur Michel JEAN Envoyé spécial /! Louise ROBI TAILLE LABC des trucs de Madame Chasse-taches Eric TRUDEL Les 101 Disques! qui ont marqué le Québec Richard STE-MARIE Un ménage rouge PAUL OI II iïïfuiuii ‘ ' U ( * V* ‘«f,L ' , , rfOV j .¦, “FrFr.: r-('jVi*inTrr'K - «‘i- mm >m , ' ¦ Kri ((urie ili ¦JMH Vmâe mtm enfant à mpyrremtre ^ * ÜAKOLD CACA) Jean-Marc .PIQTTE Un certain espoir Jacques SAVOIE WW?Lunes bleues (on.Nt I «JOt'KMfRC La vraie histoire de la série Les Lavigueur mm w s • ÉRIC TRUDEL Les lOl Disques qui ont marqué le Quebec I L Y gc T % # PM il® '1 p rtiA-if ÀïïtHhi & Cl rikrt fit Mfppfâmb RAFAÈLE GERMAIN >v Wf, 1 hommes ' roses m Qvr»Mr photos Michel Jean, Monique Lôplne et Harold Gagné: C Robert Etcheverry Or Photos Arlette Cousture, Nanette Workman, Mario Bolduc, Claudine Douv-lle, Claudine Polvtn, Louise Robltallle.O Jacques Migneault Autres photos : C Groupe Libre)! Libre Pour connaître te Expression | Stanké | Éditions Logiques | Publistar | Trécarré ître l'horaire des séances de signature, veuillez vous référer au programme du salon.iMj GROUPE LIBREX Une compagnie de Quebetor Mérita grOUpelibrex.COm | F JO LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2 0 0 8 SALON DU LIVRE LITTÉRATURE Traduire Cervantès, tripes et boyaux VINCENT ROY Traduire Don Quichotte: une entreprise colossale et un pari fou.Car le roman «carnavalesque» de Cervantès pose, en effet, avec une particulière acuité, le dilemme classique de la traduction.Comme le dit Franz Rosenzweig cité par Paul Ricœur dans Sur la traduction (Bayard, 2004), il s’agit de «servir deux maîtres: l’étranger dans son œuvre, le lecteur dans son désir d'appropriation».Double sollicitation et, partant, double menace, double écueil: «deux risques symétriques de l'illisibilité et de l’ethnocentrisme», explique Jean-Raymond Fanlo dans l’introduction à sa nouvelle traduction du chef-d’œuvre du manchot de Lépante — et de ses Nouvelles exemplaires.Don Quichotte constitue un patrimoine qui «doit être respecté et doit revivre»: il doit être transmis.Mais il résiste, car «il a son monde à lui, ses façons d’être, de penser et de parler.C’est un vieux fantôme qu’il faut rendre familier».Attention, nous avertit Fanlo, pas question de «dépoussiérer», de gommer les aspérités du texte, de retrancher ce qui est «tarabiscoté ou savant, dru ou simple», de le rhabiller à notre INTERNATIONAL PORTRAIT GALLERY Chez Cervantès, la pensée «marche» avec la fiction.mode, de lui donner nos bonnes manières.Pas question d’être «académique»: «Il faut prendre le livre tripes et boyaux, sans quoi il perd de sa modernité.Le Quichotte est un “souk”: il faut rendre ce “bruit dans la rhétorique”.» Fidélité et respect, donc.«L’universalité d’un livre n'est pas ce qui reste quand on a tout enlevé de scm contexte propre.Cest ce qu’il y ajoute, sa façon de s’en singulariser, sa résistance à s’y résorber dans le même temps qu’il le met en jeu.» L’exigence de la nouvelle traduction de Jean-Raymond Fanlo est assumée: «Soit on considère que ce livre, c’est une histoire avec des situations bien connues plus ou moins archétypiques qu’on peut moderniser, soit on considère que ce livre est pensé, qu’il dit des choses, qu’il réfléchit et que l’histoire est indissociable de cette pensée: j’ai voulu défendre la consistance du livre.Moderniser Don Quichotte, c’est tenter de comprendre combien il est singulier dans sa propre culture.» Fanlo, qui enseigne la littérature de la Renaissance à l’université de Provence, reproche aux précédentes traductions d’être «monocordes»: il veut, à rebours, rendre les effets, les niveaux, les registres de langue dont Cervantès n’arrête pas de jouer.Car le romancier espagnol s’amuse véritablement: il ne se souvient pas le lendemain de ce qu’il a écrit la veille.C’est chemin faisant que l’œuvre elle-même s’invente une poétique en fonction de ce qu’elle «est en train de trouver».Balzac disait que les peintres ne doivent penser que les brosses à la main: Cervantès pense en écrivant, en faisant de la fiction.Aucu- CERVANTÊ NOUVELLES EXEMPLAIRES CERVANTÈ ŒUVRES CERVANTÈS DON QUICHOTTE Mm •^ThETt^' * Vy ftu'htAktyfW ¦ .b •d f m MSI iis ne théorie, ici, ne vient «tirer» le sens de l’œuvre; la théorie aussitôt se remet en jeu dans la fiction, «et la fiction réinvente la théorie».Les fous peuvent imiter les sages.MEDIASPAUL MEDIASPAUL au Salon du Livre de Montréal '* •nil1 J ¦ ' «J i mMitnemm amik AU JARDIN DE IA VIE | Méditations quotidiennes François Gervais Des méditations pour approfondir sa relation à soi et aux autres, pour se réaliser et vivre plus intensément l’instant présent.Renée ÎVHetier VENTS ET VIRAGES Retrouver t'éntrgt* des cmmtncimenu VENTS ET VIRAGES Retrouver l’énergie des commencements Renée Pelletier Pour Renée Pelletier, les événements difficiles de notre vie sont autant d’occasions de revenir à l’essentiel et de prendre un nouveau départ.Clauik: C’&rtlfDa) DERNIERS MOTS Hftiti/e rvV ttif’mtuiurs DERNIERS MOTS Récit de vie et d’amours Claude Cardinal Une méditation sur la dignité humaine et l’amour qui subsistent au-delà des drames de la vie.Une réflexion sur le mystère de la mort et le sens de l’existence.LA FO) COMMÎT RiVIPR.U &tw çr&yctnt aujourtl'hui LA FOI COMME RIVIÈRE Être croyant aujourd'hui Yvon Poitras Des textes vibrants de lumière et remplis d’une profonde espérance.Pour une spiritualité capable d’animer nos choix, nos rencontres et nos engagements.'L- ' ; \ VIVRE.EN RELATION AVEC JÉSUS Vrt parcours awx K,tri ïlahiutt-g : VIVRE EN RELATION AVEC JÉSUS Un parcours avec Karl Rahner Laure de Biré  la suite de l’éminent théologien Karl Rahner, l’auteure propose une réflexion sur la relation que les chrétiens entretiennent avec Jésus.Neuf Jrêttes dans fa mêlée Téimùpnaf NEUF PRÊTRES DANS LA MÊLÉE Témoignages En collaboration Un portrait éclairant, vivant et surprenant de la prêtrise d’aujourd’hui.Seront présents au Salon du livre : Richard Depairon, Jacques Grand’Mai-son, Emmett Johns, Alain Roy et Jean-Chrysostome Zoloshi.S «uni Aoun MOTS-CLÉS DE L'ISLAM MOTS-CLÉS DE L’ISLAM Sami Aoun Par le biais du glossaire, les mots-clés et les personnalités de la culture musulmane.SÉANCES DE SIGNATURE STAND 339 Vendredi 21 novembre 19h à 20h - Laure de Biré Samedi 22 novembre 10h à llh - Yvon Poitras llhà I2h30 - Renée Pelletier 12h30 à I4h - François Gervais I4h à 15h - Jacques Grand’Maison - Jean-Chrysostome Zoloshi I5h à 16h - Sami Aoun I6h à 17h - Claude Cardinal 19h à 20h - Richard Depairon Dimanche 23 novembre www.mediaspaiiLqc.ca llhà 12h30 12H30à 14h 14hà 15h 15hà 16h 16hàl7h - Renée Pelletier - François Gervais - Alain Roy - Emmett Johns - Emmett Johns - Claude Cardinal Fanlo, en traduisant, comprend que, chez Cervantès, la pensée «marche» avec la fiction: «L’une par l’autre, l’une en fonction de l’autre.» Ainsi traduit-il le Quichotte de 1605 d’après la deuxième édition (Madrid, Juan de la Cuesta, 1615) .Sa méthode?Un premier décryptage, sorte de «décalque» d’un ou deux chapitres, qu’il faut laisser «reposer».Ensuite, relecture sans regard sur le texte espagnol, et corrections: «fiavais l’impression d’une tapisserie que l’on voit à l’envers», confie-t-il.Puis réécriture du texte français, travail de création, d’écrivain.Et enfin, quelques semaines plus tard, retour au texte espagnol pour vérifier la cohérence.Comment parvenir à concilier les impératifs de fidélité et la création?«A un moment, il faut arriver à une interprétation de la phrase pour la recréer en français.Au départ, je voulais être fidèle à la phrase de Cervantès.Et je me suis rendu compte que c’était illisible avec nos critères PEDRO RUIZ LE DEVOIR jl esthétiques.Ce que j’ai cherché à_.restituer pour les lecteurs d’aujourd’hui, c’est l’effet que pouvait espérer • produire Cervantès en son temps., C’est une affaire de sensibilité aur mots.Pour moi, l’esprit tue, c’est la lettre qui vivifie.C’est en cherchant1 dans les détails que l’on voit apparaître les effets de bigarrure de la ‘ langue.» Le Quichotte se lit désormais comme une aventure au présent C’est le tour de force de cette nouvelle traduction.Le Monde ŒUVRES Cervantès Traduction nouvelle, présentation et annotations de Jean-Raymond Fanlo Le Livre de poche, «La Pochothèque» Deux volumes sous coffret respectivement 1200 pages et 548 pages Venez rencontrer nos auteurEs au stand 345 ! N CM» CANADA 0«miêc « À la lecture de Noir Canada, Pillage, corruption et criminalité en Afrique, une épithète s’impose : livre nécessaire.» Laurent Laplante, Nuit Blanche • NNIfT Tf AVWCiLtff ÜCSWAWAî* LA V»A CAMPE5INA JfVhCamptstaa ^wynarsiswwuff yl Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher Noir Canada Pillage, corruption et criminalité en Afrique Tables rondes Le Canada est-il vraiment l'ami de l'Afrique ?Dimanche 23 à 16b.Avec Alain Deneault, Mamadou Gazibo et Béatrice Vaugrante, directrice d'Amnistie Internationale.Grande place.La liberté d'expression et la responsabilité de l'éditeur Dimanche 23 à 13h50 Animée par Laurent Laplante.Avec Giovanni Calabrese, éditeur de Liber et Jean-Marc Gagnon, éditeur chez MultiMondes.Carrefour Desjardins.La globalisation : une impasse pour l'humanité Vendredi 23 à 18H15.Avec Michel Freitag et Jacques B.Gélinas.L’Agora.Annette Desmarais La Via Campesina Une réponse paysanne à la crise alimentaire Préface de José Bové Nouveauté wswm! otAuorr Ôh â raison de se révolter Cftrwi**» tlm mnivlmi *0 - -! Pierre Beaudet On a raison de se révolter Chronique des années 70 J.-Claude St-Onge, auteur de L'envers de la pilule, nouvelle édition revue et augmentée et Pierre Mouterde, auteur de L'avenir est à gauche seront également en signatures sur notre stand.VOUS RETROUVEREZ TOUS LES HORAIRES DE SÉANCES DE DÉDICACES DE NOS AUTEURES SUR NOTRE SITE WEB www.ecosociete.org QAmW L K I) E V (HR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE I N 0 V E M B H E 2 008 p?ljwr SALON DU LIVRE BEAUX LIVRES Hommages posthumes à Boris Vian AMÉLIE GAUDREAU Voilà un bel objet pour les pataphysiciens en herbe et même ceux de longue date: un album joliment relié regroupant 23 poèmes d’un artiste majeur du vingtième siècle, moins connu sous le nom de Vernon Sullivan que sous celui de Boris Vian.Album publié une première fois quelques années après sa mort, en 1962, sous le titre évocateur de Je m voudrais pas crever.Les Allusifs viennent tout juste d’en faire une superbe réédition «à tirage limité».Le livre rend hommage à Martin Matje, pseudonyme de l’illustrateur français Thierry Martin, qui avait choisi le Québec pour terre d’accueil quelques années avant son décès, survenu il y a aujourd’hui quatre ans.Pourquoi un tel hommage?C’est que cet ancien directeur artistique de la revue jeunesse Je bouquine et illustrateur de livres pour enfants avait entrepris avant sa mort un projet d’ouvrage à partir d’un poème de Vian se trouvant dans ce recueil, Quand j’aurai du vent dans mon crâne.Et comme l’explique la préface d’André Ma-rois, un autre auteur français ayant fait de la Belle Province sa patrie, des copains illustrateurs du défunt originaires des deux côtés de l’Atlantique «ont repris le pinceau là où il l’avait laissé».Ses collègues, surtout connus dans le monde de Tédition jeunesse, mettent leur talent à profit pour donner un nouvel éclairage à cette collection de poésies, pour la plupart rigolotes.Chacun d’eux illustre un des textes, parfois de façon très onirique et symbolique, mais très souvent en prenant les vers de Vian au pied de la lettre.Ainsi, Un homme tout nu qui marchait se retrouve avec un dessin.d’homme tout nu qui marche.Une place a été tout de même réservée aux croquis du défunt, qui illustrent les poèmes les plus sérieux, Ils cassent le monde et surtout Je ne voudrais pas crever, une magnifique ode à la vie.Au-delà de la valeur ajoutée que constituent ces illustrations, c’est toute la richesse de la poésie de Boris Vian qu’on redécouvre en feuilletant cet ouvrage: Au-delà de la valeur ajoutée que constituent les illustrations, c’est toute la richesse de la poésie de Boris Vian qu’on c redécouvre en feuilletant cet ouvrage %i, !« tuMmt ïittMst tmitt les jeux de mots et les rimes hilarantes, les métaphores sombres et beaucoup de grandes vérités et de lieux communs qui nous paraissent tout neufs, comme «Tout a été dit cent fois / et beaucoup mieux que par moi».Pour les poètes du dimanche et ceux qui songent à le devenir à temps plein, plusieurs pages de ce recueil sont consacrées à ce métier pour lequel il n’est pas toujours tendre: «Un poète / c’est un être unique / à des tas d’exemplaires».Heureusement pour nous, Vian était vraiment unique.Le Devoir JE VOUDRAIS PAS CREVER Poèmes de Boris Vian Illustrés en hommage à Martin Matje Les Allusifs Montréal, 2008,72 pages.ROMAN QUÉBÉCOIS Castors et ornithorynques CHRISTIAN DESMEULES Montréalaise de trente ans, insomniaque et rédactrice occasionnelle, Justine est serveuse dans un café où eüe fait un jour la rencontre de Miguel, un réfugié salvadorien, peintre en bâtiment, qui vit ici depuis quelques années après être passé par New York.Nous sommes en 1991.Peut-être que je connais l’exil, premier roman d’Annick Charle-bois, retrace leur histoire amoureuse, racontée au «je» de son point de vue à elle, sur une période de quatre ou cinq années.Un roman sentimental sur fond de différence culturelle, de dérive urbaine et de père manquant, qui prend un départ très rapide mais s’enlise aussi très vite.| La différence entre les deux personnages est énorme.Elle a grandi à Laval, il a connu la pauvreté et a dû fuir à dix-huit ans la guerre civile qui enflammait son pays.Elle s’interroge: «Avec lui, jf prends la mesure de notre puissance, du poids relatif de nos origines, de la fondamentale inégalité des peuples et des individus.Avant de connaître Miguel, je ! I n’avais jamais réalisé à quel point je suis privilégiée d’être née ici.» Et à travers Miguel, Justine a l’impression de redécouvrir elle-même Montréal, le Québec, sa propre famille.Miguel parti pour trois mois au Salvador, Justine se rend au chalet familial et se rend compte tout à coup qu’elle se trouve loin d’elle-même.«C’est ici que je veux mourir», se dit Justine, avouant du même coup que tout le reste de sa vie n’est qu’un exil.Un exil à des années-lumière d’une enfance heureuse et insouciante, uaexil loin des arbres et des eaux profondes de ce lac auquel elle est si attachée.Un exil loin de son père, qu’elle n’a pas revu depuis une quinzaine d’années, et dont elle finira par se rapprocher — sa carapace ayant, on l’imagine, ramolli.Roman de la découverte de soi à travers le regard de l’étranger sur sa culture, roman de l’amour simple (peu de tensions en dépit d’un certain potentiel dramatique), Peut-être que je connais l'exil pourrait se résumer par une phrase de la protagoniste: «Les castors sont heureux en amour quand ils fré- quentent des ornithorynques.» Jolie formule, mais la démonstration reste mince.Longueurs, plusieurs scènes facultatives, minceur des personnages secondaires: Peut-être que je connais l’exil ressemble par moments à une sorte de journal intime gonflé aux hormones de la fiction, dans lequel l’auteure aurait multiplié les détours et les atmosphères: Justine à Montréal, Justine au Salvador, Justine en vacances à Cuba, scènes de la vie de bureau.Beaucoup de prévisible, en somme, épicé d’une forte dose de superflu.Malgré un regard aiguisé, des phrases qui coulent, de réelles interrogations et une sensibilité bien assumée, le roman d’Annick Char-lebois, auquel audace réelle et originalité font défaut, nous diffuse un ronron régulier qui devient vite ennuyant Collaborateur du Devoir PEUT-ÊTRE QUE JE CONNAIS L’EXIL Annick Charlebois Québec Amérique Montréal, 2008,378 pages , i ! Une I auteure Ratoëie Germain toüf % ('{V(40» M v w- Photo: C Groupa Libra» Deux livres 175 000 exemplaires RAFAELE GERMAIN «CONCOMBRE TV Les Éditions Libre Expression félicitent Rafaéla Germain pour les grands succès de Soutien-gorge rose et veston noir et de G/n tonie et concombre.Une ccvnpftynic deOu«b«cof Media L'AUTOMNE ESI SOUVERAIN AUX ÉDITIONS TROIS-PISTOLES Francime Allah u bi Cauiurière * Lr* m|ruill est bien sûr dans les dernières cases que tout se précise: «Mary avait raison: je ne parviendrai jamais à tout comprendre», lance alors le personnage Constat Abeels.Assis sur la terrasse du nouveau restaurant des dunes, resto de son ami Maurice, l’homme qui revient de loin a aussi été aux premières loges des aventures complètes de cette Théorie du grain de sable.Le diptyque de François Schuiten et Benoît Peeters prend fin ici avec ce tome 2, très attendu.Et avec lucidité, il arrive facilement à capter toute l’incompréhension qui accompagne cette conclusion décevante d’un récit qui pourtant laissait une fois de plus présager le complexe, l’architectural, la folie de la logique, le délire de l’ordre; en un mot la délectation qui rient généralement avec les pièces qui composent le vaste projet littéraire du duo, projet baptisé Les Cités obscures.On revient en arrière: à Brüsel, cette ville de style européen au futurisme suranné, Abeels se retrouve un jour devant l’extravagant.Dans son appartement, des pierres se matérialisent.Toutes ont le même poids, 6793 grammes.Au même moment, des trombes de sable se déversent sur la métropole; Maurice le chef-cuisinier, réputé pour sa cuisine aérienne, perd du poids sans arrêter de manger et ne semble plus être soumis à la loi de la gravité; des insectes prennent le contrôle d'une partie de la ville et, dans la maison Autrique, l’escalier central disparaît Vous avez dit bizarre?Le portrait est intrigant.Il va aussi faire courir cette mademoiselle Von Rathen, spécialiste des phénomènes inexpliqués, mais également deux gros barbus en quête d'un cadavre et d'un bijou qui pourrait bien mettre fin à toutes ces manifestations de l'étrange.Qui sait?Avec ce deuxième volet de leur théorie, Schuiten et Peeters reviennent donc sur la construction de ce monde qui transcende l’espace et le temps, avec ce coup de crayon unique qui trace toujours des lignes mathématiquement torturées.Mais dans le dernier droit et à l’heure des réponses, ces lignes appuient malheureusement un scénario qui finit par s’enliser tristement dans les tonnes de sable d’une théorie qui finalement aurait pu être un peu plus dense.Le Devoir LES CITES OBSCURES Tome 2: LA THÉORIE DU GRAIN DE SABLE Schuiten et Peeters Casterman 2008, Paris, 120 pages Les pieds en éventail dans le sable FABIEN DEGLISE C> est comme ça.Le petit bonhomme aime aller à contre-courant En été, il se présente à ses fidèles en combinaison de ski et à l’aube de l’hiver, c’est maintenant en maillot de bain, à la plage, qu’il souhaite vivre ses nouvelles aventures.Et forcément avec le temps qu’il fait on le remercie.Avec Louis à la plage (Del-court/Shampooing), le génialissi-me bédéiste Guy Delisle — l’homme derrière Chroniques birmanes, Pyongyang et Shenzhen — poursuit ici son exploration dans l’univers sans parole d’un petit garçon confronté aux aléas de la rie.Les fidèles de l’auteur ont d’ailleurs rapidement compris, depuis le premier volume de cette série, Louis au ski, sorti en 2005, que le personnage principal n’est nul autre que son fils.Cette fois, c’est donc dans un cadre estival que l’on retrouve le lift t ils! té déconcertante.Mais elle est aussi, pour Delisle, une nouvelle occasion de poser un regard fin sur sa propre condition de père et sur les comportements des humains, les coups de soleil, les crèmes glacées et la douce folie qui parfois s’installe dans la tête d’un enfant en bas âge.En 48 pages, cette journée de repos — qui n’en est pas vraiment une — expose aussi un exploit littéraire: la construction d’un récit cohérent, délicat, poétique et sensible en même temps, sans une seule parole.Un exercice de style périlleux, souvent casse-gueule, mais qui permet finalement de reconnaître les grands.p’tit gars sensible et vif d’esprit.Il est 7h30 du matin.Il attend que son auteur de père se lève.Il va passer la journée au bord de la mer.La prémisse est d’une simplici- Le Devoir LOUIS À LA PLAGE Guy Delisle Delcourt/Shampooing 2008, Paris, 48 pages NOUVEAUTES littéraires de l'automne A VENEZ RENCONTRER NOS AUTEURS ous forme de sept chapitres aux itres évocateurs: Rêver, Creuser, inaugurer, Consommer, Aseptiser, Voyager et Inspirer.Voilà sept nots qui résument assez bien un concept unique de ville souterrai-re, que les Japonais et les Améri-:ains ont tenté de reproduire en min.Au fil des chapitres, Fa-rien Deglise, sociologue et jour-raliste au Devoir, décortique les nythes, les espaces et les foncions de cette ville cachée dopt il iresse le portrait humain.A la ois réaliste et romancée, l’image : le la ville stratifiée enfouie est , lassée au peigne fin.Elle se redéfinit à travers des regards mul-iples et des points de vue à la bis scientifiques, sociologiques, ' arbanistiques, etc., qui mettent évidence la complexité et la richesse de cet univers souterrain.Au milieu de chaque chapitre, m petit texte sur fond gris s’ouvre domine une parenthèse vivante lans le récit.Il s’agit d’une ré-lexion ou de l’approfondissement l'un point en rapport direct avec le hème du chapitre.Par exemple, ians la section Rêver, la parenthè-ie s’ouvre sur le grand penseur du Montréal souterrain: Vincent Pon-e.«Oui, Ponte a toujours vu grand.] Sa passion pour l’urbanisme irrive dans cette suite logique.[.] C’est là qu’il imagine alors pour Montréal une ville à multiples niveaux où les édifices seraient interconnectés.» Du mythe à la réalité A travers les sept chapitres de ion livre, Fabien Deglise entreprend une interrogation critique le la société.En ce point, son jeuvre se rapproche du célèbre rédit Les Villes invisibles, d’Italo Cal-bno.La démarche des deux augurs est similaire et vise un nême objectif: modifier la percep-ion du lecteur fasse à la ville et à ui même.«Il existe dans les villes me architecture visible porteuse i’une mémoire “plastique”et [.] Il existe aussi dans les villes une archi-'ecture invisible, masquée par les parcours individuels des hommes qui l’ont traversée.A une mémoire collective se mêlent des souvenirs personnels qui la modifient.[.] C’est par le regard qu’ils posent sur elle que la ville peu à peu se transforme et se construit», dit Mo Cal-vino.Or c’est ce que Fabien Deglise essaye de faire en partie avec son livre, en aiguisant notre regard sur le Montréal souterrain.Ce livre a le mérite de nous donner les outils pour défricher tout ce sous-sol.Après l’avoir lu, nous ne devrions plus lui tourner le dos ou l’ignorer, comme nous le faisons aujourd’hui, mais rêver et imaginer des améliorations et des évolutions souhaitables! La transformation physique d’une ville commence par le regard, un changement d’attitude, et ça, Fabien Deglise l’a parfaitement compris.L’imparfaite qui fonctionne Le Montréal souterrain est un amalgame de tunnels gris et d’avenues éclairées, d’escaliers mécaniques, de places intérieures où régnent la restauration rapide et les commerces en tout genre.Cette ville en couches successives est décousue, imparfaite, mais elle tient et s’étend même sur 30 kilomètres du nord au sud et d’est en ouest.Elle est à l’image de notre société: vivante, multiple et créative, intimement liée à la société de consommation.Dans Montréal souterrain, Fabien Deglise nous explique que l’idée de vivre en souterrain est très ancienne et que déjà au XV1L siècle les moines se déplaçaient ainsi dans le Vieux-Montréal.Mais la ville souterraine a pris la forme et la taille que nous lui connaissons dans les années 60.«C’est qu’après avoir été contrainte à penser petit, durant la Grande Noirceur du Québec de Maurice Duplessis, Montréal se met depuis quelques années à voir grand.Elle veut gratter le ciel avec des constructions gigantesques, elle veut s'éloigner des embouteillages qui congestionnent son vieux centre-ville, elle veut aussi ouvrir les portes du futur immédiat avec les clefs que lui donne alors ce milieu de siècle pour appréhender l’avenir: consommation, performance, propreté et grandeur», dit très justement l’auteur.Voilà comment sont nés, dans l’ordre, la Gare Centrale, le majestueux hôtel Reine Elizabeth et la Place Ville-Marie, le trio fondateur et cœur historique de la ville souterraine.Et plus Montréal grandissait dans les hauteurs, plus les galeries s’étalaient en profondeur et à l’horizontale.Miroir en pro- LMdée de vivre en souterrain est très mcienne et déjà au XVIIe siècle es moines se déplaçaient ainsi dans e Vieux-Montréal ¦ V.riHfÉtl» Le travail de l’huître “ Ce titré splendide évoque d'emblée la lenteur, la douleur et la beauté, le plus tort que tout.Ce qu'on ne voit pas mais qui se trame dans te noir.Bien plus qu'une histoire fantastique à la Barjavel.voila une table sur l'Isolement, et sur le ctesir lentement retrouve de prendre pari à l'humanité.> - Trislan Malavoy-Racine, Voir ¦' Jean Barbe se fait te découvreur de nouvelles *¦ contrées du continent Écriture.» 5 Manon Guilbort Le journal du?Montréal g (514) 524-555B l6m6ac#lemeac corn "Québec “îî MARIE-HELENE TREMBLAY LE DEVOIR Fabien Deglise, sociologue et journaliste au Devoir SOUTERRRIfl fondeur de la surface qui vise le ciel, les couches de la ville intérieure se présentent au début sous forme d’îlots isolés qui s’appuient autour de stations de métro et de gratte-ciel stratégiques.Il faut attendre l’arrivée du Quartier international, en 2001, pour voir apparaître un autre genre de galeries, plus architecturales, contemporaines et aériennes.Situé sur un axe est-ouest, ce nouveau réseau de galeries permet de relier les deux immenses complexes à l’est et à l’ouest, bouclant ainsi la ville soqterraine.Ecrit dans un style fluide et poétique, une langue franche et pleine d’humour, ce livre s’adresse aussi bien aux décideurs qu’à ceux qui construisent la ville ou qui la parcourent.On pourrait simplement regretter le manque de croquis, dessins ou images, qui auraient pu enrichir le récit.Dans l’ensemble, l’auteur livre une analyse intelligente et prend du recul pour expliquer les raisons sociales, historiques et économiques qui ont poussé l’apparition de cette ville fascinante.En s’appuyant sur des exemples bien choisis, en citant les univers de l’architecture, du cinéma, de la presse ou de la politique, l’auteur enrichit le récit d’anecdotes croustillantes qui donnent au livre un air de roman.L’œuvre fluide et vivante se lit passionnément tout en nous obligeant à porter un regard différent sur ce monde souterrain qui n’est, en fin de compte, que le miroir parfait de notre société.Collaboratrice du Devoir MONTRÉAL SOUTERRAIN SOUS LE BÉTON, LE MYTHE Fabien Deglise Heliotrope Montréal, 2008,172 pages les éditions du remue-ménage stand 474 (Dimedia) Micheline Dumont Signature ven 21 nov.• 18 h 30 à 20 h 30 f i: 4-fr : La violence dans la vie de mon enfant : comment intervenir ?animation avec Diane Prud'homme sam 22 nov.à 1S h 45 à l'Agora Signature ven 21 nov.• 13 h 00 à 14 h 00 sam 22 nov.• 16 h 30 à 17 h 30 , ïfiscuUntste Francis Dupuis-Déri et Métissa Blais Signature jeu 20 nov.• 19 h 00 à 20 h 00 dim 23 nov.• 16 h 00 à 17 h 00 ' .- Enjeux et défis de l'allaitement en 2008 rencontre avec Lysane Grégoire, Marie-Anne Poussart et Alexandrine Agostini dim 23 nov.à 10 h 30 au Carrefour Desjardins Signature ven 21 nov.• 10 h 30 à 15 h 00 sam 22 nov.• 14 h 30 à 16 h 30 dim 23 nov.• 11 h 00 à 15 h 00 Mémoint vrrntiu Jan J.Dominique Signature sam 22 nov.• 12 h 30 à 14 h 30 www.editions-remuemenage.com Réinventer l’architecture ISABELLE PARÉ Architecte, designer ou simplement idéateur d’univers habitables?Les étiquettes ne collent pas à Jacques Bilodeau, un artiste hors normes dont les projets d’aménagement réinventent la notion même d’architecture.L’essai Habiter/Inhabited, que lui dédit Jacques Perron aux Éditions du Passage illustre parfaitement le caractère insaisissable de ce personnage, qui a déconstruit autant qu’il a construit les bâtiments désaffectés auxquels il s’est attaqué dans la métropole depuis le début des années 90.Influencé par l’architecture «oblique», un mouvement d’avant-garde du milieu des années 60, Bilodeau remet totalement en question les bases de l’architecture en créant des habitats transformables, où le corps est constamment mis au défi et appelé à bouger dans l'espace.L’artiste excentrique, qui vit et dort sur les chantiers des bâtiments qu’il investit, s’imprégne petit à petit des espaces pour les transformer lentement au gré de son imagination, influencée par les matériaux trouvés sur place.Les photos du studio Cormier, un vieil édifice transformé en 2003 en atelier-résidence, illustrent parfaitement cette architecture qui redéfinit le verbe habiter, avec ses planchers mobiles qui se transforment tantôt en table, à l’aide de pistons hydrauliques, tantôt en plate-forme, selon les besoins de son usager.Chez Bilodeau, la notion même de plafonds, de planchers et de murs vole en éclats.Tout devient mobile, propice à réinventer la déambulation.Même la notion de meubles disparaît.Ceux-ci émergent du sol ou des murs et l'habitat se présente en un seul bloc, comme une œuvre en soi.Totalement autodidacte, Bilodeau ne prépare ni plans ni dessins.«Les espaces comme les objets que je fabrique ne sont pas conçus à partir de dessins, mais sont le résultat d’expériences sur le lieu, ce qui implique un engagement total de ma part, y compris du corps.Ce sont des maquettes à l’échelle réelle», explique l’artiste dans une entrevue intégrée à Habiter/lnhabited, qui contient également un DVD de ses créations.La démarche expérimentale de Bilodeau atteint des sommets dans ses derniers projets, Les Transformables, des sculptures-objets, modifiables par des mouvements ou des moteurs, conçus pour se mouler au corps des utili sateurs.Architecture?Sculpture?Qui sait?L’artiste excelle dans l’ambivalence et se fait le chantre de la liberté totale.Le Devoir JACQUES BILODEAU, HABITER/INHABITED Jacques Perron Les Éditions du Passage 2008,160 pages JACQUES PERRON Bilodeau remet totalement en question les bases de l’architecture en créant des habitats transformables.riptyque www.friptyquc.qcxa triptyqucft'cditiontrîptyque.com ici.; (514) 597-1666 Philippe Benisimon La Citadelle Philippe Bensimon LA CITADELLE roman, .ÎVj p , J J S •Un livre de combat et de fureur sourde, une reflection sur la solitude servie dans une langue belle et meurtrie, d'une poésie éraflée, qui la rend à ta fois crue et ludique.Une voix, si vous préfère/.• IVlstan Mtilavoy-Raclne, Voir 'm f tü.Johanne Alice Côte MÉGOT MÉGOT PETITE MITAINE nouvelles, 131 p,.1H s ¦ Ses nouvelles sont comme de petites ouvertures dans la glace d'un lac profond.Quand on s'v faufile, qu'on s'y laisse couler, c’est tout un monde qui apparaît, |.| La voix de celle qui les raconte est ferme, assurée, Irrésistible.Marie-Claude l ortln, /¦//Vr'au Pierre Manseau g"® Johanne Alice Côte Mégot mégot petite mitaine nouvell BÉ»#*1”'! vlfll - Les amis d'enfance Sà*.>’ Pierre Manseau LES AMIS D’ENFANCE roman, l.Li |v IR $ «l’ourson huitième ouvrage, Pierre Manseau troque les bas-fonds montréalais contre ceux d’une mine en région.Prétexte à souder les sentiments de l'amitié et de l’amour fraternel.» **** Lnc Paquin.tiw Salon du livre de Montréal-Stand 474 > * / F 20 L K DEVOIR, L ES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2008 SALON DU LIVRE La cavale canadienne de Jacques Mesrine LOUIS HA MELIN En 1984, une réédition de L’Instinct de mort, de Jacques Mesrine, d’abord paru chez Lattès en 77, était devenue un best-seller au Québec.A Vancouver, ma blonde canadienne-anglaise me regardait, l’air de dire: Only in Quebec.Je me moquais des portraits de sa reine sur les traversiers.Elle riait de mon pape Jean-Paul II accueilli en délire à Montréal.On se serait cru dans Le Couteau sur la table de Godbout.De fait, c’est dans la Belle Province que la carrière d’ennemi public no 1 de Mesrine, jusque-là rien de plus qu’un braqueur de banques de motel.Un crime qu’il niera avec la dernière véhémence et dont on finira d’ailleurs par l’acquitter.En attendant, c’est la fuite au Texas, avec détour par Cap Canaveral pour voir les hommes s’envoler pour la Lune.Pourquoi le Texas?Il a là-bas, dit-il, des amis.Paul Rose, lui, s’y rend un an plus tard pour, d’après ce que ce bon fils a raconté à sa mère, qui l’a répété en Cour, «acheter des revolvers dans les tavernes».C’est sans doute par hasard que Mesrine et Rose se croisent dans la salle commune de la prison de Percé.Rose fréquente déjà des personnages peu recommandables.C’est l’été où le minuscule port de pêche converti en attrape-touristes est Ce n’est pas d’avoir «jiggé» la morue que Mesrine sera accusé, mais bien d’avoir étranglé une tenancière de motel doué, va démarrer sur les chapeaux de roue.Mesrine va d’abord connaître, au Québec, une idylle au sens philosophique du terme.Il dépose les armes.«Longues promenades en forêt, pêche dans les nombreux lacs.nous menions une vie saine.» Mais un acte de vengeance contre la personne d’un milliardaire tourne au kidnapping raté.Mesrine et sa compagne s’enfuient alors à Percé, un port sur l’importance duquel le Français semble se méprendre, puisqu’il envisage de s’y embarquer pour l’Europe.S’il s’était un peu mieux renseigné auprès des autochtones, il aurait su que le seul embarquement possible à Percé, c’était dans la barque de pêche du capitaine Ti-Jean.Or, ce n’est pas d’avoir «jiggé» la morue que Mesrine sera accusé, mais bien d’avoir étranglé une tenancière mis sens dessus dessous par le gros Paul et sa bande.En taule, Mesrine s'amuse à lui apprendre, dit-il, «quelques prises de self-defense.» On aimerait bien savoir lesquelles.Mesrine adore les geôliers québécois, qui le lui rendent bien.Il s’évade, est repris le lendemain dans la montagne.Des prisons de chez nous, Mesrine connaîtra la gamme croissante des cotes de sécurité, jusqu’à la fameuse USC (Unité Spéciale de Correction) de Sainte-Anne-des-Plaines, fabrique de fauves criminels dont il s’évadera aussi.Accompagné d’un complice, il retourne canarder les miradors du pénitencier.Montréal est alors considérée comme la «capitale canadienne des hold-up» et je remercie le ciel que ma copine vancouveroise ait ignoré ce détail à l’époque.Mesrine y est comme un poisson dans l’eau.On dit que le fils du roi de l’évasion, magicien de son métier, est en ville pour faire la promotion de CARTE BLANCHE au Salon du livre fEMMES SANS FRONTIÈRES irhilUMt* 4t»$witrk MiMDMOWMns J* VtuunuunMc ï.'smmp**.’* Chantal Gauthier FEMMES SANS FRONTIÈRES L'histoire des Sœurs Missionnaires de l'Immaculée-Conceptlon (1902-2007) Découvrez ces pionnières de la coopération internationale.Signature dimanche de 17 h à 18 h Moncef Guitouni et Yves Brissette L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE ET L’ENTREPRISE Pour favoriser la performance des entreprises! Signature dimanche de 14 h à 15 h 30 10MC U GUITOUNI oit'INTREPRISc ; I 'k Pierre Gagnon DE LA PÉNOMBRE À CAP-LUMIÈRE Itinéraire politique et spirituel d'un patriote Un passionnant témoignage du Québec du XXe siècle qui célèbre ses racines religieuses et son inaltérable soif d'indépendance.Signature jeudi de 19 h à 20 h Marlène Dubé ÇA VAUT LA PEINE DE RÊVER AVANT DE S’ENDORMIR Découvrez le grand pouvoir du rêve éveillé sur votre destinée et apprenez à mettre en valeur votre différence! Signature samedi de 17 h 30 à 18 h 30 U; PASSEUR D'ÂMES Gabriel Beaulieu LE PASSEUR D’ÂMES Un récit vraiment étonnant qui vous fera découvrir un monde parallèle peuplé de millions d’âmes perdues."'Hfÿ.r'9«r-r-Wi- Signature mercredi de igh à 16 h Pour découvrir la différence www.carteblanche.qc.ca ALDO BENNATI AGENCE FRANCE-PRESSE Les multiples visages de Jacques Mesrine la nouvelle réédition de cette autobiographie pas comme les autres.Les éventuels lecteurs feront bien de se méfier du syndrome du Capitaine Bonhomme.Mesrine mentionne parfois des dates et il pourrait être amusant d’aller à la Grande Bibliothèque comparer sa version virile et haletante avec le témoignage des archives.Une dernière chose: Mesrine, trente meurtres revendiqués, est un produit de la guerre.Il est ren- tré marqué de celle d’Algérie, coloniale et qui fut une bien sale affaire.Mais elles le sont toutes.Bien avant de récolter 18 pruneaux tirés d’un camion bâché en plein centre de Paris, Jacques Mesrine avait été décoré par le général de Gaulle.L’INSTINCT DE MORT, Jacques Mesrine, Flammarion Québec, Montréal, 2008,390 pages Noureev, la légende Le danseur connaîtra formidable ascension après être passé à l’Ouest ISABELLE PARÉ Pour qui aime la danse, et en sus la photo, le dernier-né des livres publiés sur Rudolph Noureev s’avère un savoureux survol de la carrière de l’une des plus grandes légendes de la danse du XXr siècle.Loin d’une biographie, l’ouvrage Noureev, publié par la maison Phaidon, se veut plutôt un fascinant parcours photographique en noir et blanc, un survol de la vie de l’un des plus fascinants interprètes des 50 dernières années.Les clichés, réalisés tant par des photographes de renom que par de purs inconnus, embrassent l’ensemble des rôles incarnés par Noureev au cours de ses 35 ans de carrière sur scène.Outre quelques rares images de son enfance en Sibérie, et de plus rares photographies le croquant dans sa vie privée, l’album illustre dans toute sa splendeur la variété des registres de Noureev, ainsi que le charisme et la fasdnan-te beauté de ce danseur plus grand que nature.De ses premières prestations avec le balet Kirov de Leningrad, à la fin des années 50, à ses premiers pas de deux avec sa partenaire légendaire, Margot Fonteyn, au Covent Garden de Londres, l’objectif des photographes a capté avec acuité l’incroyable force athlétique de Noureev, immortalisant ses sauts prodigieux lors des interprétations de L’Oiseau bleu et du Corsaire.Devenue une star internationale après sa demande d’asile politique à Paris en 1961, le danseur russe connaîtra une formidable ascension après être passé à l’Ouest, dansant tour à tour pour les plus grands, inoubliable dans Le Sacre du printemps (1971), de Maurice Béjart, et Apollon Musagète (1970) de Balanchine, dont fait longuement état Noureev.Les photos de spectacles et du danseur en répétition rappellent aussi l’interprète exceptionnel que fut Noureev dans des rôles à saveur plus théâtrale, comme Petrou-chka (1975), L’Apm-midi d’un faune (1979) ou Pierrot lunaire (1977).Nommé directeur du Ballet de l’Opéra de Paris en 1983, Noureev passera les dernières années de sa carrière dans la Ville lumière, jusqu’à sa mort, à 55 ans, le 6 janvier 1993.Près de 30 ans après qu’il eut réclamé l’asile politique, une rare photographie campe le danseur à 50 ans, déjà fortement diminué par le sida, de retour dans sa ville natale d’Oufa, aux confins de la Bachkirie.Du petit garçon né par accident dans un train du Transsibérien, élevé par un père militaire qui tenta tout pour le décourager de la danse, cette magnifique excursion photographique démontre avec force l’incroyable destinée de ce géant de la danse.Le Devoir NOUREEV Phaidon Paris, 2008,177 pages PEDRO RUIZ LE DEVOIR DU BON USAGE DES ETOILES Dominique Fortier Un premier roman d'une grande maturité et d'une construction habile sur un épisode tragique de l'exploration maritime.GRANDE PLAINE IV Alexandre Bourbaki Pour trouver la matière de ce roman inclassable sur la solitude, les chaises Solair, les bandes de couleurs et ('aménagement du territoire, 'imprévisible auteur du Traité de balistique, est allé à l'est, toujours plus à l'est.Séances de signatures au Salon du livre de Montréal (stand 100) w > I ) O U Q L’état d„ Encyclopédie historique et géopolitique MAi DE ¦ fois les pays hs ta planète le monde depuis 1945 : Les, grands enjeu* international! La Découverte Dominique Fortier ; leu 1(ih-19h I Ven I8h-19h I Sam 19h-20h Max Fér,indon : Ven 17h-I8h I Sam 14h-1!>h I Dim 12h-1dh alto Alexandre Bourbaki : )eu 19h-2()h I Sam 16h-17h I Dim 13h-14h www.éditiimsalto.com .Tous les pays de la planète .Le monde depuis 1945 .Les grands enjeux internationaux .Nombreuses cartes, richement illustré Bibliothèque et Archives nationales du Québec vous invite à assister à la conférence éraire égyptienne contempo buz et la relève prononcée par Mohamed Salmawy, président de l’Union des écrivains égyptiens, secrétaire général de l'Union générale des écrivains arabes, rédacteur en chef et collaborateur de l'édition française du journal égyptien Al-Ahram Hebdo et éditorialiste dans plusieurs autres publications à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque > le mercredi 19 novembre à 19 h 30 475, boul.De Maisonneuve Est, Montreal (g)® Berri-UQAM Renseignements : 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 www.banq.qc.ca Entrée libre dans la limite des 300 places disponibles Cette conférence est présentée en collaboration avec le Bureau des affaires culturelles et de l'éducation, Consulat général d’Égypte, l'Institut d’études internationales de Montréal et la Chaire UNESCO d'étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique.M.Salmawy est invité d’honneur au Salon du livre de Montréal 2008.OD UQAM Québec SÏ5 f i 1 E ^ K V 0 1 H • LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE I (i NOVEMBRE SALON DU LIVRE ENTRETIENS Contact sur papier avec Robert Lepage et Boris Cyrulnik PAUL CAUCHON La série Contact de Stéphan Bureau se déploie sur plusieurs formats.L’animateur-producteur Tance en effet ces jours-ci deux recueils d’entretien avec Robert Lepage et Boris Cyrulnik, qui représentent une version «allongée» des deux émissions qui leur étaient consacrées.En plus de proposer les entre- tiens de Contact à Télé-Québec, Stéphan Bureau avait mis en ligne sur le site Internet de l’émission du matériel supplémentaire, dont le rapport de recherche préparé pour chaque entretien.Puis, il avait lancé les DVD de trois entretiens, ceux avec Daniel Pennac, Michel Onfray et Boris Cyrulnik.Les livres permettent d’aller encore plus loin: comme une en- IS CYRULNIK ROBERT LEPAGE ¦HÜM trevue peut s’étaler sur deux jours, on imagine facilement tout le matériel qui n’a pas été utilisé pendant l’heure de diffusion de l’émission, matériel qu’on retrouve donc maintenant dans les livres, avec une introduction de Stéphan Bureau.Selon l'éditeur, Amérik Média, d’autres titres pourraient paraître dans les prochains mois.On songe, entre autres, à mettre en marché les entrevues avec Dany Lafer-rière et Michel Onfray.Par ailleurs, Artv rediffuse à compter de janvier 2009 les entrevues de Contact déjà diffusées à TéléQuébec.Le Devoir STÉPHAN BUREAU RENCONTRE ROBERT LEPAGE Amérik Média Montréal, 2008,200 pages STÉPHAN BUREAU RENCONTRE BORIS CYRULNIK Amérik Média Montréal, 2008,191 pages Stéphan Bureau, animateur de la série Contact à Télé-Québec SOURCE TÉUvQUÉBEC Libère agréée Toujours de meilleurs prix1.Là où les tigres sont chez eux l-M B.De Roblès Les filles tombées Micheline Lachance Seul le silence R.).Ellor Toute la richesse de la tangue française VU H t i I N L LAC HAN Cl Seul le silence *¦ Les Filles PETirRobERT 60 000 mots et À l'achat de 3 livres, obtenez .15% 20' 25% mm Sa line tpagailtqat, qui mm hantera ionytemp# '•à, M&âüér de rabais sur le premier livre O de rabais sur le deuxième livre * Ritournelle de la faim I.M.G.Le Ciézio auteur gagnant du prix Nobel de littérature 2009 Ce que le jour doit à la nuit Yasmina Khadra Bestiaire Éric Dupont de rabais sur le troisième livre * «UC DUPOM1 BESTIAIRE Munira ittîot fixri.îi lit !A ÎABI Pensez cadeaux / Sur présentation de cette annonce seulement Offre en vigueur jusqu'au 7 décembre 2008 La grande librairie du Quartier Latin le Parchemin DEPUIS 1966 Métro Berri-UQÀM, 505 rue Sainte-Catherine Est, (514) 845-5243 librairie@parchemin.ca www.parchemin.ca 2R45 Jm Vl 29,95 Parce qu'on a tous Québec: quatre de la visite siècles d'une Ricardo Larrivée v capitale RICARDO La Grande Quête de Jacob Jobin #1 Dominique Deniers \ [ m — T ,., , • II.uS II J,¦ ÿAWfflW Ptiii RobiRT 2009 1.1e Parchemin teUns Berri'ÛQAM pinoe de* Art* MV n* E-ïi m tue C|#wIh» Ouev Utv***' fOrttaw) Mrrfrtww tCMÉNc; H2LiC» H2X1/B ai4-, (V^6î43 Je» .; i Une œuvre majeure intelligemment discutée et analysée par deux intellectuels de pointe.Une entreprise aussi originale qu’éclairante.w ww.ecBtfttftsnow bfc ne, ca i nous la librairie La canopée LE I) Ë V 0 1 H .LES SAMEDI 15 ET D I M A IV C Ji E 1 (i NOVEMBRE 2 0 0 8 F 29 SALON DU LIVRE MUSIQUE Les disques qui ont marqué le Québec PAUL CAUCHON Du Canadien errant à Malajube en passai)! par le disco et Pauline Julien, l’éventail est vaste.Eric Trudel, journaliste culturel, propose dans ce nouvel ouvrage les 101, disques qui ont marqué le Québec.Etablir un tel palmarès nécessite une bonne dose de courage.ou d’inconscience! Car c’est le genre de palmarès qui finit toujours par susciter des critiques et celui-ci n’échappera pas à la règle.Toutefois, on salue des choix audacieux, une ouverture à plusieurs genres musicaux et un objet-livre fort réussi, à la mise en page séduisante.Les 101 albums proposés ne sont pas classés par ordre d’importance, mais plutôt par ordre chronologique.Excellente idée.Chaque disque choisi est placé dans son contexte historique et musical, avec anecdotes, extraits d’entre vues ou de critiques de l’époque.L’ensemble s’apparente donc à une véritable histoire de la musique au Québec, avec des informations tant sur les choix culturels que sur les goûts du public ou l’évolution des techniques de diffusion.La particularité de cet ouvrage, c’est qu’il ratisse très large.On commence non pas avec La Bolduc ou Alys Robi, qui sont respectivement les deuxième et troisième artistes choias, mais avec Joseph Saucier, qui avait enregistré Un Canadien errant sur 78 tours, choix intéressant qui nous plonge vraiment aux racines de l’enregistrement phonographique.Trudel survole tous les genres: les incontournables auteurs-interprètes, bien sûr, comme Leclerc, Vigneault, Ferland, Léveillée, Charlebois et Diane Dufresne, jusqu’à Pierre Lapointe et Daniel Bélanger; les grandes interprètes, comme Monique Ijeyrac; mais il cite aussi des yhanteurs plus inscrits dans la culture populaire (Les Çlassels, Ginette Reno et même Star Académie, choix que je ne conteste aucunement puisqu’il s’agit en effet cf un phénomène très marquant), ainsi que des titres jazz d’Oscar Peterson ou dllzeb., Les histoires de la chanson québécoise sont toujours centrées sur la chanson francophone, et il y eut une époque où elles avaient de la difficulté à annexer Leonard Cohen.Trudel, pour sa part, a non seulement choisi phis d’un titre de Cohen, il a inclus plusieurs autres artistes anglophones (Mashmakhan, Aldo Nova, Gino Vanelli, Corey Hart, Voivod et ainsi de suite), ainsi que des artistes qui témoignent d’une autre culture, comme Lhasa ou Kashtin.Son désir d’élargir la palette lui fait explorer des marges plutôt surprenantes.Inclure dans la liste des 101 disques marquants du Québec The Nils de 1985, un titre house d’Akufen (2002) ou un titre du pianiste Gonzales (2005) me semble abusif D’autant plus que certains artistes auraient pu être mieux présentés.Ferland et Diane Dufresne voient deux de leurs titres sélectionnés, mais Charlebois en a un seul, le Chariebois-Forestieràe 1968.J’aurais au moins ajouté Québec Love ou le Charlebois de FuManChu.Journée d’Amérique de Richard Séguin est représenté, mais pas Récolte de rêves des Séguin.De Plume Latraverse j’aurais choisi Pommes de route plutôt qu’un disque de grand succès.Willie Lamothe a sa place, mais pourquoi pas le Soldat I obrun?Et plusieurs fans d’Harmonium seront outrés: l’auteur a choisi La Cinquième Saison plutôt que L’Heptade.Bref on peut discuter à l’infini.Et terminer la liste des 101 disques marquants avec Tricot Machine me semble bien présomptueux' disons que ce groupe n’a pas encore prouvé qu’il frit partie des artistes marquants, surtout que Mes Aïeux brillent par leur absence (mais Les Cowboys fringuants et Loco Lo-cass sont dans le livre).Il s’agit donc d’une sélection partiale, mais qui de meure stimulante à cause des discussions qu’elle peut provoquer.En tout cas, l’auteur assume ses choix.Le Devoir LES 101 DISQUES QUI ONT MARQUÉ LE QUÉBEC Éric Trudel Trécarré/Ici Montréal, 2008,272 pages MUSIQUE CLASSIQUE Le classique par l’image CHRISTOPHE HUSS Un gros pavé, Les 1001 Œuvres classiques qu’il faut avoir écoutées dans sa vie, a été réalisé sous la direction de Metthew Rye, critique musical du Daily Telegraph.L’ouvrage, imposant, fait partie d’une série comprenant les 1001 Albums, les 1001 Livres, les 1001 Tableaux, ainsi que les 1001 Jardins qu’il faut avoir vus et 1001 Vins qu’il faut avoir goûtés.L’éditeur de la versiqn française, Flammarion, a choisi Ève Ruggie-ri, la passionaria du classique à la télévision française — genre certes relégué dans la grille horaire à une heige ou deux heures du matin.Les Éditions du Trécarré publient la version en langue française au Canada.Tout ouvrage de ce genre s’expose à la contestation des choix, contestation double ici puisque la subjectivité touche à la fois le choix des 1001 œuvres et celui des meilleures versions qui les représentent On ajoutera un troisième angle: les ouvrages qui ont droit à une pleine page mesurés à ceux dont le cas est réglé en une colonne.A ce chapitre, on relèvera que cinq opéras de Verdi (Traviata, Don Carlos, Macbeth, Aida et Otel-lo) ont droit à une page, alors que les deux opéras les plus populaires du monde, Carmen de Bizet et Don Giovanni de Mozart, voient leur cas traité en une colonne.Tout ouvrage de ce genre s’ex- LES 1001 ŒUVRES CLASSIQUES QU'IL FAUT AVOIR ÉCOUTÉES DANS SA VIE pose à la critique, disais-je.Mais pas tout à fait A la fin des années 80, Robert Laffont dans sa collection «Bouquins», avait publié un ouvrage quasiment parfait Le Dictionnaire des disques et des compacts, qui juxtaposait et discutait pour chaque œuvre les interprétations les plus marquantes.Cet ou-vrage n’a pas été mis à jour, hélas.Evidemment, il était moins beau que celui-ci.Car le grand avantage de ces 1001 Œuvres classiques est l’aération de ce catalogue par une iconographie admirable, souvent même précieuse et impressionnante.Le problème de fond que rencontre un tel ouvrage est évidemment celui de la disponibilité des disques recommandés qui varie aujourd’hui plus que jamais.L'ouvrage est indubitablement rédigé par des gens qui connaissent leur affaire, mais avec le biais ultratraditionnel s’agissant d’un ouvrage anglais faisant la promotion à outrance des étiquettes de disques anglaises et des artistes anglais.Cela dit, on a déjà vu des livres ou des magazines en provenance de Grande-Bretagne qui faisaient cela de manière plus éhontée.Ici, cela prête parfois à sourire lorsqu’on voit que tous les disques Vivaldi recommandés, à une exception près (Les Quatre Saisons par Rinaldo Alessandrini), sont anglais, alors même que l’interprétation de Vivaldi est marquée depuis quinze ans par un renouveau en provenance d’Italie.Quant au chef qui célèbre l’élévation spirituelle et la religiosité du Stabat Mater, il croupit en prison, condamné pour quatorze chefs d’accusation d’at-tpuchements sexuels sur mineurs.Éditorialement, on appelle cela une faute de goût Le Devoir LES 1001 ŒUVRES CLASSIQUES Ouvrage collectif sous la direction de Matthew Rye Préfacé par Ève Ruggieri Trécarré Montréal, 2008,960 pages ILS SERONT AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL MARTIN BERUBE Pourvu que ça fonde au printemps Michel de Maule le samedi 22 novembre de 14 h à 16 h MICHAL GOVRIN Sur le vif Sabine Wespieser le dimanche 23 novembre de 14 h 30 à 15 h 30 Michal Govrin fera un entretien public avec Sophie Jama le dimanche à 16 h à L’Agora.KEVIN VENNEMANN Près de Jedenew Gallimard le dimanche 23 novembre de 14 h à 15 h Kevin Vennemann et Verena Stefan feront une lecture suivie d’une discussion avec Jean Fugère à L'Agora le dimanche à 15 h 15.SCHOLASTIQUE MUKASONGA La femme aux pieds nus Gallimard le vendredi 21 novembre de 17 h 30 à 18 h 30 le samedi 22 novembre de 16 h 30 à 17 h 30 le dimanche 23 novembre de 12 h à 13 h Scholastique Mukasonga participera à la table ronde L'écriture gardienne de la mémoire le samedi à 14 h 30 au Carrefour Desjardins et rencontrera Gilles Archambault, toujours au Carrefour Desjardins, le samedi à 16 h.ATIQ RAHIMI Syngué sabour Pierre de patience P.O.L PRIX G0NC0URT 2008 le vendredi 21 novembre de 17 h 30 à 18 h 30 le samedi 22 novembre de 12 h à 13 h le dimanche 23 novembre de 13 h à 14 h Atiq Rahimi sera au Carrefour Desjardins avec Gilles Archambault le dimanche à 12 h 30.Séanced (le dignatim ______________________________________________________________________________________________________________________: LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL Salon International du livre de Montréal i A PEUR DU MAI 14 Histoire de Québec et de ses régions Ma/ic ValUèvm 21 novembre: 16 h 30à 17 h 30 Champlain et les fondateurs oubliés Matlüeu 5) 'Aakfmn 22 novembre : 15 h 00 à 17 h 00 Entretien avec Entretien avec me aidante surnaturelle ^ MaAfo- Pacj^aet , 21 novembre: 1ôh00à 19H00 22 novembre : 13 h 00 à 15 h 00 23 novembre : 13h00à 15 hOO La peur du mal Mo/iæA 23 novembre: 12hOOà13hOO ModeüsaliDG et construction des mondes de connaissances l;and 251 Modélisation et construction des mondes de connaissances Qill&iJlemÀ/ie, 20 novembre: 1ôh00à 19H00 * ^-r~; ' % I l.-fw P*' N «K.y.,.,,|m |J*t ^ L’opéra du samedi Ré i : POUR UNE GAUCHE EFFICACE Aussi, un gouvernement de la gauche efficace prônerait un allégement fiscal et réglementaire (sauf social et écologique) en échange duquel les entreprises s’engageraient à respecter «le cadre juridique et réglementaire le plus favorable du continent aux droits des salariés [.] elle plus rigoureux du continent en matière de protection de l'environnement et des consommateurs».Par exemple, au lieu d’augmenter les impôts sur les sociétés, qui affectent ou les prix ou les salaires, il faut plutôt faire payer «les individus riches».En échange d’une abolition de la taxe sur le capital les entreprises doivent s’astreindre à de nouvelles normes minimales du travail (meilleure conciliation travail-famille, par exemple) et à une gestion plus participative.Selon cette même logique du «donnant-donnant», Usée propose une réduction conditionnelle de la taxe sur la masse salariale.Les entreprises peuvent en bénéficier si elles présentent un plan général d’augmentation de la productivité qui protège les salariés.De la même manière, une entreprise qui te cencie moins pourrait cotiser moins à l’assurance chômage (mais il s’agit ici d’un dossier fédéral).Faire payer les riches Ces propositions plutôt techniques, présentées à la chaîne parmi tant d’autres, peuvent finir par donner le tournis au lecteur non spécialiste, mais elles suivent une logique facile à retenir il s’agit de réduire les coûts de production des entreprises, mais en protégeant les tra-vaiüeursconsommateurs, voire en améliorant leur sort L’un ne doit pas aller sans l’autre.Ces réductions de taxes affecteront les revenus de l’État Pour renflouer la caisse, Usée avance plusieurs solutions visant à faire payer les riches.Les amendes, par exemple, devraient être alignées sur le revenu, comme c’est déjà le cas dans quelques pays.«Une contravention pour avoir grillé un feu rouge?L’équivalent d’une demi-journée de revenu», suggère Usée.Après une consommation de base, les tarifs d’électricité devraient augmenter.Les tarifs gouvernementaux (SAAQ, garderies) devraient aussi être modulés en fonction du revenu.Les produits de luxe pourraient être lourdement taxés.Usée propose même de légaliser et de réglementer la vente de marijuana et la prostitution,, mais il reconnaît que la souveraineté serait nécessaire pour ce faire.Une augmentation importante des tarifs d’électridté pour tous, accompagnée d’une baisse d’impôt à l’avenant et d’un remboursement pour les ménages à faible revenu, engendrerait aussi, selon lui, un cercle vertueux.Sa démonstration, trop détaillée pour être reprise ici, est spectaculaire et fait réfléchir, même si le volet d’une privatisation partielle (25%) d'Hydro-Québec convainc peu.Le chapitre que Usée consacre à la lutte contre la pauvreté est un des plus stimulants de cet ouvrage.La pauvreté, rappelle-t-il, coûte très cher.Le Québec, dans ce dossier, fait bonne figure par rapport à ses voisins, mais il doit faire mieux.Pour y arriver, il doit de toute urgence généraliser les services de garde pour les enfants pauvres (et ne surtout pas remettre des chèques directement aux parents), privilégier la scolarisation précoce, mieux payer les enseignants, particulièrement ceux qui travaillent en zones défavorisées, combattre l’analphabétisme à tout âge et imposer une obligation de formation aux jeunes assistés sociaux aptes au travail Cette lutte, on le voit passe essentiellement par l’éducation.A l’université, une augmentation des droits de scolarité pourrait s’accompagner d’un «contrat citoyen».En s’engageant à œuvrer au Québec pendant 12 de ses 20 premières années de travail un étudiant bénéficierait d’un important remboursement Véritable électron libre de la socialdémocratie québécoise, Usée, qui s’affiche clairement en faveur de Pauline Marois, se livre, même quand il pousse le bouchon un peu loin, à une brillante et nécessaire entreprise de désintoxication idéologique.D nous invite, avec une audace qui parfois s’emballe, à être riches, de moyens et de temps, ensemble.«Que ceux qui ont du cran, lance-t-il engagent le débat et prennent des décisions Que les autres rénovent leur sous-sol.» Lui, de toute évidence, préfère la parole publique au marteau privé.lou iscc/tcsympati co.ca POUR UNE GAUCHE EFFICACE Jean-François Usée Boréal Montréal, 2008,280 pages OGO OGNIAN Jean-François Usée est un penseur hyperactif dont le regard sur le Québec est à la fois lucide et très enthousiaste.Véritable électron libre de la social démocratie québécoise, Jean-François Lisée se livre, même quand il pousse le bouchon un peu loin, à une brillante et nécessaire entreprise de désintoxication idéologique Les Publications du Québec Stand no 566 nwm V* flHH m2 Publications Québec E9 B 31 El ca Vente et information : 418 643-5150 1 800 463-2100 www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca ¦» Ijgmms Un formidable album.Nos hommes comme vous ne les avez jamais vus ! HÉLÈNE-ANDRÉE BIZIER Une histoire des hommes québécois en photos 288 PACES ¦ 39,951 - Chansons Ve n»»'"' Cadeau Le G* ouvrage de la collection de livres-disques d’Henriette Major.Une valeur sûre pour toute la famille.ÊchslU de croissance et calendrier eh cadeau ! HENRIETTE MAJOR, PATRICE DUBUC Chansons des quatre saisons lis PACES • 24,955 LA CUISINE ./7 f Ç O il t! C C Une nbuvelle édition du grand classique québécois.La cuisine raisonnée 416 PAGES *34,95$ Cümrt GBATUIT Plus de 500000 exemplaires vendus I En prime, un carnet pour écrire vus recettes personnelles Une invitation à vivre intensément.Client fcgâslô ISABELLE CLÉMENT La vie est belle I 25 figures marquantes célèbrent la beauté du monde est belle La vifî 1 \-.m 136 PAGES- 24,955 Fl DES JO ans de bonnes lectures www.editionsfides.com r.| jauniU3 Montréal, 1960-1970: un véritable big bang culturel et artistique qui va modifier le visage du Québec.CARMEL DUMAS Montréal chaud /show Chronique libre d’une explosion culturelle 336 PAGES • 37,955 UNE HISTOIRE Le sucre.il a changé le monde ! Voyez comment.ELIZABETH ABBOTT Le sucre Une histoire douce-amère 456 PAGES • 29,955 r; i _ fjïTENDR® et l’homme de rien Le début d’une série palpitante que vous voudrez suivre pas à pas.PIERRE CARON Letendre et l’homme de rien 344 PAGES •24,955 MARTIN vents cl marées Contre vents ! '*:Ü y‘s'i'S-'r Une autobiographie pétrie de rigueur çt d’humour.PAUL MARTIN Contre vents et marées Mémoires 600 PAGES • 29,95$ ENSEMBLE JUSQU’AU SOMMEI isgxtAon 01 Aouites asamt un» ntiscMu.s, JEAN-FRANÇOIS MARTIN Ensemble jusqu’au sommet L’exploit de six adultes ayant une trisomie 21 128 PAGES- 24,95$ JAY PARINI Une année dans la vie de Tolstoï 376 PAGES-29,95$ «mi (mm» JH\ ALEXANDER McCALL SMITH Le bon usage des compliments La quatrième enquête philosophique d’Isabel Dalhousie 272 PAGES • 24,95$ ANDRÉ BEAUCHAMP I Environnement et Église Le temps de l’engagement 176 PAGES* 19,95$ Im.igtnmrt Mxia! « folk' htu-Miiv tp Htysi La featiSe des siéiriei» Michel Biron L’absence du maître Saint-Denys Garneau • Perron • Ducharme Paul Bleton et Mario Poirier Le vagabond stoïque Louis Hémon Pascal Brissette La malédiction littéraire Du poète crotté au génie malheureux Joël CastoiIguay-Bélanger Les écarts de l’imagination Pratiques et représentations de la science dans le roman au tournant des Lumières Yan Hamel La bataille des mémoires La Seconde Guerre mondialb et le roman français Michel Lacroix De la beauté comme violence L’esthétique du fascisme français, «9191939 Geneviève Lafrance Qui perd gagne Imaginaire du don et Révolution française Guillaume Pinson Fiction du monde De la presse mondaine à Marcel Proust Pierre Popovic Imaginaire social et folie littéraire Le second Empire de Paulin Gagne Michel Porret Sur la scène du crime Pratique pénale, enquête et expertises judiciaires à Genève (xvm'-xix' siècle) Maxime Prévost Rictus romantiques Politiques du rire chez Victor Hugo Mauricio Secura La faucille et le condor Le discours français sur l’Amérique latine (1950-1985) Les Presses de l'Université de Montréal www.pum.umontreal.ca Université A de Montréal .Marcel Trudel Jacques Perron éalitè* Jaws ( histoire du Québec ft ! La suite Les roses sauvages P*t*t roman suivi d’une lettre d’amour soigneusement présentée fr ; (A ¦ ifllfcrtftiilii 304 pages • n,95» 192 pages-9,95$ Pierre Vadeboncoeur Un amour libre suM de Dix-sept tableaux d'enfant Françoise Deroy-Pmeau Marie de l'incarnation Ivnime d aftairos, mysUqut t'I de Id NDwvclk’I'miu-»' a 336 pages -12,95$ 168 pages • 11,95$ 20 ans .et toutes ses lettres ! ww.livres-bq.com »
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