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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 2008-10-28, Collections de BAnQ.

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LE PLC-Q TOURNE LE DOS À CÉLINE HERVIEUX-PAYETTE Page A 4 -?www.ledevoir.com ?- LE DEVOIR Santé mentale : la première ligne n’existe toujours pas Groupes de défense des droits en santé mentale, acteurs communautaires et syndicats de ce secteur se réjouissent de la décision de la protectrice du citoyen, révélée hier par Le Devoir, d’examiner en profondeur le traitement réservé aux personnes souffrant de troubles mentaux ou psychologiques.Plusieurs entendent d’ailleurs collaborer à son évaluation du plan d’action québécois en santé mentale lancé en 2005 par l’ex-ministre Couillard et qui, affirment plusieurs, a entraîné une dégradation des services.JACINTHE TREMBLAY Limiter au maximum les hospitalisations pour prodiguer les soins dans la communauté, telle est, en gros, reproche privilégiée dans le plan d’action en santé mentale 2005-2010 qui porte le titre évocateur de La Force des liéns.Pour le concrétiser, la plupart des services offerts dans les hôpitaux psychiatriques et dans les départements de psychiatrie des centres hospitaliers universitaires et des hôpitaux devraient, dans deux ans, être prodigués dans les CLSC, les groupes de médecine familiale (GMF) ou autres ressources de proximité, et le personnel voué à ces activités doit y être transféré.Le plan prévoit de plus un rôle accru, ainsi que des ressources supplémentaires, pour le réseau communautaire.Ça, c’était le plan.Sur le terrain, les intervenants observent toutefois des réalités fort différentes.«Les urgences psychiatriques débordent, et les lits sont occupés à pleine capacité», note Caroline Tremblay, présidente du Syndicat des professionnelles et professionnels des affaires sociales du Québec (CSN).«Les guides d’accès aux services en santé mentale, dont plusieurs devaient être créés à Montréal, n’existent pas.Aucune des nouvelles équipes en santé mentale qui devaient être mises en place dans les CISC n’a encore vu le jour», rapporte Ghislain Goulet, organisateur communautaire d’Action Autonomie.«La population n’est pas informée du plan d’action, et les personnes Les conséquences des réductions de services se répercutent i» dans la rue, dit le président du Comité de protection des malades VOIR PAGE A 10: SANTÉ ?9s> ~ à JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre Raymond Bachand et Jean Charest, lors de l’annonce d’un investissement de 575 millions de Pratt & Whitney, hier, à Mirabel (voir nos informations en page B 1).Le premier ministre a alimenté la thèse de la tenue d’élections générales au Québec avant Noël.Des élections avant Noël Charest renonce à son voyage en Chine pour faire campagne ANTOINE ROBITAILLE AA uébec — En confirmant hier qu’il annulera sa participation à une importante mission en Chine prevue pour début novembre, Jean Charest a accrédité la thèse selon laquelle il compte déclencher des élections générales avant Noël.La date du déclenchement la plus probable est le 5 novembre, pour un vote le 8 décembre.Le premier ministre prétend toutefois qu’il «n’y a pas de décision de prise d'aller en élection», mais les signes que le rendez-vous électoral est inéluctable sont légion.Hier, il a évoqué des raisons pour dissoudre le Parlement rejetant sur l’Action démocratique et le Parti québécois la responsabilité d’un scrutin hâtif.Ces formations ont à ses yeux fait toute la fin de semaine des déclarations révélant qu’elles ne sont pas «en mode de coopération», alors que l’état de l’économie le commanderait a souligné le premier ministre.«Quand [le député péquiste] Sylvain Simard va au micro pour annoncer l’intention de défaire le gouvernement, je pense qu’elles sont claires, les intentions de l’opposition», a déclaré M.Charest en marge d’une annonce à Mirabel.«J’ai entendu les déclarations de M.Legault [qui dit avoir hâte d’en découdre]; Mme Marais a fait circuler des pétitions et, en même temps, ils font une formation pour une campagne électorale.» Il illustre en somme les choses ainsi: «Je constate [.] que et Mme Marais et M.Dumont ont mis pas mal de bûches dans le poêle.» Dans l’entourage du premier ministre, hier, on assurait que les derniers jours avaient été déterminants dans sa réflexion: «Avant la fin de semaine, des élections automnales, ce n’était pas un scénario de prédilection pour lui.» Après ce week-end, on se demande si un gouvernement minoritaire pourrait avoir «la stabilité nécessaire pour traverser les périodes de turbulence qui s’en viennent», a-t-on confié.M.Charest a soutenu que sa situation de gouvernement «minoritaire» — mot avec lequel 0 a renoué hier —, où il y a «trois paires de mains sur le volant», n’était pas fidéal dans la crise actuelle.Il juge «avoir tenté de travailler avec» les partis d’opposition, les rencontrant VOIR PAGE A 10: ÉLECTIONS ¦ Lire aussi l’éditorial de Marie-Andrée Chouinard, page A 8 ® Lire aussi la chronique de Michel David en page A 3 : L’avantage du terrain ÉLECTIONS AMÉRICAINES Obama lance sa plaidoirie Anale; McCain tente de convaincre ri À lire en page A 6 \ John R.MacArthur Qui est le vrai Obama ?¦ À lire en page A 6 INDEX Annonces B 4 Idées .A 9 Avis publics.B 5 Météo.B 6 Culture B 8 Monde A 6 Décès.B 4 Mots croisés.B 6 Économie B 1 Sudoku B 4 Éditorial A 8 Télévision B 7 K Finances, vision, unité: maîtres-mots de Paul Martin pour l’avenir du PLC Rien n’empêche que le prochain chef provienne du Québec, croit l’ancien premier ministre L’ancien premier ministre Paul Martin n’a pas l’intention de devenir une belle-mère qui revient hanter son ancien parti politique.Mais à l’occasion du lancement officiel de ses mémoires, hier soir à Ottawa, l’ex-chef libéral a tout de même accepté de répondre aux questions du Devoir sur l’avenir du Parti libéral et la course au leadership qui s’amorce.ALEC CASTONGUAY Ottawa — L’ancien chef libéral et premier ministre du Canada Paul Martin affiche l’air serein de l’homme qui a pris du recul.Alors qu’il a été dans l’œil du cyclone politique pendant de nombreuses années, le stress intense d’autrefois ne pèse plus sur ses épaules.Il est rendu ailleurs, dans sa vie comme dans sa carrière.À tel point que son après-carrière politique bien remplie menaçait son projet d’écrire ses mémoires.Paul Martin s’est donc attelé à la tâche rapidement Son livre, Contre vents et marées (Fides), une brique de 550 pages, paraît moins de trois ans après son retrait de la vie politique.«Je savais que si je ne le faisais pas immédiatement, je ne le ferais jamais.Je me connais, je l’aurais mis de côté et il n’aurait jamais vu le jour», a-t-il dit hier lors d’une longue entrevue avec Le Devoir.La lutte contre la pauvreté en Afrique, l’aide aux autochtones et la réforme des institutions internationales, comme le G8 et le G20, occupent son temps, dit-il.Et maintenant qu’il n’est plus député fédéral, il pourra s’y consacrer à temps plein.Il y a trois semaines, Le Devoir a révélé en exclusivité de larges extraits de la biographie de Paul Martin, qui sort dans les librairies ces joursci.Dans ce livre, il raconte son enfance, sa jeunesse, son passage à la barre de Canada Steamship lines et son entrée en politique.D consacre plusieurs chapitres à sa course au leadership de 1990 et à celle, larvée, en vue de remplacer Jean Chrétien.11 aborde également les deux années passées dans le siège de premier ministre, y VOIR PAGE A 10: MARTIN DIDIER DEBUSSCHERE REUTERS Paul Martin estime que le Parti libéral a aujourd’hui besoin d’une nouvelle vision.Aujourd’hui, 20 h Concert gala du 400e de Québec Avec le pianiste Alain Lefèvre, la contralto Marie-Nicole Lemieux et l’Orchestre national de France dirigés par Jean-Philippe Tremblay et Fabien Gabel Animation: Michel Keable Réal.: Michéle Patry.Patente Labrle Radio-Canada, ca / espacoclassiqu© LE DEVOIR, LE MARDI 28 OCTOBRE 2008 A 3 ACTDALITES isUtiim Ï>C* 1 l dr Radio YMeMafle 31 octobre I8h00 •382-3913 L’avantage du terrain Michel David ario Dumont l'a répété au moins une demi-douzaine de fois au cours de la fin de semaine dernière: au moment où l’Assemblée nationale débattait des mesures à prendre pour faire face à la crise économique, Pauline Marois était à Toronto pour recevoir un prix décerné par un organisme communautaire.Cette absence risque de revenir la hanter au cours des prochaines semaines.Il ne fait aucun doute que la mise sur pied du réseau des centres de la petite enfance (CPE) est une remarquable contribution au développement de la société québécoise, dont il faut être reconnaissant à Mme Marois, mais il y avait un puissant symbole dans son absence de l’Assemblée nationale.La chef du PQ déteste être étiquetée comme une «sociale», par opposition à une «économique», même si elle a été ministre de l’Économie et des Finances.La chef du PQ est en quelque sorte victime de ses succès antérieurs.On se souvient très bien qu’elle a créé les CPE et les commissions scolaires linguistiques, mais son passage aux Finances n’a laissé presque aucune trace dans l’opinion publique.En période de croissance économique, le souci de distribuer généreusement la richesse est une qualité appréciée.Quand il s’agit de sauver les meubles, la pingrerie devient presque une vertu.En 2003, Monique Jérôme-Forget était très impopulaire avec sa réingénierie.Aujourd’hui, on la félicite presque de s’être àccrochée à sa sacoche.; Selon Mme Marois, le PQ a démontré dans le passé sa capacité de gouverner en période de crise éco-fiomique.Il est vrai que, durant la crise du début des années 1980, le gouvernement Lévesque avait eu quelques bonnes idées, corqme la Corvée-Habitation, même si les employés de l’Etat ont plutôt retenu que leurs salaires ont été amputés de 20 %.Tout cela re-tnonte cependant à plus de 25 ans.?; Depuis qu’elle est devenue chef du PQ, Mme Marois a joué essentiellement la carte de l’identité.Pendant ce temps, les stratèges libéraux se sont employés avec succès à rétablir dans l’esprit de la population le lien entre le PLQ et le développement économique.Même si Jean Charest lui-même ne peut faire valoir aucune expérience particulière en la matière, la Campagne à venir se déroulera sur son terrain.En réalité, les moyens dont dispose un gouvernement provincial pour affronter une crise économique demeurent toutefois limités.M.Charest a tout intérêt à déclencher les élections dans un contexte de crise appréhendée et prétendre qu’il est le plus apte à y faire face, plutôt que d’attendre que la récession frappe de plein fouet et démontre son impuissance.; Le 8 décembre, on en sera encore à craindre le pire, tandis qu’au printemps prochain, il risque d’être arrivé.Contrairement à Stephen Haiper, qui a été surpris par l’écroulement des marchés au beau milieu de la campagne fédérale, M.Charest a eu la chance de deyancer les fermetures d’usines.A chaque élection, le chef du PQ se retrouve dans la position inconfortable de devoir courir deux lièvres à la fois.Entre les militants péquistes qui veulent l’entendre parler de souveraineté du matin au soir et la population qui veut le voir s’occuper des «problèmes du vrai monde», l’équilibre est toujours délicat Quand les électeurs voient fondre leurs épargnes Çomme neige au soleil et s’inquiètent pour leur em- Sloi, ils se soucient assez peu de «voir inscrit ce beau wt de six lettres, Québec, dans l’histoire du monde», çomme on peut le lire en conclusion du Manifeste pour la souveraineté qui a été rendu public en fin de èemaine dernière.In PQ court toutefois un sérieux risque de démobilisation, si les souverainistes estiment que leur projet (l’est plus qu’un vœu pieu, reformulé pour la forme entre deux élections.Déjà, plusieurs n’ont pas digéré le renvoi du référendum aux calendes grecques.Ils ne seront pas très rassurés par une vague promesse de faire la tournée des cégeps et des universités, une (ois que les élections seront passées.Plus que jamais, Mme Marois doit avoir une idée claire de l’objectif qu’elle poursuit réellement Officiellement, elle ne peut que souhaiter former le prochain gouvernement mais retrouver son statut d’opposition ôfficielle avec une cinquantame de députés serait déjà une performance satisfaisante pour le PQ, compte tenu du fort taux de satisfaction à l’endroit du gouvernement.Si l'ADQ est éliminée du jeu, la règle de l’alternance ramènera inévitablement le PQ au pouvoir un jour ou l’autre.La question est de savoir si Mme Marois sera encore là ce jour-là.Si elle fait résolument campagne sur la souveraineté, les militants péquistes lui pardonneront plus facilement une éventuelle défaite que si elle a joué la carte du «bon gouvernement» économique.; A tous égards, il aurait été infiniment préférable pour le PQ que les élections soient reportées à (out le moins au printemps prochain.On comprend mal les fanfaronnades des «faucons» péquistes comme Sylvain Simard et François Le-gault, qui ont menacé de renverser le gouvernement si les mesures proposées pour faire face à la crise étaient jugées insatisfaisantes.le prétexte paraît néanmoins bien mince.Même si le PQ voulait le faire tomber, M.Charest sait très bien Ciu’il pourrait compter sur l’appui de l’ADQ.Dans l’état où se trouve son parti, tout répit vaudrait de l’or pour Mario Dumont ; lœ premier ministre a été habile en télégraphiant ses intentions une semaine à l’avance.11 sait très bien (lue la population ne veut pas d’élections.Did au 5 novembre, les partis d'opposition vont dénoncer sur tous les tons son irresponsabilité et sa partisanerie qui vont plonger le Québec dans une deuxième campagne consécutive.Précisémerit.Si ce débat avait lieu après le déclenchement officiel des élections, le plan de campagne du PU) risquerait d'être sérieusement perturbé pendant quelques jours.Si le décret de convocation des élections est bel et bien émis le 5 novembre, la question aura beaucoup perdu de son intérêt.1 * mdavid&ledevoir.com Production de marÿuana : le monopole d’État ébranlé Un patient pourra faire pousser son herbe thérapeutique et fournir d’autres malades CLINT THOMAS Toronto — Le gouvernement fédéral étudie la décision rendue hier par la Cour d’appel fédérale, qui maintient un jugement précédent ébranlant le monopole d’État sur la production et la vente de marijuana dite «thérapeutique».Le tribunal a rejeté l’appel des avocats du gouvernement qui soutenaient qu’un contrôle étroit de la part d'Ottawa était le seul moyen d’assurer un approvisionnement sûr et fiable en cannabis employé à des fins de traitement Le banc de trois juges a démonté les arguments invoqués par l’avocat Scan Gaudet, du ministère de la Justice, selon lequel il manquait de preuves tangibles à l’appui de la décision rendue le 10 janvier par le juge Barry Strayer, de la Cour fédérale.L’avocat du gouvernement n’est pas parvenu à nous persuader que le juge Strayer avait commis une erreur quelconque, écrit le juge John Evans dans sa décision, rendue quelques heures à peine après la présentation de la cause par le gouvernement fédéral.Essentiellement, la décision du juge Strayer, qui mentionnait que moins de 20 % des patients avaient recours au cannabis gouvernemental, accordait aux consommateurs de marijuana dite thérapeutique plus de liberté dans le choix de leur propre producteur, et permettait aux producteurs de fournir de la drogue à plus d’un usager.La Cour d’appel a aussi rejeté la demande du gouvernement de lui accorder un délai d’un an pour l’application de la décision, afin de lui permettre de trouver une solution de rechange.Me Gaudet a refusé de commenter le jugement, mais une porte-parole du ministre de la Santé, Tony Clement a indiqué que le gouvernement étudiait actuellement la décision.Selon l’avocat Alan Young, qui représentait les usagers de l’herbe médicinale, il s’agit d’une bonne décision pour les patients.Le ministère fédéral de la Santé pourrait maintenant déterminer cas par cas combien de patients un producteur pourra desservir.Ou encore, a-t-il ajouté, le gouvernement pourrait imposer une nouvel le limite, renvoyant ainsi la cause devant la justice.Des usagers autorisés de marijuana à des fins médicale étaient enchantés de la décision.Une Ontarienne atteinte de sclérose en plaques et d’autres problèmes engendrant de vives douleurs au visage affirme qu’elle doit se procurer une variété de marijuana différente de celle qu’offre Ottawa pour soulager ses douleurs.D’autres patients disent que le cannabis fédéral est de qualité inférieure à ce que l’on trouve dans la rue.Ottawa alléguait notamment que le fait d’autoriser un * - JIM YOUNG REUTERS Ottawa n’a pas encore décidé comment il réagira au jugement qui permet aux usagers de marijuana thérapeutique de faire pousser l’herbe et d’approvisionner d’autres malades.producteur à subvenir aux besoins d’un grand nombre d’usagers créerait des risques pour la sécurité, mais les juges ont rejeté cet argument Selon cette logique, il serait plus facile de contrôler 1600 plantations individuelles plutôt que 30 plantations plus importantes, par exemple.Cela n’a pas de sens, a estimé un des juges.Avant le jugement de janvier dernier, les consommateurs de marijuana thérapeutique pouvaient faire pousser leur propre production, mais les producteurs n’avaient pas le droit de fournir la drogue à plus d'un usager à la fois.«La question n’est pas de savoir si le produit du gouvernement est bon, mais s'il a agi de manière arbitraire en restreignant les choix des patients», a souligné le juge.Un de ses collègues s’est demandé si le gouvernement avait consulté les usagers pour connaître leurs besoins.Ron Marzel, un avocat de Toronto qui avait porté la cause en Cour fédérale, a lui aussi fait remarquer que le gouvernement n’avait pas adéquatement sondé les parties intéressées avant de formuler sa politique.La Presse canadienne HOMMAGE JACQUES NADEAU LE DEVOIR APRES une carrière remplie à la tête du Haut Commissariat ara droits de l’homme de l’ONU, à la Cour suprême du Canada comme juge et au Tribunal pénal international de La Haye comme procureure en chef, Louise Arbour ne nourrit aucune ambition politique.Considérée par la rumeur médiatique comme une candidate potentielle à la succession de Stéphane Dion à la tête du Parti libéral du Canada (PLC), Mme Arbour a indiqué hier qu’elle laissait à une nouvelle génération le soin de relever les défis politiques de demain.Mme Arbour était l’invitée d’honneur du Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL), qui lui a remis son grand prix, hier lors du 5e gala annuel Arc-en-ciel, réunissant quelque 250 personnes à Montréal.Le CQGL a souligné l’engagement exemplaire et constant de Mme Arbour pour promouvoir les droits de la personne, en particulier ceux des gais et lesbiennes.En 2006, lors de la Conférence internationale des droits humains LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transsexuels), Mme Arbour avait publiquement pris position en faveur des droits des LGBT, malgré certaines réserves à ce sujet au sein du Haut Commissariat aux droits de l’homme.Sa sortie avait mené à l’adoption de la Déclaration de Montréal, sur les droits des LGBT.Succession de Stéphane Dion Manley ne cache pas son intérêt pour la direction du PLC « J’y réfléchis, autant d’un point de vue politique que personnel», dit l’ancien ministre ALEC CASTONGUAY Ottawa — Après Michael Igna-tieff et Bob Rae, un autre poids lourd libéral songe à se lancer dans la course à la succession de Stéphane Dion.Pour la première fois, John Manley avoue tâter le terrain et chercher des appuis en vue de la course au leadership.«Plusieurs personnes de partout au pays me parlent et me demandent de me lancer dans la course.Et franchement, j’y réfléchis, autant d’un point de vue politique que personnel», a-t-il dit hier après un discours devant la Chambre de commerce d’Ottawa.John Manley ne va toutefois pas phis loin pour l’instant «Je ne plongerai pas avant d’être pas mal convaincu qu’il y aura de l’eau dans la piscine», a-t-il dit.«L’argent fait partie [de la réflexion], tout comme le niveau de soutien et l'organisation», a-t-il ajouté.Si l’ancien vice-premier ministre se lance, l’allure de la course pourrait être totalement différente.John Manley a déjà l'expérience d’une course au leadership, puisqu’il s’était présenté en 2003 contre Paul Martin.11 avait abandonné parce qui! jugeait l’avance de M.Martin insurmontable à l’époque.«Cest très difficile quand il n’y a pas assez d’oxygène» dans une course, a-t-il dit hier pour expliquer qu’il n’a toujours pas pris de décision définitive.Le vétéran politicien de 58 ans a été tour à tour à la tête des minis- John Manley tères de l’Industrie, des Affaires étrangères et des Finances au sein des cabinets du premier ministre libéral Jean Chrétien de 1993 à 2003.11 n’est plus en politique active depuis 2004, ayant alors décidé de ne pas se présenter pour sa réélection dans la circonscription d’Ottawa-Sud.Il travaille pour le cabinet d’avocats McCarthy Tétrault Par contre, plusieurs militants libéraux lui reprochent d’avoir accepté de présider le groupe de travail sur la mission canadienne en Afghanistan, un mandat que lui a confié Stephen Harper l’an dernier.John Manley affirme toutefois qu’il pourrait représenter une voix centriste pour le pays, ce que les Ca- JACQUES NADEAU LE DEVOIR nadiens rechercheraient «Les Canadiens veulent être gouvernés au centre de l’échiquier politique», at-il dit hier.Les paramètres de la course au leadership seront connus dans quelques semaines.Mais déjà, plusieurs noms circulent et des organisations s’activent.Bob Rae et Michael Ignatieff, les deux grands rivaux de la dernière course, laissent entendre qu’ils seront sur les rangs, tout comme le député du Nouveau-Brunswick Dominic Leblanc.Les noms de Martin Cauchon, Denis Coderre, Frank McKenna et Ruby Dhalla circulent également Le Devoir Avec La Presse canadienne EN BREF Aide demandée Les deux fédérations étudiantes du Québec invoquent la situation économique mondiale pour réitérer plusieurs de leurs revendications qui visent à bonifier l’aide du gouvernement provincial à leurs membres.Xavier Ijefebvre Boucher, président de la Fédération étudiante collégiale du (Juébec (FECQ), a rappelé en conférence de presse, hier à Montréal, que le Québec veut et doit se diriger vers une économie du savoir pour assurer son avenir.D’après lui, si le Québec n’investit pas dans l’aide finan-dèrc aux études, il se dirigera plutôt vers un •suicide économique et social».«On calcule qu'on a besoin de nurins de 7 § par jour pour manger, at-il lancé.Cest à se demander si on considère, encore que l'étudiant est un être humain]» M.Lefebvre Boucher demande au gouvernement de ratfrapper son «irresponsabilité du passé».En vue du dépôt du prochain budget la FECQ et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) réclament du gouvernement qu’il ajuste les dépenses admises de même que la contribution des parents dans ses calculs d'aide financière, qu’il implante des mesures de conciliation études-famiDe et qu’il remette aux étudiants les sommes obtenues d'Ottawa dans le cadre du Programme canadien de subventions aux étudiants.- In Presse canadienne J’essaie de vous éviter un procès François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR, LE MARDI 28 OCTOBRE 2 008 A 4 LES ACTUALITÉS EN BREF Décès de Charles Dubin Toronto — Charles Dubin, bien connu pour avoir dirigé la commission d’enquête sur l’utilisation des stéroïdes chez les athlètes, est décédé.Un porte-parole de la Cour d’appel de l’Ontario a confirmé que l’ancien juge en chef de l’Ontario est mort à l’âge de 87 ans.L’assistant de Dubin chez Torys LLP, une firme d’avocats de Toronto où il travaillait, a expliqué qu’il est décédé d’une pneumonie et qu’il a passé la dernière semaine à l’hôpital.Dubin était bien connu dans le monde juridique pour son esprit vif et son approche raisonnable.Dans le public en général, toutefois, on se souviendra surtout de lui pour la commission qu’il a présidée en 1989.Connue comme l’enquête Dubin, la commission avait été créée à la suite du scandale Ben Johnson, privé de sa médaille d’or au 100 mètres aux Jeux de Séoul en 1988 après qu’il eut échoué à un test de dépistage aux drogues.Dans son rapport Dubin avait exposé les secrets du dopage qui étaient peu connus à l’extérieur du monde fermé de l’athlétisme et il avait recommandé une série de mesures pour contrer le dopage dans les sports.- La Presse canadienne Enlevée à son commerce, retrouvée dans sa maison C’est par ses propres moyens et en taxi que la femme de 34 ans, présumément victime d’enlèvement hier matin, à Montréal, est retournée chez elle, saine et sauve, en milieu d’après-midi le même jour.L’affaire a débuté vers 9h30, alors que la femme d’origine péruvienne arrivait à son lieu de travail, une agence de voyage dont elle est copropriétaire, située rue Jean-Talon Est au moment pù l’un de ses collègues s’absentait du commerce.A son retour, ce dernier a aperçu, par la fenêtre, la femme ligotée et à genoux, entourée de trois hommes portant des cagoules.Le collègue est allé dans un coipmerce voisin pour appeler le centre d'urgence 911.A son retour, il a constaté que la femme et les suspects avaient disparu.La fourgonnette verte qui a servi à la fuite des suspects et de leur otage présumé avait été retrouvée vers 13h30, abandonnée dans la cour de triage du Canadien Pacifique dans l’ouest de Montréal.Elle avait été incendiée.Le Service de police de la Ville de Montréal poursuit son enquête.- La Presse canadienne Cœur vengeur La Sûreté du Québec a confirmé hier que les individus à l’origine des incendies ayant ravagé un édifice du boulevard Fîset et le local des Hells Angels, à Sorel-Tracy, ont agi pour des motifs personnels.Par voie de communiqué, le corps policier a fait savoir que la poursuite de son enquête, en fin de semaine, lui a permis de corroborer des informations qu’elle détenait déjà La Sûreté est en attente d’expertises en ce qui concerne le camion citerne impliqué dans l’incendie du repaire des Hells Angels.Jacques Beaulieu, 54 ans, Stéphane Blanchet, 41 ans, et Steve Charbonneau, 41 ans, sont accusés en lien avec les incendies qui ont ravagé le local des Hells Angels ainsi qu’un édifice de la rue Fiset, dans la nuit du 18 au 19 octobre, à Sorel-Tracy.Un quotidien montréalais a avancé en fin de semaine qu’un motard serait tombé amoureux de la conjointe d’un des trois accusés, il y a plusieurs mois.Ce dernier aurait décidé de se venger avec l’aide d’un oncle et d’un ami.- La Presse canadienne Vaccination contestée Êesde-la-Madeleine — Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes ne croit pas nécessaire la campagne de vaccination massive contre le VPH, le virus du papillome humain, que mènera le gouvernement du Québec cet automne.Sa présidente, l’infirmière Claire Dubé, fait remarquer qu’il en coûtera 50 millions de dollars pour protéger les jeunes filles contre ce virus susceptible de provoquer un cancer du col de l’utérus.Mais, selon elle, ce que le ministère de la Santé ne dit pas, c’est que le VPH s’élimine naturellement dans 90 % des cas.Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes reconnaît néanmoins que le vaccin Gardasil est efficace pour contrer le VPH.Cependant, comme cette efficacité n’est actuellement reconnue que pour une période de cinq ans, Claire Dubé croit qu’il serait opportun d’attendre les conclusions d’études plus poussées, qui ont cours dans le monde.Claire Dubé souligne que malgré l’éventuelle campagne de vaccination contre le VPH, le test PAP continuera d’être la méthode de prévention la phis efficace contre le cancer du col de l’utérus.Des 280 cas diagnostiqués chaque année grâce à ce test 75 se soldent par un décès.- La Presse canadienne Opposition incompréhensible Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent ne comprend pas le tollé soulevé par le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse du ministère de l’Éducation.D trouve que les manifestations récentes à ce sujet ne représentent que la voix d’une minorité, et que c’est ce genre «d’étroitesse d'esprit qui génère les guerres, les dissensions et le sectarisme».Réjean Parent souligne que le nouveau cours enseigné aux jeunes du primaire et du secondaire ne menace pas leur foi chrétienne puisque, contrairement à ce qui peut avoir été véhiculé, il ne s’agit pas d’un enseignement religieux.En entrevue téléphonique à La Presse canadienne, le président de la CSQ a rappelé que le choix n’est plus à faire entre le cours d’enseignement moral ou religieux au Québec depuis que les écoles publiques sont devenues laïques.Selon M.Parent, le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse n’est pas celui de l’enseignement de doctrines mais l’histoire des réalités du monde et des religions qui l’ont marqué.-La Presse canadienne Réunion de la section québécoise du PLC à Montréal Le PLC-Q souhaite le départ d’Hervieux-Payette AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Céline Hervieux-Payette écope pour la défaite québécoise du Parti libéral du Canada.Le Conseil de direction du parti, section Québec, a adopté hier soir à Montréal une motion qui demande au chef Stéphane Dion d’éliminer le poste de lieutenant, qu’elle occupe depuis octobre 2007.Elle pourrait aussi être appelée à quitter son poste de leader de l’opposition au Sénat C’est à 16 votes contre 12 que l’exécutif du parti libéral au Québec a exprimé hier sa volonté de mettre fin à la carrière de Mme Hervieux-Payette comme lieutenant du Québec.Or, il revient au chef du parti, Stéphane Dion, de nommer ou de dé-mettre le lieutenant.A l’issue de plusieurs heures de discussions à huis clos du conseil de direction du parti, son président Robert Fragasso, a indiqué qu’il a été décidé «de recommander au chef de suspendre la fonction de lieutenant du Québec, et ce, jusqu'à ce qu’un nouveau chef soit désigné lors du congrès».Il s’est défendu d’avoir procédé à un règlement de compte envers Mme Hervieux-Payette.«Nous n’avons pas personnalisé la discussion lors des délibérations du conseil, nous avons traité uniquement et strictement du poste de lieutenant sans parler de façon personnelle de Mme Hervieux-Payette.» D’autres sources indiquent qu’elle pourrait perdre son poste de leader de l’opposition au sénat dès aujourd’hui.Denis Coderre a mentionné au Devoir que le sénateur néo-écossais James Cowan pourrait la remplacer.Au sein du parti, on remet même en question l’existence du poste de lieutenant québécois.Comme le souligne la vice-présidente nationale du PLC, Brigitte Legault, «plusieurs personnes s’interrogent sur la pertinence de ce poste en 2008».La coprésidente de la campagne nationale du PLC, Nancy Girard, en atteste.Elle affirme qu’«(7 n’y a pas de lieutenant dans les autres provinces.C’est un legs des générations passées, c’est culturel.L’aile québécoise veut se défaire de ça.» Elle ajoute que, si le poste devait être reconduit, «il faut que le lieutenant soit “inclusif.» En entrevue au Devoir la fin de semaine dernière, la numéro deux du parti a indiqué qu’elle n’avait pas l’intention d’abandonner son poste tant que son chef Stéphane Dion ne lui demandera pas de le faire.«Tous ceux qui me connaissent savent que le mot démission n’existe pas dans mon vocabulaire.» Mme Hervieux-Payette rappelle à ses détracteurs qu’elle a fait un travail respectable pendant la campagne qui vient de se terminer.«En Colombie-Britannique, le Parti libéral a perdu 8% de son vote.En Ontario, il en a perdu 6,9%.Au Québec, on en a gagné 2,9%.», a-t-elle dit au Devoir.«J’ai hérité d’un parti dans le sou, désorganisé, avec des circonscriptions où l’association était absente, où le nombre de bénévoles était rare.» Comme le souligne Nancy Girard, les militants ont été choqués par ces propos.«Ça m’a choquée, et je ne suis pas la seule, qu’elle s’attribue les 3% [de hausse au Québec] alors que c’est un travail d’équipe, et aussi du chef, qui a eu un bon débat en français.» Un membre du conseil de direction, Marc Bélanger, affirmait au Devoir hier, avant la réunion, que «si une majorité des membres du conseil de direction n’est pas confortable de travailler avec Mme Hervieux-Payette, M.Dion aura l’obligation morale de nommer quelqu'un d’autre pour assurer l’intérim».D assistait à la réunion par téléphone depuis Toronto où son travail le retenait Fait-on de la sénatrice le bouc émissaire du piètre résultat des libéraux le 14 octobre dentier?«R y a des comtés qui auraient nécessité que Ton investisse plus d’énergie comme Ahuntsic et Outremont», ajoute Mme Girard.Elle estime que l’organisation a été déficiente sur le terrain le jour J.«La sortie de vote ne s’est pas déroulée avec la ferveur qu'il aurait fallu y mettre afin de gagner ces deux comtés.» Mme Hervieux-Payette a été élue pour la première fois en 1979 comme députée de Mercier.Êlle a été nommée au Sénat par Jean Chrétien en 1995, et occupe le poste de leader de l’opposition depuis janvier 2007.Stéphane Dion en avait fait le lieutenant du Québec du parti en octobre de la même année.Avec la collaboration d’Alec Castonguay, Kathleen Lévesque et Hélène Buzzetti Le Devoir Céline Hervieux-Payette .ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Découverte Les bizarreries du monde quantique À mesure que nous réduisons la taille des transistors dans le but de créer des ordinateurs toujours plus puissants et plus petits, les électrons sont de plus en plus dominés par les lois du monde quantique PAULINE GRAVEL Sous des températures proches du zéro absolu et des champs magnétiques parmi les plus puissants générés sur terre, des physiciens de l’université McGill ont à leur grande surprise découvert dans un matériau semi-conducteur un nouvel état de la matière, où les électrons ont subi une cristallisation quasi tridimensionnelle.L’observation de ce phénomène complètement inédit dans le matériau de base de l’électronique aidera à notre compréhension de l’infini-ment petit qui est régi par les lois de la physique quantique, lesquelles devraient révolutionner l’électronique au cours de la prochaine décennie.Cette découverte fait partie de cet effort mondial pour comprendre le comportement des électrons à petite échelle ainsi que dans cette zone grise de transition entre le monde macroscopique qui est gouverné par les lois de la physique classique et le monde quantique qui est dicté par les lois quantiques.Or, à mesure que nous réduisons la taille des transistors dans le but de créer des ordinateurs toujours plus puissants et plus petits, les électrons sont de plus en plus dominés par les lois du monde quantique.«Viendra un moment où le fonctionnement même du transistor sera complètement bizarre.Compte tenu du fait que nous atteindrons bientôt cette limite physique, il faudra probablement construire des transistors qui fonctionneront sur des principes complètement différents, des principes quantiques», affirme le professeur de physique Guillaume Gervais, spécialiste des très basses températures à l'université McGill.Physicien expérimentateur de la vieille école, comme il se définit, Guillaume Gervais a construit son laboratoire en 2005, avec l’aide de ses étudiants, et y a monté un appareillage particulier permettant d’atteindre des températures s’approchant du zéro absolu, la température la plus froide qui puisse exister dans l’univers.Grâce à un système de refroidissement utilisant un mélange de deux isotopes d’hélium liquide, il parvient à refroidir des matériaux à une température de six millidegrés Kelvin (- 273,09 degrés Celsius), ce qui est mille fois plus froid que le rayonnement fossile dans l’espace.«En descendant près du zéro absolu, on enlève toute l’agitation thermique qui forme une sorte de brouillard, et alors se révèle un système quantique presque tout nu qui fascine par ses phénomènes bizarres.Les lois qui régissent le monde quantique à l’échelle nanométrique sont complètement différentes de celles de la physique classique qui régissent le monde à notre échelle.Qui plus est, la zone grise entre les deux est très mal connue, et les physiciens comme nous tentent d'en percer les mystères», explique le jeune physicien qui est directeur du Laboratoire expérimental sur la matière condensée à température ultrabasse.Pour sonder cette nouvelle physique et comprendre ce qui se passe au cœur de la matière composant les semi-conducteurs, le chercheur a eu besoin de champs magnétiques encore plus intenses que ceux générés dans son laboratoire.Le National High Magnetic Field Laboratory de Tallahassee, en Floride, lui a offert l’accès cinq jours par année à un champ magnétique de 45 Teslas.«En 2005, nous faisions appel à ce champ magnétique très puissant pour étudier et comprendre les différents états du système électronique, c'est-à-dire le comportement collectif des électrons, à l’intérieur de Tarséniure de gallium, un matériau semi-conducteur reconnu pour sa grande pureté et qui est utilisé dans la fabrication de transistors destinés à la téléphonie cellulaire, raconte le scientifique.On savait qu’en soumettant notre matériau, préalablement refroidi à une température proche du zéro absolu, à un champ magnétique extrêmement intense, les électrons arrêteraient de bouger et se cristalliseraient sous forme d’un réseau périodique en deux dimensions.Les électrons fbpnent ce que Ton croit être un cristal d’électron bidimensionnel.Imaginez un sandwich.Le jambon au centre représente les électrons qui sont comprimés entre les atomes de Tarséniure de gallium d'un côté et ceux de Tarséniure de gallium-aluminium de l'autre.Les électrons ne peuvent se déplacer que dans m seul plan, comme les boules sur une table de billard que Ton pencherait.» La formation de ce cristal d’électron bidimensionnel avait été prédite en 1934 par le physicien théoricien hongrois Eugene Wigner [Prix Nobel de physique en 1963], et observée en laboratoire dans les années 1990.Mais en 2005, l’équipe de Guillaume Gervais a décidé d’appliquer sur son échantillon un second champ magnétique dans une autre direction.Le cristal d’électron bidimensionnel est soudainement passé dans un nouvel état «quasi-tridimensionnel».«Les électrons ont alors acquis une certaine liberté dans une troisième direction, ils s’élevaient un peu dans le plan vertical.Ils ont formé ce que nous appelons un cristal d’électron quasi tridimensionnel.Le matériau est devenu isolant, car les électrons sont passés d’un état fluide où ils étaient libres de bouger [permettant ainsi le passage d’un courant électrique] à un état cristallin, comme lorsque Teau qui sort librement du robinet fige soudainement sous forme de glace et ne peut plus s'écouler», explique Guillaume Gervais.«R s’est avéré que tout était différent de ce qu’on s’attendait de voir.Les électrons se sont retrouvés dans un nouvel état qui n’avait jamais été observé.Cela nous a pris trois ans pour comprendre ces données surprenantes que nous avons obtenues de façon tout à fait inattendue», relate avec enthousiasme le chercheur.Ce sont les expériences effectuées en janvier 2008 par le stagiaire postdoctoral Benjamin Hot qui ont en effet permis de trouver la clé de ce phé nomène jusqu’alors inexpliqué.Sans connaître l’observation inédite qu'avait faite Guillaume Ger-vais en 2005, il est arrivé au même résultat mais en passant par un chemin différent Ses résultats ont ainsi permis de boucler la boucle, et de confirmer qu’il s'agissait d’une découverte fondamentale digne de la prestigieuse revue Nature Physics qui en publie la description ce mois¦, - Passages 11/-4 .à't ¦ Pluie, pdp 90%.Pluie, pdp 90%.Mélange de Quelques avers- pluie et neige.pdp 80%.nuageux.es, pdp 40%, Gatineau Aujourd-huI ^ » 4'If./ Mélange de Ce#olr j, Faible neige, Demain r .^ î* Faible neige;r Jeudi 74 Passages nuageux.Vendredi 14/-2 Z- Passages pluie et neige, pdp 80%.pdp 80%.pdp 80%.nuageux Préfs à partir?Consulte/ nus RrèViStons internationales «a mi F n ondes et en itgoe meteomedia com ET PUIS EUH P P Une étude pour le prouver Jean Dion Alors, est-ce que Philadelphie a gagné?Voilà.le hic lorsqu’on écrit avant le fait: on sait pas.Certes, on peut s’adonner à des analyses croisées, élaborer des courbes de tendances, faire s’aligner l’abscisse et l’ordonnée en un tonitruant-crescendo, mais c’est sur le terrain que ça se joue, n’est-ce pas, et le sport professionnel regorge historiquement d’occurrences qui n’étaient pas censées se produire.Aussi, dans le cas d’un match de Série mondiale disputé hier soir et d’un Pulitzer rédigé hier après-midi, faut-il se contenter d’un point d’interrogation, même si ça ne feit pas très très expert Chose certaine, à Philadelphie, ils sont affamés.Quatre équipes pros, et aucun championnat depuis 1983, quand ils jouaient encore au basket en culottes courtes.En 125 ans de vie, les Phillies ont remporté un total de un titre, vous en souvient-il, ça se passait en 1980.Les Phillies se trouvaient à égalité avec nos Expos avec trois matchs à jouer au Stade olympique.Philadelphie avait gagné le vendredi soir, puis le samedi après-midi, c’était même en relatif début de soirée puisqu’il avait plu, nos Expos menaient 4-3 avec deux retraits en neuvième manche lorsque Bob Boone avait frappé un simple bon pour un point contre Woodie Fryman, Fryman qui exploitait une plantation de tabac au Kentucky et gagnait toujours les concours de traite de vaches lors de la journée de la Ferme annuelle au parc Jarry.Puis, en 11e, Mike Schmidt en avait dévissé une dans les gradins de gauche, ça s’était terminé 64 et le match du dimanche ne voulait plus rien dire, ce qui s’avérait d’autant phis maudit que je possédais des billets pour la rencontre en question.Enfin.Cela pour dire qu’avec ce que les Phillies et les Pirates nous ont fait subir au fil des ans, il est étonnant qu’un mouvement antipennsylvain ne se soit pas feit jour en nos contrées.(Et on ne parle pas des Flyers du printemps dernier.) L En plus, les foules sportives de Philadelphie entretiennent la réputation d’être les plus sévères, indomptées, exigeantes, impossibles à satisfeire, intimidantes en Amérique du Nord, sinon dans tout le monde industrialisé.Les fans ont déjà lancé des boules de neige au père Noël.L’ancien joueur et commentateur Bob Decker racontait qu’une fois, des spectateurs avaient hué des enfants qui éprouvaient des difficultés à mener à bien une chasse aux œufs de Pâques.Dans une déclaration célèbre, Tex-lanceur Bo Belinsky s’était dit d’avis que «ces gens hueraient des funérailles».En 1980, on avait d’ailleurs assisté à une première lorsque la pœ lice s’était déployée avec un nombre incalculable de chiens sur les côtés du terrain, avant la fin du match, afin de prévenir tout débordement Et il y a Sarah Palin.Ah, je savais que vous brûliez d’avoir des nouvelles de la «hockey mom» par excellence.Madame Palin, donc, candidate à la vice-présidence des Etats-Unis — la perspective seule jette l’effroi —, a procédé à la mise en jeu protocolaire lors du match inaugural des Flyers il y a deux semaines, Copieusement conspuée qu’elle a été, la dame.A tel point qu’il a fallu monter le volume de la musique dans l’amphithéâtre pour couvrir tant bien que mal l’expression de la vindicte populaire.Remarquez, ça s’est passé un peu mieux à St.Louis, vendredi dernier, lors d’un match des Blues.Quelques huées, mais un avantage aux applaudissements.Tout aurait été nickel, en fait, si le gardien local Manny Legace ne s’était enfargé dans le tapis prévu à cet effet pour la mise en jeu symbolique.Legace s’est ainsi procuré une élongation dans la région et a dû quitter le match après la première période.Il a cependant affirmé ne pas en vouloir à Mme Palin, dont là seule présence «est bonne pour le hockey».Et puis tenez, puisqu’on cause de sport et de femmes républicaines, vous voulez une autre nouvelle?Condoi leezza Rice.On sait qu’à compter de la fin janvier, quand la guerre en Irak aura été gagnée et que l’administration Bûche se retirera en pleine gloire, Condoleezza Rice sé retrouvera ayec pas d’emploi.Or selon des sources, la secrétaire d’Etat aurait confié à des proches être tentée par un poste de direction dans une équipe de football de la NFL D’après le San José Mercury News, auquel je suis abonné les jours impairs, une entente serait même pratiquement déjà conclue avec les 49ers de San Francisco.Les 49ers ont toutefois nié la rumeur, même s’ils seraient effectivement à la recherche d’un ou d’une président ou présidente (quel plaisir, en vérité, d’écrire correctement «sis seraient).On sait aussi, même si on ne sait pas trop pourquoi, qu’il ne faut pas mélanger le sport et la politique.Saufi bien sûr, quand un club veut des bébelles comme des déductions fiscales ou quand 1 s’agit de sauver une cour-' se de chars à forte teneur en retombées.Or à San Francisco, lit-on un peu plus loin dans le cyberespace, plusieurs croient que Mme Rice pourrait jouer un rôle important dans les démarches faites par les 49ers en vue d’obtenir un nouveau stade, eux qui sont coincés dans lé vétuste et froid et venteux Candlestick F’ark Tiens donc.Toute est dans toute, on ne le répétera jamais assez.La prochaine fois, sérieux, nous verrons qu’une balle de tennis qui semble atterrir à l’extérieur du terrain, a plus de chances d’être à l’intérieur qu'une balle qui semble être à l’intérieur à de chances d’être à l’exté-' rieur.Sérieux, je dis.Ça tombe bien, j’aurai une étude pour le prouver.» jdionjdlede voi r.com EN BREF Phillies-Rays: match interrompu Philadelphie — Les Phillies de Philadelphie et les Rays de Tampa Bay étaient à égalité 2-2 en milieu de sixième manche, hier, quand de fortes pluies ont interrompu le cinquième match de la Série mondiale.Le match a été interrompu à 22h40.A 23hl5, le commissaire Bud Selig a annoncé en conférence de presse que le match se poursuivrait quand les conditions de la météo seraient «appropriées», mais il ne s’est pas prononcé davantage à savoir si tria serait possible dans la nuit d’hier à aujourd’hui, ou bien si l’affrontement reprendrait à une heure à déterminer, aujourd’hui.- La Presse canadienne LE DEVOIR.LE MARDI 28 OCTOBRE 2 0 08 B 8 BOB RENÉ- DANIEL DUBOIS MSDISCac.KltlilCHMOCnt B OU 28 OCTOBRE AU 30 NOVEMBRE AU THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI ACHAT DES BILLETS : WWW.THEATREDAUJOURDHUI.QC.CA T: 514 282 3900 CULTURE 23 •nn» K LE SILENCE DE LORNA frér«» Dantonn* CINEMANIA 6-16 NOV 2008 www.cinemaniafilmfestival.com Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue Le secret, c’est la synergie L’Autre gala de l’ADISQ — le gala de l’industrie Petites victoires de grande importance & FESTIVAL DU CINÉMA INTERNATIONAL EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE Les deux acteurs principaux du film Moscow, Belgium, Jurgen Delnaet et Barbara Sarafian ont reçu un accueil chaleureux de la part des festivaliers à Rouyn-Noranda.SYLVAIN CORMIER Il était chic, souriant, heureux.Il l’a dit «Je suis bien heureux.» Fièrement, fermement Michel Louvain empoignait son Félix, le premier du nom en 30 ans de galas présentés par l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo.Remarquez, des statuettes, il en a eu bien d’autres avant qui s’appelaient autrement Méritas, Monsieur Radio-Télévision, mais celui-là était son Grammy, sa Victoire, son Oscar.Le trophée qui disait: Louvain, après 50 ans de carrière, n’a pas qu’un public fidèle mais aussi la reconnaissance de ses pairs.Ce riétait jamais que le Félix de l’anthologie de l’année (pour l’exemplaire compilation parue chez Disques XXI), on n’était jamais qu’au gala de l'industrie, en fin d’après-midi au Club Soda, pour ainsi dire à l’interne, entre gens du milieu, sans télé, mais ça n'atténuait en rien la grandeur du moment et la chaleur des applaudissements: ce Félix était immensément important et Michel Louvain le méritait En soirée au Métropolis, on ressentait pareillement la présence sur scène de Sylvie Paquette, dans le cadre de L’Autre gala de l’ADISQ: faute de remporter le Félix de Y «album de l’année - folk contemporain» (qui est allé aux Cowboys Fringants et leur disque en spectacle Au Grand Théâtre de Québec, simple logique du nombre), elle bénéficiait enfin d’une fenêtre télévisuelle digne d’elle, et sa version de Sur nous deux comptait au centuple.De telles petites victoires de grande importance abondaient hier la maison de gérance Bonsound, l’une des plus dynamiques de la scène émergente, a ainsi obtenu son tour de podium pour la première fois; des musiciens-arrangeurs-réalisateurs exceptionnels de la nouvelle génération, Jean-Phi Goncalves, Alex MacMahon, ont été consacrés plutôt deux fois qu’une; le champion slameur français Grand Coips Malade a vu le travail de terrain des deux dernières années récompensé, s’imposant devant les habituels Zachary Richard et Francis Cabrel.Autrè victoire notable, L’Autre gala de l’ADISQ était hier diffusé simultanément sur les ondes de MusiMax et MusiquePlus, signalant le retour de ces chaînes spécialisées à la musique et la chanson: certes en payait-on le prix,-les capsules auto-publicitaires squattant quelque peu le temps d’antenne, l’animation de Claudine Prévost et Babu n’amusant souvent qu’eux-mêmes, mais c’était néanmoins motif de réjouissance.Au-delà des accolades attendues — deux fois le Félix pour Karkwa, Isabelle Boulay, Daniel Bélanger et ses collaborateurs, Ariane Mof-fatt et sa bande, sans compter la faste récolte de la compagnie de disques Audiogram, encore et toujours triomphante —, ce sont ces modestes pas dans les bonnes directions, meilleure visibilité pour les artistes méconnus, belle place ménagée aux artistes émergents (Navet Confit en nomination! Gatineau gagnant!), qui réjouissait l’observateur des deux galas, le confidentiel autant que le télévisé.Le disque bat peut-être de l’aile, mais la chanson d’ici, constatait-on hier, est pétante de santé, tous âges confondus.Allez en juger par la liste complète des lauréats, disponible à la consultation sur le site www.adisq.com.Et regardez le troisième gala, la grosse bringue qui, faut-il rappeler, a lieu dimanche, en direct du Centre Bell.Michel Louvain y sera, en lice pour un deuxième Félix, celui du «spectacle interprète de l’année».S’il gagne, on va pleurer de joie avec lui.ODILE TREMBLAY Rouyn-Noranda — Jacques Matte, le directeur du festival abitibien, avec un rendez-vous en vitesse de croisière, n’a pas à vivre le stress de la décroissance.Même les films qui partent en tournée abitibienne, à Amos, à Lasarre ou à Val-d’Or, avec acteurs et cinéastes, récoltent un franc succès sur leur passage.Et ici à Rouyn, le Théâtre du Cuivre bourdonne comme une ruche.Après le volet pour entants, au début de l’après-midi, place aux projections en enfilade.Pas dç doute: les salles sont pleines.A l’ouest de Pluton, le bon film d’ados d’Henry Bernadet et Myriam Verreault fut projeté hier devant 700 spectateurs.Le tandem de cinéastes était là pour rencontrer le public.«B y a eu un coup de cœur cette année pour le film Trisomie 21 -Défi Pérou de Lisette Marcotte, déclare Matte.Une ovation extraordinaire de 30 minutes, des applaudissements au moment où l’équipe est entrée au restaurant.Les trisomiques étaient tellement heureux.» Précisons que ce documentaire, qui a en fin de semaine ému l’assistance aux larmes, avec son histoire de jeunes adultes trisomiques gravissant le Machu Pic-chu au Pérou aux côtés d’étudiants et de professeurs, se cherche encore un distributeur en salles.C’est la synergie de sa manifestation qui rend le directeur le plus fier.«Notre festival favorise les rencontres, constate-t-il.Le jeune Antoine Lécuyer présent ici pour C’est pas moi, je le jure, voulait rencontrer son héros, Guillaume Lemay-Thivierge, qui jouait déjà enfant dans Le Matou.Regarde.Bs sont assis derrière nous, et le petit lui pose des questions.Quant aux acteurs flamands du film d’ouverture Moscow, Belgium, ils parlent à tout le monde dans le hall du Théâtre du Cuivre et font désormais partie de la famille.» Sur le flanc gauche, le festival at- tire aussi les invités avec des activités alléchantes, et chacun y trouve son compte.Hier, les amateurs de fusil sont partis dès l’aube à la chasse au canard.D’autres visitent la mine, avant les projections.Nous, on est allés au Refuge Pageau à Amos, avec les animaux sauvages soignés et nourris sur le site.Il suffit en somme de mettre les ressources locales à contribution, et les voyageurs craquent pour les charmes abitibiens.La chic tribu Beaudoin et Bombardier, qui accompagnait le fibn remontant l’histoire de l'empire Bombardier, est allée voir les documentaires sur les trisomiques et sur le Domaine Pageau.Des univers aux antipodes se croisent d’insolite façon.De fait, après B parle avec les loups, un autre film se penchait cette année sur le refuge d’animaux blessés ou abandonnés d’Amos, â travers la contribution de la fille de Michel Pageau, Nathalie, qui réprend des mains paternelles leSs rênes du domaine.Mais les festivaliers doivent êtré faits forts: les programmes du sojr sont chargés à bloc.Quatre courts métrages, dont un de 25 minutes, plus deux longs, furent projetés dimanche soir.Ça fait beaucoup.Le public s’enfile la totale, en général sans sourciller.Avec des films qui ne font pas nécessairement consensus pour autant Ainsi, Un autre homme du Suisse Lionel Baier, oeuvre en noir et blanc, intéressante pour les initiés, irrita ferme une partie du grand public.Le film s’offrait une satire de la critique cinématographique.Dans nos rangs, ça se bidonnait.Mais il fallait connaître le contexte du métier les visionnements de presse, la faune spéciafisée, les différentes écoles, plus marquées en Europe que chez nous.Le film raconte l’histoire d'un journaliste devenu critique de cinéma qui copie tous ses textes dans une revue spécialisée et se laisse séduire par une sommité de la critique, vraie louve sans scrupule fort bien rendue par l’actrice Natacha Koutchoumov.Le Chant des mariées, production franco-tunisienne de Karin Albou, sur fond d’amour et d’occupation allemande de la Tunisie en 1942, a eu droit à une réception moins houleuse.Hier soir, Un capitalisme sentimental du Québécois Olivier Asse-lin et Gomorra de l’Italien Matteo Garrone allaient garder le public captif presque jusqu’à minuit Haut les cœurs! Le Devoir CONCERTS CLASSIQUES La grande visite PRO MUSICA Mendelssohn: Trio avec piano n0 1.Schubert Notturno op.148 (D.897).Messiaen: Quatuor pour la fin du Temps.Pascal Moraguès (clarinette), Trio Wanderer.Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, lundi 27 octobre.CHRISTOPHE HUSS La visite du Trio Wanderer était attendue.Les musiciens n’ont pas déçu.Si au disque tout, ou presque, est possible, le concert ne trompe pas.Dès la première attaque de chacun dans le 2" Trio de Mendelssohn qui ouvre la soirée, on se rend compte que la qualité du son est la première qualité du Trio Wanderer.Les attaques sont fines et nettes; rien n’est passé en force.Jean-Marc Phillips-Vaijabé-dian, au violon, et Raphaël Pidoux (violoncelle) sont sur la même longueur d'onde en termes d’esthétique sonore, mais chacun existe par lui-même.Le Notturno de Schubert bénéficie, ô combien, de cette commune respiration.La musique du Trio Wanderer est à la fois affirmée et délicate: l’agitato du premier volet de Mendelssohn n’est pas surjoué, l’An-dante est d’une expressivité très fluide, le Scherzo vraiment leggie-ro, le Finale déborde d’une passion pourtant maîtrisée.Le tout est articulé avec netteté, mais sans forfanterie, par le piano de Vincent Coq.Le clou du spectacle vient cependant après la pause.Non seulement parce que ces sonorités jamais forcées ou grossies habillent parfaitement le Quatuor pour la fin du Temps de Messiaen.Mais aussi parce qu’un immense musicien, le clarinettiste Pascal Moraguès, se joint à l’ensemble.Son solo dans Abîme des oiseaux est tout simplement renversant, avec des attaques imperceptibles surgies de nulle part Le caractère extatique, dans un tempo,«infiniment lent» de Louange à l’Éternité de Jésus est parfaitement assumé, tout comme l’effet quasi hypnotique du duo violon piano du huitième mouvement.Louange à l’immortalité de Jésus.On aurait aimé que de tels interprètes attirent encore davantage de monde au théâtre Maisonneuve.Qu’on se le dise: il n’y a pas que Kent Nagano à Montréal.EN BREF Science-fiction québécoise dans les archives Le festival de cinéma Spasm, qui se poursuit jusqu’au 31 octobre à Montréal, présente ce soir une véritable découverte archéologique: Cyborg, un téléthéâtre de science-fiction écrit par Guy Fournier, qui avait été présenté en direct à Ra-dio-Canada en 1964.L’histoire raconte comment des astronautes 4 du XXIe siècle sont remis en question lorsqu’un médecin fabrique un être cybernétique qui doit les remplacer! Cette première fiction de science-fiction québécoise avait mis en vedette Julien Genay, Pierre Boucher, Benoît Girard, Paul Hébert, Huguette Oligny, Km Ya-roshevskaya et autres.La projection sera suivie d’une entrevue filmée avec Guy Fournier, qui explique le contexte de la création.À la Cinémathèque québécoise de Montréal, ce soir à 18h30.-Le Devoir Décès de l’auteur de polars ethniques Tony Hillerman Phoenix — Tony Hillerman, l’un des maîtres incontestés du polar américain et père des policiers navajos Joe Leaphorn et Jim Chee, est mort dimanche dans un hôpital d’Albuquerque, Nouveau-Mexique, d’une défaillance pulmonaire.Il était âgé de 83 ans.La fille de Hillerman qui a fait cette annonce a expliqué que la santé de son père avait décliné au cours des deux dernières années et le romancier avait subi deux attaques cardiaques.Il avait également subi plusieurs opérations et avait un cancer de la prostate.Il avait commencé à perdre l’audition et la vue, et l’arthrite lui avait déformé les mains mais il continuait néanmoins à taper sur son clavier de machine à écrire.En 2002, il reconnaissait qu’il avait été rejoint par la vieillesse mais, ajoutait-il aussitôt, «j’adore toujours écrire».Né le 27 mai 1925 à Sacred Heart, Oklahoma, Tony Hillerman a d’abord exercé la profession de journaliste avant de l’enseigner pendant plus de 20 ans tout en s'adonnant à son autre passion: le roman policier ethnologique auquel il donnera ses lettres de noblesse.En une douzaine d’ouvrages, Hillerman aura présenté au monde les «Four Corners», une région indienne située aux frontières entre les quatre Etats du Colorado, de l’Utah, du Nouveau-Mexique et de l’Arizona.C’est là qu’évolueront Joe Leaphorn et Jim Chee de la police tribale Navajo dans des romans tels que La Voie de l’ennemi en 1970 ou encore Là où dansent les morts en 1973.Cette même année, Hüier-man publiera Le Grand Vol de la banque de Taos.Suivront notamment Le Peuple de l’ombre en 1980 ou encore Le Vent sombre en 1982.Plusieurs de ses œuvres avaient été adaptées au cinéma, dont Le Vent sombre (.The Dark Wind), produit en 1991 par Robert Redford et réalisé par Errol Morris.Dans ce film renié par Tony Hillerman, le lecteur retrouve toutefois ce qui fait le sel des romans.Associated, Press www.cinemaduparc.com / 48S POUR 10 FILMS! ?À NE PAS MANQUER CETTE SEMAINE BSèr’S ïfb Crist™ Barcelona MAN Burn after heading on ms ÜO Métro Place des arts - Autobus 80/129 rCINÉMA DU PARC U COtÏTE tXJ TtGHE 8.-T.F.3 heures de STATIONNEMENT GRATUIT NATHALIE DEROME Les temps qui courent Vingt ans de paroles tenues Spectacle rétrofestif avec wi Nathalie Derome, 4 : Jean Derome, Frank Martel et Martin Tétreault 29 octobre 2008 à 2oh au CABARET LION D’OR 1676, rue Ontario Est (Montréal) I M FO: 514.52K.7070 www.nattialiederome.qc.ca 3575 Du Parc 514-281-1900 I j // Le THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE présente Fin meUtamâùeH,,.de DENNIS KEUY dans une traduction de FANNY BRITT Mise en scène MAXIME DENOMMEE Avec SOPHIE CADIEUX ET MAXIM GAUDETTE du 14 octobre ai 22 novembre 2008 % On est vile gagnes par l’aliénation de ce huis clos [.| La pièce nous fait vite comprendre que la pire des terreurs est celle que l'on crée chez soi .Sylvie Saint-Jacques, La Prowe [ .] un huis clos étouffant, un terrible jeu de pouvoir I,.] d’une redoutable efficacité |qui] ne cesse, jusqu'à l'apothéose, de gagner en intensité, de jouer cruellement avec les nerfs des spectateurs.i Christinn Samt-I’ierro.Voir â Bouleversé Soufflé.] la qualité générale de In production, la justesse du ton.la déchirante I \ vérité de la moindre réplique |.] la mise en scène stupéfiante de précision 1 1 le jeu i exceptionnel [.] la résonnance que tout cela agite dans le cœur et In tète rie spectateur Michel Bélnir, Le Devoir Télé Québec l.i: Dévoiii 455», PAPINËAU ¦ MONTRÉAL www.thefltrelalicorne.com 514.523.2246 U LICORNE planet jazz 9p Mon univers musical RISK v Une propriété de planetejazzca LES SPORTS HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G PDPFBPBCPts Buffalo 6 1 2 29 20 14 Montréal 5 1 1 27 17 11 Boston 3 2 3 25 27 9 Toronto 3 2 3 18 25 9 Ottawa 3 5 1 27 27 7 Section Atlantique N,Y.Rangers 9 2 1 33 23 19 Pittsburgh 5 2 2 24 20 12 New Jersey 5 2 1 20 18 11 Philadelphie 2 3 3 29 34 7 N.Y.Islanders 2 6 0 19 29 4 Section Sud-Est Caroline 4 2 1 22 22 9 Washington 4 3 1 28 26 9 Floride 4 4 0 19 25 8 Atlanta 2 4 2 23 27 6 Tampa Bay 1 3 3 11 18 5 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale G P DPFBP BC Pts Detroit St.Louis Chicago Nashville Columbus 1 31 25 13 0 29 23 10 3 27 27 9 0 29 29 8 0 24 31 6 TENNIS Marat Safin est battu d’entrée à Bercy Section Nord-Ouest Minnesota Colorado Calgary Edmonton Vancouver 1 23 14 13 0 30 24 10 1 25 27 9 0 17 22 8 0 28 28 8 Section Pacifique San José Anaheim Dallas Los Angeles Phoenix 2 5 4 4 4 Hier 0 31 22 14 0 29 31 10 2 28 38 8 0 22 19 6 0 15 22 6 Ottawa 5 Buffalo 2 Anaheim 3 Columbus 2 Minnesota 3 Chicago 2 N.Y.Rangers 4 N.Y.Islanders 2 Boston à Edmonton Detroit à Los Angeles Aujourd’hui Nashville à Washington, 19h Philadelphie à Atlanta, 19h Tampa Bay à Toronto, 19h30 Caroline à Montréal, 19h30 Colorado à Calgary, 21 h Boston à Vancouver, 22h Pittsburgh à San José, 22h30 Demain Toronto au New Jersey, 19h30 Minnesota à Dallas, 20h30 Detroit à Anaheim, 22h FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC PTS cx-Montréal 11 6 0 596 406 22 x-Wirmipeg 7 10 0 401 460 14 é-Toronto 4 13 0 359 582 8 é-Hamilton 3 14 0 411 547 6 Section Ouest cx-Calgary 12 5 0 554 390 24 x-C.-B.11 6 0 529 438 22 x-Saskalchewan 11 6 0 455 433 22 x-Edmonton 9 8 0 475 512 18 c - champion de section; é - éliminé d’une place en vue des séries éliminatoires; x - se qualifie en vue des séries éliminatoires Jeudi Saskatchewan à Toronto, 19h30 Vendredi Montréal à Edmonton, 21 h Paris — Triple vainqueur du tournoi, le Russe Marat Safin a été sorti dès le premier tour du Masters Series de Paris-Bercy, hier, par l’Espagnol Juan Monaco, 6-0, 7-6 (4) avant de laisser entendre qu’il pourrait mettre un terme à sa carrière.Safin, âgé de 28 ans, n’a marqué que 12 points dans la première manche et s’est retrouvé mené 2-0 dans la deuxième après seulement 24 minutes de jeu.Dans le premier jeu de service de la deuxième manche, il a commis quatre doubles fautes avant de revenir à 2-2.«J’ai mal débuté, je n’ai pas pu trouver mon jeu, je n’ai pas saisi mes occasions, a expliqué l’ancien n° 1 mondial, double vainqueur en Grand Chelem et demi-finaliste à Wimbledon cette saison.«J’ai connu deux années difficiles sans vacances, j’ai besoin de me reposer, d’apprécier la vie sans tennis pendant un ou deux mois.Ensuite, je verrai ce que je vais faire, si j’ai envie de continuer.Si je ne continue pas, ce sera fini.» Monaco rencontrera au deuxième tour le Français Gaël Monfils, 16' tête de série.L’ancien vainqueur du tournoi Tomas Berdych s’est pour sa part facilement qualifié en éliminant l'Américain issu des qualifications Robby Ginepri, 64,7-5, en lh27.Lauréat de l’épreuve en 2005, le Tchèque aura pour prochain adversaire le Suisse Stanislas Wawrinka, 12' tête de série.Demi-finaliste l’an contre à l’Américain Sam Querrey, apparemment victime de douleurs dans le bas du dos.Passé à deux points de la défaite dans la deuxième manche, Baghdatis avait réussi à égaliser à un set partout avant de se retirer alors qu’il était mené 7-5,6-7 (5), 3-2.A la fin du mois dernier, Baghdatis, handicapé par une hernie, avait déjà dû abandonner au tournoi de Metz.«J’ai senti une douleur violente et je n’ai pas voulu prendre le moindre risque, a-t-il déclaré./c n’ai pas envie de devoir attendre trop longtemps avant de pouvoir revenir.» Querrey rencontrera au prochain tour JACKY NAEGELEN REUTERS Marat Safin, triple vainqueur en 2000, 2004 et 2006, a été éliminé dès son entrée en lice dans le tournoi de Paris-Bercy hier.le Britannique Andy Murray, quatrième tête d’affiche.Également, le Croate Marin Cilic et l’Allemand Nicolas Kiefer ont gagné leur place au deuxième tour.Cilic a sorti l’Italien Andreas Seppi 7-6 (5), 6-2, et Kiefer a éliminé le gros serveur croate Ivo Karlovic 64,7-5.«Il m’a brisé deux fois puis a été un peu fatigué au moment de servir pour le set et f en ai profité», a déclaré Cilic.Seppi a perdu son service deux fois dans chaque manche.L’efficacité de Kiefer au service lui a permis de garder le contrôle du match.Kiefer a remporté 97 % des points joués sur sa première balle et n’a pas concédé la moindre balle de bris sous le toit du palais omnisports.Roger Federer, vainqueur dimanche du tournoi de Bâle pour la troisième fois d’affilée, a confirmé aux organisateurs qu’il jouerait à Bercy même s’il se sent fatigué après avoir battu David Nalbandian pour conquérir le 57e titre de sa carrière.Les trois dernières places pour la Masters Cup seront attribuées à Bercy, où Andy Roddick, Juan Martin del Potro et Gilles Simon vont tenter de gagner assez de points pour conserver leur classement dans les huit premiers et se rendre à Shanghai.Mais David Ferrer est juste derrière Simon et James Blake, Wawrinka ainsi que Jo-Wilfried Tsonga peuvent encore espérer se qualifier pour le prestigieux rendez-vous de fin de saison avec une bonne performance à Paris.Associated Press ET PUIS EUH Le Canadien Le retour de Kostitsyn va permettre à Carbo de miser sur une formation complète FRANÇOIS LEMENU Guy Carbonneau pourra compter sur une formation complète pour la première fois de la saison alors que le Canadien accueillera les Hurricanes de la Caroline, ce soir, au Centre Bell.Andrei Kostitsyn s’est entraîné hier et semble prêt à renouer avec la compétition.Le Bélarusse a raté les deux derniers matchs après avoir été frappé à la tête par le défenseur Kurt Sauer, des Coyotes de Phoenix.«Il semble en bonne forme, a déclaré Carbonneau après l'entraînement U doit encore passer des tests et on attend les résultats.Mais il est bien depuis déjà quatre jours.» Andrei Kostitsyn va retrouver Tomas MOTS CROISÉS 8 9 1011 12 Plekanec et Alex Kovalev dans le premier trio.Son frère Sergei va retourner dans la troisième unité à la droite de Robert Lang et de Christopher Higgins.Le trio de Saku Koivu demeure inchangé.«Andrei peut faire une différence dans un match, fait valoir Carbo.C’est un marqueur naturel et sa présence rend le trio encore meilleur.Ces trois joueurs se complètent bien.Son retour a aussi pour effet de bien équilibrer les trios», a-t-il ajouté.De la pression Kostitsyn avait été limité à un but en cinq matchs avant d’être blessé.Ses compagnons de trio Plekanec (1-2-3) et Kovalev (2-3-5) éprouvent aussi leur part de difficultés à cinq contre cinq.«Us s’imposent beaucoup de pression, explique Kovalev en parlant de ses jeunes coéquipiers.Us ont eu du succès la saison dernière et veulent faire aussi bien cette année.» «Ils cherchent souvent à trop en faire, a ajouté le Russe, peu intéressé à faire sa propre autocritique.Pour avoir du succès, on va devoir faire attention aux détails, bien jouer défensivement dans notre territoire, faire circuler la rondelle vers l’avant et assurer un bon jeu de transition.C’est ce qu’on faisait l'an dernier.Mais la saison est encore jeune.On a le temps de se retrouver.» Le jeu de puissance L’attaque à cinq du Canadien tourne au ralenti.Du moins par rapport aux deux dernières saisons.Le Tricolore occupe le 16' rang avec un rendement de 17,6 %, l’équipe ayant enregistré six buts en 34 supériorités numériques.«R faut varier notre jeu, dit Kovalev, qui a la responsabilité d’animer le jeu de puissance.On doit aussi se déplacer davantage, ce qu’on faisait l'an dernier.Les autres clubs étudient les vidéos et se préparent en conséquence.C’est pourquoi il faut créer du mouvement pour augmenter nos chances de marquer.» La Presse canadienne HORIZONTALEMENT 1.Qui déteste les allemands.2.Ramener au calme -Relatif au bélier.3.On s'en sert pour boucher - Vider.4.Contrée - Impartial -Dieu solaire de l'ancienne Egypte.5.Chamois des Pyrénées - Jette.6.Petit canapé - Vieille armée.7.Préfixe d'origine latine -Des hommes - Couleur violet pâle.8.On y fait du sport -Accablé de dettes.9.Décourager - Indique un lieu précis.10.Du maïs - Rivière de France - Titane.11.Vedette - Passer au crible.12.Être surnaturel - Il blesse les coeurs -Fonce.VERTICALEMENT 1.Emprunt fait au français par une autre langue.2.Harassant - Elle jacasse.3.Outil de jardinier -Rébarbatif.4.Note - Le baribal en est un.5.Elle est fétide - Qui peut s'effacer.6.Ne fond pas - Usages traditionnels -Consommer.7.Disputes - Déplacé.8.Fromages.9.Mouvement de mer -Exposer à l'air.10.En forme d'oeuf -Mouvement de rotation -Fut aimée de Zeus.11.Monnaie d'Ethiopie -Élancés.12.Indique la matière -Terme de théâtre - Nid de rapace.123456789 1011 12 p|e[s|o|b|eI i la p p pIrIeIs R.I G Ol I Lever du soleil: 7h29 'Coucher du soleil; 17h47 ' ¦ Qafineau » _ ‘ ~ 5M ^MontréAL /7/-1 .cs" Canada Auj.Demain Le Monde © MétéoMédia 2008 Au).Demain Edmonton Sol 17/-1 Sol 15/-5 Londres Sol 9/4 Sol 7/2 Moncton Plu 17/5 Var 14/-1 Los Angeles Sol 30/14 Sol 28/15 Saint-Jean Ave 15/4 Var 10/1 Mexico Ave 14/6 Sol 17/4 Toronto Var 5/-1 Var 4/0 New York Plu 8/3 Sol 8/2 Vancouver Sol 15/8 Plu 11/9 Paris Sol 9/3 Sol 9/2 Winnipeg Montréal Sol 7/*2 Sol 11/-2 Tokyo Sol 20/17 Sol 20/15 5 Ff] U P TpiR E 1 L 1 s [V| E 6 È V O Lluré rM U ¦ n 7 Hl A 1 L I U 1 E uTr s M B R 8 A N N E 1 E lH DI 1 E S E ¦ B E T C 1 1s H A R T 10 K ¦ oIkT a 1N I I ¦ a i U « • i 11 ER N i H" > >< U T E R 12 R|A|S|A|G|E Ma s i [3 m 0878 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Météo Média Sept-îles 10/2 Val d'Or 21-3 Troia-Rivlèrea Bate-Comeau Saguenay 5/1 Quebec Aujourd-hui Pluie, pdp 90%.Québec Aujourd-hui 11 jty Pluie, pdp 90%.Gatineau Aujourd'hui ® * ;l# ¦' Mélange de pluie et neige, pdp 80%.Ce soir Demain Jeudi Vendredi ., 0 irfL 3/-3 ¦ .a.».5/3 13/-3 ¦ - Mélange de # a Mélange de Passages _ * Passages pluie et neige, pluie et neige.nuageux.nuageux pdp 90%.pdp 80%.Ce soir Demain Jeudi .u Vendredi.iim ; _ .J .7/3 £ X Passages Vendredi 2/4 # 14A2 Passages ' | pdp 80%.pdp 80%.nuageux.nuageux Prêts à partir?Consultez nos Prévisions internationales En ondes et en ugne meteomecFia com Une étude pour le prouver Jean Dion Alors, est-ce que Philadelphie a gagné?Voilà le hic lorsqu’on écrit avant le fait; on sait pas.Certes, on peut s’adonner à des analyses croisées, élaborer des courbes de tendances, faire s’aligner l’abscisse et l’ordonnée en un tonitruant crescendo, mais c’est sur le terrain que ça se joue, n’est-ce pas, et le sport professionnel regorge historiquement d’occurrences qui n’étaient pas censées se produire.Aussi, dans le cas d’un match de Série mondiale disputé hier soir et d’un Pulitzer rédigé hier après-midi, faut-il se contenter d’un point d’interrogation, même si ça ne fait pas très très expert Chose certaine, à Philadelphie, ils sont affamés.Quatre équipes pros, et aucun championnat depuis 1983, quand ils jouaient encore au basket en culottes courtes.En 125 ans de vie, les Phillies ont remporté un total de un titre, vous en souvient-il, ça se passait en 1980.Les Phillies se trouvaient à égalité avec nos Expos avec trois matchs à jouer au Stade olympique.Philadelphie avait gagné le vendredi soir, puis le samedi après-midi, c’était même en relatif début de soirée puisqu’il avait plu, nos Expos menaient 4-3 avec deux retraits en neuvième manche lorsque Bob Boone avait frappé un simple bon pour un point contre Woodie Fryman, Fryman qui exploitait une plantation de tabac au Kentucky et gagnait toujours les concours de traite de vaches lors de la journée de la Ferme annuelle au parc Jarry.Puis, en 11e, Mike Schmidt en avait dévissé une dans les gradins de gauche, ça s'était terminé 64 et le match du dimanche ne voulait plus rien dire, ce qui s’avérait d’autant plus maudit que je possédais des billets pour la rencontre en question.Enfin.Cela pour dire qu’avec ce que les Phillies et les Pirates nous ont fait subir au fil des ans, il est étonnant qu’un mouvement antipennsylvain ne se soit pas fait jour en nos contrées.(Et on ne parle pas des Flyers du printemps dernier.) ,1 En plus, les foules sportives de Philadelphie entretiennent la réputation d’être les plus sévères, indomptées, exigeantes, impossibles à satisfaire, intimidantes en Amérique du Nord, sinon dans tout le monde industrialisé.Les fans ont déjà lancé des boules de neige au père Noël.L’ancien joueur et commentateur Bob Uecker racontait qu’une fois, des spectateurs avaient hué des enfants qui éprouvaient des difficultés à mener à bien une chasse aux œufs de Pâques.Dans une déclaration célèbre, l’ex-lanceur Bo Belinsky s’était dit d’avis que «ces gens hueraient des funérailles».En 1980, on avait d’ailleurs assisté à une première lorsque la police s’était déployée avec un nombre incalculable de chiens sur les côtés du terrain, avant la fin du match, afin de prévenir tout débordement Et il y a Sarah Palin.Ah, je savais que vous brûliez d’avoir des nouvelles de la «hockey mom» par excellence.Madame Palin, donc, candidate à la vice-présidence des États-Unis — la perspective seule jette l’effroi —, a procédé à la mise en jeu protocolaire lors du match inaugural des Flyers il y a deux semaines.Copieusement conspuée qu’elle a été, la dame.A tel point qu’il a fallu monter le volume de la musique dans l’amphithéâtre pour couvrir tant bien que mal l’expression de la vindicte populaire.Remarquez, ça s’est passé un peu mieux à St.Louis, vendredi dernier, lors d’un match des Blues.Quelques huées, mais un avantage aux applaudissements.Tout aimait été nickel, en fait si le gardien local Manny Legace ne s’était enfargé dans le tapis prévu à cet effet pour la mise en jeu symbolique.Legace s’est ainsi procuré une élongation dans la région et a dû quitter le match après la première période.Il a cependant affirmé ne pas en vouloir à Mme Palin, dont là seule présence «est bonne pour le hockey».Et puis tenez, puisqu’on cause de sport et de femmes républicaines, vous voulez une autre nouvelle?Condœ leezza Rice.On sait qu’à compter de la fin janvier, quand la guerre en Irak aura été gagnée et que l'administration Bûche se retirera en pleine gloire, Condoleezza Rice sé retrouvera ayec pas d’emploi.Or selon des sources, fa secrétaire d’État aurait confié à des proches être tentée par un poste de direction dans une équipe de football de la NFL D’après le San José Mercury News, auquel je suis abonné les jours impairs, une entente serait même pratiquement déjà conclue avec les 49ers de San Fran: dsco.Les 49ers ont toutefois nié fa rumeur, même s’ils seraient effectivement à fa recherche d’un ou d’une président ou présidente (quel plaisir, en vérité, d’écrire correctement «slls seraient»).On sait aussi, même si on ne sait pas trop pourquoi, qu’il ne faut pas mélanger le sport et la politique.Sauf) bien sûr, quand un club veut des bébelles comme des déductions fiscales ou quand il s'agit de sauver une cour: se de chars à forte teneur en retombées.Or à San Francisco, lit-on un peu plus loin dans le cyberespace, plusieurs croient que Mme Rice pourrait jouer un rôle important dans les démarches faites par les 49ers en vue d'obtenir un nouveau stade, eux qui sont coincés dans le vétuste et froid et venteux Candlestick Park.Tiens donc.; Toute est dans toute, on ne le répétera jamais assez.» La prochaine fois, sérieux, nous verrons qu’une balle de tennis qui semble atterrir à l’extérieur du terrain, a plus de chances d’être à l’intérieur qu’une balle qui semble être à l’intérieur à de chances d’être à l’extérieur.Sérieux, je dis.Ça tombe bien, j’aurai une étude pour le prouver.jdionfàledevoir.com EN BREF Phillies-Rays: match interrompu Philadelphie — Les Phillies de Philadelphie et les Rays de Tampa Bay étaient à égalité 2-2 en milieu de sixième manche, hier, quand de fortes pluies ont interrompu le cinquième match de la Série mondiale.Le match a été interrompu à 22h40.A 23hl5, le commissaire Bud Selig a annoncé en conférence de presse que le match se poursuivrait quand les conditions de la météo seraient «appropriées», mais il ne s’est pas prononcé davantage à savoir si cria serait posable dans la nuit d’hier à aujourd’hui, ou bien si l’affrontement reprendrait à une heure à déterminer, aujourd’hui.- La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI 28 O C T O R R E 2 0 0 8 B 8 BOB RENÉ.- DANIEL DUBOIS MSE EN SCOC RENÉ RICHARD CYR B DU 28 OCTOBRE AU 30 NOVEMBRE AU THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI ACHAT DES BILLETS : WWW.THEATREDAUJOURDHUI.QC.CA T : 514 282 3900 CULTURE le Prix du Meilleur Scénario à CAHNIS 2008: LE SILENCE DE LORNA frér** DtrcUnne CINEMANIA 6-16NOV20Q0 www.cinemaniafilmfestivat.com L’Autre gala de l’ADISQ — le gala de I’industrie Petites victoires de grande importance Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue Le secret, c’est la synergie FESTIVAL DU CINÉMA INTERNATIONAL EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE Les deux acteurs principaux du film Moscow, Belgium, Jurgen Delnaet et Barbara Sarafian ont reçu un accueil chaleureux de la part des festivaliers à Rouyn-Noranda.SYLVAIN CORMIER Il était chic, souriant, heureux.Il l’a dit «Je suis bien heureux.» Fièrement fermement Michel Louvain empoignait son Félix, le premier du nom en 30 ans de galas présentés par l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo.Remarquez, des statuettes, il en a eu bien d’autres avant qui s’appelaient autrement Méritas, Monsieur Radio-Télévision, mais celui-là était son Grammy, sa Victoire, son Oscar.Le trophée qui disait Louvain, après 50 ans de carrière, n’a pas qu’un public fidèle mais aussi la reconnaissance de ses pairs.Ce n’était jamais que le Félix de l’anthologie de l’année (pour l’exemplaire compilation parue chez Disques XXI), on n’était jamais qu’au gala de l’industrie, en fin d’après-midi au Club Soda, pour ainsi dire à l’interne, entre gens du milieu, sans télé, mais ça n’atténuait en rien la grandeur du moment et la chaleur des applaudissements: ce Félix était immensément important et Michel Louvain le méritait En soirée au Métropolis, on ressentait pareillement la présence sur scène de Sylvie Paquette, dans le cadre de L’Autre gala de l’ADISQ: faute de remporter le Félix de X«album de l’année - folk contemporain» (qui est allé aux Cowboys Fringants et leur disque en spectacle Au Grand Théâtre de Québec, simple logique du nombre), elle bénéficiait enfin d’une fenêtre télévisuelle digne d’elle, et sa version de Sur nous deux comptait au centuple.De telles petites victoires de grande importance abondaient hier la maison de gérance Bonsound, l’une des plus dynamiques de la scène émergente, a ainsi obtenu son tour de podium pour la première fois; des musiciens-arrangeurs-réalisateurs exceptionnels de la nouvelle génération, Jean-Phi Goncalves, Alex MacMahon, ont été consacrés plutôt deux fois qu’une; le champion slameur fiançais Grand Corps Malade a vu le travail de terrain des deux dernières années récompensé, s’imposant devant les habituels Zachary Richard et Francis Cabrel.Autrè victoire notable, L’Autre gala de l’ADISQ était hier diffusé simultanément sur les ondes de MusiMax et MusiquePlus, signalant le retour de ces chaînes spécialisées à la musique et la chanson: certes en payait-on le prix,"les capsules auto-publicitaires squattant quelque peu le temps d’antenne, l’animation de Claudine Prévost et Babu n’amusant souvent qu’eux-mêmes, mais c’était néanmoins motif de réjouissance.Au-delà des accolades attendues — deux fois le Félix pour Karkwa, Isabelle Boulay, Daniel Bélanger et ses collaborateurs, Ariane Mof-fatt et sa bande, sans compter la faste récolte de la compagnie de disques Audiogram, encore et toujours triomphante —, ce sont ces modestes pas dans les bonnes directions, meilleure visibilité pour les artistes méconnus, belle place ménagée aux artistes émergents (Navet Confit en nomination! Gatineau gagnant!), qui réjouissait l’observateur des deux galas, le confidentiel autant que le télévisé.Le disque bat peut-être de l’aile, mais la chanson d’ici, constatait-on hier, est pétante de santé, tous âges confondus.Allez en juger par la liste complète des lauréats, disponible à la consultation sur le site www.adisq.com.Et regardez le troisième gala, la grosse bringue qui, faut-il rappeler, a lieu dimanche, en direct du Centre Bell.Michel Louvain y sera, en lice pour un deuxième Félix, celui du «spectacle interprète de Tannée».S’il gagne, on va pleurer de joie avec lui.ODILE TREMBLAY Rouyn-Noranda — Jacques Matte, le directeur du festival abitibien, avec un rendez-vous en vitesse de croisière, n’a pas à vivre le stress de la décroissance.Même les films qui partent en tournée abitibienne, à Amos, à Lasarre ou à VaM’Or, avec acteurs et cinéastes, récoltent un franc succès sur leur passage.Et ici à Rouyn, le Théâtre du Cuivre bourdonne comme une ruche.Après le volet pour enfants, au début de l’après-midi, place aux projections en enfilade.Pas dç doute: les salles sont pleines.A l’ouest de Pluton, le bon film d’ados d'Henry Bernadet et Myriam Verreault fut projeté hier devant 700 spectateurs.Le tandem de cinéastes était là pour rencontrer le public.«H y a eu un coup de cœur cette année pour le film Trisomie 21 -Défi Pérou de Lisette Marcotte, déclare Matte.Une ovation extraordinaire de 30 minutes, des applaudissements au moment où l’équipe est entrée au restaurant.Les trisomiques étaient tellement heureux.» Précisons que ce documentaire, qui a en fin de semaine ému l’assistance aux larmes, avec son histoire de jeunes adultes trisomiques gravissant le Machu Pic-chu au Pérou aux côtés d’étudiants et de professeurs, se cherche encore un distributeur en sailes.C’est la synergie de sa manifestation qui rend le directeur le plus fier.«Notre festival favorise les rencontres, constate-t-il.Le jeune Antoine Lécuyer présent ici pour C’est pas moi, je le jure, voulait rencontrer son héros, Guillaume Lemay-Thivierge, qui jouait déjà enfant dans Le Matou.Regarde.Ils sont assis derrière nous, et le petit lui pose des questions.Quant aux acteurs flamands du film d’ouverture Moscow, Belgium, ils parlent à tout le monde dans le hall du Théâtre du Cuivre et font dàormais partie de la famille.» Sur le flanc gauche, le festival at- tire aussi les invités avec des activités alléchantes, et chacun y trouve son compte.Hier, les amateurs de fusil sont partis dès l’aube à la chasse au canard.D’autres visitent la mine, avant les projections.Nous, on est allés au Refuge Pageau à Amos, avec les animaux sauvages soignés et nourris sur le site.Il suffit en somme de mettre les ressources locales à contribution, et les voyageurs craquent pour les charmes abitibiens.La chic tribu Beaudoin et Bombardier, qui accompagnait le film remontant l’histoire de l’empire Bombardier, est allée voir les documentaires sur les trisomiques et sur le Domaine Pageau.Des univers aux antipodes se croisent d’insolite façon.De fait, après 11 parle avec les loups, un autre film se penchait cette année sur le refuge d’animaux blessés ou abandonnés d’Amos, â travers la contribution de la fille de Michel Pageau, Nathalie, qui réprend des mains paternelles 1^ rênes du domaine.Mais les festivaliers doivent être faits forts: les programmes du soir sont chargés à bloc.Quatre courts métrages, dont un de 25 minutes, plus deux longs, furent projetés cH-manche soir.Ça fait beaucoup.Le public s’enfile la totale, en général sans sourciller.Avec des films qui ne font pas nécessairement consensus pour autant Ainsi, Un autre homme du Suisse Lionel Baier, œuvre en noir et blanc, intéressante pour les initiés, irrita ferme une partie du grand public.Le film s'offrait une satire de la critique cinématographique.Dans nos rangs, ça se bidonnait Mais il fallait connaître le contexte du métier les visionnements de presse, la faune spécialisée, les différentes écoles, plus marquées en Europe que chez nous.Le film raconte l’histoire d’un journaliste devenu critique de cinéma qui copie tous ses textes dans une revue spécialisée et se laisse séduire par une sommité de la critique, vraie louve sans scrupule fort bien rendue par l’actrice Natacha Koutchoumov.Le Chant des mariées, production franco-tunisienne de Karin Albou, sur fond d’amour et d’occupation allemande de la Tunisie en 1942, a eu droit à une réception moins houleuse.Hier soir, Un capitalisme sentimental du Québécois Olivier Asse-lin et Gomorra de l’Italien Matteo Garrone allaient garder le public captif presque jusqu’à minuit Haut les cœurs! Le Devoir CONCERTS CLASSIQUES La grande visite PRO MUSICA Mendelssohn: Trio avec piano n° 1.Schubert Notturno op.148 (D.897).Messiaen: Quatuor pour la fin du Temps.Pascal Moraguès (clarinette), Trio Wanderer.Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, lundi 27 octobre.CHRISTOPHE HUSS La visite du Trio Wanderer était attendue.Les musiciens n’ont pas déçu.Si au disque tout, ou presque, est possible, le concert ne trompe pas.Dès la première attaque de chacun dans le 1" Trio de Mendelssohn qui ouvre la soirée, on se rend compte que la qualité du son est la première qualité du Trio Wanderer.Les attaques sont fines et nettes; rien n’est passé en force.Jean-Marc Phillips-Varjabé-dian, au violon, et Raphaël Pidoux (violoncelle) sont sur la même longueur d'onde en termes d’esthétique sonore, mais chacun existe par lui-même.Le Notturno de Schubert bénéficie, ô combien, de cette commune respiration.La musique du Trio Wanderer est à la fois affirmée et délicate: l’agitato du premier volet de Mendelssohn n’est pas surjoué, l’An-dante est d’une expressivité très fluide, le Scherzo vraiment leggie-fo, le Finale déborde d’une passion pourtant maîtrisée.Le tout est articulé avec netteté, mais sans forfanterie, par le piano de Vincent Coq.Le clou du spectacle vient cependant après la pause.Non seulement parce que ces sonorités jamais forcées ou grossies habillent parfaitement le Quatuor pour la fin du Temps de Messiaen.Mais aussi parce qu’un immense musicien, le clarinettiste Pascal Moraguès, se joint à l’ensemble.Son solo dans Abîme des oiseaux est tout simplement renversant, avec des attaques imperceptibles surgies de nulle part.Le caractère extatique, dans un tempo,«infiniment lent» de Louange à l’Eternité de Jésus est parfaitement assumé, tout comme l’effet quasi hypnotique du duo violon piano du huitième mouvement, Louange à l’immortalité de Jésus.On aurait aimé que de tels interprètes attirent encore davantage de monde au théâtre Maisonneuve.Qu’on se le dise: il n'y a pas que Kent Nagano à Montréal.EN BREF Science-fiction québécoise dans les archives Le festival de cinéma Spasm, qui se poursuit jusqu’au 31 octobre à Montréal, présente ce soir une véritable découverte archéologique: Cyborg, un téléthéâtre de science-fiction écrit par Guy Fournier, qui avait été présenté en direct à Radio-Canada en 1964.L’histoire raconte comment des astronautes 4 du XXI' siècle sont remis en question lorsqu’un médecin fabrique un être cybernétique qui doit les remplacer! Cette première fiction de science-fiction québécoise avait mis en vedette Julien Genay, Ferre Boucher, Benoît Girard, Paul Hébert, Huguette Oligny, Mm Ya-roshevskaya et autres.La projection sera suivie d’une entrevue filmée avec Guy Fournier, qui explique le contexte de la création.A la Cinémathèque québécoise de Montréal, ce soir à 18h30.- Le Devoir Décès de l’auteur de polars ethniques Tony Hillerman Phoenix — Tony Hillerman, l’un des maîtres incontestés du polar américain et père des policiers navajos Joe Leaphorn et Jim Chee, est mort dimanche dans un hôpital d’Albuquerque, Nouveau-Mexique, d’une défaillance pulmonaire.Il était âgé de 83 ans.La fille de Hillerman qui a fait cette annonce a expliqué que la santé de son père avait décliné au cours des deux dernières années et le romancier avait subi deux attaques cardiaques.Il avait également subi plusieurs opérations et avait un cancer de la prostate.Il avait commencé à perdre l’audition et la vue, et l’arthrite lui avait déformé les mains mais il continuait néanmoins à taper sur son clavier de machine à écrire.En 2002, il reconnaissait qu’il avait été rejoint par la vieillesse mais, ajoutait-il aussitôt, «j’adore toujours écrire».Né le 27 mai 1925 à Sacred Heart, Oklahoma, Tony Hillerman a d’abord exercé la profession de journaliste avant de l’enseigner pendant plus de 20 ans tout en s’adonnant à son autre passion: le roman policier ethnologique auquel il donnera ses lettres de noblesse.En une douzaine d’ouvrages, Hillerman aura présenté au monde les «Four Corners», une région indienne situép aux frontières entre les quatre Etats du Colorado, de l’Ulah, du Nouveau-Mexique et de l’Arizona.C’est là qu’évolueront Joe Leaphorn et Jim Chee de la police tribale Navajo dans des romans tels que La Voie de l’ennemi en 1970 ou encore Là où dansent les morts en 1973.Cette même année, Hillerman publiera Le Grand Vol de la banque de Taos.Suivront notamment Le Peuple de l’ombre en 1980 ou encore Le Vent sombre en 1982.Plusieurs de ses œuvres avaient été adaptées au cinéma, dont Le Vent sombre (The Dark Wind), produit en 1991 par Robert Redford et réalisé par Errol Morris.Dans ce film renié par Tony Hillerman, le lecteur retrouve toutefois ce qui fait le sel des romans.Associated _ Press www.cinemaduparc.com / 48$ POUR 10 FILMS! ?À N fflSbivsMyO TAU-__RllDLI LEGOffTE s T |.E3 Métro Place des arts 3 heures de STATIONNEMENT GRATUIT NATHALIE DEROME Les temps qui courent Vingt ans de paroles tenues Spectacle rétrofestif avec Nathalie Dcrome, Jean Derome, Frank Martel et Martin Tétreault 29 octobre 2008 à 20b au CABARET LION D’OR 1676, rue Ontario Est (Montréal) INFO: 514.528.7070 www.nathalieclerome.qc.ca SUPPLÉMENTAIRES 25 AU 29 NOVEMBRE a Le THEATRE DE U MANUFACTURE présente Isr* du 14 octobre du 22 novembre 2008 ///' tail \ de DENNIS* KELLY dans une traduction de FANNY BRITT Mise en scène MAXIME DENOMMEE Avec SOPHIE CADIEUX ET MAXIM CAUDETTE A ! t % Télé-Québoc LK DKVfilK jouer cruellement avec les nerfs des On est vite gagnés par l'aliénation de ce huis clos (.lin pièce nous fait vite comprendre que la pire des terreurs est celle que l’on crée chez soi j Sylvie Saint Jacques, La Presse |.] un huis clos étouffant, un terrible jeu de pouvoir rt'une redoutable cfficncité [pui] ne j cesse, jusqu’n l apothoose.de gagner en intensité, de jr - ' ' speetnteurs, ; Christian Sainl-Pierre.Voir 1 Bouleversé, Souffle, (.lia qualité generate de la production, la justesse du ton, la déchirante 1 X vérité do la moindre réplique [,.,| la mise en scène stupéfiante de précision |,.j te jeu ) exceptionnel |.,J la résonnance quo lout cela agite dans le cœur et la tète du spectateur Michel Bélair, Le Devoir 4559.PAPINEAU • MONTRÉAL www.thaatrelalicorne.com 514.523.2246 LICORNE VOTRE ANTI-OXYDANT MUSICAL Mon univers musical Une propriété de RISK planetejazz.ca
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