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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2008-10-15, Collections de BAnQ.

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?www.ledevoir.com NPD ?INDÉPENDANTS LE DEVOIR Vol.XCIX N”234 LE MERCREDI 15 OCTOBRE 2008 1,10$+TAXES= 1.25$ CHRIS WATTIE REUTERS " Plus fort, mais toujours mmontaire HÉLÈNE BUZZETTI Le chef conservateur, Stephen Harper, aura finalement tenu son pari Lui qui avait contourné sa propre loi instaurant les élections à date fixe, pour profiter de la faiblesse de ses adversaires et ainsi obtenir de l’électorat un mandat majoritaire, a renforcé sa position à la Chambre des communes.Ses troupes ont décroché une , seconde minorité, beaucoup plus confortable que celle de 2006.Le Bloc québécois a toutefois anéanti tout espoir de vague bleue au Québec en prenant 49 circonscriptions.Le Parti libéral de Stéphane Dion sort perdant de cette joute, perdant une vingtaine de sièges au pays, dont plusieurs en Ontario.Le chef libéral a annoncé qui restait en poste.«Le Canada me demande d’être le chef de l’opposition.J’accepte cette responsabilité avec honneur.» Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a pris la parole le premier et s’est dit ouvert à discuter avec tous les partis pour faire fonctionner le Parlement minoritaire.Puis, il s’est adressé au premier ministre.«J’invite donc M.Harper à respecter la volonté des Québécois, en gouvernant avec ouverture et en faisant des compromis.» M.Harper avait laissé entendre en début de campagne qui interpréterait une seconde minorité comme un mandat plus fort lui permettant d'aller de l’avant avec ses réformes.Jack Layton aussi s’est dit «prêt à collaborer avec les autres partis».Au moment de mettre sous presse, M.Harper n’avait pas encore pris la parole.Le Parti conservateur l’avait ainsi emporté ou était en avance dans 143 circonscriptions, avec 37 % du vote.D s’agit d’une augmentation de 16 sièges, et à peine 12 de moins que ce qui est nécessaire pour obtenir une majorité.Le Parti libéral, lui, en avait 77 (en baisse de 18), et un appui de 27 %.Les appuis du NPD se sont maintenus à 18 %, se traduisant par 37 députés.Le Bloc québécois, que l’on disait mort début septembre au lancement de cette 40e élection, était en voie de réaliser une bonne performance, mais moins glorieuse que prévu, avec 50 sièges.Deux indépendants, Bill Casey en Nouvelle-Ecosse et André Arthur à Québec, remportaient leur lais-sezpasser pour retourner à la Chambre des communes.Les quatre chefs de parti ont été élus dans leur circonscription respective.Seule Elizabeth May.la leader du Parti vert, a dû s’incliner en Nouvelle-Ecosse devant le ministre de la Défense et vedette locale, Peter MacKay.VOIR PAGE A 12: MINORITAIRE ÉDITORIAL Victoire en demi-teinte Le Canada se retrouve ce matin avec un gou-' vernement minoritaire, le troisième en quatre ans.Retour donc à la case départ pour le premier ministre Stephen Harper qui, malgré les gains qu’il a faits aux dépens des libéraux, n’a pas obtenu la liberté de gouverner qu’il recherchait El aura à composer avec une opposition qui reste majoritaire et qui sera légitimée d’exprimer ses attentes.Le premier ministre Harper a prétendu à quelques reprises au cours de cette campagne électorale qu’il interpréterait sa réélection à la tête d’un deuxième gouvernement conservateur minoritaire comme un signe de confiance à son endroit.Un signe dont les partis d’opposition devraient tenir compte.Le résultat des élections ne lui donne que partiellement raison.S’approcher de la majorité est certes une avancée, mais en tout état de cause l’objectif visé par le Parti conservateur n’a pas été atteint Avoir 144 sièges sera beaucoup plus confortable que les 127 détenus à la VOIR PAGE A 12: VICTOIRE Bernard Descôteaux Le devoir com Nos lecteurs pourront consulter le tableau des résultats à www.ledevoir.com/politique/resultats.html.INDEX J ) 1 ) Actualités.A 5 Annonces.B 7 Avis publics B 10 Carrières.B 4 Culture.B 12 Décès.B 7 Économie .B 1 Éditorial.A 10 Idées.A11 Météo.B 10 Monde.B 8 Mots croisés.B 7 Sudoku.B 8 Télévision.B 11 Dans le fief de Stephen Harper Ambiance de ALEC CASTONGUAY Calgary — L’ambiance était à la fête hier soir dans le fief de Stephen Harper, alors que le Parti conservateur a réussi à augmenter substantiellement le nombre de sièges qu’il détient aux Communes, ce qui lui permet de former de nouveau le gouvernement du Canada.Seule ombre au tableau: Stephen Harper a perdu son pari de former un gouvernement majoritaire et n’a pas réussi à convaincre fête à Calgary les Québécois de lui faire davantage confiance.Les 1500 supporters conservateurs réunis au Centre des congrès de Calgary avaient les yeux rivés aux écrans géants de la salle, bien conscients que l’ampleur de la victoire a une importance pour l’avenir du Parti conservateur, particulièrement au Québec et en Ontario.Cette dernière province a bien répondu hier aux élans du PC, alors que le Québec a plutôt choisi le statu quo.Au moment de mettre sous presse, tard hier soir.Stephen Harper n’était toujours pas monté sur la tribune pour s’adresser aux militants réunis au Centre de congrès.D attendait que les autres chefs politiques aient pris la parole.Le fondateur du Parti réformiste et ami de Stephen Harper, Preston Manning, se disait «heureux» du résultat «Je suis persuadé que Harper sera lui aussi très heureux de cette forte minorité», a-t-il dit Selon lui, la VOIR PAGE A 12: CALGARY Un Québec bleu, dans l’opposition JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, suivant le déroulement de la soirée électorale dans un hôtel de Montréal aux côtés de son épouse, Yolande Brunelle.STÉPHANE BAILLARGEON Ly opposition, moins le pouvoir.Le Québec a déclenché une vague bloquiste moins forte que prévu, a bonifié la députation libérale sur lie de MontréaL mais a réduit la représentation conservatrice ministrable avec la défaite du candidat-vedette Michael Fortier.L’imprévisible campagne sur fond de crise boursière a été remportée au Québec par le Bloc, au détriment des conservateurs reportés au pouvoir sans majorité et des libéraux finalement incapables de tirer profit des craintes et des espoirs déçus de la population anticonservatrice.Au moment de mettre sous presse, le Bloc québécois comptait 49 députés élus ou en avance, le Parti libéral 14 et le Parti conservateur 10.L’animateur de radio André Arthur a été réélu comme indépendant et le néodémocrate Thomas Mulcair se battait pour conserver son siège.Au total, le Québec compte 75 circonscriptions.Par contre, au chapitre des voix, la formation indépendantiste a perdu beaucoup de terrain, avec environ 38,5 % des suffrages exprimés, soit cinq points de moins qu’en 2006.Les conservateurs et les libéraux demeurent à égalité, avec environ 22 % des voix chacun.Par contre, les libéraux ont réussi à augmenter un peu leur députation.VOIR PAGE A 12: QUÉBEC ¦ L’information électorale en pages A 3, A 4, A 5, A 6, A 7, A 8, A 9 et B 12 ¦ Lire aussi les chroniques de Manon Cornellier, Michel David et Jean Dion, en pages A 5, A 9 et B 12 CHARE V » T CHRISTIANE 9H Rencontres avec Marc Labrèche et René Richard Cyr.Realisation; Bruno Guglielmmetti #95,1 Radio-Canada.ca/chrl»tlan« PREMIÈRE CHAÎNE 1 77831302382442 LE DEVOIR.LE MERCREDI 15 OCTOBRE 2008 ELECTIONS FEDERALES Bloc québécois La victoire historique n’est pas venue Mais Gilles Duceppe rappelle que «pour les Québécois, c'est clair: le Bloc est pertinent » GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Entamée dans l'enthousiasme, la soirée électorale des blo-quistes réunis hier au Medley s'est terminée sur un constat mi-figue mi-raisin: le Parti a certes eu une bonne performance par rapport aux prévisions du début de la campagne, mais la remontée du Bloc dans les deux dernières semaines faisait espérer à plusieurs un résultat historique qui ne semblait pas à portée de main en fin de soirée.Au moment de mettre sous presse, le Bloc avait 50 circonscriptions dans la poche ou en voie de l'être, et quelque 38 % des voix exprimées au Québec.En 2006, le parti avait réussi à conserver 51 comtés malgré la percée des conservateurs, pour 43 % des voue.En fait, si le pourcentage des suffrages récoltés par le Bloc demeure au même niveau, il faudra parler d'une performance historiquement mauvaise en matière d'appui populaire, frôlant celles de 1997 (38 % et 44 députés) et de 2000 (39 % et 38 députés).Le chef du Bloc, Gilles Duceppe, a fait son entrée devant ses partisans vers 23h45 et a été accueilli chaleureusement «Nous avons fait une belle campagne, vraiment», a-t-il dit avant de féliciter tous ses adversaires.«Le Québec nous a donné une sixième majorité consécutive.C'est cinq fois plus de circonscriptions que le parti de M.Harper.Nous avons atteint notre objectif: sans le Bloc ce soir, Stephen Harper formerait un gouvernement majoritaire.Pour les Québécois, c'est clair: le Bloc est pertinent.Im nation s'est exprimée: il est clair qu'elle ne saurait se contenter d'une reconnaissance purement symbolique», a-t-il ajouté.Selon M.Duceppe, le vote d'hier indique que le Québec rejette le modèle de répression des conservateurs envers les jeunes contrevenants, de même de «la politique de mépris envers les artistes».Il a sinon profité de son discours pour rappeler au premier ministre les demandes du Québec, notamment en matière économique, avant de lancer que le «Bloc est au service de tout le Québec», fédéraliste comme souverainiste.Espoirs La publication partielle des résultats avait toutefois refroidi les ardeurs des militants bloquistes avant l'arrivée de M.Duceppe au Medley.Pour un Michael Fortier joyeusement ovationné pour sa défaite contre Meili Faille, il y a eu des silences embarrassés pour des défaites dans Québec — où on souhaitait reprendre les comtés perdus en 2006 —, à Roberval (contre Jean-Pierre Blackburn) ou encore devant la victoire anticipée du libéra] Justin Trudeau dans Papineau.L’inquiétude se devinait aussi chez les militants à mesure que l'ampleur de la victoire générale des conservateurs se dessinait Mi-figue mi-raisin, donc.Pourtant, en début de soirée, tout un chacun disait croire que le Bloc pouvait anticiper un résultat de l'ordre des 54 députés obte-nus en 1993 et en 2004.«C'est vraiment l'inverse par rapport à 2006, indiquait Mario Laframboi-se, organisateur en chef et député élu dans Argenteuil-Papineau-Mirabel.Nous avions fini à la traîne, alors que nous sommes en pleine ascension.C'est forcément plus motivant.» Mais n'eut été des gaffes des conservateurs, la situation aurait vraisemblablement été plus difficile.Entamée dans le doute des questionnements quant à la pertinence du Bloc à Ottawa — on parlait alors autant d'essoufflement du chef que du parti —, la campagne bloquiste a pris son envol au tournant de la troisième semaine de campagne, notait Réal Ménard, réélu dans Hochelaga pour un sixième mandat Il identifiait notamment un événement important expliquant le revirement de situation.«Michael Fortier a clairement été l'entrepreneur de pompe funèbre de la campagne du PC au Québec [avec la caravane dénonçant les «coûts» du Bloc à Ottawa], /e pense que les gens ont alors pris conscience qu'on attaquait la légitimité de leur vote.Un point de non-retour a été franchi à ce moment.» Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gilles Duceppe photographié hier au quartier général du Bloc québécois.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des militants libéraux, visiblement déçus, attendaient hier soir que leur chef, Stéphane Dion, viennent les saluer et concéder la victoire aux conservateurs de Stephen Harper.La défaite risque d’être lourde de conséquences pour Dion Déjà hier soir, le leadership de Stéphane Dion faisait l’objet de discussions entre des militants KATHLEEN LÉVESQUE Difficile de croiser des mines réjouies hier soir lors du rassemblement libéral qui attendait l’arrivée du chef Stéphane Dion.Le verdict des électeurs de cette épreuve électorale semble avoir laissé les troupes dans le doute poqr la suite des choses.A 23h45, quelque 200 partisans, dont une majorité d’hommes et de personnes issues de l’immigration, meublaient la salle envahie par les journalistes.Les seuls moments qui ont brisé le silence, provocant un semblant d’ambiance avec quelques applaudissements lurent l’avance des Justin Trudeau dans Papineau et Eleni Bakopanos dans Ahunstic devant des bloquistes.Même chose dans Outremont où les résultats fragmentaires montraient que le libéral Sébastien Dhavernas était en tête devant le néodémocrate Thomas Mulcair.Aussi, l’élection du nouveau venu Marc Garneau dans West-mount-Ville-Marie et la réélection de Denis Coderre dans Bourassa et les vedettes Bob Rae et Michael Ignatieff, en Ontario, ont suscité des hourras.Mais en général, l’heure n’était guère aux réjouissances.Le PLC semblait se diriger vers une perte sèche de vingt sièges à l’échelle du pays alors qu’à la dissolution de la Chambre des communes, les libéraux en détenaient 95.Quelques militants osaient déjà discuter des lendemains au sein du PLC.Certains chuchotaient sur le leadership de Stéphane Dion.Pourtant, la coprésidente de la campagne nationale, Nancy Girard, donnait l’assurance que l’équipe avait déployé de grands ef- JACQUES DION le DEVOIR Stéphane Dion a écouté les résultats des élections en compagnie de son épouse, Janine Krieber, et de leur fille, Jeanne.forts pour assurer la victoire du PLC.Malgré tout, les bras croisés et les sourcils froncés des uns et des autres en disaient long sur l’aigreur du moment «J’ai le sentiment qu’on a tout fait», a laissé tomber dans un soupir Mme Girard.«Ce qui était important pour nous, c’était de transmettre une vision différente de celle de droite alors que nous avons une vision beaucoup plus progressiste.C’est extrêmement positif parce que c’est ça, un débat de société», a-t-elle rappelé.Cette dernière a reconnu que le PLC a traversé une campagne difficile surtout les trois premières semaines.C’est d’autant plus vrai, selon elle, que les conservateurs ont mené une campagne de dénigrement avant même le déclenchement officiel des élections.«Il y a eu huit lancements de publicité négative avant la campagne.Ça ne peut faire autrement que d’entrer dans le subconscient des gens par rapport à l’image de M.Dion», a fait valoir Mme Girard.C’est ce qui expliquerait le casse-tête pour le chef libéral de capter l’attention des électeurs.Les conservateurs l’ont souvent présenté comme quelqu’un manquant de leadership.En cela, le PC a été aidé par les tiraillements dans les rangs libéraux sur le leadership de leur chef.Mis sur la défensive, décrit comme peu combatif, Stéphane Dion a maintenu le cap sur le fond des dossiers, refusant d’attaquer en bas de la ceinture ses rivaux.Il s’est montré presque téméraire avec sa vision environnementale.Il n’a jamais reculé sur le Tournant vert malgré le fait que ce plan entraînerait une taxe sur le carbone.Les libéraux ont toutefois connu une embellie à partir du dévoilement de leur plate-forme électorale.Plusieurs analystes économiques confirment que la taxe sur le carbone n’entraînerait pas une récession comme le martèlent les conservateurs.L’image de Stéphane Dion apparaît améliorée alors que se déroulent les débats ,des chefs.La crise financière aux Etats-Unis qui a pris des proportions mondiales, s’est invitée dans la campagne électorale canadienne.Cela donne le ton de la fin du parcours.M.Dion en profite pour proposer un plan d’intervention pour faire face aux problèmes financiers et leurs possibles effets sur l’économie.Il s’agit d’un plan dans les 30 premiers jours d’un gouvernement libéral.Pendant un moment, cela a semblé favorisé M.Dion par rapport au laisser-faire de Stephen Harper.Mais peut-être est-ce trop peu trop tard comme semblaient le signifier les nombreux haussements d’épaules des partisans réunis en attendant le discours de leur chef.Sur les derniers milles, les anciens premiers ministres Paul Martin et Jean Chrétien sont venus prêter main-forte en présentant Stéphane Dion comme l’homme de la situation.Au cours de la dernière fin de semaine, il avait fait un dernier blitz en traversant le Canada d’est en ouest, invitant les progressistes de tout le pays à voter libéral pour un «Canada plus prospère, plus juste, plus vert».M.Dion aura parcouru plus de 50 000 kilomètres à travers le pays au cours des cinq dernières semaines.Le Devoir im ; iif QUÉBEC 52î7,W»frM-HairalO 418-877-1888 Solo'""” www.zytco.com 1-800-361-9232 J’essaie de vous éviter un procès François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 ELECTIONS FEDERALES Les néodémocrates font bonne figure devant les libéraux en Ontario ADRIEN VECZAN REUTERS Jack Layton, n’a peut-être pas fait augmenter de manière significative les intentions de vote en faveur de sa formation, mais il a réussi à les consolider.ALEXANDRE SHIELDS Le Nouveau Parti démocratique s’est présenté dans cette campagne comme le seul parti progressiste auquel les Canadiens pouvaient faire confiance, décriant les promesses libérales.Le message semble avoir tout de même bien passé, puisque les néodémocrates ont grugé des appuis aux libéraux, notamment en Ontario.Le seul député du parti au Québec, Thomas Mulcair, détenait pour sa part une courte avance au moment de mettre sous presse.Son chef Jack Layton, n’a peut-être pas fait augmenter de manière significative les intentions de vote en faveur de sa formation, mais il a réussi à les consolider.En fin de soirée, il pouvait espérer ajouter un maximum de huit sièges aux 30 qu’il détenait au moment du déclenchement des élections.Aux deux scrutins précédents, les militants néodémocrates se réfugiaient au Parti libéral pour empêcher l’élection d’un parti encore plus à droite.Cette fois, malgré tous les appels au vote stratégique, les appuis du NPD se sont maintenus dans les urnes.En Ontario, où le NPD détenait 12 sièges au déclenchement des élections, la formation a fait bonne figure.EÜe a eu le meilleur sur les libéraux dans Nickel Belt, dans le nord de la province, avec Claude Gravelle.Elle est aussi allée chercher Algoma-Manitoulin-Kapuska-sing aux mains des troupes de Stéphane Dion.La circonscription de Sudbury est aussi passée aux mains des progressistes, qui ont eu gain de cause face aux libéraux Le néodémocrate Paul Dewar a tenu bon dans Ottawa-Centre, devant une organisatrice du Parti libéral, Penny Collenette.Olivia Chow, la conjointe de Jack Lay-ton, a résisté aux assauts des libéraux dans la région de Toronto, eux qui souhaitaient reprendre le terrain perdu en 2006.La députée sortante Peggy Nash, qui avait gagné par 2000 voix en 2006, a pour sa part perdu la victoire dans la circonscription de Parkdale-High Park, dans le centre-vü-le de Toronto.Elle a toutefois livré une très chaude lutte à la vedette libérale Gerard Kennedy, qui s’était allié à Stéphane Dion pour lui permettre de remporter l’investiture de son parti.Ils ont aussi perdu de peu Oshawa, après une autre lutte serrée contre les libéraux Thomas Mulcair, le lieutenant du NPD au Québec, menait une chaude lutte contre le candidat libéral Sébastien Dhavemas au moment de mettre sous presse.Malheureusement pour son parti, ils n’ont pas fait de gains ailleurs dans la province.Dans Westmount-Ville-Marie, Anne Lagacé-Dowson a terminé loin derrière le libéral et ancien astronaute Marc Garneau.La néo-démocrate Françoise Boivin, une ancienne députée libérale sur laquelle on fondait beaucoup d’espoir, a aussi dû s’incliner devant le bloquiste Richard Nadeau dans Gatineau.La soirée avait par ailleurs bien débuté pour les néodémocrates, dont les appuis dans les Maritimes ont connu une progression notable.Ils ont ainsi fait un premier gain à Terre-Neuveet-Labrador en allant ravir la circonscription de St John's East aux conservateurs, et ce, avec une très confortable avance.La guerre menée par le premier ministre de la province, Danny Williams, contre Stephen Harper a peut-être quelque chose à y voir.Ils ont aussi corjservé Sackville-Eastern Shore et Halifax en Nouvelle-Ecosse, mais aussi AcadieBathurst, au Nouveau-Brunswick.Dans l’Ouest canadien, au Manitoba, le NPD a rem- porté un autre siège dans Churchill, devant le Parti libéral.Autre victoire aussi dans Winnipeg-Centre.En Colombie-Britannique, où le NPD avait fait élire 10 députés en 2006, le parti semblait réussir à se maintenir à Burnaby-Douglas au moment de mettre sous presse, tandis que Catherine Bell détenait une légère avance dans la circonscription Ile de Vancouver-Nord.Même portrait dans Skeena-Bulkley Valley et Vancouver-Est Le parti menait en outre dans Vancouver-Kinsgway, laissé vacant par l’ancien ministre David Emerson.Il est trop tôt pour savoir à les troupes de Layton tenteront de former des alliances avec les autres partis aux Communes.•'Mercredi [NDLR aujourd’hui], on pourra discuter des possibilités.Maintenant, les Canadiens, des millions d'électeurs, ont un choix à faire.Ils ont une occasion en or de mettre Stephen Harper à la porte et moi je demande aux gens de le faire en votant pour le NPD», avait lancé lundi le chef du Nouveau Parti démocratique, demeurant évasif sur la possibilité d’une coalition après les élections.Le NPD détenait 30 sièges à la dissolution de la Chambre, soit le nombre le plus élevé depuis l’élection de 1988.Cette année là, le parti, alors dirigé par Ed Broadbent avait remporté 43 circonscriptions.L’anden chef mythique des néo-démocrates était d’ailleurs venu en renfort dans les dernières semaines, mettant en garde les progressistes qui souhaitaient se rallier derrière Stéphane Dion pour battre les conservateurs.«Les libéraux font campagne à gauche et gouvernent à droite», a-t-il affirmé la semaine dernière à Montréal devant un parterre d’étudiants.# Le Devoir L'Université de Montréal réélue Cette année encore, l'Université de Montréal, avec ses écoles affiliées HEC Montréal et l'École polytechnique, figure parmi les 100 meilleures universités du monde, selon le palmarès annuel de l'hebdomadaire Times Higher Education.Nous remercions nos étudiants, nos professeurs et tous les membres de notre communauté d'avoir hissé l'UdeM à de nouveaux sommets.Avec ce résultat, l'UdeM s'impose plus que jamais comme chef de file sur l'échiquier mondial du savoir.Université de Montréal HEC MONTREAL w &&(*> ÉCOLE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL Les verts : grimpent.sans leur chef FABIEN DEGLISE Le miracle vert ne s’est pas produit.Hier soir, Elizabeth May a finalement été défaite dans la circonscription de Nova-Centre, en Nouvelle-Ecosse, où la chef du Parti vert du Canada (PVC) s’est présentée contre le ministre sortant de la Défense, Peter MacKay.La candidate écologiste, qui, en cours de campagne, a obtenu son billet d’entrée au traditionnel débat télévisé des chefs, s’est inclinée en effet devant son adversaire conservateur et ses quelque 5500 voix de plus.«Je suis déçue, mais pas triste», a indiqué, depuis New Glasgow, Mme May dans les heures qui ont suivi la fermeture des bureaux de votes.«Nous avons fait une belle campagne, et ma participation au débat a permis d’élever [les intentions de vote] pour tous les candidat», a-t-elle expliqué sur les ondes de Radio-Canada.En milieu de soirée, les résultats préliminaires accordaient près de 6,5 % des suffrages au PVC qui, depuis les élections de 1997, ne cesse de renforcer ses appuis au sein de l’électorat.En plus d’une décennie, la formation politique versée dans la chose environnementale est passée en effet d’une récolte de 55 000 voix à près de 660 000 aujourd’hui.Au terme du verdict populaire, Mme May s’est dite certaine qu’un «de [ses] collègues [allait] réussir à obtenir un siège».Le collègue en question, Blair Wilson, député indépendant à la Chambre des communes qui, peu de temps avant le déclenchement des élections, est devenu le premier député vert à Ottawa, était toutefois en fin de soirée loin d’une victoire.Sur la base de résultats parcellaires, l’homme affichait déjà un important retard dans sa circonscription de West-Vancouver par rapport au candidat conservateur.«Nous sommes déjà gagnants», a commenté hier Marie-Martine Bédard, candidate du PVC défaite dans Rivière-des-MilleTles jointe au téléphone par Le Devoir.«En 2006, nous étions excités quand on voyait le logo de notre parti à Radio-Canada.Aujourd’hui, nous faisons parti du paysage politique.C’est un gain énorme.Les verts sont là pour rester.» Malgré la défaite, Elizabeth May a indiqué ne pas avoir l’intention de quitter son poste à la tête de la formation politique.«Le PVC, c’est le parti de l’avenir, a lancé l’ancienne directrice du Sierra Club du Canada et amie de l’ancien président américain Bill Clinton.Nous allons encore présenter des idées importantes pour l’avenir.» Depuis son entrée en politique, comme indépendante en 1980, la chef des Verts du Canada ne cesse d’accumuler les défaites.Il y a deux ans, elle avait dû en effet céder la victoire lors d’une élection partielle dans Lon-don-Centre-Nord en 2006 au libéral Glen Pearson, qui avait obtenu son ticket d’entrée à la Chambre des communes, avec 3000 voix de plus.i Le Devoir L E DEVOIR.LE M E K C R E D I l 5 OCTOBRE 2 0 0 8 A 5 ELECTIONS FEDERALES LE DEVOIR Le vœu du premier ministre terre-neuvien ne s’est pas réalisé.Stephen Harper dirigera le pays.Pile ou face Manon CORNELLIER Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, le bouillant conservateur Danny Williams, s’est fait le champion de la bataille anti-Harper.Son mot d’ordre, ABC pour «Anything but Conservative» (N’importe qui sauf les conservateurs), l’a même conduit dans d’autres provinces pour inciter les électeurs à bouder Stephen Harper.Sa campagne, amorcée il y a plus d’un an et en réaction aux changements apportés à la formule de péréquation par le gouvernement Harper, a complètement miné la machine conservatrice fédérale dans sa province.Le PC a eu de la difficulté à trouver des candidats et a manqué de bénévoles dans plusieurs circonscriptions.Ne serait-ce que pour cela, on peut dire que la campagne de l’enfant terrible de l’Atlantique a porté ses fruits.Danny Williams visait haut puisqu’il a déjà laissé entendre qu’il Souhaitait la défaite de tous les candidats conservateurs.Cette semaine, il a modéré ses ambitions.Il serait satisfait, a-t-il dit à la CBC, , si les conservateurs fédéraux se retrouvaient avec moins de sièges qu’en 2006.Il a finalement remporté son pari.Le NPD a gagné un siège et les libéraux les deux autres, y compris celui de Fabian Manning, le seul député sortant à se représenter et qui l’avait aisément emporté avec 51,6 % des voix en 2006.Hier soir, Terre-Neuve était rouge à une exception près, mais ce résultat semblait attribuable à une abstention massive des conservateurs.Les résultats montraient en effet que les votes accordés aux libéraux avaient à peine augmenté et que ceux du NPD avaient bondi grâce à la victoire dans St.John’s-Est Quand les résultats du scrutin dans les quatre provinces atlantiques ont commencé à débouler, on a été forcé de constater que Danny Williams n’avait pas vraiment eu d’impact au-delà de la province dont il est le héros.On pouvait même croire le contraire quand trois libéraux ont été déclarés défaits au Nouveau-Brunswick, en tout début de soirée.?la situation dans les provinces atlantiques montre les limites de ce genre de campagne quand un parti n’arrive pas à rallier les électeurs derrière lui et que persiste la division de l’opposition.Si cette dernière avait été unie hier, plusieurs conservateurs auraient mordu la poussière dans les Maritimes et ailleurs au pays, y compris au Québec.Au Québec, le Bloc québécois est parvenu à attirer le gros du vote anti-Harper et à éviter des pertes aux mains du Parti conservateur, mais il ne semblait pas destiné à défaire les candidats du PC qu’il espérait Dans le reste du pays, ça s’annonçait être tout autre chose au moment de mettre sous presse.Libéraux, néo-démocrates et verts sont largement restés sur leurs positions.Contrairement à ce qui s’est souvent produit par le passé, les partisans néo-démocrates ) i n’étaient pas partis pour déserter vers les libéraux dans l’espoir de défaire les conservateurs.Pour le chef Jack Layton, c’est une victoire en soi.La chef des verts, Elizabeth May, a vu, elle, ses appuis augmenter, souvent de façon substantielle.Elle pourrait, malgré elle, avoir joué exactement le rôle qu’elle ne souhaitait pas, celui d’un Ralph Nader, ce candidat à la présidence qui a attiré des votes démocrates et contribué à la défaitfe d’Al Gore en 2000.Le chef libéral Stéphane Dion perdait, au moment de mettre sous presse, des sièges et des appuis, sauf au Québec, où il a fait mieux qu’en 2006.La tendance générale, cependant, était le reflet de son incapacité à inspirer l’opposition aux conservateurs et à l’unir derrière lui.Sans pareille inspiration, qui l’électeur invité à voter stratégiquement peut-il bien écouter ?È était en effet impossible, dans de nombreuses circonscriptions, de savoir qui du NPD ou du Parti libéral du Canada avait le plus de chances de l’emporter.Le vote stratégique n’est pas sans risques.En 2004, la peur de voir les conservateurs de Stephen Harper l’emporter avait poussé plusieurs néo-démocrates de la Saskatchewan à appuyer les libéraux de Paul Martin, que les sondages nationaux plaçaient en deuxième place.Le problème est que le NPD était en meilleure position dans cette province.En le désertant, ses supporteurs ont accentué la division du vote entre libéraux et néo-démocrates et les conservateurs se sont faufilés, évinçant jusqu’à hier le NPD de l’échiquier électoral saskatchewanais.?Cette anecdote nous rappelle cependant que la crainte d’un gouvernement Harper ne date pas d’hier et que le chef conservateur n’a pas réussi à la dissiper après 32 mois au pouvoir.Le fait qu’un appel à un vote anti-Harper ait encore un certain écho témoigne de la polarisation que ses politiques et son style de leadership suscitent toujours.Son retour au pouvoir, que les premiers résultats annonçaient hier, ne l’incitera peut-être pas à changer, surtout s’il devait obtenir un mandat majoritaire, ce qu’on ne savait pas encore au moment d’écrire ces lignes.Au premier abord, cependant, il semblait voué à diriger à un nouveau gouvernement minoritaire, ce qui pourrait l’obliger à mettre de l’eau dans son vin pour durer.Il restait à connaître l’ampleur de sa marge de manœuvre, bien que le pourcentage d’appuis qu’on lui accordait était d’à peine quelques dixièmes de points supérieur à celui de 2006.Cependant, la répartition géographique de ses votes et la division de ses opposants auront servi Stephen Harper jusqu’à la fin.Si lui doit revoir ses méthodes, tous les partis qui se trouvent à sa gauche devront, pour leur part, se demander s’ils peuvent encore longtemps lui offrir ce laisser-passer vers le pouvoir.Les conservateurs ouvrent une brèche en Ontario BRIAN MYLES Les conservateurs ont mis fin à une vieille malédiction, hier en Ontario, où ils ont ouvert une brèche considérable dans la muraille libérale.Au moment de mettre sous presse, le Parti conservateur (PC) avait réussi à faire élire 46 députés en Ontario, particulièrement dans le nord de la province et dans la banlieue de Toronto.Les troupes de Stephen Harper étaient par ailleurs en avance dans cinq des 106 circonscriptions en jeu dans la province la plus populeuse de la Confédération, avec 12 millions d’habitants.Le Parti libéral du Canada (PLC) suivait avec 33 candidats élus et cinq en avance, comparativement à 15 candidats élus et deux en avance pour le Nouveau Parti démocratique (NPD).À ce rythme, les troupes de Stephen Harper réaliseront leur meilleure performance en Ontario depuis plus de quinze ans.Elles ont en effet amélioré considérablement leurs résultats de 2006 (41 députés).Si la tendance se maintient, la nouvelle donne ontarienne se lira comme suit: 51 sièges aux conservateurs, 38 aux libéraux et 17 au NPD.C’est tout un revirement de situation pour les libéraux.Même la barre des 51 députés, résultat mitigé des élections de 1996, semblait trop haute hier soir.Dans un passé pas si lointain, lors des élections générales de 2000, Jean Chrétien avait réussi l’exploit de rafler tous les sièges disponibles en Ontario.à l’exception de trois.C’est dire à quel point les libéraux tombent de haut Au moment de mettre sous presse, les libéraux en étaient réduits à consolider leurs acquis dans les circonscriptions qui leur sont traditionnellement acquises et dans la ville centre de Toronto.Bob Rae, candidat déchu lors de la course à la chefferie libérale, a notamment conservé Toronto- Centre.Une autre figure de proue du PLC et prétendant au trône, Michael Ignatieff, a gardé Etobicoke-Lakeshore, tandis que Ken Dry-den s’est accroché à York-Centre et Martha Hall Findlay à Willowda-le.L’ancienne ministre Judy Sgro l’a emporté dans York-Ouest, au même titre que David McGuinty (Ottawa-Sud), Gerard Kennedy (Parkdale-High Park), Joe Volpè (Eglinton-Lawrence) et John Mc-Callum (Markham-Unionville).Les ratés dans la campagne de Stéphane Dion et le peu d’enthousiasme que suscite son style de leadership ont laissé croire à certains commentateurs que les électeurs habituellement acquis aux libéraux se rangeraient dans le camp du NPD cette fois-ci.Jack Layton a été réélu facilement dans Toronto-Danforth, au même titre que 14 cancji^ats de sa formation.C’est déjà une légère amélioration par rapport aux résultats des élections de 2006, alors qùe l’Ontario avait accordé sa confiance à 12 candidats du NPD.S’il y a un gagnant en Ontario, c’est bien Stephen Harper.Les candidats conservateurs les plus connus, dont le ministre de la Santé Tony Clement, le ministre de la Justice Rob Nicholson, le ministre des Finances Jim Flaherty, le ministre du Revenu national Gordon O’Connor, la ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration Diane Finley et la ministre de la Coopération internationale Bev Oda, ont tous été réélus facilement Douce vengeance pour les conservateurs: le transfuge Garth Turner a été chassé de la circonscription de Halton par Usa Raitt.Dans London-Ouest le PC a aussi réalisé un gain au détriment du PLC, grâce à la victoire dEd Holder surSueBames.Comme l’indiquaient les plus récents sondages, le fruit était mûr pour une percée des conservateurs dans la grande région de Toronto, en particulier dans la région du «905» d’équivalent ontarien du 450 Jim Flaherty GREC LOCKE REUTERS 'Àeû'i Michael Ignatieff québécois).En effet dans la région du 905, en forte croissance démographique, le discours de prudence fiscale de Stephen Harper a trouvé une oreille attentive auprès d’électeurs préoccupés par les turbulences économiques.Dans les dernières semaines de la campagne, JACQUES NADEAU LE DEVOIR les sondeurs accordaient en général le tiers des voix aux libéraux et un peu plus de 40 % aux conservateurs, ce qui permettait au premier ministre, Stephen Haiper, d’entretenir de grands espoirs.Le Devoir ¦w Yüt'v Pâte moüe à ctvû: ; hi nia*?l’âte demi ferme(,vc ihms lu masse vé Dëkat Acidulé Clorai Br Ctili' V me LES FROMAGES FINS DU QUÉBEC £)e>ir
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