Le devoir, 27 septembre 2008, Cahier A
Cahier E LE DEVOIR Vol.X C I X N “ 2 2 O LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2 O O 8 2 .4 4 $ T A X K S t :> Une opposition « d’un océan à l’autre » Les ministres de la culture des 11 provinces et territoires dénoncent les coupes conservatrices ANTOINE ROBITAILLE Québec — Les ministres de la Culture de 11 provinces et territoires ont ajouté leur voix aux nombreuses autres qui ont récemment critiqué les compressions du gouvernement Harper en matière de culture.Seules l’Alberta et la Colombie-Britannique ne sont pas signataires de la résolution adoptée hier par gouvernement fédéral» et exigent que le fédéral revien-les responsables des dossiers culturels.Malgré ces ab- ne sur sa décision.Es ont du reste demandé que le presences, la ministre québécoise Christine St-Herre a chain ministre du Patrimoine convoque «une réunion soutenu que le mouvement d’opposition aux coupures fédérale-provindale-territoriale spéciale pour discuter de conservatrices est «vraiment d’un océan à l’autre».ce sujet le plus rapidement possible» après les élections.Dans leur résolution, les ministres expriment leur C’est Mme St-Pierre qui avait choisi d’inviter ses «profonde déception» à l’égard des «annonces récentes du homologues à cette réunion «provinciale-territoriale» au lieu de celle qui était prévue, à laquelle le fédéral devait participer.La ministre fédérale Josée Verner VOIR PAGE A 12: CULTURE ¦ L’information électorale en pages A 4, A 5, A 6, A 7, B 3, B 4 et B 5 FACE-À-FACE OBAMA-McCAIN réim AGENCE FRANCE PRESSE r -JÆ- '1 mm Wy: ¦ Avait finalement lieu hier soir, à l’Université du Mississippi, à Oxford, dans le nord de l’Etat, le premier de trois débats présidentiels télévisés entre les ./ .>.• vs « i ri n/Tz-'- j : _____________________ t.A /T u oxrortt /t o ccs 4*ocs'kii r1v*P :i «ttrnnrpr son n vu I ! présidentiel du 4 novembre.Les thèmes imposés du duel de 90 minutes étaient la politique étrangè-~ .T x _ , , vu la crise financière, à ce que les questions économiques soient abordées.Lire notre compte-rendu sur le site Internet du Devoir: wwiv.ledevoir.com.REUTERS WALL PERSPECTIVES Lewis Trondheim au Québec L’homme qui a sauvé la bédé.et tué Lapinot Avec la petite bande de trublions de L’Association au début des années 90, il a débarqué sur la planète bédé et a tout chamboulé.Passé maître de l’univers, il n’en finit plus de le peupler de ses personnages à têtes d’animaux, de lancer par les meurtrières de son Donjon des scénarios que s’arrachent des dessinateurs affamés, tout en animant un blogue et en dirigeant une collection chez Delcourt.Et comme si ça ne suffisait pas, c’est un salaud d’assassin qui a mis à mort son propre héros.Procès.Bolduc affronte « Madame implication » Le PLQ est favori pour remporter le comté de Jean-Talon ROBERT DUTRISAC Québec — C’est lundi qu’on saura si le Dr Yves Bolduc réussira à se faire élire député de la circonscription de Jean-Talon et ainsi rester titulaire du ministère de la Santé et des Services sociaux.Le ministre affronte la péquiste Françoise Mercure, la femme de bien des causes à Québec, «la meilleure candidate à se présenter dans la région de Québec depuis 1994», selon Agnès Maltais.Quant à l’Action démocratique du Québec, le parti présente un candidat qui rehausserait la qualité moyenne de la députation adéquiste si d’aventure il était élu, Martin Briand, un jeune chercheur en médecine qui est actuellement conseiller du parti en matière de santé.Yves Bolduc respire la confiance.«Je trouve que ça va très, très bien», confie au Devoir le ministre qui a remplacé Philippe Couillard à la tête du ministère de la Santé et des Services sociaux le 25 juin dernier.On se rappellera qu’en 2007, Yves Bolduc s’est présenté dans Lac-Saint-Jean sous la bannière libérale pour perdre de façon nette, par 5500 voix.Yves Bolduc a tout de même fait campagne assez intensivement et de façon classique, en faisant du porte-à-porte et en se pointant dans les centres commerciaux et les restaurants sans oublier de nombreuses visites dans les foyers de personnes âgées.Jean-Talon est une circonscription huppée de Québec qui englobe SiUery, une partie de Sainte-Foy et l’Université Laval ainsi que le quartier bourgeois de Montcalm.Le revenu médian de sa population dépasse largement la moyenne au Québec (31 200 $ contre 24 400 $) et près de 20 % de ses habitants gagnent 60 000 $ et phis par année, contre 11,4 % pour le Québec.Non sans une certaine délectation, Yves Bolduc souligne le grand nombre de personnes âgées qui habitent VOIR PAGE A 12: BOLDUC Jean-Talon a toujours été libéral.À deux reprises toutefois, en 1994 et en 1998, le PQ est passé à un cheveu de remporter la victoire.Bisbille autour d’un sauvetage ¦ À lire en page B 1 REUTERS MH PERSPECTIVES 6ES: les multinationales sonnent l’alarme ¦ À lire en page A 3 INDEX Actualités.A 2 Annonces.C9 Avis publics.C 7 Carrières.C 6 Décès.C 9 Économie.C 1 Éditorial.B 4 Élections.A4 Idées.B 5 Monde.A 9 Mots croisés.D 4 Météo.C 9 Perspectives.B 1 Rencontres.D 2 Sports.C 10 Sudoku.C 7 SYLVAIN CORMIER Terrifié, non.Nerveux, oui.Et s’il me bouffait tout cru, tel Grogro l’insatiable dévoreur de «tilapins», l’un des innombrables personnages qu’il a créé avec Joann Sfar et divers complices pour leur série des Donjon?Ça se sait, Trondheim n’aime pas les journalistes.Pas pour rigoler, façon Schtroumpf grognon.Vraiment Il l’a dit souvent, même que sa bio WMpédia offre un bout d’entrevue accordée au quotidien 20 Minutes en guise d’avertissement «f aimerais bien nettoyer l’univers de la bande dessinée des pseudo-journalistes qui n’y connaissent rien.» Bigre.Sûr qu’il va se rendre compte que je n’ai pas tout lu.Tout lire Tronheim, mazette! Méchant contrat Sacré budget Rien que les Donjon, toutes ramifications explorées, ça avoisine les 40 tomes.C’est plus qu’un prolifique, Trondheim.Un boulimique, un tentaculaire, un monstre.Il y a toute la pile de ses «comics autobiographiques», la dizaine d?Adalbert, les Cosmonautes du futur mec Manu Larcenet plein d’autres collaborations, et puis Les Petits Riens, sorte de journal personnel en bédé qu’il publie jour après jour sur son blogue (wumle-wistrondheim.com/blog), puis en recueils épais comme ça.Sans compter les Lapinot, sa plus fameuse série, qui contient non seulement Les Formidables Aventures de Lapinot, Lewis Trondheim JACQUES GRENIER LE DEVOIR VOIR PAGE A 12: BÉDÉ i «Un chef-dœuvre CJ3 si tout en subtilité.» TZ3 ^ Times Literary Supplement JAY PARIN1 Une année dans la vie de Tolstoï 29,95 $• 376 pages F I D E S A 2 LE D K V 0 I R .LES SAME 1)1 27 ET DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 20 0 8 LES ACTUALITES Transport en commun sur la Rive-Sud Les usagers fulminent JEANNE CORRIVEAU Prenez L’autobus pour lutter contre les gaz à effet de serre, qu’ils disaient A Sainte-Catherine, Delson et Saint-Constant de nombreux usagers des transports en commun fulminent depuis que le Conseil intermunicipal de transport (CFD Rousillon a «amélioré» ses services entre la Rive-Sud et le centre-ville de Montréal.Autobus bondés, correspondances ratées, attentes prolongées, la liste de leurs griefs est longue.Le 16 juillet dernier, le CIT Roussillon a procédé à une refonte importante de son réseau.Plutôt que de se rendre directement au centre-ville de Montréal, les autobus qui circulent dans ces trois municipalités de la Rive-Sud amènent leurs passagers à l’auto-parc Delson.De là, des autobus express, de type interurbain, les conduisent au 1000, de la Gauche-tière, à Montréal, toutes les dix minutes durant les heures de pointe.En voiture, finalement Sylvie Savard demeure à Sainte-Catherine depuis 13 ans.Avant juillet dernier, elle montait dans un autobus, non loin de chez elle, qui la conduisait directement à Montréal, un trajet d’environ 40 minutes.Désormais, il lui faut compter 65 minutes puisqu’elle doit passer par Delson et prendre un autre autobus vers le centre-ville de Montréal.Pour sauver du temps, elle a finalement décidé d’utiliser sa voiture pour se rendre à Delson.La grogne des usagers est telle que Mme Savard n’a eu aucune peine à convaincre 465 citoyens de signer sa pétition réclamant un retour au service antérieur.Ces signataires représentent environ 43 % des utilisateurs du réseau, soutient Mme Savard.«Quand on est rendu à prendre quatre heures dans une journée pour se rendre du point A au point B et en revenir, ça ne fonctionne pas», déplore de son côté la députée adéquiste de La Prairie, Monique Roy-Verville, dont le mari utilise le service d’autobus.Les discussions qu’elle a eues avec un membre de la direction du CIT n’ont rien donné, relate-t-elle.«Les usagers deviennent très agressifs, et je les comprends, dit-elle.Les chauffeurs écopent de tout.» Le président du CLT, Gilles Me-loche, reconnaît que les nouvelles mesures suscitent le mécontentement chez de nombreux usagers, mais selon lui, le réseau avait besoin d’une profonde réorganisation.Celle-ci visait notamment à offrir un meilleur service de transport local et à étendre les heures de pointe, le tout sans hausser les coûts, explique-t-il.Le temps de transport des résidants de Sainte-Catherine a peut-être augmenté, mais en revanche, celui des résidants de Saint-Constant a été réduit fait valoir M.Meloche.Au cours des dernières semaines, la CIT a d’ailleurs noté une hausse d’achalandage pendant la semaine.Le Devoir UN ARRONDISSEMENT ZENN JACQUES GRENIER LE DEVOIR LA VILLE de Montréal a pris possession, hier, d’une première voiture électrique Zem dans le cadre du Plan vert de l’arrondissement Côte-des-Neiges Notre:Dame-de-Grâce.«Privilégier les véhicules éco-énergétiques lors du remplacement des véhicules municipaux et promouvoir le transport durable sont des actions concrètes» prévues dans le Plan vert, a souligné le maire de l’arrondissement, Michael Apple-baum.Assemblée à Saint-Jérôme, la voiture, acquise au coût de 16 000 $, fonctionne exclusivement à l’énergie électrique.Ce véhicule, qui peut atteindre une vitesse maximale de 40 km/h, sera mis à la disposition des employés de l’Aménagement urbain pour effectuer le suivi de projets et pour réaliser des études sur le territoire.Sur la photo, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, branche l’alimentation électrique de 110 volts à la prise prévue à cet effet.Il faut compter huit heures pour que la recharge soit complétée.- Le Devoir Parti vert du Québec L’agitation contre le chef s’accentue FABIEN DEGLISE Après la démission, les reproches.L’ex-président du Parti vert du Québec (PVQ), Brian Gibb, remet désormais ouvertement en question le leadership de son chef.Trois jours après avoir claqué la porte du conseil exécutif de la formation politique écolo, Gibb dénonce en effet «l'incompétence» mais aussi «l’accession accidentelle» de Guy Rainville à la tête du parti.Un parti qui devrait selon lui, revoir rapidement ses statuts et règlements pour que «pareille erreur» ne se reproduise plus.«Le travail était insupportable», a indiqué au Devoir Brian Gibb pour justifier sa démission fracassante, annoncée mardi soir dernier.«M.Rainville n’a ni les connaissances, ni l’expérience pour remplir des fonctions de chef du PVQ.Il a certes de bonnes intentions, mais c’est un débutant qui ne peut pas agir comme porte-parole crédible du parti.» Le nouveau chef des verts a été élu en mars dernier après une course à la chefferie surprise déclenchée après qu’il ait récolté 50 signatures de membres, comme l’exigent les règlements du parti.Sa victoire contre son opposant Scott Mckay a été confirmée par 54 ,4 % des membres votants.Rainville est étonné Joint hier par Le Devoir, M.Rainville s’est dit étonné par autant de critiques, qui ne refléteraient en rien le sentiment des troupes vertes actuellement, selon lui.«Comme dans toutes les bonnes familles, il y a parfois des désaccords, et c’est ce que nous vivons aujourd’hui, a-t-il indiqué.Mais je ne pense pas qu’il y ait une crise majeure au PVQ.» En coulisse, plusieurs membres de la formation politique contactés dans les derniers jours semblent d'ailleurs lui donner raison en affirmant que M.Rainville sert très bien le parti pour le moment Ils se disent également dépassés par les propos de M.Gibb, qui, selon eux, ne sont pas le signe d’une frustration généralisée au sein du parti.«M.Rainville est un chef très humble, a commenté Richard Savignac, ancien chef du Parti vert Et pour le moment, il fait très bien son travail.» Lucide, M.Rainville reconnaît qu’il ne «fait pas de la politique de- puis 20 ans» et qu’il apprend forcément beaucoup chaque jour.«Je suis un homme de cœur et de vision.Je n’ai pas l’impression d’avoir fait des erreurs jusqu’à maintenant.Les choses vont bien et ça va aller en s’améliorant.» Mais pour Brian Gibb, la présence de Rainville au sommet de l’organigramme du PVQ forcerait aujourd’hui une réflexion: «Notre parti a le vent dans les voiles, dit-il Est-ce que nous voulons avoir ce chef pour les pro-, chaines élections générales?» Le Devoir > ^ S î l _ siîiiiiSS 5 S» ;**• îï'ï.l'.v Ü °'22 H L’Homme face à l’inévitable Terre en colère MONTRÉAL Un conseiller veut bannir les gras trans des restaurants JEANNE CORRIVEAU Le conseiller municipal Marvin Rotrand a demandé à la Ville de Montréal de bannir les gras trans des restaurants de la métropole.Au cabinet du maire Tremblay, on rétorque que la Ville n’a pas le pouvoir de légiférer en cette matière, mais qu’elle a mis de l’avant plusieurs initiatives pour promouvoir une saine alimentation.Marvin Rotrand, qui est membre de l’équipe de Gérald Tremblay, aurait voulu qu’à l’instar de New York, Philadelphie et Boston, la Ville de Montréal interdise les gras trans dans les restaurants de son territoire.«f ai constaté que la chose la plus facile à faire et celle qui avait le plus de retombées positives pour la santé, c’était un règlement qui interdirait aux restaurants d’utiliser des gras trans», explique-t-il.Les gras trans proviennent de la transformation des huiles liquides en graisses semi-solides, comme la margarine et le shortening.Us ont la réputation de faire augmenter le taux de mauvais cholestérol chez ceux qui en consomment et d’accroître les risques de maladie du cœur.Donner l’exemple Bien qu’il s’agisse d’une compétence relevant du gouvernement du Québec, Marvin Rotrand aurait voulu que la Ville fasse preuve d’un plus grand leadership dans ce domaine afin de donner l’exemple.En 1990, Montréal avait adopté un règlement bannissant la cigarette de nombreux lieux publics, dont les magasins, les ascenseurs et les escaliers mécaniques.Ce règlement obligeait également les propriétaires de restaurants de 25 places ou plus à offrir un espace sans tabac à la clientèle non-fumeuses.Plus récemment, souligne M.Rotrand, Montréal ne s’est pas gênée pour faire pression sur Québec afin d’interdire l’usage du téléphone cellulaire au volant bien qu’elle ne puisse légiférer elle-même.Au cabinet du maire, on signale que l’arrondissement de Verdun a adopté une politique baptisée «Bonne bouffe» pour faire la promotion d’une saine alimentation.Cette politique n’interdit pas les fritures et les gras trans, mais elle encourage les gestionnaires des concessions alimentaires des édifices municipaux à offrir davantage de produits santé.On explique aussi qu’au nouveau casse-croûte du pavillon du lac aux Castors, sur le mont Royal, le restaurateur a dû faire disparaître du menu les frites, les boissons gazeuses et les croustilles.Et en janvier dernier, le conseil municipal a donné son appui à la Coalition québécoise sur la problématique du poids.Marvin Rotrand n’est pas impressionné.«Ça ne suffit pas de dire que les gens devraient manger mieux et qu’on les encourage à le faire, mais qu’ils sont responsables d’eux-mêmes.C’est la même chose que dit Stephen Harper au sujet des émissions de gaz à effet de serre», explique-t-il.La Direction de la santé publique (DSP) de Montréal estime aussi que la Ville pourrait aller plus loin.Elle devrait commencer par revoir de fond en comble le menu dans ses arénas, suggère Lise Bertrand, agente de planification et recherche en santé à la DSR Le Devoir Une conférence de Claude Jaupart • Chercheur à l’Institut de Physique du globe de Paris et membre correspondant de l'Académie des sciences et de l’Institut universitaire de France.*«• ** - • • • Volcans, séismes, tsunamis : les sursauts naturels de notre planète font encore des millions de morts, et ce, d’autant plus que les zones à risque sont les plus habitées.Peut*on prévoir ces catastrophes?Et que faire pour limiter les perles?Quand notre vulnérabilité nous oblige à être responsables.cœur des sciences Jeudi 2 octobre à 19h Adultes: 6$, étudiants et aînés: 2$ UQÀM Amphithéâtre du pavillon Sherbrooke de l'UQAM 200, rue Sherbrooke Ouest EU Métro Place-dee-Arts RÉSERVATIONS : www.coeurde##clences.uqam.ca Hydro VoC Québec LE DEVOIR ^pisnèteteire MonMbvtiCMrwervy Acquisitions récentes Collection d’œuvres d'art de l'Université de Montréal Jusqu’au 2 novembre 2008 Cplkm>n dpwpmnp Visites commentées de l’exposition le dimanche 28 septembre (à 14h et 16h) Cette activité s’inscrit dans le cadre des Journées de la culture.2940, chemin de la Côte Sainte-Catherine (Métro Université-de-Montréal) Mardis, mercredis, jeudis et dimanches de 12h à 18h 514-343-6111 poste 4694 L’entrée est gratuite www.expo.umontreal.ca cenrre d’expos,Tlon ik jtwnduÀ&aÂut Université fRï de Montréal Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocat Vieux-Montréal 514.861.0469 M.Ps.& Membre O.P.Q., R C P.O.S.S.MA.M.F.Q.Psychologue clinicienne T 514 861-0630 Adolescents - Adultes - Couples 20 ans d'expérience Vieux-Montréal c LE DEVOIR, LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 2 K SEPTEMBRE 2 O O « A A \fTTunm M 91,3 ta Ali U ALI 1F o ! I-Tv: ¦PH ; monde a besoin de M,.- - .RMi ugh as! «SfeàiS ¦ a École indépendante pour filles (Mat.-Seé.V) qui offre un enseignement bilingue complet 3233, The Boulevard, Westmount Admissions 514.935.9352 poste 229 thestudy.qc.ca LE DEVOIR, LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2008 CULTURE 18e Opération patrimoine architectural de Montréal Montréal, petite patrie du patrimoine STÉPHANE BAILLARGEON Au cours des trois dernières décennies, le promoteur Georges Coulombe a acquis et restauré amoureusement plus de 30 bâtiments anciens, surtout dans le Vieux-Montréal.On lui doit par exemple la préservation des anciens sièges sociaux de la Banque Royale, de la Banque Molson et de llnsuran-ce Exchange sur la rue Saint-Jacques.Il a aussi remis en état La Sauvegarde, rue Notre-Dame Est et plus récemment l’ancienne usine American Can, dans Ho-chelaga-Maisonneuve.Hier, à l’hôtel de ville, M.Coulombe a donc reçu le Prix d’excellence S1TQ, dans le cadre de la distribution des prix émérites du patrimoine.«Je reçois cette récompense avec humilité, en sachant qu’elle souligne le travail de toute une équipe qui a travaillé à la réhabilitation de nombreux édifices patrimoniaux, a dit le lauréat chaudement applaudi.H en reste encore beaucoup à restaurer.» Au total, 35 prix ont été distribués dans le cadre de la 18r Opération patrimoine architectural de Montréal (OPAM).Cette initiative conjointe de la Ville et du groupe Héritage Montréal encourage l’entretien et la rénovation de qualité des bâtiments industriels ou commerciaux comme des résidences.L’OPAM récompense la contribution jugée exemplaire de certains propriétaires.Cette année, 23 lauréats se partagent des prix émé- rites dans la catégorie résidentielle, et huit autres dans le domaine commercial.Quatre récompenses soulignent la contribution exceptionnelle d’un groupe ou d’une personne à la préservation du patrimoine bâti.Outre M.Coulombe, cette section a honoré l’entreprise La belle corniche et fUs (Prix de l’artisan); la firme Développements d’Arcy McGee et l’agence d’architecture Atelier Big City pour la réalisation du projet Unity 2 (Prix d’intégration architecturale); et le Groupe Àntonopoulos lié à la firme Béï'que, Legault, Thuot architectes pour la transformation d’un ancien immeuble de bureaux maintenant intégré au complexe hôtelier les Suites de l’hôtel Place d’Armes, dans le Vieux-Montréal (Prix du patrimoine commercial de la chambre immobilière du Grand Montréal).Comme chaque année, de nombreuses activités accompagnent la remise de ces prix.On peut voir des photos des propriétés primées à l’hôtel de ville jusqu’au 10 octobre.Les Montréalais sont d’ailleurs invités à choisir leur maison coup de cœur dans un lot de cinq finalistes {www.lamaisoncoupdecoeur.com).Enfin, dès demain, dimanche, la Journée portes ouvertes du patrimoine permettra de visiter une cinquantaine de maisons patrimoniales présentement à vendre {www.operationpatrimoine.corn).Le Devoir VILLE DE MONTRÉAL Au cours des trois dernières décennies, le promoteur Georges Coulombe a acquis et restauré plus de 30 bâtiments anciens, surtout dans le Vieux-Montréal.LITTÉRATURE Hubert Haddad recevra à Québec le Prix des cinq continents de la Francophonie L* écrivain français d’origine tuni-’ sienne Hubert Haddad est le lauréat du Prix des cinq continents de la Francophonie.Il est récompensé pour son roman Palestine, publié aux Editions Zulma.Ce livre aborde les souffrances et les tensions d’une Cisjordanie occupée.En tout, 78 romans issus de 18 pays francophones avaient été retenus pour cette septième édition.Le lauréat a été désigné parmi dix finalistes, par un jury international présidé par Lise Bisson-nette, p.-d.g.de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.Le jury explique avoir distingué «une fable politique en français, qui parle l’arabe et l’hébreu, où l'écriture lyrique se mêle au sens aigu du réel».Le choix du jury a été annoncé hier au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie, à Paris.L’organisation assurera la promotion du lauréat sur la scène littéraire.Le Prix sera remis le 13 octobre à Québec, ville hôte du XII' Sommet de la Francophonie, par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, au cours d’une cérémonie qui réunira le lauréat et les membres du jury au Cabaret du Capitole.Le Devoir THÉÂTRE La Belgique brûle-t-elle?LES COMBUSTIBLES Texte d’Amélie Nothomb.Mise en scène d’André-Marie Coudou.Une production du Théâtre l’Instant.Au Théâtre Prospero, jusqu’au 4 octobre.MARIE LABRECQUE L> unique pièce d'Amélie No-r tliomb a été écrite pendant la guerre civile de Bosnie.Comme Blasted.Mais avec Ijs Gmbustibles, on est loin de l’univers sordide et viscéral de Sarah Kane.Dans ce texte philosophique, au vernis brillant et ludique, on reconnaît plutôt la griffe spirituelle de la prolifique au-teure de LHygiène de.l'assassin.Cette parabole existentielle nous transporte dans un monde — non identifié — dévasté par la guerre et les «Barbares».Un professeur de littérature, son assistant (Philippe Cyr) et l’amoureuse de celui-ci, Marina, sont retranchés dans un appartement glacial.L’enfer est froid (référence sartrienne?) dans ce huis clos entre un cynique, un idéaliste et une jeune femme que l’on pourrait qualifier de pragmatique, pour qui seule semble compter désormais la nécessité de se réchauffer.Et tant pis si ça signifie brûler les précieux livres meublant la bibliothèque.Le débat s'engage sur la nature des livres à sauver de l’autodafé: le chef-d’œuvre célébré à l'université (tous les noms d'auteurs, à consonances étrangères, sont inventés) ou le petit roman d'amour qui apporte une beauté désonnais à essentielle.Les rapports humains se dégradent progressivement dans ce récit où les personnages sont confrontés à un dilemme déchirant mais fondamental: faut-il survivre à tout prix, ou d’abord rester humain, en préservant ce qu’il y a en nous de dviüsalion?Partant d’une idée intéressante, Amélie Nothomb démontre id son don manifeste pour les bons mots.Mais sa pièce demeure très littéraire, sorte de théâtre à thèse, essentiellement cérébral, jonglant habilement avec des concepts.EL surtout au débuL les répliques sonnent livresques dans la bouche des comédiens.Notamment chez l’universitaire au départ très.professoral campé par Bernard Garez.Héritant d’un personnage avec plus de «chair», Stéphanie Cardi compose une Marina convaincante.Entre ces deux personnages, le spectacle offre d’ailleurs une scène assez forte; une relation sexuelle née du désespoir et de la nécessité, qui met à nu des motivations humaines très peu nobles.AutremenL la pièce dirigée par André-Marie Coudou, enveloppée d’une trame sonore multipliant les distorsions, offre un affrontement qui semble souvent plus lourd qu’incandescent En entrevue, le metteur en scène d’origine belge — comme Nothomb — n’a pas fait mystère de sa volonté d’introduire dans le spectacle une discrète allusion à la situation politique difficile que vit actuellement le pays dUergé.Suggestion que l’on perçoit notamment par des extraits sonores du fameux canular imaginé par la chaîne de télévision publique wallonne.Certains trouveront sans doute ce parallèle alarmiste.C’est d’abord une référence parfaitement gratuite, qui semble plaquée sur un texte au caractère qui se veut universel.Je vois mal ce que cela apporte à la pièce.Collaboratrice du Devoir EN BREF Festival de films de Bollywood Jusqu’au 2 octobre, le cinéma du Parc orchestre un minifestival de films de style Bollywood.Rappelons que cette industrie cinématographique indienne, terreau de 800 films par année et populaire sur plusieurs continents, est la plus imposante au monde.Marqué par des codes très précis où chorégraphies, chants et costumes bariolés occupent une place de choix, ce cinéma aborde souvent l’amour contrarié, mais également le drame, le choc des changements sociaux et la comédie.Sept films sont au programme.Une curiosité: Bombay de Mani Ratnam, articule son intrigue autour des émeutes de 1992 à Bombay, lors desquelles les affrontements entre les communautés musulmane et hindoue ont dégénéré en un bain de sang.L'histoire d’un couple interethnique, elle musulmane, lui hindou au milieu de la tourmente, permet d’aborder le poids des traditions et la folie des intolérances qui déchirent la société indienne.- Le Devoir Bilan des Fêtes du 400e anniversaire de la capitale Québec a attiré huit millions de spectateurs, pour une facture de 130 millions Québec — Québec terminera l’année de son 400' anniversaire en ayant accueilli plus de 290 activités qui ont attiré huit millions de spectateurs, pour une facture de 130 millions de dollars.Ces données comprennent les événements organisés spécifiquement pour le 40(1 : Moulin à images, spectacle Rencontres, spectacle de Paul McCartney, Tournoi mondial de hockey, etc., et ceux qui reviennent chaque année: Carnaval, Tournoi pee-wee, Festival d’été, etc.En outre, le Bureau des événements spéciaux de la Ville a répertorié 893 animations concentrées dans 269 journées d’activités.A lui seul, le Moulin à images de Robert Lepage a attiré plus de 600 000 spectateurs en plus d’établir un record homologué par la firme Guinness pour la plus grande projection murale à être présentée au monde.«Vous nous avez livré un été extraordinaire», a lancé le chef de l’opposition au conseil municipal, Alain Loubier, à l’endroit du direc- teur général de la Société du 400' Daniel Gélinas, qui rencontrait les élus municipaux jeudi pour présenter un bilan provisoire des célébrations du 400e.M.Gélinas a d’ailleurs eu droit à un concert d’éloges et de compliments de la part des membres du conseil municipal, pour avoir fait du 400r «un succès populaire, touristique et médiatique».Cette réussite s’annonce d'autant plus complète que l’organisation ne prévoit au-cui) déficit dans son bilan.A trois mois de l’échéance du 400e, Daniel Gélinas prépare encore une surprise aux gens de Québec.La Société du 400e dispose d’un million de dollars pour organiser un «événement» de clôture qui se tiendra le 31 décembre.«On ne veut pas se lancer dans l’organisation d’un grand spectacle, a précisé M.Gélinas.On veut finir les célébrations du 400' avec quelque chose de simple, d’efficace pouvant rassembler les gens.» Québec sortira de l’année 2008 enrichi de son expertise pour orga- niser des événements d’envergure internationale, a exposé Daniel Gélinas.«On a développé des nouvelles relations avec des institutions comme le Musée du Louvre qui vont nous permettre d’organiser des choses intéressantes dans le futur.Notre ville est devenue plus intéressante.» Pour sa part, la Ville de Québec a déboursé cinq millions pour contribuer au financement de la programmation des festivités.On ne sait pas encore si les commandites privées ont généré les cinq millions attendus, à défaut de quoi la Ville devra combler la différence.Rappelons que Québec avait dû débloquer 900 000 $ au retour des vacances — ce qui a fait augmenter les dépenses totales de services à 4 467 266 $ — notamment pour prolonger le Moulin à images.Le directeur général des festivités, Daniel Gélinas, en a pris la responsabilité, estimant que les imprévus — le spectacle de Paul McCartney et la prolongation du Moulin à images — «avaient donné des résultats intéressants».Le maire, Régis Labeaume, ne s’est pas formalisé des 900 000 $ supplémentaires.«S’il y avait eu moins de monde, il n’y aurait pas eu de dépassement.McCartney n’était pas prévu et avec 270 000personnes, ça coûte un peu plus cher.La misère des riches.Si on a trouvé 20 millions pour [le déficit d’enlèvement de] la neige, on devrait s’arranger.» Un montant de 375 000 $ a toutefois été économisé parce que le pape Benoît XVI n’est pas venu à Québec en juin.De plus, le Réseau de transport de la Capitale a absorbé une somme de 850 000 $ de coûts supplémentaires générés par des événements qui se sont ajoutés à la programmation.Les policiers ont travaillé plus de 25 000 heures supplémentaires, pour une dépense de 1,69 million.Plusieurs conseillers municipaux ont loué la qualité du travail des policiers, des autres employés de la Ville et du RTC qui ont œuvré aux prestations de services pendant les festivités.La Presse canadienne YVES ANGRIGNON Le film Comme à Cuba, avec ses profils de Cubains captés dans leurs gestes quotidiens, se nourrit d’une musique omniprésente.îÿXf' ¦ î 'f 1 ¦ ' cubaine DOCUMENTAIRE Symphonie COMME À CUBA Réalisation: Fernand Bélanger, avec la collaboration de Louise Dugal et Yves Angrignon.Scénario et image: Fernand Bélanger.Montage: Fernand Bélanger, Louise Dugal et Yves Angrignon.Espagnol, s-t français.A Ex-Centris.ODILE TREMBLAY Un des plus touchants documentaire qui soit sur Cuba nous est livré de façon posthume par le cinéaste, scénariste et monteur Fernand Bélanger, disparu l’an dernier.D avait laissé une première mouture du film, terminé par les bons soins de ses collaborateurs Yves Angrignon et Louise Dugal.La musique a toujours été primordiale dans l’œuvre du cinéaste de Trésor archange, de Passiflora et $ Après le déluge.La politique aussi, mais Comme à Cuba constitue avant tout un hymne à la force vitale du peuple cubain, par delà son joug.La grande beauté formelle du film souple et glissant comme une anguille, avec ses profils de Cubains captés dans leurs gestes quotidiens, se nourrit d’une musique omniprésente, âme de cet attachant pays.Le commentaire se vit en chansons, dont la principale, Al vaiven de mi carrela (Au rythme de ma charrette) de Nino Saquito, jadis bannie car jugée subversive, vient sans cesse nous hanter.«Quand donc arriverai-je à la maison?», scande le chanteur comme dans un blues, alors qu’en contrepoint les mouvements du rude travail témoignent d’un régime qui n’a pas livré ses promesses.Castro apparaît à la télé et Bélanger livre des brides de ses célèbres discours, désormais éculés.Mais les Cubains, avec leur spleen et leur joie de vivre, leurs chants, leurs danses, vibrent à travers le flux et le reflux des images de leurs villes, de leur terroir, des mille visages de puissance, de tristesse et d'humanité supérieure qui nous pénètrent comme une symphonie.Le Devoir CINÉMA Sans point de THE LUCKY ONES Réalisation: Neil Burger.Avec: Tim Robbins, Michael Pena, Rachel McAdams, Katherine LaNasa, Annie Corley, Marie L Young, John Heard.Scénario: Neil Burger, Dirk Wittenbom.Photographie: Declan Quinn.Montage: Naomi Geraghty.Musique: Rolf Kent États-Unis, 2008,115 min.FRANÇOIS LÉVESQUE En temps de guerre, pardon, de conflit armé, le cinéma américain, qu’il soit hollywoodien ou indépendant a tendance à proposer une multitude d’œuvres s’en inspirant celles-ci, forcément d’inégale valeur, les pires, de par leur nombre, faisant souvent ombrage aux meilleures, moins abondantes et en règle générale, plus discrètes.Combien de Home of the Brave, The Kingdom et autres Traitor pour un Redacted?Espérons seulement qu’il n’y aura qu’un seul The Lucky Ones pour faire écho au similaire mais largement supérieur Stop-Loss.L’histoire est simplissime: trois soldats de tempéraments contrastés se voient forcés de voyager ensemble en voiture à travers les Etats-Unis.TK, blessé dans son amour-propre, appréhende les retrouvailles avec sa copine.Cheever, fraîchement démobilisé, va revoir sa femme et son fils après deux ans d’absence.Colee, en permission pour un mois, à l'instar de TK, s’apprête à rendre à la famille de celui qui l’a sauvée une guitare ayant jadis appartenu au King.Même à ce stade précoce, vos conjectures s’avéreront sans doute justes.Le troisième long métrage de Neil Burger (ne cherchez aucune similitude avec The Illusionist) s’appuie sur la formule éprouvée du road movie initiatique où quelques vue, ni rien âmes errantes règlent leurs problèmes existentiels le temps d’une virée pleine de détours.On connaît le concept qui, lorsqu’il est abordé avec une vision, un point de vue, s’avère encore très efficace, en témoignent les récents Broken Flowers, Little Miss Sunshine, Trans-america, et on pourrait encore y être demain.En fait c’est le propre de tous les genres cinématographiques: on suit sans surprise les conventions ou, à l’inverse, on tente de les détourner, voire de les renouveler.Ici, la première approche prévaut laquelle fait en sorte que le film tourne rapidement à vide.Le scénario, qui accuse un sérieux manque de rigueur narrative, consiste en une suite de saynètes, sans résolution pour la plupart De cette carence dramatique naît rapidement l’ennui, d’autant que les retournements qui attendent chacun des protagonistes sont tous, éminemment prévisibles.On sent bien poindre, iri et là, une critique d’une certaine Amérique, fière de cette guerre contre le terrorisme, mais incapable d’en cerner les enjeux.Comme le reste cependant, ces moments ne sont pas développés et cèdent la place à d’autres sans que quoi que ce soit n’en émerge.Én guise de commentaire social, on a droit au désormais traditionnel motif de la maison préfabriquée.Mais encore?Bref, pas de The Best Years of Our Lives en vue.Lumineuse dans la grisaille, Rachel McAdams donne un peu d’allant à cette œuvre terne dans le rôle de Colee, femme-enfant candide et attachante et on s’en aperçoit pleine de ressources.L’actrice est bien secondée par ses collègues masculins, Tim Robbins et Michael Pena, ce dernier conférant une belle densité à un rôle d’emblée très typé.Collaborateur au Devoir EN BREF Le dernier Piknic chamboulé La fête prévue cet après-midi par le Piknic éledronik dans le verger de la Face cachée de la Pomme à Hemmingford est déplacée sur le site habituel de l’événement sur lie Sainte-Hélène.Selon l’interprétation de la législation faite par la Régie des alcools, il est interdit pour un producteur-artisan de cidre ou de vin d’inviter des gens sur place à dé- guster ses boissons alcoolisées.La cidrerie de la Face cachée de la Pomme sera tout de même présente sur lie Sainte-Hélène aujourd’hui pour partager son précieux élixir en compagnie des DJ Maüs, Nathan Bums et Alexi Delano.Demain, la grande finale de la saison sera animée par le pionnier du techno de Detroit Kevin Saunderson, ainsi que par Claude Vonstroke et Robert de la.Gauthier.Renseignements: wwwpiknicelectronik.com.-Le Devoir LE DEVOIR.LES SAM EDI 27 ET DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 20D8 A 9 LE MONDE Marathon de négociations pour sauver Wall Street Une entente sur le plan de 700 milliards pourrait survenir en fin de semaine JONATHAN ERNST REUTERS Le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, du Kentucky, et son collègue du New Hampshire, Judd Gregg, ont tenu un point de presse hier, dans les couloirs du Capitole.FRANÇOIS DESJARDINS Tentant de colmater la brèche qui a soudainement fait dérailler les discussions jeudi, républicains et démocrates travaillaient d’arrache-pied hier pour en venir à un compromis sur le plan de sauvetage de 700 milliards $US destiné à Wall Street.En soirée, certaines indications laissaient croire qu’une entente pourrait survenir pendant la fin de semaine, si ce n’est déjà fait Au lendemain d’une journée rocambolesque où l’apparence d’un compromis s’est soudainement dissipée dans un brouillard de partisanerie accusatoire — conséquence de l’opposition de certains républicains —, les négociateurs des deux partis ont entamé la journée en écoutant le président, George W.Bush, leur faire valoir que le temps pressait.«Nous avons besoin d’un plan de sauvetage et nous devons agir rapidement, a dit le président Bush lors d’une brève allocution hier matin.Il n’y a pas de désaccord sur le fait que quelque chose d’essentiel doit être fait.» Selon l’agence Associated Press, la chef du Parti démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a dit lors d’un point de presse au Capitole hier après-midi qu’«i7y a des progrès».Le président du comité des services financiers de la Chambre, le représentant Barney Frank, a dit que «d’ici dimanche, nous aurons une entente que les gens peuvent comprendre».Le plan Paulson Ala base, le plan du secrétaire du Trésor, Henry Paulson, est un projet de 700 milliards $US prévoyant que Washington va acquérir les mauvaises créances hypothécaires et autres titres connexes qui empoisonnent les établissements financiers depuis plusieurs mois.Ce plan a l’appui de M.Bush, mais il lui reste à recevoir l’aval du Congrès américain.Un compromis entre les deux partis semblait à portée de main jeudi, mais la situation se serait détériorée lors de la réunion des gros canons démocrates et républicains à la Maison-Blanche, à laquelle a assisté M.Paulson, de même que les candidats à la présidence, Barack Obama et John McCain.Selon le New York Times, qui détient des informations crédibles, M.Bush a vu la séance se transformer en une série d’altercations verbales entre les deux camps.De manière générale, il est acquis que les républicains s’opposent au plan de sauvetage s’il donne à Washington un rôle trop grand dans le redressement du secteur financier et s’il ne contient pas suffisamment de protections pour le contribuable.Au cours de cette réunion, M.Obama a appuyé le plan Paulson, mais M.McCain s’est abstenu de prendre position.Les deux hommes avaient émis un communiqué conjoint mercredi.Une charge de McCain Hier matin, toutefois, la campagne de John McCain, qui a subitement décidé de se rendre au débat présidentiel en estimant qu’il y a eu des progrès dans les pourparlers, a émis un communiqué très critique de M.Obama.«La différence entre Barack Obama et John McCain était évidente jeudi lors de la réunion à la Maison-Blanche, la priorité de Barack Obama étant de plaire à tout le monde et de défendre le plan tel qu’il était, pouvait-on lire dans le communiqué./oà« McCain a entendu toutes les opinions afin d'aider à axer le débat sur une solution bipartite dans l’intérêt des contribuables et des propriétaires de maisons.» Selon un sondage publié hier, la population américaine n’est pas forcément convaincue de la pertinence d’un aussi gros chèque en blanc.L’enquête Associated Press-Knowledge Networks révèle que 30 % des Américains sont favorables au plan, alors que 45 % s’y opposent et que 25 % ne se prononcent pas.Un répondant sur trois croit que le plan ne va pas régler la crise.Certains observateurs ont fait valoir que si le plan vient en aide aux banques et aux sociétés — où des dirigeants ont pris des risques énormes pour maximiser les rendements et la rémunération —, il faudrait aussi qu’il vienne en aide aux gens pris à la gorge par leurs paiements hypothécaires, de manière à stopper les reprises de maisons qui ne cessent de plomber l’économie américaine.De cette manière, croient-ils, les mauvaises créances que s’apprête à acquérir Washington cesseraient de perdre de la valeur.Un compromis évoqué au cours des derniers jours pourrait s’articuler autour d’un système d’aide au compte-gouttes, en vertu duquel Washington dégagerait les sommes nécessaires de façon séquentielle plutôt que d’un seul coup.Encadrement et salaires Au cœur des discussions figurent aussi la question de l’encadrement de cette opération, de même que certains contrôles pour éviter que les dirigeants des entreprises sauvées par Washington puissent filer par la porte de derrière tout en conservant les diverses primes rattachées à leur rémunération.«Lorsque vous avez un plan aussi gros que celui-ci, et qu’on essaie de le faire adopter aussi rapidement, ça crée des défis, a dit M.Bush.Les législateurs veulent se faire entendre.Ils veulent exprimer leurs opinions, et ils devraient avoir le droit de le faire», a-t-il ajouté.Adressant la parole à des journalistes à bord de son avion de campagne, Barack Obama s’est dit confiant qu’une entente sera conclue.Selon lui, M.Paulson s’est ouvert à certaines solutions présentées par les républicains, et cela semble avoir aidé.Un des représentants républicains, John Boehner, a causé la surprise jeudi en affirmant, après qu’on eut cru à un compromis, que son caucus ne pouvait pas donner son appui.Hier, M.Boehner a dit dans un bref communiqué que «les républicains de la Chambre continuent d’appuyer un plan qui protégera les intérêts des familles, des aînés, des petites entreprises et des contribuables».De son côté, le leader démocrate au Sénat, Harry Reid, a dit que «nous travaillerons avec le président pour modifier son plan et le rendre meilleur pour les contribuables et les propriétaires résidentiels.Nous demanderons qu’il y ait une supervision rigoureuse pour s’assurer que l’argent des contribuables ne serve pas à récompenser les dirigeants qui ont causé ce gâchis», a-t-il ajouté.Le Devoir EN BREF Après le lait en poudre, les bonbons Shanghai — Le scandale du lait frelaté a gagné hier confiserie en Chine, où la marque la phis connue de bonbons, Lapin blanc, a suspendu ses ventes sur le marché intérieur après des mesures de rappel à l’étranger.Le célèbre bonbon, offert au président américain Richard Nixon lors de son voyage historique en Chine en 1972, a été retiré des rayons ou fait l’objet d’un avertissement aux consommateurs dans plusieurs pays, de Singapour jusqu’au Pérou, en posant par l’Australie et la Nouvelle-Zélande.A Ijondres, le numéro un britannique de la grande distribution Tesco a annoncé avoir suspendu la vente de ces bonbons.-AFP Militante abattue Bogota — Une militante des droits de l’Homme a été assassinée avec trois membres de sa famille par des tueurs à gage en Colombie, a annoncé hier TOrganisation non gouvernementale (ONG) pour laquelle elle travaillait Membre de l’ONG La route pacifique des femmes, Olga Marina Vergara a été abattue mercredi avec son fils, sa belle-fille et son petit-fils de 5 ans à Medellin.Cette attaque démontre «l’ignominie de la violence et la dégradation de la société» en Colombie, a dénoncé la directrice de l’ONG, qui lutte contre le recrutement des jeunes par les groupes armées illégaux, de gauche comme de droite.-AFP Unité face à l’Iran New York—I œs Six grandes puissances ont affiché hier à New York leur unité face à l’Iran en proposant au Conseil de sécurité un projet de résolution commun à Tissue d’une réunion surprise.Les ministres des Affaires étrangères des Six (Allemagne, Chine, FTats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) entendaient rassurer le reste du monde sur la poursuite de l’option diplomatique face à l’Iran, après l’annulation, à fa demande de Moscou, d’une réunion similaire jeudi.Les ministres devaient alors, selon Washington, «explorer» de nouvelles sanctions contre Téhéran, mais Moscou avait refusé d’y participer.-AFP O Le mardi 14 octobre, on vote.Une élection générale fédérale aura lieu le 14 octobre 2008.Avez-vous reçu cette carte?nu* cam.you an e.i»rf mHrtvm.Uh-M IIH I ClCCItUK linroKOAiioucaiw IMPORTANT Conservez la carte d'information de l'électeur que vous a envoyée Élections Canada.Elle vous indique où et quand voter.Le processus de vote sera plus rapide si vous l’avez en main.Si vous ne l'avez pas reçue, ou si vous avez trouvé une erreur dans votre nom ou votre adresse, communiquez avec votre bureau local d'Élections Canada.Vous trouverez le numéro de téléphone à www.elections.ca en cliquant sur « Service d'information à l'électeur ».Où et quand voter?Vote par anticipation Vous pouvez voter avant le jour de l'élection.Le vote par anticipation aura lieu le vendredi 3 octobre, le samedi 4 octobre et le lundi 6 octobre, de midi à 20 h.Les adresses des bureaux de vote par anticipation figurent au verso de la carte d'information de l'électeur.Vous pouvez voter par la poste ou à votre bureau local d'Élections Canada au moyen du bulletin de vote spécial, si vous en faites la demande au plus tard le mardi 7 octobre à 18 h.Vous pouvez télécharger le formulaire d'inscription disponible à www.elections.ca en cliquant sur « Mon vote, je le poste! », ou téléphoner à Élections Canada pour l'obtenir et poser vos questions.Connaissez-vous les nouvelles mesures d'identification pour voter?Au moment de voter, vous devez prouver votre identité et votre adresse.Pour connaître la liste des pièces d'identité acceptées par le directeur général des élections du Canada, consultez le dépliant que vous avez reçu par la poste ou visitez le www.elections.ca et cliquez sur « Identification de l'électeur au bureau de scrutin ».Pour voter, vous devez : • être citoyen canadien; • être âgé d'au moins 18 ans le jour de l'élection; • prouver votre identité et votre adresse.Voter, c'est choisir son monde.www.elections.ca 1-80O-INFO-VOTE 1-800-463-6868 sans frais au Canada et aux États-Unis, ou 001-800-514-6868 sans frais au Mexique ATS 1-800-361-8935 pour les personnes sourdes ou malentendantes, sans frais au Canada et aux États-Unis, ou 613-991-2082 de partout au monde A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2008 LE MONDE Conflit oublié en Ogaden Addis Abeba a été accusé de crimes de guerre Débat au Conseil de sécurité Les pays arabes exigent la fin de la colonisation israélienne ERIC THAYER REUTERS Le président palestinien Mahmoud Abbas a pris la parole hier à PONU.J#*0* VIRGINIE GOMEZ Des villages brûlés, des populations déplacées, des femmes violées, des assassinats?: depuis le début de l’opération militaire éthiopienne en Ogaden, dans l’est du pays, il y a un peu plus d’un an, la presse et les organisations de défense des droits de l’homme ont multiplié la publication de témoignages, systématiquement qualifiés par Ad-dis-Abeba d’allégations sans fondement En juin, Human Rights Wqtch a ainsi accusé l’Ethiopie de crimes de guerre et pointé du doigt «la conspiration du süence» à laquelle participent, selon elle, Bruxelles, Londres et Washington.Il s’agit moins d’un conflit oublié que sciemment ignoré.«Que pouvait /aire l'Éthiopie?» questionne un diplomate africain, résumant le consensus général.L’opération de l’armée éthiopienne contre le Front national de libération de l’Oga-den (ONLF) a commencé en juin 2007.Quelques semaines auparavant une station d’exploration pétrolière chinoise avait été attaquée par les rebelles.L'assaut avait fait 74 morts, neuf Chinois et 65 Ethiopiens, «l’œuvre d’une coalition entre l’ONLF et les milices islamiques so-maliennes», affirme une source proche des services de sécurité.Opacité L’Ogaden constitue upe partie de la région somali en Ethiopie.Ses habitants ont en partage avec ceux de la Somalie voisine la langue, la culture et les traditions des éleveurs nomades, et le réseau de téléphone portable.Après leur défaite, en janvier 2007, les tribunaux islamiques somaliens se sont réorganisés en guérilla.L’armée éthiopienne les affronte à Mogadiscio, la capitale somalienne, tandis que de petits groupes extrémistes opèrent également en région somali, en Ethiopie.Le regain d’activité de l’ONLF, constitué il y a plus de vingt ans, est attribué à l’interyention éthiopienne en Somalie.A l’origine, l’armée éthiopienne aurait dû être re- expliquent le silence pesant sur la répression dans l’Ogaden.La demande d’enquête des Nations unies sur la situation des droits de l’homme est restée lettre morte.Ja communauté humamtaire en Ethiopie est unanime à critiquer l’opacité avec laquelle les agences onusiennes opèrent dans TOgaden.L’aide alimentaire, par exemple, transite par le gouvernement éthiopien, sous escorte militaire.«Dans certaines zones, les villages qui ont la réputation de soutenir l’ONLF n’ont rien reçu depuis le début des distributions», affirment plusieurs observateurs.Le mois dernier, l’ONLF a accusé Addis-Abeba à’«affamer l’Ogaden».Une responsable du Programme alimentaire mondial reconnaît que la situation humanitaire des populations en région Somali reste critique et se serait même détériorée.D y a quelques semaines, Médecins sans frontièresSuisse a annoncé qu’elle quittait l’Ogaden.«Il n’a pas été possible d’apporter une assistance médicale dans les zones qui en avaient le plus besoin», souligne le chef de mission, Stéphane Reynier.En cause, les problèmes de sécurité et les tracasseries administratives.D y a un an, le Comité international de la Croix-Rouge, accusé de soutenir des rebelles, avait été expulsé de la zone.Dilemme Les opérations militaires ont diminué en intensité dans TOgaden, le gouvernement a même annoncé avoir «brisé l’échine» de l’ONLF.Mais la latitude d’action des ONG en Ethiopie est en voie de rétrécissement Un projet de loi réduit leur champ de compétences tout en renforçant drastiquement les contrôles.Une agence instituée à cet effet pourrait mener des enquêtes, assister aux réunions des organisations, nommer ou renvoyer les personnels.La question de TOgaden est aujourd’hui diluée dans celle de la crise nationale.Suite à la dernière sécheresse, près de cinq millions de personnes ont officiellement besoin d’une aide alimentaire d’urgence, HERVÉ COUTURIER New York — Les pays arabes ont exigé hier qu’il soit mis fin à la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, principal obstacle à un accord de paix au Proche-Orient, lors d’un débat ministériel au Conseil de sécurité de TONU.«La poursuite de la colonisation rend impossible la création d’un Etat palestinien viable», a déclaré le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, dont le pays a pris l’initiative de demander cette réunion.D a cependant indiqué que cette réunion, convoquée d’urgence au nom du groupe arabe qui souhaitait profiter de la présence à New York de nombreux ministres à l’occasion de l’Assemblée générale de TONU, ne donnerait pas lieu à l’adoption d’un texte.«Mirage» Le secrétaire général de la ligue arabe, Amr Moussa, a pour sa part affirmé que la colonisation juive «a atteint un point susceptible de tuer tout espoir d’un État palestinien viable».«La poursuite de la colonisation transforme l’Etat palestinien en un mirage», a-t-il insisté.Soulignant l’absence de progrès sur le terrain en dépit des négociations de paix israélo-palestiniennes en cours depuis près d’un an, il a appelé le Conseil de sécurité «à assumer ses responsabilités en protégeant les droits légitimes du peuple palestinien».Le président palestinien Mahmoud Abbas a expliqué, cartes à l’appui, que les trois principaux blocs de colonies en Cisjordanie et dans la région de Jérusalem «ne permettront pas la création d’un État palestinien, puisqu’ils divisent la Cisjordanie en quatre cantons».«Comment puis-je convaincre mon peuple de la nécessité de la paix avec Israël alors que la construc- JUSTINE GERARDY Johannesburg — Pour entrer dans sa baraque du bidonville d’Alexandra, à un jet de pierre des hautes tours de l’opulent quartier de Sandton à Johannesburg, Hen-drietta Mtwayi doit se glisser de biais entre deux cabanes de tôle placées dans le passage.«Si le nouveau gouvernement pouvait me sortir de là, je rendrais grâce à Dieu», lance Mme Mtwayi.Sa mère, dans un fauteuil roulant depuis une attaque cérébrale, est littéralement bloquée dans Tunique pièce où s'entassent deux lits, une modeste armoire, une plaque électrique, une table, deux chaises et une petite télévision.Ses maigres espoirs, Mme Mtwayi les place dans le nouveau président sud-africain Kgalema Mot-lanthe, investi jeudi pour prendre la relève de Thabo Mbeki, mis à la porte par le Congrès national africain (ANC) qui dirige le pays depuis la chute de l’apartheid en 1994.Née dans un township au plus fort du régime ségrégationniste en 1955, elle est sans emploi, partage sa baraque avec cinq membres de sa famille et vit dans Tun des bidonvilles les plus pauvres de Johannesburg, où 101 personnes ont été tuées depuis le début de Tannée.Malgré tout, sa fidélité à TANC, le parti de la lutte contre l’apartheid, est sans faille.«Je suis conten- tion des colonies se poursuit», s’est-il interrogé.L’ambassadrice israélienne à TONU, Gabriela Shalev, a critiqué la tenue de cette réunion, affirmant qu’elle «ne contribue pas à la promotion de la paix».Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a pour sa part affirmé que la colonisation «nuit» à la crédibilité du processus engagé à Annapoliç et affecte la viabilité du futur Etat palestinien.La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice n’a pas dit un mot sur les colonies, appelant les p^ys arabes à accepter la réalité de l’Etat d’Israël.«Il devraient comprendre qu’Is-raël a sa place au Proche-Orient et y restera», a-t-elle dit te de l’ANC, dit-elle.Même si le parti était dirigé par un Blanc, je continuerais de voter ANC.» Une opinion qu’est loin de partager Zinzi Msindwana, 30 ans.«Tout ce qu’ils font, c’est de promettre, mais aucun d’eux ne tient jamais sa parole, affirme-t-elle en parlant des leaders de TANC.Ils veulent le pouvoir, c’est tout ce qui les intéresse.» Elle préférait le président Mbeki et a peu de confiance dans l’actuel chef de l’ANC, Jacob Zuma, qui promet pourtant de s’attaquer à la pauvreté dès son accession prévisible à la présidence, puisqu’il est entendu qu’il sera le candidat de TANC, ultra-majoritaire dans le pays.«Il dit qu’il peut faire une différence mais je ne le crois pas», assène la jeune femme originaire du Cap.De telles prises de position rejoignent celles de près de 60 % de la population qui estime que le chef de TANC ne fait pas correctement son travail.La révocation le weekend dernier de M.Mbeki par le comité directeur du parti risque d’aliéner davantage encore les électeurs, avertissent les analystes.Lors de son discours inaugural, le président provisoire Motlanthe s’est engagé lui aussi à combattre La poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-est est la principale pierre d’achoppement dans les négociations israélo-palestinienne relancées en novembre avec l’objectif affiché de parvenir à un accord de paix en 2008.Plus de construction En août, le mouvement anticolonisation israélien La Pane Maintenant avait indiqué dans un rapport que la construction de logements dans les colonies israéliennes de Cisjordanie avait pratiquement doublé depuis le début 2008 par rapport à la même période de 2007.Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie, ONU) avait appelé le 24 juin à Tar-rêt de la colonisation israélienne en la pauvreté, en dépit du court délai de quelques mois qui lui est imparti.Certains croient en lui, comme Chester Mathebula, 20 ans, qui travaille en chargeant et déchargeant des camions de marchandises.M.Motlanthe «est le meilleur», dit-il.Selon lui, en neuf ans de pouvoir, son prédécesseur n’avait «rien fait pour Alexandra».La chute brutale de M.Mbeki a été précipitée par ses manoeuvres pour barrer la route de la présidence à son rival Zuma.Mais elle a aussi pour raison profonde l’exaspération des plus pauvres, exclus des fruits d’une croissance soutenue.Quatorze ans après la chute de l’apartheid, 43 % des 48 millions de Sud-Africains vivent toujours avec moins de deux dollars par jour.Sifiso Sibande, 31 ans, profite du soleil printanier près des échoppes de fortune qui bordent les ruelles du bidonville.«Avec TANC, c’est toujours une question de pouvoir.Je n’ai plus confiance», soupire-t-il.Et de regretter le héros de la lutte Nelson Mandela, le premier président noir d'Afrique du Sud: «Il n’y a plus de leader comme Mandela.» Agence France-Presse FONDATION DU MALADIES DU COEUR Cisjordanie et au démantèlement des colonies créées depuis mars 2001.Le Proche-Orient était un des thèmes dominants hier à TONU, avec ce débat et une réunion du Quartette.Ce groupe a appelé hier Israël et les Palestiniens à déployer «tous les efforts nécessaires» pour conclure un accord en 2008 et exprimé sa «profonde préoccupation» devant la poursuite de la colonisation juive.Pour suivre de près ces négociations, le Quartette «sera informé de leur avancement» au cours d’une réunion avec les parties dans la région «avant la fin de Tannée», a précisé au cours d’une conférence de presse le secrétaire général de TONU Ban Ki-moon.L’armée pakistanaise a pu tuer jusqu’à un millier de militants en un mois Tang Khatta — Entre 500 et un millier de militants islamistes ont été tués depuis le début du mois dans la région du Bajaur, bastion de l’insurrection dans le nord-ouest du Pakistan où Tarmée a lancé une offensive en août, a déclaré hier un officier pakistanais.Le général Tariq Khan a précisé que sept ou huit commandants talibans, deux fils du chef des taliban dans la région, Faqir Mohammad, et un couple d'éminents activistes égyptiens faisaient partie des victimes.En outre, 62 soldats ont trouvé la mort et 112 ont été blessés.Les forces gouvernementales ont lancé en août une vaste offensive dans cette région tribale semi-autonome frontalière de l’Afghanistan.Les responsables américains affirment que la région est utilisée comme base arrière par les taliban et les combattants d’al-Qaida, qui lancent ensuite des attaques en Afghanistan, et pressent le Pakistan d’éliminer les sanctuaires islamistes.«C’est une zone qui peut avoir un impact très important sur toute la région si vous la contrôlez», a souligné Khan devant des journalistes lors d’une visite oiganisée par Tarmée.«S'ils perdent ici, ils auront presque tout perdu», a-t-il ajouté en expliquant que les deux tiers du problème posé par les islamistes armés seraient résolus s’ils étaient défaits dans le Bajaur, où se trouveraient quelque 2000 activistes.Selon les services de renseignement pakistanais, le numéro deux d’al-Qaida, Ai'mane al Zaouahri se serait rendu dans le Bajaur ces dernières années.Reuters DROIT IMMOBILIER Christiane Bamabé, Avocate Mon expérience et mon professionnalisme à votre service.514.495.8150 www.droitimmobilier.ca Après leur défaite en 2007, les tribunaux islamiques somaliens se sont réorganisés en guérilla layée par une force internationale.A ce jour, seule l’Union africaine a déployé 3 000 soldats burundais et ougandais, et TONU se garde bien d’y renvoyer des Calques bleus.De leur côté, les Etats-Unis ménagent leur allié, Tun des seuls dans la région, face au Soudan et à l’Erythrée, ouvertement hostiles à Washington.Autant de facteurs qui soit un soutien de 300 millions d’euros.Dans le même temps, le gouvernement bataille avec les agences de TONU, dont les chiffres sont jugés trop alarmistes.C’est le dilemme d’un pays sous perfusion internationale, mais qui entend mener sa politique intérieure sans contrôle.Libération Dans le cadre des 21“ Entretiens du Centre Jacques Cartier Invitation au colloque « Le sens de la liberté» Organisé par l'Institut d'études internationales de Montréal ^ 6 et 7 octobre 2008, de 9 h i 18 h Université du Québec à Montréal Pavillon Athanase-David, local D-R200 1430, rue Saint-Denis 5Ï Berri-UQAM Mot d'introduction par Louise Arbour, ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies.Parmi les conférenciers : h Giorgio Mallnvernl, juge à la Cour européenne des droits de l'homme 'a Bob Rae, porte-parole du Parti libéral du Canada pour la politique étrangère '-a Michel Robert, juge en chef du Québec Entrée libre.Inscription obligatoire.ieim@uqam.ca 514 987-3667 Programme complet : www.lelm.uqam.ca LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL UQÀM Agence France-Presse En Afrique du Sud, les pauvres n’attendent plus grand-chose de leurs gouvernants «Tout ce qu’ils font, c’est promettre, mais aucun d’eux ne dent jamais sa parole» • RI Mfcsüli Desjardins 0 Radio-Canada.ca un événement initié par Le Recroupement Des maisons De jeunes Du Québec | samGDi 4 octobre 2008 WWW.r «Journée des ITIaisOi Venez voir ce que les ados Ont préparé pour vOUj Luc PiCard, porte-parole officiel Hydro K Québec OrG DEVOIR Québec LE DEVOIR, LES S A M K 1> I 11 ET DI MANCHE 28 SEPTEMBRE 2008 A 11 LE MONDE Moscou et Caracas scellent leur alliance La coopération sera renforcée dans les domaines économique et militaire CONOR HUMPHRIES Orenbourg — Moscou s’est engagé hier à investir massivement dans le secteur énergétique du Venezuela à l’occasion de la visite du président Hugo Chavez qui cherche à créer avec ses «amis» Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev un «contrepoids solide» à l’Amérique.Le président russe, Dmitri Medvedev, a prôné le renforcement de la coopération «dans les domaines économique et militaire» en recevant son homologue vénézuélien à Orenbourg (sud-ouest), au siège de l’administration régionale, un imposant bâtiment soviétique devant lequel trope une statue de Lénine.A l’issue de ces .entretiens, le ministre russe de l’Energie, Serguéf Chmatko, a annoncé que cinq géants russes des hydrocarbures allaient investir des «milliards de dollars» au Venezuela dans le cadre d’un consortium qui sera instauré did au printemps 2009.Gazprom, Loukoïl, TNK-BP, Sourgoutneftegaz et Rosneft créeront au début un consortium russe, puis les compagnies vénézuéliennes vont le rejoindre, a-t-il prédsé.Un protocole d’accord sur la coopération a été signé entre le géant gazier russe Gazprom et la principale compagnie pétrolière vénézuélienne, la Pdvsa (Petrôleos de Venezuela).Ce texte prévoit «l’exploration de gisements, la construction d’infrastructures, la production et le raffinage du pétrole et du gaz» et offre des mécanismes pour «la coopération bilatérale non seulement au Venezuela, mais aussi dans d’autres pays de l’Amérique latine, notamment en Bolivie», a précisé Gazprom dans un communiqué.M.Chavez, qui effectue une froi- 1 i Les talibans libèrent 118 otages Hérat — Cent dix-huit ouvriers afghans, membres d’un groupe de quelque 150 personnes enlevées dimanche par des talibans, ont été libérés hier dans l’ouest de l’Afghanistan, a annoncé le gouverneur de la province de Farah.«Après de longues négociations menées avec les talibans par des chefs tribaux et des anciens, cent dix-huit ouvriers ont été libérés aujourd’hui», a déclaré le gouverneur, Roh-ul-Amin, affirmant qu’aucune contrepartie n’avait été obtenue par les talibans.Les ouvriers, employés d’une société de construction sous contrat avec l’armée afghane, avaient été enlevés dimanche pendant qu’ils circulaient à bord de trois autocars dans la région de Bala Buluk, un fief des talibans, à environ 50 km au nordest de Farah.«Nous sommes très heureux et nous rentrons chez nous pour revoir nos familles.Les talibans nous ont bien traités.Nous étions employés par une entreprise américaine de construction travaillant sur un projet pour l'armée afghane, a expliqué l’un des anciens otages, Mohamed Naeem.«Les talibans nous ont enlevés parce qu'ils pensaient que nous étions des soldats.Us nous ont libéré après avoir compris leur erreur.» Pour sa part, le gouverneur a précisé que d’autres otages devaient être libérés.Le nombre exact des ouvriers enlevés dimanche «n'estpas encore déterminé à 100 %, mais il se situe dans une fourchette allant de 145 à 153 personnes», a-t-il déclaré.Trois d’entre eux, malades, avaient été libérés le jour suivant par leurs ravisseurs tandis que, selon des informations reçues par le gouvernement les otages auraient été séparés en plusieurs groupes.Agence France-Presse Le président vénézuélien a pu admirer un modèle réduit d’un avion de combat T-160.sième visite en Russie depuis 2007, a rencontré le président russe après avoir été reçu la veille par le premier ministre, Vladimir Pouline, ancien maître du Kremlin.Ce dernier a proposé à Caracas de coopérer dans le domaine de l’utilisation de l’énergie nucléaire et promis que «tous les accords de coopération entre les forces navales» des deux pays allaient être «mis en oeuvre».Manœuvres navales La visite de M.Chavez, pourfendeur de r«impérialisme américain», intervient au moment où une flotte de navires de guerre russes s’apprête à effectuer au large du Venezuela des manoeuvres navales sans précédent depuis la Guerre froide, dans une région considérée comme une chasse gardée de Washington.«Je veux remercier le président vénézuélien pour l’organisation d’une visite d’entraînement pour nos bombardiers stratégiques T-160.Début novembre commenceront de larges manoeuvres militaires.Tout cela montre le caractère stratégique de nos relations», a souligné hier M.Medvedev.Jeudi, Moscou avait annoncé avoir accordé au Venezuela un prêt d’un milliard de dollars (682 millions d’euros) pour des achats d’armes.Moscou et Caracas ont déjà signé entre 2005 et 2007 douze contrats d’un montant de 4,4 milliards de dollars.Avant la rencontre des deux présidents dans les montagnes d’Oural, le Kremlin a rappelé dans un communiqué que Moscou et Caracas entreprenaient «des efforts pour trouver un contre-poids solide à l’influence américaine».Sur le plan politique, Hugo Chavez a réitéré Hier son soutien «modeste mais ferme» à la Russie concernant son intervention en Géorgie en août, sans pour autant reconnaître les territoires séparatistes géorgiens de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud.Agence France-Presse Medvedev jure comme un.Poutine LORRAINE MILLOT euand la Géorgie «pète les plombs», quand les «avortons» s «imbéciles» qui la dirigent se lancent dans des «aventures idiotes», la Russie ne va pas se contenter «d’essuyer sa morve sanglante» ni de «tirer à la fronde».Les Géorgiens «devaient s’attendre à en prendre plein la gueule».Ce ne sont pas là des voyous russes qui commentent l’actualité, mais les, deux plus hauts personnages de l’Etat, le président Dmitri Medvedev et le premier ministre Vladimir Poutine, qui, au profit de la récente guerre avec la Géorgie, ont plus que jamais fleuri leurs discours.De Poutine, on savait déjà que le langage ordurier était une seconde nature.Depuis sa fameuse promesse de «buter les terroristes jusque dans les chiottes» (en 2000), l’ex-pré-sident russe s’est illustré par un beau chapelet d’expressions imagées, populaires ou franchement vulgaires.Les amateurs ont surtout remarqué qu’il est souvent question de «morve» dans ses discours.En 2003, après avoir signé un accord sur la frontière russo-ukrainienne, Poutine se demandait pourquoi la Russie ne réussissait pas si bien que l’Union européenne: «C'est parce que, je m’excuse, on bouffe notre morve [expression russe qui signifie faire traîner les choses] et on politicaüle.» En mars 2006, tançant ses ministres au sujet de la filière bois, il lançait «Si nous ne faisons que bouffer notre morve pendant des années, rien ne changera», ajoutant plus loin, «et foutre?! Rien ne se passe».Outre le nez, Poutine s’intéresse bien sûr aussi aux organes sexuels.Au sujet du patron de loukos, Mikhaïl Kho-dorkovski, envoyé en prison, il a précisé: «H faut toujours se soumettre à la loi, et pas seulement quand on fattrape par les couüles.» La grande révélation de la guerre en Géorgie est pourtant que Dmitri Medvedev se montre tout aussi capable de jurer ou diffamer que son prédécesseur.Devant \ n cercle d’éminents politologues étrangers, mi-septembre, il a dressé le portrait suivant de son homologue géorgien, Mikhail Saakachvili: «Un homme tout à fait imprévisible, accablé d’une masse de pathologies, qui malheureusement se trouve en déséquilibre psychique et, vous m’excuserez, consomme des narcotiques.» Mikhail Saakachvili se drogue, a bien souligné Dmitri Medvedev, citant comme source de son information les journalistes occidentaux qui l’ont interviewé en état de forte ivresse narcotique».De toute façon, pour la Russie, Saakachvili est un «cadavre politique», avait auparavant annoncé le président russe.Dmitri Medvedev a changé de lexique parce que la guerre s’y prêtait et que «ce langage est apprécié du grand public», explique le journaliste Nikolai Svanidzé, qui connaît bien le président russe pour avoir réalisé un livre d’entretiens avec lui.«Ce nouveau lexique fait plus viril, il donne le sentiment que Medvedev est bien “un des nôtres”, un vrai homme.Et pour m homme politique, il est naturel d’essayer de renforcer sa popularité: son efficacité dépend aussi de sa popularité.» De fait, ce nouveau langage — et la guerre — semblent bien réussir au président: sa cote est montée à 83 % de bonnes opinions, contre 73 % en août, indique le dernier sondage du centre indépendant Levada.Poutine progresse aussi dans le cœur des Russes, avec 88 % d’opinions favorables.Libération les rêves depuis 35 ans Fois Confiez-nous les vôtres a d- V.*1 ,Ç t, M e * fr !' c % ] www.meublesfontaine.com 9780, Sherbrooke Est Montréal 514 352-3913 Depu pour la vie ! Le 28 septembre prochain, c’est avec beaucoup de fierté qu’Héma-Québec célébrera son dixième anniversaire.Depuis dix ans déjà, grâce à la générosité de ses donneurs et à la mobilisation de tous ses bénévoles, comités organisateurs et employés, Héma-Québec a pu répondre aux besoins de milliers de personnes.C’est pourquoi nous tenons à remercier chaleureusement chacun d’entre eux pour leur inestimable contribution.Bon anniversaire à tous et merci de tout cœur.HÉMA-QUÉBEC Produits sanguins Cellules souches Tissus humains www.hema-quebec.qc.ca «Il A \2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2008 ACTUALITES LOUISE BILODEAU LOUISE BILODEAU Le candidat adéquiste Martin Briand en compagnie de son Le D' Yves Bolduc discute avec une étudiante de l’Université attachée de presse, Sophie Doucet.Laval, Marie B.Deschamps.HHHBI MMnéii, m kl LOUISE BILODEAU , rm J i v ''i Alexandre Cloutier (à gauche), député du Lac-Saint-Jean et la candidate péquiste Françoise Mercier rencontrent des électeurs du comté de Jean-Talon.BOLDUC SUITE DE LA PAGE 1 Jean-Talon, soit 23 % de sa population selon le recensement 2006, contre 13,5 % pour l’ensemble du Québec.Les personnes âgées ont tendance à voter libéral et ils se rendent voter en grand nombre, même lors des élections partielles.Depuis que la circonscription a sa configuration actuelle, soit les années 60, Jean-Talon a toujours été libéral.A deux reprises toutefois, en 1994 et en 1998, le PQ est passé à un cheveu de remporter la victoire.En 2007, Philippe Couillard a été élu avec 42 % des votes tandis que le PQ en récoltait 30 %, et l’ADQ, près de 19 %.On le voit c’est un comté qui s’est montré imperméable à la vague adéquiste qui a déferié sur la région de Québec.Françoise Mercure représente la candidate idéale au PQ.«Madame implication» Tappelle-t-on à Québec.Avocate de 51 ans, Mme Mercure est devenue en 2001 la première femme à occuper la présidence de la Chambre de commerce de Québec.De 2005 à mai 2008, elle présidait l’Office du tourisme du Québec.Elle a multiplié les présences à divers conseils d’administration (Parc technologique du Québec métropoli- tain, YM CA Maison Michel-Sarrazin, etc).En janvier dernier, le maire de Québec, Régis Labeaume, a fait appel à elle pour présider le groupe de travail sur la gouvernance municipale qui a conduit à la dintinution du nombre de conseillers municipaux.La fausse modestie, ce n’est pas dans la manière de Françoise Mercure.«J’ai montré beaucoup de leadership.C’est ma force dans la région», affirme-t-elle au Devoir.Elle se fait forte d’avoir mis sur pied le Groupe pour l’amélioration des liaisons aériennes à Québec.«On a maintenant des vols Paris-Québec à l'année longue.C’est beaucoup grâce à moi.» Le slogan de sa campagne est laconique: «Ici», lit-on sur ses pancartes.Elle croit que si Yves Bolduc, comme le parachuté qu’il est, s’était présenté candidat dans Jean-Talon sans être ministre, il n’aurait pas fait le poids.Ses réalisations dans la région ne se comparent en rien aux siennes, soutient la protagoniste.La stratégie du PQ consiste à s’appuyer sur un bloc d’irréductibles d’environ 30 % de l’électorat et de les inciter à se présenter aux urnes en grand nombre lundi.Mais le défi est de taille: les libéraux jouissent aussi d’une excellente organisation.De même, un sonda- ge interne du PQ, réalisé la semaine dernière, montre quYves Bolduc recueille près de 50 % des intentions de vote, contre 30 % pour Mme Mercure et 20 % pour le candidat adéquiste, Martin Briand.Martin Briand est un parangon de partisan adéquiste.Agé de 36 ans, ce père de quatre jeunes en-.fants termine son doctorat en médecine expérimentale tout en étant conseiller de l’opposition officielle depuis 2007.Il est voté adéquiste pour la première fois en 1998, galvanisé par le discours de Mario Dumont sur le lourd héritage que le Québec laissera aux générations futures.Il s’est engagé activement dans le parti en 2004 avec Sylvain Légaré, le député de Vanier.Martin Briand ne se fait guère d’illusions sur l’issue du vote de lundi.«Si ce n’est pas cette fois-ci, ce sera une autre fois», prédit-il.Novice, le candidat montre de belles aptitudes pour la politique à laquelle il entend se consacrer.Martin Briand peut être cinglant, surtout quand il est question de Mme Mercure, qui semble sa cible favorite.«Le lien Québec-Paris, allez dire que c’est important à quelqu’un qui est dans un lit à l’urgence.Ce n’est pas ça, la politique.» Comme dans toutes élections partielles, les enjeux locaux ou régionaux ont monopolisé la campagne.Si Yves Bolduc a parlé de santé, c’est pour promettre aux personnes âgées des soins à domicile.Françoise Mercure n’a guère pérorer sur l’enjeu de la souveraineté.De fait tous les candidats cernent les mêmes enjeux locaux, à quelques nuances près, qui sont ceux d’une circonscription bien nantie.On veut des infrastructures sportives, comme le PEPS de l’Université Laval, qui a déjà été annoncé à trois reprises, comme l’anneau de glace Gaétan-Boucher, qu’on souhaite voir doté d’un toit ou encore un gazon synthétique pour le collège Gameau.On envisage de faire un parc linéaire à Sillery avec les terrains qui appartiennent aux corn munautés religieuses, sans toutefois compromettre le développement immobilier.Inaugurée pour le 400 anniversaire de la fondation de Québec, la promenade Samuel-de-Champlain pourrait être prolongée vers l’ouest pour rejoindre la plage JacquesUartier à Sainte-Foy.Les candidats ont aussi parlé d’économie du savoir, un «branding» dont Québec s’affuble.Le Devoir CULTURE Au reste, les ministres ont aussi convenu de faire parvenir une résolution conjointe au sujet d’une autre compression fédérale: l’abolition, prévue pour 2010, de «Initiative des endroits historiques» (IEH).La résolution est adressée au ministre fédéral de l’Environnement puisque ce dernier est responsable de l’IEH, dont l’objectif est de financer un répertoire de lieux et de bâtiments historiques, qui avait été mis sur pied en 1999 et devait être permanent Le fédéral le finançait et les provinces effectuaient les travaux, fournissaient l’expertise.Mais l’an dernier, le gouvernement Harper a programmé sa fin pour 2010.Le Québec sera peu touché puisqu’il est «bien avancé» dans ce domaine, a expliqué la ministre : «Ça va nous faire un manque à gagner de 700 000 $.» D’autres provinces ou territoires n’avaient pratiquement rien de fait et ne pourront pas terminer les travaux d’inventaire avant 2010.La résolution soutient que le gouvernement fédéral doit «continuer à contribuer au maintien d'un cadre pancanadien pour la conservation du patrimoine national» et que pour protéger les endroits historiques,
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