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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-08-16, Collections de BAnQ.

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L K l> K V P I K .LE S SAMEDI I (> ET 1)1 M A N (' Il E 17 A 0 T T 2 0 0 8 EDUCATION RENTRÉE SCOLAIRE 2008 LE DEVOIR UNIVERSITÉS Le baccalauréat vaut-il encore quelque chose?Page 3 Et si les ados restaient sur leurs bancs d’école.« Il faudra combler d’ici 2012 environ 700 000 emplois » JACQUKS NADKAU I Y DKVOIR Les «100 000 emplois» de Robert Bourassa, cmix qui permirent à un libéral d’accéder au pouvoir il y a de cela une génération, sont de retour.Mais, cette fois-ci, coûteront-ils au premier ministre en poste, celui qui de «bleu» devint «rouge», sa réélection?Car si ces «100 000 emplois» existent toujours, ils ne sont pas de nos jours à créer, mais à combler: le Québec serait en effet à l’aube d’une période qui sera marquée par un manque de main-d’œuvre.NORMAND TH ÉR1AULT n constatera peut-être bientôt qu’il est plus facile de trouver des capitaux, pour construire des Baie-James et autres ouvrages hydroélectriques, que de rendre disponibles pour le marché du travail des personnes ayant atteint un niveau d’études suffisant, donc capables d’occuper des postes ou d’accomplir des tâches qui nécessitent pour leur exécution une formation spécialisée.En 2008, le fléau qui menacerait le Québec ne serait plus le chômage, mais un défaut de compétences! En cette veille de rentrée scolaire, tout indique que, pour le monde de l’éducation, celte année 2008 demeurera ce qu’elle fut jusqu’à ce jour d’août, soit fort calme.Point de grands dossiers, de litiges qui divisent les partenaires, qu’ils soient professionnels, syndicaux, fonctionnaires ou politiques.Bien sûr, la ministre en poste aura à trouver une formule accommodante qui permettra la poursuite des réformes en cours, tout en trouvant un moyen de combler tous ceux et toutes celles en manque d’un document officiel où seraient quantifiées les notes et dont la lecture serait facile: il ne faut pas oublier que l’opposition en poste, ici TADQ, a fait du bulletin un cheval de bataille, une façon de faire l’apologie de l’école traditionnelle.Mais la réforme devrait survivre: elle a ses défenseurs.Comme l’indique une spécialiste de la chose pédagogique, «si le nouveau programme a donné lieu à plusieurs récriminations de la part des professeurs et des parents, c’est souvent parce qu’il a été mal expliqué et mal compris».Selon Joséphine Muka- \ murera, professeure au département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke et responsable de la formation des futurs enseignants du secondaire, tout retour à ce qui prévalait il y a quelques années serait en fait malheureux.Les Québécois auront donc à vivre dans un monde où le maître-mot sera toujours «compétences».Heureux millions Autre objet de litiges, en fait, le sujet récurrent l’argent Mais le fédéral est venu à la rescousse des gouvernants québécois avec un transfert financier.Et le gouvernement s’est ainsi trouvé un allié en la personne du président de la Fédération des cégeps, dont les établisse-.ments ont vu tomber 40 millions dans leurs escarcelles.Et pour Gaëtan Boucher, Québec n’est pas à blâmer pour les 140 millions de dollars manquants: «Il faut que le gouvernement fédéral investisse davantage dans l’enseignement post-secondaire.Nous allons appuyer toutes les tentatives du gouvernement Charest afin de convaincre le fédéral qu’il doit agir et en faire plus.» Pour d’autres jours, donc, toutes les discussions portant sur l’intrusion (directe ou indirecte) dans les champs de compétence des provinces! fi ne resterait donc plus qu’à régler le problème du «mouton noir» qui se promène dans le paysage universitaire: Michelle Courchesne annoncera au début de septembre le sort qu’elle réserve à cette UQAM toujours aux prises avec un déficit budgétaire qui met en péril l’établissement montréalais.Peut-être découvrirons-nous alors que plus d’une université, et non des moindres en nombre d’étudiants et par la taille de leur budget, a aussi mal vécu en temps de régime minceur découlant de politiques budgétaires qui apposent un déficit zéro aux divers Etats.Ce dossier du financement, même si les divers intervenants se tiennent présentement cois, devrait dpns un avenir prochain rebondir.A suivre.Dangereux décrochage Mais là où il y a un réel problème, c’est dans l’incapacité démontrée qu’a le système scolaire à maintenir en état de scolarisation une jeunesse qui semble n’avoir Il manque actuellement au Québec 100 000 personnes pour combler des postes bien rémunérés, qui exigent une bonne formation technique d’autre souci que celui de ne rien faire.Statistiquement, il est impressionnant d’entendre que près de 40 % des jeunes Québécoises et Québécois se retrouvent un jour ou l’autre inscrits dans une démarche qui mène à l’obtention du premier diplôme universitaire, à savoir le baccalauréat Une autre statistique est toutefois moins reluisante: un jeune sur quatre «décroche» avant d’avoir complété ses études secondaires.Les représentants syndicaux veulent agir dans ce dossier.Réjean Parent, le président de la Centrale des syndicats du Québec, veut renverser l’actuelle tendance: «Deux sur trois réussissent très bien leur cheminement scolaire, et le problème se pose pour un élève sur trois.Pour ceux-ci, les recettes qu'on a appliquées au cours des dernières années n’ont pas donné les effets escomptés.On parle maintenant de SECONDAIRE Un programme pour donner aux jeunes les moyens de passer à Taction et de faire évoluer le monde qui les entoure Page 4 SYNDICATS «O est nécessaire de faire de l’éducation une priorité nationale» Page 2 décrochage pour un élève sur quatre, ce qui représente une baisse par rapport aux Etats généraux.» EL dans la foulée, d’expliquer que l’école, même pour ceux dont c’est la principale source de revenus, à savoir ici en premier lieu les profs, nêpt plus un endroit convivial.A entendre les divers intervenants, là — et ce «là» recouvre tout ce qui s’appelle décrochage — est le drame qui frappe le monde québécois de l’éducation: il manque actuellement au Québec 100 000 personnes pour combler des postes bien rémunérés, mais qui exigent des candidats potentiels un niveau certain de connaissances et de compétence.Et ce n’est pas fini, car, parlant d’avenir, Gaëtan Boucher souligne ced: «Selon Emploi Québec, il faudra combler d’ici 2012 environ 700 OOO emplois, dont la grande majorité seront des emplois de technicien et de technologue qui exigeront un diplôme d’études collégiales en formation technique.» Et à l’on sait qu’il ne se trouve par année que 150 (XX) personnes inscrites au niveau collégial, le déficit appréhendé en main-d’œuvre est énorme: les programmes de retour en classe ou de formation continue le combleront-ils?Une année, tranquille que 2008, disions-nous.A moins que ça ne soit qu’illusion: en arriverons-nous à ce moment où les responsables sociaux souhaiteront que la récession annoncée devienne réalité, cachant alors les défauts, et les travaux, d’une sodété dite «avancée»?Le Devoir - MONDE Le français n’est pas seulement une langue-culture Page 7 PRIMAIRE «L’élève doit être évalué en fonction d’où il est rendu dans ses apprentissages au moment du bulletin» Page 5 FORMATION / Le processus d’évaluation des apprentissages au collégial est bien implanté Page 6 Dix grands dictionnaires Définitions • Synonymes • Antonymes • Conjugaison • Cooccurrences • Analogies • Citations • Locutions • Familles • Anagrammes Et en prime, de puissants moteurs de recherche ultrarapides, dix guides linguistiques détaillés et le meilleur correcteur orthographique, grammatical et stylistique.qui soit.Antidote : le remède à tous vos mots.www.antidote.info 4 I « LE DEVOIR, LES SAMEDI I fi ET DIMANCHE 17 AOUT 2 0 0 8 ^/^CROUPE G-uÆüiai # FRANÇAIS LA GRAMMAIRE, • C’EST MON AFFAIRE Colette Daillargeon Classes multiprogrammes 2 Àl'éco/e i***',*’k • h-m» | Foui f'&USSlf' rofttnçM * à téieie Des cahiers de révision pour préparer votre enfant à son retour en classe : Mathématique • réussir » m**™*» m à ['éiok En vente chez votre libraire l,f à A" année ^-réussir mnwwmM», #_àl#éc©Je • Des activités pédagogiques amusantes qui aideront votre enfant à maîtriser toutes les notions de base en français ou en mathématique au programme pour chacun des niveaux.• Un corrigé détachable pour les parents.réussir» à i'é^o/e ^ tHUSSlr * À Véicle ÉDITKWS DU RMOmUJ PfDMOfilQUt MC Éditeur scolaire , 40 ans depuis plus oe • Prix de detail iug$ere COLLECTION SCIENCE ET TECHNOLOGIE ACTION Par un collectif d'auteurs Directeur de la collection: Régent Bouchard 7'* année du 7* cycle du secondaire Carnet d'apprentissage A (856 p.) ISBN 978-8-7608-8066-5 18,75$ Corrigé A (300 p.) # ISBN 978-8-7608-8068-9 36,50 $ Manuel d’apprentissage 1 Édition revue et corrigée (878 p.) • ISBN 978-8-7608-8074-0 35,50 $ Guide d'enseignement 1 Édition revue et corrigée (536 p.) ISBN 978-8-7608-8075-7 ^ 124,50 $ 2" année du 1“ cycle du secondaire Camet d'apprentissage B (840 p.) ISBN 978-8-7608-8067-8 18,75$ Corrigé A (890 p.) ISBN 978-8-7608-8073-3 A 36,50 $ 9 Manuel d'apprentissage 8 Édition revue et augmentée (878 p.) ISBN 978-8-7608-8084-9 35,50 $ Guide d'enseignement 8 (890 p.) ISBN 978-8-7608-8078-6 124,50 $ L’HUMAIN, UN ORGANISME VIVANT Par un collectif d'auteurs Directeur de la collection: Régent Bouchard ^ • 7™ année du 2e cycle du secondaire Manuel de l’élève (438 p.) ISBN 978-8-7608-8088-5 65,95 $ Guide d enseignement et L'humain Plus (cahier d'activités) en préparation AVENTURE EXPÉDITIONS AU CŒUR DE LA SCIENCE ET DE IA TECHNOLOGIE Par un collectif d’auteurs Directeur de la collection: Régent Bouchard • • 2" cycle du primaire Livre A (144 p.) ISBN 978-8-7608-8058-0 25,95 $ Livre B (136 p.) * ISBN 978-8-7608-8058-8 25,95 $ Guide d'enseignement (des livres A et B) (435 p.) ISBN 978-8-7608-8053-5 204,50 $ Aventure Plus Expéditions complémentaires Cahier A (96 p.) # ISBN 978-8-7608-8056-6 12,95 $ — Cahier B (96 p.) w ISBN 978-8-7608-8057-3 12,95 $ Corrigé (Cahier A) (96 p.) ISBN 978-8-7608-8059-7 36,95 $ 0 Corrigé (Cahier B) (96 p.) ISBN 978-8-7608-8060-3 • 36,95 $ 3“ cycle du primaire ^ Livre C (160 p.) f ISBN 978-8-7608-8055-9 26.95 $ 0 Livre D (176 p.) ISBN 978-8-7608-8061-0 26,95$ Guide d'enseignement (des livres C et D) (558 p.) ISBN 978-8-7608-8054-8 204,75$ Aventure Plus Expéditions complémentaires Cahier C (118 p.) ISBN 978-8-7608-8068-7 12.95 $ Cahier 0(118 p.) ISBN 978-8-7608-8063-4 9 12,95$ ^ Corrigé (Cahier C) (118 p.) ISBN 978-8-7608-8064-1 36.95 $ Corrigé (Cahier D) (114 p.) A ISBN 978-8-7608-8065-8 9 36,95 $ VERSION ANGLAISE AUSSI OFFERTE r i J’EXPLORE LA SCIENCE! Julie Rousseau V cycle du primaire Cahier d’activités A (48 p.) ISBN 978-8-7608-8085-6 10.95 $ Corrigé A (48 p.) ISBN 978-2-7608-8087-0 19.95 $ Cahier d'activités B (48 p.) ISBN 978-2 7608-8086-3 10.95 $ Corrigé B (48 p.) ISBN 978-2-7608-8090-0 A 19,95$ V J'APPRIVOISE LA SCIENCE Jacques Croteau 2" cycle du primaire Cahier d'activités A (144 p.)’ ISBN 978-2-7608-8088-7 12,95$ Corrigé A (78 p.) ISBN 978-2-7608-8089-4 Cahier d'activités B et Corrigé B en A préparation Céline Fortin 3" cycle du primaire En préparation LIDEC www.erpi.com/primaire 435(1, avenue de THi'itel-de-Ville Montreal (Québec) II2VV 2115 Téléphone: 514-843-5991 Télécopie: 514-843-5252 Sans frais: 1 80(1 350-5991 Internet: http://www.lidec.qc.cn Courriel: lidcc@lidcc.qc.cn L E I) K V 0 ! R , LES S A M EDI 1 15 ET D I M A N C HE 17 A 0 U T 2 0 0 8 F 8 RENTREE SCOLAIRE Fédération des cégeps Il faut desservir les régions « Le taux de passage du secondaire au cégep au Québec plafonne à 60 % » C’est un vent nouveau — sous la forme d’espèces sonnantes et trébuchantes — qui souffle sur le réseau des cégeps et qui caractérise la prochaine rentrée scolaire.En effet, le gouvernement Charest, lors du dernier budget, a décidé d’accorder au réseau des cégeps une somme additionnelle de 75 millions de dollars.PIERRE VALLÉE Une somme de 75 millions de dollars correspond à 40 % des 187 millions de dollars que Québec a reçu du gouvernement fédéral dans le cadre du budget Harper de 2007, décision par laquelle Ottawa transférait aux provinces un montant de 800 millions de dollars pour l’enseignement post-secondaire.«Nous avons travaillé très fort pour obtenir ces 40 %, précise Gaëtan Boucher, président et directeur général de la Fédération des cégeps.Ix fait de les avoir obtenus est le signe que le gouvernement à Québec reconnaît l’importance du réseau en tant qu’agent et outil de développement économique, culturel et régional.» Ce nouveau montant permettra au réseau de respirer un peu mieux, mais il ne saurait à lui seul corriger le sous-financement que connaît le réseau des cégeps.«Cette somme servira principalement à rétablir les services aux étudiants et à combler le déficit que nous avons à cet égard depuis quelques années, faute d’argent.» Mais il faudra faire mieux, puisqu'on estimait le sous-financement du réseau, avant cette nouvelle rentrée d’argent, à 300 millions de dollars.«Il faut que le gouvernement fédéral investisse davantage dans l’enseignement post-secondaire.Nous allons appuyer toutes les tentatives du gouvernement Charest afin de convaincre le fédéral qu’il doit agir et en faire plus.» Clientèle malheureusement stable Bon an mal an, ce sont un peu plus de 150 000 étudiants qui sont inscrits au cégep en enseignement général.À cela s’ajoutent environ 25 000 étudiants en formation continue.On compte 58 % de filles contre 42 % de garçons, et les étudiants se répartissent à peu près également entre la formation préuniversitaire et la formation technique.«La clientèle se maintient et cela sera ainsi pour les deux prochaines années.Ensuite, nous connaîtrons une baisse due à la diminution du nombre des élèves qui fréquentent présentement le secondaire.Mais, malheureusement, il n'y a pas encore assez de jeunes qui choisissent d’entreprendre des études postsecondaires.Ix taux de passage du secondaire au cégep au Québec plafonne à 60 %.» Il faudra donc rajuster le tir si l’on veut augmenter le nombre d’étudiants.«Nous avons fait des efforts importants auprès de la clientèle adulte, qui connaît présentement un développement considérable.Le Pacte pour l’emploi du gouvernement Charest nous a donné un second souffle.Mais il faut faire plus pour attirer les jeunes, surtout les garçons.» Formation technique Même si la moitié des étudiants qui s’inscrivent au cégep optent pour une formation technique, c’est le secteur de la formation technique qui est le plus affecté par le manque d’étudiants.«Selon Emploi Québec, il faudra combler d’ici 2012 environ 700 000 emplois, dont la grande majorité seront des emplois de technicien et de technologue qui exigeront un diplôme d’études collégiales en formation technique.C’est donc dire que la formation technique est au cœur du défi économique du Québec et que les cégeps sont appelés à y jouer un rôle crucial.Il va falloir faire preuve collectivement d’imagination afin de convaincre les jeunes de l’importance d’une éducation post-secondaire, en particulier en formation technique, puisque c'est une main-d’œuvre spécialisée dont le Québec a besoin.» Formation continue Depuis quelques années, la formation continue a fait son apparition dans le réseau des cégeps sous la forme des attestations d’études collégiales (AEC).Ces progranunes s'adressent principalement à des adultes déjà sur le marché du travail qui cherchent à se perfectionner ou à se spécialiser.On compte présentement 25 (XX) adultes dans ce secteur, un nombre résolument trop bas, selon Gaëtan Boucher.«On accuse un important retard dans le domaine de la formation continue, par rapport à l’Ontario.L’an passé, nous avions 25 OOO adultes inscrits dans notre réseau collégial, tandis qu’en Ontario on en comptait 290 OOO inscrits dans les collèges communautaires ontariens.» Comment expliquer pareil écart?«Il n'y a rien qui puisse justifier l’écart entre l'Ontario et le Québec, sinon une question de culture.C’est un défi collectif auquel nous sommes tous confrontés, travailleurs, employeurs et cégeps.» Un défi qu'il juge important puisque la formation continue, se- '4" 1 MjjmJiatV'avKri j'î’âth niuote ISBN : 978-2-80474-041-5 Math en mx3-i£ Geneviève Boulet et Mane Froncavilla Grâce à plusieurs exemples, à des notes historiques ou à des anecdotes amusantes, certains termes prendront, en contexte, un sens plus nuancé, ainsi, vous pourrez les utiliser à bon escient au moment opportun.Parents, enfants et toute personne dont le travail exige le recours à des termes mathématiques précis trouveront dans ce lexique réponse à leurs besoins et de quoi satisfaire leur curiosité.éditions du Cl^P, Faculté d’éducation Université de Sherbrooke, 2500, boul.de l’Université Sherbrooke (Québec), J IK.2R1 (819) 821 -8001 • S- Editions.Crp@USherbrooke.ca __________ http://edcrp.educ.usherbrooke.ca/____________ 46e congrès de la Société des professeurs d'histoire du Québec (SPHQ) 17 et 18 octobre 2008 Université du Québec à Trois-Rivières INVITÉS SPÉCIAUX : Jacques Portes, professeur d'histoire de l’Amérique du Nord à l'Université de Paris 8 Renald Legendre, professeur émérite au Département d'éducation et pédagogie de l'Université du Québec à Montréal Le 46r congrès de la SPHQ est ouvert à toutes les enseignantes et à tous les enseignants de sciences humaines.Tarifs spéciaux pour les étudiantes et les étudiants.Pour informations : Laurent Lamontagne, (450) 628-6007 llamontagne@cslaval.qc.ca Site Web de la SPHQ : www.recitus.qc.ca/associations/sphq/ .v V ARCHIVES LE DEVOIR Dans le réseau des cégeps, le secteur de la formation technique est le plus affecté par le manque d’étudiants.Ion lui, remplit plusieurs fonctions.«Elle permet à un employé de se spécialiser, souvent dans des domaines de pointe, comme la technologie médicale.Elle permet aussi d’augmenter l’employabilité d'un individu et peut même permettre à un travailleur de changer de secteur.Elle peut répondre adéquatement aux besoins du marché du travail en formant des travailleurs dans les secteurs où il y a pénurie.Elle sert aussi à recycler les travailleurs, ce qui est particulièrement important en région.Un cégep peut mettre en place une AEC qui permettra de recycler des travailleurs forestiers au chômage en travailleurs miniers, par exemple.C'est la beauté de la chose.Le nombre, le contenu et même la li- vraison à la clientèle des AEC peuvent varier selon les besoins.» Le transfert technologique Les cégeps ne sont pas uniquement des établissements d’enseignement.Ils jouent aussi un rôle économique important, comme en témoignent les quelque 40 Centres collégiaux de transfert technologique que compte le réseau.«Nos centres de transfert technologique sont très sollicités par les entreprises, en particulier les PME.L’an dernier, nos centres ont eu ensemble un chiffre d’affaires de 45 millions de dollars.» D’ailleurs, le gouvernement Charest a reconnu l’importance des Centres collégiaux de transfert technologique, lors du dépôt de sa politique scientifique en 2007, en leur accordant un financement de 32 millions étalé sur trois ans.Il a aussi accordé des crédits fiscaux aux entreprises qui font appel à leurs services.Tous ces rôles qu’assume aujourd’hui le réseau des cégeps s’inscrivent en droite ligne avec «la loi de 1993 qui définit le cégep comme un agent de développement économique, culturel et communautaire.Il ne faut pas oublier que nous sommes un service public et que nous n’existons pas pour nous-mêmes.Nous sommes là pour répondre aux besoins de la collectivité et pour contribuer à son développement.» Collaborateur du Devoir DES SOLUTIONS DURABLES POUR L’ÉDUCATION ! Parce que l’État joue un rôle dans la préservation de la mission de l’éducation et que tous les élèves devraient avoir accès à des projets éducatifs particuliers financés par l’État, sans égard à leurs résultats scolaires: la CSN réaffirme l’urgence d’un réinvestissement public.Elle revendique également le rétablissement des transferts fédéraux destinés au financement de l’enseignement supérieur.Bonne rentrée ! WWW.CSN.QC.CA ENVIRONNEMENT SOCIÉTÉ ÉCONOMIE ANGLAIS LANGÜE SECONDE ^ d; ^ PRIMAIRE ENGLISH EXPRESS Lamia’a Habbouche Yammine, Anna Maria Mea, Solange Moseley, Argiro Fintikakis Une collection incontournable dans l'enseignement par compétences.English Express comprend six cahiers d’activités et six guides d’enseignement.Cette collection aide l’apprenant à développer ses compétences en anglais langue seconde.English ' Express fera découvrir à l’enseignante ou VÏy 1 enseignant affairé : • des activités stimulantes qui s’adaptent à tous les i apprenants; (/sTN • un guide d’enseignement^^ 7 qui comprend des documents reproductibles; • une collection qui couvre tous les éléments du 1 Programme de formation.1er et 2e cycles du primaire Cycle One - Grade One Book A Code 70537 96 pages Book B En préparation Cycle Two et Cycle Three En préparation QS) v®> ®) SECONDAIRE GEAR UP i En préparation ^ Claire Beaulieu Grade 1 lulia Roxana.Ceausu Baraitaru Grade 2 Hélène Dorion-Larocque Grade 3 Ghalie Serhan et Smia Sirhan Grades 4 et 5 Gear up se veut un outil pédagogique qui permettra une meilleure connaissance de cette langue, fascinante et vivante, qu'est l'anglais.Qs) (§.SUCCESS PRIMAIRE Directrice de ia collection: Lamia’a Habbouche Yammine Ve 2e et 3« années Lamia’a Habbouche Yammine ^ 4e année JaneM.Bodnar et Daniel P.Strina 5e année Bonnie Farmer, Lamia’a Habbouche Yammine, Solange Moseley et Lenore Notkin 6e année Argiro Fintikakis et Lisa Toupin 1“ ANNÉE Cahier Code 56001 72 p 8,35$ 2e ANNÉE Cahier Code 5680X 64 p.8,35$ 3E ANNÉE Cahier Code 47576 )52p9,60$ Corrigé et notes pédagogiques Code 47622 2)6 p 35,05$ 4e ANNÉE Cahier Code 47266 ) 76p 13,40$ Corrigé et notes pédagogiques Code 47312 30flp 41,40$ 5E ANNÉE-2' édition Cahier Code 5601X 176 p 13,40$ Corrigé et notes pédagogiques Code 56842 614 p 41,40$ 6e ANNÉE-2* édition Cahier Code 58314 166 p 13,40$ Corrigé et notes pédagogiques Code 58322 226 p 41.40$ : Guérin 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 ( .in.td.i Téléphone : 514-842-3481 Télécopie : 514-842-4923 Courriel : franedt'guctin-cditcur.qc.c.t www.jpierin-eititcur.qc.ca
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