Le devoir, 12 août 2008, Cahier A
LE TSX RECULE ENCORE, TOUT COMME LE PÉTROLE Page B 1 ?w w w .1 (' il o y o i r.c o ni ?— LE DEVOIR V o L.X C 1 X N " I 8 1 ?_LE MARDI 12 A O Û T 2 O O 8 * 89c + r A X Colère et incrédulité à Montréal-Nord Les résidants s’expliquent mal l’escalade des événements qui ont secoué le quartier LISA-MARIE GERVAIS Un paysage désolant et des mines affligées.Au lendemain des émeutes qui ont éclaté à Montréal-Nord, au terme d’une manifestation visant à dénoncer la mort du jeune Freddy Villanueva, les habitants du quartier, les traits tirés de la nuit mouvementée qu’ils venaient de passer, semblaient vouloir croire à un mauvais rêve.Carcasses de voitures calcinées, débris de vitres sur l’asphalte brûlé et vitrines saccagées, les preuves étaient pourtant accablantes.Selon le SFVM, trois policiers, un employé d’urgence et des membres de la presse ont été blessés, trois véhicules du service d’incendie et huit autres stationnés dans le secteur ont brûlé, et 20 introductions par effraction et 39 méfaits ont été rapportés.En lien avec les actes de vandalisme et le grabuge de la nuit de dimanche à hier — divers commerces ont été littéralement pillés, dont un préteur sur gages —, six personnes ont été arrêtées, dont deux ont été relâchées.En début de matinée hier à l’intersection du boulevard Rolland et de la rue Pascal, des résidants se massaient en petits attroupements pour exprimer désarroi et colère, et chacun y allait de sa propre analyse de la si- tuation.Un seul consensus semblait émaner des discussions: la mort du jeune originaire du Honduras Freddy Villanueva, tué par balle samedi à la suite d’une altercation avec des policiers du secteur, était inacceptable, tout comme les actes de vandalisme qui ont sévèrement endommagé les commerces environnants.VOIR PAGE A 8: ÉMEUTES - Jacques Dupuis assure Tremblay que l’enquête sera transparente, page ASM L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, Quelle immigration pour le Québec?, page A 6 DAVID GRAY REUTERS Le nageur américain Michael Phelps lors des qualifications du 200 mètres papillon, où il a pulvérisé le record olymique.Depuis le début des épreuves de natation à Pékin, des records sont établis de manière routinière.SiXâ Bpnfwg r.giyk»: • * Hg Si HORS-JEUX Avancez en arrière Jean Dion uel bruit fait un record du monde qui tom-be quand la personne qui l’écoute est en train de bâiller profondément?Faites le test: bâillez pendant que quelqu’un vous parle.Non seulement vous aurez la paix parce que ce quelqu’un s’en trouvera insulté et ne vous adressera plus la parole, mais vous n’auriez rien entendu et devrez lui demander de répéter.À la natation olympique, pas de problème.L’ennui a induit en vous une distraction qui vous a fait rater l’établissement d’une meilleure marque de tous les temps?Attendez 30 secondes, un autre record historique chutera.(Historique, au sens où il tient depuis plus de 12 heures.Simplement parce qu’il n’y avait pas d’épreuves dans les 12 dernières heures.) Des records sont même établis de manière routinière dans les qualifications.Vous dire, c’était bien mieux dans le temps, quand les records du monde suscitaient des festivités dans les chaumières et qu’on en virait une maudite à la santé de Ben Johnson.Remarquez, cela ne signifie pas qu’on n’a pas droit à de la grosse nage.La finale du relais 4 x 100 mètres masculin, dimanche soir chez nous, lundi matin à Pékin et jeudi prochain pour ceux qui préfèrent les reprises, était une authentique pièce d’anthologie.Mais «record mondial» hurlé à la cantonade?Après l’avoir entendu 326 fois, on a presque hâte de se faire dire qu’on vient d’assister à la course la plus lente depuis la belle époque où ils nageaient avec des costumes de bain en laine.Et le plus drôle reste que si cela se produisait dans presque toutes les autres disciplines, le peuple crierait «Drogue! •Drogue! Drogue!» et irait regarder Canal Vie.Mais en natation, la combinaison rè volutionnaire qui permet de reproduire les régates de Valleyfield en piscine et la configuration du bassin semblent expliquer tout à la satisfaction de tout le monde.Ça doit être l’eau qui rend propre.Avez-vous entendu VOIR PAGE A 8: AORS-JEUX PÉKIN oqp CHRIS WATTIE REUTERS Le responsable de la campagne électorale du Parti conservateur, Doug Finley, est escorté par des agents de sécurité hors de la salle d’audience du comité parlementaire de l’éthique.Dépenses électorales : le comité vire au spectacle Doug Finley veut devancer son témoignage et doit être expulsé HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le monde à l’envers.Fendant phis d’un an, les députés de l’opposition à Ottawa tentent de forcer le grand manitou électoral du Parti conservateur, Doug Finley, à expliquer le stratagème conçu en 200506 pour faire gonfler les dépenses du parti et contesté par Elections Canada M.Finley s’est finalement présenté devant eux hier matin, deux jours plus tôt que prévu, pour se faire reconduire une demi-heure plus tard.par des agents de sécurité de la Chambre des communes.«J’ai besoin de procéder avec les autres témoins, alors je vous le demande pour une troisième fois, voudriez-vous s'il-vous-plait quitter la table?», a dit le président du comité parlementaire de l’éthique, le libéral Paul Szabo.C'est sur ce coup de théâtre qu’ont été entamées hier les audiences tant attendues sur les finances électorales du Parti conservateur.¦ Voir aussi d’autres textes d’informations et les résultats en pages A 4, B 6 et B 7 VOIR PAGE A 8: OTTAWA SOURCE JESUS VALLINAS.GRANDS BAU.ETS CANADIENS CULTURE Un antre programme coupé par Ottawa ¦ À lire en page B 8 INDEX Annonces.A4 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès.A 4 Économie.B 1 Éditorial .A 6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde .B 5 Mots croisés A 4 Sudoku.B 5 Télévision.B 8 GÉORGIE Bush hausse le ton à l’endroit de Moscou Les membres du Conseil de sécurité débattent sur un cessez-le-feu Après cinq jours de combats, les diplomates occidentaux tentaient hier de mettre au point une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU demandant un cessez-le-feu en Géorgie, où la Russie chercherait à renverser le gouvernement pro-occidental selon le président américain George W.Bush.«H semblerait que des actions soient en cours pour renverser le gouvernement [géorgien] légitimement élu», a dit hier après-midi M.Bush, qui faisait écho à une déclaration faite par le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien.Alexandre Lomaia.«Ces actions menacent les relations avec les Etats-Unis et l'Europe», a ajouté le président américain, dans sa plus sévère mise en garde à l'encontre de Moscou depuis le début du conflit entre la Géorgie et la Russie.«Le gouvernement russe doit changer la politique qu'il semble mener et accepter l'offre de paix [de la Géotgie] comme premier pas vers la solution de ce conflit», a demandé le président américain.Les actions de la Russie «nuisent grandement à [son] image dans le monde et [.] mettent en danger [ses] relations avec les États-Unis et l’Eu-rope», a insisté M.Bush.A New York, les 15 membres du Conseil de sécurité de Ï’ONU se sont réunis en fin d'après-midi pour entendre le compte-rendu du secrétaire général adjoint chargé du maintien de la pane, Edmond Mulet Des experts américains et européens étaient réunis à huis clos depuis la matinée pour retoucher un projet de document qu’ils voulaient soumettre au Conseil.Ce projet est basé sur un plan de paix en trois points que le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui vient d’effectuer une mission en Géorgie, a présenté aux parties en conflit Le plan appelle à une cessation immédiate des hostilités, au respect de la souveraineté et de Tinté grité territoriale de la Géorgie, et au rétablissement VOIR PAGE A 8: GÉORGIE DIMITAR DII.KOFF AGENCE FRANCE-PRESSE À Gori, un homme examine les alentours de son immeuble endommagé par les bombardemento.À lire aussi en page B 5 ¦ La Géorgie se regroupe derrière son président % Nous produisons du respect Rio Tinto Alcan, le leader mondial de l'industrie de l'aluminium, produit bien plus que de l’aluminium.Avec; des réductions de 40 % de nos émissions de gaz à effet de serre au Québec depuis 1990, nous dépassons largement les objectifs du protocole de Kyoto, et ce, avec un accroissement important de notre production d’aluminium.' ; > ' t' * ¦>ÏWC ¦ éi&Mip 'v*'- Oui, nous produisons bien plus que de l’aluminium.mmÊÊmmm.~ ¦ î’’ v ‘% :-V' , * ‘ r - ¦ • - WÊÊSîM m3&xiÊéBSÊÊ>3&iiÊm-'zé&\î;i :¦ v v m mm mm .‘ ^ ! .¦2$ -'A-J ''V'%d • ¦ -'AS• ‘v'.•¦.Svc 'Êmmmà « v Wf S-' 'aT^Ï* S- • ;>a A- * '* ü .\ '>p>^ -a /‘/)j ë l lilk /:, mm t t QUALITES Explosion d'un dépôt de gaz propane Le maire de Toronto fera vérifier les règles de zonage Bombardier annule le quart de jour de son usine endommagée , .t, ., .PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le rrmire Iremblay a multiplié les appels au calme hier, affirmant qu'il ne tolérera pas que des agents des services de police, medicaux d urgence ou de prévention des incendies soient victimes d’atteintes physiques.Derrière le maire, le directeur du SPVM, Yvan Delorme.r Emeute à Montréal-Nord Jacques Dupuis assure Tremblay que l’enquête sera transparente Plusieurs voix réclament une enquête indépendante .'iiW PEDRO RUIZ LE DEVOIR Compte tenu de l’urgence de la situation, le ministre devrait également exiger que l’enquête policière soit menée dans un délai maximal de quatre p six semaines, a indiqué André Normandeau, professeur à École de criminologie de TUniversité de Montréal.Toronto — Le maire de Toronto a demandé à ses fonctionnaires de vérifier les règlements de zonage à la suite de la série d’explosions suivies d’un incendie dans un dépôt de gaz propane, situé dans la Ville-Reine, dimanche, afin que ce genre d’événement ne se reproduise plus.David Miller a demandé une révision pour tous les secteurs qui seraient à risque.D a profité d’un point de presse hier après-midi, à Toronto, pour remercier tous les intervenants civils, les pompiers et les policiers qui ont travaillé avec acharnement à contrôler la situation.Une centaine de résidences ne peuvent être habitées à la suite des événements.On y aurait retrouvé de la poussière d’amiante.On ne sait pas à quel moment les personnes touchées pourront retourner à la maison.Le service de police de la Ville de Toronto est à préparer un plan pour permettre aux gens évacués de regagner leur domicile.Rappelons qu’un pompier est mort dans l’incendie et qu’une personne manque toujours à l’appel.Usine abîmée Bombardier a annulé le quart de jour à son usine d’assemblage MARTIN OUELLET Québec — Pauline Marois doit cesser d’importuner les athlètes québécois avec ses critiques sur l’interdiction de brandir le drapeau fleurdelisé au Jeux olympiques de Pékin, a soutenu hier l’ADQ.Le député Sylvain Légaré croit qu’il est tout à fait futile et contre-productif de dénoncer la décision des organisateurs chinois de bannir des lieux de compétitions l’affichage de tout drapeau autre que ceux des 205 pays membres du mouvement olympique.Ce règlement tout à fait inusité a soulevé un tollé dans plusieurs nations non souveraines du monde, comme en Flandres, au Pays-de-Galles et en Écosse.Au Québec, le premier ministre Jean Charest a pour sa part préféré mettre le couvercle sur la marmite.Lors de sa visite en Chine, pressé par le Parti québécois de protester contre l’interdit M.Charest a plutôt estimé qu’il valait mieux respecter les directives du pays hôte des Jeux olympiques.Porte-parole de l’opposition officielle en matière de sport, M.Légaré partage pour l’essentiel la position du premier ministre Charest.En tant qu«État totalitaire», la Chine ne reviendra pas sur sa décision peu importe les critiques, a-t-il dit lors d’une entrevue à La Presse canadienne.Par conséquent, à son avis, la chef péquiste Pauline Marois ne fait que "déranger» la concentration des athlètes québécois — ils sont 69 à Pékin — lorsqu’elle leur demande d’exprimer leur mécontentement aux autorités chinoises."Pauline Marois fera le débat lorsque ce sera le moment appro- d’avions du nord-ouest de Toronto, juste au nord de l’autoroute 401, dans le secteur de Downsview.L’extérieur de l’usine de Bombardier, située à un coin de rue à l’est, aurait subi des dommages significatifs dans la foulée de l’explosion qui a secoué le quartier.Bombardier indique, dans un message enregistré, qu’elle a besoin de temps pour procéder au nettoyage des lieux et assurer que son usine sera sécuritaire.La compagnie demande à ses employés qui devaient entrer au travail dans l’après-midi de téléphoner plus tard afin de savoir s’ils devront se présenter ultérieurement Aucun employé de Bombardier n’a été blessé dans l’explosion et l’incendie qui se sont produits vers quatre heures du matin aux installations de Sunrise Propane Industrial Gases.Le sinistre a occasionné l’évacuation d’environ 12 000 personnes dans le secteur.Environ 4200 personnes travaillent à l’usine de Bombardier Aéronautique de Downsview — achetée par Bombardier de la société de Havilland Canada au début des années 1990 — où sont assemblés les appareils Q400 et Global Express.La Presse canadienne prié.Là, ce n’est pas le moment.Je ne veux pas que l’on dérange les athlètes avec ça, c’est ma priorité ultime», a expliqué M.Légaré.Le député de l’Action démocratique, qui se dit un défenseur sans compromis de la liberté d’expression, a aussi écorché au passage les journalistes soucieux de recueillir les commentaires des athlètes présents à Pékin sur la controverse des drapeaux.«Moi, quand je vois que l’on met un micro sous le nez d’Alexandre Despotic pour lui faire parler d’un débat politique de drapeau alors qu’il s’entraîne depuis des années pour gagner une médaille, sérieusement, j’ai un problème avec ça.Est-ce qu'on va régler, nous autres, le sort de la Chine durant les Jeux Olympiques?», a-t-il lancé.M.Légaré se défend néanmoins de prendre à la légère la mise à l’index du fleurdelisé aux Jeux de Pékin."C’est un débat ultra important», a-t-il insisté.Pour prouver son sérieux, il a promis de déposer en Chambre, en octobre, des semaines après les jeux, une motion sur l’importance de la liberté d’expression.Le député se dit par ailleurs convaincu que les mesures prises en Chine à l’encontre des symboles nationaux ne feront pas école.Selon lui, les athlètes originaires du Québecpourront à leur guise brandir le fleurdelisé pendant les prochains Jéux, à Vancouver, en 2010."Au Canada, c'est la liberté d’expression et nous avons zéro problème avec ça.[.] Tu ne verras personne se faire arrêter avec un drapeau québécois là-bas», a-t-il argué.La Presse canadienne MARCO B É LAI R -C1RINO JEANNE CORRIVEAU Au lendemain de l’émeute qui a embrasé un quartier de Montréal-Nord dimanche soir, le maire Gérald Tremblay a reçu l’assurance du ininistre de là Sécurité publique, Jacques Dupuis, que l’enquête de la Sûreté du Québec (SQ) sur le décès de Freddy Villanueva, samedi, se déroulera en toute transparence.Mais plusieurs voix se sont élevées, hier, pour réclamer que l’enquête soit plutôt confiée à une commission indépendante.Comme c’est le cas chaque fois qu’un décès survient lors d’une opération policière, l’enquête visant à éclaircir les circonstances entourant le décès de Freddy Villanueva, 18 ans, tué par un policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) samedi soir, a été confiée à un autre corps policier, soit la SQ.En conférence de presse hier, Gérald Tremblay a souligné que la famille de la victime et les résidants de Montréal-Nord voulaient comprendre le plus rapidement possible ce qui était arrivé.«Je fais confiance au ministre de la Sécurité publique, qui aura à mettre en place les mécanismes d’enquête», a indiqué M.Tremblay.Mais le maire de Montréal s’est bien gardé d’exiger du ministre la tenue d’une enquête publique.«Je veux m'assurer que ça soit très transparent, que l’enquête se fasse dans les plus brefs délais et surtout que [les résultats] soient bien connus au niveau de la population pour qu'on ait des résultats concrets le plus rapidement possible», a affirmé M.Tremblay.Le ministre, qui était à l’étranger, a discuté de la question avec le maire par téléphone hier matin, lui assurant que la SQ allait rendre compte publiquement et de façon régulière du déroulement de l en-quête.La SQ prévoit d’ailleurs tenir un point de presse aujourd’hui à 14h à ce sujet.Pour sa part le ministre Dupuis n’a pas voulu commenter publiquement les événements de la fin de semaine.Rentré ALISON AULD Ottawa — Le gouvernemerf fédéral a annoncé hier un programme expérimental de surveillance électronique de dr enus parmi les plus dangereux au pays, lorsque ceux-ci auront droit à une libération conditionnelle.Le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, a indiqué que ce projet pilote, d’une durée d’un an, commencera le mois prochain et impliquera 30 détenus jugés à risque élevé, en Ontario.Chacun d’eux devra porter à la cheville un bracelet électronique doté d’un GPS, qui signalera sa position à un réseau de surveillance.Le d’urgence au pays hier soir, il sera à Montréal aujourd’hui afin de rencontrer les autorités policières et les élus, dont le maire Tremblay.Enquête indépendante réclamée Malgré ces assurances, les doutes persistent.Pour la Ligue des noirs du Québec, il est inacceptable que des policiers enquêtent sur d’autres policiers.«Ce sont toujours des enquêtes camouflées et les résultats sont toujours bien connus avant même que ces enquêtes soient commencées», a déploré le président de la Ligue, Dan Philip.Il suggère que le ministre ordonne la tenue d’une enquête publique pour faire toute la lumière sur les événements de la fin de semaine.Il demande également qu’à l’avenir, un comité indépendant soit mis sur pied afin d’enquêter sur les décès qui surviennent lors d’opérations policières.Ce comité pourrait être dirigé par un juge à la retraite, a-t-il précisé.Le député de Dubuc et porte-parole du Parti québécois en matière de sécurité publique, Jacques Côté, croit lui aussi que le temps est venu de changer les façons de faire.«Je ne veux pas douter du travail de la SQ, mais si on veut rega- Service correctionnel du Canada serait supposément alerté si le délinquant enfreint une condition de sa libération, par exemple l’heure de rentrée, l’assignation à résidence ou certaines restrictions géographiques.«Les agents du Service correctionnel peuvent suivre les déplacements exacts d'un délinquant en tout temps.Ce sont des dispositifs très précis», a affirmé le ministre Day, à Halifax Le système pourrait, par exemple, indiquer qu’un agresseur sexuel s’est aventuré près d’un secteur qui lui est interdit d’accès, comme une école ou un terrain de jeu.Selon M.Day, ce programme aidera les agents correctionnels et les policiers du pays à faire leur travail gner la confiance des citoyens envers l’institution de la police, je pense qu’il faut créer un comité indépendant, a-t-il indiqué.Si la SQ en arrivait à exonérer les policiers qui ont tiré sur le jeune, les gens vont dire que la police protège la police.» Ce comité, ajoute-t-il, pourrait être présidé par une personne dont la crédibilité doit être sans tache, qu’il s’agisse d’un juge à la retraite, d’un professeur d’université, d’un ancien député oy d’un ex-ministre.FYofesseur à École de criminologie de l’Université de Montréal, André Normandeau suggère pour sa part que le ministre permette à des représentants de la société civile de participer à l’enquête aux côtés des policiers.Un élu municipal de Mont-réaLNord et un leader des communautés culturelles pourraient travailler sur un pied d’égalité avec les policiers, propose-t-il.Cette procédure permettrait de dissiper les doutes qui pourraient subsister si l’enquête était menée exclusivement pas des policiers.Cette formule est utilisée depuis 1986 àToronto, où on l’a baptisée Police Citizen Review, fait-il valoir.Compte tenu de l’urgence de la situation, le ministre devrait également exiger que l’enquête policière soit menée dans un délai maxi- Les conservateurs s’étaient engagés, au cours de la dernière campagne électorale, à lutter contre la criminalité.Le programme, qui devrait coûter plus de 600 000 $, sera initialement limité à l’Ontario, mais Ottawa pourrait l’étendre au reste du pays.La Nouvelle-Écosse utilise déjà un tel système pour surveiller des délinquants et partagera ses appareils et son expertise avec le gouvernement fédéral.Mais la nouvelle initialive a été vigoureusement dénoncée.Des critiques disent que cette technologie n’est pas encore au point et qu’eDe pourrait aisément être détournée par des détenus rusés.En Nouvelle- mal de quatre à six semaines, ajoute M.Normandeau.Le contenu du rapport de l’enquête devra être rendu public, insiste-il.Le maire Tremblay a multiplié les appels au calme hier, au lende-main des émeutes.Il a indiqué qu’il ne tolérera pas que des agents des services de police, médicaux d’urgence ou de prévention des incendies soient victimes d’atteintes physiques.Rappelons que trois policiers et un ambulancier ont été blessé, dimanche soir, lors des émeutes.Une policière a été atteinte à la jambe par un pru jectile d’arme à feu.Six personnes ont été arrêtées.Le directeur du SPVM, Yvan Delorme, a fait état, tôt hier matin, des dégâts des émeutiers.Près de 40 méfaits ont été rapportés au service de police, trois camions de pompiers ont été endommagés et huit automobiles ont été incendiées.«Des événements comme ceux qui se sont produits [samedi] sont inacceptables.Ce genre d’acte de violence n'a pas sa place à Montréal et je veux rassurer la population que nous allons prendre toutes les précautions nécessaires pour s’assurer que de tels événements ne se reproduisent plus», a affirmé Gérald Tremblay.Ije directeur du SPVM, Yvan Delorme, et le responsable de la sécurité publique au comité exécutif, Claude Dauphin, ont été sommés par le maire de mettre en place des mécanismes nécessaires afin que de telles émeutes ne se répètent pas.D’un air sévère, le maire de l’arrondissement de Montréal-Nord, Marcel Parent, a tenu à rappeler les proportions des événements: «Montréal-Nord est un endroit où il fait bon vivre.On a des problèmes dans un petit coin de Montréal-Nord.On est fiers d’habiter à Montréal-Nord.On va les régler les problèmes à Montréal-Nord.» Marcel Parent a annoncé qu’il se fera un devoir d’impliquer les groupes de citoyens, notamment le «comité gangs de rue» et les autorités policières, dans la suite des choses.Écosse, notamment, certains auraient coupé le bracelet, ou l’auraient rendu inactif.On rapporte aussi qu’un détenu aurait trompé la vigilance de ses surveillants en attachant le bracelet à un animal domestique.Selon Craig Jones, cette technologie n’est pas fiable.M.Jones, qui dirige un groupe militant pour la justice, est d’avis qu’équiper des détenus libérés sous condition de ce type de gadget les stigmatise encore davantage et détourne des ressources de programmes éprou vés, basés sur l’intervention humaine, qui contribuent à la réadaptation des anciens prisonniers.La Presse canadienne MARK BUNCH REUTERS Des cadavres de réservoirs de propane gisaient hier sur les lieux de l’explosion qui a ébranlé la ville de Toronto.Drapeau québécois aux Olympiques Marois dérange les athlètes, dit l’ADQ Le Devoir JUSTICE Le gouvernement expérimente un projet de surveillance électronique LE DEVOIR, LE M A R D I 12 A O (' T 2 O O H A 4 LES ACTUALITES Les Chinois sont nombreux sur les bancs d’école du Québec L’Université Concordia accueille environ la moitié des quelque 1300 étudiants chinois qui étudient dans les universités de la province REUTERS En 2007, le Québec a attiré dans ses universités 1344 étudiants chinois, un léger recul par rapport aux quelque 1450 des trois années précédentes.PASCAL LAPOINTE Personne ne serait étonné d’apprendre que la France fournit le plus important contingent d’étqdiants étrangers au Québec, suivie par les Etats-Unis.Mais quel est le troisième pays?La Chine! Depuis le tournant du siècle, l’empire du Milieu se maintient en effet en troisième place, avec 1300 à 1500 étudiants chinois inscrits chaque année dans une université québécoise.Ils étaient plus exactement 1344 l’an dernier, un léger recul par rapport aux quelque 1450 des trois années précédentes, selon les chiffres du ministère de l’Education, du Loisir et du Sport.Et de ce nombre, la moitié étaient à l’Université Concordia.Ce léger recul, on l’observerait dans toutes les universités canadiennes, selon le vice-recteur aux services de Concordia, Michael Di Grappa.C’est que la montée économique de la Chine se fait sentir jusque là: le nombre de places disponibles dans les universités chinoises s’accroît de sorte que moins de jeunes adultes doivent se rendre à l’étranger pour compléter leur fonnation.A Concordia, c’est l’école de gestion qui les attire d’abord, suivie des sciences et du génie.«Depuis le début des années 2000, l’entrée de la Chine dans l’OMC [Organisation mondiale du conunerce] a entraîné un grand intérêt pour les affaires, le marketing, la comptabilité, les finances et les affaires internationales.» Mais l’institution montréalaise récolte aussi les fruits de relations entreprises de longue date: «On a été la première université du monde occidental à avoir un programme de doctorat conjoint avec une université chinoise, dans les années 1980», affirme Michael Di Grappa.L’Université du Hunan envoie depuis 2003 une poignée de ses étudiants en génie du bâtiment faire la moitié de leur formation de quatre ans à Concordia.Outre Concordia, quelque 350 étudiants chinois étaient inscrits à l’Université McGill l’an dernier.La première université francophone dans la liste, IIIQAM, était lointaine troisième, avec une soixantaine d’étudiants.Bon an mal an, un nombre indéterminé de ces étudiants chinois choisissait de ne pas rentrer en Chine au terme de ses études et de s'établir à Mont- CHINE Pékin — L’attentat contre des policiers dimanche dans la province du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, a été commis par des «terroristes» ouighours, l'ethnie musulmane turcophone majoritaire, a annoncé hier l’agence officielle Chine Nouvelle.Selon un responsable local cité par l’agence, les assaillants dotés d’explosifs ont attaqué un commissariat de police en même temps que d’autres bâtiments dims la ville de Kuqa, au surlendemain de l’ouverture des jeux Olympiques.L’attentat s’est soldé par la mort de dix assaillants, d’un civil et d’un garde de sécurité dans la série d’explosions et de fusillades déclenchées au cours de l’attaque, selon un nouveau bilan communiqué hier soir.réal ou ailleurs en Amérique.Mais il semble que depuis l’an 2000, ici comme aux États-Unis, cette tendance soit beaucoup moins forte, et ce serait là aussi, présume-t-on, un effet de la poussée de croissance du géant chinois.L’Université de Pékin.aux États-Unis Aux États-Unis aussi, les étudiants chinois sont devenus une force sur laquelle on compte.Avec, en prime, une surprenante statistique: une étude de la Commission des professionnels en science et technologie vient de révéler que si vous avez décroché un docto- Le précédent bilan faisait état de onze morts.Parmi les auteurs de l'attaque figurait une adolescente de 15 ans qui a été blessée en lançant un engin explosif.Elle a été transportée à l’hôpital où elle a été opérée, selon l’agence d’État.Un responsable de l’Hôpital du Peuple de Kuqa a confirmé l’hospitalisation d’une jeune fille de 15 ans, sans donner d’autres détails.Les policiers chinois ont tué par balle huit des assaillants, tandis que deux ont trouvé la mort en faisant détonner les explosifs qu’ils portaient, toujours selon Chine Nouvelle.Contactés par l'AFR les responsables des autorités et de la police locales ont refusé de confirmer ces rat d’une université américaine en 2006, il y a de fortes chances pour que vous ayez fait au préalable votre baccalauréat., dans une université chinoise! L’université Tsinghua et sa voisine, l’Université de Pékin: ce sont en effet ces deux-là qui ont pris la tête, depuis 2004 — devant l’Université de Californie, à Berkeley — dans la liste annuelle des aima mater des doctorants américains.Une évolution qui reflète le fait que 37 % de ceux qui décrochent un doctorat aux États-Unis ne sont pas des citoyens américains.Agence Science-Presse faits.Chine Nouvelle a indiqué que trois des assaillants étaient encore recherchés hier.Une autre attaque le 4 août avait coûté la vie à seize policiers dans la ville de Kashgar, également dans cette région musulmane à des milliers de kilomètres de Pékin.Les autorités chinoises avaient cité le Parti islamique du Turkestan oriental (ETIM), une organisation islamiste séparatiste, comme pouvant être impliqué.La récente flambée de violences au Xinjiang ne menace pas sérieusement les jeux Olympiques de Pékin, estiment des analystes.Agence France-Presse SPORT Un parti pris pour le rouge Washington — Les arbitres et les juges favoriseraient inconsciemment les équipes sportives portant du rouge, affirme une étude parue dans le journal Psychological Science d’août «Choisir un uniforme de couleur rouge dans un sport de compétition peut affecter la capacité de décision très rapide d’un juge et même favoriser un parti pris dans les points», affirment les auteurs de l’étude, les psychologues Norbert Hagemann, Bernd Strauss et Jan Leè bing de l’Université de Münster, en Allemagne.Les chercheurs ont présenté à 42 juges expérimentés en taekwondo des clips vidéo de combats où un adversaire se distinguait par un marquage rouge et l’autre par un marquage bleu.Les juges devaient noter la performance des deux concurrents après l’enregistrement Un second combat leur était montré où, via un trucage vidéo, la couleur de I’unifonne était inversée.Le combattant vêtu de rouge, et précédemment vêtu de bleu, se voyait soudainement attribuer 13 % de points supplémentaires en moyenne, ont noté les psychologues.Les chercheurs ont observé toutefois que les décisions des juges, face à un uniforme rouge, «faisaient pencher la balance» quand les athlètes étaient d’un niveau proche mais qu’elles avaient peu d’influence lorsqu’un adversaire était nettement supérieur à l’autre.«Bien qu’il faille poursuivre les recherches — notant» ment sur les effets des différentes couleurs —, nos résultats préconisent un changement des règles ou bien que les juges soient aidés dans leur travail par un outil électronique, pour les sports où la couleur de l’uniforme peut poser un problème», conclut l’étude.Agence France-Presse Les Canadiens arrêtés aux Jeux revenus au bercail Edmonton — Plusieurs des Canadiens arrêtés en Chine pour avoir protesté contre le traitement que l’hôte des Jeux olympiques réserve au Tibet sont revenus hier au Canada, après avoir été expulsés par les autorités chinoises.Steve Andersen, âgé de 28 ans, est arrivé à l’Aéroport international d’Edmonton après avoir été emprisonné dimanche pour avoir aidé à déployer un drapeau du Tibet sur la place Tiananmep.Il y était en tant que membre des Étudiants pour un Tibet libre.D’autres membres de cette organisation étaient également de retour à Montréal et à Vancouver.M.Andersen a raconté que ses collègues et lui avaient été immobilisés au sol pat des personnes qu’il croit être des agents secrets qui les avaient suivis toute la journée.Il a affirmé que le traitement réservé aux protestataires n’était qu’un avant-goût de la manière dont le gouvernement chinois traite les personnes qui tentent de venir en aide au Tibet M.Andersen a ajouté qu’il y avait plusieurs autres personnes à Pékin ayant l’intention de protester au cours des deux prochaines semaines, alors que la Chine organise les Jeux olympiques d’été.La Presse canadienne L’attentat au Xinjiang perpétré par des Ouighours Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 0813 HORIZONTALEMENT 1.Grandeur d’âme.2.Fromage à râper italien - Il veut faire mieux.3.Couleur locale -Charivari.4.Lubriques - Dans la bière.5.Tellement - Article défini - Direction - Il est très lent.6.Étoile de mer - Irlande poétique.7.Tromperie - Inculte.8.Adverbe de lieu -Engendrer.9.Venu au monde - A lui - Désagréable.10.Se dit de certains yeux - Personnage -Cubitus.11.Consultation populaire.12.Vêtement masculin -Assassiné.VERTICALEMENT 1.D'humeur chagrine -Pioche légère.2.Epice.3.Il sait tirer - Thallium Déambule.4.Relative aux marines de guerre - Fils de Noé.5.Paroles destinées à provoquer - Dédain.6.Après le mariage -Incultes.7.Porte avec violence -Monnaie.8.Des soles y vivent -Faite de vive voix.9.Avec excès.10.Éliminer - Peu fréquent - Impayé.11.S'emploie à Cuba -Dividende - Partie de moulin.12.Démolit - Samarium.9 101112 0812 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO I ?N » D ?E »X mCeOUPEMENTS DE DEIÜÜIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 • 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 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couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'àge du locataire ou de et à ses entants, la religion, les convictions politiques, la langue l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, te handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap JARDIN BOTANIQUE Appt de qualité Haut duplex Rénové, 5 12,3 c.c fermées 5 électros stores Te^asSe Vue sur jardin 1250$ chauffé 514 255-0426 Mme Nadeau 135 TERRAINS KAMOURASKA Terrains avec vue sur fleuve 33 000 p c Venez faire votre offre Urgent' 418 563-2281 160 APPARTEMENT El LOGEMENTS k LOUER AHUNTSC 3U • CONDO NEUF EntreejUvééch.liv vais* '40$ mp* Libre 514-389-4451 MOREAU A SHERBROOKE R de c.1500 c c.aspect toit, rénové avec goût, calme bois franc alarme, stat Jardin 2 min.métro.1 250$ 514 848-9770 / 206-9770 ROSEMONT Grand 31/2 N-tum oasd'anmaui métro Fabre 600$ m 514 759-5719 HORS FRONTIÈRES EUROPE A LOUER A PARIS Marais 400 auroa/iétn Provence • Toulon 400 euroe* >yjaoi@vahoo tr Courriel : 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PETITES ANNONCES DU IUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17HÔ0 Pour placer, modifier ou annuler voire annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petltesannoncMO ladevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit Bffl 3D jSSl AVIS DE DECES Bonnière, Serge 1931-2008 À Montreal, le 8 août 2008.à l'àge de 77 ans, est décédé monsieur Serge Bonnière, Il laisse dans le deuil sa conjointe.Pascale Boutry, ses enfants Dominique (Chrisline Putter).Philippe et Sylvie (Peter Benison), sa petite-fille Holly ainsi que, en France, sa sœur Jeannine, ses neveux et sa nièce, de même que de nombreux amis au Canada, en France et en République Dominicaine.La famille recevra vos condoléances, en présence des cendres, au : Alfred DalUire MEM0RIA 1111, ave Laurier O.Outremont www.memoria.ca 5M 277.7778 Service de voiturier offert sur place le samedi 16 août 2008 dès 15h.suivra une célébration de la Parole à 17h.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société de recherche sur te cancer ou à tout autre organisme, plutôt que par des fleurs >ur publication section décès I:_______________________ 2190, rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2H 1K3 (514) 525-1149 | Télécopieur : (514) 525*7999 www.lememorieLcofli ^mémQri Tou» Its (ours de to h 30 A t8 M30 füMiOION JEUNES ET SOCIÉTÉ o°(5= ° O LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE * comme coopérant a tomme Ixinévole a tomme donateur (514) 387-2541, poste 240 .aiderons à les aider Nous VOLI1 E DEVOIR.LE MARDI 12 A O Û T 2 O O 8 a r> QUALITES Des écologistes veulent la fermeture de Gentilly-2 ALEXANDRE SHIELDS Une quarantaine d’organisations écologistes demandent à l'Assemblée nationale de fermer de façon définitive la centrale nucléaire Gentilly-2, qui entraîne selon eux des risques énormes pour l’environnement et la santé de la population du Québec.Qui plus est, ils estiment que les travaux de réfection qui seraient nécessaires pour prolonger sa durée de vie utile coûteraient au minimum 1,5 milliard, et ce, pour une centrale qui comble à peine 3 % des besoins en électricité de la province.• «Le Québec n’a pas besoin de centrales nucléaires pour produire son électricité, a fait valoir hier le por-tp-parole de la campagne Energie nucléaire chez Greenpeace, Shawn-Pa-trick Stensil.La réfection de Gentilly-2 mettrait le Québec sur la voie d’une production énergétique dangereuse et inutile.LAs-semblée nationale doit protéger l’intérêt public et rejeter la décision qu'Hydro-Québec cherche à prendre en catimini.» «Cest l’ensemble de la société québécoise qui doit décider si die veut ou non vivre avec les risques de l’énergie nucléaire, pas seulement Hydro-Qué-bec et l’Assemblée nationale, a soutenu pour sa part Michel Fugère du Mouvement Vert Mauricie.Si on leur demandait leur avis, il est clair que les Québécois affirmeraient qu'ils ne veulent pas de centrales nucléaires, ni de déchets radioactifs, ni les risques d’accidents inhérents au nucléaire.Les Québécois veulent qu’on ferme Gentilly-2.» «Si Hydro-Québec décide d'aller de l’avant, cette décision ira à l’encontre de la recommandation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement du Québec, qui lui demandait de rendre publics les estimations de coûts de Gentilly-2 ainsi que son plan de gestion des déchets nucléaires.Si elle dévoilait l’information, le public verrait à quel point il s’agit d’une mauvaise décision», a poursuivi M.Stensil.Aucun chiffre n’est disponible pour le momenf.Les groupes écologistes — dont Equiterre, le Regroupement pour la surveillance du nucléaire, le Mouvement Vert Mauricie et la Fondation David Suzuki — évaluent quant à eux ces coûts à 1,5 milliard, soit près du double du montant estimé en 2002.Les nouvelles normes de sécurité fixées par la Commission cuiadienne de sûreté nucléaire auraient notamment fait bondir la facture.Le réacteur actuel Gentilly-2 à Bécancour ne répon- « Le Québec n’a pas besoin de centrales nucléaires pour produire son électricité » drait pas à ces nouvelles nonnes de sûreté nucléaire.La centrale, qui utilise une technologie qui remonte aux années 1970, ne pourrait donc pas être reconstruite suivant le même modèle.De plus, jugent les écologistes, «HydnrQuébec n’a pas réglé le problème de gestion à long terme des tonnes de déchets radioactifs produits civique année par la centrale», des déchets qui continuent de représenter un risque pendant des siècles.Ils ont donc lancé à partir d’Internet une résolution que les gens peuvent signer pour signifier à l'Assemblée nationale leur opposition à la réfection de Gentilly-2.Trois membres du Mouvement Vert Mauricie ont également cosigné une lettre à ce sujet que Le Devoir publie aujourd’hui en page A7.M.Stensil a en outre souligné que la production d'électricité de la centrale pourrait aisément être remplacée par des «énergies propres», n s’agirait selon lui de développer davantage la filière éolienne et celle du solaire thermique.Des pays comme l’Allemagne et l’Espagne se tournent de plus en plus vers ces façons de produire de l’énergie.Décision imminente S’ils ont décidé de lancer leur appel à la fermeture maintenant, c’est que selon les informatipns qu’ils ont obtenu, la Société d’Etat doit décider cette semaine si elle fermera ou si elle rénovera la seule centrale nucléaire québécoise.Or, a indiqué M.Stensil, «on s’attend à ce que le conseil d’administration d’Hydro-Québec dame son aval aux travaux de réfection».Le porte-parole de la Société d’Etat, Marc-Brian Chamberland, a refusé de confirmer ou d’infirmer cette information hier.Il a simplement fait savoir qu’Hydro-Québec s’est engagée à prendre une décision cette année au sujet de l’avenir de la centrale, dont la durée de vie utile s’achève en 2012.Il n’a pas voulu non plus s’avancer sur les coûts associés à une éventuelle réfection.Sur le site Internet, on peut seulement lire que «Hydro-Québec Production projette de réaliser des travaux de modification des installations de stockage des déchets radioactifs et la réfection de la centrale de Gentilly-2, [.].Le projet vise à prolonger l’exploitation de la centrale jusqu’en 2035».Le Devoir ENVIRONNEMENT L’empreinte humaine toujours plus étendue ALEXANDRE SHIELDS Pas moins de 99 % du territoire du nord-est des États-Unis et de l'est du Canada, dont plusieurs régions considérées comme vierges, subissent directement les répercussions des activités humaines, selon une analyse du terril oire menée par la Société pour la conservation de la faune du Canada.Cette évaluation est la plus retente application de X«empreinte humaine», un modèle de recherche qui prend en compte l’étendue et l’intensité de l’influence humaine sur le milieu naturel et qui est publié dans la dernière édition du magazine Landscape and Vrban Planning.; On y souligne aussi que 16 % des derniers milieux de nature sauvage dans l’écorégion des Ap-palaches septentrionales et de l’Acadie sont de plus en plus mor-telés et de plus en plus isolés l'un de l’autre par des zones d’activité humaine plus intense, telles que de nouveaux développements ruraux et urbains incluant des lotissements, des centres commerciaux et les nouvelles routes qui s’y rattachent Cependant, un tiers de ces terrains sauvages bordent actuellement des réserves naturelles existantes et il serait possible de les protéger sans provoquer d’impact significatif sur l'aménagement actuel du territoire.«Cette nouvelle carte de l'empreinte humaine nous sensibilise à notre responsabilité de protéger des milieux de nature sauvage d’importance mondiale, comme les hautes terres de la péninsule de Gaspé, qui fervent d’habitat à tous les lynx du Canada qui vivent dans la région des Appalaches septentrionales, explique la porte-parole de la section du Québec de Conservation de la nature Canada, Louise Gratton.Elle nous montre aussi où nous devrons intensifier nos efforts pour préserver des corridors naturels, tels que les montagnes Vertes qui chevauchent le Québec et le Vermont.» Selon les auteurs, cette carte pourra en effet aider à créer des zones clés d'habitat naturel liées les unes aux autres par des corridors conçus pour assurer des habitats adéquats — particulièrement à la lumière des changements climatiques — pour des espèces fauniques telles que l’orignal, l'ours noir et le fugace martre, mais aussi des végétaux comme le pin blanc, lépinette, le cèdre et les bois-francs nordiques afin de préserver des populations viables dans cette écoré-gion très diversifiée.Les Appalaches forment l’épine dorsale de cette région qui s’étend de part et d,'autre de la frontière séparant les Etats-Unis et le Canada.C’est l’écorégion des Appalaches septentrionales et de l’Acadie.Elle s’étend sur quelque 330 000 kilomètres carrés, depuis le plateau Tug Hill et les monts Adirondacks dans l'ouest, vers l'est par les montagnes Vertes du Vermont et les montagnes Blanches du New Hampshire, jusqu’aux forêts dans le nord du Maine, puis encore plus au nord pour inclure la région du Québec à l’est du fleuve Saint-Laurent ainsi que les provinces du Noyveau-Brunswick.de la Nouvel-Ip-Ecosse et de l’ile-du-Prince-Édouard.Quelque 3,8 millions de personnes vivent dans la région.Le Devoir à it hk i i JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les appareils électroniques contiennent des éléments toxiques comme du plomb, du cadmium et du mercure qui, s'ils ne sont pas manipulés correctement, peuvent causer des problèmes environnementaux et de santé.Ottawa songe à un programme pour le recyclage de ses vieux ordinateurs Certaines provinces n’ont établi aucun programme permettant de disposer du matériel électronique usagé STEVE RENNIE Ottawa — Le gouvernement fédéral envisage de mettre sur pied un programme de recyclage de 35 millions dans le but d’éliminer ses ordinateurs et autres appareils désuets ou usagés, sans avoir à les jeter dans les dépotoirs des diverses régions du pays.Selon une analyse du ministère des Travaux publics, dont La Presse canadienne a obtenu copie, Ottawa doit se doter d’un système de recyclage pour les cinq prochaines années parce que certaines provinces n’ont établi aucun programme permettant de disposer correctement de vieux ordinateurs, télécopieurs et téléphones cellulaires.et que rien ne permet de savoir à quel moment toutes les provinces seront dotées de programmes de recyclage ou de reprise de produits électroniques.Les appareils électroniques contiennent des éléments toxiques comme du plomb, du cadmium et du mercure qui, s’ils ne sont pas manipulés correctement, peuvent causer des problèmes environnementaux et de santé, mais les divers programmes de recyclage des provinces sont hétéroclites et fragmentaires.Certaines en ont un, alors que d’autres dépendent d’organisations charitables, des municipalités, de détaillants, d’entrepreneurs privés ou du bon vouloir de l’industrie.Les pro- grammes gérés par l’industrie ne recyclent généralement que les ordinateurs, les imprimantes et les téléviseurs.Le gouvernement fédéral est peut-être pressé de se défaire d’un vaste éventail de produits électroniques de manière responsable, et ne veut pas attendre la mise sur pied de programmes régionaux, a supposé Jay Illingworth, du groupe industriel Electronics Product Stewardship Canada.On ignore quelle quantité de déchets électroniques le gouvernement fédéral produit chaque année, ou comment Ottawa en dispose.Mais selon le commissaire à l'environnement, le gouvernement fédéral achète chaque année pour 500 millions de nouveaux équipe ments informatiques.L'analyse, rédigée en septembre dernier par le bureau des Travaux publics responsable de rendre les activités fédérales plus respectueuses de l’environnement, a été obtenue en vertu de la Loi sur l’accès à l'information.Les Nations unies estiment que le monde produit entre 20 et 50 millions de tonnes de rebuts électroniques chaque année.Beaucoup de ces déchets aboutissent dans des pays pauvres, asiatiques ou africains, où les travailleurs et l'environnement sont donc exposés aux substances toxiques qu’ils contiennent La Presse canadienne Un 90e soldat canadien meurt en Afghanistan TOBI COHEN Kandahar, Afghanistan — Deux jours après avoir perdu un des leurs dans des affrontements avec des insurgés, les soldats canadiens sont à nouveau en deuil Le caporal chef Erin Doyle a été tué tôt dans fa journée d’hier après que des insurgés ont attaqué un avant-poste de combat éloigné, dans le district de Panjwaii de fa province de Kandahar.Il est le 90'' soldat canadien à perdre la vie en Afghanistan depuis le début de la mission en 2002.Un autre soldat a été grièvement blessé lors de cette même attaque.Il a été transporté à l’hôpital international de la base aérienne de Kandahar pour être soigné.Le commandant pour la force opérationnelle en Afghanistan, le brigadier-général Denis Thompson, a décrit Erin Doyle comme un homme fort et qui aimait le plein air.«71 était un vrai guerrier, le genre de personne que vous voudriez avoir à vos côtés lors d’un combat armé.» Il faisait partie du troisième bataillon de fa Princess Patricia’s Light Infantry, basé à Edmonton.Erin Doyle en était à sa troisième mission en Afghanistan.«Je présente mes plus sincères condoléances à l’épouse du caporal-chef Erin Doyle, Nicole, à sa fille, Zarine, à sa famille, à ses amis et à collègues», a déclaré le brigadiergénéral Thompson.«La perte de cet homme excellent et soldat dévoué est profondément dou- loureux pour sa famille militaire, et nous partageons votre souffrance.» Après qu’une dizaine d'insurgés eurent attaqué l’avant-poste, peu avant 6h00, hier, les soldats canadiens ont répliqué en ouvrant le feu et en demandant du renfort aérien et de l’artillerie, a indiqué Denis Thompson, avant d’ajouter que l’ennemi avait été défait «Le caporal-chef Erin Doyle a été tué alors qu’il protégeait sa position et ses camarades», a-t-il expliqué.L’attaque s’est produite quelques jours à peine que le caporakhef Josh Roberte a été tué lors d’un échange de coups de feu, dans le district de Zhari, à l’ouest de Kandahar.Josh Roberte, un chef d’équipage du 9e peloton de la compagnie C, était assis à fa tourelle de son véhicule blindé lorsqu’il a été atteint par des coups de feu durant un affronta ment avec des insurgés, samedi.Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances qui ont mené à fa mort de Josh Roberte.Des tirs seraient venus d'une compagnie de sécurité privée qui passait dans le secteur où les forces de sécurité canadiennes et afghanes menaient une opération contre un groupe de 15-insurgés.Josh Roberts aurait alors perdu la vie accidentellement Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC), dont le mandat est d’enquêter sur les infractions ayant trait au ministère de la Défense na- tionale et aux Forces canadiennes, étudie présentement cette affaire.La compagnie de sécurité privée qui est impliquée dans cet incident n’a pas encore été identifiée.Toutefois, il ne s’agit pas du premier incident impliquant une compagnie de sécurité privée et le personnel des Forces armées canadiennes.En avril dernier, des soldats canadiens avaient ouvert le feu sur le véhicule d’une compagnie de sécurité privée, tuant un employé et blessant trois autres.L'incident s’est produit lorsqu’un convoi canadien de l’Équipe de reconstruction provinciale quittait la base aérienne de Kandahar et a aperçu un véhicule se déplaçant à une vitesse élevée.Craignant une attaque, les soldats ont procédé à plusieurs avertissements afin que le véhicule s’arrête, mais en vain.La compagnie Compass Security a été prise pour cible.La Presse canadienne E N BREF Le procès de Proulx fixé au 26 janvier Riviere-Du-Loup — Le procès de Francis Proulx, accusé de meurtre prémédité, a été fixé au 26 janvier, hier matin, au palais de justice de Rhière-du-Loup.L’homme de 29 ans est le présumé meurtrier de Nancy Michaud, qui œuvrait comme attachée politique du ministre Claude Béchard.Ce n’est qu’à ce moment que Proulx, qui n’était pas au tribunal lundi matin, fera connaître son plaidoyer.Le dossier de meurtre sera traité devant la Cour supérieure.Les procédures concernant les accusations de nécrophilie, agression sexuelle et vol se dérouleront le 24 octobre, cette fois devant un juge de la Cour du Québec; Francis Proulx avait été arrêté le 18 mai dernier, après 1a découverte du corps de la femme dans une résidence de Rivière-Ouelle, près de la Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent.- La Presse canadienne Meurtre à Montréal Les policiers de Montréal ont ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances entourant une tentative de meurtre survt^ nue de bonne heure hier matin.Vers 6h30, un automobiliste a été atteint de plusieurs projectiles d’arme à feu alors qu’il circulait sur 1a rue Cavendish en direction sud, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.L'homme a été transporté à l'hôpital, où l’on craint pour sa vie.Les policiers n’ont aucun témoin ni aucun détail sur un éventuel suspect La victime, un homme de 48 ans d’origine italienne, de Montréal, n’est pas connu des policiers.- l/i Presse canadienne TUDOR TUOC RW MCM.COM • CO NAUT Boîtier en acier 43 mm Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 LE DEVOIR, LE MARDI 12 AOUT 2 0 0 8 DITORIAL Quelle immigration pour le Québec ?L’émeute qui a secoué Montréal-Nord dimanche soir était depuis longtemps prévisible.À force de nier l’existence d’un réel problème d’intégration au système scolaire et au marché du travail des jeunes de la seconde et même de la troisième génération d’immigrants d’origine haïtienne et latino-américaine, Montréal et le Québec récoltent les fruits pourris de leur incurie.D y aura enquête de la Sûreté du Québec sur les incidents dramatiques qui ont entraîné la mort d’un jeune de 18 ans atteint par les balles d’un policier, dans un parc de Montréal-Nord, samedi soir.Il est trop tôt pour tirer des conclusions éclairées de ce drame.En revanche, il est connu depuis longtemps que les relations sont tendues entre poÜciers et jeunes désoeuvrés, surtout ceux qui n’ont pas la peau blanche.On comprend que le travail policier ne soit pas une sinécure, surtout dans certains quartiers où le décrochage scolaire et le chômage conduisent un nombre croissant de jeunes à mimer les comportements des petits caïds aux poches remplies de fric facilement gagné.Le phénomène n’est pas limité à mais il fait partie de la vie de ce quartier.Patrouiller dans cet arrondissement comporte donc des risques auxquels nos agents à peine sortis de l’école de police ne sont pas toujours aussi bien préparés qu’ils le devraient C’est bien de parler de police communautaire, mais encore faudrait-il que les patrouilleurs eux-mêmes, et non seulement les agents de liaison, entretiennent des liens avec les résidants des quartiers, jeunes et moins jeunes, ce qui n’est pas le cas à Montréal, où la majorité des policiers, syndiqués jusqu’au cou, n’habitent même pas la ville.Dans le cas qui nous concerne, on se demande encore ce qui a pu motiver les deux patrouilleurs du SPVM à intervenir auprès du petit groupe de jeunes latinos en train de jouer aux dés.On ne comprend pas non plus qu’un des agents, en soit venu à tirer sur trois des jeunes, dont aucun n’était armé.Evidemment qu’il devait se sentir menacé, mais comment a-t-il pu se retrouver dans une telle situation s’il a pris les précautions qui s’imposent avant de s’en prendre physiquement à l’un des jeunes, y compris faire appel à des renforts?En somme, a-t-on affaire à une bavure policière ou à une réaction normale de légitime défense?Pour le savoir, il faudra plus qu’une simple enquête conduite par des collègues policiers, fussent-ils de la SQ.Voilà un cas évident où l'intérêt de la justice commande une enquête plus transparente et indépendante qu’à l’habitude, avec participation de civils et de représentants de la communauté touchée.Cela dit, quelles que soient les conclusions de cette enquête, si les incidents de samedi ont conduit à l’émeute de dimanche soir, c’est que le malaise est bien réel.N’oublions pas que cette émeute au cours de laquelle une policière a même été victime d’un tireur concluait une manifestation pacifique organisée spontanément par des résidants du quartier.D y a des années que la tension monte à Montréal-Nord, où la pauvreté touche plusieurs familles d’origine haïtienne et latino-américaine.Montréal-Nord est l’un des pires exemples d’une immigration ratée: comment peut-on parler d’intégration sociale quand les taux de décrochage scolaire et de chômage sont aussi élevés?Est-ce la faute du modèle d’immigration qui, sous prétexte d’humanisme mal compris, accorde la priorité à la réunification familiale au lieu de la qualification professionnelle?Le temps est venu de revoir ce modèle à la lumière des pratiques les plus concluantes qui ont cours dans le monde.Sans une telle révision, les ghettos fleuriront et tous les discours moralistes appelant la société majoritaire à «s'ouvrir aux autres» resteront vains.j- rsansfacon(a>ledevoir.com L’État sans tête I Depuis quatorze mois maintenant, la Belgique est un État sans tête.Certes, il y a un roi, mais bon.sa fonction a plus à voir avec le dépôt de gerbes de fleurs au pied des monuments aux morts qu’avec, par exemple, le développement économique du royaume.Évidemment, il y a un chef de gouvernement, mais bon.Yves ^eterme, c'est son nom, est plus aux abonnés absents qu’aux affaires de l’État.En clair, le pays est au bord d’une crise des nerfs si aiguë, si aiguisée, qu’elle laisse présager un divorce entre les Wallons et les Flamands.Il est possible que cette séparation soit inévitable à compter du 21 septembre prochain.A cette date, les trois sages à qui mandat a été donné de trouver une solution à l’impasse constitutionnelle qui perdure depuis plus d’un an doivent remettre leur rapport au roi Albert II.Or, selon les confidences coulées dans les journaux, il n'y a pas de consensus à l’horizon.Les sages sont pesshnistes.Cet immobilisme découle pour une bonne part de la volonté bien trempée des Flamands de ne pas baisser la garde sur leurs requêtes.Ce qu’ils demandaient hier, ils l’exigent aujourd'hui, soit un rapatriement des politiques qui ont trait à la santé et à l’éducation, un rapatrie-Serge ment partiel des pouvoirs judiciaires et surtout Truffaut le rapatriement de tous les pouvoirs fiscaux.Les Flamands ne veulent plus, absolument plus, participer au partage des richesses, à propos duquel ils estiment être les dindons de la farce depuis l’implantation du régime fédéral, en 1970.Bref, ils poussent les feux du régime confédéral sur tous les fronts, histoire de mettre un terme, d’une manière douce, à la Belgique telle qu'on la connaît depuis des décennies.Au sein de la communauté wallonne, de plus en plus de politiciens, dont d’ex-ministres, en sont venus à la conclusion qu’il est devenu vain de travailler au maintien de la Belgique en l'État La position flamande se conjuguant avec la division de cette nation, ces chefs de file francophones proposent le rattachement à.la France! Rien de moins.Un sondage tout récent indique que cette idée a fait son chemin à la vitesse grand V au cours des six derniers mois.En effet, 50 % des francophones sont en faveur de la greffe des districts wallons, soit plus de la moitié de la superficie du Royaume de Belgique, à la République française.Plus étonnante est cette révélation que près de 30 % des sondés se sont convertis au rattachement à la France depuis que le pays est aux prises avec la pire crise politique observée depuis des lunes.Dans une analyse publiée ces jours-ci dans le quotidien Le Soir et consacrée à ce phénomène, deux politicologues avancent que «beaucoup de francophones réalisent qu'ils n'ont peut-être pas vraiment intérêt à pratiquer l'acharnement thérapeutique sur une fédération au bout du rouleau et à s'avilir davantage devant une Flandre au totalitarisme et à l'appétit institutionnel sans limites.» L’acte de décès de la Belgique est en train de s’écrire.Montréal-Nord, f ’l * Jean-Robert Sansfaçon 1 LE FONDÉ FAR HENRI B O LHASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND to|PA*u£?U LETTRES Jean aux Jeux olympiques Le premier ministre Stephen Harper aurait probablement moins irrité les Chinois s’il avait demandé à la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean plutôt qu’à David Emerson, son ministre des Affaires étrangères, tout nouvellement nommé, de se rendre à sa place à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin.La représentante directe de la reine d’Angleterre, c’est quelque chose, tout de même.Et nul doute que Mme Jean aurait été dans son élément dans le «nid d’oiseau».Elle se serait levée au passage de la délégation canadienne et aurait fait moult sourires, tout comme son mari.Beaucoup mieux que Emerson.Et elle aurait aussi assisté aux compétitions.Bref, elle aurait fait ce pourquoi elle a été embauchée.Syhdo Le Blanc Montréal, le 11 août 2008 Une reprise s’impose À MM.Richard Gameau et Alain Goldberg et à la direction de la Société RadioCanada Je viens d’essayer de regarder à la télévision de Radio-Canada la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, un spectacle où tout se déroulait dans une harmonie parfaite — rythmes, voix, instruments de musique, précision et fluidité du mouvement, danse, mise en scène, peinture, voltige, et j’en passe —, où chaque détail était nécessaire et admirablement lié à tous les autres, du chant le plus subtil au crescendo le plus impressionnant, de la plus line luciole au plus grandiose déploiement de feux d’artifice.Mon bonheur aurait été souverain s’il n’avait été souverainement gâché par les commentaires incessants, inutiles et souvent ineptes de messieurs Carneau et Goldberg.S’efforçant tant qu’ils l’ont pu de rivaliser avec la musique, même dans les pianissimo (on se serait cru en plein tournoi), ils n’ont eu de cesse de vouloir décrire l’indescriptible, de faire étalage de leur culture et de nous bombarder de statistiques dont nous n’avons rien à cirer.D’un redondant «Les colonnes se déploient» (ce que le spectateur est parfaitement capable de constater par lui-mème) aux «44 000 ampoules», «1000 danseurs», «2008 élèves» et «globe de six tonnes», en passant par la superfluité de l’évidence («On voit une colombe.la colombe.celle de la paix?»), un chapelet de commentaires sociopolitiques de bas étage, et des propos d’une insondable vacuité («Ce tableau extraordinaire est quelque chose de très, très particulier»), ces deux messieurs ont fait preuve d’un manque total de respect Messieurs, au théâtre, les chahuteurs sont bannis.Je demande à la Société Radio-Canada de rediffuser cette cérémonie d’ouverture sans aucun commentaire parasite, pour que le téléspectateur puisse en savourer l’absolu.S’il est vraiment nécessaire que des personnes telles que MM.Carneau et Goldberg fassent l’éducation des minus habens que nous sommes, ignares et incapables de saisir le moindre symbole, eh bien, que cela se passe après, sur présentation PowerPoint d’extraits de la cérémonie.Nos petits savants locaux auront ainsi tout le loisir de nous faire la classe.Messieurs Carneau et Goldberg, je n’ai qu’une chose à vous dire pour conclure: devant la perfection, on se tait Marie José Thériault Le 8 août 2008 Il faut plus de policiers ! Qui voit des policiers sur les routes secondaires ou sur les routes locales?Lorsque je prends l’autoroute ou que je circule en ville, il ne faut pas chercher bien loin pour en apercevoir, mais il en est autrement lorsqu’on s’éloigne des grands centres ou des principales artères routières.Pourtant, presque tous les accidents survenus durant les vacances de la construction l’ont été sur des routes secondaires.Qu’est-ce que le gouvernement attend pour envoyer plus de policiers patrouiller ces routes?C’est là que les fous de la vitesse et les alcooliques au volant font le plus de ravages! Ce ne sont certainement pas les radars photo qui vont les arrêter ce sont des policiers! Martine Laplante Québec le 8 août 2008 Une substitution?Qui propose l’apprentissage hâtif de l’anglais et l’immersion anglaise à l’école dès le primaire se trouvera certainement conforté par ce propos de la linguiste Marina Yaguel-lo: «Plus [le locuteur] est âgé, plus la langue première résiste, et plus la langue seconde se refuse à lui.» (Catalogue des idées reçues sur la langue, Éditions du Seuil).Mais elle écrit aussi: «Des millions d'individus de par le monde se trouvent dans une situation que l’on peut qualifier de “désarroi linguistique’’.Plus le locuteur est jeune, plus la langue seconde se substitue à la première, favorisée par le désir d’assimilation.» Seuls les individus sont bilingues.Le Québec n’est pas bilingue, mais est dans une situation de diglossie, c’est-à-dire d’utilisation de deux langues selon.les circonstances: famille, amitiés, travail.A peu près partout au Canada anglais, la seule immersion française possible est à l’école.Au Québec, l’immersion anglaise est permanente, par la télévision, la publicité, la musique, le commerce.Les propositions des jeunes libéraux méritent d’être étudiées, et non pas rejetées.Mais étudiées longuement.Jean Paré Montréal le 8 août 20Ç8 Un allié important Serge Truffaut conclut son éditorial du 11 août sur le conflit entre la Russie et la Géorgie en observant que «la Russie entend faire avec la Géorgie ce qu’il fait en Ukraine: mettre la hache dans toute tentative de rapprochement avec l'Ouest».L'éditorialiste aurait pu ajouter qu’en Ukraine, la Russie peut s’appuyer sur un allié important: le peuple ukrainien lui-même.Selon les sondages, une majorité importante des Ukrainiens s’oppose à l’adhésion de leur pays à l’OTAN.Il y a déjà plus de 11 mois, une pétition à cet effet, avec 4,7 millions signatures, a été déposée auprès de la Coinmission centrale des élections.La Commission devait, selon la loi, se prononcer sur la demande après un mois, au plus tard.Mais sous la pression du président pro-occidental et donc, par définition, «démocratique», la Commission se tait encore.Mark-David Mande! Professeur de science politique, UQAM Le 11 août 2008 LIBRE OPINION Le lobby agricole nous prend pour des valises DAVID DESCÔTEAUX Journaliste indépendant, finissant de maîtrise en science politique, Université de Montréal Fort de sa «victoire» à la suite de l'échec des négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le lobby des producteurs laitiers du Canada poursuit sur sa lancée.Il vient d’obtenir gain de cause auprès d’Ottawa pour obliger les fabricants de fromage à augmenter la proportion de lait de leurs fromages à partir du 13 décembre 2008.Les fromages contiennent trop de protéines, soutient le lobby.Résultat: le lait étant cher, les fabricants de fromage devront réduire la variété de leurs produits, et hausser leurs prix.Encore une fois, les consommateurs font les frais du lobby agricole.Ces aberrations perdureront tant et aussi longtemps que le système de gestion de l’offre régnera sur notre économie.Les défenseurs de ce système — un enchevêtrement de quotas et de tarifs douaniers qui supprime la concurrence et fait grimper le prix du lait, des œufs et du poulet dans nos supermarchés — affirment qu'il garantit des prix «justes» et stables pour les agriculteurs québécois.La gestion de l'offre offrirait également aux Québécois des produits de meilleure qualité ainsi qu’une «souveraineté alimentaire».Bref, tout le monde y gagne.De jolis concepts, qui visent à embrouiller la réalité: seeds les agriculteurs en profitent.Car si la gestion de l’offre nous prexure tant de béné- fices, pourquoi la limiter à l'agriculture?Nous pourrions l'appliquer à toutes nos industries.Les agricidteurs ne devraient pas être les seuls à profiter de prix stables et élevés.L’industrie du meuble — qui représente plus de 20 000 emplois au Québec — voit le prix de ses produits chuter année après année.Ces producteurs méritent aussi un environnement stable.Nous pourrions taxer les meubles importés de 240 %, comme dans le cas du lait.Et en allouant à chaque producteur québécois un quota de production pour limiter la production de meubles sur notre territoire, on garantirait des prix élevés.Idem pour les petits producteurs miniers.Après le boom des dernières années, les prix du cuivre, du nickel et de la plupart des métaux fondent depuis des semaines.Ces entrepreneurs sont à la merci des fluctuations du prix mondial.Un système de gestion de l'offre qui réduirait ces fluctuations et leur garantirait un revenu minimum leur serait bénéfique.Tout comme il serait bénéfique aux producteurs de bois d’œuvre, qui luttent pour leur survie depuis des années.Les employés de GM Canada aussi dormiraient mieux si on bloquait la vente de voitures Toyota au pays.Certes, se nourrir est un besoin fondamental.Mais s'habiller et se loger aussi.Or nous sommes loin d’ètre souverains en ces domaines.Nous dépendons grandement des étrangers pour nos vêtements et pour plusieurs de nos matériaux de construction.Quelle folie! Qu’arriverait-il en cas de guerre ou de crise mondiale du textile?Nus comme des vers en février, sans toit pour nous protéger?Bloquons les importations de vêtements et de matériaux de construction.Limitons la production de ces biens à l’aide de quotas.Les producteurs québécois pourront bénéfi1 cier de prix «justes» et d’une stabilité de revenus, et nous serons bénéficier de prix « justes » et d’une stabilité de revenus, et nous serons enfin souverains dans le domaine des vêtements et du logement.Si nous appliquions la gestion de l’offre à l’ensemble de l’économie, le prix de tout ce que nous consommons grimperait en flèche.Une situation qui frapperait surtout les familles à faible revenu, qui encaissent déjà le prix élevé du lait et des œufs.Ironiquement, même les agriculteurs devraient payer plus cher leurs tracteurs et leur équipement agricole, puisque les importations de machines américaines John Deere cesseraient Si nous nous privions de produits moins chers et de meilleure qualité provenant de l’étranger, notre niveau de rie reculerait lentement pour atteindre celui de nos parents à notre âge.Non, la gestion de l’offre n’est pas la panacée économique qu’on nous dépeint Ce système ne fonctionne que dans la mesure où un groupe restreint en profite aux dépens de la majorité.Que le lobby agricole cesse de nous prendrê pour des valises.Qu’il ait le courage d’admettre une fois pour toutes que la gestion de l’offre ne profite pas à tous, mais bien à une poignée d’agriculteurs privilégiés.86 IDEES Deux choix possibles pour l’avenir du réacteur nucléaire de Gentilly-2 MICHEL DUGUAY MICHEL FUGÈRE PIERRE LAMBERT Mouvement vert de Mauride eux choix se présentent pour l’avenir du réacteur nucléaire Gentilly-2 à Bécancour, lequel arrivera à la fin de sa vie utile en décembre 2010.Ce réacteur de type CANDU est le seul au Québec et produit environ 3 % de l’électricité de la province.Comme premier choix, Hydro-Québec envisage de reconstruire cette centrale à un coût qui a été évalué à 1,5 milliards, mais qui pourrait augmenter radicalement à cause des nouvelles normes, plus exigeantes, de sûreté nucléaire.L’expérience nucléaire considérable de l’Ontario indique que l’on pourrait compter sur 10 années de plus pour un réacteur reconstruit Un deuxième choix pour l’avenir de Gentilly-2 comprend l’arrêt permanent du réacteur et la mise en œuvre d’activités en harmonie avec les nouvelles normes de sûreté qui ont été divulguées en 2007-08 par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), organisme fédéral qui a son siège à Ottawa.Les nouvelles normes comportent, entre autres, une sécurisation physique de tout le site d’un réacteur, ce qui inclut l’entrepôt de déchets radioactifs situé à côté du réacteur.Cet entrepôt contient 2500 tonnes de combustible nucléaire irradié hautement radioactif.Une sécurisation physique signifie que l’enceinte de protection du réacteur, la salle de contrôle et l’entrepôt des déchets radioactifs, doit résister à plusieurs menaces externes.Celles-ci comprennent l’impact d'avions, de cannons ou de bateaux chargés d’explosifs, et les séismes.Ira très forte enceinte doit également contenir la radioactivité advenant un accident majeur dans le cœur du réacteur.Un deuxième choix pour la centrale Gentilly-2, à la suite de l’arrêt permanent du réacteur, serait donc de s’engager dans ces travaux considérables de sécurisation physique et dans des activités importantes de monitoring et de contrôle de la radioactivité sur une période d’au moins 50 ans.Examinons le premier choix à la lumière de l’expérience acquise avec les nombreux réacteurs CANDU en Ontario.Au mois d'août 1983, im tuyau de pression avait subi une rupture dans un des quatre réacteurs de type CANDU à la centrale nucléaire Pickering A, près de Toronto.Tous les 390 tuyaux de pression du réacteur avaient dû être remplacés durant une opération très coûteuse à cause de la radioactivité intense à laquelle les travailleurs sont exposés.Le réacteur avait été remis en opération cinq ans plus tard, en novembre 1988.Dans les années allant de 1983 à 1991, les trois autres réacteurs à Pickering A ont également été reconstruits.Mais les problèmes se sont accumulés et, en 1997, l’Ontario a décidé de fermer sept réacteurs, dont les quatre à Pickering A En moyenne, pour ces quatre réacteurs, la reconstruction avait donné seulement sept années supplémentaires de production électrique, le réacteur Pickering-1 (A) obtenant 10 ans de plus, le maximum.Après une deuxième phase de reconstruction, deux réacteurs de Pickering A ont été remis en opération, en 2003 et en 2005; les deux autres ont été abandonnés.Quel a été le bilan économique de ces reconstruc- tions fréquentes en Ontario?Une réponse a été donnée le 21 juillet 2008 par l’Association of Major Power Consumers in Ontario (AMPCO).Témoignant devant le Ontario Energy Board (OEB), la AMPCO a critique la compagnie d’électricité Ontario Power Generation (OPG, auparavant Hydro-Ontario), en déclarant (notre traduction de l’anglais): «Les réacteurs nucléaires de OPG constituent la deuxième et triste partie du tableau.Lhistoire de la partie nucléaire est une tragédie qui est une longue et malheureuse litanie d'échecs technologiques et opérationnels, caractérisée par une performance bas de gamme à des coûts exorbitants et en augmentation rapide — coûts qui retombent sur les consommateurs ontariens.Cette situation malheureuse a conduit l’AMPCO à conclure que la partie nucléaire de l'OPG est une histoire qui est plutôt un exercice de soins palliatifs envers une technologie CANDU non rentable et sans avenir, et non une histoire qui donne l'image d'une branche de compagnie caractérisée et animée par un esprit d'endurance et de renouvellement.» De plus, le témoignage de la AMPCO a fait ressortir que le coût de l’électricité produite à Pickering A a été de 11,2 cents le kilowatt-heure en 2007, tel qu’évalué par l’organisme indépendant américain Electric Utility Cost Group (EUCG).Pour ce qui est d'une reconstruction de Gentilly-2, des coûts allant bien au-delà des 1,5 milliards annoncés proviendront des nouvelles normes très exigeantes de la CCSN.Le réacteur actuel Gentilly-2 à Bécancour ne rencontre pas ces nouvelles normes de sûreté nucléaire.Gentilly-2 ne peut donc pas être reconstruit suivant le vieux design des années 70.Avant île pouvoir reconstruire Gentilly-2, Hydro-Québec doit fournir à la CCSN une étude exhaustive de la sûrete nucléaire intitulée Integrated Safety Review (1SK).En Ontario, OPG a soumis à la CCSN son 1SR afin de pouvoir reconstruire les quatre réacteurs de la centrale Pickering B.Le 7 avril 2008, la CCSN écrivait à OPG que leur 1SR était refusé parce qu’il ne répondait pas aux nouvelles normes.Ira société Hydro-Québec ne pourra iras faire accepter son 1SR si elle n’apporte pas des changements majeurs au vieux design des années 1970 qui a servi à construire Gentilly-2.A la suite de l'arrêt permanent du réacteur, le deuxième choix proposé pourra comprendre plusieurs activités liées à l'énorme quantité d’éléments radioactifs présents à Bécancour ¦ la sécurisation physique de tout le site, réacteur plus entrepôt de déchets radioactifs; ¦ la gestion, le contrôle et le monitoring de la radioactivité sur le site et dans l'environnement pendant au moins 50 ans.Cette période est un minimum parce que les déchets radioactifs demeurent dangereux pendant plus de cent mille ans.Les spécialistes jugent qu'il faudra 50 ou UX) ;ms avant qu’un entrepôt centralisé et per-manent de déchets radioactifs soit développé au Canada, quelque part d;ms le granite du bouclier canadien.Nous croyons que l’industrie du granite, qui est fort bien développée au Québec, pourrait jouer un rôle im-portant sur place, à Bécancour, dans cette sécurisation physique des déchets radioactifs.Avec ces nouvelles activités, la centrale Gentilly-2 pourrait devenir un laboratoire de recherche spécialisé d;uis la sécurisation des déchets radioactifs et dans le monitoring de la radioactivité dans l’environnement.Ces activités sont essentielles à la préservation de l'héritage génétique et de la sMité.Gentilly-2 pourrait devenir un laboratoire de recherche spécialisé dans la sécurisation des déchets radioactifs L’éthique aussi doit se mondialiser V r JAYANTA SHAW REUTERS Les questions éthiques sont des questions qui touchent aux valeurs profondes de chaque pays.Elles interrogent les conceptions du début et de la fin de la vie de chaque culture, les conceptions de chaque courant religieux concernant par exemple la reproduction, le don d’organe ou encore l’utilisation des cellules souches.MICHÈLE STANTON-JEAN Présidente de la Commission canadienne pour l’UNESCO, ex-présidente du Comité international de bioéthique de l’UNESCO et vice-présidente du Conseil d’administration du Fonds de recherche en santé du Québec e voudrais tout d’abord féliciter Le Devoir J pour ses deux articles sur l’éthique parus dans les éditions du 2 et du 3 août 2008 (dossier sur le sida intitulé «Loin des yeux, loin de l’éthique», aux pages A-l et A-5).D J est rare que des quotidiens abordent de telles questions qui sont pourtant si importantes à l’heure actuelle, où les avancées scientifiques dans plusieurs domaines, comme la génétique, les nanosciences, la protéomique ou encore l’utilisation des cellules souches, promettent des diagnostics et des traitements qui pourront guérir les maladies qui affectent les populations du globe aussi bien dans les pays développés que dans les pays émergents et en développement Mais ces progrès scientifiques ne sont pas, particulièrement dans un contexte de mondialisation, sans soulever des questions importantes comme.la collecte, la conservation et la circulation des données et des échantillons ou encore des questions liées à la participation et à l’implication des pays pauvres.C’est cette dernière problématique qui est abordée dans les articles publiés dans votre journal et que je voudrais aussi aborder dans cet article afin de fournir un complément d’information.Ira journaliste Lisa-Marie Gervais souligne fort justement les questions éthiques (les traitements, l'utilisation de placebos, le consentement, le suivi médical) soulevées par la délocalisation des essais cliniques dans les pays pauvres.Les questions de délocalisation dans les pays pauvres due à des coûts moindres sont souvent abordées, mais celles de la délocalisation des essais cliniques ou de l’utilisation des échantillons ou des données en provenance de ces pays ne le sont pas fréquemment alors qu’elles sont tout aussi importantes.Des efforts considérables sont actuellement faits par des organisations internationales comme ITINESCO, par l’entremise de son Comité international de bioéthique et l’Organisation mondiale de la santé, afin de conscientiser leurs Etats membres à ces questions et de les inciter à se doter de structures et de jignes directrices éthiques appropriées.A l’UNESCO, ces préoccupations ont donné lieu à la préparation de Convention^ et de Déclarations qui, une fois approuvées par les Etats membres, les obligent, pour les conventions, et les incitent fortement, pour les déclarations, à lés mettre en œuvre dans leurs pays respectifs.Il ne faut pas oublier que lorsque des instruments normatifs comme ceux-ci sont adoptés par ces organisations, ce sont des gouvernements, à savoir les 193 pays membres, qui s’engagent à les mettre en œuvre.La déclaration d'Helsinki est un document de l’Association médicale mondiale qui a une grande importance, mais qu’il y ait aussi un processus qui engage les gouvernements demeure d’une importance capitale.Mentionnons les trois déclarations sur la bioéthique adoptés par ITINESCO: la Déclaration sur le génome humain et les droits de l’homme (1997); la Déclaration internationale sur les données génétiques humaines (2003) et la Déclaration universelle sûr la bioéthique et les droits de l'homme (2005).Cès trois déclarations contiennent toutes des articles appelant les pays membres à créer et à soutenir des comités d'éthique, et à faire participer leurs citoyens (société civile, chercheurs, décideurs politiques, corporations) aux prises de décisions concernant les enjeux éthiques.Il est évident que des Conventions et des Déclarations ne peuvent à elles seules créer le dynamisme nécessaire à l’avancement de ces questions.Les étapes de mise en œuvre sont tput aussi importantes que la préparation des textes.A cet effet la division de l’Éthique des sciences et des technologies de l’UNESCO a mis en place toute une série de mesures afin d'aider les pays qui n'ont pas de cadre éthique à développer des programmes de formation et à mettre en place des comités d’éthique clinique et de la recherche.Elle tient des forums et des séminaires dans plusieurs pays afin de faire en sorte que ces démarches prennent en compte l’histoire, la culture et la diversité culturelle de ces pays.Car, et c’est là la difficulté, les questions éthiques sont des questions qui touchent aux valeurs profondes de chaque pays.Elles interrogent les conceptions du début et de la fin de la vie de chaque culture, les conceptions de chaque courant religieux concernant par exemple la reproduction, le don d’organe ou encore l’utilisation des cellules souches.Ansi, par exemple, qui, dans chaque société, doit donner le consentement?Le chef de tribu, le père de famille ou l’individu concerné?Ce sont là des questions importantes, qui remettent en question l’idée de valeurs universellement partagées.Mais n’y a-t-il pas là aussi un piège?Si tout peut se «mondialiser» sauf l’éthique, ne risque-t-on pas que des dérives comme celles qui sont mentionnées dans les articles du Devoir se produisent?Ne vaut-il pas mieux engager des délibérations internationales comme le font l’UNESCO ou l’Organisation mondiale de la santé afin de s’entendre sur ce qui peut être acceptable ou pas, sur ce qui doit prendre en compte la dignité humaine, la justice, la responsabilité sociale et le bien commun?Conséquemment, la prise en compte des questions éthiques doit faire partie de l’élaboration des politiques publiques.De plus e'n plus de chercheurs en santé sont conscients de ces enjeux.J’ai moi-même présidé le Comité international de bioéthique qui a préparé le projet de Déclaration universeüe sur la bioéthique et les droits de l’homme avec 36 experts (médecins, juristes, philosophes, historiens, éthiciens) provenant de 36 pays différents.La préparation de ce texte a donné lieu à de vives discussions impliquant les pays moins bien nantis qui y ont participé avec vigueur afin de défendre leurs intérêts.Ce texte n’est pas parfait mais il représente un pas dans la bonne direction, et je puis dire que ce genre de processus fournit des instruments formidables pour sensibiliser les chercheurs et la société civile aux enjeux éthiques posés à la science et au développement des systèmes de santé.Afin de discuter de ces questions, je me suis rendue entre autres en Iran, en Turquie, aux Philippines, au Japon, en Lithuanie, en Agentine et au Mexique.Des rencontres ont aussi eu lieu ultérieurement dans plusieurs pays dont l’Afrique.J’ai pu constater à quel point il est important d’engager ce dialogue international qui permet de s’éduquer les uns les autres sur les valeurs prédominantes dans tous les pays et sur les objets de travail sur lesquels nous pouvons arriver à des consensus pragmatiques.J’ai pu constater durant ces voyages que les pays moins bien nantis ne veulent pas que de l’argent mais bien le soutien nécesr saire pour avoir droit au partage des bénéfices de la recherche.C’est pourquoi la Déclaration universelle sur la bioéthique spécifie dans son article 15, intitulé Partage des bienfaits: 1.Les bienfaits résultant de toute recherche scientifique et de ses applications devraient être partagés avec la société dans son ensemble ainsi qu’au sein de la communauté internationale en particulier avec les pays en développement [.] 2.Les bienfaits ne devraient pas constituer des incitations inappropriées à participer à la recherche.Comme dans toute démarche éducative, il faut envisager des objectifs à court et à long terme, et selon moi, c’est là la seule façon de faire avancer la conscience éthique.Nous sommes au Canada et au Québec dotés de mécanismes perfectibles mais quand même importants pour prendre en compte les questions éthiques.Notons que le Québec est la seule province où il y a une Commission de l’éthique de la science et de la technologie.Si tous les pays ne sont pas conviés à adopter de telles règles, il y a un danger que ceux qui souhaiteraient passer outre à ces directives se déplacent vers les pays qui n’en ont pas, tel que souligné au sujet de la question des essais cliniques dans les pays pauvres.nus il y aura d’éducation des citoyens sur ces questions, plus il sera difficile pour les compagnies pharmaceutiques ou d’autres industries d’entreprendre des démarches qui ne prennent pas en compte l’éthique, car si, comme vous le mentionnez, des dérives surviennent, ce sera leur image et leurs revenus qui en souffriront [.] En terminant j’aimerais citer l’article 21 de la Déclaration universelle sur la bioéthique: «lorsqu’une activité de recherche est entreprise ou menée d’une autre façon dans un ou plusieurs État (s) hôte(s) etfinancée par des ressources provenant d’un autre État, cette, activité de recherche devrait faire l’objet d’un examen éthique d’un niveau approprié dans l’État hôte et dans l’État dans lequel se trouve la source de financement.Cet examen devrait être fondé sur des normes éthiques et juridiques compatibles avec les principes énoncés dans la présente Déclaration.» L’ÉQUIPE DU DEVOIR I LA RÉDACTION Journalistes A l'information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire ^adjoint au directeur de l'information).Jeanne Corriveau {affaires municipales).Fabien Deglis* Marie-Andrée ( houinarc! téditorialiste.responsable de la page Idées), Î Brian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy (Général).Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet).Fimilie Folie-Boivin, Vincent Cauchy (commis internet) Laurence Clavel{pupitre).Philippe Papineau (pupitre), iLnuisp-Maude Rioux Soucy 'Sanie'; Pauline Gravel (shenen) ; Michei Gameau (caricaturiste).Diane Précourt (responsable des pages thématiques).Martin Duclos.Michéle Malentant et Christine Dumaaet (oofraiïtwi); Jacques Grenier rt Jacques Nadeau (phiitngniphrs) b l'inFirmutkin cukureRe Michel Hélait (théâtre et cahier Culture), Julie Carpentier (pupitre).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baillargeon (reporter).Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay friarma J Isabelle Paré (culture), b l'information économique Gérard Berube (adjoint au directeur de l'information).Dominique Reny (pupitre), F.ric Desrosiers.Claude Turcotte.François Desjardins: A l'information internationale Jean-Pierre Lcgault (pupitre international et page éditoriale).Claude Lévesque.Guy Taillefer (adjoint au directeur de l information).Serge Truffaut (éditorialiste) b l'information politique : Hélène Buzzetti el Aiec Castonguay (correspondants parlementaires d Ottawa).Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires d Québec).Kathleen Levesque.Amélie Gaudreau (secrétaire a la rédaction); Emilie Parent Bouchard.Étienne Plamondon-F.mund (commis à la rédaction) la dta umentation : Gilles Paré (cîrrrrfmr); Manon Derome.Olivier Spéciel (Québec).Monique Bhérer (Ottawa) LA PrBIJCTTÉ Amelie Bessette.Jean de Billy, Jean-François Bosse.Julie Chrétien (directrice adjointe).Marlene C été Amelie Maltais.Claire Paquet.Genevieve Picrrat.Chantal Rainville.Martine Riopelle, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai, Mélisande Simard (publirttoires).Sylvie laisirtr, Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODl'CTION Christian Goulet (directeur de production).Michel Bernatchez, Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Donald FJlion.Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.Olivier Zuiria INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION.DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable sendee à la clientèle).Nancy Beaulieu.Manon Blanchette.Nathalie Filion.Rachelle Irclerc.Jean-Robert Divers (responsable promotion).L'ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur).Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy.Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative).Claudine Chevrier.Monique Proteau.Danielle Ross, A « LE IJ E V 0 I K , LE MARDI 12 A OUT 2 O O S QUALITES GEORGIE EMEUTES SUITE DE LA PAGE 1 de la situation qui prévalait avant l’envoi de troupes géorgiennes dans la région séparatiste de l'Ossétie du Sud la semaine dernière.Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays préside l’Union européenne, se rendra aujourd’hui en Géorgie, a annoncé son homologue géorgien, Mikheil Saakachvili, lors d’une conférence de presse téléphonique.Selon M.Kouchner, qui était attendu tard hier soir à Moscou, Mikheil Saakachvili a «accepté à peu près toutes les propositions» de l’Union européenne et de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) pour arrêter le conflit Mais le premier vice-premier ministre russe Ser-gueï Ivanov a écarté les propositions de l’UE, estimant qu’il fallait un «engagement écrit signé d’un côté par la Géorgie et de l'autre par l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie [ses deux républiques séparatistes], de ne plus jamais recourir à la force à l’avenir».le représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN, Dmitri Rogozine, a obtenu l’organisation aujourd’hui d’une réunion extraordinaire OTAN/Russie, affirmant que le président géorgien, Mikheil Saakachvili, «n’est plus un homme avec qui nous pouvons avoir affaire».«La majeure partie du territoire fie la Géorgie est occupée», a déclaré hier ce chef d’Etat pro-occidental dans une allocution télévisée.Déclarations contradictoires Mais les déclarations contradictoires ont continué d’être faites sur la progression réelle des forces armées russes d
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