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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2004-06-12, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 Jl’lN 20 0 1 DE VISU Poésie et vidéoclip au MBAM Page E 6 fl __ X CINÉMA L’Impérial «nouveau» Page E 8 'S/«> flf' G£s J WAI T DISNEY COMPANY Spectacle La Nouba du Cirque du Soleil.Costumes de Dominique Lemieux.Planète Le Cirque du Soleil a vingt ans et a déjà engrangé trois ou quatre siècles de créations, de succès, de conquêtes planétaires.Bientôt, dix spectacles et quelque 40 millions de spectateurs plus tard, le soleil ne se couche jamais sur cet empire qui prépare encore et toujours des lendemains qui enchantent.Vingt ans donc, l’âge où l’on se sent éternel.Mais il n’y a pas que ça, au contraire.D’autres compagnies, d’autres folies s’activent dans l’ombre de la gigantesque machine circacienne: les îles de la Madeleine préparent la deuxième Semaine des arts du cirque, Les 7 Doigts de la ir que main inaugureront bientôt le nouveau chapiteau permanent de la TOHU, la cité des arts du cirque, où vient d’être présenté le show des finissants de la très belle et non moins fameuse École nationale de cirque, jusqu’au Musée des beaux-arts du Canada qui inaugure dans quelques jours La Grande Parade.Portrait de l’artiste en clown.Voyage au cœur et aux marges de la planète Cirque à la québécoise.Un dossier préparé par Frédérique Doyon et Stéphane Baillargeon Le cracheur de feu milliardaire Entrevue avec Guy Laliberté, fondateur et chef de la direction du Cirque du Soleil Quelle est votre plus grande fierté quand vous regardez ce qu’est devenu le Cirque du Soleil après vingt ans?Ma première fierté après ces vingt années, c’est que le Cirque du Soleil soit resté conséquent et fidèle à ses origines.Nous avons toujours cru à notre capacité d’amuser les gens partout sur la planète.Nous avons persévéré, sans faire de concession par rapport à nos produits créatifs.Mon autre grande fierté concerne nos employés.Nous employons 3000 personnes et chacune se rend au travail le matin avec la même passion.Et quel fut le plus grand échec du Cirque du Soleil?Le passage au cinéma avec Alegria?Je ne parierais pas d’échec.Nous avons d’abord fait le choix de soutenir le projet de Franco Dragone, un créateur qui voulait réaliser un film.Nous avons aussi eu des succès à l’écran, par exemple avec le film Imax sur le cirque, qui demeure un des plus grands succès de l’histoire des écrans géants.Et puis, nous connaissons beaucoup de succès au petit écran.Nous avons gagné des prix aux États-Unis.Il y a des hauts et des bas, mais les écrans ont contribué à nous faire connaître davantage partout dans le monde.Quels défis vous attendent maintenant?Nous devons continuer à produire de bons spectacles.Le Cirque du Soleil s’appuie sur cette fondation et va continuer à se développer sur cette base.D reste plein d’autres endroits où nous pouvons appliquer notre créativité.Cela dit, notre phis grand défi, c’est de préparer l’avenir, la relève, l’héritage, the legacy, comme on dit en anglais.Je ne pense pas à la retraite.Je pense au futur.Nous mettons en place une équipe de créateurs qui vont grandir avec le Cirque du Soleil D faut aussi préparer ceux qui vont assumer l’administration de l’entreprise.N’avez-vous pas peur de vous éparpiller, de diluer la sauce en offrant trop de spectacles à Las Vegas, où vous en proposez déjà trois et bientôt quatre?Je n’ai absolument pas peur.Si je pouvais présenter dix spectacles à Las Vegas, je le ferais, et je vais vous expliquer pourquoi.C’est une ville qui reçoit 38 millions de visiteurs par année.Elle devient la capitale de l’entertainment dans le monde, avec New York et Londres.Tant que nous pourrons y aligner des spectacles dis- tincts les uns des autres, nous le ferons.Où en êtes-vous dans la préparation du prochain spectacle pour Las Vegas, celui dirigé par Robert Lepage et qui devrait ouvrir à Las Vegas dans les prochains mois?C’est un très grand privilège pour le Cirque du Soleil de travailler avec lui.Ce projet créatif pour le MGM dépasse tout ce qu’on peut imaginer.Nous touchons des zones créatives inexplorées.Je crois que le résultat va marquer autant la scène que notre spectacle aquatique O.Mais la prochaine étape, dans l’ordre, c’est Soleil de minuit, notre spectacle présenté en collaboration avec le Festival international de jazz, le 11 juillet Et après ces deux spectacles?Nous lancerons un nouveau show sous chapiteau à Montréal en avril.Après, nous avons le choix.Beaucoup de spectacles sont en préparation au sein de l’entreprise.Quand nous avons ouvert notre centre de création à Montréal, nous avons souhaité y attirer les meilleurs artistes du monde entier.Nous sommes sur cette lancée.S.B.Monlitol EXPOSITION PRESENTEE A POINItE A-CALLIERE OU IR MAI AU 17OCTOBRE LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 JUIN 2004 Culture Sur des échasses Portrait de groupe avec clowns Entrevue avec Gilles Ste-Croix, fondateur et vice-président (création) du Cirque du Soleil Où en est le cirque, après vingt ans?Le Cirque du Soleil a gagné beaucoup en stabilité financière, en renommée.La compagnie s’est énormément développée sur le plan international, avec une présence forte sur trois continents, ce qui permet d’échapper en partie aux turbulences économiques tout en multipliant les capacités de développement Le marché est énorme.Notre plus vieux spectacle, Saltimbanco, roule depuis douze ans et je ne vois pas quand il faudra l’arrêter.Il vient de connaître un formidable succès à Milan.Je l’ai vu à Séville où il triomphait.C’est que Saltimbanco a été rafraîchi et s’est renouvelé avec l’arrivée de nouveaux artistes.Dans notre domaine, la stagnation, c’est la mort.C’est très risqué de reposer sur le seul acte créateur, mais si on sait faire, le succès perdure.Pourquoi n’êtes-vous pas davantage imité ou même copié?Parce que nous sommes uniques, parce que nous sommes les meilleurs.Sérieusement, je dirais que le Cirque Eloize prouve qu’il y a de la place pour d’autres cirques québécois, avec au moins un spectacle qui tourne depuis cinq ans dans le monde.Peut-être que la prochaine étape pour cette compagnie, c’est un contrat pour un spectacle permanent dans une ville étrangère.Vous-même avez lancé Cheval Théâtre en 2001, mais la compagnie a fermé ses portes deux ans phis tard.J’ai été très malchanceux.La tournée a commencé après le 11 septembre.Les salles étaient remplies à 25 %.Les Américains ne sortaient plus, étaient sous le choc des attentats.Mes chevaux étaient en compétition avec CNN.Je me suis arrêté au bout de deux ans.J’ai perdu mes investissements, comme d’autres.Pendant ce temps, je n’ai jamais quitté le Cirque du Soleil.Je suis le grand-père de cette entreprise.C’est-à-dire?En 1980, j’ai rassemblé des ^mis amuseurs publics dans Les Échassiers de Baie-Saint-Paul.Guy Laliberté en faisait partie.Le Cirque du Soleil est sorti de la fête foraine de Baie-Saint-Paul, en 1982.Après, nous avons eu le contrat d’animation pour le rassemblement des grands voiliers, à Québec.L’année suivante, nous avons acheté un chapiteau et lancé le premier spectacle, à la chinoise, c’est-à-dire sans animaux, avec des performances humaines seulement L’aventure était en route.D’ailleurs, le 16 juin, le jour du vingtième anniversaire du premier spectacle donné par le Cirque du Soleil, à Gaspé, nous allons rappeler l’origine de notre compagnie en plaçant plus de 500 personnes sur des échasses.Ce serait un record Guinness.Des îles, une nouvelle piste Ly an dernier, pour inaugurer r la première Semaine des arts du cirque, la compagnie Éloize plantait le premier chapiteau jamais vu aux îles de la Madeleine.Son merveilleux spectacle Nomade y a été présenté assez de fois pour attirer 6000 spectateurs.C’est un peu comme si le Cirque du Soleil faisait le plein d’un million de spectateurs avec un show à Montréal.Il faut dfre qu’avec le homard, le Cirque Éloize est la plus sûre valeur des Iles.Le mot désigne un éclair suivi du tonnerre.La tompagnie a été fondée par sept anciens Madelinots qui ont déjà présenté près de 1500 spectacles dans 200 villes du monde.La bande voulait célébrer son dixième anniversaire chez elle, parmi les siens.L’aventure reprend.Les îles de la Madeleine organisent une deuxième Semaine des arts du cirque, à compter de cette semaine, jusqu’au 27 juin.Cette fois, la fête célébrera les arts clownesques.Plusieurs artistes de renommée internationale présenteront leurs spectacles dans le cadre de l’événement.Par exemple, Le Zèbre à pois, de Nino Montalto, et son complice Diègo Stirman, un clown et un marionnettiste.«L’un apporte les mécanismes millénaires du rire, la commedia italienne, le monde du cirque, dit leur site Internet commun.L’autre, les constructions insolites, la tragédie “tanguera", l’humour juif.» Le programme, que l’on peut consulter en ligne (artsdu-cirque.com), comprend des projections de film, une expo et même un colloque réunissant le metteur en scène suisse Daniele Finzi Pasqua et le théoricien du cirque français Pascal Jacob.Il est également possible de se payer une croisière à partir de Montréal (départ le 18 juin et retour le 2 juillet).Sur la photo de Leon Levinstein, un clown encore maquillé a quitté son costume.Il pose la tête sur une table et regarde son chien aussi triste que lui.Le clown grimace contre les bourgeois, contre lui-mème, contre la vocation esthétique aussi.La photo n’est qu’une des 175 œuvres de La Grande Parade.Portrait de l’artiste en clown, une exposition qui sera lancée dans deux semaines au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.Le travail jette un regard sur deux siècles de création de grands artistes, de Degas à Picasso, tous fascinés par le monde du cirque, peuplé de monstres merveilleux, de créatures célestes, de disgraciés et de marginaux.Lors de son inauguration à Paris, en début d’année, quelques collègues ont reproché à l’exposition son éclectisme et le trop grand nombre d’œuvres proposées.«“Le Grand Capharnaüm" aurait été un titre plus adapté à l'exposition», tranchait le critique du Monde.«Ce sont des querelles intestines de Parisiens», réplique maintenant Pierre Théberge, en évoquant les sempiternelles querelles opposant les chapelles esthétiques en France, où l’on manie l’anathème et le cliché comme les mousquetaires le fleuret.Le directeur du MBAC s’empresse aussi d’ajouter que la grande majorité de la critique européenne a été unanime à trouver l’expo extraordinaire.«Qu’il y ait des controverses, c’est normal et même souhaitable.» M.Théberge, une machine à idées, a eu celle de La Grande Parade en compulsant le classique Portrait de l’artiste en saltimbanque de Jean Starobinski et en écoutant le commissaire Jean Clerc en 1998 pendant une conférence donnée en marge d’une exposition consacrée à Picasso.Il s’est aussi laissé guider par son amour de la piste, tout simplement «J’admire beaucoup le Cirque du Soleil, dit le directeur.Je l’ai vu à Montréal, à Toronto, aux États-Unis.J’ai vu le cirque à Moscou, à Saint-Pétersbourg.Je suis un grand amateur de cirque.» Dans la préface rédigée pour le beau catalogue qui accompagne l’exposition, Jean Starobinski, la figure tutélaire de ce travail muséo-logique, interroge cette passion.«Le monde du cirque et de la fête foraine représentait, dans l’atmosphère charbonneuse d’une société en voie d’industrialisation, un îlot chatoyant de merveilleux, un morceau demeuré intact du pays d’enfance, un domaine où la spontanéité vitale, l’illusion, Jes prodiges simples de l’adresse ou de la maladresse mêlaient leurs séductions pour le spectateur lassé de la monotonie des tâches de la vie sérieuse, écrit-il avant de passer à l'examen l’attrait exercé par ce monde sur les grands artistes modernes.«[Au] plaisir de l’œil, ajoute-t-il alors, se joint un pendant d’un autre ordre.Piste centrale, 1933, lithographie de Robert Riggs.e SUCCESSION ROBERT RIGGS un lien psychologique qui fait éprouver à l’artiste moderne je ne sais quel sentiment de connivence nostalgique avec le microcosme de la parade et de la féerie élémentaire.H faut aller, dans la plupart des cas, jusqu’à parler d’une forme singulière d’identification.» S.B.Sous le soleil de La Nouba Premier des spectacles du Cirque du Soleil (CS) à s’installer à demeure, La Nouba s’éclate à Walt Disney World depuis maintenant cinq ans, anniversaire qu’on célébrait en grande pompe il y a dix jours dans la merveilleuse cité du divertissement Ce qui frappe d’emblée, quand on n’a connu que les spectacles du CS sous chapiteau, c’est le lieu, et ce qu’il apporte au spectacle.Le théâtre permanent conçu spécifiquement pour La Nouba dispose d’une scène comprenant trois plateformes qui s’élèvent et s’abaissent de six mètres.Celles-ci prennent souvent l’allure de gratte-ciel, des fenêtres desquels surgissent les artistes.Car La Nouba raconte un peu la rencontre entre les mondes urbain et circassien.Une ménagère ouvre le bal, des danseurs suivent, vêtus comme des travailleurs d’usine du XIXe siècle.Les traversées de bicyclettes de toutes les formes ponctuent tout le spectacle: vélocipèdes sur fil de fer, acrobaties sur BMX, vélo de montagne en chutes libres, grand clown sur minitrottinette.Viennent aussi les tourbillons des roues allemandes et des diabolos chinois ainsi que les envolées spectaculaires des numéros de tissu, d’équilibristes, de fildeféristes, de trapèze.Avec ce thème toutefois, doublé du titre (faire la nouba signifie s’éclater, faire la fête) et de ses 72 artistes, le spectacle se complaît un peu dans l’exubérance et part dans tous les sens.Les grandes tours d’acier et le grillage qui sert de toile de fond tranchent avec la poésie des fenêtres s’ouvrant sur le ciel.Les costumes fluorescents se marient curieusement aux soutanes zen de certains clowns.Il s’agit sûrement de l’un des spectacles les plus hétéroclites et hétérogènes du CS.Et les performances, certes impeccables, ne surprennent plus autant par leur originalité.Mais le numéro final de trampoline nous réconcilie avec la griffe circassienne québécoise.Avec leurs costumes de lutteurs-superhéros, la quinzaine d’acrobates semblent gravir les murs des gratte-ciel sous l’impulsion de leurs tremplins de toile.L’éclectisme jusquelà lassant de la musique, qui, du début à la fin, faisait des sauts entre jazz, pop, rock et soul, convient ici parfaitement.Surtout avec le système polyphonique du théâtre permettant au son de littéralement envelopper les 1600 spectateurs.La Nouba fait un peu bande à part dans le répertoire du CS, les trois autres productions permanentes (et bientôt une quatrième signée Robert Lepage) s’ébrouant à Las Vegas.Fruit d’une entente inédite avec le géant du divertissement, le spectacle a pu s’y épanouir sans que Disney ait le contrôle de son contenu artistique, tel qu’il l’impose normalement à ses partenaires.Et ce, même s’il a investi 38 millions de dollars dans les infrastructures, alors que le CS dictait ses exigences.Malgré les critiques, quelles qu’elles soient, la fascination continue de s’exercer puisque le public afflue toujours, 2500 représentations et 3,5 millions de spectateurs plus tard.Le directeur général de La Nouba, Richard Denisson, fait d’ailleurs valoir que le taux de fréquentation atteint 87 % depuis le début de cette sixième année.Les cinq autres années qu'il reste au contrat de 10 ans qui lie le CS à Disney s’annoncent donc tout aussi glorieuses que les cinq premières.«Have a magical evening», ne cessent-ils de répéter au royaume de Mickey Mouse.Avec raison, semble-t-il, surtout quand le cirque québécois s’en mêle.espace LIBRE Plongez au cœur de la saison d’Espace Libre avec votre PASSEPORT THÉÂTRE 3 spectacles 45$ ! 7 spectacles 98$ ! Informez-vous au (514) 521-4191 Forfaits OMNIBUS et NTE également disponibles I h c'est le r ESPACE LIBRE 1945 rue Fullum.Montréal theatre@espacelibre.qc.ca www.espacelibre.qc.ca Billetterie (514)521-4191 du theatre de creation ^ vivant et audacieux SAISON 2004-2005 £STout ce qui est debout se couchera PRODUCTION Trois Tristes Tigres PRODUCTION Nouveau Théâtre Expérimental OCTOBRE Alternant production Carpe Dlem et Oanse-CIté NOVEMBRE ^Ltathnlté production Omnibus DÉCEMBRE S3 Parente* production Nouveau Théltra Expérimental JANVIER 2005 —rnrlw oen 1er dMam et autres textes PRODUCTION Théâtre Complice FÉVRIER 22 La deuxième vie de Raymeud Blanchard DE Nathalie Boisvert Ma e'est pas sauta PRODUCTION CIRAAM MARS -AVRIL 22 las vêtus du Mme - Acta ¦ production Omnibus MAI/JUIN 2S Ombres PRODUCTION UBU Espaça Libre remercie de leur soutien le Conseil des arts et des lettres du Québec, Patrimoine canadien et la Vide de Montréal LE DEVOIR 20 ans et quelques activités commémoratives Un livre Intitulé 20 ans sous le soleil, un nouveau livre lancé cette semaine raconte l’histoire du Cirque du Soleil à travers des anecdotes, des entrevues avec les pionniers, des confidences des concepteurs de tous les spectacles.De la musique et des images Un coffret-collection comprenant deux disques compacts de musique remixée (Solarium et Delirium) et un DVD d’images du Cirque du Soleil (Equilibrium) sera lancé au cours de l’année.Une compilation des meilleures pièces extraites des trames musicales des spectacles du Cirque du Soleil va également être mise en vente.Une exposition d’œuvres d’art à Baie-Saint-Paul Une trentaine d’œuvres d’art choisies dans la collection du Cirque du Soleil seront exposées à la galerie L’Anse-au-del de Baie-Saint-Paul cet été.Un catalogue lié à cette exposition sera également publié pour l’occasion. LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 18 JUIN 2 0 0 1 Culture THÉÂTRE MUSIQUE CLASSIQUE Les trésors de Radio-Canada SOURCE THÉÂTRE LES GENS D’EN BAS Encore une fois, si vous permettez, de Michel Tremblay, sera reprise au Théâtre du Bic dans une mise en scène de Louise Laprade, avec Louison Danis et Daniel Simard.Rire intelligent Trois reprises pour Tété et un festival littéraire Parmi les multiples pièces et spectacles théâtraux qui prendront l’affiche au cours des trois prochains mois, quelques-uns se démarquent: c’est de ceux-là que nous avons choisi de vous parler.SOLANGE LÉVESQUE Le Festival Juste pour rire mise sur une valeur sûre en reprenant Variations sur un temps, que Pierre Bernard avait mis en scène en 1996, en y apportant quelques modifications.Cette pièce .de David Ives composée de plusieurs sketchs et traduite par Maryse Warda a marqué d’une pierre blanche le parcours artistique de Pierre Bernard comme celui du Théâtre de Quat’Sous qu’il dirigeait alors.Dans la nouvelle production qu’on pourra voir cet été, le premier sketch, qui s’intitulait Ailleurs, il y a longtemps, a été remplacé par un autre ayant pour titre Mini-golf, dont Frédéric Blanchette assurera la mise en scène.On retrouvera les quatre autres: C’est sûr, Le Philadelphie, Variations sur la mort de Trotski ainsi que Philip Gloss à la boulangerie, dans la mi.se en scène originale de Pierre Bernard.Né aux Etats-Unis exactement au milieu du siècle dernier, David Ives traduit, dans des dialogues aussi surréalistes que ses personnages, les travers et les égarements d’hommes et de femmes qui demeurent touchants, tout empêtrés qu’ils sont dans des situations inénarrables.L’ironie et l'audace caractérisent Variations sur un temps.L’excellence de l’interprétation contribue à donner aux sketchs toute leur brillance: Marc Labrèche et Elise Guilbault reprennent les rôles qu’ils jouaiept en 1996; avec Anne Dorval, James Hynd-man, Éric Forget et Marika Lhoumeau pour compléter la distribution, la soirée ne.sera certainement pas triste.Variations sur un temps, de David Ives, est présenté à la Maison-Théâtre dès le 22 juin.On annonce déjà des représentations supplémentaires au Monument-National après celles de la Maison-Théâtre.Information et réservation: (514) 288-7211.Tremblay au Bic, Ensler en ville Avant de partir en tournée dans diverses régions du Québec, puis dans l’Ouest canadien, la production de la compagnie Les Gens d’en bas Encore une fois, si vous permettez sera reprise au Théâtre du Bic dans une remarquable mise en scène de Louise Laprade.Dans cette pièce autobiographique, l’une des plus émouvantes que Michel Tremblay ait écrites, l’auteur devenu personnage dialogue avec le personnage de sa mère qui le confronte, le questionne ou le tance, mais l’aime inconditionnellement, quels que soient leurs différends.Louison Danis et Daniel Simard incarnaient ce duo avec beaucoup de finesse à l’été 2002.On pourra les revoir dans cette production qui a d’ailleurs récolté deux prix en 2003: le Masque de la production Régions et le Masque de l’interprétation féminine, attribué à Louison Danis.La pièce est présentée au Théâtre du Bic du 29 juin au 14 août à 20h.Information et réservation: (418) 7364141 ou .Forfaits offerts en collaboration avec l’Auberge du Mange-Grenouille et l’hôtel Rimouski.Autre reprise à Montréal: les fameux Monologues du vagin d’Eve Ensler, qui adoptent la forme d’un collage et réunissent des paroles de femmes abordant ouvertement la question de leur sexualité.Ces personnages osent le mot qu’il faut pour tenter de la dire.Le texte composite s’inspire de témoignages de femmes de tous les âges et de toutes les conditions, ayant vécu des expériences très diverses.Il a été interprété dans plusieurs pays par de grandes actrices.Lors de la création montréalaise en 2003, le spectacle avait été qualifié par notre collègue Sophie Pouliot à’«entreprise peut-être ambitieuse mais qui débute par l’acte tout simple de prononcer le mot vagin sans rougir, grimacer, baisser le ton ou encore le désigner par une de ces appellations vulgaires qui contribuent à l’occulter».La traduction est l’œuvre de Louise Marleau et la mise en scène est de Denise Filiatrault.Avec Sandra Dumaresq, Nicole Leblanc, Louise Marleau et Geneviève Rioux.Au Théâtre Saint-Denis à partir du 29 juin.Information et réservation: (514) 790-1111 ou (514) 845-2322.Le Festival de Trois À la Maison des arts de Laval, le Festival de Trois, fondé par l’écrivaine Anne-Marie Alonzo, prendra son envol tous les lundis soir du mois d’août, copime chaque été depuis une quinzaine d’années.A un auditoire qui s’est révélé d’une fidélité enviable, cet événement offre des mises en lecture de textes dramatiques ou littéraires souvent accompagnées de musique.La direction en a été confiée cette année à la metteure en scène Alice Ronfard.La programmation sera annoncée sous peu.Le tout se passera à la Maison des arts de Laval, les 2,9,16, 23 et 30 août, à 20h.Information et réservation: (450) 978-5245 ou (514) 982-0258.CHRISTOPHE HUSS Comme nous l'avons vu lors d’un premier tour d’horizon (Le Devoir du 10 février 2004), Video Artists International (VAL distribution: SRI) édite en DVD un certain nombre de trésors musicaux puisés à la source des archives de la Société Radio-Canada et de la CBC.D s’agit d'émissions télévisées, datant pour la plupart des aimées 50 et 60.Ces publications font partie d’une politique éditoriale très entreprenante de la part de VA1, qui surfe allègiement sur la vague de la nostalgie en DVD et réédite parallèlement plusieurs éminentes archives soviétiques.En février, nous vous avions présenté des DVD consacrés à Henryk Szeryng, Jean-Pierre Rampai, Josef Krips, Karl Bohm et Thomas Beecham, ainsi que les extraits du Tristan et Isolde de Wagner dans la production montréalaise de 1975, avec Jon Vickers et Roberta Knie (Isolde) dans les rôles-titres.Sept nouveaux titres sont parus depuis, avec pour têtes d’affiche Renata Tebaldi, Eileen Farrell, Leontyne Price, Joan Sutherland, Joseph Szigeti, Wilhelm Kempff et Charles Munch.On soulignera une nouvelle fois que, sur le plan technique, les DVD publiés par VAI se contentent d'immortaliser ces documents historiques en l’état, sans travail particulier sur l’image et le son.Le confort visuel dépend de la qualité des sources.Dans la Symphonie fantastique de Berlioz par Munch, par exemple, les éclairages vifs «brûlent» parfois l’image et les cadrages sont assez quelconques.Mais il n’y a là rien de rédhibitoire si l’on s’attend simplement à voir préservés des moments d’histoire culturelle à la télévision.Parmi les trois parutions non vocales, le chef à l’affiche, Charles Munch, ne déçoit pas, avec une Symphonie fantastique sur des charbons ardents.Évidemment, son approche de cette symphonie ne variait que peu et le DVD sonne moins bien que l’enregistrement discographique RCA de 1962.Mais, malgré les réserves visuelles sus-mentionnées, c’est un grand plaisir de revoir ce démiurge de la direction.Surprise majeure, cette symphonie est précédée d’une version exceptionnelle des Nuits d’été par Marilyn Horne, l’OSM et Pierre Hétu en 1966.Le programme entièrement dédié à Beethoven par Wilhelm Kempff débute par un bouleversant Rondo op.51 n° 2, mais l’assurance digitale n’est plus impériale dans la monumentale Sonate Hammerkla-vier (cf.1er mouvement).Témoignage précieux entre les deux œuvres, Kempff nous présente la Hammerklavier en un français impeccable.Quant au violoniste Joseph Szigeti, il est capté un peu tard dans un programme comportant entre autres un Concerto en ré de Tartini et la 3r Czardas de Hu-bay avec Wilfrid Pelletier.Voix d’abord Les voix font l’objet de toutes les sollicitudes de la part de VAI.L’hommage à Joan Sutherland s'articule autour d'un portrait enregistré en studio en 1963 avec des «mises en scène» croquignolettes et un «ténor* redoutable du nom de Richard Conrad.Sutherland, elle, est étincelante dans des airs de Verdi, de Bellini et de Rossini.Ce documentaire est complété par un concert plus intimiste de 1969 à Toronto, en couleurs, avec Richard Bonynge au piano.On situera au même niveau le portrait de la soprano Eileen Farrell, avec' en prime un «Liebestod» de Tristan et Isolde filmé en 1959.L’émission canadienne de 1968 (six airs et trois mélodies) souffre d'un bruit de fond, mais la voix, glorieuse, est magnifiquement captée.Cela dit.l’intérêt visuel est souvent nul (deux airs seulement sont mis en scène) et certains extraits (Madama Butterfly et un très étrange et trafiqué Gershwin) sentent la post-synclironisation.Plus essentiel, des incunables bouleversants de Leontyne Price: l’acte 3 A'Aida en 1958, par un diamant brut à l’aube de sa gloire, suivi d’un concert de 1982 (aigu sidérant, grave un peu creusé) avec Charles Dutoit et complété par quatre airs de Verdi de l’émission Bell Telephone Hour, avec- un Ritorna vincitor tétanisant.Malgré le son moyen des archives canadiennes, c’est l’achat prioritaire de la série.Juste en dessous, le DVD consacré à Renata Tebaldi et Louis Quilico culmine dans leur affrontement de la fin de l’acte 2 de Tosco de Puccini (Tun des deux extraits mis en scène), même si Quilico n’est pas le Scar-pia du siècle et si Tebaldi brûle nettement moins les planches que Callas.Le fleuron de ce DVD se niche dans les bonus, toujours extraits des émissions américaines commanditées par Bell, où Tebaldi est à l'absolu sommet de son art.Quel dommage qu'un présentateur vienne ajouter son grain de1 sel entre deux extraits de Madama Butterfly (1959) véritablement historiques! LES ARCHIVES DE CBC ET SRC EN DVD Par ordre de préférence: ¦ L’Art de Leontyne Price (1958 à 1982).VAI 4268; ¦ Concerto italiano, avec Renata Tebaldi et Louis Quilico (1965).VAI 4255; ¦ Charles Munch dirige Berlioz (1963).VAI 4273; È L’Art de Joan Sutherland (1963 et 1969).VAI 4254; ¦ Eileen Farrell: An American IVitna Donna (1968).VAI 4272; ¦ Wilhelm Kempff interprète Beethoven (1964).VAI 4283; ¦ L’Art de Joseph Szigeti (1954-1960).VAI 4269.i fr Leontyne Price.SOURCESRC 7uaoS«ri:tri4j'»«-2in IES PLUS GRANDS MUSICIENS DU MONDf À MONTRÉAL DANS DEUX SEMAINtS EN PRÉOUVEKTUHE J-J ti mythioui cuMrnwa «r «irounar* i 26 JUIN à 20 h au Spectrum KM ; IIOHUO OU «MW * mW**»'*." TH! AI* MAISONNEUVE P* 1 », « Owt Billets : (5141842-2112 • www.pds.nc c.18 h Les Grands Concerts gg Canada Trust Le Theatre de La Manufacture La cellule lumière ro de Mise au jeu .présente JQ .aïs ha y -M GOMZALO RUBAJLCABA / JOAO BOSCO soum, duos, emiro 2 JUILIET HURT ROSEMVUINKEL ^HOtflNTET^H I N PHI MlrHI PARMI Kl /IAM IMNI % MM ci (les HOMMES (te CHRYSLER «mt TAMANGO'S lU RB AM TARI hmm.e 01 •æsifïS» fe-232.fS'c»SA*,™“ I MUSIC I Ot MOMTRÉAL b JUILLET 20 h 30 PLEINS FEUX SAUi WIlHUO-PaLITIflt PCA m rn Saw raww Owt out»* Billet» : I5U) 842-2112 •www.pda.qc.ca tnminirtdnl*”* Z®»* esc*-SRC gSëlSrl ££2fe'e de l'humour.Avec Maxime Denommee Kathleen Fortin Gauderte s Francois Letourneau Fanny Mallette Patrice Robitaille oour défaire SrSc^oumaiae Montréal Ditiin.» i ¦— Ban ordnstite.arés- et « l>er,inem liOrtoU On C.Barrière.lePrc THE FLECKTOnIeS / ™E «>«« TOPS / MARCUS MILLER BAND THE TEMPTATIONS G?nrm nations DEPOTE BILLETTERIE Un diembulttolr» thiitrel (départ aux 15 min.antra 19h30et21h30 quartier Cantra-Sud) Coût : 20 $ Réservations obligatoires 514.871.1020 M’ÏOMIM DE MONTERAI ACHATS PAR IfllPHONf OU INIIRNU PLACt DCS A RIS 2 5 ni a i au 12 juin 04 Lsj jT] Canada Tru.t ^ Radio-Canada L» LICORNE 514.523.2246 Québec "îï Monlrcal® ( anatliî LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 JUIN 2 0 0 1 E 4 * Culture * Danses échevelées au Fringe FRÉDÉRIQUE DOYON C> est reparti depuis jeudi.Le Festival St-Ambroise Fringe de Montréal, le plus échevelé des festivals d’été, coule sa 14' édition.Le programme, créé comme à l’habitude au rythme des projets déposés (selon la règle millénaire du premier arrivé, premier servi), promet encore sûrement des rendez-vous mémorables et déplorables.Le talent n’étant malheureusement pas toujours un succédané de la volonté de créer.Ou cette volonté ne cherchant pas toujours à se conjuguer selon les canons esthétiques établis.Côté danse, beaucoup de retours.Le Garage international, qui revient pour une deuxième année avec une miniprogrammation de son cru offerte au théâtre La Chapelle, propose cinq productions à saveur chorégraphique./oe.This Infinite Universe, une performance multimédia comptant un danseur et un acteur, se lance sur le terrain glissant du questionnement existentiel Dans Dances of India, la danseuse Shakti de la compagnie Vasanta-Mala interprète Odissi, une danse classique des temples hindous.La même danseuse revient sous la houppe de sa propre compagnie avec une chorégraphie-choc qui explore la sexualité féminine intitulée La femme qui danse avec les loups.Le trio de dansethéâtre Come Here to Me explore la curieuse nature du désir humain.Enfin, la soliste japonaise Egiku Hanayagi livre deux pièces, The Crane et The Crouj, cette dernière basée sur la fable d’Esope.Montréal Arts interculturels est l’autre lieu privilégié de la danse tout au long du Fringe.La chorégraphe Alexandra Liva, une habituée du Fringe, revient avec Cycle délicat, un doublé qui explore le retard, la précipitation et la dépense d’énergie souvent inutile qui meublent nos vies.Seconde visite pour la compagnie Lacabalde d’Amélie Lévesque-Demers, qui reçoit le chorégraphe Jean-Pierre Mondor.Celui-ci signe un trio du spectacle intitulé Tampaxx, qui compte trois pièces livrées par des femmes sur le ton de l’humour.Dans Gara, Anne-Marie Quirion et Marc-Alexandre Brûlé mélangent danse et illusionnisme, deux arts qui touchent à l’invisible mais se conjuguent rarement sur scène.La chorégraphe et l’illusionmste explore la frontière de leurs disciplines respectives à travers des jeux de danse, de théâtre, d’acrobatie et de magie.Festival Fringe, du 10 au 20 juin dans divers lieux.Le Devoir MARC-ANDRÉ GOULET Véronique Trottier et Amélie Lévesque-Demers dans Tampaxx, de la compagnie de danse Lacabalde.T©ut h Québec fitbç * * 1 e i ' tti {Q:uta©uai£ cette aririee ! \ J/_ Les grandes festivités nationales du Québec de Présence française L'OUTAOUAIS en Amérique Ely FÊTE célèbre .P' Quatre journées remplies.a craquer Au parc des Cèdres, près de la marina du lac Deschênes, dans le secteur Aylmer, à Gatineau, et aux autres endroits indiqués.Tous les après-midi, nombreuses activités pour la famille.Gratuit jusqu'à 17 h 30.Soirée : 8 $ 19 h 45 DAN BIGRAS 21 h Discours patriotique Jean-Yves Guindon, aquarelliste 21 h 45 LES RESPECTABLES 23 b 15 FEU DE LA SAINT-JEAN MtRCREDI 23 JUIN Jeudi 24 juin DÉJEUNER DE LA SAINT-JEAN Aux terrasses des cafés, sur les patios, on déjeune « à la québécoise ».11 h MESSE DE LA SAINT-JEAN au parc de l’Imaginaire 13 h L'ÉCODÉFILÉ : (défilé non motorisé) On pout gagner des prix ! Thème musical : La tintamarre.Costume : Blau ! Bleu ! Blau I Rassemblement : Les Galeries Aylmer 19 h 45 CORBACH 21 h 15 Discours patriotique Raymond Ouimet auteur 21 h 45 PLUME LATRAVERSE 23 h 15 FEU DE JOIE Vendredi 25 juin 19 h 45 KAÏN 21 h 45 PAULPICHÉ Samedi 26 juin 19 h 45 VILAIN PINGOUIN 21 b 45 YEL0M0L0 Laissez passer 8 S par soir.LE FORFAIT : Quatre laissez-passer pour 16 S en vente jusqu'au 16 juin dans les librairies du Soleil de Hull et d'Ottawa, aux Aliments M & M de tout I Dutaouais, a l’epicerie Sol d'Aylmer et À l'Echelle du monde de Gatineau.Entrée gratuite pour les moins de six ans (preuve d’âge obligatoire) L'autobtM IM JW Service de navette gratuit chaque jour entre 18 h 45 et 23 h 45 du Parc-o-bus des Galeries Aylmer : www.sto.ca ou (8191770-3242.N.B.Il est défendu d'apporter de l'alcool et des contenants en verre au parc des Cèdres.En cas de pluie (parapluie, imperméable, etc.), les spectacles auront quand même lieu aux heures indiquées.13 V impératif français Toute reproductionfliffusion du présent programme Ite1' cl 449, suce.Aylmer.Gatineau (Québec) J9H 5E7 sera fortement appréciée.MERCI À L'AVANCE! Tél.: (819) 684-8460 Téléc.: (819) 684-5902 Courriel : lmperatifOimperatif-francais.org Toula la programmation à : www.imperatif-francais.org L'Outtouais an ffta.las grandes fastivitis nationales du Qutbec, remercie : m Gatineau Québec SS Quebec a s fjE î vSi u-nivit ym «ré 1.F, Devoir oiRc^ipq £2$ Le Créno restaunnt terrasse Réno-Dépôt Subway Club Richelieu Laiterie Château Loblaws Re/max Direct Projet rue Phncipele Épicerie SOL Costume Meni Manoir Lavigne SENC Caisses Desjardins de rOutaouais FTQ Courchesne et Fortin -arpenteurs-géomètres SuperC Papeterie Thibo Super Club Vidéotron Office Mart Benoit Pelletier - ministre Bulletin d'Ayfmer MNQ Syndicat de renseignement de rOutaouais Restaurant La Rendez-vous Rôtisserie Saint-Hubert Charme de la campagne Dr André Richer Charlotte L’Écuyer - députée Bureau en gros Rona le Rénovateur Carrefour Jeunesse Emploi Association unie Pharmacie Jean Coutu Construction Lafarge Québec Itée Cèdres recyclés de l’Outaouais ainsi que les « Cent Associés » et tous ceux et celles qui mettent leur cœur •t leur énergie au strvice da la fête II est teejews tempa de coetribeer ! Vice Versa, Wal-Mart André Durocher -arpenteur géomètre CSN Messagerie dynamique Véhicules récréatifs de l’Outaoueis Maisons mobiles Ben Tardif Groupa conseil Genhrar Promutuel La Vallée PC fix Tact* é Asms Coca-Cola Bistro L Autre Oeü • DESIGN JEAN-FRANÇOIS PAPILLON Les tables Papillon sont conçues pour pouvoir préparer à manger directement à table.m0m Papillon d’acier Les tables Papillon remportent le premier prix «Nouveau produit hors série de la tribune des designers» à l'occasion du SIDIM FRÉDÉRIQUE DOYON Des fourneaux à la bouche sans quitter la table.Ce pourrait être la devise de Papillon, jeune compagnie de design primée lors du Salon international du design de Montréal (SIDIM) il y a dix jours.Car les tables Papillon sont conçues pour pouvoir préparer à manger directement à table.Entièrement construites en acier brut, elles sont munies d’un brûleur intégré.Des cavités supplémentaires permettent de tenir les plats chauds au besoin ou peuvent servir de simples réceptacles à chandelles.«L’idée s’inspire du poêle à bois traditionnel», explique Jean-François Papillon, concepteur et cofondateur de la compagnie avec Eole Hupé, qui voit à l’assemblage et s’occupe des contacts avec les fournisseurs.Ce concept leur a valu le premier prix dans la catégorie «Nouveau produit hors série de la tribune des designers» au SIDIM 2004, événement reconnu internationalement.Mais c’est moins le poêle à bois lui-même que les valeurs qu’il représente que les deux fabricants ont voulu cristalliser avec ces tables.«Prendre le temps de s’arrêter, de décrocher du rythme infernal dans lequel on vit», souligne l’idéateur de Papillon, qui s’en prend ainsi à tout le courant de la consommation rapide et de la surconsommation de tpute forme, d’énergie, de calories, de produits.Avec Eole Hupé, il a développé trois formats de table, une carré (basse, à café, ou haute), une rectangulaire et une ronde, avec des variantes possibles en cuivre ou en acier inoxydable.Celui, qui a longtemps travaillé le bois et a enseigné à l’Ecole du meuble de Montréal avant de se lancer en affaires cherchait aussi les qualités maté- rielles rattachées au poêle à bois.En privilégiant l’acier et les autres métaux pour fabriquer ses pièces originales, il s’assurait d’une durabilité indiscutable.«Le côté génial de l’acier, c’est que c’est très résistant, dit-il.Alors, ce qu’on fabrique, si c’est bien fait à la base, devient automatiquement indestructible.» Il y a aussi des raisons plus pratico-pratiques.«C’est une matière qu’on peut travailler de manière extrêmement précise.Et la fabrication de meubles en bois, c’est très difficile d’en vivre, note-t-il.C’est très en demande, mais il y a énormément de compétition et, en plus, la matière coûte cher et coûte très cher à transformer.» Papillon renvoie ainsi à leur table à dessin et à leurs scrupules tous les fabricants de meubles à rabais.Inutile de dire qu’Dcea, ce n’est pas leur truc.«H va falloir considérer arrêter de faire des meubles en bois à un moment donné, ou arrêter de faire du mobilier cheap, parce que c’est une ressource de plus en plus limitée et on fabrique des choses qui ne sont pas durables», regrette le concepteur.À moins de faire dans le haut de gamme et de léguer ses meubles de génération en génération, comme avant.Mais le jeune homme n’a pas la nostalgie du passé.Au contraire, il porte le regard bien loin devant il crée des pièces uniques autant que possible, avec le souci de faire évoluer le design.Outre les prototypes de tables présentés au SIDIM, les deux acolytes réalisent d’ailleurs (voire surtout) des pièces sur commande.«Cette ligne de tables est un projet parallèle à ce qu’on fait habituellement», indique M.Papillon.N’empêche, ce projet parallèle leur a ouvert les portes du marché de New York.Le Devoir danse présentent / [ The Stolen Show ] une chorégraphié & *4 Crystal Rite M AIR FRANCE ^ r.\f \ y h t ) 11 septembre 2004 A I ht Vitre du Nouveau Monde %: Métro Place des Arts * 982_6771 Les Ballets jazz de Montréal IR C Cd/'/dc # CIMTM I4ATIOHAI Ml AftYS /J T R* MBB Pswr» MATtONM.ASTI CtNTtt * «B DANPP CENTRE LK DEVOIR I toltr»* ¦¦¦¦ | A Québec SS $ LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 .1 L I X 2 0 01 E 5 «Tout est parfait» Les paradoxes en mots et en images de Sylvain Bouthillette soutiennent avant tout un propos sur la vulnérabilité de nos idées toutes faites sur le confort ou la beauté La saison morte n’est pas tout à fait commencée en arts visuels et les galeries et centres d’art de Québec ont encore du jus.Avec Sylvain Bouthillette chez Esthésio, la fin de la résidence d’Isabelle Laverdière à la Chambre blanche et le passage de Claude Guertin chez Lacerte, l’amateur en arts visuels a de quoi s’offrir un après-midi de fin de semaine bien rempli.ISABELLE PORTER Québec — Arrêtons-nous d’abord chez Esthésio Art contemporain, une sympathique galerie apparue l’an dernier dans le Vieux-Port avec, à son enseigne, des artistes comme Claire Beaulieu, Alexandre David, Jocelyne Alloucherie, Gabriel Rou-thier, Armand Vaillancourt ou encore Sylvain Bouthillette, qui fait présentement l’objet d’une exposition.Ancien bassiste de la scène punk montréalaise et adepte du bouddhisme depuis plusieurs années, ce dernier cherche dans ses œuvres à situer le spirituel dans nos vies très urbaines, technologiques et chargées.Et le miracle, c’est qu’il y parvient sans sombrer dans la lourdeur et le moralisme auxquels on aurait pu s’attendre.Le petit feuillet rose de l’entrée annonçait quelque chose d’un peu trop ésotérique à mon goût On nous parlait notamment de la révolution psychologique rendue possible par la méditation.Mais j’avais tort Bouthillette a les deux pieds sur terre et ses œuvres se nourrissent justement à la lucidité et au besoin d’interroger notre vision du réel.Le visiteur sera frappé par les tableaux sur lesquels une tête de tigre rage au-dessus d’un Alleluia inscrit dans le béton, sorte de série dont le Musée des beaux-arts de Montréal vient d’acquérir quatre pièces.Inspiré par le pop art l’artiste de 41 ans crée des fausses affiches qui font penser à des anti-pubs.Un orignal s’effondre au-dessus du slogan Tout est parfait, un ourson en peluche trône tristement au-dessus de l’adjectif «magnifique».Accrocheurs, léchés et mis en râleur par une bonne utilisation des couleurs, ces paradoxes en mots et en images soutiennent avant tout un propos sur la vulnérabilité, celle de nos idées toutes faites sur le confort ou encore la beauté.En marge de ces af-ficheschocs, Bouthillette expose aussi la vulnérabilité de façon beaucoup plus minimaliste avec des dessins tout amples, dont ce clown triste au gros nez rouge et aux yeux raturés.Là, aucun mot, pas même celui de «magnifique», n’est inscrit au-dessous, mais c’est néanmoins le terme qui nous vient à l’esprit à sa vue.Jusqu’au 27 juin 2004 chez Esthésio Art contempo rain, au 191 de la rue Saint-Paul à Québec Guertin et Laverdière À quelques pas d’Esthésio, dernière occasion cette fin de semaine de voir les toiles expressionnistes de Claude Guertin chez Lacerte.Juriste dans son autre vie, Guertin peint des personnages enfantins — traits grossiers, grands yeux, couleurs vives — desquels se dégage une intensité dramatique.On l’a déjà comparé au regretté Jean-Michel Basquiat, mais il rappelle aussi certains courants expressionnistes dans l’art autochtone ou encore africain.Représentés avec des éléments qui évoquent le quotidien, tel un chien ou encore un parapluie, ces bonshommes qui ne sourient jamais semblent prisonniers des compositions dans lesquelles on les a installés.Déroutant Autre curiosité de fin de saison: Isabelle Laverdière à la Chambre blanche, qui a cuisiné une exposition avec du sucre d’orge.Durant sa résidence, cette artiste de Québec a constitué l’intérieur d’une maison avec du papier et du carton.L’ordinateur est en papier doré, l’horloge indique le temps à l’envers, les livres dans la bibliothèque sont tous pareils.La domesticité semble bien vide.Au fond de la pièce, d’étincelants morceaux de sucre d’orge pervertissent cette fadeur.On en retrouvera d’autres fondant sur la façade de la galerie.Hansel et Gretel, ça vous dit quelque chose?Jusqu’à demain (dimanche), respectivement chez Lacerte Art contemporain, 1 côte Dinan, Québec, et à la Chambre blanche, 185, rue Christophe-Colomb Est, Québec.5 ANS 2004 25 JUIN - 4 JUILLET 32 CONCERTS Montréal YENIIEIIZ5 JUIK • WMtTURE Jazz/Poésie ÜOft UoncfOr HtitNE Manette, Jean-Paul Daoust, Fernand Dureras, Tristan Mmavoy Racine, Kim DorL Jean-François Poupart, Alain-Arthur Painchauo, Michel X Côté poItes • CombOFF (François Marcaurelle: piano • Jean Vanasse: vibraphone • Ivanhoe Jolcoeur: trompette • Ale* Bellegarde: contrebasse • Serge Lavoie: guitare • Michel Berthiaume: batterie) SAMEDI 26 JUIN Alex Bellegarde quartette 17h Michel Dubeau quintette 20h PrqjetRieu a DIMANCHE 27 JUM Bathyscaphe IDi TimJackson 20h Rebirth of the Cool 23h LUNDI 21 JUIN Richard Gagnon jazz quintette tTh Auguste 20h Projet Tm Brady 2ti EricHacding 23h MAIDI29 JUIN JonMcCasün Quintet tTh Écoute avec Jean Variasse Bh Jeanflillppe Viet trio 20h PhatHed 21h Holy Arsenault 23h billetterie Articulée 1-866-844-2172 QUAI DES BRUMES Quai des Brumes UoncTOr LionrfOr Quai des Brumes LendDr UonifOr Quai des Brumes LiondDr ________ Le Va-et-Vient UonifOr Quai des Brumes EHJhonie UondDr Le Va-et-Vient UonifOr MERCREDI 3D JUIN Sylvain Cossette quartette Écoute avec François MarcauœJe Ze Jess Quartets Robe longue et exubérance Trio Oerome Guilbeau» Tanguay Ensemble en pièces JEUDI F1 JUILLET Vanassextet Hommage à Oscar Peterson Les Blancs briants Moncef Genou » Trio Axel Fisch TENNEM 2 JNifT Kevin's Big Organ Band Marcaurelle Expérience Trio-fl Richard Latonde sextette SAMEDI 3 JMET Bernard Daigle quartette Expressions Tentaculaire Joshua Rager Quintet Mie-End Jazz Quartet * \ ïïh Quai des Brumes Bh Euphonie 20h UondDr ah Le Va-et-Vient Z3tl Uond'Or ITh Quai des Brumes ZQh LiondDr 2h beVfét-Vlent 23h UondDr tTh Quai des Brames ZDh UondDr ah LeVaet-Vient 23h UondDr ïïh Quai des Brames 20h UondDr Zb te Va-et-Vient Z3h UondDr sfumaum ZOh UondDr-wnun LION D'OR LE VA-ET-VIENT www.LOFFfestivaldejazz.com SOURCE ESTHÉSIO ART CONTEMPORAIN Alléluia #7, de Sylvain Bouthillette, 2004, médiums mixtes, 161 x 125 centimètres.DAMOUR OF SEA SHELLS ANO SAILING SHIPS ET D EAU SAlJfc prance • canaoa tutu • 2001 JUNE 18 >21 JUIN FESTIVAL „ montreal baroque VIEUX MONTREAL PARAGE • FOIRE BAROQUE • MUSIQUE EN PLEIN AIR • COURS GE MAITRE Le vendredi1S juin 20h30 DE PARIS À MONTRÉAL SMAM: Charles Daniels (UK); Ensemble Stradivaria (FR) 22H30 TRAVERSÉES AMOUREUSES ET INFERNALES Charles Daniels: Capriccio Stravagante (FR): Les Voix Humaines; Nigel North et Sylvain Bergeron GRANOS CONCERTS Le samedi T9 juin 20h ou 21 h CORDES VOILES ET VENTS Ensemble Masques; Le Mercure Galant Le dimanche 20 juin 20h30 l'IihU'lll LA MER JOUE chants d'Acadie Suzie Leblanc et ses musiciens Les samedi 19 et dimanche 20 juin 17h30 BACH 3 Cantates pour Saint Jean-Baptiste BWVZaOetIGZ Avec Daniel Taylor et Suzie Leblanc Le lundi 21 juin 20h30 DE VERSAILLES AU NOUVEAU-MONDE Théâtre Lavallière et Jabot; Bernard Deletré (FR) et Suzie Leblanc.La Bande Montréal Baroque; Marie-Nathalie Lacourslére et Olivier Brault Laissez-passer et billets toujours en vente !!! WWW MONTREAI.8AROQUE COM 514 845 7171 batailles consi f of s um Québec SS Canned If DFWHH ^1 « a_ rviomreait® -FACTOR Montréal^ I.K DKVOIII DESIGN GRAPHIQUE (J^) interpoles E f; LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 JUIN 2004 -• De Vise •- Poésie et vidéoclip Le MBAM présente une installation vidéo ludique et captivante centrée sur la notion de perception SATELLITE Nelson Henricks Du 10 juin au 17 octobre Musée des beaux-arts Pavillon Jean-Noël Desmarais 1380, Sherbrooke Ouest REPÈRES: ART CANADIEN CONTEMPORAIN, DK ANS D’ACQUISITION Du 10 juin au 3 octobre Musée des beaux-arts de Montréal Pavillon Michal et Renata Hornstein 1379, Sherbrooke Ouest MICHEL HELLMAN Pour la septième édition de Zone libre, série consacrée à l’art actuel, le Musée des beaux-arts a invité l’artiste vidéaste cana- Lesi .beaux détours U I T S CULTURELS 16 juin : COCTEAU conférence sur l’artiste et son temps 10 juillet : UPTON Théâtre de la Dame de Cœur 31 juillet : QUÉBEC Picasso et Cordier au Musée du Québec 5-6 août : ORFORD Concert, croisière, circuit patrimonial.Prix spécial jusqu’au 18 juin! Aussi SHAWINIGAN pour I Arche de Noé et la Cité de l'Énergie OTTAWA pour La Grande Parade.(514) 352-3621 dien de renommée internationale Nelson Henricks.Sa nouvelle œuvre, intitulée Satellite, est une installation vidéo ludique et captivante centrée sur la notion de perception et de communication.Nelson Henricks, qui est aussi musicien et écrivain, dit de son travail qu’il est «à mi-chemin entre le vidéoclip et la poésie».En effet, une succession rapide d’images tirées de sources variées — films d’archives, vieux documentaires éducatifs ou séquences de sa propre production vidéographique — et un fond musical techno entraînant donnent à Satellite une esthétique très branchée.Pour Henricks, le film d’art est un «champ d’expérimentation en marge de la télé, du cinéma et des beaux-arts» et il situe son œuvre aux extrémités de ces trois médias.Il s’inspire d’éléments de culture populaire, ce qui donne à son installation un caractère à la fois accessible et déstabilisant Métaphore du cerveau Ainsi, ce qui pourrait ressembler à un simple vidéoclip engage en fait le spectateur dans une réflexion complexe.Le film, d’une durée de dix minutes, joue en boucle.L’écran est divisé en deux parties, un peu comme un miroir qui reflète une image.Les séquences vidéo sont liées entre elles, jusqu’à se fondre parfois, mais les mots et les phrases qui apparaissent parfois sur l’image se succèdent, eux, en deux langues bien distinctes: à droite en français, à gauche en anglais.De temps en temps, la voix d’un narrateur, traduite simultanément sur l’écran, se fait entendre pardessus la musique.L’artiste joue avec les langues, met en relation des phrases dont la traduction semble absurde ou des mots qui s’écrivent de la même manière en anglais et en français mais dont le sens est différent (comme le mot «main»).Mais il ne cherche pas à faire ressortir, par ce bilinguisme, un quelconque message politique ou identitaire.Ce qui l’intéresse, c’est la langue elle-même, l’interprétation et la perception des sons et des images.Comme c’est souvent le cas dans les œuvres d’Henricks, les OUR IMAGES ARE POWERLESS J Extrait de Satellite 04, une bande vidéo de Nelson Henricks.SOURCE MBAM séquences du film se suivent à travers un fil conducteur complexe, une logique difficile à cerner.Selon Stéphane Aquin, le conservateur d’art contemporain du musée, l’œuvre Satellite se veut «une dissertation esthétique sur la manière dont l’être humain intègre, à travers les canaux sensoriels que sont l’ouïe et la vision, le réel».L’œuvre peut donc être perçue comme une métaphore du cerveau, d’où cette forme double qui représenterait les deux hémisphères.La succession rapide d’images représentant (entre autres) des schémas du canal auditif, la planète Terre ou des crèmes glacées correspondrait au rythme rapide de la pensée et imi- terait le «fonctionnement de l’intelligence» avec ses pulsions, ses envies, ses désirs.Cette explication donne une dimension intéressante à l’œuvre et on peut imaginer que l’artiste veut apporter une forme visuelle originale à l’écriture automatiste des surréalistes.Le résultat est à la fois humoristique et hypnotisant, une forme de poésie inusitée.L’art canadien récent À voir également au musée: l’exposition Repères: art canadien contemporain, dix ans d’acquisition, une sélection d’une quarantaine d’œuvres récentes de la collection, plusieurs d’artistes de Montréal, acquises au cours des ff&f • ^ taïfiiMtk Jfc Musee national des beaux-arts du Québec cm Parc des Champs-de-Bataille, Québec (418) 643-2150 1 866 220-2150 www.mnba.qc.ca dix dernières années.Ces œuvres sont regroupées «de manière à former un parcours thématique au travers de la création récente».En raison de la grande diversité des œuvres, l’idée d’un parcours thématique n’est pas très convaincante, mais celui-ci témoigne néanmoins de certaines préoccupations stylistiques similaires.Les artistes expliquent d’ailleurs leur démarche dans un texte qui accompagne leurs œuvres.Des photographies de Jeff Wall ou de Nicolas Baier à la sculpture de Barbara Steinman intitulée Lux — un lustre dépouillé qui nous accueille en haut de l’escalier et qui cadre admirablement bien avec le décor des pièces du pavillon Michal et Renata Hornstein —, la collection nous permet d’admirer certains des meilleurs exemples de l’art canadien récent une grande variété de sculptures, de photographies et de peintures, mais aussi des installations complexes, comme la Nature morte de Michael Snow, un travail holographique, et l’installation vidéo de Gisèle Amantea, Dans tes rêves, constituée de trente et un petits globes de verre qui renferment un miroir sur lequel se reflètent des images de films.On peut imaginer que l’artiste veut apporter une forme visuelle originale à récriture automatiste I des surréalistes PIERRE-LEON TETREAULT Plein-sud.Territoire d’abondance du 3 au 20 juin Galerie d’art Jean-Claude-Bergeron 150, rue St-Patrick, Ottawa, (ON), tel.(613) 562-7836 www.francoculture.ca/galeriejcb Les Impatients vous invitent à célébrer le printemps avec eux ! Expo-vente CABANES (architecture du chaos pour moineaux) 2' édition — Du 1" au 30 juin 2004 Une trentaine d’architectures délirantes réalisées par vingt créateurs exubérants pour un printemps multicolore! Les Impatients • 100, rue Sherbrooke Est, bureau 4000 Montréal, Québec H2X 1C3.Renseignements : (514) 842-1043 Heures d’ouverture : Du lundi au vendredi de 10 h à 17 heures.Entrée libre II CHARLES CORDIER L'AUTRE ET L'AILLEURS 10.06.2004 - 06.09.2004 Le goût de l'exotique d'un maître à l'âme vagabonde.Un voyage proposé par le Musée d'Orsay de Paris.Également à l'affiche cet été : Picasso et la céramique, Mimi Parent.Jean Benoit.Surréalistes, Double jeu.Identité et culture et Alain Paiement.Le monde en chantier.Abonnez-vous au Musée et profitez de nombreux privilèges, dont l'entrée gratuite à toutes tes expositions.L'exposition a été réalisée par le Musée d'Ortây à Paris avec la collaboration du Musée national des beaux-arts du Québec « du Datiesh Museum of Ait i New Yott Le Musée est subventionné par le ministère de la Culture et des Conununkations du Québec.JEAN McEWEN RÉTROSPECTIVE 1947-1999 Dernière journée GALERIE SIMON BLAIS_ NIWASKW (.esprits) Oeuvres sur papier, sculptures et broderies Jusqu'au 26 iuin 2004 Torn Bulowski (Anishinabe) Jacques Néwashish (Atikamek) Virginia Pésémapéo Bordeleau (Crie) Christine Sioui Wawanoloath (Abénaldse Wendat) Véronique Thusky (Anishinabe) Dam te cadre du 14* Festival Présence Autochtone .OWE Ou to Ml) Mn.SOM GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART 1460, me Sherbrooke Ouest, Suite B Montréal (Québec) (514) 849-6091 Mardi au vendredi lOh - 18h • samedi 10b - 17h LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 J l' 1 N 2 0 0 1 248.me Oue>: t5U> 49^9944 rtieatreoatremant ca HST- n ÛTT1 a e; x C e n t r i s hor Airis $14 S47 2206 www.ix ciNTRit.coM Une odeur de moisi SOURCE CHRIST AL FILMS Gaspard Ulliel campe Yvan, un délinquant de 17 ans détrousseur de cadavres.Inégal, étrange et beau THE STEPFORD WIVES (Les Femmes de Stepeord) De Frank Oz.Avec Nicole Kidman, Matthew Broderick, Bette Midler, Glenn Close, Roger Bart Christopher Walken.Scénario: Paul Rudnkk, d’après le roman dira Levin.Image: Rob Hahn.Montage: Jay Rabinowitz.Musique: David Arnold.Etats-Unis, 2004,93 minutes.MARTIN BILODEAU Z’'' a partait d’une bonne idée: re-'V visiter par le biais de la satire The Stepford Wires, roman troublant et terrifiant d'Ira Levin (Rosemary’s Baby) sur la réaction «azi-movienne» d’époux de banlieue face à la révolution féministe — roman que Bryan Forbes a intelligemment porté à l’écran en 1975, avec Katharine Ross et Paula Prentiss dans les rôles tenus ici par Nicole Kdman et Bette Midler, respectivement Puis, à la lumière du générique d’introduction, reproduisant d’an- ciennes pubs sur la félkité domestique des fées du logis, ça s’annonçait bien.Même qu’à la vue des premières scènes, montrant une directrice de la programmation d’un grand réseau de télévision (Kidman) chutant du sommet après avoir présenté aux représentants des chaînes affiliées des extraits des nouveaux reality shows bouseux qu’elle a supervisés, ça promettait d’être drôlement bon — du genre de To Die For, Kidman en feu comprise.Hélas, le petit bonheur intérieur que ressent un spectateur devant une comédie qui croustille et pétille n’a pas duré.On l’a compris dès l’élément déclencheur de l’histoire, soit l’arrivée de madame déchue et de son avorton de mari (Matthew Broderick, qui mérite mieux mais le sait-il?) dans la banlieue cossue de Stepford, Connecticut.C’est dans ce lieu aseptisé, où les épouses sont secrètement manufacturées sur l’ancien modèle, que la petite famille (ils ont deux enfants invisibles) espère repartir du bon pied.Mal leur en prit Tous les éléments comiques du scénario — désarroi de la nouvelle elue devant ce Pleasant-ville en Technicolor, son amitié avec une écrivaine récemment installée et non encore transformée (Bette Midler), puis leur complicité à toutes deux avec un gai (Roger Bart) que son conjoint voudrait rallier à son obédience républicaine — se voient réduits à quelques grimaces et clins d’œil.Du reste, tous les éléments du scénario s'enlisent dans la mise en scène ostentatoire de décors et de costumes, et se perdent comme l’écho dans l’alignement de gags pour sketch minute — dont certains sont drôles, néanmoins.De toute évidence, Frank Oz (In & Out, Muppets Take Manhattan) et son scénariste Paul Rud-nick (Jeffrey, Addams Family Value) n’ont pas su, ou voulu, prolonger et renouveler le discours d’Ira Levin (sur les rôles sexuels, la manipulation, le pouvoir, etc.), lequel annonçait le «backlash» féministe des aimées 80.On ne leur en tiendrait pas vraiment rigueur si la pertinence de ce discours, encore aujourd’hui, ne leur avait pas complètement échappé.Fondé autre- fois sur la conspiration de maris de la classe moyenne supérieure, le drame des femmes de Stepford se résume ici à une invention luxueuse pour multimillionnaires socialement insularisés et à la frustration de quelques mâles châtrés par le succès professionnel de leurs tendres moitiés.Quinze ans après Working Girl, ça sent le moisi.Plus grave encore, Kidman, si forte dans la première partie du film, devient presque une figurante dans la seconde, comme si le scénario avait épuisé avant l’heure tous les ressorts de son personnage.En Martha Stewart robotisée (ridée même est plutôt fédératrice), Glenn Close apparaît au début comme la belle surprise du film, puis, presque aussitôt, comme un encombrement.Quant à Christopher Walken, qui campe son époux ainsi que l’ingénieur machiavélique des femmes de Stepford, il peut jouer ça dans son sommeil.Pas sûr, du reste, que cette comédie a priori séduisante comme une femme de Stepford, au final vide comme leur ronron domestique, l'aurait réveillé.Fantasmes à nu LES ÉGARÉS D’André Téchiné.Avec Emmanuelle Béart, Caspar t UDieL Grégoire Leprince-Ringuet, Clémence Meyer, Samuel Labarthe.Scénario: André Téchiné et Gilles Taurand, d’après Le Garçon aux yeux gris de Gilles Perrault Image: Agnès Godard.Montage: Martine Giordano.Musique: Philippe Sarde.France, 2003,95 minutes.MARTIN BILODEAU Alors qu’il affichait dans les années 70 et 80 la rébellion de sa propre jeunesse (Les Sœurs Brontë, Hôtel des Amériques, Rendez-vous), le cinéma d’André Téchiné s’est au fil des ans replié vers la lumière naturelle et la transparence formelle.Les Roseaux sauvages, Ma saison préférée, et maintenant Les Égarés, projeté en compétition à Cannes l’an dernier, s’inscrivent dans la progression d’un cinéma qui n’a jamais cessé d’être centré sur les souterrains de l’âme, mais qui au lieu d’y plonger les hisse à la surface.La beauté de ce film intimiste et classique doit beaucoup à la lumière calibrée par la directrice photo d’Agnès Godard (La Vie rêvée des anges, Beau travail).Cette lumière de juin offre un contrepoint parfait à ce récit contemplatif tissé d’innocences brisées et d’apprentissages du danger qui se jouera à l’orée d’une clairière, dans quelque bois anonyme entre Paris et Bordeaux.Le long travelling d’introduction, sur la route empoussiérée par l’exode des Parisiens fuyant l’arrivée des troupes d’Hitler dans la capitale, semblait pourtant nous attirer ailleurs, sans doute vers quelque reconstitution historique.Puis, lorsque la caméra vient délicatement se poser sur le pare-brise d’une voiture dans laquelle prennent place Odile (Emmanuelle Béart) et ses deux enfants, Philippe (Grégoire Leprince-Ringuet) et Cathy (Clémence Meyer), on comprend que l’histoire de Téchiné et l’histoire de la France font deux, que la seconde est prétexte à la première, pas plus.Les tirs aériens de l’armée allemande obligent Odile et ses enfants à trouver refuge dans le boisé avoisinant, qu’ils atteignent de justesse grâce à l’assistance et à l’insistance dYvan (Gaspard Ulliel), un délinquant de 17 ans.Celui-ci, détrousseur de cadavres, les conduira jusqu’à une maison reculée et abandonnée (par un couple juif) où le quatuor s’installe en attendant que les circonstances le poussent à reprendre le fil de leur vie.Dans cet e^ace hors du temps et en marge de la guerre — qui évoque à la fois lUe de Crusoë et la parenthèse bucolique des Jeux interdits— s’amorce pour eux une attente inquiète.Puis, à mesure que l’inquiétude cède le pas à l’insouciance, des alliances secrètes se forment Entre Odile et Yvan, une attirance fâiysique se révèle, tandis que le jeune Philippe, jaloux de cette complicité, nourrit à l’endroit de ce sauveur énigmatique des sentiments ambigus mêlant fraternité et sexualité.Vous aurez compris qu’au-delà du soleil.Les Roseaux sauvages n’est jamais très Iran de cette histoire inspirée du roman Le Garçon aux yeux griade Gilles Perrault Malheureusement, le film livre rapidement tous ses secrets, au gré des développements dont Téchiné n’arrive pas, au bout d’un certain temps, à préserver leur part de mystère.Certaines idées s’épuisent avant leur matérialisation et le huis clos devient, par moments, assez monotone.Béart se révèle cependant touchante en ex-institutrice raidie par la terreur, mais raide dans l’âme, qui formule toutes ses phrases à l'impératif.Avec sa silhouette androgyne surmontée d’une tête de doux voyou, Gaspard Ulliel, l’élément étranger de cette histoire, vient lui aussi à bout de son mystère de sorte que le corps du film se dissout en partie avec lui.Plus ambigu et plus fort dans ses silences, le jeune Grégoire Leprince-Ringuet est pour sa part très juste en adolescent pris à la gorge par l’amour qu’il porte à sa mère et le rôle ingrat de second petit homme que le sort lui a demandé de jouer, fl compose, il est le personnage le phis égaré de ce film inégal, pourtant étrange et beau.ONCE UPON A GIRL Réalisation et scénario: Don Juwich.Avec Richmond Johnson, Carol Racente, Kelly Gordon, Hal Smith, Frank Welker, Musique: Martin Slavin.(1976).Cinéma du Parc.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR L> âge d’or du cinéma porno fut t la décennie 70.La libération des mœurs laissait fleurir tous les fantasmes.De nombreuses salles se spécialisaient dans le genre sulfureux.L’ère de la vidéocassette n’avait pas encore sorti le X des cinémas pour le transporter dans l’alcôve.Le dessin animé se mettait de la partie, pour le meilleur ou pour le pire.Once Upon a Girl, de l’Américain Don Juwich, eut le mérite en 1976 d’avoir déboulonné quelques contes de fées, mêlé les héros de légendes en animation avec des scènes d’acteurs, en injectant de l’humour dans le paquet-cadeau avec séances de copulation en tous genres.D est devenu classique.On se demande un peu pourquoi.Ces dessins n’ont pas la mer-veilleuse dégaine à langue lascive du loup libidineux dans Little Red Hot Riding Hood de Tex Avery, conçu pourtant bien avant.Ils n’ont pas non plus la finesse du dessin des bédéistes européens qui, côté porno, ont créé une imagerie en folie au cours des années 70.Once Upon a Girl ne fait guère dans l’animation de haut vol.Ses dessins sont simplistes, son scénario, pas très élaboré non plus, à la fois olé! olé! naïf et absurde.L’histoire est contée par l’acteur Hal Smith travesti en mère l’Oie, qui viendra témoigner en cour, en accord avec un DJ, de la plus scabreuse histoire qu’il connaisse.En fait, ce procès, qui met en scène de vrais acteurs, constitue la partie la plus faible du film.D sert de trait d’union aux différentes aventures animées, versions pornos de divers contes de fées.Le héros de Jacques et la fève géante et sa grenouille se laisseront d’abord émoustiller par les ébats aquatiques d’une belle laitière, avant de se livrer à toutes sortes de fantaisies plus ou moins coquines, dont quelques scènes de bestialité par batracien interposé.Cendrillon, de son côté, se présentera presque nue au bal avant de perdre ses derniers atours sous les assauts du pince.Le cynisme du dénouement viendra explorer l’envers des mots «7k vécurent heureux et eurent beau- COMMUNAUTÉ SÉPHARADE UNIFIÉE DU QUÉBEC QUINZAINE SEPHARADE UNE FENÊTRE SUR LA CULTURE JUIVE 17 JUIN AU 6 JUILLET 2001.Michel Boujenah Les Nouveaux Magnifiques PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE Les Nouveaux Magnifiques 3 soirs seul.4,5 et 6 juillet 20 h 30 • Théâtre Outremont (514)495-9944 Comment devenir UNE MERE JUIVE | EN* r\ LEÇONS Après avoir fait rire la France depuis 2 ans La pièce de théâtre hilarante enfin à Montréal 26- 27 - 29 juin Théâtre Outremont (514) 495-9944 Ouverture officielle lundi 21 ju CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN En présence de la ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration du Qoébec, Mme Michelle Courchesne.Vernissage des oeuvres de Yoël Benharrouche (Jérusalem) XBEQ] Autres s JEUD117 JUIN LA MASS DU SACRÉ Concert Hturçique multimédia haut en codeurs Belh Son 20 h Saga musicale mettant en scène choristes et musiciens Saidye Bronfman 20h30 JOMIBUeUET lARAM (C’EST ASSEZ!) Théâtre : adaptation de 2 nouvelles de Ionesco Saidye Bronlman 14 h et 20 h 30 % y ¦ SAMEDI 3 JUtUET LES FEUX DE L'ORIENT Pinhas, chanteur de musique orientale, sera accompagné de 10 musiciens Hevra Kadsha 22 h 30 Conférences, rencontres et débats CONFÉRENCES SUR LE THÈME LES VOIES DU DÉSERT Du 22 au 24 juin Conférenciers invités : M.Bar Zohar K.Valaskakis - J.Oliel D.Bensimon - S.Jacobovici CONFÉRENCES SUN LA GÉ0P0UTIQUE AU MOYEN ORIENT Du 27 au 30 juin Conférenciers invités : F.Encel - D.Bensimon - S.Aoun E.Bohemia - Z.Stemhell - R.Israéli Billetterie : (514) 735-5565 et (514) 737-8628 « 100,153 et 154 www.quinzainesepharade.com • ^ d» p»?^ Vf fs Québec:: f Banque Scotia \bank hapoorim Montréal® TT.j «“of! fifia coup d’enfants», un des meilleurs passages du film.Les aventures d’un Chaperon rouge qui n’a pins rien d’enfantin prêteront aux galipettes les plus scabreuses de Once Upon a Girl, quand la belle devra payer de sa personne son droit de passage à tous les bûche- roqs de la forêt qu’elle traverse.Érotique?Si on veut.Encore qu’on ait connu plus croustillant que ces Contes de ma mère l’Oie déculottés.Le film est surtout dépassé, en plus de manquer de fini, et arrache un sourire davantage qu’un titillement.6lG 2004 au Domaine SÈmmeVi SA1NT-IRÉNÉE CHARLEVOIX LE FESTIVAL INTERNATIONAL du 25 juin au 28 août 2004 ÜÂVANT-GOÛT OU PESnvÀr SAMEDI I SI JUIN - 20H30 20$ Quintette de cuivres du Domaine Forget Geoffrey Thompson et Trent Sanheim, trompettes, Guy Carmichael, cor, Evelin Auger, trombone, Lance Nagels, tuba James Sommerville, cor Suzanne Goyette, piano Ensemble de Cuivres du Domaine Forget Direction : Vincent Cichowicz Oeuvres de DEBUSSY, OELERUE.FORSYTH.GABRIELI, HUSA, TAMBERG ET KULESHA CONCERT D’OUVERTURE VENDREDI 25 JUIN - 20H30 32$ Carte blanche à Emmanuel Pahud » '|< m mm, mt: * JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le «nouvel» Impérial: fresques restaurées, rideau de scène de Briffa nettoyé, réparé et repeint dans sa partie basse, chandeliers de cristal imitant les originaux, sans compter le reste.des trois ordres de gouvernement et des fonds privés y furent engloutis.En 2000, les vieux fauteuils trouvaient des successeurs plus confortables, puis le toit et le système de climatisation étaient remplacés.En septembre 2002, le gros de la rénovation commençait.Trois autres petites salles?Éléphant blanc aujourd’hui, un bâtiment comme l'impérial qui compte 820 places sur deux étages?Ses dimensions le rendent difficile à chauffer l’hiver.François Beaudry-Losique précise par ailleurs que, depuis le 11 septembre 2001, les primes d’assurances ont doublé pour les bâtiments commerciaux, lesquels sont considérés comme des cibles éventuelles d’attentats.En tant que cinéma commercial, l’impérial était devenu caduque à l’arrivée des multiplexes aux nombreuses petites salles.Désormais, il est appelé à louvoyer entre spectacles et projections.Cet été, la belle salle sera louée pour des spectacles à Juste pour rire, pour l’événement Comedia, des premières de cinéma, etc.Une vocation qu’il gardera par la suite.Même si l’impérial n’a pu être équipé de nouveaux équipements scéniques (trop chers), il se rend disponible aux producteurs qui fournissent leurs propres équipements.Pour l’heure, François Beaudry-Losique veut reprendre son bâton de pèlerin pour chercher du financement pour les trois petites salles de 140 places atte- ?SMKM El RKN D'UIDE U JOURMl DE MOtfTRÛi."PETIT MIRACLE! UN SCÉNARIO SOUDE, UNE ACTRICE EXCEPTIONNELLE.DU VRAI CINÉMA" UPfiKSt "UNE BELLE RÉUSSITE .INFINIMENT TOUCHANT" INDICATIF PRÉSENT "ANNE MARK CAOIEUX.MERVEILLEUSE, A L'AISE ET SI NATURELLE" Anne-Marie Cadieux le bonheur c'est une chanson triste • lUtltÉUfMIt (iinwnKMMVlKiKIlCBK FNKXDauftimm m nttuiMM KNlF 1KFUU KfiKUii uim m MAINTENANT A L’AFFICHE I I—ciNtpif x ooéon-| .IqUARTMER LATIN^I e*«htws | XS nantes à l’impérial, dont il rêve.Mais ce coin du centre-ville croule sous les projets de salles dédiées au cinéma d’auteur.Tout traîne.Reste à voir si les visées d’expansion de l’impérial seront privilégiées sur celles des concurrents.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le grand médaillon central au-dessus de la scène, qu’on a connu tout brun, a révélé sous la peinture un magnifique blason aux armoiries du Canada.NE à Montréal du 10 au 21 juin 2004 www.nativelynx.qc.ca ?CINEMA ?il “MA,Ni “*1004 im i Les NOUVEAUTES et le CINÉMA en résumé, pages ?46 La liste complète des FILMS, des SALLES et des HORAIRES, pages ?7 14 lebonheurcestunechansontriste.com dans LAGENDA culturel De choses et d’autres Après Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, dont le destin canadien était scellé mercredi grâce à l’entente signée par le distributeur Alliance Atlantis Vivafilm avec les ayant-droits (le film prend l’affiche le 25 juin), nous apprenions également que Mondovino, sorte d’état du monde du vin par le sommelier-cinéaste Jonathan Nossi-ter (.Sunday, Signs & Wonders), se rendra lui aussi jusqu’à nous.En effet, la maison américaine ThinkFilms annonçait cette semaine qu’elle avait acquis ce documentaire peu après sa présentation à Cannes en compétition officielle.Basé à New York et à Toronto, ThinkFilms détient désormais les droits pour toute l’Amérique du Nord, si bien que le film de Nossi-ter, qui doit poursuivre la tournée des festivals à l’automne, devrait être distribué chez nous par l’intermédiaire d’un sous-distributeur québécois.Le communiqué diffusé lundi révélait par ailleurs que le film de Nossiter nous arrivera écourté et remanié.Il semblerait en effet que la version cannoise n’était pas définitive.En plus de ce film formidable, sur l’affrontement entre la tradition vigneronne des vieux pays et l’industrialisation du Nouveau Monde, ThinkFilms a également fait l’acquisition de la série télé en dix volets (d’une heure chacun) que Nossiter entend tirer des quelque 500 heures d’images qu’il a tournées au fil de son enquête menée sur trois continents.ThinkFilms prévoit sortir le film et la série en DVD dans le courant de l’année 2005.¦ Simultanément à la sortie en DVD des Invasions barbares (par Alliance), le 13 juillet, le distributeur Les Films Séville réédite dans le même format Le Déclin de l’empire américain, qui en 1986 donnait naissance à Rémy, mort depuis.Pour la circonstance, la jaquette nous promet un nouveau transfert numérique avec restauration de la piste sonore, ainsi que des entretiens avec Denys Arcand et quelques-uns des acteurs du film.Aucune mention, dans l’annonce, du producteur Roger Frappier.Devant le désintérêt des Américains et des Anglais à qui il tente depuis un an de vendre les droits de remake de La Grande Séduction, ce dernier annonçait cette semaine son intention de le produire lui-même.Voilà qui peut paraître étonnant, d’autant que le film de Jean-François Pouliot a été acheté par 17 pay?, dont la France et les États-Unis.Dans les circonstances, est-il besoin de rappeler à Roger Frappier que La Grande Séduction a été vu par plus de gens, à l’international, que Love and Human Remains^ Toujours à l’échelle internationale, quel pourcentage des spectateurs des Invasions barbares a vu Stardom, du même Denys Arcand?¦ Le nouveau numéro (116-117) de 24 Images arrive en kiosque lundi, soit près d’un an après la parution du numéro précédent (115).Dans l’intervalle, *la revue québécoise du cinéma» a traversé un véritable purgatoire culminant sur le rachat de la licence par Philippe Gajan, qui en assure désormais la direction.Le format reste inchangé, mais la ligne graphique est renouvelée.Un peu plus austère, avec abondance de photos en noir et blanc, dont la moitié sont floues, légèrement ou carrément Une discussion avec l’imprimeur s’impose.Au niveau du contenu, le premier numéro de la nouvelle existence de 24 Images donne peu de place à l’actualité, exception faite de quelques recensions, à la fin.Pour le reste, les rédacteurs ont passé en revue leur année d’absence, revenant sur des films importants (Elephant, Dogville, Les.Tri-plettes de Belleville) et d’événements importants — dont le décès de Jean Chabot qui fait l’objet d’un hommage bien senti auquel a par-tidpé Nancy Hustoa «Une revue de cinéma comme 24 Images se doit d’être présente sur deux fronts: celui de l’actualité et celui de la réflexion», déclare Philippe Gajan dans son éditorial, tout en reconnaissant le déséquilibre de ce numéro.Martin Bilodeau CHR1STAL FILMS présente SÉLECTION OFFICIELLE C»> FESTIVAL DE CANNES « Un Téchiné tenu et retenu, habité par des acteurs magnifiques.» - Studio « Un pur plaisir de cinéma.» - Monsieur Cinéma « .un film qui a sa place dans le grand cinéma français.» - Libération « .du cinéma intelligent et sensible.» - Le Point fv wTl v >'a "v V'* M • ,• |F jrmmr $ * .< >¦¦ ; / EMMANUELLE BÉART GASPARD ULL1EL LES EGARES UN FILM DE ANDRÉ TÉCHINÉ STUDIO CANAL CHR| PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! r—FAMOUS PLAYHWS-I CMÊPUEX OOÉON——« f I PARISIEN ?I lBOUO
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