Le devoir, 12 juin 2004, Cahier A
roses de Chine w w w .1 e d e v o i r.c o m LE DEVOIR V o L .X C V X ¦ 1 3 1 ?LES SAMEDI 12 ET DI M A N C II E I 3 J IT I N 2 O O I Le général Harper Fin stratège et idéologue.pragmatique Ottawa — S’il fallait le comparer à une pièce de jeu d’échecs, le chef conservateur Stephen Harper prendrait sans contredit les allures du roi noir, celui qui attend que son adversaire fasse le premier geste pour ensuite mieux percer ses défenses et profiter de ses faiblesses.Il n’a pas manqué de le faire durant cette campagne et, après seulement trois semaines de course, le voilà au sommet des sondages.Stephen Harper, premier ministre, ce n’est plus une hypothèse farfelue.Le sondage Ekos, publié dans La Presse et le Toronto Star hier, montre que le Parti conservateur (33,8 %) a devancé les libéraux (30 %) et que M.Harper pourrait se retrouver à la tête d’un gouvernement minoritaire, sinon majoritaire.Ceux qui le connaissent sont davantage ravis que surpris par la campagne sans bavure qu’il a menée.MANON CORNELLIER «Il planifie à l’avance.Il est le genre de général que vous voudriez avoir pour mener une bataille.Quand il examine le terrain, il est capable d’identifier les forces et les faiblesses des différents camps, de cerner la direction d'ensemble et de trouver la façon d’arriver au but «Nous avons besoin de redéfinir radicalement le conservatisme » sans s’embarrasser des menus détails», raconte Jim Si-lye, un ancien député réformiste qui est retourné aux affaires en 1997.M.Harper n’est pas un leader charismatique qui électrise les foules.«Il est affable et de compagnie agréable, mais ce n’est pas lui qui va faire lever un par- nu YOUNG REUTERS ty», rigole M.Silye.Réservé, il sourit peu et refuse de se plier aux diktats des faiseurs d'images.Âgé de 45 ans, il est né et a grandi à Toronto avant de prendre le chemin de Calgary où il a travaillé brièvement comme analyste-programmeur pour ensuite étudier l’économie» Passionné de politiques publiques, il travaille ensuite à Ottawa pour le député conservateur Jim Hawkes, mais l’assainissement des finances publiques ne va pas assez vite à son goût et il ne digère pas l’attribution du contrat d’entretien des CF-18 à Bombardier plutôt qu’à Bristol, de Winnipeg.De retour à Calgary, sa route croise celle de Preston Manning.Ce dernier raconte avoir demandé au professeur Robert Mansell de lui référer son étudiant le plus brillant afin de l’aider à élaborer le VOIR PAGE A 10: HARPER 2.1 83 + T A X E S » 2,50$ Les grandes villes à la solde des libéraux?Le vrai problème, c’est le déséquilibre fiscal, répliquent les conservateurs ANTOINE ROBITAILLE Si tant de maires des plus grandes villes canadiennes ont pourfendu le Parti conservateur depuis quelques jours — le maire Campbell de Vancouver allant jusqu’à les traiter de «barbares» —, c’est qu’ils ont des «affiliations politiques claires» et participent à «l’agenda de certains partis fédé- Lg Bloc raux», principalement le Parti libéral.C’est ce qu’a déclaré hier partagé le au Devoir le candidat-vedette du Parti conservateur dans Ahunt- point de vue sic, Jean Fortier.Ce dernier, qui a été président du comité exécu- du rC tif de la Ville de Montréal sous Pierre Bourque dans les années 90, a entre autres pointé le maire Gilles Vaillancourt, de laval, reconnu pour ses affinités libérales.Ce ne sont pas uniquement les épithètes malveillantes qui mettent M.Fortier en colère mais la «nouvelle conception» des villes canadiennes, lesquelles cherchent à se présenter comme des «entités en soi» et non plus comme des créatures des provinces.Cela transpire des principes de la «nouvelle entente» que les maires réclament instamment depuis des mois et qu’ils ont encore une fois demandée solennellement dans une «déclaration» rendue publique hier à Montréal, à la clôture du Forum national sur la VOIR PAGE A 10: VILLES ¦ Autres textes sur la campagne électorale , en pages A 2, A 3, A 4 et B 1 ¦ Un budget bleu: l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon en page B 4 Le Cirque du Soleil prépare deux nouveaux spectacles STÉPHANE BAILLARGEON Le Cirque du Soleil (CS) a l’ambition de ses vingt ans dorés: des projets spectaculaires à revendre et surtout d’immenses moyens pour les réaliser.Les deux plus importants spectacles en gestation au quartier général de Montréal visent, d’une part, la production du nouveau show qui sera présenté en tournée mondiale à compter du printemps 2005 et, d’autre part, la réalisation d’un important hommage aux Beatles destiné à une salle permanente.VOIR PAGE A 10: CIRQUE ¦ Lire notre dossier dans le cahier Culture INDEX Actualités.A2 Annonces.C 6 Avis publics.C 9 Bourse.C 2 Carrières.A8 Décès.C 7 Économie.C1 Éditorial .B4 Idées.B 5 Monde.A 8 Mots croisés.C 8 Météo.C 8 Perspectives.B 1 Rencontres.D 2 Société.B 6 Sports.C 10 Reagan City Jour de deuil à Dixon, petite ville de l’Illinois où l’ancien président a grandi L’Amérique a fait hier un adieu solennel à Ronald Reagan lors de funérailles nationales grandioses dans la cathédrale de Washington en présence de dirigeants du monde entier.Retransmise en direct par les chaînes de télévision américaines, la cérémonie œcuménique, qui a duré une heure et demie, a été célébrée devant quelque 4000 personnes (lire nos informations en page A 9).Loin des feux médiatiques, Dixon, la petite Ville «qui lui a donné toutes ses valeurs», lui a aussi rendu hommage.Reportage.ANTOINE CHAR Dixon, Illinois — Entourée de quelques collines verdoyantes tout à fait déplacées dans le plat pays de ITllinois, Dixon n’a pas attendu la mort de Ronald Reagan pour prolonger la mémoire de l’enfant dp pays: la petite ville où a grandi le 40' président des Etats-Unis lui a depuis longtemps offert une statue, une école, une rue et un pont Dixon devrait en fait s’appeler Reagan City.Cette ville de 15 941 âmes, située à 160 kilomètres au sud-ouest de Chicago, s’est arrêtée de respirer hier, le temps de suivre, comme des millions de téléspectateurs américains, les funérailles grandioses à Washington de celui qu’elle a d’abord connu comme maître nageur.«Il a sauvé la vie de mon père en 1930, quand il avait cinq ans, en le retirant de la rivière où il était tombé», rappelle avec fierté Jim Dunn, 49 ans, rédacteur en chef du Telegraph, qui ne dort plus depuis la mort de l'ancien locataire de la Maison-Blanche.Au total, en sept étés, Reagan aurait sauvé 77 personnes, «dont plusieurs étaient des femmes qui se jetaient dans la rivière Rock uniquement pour pouvoir se retrouver dans ses bras», précise-t-il, sourire en coin.Quand le plus célèbre nageur de Dixon visitait sa ville, il aimait en tout cas rappeler que c’était la statistique dont il était le plus fier.Il est revenu sue fois à Dixon.La première fois en 1941, lorsqu’il était encore un acteur de série B à Hollywood.La dernière en 1990, deux ans après avoir été remplacé par le père de George W.Bush, fils spirituel de Reagan.Né au-dessus d’une petite banque du village voisin de Tampico, Reagan n’a jamais oublié Dixon, où il vécut de 1920 à 1932 avant de la quitter à bord d’une VOIR PAGE A 10: REAGAN mm Panasonic PETER MORGAN REUTERS Times Square à New York, où étaient retransmises sur écran géant les funérailles nationales de Ronald Reagan.4 j 778313000696 A 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 JUIN 2 0 0 4 ELECTIONS 2004 Le B’nai Brith demande un peu plus de civilité L* organisation juive B’nai Brith ' demande aux partis politiques fédéraux actuellement en campagne électorale de revenir à un peu plus de civilité.•Le Canada n’est pas seulement un pays tolérant, c’est un pays qui a été bâti sur le respect de la diversité des opinions», a écrit dans une lettre ouverte Harold Davis, le président national de B’nai Brith.«Sans ce respect, les fondations mêmes de notre so- ciété sont menacées, a-t-il poursuivi.Il est donc impératif que ceux qui aspirent à des postes publics donnent l'exemple aux Canadiens en s'assurant que leurs mots et leurs actions soient en harmonie avec les critères les plus élevés du discours civil et des débats.Aucun candidat ni parti politique ne devrait recourir à la politique de la division pour gagner.» Presse canadienne Voter pour le Bloc aidera les conservateurs, prévient Martin /¦ CIOISltlES 2IM • SSLBEC T8IRS 'N ,, .„„lu, .n.jf,,,,,,,-_^_______ SOL ^ BEC ¦ MSC RHAPSODY - NOUVEAUTÉ Mer et Capitales Baltiques Fiords Norvégiens départ 19 juin, 03,17 31 juillet, 28 août; 7 NUITS A pat tir de 1,250$ départ 26 juin, 10,21 juillet, 28 août, tM sept.; 7 NUITS À partir de 1,250$ Grèce, Mer Noir, Turquie.Sicile départ 20 sept.; 11 NUITS; à partir de 1290$ Espagne, Marco, Canaries.Madère départ 07 août; 14 NUITS; à partir de 2930$ Cabine Int., Cat.f, Ht bas convertible MSC MONTEREY - RÉVISÉ Crète, Grèce, Mer Noir, Turquie, Malte, wn»At Grèce, IMer Noir, Turquie.Sicile, départ 29août Grèce, Turquie, Chypre, Egypte, Crète, départ21 juin, 24juu.Espagne.Madère.Canaries, Marco, départ 21 juin, 29 sept.Espagne, Portugal, Marco.Gibraltar, départ 13 juillet, ixaoùt À partir de- 1550$, Cabine Int., Cat.1, lit bas convertible Cabine Int., Cat.2, Ht bas convertible Prix par personne, en occ.double (vols en sus) Frais portuaires, gouvernementaux, taxes Inclus www.soibectours.com | LIA LÉVESQUE Toronto — Apres les nouveaux messages publicitaires plus agressifs des libéraux contre les conservateurs, c’est le ton du chef libéral Paul Martin qui s’est fait plus mordant que jamais hier, en tournée électorale.De passage à Toronto, prenant la parole devant des femmes d’affaires, il a cherché à secouer les électeurs canadiens, visiblement ébranlé par le dernier sondage Ekos, qui donne l’avance aux conservateurs, à 34 %, devant les libéraux, à 30 %.M.Martin a prévenu que ces élections ne ressemblent à aucun des scrutins précédents parce que «la droite est unie et compétitive» cette fois-ci et qu’elle se fait plus menaçante que jamais sous Stephen Harper.Et plus que jamais encore, a-t-il dit, deux visions opposées du Canada s’affrontent au sein des deux partis qui ont des chances de former le prochain gouvernement, soit le PLC et le PCC.«Attachez vos tuques», a-t-il lancé en anglais, plus tard, lors d’une rencontre avec la presse, prévenant que les deux semaines de campagne qui restent marqueront la différence entre les deux partis.•Ça va être deux semaines à ne jamais oublier.» Si Stephen Harper est élu, le Canada aura moins de poids dans le monde, perdra de la crédibilité, «rétrécira» dans ses propres frontières.Le chef conservateur devra tellement réduire ses dépenses pour parvenir à diminuer les impôts et réinvestir dans la Défense que cela équivaudrait à faire disparaître plusieurs ministères, a soutenu le chef libéral.Du même souffle, M.Martin a pourtant nié à chercher à faire peur aux électeurs, à diaboliser Stephen Harper en noircissant son programme.«Pour moi, ce n’est pas une campagne de peur du tout, c’est un débat d’idées, et M.Harper doit défendre ses idées, comme je défends les miennes.» Il a expliqué que ce n’est pas lui mais Stephen Harper qui évoque CONCOURS LE DEVOIR Austrian Airlines 3 En collaboration avec > club^Mvoyages Faites votre choix PRAGUE — BUDAPEST — VIENNE — VARSOVIE — CRACOVIE Gagnez un voyage en Europe POUR DEUX VERS LA DESTINATION DE VOTRE CHOIX ! 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femmes d’affaires, hier, à Toronto.Le ton et le propos étaient plus mordants.la possibilité de renier la signature du Canada sur le protocole de Kyoto, qui menace les subventions aux industries culturelles et qui veut abolir le registre des armes à feu.Appel aux Québécois M.Martin s’est adressé plus personnellement aux Québécois, lesquels, dans le dernier sondage, appuieraient le Bloc québécois par une trentaine de points de plus que le Parti libéral.«Chaque vote pour le Bloc met l’alliance conservatrice en meilleure position pour mettre en œuvre son programme, un programme mis en œuvre par un gouvernement n’ayant aucun élu au Québec», a lancé le chef du PLC.•Si anales deux visions qui s’af- frontent, la vision libérale et la vision de l’alliance conservatrice, et qu’on vote pour le Bloc, c’est un appui qu’on donne à la vision de l’alliance conservatrice, qui est tout à fait contraire à la vision québécoise», a-t-il opiné.Tout à l’opposé de M.Harper, M.Martin s’est posé en défenseur de la Charte des droits, en défenseur de la Loi sur les langues officielles, en ministre qui a rééquilibré les finances publiques et qui ne recourra jamais à la clause dérogatoire pour restreindre des droits fondamentaux.À l’heure du souper, M.Martin a pris un copieux bain de foule au cœur du quartier chinois de Toronto, au milieu des présentoirs à fruits et légumes et des bicyclettes garées un peu partout.Sous forte escorte policière, M.Martin a pu se frayer un chemin, quelques admirateurs et militants venant lui serrer la main.A peine deux ou trois voix discordantes se sont fait entendre: une femme dans une voiture criant «NPD, NPD!» et un homme l’interpellant «Hé, Paul Martin, allez-vous vous rappeler de Toronto?» Aucun n’a inquiété M.Martin.Plus tôt en journée, le premier ministre Martin avait pris la parole à Montréal, devant les maires des 22 plus grandes villes du Canada.E y avait réitéré son ouverture à discuter dans le but de trouver des sources de financement plus fiables pour les villes, notamment grâce à une portion de la taxe d’accise sur l’essence.Presse canadienne ACTUELS Depuis 20 ans Sur rendez-vous (5i4) 335-0705 Modulâire Condo u ^ÊÊÈBÊEl gpPRS N* m ***** 1 des Pères 2004 V.-ÿtrvv;.„.jz&y -1 -i T CT',1 1 Codepostal:.Courriel:.| Téléphone : (rés.).(bur.).J ljxocouissort«»onittœ àja rMspüondu^ewmweif au 500 s.Question mathématique :( 76 -13 ) +24 a.Ahonné(e) : Oui ?Non Q le 31 mai au 21 Jusqu’au 21 juin, achetez un matelas suédois TEMPUR et recevez une Trousse de Voyage Célestrale comprenant un Oreiller Transit TEMPUR et un Siège de Confort TEMPUR dans un sac de voyage brodé d'une valeur de 300 $.Les clients qui achètent un matelas TEMPUR, un oreiller ou un produit de soutien durant la période de promotion auront la chance de gagner une Évasion à un club de luxe d’une valeur de 7,500 $.Pour tous les détails du concours, visitez un détaillant autorisé de TEMPUR.l'essence # if MPUR léside dans son histoire, sa iwommêe à l'échelle internationale et dans 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favorables pourraient démotiver les militants , La décision d’Election Canada aura peu d’influence sur les électeurs JIM BROWN Ottawa — En raison d’une décision rendue ü y a un an par une cour de la Colombie-Britannique, des électeurs de certaines régions connaîtront les résultats du prochain scrutin fédéral dans d’autres coins du pays avant quls n’aient eux-mêmes voté, le 28 juin.Toutefois, il est peu probable que cette connaissance partielle des résultats, sans précédent, ait beaucoup d’effet sur l’issue des élections à l’échelle nationale, affirment des politiciens et des spécialistes de la chose politique.«Je crois que notre démocratie va survivre», a indiqué hier Nelson Wiseman, politologue à l’université de Toronto.«Je crois que l’impact en a été grandement exagéré.» Les porte-parole des partis libéral, conservateur et néodémocrate ont dit partager cette opinion, affirmant que leurs formations respectives ne comptent pas modifier leur campagne afin d’influencer le vote.La question a été soulevée jeudi alors que le directeur général des élections du Canada, Jean-Pierre Kingsley, a annoncé qu’Elections Canada cessera d’appliquer les dispositions juridiques qui interdisent la diffusion prématurée des résultats électoraux dans les circonscriptions où tous les bureaux de scrutin ne sont pas encore fermés.L’an dernier, la Cour suprême de la Colombie-Britannique s’était opposée à l’amende de 1000 $ imposée à Mike Bryant, de Coquitlam, pour avoir diffusé sur Internet les résultats du vote dans l’est du pays lors des élections d’il y a quatre ans, ce qui avait alors permis aux électeurs de TOuest d’en prendre connaissance.L’autorisation d’en appeler de la décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique devant la Cour d’appel de cette même province a été accordée, mais l’appel n’a pas encore été entendu.La décision de la Cour suprême sera appliquée dans l’ensemble du pays pendant les élections générales de cette année, en attendant la décision du tribunal d’appel Presse canadienne Un ex-allianciste appuie le PLC Ottawa — Ancien directeur des opérations politiques de l’Alliance canadienne, Barry Yeates presse à son tour les électeurs du pays d’y penser à deux fois avant de voter pour le Parti conservateur.M.Yeates a accordé son soutien aux libéraux, hier, dans une lettre ouverte adressée aux directeurs de l’information des médias.«Je m’inquiète de plus en plus du programme social conservateur vide qui est maintenant avancé par le Parti conservateur nouvellement constitué», a-t-il écrit «Je crois que les opinions exprimées par un certain nombre de candidats conservateurs et responsables du parti sur des questions aussi diverses que l'avortement, l’orientation sexuelle, le bilinguisme et l’immigration tendent à l’intolérance, atil ajouté.Je suis par conséquent profimdé-ment inquiet au sujet de ce qu’un gouvernement de Stephen Harper pourrait vouloir dire pour le Canada.» Le chef conservateur affirme que de telles attaques sont le fruit du désespoir du Parti libéral, qui ne parvient pas à empêcher sa campagne de jâquer du nez.Toutefois, les avertissements proviennent de plus en plus de ses propres rangs.Presse canadienne SYLVAIN LAROCQUE Les intentions de vote sont devenues si favorables au Bloc québécois que le parti de Gilles Duceppe a senti le besoin de publier un communiqué, hier matin, dans le but de maintenir la motivation des troupes.Un sondage diffusé hier matin donnait pas moins de 54 % d’appuis au Bloc contre 22 % aux libéraux de Paul Martin — un score sans précédent pour le parti souverainiste fédéral.«Sur ça, on a quelques réserves», a commenté M.Duceppe lors d’un point de presse tenu devant une usine de Bombardier, à Dorval.«On se dit: faisons attention pour être bien sûrs.Vous savez, on dit toujours [que les résultats des sondages sont exacts] 19 fois sur 20, alors on ne veut pas que ce soit la 20 et qu'on se fasse des illusions.Il nous fout maintenir cette attitude de zéro-zéro tous les jours, il fout que notre monde travaille jusqu’à la fin.» Presque au même moment, le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Henri Massé, disait tout haut ce que bien des bloquistes pensent tout bas.«Si la population canadienne décide de se donner un gouvernement majoritaire, elle s’en donnera un et on vivra avec, un peu comme on fait au Québec à ITteure actuelle, a-t-il d’abord déclaré.Mais je pense que, dans le sens des intérêts du Québec, à ITteure actuelle, on serait mieux avec un gouvernement minoritaire, afin qu’on soit un peu plus capables d’influencer les décisions.Si c’est majoritaire, on aura un peu moins de pouvoir» Fidèle à sa stratégie, le chef bloquiste a refusé d’entériner les propos du chef syndical, même si certains de ses députés l’ont déjà fait «La meilleure situation pour les Québécois, c’est d’avoir une majorité de députés du Bloc pour défendre leurs intérêts», a-t-il répété.Et malgré sa bonne tenue dans les sondages, Gilles Duceppe s’abstient de mettre la barre plus haut dans le but de motiver davantage ses militants.«J'ai toujours dit que, dans la vie, il est difficile définir meilleur que premier et c’est toujours l’objectif que l’on a», a-t-il affirmé, sans vouloir donner plus de précisions sur le nombre de sièges qu’il souhaitait récolter.Faire tomber le gouvernement M.Duceppe ne semble toutefois pas se plaindre du pouvoir plus grand que sa formation détiendrait sous un gouvernement minoritaire.Pour la deuxième fois en deux jours, il a évoqué la pssibilité de défaire un gouvernement qui refoserait une revendication du Bloc, à la condition bien sûr que l’enjeu en question fasse l’objet d’un vote de confiance aux Communes.Ainsi, le chef du Bloc n’a pas tardé à acquiescer à la suggestion d’Henri Massé de «faire tomber» le prochain gouvernement si celui-ci n’acceptait pas d’adopter «une véritable politique de développement de l’industrie aéronautique».«Sur ça, pas question pour nous de dire: on va rester en place puis on va oublier nos engagements, a promis Gilles Duceppe.Non, ils devront faire pour l’aéronau- tique ce qu’ils font pour l’industrie automobile en Onto» rioetce qu'ils font pour les pétrolières dans l’Ouest.Sur ça, oui, ils devront livrer.» M.Duceppe a toutefois reconnu que c’est au gouvernement, et non au Bloc, que reviendrait la détermination des enjeux qui constitueront des questions de confiance au Parlement «C’est le gouvernement qui décidera si c'est une question de confiance et les partis s’aligneront en conséquence», a-t-il souligné, avant de faire allusion aux élections anticipées qu’avaient déclenchées les conservateurs minoritaires de Joe Clark, en 1979, à la suite d’un vote perdu en Chambre.Le Bloc et la FTQ réclament qu’Ottawa améliore le soutien financier aux entreprises des secteurs de l’aéronautique et de l’aérospatiale afin qu’elles puissent mieux faire face à la concurrence mondiale.Même si elle est sur la même longueur d’onde que le Bloc en matière d’aéronautique, la FTQ n’est pas prête à prendre position en faveur du parti souverainiste.Mais Q est difficile d’être plus près d’un appui formel «Je le dis et je le redis: c’est clair que chez nos membres, il y a beaucoup plus de sympathie qui va vers le Bloc et il y a du monde qui travaille pour le Bloc», a lancé M.Massé, en ajoutant que, selon lui, libéraux et conservateurs sont trop à droite, tandis que les néodémocrates sont trop «centralisateurs».«Us sont pires que les libéraux sur le plan de la centralisation», a-t-il laissé tomber.Presse canadienne Une pensée pour papa! 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acquis.Les Québécois, en colère comme jamais en raison du scandale des commandites, pouvaient rester fidèles au Bloc.Les Canadiens de l’Ouest pouvaient continuer à évoluer sous l’influence du nouveau Parti conservateur, dirigé par un Albertain et encore étroitement lié à la défunte Alliance canadienne.Au fil d’arrivée, cela n’empêcherait pas les libéraux de pouvoir compter sur l’Ontario.En effet, c’est la pression du caucus de l’Ontario qui a scellé la décision des libéraux, qui ont opté pour la tenue d’élections à la fin du mois de juin, fl était envisageable que l’Ontario, qui avait donné 95 de ses 103 sièges aux libéraux lors des dernières élections, ne puisse en faire autant cette fois-ci.La province devait toutefois pouvoir en fournir assez pour faire en sorte que le prochain gouvernement soit libéral, même si, ailleurs, des pertes pouvaient le priver de sa majorité.Situé au centre du pays, l’Ontario devait rester le point central du Parti libéral.Pourtant, tôt après le début de la campagne, la position du centre a commencé à fléchir.Début juin, selon IPSOS-Reid, les libéraux n’étaient déjà plus en tête, ne recueillant que 32 % des intentions de vote, derrière les conservateurs (35 %) mais devant le NPD (25%).Comment un renversement pareil a-t-il pu se produire?Au dire de tous, il faut y voir l’effet d’une réaction négative au dernier budget des libéraux provinciaux.Pendant la campagne électorale provinciale, Dalton McGuinty avait officiellement promis qu’il n’imposerait pas de hausse de taxes.C’est pourtant ce que son budget a fait en rétablissant une prime spéciale afin de financer le système de soins ae santé.Selon Ekos, les Ontariens ont désapprouvé cette mesure dans une proportion de cinq contre un.Cependant, pour qu’un budget provincial ait un effet aussi dévastateur, il fallait que l’appui aux libéraux fédéraux soit déjà fragilisé.Apparemment, ce budget a d’abord servi à confirmer les doutes éveillés par le scandale des commandites, selon lesquels on ne peut pas faire confiance aux libéraux.Les libéraux ne se sont pas aidés avec la façon dont ils ont géré les affaires du parti pendant cette période.La célèbre lutte entre Sheila Copps et Tony Valeri pour une nomination dans le comté de Hamilton n’a été que l’une des nombreuses batailles amères qui ont déchiré les factions rivales des libéraux.Dans Brampton, Paul Martin a pris les devants et choisi de nommer Ruby Dhalla plutôt que d’attendre le résultat d’une éventuelle course entre les trois candidats qui rivalisaient pour cette nomination.Avec, pour résultat, que l’association libérale a servi les candidats conservateurs.Mais les conservateurs sont eux aussi vulnérables face aux électeurs de l’Ontario.En effet, l’élan en faveur des conservateurs semble davantage être le reflet d’une aliénation aux libéraux que d’un intérêt solide pour les conservateurs eux-mêmes.Après tout, lors des dernières élections fédérales, le conservatisme social de l’Alliance canadienne avait suffi à détourner bien des Ontariens qui, autrement, avaient bien des raisons de voter contre les libéraux de Jean Chrétien.Récemment, les libéraux se sont plu à mettre en lumière les racines alliancistes des conservateurs et à reprendre toutes les déclarations des candidats conservateurs qui allaient dans ce sens.De la même manière, plusieurs Ontariens auraient aussi raison d’être méfiants à l’endroit des projets des conservateurs dans le domaine de la fiscalité.Aux coupes massives du gouvernement conservateur de Mike Harris en Ontario s’est ajoutée une diminution importante des services publics.D’autant plus que le gouvernement d’Emie Eves a laissé la province avec un déficit qui, selon le gouvernement McGuinty, s’élevait à 5,6 milliards.Depuis, la colère envers le budget du gouvernement McGuinty semble avoir écrasé les griefs prolongés des Ontariens à l’encontre des conservateurs provinciaux.Les libéraux fédéraux ont choisi de mettre l’accent sur la question sociale vue dans la lorgnette des conservateurs.Par leurs propos sur l’avortement et les droits des homosexuels, plusieurs candidats conservateurs ont ainsi servi la cause de certains libéraux.Qui plus est, des indices montrent que la stratégie fonctionne.Selon un sondage IPSOS-Reid mené entre les 4 et 8 juin, l’appui aux libéraux aurait rebondi de 32 à 40 %.Cette reprise s’est faite au détriment du NPD plus qu’à celui des conservateurs.Sans compter qu’un sondage Ekos suggère au contraire qu’il n’y a pas de reprise pour les libéraux en Ontario, plaçant plutôt les conservateurs à 38 % et les libéraux à 34 %.fl reste à savoir si la fortune des libéraux peut être redressée par la nouvelle salve de publicités négatives, qui mettent l’accent sur Stephen Harper, ou même sauvée par une brillante performance de Paul Martin aux débats télévisés.Mais les électeurs pourraient tout aussi bien décider d’ignorer tout ce que les libéraux auront à dire.Pire, des attaques personnelles contre Harper pourraient même leur aliéner encore plus d’électeurs.D’ici là, à moins que les libéraux ne trouvent le moyen de faire en sorte que ce soient les conservateurs et non eux-mêmes qui soient au centre des débats, l’Ontario ne pourra pas fournir aux libéraux le noyau dur dont ils ont besoin pour espérer former le prochain gouvernement, qu’il soit majoritaire ou minoritaire.Kenneth McRoberta Mise en garde de Layton aux travailleurs de l’auto ARCHIVES REUTERS Jack Layton, que l’on voit ici accompagné de son épouse, Olivia Chow, a fait un arrêt à Windsor, hier, où il a mis en garde les travailleurs de l’automobile contre l’élection d’un gouvernement conservateur.MURRAY BREWSTER Windsor, Ontario — Le dirigeant du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a mis en garde les travailleurs de l’automobile hier en leur affirmant que l’élection d’un gouvernement conservateur aurait pour effet la fin de l’industrie de la construction automobile au Canada.Cette nouvefle attaque contre le chef conservateur Stephen Harper s’est révélée plus vive que les propos tenus phis tôt cette semaine alors qu’il s’adressait à quelque 150 membres du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA).Elle est survenue alors que le NPD stagne dans les sondages d’opinion, se maintenant sous la barre des 20 %, tandis que les libéraux poursuivent leur glissade, perdant du terrain face aux conservateurs."Les seuls emplois que Stephen Harper créerait au sein du secteur automobile seraient au Mississippi, pas au Canada», a lancé M.Layton.*Les conservateurs ne croient pas aux politiques industrielles, aux stratégies industrielles, aux partenariats, à l’idée de construire [quelque chose] ensemble.» En rendant publique la politique fiscale de son parti, la semaine dernière à Toronto, M.Harper avait affirmé à des dirigeants des milieux d’affaires u’en échange d’une diminution es impôts des sociétés, un gouvernement conservateur réduirait les subventions aux entreprises.M.Layton a estimé que M.Harper est en réalité l’équivalent du premier ministre Paul Martin, mais en plus «pressé».Le NPD propose de fortes hausses des impôts pour les sociétés et les particuliers les plus fortunés.M.Layton a nié que les mesures fiscales contenues dans le programme de son parti nuiraient aux entreprises du secteur automobile.Les néo-démocrates proposent un plan en quatre points visant à revitaliser l’industrie automobile en Ontario, laquelle, selon M.Lay-ton, a subi la perte de 7000 emplois ces dernières années.Un gouvernement du NPD serait notamment disposé à verser des primes d’encouragement à l’industrie afin qu’elle mette au point des voitures à hydrogène — entre autres technologies — ne contribuant pas aux émissions de gaz à effet de serre.Toutefois, il remplacerait les objectifs volontaires, en matière de réduction des émissions, par des objectifs obligatoires, forçant ainsi les constructeurs à faire le saut Presse canadienne i 200 000 raisons r „ r! \ R L'Université Laval félicite ses 8 534 gradués de 2003-2004.Avec ce nombre record, elle franchi le cap historique des 200 000 diplômés.La communauté universitaire est fière de souligner, à l'occasion des cérémonies de collation des grades du 5,6,12 et 13 juin 2004, la réussite de tous ceux et celles qui par leurs efforts soutenus et leur détermination ont obtenu leur diplôme.¦ 243 récipiendaires de doctorat ¦ 1 688 récipiendaires de maîtrise et de diplôme de 2e cycle ¦ 6 603 récipiendaires de baccalauréat, de diplôme et de certificat de 1er cycle L'Université Laval désire, par la même occasion, rendre un hommage particulier à tous ceux et celles qui se sont illustrés au cours de l'année académique 2003-2004.Les huit récipiendaires de doctorats honoris causa Les nouveaux professeurs émérites Richard L.Cruess chirurgien orthopédiste M Philippe Joutard historien et chercheur Claude Geffré théologien français et professeur honoraire de l’Institut catholique de Paris Dan S.Hanganu architecte June F.Kikuchl chercheure en sciences infirmières et professeure émérite à l’Université de l'Alberta Christian Lalive d’Épinay sociologue suisse et directeur de recherche au Centre interfacultaire de gérontologie de l’Université de Genève Stephen A.Jarislowsky président du conseil d’administration et chef de la direction de Jarislowsky, Fraser Pierre Monahan premier vice-président de Bowater Incorporated et président de Bowater Produits Forestiers du Canada Antoine Ayoub, Faculté des sciences sociales Gilles Barbeau, Faculté de pharmacie Ivan Bernier, Faculté de droit Pierre-André Bourque, Faculté des sciences et de génie Henri Brun, Faculté de droit Frans Brouw, Faculté de musique André Galibois, Faculté des sciences et de génie Gaston Labrecque, Faculté de pharmacie Lucien Morin, Faculté des sciences de l'éducation Denis Poussart, Faculté des sciences et de génie Jean-Paul Rouleau, Faculté de théologie et de sciences religieuses Gaston St-Laurent, Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation Claude St-Pierre, Faculté des sciences et de génie Yves Warren, Faculté de médecine Les lauréats des Médailles du Gouverneur général du Canada MÉDAILLE D’OR MÉDAILLE D'ARGENT Khaled Jabeur, doctorat en sciences de l’administration Isabelle Lachance, baccalauréat en actuariat Mathieu Robitaille, maîtrise en philosophie Véronique Vachon, baccalauréat en psychologie Caroline Sirols, maîtrise en pharmacie d'hôpital Les étudiants inscrits au Tableau d'honneur de la Faculté des études supérieures* Doctorats Alexis Joe Arosh, Physiologie-endocrinologie Claire Beaumont, Psychopédagogie Éric Boilard, Microbiologie-immunologie Nathalie Boucher, Microbiologie-immunologie Martin Castonguay, Chimie Lyse Charuest, Littérature québécoise Liviu Constantin Ciobanu, Physiologie-endocrinologie Alejandro Finzi, Littérature et arts de la scène et de l’écran Khaled Jabeur, Sciences de l’administration Marc-André Langlpis, Biologie cellulaire et moléculaire Isabelle Marcotte, Chimie Petra Mertens, Littérature québécoise Sylvain Nadeau, Physiologie-endocrinologie Krishna Prabhu.Médecine expérimentale Maîtrises Nadine Allain-Boulé, Biologie végétale Steve Audet, Service social Jean-Frédéric Bécu, Psychologie Alexandre Bédard, Psychologie Amélie Bédard, Service social Mélanie Bédard, Sociologie Pascale Bérubé, Sciences de l'orientation Jean-Claude Boies, Statistique Nellie Bordeleau, Psychologie Josée Bouchard, Service social Simon Boulianne, Études littéraires Renée Bourassa, Littérature et arts de la scène et de l’écran Nathalie Bourbe.au, Service social Marie-Ève Breton, Anthropologie Édith Brochu, Science politique Catherine Bujold, Communication publique Anna Calvert, Biologie Caroline Caron, Communication publique Mélinda Caron, Littératures française et québécoise Jennifer Centeno, Communication publique Anne Chamberland, Service social Marie-Ève Chamberland, Communication publique Luc A.Charette, Arts visuels Irina Narcis Constantinescu, Génie mécanique Amélie Côté, Neurobiologie Gabriel Côté, Génie mécanique Héloïse Côté, Psychopédagogie Maxime Coulombe, Histoire de l'art Eric Crégheur, Études anciennes Cindy Cyr, Psychologie Patricia-Anne De Vriendt, Histoire Rosaline Deslauriers, Littérature et arts de la scène et de l'écran François Desmeules, Médecine expérimentale Marc-Olivier Duceppe, Biologie végétale José Roberto Figueroa Barnier, Génie électrique Émilie Fortier-Brochu, Psychologie Julie Gagné, Relations internationales Martin Gaudreau, Médecine expérimentale Julie Gaudreault, Littératures française et québécoise Alexandre Gauthier-Marchand, Sciences de l’administration Jean-Philippe Gendron, Sociologie Cari Geoffroy.Théologie Émilie Giguère, Communication publique Sara Girard, Psychologie Mariève Giroux-Talbot, Biologie cellulaire et moléculaire Catherine Gravel, Physiologie-endocrinologie Hanane Houmani, Informatique Steve Johnston, Sciences humaines des religions Geneviève Joncas, Littératures française et québécoise Thomas Juneau, Relations internationales Daniel Lacroix, Sciences de l'architecture Jonathan Christopher Lainey, Histoire Sylvain Lamy, Statistique Marie-Ève Langevin, Psychologie Guillaume Laperrière Marcoux, Analyse des politiques Simon Lapierre, Service social Karine Latulippe, Littérature et arts de la scène et de l’écran Geneviève Leduc, Kinésiologie Marie-Élaine Lemieux, Administration des affaires (gestion internationale) Roxanne Lemieux, Psychologie Mélissa Levasseur, Administration des affaires (gestion manufacturière et logistique) François L'Italien.Sociologie Stéphanie Martin, Communication publique Caroline Masson, Communication publique Patrick Ménard, Sciences géographiques Julie Métivier, Physique Dominique Morin, Sociologie Christian Morissette, Philosophie Marc-André Nadeau, Philosophie Youssef Najahi, Génie mécanique Michel Normandeau-Voyer, Économique Bastien Ouellet, Psychologie Mélanie Paquet, Administration des affaires (gestion pharmaceutique) Marie-Claude Paquette, Service social François Paradis, Génie civil Olivier Paradis-Béland, Économique Emmanuelle Pelletier.Relations internationales Isabelle Pelletier, Psychologie Jimmy Perron, Informatique Manon Plante.Littératures française et québécoise Élizabeth Plourde, Littérature et arts de la scène et de l’écran Hélène Poitras, Administration des affaires (management) Maryse Provencher, Sols et environnement Emmanuelle Reny-Nolin, Statistique Isabelle Rioux, Psychologie Jeanne Robin, Aménagement du territoire et développement régional Mathieu Robitaille, Philosophie Marie-Eve Roussel, Psychologie Julie-Madeleine Roy, Psychopédagogie (adaptation scolaire) Annie Sanscartier, Psychologie Marie-Hélène Savard, Psychologie Patrick Savard, Littératures d’expression anglaise Henrike Sell, Biochimie Caroline Sirois, Pharmacie d'hôpital Geneviève Soucy, Physiologie-endocrinologie Élise St-Laurent.Relations industrielles Jean-François Tessier, Sciences de l'administration (ingénierie financière) Véronique Thibault, Psychologie Alexandru Toma, Administration des affaires (gestion des technologies de l'information) Michel Tremblay, Philosophie Myriam Trembaly, Orthophonie Sophie Tremblay, Neurobiologie Marie-Chantal Tremblay-Canuel, Santé communautaire Sonya Trudeau, Linguistique Josée Turbis, Service social Maud Turcotte, Psychopédagogie (adaptation scolaire) Audrey Vachon, Pharmacie d'hôpital Laurent Vaillancourt, Technologie éducative Antoine Venisse.Génie mécanique François Verret, Statistique * Critères de sélection du tableau d'honneur Sont inscrites au Tableau d'honneur de la Faculté des études supérieures les personnes diplômées d'un programme de doctorat et de maîtrise avec mémoire qui ont obtenu la mention « Excellent » de tous les examinateurs et examinatrices de leur thèse ou de leur mémoire, ainsi que les personnes diplômées d'un programme de maîtrise d’autres types ayant conservé une moyenne cumulative égale ou supérieure à 4,1.UNIVERSITÉ LAVAL www.ulaval.ca 11 -, " /'S, ¦ LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 JUIN 2004 A 6 ?LES ACTUALITÉS- Pas d’épidémie de C.difficile Les autorités parlent de surveillance et de prévention LOUISE-MAUDE RIOUX SO U C Y Non, U n’y a pas d’épidémie de Clostridium difficile au Québec, ont martelé hier les autorités de la santé publique, qui désiraient faire le point sur l’hypothèse de l’apparition d’une nouvelle souche de cette bactérie dans les hôpitaux de la province.•On n’est pas en épidémie, on est en poussée, une poussée qui peut d’ailleurs être maîtrisée», a dit le O' Charles Frenette, membre du Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ).Incapable d’expliquer la récente augmentation de cas d’infection au C.difficile au Québec, la cause la plus fréquente de diarrhée infectieuse en milieu hospitalier, le CINQ et l’Association des médecins microbiologistes infectiologues du Québec (AMM1Q) croient toutefois que l’hypothèse d’une mutation reste encore à démontrer.«On n’a pas de données en béton pour le prouver ou non.Comme on ne peut pas dire si elle [la bactérie] est plus virulente ou non, bien que, pour ma part, je ne crois pas qu’elle soit plus résistante, a expliqué le président de l’AMMIQ, André Poirier.Pour le moment, il vaut mieux se concentrer sur la préven-et la surveillance.» cet égard, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) assure que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour juguler le phénomène.Le Comité sur les infections nosocomiales du Québec assurera le volet de la surveillance et de la prévention.Un comité spécial sera créé pour veiller à ce que ses recommandations soient suivies afin de mettre un terme à cette poussée qui a connu un sommet durant les mois de février, mars et avril, à Montréal.Selon une recension faite par le Dr Vivian Loo du Centre universitaire de santé McGill auprès de 12 établissements montréalais, la moyenne, qui oscille générale- ment entre 2,3 et 8,5 patients positifs au C.difficile par mille admissions, est passée à 28,2 pendant ces trois mois.«Dans huit de ces 12 établissements, on a déploré 19 décès, directement associés ou non à la bactérie», a précisé le président de l’AMMIQ.Bien connu des intervenants de la santé, le C.difficile n’est mortel que dans 1 à 3 % des cas et nécessite une colectomie (ablation d’une section du côlon) dans une proportion équivalente.Normalement présent dans l’organisme, le microbe profite souvent d’un traitement aux antibiotiques pour proliférer et trouve dans les hôpitaux son meilleur terrain de transmission.Pour le directeur général des affaires médicales et universitaires au MSSS, Michel A.Bureau, la clé pour mettre un terme à cette poussée reste une surveillance active.«Il faut que tous les intervenants soient aux aguets, a-t-il rappelé.Les moyens ne sont pas très compliqués mais ils sont complexes à implanter parce qu’ils touchent presque tout le monde.» Interrogé sur la possibilité de mettre la colite à C.difficile sur la liste des maladies à déclaration obligatoire, les D" Frenette et Poirier ont tous deux rejeté cette hypothèse.«Je pense que la déclaration obligatoire n’est pas du tout la voie à suivre, a «fit le président de l’AMMIQ.On a besoin de surveillance, de mettre les données en commun et de faire une rétroaction par la suite.Faire une déclaration pour faire une déclaration ne donne rien.» D’autant plus qu’il semble que les mesures prises dans les établissements depuis l’été 2003 commencent à porter des fruits dans certains hôpitaux.«A Charles-Lemoyne par exemple, nous avons observé une baisse pour les mois de mai et de juin», a confirmé hier le D'Frenette, aussi professeur au département de microbiologie de cet hôpital Le Devoir EN BREF I.JN^ Garde Côtière Auxiliaire Canadienne B P 2367, Station D Ottawa (Ontario) K1P5W5 Chaque année, les 5000 bénévoles de la ûarde côtière auxiliaire canadienne participent à environ t700 missions de recherche et sauvetage et sauvent la vie de plus de 200 personnes.Aidez-nous à sauver des vies.Faites un legs testamentaire ou don déductible d'impôt à la GCAC.Pour plus dinformation, appelez sans frais au : 1866-MAVDAY2 / 629-3292 ou visitez notre site Internet : www.cc9fr9cac.org Organisme de charité N° 87029 8494 RR 0001 Mettre fin à la maltraitance Québec — À compter de l’automne prochain, les lieux d’élevage d’animaux de compagnie au Québec seront inspectés en vue de mettre fin aux mauvais traitements et à l’insalubrité.Le gouvernement du Québec a annoncé hier une entente avec ANIMA-Québec qui fera l’inspection des éleveurs.Selon Radio-Canada, l’organisme re- cevra 450 000 $ sur trois ans pour vérifier les soins prodigués aux bêtes, leur alimentation et la salubrité des lieux.Une loi sur la protection sanitaire des animaux existe depuis 1993 mais elle n’a jamais été mise en oeuvre.Or, de nombreuses plaintes ont été déposées contre ce qu’on appelle des «usines à chiots», c’est-àdire des éleveurs illégaux qui maltraitent les bêtes.On compterait une centaine de ces chenils délinquants au Québec.-FC TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX GRANDE LIQUIDATION DE SURPLUS D'INVENTAIRE 75 % DE RABAIS SUR LES TAPIS SOLDE DU ik Eden Kartsbader Getry Weber (tombais ?TEL REINE 900.René-Lévesque OuMrt Montréal (814)861-81» V**: mmm H 131 (Taxes incluses) 8 JOURS SEULEMENT J 7,18,19, 20 JUIN — 24, 25, 26, 27 JUIN Jeudi, vendredi de 10b à 21h, samedi et dimanche de lOh à 19h LES PLUS BAS PRIX EN AMÉRIQUE DU NORD Tapis persans et orientaux tissés à la main.Des tapis neufs, semi-antiques et antiques d’une variété de couleurs et de grandeur (2’ x 3’ à 13’ x 20’, tapis de couloir jusqu'à 22’ de long).Kazak, Qum soie, Bidjar, Bokhara, Tabriz, Nain, Mood, Kashmar, Hereke, Kashan.Agra.Bakhtiar, Sarough, Kerman et beaucoup plus.De 50$ à 1800 $ N A MMfwcwwa F e ! î Encans Richard 2855 Duchesne Ville St-Laurent (Angle Henri-Bourassa) (514) 832-0009 1 866 802-6002 OGM :1e rapport de la CAPA réjouit les défenseurs des consommateurs FABIEN DEGLISE X A l’unisson.La publication du rapport final de la Commission de ragriculture, des pêcheries et de l’alimentation (CAPA) a été accueillie favorablement hier par les principaux groupes de pression dédiés à l’alimentation et à la défense des consommateurs, qui espèrent maintenant que les recommandations présentées au Parlement ne resteront pas lettre morte.Chargés de disséquer les «nouveaux enjeux en matière de sécurité alimentaire» en février dernier, les membres de la CAPA semblent avcar feit mouche avec les 26 recommandations adressés au gouvernement du Québec pour répondre aux craintes des consommateurs.«Nous sommes très satisfaits de voir que les députés ont rappelé unanimement au gouvernement libéral sa promesse de mettre en place un étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGJd) dans la province», a commenté Eric Darier, de l’organisme Greenpeace.«Mieux, nous les félicitons d’exiger de Jean Charest qu’il fasse également pression auprès du fédéral pour qu’il adopte une norme obligatoire plutôt qu’une norme volontaire, comme c’est le cas actuellement.» Rappelons que les membres de la commission, après deux semaines de consultations publiques tenues au début de l’aimée et plusieurs mois d’écriture du rapport divulgué hier, conseillent désormais à Québec, comme l’annonçait Le Devoir bier, dliarmoniser la réglementation sur l’étiquetage des OGM avec celle de l’Union européenne, qui permet un seuil de 0,9 % au-dessus duquel tout produit issu du génie doit obligatoirement s’afficher comme tel Au Canada, ce seuil a récemment été fixé à 5 % par Ottawa et s’inscrit également dans une norme d’étiquetage volontaire laissée à la discrétion des industriels.«La position sans équivoque de la commission doit donc servir de signal clair aux autorités fédérales», a souligné Charles Tanguay, de l’Union des consommateurs.Autre motif de réjouissance pour les chiens de garde du secteur agroalimentaire: l’accent mis par le groupe de parlementaires sur le resserrement des règles d’étiquetage des additifs alimentaires, sur la normalisation des appellations à saveur alimentaire, qui, finalement n’ont qu’une vocation de marketing, sur l’adoption d’une politique intégrée en matière de sécurité alimentaire ou encore sur l'implantation de programmes de sensEbOisation et d’éducation à la nutrition.Une mesure dont s’est d’ailleurs félicité hier le prérident de l’Ordre des diététistes du Québec, PauKkiy Duhamel «Nous avons été entendus à 100%, a-t-il dit La demande n’était pas nouvelle, mais c’est la première Jois que la mise en place d’un tel programme est intégrée dans un cadre plus large portant sur la sécurité alimentaire.Et cela est un message très important envoyé à Québec.» Si la CAPA préconise des politiques visant à mieux éduquer les consommateurs — entre deux recommandations sur l'inspection des abattoirs ou sur un meilleur contrôle des antibiotiques dans les élevages —, elle pense également qui est temps pour Québec de mieux éclairer ses choix en matière d’alimentation.Et particulièrement dans le domaine du bio, où les députés espèrent un logo unique pour les produits certifiés.Ces produits sont actuellement certifiés par six organismes différents au Québec et par plus d’une quarantaine pour les aliments importés.«Cest une bonne idée», lance Denis-Paul Bouffard, directeur du Conseil des appellations agroalimentaires du Québec (CAAQ).«Comment allons-nous gérer une telle politique pour les 70 % des produits bio que nous importons?» Complexe.Le député Léandre Dion, membre de la CAPA, ne pense pas que les recommandations le sont «Nous ne demandons pas l’impossible au gouvernement.Au cours des dernières années, la société a pris conscience des enjeux en matière de sécurité alimentaire.Les constats sont posés et nous devons maintenant les intégrer dans des politiques.» Au cours des prochaines semaines, M.Dion compte d’ailleurs convoquer la ministre de l’Agriculture, Françoise Gauthier, afin de connaître ses intentions en ce qui a trait à l'intégration des recommandations dans les politiques gouvernementales.«Nous n’avons pas l’intention d’en rester là, dit-il Ce rapport ne devrait pas finir sur une tablette.» Un optimisme que ne partage pas l’IInion paysanne biologique qui, tout en saluant le résultat de la CAPA, reste sceptique à propos de la portée véritable de son rapport., «sachant que le gouvernement n’investit plus en agriculture et que l’agriculture est contrôlée par IVPA», a commenté son président, Benoît Girouard.Le Devoir De plus, retrouvez chaque mois en vedette, un fromage, une recette.sur notre site internet.«Chez le wo/fromager.c'est tellement bon d'être (514)2721161 Marché )ean-Talon, plateau Mont-Royal, rue Sherbrooke E., Repentigny.r de son ¦:h La fromagerie HAMEL www.fromageriehat /SM r* C \ w Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 BlflOTIOlM SUR NOS ItljHABITS ITALIENS JUSQU’À 50 I j j I jV J M Ê I §?% l\m m ‘I fltÆ wrÆ m mu mir Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281 -7999 5107, av.du Parc 277-7558 Pour la Fête des Pères Venez voir notre ligne Tilley pour homme et notre collection d’été Haspel thus somme Itmis les dimanches et hindi* 1184 PLACE PHILLIPS, MONTRÉAL, QUÉ.H3B 3C8 TÉL: 878-1931 1 LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 JUIN 2 0 0 4 LES ACTUALITES Pas question de rappeler les députés au Parlement après les référendums Réforme parlementaire L’ADQ n’a pas encore gagné la bataille ROBERT DUTRISAC Québec — Le leader parlementaire du gouvernement Cha-rest, Jacques Dupuis, est resté fermé aux demandes de l’opposition officielle, qui souhaite que l’Assemblée nationale siège la semaine prochaine pour débattre des résultats des référendums sur les défusions de dimanche prochain.«Ce que nous demande l’opposition officielle aujourd’hui [hier], ils n’en ont pas donné un seul iota quand ils étaient au pouvoir», s’est défendu Jacques Dupuis tors de la période de questions à l’Assemblée nationale.Les libéraux, le ministre des Affaires municipales, du Sport et du Loisir, Jean-Marc Fournier, en tête, n’ont aucune envie de se prêter à un débat à l’Assemblée nationale sur les résultats des référendums défusionnistes, laisse-t-on savoir.La présente session parlementaire, qui, selon les règlements de l’Assemblée nationale, peut se poursuivre jusqu’au 23 juin inclusivement, doit donc prendre fin la semaine prochaine.La porte-parole de l’opposition officielle pour les affaires municipales, Diane Lemieux, a recyclé une image dont a usé à satiété Jean Charest pour exploiter les craintes que peut susciter le projet souverainiste: le trou noir.«Le trou noir qui attend les villes démembrées se confirme», a-t-elle lancé.Québec ajoute 2024 km2 aux aires protégées LOUIS-GILLES FRANCŒUR Québec a décidé de conférer hier le statut d’aires protégées à huit nouveaux milieux terrestres et humides des régions de la Baiejames et de TAbitibi-Témiscamingue.Les décrets de protection s’appliqueront éventuellement à sept réserves de biodiversité et à une réserve aquatique couvrant plus de 2024 kilomètres carrés de rivières, de tourbières, de marais et de forêt boréale.Les huit nouvelles aires protégées sont les suivantes: les réserves de biodiversité de Waskaganish, du lac Taibi, des marais du lac Parent, du lac Opasatica, du lac des Quinze, du réservoir Deceües, de la forêt Pî-ché-Lemoyne et la réserve aquatique de la haute Harricana.Selon les ministres de l’Environnement, Thomas Mulcair, et des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, Pierre Corbeil, l’ajout de ces territoires fera passer de 3,64 % à 5,63 % du territoire la superficie des aires protégées.L’annonce ministérielle suit de 24 heures une sortie faite par quatre groupes environnementaux qui se mobilisent devant la possibilité que Québec reporte de deux ou trois ans son engagement de protéger 8 % du territoire d’ici 2005, un engagement du Parti libéral aux dernières élections.Dans son document d’orientation sur la «réingénierie», Briller parmi les meilleurs, le gouvernement Charest a évoqué la possibilité de reporter en effet jusqu’à la fin de son mandat l’atteinte de l’objectif de 8 %, lequel est désormais dépassé par un nouvel objectif international de 12 %.Le Fonds mondial pour la nature (WWF), le Regroupement québécois des groupes écologistes, l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) ainsi que la Société pour la nature et les parcs (SNAP) viennent d’écrire au premier ministre Charest pour qu’il s’exécute et mette en place d’ici 2005 le réseau d’aires protégées promis, représentatif des régions géologiques et biologiques du Québec.Les quatre groupes diffèrent d’avis avec Québec sur le pourcentage d’aires protégées dans la province.Selon eux, le Québec ne protège que 2,9 % de son territoire et non 3,6 % comme l’affirmaient hier les ministres.Les groupe sont d’autant plus inquiets que Québec a pratiquement octroyé toute la forêt boréale au sud du 5?parallèle, une forêt essentielle aux autochtones et à la faune dont elle constitue le milieu de vie, ce qui les amène à parier de «rise du logement en jbrét», notamment en raison des pertes de territoires vierges imposées aux caribous des bds par fexploitation forestière.Jacques Dupuis n’a pas manqué de soutenir que la toi 9 qui encadre les démembrements est «claire» et que «le processus est transparent».En évitant de tenir un débat sur la question la semaine prochaine, le gouvernement fait «te choix de l’esquive», estime pour sa part le leader parlementaire de l’opposition officielle, André Boisclair.Par ailleurs, le cabinet de M.Fournier a catégoriquement démenti la rumeur à laquelle La Presse a prêté foi et qui veut que les villes qui amorcent leur défusion à compter du 20 juin tiendront des élections anticipées en novembre prochain, soit un an plus tôt que prévu.LAssemblée nationale doit adopter une toi constitutive pour chacune des villes défusionnées, un processus qui prendrait plusieurs mois et requerrait la présence de députés en Chambre pendant l’été, a soutenu l’attaché de presse du ministre, Stéphane Gosselin.Cette avenue n’a donc pas été envisagée sérieusement De plus, les comités de transition doivent faire leur travail avant la reconstitution des anciennes villes, a-t-il rappelé.Les élections dans ces municipalités auront donc lieu à l’automne 2005.Les villes défusionnées seront pour la plupart reconstituées en janvier 2006, a-t-il précisé.Le Devoir TOMMY CHOUINARD Québec — La bataille de l’Action démocratique du Québec (ADQ) visant à être reconnue comme groupe parlementaire n’est pas gagnée.Contrairement à la volonté exprimée jeudi par le gouvernement Charest, le président de l’Assemblée nationale, Michel Bissonnet propose de maintenir le règlement actuel qui empêche les quatre députés adé-quistes d’obtenir ce statut assorti d’importants privilèges.Dans son propre projet de réforme parlementaire qu’il a déposé hier à l’Assemblée nationale, Michel Bissonnet opte pour le statu quo en matière de reconnaissance d’une formation politique comme groupe parlementaire.A l’heure actuelle, un parti doit faire élire 12 députés ou alors obtenir 20 % des voix pour être reconnu comme groupe parlementaire par l'Assemblée nationale.Or l’ADQ a fait élire seulement quatre députés mais a recueilli 18,2 % des suffrages le 14 avril 2003.En proposant de maintenir la règle actuelle en place, Michel Bissonnet refuse de répondre à une demande répétée de l’ADQ.Sel >n les informations recueillies par Le Devoir, le sujet serait «délicat» aux yeux de M.Bissonnet.11 préfère laisser les partis politiques débattre entre eux de la question et décider si oui ou non une modification au règlement doit être apportée.Le gouvernement Charest entend assouplir le règlement a annoncé le ministre délégué à la Réforme des institutions démocratiques, Jacques Dupuis, lors du dépôt de son projet de réforme, jeudi.«[Les règles actuelles] ne reflètent pas avec justesse l’appui populaire que peuvent recetvir certains partis politiques», peut-on lire dans le projet de réforme.Selon la proposition gouvernementale, le nombre d'élus exigés serait ramené à six et le pourcentage de suffrages, à 15 %.Ce seuil permettrait à l’ADQ d’obtenir le statut de groupe parlementaire.A l'heure actuelle, les quatre adéquistes sont considérés comme des députés indépendants.Le gouvernement Charest souhaite toujours modifier le règlement en dépit de l'avis contraire du président de l’Assemblée nationale.Le leader de l’opposition officielle, André Boisclair, accueille quant à lui favorablement la proposition du gouvernement.«C’est une bonne base de discussion», a-t-il dit.L’ADQ estime que le statu quo proposé par Michel Bissonnet «ne change rien».Le parti de Mario Dumont demeure en effet confiant d'obtenir le statut de groupe parlementaire, puisque le PQ et le PLQ semblent maintenant y consentir.Même si Jacques Dupuis y est réfractaire, le cnef adéquiste entend toujours déposer la semauie prochaine une motion afin de modifier le règlement dès maintenant, et non à la suite de consultations publiques prévues à l'automne comme le souhaite Québec.Le statut de groupe parlementaire comporte plusieurs privilèges, dont des budgets et du temps de parole — en commission parlementaire comme à la période de questions — beaucoup plus importants.La reconstruction de l’ADQ dépend beaucoup de l’obtention de ce statut, a déjà affirmé Mario Dumont à la suite des résultats décevants du 14 avril 2003.Le Devoir EN BREF 400 000 $ pour le réseau cyclable La Ville de Montréal investira 400 000 $ au cours des prochaines semaines afin d’améliorer l’axe nord-sud du réseau cyclable, le long de la rue Boyer.La majorité de ta somme sera consacrée au tronçon entre les rues Villeray et BeDechasse, principalement pour améliorer la signalisation.Des feux de circulation seront installés partout où il nV en a pas encore et le marquage blanc sur la chaussée sera refait aux intersections.On veut permettre aux automobilistes de mieux voir les cyclistes et les patineurs, très nombreux sur cette portion du parcours.La Ville dit avoir reçu beaucoup de commentaires des usagers décriant le manque de signalisation.L’intersection Rachel et Coloniale sera aussi rénovée.- Le Devoir Un devoir de mémoire! Le camp du oui à la défosion de Montréal-Est a envoyé à plusieurs reprises aux médias, ces derniers jours, les photos de Joseph Versailles, fondateur de Montréal-Est, et de son fils.Paid Versailles, toujours citoyen de Montréal-Est, pour signifier que ce dernier était favorable à la défusion.C’est un argument de poids dans le cadre du «vote historique» du 20 juin, écrit Michel Hamois, du comité du oui.Selon le communiqué du camp du oui, M.Versailles a déclaré: «Les hommes qui ont travaillé pour fouler cette communauté, dont mm père, mérite [sfo] que nous prenions la relève aujourd’hui.Devenons maitre [ste] de notre destinée et ne laissons pas aux autres le soin de s occuper des gens de notre milieu.»- Le Devoir Syndicat mis à l’amende Vancouver—I je syndical représentant les employés des hôpitaux de Colombie-Britannique a écopé d’une amende de 150 000 $ pour avoir fait grève de façon illégale, après qu’un juge de la province eut estimé «incalculables» la douleur et l’anxiété provoquées par l’arrêt de travail, ce printemps.- PC RÉFÉRENDUM MUNICIPAL DU 20 JUIN 2004 ^__ Vote par anticipation les 13 et 14 juin 2004 ___^ i .rutnySh .4 UM Scot! Armsli Louis* Dugal Alain’ jnty Gendror Sylvie Giroux' 'erev Anllkattoglu Mélku iri UfomJ Krls Br»4y Mi ‘m •i»hop ken Williams '**« lis* ieaudet Simon ttouin juti« Caron K»**» «k Dubois François o Dubois Tin.Fortin Guy Gag Afrlany |uli* Hnaru Tony ftabassa Mathalh UpUntc Marc Loboi tyn* L Morin Uni* 8*kka Yv tan Robcfte RomI Sytvktorn.Céline Clou tier Mireille C«té Patrick Dio ^ Gibbs Mark Ferlin Muy Tran Isabel Annie Gagnon Allison Flynn Sura n François Goulet Annick Gremlin irlire Lepage Michael Cenvecy Je* a Pacheco Claire Parla Mélanle Ri iristfna Savant Tony Rabassa Y va* >ardif Pier Tremblay Nlcelaa tauén «aaulku |«an-Mark BédarO Amy Mur «arson Cécila Mrubé Anna Roue hcr Dav Mamf Cantin Vincent Chevalier Alison f»*: .a Éric Nguyen Pascale Demers Simon Ux?’ i Marc Fortin Valerio Nuta Pascale Frége-«ocfcard Raymond Brlsson Martin Char m Pascal* Chassé Vincent Chevalier r épeau François Déry |e!ia De saute' Jesmarais Simon Dubois Tim Bea i Target Shauna Chan Marc Fort* roua Christian Grenier Fatlna A issa Jacques laïques la belle T y Michèle Lamarche fosée Lap lams Sylvain lamkux George dot Simon BMard Bill Dama n Katie Clark Céline Cloutier 4a Dufour Patrick Gibbs Mar iani Valérie Gagné Annie Ga «rfl Yves U»,, rdaudry Retty Johnsoi.Amy Murphy Benoit Béiano «e Boucher Huy Tran David Sou, •cent Chevalier Alison Retd Julie Ci * Demers Simon Dubois tüeen Smlti régeau Ails Abooxeid Daniel Bédard on Martin Chagnon Stéphan Charett Vincent Chevalier Alison ReM Julie r Demers Simon Dubois liken 5ml» tes* Alla Abouxeld Daniel Bédar Martin Chagnon Stéphan Ch' Description Sous la direction du Vice-rectorat à l'enseignement de premier cycle et à la formation continue, le titulaire du poste assure la planification, le développement, la gestion efficace et intégrée des services qui sont sous sa responsabilité ainsi que leur évaluation.Dans la réalisation de son mandat, le titulaire doit travailler en étroite collaboration avec les étudiants.> Exigences Diplôme de 2*™ cycle en administration ou dans une discipline connexe.Plusieurs années d'expérience en gestion universitaire.Bilinguisme (anglais et français).> Candidatures : Les personnes dont le profil répond aux exigences peuvent faire parvenir leur curriculum vitae avant le 28 juin 2004 à l'adresse suivante : Nathalie Morand Université de Montréal Direction des ressources humaines C P.6128, succursale Centre-ville Montréal, QC H3C 3J7 natha lie.mo rand&umontrea I .ca Conformément aux exigences prescrites en matière d'immigration au Canada, cette annonce s'adresse en priorité aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.L'Université souscrit à un programme d’accès i l'égalité en emploi pour les femmes et au principe d’équité en matière d'emploi.Pour de plus amples informations, veuillez consulter notre site web : www.drh umontreal.ca Université de Montréal LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 J l' I N 2 0 0 1 A 9 ,E MOIDE Sharon soutient un projet de loi pour indemniser les colons CHARLY WEGMAN Jerusalem — Soucieux de mener à bien son plan de retrait de la bande de Gaza, le premier ministre israélien, Ariel Sharon, veut encourager le départ volontaire des colons de ce territoire en essayant de faire voter d’ici juillet un texte de loi sur leurs indemnisations.•Tout doit être réalisé de façon ordonnée et sans hystérie.Il y aura une loi sur les compensations, et les colons n’ont aucune raison de s’affoler car personne ne sera lésé», a assuré hier à la radio publique le ministre de la Justice, Yossef Lapid.Selon des officiels cités par le quotidien Haaretz, le cabinet israélien envisage d’adopter d’ici fin juillet ce texte de loi.Une commission gouvernementale ad hoc doit entamer des travaux dans ce but mardi, la date butoir pour l’évacuation de la bande de Gaza ayant d’ores et déjà été officiellement fixée au 30 septembre 2005.Selon une décision de principe du cabinet israélien applicable à compter de mars 2005, 21 colonies de la bande de Gaza et quatre autres isolées dans le nord de la Cisjordanie doivent être évacuées progressivement avec le feu vert préalable du gouvernement à chacune des étapes prévues.Quelque 8000 colons sont visés par ce plan.Le ministre des Finances, Benjamin Nétanyahou, a indiqué que des avances sur indemnités pourraient être versées aux colons volontaires pour un départ avant le vote du texte de loi.Les colons ont deux options, fis peuvent quitter leurs maisons dès août 2004 et percevoir ensuite leurs compensations ou différer leur départ jusqu’en août 2005, après avoir reçu leurs indemnités.Chaque famille de colons devrait en moyenne percevoir quelque 300 000 $US, le coût total du retrait étant estimé à 1,5 milliard, dont 450 millions pour les dépenses sécuritaires.Deux juristes, Yossef Tamir et Adi Porat, d’un cabinet d’avocats de Tel-Aviv, ont indiqué avoir été contactés par des dizaines de familles de colons intéressées par l’offre du gouvernement Le gouvernement israélien espère convaincre la plupart des colons évacués de s'installer dans la région peu peuplée du Néguev ou en Galilée.Selon Haaretz, le ministère des Finances espère que les Etats-Unis accepteront de prendre en charge en partie le coût de l’évacuation de la bande de Gaza Agence France-Presse Chaque famille de colons devrait en moyenne percevoir quelque 300 000 SUS PAKISTAN 58 morts en trois jours de combats Une nouvelle offensive contre des activistes fait cinq nouveaux morts RANA JAWAD Islamabad — L’armée pakistanaise a lancé hier une nouvelle offensive terrestre et aérienne contre des activistes liés au réseau terroriste al-Qaïda dans le nord-ouest du Pakistan et a annoncé que les combats avaient fait 58 morts en trois jours.Des milliers de soldats appuyés par des hélicoptères d’assaut Cobra ont attaqué un camp d’entraînement et deux caches d’al-Qaïda près de la vallée de Shakai, dans le Sud-Waziristan, un district tribal du nord-ouest du Pakistan, a déclaré le porte-parole de l’armée, le général Shaukat Sultan.•Nous avons trouvé les corps de cinq activistes.D’autres sont sur le terrain», a déclaré le général Sultan lors d’une conférence de presse au quartier général de l’armée à Rawalpindi, près de la capitale Islamabad.Mercredi, 53 autres personnes avaient été tuées, dont 35 acti- vistes, 15 soldats et trois civils, selon un bilan de l’armée.Ces combats avaient lieu près du village de Shakai, au nord de Wana, principale ville du Sud-Waziristan, à moins de 30 kilomètres de la frontière avec l'Afghanistan.De nombreux membres d’al-Qaïda se sont réfugiés dans les zones tribales de l’ouest du Pakistan depuis la chute en novembre 2001 du régime islamiste des talibans, qui les hébergeait en Afghanistan.Oussama ben Laden lui-même pourrait être caché quelque part dans les montagnes qui séparent le Pakistan de l’Aighanistan.Le ministre de l’Intérieur, le général Faisal Saleh Hayat, a annoncé devant le Parlement fédéral le lancement de la nouvelle offensive, soulignant qu’elle durerait •jusqu’à ce que les objectifs soient atteints», a rapporté la télévision d’Etat pakistanaise.Agence France-Presse CARRIERES ET PROFESSIONS' G R O U P E Joignez-vous à notre équipe dynamique de consultants en économie et marketing agroalimentaires! Agroalimentaire et économie Le Groupe AGÉCO offre à l’ensemble de la filière agroalimentaire des services d’expertS-conseils en études économiques, analyse et collecte de données et marketing agroalimentaire.Les études du Groupe AGÉCO permettent de mieux comprendre, analyser ou expliquer une réalité ou une problématique afin de développer une stratégie et trouver des solutions.Le Groupe AGÉCO est à la recherche d’un candidat ou d’une candidate afin de combler le poste suivant : DIRECTEUR OU DIRECTRICE DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES PRINCIPALES RESPONSABILITÉS • Gérer le service des études économiques • Gérer plusieurs mandats simultanément • Réaliser des mandats • Participer au développement du service EXIGENCES • Maîtrise en économie agroalimentaire, en économie ou dans un domaine pertinent • De 7 à 10 années d'expérience reconnue en études économiques dont 2 années en gestion • Très bonne connaissance des secteurs agroalimentaires québécois et canadien • Parfaite maîtrise des outils d’analyse économique • Excellente capacité de gestion de projets et de personnel • Bilinguisme Nous offrons des conditions de travail concurrentielles.Faites parvenir votre curriculum vitæ avant le 18 juin 2004 à : M.Michel Morisset.Président-directeur général Groupe AGECO 2014.boul.Jean-Talon Nord, bureau 307, Sainte-Foy (Québec) GIN 4N6 ageco@groupeageco.ca www.groupeageco.ca AGECO Un dernier adieu à Ronald Reagan Il «inspira sa nation et transforma le monde», selon Mulroney NANCY BENAC WILLIAM PHILPOTT REUTERS Nancy Reagan, visiblement émue, s’est recueillie sur la tombe de son man, hier au Capitole.Washington — Les Etats-Unis et de nombreux dignitaires etrangers ont fait leurs adieux à Ronald Reagan hier lors d’obsèques nationales célébrées à la cathédrale de Washington qui ont pris la forme d’un vibrant hommage funèbre et d'éloges émus à r«ami» et à l’homme politique.Le 40' président des Etats-Unis, décédé samedi dernier à 93 ans des suites de la maladie d’Alzheimer, devait être inhumé dans la soirée sur les terres de la bibliothèque qui porte son nom à Simi Valley, en Californie.Au premier rang des représentants de la communauté internationale à rendre hommage à Ronald Reagan, Margaret Thatcher, la «Dame de fer», qui frit son amie et son âme sœur sur le plan idéologique.Elle a salué «Ronnie» pour avoir frit free aux plus grands défis mondiaux.«Avec le levier du patriotisme américain, il a fait basculer le monde», a estimé l’ancienne première ministre britannique dans un message enregistré.«Il a gagné la guerre froide non seulement sans tirer un coup de feu mais aussi en invitant des ennemis hors de leur forteresse» et en en frisant des •amis», a-t-elle ajouté.Autre représentant étranger à honorer la mémoire de Ronald Reagan — qui quitta la Maison-Blanche en 1989 au bout de deux mandats —, l’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney a estimé que l’histoire se souviendrait de lui comme d’un dirigeant accompli qui •inspira sa nation et tranÿbrma le monde».Dans son éloge, M.Mulroney a souligné que Ronald Reagan comprenait mieux que quiconque la différence entre le travail t}e président et le rôle de chef d’Etat, les assumant «tous deux avec élégance et aisance».Les deux hommes avaient noué des liens d’amitié en tant que dirigeants au cours des dix dernières années de la guerre froide.Ils partageaient également des ascendances irlandaises mentionnées par Brian Mulroney à plusieurs reprises dans son éloge.Des hommages funèbres ont aussi été rendus par les Bush, père et fils.L’actuel chef de la Maison-Blanche, dont le père fut vice-president sous l'ère Reagan pendant huit ans.a salué un •grand homme, un dirigeant historique et un trésor natùmal».Quatre anciens présidents américains — Gerakl Ford, Jimnty Carter, George H.W.Bush et Bill Clinton — ainsi que des dizaines de dirigeants étrangers, passés et présents, ont assisté aux obsèques dans la cathédrale nationale de Washington, où 2100 invités avaient pris place.Au nom de la France étaient pnS sents l’ancien chef de l’État Valéry Giscard dTstaing et le ministre des Affaires étrangères, Mkhel Barnier.Avait aussi fait le voyage l'ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, que Ronald Reagan avait appelé à Berlin à •abattre le Mur».Avant la cérémonie, il s'était recueilli devant le cercueil sur lequel il avait longuement posé une main.L’ex-président polonais Lech Walesa, le premier ministre britannique Tony Blair et le prince Charles, le chancelier allemand Gerhard Schroder et le président du Conseil italien Silvio Berlusconi étaient aussi présents.Sans compter des dirigeants d'Europe centrale, des pays baltes, de la Scandinavie, ainsi que le secrétaire dTîtat du Vatican, le cardinal Angelo Sodano.Associated Press Le parti de Tony Blair sanctionné Le résultat des élections locales britanniques exprime un désaveu populaire de la politique irakienne CATHERINE MARCIANO Londres — Le premier ministre Tony Blair a affirmé son intention de «mener à bout» sa tache, bien que son parti travailliste ait été durement sanctionné aux élections locales, expression d’un désaveu de la guerre en Irak, de l’avis même des ténors du gouvernement Après le dépouillement des résultats dans 161 circonscriptions (villes, comtés ou districts) sur 166, où devaient être renouvelés plus de 6000 «conseillers locaux», le Labour avait perdu 462 sièges et huit conseils locaux.Pire encore, une extrapola- tion de la BBC, se fondant sur quelque 400 000 bulletins jugés représentatifs de l’électorat britannique, concluait que le Labour arrivait en troisième position dans les intentions de vote, derrière les deux grands partis d’opposition (conservateurs et libéraux).«Je pense que ce que nous devons faire, c'est garder notre sangfroid, mener à bien notre tâche et prendre conscience que, oui, l'Irak a éié une décision extraordinairement difficile», a déclaré M.Blair.Souvent présenté comme le successeur désigné de Tony Blair, le ministre des Finances, Gordon Brown, a pour sa part assuré hier que «le Labour gagnera les élections législatives avec Tony Blair», assurant qu’il restait «heureux» au poste où il est Ken Livingstone, le maire travailliste de Londres, a été réélu.Il est vrai qu’il avait été l’un des opposants les plus virulents à la guerre en Irak.Plusieurs ténors du gouvernement ont reconnu que Te gouver-nement avait été sanctionné avant tout pour sa politique irakienne.«Je suis mortifié», a notamment lâché le ministre de l’Intérieur, David Blunkett.•Comme Tony Blair Ta reconnu, l’Irak nous a fait du tort.» L’ampleur de la défaite travailliste au scrutin local est toutefois relative.Le scrutin partiel a affiché un taux de participation de 40 %, selon une estimation de la BBC.Il concernait en outre seulement un tiers des électeurs britan- .niques, appelés à choisir un conseiller sur quatre en Angleterre, et tous ceux du Pays de Galles.Reste à savoir si l'équipe de Tony Blair pourra se rattraper sur les élections européennes, auxquelles ont aussi participé jeudi l’ensemble des 44 millions d’inscrits britanniques.Agence France-Presse ^ Club Med V* LE tout-compris~ Réduction 100$ par adulte.(min 7 jrs) réseryation avant 31 déc.2004 + CHEMINS DE ST-JACQUES Eklllb (Puy-en-Velay à Conques) 14 qu 28 sep: 2 699 $ Accompagné par Pierre Charlebois % Présentation: Jeudi 17 juin I8h30.RSVP Autres routes en formule individuelle disponibles (bagages transportés).| Rondo ou Vélo, accompagné ou on liberté.pour mieux vivre la magie de l'Europe ' www.ekillb.com ou demandez la brochure.1259, rue Berrl,# 630, ® Berrl, Mtl 514-9399999 • 1-S88-713-3311 RITCHIES Vente $37,500 Bague en platine avec diamant coupe poire (8.2 carats) Journée d'Evaluation de Bijouterie Notre experte en bijouterie sera à Montréal à l'occasion de notre Journée d'Evaluation les 14 et 15 juin 2004.Nous aurons le plaisir d'accepter des mises en consignation en bijouterie et horlogerie pour nos ventes d’été et d'automne.Pour plus d'informations ou pour un rendez-vous, veuillez contacter Catherine Biniecki au (514) 934-1864.ENCANS D'ANTIQUITÉS ET D'ART CANADIEN ET INTERNATIONAL 1980 rue Sherbrooke O., Ste.100, Montreal TÉifwoNE • 514.934.1864 Fax • 514.934.1980 www.ritchies.com - w IfSS LIMN < Il KSI La beauté intérieure Le confort O Z O s La fête des pères 2004 Évasion Célestrale Ou 12 juin au 21 juin, 2004 Jusqu’au 21 juin, achetez un matelas suédois TEMPUR et recevez une trousse de voyage célestrale d'une valeur de 300$ comprenant un oreiller Transit TEMPUR et un siège de Confort TEMPUR dans un sac de voyage brodé.A l'achat de matelas suédois TEMPUR, oreillers ou produits de soutien, courez la chance de remporter une Évasion Célestrale, une valeur de 7 500$.Pour en savoir plus sur ce concours, visitez le magasin Linen Chest près de chez vous.L'essence de TEMPUR réside dans son histoire, sa renommée à l'échelle internationale et dans l'excellence de ses produit.TEMPUR offre une gamme complète de produits conçue par des Suédois et visant à amétiorer de façon spectaculaire la qualité de vie et le bien-être de ses utilisateurs.Les produits TEMPUR ne sont pas seulement destinés aux personnes âgées ou aux gens aisés, mais à tous les consommateurs avertis.Notre mission consiste à apporter une contribution remarquable â la vie de nos dients.dès leur réveil.Croire ttutkleod iM«»iréeh » Proim-ntwle* 4e l a Cathédrale (tentee-vUleI C,alerte» Levât (Levai : • Place PorUjb.TL.Hrtj.v.irtî SERVICE À DOMICILE GRATUIT 5 I 4.34 1,7« M> www,linen II) * A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 JUIN 2001 ACTUALITES VILLES HARPER SUITE DE LA PAGE 1 croissance économique des grandes villes du Canada.Le chef libéral Paul Martin est d’ailleurs venu en personne leur promettre une fois de plus hier, une fois réélu, de •s’asseoir pour conclure» une telle entente qui procurerait aux villes une «source de revenus stable», des «revenus de croissance».Or «la raison pour laquelle les municipalités et les provinces en général ont des difficultés, c’est parce qu’il y a un profond déséquilibre fiscal au Canada», a déclaré Jean Fortier, qui dit refléter ainsi la position officielle de son parti et de son chef Stephen Harper.Selon M.Fortier, le problème, c’est que «le fédéral ne donne pas l’argent qui est dû aux provinces, lesquelles ne peuvent que retourner bien peu aux municipalités; c’est aussi simple que ça».Selon lui, les libéraux tentent de refaire avec les villes ce qu’ils ont fait dans les domaines de la santé et de l’éducation: «Ils mettent de l'argent au frigo, puis, lors des élections, ils débarquent dans un domaine de compétence provinciale», a dit M.Fortier.«Regardez ce qu’ils font dans les garderies.C’est complètement ridicule.» Si le fédéral franchissait ce pas avec les villes, selon lui, cela signifierait qu’il finirait par «être contraint de faire du micro-management dans les municipalités».M.Fortier dit que lorsqu’il travaillait à Infrastructures Québec, il a vu le fédéral «s’impliquer de façon excessive».Pour une raison simple: «Une fois qu'on donne de l’argent, il faut surveiller, et une fois qu'on surveille, on contrôle selon nos critères.» Et c’est pourquoi il appuie la position de son parti, qui consiste à mettre presque fin au programme d’infrastructures.Aussi, il précise qu’un gouvernement conservateur verserait de 30 à 50 % des taxes d’accise aux provinces afin qu’elles les remettent aux villes.«Et après ça, lorsqu’on aura mis fin au déséquilibre fiscal, les provinces auront une marge de manœuvre suffisante pour mieux financer les villes.» M.Fortier insiste sur le fait que l’argent «perçu en trop» par le fédéral doit retourner aux municipalités uniquement par le truchement des provinces, «les seules à avoir compétence en cette matière».Mais cela ne nous ramène-t-il pas, comme l’affirmait hier encore le maire de Toronto, David Miller, à la Constitution de 1867, une époque où plus de 80 % des habitants du pays vivaient à la campagne?«Ben voyons donc!», s’exclame Jean Fortier.«Qui a donc permis aux maires de modifier la Constitution canadienne?» Sur cette question, notons que le Bloc québécois est totalement d’accord avec le Parti conservateur.«F a-t-il une constitution dans ce pays?», s’interrogeait le député bloquiste Yvan Loubier hier devant les ambitions du fédéral dans le domaine municipal.M.Loubier a par ailleurs tenu à condamner vivement «l’épithète révoltante de “barbares”» utilisée par le maire Campbell à l’endroit des conservateurs.Le problème des villes, c’est le déséquilibre fiscal, a-t-il déclaré.«Si on commence à créer implicitement un autre ordre de gouvernement, on ne pourra plus gérer ce pays», at-il dit Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com Uagenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 avisdev@ledevoir .com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) 1* Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d’organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces orsanisalions.veuillez en avertir notre service à la clientèle.SUITE DE LA PAGE 1 programme du Parti réformiste alors en gestation.Le nom de Stephen Harper, qui affiche des notes parfaites, surgit aussitôt M.Haiper pilotera l’élaboration des politiques et sera candidat réformiste contre M.Hawkes en 1988.Défait U se retrouve à Ottawa un an plus tard pour assister la première députée réformiste, Deborah Grey.En 1993, il tente sa chance de nouveau et devient député.D se verra confier le dossier constitutionnel et mettra en avant la «stratégie 20/20» du parti, qui préconise 20 réformes favorables aux provinces et 20 conditions à la séparation du Québec, des idées qui inspireront la Loi sur la clarté.Mais après seulement un mandat, il quitte le parti à la suite d’un désaccord avec Preston Manning sur la nature populiste du parti.D prend alors la direction de la Coalition nationale des citoyens, up groupe en faveur de la diminution de la taille de l’Etat et de la démocratie directe.SU se tient loin de l’Alliance canadienne dirigée par Stockwell Day, il est rapidement sollicité pour prendre la relève de ce chef gaffeur et socialement conservateur.Il remporte la course au leadership en 2002 et rétablit l’unité du parti et du caucus.Puis, en 2003, il parvient, avec le chef progressiste-conservateur Peter MacKay, à mettre fin à la division de la droite.En décembre, le nouveau Parti conservateur voit le jour et, en mars dernier, il en prend la direction.Au fil de toutes ces années, la vision de Stephen Harper a peu changé car une autre de ses caractéristiques est la cohérence intellectuelle, comme en témoignent les nombreux textes qu’il a écrits.M.Harper est un apôtre du conservatisme fiscal qui croit aux lois du marché, à un gouvernement non interventionniste, à un fardeau fiscal réduit afin de laisser le citoyen libre de ses choix.Défenseur de la famille, il préfère soutenir celle-ci à travers le système fiscal.Selon lui, le gouvernement fédéral devrait se concentrer sur ses tâches prioritaires, comme l’économie, la politique monétaire, la défense, le commerce, l’immigration et la politique étrangère, et laisser aux provinces le soin de gérer leurs secteurs.H serait prêt cependant à invoquer la Constitution pour forcer les provinces à éliminer les barrières au commerce inter-provinciaL une idée reprise dans son programme.Sa volonté de respecter la lettre de la Constitution tout en atténuant le rôle de l'Etat-providence est particulièrement évident en santé.Durant cette campagne, il parle presque toujours du maintien d’un système d’assurance santé universel plutôt que d’un système public de santé.«Peu importe qui fournit les soins de santé, ce qui compte, c’est qui peut y avoir accès», disait-il le 10 mai dernier.Il est ouvert à des fournisseurs privés comme publics pourvu que l’accès soit universel et gratuit quand celui-ci est médicalement nécessaire.D revient aux provinces de décider des méthodes de livraison de services, pas à Ottawa, écrivait-il dans le National Post en juin 2001.En matière de politique étrangère, il serait plus prompt à soutenir les Etats-Unis, comme il l’a montré durant la guerre en Irak l’an dernier.D prétend maintenant qu’il parlait d’offrir un appui moral, nos forces étant trop maigres pour faire une contribution.Pourtant, il écrivait en mars 2003, dans le Globe and Mail, que la décision du Canada de ne pas se joindre à la coalition était «unegrave erreur».Le conservatisme social ne l’intéresse pas de prime abord.«C’est la route la plus dangereuse pour le conservatisme», disait-il en 1997, dans une entrevue au Toronto Star.Mais devenu chef en 2002, il doit ménager son aile radicale et, dans un texte très élaboré publié en juin 2003 dans le très conservateur Report Newsmagazine, il souligne la nécessité pour les conservateurs fiscaux et sociaux de faire cause commune contre le «relativisme, la neutralité et l’équivalence morale» de la gauche moderne.«Nous n’avons pas besoin de redéfinir radicalement le conservatisme, mais il nous faut modifier l’équilibre entre les aspects sociaux et les aspects économiques qui ont toujours existé», écrivait-il.Et d’ajouter: «Rééquilibrer le programme des conservateurs exigera qu’on fasse preuve d’un jugement politique prudent.D’abord, le choix des questions à traiter devra se faire prudemment.Ainsi, le choix des enjeux à caractère social que nous déciderons d’aborder ne devra pas se faire sur une base confessionnelle mais unir l’ensemble des conservateurs [.] Ensuite, nous devons comprendre que les gains réels sont inévitablement progressifs.* Selon lui, toute approche autre que graduelle serait vouée à l’échec en démocratie.Les questions morales ont toujours hanté le Reform et l’ADianee, et M.Harper n’a pu y échapper depuis la deuxième semaine de campagne, ce dont se sont servis les libéraux pour l’attaquer.Fidèle à ses positions passées, il a dit que son gouvernement ne changerait rien à la situation actuelle en matière d’avortement ou de peine de mort mais, advenant le dépôt d’un projet de loi d’un député, le vote serait libre.D va plus loin lorsqu’il est question des droits des homosexuels.A Toronto, jeudi, il disait que l’État n’a pas à se mêler de ce que font deux adultes consentants mais ajoutait que l’orientation sexuelle n’était pas inscrite dans la Charte.Selon lui, il revient aux élus et non aux tribunaux d’en décider.Par conséquent, il promet un vote libre sur un projet de loi rétablissant la définition traditionnelle du mariage, qu’il favorise.11 ne s’oppose pas cependant à la reconnaissance d’une union civile entre conjoints de même sexe.Stephen Harper tendait la main aux conservateurs progressistes lors de sa victoire en mars et, depuis le début de la campagne, il cherche à projeter une image rassurante et modérée.Les libéraux l’accusent de cacher son jeu.Jim Silye proteste avec véhémence.«R n’a pas changé ses positions mais a appris à mieux les présenter», dit-il.En somme, Stephen Harper est un idéologue.pragmatique.Un homme calme, imperturbable et aux idées claires qui connaît son programme à fond tout comme son plan de campagne.S’il les maîtrise, c’est parce que ce sont les siens.Voilà un atout important quand l’adversaire, lui, cherche encore la meilleure manœuvre pour éviter d’être mis échec et mat Le Devoir CIRQUE SUITE DE LA PAGE 1 Selon les informations obtenues, la direction artistique du premier de ces deux projets, qui doit aboutir sous chapiteau, a été confiée à Daniele Finzi Pasqua.Le comédien-metteur en scène d’origine suisse.a créé les deux dernières productions du Cirque Éloize, l’autre importante compagnie circacienne du Canada.Le Devoir a également appris que Dominic Champagne assume maintenant la direction du second spectacle en plan, lequel pourrait être lancé en 2006.S’il aboutit avec ce projet M.Champagne signera sa troisième collaboration avec le Cirque du Soleil.D a déjà piloté artistiquement Varekai, lancé en tournée l’an dernier, et cosigné Zumanity, un show pour adultes présenté à Las Vegas.«Voici comment nous fonctionnons, explique Daniel Lamarre, président et chef des opérations du Cirque du Soleil, interviewé hier.Une de nos équipes s'occupe de la recherche et du développement pour les spectacles.À partir du moment où les grandes lignes sont déterminées, nous procédons à l'embauche d’un metteur en scène.C’est ce que nous avons fait avec Daniele Finzi Pasqua il y a un peu plus d’un an.» Le président Lamarre ne nie pas que Dominique Champagne travaille sur un spectacle basé sur les grands succès des Beatles.Par contre, il précise qu’il s’agit d’une proposition de spectacle parmi d’autres développées en parallèle.«Pour être très clair, Dominique travaille avec nous pour un projet pour 2006, dit M.Lamarre./e vais aller le plus loin possible dans les circonstances.Nous travaillons sur trois scénarios différents en ce moment.Confirmé l’un des trois scénarios serait très présomptueux.Il faut donc être extrêmement prudent avec les conjectures.» D’autres sources au sein de l’entreprise indiquent que la création beatlesque se poursuit même si les négociations s’avèrent difficiles avec EMI, la compagnie détentrice du copyright sur certaines versions des très populaires chansons du groupe rock le plus célèbre de l’histoire.La multinationale réclamerait 15 % des rendements aux guichets du futur spectacle.Le projet Beatles hante l’entreprise québécoise depuis quelques années.A l’origine, il a été pensé comme une version scénique de Yellow Submarine, un dessin animé psychédélique mettant en vedette les Fab Four.L’idée a pris de l’ampleur.Le fondateur du CS, Guy Laliberté, fréquentait George Harrison, qui admirait le travail du cirque.D aurait convaincu Paul McCartney et Ringo Starr de donner leur accord à une adaptation étendue au-delà de Yellow Submarine.M.Harrison est décédé en 2002, mais les négociations se seraient donc poursuivies avec la compagnie de disques jusqu'au récent différend commercial.Les bureaux de Londres et de New York de EMI ont refusé de commenter l’information.Habituellement, les artistes collaborateurs du Cirque du Soleil renoncent à leurs droits de suite en échange de substantiels cachets forfaitaires.Ainsi, la mise en scène d’un spectacle de tournée rapporte plus de un million de dollars, mais son créateur renonce à un pourcentage sur la vente des billets qui, au bout d'une décennie, peut facilement totaliser plus de 100 millions $US.Et où se retrouverait ce spectacle Beatles?À Londres, à Las Vegas ou à New York?Dans une entrevue publiée aujourd’hui dans nos pages culturelles, Guy Laliberté mentionne ces trois capitales mondiales du divertissement et affirme que sa compagnie pourrait présenter une dizaine de spectacles dans la seule ville de Las Vegas, qui reçoit près de 40 millions de visiteurs par année.Sa compagnie envisagerait par exemple de s'installer prochainement au Mirage, une salle laissée vacante depuis le retrait du Siegfried & Roy Show, à la suite d’une attaque du dompteur Roy Horn par un de ses grands tigres blancs, en octobre dernier.Daniel Lamarre en rajoute.«Nous caressons le rêve d’établir des spectacles permanents ailleurs qu’à Las Vegas, dit-il.Nous visons aussi Londres, New York et Tokyo.Ces trois grandes villes occupent beaucoup de mes journées de travail.» Le CS a déjà rêvé de construire une salle dans une ancienne usine de la capitale anglaise.Le projet de_ complexe hôtelier a été abandonné au début de la décennie, en même temps que d’autres, mais la compar gnie continue de chercher une base permanente à Londres Le Cirque du Soleil négocie aussi son installation dans Lower Manhattan.Plus tôt cette semaine, un journal new-yorkais affirmait que l’annonce officielle concernant ce projet sera faite dans quelques semaines.Comme le révélait Le Devoir en février 2003, le cirque souhaite développer une salle sur un quai flottant de l’East River.Quoi qu’il en soit, les deux nouveaux spectacles en gestation au centre de création de Montréal seront les onzième et douzième produits par la compagnie, qui fête cette semaine son vingtième anniversaire de fondation.Le Cirque du Soleil présent^ déjà quatre spectacles en salles permanentes aux États-Unis, trois au Nevada et un à Orlando, en Floride.Un cinquième, dirigé par Robert Lepage, sera rajouté dans les prochaines semaines au casino MGM Grand à Las Vegas.Le Devoir REAGAN SUITE DE LA PAGE 1 vieille Oldsmobile pour l'Iowa voisin, où il tâta de la radio sportive.«C’est la ville qui lui a donné toutes ses valeurs.C’était un homme simple, qui aimait blaguer», insiste Ira Clark Kelly, le reporter-vedette de 64 ans du Telegraph.Il l’a rencontré une dizaine de fois et, depuis sa mort, jl a écrit en moyenne deux ou trois articles par jour.A l’annonce de son décès, le quotidien lui a consacré une édition spéciale prête depuis belle lurette.En journalisme, c’est ce qu’on appelle de la «viande froide».«On n’a pas eu une telle édition pour l’assassinat de John Kennedy en 1963.Reagan, après, tout, est notre “hometown boy”», explique Kelly, descendant d’Irlandais comme son héros et la plupart des habitants de Dixon.Depuis son décès, le samedi 5 juin à 15h, l’autoroute 88, non loin de Dixon, a été rebaptisée Reagan Memorial Highway et le Telegraph fait campagne pour que la tête de «Dutch» (son surnom) remplace .celle d’Andrew Jackson, le septième président des États-Unis, sur les prochains billets de 20 $.livreur du Telegraph •B a nous a mis sur la carte.Dans ses discours, il rappelait souvent qu ’il avait grandi à Dixon», explique John Thompson, président de la chambre de commerce de la ville où «Ronnie», fils d’un père alcoolique et démocrate convaincu et d’une mère au puri- tanisme militant, livrait le Telegraph tous les matins.Beaucoup plus tard, il se l’est fait livrer à la Maison-Blanche.«Je ne suis pas sûr qu’il le lisait, mais il le recevait tous les jours», souligne William Shaw, propriétaire de ce petit quotidien (10 500 exemplaires).C’est, affir-me-t-il, son grand-père, Robert Eustace, qui persuada Reagan de quitter le Parti démocrate pour le Parti républicain.«Il est mort en 1969 et n’a donc pas connu Reagan le président.Mais tous les deux sont aujourd'hui côte à côte au paradis.» Gene Lebre, 92 ans, a lui aussi bien connu Ronald Wilson Reagan, fis allaient ensemble à l’école et à l’église.L’été, ils livraient des cubes de glace qui se retrouvaient dans les verres des nageurs assoiffés de la rivière Rock.«J’étais avec lui quand il conduisait un vieux camion Dodge rempli de 100 livres de glace tous les matins.» Toute la génération de Reagan a sa petite histoire sur le «Gipper» (son autre surnom).Mais les plus jeunes n’ont pas toujours les yeux humides quand ils évoquent son souvenir.Michael Hamilton, 20 ans, est de ceux-là «U a réduit les fonds consacrés à la recherche sur la maladie d’Alzheimer quand il était président.Cest assez ironique quand on sait qu'il a passé les dix dernières années de sa vie à combattre cette maladie.» Son bilan politique et économique n’échappe pas totalement à la critique à Dixon.On se rappelle aussi que les pauvres ont été écorchés vife pendant les années Reagan.La ville s’est cependant toujours tirée d’affaire grâce à sa prison, son principal moteur économique.Et elle a beau aduler son héros, elle a souvent eu des maires démocrates.A l’élection présidentielle du 2 novembre prochain, plusieurs comtés autour de Dixon risquent de voter pour le parti de John Kerry.Comme pour faire un pied de nez à l’ancien président, le Parti démocrate a installé son quartier général sur Reagan Way, non loin de la grande arche qui marque l’entrée de cette ville coupée en deux par la rivière Rock.«Peu importe leurs opinions politiques, les Dixonites sont très attachés à Reagan», devait dire le maire actuel Jim Burke avant d’assister à la messe jeudi dans l’église où le «grand communicateur» fut baptisé en 1922.Simplement, dignement, loin des feux médiatiques, Dixon tenait à tout prix à lui rendre hommage avant la grande messe d’hier à la cathédrale nationale de Washington.Après tout le plus célèbre livreur du Telegraph et le maître nageur de la rivière Rock est le premier président né dans le plat pays de Minois.Et Abraham Lincoln?D y a vécu, mais il a bel et bien vu le jour au Kentucky voisin, insiste-t-on dans la petite ville où de nombreux vétérans de la guerre de Sécession venus y finir leurs jours connurent le jeune Reagan.Quand, pour redonner confiance et optimisme aux Américains, Ronald Reagan leur rappelait que les États-Unis étaient «la ville brillante sur la colline», il songeait sûrement à Dixon.Le Devoir Toutes nos excuses aux autres qui font leur gros possible.FAMILIALE -SPORT fi PARTIR DE SEULEMENT 26 995*' .mais c'est Mazda Gabriel qui a celle-là! 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