Le devoir, 25 mai 2004, Cahier B
LE DEVOIR.LE MARDI 25 MAI 2004 TENNIS Roland-Garros: Agassi éliminé par le 271e joueur au monde Page B 5 FESTIVAL DE CANNES Quand la politique s’en mêle Page B 8 ECONOMIE FONDS D’INVESTISSEMENT Michel Marcoux Correction pour les fiducies de revenu Les fiducies de revenu ont connu une croissance impressionnante au cours des dernières années.Aidées par des niveaux de distribution soutenus et par la forte appréciation du prix des unités, les fiducies de revenu ont constitué l’un des secteurs chauds des dernières années.Evidemment, les fonds de placement spécialisés dans ce secteur n’ont pas été en reste.Les hausses de ces produits ont été de l’ordre de 19 % pour 2001, de 10,5 % pour 2002 et de 28,2 % pour 2003.Rappelons que les fiducies de revenu sont des entreprises qui distribuent à leurs détenteurs la majeure partie du capital qu’elles génèrent Le revenu de ces entreprises provient de secteurs d’activités tels que le pétrole et le gaz, l’immobilier, les services publics ainsi que de certains secteurs spécialisés.Le ciel s’est toutefois quelque peu assombri depxds le début de l’année pwur les fiducies de revenu.En fait il s’agit de la réaction du marché à la montée du niveau d’emploi américain ainsi qp’à l’amélioration du niveau des ventes au détail aux États-Unis.Cet environnement de bonnes nouvelles a laissé entrevoir aux investisseurs des taux d’intérêt plus élevés, et ce, dans un avenir rapproché.Ajoutons également la possibilité que le gouvernement fédéral puisse limiter à 1 % l’investissement des caisses de retraite dans les fiducies de revenu.Le gouvernement fédéral pourrait agir ainsi à cause du manque à gagner engendré par Ta non-taxation des bénéfices transmis aux détenteurs d’unités de fiducies.Évidemment ce genre de décision nuirait à l’ex-ponsion du secteur.Tous ces changements ont mené l’indice de référence S&P/TSX des fidudes de revenu à fléchir de 4,5 % depniis le début de l’année.Efi pour le mois d’avril, les fonds spiécialisés dans ce secteur ont enregistré une baisse de 6,1 %.Il feut remonter à août 1998 pour observer un recul mensuel supiérieur à celui du mois d’avrfl.À l’époque, les fonds de ce secteur avaient enregistré une baisse moyenne de près de 14 %.Le recul d’avril, bien que modéré, rappolle aux investisseurs que le potentiel de risque est bel et bien présent dans cette catégorie d’actif.Un risque qui, sp>écifions-le, n’a aucune commune mesure avec celui des fonds d’obligations canadiennes.La tentation des distributions élevées Lorsque l’on voit ce que le secteur obligataire offre comme rendement, la tentation des fiducies de revenu est grande.Par exemple, un investisseur peut actuellement espérer un rendement d’un pou plus de 4 % pour une obligation fédérale venant à échéance dans cinq ans.En comparaison, près d’une centaine de fiducies de revenu offrent actuellement des distributions supérieures à 10%.La section trust centre du siteglobeinvestor.com permet d’avoir un bon aperçu de l’ensemble des fiducies de revenu disponibles au Canada.Un sélecteur pormet même de choisir des fiducies de revenu selon le niveau de distribution et l’appréciation passée du prix des unités.D est ainsi possible de sélectionner aisément des fiducies offrant une distribution supérieure à 8 % et s’étant appréciées de plus de 10 % sur un an.L’exerdce qui consiste à choisir une bonne fiducie de revenu pout pwaître facile pour le néophyte, mais la réalité est tout autre.Beaucoup de fiducies de revenu canadiennes constituent de véritables titres spéculatifs.Aussi, plusieurs facteurs spécifiques sont à considérer afin de juger si une fiducie est en mesure de poursuivre ses distributions.Étant donné le niveau de complexité de l’analyse des fiducies, l’apport d’un gestionnaire efficace constitue, à mon avis, un atout essentiel pour profiter de cette classe d’actifs.Un fonds intéressant Le fonds Talvest millénium revenu élevé investit ai grande partie dans les fiducies de revenu.Ce produit, géré par Barry Morrison, possède l’avantage de ne pas être contraint à investir uniquement dans le secteur des fiducies de revenu.Actuellement, près de 62 % du contenu est alloué aux fiducies de revenu tandis qu’environ 18 % est destiné aux actions canadiennes, le reste étant investi dans les liquidités.Le gestionnaire demeure positif par rap>port aux fiducies de revenu en soulignant qu’elles seront sans doute intégrées à l’indice composé S&P/TSX.D affirme que cette intégration pourrait se faire une fois que sera adopté le projet de loi visant à restreindre la responsabilité des détenteurs d’unités pour les provinces de l’Ontario et de l’Alberta.Le fonds est en hausse de 0,9 % depuis le début de l’année.Quant aux performances à long terme, les rendements annualisés sont de l’ordre de 15,2 % sur cinq ans.Lobjectif à long terme est toutefois de réaliser un revenu de 6^ % à 7 % ainsi qu’un gain en capital de 1 % à 2 % afin d’arriver à un rendônent total de % à 9,0 %.questions@avantages.com L’auteur est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers.PORTRAIT Une technologie sans fil bien de chez nous.pour remplacer les parcomètres CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Les bons vieux parcomètres de plusieurs grandes villes du monde seront peut-être remplacés un jour par un système de paiement électronique sans fil fonctionnant par énergie solaire et offrant une grande flexibilité d’utilisation.Un tel système fait présentement l’objet d’un projet pilote au centre-ville de Montréal.La filiale nord-américaine de la multinationale suédoise Cale Accès AB a obtenu ce mandat grâce à une technologie mise au point par une petite entreprise montréalaise, 8D Technologies.«H est très agréable d’être ainsi reconnu dans son propre pays», confie Isabelle Sellez, présidente et chef de la direction de 8D Technologies, une pme qui compte aujourd’hui 20 employés et qui fut fondée en 1996 par son frère Jean-Sébastien, diplômé en informatique et architecte de cette plate-forme dont l’avenir semble suffisamment prometteur pour penser que dans trois ans les revenus de l’entreprise atteindront au moins 20 millions.Jean-Claude Dubreuil, vice-président exécutif de Société en commandite Stationnement de Montréal (SCSM), une filiale de Chambre de commerce qui gère les 16 000 parcomètres de la métropole, considère qu’il y a un urgent besoin de remplacer ces parcomètres vieillissants qui fonctionnent de façon mécanique.Entre février 2001 et l’automne 2002, la SCSM a demandé des tests sur un système «payez-partez» qui remplacerait celui du «payez-affichez», tel qu’utilisé Cette technologie ouvre des horizons encore plus vastes que ceux du stationnement maintenant À la suite de ces tests, la SCSM a préparé à l’automne 2002 un cahier des charges qui frit distribué à des fabricants.Cale Systems et son partenaire 8D Technologies ont donc été choisis pour installer au centre-ville six bornes de paiement chacune couvrant un espace de 10 à 15 places de stationnement.C’est un système très intéressant, affirme M.Dubreuil qui présentera un rapport dans quelques semaines.La prochaine étape sera vraisemblablement de couvrir tout le secteur du centre-ville, là où le tarif de stationnement est de 1,50 $ l’heure, soit l’équivalent de 6500 parco-mèjres ou d’environ 500 bornes.Évidemment, Isabelle et Jean-Sébastien Bettez, qui sont respectivement âgés de 38 et 34 ans, sont très encouragés et confiants, mais aucunement surpris de ce qui augure une importante percée non seulement à Montréal, mais ailleurs en Europe et aux États-Unis.«On nous appelle des quatre coins du monde», affirme la présidente.Pour 8D Technologies, ce succès sera le résultat d’un effort soutenu depuis au moins 2001, alors que le frère, pour qui l’informatique est une passion, et la sœur, diplômée des HEC en marketing et gestion internationale, décidèrent d’unir leurs efforts au sein d’une même entreprise pour attaquer le marché des produits.Jusqu’en 2000, la pme avait tiré des revenus de la vente de services aux entreprises et de cours de formation.Ces revenus ont d’ailleurs grandement aidé à financer le développement de projets, d’autant plus que le premier projet d’importance aurait pu mettre la survie de l’entreprise en péril.Il s’agissait d’un projet sans fil de publicité cellulaire spécialisée, pour le compte de ESP Média, une filiale de Microcell, laquelle a finalement fait faillite.Comme le projet semblait «très porteur», 8D Technologies a conservé la propriété intellectuelle de la plate-forme en vue de l’appliquer à d’autres Isabelle Bellez, présidente et chef de la direction de 8D Technologies PAYEZ-AFFICHEZ PHOTOS 8D TECHNOLOGIES Avec cette technologie nouvelle, l’automobiliste gare son véhicule, prend en note son numéro de place de stationnement, se rend ensuite à la borne pour payer la durée voulue et repart avec son reçu sans avoir à l’afficher dans son auto.usages.Encore fallait-il trouver un projet rentable.Le contrat de Cale avec la SCSM a apporté la réponse.Mais Cale qui était déjà impliquée ailleurs dans le monde du stationnement payant perdait 17 000 $ à cause des fraudes.D lui fallait un système de paiement en temps réel.8D Technologies offrait à cet égard une plate-forme prometteuse.Avec cette technologie nouvelle, l’automobiliste gare son véhicule, prend en note son numéro de place de stationnement, se rend ensuite à la borne pour payer la durée voulue et repart avec son reçu sans avoir à l’afficher dans son auto.Cette technologie permet également aux agents de stationnement de vérifier tout de suite sur un ordinateur de poche relié au système de communications sans fil qui a payé et pour combien de temps et bien sûr aussi qui n’a pas payé.Le paiement peut se faire avec de l’argent ou par carte de crédit dans le cas de Montréal, mais la technologie rend possible aussi le paiement par carte de débit.Ce système élimine le paiement par carte falsifiée ou expirée.En revanche, les cartes dont le vol n’aurait pas été signalé pourraient servir encore, mais l’utilisateur aurait intérêt à ne pas rester là très longtemps! Ce système offre par ailleurs une très grande flexibilité d’applications.On peut programmer une borne (dans laquelle se trouve le logiciel) pour allonger ou réduire les heures de stationnement permises, par exemple porter à trois heures la durée K se dans une zone de cinéma le soir ou prévenir ateur qu’il ne peut pas payer pour plus d’une demi-heure de stationnement si à 15 heures il veut se gara dans une zone réservée aux autobus à partir de 15h30.Comme le système fonctionne à l’énergie solaire et qu’il est sans fil, on peut en tout temps et très facilement installer une borne à un endroit précis à l’occasion de certains événements, comme des festivals.Au demeurant, cette technologie ouvre des horizons encore plus vastes que ceux du stationnement Elle pourrait s'appliquer à d’autres types de terminaux de point de vente, comme des machines distributrices de produits divers, des guichets automatiques, etc.Outre son entente avec Cale, 8D Technologies a conclu le cinq mai dernier un partenariat avec Sun Microsystems pour développer une stratégie de marchés pour des applications sans fil de machine à machine Rogers AT&T sans fil est un autre partenaire majeur de la petite firme montréalaise.Que réserve l’avenir pour 8D Technologies?Il n’est pas du tout question d’en faire une société ouverte, affirme la présidente, qui entend étudier les propositions éventuelles à leur mérite propre.Les revenus proviendront essentiellement dans l’avenir de licences qui pourraient être accordées sur des portions de technologies développées.Les Bettez semblent peu enclins à favoriser une forte croissance interne, bien que la présidente s’attende à une croissance rapide.«Ce serait bien si l’on pouvait atteindre un chiffre d’affaires de 50 $ avec une vingtaine d’employés», avance-t-elle.Jusqu’à maintenant, ces deux entrepreneurs originaires de Trois-Rivières, ayant pour père un comptable agréé qui a fait carrière dans un bureau de conseillers, s’en sont tenus à des dépenses et investissements en fonction de leurs moyens, une politique qu’ils entendent maintenir.Cela n’empêche en rien leur grande détermination.Alors même que la bulle technologique éclatait ils maintenaient leur décision d’investir dans le développement de cette nouvelle plate-forme, dont le succès était alors encore loin d’être évident LE DEVOIR.LE MARDI 25 MAI 2004 ' B 2 LES FONDS COMMUNS DE PLACEMENT C«s données, fourmes per Fundata Canada inc., présentent le rendemem des fonds communs de placement pour la semaine se terminant reudl (sauf pour les rendements sur un mois (1m%) et un an (1an%), calculési latin du mots dernier).La valeur de chaque unité, i.e.la valeur de l'actif net par action (VANPA).est exprimée en dollars canadiens à moins d'indication contraire.Les données ne doivent sentir qu'a titre d'information; une confirmation du prix devrait être obtenue auprès des gestionnaires du fonds ou d’un vendeur autorisé.Var.% et Var.S indiquent les variations en pourcentage et en prix depuis une semaine Fonds d’investissement : •XXto.o PiltoNeufreCS 1er M L4VCC tti 1»0n»lO CrgaHnci : ‘SE ; m .dAmer Value ' > mmkm km (») < jrT tsm ‘SS-1" K sïcTta spcan ¦MM e ActmondiaW ActMni i AcOorecan • Action» mond * És MM M Mon Kl 4 w Revenu élevé ‘SE.[ §Sr uCMAneiUt tfCMCanuT : l'.'t-vr km SShL m mméw NS S» ¦ PlWERutwüP ‘1 Pn » rat I jËfc MH Tu Cm a sa* VMM V».% Var.S 1m% X $ U 90 1013 « 1171 i ¦i 1 241 331 i 3L34 a ¦Si •S 1 M .a ta ,'Z •fi .1 à moo imtceCanabw intJce euitween Mc» mm 'fârjr* «MriPM P'.t mMm pair sssau, Métaux précieux Mond Mn flnat RE R Conm electr RERSdiTecfi Mm* Mu' MhS SWBhhi Artisan Perttol ï Advint mondiale ife ifea® y High GvHi Port y Maximum Growth y Maximum GthRSP vNouvécono !» y RERoruûenl y Rev flue can Ails invest 1 Axt» invest II 1.1.IJ, Mi le) flSÏ B.f.S.T découll PovNal Ut' D'v Avantageux teMnSpPi K Iturtfice ¦h IB HO Ml % ¦"i ;;n 3! ¦m 1 S'"” nsCa MM Marchés Ont Méf Précieux Moro Sa 4 Tech sr Rev I court trm ^ev Mbisi* Speuai ,VI muées Acimér ptecep sE” Ad marché «mer iar RlR Actors Int uAcamét ptecep IM MMEiM uAct gW pie cap uAdgloOMt ¦H feMIl MH •Actions intl •h.e jKsr“w •mMMPMdi jjrJht'owWn1 iwHwûppTA I'.ii-a.M o^mnccié) CmM iat CI Nie) Sr* ^SolhscU* pr Wirn Ctiiie- MuitiPiri yl«x en» RER y Fors croit y Me m» RER S Actions can ssr Ft«liCapCin Mulhgestion WU iand«nénc«n Land KA Mond wsF OMgcnt™ m lists' liu uSosantt-ljU uVHS iMMBU TO Hnett Series ActpasaiH Mfiüii «ont on AdkxsiMer-i AdOpOmtCm-l AméncAc! RER-I AseAci Rtfl I Comm t dr*rt-l OoiS ise-Cnndiv-l Bff, Cro«UAn'4f-l CroisEurapém-l SSRi1 liiïær1 Monfieplac' mm m»i RERsalledH rSootb'-i1 RtvJHaStRanrH lwdlv-l Revenu équH îSffi?à Ü ni j i ?¦7 *M * > -ma ha s ® s -¦ -Ml W a .* n ^ J** liî a :SS 1 IJS 1 1 sas?uAcUS LB i» 2112 ?124 •ï 1 Pn* Bons Ti OmyaCaei tetaoüS C8 V- UMdmdK 24* 1510 11» 1422 2.» ?1.14 ?.84 f I i :S 1 ?03» .173 rf*g w ^inhSiiea lïiK’c» 1233 982 adt .85» *280 mcH m Cmn» IM *m.\ rCjmaCi » » 47* •* «ia IHS a K m* «ce .S jmnmjET m m -m m *i> iSïT s s "* '* "¦* m i a ut -1.17 ¦ r «t j MM Am » » «> M .i Ma» am cm Ti 7» «4.17 «» «IA AmWow a r .£ .5 ^ 3 :l| stz ïï i s 3 s :l a nanuM FM 500 R- bora Tà 1MH Pr ImTaiMH R* arms Ti* 500 II 129 IJ» 4.81 Enssttv Funds i MMonda» i®- EVOCÜTIOSI-fonds Hddainorat ISC*1' IttMMMM MM FmTm&^ot-fa MM FrsTe^WUS FruImp-TmcnnCS 8-1* 121 122 4.54 MM SC Tzru HSBCAOrldCS MM Cm Mu HSKlmSmCS HS8C Gestion corn Gc m*r moné edfl IA Fonds IMuds Riteoij Fun xy Coud le HMStors s CdnHVMMF xMMCdn suMME-0 MWHMrOi) mem 1 03 1.84 -8,17 H(R) me 1.79 1,11 «6808 1,29 1J0 -1» ,:.!l •ü MwerirnwtMgiW MmMmonét *8!» Bm^ue Hibomie Gestlori Ti*o» r* uMMUS Hoitourg NorbouiyMM North Growffi in) Cdn MMF x Pt Cm Mu Mn Th» Putnini Funds CdnMMF OuMrusImM x MMF (MX) B-TCm uMMSUS MM Pus Bons du Trtsor uCmArr.M.Mon SUS MjrchèMon R8T1M RBTtMM R8T250 Sdlnv-iÛ(n) i MM SEI Inv-OOln) > MM SEI Hiv - P Q (n) x MM SmtySelCm -E S7 ,S 1:8 1 I :!L5 :g :ï Ü •i 1.29 130 -5.13 130 1J1 -370 1$ IS Fonds AUTONOMES Oistivw* OMAvN Ost Cm Divers wsi
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