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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-05-25, Collections de BAnQ.

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PROCHE-ORIENT Tsahal achève son retrait de Gaza Page A 7 ?www.ledevoir.com ?^ -JL AÉROPORT DE ROISSY Un terminal toujours sous haute surveillance Page A 5 LE DEVOIR VOL.XCV N ° 1 1 5 ?LE MA R I) I 2 5 MAI 2 0 0 4 87c + TAXES 1 $ Petites centrales: Roy Dupuis proteste auprès de Charest Harper charge Martin En retard au Québec, le chef conservateur lance sa campagne à Montréal avec un discours coup-de-poing Sept projets sont en préparation au Québec LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le comédien Roy Dupuis a demandé récemment par lettre au premier ministre Jean Charest l’arrêt de sa politique de développement «au cas par cas» des petites centrales privées, une politique «qui morcelle notre patrimoine collectif et qui sème la division dans notre société».«La population, écrit Roy Dupuis en se référant aux sept projets en chantier au Québec, souhaite d’abord que les rivières soient préservées dans la mesure du possible et non qu’elles soient cédées à la pièce.» Dans sa lettre au premier ministre, datée du 13 mai dernier, Roy Dupuis rappelle au nom de la Fondation Rivières, dont il est cofondateur et vice-président, que «les rivières sont d’abord une richesse collective dont l’usage et la responsabilité de la préservation incombent à l’ensemble de la population québécoise».C’est en contravention de ce principe, dit-il, que les dirigeants de la MRC des Basques veulent s’approprier les chutes de la rivière Trois-Pistoles pour en faire un nouveau projet hydroélectrique même si Québec a déboursé 3,3 ndUions _ au début de 2003 pour racheter le projet de barrage de Grade Trois-Pistoles, une société qui avait obtenu le feu vert pour sa mini-centrale.Roy Dupuis soulève aussi le cas du projet de centrale privée de 40 MW sur la rivière à saumons Magpie sur la Côte-Nord, dont le promoteur, écrit-il, VOIR PAGE A 10: DUPUIS Roy Dupuis Irak: Bush tente de reprendre la main Nouveau projet de résolution déposé devant le Conseil de sécurité PASCAL RICHÉ LIBÉRATION Washington — Des éraflures au menton, à la lèvre, au nez: c’est avec le visage un peu cabossé que George W.Bush devait hier soir présenter sa stratégie pour l’Irak, quelques heures après le dépôt, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, d’un nouveau projet de résolution.Le président se serait bien passé de ce symbole un peu lourd, fruit d’une chute de vélo dans son ranch de Crawford, ce week-end.Il est déjà suffisamment égratigné dans les sondages: le scandale de la prison d’Abou Ghraxb et la montée de la violence en Irak ont fait chuter sa cote popularité sous les 45 %, le plus bas niveau de son mandat Ce discours prononcé devant l’académie militaire de Carlisle Barracks, en Pennsylvanie, était le coup d’envoi d’une campagne visant à reprendre la main, devant des médias de plus en plus critiques.L’objectif des stratèges de Bush est de sortir le débat des scandales du «passé» (absence d’armes de destruction massive, sévices à la prison d’Abou Ghraib, noce massacrée.) et le déplacer vers l’avenir.Did fin juin, le président prévoit de prononcer pas moins de cinq autres discours sur le futur de l’Irak.11 compte montrer qui n’avance pas comme un forcené dans le noir, mais qui suit un plan de sortie de crise, en pleine association avec les Nations unies.George W.Bush, des éraflures au visage VPOR PAGE A 10: BUSH INDEX Annonces____B5 Avis publics.B 4 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie____B 1 Éditorial.A8 0» Idées_______A9 Météo.B5 Monde.A 7 Mots croisés.B 5 Religions .B 6 Sport»______B4 Télévision.B 7 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, a lancé sa campagne à Montréal, hier soir.Il s’est livré à une attaque en règle contre le premier ministre Paul Martin, qui n’a plus, selon lui, l’autorité morale pour gouverner le Canada.KATHLEEN LÉVESQUE CLA1RANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR Les libéraux de Paul Martin ne peuvent plus camoufler sous le drapeau canadien la corruption qui a marqué leur gouvernement, sans déshonorer le pays, a lancé hier soir, à Montréal, le chef du Parti conservateur du Canada, Stephen Harper.Dans un discours coupde-poing qui marquait le début de sa campagne nationale, M.Harper s’est attaqué à Paul Martin, à son arrogance, à son manque d’intégrité et de principes.«Le Parti libéral du Canada a mis en place le système de patronage le plus perfectionné, le plus étendu et le plus coûteux de l'histoire du Canada [.) On ne peut plus croire la parole d’un ministre ou du premier ministre pour savoir ce qui arrive à notre argent.Il faut se tourner vers la vérificatrice générale.Il faut se tourner vers la police», a déclaré le chef conservateur.VOIR PAGE A 10: HARPER Martin et Canada Steamship Lines: même slogan KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Paul Martin a peut-être largué les amarres de la Canada Steamship Lines en 2003, mais il semble que cette dernière soit une source d’inspiration en politique.Le Parti libéral du Canada et l’entreprise maritime, aujourd’hui dirigée par les fils du premier ministre, partagent la même expression nautique «Droit devant», dans leurs slogans respectifs.La semaine dernière, le PLC a lancé sa campagne publicitaire.En français, les messages se terminent par le slogan «Allons droit devant avec l’équipe Martin».Or, depuis 1998, la Canada Steamship Lines (CSL) utilise le slogan «Droit devant» comme motivation auprès de ses nouveaux employés.«Ce n’est qu'une coincidence», a assuré la porte-parole de la CSL, Martine Malka, jointe par Le Devoir.Mme Malka a expliqué que le slogan avait d’abord été utilisé à l’occasion d’un programme de formation en accordant une attention particulière au service à la clientèle.Des t-shirts, des stylos, des combinaisons de travail sont marqués du slogan «Droit devant» traduit en anglais par «On course».Si le programme a été abandonné en 2000, le slogan a été intégré à l’accueil de la nouvelle main-d’œuvre.VOIR PAGE A 10: MARTIN ¦ Autres textes en pages A 3 et A 4 «Ce n’est qu'une coïncidence», a assuré la porte-parole de la CSL L’ENTREVUE > L’information en solde La réflexion est évacuée au profit de l’émotion, déplore le publicitaire Patrick Beauduin Mesure de l’indice de fatigue, mise en scène d’événements spéciaux, segmentation des marchés, échantillonnage: autant de techniques de marketing ayant fait leurs preuves, et dont le publicitaire Patrick Beauduin observe aujourd’hui les effets jusque dans les médias d’information.Publicité et nou- JACQUES NADEAU LE DEVOIR De la même façon qu’on forme maintenant des consommateurs intelligents, l’école doit former des citoyens avertis, estime Patrick Beauduin.velle, même traitement?DOMINIQUE RENY LE DEVOIR Formé en journalisme à l’université de Bruxelles, Patrick Beauduin a plutôt choisi de faire carrière dans le domaine de la publicité.Aujourd’hui vice-président de Blitz Communication, un satellite dû groupe Cossette, et enseignant aux HEC de Montréal, il garde un intérêt marqué pour les médias d’information.Son constat, s’il laisse songeur, n’en est pas moins clair l’information est désormais un objet de consommation.Et les similitudes se multiplient entre les moyens qu’utilisent les publicitaires pour vendre des pots de yogourt et ceux auxquels les médias ont recours pour pousser à la consommation de nouvelles.«AufourdTiui, le consommateur souffre d’une boulimie de nouveauté, diagnostique Patrick Beau-duin.On l’a constaté depuis longtemps en publicité: le public fait preuve de moins en moins de patience envers ce qu’on lui propose et réclame continuellement du neuf, sinon il zappe.» Les pros du marketing ont même mis au point un «indice de fatigue» qui leur permet de déterminer la vitesse à laquelle une campagne publicitaire atteindra le seuil de tolérance des consommateurs — le but étant évidemment de modifier le message avant de les foire grincer des dents.«Manifestement, les médias fonctionnent de la même façon.Ils renouvellent continuellement leur contenu pour tenir en haleine le consommateur.C’est particulièrement frappant pour les chaînes télévisées comme CNN, où les manchettes changent d’heure en heure.» VOIR PAGE A 10: BEAUDUIN Un parti propre au Québec Parce qu'il n'y a que le Bloc Québécois qui protège notre différence et défend nos intérêts.f i ' * www.blocquebecois.org Aütortté 0t t’aftntt principal# du Moc Québécois.1 LE DEVOIR.LE MARDI 25 MAI 2004 A3 —-* LE DEVOIR ?- ÉLECTIONS 2004 Des élections « obligées » fry à ^ ?Chantal Hébert ?Le quitte ou double libéral du 28 juin prochain a germé l’automne dernier dans le terreau de la suffisance qu’avait inspiré à l’équipe Martin son soulèveipent réussi contre Jean Chrétien.A l’époque, la garde rapprochée du futur premier ministre considérait tellement sa confirmation par les électeurs comme une formalité qu'aucun plan B pour l’éventualité d’une dégringolade du parti dans les sondages n’était dans ses cartons.Comme si la cote élevée d’alors du gouvernement libéral dans l’opinion publique tenait exclusivement aux attraits du nouveau premier ministre, les stratèges de Paul Martin se sont rapidement attelés à la tâche de faire du neuf avec du médiocre.Jetant la plupart du temps le bébé avec l’eau du bain, ils ont rapidement transformé une administration susceptible de tenir encore la route en «minoune» sur ses derniers milles.Pour ce faire, l’équipe Martin a réglé ses comptes en public, purgeant le gouvernement de ceux qui avaient eu l’audace de se dresser sur le chemin du nouveau premier ministre.Les députés loyaux à quelqu’un d’autre que le nouveau patron ont été évincés tandis que ses partisans ont été récompensés par des postes au cabinet et par des circonscriptions avantageuses.Le bilan libéral a été mis au rancart pour être remplacé par un ordre du jour ronflanDmais non performant Autant que faire se pouvait les décisions difficiles ont été reportées à plus tard.Quand l’affaire des commandites a fait surface, les pires soupçons au sujet de l’administration précédente ont été accrédités comme si le nouveau premier ministre n’était pas lui-même issu de la même mouvance.?À ce régime, en l’espace de quelques mois, Paul Martin a perdu les moyens de gouverner au-delà de la fin du printemps, et cela, même s’il disposait techniquement d’encore 18 mois pour faire sa marque comme premier ministre.Il avait écarté trop de gens pour continuer à jouir d’une majorité à la Chambre des communes pendant encore bien longtemps.Il avait tourné le dos à trop de talents pour pouvoir se doter d’une équipe ministérielle digne de ce nom sans faire provision de sang neuf à l’occasion d’élections générales.Les dossiers qu’il avait éliminés du paysage pour se ménager l’espace d’une campagne sans remous l’attendaient au tournant de la fin de l’été et Stephen Harper montrait des signes de vouloir grandir rapidement dans son rôle de chef d’un parti conservateur réunifié.Mais M.Martin avait également gaspillé sa lune de miel.Dans fa foulée des commandites, il ne pouvait plus compter sur son seul charme pour séduire l’électorat Pour prendre 1a mesure de l'improvisation qui a entouré l’opération visant à rendre le gouvernement présentable à temps pour des élections à 1a fin juin, il suffit de constater que le dernier budget présenté il y a à peine un peu plus d’un mois, ne contenait aucun indice solide de ce qui est soudainement devenu le thème central du programme électoral libéral, c’est-à-dire un réinvestissement substantiel et récurrent en santé.?En prévision du lancement de la campagne dimanche, les proches de M.Martin en étaient à croiser les doigts dans l’espoir que le feu de l’action électorale lui redonne un second souffle.Dans l’état actuel des choses, il en aurait bien besoin.S Paul Martin se réveille à la tête d’un gouvernement majoritaire le 29 juin, ce sera parce qu’il aura réussi à défier 1a plupart des règles traditionnelles de fa gravité électorale.Il tente d’obtenir un quatrième mandat majoritaire consécutif, un exploit aussi rare dans l’histoire moderne du Canada que l’obtention du mythique troisième mandat québécois.Il fait le pari qu’il gagnera ou tout au moins qu’il ne perdra pas de terrain au fil de 1a campagne alors que la tendance pour les gouvernements sortants va généralement dans le sens d’un fléchissement de leurs appuis entre le déclenchement et le jour du vote.Il mise sur l’Ontario pour arriver à bon port alors que cette province a toujours eu le réflexe de mettre ses œufs fédéraux et provinciaux dans des paniers différents.Il a déclenché des élections sans avoir réussi à s’approprier le thème de 1a santé sur lequel ses faiseurs d’image comptaient pour démarquer les libéraux du Parti conservateur.Il entreprend la campagne à contre-courant de l’opinion pubüque au Québec et alors qu'en Ontario, le dépôt par le gouvernement libéral à Queen’s Park d’un budget d’austérité fa semaine dernière menace d’avoir des conséquences fâcheuses pour ses troupes.En Colombie-Britannique, l’impopularité des libéraux de Gordon Campbell a mis plus de vent dans les voiles du NPD qu’à n’importe quel autre moment depuis dix ans.Quant à 1a transfiguration espérée par les stratèges de M.Martin, ce n’est pas à Rideau Hall dimanche qu’elle s’est manifestée.Au contraire, le premier ministre sortant a eu bien de la difficulté à faire lever les mots des pages d’un texte plutôt laborieux et surtout partisan.D’emblée, M.Martin s’est fait demander comment il abordait la perspective d’un gouvernement minoritaire.Il y a bien longtemps qu’un premier ministre sortant ne s’était pas fait poser une telle question si tôt dans une campagne.Mais II faut dire qu’à force de brûler ses ponts, Paul Martin a fini par déclencher des élections alors qu’il a moins d’élan dans l’opinion publique que John Turner et Kim Campbell n’en avaient lorsqu’ils avaient été forcés par le calendrier de monter au front de leurs défaites respectives.chebert@thestar.ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.E N L’UPA entend s’impliquer (PC) — L’Union des producteurs agricoles estime que le gouvernement fédéral a faiffi à sa tâche de protéger l’industrie agricole au pays depuis 1995.L’UPA a l’intention de talonner les libéraux à ce sujet au cours de fa campagne électorale.Le porte-parole de lUPA Laurent Pel-lerin, explique que, dans le secteur des céréales par exemple, les producteurs canadiens ont beaucoup de difficultés à concurrencer leurs BREF voisins en raison des subventions du gouvernement américain.En ce sens, ü croit que le gouvernement canadien commet une erreur de s’en remettre uniquement aux négociations internationales pour essayer de régler, les conflits commerciaux avec les Etats-Unis.M.Peüe-rin est convaincu que fa prochaine série de négociations avec l’Organisation mondiale du commerce ne permettra pas de rétablir l’équité dans le commerce agricole entre le Canada et les Etats-Unis.D va même jusqu’à dire que les années de négociations avec l’OMC n’ont rien donné.Jean Lapierre refuse d’affronter les étudiants et le bloquiste Rebelle ALEC CASTONGUAY LE DEVOIR Jean Lapierre, lieutenant poli-J tique de Paul Martin au Québec, refuse de débattre des enjeux de-la campagne électorale en cours devant les étudiants de l’Université de Montréal, des HEC et de fa Polytechnique.Candidat du Parti libéral dans Outremont, fa circonscription qui abrite ces institutions universitaires, Jean Lapierre laisse entendre que ça ne fait pas partie de son plan de campagne de débattre en public, même dans sa propre circonscription, alors qu’il semblait n’y voir aucun problème il y a quelques semaines.Le 22 mars dernier, la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM), qui représente 31 000 étudiants, a demandé par écrit à Jean Lapierre «de venir débattre des enjeux de l’imminente élection fédérale avec les autres candidats de la circonscription d’OutremonU.Dans 1a lettre, dont Le Devoir a obtenu copie, on peut lire «qu'il s’agit d’une occasion en or d’exposer aux universitaires votre vision personnelle de la politique fédéra- le, ainsi que les éléments du programme électoral du PLC, particulièrement en ce qui concerne l’éducation.De plus, nous croyons qu'un tel événement permettra d'intéresser nos membres à la politique fédérale et de stimuler le vote chez les étudiants».La lettre demande, devant l'imminent report des élections au mois de mai ou juin, de faire le plus vite possible pour rencontrer le maximum d’étudiants «avant les examens et la fin des cours».La requête est signée par les présidents de la FAECUM.de l'Association étudiante de l’École des hautes études commerciales et de l’Association étudiante de Polytechnique.Trop tard Irène Marcheterre, porte-parole du PLC au Québec, affirme que Jean Lapierre «se concentre à rencontrer les électeurs d’Outrenumt sur le terrain» et qu’un débat avec François Rebello, le candidat du Bloc dans Outremont, «ne fait pas partie de notre plan de campagne».«Les étudiants de ces associations nous ont déjà jait part de leurs préoccupations par l’entremise de la Fédération étudiante universitaire du Qué- PATRICK SAN FAÇON LE DEVOIR Le candidat libéral dans Outremont, Jean Lapierre.bec (FEUQ), puisque nous l'avons rencontré et quelles sont membres de ce regroupement», soutient Irène Mareheterre.De plus, Jean lapierre aurait reçu cette lettre «trop tarif» pour y donner suite.A la FAECUM, on s’explique mal ce refus.«Il nous a dit qu'un débat ne l'intéressait pas.explique Francis Bourque Sandoval, attaché politique de la fédération.Nous sommes déçus, parce que les jeunes, les étudiants, ne s'intéressent pas beaucoup à la politique.On se disait qu awir le lieutenant politique du Québec dans notre circonscription, avec la visibilité qu'il a, était une bonne occasion d'expliquer aux jeunes ce qu'il veut faire dans le comté.On ne voulait pas faire des revendications, mais plutôt intéresser les étudiants avec un débat.» François Rebello.candidat du Bloc qui aurait croisé le fer avec Jean Lapierre, soutient que «/aire du terrain, c'est aussi confronter ses idées».«Si c’était ailleurs, dans un autre comté, il le ferait, dit-il.Cest un gros risque de penser que tous ces jeunes sont souverainistes » Quand François Rebello a été nommé candidat dans Outremont, Jean Lapierre s'était réjoui de pouvoir débattre avec lui.«François Rebello est un gars de contenu et de débats.J'ai toujours apprécié ses dissertations, avait-il dit à La Fresse.Mais je pense qu 'il suffit de regarder les résultats des dernières élections pour voir que le Bloc n'a pas vraiment une grande popularité dans la circonscription.» Le Bloc courtise les jeunes Non seulement les bloquistes multiplieront les visites dans les bars du Québec, mais ils inciteront les jeunes à aller voter quand bon leur semble SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE Le Bloc québécois a beau être en avance dans les sondages, fa vraie victoire est encore loin.C’est avec dure vérité en tête que le chef Gilles Duceppe a présenté ses candidats de moins de 35 ans, hier matin, dans l’espoir de mobiliser fa jeunesse qui ne va pas voter.«La réalité, c’est que seulement 33 % des jeunes Québécois se sont prévalus de leur droit de vote au scrutin de 2000», a reconnu le «jeune» député bloquiste de Rosemont-Petite-Patrie, Bernard Bi-gras, lors d’un petit rassemblement au bar-spectacle Le Lion d’Or, dans 1a circonscription montréalaise de M.Duceppe.«Ce n’est pas une inquiétude, mais une préoccupation saine», a précisé le chef bloquiste.Le problème est d’autant plus criant pour le Bloc que les jeunes sont généralement plus souverainistes que le reste de fa population.Le jour du vote, le 28 juin, le parti risque donc de décevoir par rapport au portrait dessiné par les sondages favorables.«On doit aller chercher un maximum de jeunes, parce que ça ne sera pas facile le 28 juin, a lancé le député de Jonquière, Sébastien Gagnon.Cest une date qui s’approche des vacances, entre la Saint-Jean-Baptiste et la période des déménagements.» «Ce n’est pas parce qu'ils [les libéraux] ont mis le vote le 28 qu’on n’ira pas voter, a toutefois martelé Gilles Duceppe.Vous avez une tâche à faire: mobiliser les jeunes.» La date du scrutin pose une contrainte bien réelle au Bloc: les universitaires et les cégépiens ont déjà quitté les campus, de sorte que les candidats devront se rabattre sur les écoles techniques pour faire leurs tournées électorales.«Mais il y a beaucoup de jeunes qui ne sont pas à l’école et qui travaillent, a souligné le chef bloquiste.Il faut les rejoindre.Et les jeunes qui n’ont pas d’emploi, il faut leur parler.» Le Bloc présente 17 candidats de moins de 35 ans, dont quatre qui sont déjà députés.Les jeunes comptent donc pour un peu plus de 22 % des 75 candidats bloquistes.Plusieurs d’entre eux, cependant, mèneront un combat perdu d’avance dans des bastions libéraux.Stratégie Pour que le vote des jeunes s’exprime, le Bloc s’est doté d’une stratégie audacieuse.Non seulement les bloquistes multiplieront les visites dans les bars du Québec, mais ils inciteront les jeunes à aller voter quand bon leur semble, avant le vote par anticipation s’il le faut, en se présentant au bureau du directeur du scrutin de leur circonscription.«On doit développer des pratiques et des moyens exceptionnels pour tenir en compte une date exceptionnelle, a expliqué M.Bigras.Il est clair que ça va nous forcer à faire campagne de façon tout à fait différente qu'on a pu le faire par les années passées.» L’organisation bloquiste se défend toutefois d’avoir l’intention de Martial BOUCHER RECHERCHE ET DIALOGUE Fascicule A Fichiers de recherche et d'information Enseignement moral lre secondaire jé 1er cycle 224 LIDEC inc.(514) 843-5991 recourir systématiquement à cette méthode peu connue.«Il ne faut pas utiliser les bureaux de directeurs de scrutin de façon excessive, parce qu’il y a un danger qu’ils ne puissent pas prendre l’affluence, a expliqué Bernard Bigras.[.] Il n’est pas question pour nous que les bureaux de directeurs de scrutin deviennent automatiquement des lieux de vote, mais il faut que les citoyens sachent que la loi le permet.» Au-delà de fa stratégie politique, le vote des jeunes est essentiel au bon fonctionnement de fa démocratie, a insisté M.Duceppe.«Il faut que les jeunes s’occupent de la politique, sinon la politique va s’occuper d’eux», a-t-il soutenu.Hier après-midi, Gilles Duceppe devait participer, à Sorel-Tracy, à un événement visant à dénoncer tout projet d’élargissement de 1a Voie maritime du Saint-Laurent.En soirée, il était à Pierreville pour assister à l'assemblée d'investiture du député de Richelieu, Louis Plamon-don, en présence de l’ex-ministre péquiste Sylvain Simard.— Conduisez une aubaine Uptown Volvo renouvelle sa flotte de voitures de courtoisie I ¦ Nous offrons maintenant 20 Volvo S40 2001 pour aussi peu que 19099* Taux de financement débutent à 0,8 %.Kilométrage en dessous de 60 000 km.UPTOWN VOLVO Département d’occasion certifié Volvo 737-4321 wwvr.uptownvolvo.com Pour plus de renseignement et un essai routier, visitez notre département de voitures d’occasion certifiée aujourd’hui.TV wm m,A: Vm Le Rendez-vous horticole | La passion.du jardinage JARDIN BOTANIQUE I ) I M ON T R I A I Programme complet sur Internet www.vflle.montreal.qc.ca/lardin * 28 et 29 mai de 9 h à 18 h • 30 mai de 9 h à 17 h • Près de 150 exposants du monde de l'horticulture • Grande vente de nouveautés horticoles • 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Demande; le Passeport Rendez-mus horticole, valable pour 2 journées.Jardin botanique de Montréal 4101, rue Sherbrooke Est (entre Pte-K et Viau) Téléphone: 514«872*1400 Direction des institutions scientifiques •nstiiuiiorrs scicnxmques ¦yj.Montréal# m i LE DEVOIR, LE MARDI 25 MAI 2004 A 4 -ELECTIONS 2004* Les libéraux promettent plus d’argent en santé.en échange de réformes majeures ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE Saint-Jean, Nouveau-Brunswick — Après avoir répété depuis des semaines que la santé était en tête de ses priorités, Paul Martin confirmera, aujourd’hui, qu’un gouvernement libéral entend verser quelque trois milliards de plus par année si les provinces acceptent de mettre en place une série de réformes majeures ayant pour objectifs de réduire les temps d’attente et d’améliorer les soins de santé à domicile.Ces propositions sont considérées comme la base d’une réforme du système de santé pour le rendre plus efficace et seront sujettes à des discussions avec les provinces.Selon des sources gouvernementales, l’approche proposée pour améliorer les soins à domicile vise surtout à dégager les listes d’attente et accélérer les chirurgies en libérant des lits dans les hôpitaux.S’ajoute un argument financier, puisque l’équipe Martin estime qu’il en coûtera moins de soigner les gens à la maison qu’en institution.Les libéraux, qui ont fait de la santé leur cheval de bataille pour la campagne électorale en cours, comptent beaucoup sur ce plan pour gagner des appuis, surtout par rapport aux conservateurs.M.Martin doit dévoiler tous les détails de ce plan à long terme, aujourd’hui, à Belleville, en Ontario, en compagnie du ministre de la Santé, Pierre Pettigrew.En entrevue à la Presse canadienne, samedi, le premier ministre indiquait qu’un gouvernement libéral hausserait la part de financement du fédéral en santé à 25 % des dépenses totales.Dans l’entourage de M.Martin, on estime ce pourcentage à environ trois milliards par année.Harper comme cible Il ne l’admet pas publiquement, mais il ne fait aucun doute que Stephen Harper et les conservateurs sont devenus la hantise du premier ministre.En cette deuxième journée de campagne électorale, le premier ministre Martin a poursuivi ses attaques entreprises la veille contre le chef conservateur, lui réservant ses sorties les plus virulentes.Campant le Parti libéral comme le défenseur des «valeurs canadiennes», des programmes sociaux et du système de santé, M.Martin a dépeint les propositions fiscales de son adversaire comme une menace.Les réductions d’impôt que promettent les conservateurs mettraient en danger le système de santé et les programmes sociaux, affirme M.Martin.«Vous ne pouvez pas avoir plus qu’une priorité, a fait valoir le chef IL béral, lors d’un point de presse en matinée à Charlottetown.Ma priorité numéro un, c’est de renforcer notre système de santé.» M.Harper a ridiculisé les attaques de son rival, affirmant que le slogan des libéraux pourrait se lire: «Je suis Canadien, vous pouvez me faire payer des impôts.» L’injection massive de milliards en santé que promet M.Martin ne proviendra pas d’augmentation de taxes ou d’impôts, a-t-il soutenu, hier.«Je pense que j’ai le droit et la responsabilité de dire ce que je suis.Je ne suis pas quelqu’un qui va hausser les taxes, je suis quelqu’un qui va investir dans la santé», a martelé Paul Martin.Paul Martin doit dévoiler tous les détails de son plan à long terme, aujourd’hui, en Ontario Nouvelle loi électorale EN BREF Des votes payants ! Avec l'interdiction des dons d'entreprises, les caisses des partis au fédéral dépendent désormais beaucoup du nombre de votes exprimés MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Ce n’est pas seulement pour s’assurer la victoire que les partis fédéraux s’acharneront à convaincre les électeurs d’aller voter en masse le 28 juin.Ce sera aussi pour se garantir des caisses bien garnies d’ici à la prochaine élection.La nouvelle Loi fédérale sur le financement des partis politiques, entrée en vigueur en janvier dernier, interdit pratiquement tous les dons d’entreprises.Pour compenser les partis, elle prévoit le versement de 1,75 $ par année pour chaque voix obtenue lors du dernier scrutin.Sur un mandat de quatre ans, cela signifie environ 7 $ par électeur.De quoi vouloir faire remonter un taux de participation en déclin depuis trois élections.En somme, bien qu’il conserve son système majoritaire à un tour, le Canada s’est doté d’un système de financement proportionnel.Cela n’a échappé à personne.«Il est indéniable que les plans de financement des partis pour les quatre prochaines années dépendent du nombre de votes exprimés.[.] C’est sûr qu’il est important de faire sortir notre vote pour obtenir le meilleur financement possible», de relever un organisateur bloquiste.Mais il ne faut pas se tromper, insis-te-t-il.L’objectif premier est d’obtenir des voix pour gagner des sièges.Et dans le cas du Bloc québécois, une forte participation au scrutin a toujours été un objectif, ajoute-t-il.«On s’est toujours préoccupé défaire sortir le maximum de votes à cause de l’interprétation qui pourrait être faite des résultats, en particulier en ce qui a trait à l'appui à la souveraineté.Mais c’est clair que, cette année, tous les partis ont intérêt à faire sortir le vote.» La nouvelle loi ajoute un incitatif puissant à la mise sur pied de vraies organisations dans toutes les circonscriptions, y compris celles qu’on sait perdues d’avance.«Ça joue énormément.[.] Si le taux de participation baisse, tous les partis vont y perdre», sou-ligne le coprésident de la campagne conservatrice, Michael Portier.«Pour cette campagne, c’est certain que ça ne nous a pas échappé.Cest pour ça qu’on essaie, autant que faire se peut, d’organiser toutes les circonscriptions comme notre meilleure circonscription.On se rend compte que, même si on n’avait que 14 % dans une circonscription, cela pourrait représenter beaucoup d’argent sur quatre ans», reconnaît-il avec candeur.Seul le Parti libéral du Canada nie se soucier des retombées de la nouvelle loi «Personne n’a ça en tête.On vise à gagner les élections et on ne se laisse pas distraire par ces détailslà», soutient le directeur des communications de la campagne, Steven MacKinnon.Chef de cabinet du chef néodémocrate Jack Layton, CHRIS WATTIE REUTERS La nouvelle loi électorale fédérale a fortement avantagé les partis qui dépendaient peu des dons d’entreprises, comme le NPD dont le chef Jack Layton a fait ce week-end campagne en Ontario et en Colombie-Britannique.Donne Flanagan, avoue que le NPD, qui préconise la représentation proportionnelle, n’ignore pas la nouvelle réalité, mais n ajoute que ça ne peut être le seul facteur d’allocations des ressources.«Ce qui compte, finalement, est le nombre de sièges au Parlement.Mais en même temps, 7 $ par électeur, c’est important pour l’expansion future du parti.L’organisation de la campagne a été très tiraillée, et elle a cherché à trouver un juste équilibre, mais les ressources iront avant tout à l’élection du maximum de candidats», dit-il.La nouvelle loi a fortement avantagé les partis qui dépendaient peu des dons d’entreprises, comme le Bloc, l’ancienne Alliance et le NPD.En vertu des résultats de 2000, le Bloc et le NPD ont eu droit respectivement à 2,4 millions et 1,9 million cette année.Le Parti libéral a reçu 9,2 millions.L’union de l’Alliance et du PPC a permis au nouveau Parti conservateur de recevoir 8,5 millions.Quant aux petits partis, ils doivent obtenir 2 % des voix à l’échelle du pays ou 5 % dans les circonscriptions où ils ont présenté des candidats.Ils auront donc intérêt à se démener pour gagner des appuis.Le Parti vert compte bien combattre l’idée voulant qu’un vote pour un tiers parti soit un vote perdu.Ce n’est plus le cas, souligne l’organisateur du FV, MattTakach.«Avec le changement des règles de financement au niveau fédéral, chaque vote compte.Peut-être pas pour former le gouvernement, mais il compte pour décider du parti que vous voulez soutenir financièrement à travers la contribution gouvernementale attachée à chaque vote.Avec son vote, l’électeur peut s’assurer que cet argent va bien au parti de son choix» La FEUQ et les enjeux touchant les jeunes (PC) — À l’occasion des élections fédérales, la Fédération étudiante universitaire du Québec interpelle les chefs de partis pour qu’ils prennent position sur les enjeux qui concernent les jeunes électeurs.Les étudiants réclament notamment un engagement ferme des partis politiques sur le rétablissement d’un transfert aux provinces équivalant à 3,6 milliards pour l’éducation postsecondaire.La FEUQ estime que le gouvernement fédéral doit prendre des mesures pour que le système d’éducation demeure abordable et accessible à tous les Canadiens.La Fédération rappelle que le chef libéral Paul Martin a dit qu’il souhaitait trouver des solutions pour sauvegarder l’avenir des jeunes.La FEUQ croit donc qu’il doit maintenant annoncer des mesures concrètes.Priorité à la réforme de Passurance-emploi (PC) — La Fédération canadienne des entreprises indépendantes entend pousser le prochain gouvernement à s’engager dans une véritable réforme du programme de l’assuranceemploi.Le président de la Fédération, Richard Fahey, estime que le processus de révision annoncé par les libéraux juste avant le déclenchement de la campagne électorale est nettement insuffisant La FCEI rendra publics sous peu les résultats d’une enquête qui fera état des intentions des partis politiques quant au fardeau fiscal, à la réduction des impôts et aux programmes visant à favoriser l’en-trepreneurship.La FCEI, qui n’a pas l’intention de prendre position durant la campagne électorale, dresse tout de même un bilan positif de Paul Martin lorsqu’il était ministre des Finances.M.Fahey déplore cependant l’inaction du gouvernement libéral au niveau de la réforme du programme d’assurance-emploi.Nos obligations suscitent l’intérêt : [Destinations LEAU À LA BOUCHE CHATTAUX.HOm-RESTAURANT Lorsque vous séjournez à L'Eau à la Bouche pour un séjour de deux nuits consécutives dont une nuit avec repas (souper et petit déjeuner) au tarif régulier, nous vous offrons l'hébergement de la 3e nuit gratuitement.www.leaualabouche.com Selon disponibilités Valide jusqu à la fin de l’armée 2004.Non transférable et non négociable Ste-Adèle 450.229.2991 Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy au (514) 985-3456 ou à jdebilly@ledevoir.com I < > 1 < > oui m < Résultats Obligations à taux 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Diffusée à TQS.du lundi au mercredi à 18 h 25 et le jeudi à 19 h 30.ï I LE DEVOIR.LE MARDI 25 MAI 2 O O LE DEVOIR ACTUALITES [Z A 5 LE DEUXIÈME MONDE avec Bernard Oerome Des idées plein la tête CE SOIR 22 h -il Effondrement d’un terminal à Roissy : de nouveaux craquements entendus hier STÉPHANE DE SAKUTIN REUTERS /f ,\\\V 'J Des pompiers s’affairaient hier au fond de la salle d’embarquement du terminal 2E, dont une section d’une trentaine de mètres s'est effondrée dimanche.Ils ont dû plus tard évacuer l’endroit en raison de nouveaux craquements entendus dans la structure.Changements climatiques Ottawa et Toronto signent une entente PIERRE-YVES ROGER ASSOCIATED PRESS Roissy, France — Au lendemain de l’effondrement d’une section du terminal 2E de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, près de Paris, le juge d’instruction chargé de l’enquête, qui s’annonce difficile, a désigné hier un collège d’experts qui devra déterminer les causes de cet accident dans lequel quatre personnes sont mortes et trois autres ont été blessées.Parallèlement, à Roissy, une trentaine de personnes travaillant dans des bureaux jouxtant la salle d’embarquement du terminal 2E, dont une section d’une trentaine de mètres s’est effondrée dimanche, ont dû évacuer les lieux hier à la mi-journée en raison de nouveaux craquements entendus, selon René Brun, directeur de l’aéroport de Roissy-CDG.Le terminal 2E, qui avait ouvert ü y a moins d’un an en juin 2003, est fermé depuis l’accident, mais des salariés d'Aéroports de Paris (ADP) et des policiers se trouvaient encore dans ce bâtiment où s’effectuent normalement les contrôles des voyageurs.Certains ont entendu en fin de matinée des craquements et ont vu des fissures, provoquant l’évacuation du bâtiment à titre de précaution, a précisé René Brun lors d’un point de presse.Des enquêteurs devaient se rendre sur place pour déterminer l’origine des ces craquements.Enquête difficile Quant à l’enquête sur le drame, elle s’annonce difficile, quelque 400 entreprises ayant participé à la construction de ce terminal.Dans l’immédiat trois experts en structures métalliques, béton et fondations vont tenter de déceler les er- reurs de conception et une éven-tuelle malfaçon de cet ouvrage mis en service il y a moins d’un an, a-t-on appris de source judiciaire.Le terminal qui s’est effondré est une sorte de grand tunnel long de plusieurs centaines de mètres dont la structure en béton, verre et acier repose sur des pylônes de béton et surplombe le tarmac.Bordé par des passerelles desservant les avions, il abrite les salles d’embarquement Alors que le premier ministre Jean-Pierre Raffarin s’est rendu sur place hier, le directeur adjoint à l’exploitation d’ADP pour l'aéroport de Roissy-Charlesde-Gaulle a estimé que le travail des experts serait long et difficile.«7?s'agit de démêler un écheveau, un enchevêtrement de poutres de béton, de parties métalliques, de parois vitrées sur au moins deux niveaux», a précisé François Charritat.Concernant les victimes, il a affirmé que les corps d’un ressortissant chinois et d’un ressortissant tchèque avaient été identifiés.Le gouvernement chinois a annoncé pour sa part que deux voyageurs chinois faisaient partie des victimes.Le bilan a été ramené hier de dnq à quatre morts.Dans l’immédiat, la réouverture du terminal n’est pas à l’ordre du jour.«On ne prendra aucun risque.Le plus vraisemblable, c’est qu’on puisse le rouvrir très partiellement, et en tout cas pas dans la zone qui est concernée avant qu’on ait toutes les certitudes.» S un défaut de conception majeur de la structure du terminal était avéré, «nous raserons l’ensemble», affinne toutefois le président d’ADP, Pierre Graff.Air France a fait savoir que la soixantaine de vols prévus quotidiennement à ce terminal sont transférés jusqu’à nouvel ordre dans d’autres terminaux de Roissy.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Ontario et le gouvernement ' fédéral ont signé vendredi dernier une entente de coopération pour lutter conjointement contre les changements climatiques.Cette entente ne comporte aucun plan d’aide budgétaire, car l’Ontario n’a pas, comme c'était le cas du Québec jusqu’à l’an dernier.un programme provincial qu’elle entend administrer avec ses propres objectifs.Mais l’entente conclue avec Ottawa, qui laisse au gouvernement fédéral le soin de mettre en place des politiques par secteur d’activité économique, prévoit néanmoins que la province voisine, en fonction de ses compétences constitutionnelles, «explorera les possibilités de coopération» avec Ottawa dans le domaine des approvisionnements en énergie et en électricité renouvelable, en matière d’efficacité énergétique, de carburants, d’environnement, d'innovation et de technologie, de ressources foncières et d’agriculture et d’adaptation aux changements climatiques.Le Québec, qui n'évoque plus depuis un an de son plan de lutte contre les changements climatiques, semble dans ce domaine vouloir laisser le champ libre au gouvernement fédéral, les provinces émettrices de forts volumes de gaz à effet de serre, comme l’Ontario et l’Alberta, ont avantage à s'aligner sur la stratégie sectorielle d’Ottawa, qui laisse la production d’électricité à partir de combustible fossile augmenter sans frein pour encore trois ou quatre ans, ce qui y accélère la production thermique au profit du développement économique.Par contre, le Québec, dont l’important secteur industriel risque de devoir compenser par des réductions l’augmentation de la production thermique des autres provinces, est en voie de devenir une des dernières provinces à n’avoir signé aucune entente avec le gouvernement fédéral, ce qui laissera peu de marge de manœuvre à Ottawa pour tenir compte des besoins de l’économie québécoise.Selon les scénarios analysés en 2(X)3 par le gouvernement Landry, l’application intégrale du plan fédéral fera porter au Québec un fardeau disproportionné parce qu’il ne tiendrait pas compte du fait que c’est la province qui a le plus faible niveau d'émissions par habitant.EN BREF Richard Grasso est poursuivi en justice (/y?) — Le procureur général de l’État de New York, Eliot Spitzer, a engagé hier des poursuites contre l'ancien patron de la Bourse de NewYoric, Richard Grasso, dans l’affaire de son plan de rémunération de 187,5 millions de dollars, qui a conduit à sa démission l’an dernier après avoir nourri une vive polémique.M.Spitzer a annoncé sur son site Internet l’action en justice contre M.Grasso et contre un ancien membre du conseil d'administration de la Bourse de New York (NYSE), Kenneth Langone.Elle M suite à une enquête de quatre mois.Le procureur général estime que le plan de rémunération de M.Grasso est «illégal» et demande qu’un juge le résilie et fixe à la place une compensation «raisonnable».Médicaments : Couillard réprimandé (Le Devoir) — Après le Front commun des assistés sociaux du Québec samedi, c’était hier au tour du Collectif pour un Québec sans pauvreté d’exprimer sa déception de voir que le gouvernement Charest ne pourra respecter sa promesse d’assurer la gratuité des médicaments aux personnes âgées à faibles revenus et aux assistés sociaux aptes au travail.«Si legouver-nement n’a pas les moyens de se payer ça, écrit le collectif dans une lettre ouverte diffusée hier, les prestataires de l’aide sociale aptes au travail et sans emploi l’ont encore moins.À 533 $ par mois, la prestation d’aide sociale “apte” ne couvre déjà pas les besoins essentiels de base pour le logement et la nourriture.Et elle n’a pas été prévue pour couvrir les besoins en médicaments.» Actuellement une fianchise de 17 $ est exigée pour avoir droit aux médicaments prescrits.Les rendre gratuits coûterait environ 23 millions, selon l’évaluation gouvernementale.Abolition de la règle d’unanimité du jury?(FC) — À la lumière des méga-procès, un comité mis sur pied par Ottawa et les provinces recommande l’abolition de la règle d’unanimité au sein des jurys, un des principes fondateurs du droit criminel cana dien.En vertu de cette règle, l’accusé ne peut être déclaré coupable que si tous les jurés sont d’accord avec le verdict Selon le ministre de la Justice du Manitoba, Gord Mackintosh, la recommandation est une initiative du Québec, qui se préoccuperait du danger d’intimidation des jurés.Le Québec, comme le Manitoba et d’autres provinces, s’efforce de trouver des façons de mieux gérer les «méga procès», dans lesquels plusieurs personnes sont accusées et qui impliquent habituellement des aDéga lions reliées au crime organisé.RÉFÉRENDUM MUNICIPAL DU 20 JUIN 2004 Règles de financement Du 22 mai au 20 juin 2004 _/ S i »4* régeau Alla AhooaeM Daniel Bédsrd , on Martin Chagnon Sttphan Ckarett Vincent Chevalier Alto" Reta («lie t Borner» Simon Duhoie Eileen Sml» caeu Alia Akooreid Daniel Bédar taartfn Chagnon Stéphen Chr milieux politiques et le Bloc québécois, opinion dont le rôle s’est avéré significatif dans le passé en fa-., vein de la paix en Irak., L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Gérald Dallaire {adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau {affaires municipales}.Fabien Deglise.Marie-Andrée Chouinard {éducation) ; Josée Boileau (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et laits de sodété), Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement).Benoit Munger {responsable du site Internet), Jean-Pierre Legault {pupitre édita, idées, perspectives et sports), Isabelle Paré (santé): Pauline Gravel (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourl {responsable des pages thématiques): Martin Du clos, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Julie Carpentier, Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts visuels); à l'information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information).Dominique Reny, Éric Desrosiers.Alec Castonguay.Claude Turcotte; à l'information internationale : Claude Lévesque, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l'information politique Hélène Buzetti et Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Tommy Chouinard et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Diuise-Maude Kloux Soucy.Geneviève Otis-Dionne (commis).La documentation Gilles Paré (directeur); Manon Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy, Marlène Côté, Slavka Bogdanov.Véronique Géraud, Christiane legault.Amélie Maltais.Jacques A Nadeau.Claire Paquet Micheline RueDand, Nadia Sebaï (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Daniel Bazinet (responsable de la production), Nathalie Zemaitis, Michel Rernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet Danielle Can tara, Richard Des Cormiers.Donald Filion.Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.Linda Thériault (responsable service d la clientèle, distribution et tirage), Gisèle I**nard, (coordonnatrice à la promotion et à la soüidtation), MoniqueL'Heureux, Lise l^achapeDe.Rat belle Leclerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine la/leur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier.Chantal Rochon, Danielle Ross LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) A 10 LE DEVOIR, LE MARDI 25 MAI 2004 LE DEVOIR ACTUALITES BUSH SUITE DE LA PAGE 1 Dans la matinée, Washington et Londres ont déposé un nouveau projet de résolution devant le conseil de sécurité de l’ONU, qui officialise le transfert dp souveraineté aux Irakiens à compter du 30 juin.A cette date, l’occupation cessera, au moins sur le papier.Grâce aux efforts de l’ONU et de son envoyé spécial en Irak Lakdhar Brahimi, un gouvernement intérimaire de 25 ministres devrait se mettre en place.Il sera conduit par un premier ministre probablement chiite, sous l’autorité morale d’un président probablement sunnite (le favori pour ce poste étant Adnan Pachachi) et de deux vice-présidents (probablement un Chiite et un Kurde).Ce gouvernement préparera des élections générales, qui devront se tenir avant le 31 janvier 2005.L’adoption du projet de résolution n’ira pas de soi, la France, appuyée par l’Allemagne, ayant déjà exprimé ses réserves.Selon Paris, le transfert de souveraineté proposé dans la résolution •manque de chair».La France avait ainsi émis le souhait que la résolution prévoie une date butoir pour le retrait des forces étrangères d’Irak.Après la mise en place d’une assemblée irakienne élue, les troupes devraient plier bagage.Seul le gouvernement irakien pouvait décider de leur demander de rester.Dans le projet présenté hier, les Américains et le Anglais avancent une logique inverse: le mandat confié à la force multilatérale sera •réexaminé» par le conseil de sécurité dans un an, ou bien à la demande du gouvernement transitoire d’Irak.La France avait également insisté pour que la souveraineté irakienne s’étende aux questions militaires.Washington propose dans sa résolution que la force multilatérale agisse «en partenariat» avec le gouvernement intérimaire irakien, sans plus de précision.Il n’est même pas précisé si les forces irakiennes ou les forces de police travailleront sous l’ordre du gouvernement de Bagdad.D’ici au 30 janvier, la Maison-Blanche compte convaincre les partenaires de la coalition de ne pas laisser l’armée américaine finir seule le travail.Les Britanniques, les Italiens et les Polonais ont indiqué à la Maison-Blanche qu’ils se sentiraient mieux, par rapport à leur propre opinion, si l’OTAN était impliquée.Le projet de résolution demande donc aux États «et aux organisations de sécurité régionales» d’apporter leur assistance à la force multilatérale.Là encore, les Français estiment qu’il s’agit d’une erreur «Échanger sur les uniformes un badge des États-Unis contre un badge de l’occident chrétien n’est pas forcément un progrès», raille un diplomate.Paris considère en outre qu’il n’est pas nécessaire de trop charger l'organisation, «qui a déjà du mal à trouver trois hélicoptères ou un hôpital de campagne pour l’A/ghanistan».Le pari de Bush — changer les termes du débat sur l’Irak, en parlant de son avenir — est mal engagé.Hier matin, les principales chaînes de télévision américaines semblaient avoir toutes renoncé à diffuser le discours du président seuls les abonnés au câble ont pu le suivre.On voit mal ce qui pourrait venir freiner la polémique sur le sens de cette guerre, que les démocrates ne sont pas les seuls à nourrir.L’influent sénateur républicain Richard Lugar ne ménage plus ses coups contre une politique •qui s’appuie trop sur des options militaires et des approches unilatérales qui affaiblissent nos alliances».Dimanche soir, sur CBS, l’ancien responsable du Commandement central américain, Anthony Zinni a accusé les responsables du Pentagone de s’être «plantés»-.«Voit-on pour autant des têtes tomber?Voilà ce qui m’ennuie le plus», a-t-il ajouté.Le général Charles Swannack, qui commandait jusqu’en avril la 82' division aéroportée en Irak, ne cache pas non plus sa colère: malgré des victoires tactiques en Irak, a-t-il récemment déclaré, «nous perdons le soutien des gens sur le plan régional, international, et à l’intérieur des États-Unis — et donc, stratégiquement parlant, nous sommes en train de perdre».Rectificatifs Une erreur s’est glissée dans une note publiée à la une de notre édition de samedi dernier, erreur que vous avez été nombreux à nous signaler.Il aurait fallu lire que Le Devoir n’était pas publié à l’occasion de la Fête nationale des Patriotes, et non pas en raison de la Fête de Dollard.Cette fête légale n’existe plus au Québec, elle a été remplacée en 2002 par celle des Patriotes.Toutes nos excuses.?C’est bien 10 000 $ et non 100 000 $, comme il était écrit vendredi dans Le Devoir, qu’il faut verser initialement pour acquérir le système DigiScreen coûtant 35 000 $ au total.Le système de téléchargement et de projection numériques de film a été mis au point par une compagnie de Daniel Langlois, fondateur du complexe Ex-Centris.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.9 étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Ctroupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.HARPER SUITE DE LA PAGE 1 Si le premier ministre dit qu’il n’a rien vu ni rien entendu concernant le scandale des commandites, il n’a surtout rien fait, a affirmé M.Harper devant quelque 400 militants enthousiastes réunis dans un hôtel du centre-ville.«Paul Martin voudrait qu'on oublie qu’il était le numéro deux du gouvernement pendant près de dix ans.Il était assis à la droite de Jean Chrétien», a-t-il rappelé.Le chef conservateur a également souligné que le Bloc québécois n’était pas un véritable choix pour que les Québécois expriment leur mécontentement «Voter Bloc, ce n’est pas remplacer les libéraux fédéraux.Cest un vote qui n’accomplit rien.Et les libéraux fédéraux n’ont pas besoin seulement d’un coup de baguette sur les doigts Ils ont perdu l’autorité morale nécessaire pour gouverner le Canada», a soutenu Stephen Harper qui s’est exprimé presque exclusivement en français.En optant pour le Parti conservateur, le Québec choisirait le fédéralisme de coopération, a tenté de convaincre M.Harper.«Le Canada sans le Québec ne serait pas le Canada», a-t-il fait valoir, promettant de respecter l’histoire et les aspirations du Québec.Le chef conservateur a donné sa parole que le français, tant au Québec que dans tout le Canada, serait une priorité.Un gouvernement conservateur réglerait également le dossier du déséquilibre fiscal que Paul Martin «a contribué à creuser».Aussi, M.Harper a rappelé la victoire de Brian Mulroney en 1984.Comme il y a 20 ans, «il n’y a plus de comtés sûrs pour les libéraux fédéraux», a-t-il laissé tomber.Depuis le déclenchement des élections dimanche, les salves fusent surtout entre conservateurs et libéraux.Surfant sur la méfiance des Canadiens à l’égard de l’administration américaine, Paul Martin tentait dimanche d’associer les politiques conservatrices à celles du président américain George W.Bush: «Vous pouvez avoir un pays comme le Canada.Vous pouvez avoir un pays comme les États-Unis.C’est un choix à faire.Mais vous ne pouvez avoir un système de santé, des programmes sociaux à la canadienne, avec un niveau d’imposition comme aux États-Unis.» Hier, le premier ministre a dû se défendre de verser dans l’antiaméricams-me, lui qui s’affichait récemment aux côtés du président américain à la Maison-Blanche: «Les Américains feront leurs propres choix.Mais je suis un Canadien, et je vais prendre les décisions en jonction de ce que je pense que les Canadiens veulent», a faitvaloir Paul Martin, de passage hier à lIle-du-Prince-Édouard.Le premier ministre annoncera d’ailleurs demain l’injection d’environ trois milliards par année en santé, ce qui porterait la contribution fédérale à 25 % des dépenses totales, comme le recommandait Roy Romanow dans son rapport sur le financement de la santé.Plus tôt dans la journée, M.Harper s’était rendu dans les petites villes de l’est de l’Ontario, où le Parti conservateur caresse l’espoir de faire des gains importants.«Le premier ministre laisse entendre que nous sommes anti-canadiens parce que nous voulons simplement réduire les impôts», a-t-il affirmé, dans une province encore sous le choc du premier budget de Dalton McGuin-ty, qui passe outre à sa promesse de ne pas hausser les impôts.Avec ironie, Stephen Harper a suggéré un nouveau slogan pour la plateforme libérale: «Je suis Canadien, vous pouvez me faire payer des impôts.» Attaques contre le Bloc Bien qu’il ait choisi Stephen Harper comme cible favorite, Paul Martin n’épargne pas le Bloc québécois, accusant son chef Gilles Duceppe d’éviter sciemment de parler de souveraineté.De passage dans le berceau de la Confédération qu’est Chariottetown, Paul DUPUIS SUITE DE LA PAGE 1 «a offert une somme d’argent aux citoyens de la municipalité de Rivière-Saint-Jean, pour obtenir leur assentiment sur ce projet».Le codirecteur de la Fondation Rivières, Alain Saladzius, a précisé pour sa part hier au Devoir que le promoteur, Hydromega Services et le groupe Aecon de Laval, avaient offert à la municipalité 300 000 $, soit une année de taxes, en échange de son appui au projet La MRC de la Minganie va investir 30 % du capital de ce projet ce qui lui rapportera, a-t-il calculé, 20 millions en 25 ans et 40 millions nets après impôt aux deux promoteurs privés.«Toutes ces tractations et projets [entre promoteurs et corps publics] sont d’autre part secrètes, car les documents ne sont pas accessibles», déplore Roy Dupuis qui s’implique dans le dossier de fa protection des rivières depuis des années.Cest ainsi que le sort des rivières est maintenant décidé parses riverains et non la collectivité.» Contrairement au gouvernement Landry, le gouvernement Charest a décidé de donner à nouveau le feu vert aux projets de petites centrales, mais sans recourir à la politique d’appel d’offres recommandée par 1a commission Doyon afin d’éviter les magouilles et les excès qui ont justifié une enquête publique dans fa dernière décennie.Le gouvernement Charest préfère laisser se multiplier les projets sans lui-même encadrer ce développement par un programme gouvernemental balisé et transparent Le gouvernement Landry, qui avait relancé 1a petite hydraulique privée, avait finalement décidé, au moment de divulguer fa Politique nationale de l’eau, d’annuler le programme de construction de petites centrales privées devant la mobilisation des citoyens en région et de dizaines d’artistes et de personnalités publiques.Présentement au moins sept projets de barrages de moins de 50 MW sont déjà en planification ou en phase d’éva- Martin a affirmé: «Gilles Duceppe ne veut pas parler de souveraineté?Mais quand et où va-t-il en parler?Derrière des portes closes de son caucus, ou peut-être au téléphone avec le vigneron officiel du Bloc?[l’ancien premier ministre québécois Jacques Parizeau qui est propriétaire d’un vignoble dans le sud de fa France]» Cette attaque a suscité l’ironie du chef bloquiste: «On est des députés souverainistes et, à part Paul Martin, il n’y a pas grand-monde qui ignore ça au Québec.Ceux qui cachent leur nom actuellement, ce sont les libéraux! Ils ne veulent pas dire qu’ils sont rouges, ils préfèrent parler de l’équipe Martin.» 11 a expliqué que la souveraineté ne pouvait se régler dans une élection fédérale: «Ça se fait en référendum ça.J’imagine qu’il [Paul Martin] comprend ça!» Layton n’est pas en reste Pour tenter de convaincre les électeurs qu’un gouvernement néo-démocrate ne serait pas un gouvernement qui augmenterait les taxes et les dépenses, le chef du NPD, Jack Layton, a promis qu’il n’y aurait pas de déficit pendant son mandat M.Layton a aussi promis d’éliminer la taxe sur les produits et services (TPS) sur certains biens essentiels pour les familles, comme les médicaments et les vêtements pour enfants.Il a promis de faire le ménage au sein du gouvernement en disant que les relations «intimes» entre le monde des affaires et le gouvernement devaient cesser.Selon lui, l’héritage du gouvernement libéral était un «legs tragique» de méfiance.«Nous devons restaurer cette confiance [.] pour mettre fin à ce système de retour d’ascenseur, cette culture d’intimité où les lobbyistes et les initiés se promènent entre les salles de conseils d’administration et le bureau du premier ministre.» Avec la collaboration d’Alec Castonguay et de La Presse canadienne luation environnementale, dont un sur 1a rivière à saumons Magpie.L’autre projet et sans doute le plus controversé, est de 1a rivière Trois-Pistoles, que Québec a racheté au prix de 3,3 millions du promoteur Grade Trois-Pis-toles.Un des actionnaires de Grade Trois-Pistoles, Gestion-Conseil S.C.R, a décidé en effet de représenter le même projet avec comme partenaire, fa MRC des Basques, qui l’appuyait Gestion-Conseil S.C.P.était actionnaire de Grade Trois-Pistoles avec l’homme d’affaires Jean-Marc Carpentier et le président d’Hydro-Québec Distribution depuis juillet 2003, André Boulanger.Ce dernier était à l’époque vice-président chez Gaz Métropolitain.Selon 1a déclaration annuelle 2002 de Grade Trois-Pistoles déposée auprès de l’Inspecteur général des Institutions financières (IGIF), M.Boulanger était le principal dirigeant et le premier actionnaire de cette société jusqu’au 15 novembre 2001.Le projet de 1a Trois-Pistoles fera l’objet d’un référendum le 13 juin.Les Amis de 1a rivière Trois Pistoles demandent l’annulation de ce scrutin où les forces en présence, disent-ils, sont disproportionnées et parce qu’aucune règle ne balise les contributions financières et l’information au public.Pour eux, la MRC tente de s’approprier, par un référendum local, une richesse patrimoniale provinciale, rachetée à grand prix pour fa sauver du béton.D’autre part, fa rivière Batiscan, qui a été le théâtre d’un affrontement juridique remporté par Québec contre le promoteur Boralex qui avait porté l’affaire jusqu’en Cour suprême, pourrait faire bientôt l’objet de trois projets de barrage.Y compris une relance du projet de Boralex qui n’a pas jeté l’éponge, mais qui devra cette fois réussir le test de l’audience publique qu’elle avait tenté d’éviter.Le dernier projet en lice, celui d’Axor à Saint-Adelphe, a mobilisé samedi soir 185 citoyens autour du nouveau comité Eau vive Batiscan.Le projet barrage, qui transformerait 13 km de cours d’eau en réservoir hydroélec- trique, permettrait de produire 17 MW.Le chanteur Paul Piché est venu appuyer le noyau de citoyens mobilisés «pour faire comprendre au gouvernement Charest que la population ne veut rien savoir des promoteurs privés dans nos rivières, qui appartiennent à tous: il va nous retrouver sur son chemin partout, autant en région qu’au niveau national».Enfin, à Montauban, toujours sur fa Batiscan, fa MRC fait face à Chute libre, un autre comité de citoyens qui s’oppose au projet du préfet Jules Paquin de harnacher fa puissante cataracte locale.Enfin, les autochtones de fa bande innu de Betsiamites ont déposé récemment deux projets de barrages hydroélectriques privés sur 1a rivière Sault-aux-Cochons, qui se jette dans l’estuaire à la hauteur de Forestville.Les deux barrages se retrouveraient entre les deux centrales de RSP de la famille Lemaire.La tête de 1a même rivière, autrefois réputée pour sa beauté sauvage et la facilité de ses parcours canotables, a été détournée par Hydro-Québec vers les turbines de Bersimis, derrière 1a réserve de Betsiamites.Quant au projet de la Magpie, présentement en évaluation devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), il serait situé là où se trouve l’ancienne centrale désaffectée d’Hydro-Québec, à un demi-kilomètre de l’embouchure dans le golfe.Selon la Société de la faune et des parcs, le projet pourrait contrevenir à fa Politique québécoise sur les débits réservés ainsi qu’à 1a Politique nationale de l’eau.Et le promoteur, ajoute l’évaluation de fa FAPAQ, n’a pas suffisamment évalué le potentiel salmonicole en aval du barrage.Pour 1a Fondations rivières, expliquait hier Alain Saladzius, il faudrait plutôt envisager de démolir l’ancienne centrale et faciliter la remontée des saumons dans les trois kilomètres en amont, ce qui conférerait une valeur nouvelle à ce cours d’eau, déjà considéré par les spécialistes comme un des plus beaux parcours de kayak et de rafting à l’est des Rocheuses.MARTIN SUITE DE LA PAGE 1 «Ce n’est que pour utilisation interne.Nous n’avons jamais fait de publicité avec ça», a précisé Mme Malka, Du côté du Parti libéral du Canada, le directeur adjoint de la campagne, Steve Mackinnon, a dit hier ignorer jusque-là la ressemblance des deux slogans.«Cest la première fois que j’entends ça."Droit devant", c’est une expression très courante qui nous a été soumise par notre agence de publicité», a expliqué M.Mackinnon.La publicité et le slogan sont le fruit de l’agence BBDO, à Montréal D s’agit de fa même agence qui signe fa campagne publicitaire de fa Brasserie Labatt qui, à des fins commerciales, a fondé un faux parti politique qui sillonnera tout le Québec.Le slogan «Allons droit devant avec l’équipe Martin» est apparu la semaine dernière comme une réplique à celui lancé quelques jours plus tôt par le Bloc québécois et qui fait référence au scandale des commandites, «Un parti propre au Québec».Steve Mackinnon a souligné que le slogan libéral avait «une résonance dans la population» et que même une chanson de Star Académie reprenait l’expression.«Ça décrit bien notre message de campagne.[.] Ça signifie aller vers l’avant, ne pas regarder le passé», a ajouté M.Mackinnon.Manifestement irrité, M.Mackinnon a téléphoné à un membre de fa direction du Devoir en fin d’après-midi pour s’assurer qu’aucun lien ne serait fait entre le Parti libéral et CSL «Cette histoire pourrait être dommageable pour notre campagne», a-t-il souligné.Chose certaine, cette parenté morale entre fa CSL et le Parti libéral du Canada n’est pas sans rappeler à quel point Paul Martin s’est fait prier avant de se départir de son empire.D aura fallu de fortes pressions publiques pour que M.Martin consente l’année dernière, après avoir affirmé qu’il n’y avait aucun problème à ce qu’il soit premier ministre et homme d’affaires, à céder la propriété de CSL à ses fils.Talonné par ses adversaires politiques, M.Martin a dû régulièrement se défendre du fait que son ancienne entreprise bénéficiait d’abris fiscaux privant le Canada de dizaines de millions en impôt Paul Martin, alors qu’il était ministre des Finances, a lui-même parrainé fa loi autorisant une convention fiscale entre le Canada et fa Barbade.Ainsi, les compagnies de transport maritime canadiennes utilisent ce paradis fiscal La flotte canadienne de la Canada Steamship Lines compte 16 bateaux dont 15 ont un équipage canadien (environ 500 travailleurs) et arborent l’unifolié.Le siège social est à Montréal.Ce qui suscite de nombreuses critiques concerne fa filiale installée à 1a Barbade, CSL International.Huit bateaux battent pavillon étranger.«Cest l’administration d’un "pool" commercial», a expliqué Martine Malka.Dans un ouvrage sorti en mars dernier, Alain Deneault fait un réquisitoire contre l’homme d’affaires-politicien Paul Martin.«Les paradis fiscaux constituent la négation des principes démocratiques et qui ne oppose pas est antidémocratique.[.] Avoir pignon sur rue dans les paradis fiscaux signifie qu’on avalise la criminalité financière», peut-on lire dans le livre de Deneault intitulé Paul Martin & compagnies.Eh février dernier, le Parti conservateur du Canada a mené une offensive contre Paul Martin cçncemant fa valeur des contrats de l’État obtenus par CSL entre 1993 et 2002.L’année dernière, le gouvernement avait soutenu que les contrats totalisaient 137 000 $.Un an plus tard, on apprenait qu’il s’agissait plutôt de 161 millions.Paul Martin a été président de 1a Canada Steamship Lines dès 1974 alors que l’entreprise maritime appar-tenait à Power Corporation.D achète l’entreprise avec Fednav en 1981.Sept ans plus, M.Martin rachète son associé et devient l’unique propriétaire de fa CSL fondée en 1845.BEAUDUIN SUITE DE LA PAGE 1 Mais les événements significatifs n’évoluent pas toujours aussi rapidement.La solution?Rester en surface, faire 1a chasse aux faits divers, traquer l’insolite, voire créer ses propres nouvelles quand on en a les moyens, comme dans le cas de Star Académie.Le mouvement était lancé dès les années 1960, avec fa généralisation de 1a télévision.Mais il s’est réellement accéléré, selon le publicitaire, avec l’arrivée des chaînes d’information continue au début des années 1980.Le développement d’Internet, en permettant une instantanéité de diffusion, a marqué une nouvelle étape dans l’éphémérisation de fa nouvelle.«Une infinité de possibilités de consommation, ça veut aussi dire une infidélité toujours possible du consommateur, rappelle Patrick Beauduin.D’où la course au scoop pour le retenir chez nous.Et ce n 'est pas propre au Québec: dans tous les pays occidentaux, on assiste à un basculement du rôle des médias qui ne cherchent plus à intéresser les gens, mais simplement à les impressionner.» La réflexion, déplore-t-ü, est évacuée au profit de l’émotion.«Ce n 'est plus le fond de la nouvelle qui est important, mais sa forme.On s'arrête à des épiphénomènes simplement parce qu’ils surprennent, bousculent ou dérangent le public, sans prendre le temps de les replacer dans leur contexte pour essayer d’en tirer un sens pour la société.» Les médias qui poussent cette logique jusqu’au bout comme le journal Métro, se contentent de publier des titres et des résumés frappants d’événements.«Il f s’agit carrément d’échantillonnage de l’information, assure Patrick Beauduin, qui fait là aussi un parallèle avec le monde du marketing.Quand ils ont l’échantillon en main, les gens ont l’impression de connaître le produit Ici, ils lisent un échantillon de nouvelle et Us savent— ou, plutôt, ils croient savoir—ce qui s’est passé.» Des électeurs démunis À l’approche d’une élection, ces réflexions méritent l’attention.«L’impact sur la démocratie d’une telle dérive est réel, mais il n’est pas évalué à sa juste mesure.» L’électorat, de moins en moins informé des grands enjeux, distribue son vote selon des critères émotifs, constate l’observateur.Une coupe de cheveux ou un bafouillage involontaire peuvent alors prendre une importance démesurée.«Qu’est-ce que les gens ont retenu de la dernière élection provinciale?Landry qui pète sa coche dans le film À hauteur d’homme.Les médias ont couvert à satiété les dérapages de la campagne, mais ne se sont pas arrêtés au fond, au contenu des programmes des partis.» Résultat?Quelques mois plus tard, des milliers de protestataires dans les rues de Montréal affirmant ne pas avoir voté pour les mesures mises en place par le nouveau gouvernement.«Bien sûr qu’ils ont voté pour ça!, affirme Patrick Beauduin.Seulement, ils ne s’en étaient pas rendu compte! Et là, les médias ont vraiment failli à leur responsabilité.» Pour un publicitaire rompu aux critiques de toutes sortes de fa part des consommateurs, l’indifférence avec laquelle le public accueille les dérives de ses médias d’information a d’ailleurs de quoi surprendre.En publicité, une campagne jugée discriminatoire ou trop osée, un mauvais français ou des erreurs de fait déclenchent presque systématiquement une pluie de protestations.Mais un abus de violence ou de vacuité dans les médias reste accepté.«La pub est devenue le bouc émissaire permanent, constate Patrick Beauduin.Il n’y a qu’elle qui peut déranger les gens.Tout le reste ne fait plus réagir personne.» Dans une société peu politisée comme le "Québec, le phénomène est particulièrement inquiétant «Les jeunes ont une formation politique pour le moins succincte — pour plusieurs, c’est à peine s’ils démêlent les concepts de droite et de gauche! Si, en plus, ils arrivent aux urnes limités en matière d’information par une presse superficielle, quels genre d’électeurs vont-ils foire?Un électorat démuni, facilement manipulable.» Rapport de force liberté de presse oblige, Patrick Beauduin se garde bien de réclamer un meilleur contrôle législatif du contenu des médias.Au vu des dissensions qui régnent sur fa question au sein même de la Fédération profes-sionnefle des journalistes du Québec (FPJQ), ü estime aussi que le changement ne peut venir d’une mentation de leur part «De toute façon, la seule véritable sanction, estime le publicitaire, c’est cede du public» En publicité, les consommateurs peuvent boycotter le produit d’un annonceur dont ils sont mécontents.Puisqu’ils adhèrent à une logique commerciale, le même rapport de force pourrait jouer auprès des médias.«Mais la véritable racine de la solution, c’est l’éducation.De la même façon qu’on forme maintenant des consommateurs intelligents, on doit former des citoyens avertis à l’école.»
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