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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2004-05-12, Collections de BAnQ.

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IRAK Coupable des tortures: la «chaîne de commandement» Page B 1 ?www.ledevoir.com ?m æ ^ m ÉCONOMIE L’art subjectif de la comptabilité Pages C 4 et C 5 LE DEVOIR 1 $ Un Américain décapité en représailles à Abou Ghraïb _____ REUTERS TV EXTRAITE d’une vidéo diffusée sur un site Internet islamique, cette image a fait hier le tour du monde.On y voit un civil américain de 26 ans, Nick Berg, pieds et mains liés devant cinq hommes masqués, membres d’un groupe affilié à al-Qaïda.Les ravisseurs nt d’abord lu une déclaration condamnant les sévices infligés à des prisonniers irakiens par des soldats américains dans la prison d’Abou Ghraïb, avant de décapiter le détenu à l’aide d’un long couteau et de présenter sa tête à la caméra sous les cris de «Dieu est grand».Nos informations en page Bl.Morts d’enfants : deux comités d’experts sont menacés de disparaître La coroner en chef accuse les experts «d’usurper» les pouvoirs des coroners ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La nouvelle coroner en chef, M' Diane Bellemare, remet en question l’existence de deux comités d’experts sur les décès d’en-fants, qui ont réussi depuis 1997 à prévenir des accidents mortels et a faire incriminer des parents coupables d’infanticide.Et cela, estime la coroner, parce que ces comités «usurpent» le mandat exclusif dévolu par la loi aux coroners.Les deux comités avaient été créés à Montréal et à Québec en 1997 à l’initiative du ministère de la Justice et du Bureau du coroner, pour examiner toutes les morts d’enfants de moins de cinq ans, décédés dans des circonstances suspectes, que ces décès aient ou non été rapportés au Bureau du coroner.Et cela, parce qu’une étude réalisée dans la région de Québec avait démontré que les infanticides de poupons sont en fait deux fois plus nombreux que ce que rapportent les statistiques officielles du Bureau du coroner.Mais l’efficacité des deux comités semble agacer foncièrement le Bureau du coroner, qui a vu les conclusions de certains de ses propres rapports contestées.En effet, dans la région de Québec, le travail du comité a permis de débusquer deux homicides commis par des parents, que les enquêtes du coroner avaient plutôt attribués à des causes naturelles.VOIR PAGE A 8: ENFANTS Suroît: la Régie est-elle impartiale?L’ex-sous-ministre responsable de l’électricité préside les travaux LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR L> audience que tient présentement la Régie de ' l’énergie dans le dossier du Suroît et des énergies alternatives est présidée par l’ancien sous-mi-nistre des Ressources naturelles, Normand Bergeron, qui a été, de 2000 à 2002, responsable en titre du dossier de l’énergie au sein de ce ministère.M.Bergeron préside présentement le banc des trois régisseurs responsables d’émettre, d’ici le 30 juin, un avis au gouvernement dans le dossier du Suroît.En tant qu’ancien «sous-ministre associé à l’Energie», il était responsable des politiques touchant la production d’électricité par Hydro-Qué-bec, notamment de l’efficacité énergétique, du programme des petites centrales, de la production éolienne, etc., soit autant de dossiers, programmes et politiques dont il était le gestionnaire en titre et qui sont aujourd’hui liés à plusieurs égards aux en- jeux de l’audience en cours sur le Suroît.Selon Yves Bojsvert, professeur en éthique gouvernementale à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP), une situation aussi délicate soulève un problème de fond, celui de «l’impartialité», de la «crédibilité» et de la «légitimité» de l’avis que les trois régisseurs remettront au gouvernement, à la fin de juin, en guise de rapport VOIR PAGE A 8: SUROIT FESTIVAL CANNES ERIC GAILLARD REUTERS Le trafic sexuel des femmes n’épargne pas le Québec LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY LE DEVOIR En dépit des croyances populaires, le trafic sexuel des femmes — et surtout de toutes jeunes filles — est florissant au Canada et aurait des assises solides ici même, à Montréal, où la mafia russe a exporté avec succès les techniques qui lui ont si bien réussi à Toronto.Et ce n’est là que la pointe de l’iceberg, croient Marie-Andrée Roy et Lyne Kurtzman qui, devant l’ampleur du phénomène, ont mis sur pied un comité de recherche-action sur le trafic sexuel des femmes au Québec, autour duquel s’articulait hier le colloque «Trafic des femmes et marché sexuel» organisé à l’occasion du 72' congrès de l’ACFAS.Le trafic sexuel n’épargne pratiquement aucun pays, que ce soit comme lieu de recrutemenf de destination ou de transit L’ONU évalue le nombre de femmes et d’enfants qui font l’objet d’une telle pratique à 700 000 par année, mais convient que ses VOIR PAGE A 8: TRAFIC INDEX Annonces.C6 Avis publics.B 4 Bourse______C2 Carrières.B 2 Culture.B 6 Décès.C6 Économie .C1 wn Editorial.A6 Idées.A 7 Météo_______B 4 Monde.B1 Mots croisés.B 4 Sports.C 8 Télévision.B 5 “T-——— THOMAS WALG RAVE Les comédiens du Serment de l’écrivain du roi et de Diderot privilégient le travail «en collectif»: pas de metteur en scène, pas de répétitions, que du travail de table pendant des mois.jusqu’au soir.de la première.C’est une des formes du théâtre à risque.Du théâtre qui dérange Deux festivals à couleur internationale s’amorcent à Montréal et à Québec MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR Deux festivals de théâtre à couleur internationale qui se mettent en branle en même temps, ça ne court quand même pas les rues.À Québec comme à MontréaL les deux semaines qui viennent proposent rien de moins aux amateurs de théâtre qu’une radioscopie des grands courants de fond qui agitent les scènes un peu partout à travers le monde.Dès ce soir, Te Amo de Daniele Fmzi Pas-ca ouvre le Carrefour international de théâtre de Québec, à 19h au Théâtre de la Bordée, alors que demain.Du serment de l’écrivain du roi et de Diderot lance, à l’Ecole nationale de théâtre, rue Saint-Denis, la série de quatre productions à l’affiche de Théâtres du Monde.Au total, plus de vingt spectacles — dont trois présentés dans les deux villes: W-Mun-kascirkusz, Du serment de l'écrivain du roi et de Diderot, Guerre.Sans compter le passage à MontréaL tout juste après le Carrefour, du Moine noir monté par Denis Marleau et de Cul-desac de la compagnie da da kamen de Toronto.C’est l’abondance! Et personne .,e trouvera évidemment à s’en plaindre.VOIR PAGE A 8: THÉÂTRE Plus de CRS que de manifestants sur la Croisette ¦ Le reportage d’Odile Tremblay en page B 6 V intégrât ion nord-américaine: bilan et perspectives U’ALENA tibr*4ch«ng« an défaut G ''•** Sous la direction de Dorval Brunelle et Christian Deblock L’ALE NA Le libre-échange en défaut COLL.POINTS CHAUDS 464 PAGES • 24,95 S www.editionsfides.com « â t LE DEVOIR, LE MERCREDI 12 MA 2 0 0 4 A 8 LE DEVOIR ACTUALITÉS SUROIT SUITE DE LA PAGE 1 Lorsque Normand Bergeron est entré en fonction comme «sous-ministre associé à l’Énergie» au ministère des Ressources naturelles, à l’automne 2000, Québec venait d’adopter quelques mois plus tôt, soit en juin, la loi 116.Cette loi avait réparti Hydro-Québec en plusieurs divisions et enlevé à la Régie son pouvoir d’examiner les projets de production électrique d’Hydro-Québec Production et celui d’ordonnancer les filières et les projets de production selon une grille qui aurait intégré leurs coûts environnementaux et sociaux.C’est cette politique, dors dénoncée avec virulence par les libéraux, les écologistes, les petits et grands consommateurs, qui allait ouvrir la porte au lancement du projet de la centrale thermique du Suroît à l’automne de la même année.Ce projet, en effet, n'a été examiné que par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), et son examen actuel devant la Régie de l’énergie confirme en quelque sorte l’échec de la politique énergétique mise en place à l’époque avec ses différents volets et programmes.Ayant d’être nommé sous-ministre associé à l’Énergie, Normand Bergeron avait aussi été directeur, de 1998 à septembre 2000, de l’Agence de l’efficacité énergétique.D détient un baccalauréat en sociologie et il a achevé sa scolarité de maîtrise en administration publique, comme le révèle son curriculum sur le site Internet de la Régie.Personne n’a demandé, depuis le début des audiences sur le Suroît, au président du banc de régisseur, qui est aussi viceprésident de la Régie, de se récuser.Lorsqu’il a amorcé l’audience sur le Suroît, M.Bergeron n’a pas précisé, aux dizaines de représentants de groupes de toute origine, qu’il avait été responsable de certains programmes et politiques, y compris celles relatives à Hydro-Québec, à peine quelques années plus tôt Dans le système judiciaire, les juges, par tradition, déclarent d’entrée de jeu les liens qu’ils peuvent avoir eus avec le dossier qui leur est soumis.D appartient alors aux parties en présence de faire valoir leur point de vue sur la nécessité pour le magistrat de se récuser ou non.Des groupes et spécialistes, interrogés par Le Devoir la semaine dernière, ont été surpris d’apprendre les mandats antérieurs du président du banc responsable de l’audience sur le Suroît Du côté de la Régie, le porte-parole, Pierre Méthé, et la secrétaire générale adjointe, Anne Mailfait, ont opposé un ferme «Pas de commentaire» aux questions du Devoir en rapport avec cette situation.Le Code d’éthique de la Régie stipule, à son article 2, que «Dans tous les cas, le régisseur fait montre d’impartialité.Il agit et paraît agir de façon objective et non préjugée [.]».À l’article 5, on précise en outre que «le régisseur évite de se placer dans une situation de conflit d’intérêt».Enfin, à l’article 7, on souligne de plus que «le régisseur se récuse devant toute situation susceptible de jeter un doute sur sa capacité de décider de façon impartiale de la demande dont il est saisi.Confronté à une situation qu’il estime poser problème, il en réfère, chaque fois, au président de la Régie.» En l’occurrence, il s'agit de Mf Lise Lambert qui Ta nommé à cette fonction.Officieusement on indiquait au Devoir qae «tout le monde connaît le curriculum de M.Bergeron, qui est sur le site Internet de la Régie».On ajoutait d’autre pm-t que, contrairement au BAPE, où les commissaires sont tenus de n’avoir jamais eu le moindre lien avec le dossier soumis à leur examen, la règle à la Régie est différente.On cherche plutôt des régisseurs qui ont œuvré dans les différentes sphères de l’énergie pour miser plutôt sur leur compétence.Il est arrivé dans le passé que des régisseurs, trop près des dossiers soumis à leur examen, se récusent Mais tel n’a pas été le cas, par exemple, d’un régisseur qui a entendu des causes tarifaires alors qu’il avait œuvré au sein d’Hydro-Québec dans ce genre de dossiers.E faut préciser id qu’il n’avait pas à analyser des propositions ou des politiques dont il avait été responsable.Pour Yves Bqisvert, professeur en éthique gouvernementale à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP), il est normal que des organismes gouvernementaux aient comme politique de miser sur les connaissances plutôt que sur la neutralité absolue des responsables d’avis ou de dédsions.Dans le cas d’espèce, dit-il, on ne peut parler non plus de «conflit d’intérêt», puisque le président du banc sur le Suroît ne retire manifestement pas le moindre avantage de la situation.«C’est davantage un problème de crédibilité qui se pose ici: le problème de fond ici est celui de l'impartialité, explique le professeur Boisvert Si l’avis que les trois régisseurs vont éventuellement signer était favorable au Suroît, il fout se demander si cet avis sera perçu comme une affirmation claire de l’intérêt public.La question de la crédibilité est d’autant plus cruciale quand un dossier est aussi politique que polémique.Quand on est ou qu 'on a été associé à un projet ou à une politique, il est difficile de le regarder après coup avec objectivité, sans subjectivité.Après des mois de travail et d’importantes ressources pour procéder à un tel examen, il serait dommageable que la position de la Régie soit entachée d’illégitimité.Quand une démarche publique de cette importance est amorcée, il fout que l’argent du gouvernement ou des corps publics serve les fins prévues, c’est-à-dire que le rapport final soit crédible.L'objectif et le seul d’une telle démarche, c’est d’obtenir un rapport impartial, neutre et objectif, dont les recommandations puissent rallier les gens au lieu d’ouvrir le flanc à une nouvelle contestation.» Précision Le livre Une histoire des maîtresses dont Tauteure, Elizabeth Abbott, a accordé au,Devoir une entrevue publiée hier, est paru aux Editions Fides.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Pàr courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans fiais) U Dnvirnt publié du hindi ni s*m«li pur Ln Devoir Inc.dont le siège social esl situé au 2050, rue De Bleury.» étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.H eat imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.000, boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée i employer ei à diffuser les informations publiées dans U Devoir U Dtvoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc, 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n' 0658.Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 Joints hier, les D" Gilles Fortin et Jean Labbé, respectivement présidents des comités de Montréal et de Québec, ont tous deux décidé de mettre un terme aux travaux de ces comités, outrés de la récente décision de la coroner.Dans une lettre adressée en avril à ces deux présidents, la coroner BeUemare affirme sans ambages que le fonctionnement de ces comités entraîne «une usurpation du mandat du coroner», a expliqué le EK Fortin au Devoir, qui s’est dit fort surpris du ton de la lettre reçue.La coroner juge que seuls les coroners ont le pouvoir légal de faire des recommandations pour la protection de la vie humaine et dit vouloir revoir entièrement le mandat des comités.Dans ce contexte de tracasseries administratives, le D'Fortin, qui est un éminent spécialiste de la maltraitance à l’hôpital Sainte-Justine, a choisi de remettre sa démission.«Elle semble nous voir comme des concurrents, alors que notre mandat est beaucoup plus large que celui du coroner, et se situe à mi-chemin entre le travail du coroner et delà santé publique», a expliqué ce dernier.«On nous juge intrusifs», déplore ce médecin.Selon le Dr Fortin, le but de ces comités, composés de médecins, de représentants de la DPJ, des corps policiers, de pathologistes et de coroners, était d’abord de promouvoir la sécurité et le bien-être des enfants.Chacun y travaillait bénévolement depuis cinq ans, dans le plus grand respect des investigations faites par les coroners, a-t-il ajouté.Joint à Québec, le Dr Labbé s’explique lui aussi mal ce revirement «Je reste convaincu que ces comités ont une raison d’être.Cela existe dans la plupart des ENFANTS États américains et des provinces canadiennes, et cela aide à s’assurer qu’on ne passe pas à côté d’homicides», a-t-il défendu.Autant pour des raisons personnelles que parce que démotivé par ces remises en question, le EK Labbé a lui aussi décidé de quitter la présidence du comité de Québec.Il faut dire qu’à Québec, le travail du comité d’experts a créé des frictions avec le Bureau du coroner.Dans deux dossiers où des coroners avaient conclu que des poupons de la région de la Beauce étaient décédés du syndrome de mort subite, les experts du comité ont pu prouver que les parents avaient provoqué la mort par suffocation.Des accusations criminelles ont d’ailleurs été portées, et les parents, bien que blanchis de tout soupçon par le coroner, ont été condamnés.Dans un troisième cas, celui de la petite Francesca Amédée-Daigle, décédée après avoir été placée de force sous une douche froide par sa mère, l’investigation initiale du coroner avait aussi conclu erronément à une mort naturelle, par pneumonie.A la lumière des travaux du comité, le coroner a finalement corrigé son tir avant de remettre son rapport Le EK Labbé refuse de voir dans ce conflit une revanche pour les rebuffades essuyées par certains coroners.«Ce n’est pa~ à moi de me prononcer là-dessus.Tout ce que je sais, c’est lorsqu’on parle de décès d’enfonts, cela est très difficile à déterminer car cela se fait dans les maisons, sans témoins et souvent sans que cela laisse de traces.D’où l’importance de partager les expertises», dit-il.«Ces comités étaient extrêmement importants pour favoriser la collaboration entre divers partenaires publia, notamment pour foire de la formation», renchérit Mme Sonia Gilbert, directrice de la Protection de la Jeunesse (DPJ) en Montérégie et représentante des DPJ, au comité de MontréaL La présence de ces nombreux experts a facilité entre autres le dépistage des hémorragies cérébrales typiques liées au syndrome du bébé secoué, ainsi que celui des fractures causées intentionnelle-mept à des poupons.A Montréal, où le comité a révisé les dossiers de décès de quelque 300 enfants, les travaux n’ont pas contredit le rapport de certains coroners.Mais ils ont permis de développer des protocoles uniformes d’intervention pour affiner les investigations des corps policiers, ainsi que les façons de faire Tautopsie de jeunes enfants décédés.Le comité a aussi émis des recommandations sur la surveillance à apporter aux poupons et aux enfants lors du bain.Au Bureau du coroner du Québec, on affirme, malgré ce qu’indique noir sur blanc M'Bellemare dans sa missive, que ces comités ne sont pas abolis et que leur survie dépend du seul bon vouloir des médecins qui les président «Ces comités ne relèvent pas du Bureau du coroner», a affirmé la porte-parole du coroner, Diane Bernier.«Nous n’y avons qu’un représentant».Il faut dire que plusieurs décisions prises par la nouvelle coroner depuis son arrivée en poste, au début de 2004, suscitent la grogne.Ce dernier quiproquo vient s’ajouter à celui qui touche la nouveDe politique de communications avec les médias, que souhaite implanter la coroner Bellemare.En vertu de cette politique, les médias devraient débourser pour avoir accès aux rapports produits par les coroners.D’ailleurs, les coroners ne sont d’ores et déjà plus habilités à commenter leurs rapports publiquement dans les médias.TRAFIC SUITE DE LA PAGE 1 estimations sont très parcellaires.La GRC croit plutôt que ce chiffre pourrait atteindre les quatre millions en incluant les hommes.Au Canada, le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants qui entrent au pays par le biais d’un passeur est évalué grossièrement entre 8000 et 16 000.Ils proviendraient principalement de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe de TEst, une région particulièrement en vogue en ce moment Ces femmes et ces enfants sont toutefois bien difficiles à rejoindre.«Le caractère illicite du trafic mais aussi celui des activités auxquelles ces femmes s’adonnent— prostitution, danse exotique, massage — complexifie la tâche des chercheurs», convient la sociologue Hélène Van Nieuwenhuyse, qui a pris une part active au comité de recherche-action.Ce qui n’empêche pas cette dernière de donner quelques détails qui ont de quoi décoiffer.Que les portes d’entrée les plus populaires des illégaux soient Vancouver et Toronto, cela ne surprend guère.Que le trafic soit l’apanage du crime organisé russe et sud-asiatique passe encore.Mais que chaque mois, la mafia russe procure aux établissements de la Ville-Reine de 20 à 30 Thaïlandaises surprend, une célérité et une efficacité qui peu à peu gagnent Montréal.«R ne fout que trois semaines à la mafia russe pour faire venir des jeunes filles russes pour alimenter nos salons de massage», explique Mme Van Nieuwenhuyse.Un réseau bien rodé Au Canada, la demande de jeunes femmes serait grandissante.En 1998, le pays aurait même connu une pénurie de danseuses exotiques.Près de 500 filles auraient alors été dépêchées pour faire ce travail et demandé le statut d’immigrantes.Ces mouvements migratoires forcés se font généralement des régions pauvres vers les régions riches, du sud vers le nord, de Test vers Touest Les trafiqueurs — à ne pas confondre avec les passeurs qui se font payer par des immigrants illégaux pour les aider à gagner le pays de leur choix — disposent d’un réseau bien rodé.«Ils utilisent bien souvent les mêmes routes que celles empruntées par les contrebandiers», explique Josée Therrien, officier à la direction des renseignements criminels de la Gendarmerie royale du Canada et spécialiste des question de trafic de personnes.Des routes qui la plupart du temps croisent celles des cartels de drogues et de produits exotiques.Au Canada, les lieux de transit les plus fréquentés sont Vancouver, mais aussi les Grands Lacs et la réserve d’Akwesasne pour leur proximité avec les Etats-Unis.Ce qui ne veut pas dire que le Canada soit une passoire par laquelle transitent tous Içs illégaux comme le laissent souvent entendre les États-Unis.«Le mouvement entre le Canada et les États-Unis se foit dans les deux sens, précise Mme Therrien.A preu- ve, en un an, 12 OOO sont passés du Canada aux États-Unis alors que 14 OOO ont foit le chemin inverse.» En plus de ne pas être sans risques, l’opération coûte cher.«Les trafiqueurs offrent bien souvent à leur victime un permis de séjour et les placent dans des salons de massage ou des bars de danseuses», poursuit Hélène Van Nieuwenhuyse.La facture est toutefois salée.A leur arrivée, les femmes doivent en effet rembourser une dette allant de 35 000 $ à 40 000 $.En moyenne, elles mettent de six mois à deux ans pour ce faire, vivant alors très pauvrement Pour la plupart de ces femmes, cette situation est tout à fait normale.«Ce qui est paradoxal, c’est que ces femmes bien souvent nient avoir foit l’objet d’un trafic.Elles disent ne pas avoir été menacées ou forcées mais admettent avoir été trompées, à propos de la nature illégale de la prostitution au Canada, par exemple», dit Mme Van Nieuwenhuyse.Un milieu à percer Bien que méconnues, les retombées financières d’un tel cartel n’en demeurent pas moins fort alléchantes pour ses acteurs.«A Toronto seulement, on évalue que le trafic des femmes génère chaque année des profits de cinq millions», note Josée Therrien.Alors que pour la jeune femme, même si sa situation reste généralement supérieure à celle qu’elle aurait connue dans son pays d’origine, l’industrie du sexe ne lui procure pas assez d’argent pour qu’elle puisse en sortir.Celle-ci est d’ailleurs encore trop mal protégée au Canada, croit Josée Therrien, cela même si la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (UPR) a ajouté depuis 2002 un volet portant spécifiquement sur le trafic des êtres humains.En effet, depuis son application, aucun tribunal n’a encore eu à trancher en vertu de cette loi, notamment parce qu’elle n’autorise pas les enquêteurs à utiliser les tables d’écoute qui leur sont pourtant essentielles pour étayer leur preuve dans ces cas-là.C’est non seulement cette vulnérabilité-là qu’ont voulu montrer hier Marie-Andrée Roy et Lyne Kurtz-man, mais l’existence de tout un réseau qui s’alimente chez les plus pauvres et les plus démunis.«S’il n’y avait qu’un seul point commun à mettre en évidence entre toutes ces femmes, ce serait qu’elles ont toutes eu besoin de protection et qu’on les a trompées», croit Mme Van Nieuwenhuyse.Une anthropologue dresse le portrait des clients de l’industrie du sexe LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY LE DEVOIR S* il est un élément de l’industrie du sexe qui reste méconnu dans le plus vieux métier du monde, c’est bien le client Ce qui n’a pas empêché l’anthropologue québécoise Rose Dufour de percer le silence de 64 d’entre eux, soit du jamais vu au Canada.Hier, à l’occasion du 72e congrès de TACFAS, elle a dévoilé les résultats préliminaires de son étude qui déboulonne de vieux mythes, notamment celui selon lequel le recours aux prostituées s’explique purement et simplement par l’insatisfaction des hommes à la maison.Ses données, qui sont encore à compléter, permettent de tracer un portrait plus juste du client québécois.Majoritairement âgés de 40 à 50 ans, 39 % des 64 hommes interrogés ont dit être mariés, 31 % se sont qualifiés de célibataires et 23 % ont précisé être divorcés.Sur 44 hommes, 40 se sont dits satisfaits de leur apparence physique, et 19 sur 38 ont jugé avoir une libido supérieure à la moyenne.«Ces hommes-là, ce sont nos maris, nos pères, nos frères, nos fils», a rappelé Mme Dufour en guise de présentation.Au-delà des chiffres, l’étude qualitative de Rose Dufour met en lumière une typologie du client qui propose cinq catégories.Le timide qui n’ose aborder les femmes (24 %).L’insatisfait qui veut épicer sa libido (16 %).Le vieux garçon qui cultive son indépendance (34 %), qui lui-même se scinde en deux: le galant pour un tiers et le consommateur pour le reste.L’insatiable qui en veut toujours plus (18 %).Et le cachottier qui a des besoins plus particuliers, comme les désormais célèbres golden showers ou autres jeux sexuels (8 %).Ce tableau révèle que si, sur le plan des pratiques comme des désirs, ces hommes se ressemblent, ceux-ci n’abordent pas la femme pour les mêmes raisons ni, par conséquent, de la même manière.Deux tendances se dessinent, croit Mme Dufour le timide, l’insatisfait et le galant cesseront de consulter si leur situation sexuelle s’améliore à la maison, tandis que çela n’aura probablement aucun effet sur les autres.A cet égard, cependant, «tous les hommes ont dit croire que les hommes préfèrent le sexe aux femmes», précise l’anthropologue.Celle qui a passé 20 ans à travailler avec les Inuits a découvert tardivement le monde de la prostitution.Cette incursion du côté des hommes, après plus de trois ans à partager le quotidien de prostituées de Québec, par le biais du Projet intervention prostitution Québec, lui fait espérer qu’un jour Tabîme qui sépare les hommes des femmes se comblera.«La solution à la consommation de la baise, je crois que c’est l’amour», a-t-elle lancé en guise de conclusion, avec un sourire.La suite à l’automne, alors que sera déposée son étude et publié le livre qu’elle entend en tirer./ A SUITE DE LA PAGE 1 Quand on regarde d’un peu plus près ce que propose d’abord le Carrefour 2004 que Brigitte Haentjens et Marie Gignac ont concocté selon quatre grands axes — scène internationale, scène nationale, scène famille et nouvelle garde —, on est frappé par la richesse et la diversité de la programmation.Partout, on a choisi de présenter des textes qui sentent le neuf et le risque, des textes qui dérangent — sauf, bien sûr, dans la section jeunes publics consacrée cette année aux enfanta de trois à six ans — et qui mettent en péril autant les comédiens que les spectateurs.Cela est vrai dans la section «nouvelle garde», que nous présentait Isabelle Porter dans notre cahier Culture de samedi dentier.Cela Test encore dans le volet «scène nationale» où Ton programme une création (L'Impératrice du dégoût de Lorraine Côté, au Périscope demain soir), et quatre spectacles importants que seuls quelques mordus ont réussi à voir déjà: la version finale de Cul-de-sac de Daniel Maclvor, (au Théâtre de la rue Saint-Jean, dès demain), Le Moine noir d’après Tchékhov revu par Denis Marteau (à la Salle Albert-Rousseau, à compter du 18), La Fête des morts, la fantasmagorie de Momentum présentée dans un cimetière (à compter du 19) et AM et Bêla de Robert Pinget (au Périscope, du 21 au 23 mai).Mais c’est néanmoins dans 1e volet «scène internationale» qu’on retrouve les exemples les plus frappants de ce goût du risque.Ici, que du neuf, ça va de soi.Et du neuf dérangeant Six spectacles venus de Suisse et du Mexique, THEATRE de Lettonie, de Hongrie, de France, de Belgique et des Pays-Bas.Des spectacles décapants précédés tous d’une réputation à ébranler les certitudes tes plus ancrées comme ce W-Munkascirkusz du Théâtre Kréfakôr de Hongrie qu’on vous présentait aussi samedi dernier.De la visite aussi déstabilisante que res-sourcante — que nous suivrons bien sûr tout au long des deux festivals.Pour illustrer la profonde originalité et les façons de travailler sur lesquelles repose ce que Ton verra pendant ces 15 jours d’abondance, j’ai rejoint plus tôt la semaine dernière Damiaan De Schrijver de la compagnie tg STAN (pour Stop Thinking About Names) d’Anvers qui participe à la création id du Serment de l’écrivain du roi et de Diderot.Nécrophilie Verbomoteur, spirituel et parfois carrément cynique, Damiaan De Schrijver explique d’abord dans un français remarquable que te fameux Paradoxe sur le comédien de Diderot (dont s’inspire te spectacle) est encore extrêmement pertinent «parce que le théâtre, partout, oscille toujours entre le vrai et le faux».On se souviendra qu’une cellule du NTE avait donné du Paradoxe une version fort festive dans un temple maçonnique, il y a quelques années.Avec ses camarades De Koning et Van den Eede qui ont monté 1e spectade avec lui, De Schrijver pratique, lui, te travail «en collectif» et tes trois complices se sont beaucoup amusés à tester les théories de Diderot sur le jeu et la re-présentation.«Travailler en collectif, explique-t-il, ça implique que nous prenons ensemble toutes les décisions concer- nant le spectacle.Nous jouons, oui, mais nous nous occupons aussi bien de la mise en scène que des décors, des costumes et delà dramaturgie.Souvent aussi, ça veut dire traduire le texte selon la langue dans laquelle nous le jouons.[.] Nous nous assoyons autour d’une table, nous lisons le texte et nous en discutons pendant cinq ou six semaines pour nous mettre d’accord sur ce que nous voulons foire et sur la façon de le foire.Et le soir de la première, nous jouons la pièce pour la première fois sans jamais avoir réglé autre chose que les entrées et les sorties de scène.Nous sommes en lutte contre la répétition et contre la reproduction.Je n'ai Pas envie, par exemple, défaire croire que je suis quelqu’un d’autre.J’en ai même contre les nécrophiles qui s’incrustent dans la peau d’un personnage.» Pour ce Serment de.— qui est en fait un faux fifre, une simple traduction littérale du titre néerlandais qui est formé par te nom des trois comédiens accolés à celui de Diderot —, la production fut un peu plus difficile à monter parce qu’il a fallu gérer trois agendas, tes trois hommes dirigeant chacun leur compagnie.«Nous nous sommes quand même rencontrés huit ou neuf fois dans un café, raconte De Schrijver sans rire.On pourra voir dès demain, au Studio André-Pagé de l’École nationale de théâtre, ce que cette approche non conventionnelle réserve de surprises.On trouvera les horaires, la liste des événements spédaux et les coordonnées de la billetterie des deux festivals en consultant le site du Carrefour (www.carrefourtheatre.qc.ca) et celui de Théâtres du Monde (www.fta.qc.ca).1 1 LE DEVOIR.LE MERCREDI 12 MAI 2 0 0 4 C 8 ?LE DEVOIR LES SPORTS L’influence de John LeClair ne se mesure pas au nombre de buts Série égale entre Philadelphie et Tampa Bay Martin St-Louis est loin d’être abattu FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Voorhees — Les statistiques ne révèlent pas tout d’un joueur.Prenez John LeClair.Le gros attaquant des Flyers de Philadelphie a été limité jusqu’ici à un but en 13 matchs éliminatoires.Pourtant, son entraîneur Ken Hitchcock se dit extrêmement satisfait de son rendement malgré un temps de glace de près de 16 minutes (15:50) par rencontre.Lors d’un point de presse tenu au centre d’entraînement des Flyers hier, Hitchcock a déclaré que la contribution d’un joueur ne se définit pas seulement en terme de buts et de passes.LeClair lui-même a dû se le faire rappeler.«Voilà un joueur qui a toujours retiré beaucoup de jierté à marquer des buts, a noté Hitchcock.Cest ce qu’il a fait pendant une dizaine d'années dans cette ligue.Mais dans notre équipe, sa contribution ne se limite pas seulement à marquer.Cette année, il a réussi 23 buts.Mais 23 buts dans cette ligue équivaut à une quarantaine il y a cinq ou six ans.» Une transaction La carrière de LeClair a pris son envol, on le sait, lorsque le Canadien l’a envoyé à Philadelphie en même temps qu’Éric Desjardins et Gilbert Dionne.En retour, le Tricolore avait obtenu Mark Recchi et un choix de troisième tour (Martin Hohenberger).À son arrivée à Philadelphie, le patineur de St Albans avait inscrit 25 buts en seulement 37 ren- contres.Puis il avait enfilé des saisons de 51, 50, 51,43 et 40 buts.Une production qui lui avait valu une nomination dans la première équipe d’étoiles en 1995 et 1998, et dans la seconde en 1996,1997 et 1999.Voilà pourquoi il a du mal à se voir autrement qu’en marqueur.«Son influence est énorme depuis le match cinq des séries et les six contre Toronto, fait valoir Hitchcock.Dans ces rencontres, il a eu un impact énorme sans marquer de but.Il a créé de l’espace pour [Michal] Handzus.H a créé de l'espace lors des attaques à cinq.Il a aéré le jeu pour ses coéquipiers.Vrai, il n’avait pas marqué mais il a fait des choses qui nous ont permis de gagner.» L’ancien ailier gauche du Canadien a inscrit son premier but des séries lors du match de lundi gagné 6-2 par les Flyers.LeClair a marqué tôt dans le match et les joueurs du Lightning de Tampa Bay n’ont jamais été en mesure de se ressaisir.Cette série est égale 1-1 et le troisième match aura lieu jeudi soir, à Philadelphie.Un but libérateur «Le but qu’il a réussi hier [lundi] était pour lui-même et pour ses coéquipiers, a dit Hitchcock.Vous avez vu la réaction sur le banc.Ce but a eu un effet libérateur sur John.Par la suite, il volait littéralement sur la glace.Même sans ce but, son influence aurait été énorme.C’est ce que je veux lui faire comprendre.Il se bat pour créer de l’espace, il bouscule l’adversaire.En bout de ligne, c’est ce qui fait gagner en séries.» E N Derian Hatcher suspendu pour trois matches (PC) — Le défenseur Derian Hatcher des Red Wings de Detroit a écopé d’une suspension de trois matches pour son coup de coude au visage de l’attaquant Matthew Lombardi des Flames de Calgary lors du sixième match de la série demi-finale de l’Association ouest Comme les Red Wings ont été éliminés des séries, Hatcher ratera les trois premières rencontres de la saison 2004-05.Aucune pénalité n’avait été décernée sur le jeu et Lombardi avait été en mesure de compléter le match.Pari entre Schwarzenegger et Klein (PC) —Arnold Schwarzenegger et Ralph Klein ont décidé de miser chacun 1000 $ sur leur équipe de hockey favorite, lundi, au cours d’un entretien téléphonique, rapporte le Edmonton Sun.Le «Terminator», maintenant gouverneur de la CaMomie, espère naturellement que les Sharics de San José auront le dessus sur Cal-gary en demi-finale.Les Flames ont remporté le premier match 4-3 en prolongation, dimanche.La deuxième rencontre entre les BREF deux équipes devait avoir lieu hier soir.La secrétaire de presse du premier ministre albertain, Marisa Etmansld, a indiqué que MM.Schwarzenegger et Klein se sont entendus pour donner le magot à une oeuvre de charité.Cyclisme: Simoni étale sa supériorité (AFP) — Dès la première arrivée au sommet, l’Italien Gilberto Simoni a pris position dans le Tour d’Italie cycliste dont il a remporté hier la troisième étape du Tour d’Italie, à Corno aile Scale, endossant par la même occasion le maillot rose de leader.Entre les champs de neige, à l’altitude de 1471 mètres, Simoni a affirmé sa supériorité du moment H a pris le dessus sur son jeune coéquipier Damiano Cunego, désormais deuxième au classement général, et sur ses adversaires pour le maillot rose, tous débordés par l’accélération du grimpeur trentin.Sur la partie la plus pentue de cette ascension de 12 kilomètres, Simoni a porté une attaque qui a désintégré le petit peloton encore fort d’une trentaine de coureurs à trois kilomètres de la ligne.D a rejoint Cunego, qui avait pris les devants, et a forcé encore l’allure pour se projeter une centaine de mètres en avant-garde.GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Tampa — Martin St-Louis est un véritable battant qui n’était pas abattu malgré la cinglante défaite de 6-2 infligée au Lightning de Tampa Bay par les Flyers de Philadelphie lors du deuxième match de la finale de l’Est, lundi.St-Louis a vaillamment lutté jusqu’à la fin, même quand la cause était irrémédiablement perdue.C’est lui qui a allumé la plupart des étincelles chez le Lightning, même si Vincent Lecavalier a été crédité de six tirs au filet Malgré la sévérité de la raclée encaissée, St-Louis, qui a marqué son cinquième but des séries, ne semblait pas du tout abattu.«Ce n’est pas le pointage qui compte, répétait-il à tout venant On venait d’en gagner huit de suite, on a perdu, la série est égale 1-1 et il nous faut gagner le prochain match, c’est tout.» Sans vouloir insulter le Canadien, St-Louis n’a pas hésité à rendre hommage aux Flyers: «Nous affrontons une bonne équipe.Ils sont beaucoup plus rapides que les gens pensent.On n’allait pas en gagner quatre de suite contre eux.» St-Louis a même trouvé que le lightning n'a pas si mal fait «Nous avons commis une ou deux erreurs puis c ’était 2-0.Et rendu à 3-0 il a fallu prendre des risques.Ils ont capitalisé sur nos erreurs.» Congé pour tout le monde Pour St-Louis, il n'est surtout pas question de blâmer Nikolai Khabibulin, victime de quatre buts sur 12 lancers.«11 est la raison pour laquelle nous sommes ici» Pas plus traumatisé que son meilleur joueur par cette cinglante défaite, John Tortorella a réagi en donnant un congé complet à sa troupe, hier, en attendant le départ pour Philadelphie mercredi en vue du match de demain.St-Louis, qui avait trouvé beaucoup trop long le délai de huit jours sans match après l’élimination du Canadien, était bien d'accord cette fois de retourner se reposer «Ça prend ça», a-t-il dit Tortorella a refusé de parler d’un effondrement.«Ce n’est pas un effondrement, c’est une défaite d’équipe», a dit l’entraîneur dont les mimiques pendant le match ont souvent trahi ses pensées concernant la performance de ses joueurs.TENNIS ALESSIA P1ERDOMENICO REUTERS La Russe Mana Sharapova sert la balle à sa compatriote Elena Dementeva au cours d’un match qu’elle a gagné en deux sets de 6-let 6-4.Serena Williams revient du bon pied à la compétition Rome (AP) — Serena Williams n’est visiblement pas encore au sommet de sa forme, mais elle a néanmoins inscrit une victoire en deux sets, hier, à son premier match après une absence d’un mois en raison d’une blessure au genou.Williams a vaincu l’Espagnole Maria Sanchez Lorenzo 7-5,6-3 pour se qualifier pour la troisième ronde du tournoi de Rome.L’Américaine, première tête de série, a semblé un peu rouillée après avoir reçu un laissez-passer en première ronde.Williams a perdu les deux premiers jeux, elle a ensuite gagné les cinq suivants, puis perdu trois jeux d’affilée pour créer l’égalité 5-5 en première manche.Williams a également perdu les deux premiers jeux de la deuxième manche avant de prendre le contrôle du match.Repos forcé Williams était au repos forcé depuis son forfait au tournoi de Charleston, en Caroline du Sud, le mois dernier, quand elle a été victime d’une inflammation au genou gauche.Elle avait été opérée à ce genou en août et elle a renoué avec la compétition en mars, remportant son premier tournoi.Le tournoi de Rome, doté d’une bourse de 1,3 million $US et disputé sur terre battue, est un incontournable pour se préparer en vue des Internationaux de France, qui commencent le 24 mai.Les hommes Du côté des hommes, Martin Verkerk, finaliste aine Internationaux de France l’an dernier, figure parmi les cinq têtes de série qui ont subi l’élimination en première ronde du tournoi de Hambourg, hier.Verkerk, n" 12, s’est incliné 7-5, 7-6 (4) face au redoutable serveur, le Croate Ivan Ljubicic.Le tournoi est également terminé pour l’Allemand Rainer Schuettler, n” 4, l’Argentin David Nalbandian, n“ 6, le Chilien Nicolas Massu, n° 9, et le Néerlandais Sjeng Schalken, n” 14, qui a abandonné en raison d’une blessure à la cuisse alors qu’il tirait de l’arrière 5-1 face à Oscar Hernandez.Hernandez participe au tournoi seulement à la suite du forfait de Juan Carlos Ferrero, blessé à un poignet FORMULE 1 Villeneuve n’est pas seul dans la PAUL HACKETT REUTERS Jacques Villeneuve, qui conduisait alors une Williams-Renaud, n’a pas connu depuis la joie de la victoire.Marlboro //WfA PRO 4 ASSOCIATED PRESS Londres — L’écurie de Formule 1 Williams mimimise les informations selon lesquelles l’ancien champion du monde Jacques Villeneuve se joindra à l’équipe la saison prochaine.Williams a confirmé, hier, que des discussions avaient eu lieu avec Villeneuve, qui a remporté le titre mondial avec cette équi-pe en 1997.Mais le porte-parole de l’écurie liam Clogger a précisé qu’il ne s’agit que d’un des nombreux candidats en lice et que l’équipe prévoit dévoiler son duo de pilotes pour 2005 au mois d’août Juan-Pablo Montoya est sous contrat avec McLaren la saison prochaine et on prétend de plus en plus dans les paddocks que Ralf Schumacher serait sur le point de signer avec Toyota.«Tant que la position de Ralf n'est pas clairement établie, nous ne savons pas si nous recherchons un pilote pour remplacer Juan ou deux, a dit Clogger.Évidemment, course aux Williams nous discutons avec beaucoup de gens afin de connaître la situation de chacun.Mais nous ne sommes pas plus avancés que ça.» Pas de baquet moulé pour Villeneuve Selon certaines sources, Ville-neuve, Jenson Button de BAR-Honda et Mark Webber de Jaguar ont eu des discussions avec Williams.L’équipe mise également sur deux pilotes d’essais talentueux en Marc Gene et Antonio Pizzonia.Villeneuve aurait été aperçu cette semaine au circuit Paul Ricard en France, ce qui a alimenté les rumeurs voulant qu’il effectue des essais au volant d’une Williams.«Jacques n’est pas au circuit Paul Ricard à notre invitation et, question de démentir les rumeurs qui circulent, il n'y a aucun baquet de moulé pour Ville-neuve et il n’est pas du tout prévu que le Québécois teste une Williams cette semaine», a ajouté Clogger.Après avoir remporté 11 victoires à ses deux premières saisons chez Williams, Villeneuve n’est jamais plus remonté sur la plus haute marche du podium en cinq saisons chez BAR-Honda.Villeneuve s’est retrouvé sans volant cette saison lorsque BAR-Honda a décidé de ne pas renouveler son contrat Ecclestone est pour Bernie Ecclestone, le richissime directeur commercial de la Fl, est un partisan de Villeneuve et il accueillerait favorablement son retour.•C’est très bien que Jacques discute avec Williams, a révélé Ecclestone au tabloïd The Sun.Je l’ai incité à agir ainsi depuis longtemps.•J'ai toujours pensé que Jacques ne devait pas quitter ce sport et ce serait fantastique qu’il fasse un retour.R a toujours été très excitant à regarder et si une écurie lui fournissait une voiture compétitive, il Pourrait montrer qu’il n’a rien perdu de son adresse.» HOCKEY FINALES D'ASSOCIATIONS ASSOCIATION DE L’EST Samtdl Philadelphie 1.Tampa Bay 3 (Tampa Bay mène la série 1-0) Lundi Philadelphie 6, Tampa Bay 2 (La série est égale 1 à 1 ) PtIMlW Tampa Bay à Philadelphie, 19h ASSOCIATION DE L’OUEST Dlmnncha Calgary4, San José 3 Hier Calgary 4 San Jose 1 (Calgary mène la série 2-0) Biinnln San José à Calgary 22h BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est B P Moy.OUI Floride 18 14 .563 — Philadelphie 15 14 .517 1 1/2 Atlanta 14 17 .452 31/2 New York 14 18 .438 4 Montréal 10 22 .313 Section Centrale 8 Houston 21 11 .656 — Chicago 18 13 581 21/2 Cincinnati 16 15 .516 4 1/2 St Louis 17 16 .515 41/2 Milwaukee 15 18 484 51/2 Pittsburgh 12 17 .414 Section Ouest 71/2 Los Angeles 20 10 .667 — San Diego 19 13 594 2 San Francisco 14 18 .438 7 Colorado 13 17 .433 7 Arizona 13 .Lun 18
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