Le devoir, 5 juin 2008, Page(s) complémentaire(s)
MARIO CLEMENT QUITTE RADIO-CANADA Sylvain Lafrance assumera l’intérim à la direction générale Page B 8 LE DEVOIR V o L .X C I X X ' 12 5 ?LE JE UD1 5 J U 1 N 2 O O 8 8 II O + T A X E S = 1 $ a LIS A - M A R I E G E K V AI S Clinton lance une fleur à Obama Le possible « ticket » Obama-Clinton est loin de faire l’unanimité UQAM La direction des poursuites criminelles étudie le dossier Le vérificateur général pointe la gouvernance déficiente du conseil d’administration KATHLEEN LÉVESQUE Le désastre immobilier de l’UQAM, avec ses cachotteries, sa double comptabilité et son manque de transparence, prend une nouvelle dimension alors que la Direction des poursuites criminelles et pénales a é^é saisie hier du dossier.A la lumière du rapport du vérificateur général du Québec publié hier, le gouvernement a estimé qu’il y avait suffisamment d’informations soulevant des doutes pour le transmettre à la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP).Une analyse des faits sera effectuée mais pour l’instant, la DPCP n’a reçu aucune demande de la police d’intenter des poursuites.H est toutefois clairement établi dans le rapport du vérificateur que les informations financières concernant les projets immobiliers de FUQAM ont été manipulées.Une version embellie était transmise au conseil d’administration, quand ce dernier n’était pas carrément ignoré, bousculé Renaud ou inis devant les faits accomplis, Lachance alors que la réalité laissait voir un dérapage pour les deux projets.La «mauvaise gestion», qualifiée même â'«artisanale», de l’ancien recteur Roch Denis et de ses deux collaborateurs, le vice-recteur aux ressources humaines et aux affaires administratives, Mauro Malservisi, ainsi que le directeur des investissements, Nicolas Buono, est présentée dans le rapport comme la première cause du dérapage financier de l’université.Les trois hommes ne sont plus à l’emploi de l’UQAM.Au cours de ses travaux d’analyse du fiasco de l’UQAM concernant le Complexe des sciences et l’ilôt Voyageur, le vérificateur général a été en contact avec la Sûreté du Québec.Le vérificateur général, Renaud VOIR PAGE A 8: UQAM ¦ Autres informations en page A 3 U L’éditorial de Marie-Andrée Chouinard, page A 6 Signe de rapprochement en vue au sein du Parti démocrate, alors que Hillary Clinton, défaite à la course à l’investiture, a lancé hier quelques fleurs à l’endroit de son rival de campagne, Barack Obama.Une intervention cruciale de la part de la sénatrice new-yorkaise alors que le Parti démocrate, profondément divisé, cherche un colistier à son candidat Dans un discours devant le Comité des affaires publiques israélo^méricain (AIPAC), le principal lobby proisraélien aux Etats-Unis, Hilary Clinton, qui n’avait pas voulu reconnaître officieflement sa défaite la veifle, a laissé entendre que le candidat élu ferait un bon président «Je sais que Barack Obama sera un bon ami d'Israël», a-t-elle dit devant l’AtPAC, à demi-mots, visiblement très émue.Une des solutions envisagées pour cicatriser les blessures des cinq douloureux mois de campagne des pri- «Barack Obama a vraiment besoin de Hillary car elle amène des votes de toute une classe, notamment la droite des démocrates, ceux qui sont allés vers Reagan à l’époque.Dix-huit millions de votes, c’est pas rien! Mais Barack Obama a aussi d’autres atouts pour aller chercher des votes.11 a Bill Richardson, [.1 il a John Edwards.» maires et rassembler la famille démocrate est la création d’un «ticket» Obama-Clinton, la sénatrice de New York étant alors candidate au poste de vice-présidente.Mardi, la sénatrice de New York avait pourtant laissé croire que rien n’était encore gagné.L’ex-première dame n’avait pas officiellement reconnu sa défaite, préférant s’accorder, selon ses conseillers, quelques jours de réflexion.Dans un discours prononcé devant ses jiartisans à New York, elle a rappelé qu’environ 18 millions d’électeurs avaient voté pour elle au cours des pri-maires, à peu près autant que ceux qui ont choisi son rival Barack ( )bama, et qu’il faudrait en lenir compte.«Son discours d’hier | mardi] était de bonne guerre.Depuis deux mois, elle a de beaucoup réduit t'avance de Barack Obama.Même si mathématiquement ses chances étaient nulles, elle continuait de remporter des succès électoraux et dans cette mesure, on comprend pourquoi elle a eu envie d'aller jusqu'au bout», analyse I/)uis Balthazar, président de l’Observatoire sur les Etats-Unis de la chaire Raoul-Dandurand.Il reconnaît pourtant que, pour Hillary, cette straté*gie n'était pas VOIR PAGE A 8: CLINTON ¦ Quel rôle jouera la question raciale?, page A 5 ¦ L’éditorial de Serge Truffaut, page A 6 Le CRTC force la main de Remstar Les nouvelles locales et régionales devront faire partie du nouveau scénario ISABELLE PORTER Québec — Non convaincu par l’offre de Remstar, le CRTC force ses propriétaires à soumettre un nouveau scénario de relance dans lequel les nouvelles locales et régionales auraient leur place.Dans un document soumis hier matin, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC) demande à TQS «d’explorer une nouvelle proposition» dans laquelle la programmation «inclurait la diffusion de nouvelles locales ou régionales».D s'agit d’une exigence majeure puisque les propriétaires de Remstar répètent depuis le début qu’il n'est pas question qu’ils maintiennent un service de nouvelles à TQS.Quand même, le Conseil leur donne une certaine latitude sur le plan de la forme et se dit «ouvert à l’idée d’examiner un concept novateur et Maxime Rémillard VOIR PAGE A 8: CRTC INDEX Annoni-ps .B 5 Idées 4 7 R 4 Môtôo R 6 H | ^ Rrnirsp .B 2 Monde .A5 — * culture .B 8 Mots croisés .86 - Décès .B 5 Sports 86 .8 1 Sudoku 84 .A6 Télévision .87 1 Mode Toronto la sage, Montréal Favant-gardiste SEAN BAKER Une création du designer torontois Arthur Mendonça MK üa lAr&sfci* Jusqu’à samedi, le Festival mode et design de Montréal donne une touche «glamour» à la ville, à l’ombre d’un Grand Prix qui lance véritablement la saison touristique.Ce soir, la crème des designers de Toronto défile en plein air, une première invitation pour eux, une découverte pour les Montréalais.CAROLE VALLIÈRES Arthur Mendonça est l’étoile montante de la mode au Canada, le prochain Alfred Sung, le designer à surveiller.Mais jamais encore ses vêtements n’avaient défilé à Montréal.En fait, ici, nous ignorons tout de ce Torontois, tout comme des 16 autres designers qui seront présentés ce soir aux Montréalais.Eux, toutefois, ont bien conscience du défi qu’ils relèvent Lucian Matis, jeune prodige de la mode torontoise (il n’a pas 30 ans!), vivra fébrilement son premier défilé à Montréal, auquel il assistera: «Comme les autres designers de Toronto, je suis un peu nerveux.Je veux impressionner les Montréalaises.» Impressionner, et pourquoi donc?«A Montréal, on voit des femmes mélanger des vêtements de la dernière saison avec les nouveautés, elles portent des foulards, des chapeaux, elles ont une façon très personnelle de décliner la mode.A Toronto, les femmes veulent d’abord la voir portée par quelqu’un d’influent avant de se l’approprier.» «Les Montréalaises sont plus aventureuses, poursuit-iL On sent un esprit libre ici.C'est un peu comme la différence entre l’Italie et la France: en Italie, quand les souliers pointus sor- tent, tout le monde porte des souliers pointus, pendant qu'en France, m osera autre chose.» Arthur Mendonça exprime le même sentiment.Présenter des vêtements a Montréal lui permet d’aller vers la créativité, dit-il.«C'est le concept même de ce défilé.Ce n’est pas un spectacle pour la vente, alors rm a plus de liberté.» Né à Toronto, Mendonça a grandi aux Açores — c’est peut-être ce qui explique son goût des couleurs vives qu’il réussit toujours à passer au travers des kakis, gris et noirs qu’on trouve dans sa collection.Il explique qu’il doit penser à un marché «à la sensibilité nord-américaine, plus pragmatique, orientée vers le sportswear*.Dicien Matis, lui, est d’origine roumaine.Canadien depuis 1999, ce nouveau venu de la mode a récolté des prix tout au long de ses études.Son talent et son audace lui ont valu l’attention des médias, qui ont parlé d’une bouffée d’air frais.Les Canadiens l’ont regardé à Canada's Top Model, et surtout, à Project Runway Canada, où la top-modèle Iman a porté une de ses robes.«Ça m’a véritablement lancé.» Sa première collection professionnelle ne remonte qu’a l'automne 2007.Sur la passerelle, ses vêtements seront en bonne compagnie JIM OGILVIE Lucian Matis VOIR PAGE A 8: MODE « t ES SPORTS HOCKEY Roland-Garros FINALE DE LA COUPE STANLEY Detroit (1) c.Pittsburgh (2) (Detroit mène la série 3-2) Lundi Pittsburgh 4 Detroit 3 (P) Hier Detroit à Pittsburgh, 20h Samedi x-Pittsburgh à Detroit x — si nécessaire (Tous les matchs à CBC.RDS) fe.ISS* SOCCER UNITED SOCCER LEAGUES G P N BP BC Pts Vancouver 6 2 1 7 3 19 Charleston 5 2 2 12 7 17 Portland 4 3 4 9 8 16 Seattle 3 2 5 12 9 14 Minnesota 4 3 1 8 6 13 Caroline 3 1 4 8 6 13 Allanta 3 3 2 11 14 12 Miami 2 6 3 10 15 9 Montréal 2 5 1 5 8 7 Rochester 1 4 3 4 8 6 Porto Rico 1 3 2 6 B 5 NOTE: Trois points pour une victoire et un point pour une nulle.Hier Miami à Montréal Aujourd'hui Minnesota à Portland Demain Porto Rico à Atlanta Samedi Montréal à Charleston Miami à Rochester Portland à Vancouver Minnesota à Seattle Monfils poursuit son ascension Dinara Safina est la première joueuse en demi-finale Paris — Gaël Monfils s’est invité mercredi dans le club fermé du dernier carré des Internationaux de France en détruisant l’un des plus solides spécialistes de la terre battue, David Ferrer, sur un central de Roland-Garros en fusion.Le Parisien, 59' mondial, s’est imposé 6-3, 3-6, 6-3, 6-0 face a la tête de série numéro cinq du tournoi et rejoindra dans le dernier week-end le triumvirat qui domine actuellement la hiérarchie mondiale.Aux côtés de Roger Federer, son prochain adversaire, de Rafael Nadal, triple tenant du titre, et de Novak Djokovic, vainqueur des Internationaux d’Australie, le F rançais est un petit poucet qui n’a pas froid aux yeux.Ferrer est une référence sur l’ocre, un renvoyeur infatigable, jamais battu, mais il a rarement vu le jour dans cette partie de 2h 27m presque à sens unique.C'est que le favori du public, premier Français à atteindre une demi-tinale en sept ans, n’a jamais douté, jamais reculé, imposant son service, sa puissance et sa jeunesse à l’Espagnol.Sa victoire fut si convaincante qu’on peut se demander si ce n’est pas l’année Monfils.«J’essaie de prendre un maximum de plaisir sur le terrain.Avec le public derrière Je me sens vraiment très fort», a déclaré le Parisien, qui n’avait gagné que quatre matches cette saison.Son prochain tour, pourtant, tient de la mission impossible: pour sa première demi-finale d’un tournoi majeur, «la Monf » affronte un joueur qui a atteint ce stade lors des seize derniers tournois du Grand chelem.Roger Federer respire la confiance, et sa victoire 2-6,62,63,64, sur le frappeur chi- PASCAl, ROSSIGNOL REUTERS ¦ Gaël Monfils s’est imposé face à David Ferrer.lien Fernando Gonzalez a achevé de le rassurer.Mais Monfils, qui annonçait au tour précédent qu’il visait rien moins que la victoire finale, ne doute pas.«fai une revanche à prendre.J’ai perdu deux fois cette année contre lui.Mais là.Je suis chez moi Je l’attends de piedferme.», a assuré le héros du jour.Le numéro un mondial n’a pourtant pas l’air impressionné.Interrogé sur son futur adversaire avant la victoire du Français, il résumait «Les deux sont difficiles.Gaël parce qu’il est Français, David parce qu’il a beaucoup d’expérience.Mais je n’ai jamais perdu contre aucun d'entre eux».Le Suisse a lui aussi abandonné un set à la tète de série numéro 24, qui n’avait pas perdu un match sur la surface cette saison, avant de trouver la parade et de rejoindre le dernier carré pour la quatrième fois consécutive.L’expérience, en plus du talent, sera un facteur crucial contre un adversaire que le public soutiendra bec et ongles.«Je suis heureux d’en arriver là.Pour moi, les demi-finales c’est le moment où les choses deviennent intéressantes, où j’espère arriver à jouer mon meilleur tennis.Ici, c’est le tournoi dans lequel, en principe, fai le plus de difficultés, mais je veux ce titre et rien ne va m’arrêter», a lancé Federer, calmement Monfils est prévenu.D’autant que Federer se projette d’ores et déjà vers la finale.«C’est vrai que je préférerais jouer Rafa (Nadal), dit-il.Nous avons une belle rivalité.Je crois qu’on s’est joué 16 fois.Le rencontrer en finale ici, ce serait vraiment le test ultime sur terre battue».Il faudra d’abord battre un petit Français.Et que Nadal domine Djokovic.Pour déjouer les pronostics, Monfils peut s’inspirer de Dinara Safina, la soeur de Marat Safin, devenue la première joueuse en demi-finale à Paris après avoir sauvé une balle de match dans deux rencontres consécutives.Après Maria Sharapova, sortie au tour précédent la Russe a écoeuré une autre compatriote, Elena Dementieva, finaliste en 2004, et l'a battue 4-6, 7-6, 60.Sa demi-finale jeudi sera encore un choc entre Russes face à Svetlana Kuznetsova.Associated Press HOCKEY Letang n’accepte toujours pas la disparition de son ami Luc Bourdon EN B K E F Nick Kaczur, des Patriots, a joué le rôle d’informateur Boston — L’Ontarien de Brantford Nick Kaczur, un joueur de ligne à l’attaque partant avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, a travaillé comme informateur pour des agents fédéraux américains impliqués dans la lutte contre la drogue, après qu'il eut été arrêté dans l’État de New York pour possession sans prescription d’une petite quantité d’un antidouleur, l’oxycodone.- AP I R AN Ç OIS L E M E N U Pittsburgh — Kristopher Letang a été ébranlé par le décés de son ami Luc Bourdon.Le jeune défenseur des Penguins de Pittsburgh demeure secoué près d’une semaine après la mort tragique dans un accident de moto de son ancien coéquipier chez les juniors.Mardi, il a été incapable de parcourir trois tours de patinoire à fond de train, comme il le fait habituellement sans problème, tellement il était vidé émotivement.«Je n 'ai eu aucun problème à faire un premier tour, a expliqué letang avant le sixième match de la finale de la Coupe Stanley, hier.Le deuxième a été moins facile.Au troisième, j’ai failli abandonner tellement j’étais brûlé.En temps normal, je fais trois tours presque sans effort.» MOTS CROISÉS 1 2 3456789 10 11 12 0757 HORIZONTALEMENT 1.Plante monocotylédone herbacée.2.Commencement -Teinte en brun-jaune.3.Ni chaud ni froid -Colère violente.4.De là - Assembler -Pouffé.5.Rien que - Éminence.6.Ancienne mesure -Grand-père.7.50 États et plus -Inculte.8.Gris bleuté - Sortir de terre.9 Armée d'Irlande - Jeu -Obtenue.10.Action de couper les branches inutiles d'un arbre.11.Chanteur belge -Macrocosme.12.Face du dé - Décapité - Embarras.VERTICALEMENT 1.Mauvais cuisinier -Terme de scout.2.Onéreuse - Fourrage.3.Mesure agraire -Général.4.Gabarit - Bidonnant.5.Impératrice d’Orient -On y parle persan.6.Négation - Vaut mille mots - Causée par.7.Ce qui entrave - A cinq doigts.8.Joint la tête aux épaules - Création de mots nouveaux.9.Peut être cursive -Électronvolt.10.Époque - Nettoyé -Marque la surprise.11.Coule en Normandie -Impartial.12.Zone - Connu.1 2 3 4 5 6 7 8 9 1011 12 0756 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Letang s’est rendu à Shippagan, dimanche, les Penguins ayant mis un jet à sa disposition.C'est à l’aréna, où la dépouille rejxisait en chapelle ardente, qu’il a retrouvé la famille de Luc Bourdon, principalement sa mère Suzanne et son amie Charlene.«Je n’ai pas regardé les photos ni les chandails quand je suis arrivé.Je me suis dirigé directement vers Suzanne qui ne s'attendait pas à me voir en raison de la finale.Lorsqu'elle m’a aperçu, elle est venue vers moi en courant.Je suis resté là de 4 heures à 11 heures du soir.J’ai pleuré tout le temps.C’a été la journée la plus dure de toute ma vie.Je n'ai jamais été aussi vidé émotivement.» «On a ouvert le cercueil une fois les gens partis.C’est là que sa mort m’a frappé le plus fort.Ce fut une journée tough», a-t-il répété.Aucune pression Lundi, les Penguins disputaient le cinquième match de la finale à Detroit.Il était entendu qu'il retrouverait ses co- équipiers au cours de la journée même si l’équipe n’a fait aucune pression en ce sens.«Durant le trajet entre Shippagan et Moncton, je me disais que je devais rester pour les funérailles.Mais en même temps, je voulais jouer pour Luc.Et je sais qu’il aurait souhaité que je joue.» Letang n’a pas joué en soirée, ayant été remplacé par le vétéran Darryl Sydor comme dans les troisième et quatrième matchs de la série.Letang, 21 ans, n’accepte toujours pas le départ de son ami qui, comme lui, était enfant unique.«Je sais qu’on aurait toujours été amis, même à 75 ans.Mourir à 21 ans, je ne l’accepte pas.» Peu importe l’issue de la finale, Letang aura des sentiments conflictuels de cette série.Il sera toujours déchiré entre la joie d'une participation à la finale et la douleur d’avoir perdu un être cher.La Presse canadienne Météo Média teomedla.com \ V*ip' Val d'Or 20/14 Lever du soleil: 5h07 Toucher du soleil: 20h39 -T Sept-lles Bale-Comeau 14/1 Saguenay .-îH; 20/15 Av;- Québec Tïota-RMères20^5 23/17 ' Gmifwau MM utilise des donneès d’Environnement Canada Canada Au).Demain Le Monde Auj.De Edmonton Ora 25/8 Plu 1478 Londres Sol 18/14 Nua Moncton Var 19/7 Plu 17/10 Los Angeles Sol 25/15 Sol Saint-Jean Sol 19/9 Plu 15/10 Mexico Ora 23/12 Ora Toronto Var 23/21 Var 31/24 New York Ave 23/16 Ora Vancouver Plu 13/11 Ora 15/11 Paris Plu 17/11 Plu Winnipeg Var 21/13 Plu 21/10 Tokyo Plu 21/18 Sol Montréal Aulourd-hiy.24 'W' Ensoleillé.Québec Aujourd'hui, 20 -i- ïl.Généralement ensoleillé.Gatineau Aujourd'hui 25 Généralement ensoleillé.Ce soir 20 * à Nuageux avec éclaircies.Ce soir ^ 15 Ciel variable.Demain 29/22 Averses o sées.pdp 60%.Demain 23/14 Faible pluie, pdp 70%.Ce soir 20 Demain 28/20 Ciel .nuageux.Samedi 31/21 Averses dispersées, pdp 60%.Samedi .,i 25/19 * v.Averses dispersées.pdp 60%.Samedi 29/19 7 À' Averses dispersées.pdp 60% Dimanche.^ 30/21 ü Averses c sées, pdp 40%.Dimanche, «i.26/17 ';:L.V 4 Quelques averses.pdp 40%.Dimanche.,.29/19 L.-.Averses dispersées.pdp 40%.Météo Média Vos prévisions météo à temps en tout temps sur www.meteomedla.com ET PUIS EUH Vivre dans la nuit Jean Dion Mettons qu’il s’agit d’un excellent exercice préparatoire pour les Jeux olympiques.Les Jeux olympiques de Pékin, il n’est pas vain de le rappeler, auront lieu en Chine, comme leur nom tend à l’indiquer.Or la Chine, si on s’empare d’un globe terrestre, on ne tarde pas à s’apercevoir que c’est pas mal au bout du monde dans une perspective nord-américaine.Ergo, méchant décalage horaire en vue.Re-ergo, les Jeux olympiques de Pékin se dérouleront nuitamment si on prend ici comme lieu de suivi télévisuel.Bien oui, de la gymnastique rythmique ou des épreuves de dressage équestre à 4 heures du matin, il n’y a rien de tel pour se sentir vraiment exister.Or, pour s’exercer, le hockey.Contrairement à la croyance populaire et à la programmation des Jeux olympiques, le hockey sur glace est un sport d’été puisqu’on y joue en juin.Certes, j’entends déjà les commentaires réprobateurs faisant valoir que le 4 juin n’est pas vraiment l’été, dont le solstice surgit le 21 ou à peu près, mais c’est une allégorie.Un peu comme dans «blessure au haut du corps», les contours sont flous.D’ailleurs, si on s’en tient aux définitions strictes, le Comité international olympique lui-même en personne se trouverait dans les patates.Rappelons-nous en effet qu’en l’an 2000, le CIO avait accordé la présentation des Jeux d’été, d’été je dis bien, à la ville de Sydney, en Australie.Or ces Jeux avaient eu lieu du 15 septembre au 1er octobre, c’est-àdire à 61,1 %, grosso modo, en automne.Et personne ne s’était plaint Donc, non seulement on joue au hockey sur glace professionnel en juin, mais on y joue la nuit Lundi, par exemple, le match numéro 5 de la finale pour l’obtention de la Stanley s’est clos sur le coup de minuit 46.(Impossible de déterminer quel genre de coup fait minuit 46, mais aujourd’hui est une journée d’allégories.) Et évidemment, pas question d’aller se coucher puisqu’il y avait possibilité, si le Detroit avait marqué, de voir la coupe.Depuis le temps qu’on en parle, de la coupe, ça sent la coupe, on veut la coupe, c’est pas gratis la coupe, ç’au-rait été bête de la manquer.Surtout qu’on était passé tellement proche: il ne restait que 34,3 secondes à écouler en troisième quand le Detroit s’est fait faire un Paul Henderson et rentrer le but égalisateur.Parfaitement: un Paul Henderson.Pas moyen de décrire autrement cette décision de Michel Thérrien, au moment de retirer son gardien en fin de troisième, d’envoyer Maxime Talbot comme sixième patineur.Selon des sources, Therrien n’avait jamais procédé ainsi de toute la saison, je veux dire envoyer Talbot à la place du gardien.Celui-ci aurait même d’abord cru que son entraîneur s’était trompé de gars.Mais comme de bonne, Talbot a faufilé l’aiguille, comme disait le poète, et prolongé le suspense jusqu’aux petites heures.Or voici: pendant la Série du siècle de 1972, opposant le Canada à l’Union soviétique, Paul Henderson, qui n’était pourtant pas le meilleur joueur de son équipe, s’était illustré en comptant le but vainqueur lors du match numéro 6 et du match numéro 7, que le Canada devait absolument remporter pour entretenir l’espoir d’enlever la série.Et dans la huitième et dernière rencontre, c’était 5-5, avec une minute à jouer.Si ça demeurait nul, la série elle-même se solderait par trois victoires de chaque côté et deux, nulles, donc nul tout du long, même si les Soviétiques, qui en rataient rarement une question ratou-rage, avaient commencé à faire circuler l’idée qu’ils revendiqueraient la victoire totale puisqu'ils avaient marqué plus de buts dans l’ensemble de la série.Mais c'est une autre histoire.Donc, avec environ une minute à jouer, ce 28 septembre 1972 à Moscou, Henderson est au banc du Canada.Dans son livre Cold War, le journaliste Roy MacSkimming raconte l’épisode: «Il y a maintenant moins d’une minute à faire.Le trio formé de Phil Esposito, Yvan Cournoyer et Peter Mahovlich est sur le point de terminer son tour sur la patinoire.Lentraîneur-chef Harry Sinden prévoit envoyer Bobby Clarke, Ron Ellis et Henderson dans une ultime tentative de marquer un but, mais Henderson, debout et piaffant d’impatience au banc, n’en peut plus d'attendre.Sa petite voix intérieure le travaille de nouveau, cette certitude qu’il a ressentie lors du match précédent, «je peux compter», mais il commence à manquer sérieusement de temps.» «Henderson s'en souvient de cette manière: il jette un coup d’œil au chronomètre et songe «Ce n’est pas bon, il faut que j'aie ma chance, c’est maintenant ou jamais.» Avant même que Sinden n’ait annoncé des changements, il crie «Peter!» trois fois, et ce dernier rentre au banc.Henderson saute par-dessus la rampe et va prendre sa place à l’aile gauche.» La suite est archi-connue.Quelques secondes plus tard, Henderson tombe derrière le filet soviétique, puis revient se replacer devant II reçoit une passe d’Esposi-to à l'embouchure.Lance une première fois.Arrêt de Vladislav Tretiak.Saisit le rebond, lance une deuxième fois.Et compte.Avec, tiens donc, 34 secondes à jouer et sait-on jamais, trois dixièmes de plus.Enfin.Tout ça n'est peut-être qu’un détail insignifiant de l’histoire.Si le Detroit a gagné hier soir, on oubliera rapidement ce match numéro 5.Mais ça n'empiéche pas de trouver fascinantes les histoires de main heureuse, de petite voix, ne serait-ce que parce qu'elles échouent beaucoup plus souvent qu'elles ne fonctionnent.Et parce qu’il arrive qu’elles nous emmènent jusque dans la nuit, quand le vrai et le faux se confondent et qu’on s’en fout.Non seulement on joue au hockey sur glace professionnel en juin, mais on y joue la nuit jdionà ledevoir.com
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