Le devoir, 5 mai 2004, Page(s) complémentaire(s)
KANESATA KË Chagnon est prêt à faire intervenir la SQ et la GRC Page A 3 jigwiwmm» Ordinaire 94.9 voir.com ÉCONOMIE Le prix de l’essence s’envole Page B 1 LE DEVOIR I $ JASON REED REUTERS Les commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants se sont réunies d’urgence, hier, pour discuter du scandale des tortures infligées à des prisonniers en Irak et en Afghanistan.Depuis décembre 2002, 35 cas de sévices ont conduit à la mort de 25 prisonniers, a révélé hier le général et vice-chef d’état-major de l’armée de terre, George Casey, ici entouré des sénateurs John Warner et Cari Levin.Irak et Afghanistan: 35 cas de torture auraient conduit à la mort de 25 prisonniers ¦ Washington promet que justice sera faite ¦ Le Congrès américain est stupéfait d'avoir été laissé dans Vignorance par le Pentagone D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE de pour critiquer les États-Unis et que, au Congrès sons militaires américaines en Irak et en Afghanistan.américain, des sénateurs indignés ont réclamé une Le général Donald Ryder, officier responsable de l’ap- Washington — Le gouvernement Bush a pro- enquête approfondie.plication des peines du système pénitentiaire, a précisé mis, hier, que justice serait faite dans le scan- Selon un haut responsable militaire américain, le gé- dale des sévices, parfois meurtriers, infligés à des néral George Casey, 35 cas de sévices ayant conduit à VOIR PAGE A 8: TORTURE prisonniers en Irak et en Afghanistan, pendant que la mort de 25 prisonniers ont été recensés lors d’en- -— les condamnations ne cessent d’affluer dans le mon- quêtes menées depuis décembre 2002 dans des pri- ¦ Lire autres textes en page A 5 60 anciens diplomates américains contre Bush En écho à leurs collègues britanniques, ils dénoncent la politique de soutien inconditionnel à Sharon GUY TAILLEFER LE DEVOIR Nouveau cri d’alarme diplomatique face à la catastrophe qui se déploie au Proche-Orient En écho aux collègues britanniques qui ont dénoncé la semaine dernière la politique étrangère du premier ministre Tony Blair, soixante diplomates américains à la retraite ont adressé une lettre extrêmement critique au président George W.Bush dans laquelle ils affirment que son «soutien inqualifiable» au premier ministre israélien Ariel Sharon coûte aux États-Unis «sa crédibilité, son prestige et ses amis».L’initiative est aussi exceptionnelle que les accusations qu’elle v.cu, c porte sont lourdes.Dans leur WBush lettré rendue publique hier, les signataires se disent «profondément inquiets» de l’appui donné le 14 avril dernier par le président américain au projet de séparation umla-térale d’avec les Palestiniens mis en avant par M.Sharon — et que les membres de son parti, le likoud, ont rejeté dimanche par référendum.VOIR PAGE A 8: DIPLOMATES ¦ Sharon veut modifier son plan, qui est salué par le «Quartette», page A 5 INDEX v/i Actualités .A 2 Annonces____B 5 Avis publics .B 4 Carrières.A4 Culture.B 8 Décès .BS Économie____B1 Éditorial____A6 Idées-A 7 Météo.„.B7 Monde.AS Mots croisés.B 5 Sports.B6 Télévision.B 7 r- CATALOGUE DE L'EXPOSITION JEAN COCTEAU.L’ENFANT TERRIBLE MBAM Sommeil hollywoodien, de Jean Cocteau (1953) MUSÉE DES BEAUX-ARTS Le feu de Cocteau La plus importante exposition jamais consacrée au grand poète s'ouvre à Montréal MICHEL LAPIERRE Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) invite le public à l’ouverture, demain, de la plus importante exposition jamais consacrée à Jean Cocteau (1889-1963), poète au sens propre, mais aussi poète du roman, du théâtre, du cinéma, du dessin, de la céramique, de la vie littéraire, artistique et mondaine.Cette rétrospective comprend quelque 700 œuvres, dont un grand nombre sont inédites, et se tiendra jusqu’au 29 août Elle n’a été présentée auparavant qu’à Paris, au Centre Pompidou, de septembre 2003 à janvier 2004, à l’occasion du quarantième anniversaire de la mort de Cocteau.Jean Cocteau.L’enfant terrible.Tel est à Montréal, le titre de l’exposition Comme le catalogue en témoigne magnifiquement les dessins de Cocteau cristallisent un monde très diversifié qui s'étend de Coco Chanel à Rcasso en passant par Diaghilev et Colette, faillies d’un classicisme réinventé, une himiè-.¦**/ 4 re et une chaleur s’insinuent dans les instants les plus fragiles d’une époque et vont jusqu’à transfigurer les nombreuses scènes érotiques.Elles atteignent le visage de Cocteau dans les portraits exécutés par le poète lui-même et aussi dans ceux que l’on doit à Dufy, à Modigliani, à Picabia, à Man Ray ou encore à Andy Warhol Si, par malheur, le Musée des beaux-arts prenait feu, quelles seraient les œuvres de la rétrospective que nous devrions sauver en premier Heu?Cocteau a la réponse.«Lorsque l’on me demande, écrit-il, ce que j’emporterais de ma maison si elle brûle, je réponds: le feu.» C’est bien le fèu qui définit le mieux la poésie de Cocteau, cette poésie qui s’évade des vers pour se propager dans les personnes et les objets.VOIR PAGE A 8: COCTEAU ¦ MBAM: Guy Cogeval accepte un poste à Paris, page B 8 «Il faut être un homme vivant et un artiste posthume» Suicide: l’échec québécois Au troisième rang mondial chez les hommes, le Québec voit encore grimper le taux de suicide ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Même si le taux de suicide a chuté dans la plupart des pays industrialisés, le Québec connaît une montée inexorable et inquiétante des cas de suicide.Chez les hommes, ce taux a même bondi de plus de 60 % en 25 ans, hissant le Québec sur le podium des trois nations industriaHsées les plus suicidaires.Ce sombre constat est tiré des chiffres dévoilés hier par l’Institut national de santé pubUque du Québec (INSPQ), au moment où s’ouvrait à Montréal le Congrès international sur la prévention du suicide, qui réunit plusieurs centaines de spédaHstes et d’experts dans le domaine.VOIR PAGE A 8: SUICIDE OTTAWA Début d’été électoral Les vacances venues, Veffet «commandites» se sera estompé, croient les libéraux KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les stratèges Hbéraux semblent vouloir miser sur le début de l’été et sur le désir des citoyens d’écarter les dossiers embarrassants pour tenir le scrutin fédéral.Depuis quelques jours, deux dates circulent, soit le 28 juin et le 5 juillet, avec un déclenchement des élections le 23 ou le 30 mai.Avec le retour du beau temps, l’impact du scandale des commandites commence à s’estomper.À la faveur de sa tournée des circonscriptions, le lieutenant poütique de Paul Martin au Québec, Jean Lapierre, dit sentir un changement dans l’attitude des miUtants.«Les dommages qu'on avait à subir ont été subis.[.] Il y a une fatigue des commandites.Sur le terrain, les gens nous disent qu’ils sont tannés d’entendre parier de ça et qu’il faut passer à autre chose», a affirmé hier M.Lapierre: VOIR PAGE A 8: ÉLECTIONS fa* £ du 6 au 15 mai 2004 festival iNteRNatiONal oe La LitteaatuRe une puésematiON oe L’union ms éouvaiNes et ms écwvaiNs çuesécois lu pRognammatiON est un ligNê.www.uNe9.9c.ca/festival info-festivaL 514.277.1010 ponte paRole 1 CHRystlN* BROUlLLet Si * \ « T 5 MAI 2 0 0 4 LE DEVOIR.LE MERCREDI A 3 LE DEVOIR «- ACTUALITES Manon Cornellier ?Faux-fuyants sur la santé Lors de la réunion de son caucus tenue la semaine dernière, le premier ministre Paul Martin était dans tous ses états à la suite des déclarations faites la veille par son ministre de la Santé, Pierre Pettigrew.Ce dernier avait reconnu que l’existence de services privés qui soient accessibles à tous et payés par l’assurance-maladie publique était conforme à la Loi nationale sur la santé et qu’il ne s’opposerait pas aux provinces qui voudraient examiner cette solution.Invoquant la mémoire de son père, Paul Martin a soutenu qu’il ne laisserait pas le système public être émasculé.Désavoué, M.Pettigrew a dû battre en retraite et a affirmé que, même si la loi le permettait, le gouvernement fédéral n’encouragerait pas le recours au secteur privé.La table était mise pour que le débat sur la santé soit empreint d’hypocrisie et de mauvaise foi, car M.Pettigrew avait raison au départ La loi permet l’offre de services privés, à condition que tous y aient accès avec leur carte d’assurance-maladie.En s’opposant à l’application plus étendue de cette disposition, Paul Martin s’institue en censeur des provinces, et tout ça pour des considérations strictement électoralistes.Face au conservateur Stephen Harper, qu’il dépeint comme un partisan d’un système à deux vitesses, M.Martin utilise un vocabulaire qui entretient les mythes au sujet du système de santé public, en particulier celui suivant lequel le secteur privé n’y aurait pas sa place.Le secteur privé y est déjà, et cela n’est pas toujours contraire aux intérêts des patients.En Ontario et dans toutes les provinces de l’Ouest, il existe un vaste réseau de laboratoires et de cliniques de radiographie privés, auquel tout citoyen qui y est dirigé par son médecin a accès en présentant sa carte d’assurance-maladie.Une personne peut subir une mammographie ou une échographie en moins de deux semaines ou passer ses tests sanguins en sortant du bureau du médecin.Il suffit souvent de se rendre dans le sous-sol de l’édifice où il loge.Pas d’attente à l’hôpital, ni de journée de travail perdue.Paul Martin ne fait toutefois aucune distinction entre ces cas autorisés par la loi et des situations aussi inacceptables que celles, trop répandues au Québec, où seules les personnes ayant une assurance privée ou des moyens financiers suffisants peuvent s’offrir des tests diagnostiques rapides.Ceux qui n’ont pas ces moyens font la file au CLSC ou à l’hôpital et doivent attendre parfois des mois pour certains tests.Tous les partis fédéraux appuient le principe de l’assurance-maladie publique et s’opposent donc à l’idée de faire payer les citoyens pour des soins ou des tests médicalement nécessaires.La question est de savoir si, dans ce contexte, on trouve judicieux que le secteur public fasse appel au secteur privé pour offrir certains services accessibles à tous.Les conservateurs sont pour, les néo-démocrates sont contre et les libéraux tranchent la poire en deux.En fait, Paul Martin évite la question en disant simplement qu’il s’oppose à ce que le fédéral encourage une plus grande présence du secteur privé, n ne dit pas cependant ce qu’il compte faire au sujet des services privés existants, qui sont permis par la loi, ni s’il comp te agir pour mettre fin à ceux qui y contreviennent Sa visite à Toronto, lundi, était révélatrice à cet égard.En tournée préélectorale, il a consacré l’essentiel de sa journée à la santé.Mais l’hôpital Princess Margaret où il se trouvait génère des revenus en mettant, après ses heures d’ouverture, ses services d’imagerie magnétique à la disposition de la commission des accidents de travail et de compagnies d’assurance.Invité à réagir, il s'est esquivé.«Je ne vais pas commenter des cas particuliers sur lesquels je n’ai pas d’information.» L’ambiguité libérale est complète.On n’encouragera pas un plus grand recours au secteur privé, mais on ne changera pas la loi qui le permet On établira un plan sur (fcc ans avec les provinces, mais on leur refuse le droit de décider elles-mêmes si elles feront appel au secteur privé dans les limites permises par la loi.Les libéraux préfèrent diaboliser le chef conservateur.Mais celui-ci a au moins l’honnêteté de dire qu’il ne se soucie pas de l’identité de ceux qui offrent les services, à condition que ces derniers soient universellement accessibles lorsqu’ils sont médicalement nécessaires.Le chef néo-démocrate, Jack Layton, est lui aussi limpide, bien que plus démagogique.Il s’oppose à la présence du secteur privé et dit qu’il faut en arriver à un système d’offre de soins qui soit entièrement public.Selon le NPD, les services privés à but lucratif sont souvent plus coûteux et de moins bonne qualité.M.Layton s’engage à présenter un plan d’action durant la campagne électorale, mais on ignore si le NPD, qui accuse libéraux et conservateurs de vouloir privatiser le système public, entend proposer l’étatisation des cliniques privées existantes.Le désir évident des libéraux de brouiller les cartes pur mieux attaquer les conservateurs sur le front de la santé laisse présager une campagne largement dépourvue d’honnêteté intellectuelle.La chef conservatrice Kim Campbell avait été clouée au pilori en 1993 après avoir affirmé qu’une campagne électorale était 4e pire moment possible pour discuter d’un sujet aussi sérieux» que la réforme des programme sociaux.Le ton adopté jusqu’à présent dans le débat sur la santé fait craindre qu’on finisse par lui donner raisoa ?Parlant de campagne électorale, il semble que Paul Martin tergiverse encore.Nouvelle date ps-sible du scrutin: le 28 juin.Eh oui, tout juste après la Saint-Jean-Baptiste et le début des vacances estivales des Québécois et tout juste avant la saison des déménagements.On voudrait décourager les gens de voter qu’on ne ferait pas mieux.Et dire que Paul Martin se faisait l’apôtre de la réforme démocratique pur contrer, entre autres, le faible taux de participation aux élections générales.mcomellier@ledevoir.com Kanesatake : Chagnon est prêt à faire intervenir la SQ et la GRC James Gabriel participe à des pourparlers qui se poursuivront aujourd'hui TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Québec s’impatiente devant la situation toujours plus préoccupante qui prévaut à Kanesatake.Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, est maintenant prêt à mettre en œuvre un plan de gestion de la sécurité sur le territoire autochtone, qui impliquerait l’intervention de la Sûreté du Québec (SQ) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), afin d’épauler les Peacekeepers et de ramener l’ordre.Pendant trois heures hier soir, dans ses bureaux de Québec, le ministre Chagnon a discuté avec le grand chef de Kanesatake, James Gabriel, afin que celui-ci consente à la mise en œuvre dudit plan, qui a été concocté conjointement par les trois corps policiers.«La réunion n’est pas terminée.Nous allons devoir continuer [ce matin].D’ici ce temps-là, je n’ai pas d’autres commentaires.Mais ça va dans le bon sens», a affirmé Jacques Chagnon à la fin de la rencontre, refrisant de préciser sa pensée.En vertu de ce plan, la SQ et la GRC assureraient la patrouille à Kanesatake avec le corps policier mohawk.Si M.Gabriel y souscrit, des équipes de la SQ et de la GRC pourraient être déployées presque aussitôt Le grand chef s’est dit hier soir, à la recherche de «l’appui de tout le monde pour régler la situation le plus rapidement possible», mais il attend la fin des discussions entre les trois corps de police avant de se prononcer sur une éventuelle intervention policière à Kanesatake.Plus tôt dans la journée, à l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon s’est dit paré à intervenir pour assurer la sécurité sur le territoire autochtone dès que les autorités de Kanesatake lui auront donné le feu vert «R y a un plan qui est prêt, et ce plan-là n’attend qu’une demande d’assistance des Peacekeepers pour être mis à exécution.On n’attend que ça», a indiqué M.Chagnon en chambre.Selon lui, ce plan de ges- PRESSE CANADIENNE Québec—le premier ministre du Canada, Paul Martin, invite les provinces à combler leurs besoins financiers en ajustant «leurs recettes à leurs responsabilités».«Les provinces canadiennes jouissent des pouvoirs et de l’indépendance prévus par la Constitution pour faire leurs propres choix concernant les impôts, les dépenses et la dette.Les provinces disposent de la marge de manœuvre voulue pour faire en sorte que leurs recettes correspondent à leurs responsabilités en matière de dépenses», écrit M.Martin dans une lettre transmise au président de l’Assemblée nationale, Michel Bisson-net Ce dernier a rendu public le document hier.La lettre de M.Martin constitue la réponse du premier ministre fédéral à une motion votée unanimement par l’Assemblée nationale.La motion demandait au gouvernement fédéral de «reconnaître le déséquilibre fiscal» qui existe au Canada et de prendre les mesures requises pour le corriger.Ottawa «est déterminé à développer avec les pro- tion de la sécurité «permettrait d’avoir une plus grande sécurité sur l’ensemble du territoire».Le ministre a qualifié de «déplorables» et de «tout à fait inacceptables» les incidents survenus lundi à Kanesatake.Des affrontements ont opposé les policiers mohawks, qui tentaient — une fois de plus — d’entrer sur le territoire, et des manifestants masqués, ui bloquaient le rang Sainte-Marguerite.Certains ’entre eux ont lancé des projectiles vers les policiers, qui n’ont eu d’autre choix que de rebrousser chemin.Trois agents ont été blessés.Par voie de communiqué, James Gabriel a affirmé quant à lui que «les images dont nous avons été témoins sont effroyables.Il est incontestable que les actes de violence commis par ces individus sont dégoûtants.Cette petite minorité est déterminée à empêcher qui que ce soit d’appliquer tout type de loi et d’ordre».M.Gabriel tient les trois chefs dissidents du conseil de bande responsables des incidents survenus lundi.Lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, le chef du Parti québécois, Bernard Landry, a proposé au gouvernement de nommer un médiateur «qui soit compétent en matière autochtone, responsable et respecté afin de trouver une solution à cette impasse».«La médiation est avancée par différents interlocuteurs, y compris par l’Assemblée des Premières Nations, et ça demeure une avenue qui, éventuellement, va devoir être envisagée.Cela étant dit, il faut être prudent et ne pas poser un geste qui remettrait en question l’autorité du grand chef James Gabriel, qui à affirmé préférer n’envisager cette solution qu’une fois la sécurité pleinement revenue sur le territoire.Je crois que, pour l’instant, ü faut respecter ce choix de sa part», a répondu le ministre délégué aux Affaires autochtones, Benoît Pelletier, qui a aussi participé à la rencontre avec James Gabriel Dans son communiqué, James Gabriel a d’ailleurs noté qu’«t/ ne s’agit pas d’une crise politique qui puisse faire l’objet d’une médiation, mais bien d’une situation où la loi et l'ordre doivent régner».vinces un nouveau partenariat qui met l’accent sur l’intérêt des Canadiens», affirme le chef du gouvernement fédéral.M.Martin reconnaît aussi «les pressions financières subies par les provinces dans plusieurs domaines prioritaires, dont la santé».Les engagements fédéraux ont consisté à avoir versé deux milliards supplémentaires pour la santé l’an dernier et à accepter de débattre d’«un plan d’action à long terme» au cours de l’été prochain.Mais le premier ministre fédéral rappelle aux provinces que c’est à elles d’utiliser la marge de manœuvre que leur reconnaît la Constitution pour récolter les recettes dont elles ont besoin pour faire face à leurs dépenses en santé.Tous les gouvernements québécois des dernières années rejettent pourtant l’hypothèse de hausser davantage les impôts ou de recommencer à taire des déficits œmblés par des emprunts.Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a maintes fois exclu toute hausse d’impôt pour les Québécois, qu’il considère comme les citoyens les plus imposés en Amérique du Nord.EN BREF Reprise de la pêche à la morue (PC)—Le ministre fédéral des Pêches, Geoff Regan, a autorisé hier une pèche limitée de la morue dans le golfe Saint-Laurent, à l’endroit même où son prédécesseur, il y a un an, avait exprimé de sérieux doutes sur la possibilité que la pêche commerciale reprenne de sitôt Les pêcheurs de Terre-Neuve et du Québec pourront prendre jusqu’à 6500 tonnes de morue dans les secteurs nord et est du golfe, malgré l’opposition de certains scientifiques.L’annonce de la reprise de la pêche — bien que celle-ci soit limitée — a été bien accueillie par les associations de pêcheurs de Terre-Neuve.«Les quotas sont très peu élevés mais ça nous permet d’espérer mieux dans l’avenir, a dit Earie McCurdy, président du Syndicat des travailleurs unis des secteurs de l’alimentation et de la pêche.Les perspectives étaient jusqu’ici plutôt sombres pour les communautés visées» Mais certains ont des doutes quant aux motivations réelles du ministre.Ransom Myers, un biologiste de l’université de Dalhousie réputé pour son franc-parler, soutient que la décision de M.Regan de rouvrir la pêche est un geste politique destiné à s’attirer des votes à rapproche des élections fédérales.«Cest une décision payante à court terme sur le plan politique, qui aura toutefois des effets désastreux à long terme», a indiqué hier M.Myers, un spécialiste de la pêche à la morue.Québec recevra les maires francophones de la planète (PC) — Les maires francophones du monde entier se réuniront à Québec en 2008 à l’occasion du 400e anniversaire de la fondation de la capitale québécoise, a révélé hier le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui préside l’Association des maires francophones.Que le Sommet de la Francophonie de 2008 soit présenté ou non à Québec (le nom de la ville hôtesse sera dévoilé en 2006 au sommet de Bucarest, en Roumanie), la réunion des maires francophones se tiendra assurément dans la ville de Jean-Paul L’Allier, a dit M.Delanoë, à l’issue d’une rencontre avec le premier ministre Jean Charest à l’hôtel de ville de Paris.Et ce n’est pas qu’à Québec que se tiendront les célébrations, a poursuivi le maire, qui a promis que Paris célébrera elle aussi en grande pompe l’œuvre de Samuel de Champlain en Amérique.«À Paris, nous fêterons, ü y aura des manifestations, a-t-il fait valoir.Les Parisiens vont être enthousiastes.Ils aiment les Québécois, vous avez remarqué?» Les Canadiens divorcent moins (PC) — Le nombre de divorces a diminué au Canada et au Québec en 2002, selon les données rendues publiques hier par Statistique Canada.Au Canada, le nombre de divorces a baissé entre 2000 et 2001, puis baissé une seconde fois entre 2001 et 2002.Ainsi, 71144 couples avaient divorcé en 2000,71110 en 2001, puis 70155 en 2002.Le Canada avait atteint un sommet dans les divorces en 1987, en enregistrant 96 000.Au Québec, toutefois, le nombre de divorces a grimpé très légèrement entre 2000 et 2001, puis diminué entre 2001 et 2002.Ainsi, 17 054 couples avaient divorcé en 2000,17 094 en 2001, puis 16 499 en 2002.Fait à noter, les gens divorcent à un âge plus avancé.Cela fait 17 ans que l’âge des hommes et des femmes qui divorcent augmente, souligne Statistique Canada.En 2002, l’âge moyen des hommes qui ont divorcé était de 43,1 ans et l’âge des femmes, de 40,5 ans.De façon générale, le risque de divorce diminue graduellement après le quatrième anniversaire de mariage.Quelque 60 % des divorces, en 2001 et 2002, ont touché des personnes qui avaient été mariées durant moins de 15 ans.Le nombre de mariages était aussi en baisse, ces toutes dernières années au Canada.Le nombre de mariages avait augmenté en 1999 et en 2000, mais il a ensuite diminué.Avec plus de recul, toutefois, on remarque une tendance à la baisse dans le nombre de mariages tout au long des années 1990.Martin suggère aux provinces d’augmenter leurs impôts Les syndicats menacent de faire la vie dure aux libéraux PRESSE CANADIENNE Ottawa — Après le gouvernement de Jean Charest, voilà que Paul Martin risque à son tour de faire face à la grogne des syndicats dans le dossier de l’assurance-em-ploi durant la campagne électorale à venir.De passage à Ottawa hier, les dirigeants des grandes centrales syndicales du Québec ont indiqué sans détour qu’ils attendaient de pied ferme les candidats libéraux et qu’ils ne se contenteront pas de vagues promesses.«On est venu dire, même si on a le sentiment que c’est du déjà vu, qu'on ne sera pas dupes et qu’ils vont nous entendre même s'ils pensent calmer la tempête avec des changements cosmétiques», a lancé Claudette Car-bonneau, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), après son témoignage devant le comité parlementaire des ressources humaines.D’une même voix, la CSN, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) ont dénoncé le projet «odieux» et «ironique» du gouvernement fédéral d’apporter quelques changements touchant les travailleurs saisonniers avant le déclenchement des élections.Les syndicats réclament plutôt une réforme en profondeur immédiate du programme sur l’assuranee-em-ploi et non pas de simples promesses comme lors de l’élection de 2000.Rappelant les récentes manifestations des syndicats au Québec, René Roy, secrétaire général de la FTQ, a mentionné que les comités d’accueil sont prêts à se faire entendre et que les troupes «sont capables de suivre les députés».On peut tout de suite avancer sans se tromper que les syndiqués québécois auront à se faire entendre au cours des prochaines semaines puisque le ministre des Ressources humaines, Joe Volpe, admet qu’il sera impossible de mener rapidement une vaste réforme, compte tenu de l’échéancier électoral actuel.«Il y a des individus qui essaient d’avoir une solution complète dans les prochains jours en prenant une baguette magique pour résoudre les problèmes de tout le monde aujourd’hui, a-t-il déclaré.C’est évidemment impossible.» C’est également le point de vue de sa collègue du Patrimoine, Hélène Scherrer, pour qui les modifications pour les travailleurs saisonniers demeurent les plus urgentes afin de réduire la période du trou noir, c’est-à-dire le nombre de semaines où les travailleurs sont sans emploi mais ne reçoivent plus de prestations.«Par la suite, si ça s’inscrit dans l’ensemble d’une grande réforme, on y verra, mais à plus long terme», a indiqué la ministre.Si les élections ont bel et bien Ueu en juin, comme le veut la rumeur, les libéraux pourraient donc devoir faire campagne sur quelques bonifications visant le trou noir, combinées à des promesses de faire plus, une fois élus.Ces promesses risquent de susciter la frustration chez bien des chômeurs et des travailleurs qui ont eu droit aux mêmes promesses il y a un peu plus de trois ans.Les centrales syndicales et les partis d’opposition considèrent que c’est trop peu, trop tard.Ils ont de plus souligné que l’affaire est d’autant plus frustrante cette fois
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