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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2004-04-29, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.L fe JEUDI 29 AVRIL 2 0 0 4 A 8 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS IRAK SUITE DE LA PAGE 1 et ont dégagé 32 millions de dollars en bénéfices d’exploitation, selon les résultats publiés hier.En 2003, ces contrats avaient déjà contribué pour 3,6 milliards de dollars au chiffre d’affaires et pour 85 millions au bénéfice d’exploitation.L’Irak a cependant un coût pour Halliburton.Sur le plan humain, 34 des plus de 20 000 personnes, la plupart employées par des sous-traitants, qu’ü y fait travailler ont trouvé la mort en Irak.Trois employés américains sont toujours portés disparus.•Je suis extrêmement fier de la ténacité, du courage et du sacrifice de nos employés en Irak», a déclaré hier M.Lesar en évoquant *la tragédie» que représentent les récents décès.Halliburton doit par ailleurs lutter pour défendre son image, ternie à la fois par des accusations de surfacturation, objets de plusieurs enquêtes du Pentagone, et par de vives critiques sur ses liens avec le pouvoir à Washington.Le groupe est ainsi l’une des cibles privilégiées de John Kerry, le candidat démocrate à la Maison-Blanche, qui rappelle que l’actuel vice-président, le républicain Dick Cheney, en a été le patron entre 1995 et 2000.Le nom d’Halliburton a même été cité dans le dernier message attribué à Oussama ben Laden, diffusé le 15 avril.M.Lesar s’est de nouveau déclaré hier •déçu par les allégations relayées par des hommes poli-figues et les médias», qui «renjbrcent les risques pour la sécurité de nos employés» sur le terrain.D a défendu la légitimité des contrats remportés auprès du Pentagone: •Nous sommes plus qualifiés que quiconque pour apporter un soutien logistique militaire.Nous faisons cela depuis 60 ans.» Le p.-d.g.n’attend cependant pas d’accalmie sur le front des critiques avant l’élection présidentielle du 2 novembre.De toute façon, a ajouté le patron de KBR, Randy Harl, l’impact des contrats irakiens a probablement atteint son sommet au premier trimestre et devrait s’affaiblir dans les prochains mois, notamment après le transfert de souveraineté aux autorités irakiennes, le 1er juillet L’Irak n’est pas la priorité des investisseurs de Wall Street qui s’inquiètent davantage du coût pour Halliburton dçs compensations liées aux affaires d’amiante aux États-Unis.À cause d’elles, le groupe a subi une perte nette de 65 millions de dollars au premier trimestre, pour un bénéfice d’exploitation de 175 millions.Un syndicat chez Second Cup (PC) — Les employés d’un café Second Cup viennent de former un premier syndicat pour la chaîne au Québec.Il s’agit du café Second Cup de l’aéroport de Dorval, qui emploie une dizaine d’employés.Le syndicat a reçu récemment son accréditation de la Commission des relations de travail du _.Québec, a-t-on précisé hier à la section locale 502 du syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), affilié à la FTQ.Selon la Fédération des travailleurs du Québec, il s’agirait du seul Second Cup à être syndiqué au Québec.Représentant syndical au recrutement, Guy Thérrien expliquait en entrevue ce premier succès pour le syndicat «On a d’autres magasins qui sont syndiqués à Dorval», et cela a pu avoir un effet d’entraînement, a-t-il avancé.Quand «les employés se promènent d’un magasin à l’autre», ils discutent entre eux de leurs conditions de travail et entendent parfois des doléances de la part d'autres travailleurs non syndiqués.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 101 Flace-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514)985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopier (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir peut, à l'occasion, mettre U liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisadons reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la cfientéle.U Devoir est publie du hindi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050, rue De Bleury.9 étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9 B est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-RicheUeu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agénce Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.800, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envol de publication — Enregistrement n- 0658.Dépdt légat Bibliothèque nationale du Québec Tremblay veut accroître le bilinguisme à Montréal ANTOINE ROBITAILLE LE DEVOIR Le maire de Montréal Gérald Tremblay a cherché à rassurer des citoyens de l’ancienne ville de Côte-Saint-Luc.hier soir, en leur disant que s’ils choisissaient de rester un arrondissement, le caractère bilingue de ce dernier ne serait nullement remis en question et même que les services bilingues croîtraient partout sur lie.Le maire a entre autres donné l’exemple du site Internet de la ville qui n’est «disponible qu’à 20% dans les deux langues » et qui devrait être entièrement bilingue.•Jamais les anglophones n ’ont eu autant de pouvoir que dans la grande ville », a aussi déclaré M.Tremblay.Le maire animait une assemblée publique de type Town Hall meeting (qui met l’accent sur les échanges directs avec l’auditoire), dans le cadre d’une tournée contre le oui aux défusions.Le coup d'envoi de celle-ci a été donné dimanche après-midi à Saint-Laurent, où une soixantaine de personnes seulement s’étaient présentées.Hier, l’assemblée, divisée et discuteuse, comptait quelque 220 citoyens — dont environ 60 % de dé-fusionniste — regroupés dans une grande salle de la Synagogue Beth Israel Beth Aaron.Les échanges ont été passablement vifs, donnant parfois du fil à retordre à la modératrice.Le maire, toutefois, a gardé son calme et son sourire, ayant choisi le pari de la passion et de la franchise.•!! est difficile de se mettre en colère contre vous», lui a même lancé un vieil homme avant de plaider pour la défusion de CSL et d’accuser les «sépara- tistes» d'avoir fait fuir ses enfants de Montréal.En tout, Gérald Tremblay a parlé pendant une heure trente, debout devant un grand tableau blanc sur lequel il avait griffonné les grandes lignes de son argumentation.«C’était une véritable fosse aux lions pour lui», a dit un citoyen, Stanley Grunfeld, notant que CSL est un des bastions forts du défusionnisme à Montréal.«Ça prenait du courage pour venir ici», a pour sa part fait remarquer Marvin Rotrand, conseiller municipal du parti de M.Tremblay pour Notre-Dame-de-Grâce.Outre la langue, les discussions ont porté sur le processus référendaire, qui fut dénoncé par plusieurs.William Steinberg, un défusionniste, a demandé au maire de se joindre à sa bataille contre la règle qui fait que pour être gagnant, un référendum sur la défusion devra non seulement obtenir 50 plus un de oui, mais compter au moins 35 % des électeurs inscrits parmi les oui.«Aucune démocratie en Occident n 'a Jamais édicté des règles semblables», a dit M.Steinberg.•Cette règle devrait s’appliquer au prochain référendum sur la souveraineté», a raillé un participant.Par ailleurs, le maire a répété à plusieurs reprises aux participants qu’en votant oui, en défusionnant, on «sautait dans l'inconnu».Un inconnu où le maire de Montréal sera très puissant, possédant plus de 57 % des voix au ConseÛ d’agglomération.«Vous avez une carte de crédit?», le maire a-t-il demandé à une participante, qui a répondu «oui et je ne vous la donnerai pas!».«Mais en votant oui aux défusions, c’est exactement ce que vous faites!», a rétorqué le maire, décidément en forme hier soir.OMS SUITE DE LA PAGE 1 directe des prix de façon à promouvoir une alimentation saine et l’exercice physique tout au long de la vie.» L’idée d’une taxe sur \ejunk food est dans l’air du temps un peu partout où l’obésité est de plus en plus.pesante.Mais selon un sondage commandé la semaine dernière par Le Devoir, cette idée est largement rejetée au Québec, soit par 66 % de la population.«Sans doute parce que nous sommes déjà trop taxés», souligne Paul Boisvert, de la chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval.«Et puis, l’argent de ces taxes risque de se retrouver dans la construction de routes plutôt que dans des programmes de prévention, ce dont nous avons pourtant grand besoin pour lutter contre l’obésité.» Les gardiens mondiaux de la santé publique le croient aussi, comme en témoigne l’accent mis sur la lutte préventive dans leur plan d’interventiqn.En substance, le rapport encourage en effet les États à «adopter des politiques et à prévoir des incitations pour que la marche, le cyclisme et d’autres formes d’exercice physique puissent être pratiqués facilement et en toute sécurité», est-il écrit.Pour commencer.Car l’OMS voit également dans l’éducation une bonne façon de faire fondre l’excès de tissu adipeux qui ralentit le pas d’un nombre toujours croissant de personnes, surtout celles vivant dans les pays industrialisés.«L’éducation en matière de nutrition et d’exercice physique et l'apprentissage nécessaire pour déchiffrer les médias, qui doivent démarrer dès l’école primaire, sont importants pour combattre les phénomènes de mode dans le domaine alimentaire, mettre en garde contre les conseils diététiques trompeurs et promouvoir une alimentation saine», indiquent les auteurs, qui préconisent au passage la mise à profit dans cette aventure de tous les ministères (Alhpen-tation, Sports, Éducation, Transports, Aménagement urbain et consorts) sous la houlette du ministère de la Santé, chargé de coordonner les programmes mis en place.«Tout ça vient jr apporter de l’eau o notre moulin, a commenté Paul Boisvert hier.Il est déplorable de constater qu’aujourd’hui au Québec, les questions d’obésité ne semblent pas prises au sérieux par notre gouvernement.Et quand il est question de prévention, le gouvernement se fait même très discret.Il faut donc espérer que les lignes directrices élaborées par l’OMS, qui appuie nos revendications, viennent enfin renverser la vapeur.» Et pas seulement lorsqu’il est question d’éducation et d’information en matière d’alimentation.En effet, la stratégie de l’Organisation mondiale de la santé va plus loin en mettant dans sa ligne de mire l’industrie agroalimentaire, qui devrait «limiter la teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucre et en sel des produits existants», peut-on lire.Les penseurs de lois gagneraient d’ailleurs à se pencher sur ces ingrédients à l’origine du surpoids, croit l’OMS, afin de mieux inciter ceux qui en abusent dans les «boissons et les en-cas» à les mettre au rancart Avec un œil sur les processus de fabrication, l’OMS s’immisce aussi dans le monde de la publicité qui, selon elle, doit davantage, lorsqu’il est question d’alimentation, se disciphner.«Les publicités pour les aliments et les boissons ne devraient pas exploiter l’inexpérience ou la crédulité des enfants», indiquent par exemple les auteurs de la stratégie.Mieux — du moins pour les fervents pourfendeurs de gras —, «les messages qui incitent à avoir des pratiques alimentaires nuisibles à la santé ou un mode de vie sédentaire devraient être combattus au profit de messages qui incitent à rester en bonne santé», peut-on lire plus loin.«C’est primordial, lance M.Boisvert.Quand on voit en ce moment sur nos écrans de télévision une publicité pour Mastercard qui présente comme normal le fait d’acheter des crottes de fromage et des chocolats à des enfants, il y a de quoi s’insurger.» Fruit de deux ans de consultations aux quatre coins de la planète, cette stratégie mondiale répond à la demande faite en 2002 par les États membres d’élaborer un plan de lutte contre les maladies dites non transmissibles.Au cours des derniers mois, son élaboration a suscité de vives réactions de la part des représentants de l’industrie de l’alimentation, des boissons gazeuses et du sucre, qui a fait pression sur l’OMS pour faire disparaître du document (dont la première version a été rendue publique en novembre dernier) les références au sucre, à une éventuelle taxation ainsi qu’à la remise en question des pratiques commerciales.En vain, de toute évidence.ECOLE SUITE DE IA PAGE 1 On appelle cette bourse tombée du ciel VEducation Maintenance Allowance, ou EMA.Le département de l’Éducation le définit comme un «incitatif financier» qui remplacera la «culture du décrochage» à 16 ans par la «culture de la réussite».Des «primes» ponctuelles de 100 euros (160 $) — maximum de 500 euros par bon élève (800 $) — pourraient s’ajouter «si tu restes à tes cours et fais de bons progrès dans tes apprentissages», note le site destiné à expliquer l’EMA •Qu’est-ce que l’EMA?Il s’agit d’un paiement hebdomadaire qui peut aller jusqu’à 30 euros pour les élèves de 11' année qui ont l’intention de continuer de fréquenter l’école à compter de septembre prochain», explique-t-on sur le site du département.Ces sommes pourraient servir «à couvrir tes dépenses quotidiennes liées au choix de fréquenter l’école, comme le transport, les livres et le matériel nécessaire poursuivre tes cours», affirme-t-on aux étudiants susceptibles de rêver au décrochage.•C’était difficile pour ma mère de nous soutenir, moi et mes trois frères, alors l’EMA m’a aidée à contribuer au revenu familial», explique Sofia, âgée de 16 ans, sur le site Internet destiné au programme.«Je reçois les 30 euros par semaine et j’en donne 20 à ma mère, ce qui fait que je peux dépenser 10 euros pour les choses dont j’ai besoin à l’école.» C’est le revenu familial, en effet, qui guidera la hauteur de l’allocation: avec moins de 31000 $ par année, c’est 48 $ par semaine qui attendent le jeune.Entre 31 000 $ et 38 448 $, c’est un chèque de 32 $ qui atterrira dans le compte bancaire du candidat; et enfin, pour un revenu familial oscillant entre 38 448 $ et 48 000 $, c’est à 16 $ par semaine que le jeune aura droit Cette approche inusitée est étendue à l’ensemble du Royaume-Uni à compter de septembre prochain, mais après avoir fait l’objet d’un projet-pilote pendant deux ans dans un tiers du territoire, pour 56 établissements.Dans les zones ciblées, les taux de fréquen- tation scolaire chez les 16 ans de la 12' année — l’équivalent de notre quatrième secondaire, aussi un maillon faible dans la chaîne scolaire québécoise — ont augmenté de 6 %.Ds ont bondi de 7 % chez les garçons seulement là-bas aussi encore plus touchés que les filles par la tentation de quitter l’école.Plus de 20 % des jeunes de 16 ans du Royaume-Uni laissent actuellement l’école pour le monde du travail ou celui du.chômage.Chez nous, les statistiques exposent un taux de décrochage au secondaire (tous âges confondus) avoisinant les 27 %, ce à quoi le gouvernement québécois s’active grâce à des stratégies ciblant les zones défavorisées (programme Agir autrement).«Le Royaume-Uni présente l’un des taux de décrochage des plus de 16 ans les plus élevés du monde occidental», a affirmé.la semaine dernière Charles Clarke, secrétaire à l’Éducation.«Notre gouvernement est déterminé à fracasser [smash] les taux de décrochage des jeunes de 16 ans et de stimuler l'intérêt de jeunes gens qui n’ont jamais cru que rester à l’école ou fréquenter l’université était une possibilité pour eux.» Malgré un accueil enthousiaste dans les milieux scolaires, l’annonce n’est pas passée sans mal au pays, où l’opposition a décrié cette approche mercantile trop loin des principes pédagogiques.«Le gouvernement devrait plutôt donner les ressources aux écoles et aux universités pour relever le curriculum de leurs élèves, au lieu de les soudoyer pour qu'ils restent à l'école», & affamé le critique en matière d’éducation Tim Yeo.Au Québec, où l’on combat aussi sans grand succès d’effarants taux de décrochage, le ministre de l’Éducation, Pierre Reid, croit que ce projet mérite qu’on se penche sur lui.«C’est intéressant, on va certainement regarder ce projet avec intérêt», a-t-il affirmé hier lors d’un bref entretien téléphonique, concédant ne jamais avoir entendu parler de cette affaire.*11 faut voir tous les aspects liés à ce programme, mais ce ne serait pas la première fois que j’entendrais dire qu’il faut payer les jeunes pour qu'ils aillent à l'école!» MARTIN SUITE DE LA PAGE 1 conservateur Stephen Harper.Paul Martin devra jouer ses cartes de manière à ne pas avoir l’air d'être trop copain avec George Bush, un président dont les politiques rebutent à beaucoup de Canadiens, en particulier au Québec.D devra enfin démontrer qu’il est possible de faire cette démarche sans négliger le reste de la politique étrangère canadienne, ce que craignent le Bloc québécois et le NPD.Tout son programme semble avoir été conçu non seulement avec ses préoccupations de politique étrangère en tète, mais en fonction aussi d'en donner un peu à chacun.Ainsi, il lancera sa visite ce matin par un discours devant deux instituts de recherche et portant sur sa vision du rôle du Canada dans le monde.Il se rendra ensuite rencontrer les leaders du Congrès afin de montrer qu'il tient à créer des ponts plus larges que ceux de la Maison-Blanche.Ses conseillers soulignent d'ailleurs qu’il s’agit d'un exemple de ce qu’il entend par une relation «plus sophistiquée» avec les États-Unis, c'est-à-dire qui ne repose pas seulement sur les deux chefs de gouvernement mais aussi sur les ipinlstres, les parlementaires, les provinces et les États et des organisations de toutes sortes.Demain, il commencera sa journée par une table ronde avec des organisations non gouvernementales avec lesquelles il entend discuter d'aide au développement, de lutte contre le sida et d’allégement de la dette.D rencontrera ensuite le président Bush en tête-à-tête et assistera à un déjeuner de travail en compagnie de ministres et de conseillers.On parlera d'affaires bilatérales et multilatérales sans pompe ni faste.Pas?de partie de golf ou de pêche en perspective.A travers tout ça, on se fait modeste à Ottawa.Dans le dossier de la vache folle, on serait déjà heureux de savoir quand l’examen des commentaires sur un projet de règlement favorable au Canada sera complété, ce qui pourrait accélérer la réouverture des frontières pour l’exportation de boeuf de plus de 30 mois.Dans le dossier du bois d’œuvre, le dernier projet d'entente a été rejeté par les provinces.On fera donc plutôt le point sur la situation tout en étant attentif à une décision qu’un tribunal de l’ALENA doit rendre demain, jour même de la rencontre entre MM.Bush et Martin.Ce tribunal avait, en première instance, donné raison au Canada.En matière de politique étrangère, aucun engagement majeur n’est prévu.D sera évidemment question de l’Irak, de l’Afghanistan et d’Haïti, mais il s’agira avant tout de faire le point sur la situation actuelle et d’examiner ce qui peut être fait à long terme pour assurer la reconstruction de ces pays.Les deux hommes devraient aussi aborder la question du Moyen-Orient et du sort du processus de paix israélo-palestinien, des sujets qui seront au cœur du prochain sommet du G8 que présidera M.Bush du 8 au 10 juin.Le but de ce voyage n’est donc pas, affirme-t-on, de signer des documents mais d’établir cette relation bilatérale sur des bases solides.«C’est un voyage de travail, pas un sommet», de répéter un des fonctionnaires qui offraient une séance d’information vendredi dernier.Des objectifs à plus long terme se profilent toutefois avec insistance: convaincre les Américains que le Canada fait sa part en matière de sécurité et contrer autant que possible le protectionnisme qui,fait rage chaque fois que les élections approchent aux Etats-Unis.Le Canada en fait souvent les frais, en particulier au Congrès où les représentants et les sénateurs rivalisent d’imagination avec leurs projets de loi.C’est d’ailleurs pour limiter ce genre de dégâts que le premier ministre compte, lors de rencontres avec des leaders du Congrès aujourd’hui, rappeler l’importance de l'intégration économique des deux pays.M.Martin veut s’informer aussi de l’état des projets de loi ayant un intérêt particulier pour le Canada, question d’identifier ceux qui ont une chance d’être adoptés — le taux est généralement bas — et d’offrir une riposte lorsque cela s’avérera nécessaire.Le Canada est aussi la cible des critiques de plusieurs législateurs américains lorsqu’il est question d’assurer la sécurité du continent, une obsession depuis les attentats du 11 septembre.Davantage préoccupé par l’impact négatif qu’aurait une fermeture de la frontière, le Canada se démène depuis, ce qui est bien vu par l'administration Bush.Les deux hommes devraient d’ailleurs examiner s’il convient de pousser plus loin le projet de frontière intelligente amorcé en 2001.Paul Martin a par ailleurs évité que le controversé bouclier antimissile figure à l’ordre du jour, et ce, malgré l’impatience des Américains à l’égard des hésitations canadiennes.«On n’a pas besoin de prendre de décision maintenant», a avancé un conseiller en guise d'explication.Le Pentagone attend pourtant de savoir si le Canada participera ou non au bouclier pour décider si le commandement relèvera de NORAD ou d’une institution exclusivement américaine.Le temps presse car les premiers intercepteurs au sol doivent être déployés dès cet automne, en Alaska et en Californie.Dans les rangs libéraux par contre, on préférerait une décision après les élections et M.Bush semble avoir accepté de ne pas embarrasser leur chef.George W.Bush est lui aussi en campagne électorale, mais la visite de M.Martin n’y changera pas grand-chosç, le Canada passant généralement inaperçu aux Etats-Unis.Ce sera d’ailleurs sûrement le cas aujourd’hui puisque tout le monde aura les yeux rivés sur la rencontre entre le président Bush, le vice-président Dick Cheney et la commission qui enquête sur les attentats du 11 septembre 2001.Décès du juge Miquelon Québec (PC) — Le juge Paul Miquelon qui avait entendu plusieurs causes célèbres au siècle dernier s’est éteint doucement dimanche à l’âge de 102 ans et huit mois.«Papa est mort de vieillesse, au terme d’une vie bien remplie!», a déclaré Andrée, la fille du juge.Nommé juge à la Cour supérieure en 1958 par le premier ministre du Canada John Diefenbaker M.Miquelon avait déjà à cette époque une solide réputation comme procureur de La Couronne et plaideur.«D avait de bonnes relations avec Maurice Duplessis et plus tard Daniel Johnson, qui venait souvent à la maison», d’ajouter sa fille Andrée.L’ex-juge Miquelon s’était intéressé à la politique pour les conservateurs et l’Union nationale à titre d’orateur sur les mêmes tribunes que son frère Jacques, durant les années 30.Ce n’est pas sans raison que Paul Miquelon s’est contenté de faire des discours afin de favoriser l’élection de Duplessis ou de son frère.«R se serait mal accommodé de la discipline de parti.C'était un homme de conviction et de principe sans aucun compromis», de témoigner son frère Jacques. B 6 LE DEVOIR.LE JEUDI 29 AVRIL 2 004 LE DEVOIR LES SPORTS HOI Je an Dion ?ue faire lorsque l’on tire de l’arrière 0-3?Il n’y a pas cinquante solutions.D’abord, il y a l’avenue évoquée par Claude Julien: les prendre une par une.C’est une méthode éprouvée, applicable notamment au chapelet qu’on égrène et aux escaliers que l’on gravit à genoux devant l’oratoire.Le Christ l’a lui-même dit: «Ne vous inquiétez donc pas du lendemain: demain s'inquiétera de lui-même.À chaque jour suffit sa peine.» (Mt 6,34.) Bon, évidemment, il n’avait pas fait allusion aux matchs sans lendemain où le lendemain ne peut s’inquiéter de lui-même en raison d’un défaut d’existence, mais on a déjà un point de départ Autre Wnothèse: le dépassement de son soi-même.L’au-üelà de l’apogée.Donner son 110 %.Pour vous situer si vous préférez le culinaire au sportif, le 110, c’est comme un gâteau cinq quarts, moins quinze pour cent Littérairement c’est comme les mousquetaires qui étaient quatre sur le même trio parce qu’ils avaient retiré leur gardien.C’est de la mathé-tpatique pure, comme il est plusieurs sciences pures.Ecoutons à ce sujet Brad Richards, auteur du but en prolongation mardi: «De la façon dont il [Théodore] était placé, il y avait 90 % des chances que la rondelle rebondisse vers l’arrière.Cest de la pure physique.» Et puisqu’il est question de maths, un ami lecteur, merci Cari, soulignait dans un courriel que Nikolai Khabibulin présentait, avant le troisième match, un dossier de 2-9-2 en saison lors des parties disputées les mardis soir.Par ailleurs, on peut apprendre du même souffle qu’il montre une fiche de 9-2-1 les jeudis soir, soit le jour précis où sera disputé dans quelques heures la quatrième rencontre.Je ne sais pas ce que cela signifie, mais sûrement que vous oui.Donc, le dépassement de soi.Ça tombe bien, l’heure étant à la réflexion.S’accomplir ou se dépasser - Essai sur le sport contemporain d’Isabelle Queval, publié dans la Bibliothèque des sciences humaines chez Gallimard, vient tout juste d’atterrir dans mon araier (même chose qu’un pigeonnier, mais pour les aras; à ne pas confondre avec l’expression populaire une taie d’araier).En voici un petit extrait sans examen médical et avec l’assurance qu’aucun représentant n’ira chez vous.«L’idée de dépassement de soi va de pair avec l'espoir de progrès.Il faut que le chemin expérimental et moral soit dégagé pour que l’homme accomplisse ses desseins et s’abandonne à la griserie qu’engendre l'amélioration du monde et de soi.D’où la transgression admise de la nature comme paradigme de la finalité.En ce sens, le rêve cartésien s’accomplit Dénudée de la gangue vitaliste et animiste de la physique aristotélicienne, la nature mathématisée est à la merci de l’homme.» Je ne sais pas pour vous, mais il me semble que si Claude Julien disait ça à ses protégés dans le vestiaire avant de sauter sur la glace, les Lightnings n’auraient qu’à bien se tenir.?À moins que des changements de personnel ne doivent être effectués?Voilà du moins ce que le passé, notre maître comme disait le chanoine Groulx (celui-là même qui est à l’origine de l’expression du terroir définitivement Lionel), voilà du moins ce que le passé nous enseigne.Dans toute l’histoire de la Nationale Hockey Ligue et dans toute l’histoire du hockey qui remonte, à travers le hurty, le shinny et le bandy, jusqu’à la Rome antique où déjà les Sénateurs faisaient salle comble au Colisée, seulement deux équipes ont effacé un déficit de 0-3.En 1975, il y eut, à leur toute première participation au détail, les Islanders de New York, qui vainquirent le Pittsburgh en quart de finale après s’être creusé ce genre de fossé.Les Isles, du reste, faillirent bien raser passer proche de réaliser l’immense exploit de le faire deux fois de suite puisqu’on demi-finale, ils se trouvèrent à 0-3 contre les Flyers de Philadelphie et remontèrent à 3-3, mais ce fat déplorablement avant de perdre le septième match, au terrifiant Spectrum où Mme Kate Smith chantait God Bless America, contre les faturs champions de la coupe Stanley qui, s’en souvient-on, jouaient plutôt cochon.L’autre fois, ce fat en 1942.Le Toronto tirait de l’arrière 0-3 — et donc le Detroit poussait de l’avant 30 — en finale lorsque l’entraîneur des Leafs, le superbement nommé Hap Day, décida de faire réchauffer la banquette à Gordie Brillon et Bucko McDonald et de jeter dans la mêlée Don Metz et Hank Goldup.Or vous connaissez Metz et Goldup, n'est-ce pas: des combattants.Des guerriers.Des revireurs de série.Et les Leafs remportèrent les quatre suivantes Peut-être que Claude Julien devrait agir pareillement Je suggère, pour relancer, l’insertion d’Alfie Turcotte et de Dan Daoust dans la formation.Le tout pour le tout ?L’univers du sport, où il se dit et s’écrit 180 000 fois plus de choses qu’il ne s’en passe, est propice à la rodomontade et au calembour à grand déploiement.Par exemple, avec l’Avalanche du Colorado elle aussi coincée à 0-3, le réseau ESPN titrait hier Rocky Mountain Low, ce que tous les fans de l’oeuvre de John Denver ne pourront lire qu’avec un trémolo dans le secteur du pharynx.De même, après le premier match à Tampa, Le Canadien foudroyé, avouons qu'elle était un peu facile celle-là.Considérant le dénouement de fou du match numéro 3, je me suis donc retenu à deux mains pour ne pas titrer Foudre bénie, qui eût aussi été un vibrant hommage au moine ascenseur du temple bouddhiste de Khor-Biyong.Vous savez, le Grand Bazar, le Migou et toutes ces choses.Peut-être même que le dalai-lama m’aurait invité à une infusion en position du lotus.Par ailleurs, l'ami Guy, que l’on peut appeler Guy! Guy! Guy! tellement il est capable d’en pousser de tous les angles, semble particulièrement inspiré par cette série Canadien-Lightning.Lui qui a déjà offert à l'humanité Ce n’est pas fini tant que la grosse femme d’à côté est enceinte propose maintenant Une défaite n’a Tampa l’autre.Il relate aussi l’épisode d’une connaissance qui le connaît lui mais ne connaît pas le hockey et, devant la tournure des événements, grommela depuis son Ford extérieur Mais qu ’est-ce que ce serait s’ils jouaient contre Tampa A?Arrêtez de rire de même, vous risquez l’embolie.jdionCqledevoir.com CHRISTINNE MUSCHI REUTERS Vincent Lecavalier a marqué à sept secondes de la fin du match, lundi, forçant une prolongation que le Lightning a gagné.À un match de l’élimination Le Canadien garde le moral Les perspectives de gagner la série contre le Lightning sont plutôt sombres FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Claude Julien et ses joueurs se sont retranchés derrière les clichés d’usage à la veille du quatrième match de la série qui oppose le Canadien au lightning de Tampa Bay.Ce soir au Centre Bell, le Tricolore disputera un match sans lendemain puisqu’il accuse déjà un retard de 3-0 dans cette série demi-finale de l’Association Est Une défaite et il faudra conjuguer la saison au passé.«Nous sommes devenus la première équipe à remonter un déficit de 3-1 dans l’histoire du Canadien.On pourrait faire la même chose contre le Lightning, a fait valoir Julien.Cette équipe n’a jamais abandonné durant la saison.Elle ne va pas le faire demain [aujourd’hui]».Selon Steve Bégin, le moral de l’équipe est encore bon même si les perspectives de victoire apparaissent assez sombres.«Les joueurs n’ont pas le moral à terre.Cest pas fini.Il faut juste se redresser, se défoncer.Les gars sont prêts à relever le défi.» «Nous avons l’expérience des retours, a rappelé à son tour Jan Bulis.En plus, nous sommes parvenus à marquer trois buts contre Khabibulin.Cest un signe positif.» «On s’est déjà retrouvés dans une situation similaire, a indiqué Yanic Perreault Nous savons ce qu’il faut faire pour effacer un déficit.On va oublier le portrait d’ensemble et se concentrer uniquement sur le quatrième match.» José Théodore a rencontré les médias après leur avoir fait faux bond mardi soir.«C’était une défaite frustrante.Dans ces cas-là, mieux vaut ne pas parler», a-t-il plaidé.Le gardien reconnaît ne pas avoir livré un grand match, «fêtais moins alerte qu’à l’habitude.» Sundstrom fait son mea-culpa Le point de presse d’hier a permis de revenir sur le jeu ayant mené au but égalisateur marqué par Vincent Lecavalier à 7 secondes de la fin du match.Claude Julien ne regrette pas d’avoir fait appel à Niklas Sundstrom lors de la mise en jeu.«J’avais les joueurs que je voulais sur la glace, a-t-il dit.Sundstrom est un des joueurs les plus expérimentés de l’équipe.Il est reconnu pour ses qualités défensives.C’est un des meilleurs pour ce genre de travail.Malheureusement, la rondelle est demeurée dans notre territoire alors qu’elle aurait dû sortir.Elle a semblé rouler sur son bâton.Il avait juste à utiliser la baie vitrée.» Sundstrom ne s’est pas défilé.Il a reconnu son erreur.«Nous avons remporté la mise en jeu et j’ai cherché à pousser la rondelle à l’extérieur de notre territoire.Je n’y suis pas arrivé.C’est mon erreur.» Un temps d’arrêt?Claude Julien a défendu sa décision de ne pas avoir demandé un arrêt de jeu.«Un temps d’arrêt n’aurait pas été à notre avantage.Les joueurs du Lightning étaient sur la glace depuis 53 secondes.Un temps d’arrêt leur aurait permis de se reposer, ce que je ne voulais pas.De mon côté, les joueurs que je voulais utiliser étaient frais et dispos.» Julien s’est également porté à la défense de Mike Komisarek.Sa maladresse en zone neutre a permis un revirement qui a mené au but de Brad Richards en prolongation.«Il avait joué un excellent match jusque-là.Il méritait d’être sur la glace.Il est jeune et cette expérience fera de lui un meilleur joueur.» Les constructeurs se préparent à contourner Ecclestone Une série parallèle de Fl ?AGENCE FRANCE-PRESSE Dusseldorf — L'association des constructeurs (GPWC, Grand Prix World Championship), qui réunit Ford, Renault, Ferrari, DaimlerChrysler et BMW, a commencé à préparer une nouvelle compétition sans Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1, rapporte un magaane à paraître aujopurdhui.Les «premières démarches ont été enclenchées» en vue de créer un championnat parallèle à celui de la société propriétaire des droits de la Formule 1, la SLEC, dirigée par le Britannique Bernie Ecclestone, affirme l’hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche en citant des sources proches du GPWC.EN BREF Trois joueurs du Rouge et Or dans la LCF (PC) — Les Argonauts de Toronto ont utilisé, hier, leur deuxième choix du premier tour de la séance de repêchage de la ligue canadienne de football afin de réclamer le receveur de passes Jean-Frédéric Tremblay, du Rouge et Or de l’Université Laval.Deux autres éléments du Rouge et Or, les demi-défensifs Pascal Masson et Martin Gagnon, ont trouvé preneur.Masson a été choisi par les Stampeders de Calgary, au 16f rang, et Gagnon par les Eskimos d’Edmonton, en 44r position.Au total, 35 des 53 joueurs réclamés par les neuf équipes de la ligue, hier, sont issus des rangs universitaires canadiens.Il s’agit d’une augmentation par rapport aux totaux de 32 joueurs en 2003 et de 26 en 2002.Le premier choix de la séance, propriété des Tiger-Cats de Hamilton, a été l’imposant joueur de ligne défensive Wayne Smith, de l’université Appalachian State.C’est la première fois en trois ans qu’un universitaire canadien n'est pas le tout premier choix.Les Tiger-Cats ont choisi au deuxieme tour le Montréalais Marwan Hage, un joueur de ligne de l’université du Colorado.Hage a accepté dernièrement un contrat des Jaguars de Jacksonville, de la NFL Le joueur de ligne offensive Ibrahim Khan, de l'université Simon Fraser, a été appelé au deuxième rang par les Renegades d’Ottawa.Khan, âgé de 23 ans, a signé un contrat à titre de joueur autonome avec les Bengals de Cincinnati, lundi.D’autres démarches en ce sens ont également été évoquées lors d’un dîner ayant réuni mardi soir les membres du GPWC, ajoute le magazine sans autres précisions.Ces informations surviennent moins d’une semaine après que l’association des constructeurs eut annoncé avoir mis fin aux négociations avec la SLEC, une société dont plusieurs banques ont hérité de la majorité du capital après la faillite du groupe de médias allemand KirchMedia.«En dépit des efforts déployés dans la recherche d’un accord par le GPWC avec les banques, le GPWC a décidé de mettre un terme aux négociations sur le futur de la F1», avait indiqué l’association.HOCKEY SÉRIES ÉLIMINATOIRES DEMI-FINALES D’ASSOCIATION ASSOCIATION DE L’OUEST Mardi ASSOCIATION DE L’EST Mardi Tampa Bay 4 Montréal 3 (Tampa Bay mène 3-0) Hier Calgary 3 Detroit 2 (Calgary mène la série 2-1) Hier Toronto 4 Philadelphie 1 (Philadelphie mène la série 2-1 ) Aujourd’hui San José au Colorado.22h00.Aujourd’hui Tampa Bay à Montréal, 19h00.Detroit à Calgary, 22h00.Samedi Demain Philadelphie à Toronto, 19h00.Samedi Calgary à Detroit.15h00.x-Colorado à San José, 15h00.Lundi x-Montréal à Tampa Bay, 19h30.x-Detroit à Calgary, 22h00.x - si nécessaire.BAP Saint-Louis, TB 4 7 11 Kolvu, Mtl 3 8 11 Marleau, SJ 7 3 10 Kovalev.Mtl 6 4 10 Forsberg, Col 4 6 10 Modin.TB 4 6 10 Zhamnov, Phi 4 6 10 Lang, Det 4 4 8 Sakic, Col 4 4 8 Richards, TB 3 5 8 Roenick, Phi 2 6 8 Gélinas, Cal 3 4 7 Samsonov, Bos 2 5 7 Dimitrakos, SJ 1 6 7 Lecavalier, TB 5 1.6 Iginla, Cal 6 3 Damphousse, SJ 3 6 Naslund.Ver 2 7 Hejduk, Col Nylander, Bos Zednlk, Mtl Maple Leafs 4, Flyers 1 L’attaque torontoise se met en branle NEIL STEVENS PRESSE CANADIENNE Toronto — Les Maple Leafs de Toronto ont retrouvé leur attaque et ont dominé les Flyers de Philadelphie qu’ils ont battus 4-1 hier pour réduire à 2-1 leur déficit dans leur série de deuxième ronde des éliminatoires dans la Ligue nationale de hockey.Les Leafs, qui n’avaient marqué qu’une seule fois lors de chacun des deux premiers matches de la série à Philadelphie, ont finalement mis la machine offensive en branle et ont obtenu des buts de Alexander Mogilny, qui a connu son meilleur match des séries, Alexei Ponikarovsky, Chad Kil-ger et Darcy Tucker.Tony Amonte a assuré la riposte pour les Flyers.Toronto a dominé 29-19 au chapitre des tirs dans ce match présenté devant 19 628 spectateurs au Centre Air Canada.Le quatrième match de la série sera présenté demain soir.Après une première période sans but au cours de laquelle les Flyers ont dominé 8-3 au chapitre des tirs, les Leafs ont connu un regain de vie en deuxième et pour la première fois ils ont dominé l’adversaire, marquant trois fois et tirant 13 fois au filet C’est Mogilny qui a parti le bal en s’échappant après une passe de Mats Sundin.Il a déjoué Robert Esche à 5:12.Ponikarovsky a dévié un tir de Bryan McCabe à 6:42 pour inscrire son premier but en 20 matches des séries.Les Leafs ont aussi distribué les mises en échec au cours de la période et McCabe a écrasé Mark Recchi le long de la clôture.Kilger a marqué à son tour à 15:11 après un tir dévié de Tie Domi.Kilger s’est retrouvé alors à la bonne place au bon moment Amonte a marqué lors d’un avantage numérique pour les Flyers à 18:58 après que Aki Berg se soit rendu coupable de rudesse à l’endroit de Donald Brashear.En troisième, McCabe a encore fois mis Recchi durement en échec et Tucker a marqué le dernier but du match après avoir accepté une passe de Brian Leetch à 11:36.Ed Belfour a connu un match relativement facile après le premier engagement alors que Robert Esche, qui avait été intraitable depuis le début de la série, a été chancelant en quelques occasions et a donné de mauvais retours.Championnat mondial de hockey Le Canada secoue sa torpeur et défait la Suisse PRESSE CANADIENNE Prague — Dany Heaüey des Thrashers d’Atlanta a marqué deux fois et le Canada a finalement montré des signes encourageants au Championnat mondial de hockey en défaisant la Suisse 3-1, hier.Brendan Morrison des Canucks de Vancouver a été l'autre buteur du Canada (2-0-1), qui a complété le tour préliminaire en tête du groupe D.Les Canadiens, champions en titre du tournoi, se frotteront maintenant à l’Allemagne, à la Lettonie et à l'équipe hôte de la République tchèque au cours du tour éliminatoire, qui se mettra en branle demain.«On vient de jouer notre meilleur match jusqu’à maintenant.On s’améliore à chaque match, a commenté Morrison.On commence à mieux se connaître, à s’adapter au style de jeu préconisé en Europe.» Martin Gerber des Mighty Ducks de Anaheim a été solide devant le filet de la Suisse, mais il n’a pu résister aux charges du Canada au cours des deux dernières périodes.Afin de fouetter ses troupiers, l’entraîneur Mike Babcock a décidé de modifier les trios après la première période.Les résultats n’ont pas tardé, la nouvelle unité formée des Brenden Morrow, Heaüey et Daniel Brière a fait mouche dès la 44' seconde de jeu de la deuxième période.Le but de Heaüey a aussitôt relancé les Canadiens, qui ont exercé beaucoup de pression sur la défense suisse.A mi-chemin de l’engagement, ils avaient dirigé 12 des 13 lancers aux buts.BASEBALL LIGUE NATIONALE LIGUE AMÉRICAINE Section Est Section Est — G P Moy.Dût G P Moy.Did Floride 14 7 .667 — Boston 13 6 684 — Atlanta 11 9 .550 21/2 Baltimore 11 8 .579 2 Philadelphie 8 10 .444 41/2- New York 10 11 476 31/2 New York 8 12 400 51/2 Tampa Bay 7 11 .389 51/2 Montréal 5 K .238 9 Toronto 7 13 .350 61/2 Section Centrale Section Centrale Chicago 12 8 .600 — Minnesota 13 7 650 — Cincinnati 12 8 .600 — Chicago 12 8 .600 1 Houston 11 9 .550 1 Detroit 12 9 .571 1 1/2 Milwaukee 11 10 .524 1 1/2 Cleveland 8 13 .381 51/2 St.Louis 10 10 .500 2 Kansas City 6 12 .333 6 Pittsburgh 9 10 474 21/2 Section Ouest Section Ouest Texas 12 8 .600 — Los Angeles 12 7 632 — Anaheim 12 9 571 1/2 San Diego 12 9 .571 1 Oakland 10 11 476 3 Arizona 9 11 450 31/2 Seattle 7 14 333 51/2 Colorado 9 12 429 4 San Francisco B 13 Hier ,381 S Hier Roride 9 Colorado 4 Chicago White Sox 1 3 Cleveland 8 Pittsburgh 4 Houston 2 Cincinnati 4 MilwaukM Philadelphie i St Louis Chicago Cubs en Arizona Montreal i San Diego Atlanta à San Francisco N.Y.Mets i Los Angeles Aulounl’hul Houston i Pittsburgh.12h35.Philadelphie à St.Louis.t3h10.Floride à San Francisco, I6h05 Montréal à San Diego.22h05 N.Y.Mets à Los Angeles.22h10.Detroit 10 Anaheim 2 Boston 6 Tampa Bay 0 Baltimore 3 Seattle 1 Oakland 1 N.Y Yankees 5 Toronto au Minnesota Texas à Kansas City -Aujourd’hui helm à Detroit.131 Anaheim à Detroit 13h05.Texas à Kansas City, 14M0.Seattle à Baltimore.15h05.Tampa Bay à Boston, 19h05 (2).Oakland à N.Y Yankees, I9h05.Toronto i Chicago.20h05 1 LE DEVOIR.LE J E l D I 29 AVRIL 2 0 01 B 7 •CULTURE- Alerte à l’attentat chorégraphique Malgré ces temps de disette économique, de jeunes danseuses prennent d’assaut divers points de la ville à l’occasion de la Journée internationale de la danse FRÉDÉRIQUE DOYON LE DEVOIR C* est le cœur léger mais la mort du Festival de nouvelle danse (FIND) dans l’âme que se déroule aujourd’hui la Journée internationale de la danse.Si l’on compte quelques activités au programme, celles-ci sont menées à peu de frais de manière autonome: un film chez Marie Chouinard, un attentat chorégraphique en divers points de la ville et une campagne de visibilité à la télé.Il faut dire que le contexte économique — le même qui a vu mourir le FIND — ne se prête pas aux grandes célébrations.«Pour toutes les disciplines, les programmes se sont resserrés, ils sont beaucoup plus “normés’’ qu 'avant et ça devient beaucoup plus difficile d’avoir des initiatives qui sortent un peu du cadre», note Lorraine Hébert directrice du Regroupement québécois de la danse (RQD), qui mène habituelle^ ment le bal des activités en cette journée.L’organisme voulait orchestrer une «danse trottoir», mais le projet est tombe à l'eau, faute de temps et de budget D a tout de même bénéficié, à la dernière minute, d’une enveloppe de 12 500 $ de Patrimoine Canada, qu’il a destinée à une campagne de visibilité.Diffusée depuis avant-hier sur les ondes d’Artv, de Télé-Québec et de Musique Plus, Succombez à la danse rend hommage aux artistes, aux travailleurs du milieu ainsi qu’aux amoureux de la danse.L’organisme en profite du même coup pour rappeler aux gouvernements •l’importance de mieux soutenir les artistes et professionnels» de la discipline, qui »est à un point tournant de son histoire».En effet après 25 ans de développement fulgurant et tandis qu elle rayonne sur toutes les scènes du monde, la danse québécoise a perdu le grand festival qui a permis son essor et se bat toujours pour des locaux à sa mesure (le milieu compte au moins sept demandes de relocalisation).Qu'à cela ne tienne, il reste l'enthousiasme débordant de quinze jeunes danseuses en première année du baccalauréat en danse de ll'QAM.Elles ont décidé de prendre d’assaut quelques sites urbains tout au long de la journée pour y livrer leur attentat chorégraphique.Dans cette récupération politique, il y a la volonté ferme d’attirer l’attention sur cet art qui les passionne et qui ne rejoint pas autant de monde qu’elles le voudraient.•L’idée de départ était de danser dans des lieux sans avertissement, d’où le nom d'attentat.explique Annie Nociti-Dubois, instigatrice du projet.On voulait un mot qui choque, mais le but est d’abord de toucher les gens qui ne seraient peut-être jamais venus voir un spectacle de danse contemporaine de leur propre gré.» Pour s'assurer un plus large public, elles ont finalement décide de fixer certains horaires et lieux: sur l'esplanade de la Place des Arts entre 1 Ih et 13h30, près du métro Berri entre 14h30 et 16h, puis sur l'esplanade du métro Mont-Royal de 16h30 à 18h.Le public est egalement convié à la projection de Cantique n° 2, nouvelle mouture du film de la chorégraphe Marie Chouinard, présenté dans les locaux mêmes de la compagnie (3981, boulevard Saint-Laurent) à 17h30.Conçue pour quatre projecteurs au lieu d'un, cette seconde version de Cantique se distingue aussi par son nouveau montage réalisé toutefois à partir du même matériel visuel.Réservations: » (514) 843-9036.CINÉMA De bons débuts en France pour La Grande Séduction SOURCE ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM Gaumont, qui distribue avec La Grande Séduction sa première production québécoise, mise sur le bouche à oreille pour assurer le succès du long métrage, projeté dans 124 salles à travers la France.MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Après Les Invasions barbares, voici les «invasions hilares», pour reprendre l’expression du Journal du dimanche.La Grande Séduction, de Jean-François Pouliot, a pris l’affiche hier en France, portée par une critique globalement sympathique même si elle trouve parfois que les ficelles de cette comédie sociale «savoureuse et humaine» sont «un peu grosses».En salle, le film a reçu un accueil que la firme Gaumont trouve apparemment encourageant.La première séance de 14h (qui n’est pas la plus courue) a attiré un millier de spectateurs dans la quinzaine de cinémas de la région parisienne où La Grande Séduction a pris l’affiche, ce qui représente une cinquantaine d’entrées par salle.Hier soir, on comparait ce démarrage à celui qu’avait connu Père et fils, de Michel Boujenah, tourné au Québec et produit par _ Gaumont •C’est la preuve que le film existe.C’est une bonne base de décollage», a souligné Pascale Cosse, la responsable du cinéma à la Délégation générale du Québec.Gaumont, qui distribue avec La Grande Séduction sa première production québécoise, mise sur le bouche à oreille pour assurer le succès du long métrage, projeté dans 124 salles à travers le pays.Il faudra attendre encore quelques jours pour voir si la rumeur s’est mise en marche, mais déjà, dans la presse et les médias, on parle de Sainte-Marie-la-Mauderne avec passablement d’insistance.•Le petit village d’irréductibles n’est pas gaulois mais québécois!», a ainsi écrit le magazine Studio, conquis par la «distribution sans faute» et Y «humanité à fleur de peau» de cette comédie populaire.Même si elle ne manifeste pas le même enthousiasme, la critique s’est laissée séduire par La Grande Séduction tout en émettant certaines réserves, toujours les mêmes: c’est un peu gros, un peu •lourdingue», un peu «facile» et «caricatural», mais c’est aussi généreux, optimiste, chaleureux et «rigolo», bref ça marche! «On peut trouver le comique par- fois lourd, mais le ton est chaleureux et les acteurs sympathiques», a estimé la critique du Figaro et du Figaroscope.«Le film a des petits côtés Amélie Poulain, d’autres qui rappellent les comédies anglaises embarquant tout un village dans une aventure.» •Les ressorts dramatiques ont beau être connus, on se laisse happer par la bonne humeur et l’esprit positif qui émanent de cette fable humaniste.Ce qui ne veut pas dire que ça dégouline de sirop d’érable, un film gentil n’étant pas forcément simplet.La preuve», a de son côté dit L'Express.«Tant pis si certaines ficelles sont un peu grosses, certains personnages un peu convenus et l’idylle sentimentale tçut à fait attendue, a ajouté Les Échos.Jusqu’au dénouement, subtilement émouvant, on n’a pas cessé de sourire.Un joli cadeau de printemps de nos cousins de la Belle Province.» Un accent passé presque inaperçu Ceux qui n’ont pas du tout aimé le film sont rares.Le Monde est de ceux-là.Le quotidien, qui avait dé- moli Les Invasions barbares, n’a pas apprécié l’humour de Jean-François Pouliot, incapable «d'assumer bravement» la cruauté de ses personnages.«Le réalisateur s’emploie à la faire passer pour de l’humour bon enfant, servi dans cette entreprise par des comédiens qui n’hésitent jamais à en faire plus que ce que n’exigerait la raison dramatique, a jugé le journal.Ce souci permanent de bonne humeur fait que chaque gag est annoncé quelques minutes à l'avance, prolongé bien au-delà de sa durée normale d’existence, puis rappelé fréquemment par la suite.Pour retranscrire phonétiquement l’une des répliques récurrentes: “Ct’énarvant”.» Fait intéressant, l’accent québécois n’a presque pas été évoqué par les critiques.L’hebdomadaire culturel Aden a bien parlé de son «charme si efficace» et Studio de «l’inventivité des expressions québécoises», mais on n’est guère allé plus loin.Seul Le Parisien a trouvé à y redire, jugeant que La Grande Séduction pâtissait «à plusieurs reprises d'un accent particulièrement appuyé qui gêne la compréhension».\ MUSIQUE A la recherche des Urnossiens CHRISTOPHE HUSS Ceux qui s’étonneront de voir La Nef embarquée dans un projet de création ignorent que cette compagnie musicale, connue pour ses explorations dans le domaine de la musique ancienne, a ajouté à ses activités, en 2001, un volet dédié à la création.Claire Gi-gnac, qu'on a récemment vue dans le Busker’s Opera de Robert Lepage, est la directrice artistique de ce «secteur actuel» de La Net Le projet Umos repose sur des découvertes archéologiques et anthropologiques relatives aux Urnossiens, présentés par La Nef comme «un peuple de bergers qui vivait en marge de la civilisation harappéenne au cours du IIP millénaire avant Jésus-Christ».La civilisation harappéenne est en fait connue comme la civilisation de l’Indus (Harappa est le nom du premier site de fouilles archéologiques) et dont le centre se situait dans ce qui équivaut aujourd’hui au Pakistan et à l’ouest de l’Inde.On se perd en conjectures sur l'organisation, les valeurs et l'écriture de cette société.Comme nous l’apprend le Musée Guimet, pour cette civilisation harappéenne, la période concernée «est marquée par la fabrication de figurines humaines d’une grande qualité esthétique et dont les attributs forment un code qui semble répondre à une mythologie dont le sens nous échappe».Toujours est-il que des chercheurs allemands auraient découvert que les peuplades pastorales urnossiennes possédaient une écriture musicale étonnamment précise.La découverte, si elle était avérée, serait d’importance puisqu’on crédite traditionnellement les Grecs de l’invention de la notation musicale.En tout cas, les fouilles dans la vallée de l'Indus ont mis au jour des harpes à archet datant d’environ 1800 avant J.-C.Le but du projet Umos piloté par La Nef est de reconstituer hypothétiquement un rituel urnossien: •Cette reconstitution aura la fi)rme du film ethnographique transposé à la scène pour un auditoire adulte.» Le projet Umos est donc un spectacle mêlant musique, théâtre et arts visuels, issu d'im collectif d’artistes composé de Martine Beaul-ne, comédienne et metteure en scène, André Hamel, compositeur, et Guy Ixtramée, artiste visuel et concepteur sonore (il a fabriqué des prototypes d’instruments!), auquel s’est jointe Claire Gignac.Cette reconstitution, qui fera appel à 11 musiciens, trois comédiens et une danseuse, sera introduite et illustrée par les propos de l’anthropologue Bernard Ar-cand.L’expérience nous change de l’ordinaire, assurément! URNOS Compagnie musicale La Nef.1" et 2 mai à 16h et 2 et 3 mai à 20h à l’Usine C (petite salle), 1345, rue Lalonde, Montréal.« (514) 5214493.CONCERTS CLASSIQUES Musique par de vrais musiciens LES CONCERTS GALA Sir Edward Elgar Alassio (In the South), op.50; Camille Saint-Saëns: Concerto pour violon no 3 en si mineur, op.61; Piotr Ditch Tchaikovski: Sérénade mélancolique, op.26; Modeste Moussorgski: Tableaux d’une exposition (orch.de Maurice Ravel).Joshua Bell, violon; Orchestre symphonique de Montréal, dir.Yan Pascal Tortellier.Le 28 avril 2004.Reprise le 30 avril.FRANÇOIS TOUSIGNANT Parler du concert d’hier soir à l’OSM met en lumière une première chose: avec la direction nette et impeccable de Yan Pascal Tortellier, non seulement l’OSM sonne-t-il fabuleusement bien, mais il sonne aussi incroyablement froid et sec, aussi clair que sans profondeur.La direction du chef montre bien que celui-ci a l’habitude de travailler dans de vraies salles, de celles qui ont une âme acoustique.Privé de cela, son interprétation du Elgar d’entrée ou des Tableaux d’une exposition manque de rondeur.Pourtant, quelle virtuosité dans le dosage des effets, quel sens de la direction et de la gradation! En plus, encore une fois, les musiciens de l’OSM furent irréprochables.Répondant au quart de tour à ce que leur demandait le chef invité, il se sont livrés à un exercice de virtuosité collective plus musical et artistique que spectaculaire.On aurait dit que, comme ils connaissent plus que fort bien cette musique, ils jouaient entre eux, suivant les indications du chef pour unifier l’interprétation.Il y a aussi les deux prestations de Joshua Bell.Dans le Ille Concerto de Saint-Saëns, on oublie qu’il s’agit d’une page somme toute mineure.Bell sait faire parler chaque corde et depuis le récitatif sur la corde de sol qui ouvre l’œuvre jusqu’au grand jeté sur la chanterelle, il projette une sonorité parfaite et toujours chantante.Il sait habiter chaque note et lui trouver un sens.Gtmnie il fait de la musique, alors l’OSM l’écoute, autant pour son plaisir que le nôtre.D est rare d'entendre en concert des concertos aussi bien donnés.Absolument tout est en place, absolument tout partage la même intention.Donc le résultat, plus que convaincant, s’avère stimulant et un grand moment de musique.Dans la Sérénade mélancolique, de Tchaikovski, il se passe des dialogues entre le soliste et les pupitres solos de l’OSM qui laissent pantois de complicité.Il y a chez Joshua Bell un pouvoir de faire sentir à tous que, même s’ü est le soliste, chacun a droit à son moment d’expression.Alors, le public se sent habité d’une curieuse sensation, celle non pas d’assister au concert, davantage d’y participer.En ce contexte, on le déplore à nouveau, la qualité d'écoute est si grande que la maigreur de la salle ressort davantage.On se console en jouissant de la sonorité unique du Stradivarius de Joshua Bell, une sonorité dont il a abondamment gâté son auditoire avec un art, une élégance et une conviction exceptionnelle, digne d’un très grand artiste.?A LA TELEVISION* 31R1aLJHHH EESSéïüHHI rnrjwjHBHi rrmTHn ~+- : i' F'l ¦'JMBB SIIEZîBIHEÈIIErîBHI qZSQQHHh Aujourd'hui L'union Hockey / Séries éliminatoires: Lightning - Canadiens Le Téléjournal/Le Découverte Biblio- (17:30) fait la force J Point theca Le TVA Ultimatum Jeff.Les Gags 1 Cinéma / LA MORT VOUS VA SI BIEN
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