Le devoir, 3 mai 2008, Cahier A
a ! *>' ?4 At -Claude V ;ous les samedis D6 fV4, .Ù \ w w w .I (' d e v oil', c o ni r-#»» y: DEVOIR Vol.X C I X X 9 8 ?LES SAMEDI 3 E T D 1 M A N ( Il E 1 M A 1 2 O O 8 La mort dans l arbre Le tiers des arbres montréalais vivotent dans des conditions extrêmes '> ÏL v ."''"‘ vv I à ¥ m ^ / h h ll Agissant comme de véritables climatiseurs en milieu urbain, les arbres sont essentiels à la qualité de vie en ville.De fait, leurs avantages ne sont plus à prouver.Des 675 000 arbres publics qui verdissent Montréal, plus du tiers sont plantés en bordure de rue dans des conditions parfois extrêmes.Grandir dans un environnement bétonné relève de l’exploit.JEANNE CORRIVEAU Confinés à leur carré de trottoir, les arbres de rue montréalais mènent un combat perpétuel pour survivre.Et l’hiver exceptionnel que la métropole a connu a été rude pour eux, car le pire ennemi de l’arbre urbain n’est pas la neige mais bien le déneigeur trop intrépide.Arbres fauchés, troncs écorchés et branches brisées témoignent de cet hiver éprouvant Et leur feuillage printanier tout neuf ne signifie pas pour autant que leurs malheurs sont terminés.Chaque printemps, il faut faire le bilan des morts et des blessés.Dans l’arrondissement du Sud-Ouest 28 arbres ont été fauchés par les déneigeurs au cours de l’hiver, comparativement à cinq l’année précédente.Nouveaux remous autour de Yahoo ! FRANÇOIS DESJARDINS Une lourde odeur de suspense a parfumé les marchés américains hier après l’émergence soudaine d’informations portant sur des pourparlers intensifs entre Yahoo! et Microsoft, qui tente par tous les moyens d’acquérir le pionnier de la Silicon Valley afin de combler son retard dans le domaine d’Internet Selon ce que croyait savoir le Wall Street Journal en fin de journée hier, les deux camps exploraient toutes les avenues pouvant mener à une offre d’achat amicale.Cependant, rien ne pouvait garantir le succès des négociations, précisât le quotidien, ajoutant qu’une entente, du moins selpn ses sources, n’était «pas imminente».A l’époque, l’offre de Microsoft pour Yahoo! évaluait l’action de l’entreprise à 31 S.Au cours des dernières heures toutefois, Microsoft aurait tenté de se VOIR PAGE A 14: YAHOO! Sur le Nasdaq, l’action a bondi de 7 % hier Dans la tête JEAN DION La question reste toujours de savoir jusqu’où on est prêt à aller.Prenez le Philadelphie, par exemple.D s’est emparé de la rondelle derrière sa cage, est sorti de sa zone, a traversé le territoire neutre, a pénétré chez Canadien, a peuplé l’enclave, et.et., vous savez ce qu’il a fait ensuite?Compté le premier but5 Oui.Compté le premier et le deuxième but5 Encore oui.Quatre fois de suite.Mais ils ont accompli encore mieux, les Flyers, dont on ne devrait pas se surprendre qu’ils volent des victoires, dans le sens de, avec un nom pareil et une aile stylisée en guise d’écusson.(On peut d’ailleurs se demander qui volerait le plus dans 1 hypothèse d’une finale entre le Philadelphie et le VOIR PAGE A 14: TÊTE INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 12 Avis publics .B 8 Bourse.B 4 Carrières.B 7 Décès.B 12 Économie.B 1 Éditorial .C 4 Idées.C 5 Monde.A10 Mots croisés.D 3 Météo.BU Perspectives.C 1 Rencontres.D 2 Sports.B 10 Sudoku.B 11 Æ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le vrai problème, c’est que même quand tout fonctionne et que le Canadien obtient une bonne chance de marquer, Martin Biron se trouve inévitablement dans le chemin.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les autorités de l’arrondissement ont dénombré 43 arbres souffrant de blessures significatives.Ces dommages se sont traduits par des réclamations de 24 328 $ auprès des entrepreneurs en déneigement Les blessures mécaniques ne doivent pas être prises à la légère.Pendant des années, l’arbre devra panser ces plaies qui constituent autant de portes d’accès pour la maladie, le plus grand tueur d’arbres urbains.Les opérations de déneigement successives ont été une véritable épreuve pour les arbres l’hiver dernier, en particulier dans les arrondissements centraux comme le Plateau Mont-Royal et Rosemont-Petite-Patrie, où les VOIR PAGE A 8: MORT La réaction des arbres au stress Trésors ligneux du patrimoine > pages A 6 et A 7 ____2.22$ ?TANKS » 2 , r> 0 $ D EPEN S E S ELECTORALES Cannon plaide l’ignorance Responsable de la campagne du PC au Québec, le ministre dit ne pas avoir connu la formule de répartition de la facture de publicité HÉLÈNE HIIZZETT1 Ottawa — Il était peut-être le responsable numéro un de la campagne électorale du Parti conservateur au Québec, mais Lawrence Cannon affirme ignorer quelle a été la formule de répartition de la facture de publicité — aujourd’hui contestée par Elections Canada — entre les différents candidats québécois impliqués dans ce qu’on appelle le «in and oui».L>rs de la campagne électorale de 2005-06, Lawrence Cannon, aujourd’hui ministre des Transports à Ottawa, était le lieutenant conservateur du Québec.À ce titre, il siégeait à la commission électorale et était responsable notamment de la nomination des candidats; il était directeur exécutif adjoint du parti national, c’est-à-dire numéro deux de la formation; enfin, il était le grand responsable de la stratégie électorale du PC au Québec.Malgré ses responsabilités, M.Cannon a affirmé hier n’avoir aucune idée de la logique utilisée pour imputer des factures de publicité à 27 candidats conservateurs dans la province, qui varient de 5(XX) $ à près de 52 000 $ sans raison apparente.«Im formule de répartition sera divulguée ou sera discutée lorsque nous irons devant les tribunaux», a d’abord affirmé M.Cannon lors d’un bref point de presse.Comment explique-t-il les va- Lawrence nations dans une même région?Cannon En Outaouais, par exemple, le coût des publicités prétendument régionales achetées selon le système «in and out» a été assumé par les cinq candidats, mais deux ont versé près de 45 (XK) $ chacun alors que M.Cannon a payé seulement 6100 $.Pourtant, les publicités diffusées dans la région ont logiquement bénéficié également à chaque candidat.«Je n’ai pas la formule de répartition», a répondu le ministre.Pressé de questions, il a ajouté ceci; «Non, je ne la connais pas.Cette information-là pourra être connue au moment où nous dépqserons la preuve.» la question est importante: Elections Canada soupçonne le Parti conservateur d’avoir créé, lors de la dernière campagne électorale, un système qui lui aurait permis de dépenser plus d’argent que ce que la loi VOIR PAGE A 14: CANNON Arguments pour un programme G fotcc LB*ou* ÉTHIQUE culture religieuse dialogue • - GEORGES LEROUX Éthique, culture religieuse, dialogue 9,95$ • 120 pages F I D E S r * 77831302227818 L K I) E V (I I H .LES SAMEDI 3 ET DIM A N CHE I MAI 2 0 0 8 A 2 I ES ACTUALITES Les athlètes canadiens porteront un uniforme « made in China » ENCi KOON AGENCE FRANCE-PRESSE «i,;V , - KAKINE FORTIN Ottawa — Les athlètes canadiens qui participeront aux Jeux olympiques cet été à Pékin porteront des uniformes faits en grande partie en Chine.Les protestations des syndicats du vêtement et des politiciens n’y changeront rien.la Compagnie de la Baie d’Hudson soutient qu’elle a fait de son mieux mais qu’il était impossible de faire produire au Canada tous les vêtements et accessoires requis par l’équipe olympique, qui compte plusieurs centaines de personnes.la porte-parole de l’entreprise, Hillary Marshall, a souligné que la collection présentée jeudi aux médias était «écologique».Beaucoup de morceaux seront faits de bambou, de coton biologique et de co-cona, un textile technologique dérivé de l’écorce de noix de coco.«Ces textiles ne sont tout simplement pas disponibles au Canada», a-t-elle déclaré, en entrevue à la Presse canadienne.D’après eDe, il aurait en outre été difficile de manufacturer au pays suffisamment de vêtements pour répondre aux besoins des athlètes ainsi qu’aux désirs des supporters, qui pourront se procurer certains éléments chez La Baie.D“ Comité olympique canadien (CGC), qui a commandé les vêtements, se dit 4rès heureux et très satisfait» de la collection, en dépit de la controverse qu’elle a suscitée.Les matériaux sélectionnés assureront le confort des athlètes en dépit du taux d’humidité très élevé à Pékin en été, a fait valoir la responsable des communica- te village olympique où logeront tions, Sylvie Bigras.Le CGC a toutefois insisté pour que les deux morceaux les plus importants de l’uniforme — le manteau de la cérémonie d’ouverture et celui que porteront les médaillés sur le podium — soient faits au Canada.«Ce sont les vêtements les plus évidents.La cérémonie va être me pas plusieurs millions de per- les athlètes durant Jes jeux.sonnes», a souligné Mme Bigras.En plus de fabriquer les uniformes, la Compagnie de la Baie d’Hudson remplit les caisses du CGC, à qui elle a promis de donner plus de 20 millions de dollars en sept ans, grâce à des tournois de golf et à des courses commanditées, entre autres.Les partis d’opposition à Ottawa continuent néanmoins de dire que le Canada a raté une belle occasion de mettre en valeur son industrie du vêtement, mise à mal par la concurrence asiatique et la vigueur du dollar canadien.Le libéral Denis Coderre va jusqu’à dire qu’il s’agit d’une «gaffe», qui démontre le manque de sensibilité des conservateurs envers les travailleurs qui craignent pour leur emploi.Plusieurs usines de vête- ments ont fermé au cours des dernières années au Québec.La plus récente à jeter l’éponge est celle de Golden Brands, à Montréal, où quelque 600 personnes fabriquaient des complets pour les magasins Moores.«S’il y a un événement où le symbolisme est extrêmement important, c'est les Olympiques, a souligné M.Coderre hier.On aurait pu profiter de l’occasion pour envoyer un message pour nos propres produits manufacturiers.Mais on ne l’a pas fait.» Le leader parlementaire du Bloc québécois, Pierre Paquette, voit dans cette affaire une autre manifestation du «laisser-faire» des conservateurs.«U faut se rappeler qu’il y a toujours à peu près 45 000 emplois dans la région de Montréal dans le vêtement.Evidemment, si le gouvernement fédéral est complètement désintéressé de donner un petit coup de pouce à ce secteur-là, il est clair que les jours sont sombres», a-t-il conclu.Une controverse semblable avait éclaté en 2006 à la veille des Jeux de Turin en Italie.La Compagnie de la Baie d’Hudson était déjà le fournisseur de l’équipe olympique à l’époque.Selon Hillary Marshall, les comparaisons sont toutefois boiteuses.Les vêtements des athlètes avaient été fabriqués au Canada.Seuls ceux destinés au grand public avaient été manufacturés en Chine.La Compagnie de la Baie d’Hudson se dit prête à travailler de concert avec des fabricants canadiens en prévision des Jeux d’hiver de Vancouver, en 2010.La Presse canadienne PEU IMPORTE VOTRE DESTINATION, VOUS SEREZ TOUJOURS EN AVANCE iiËSittîfe.Fournisseur Accès Vitesse État vinÉoîBQNj Intermédiaire 600 Kbit/s vidéotron] Haute vitesse 7 Mbit/s HHHH vtoEOTRON | Haute vitesse Extrême 10 Mbit/s HHHHI vidéotron Haute vitesse Extrême Plus 20 Mbit/s flËHHB "vTo é o t r o n 1 Très Grande Vitesse 30 30 Mbit/s VIDEOTRON I Très Grande Vitesse 50 50 Mbit/s EN AVAMCE vcL INTERNET À partir de f\r~ à* CHOISISSEZ LE SERVICE QUI VOUS 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Tbtoeao.Trois Rivières 2020, boul Rene-Gauitiet Varwtnes 585, a*.Samt-Charies.Vaudreuü Doricn 5000 me Weilmqtor, Verdun 379.beui.Btes-hancs Sud Victonavifle Birmanie Ottawa impose un embargo qu’il est incapable de faire respecter ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le gouvernement canadien a interdit en décembre dernier à ses entreprises de transiger avec la Birmanie, un pays dirigé par une dictature militaire qui a violemment réprimé des manifestations pacifiques l’automne dernier.Or cette interdiction est une belle intention qui a de la difficulté à s’appliquer concrètement, puisque Ottawa n’a aucun moyen de savoir quelles entreprises font des affaires dans ce pays.En effet, aucun registre n’existe et le gouvernement avoue son impuissance à colliger l’information.Cette révélation est contenue dans un document obtenu par le NPD en vertu de la Loi d’accès à l’information.Il a été transmis au Devoir par le député Paul Dewar, critique de son parti en matière d'affaires étrangères.Le député à demandé au ministère du Commerce international de lui fournir toutes les informations sur les particuliers et les entreprises canadiennes qui font des affaires en Birmanie, question de voir qui est touché par la loi spéciale du gouvernement Harper.La réponse est pour le moins étonnante.«Les entreprises canadiennes ne sont pas tenues de déclarer leurs activités commerciales au ministère, peut-on lire.Les données dont nous disposons proviennent de diverses organisations non gouvernementales, telles que Global Unions, de banques d’informations publiques, de la base de données sur les importateurs de Statistique Canada et des renseignements communiqués par notre délégation en Thaïlande.Par conséquent, il est également très difficile d’évaluer la valeur des investissements, tant directs qu indirects, réalisés en Birmanie.» Le ministère du Commerce international avoue que les investissements indirects effectués en Birmanie par les institutions ou les entreprises canadiennes (par les actions en Bourse ou grâce aux fonds de retraite) sont encore plus difficiles à déterminer, donc à contrôler.«Les entreprises canadiennes ne sont pas tenues de déclarer leurs activités commerciales au ministère du Commerce international.Ce dernier ne dispose d’aucune information sur des entreprises ou des personnes originaires du Canada ayant réalisé des investissements indirects en Birmanie par l’entremise d’une tierce partie», peut-on lire.Un beau spectacle ?A la lumière de ces informations, le député Paul Dewar estime que le gouvernement a fait un «beau spectacle de relations publiques» en décembre dernier, sans avoir les moyens d’agir.«C’est une loi qui n’a pas de dents, une sorte de tigre de papier», dit-il au Devoir.Le Canada avait déjà imposé une première ronde de sanctions contre le régime birman en 1997, de sorte que très peu d’échanges commerciaux ont eu lieu depuis.Selon Industrie Canada, les importations en provenance de le Birmanie ont été de 7,9 millions de dollars en 2007, alors que les exportations ont atteint à peine 1,2 million.Paul Dewar estime qu’Ottawa, grâce à Industrie Canada, peut au moins avoir une idée des investisse ments directs qui contreviennent à la loi, même si les entreprises sont difficiles à identifier de l’aveu même du gouvernement Par contre, les investissements indirects passent complètement sous le radar, ce qui inquiète le député.«Par exemple, l’entreprise^ canadienne Power Corporation a des intérêts dans la compagnie française Total, qui elle investit en Birmanie.Avec la mondialisation, c’est très facile de contourner une loi si on n’a aucun moyen de savoir qui fait quoi.Ça prendrait un vrai registre des investissements directs et indirects pour les entreprises canadiennes.Si on ne force pas les compagnies à se manifester, elles ne vont pas le faire», dit M.Dewar.Le Devoir bouchon s.v.p.i » * t LE DEVOIR.LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE l NI A 1 2 O O S QUALITES Le réchauffement touchera bientôt l’Antarctique RANDOLPH E.SCHMID Washington — Les changements climatiques devraient provoquer un réchauffement de l'An-tarctique d’ici quelques années, pendant qu'à l'autre bout du monde, la situation de l'Arctique demeurera précaire, préviennent des chercheurs.Si l’intensité de la radiation solaire et la quantité de gaz à effet de serre sont similaires aux deux endroits, explique l’océanographe James Overland, de la National Oceanic and Atmospheric Administration des Etats-Unis, les deux regions reagissent jusqu’à present fort différemment L'été dernier, la glace marine a fondu à un niveau sans précédent dans l’Arctique, une situation que plusieurs attribuent aux changements climatiques.Les chercheurs croient maintenant que les fluctuations naturelles de temperature y sont aussi pour quelque chose, les deux phénomènes se renforçant mutuellement pour créer un Arctique où on retrouve moins de glace que jamais.M.Overland s'attend maintenant à ce qu’on ne re- trouve dans l’Arctique qu’une quantité minime de glace marine en septembre, soit environ 40 % de moins qu'il y a 20 ans.D’autre part, poursuit le scientifique américain, le trou dans la couche d'ozone au-dessus de T Antarctique a contribue à maintenir les températures basses pratiquement partout sur le continent.M;üs au tur et à mesure que ce trou se réparera au cours des prochaines années, les effets des changements climatiques commenceront à être ressentis dans la région.M.Overland, qui reconnaît avoir été jadis sceptique quant à l'impact du réchauffement planétaire, estime que ces conclusions sont «stupéfiantes'.l>e plus, ajoute le climatologue Gareth MarsliaD, du British Antarctic Survey, les changements climatiques ont renforcé les vents qui circulent autour du continent antarctique, emprisonnant de l'air froid à l'intérieur.Mais l'intensité de ces vents diminuera au cours des prochaines années, prévient-il, permettant à de l’air chaud de s'infiltrer.Associated l'rcss 1 PAU1.DARROW RKim- RS Il y avait tellement d’eau dans les rues de Fredericton hier que ces deux hommes ont troqué la voiture pour le canot.« Inondations au Nouveau-Brunswick Harper va constater les dégâts reaux de la ville.Quelque 8(X) édifices étaient toujours Une vingtaine de tornades font sept morts en Arkansas Little Rock — Au moins sept personnes ont été tuées, dont une adolescente de 15 ans, hier dans l’Arkansas, où près d’une vingtaine de tornades se sont abattues, causant de lourds dégâts, ont indiqué les autorités locales.Deux personnes ont été tuées lorsqu’une tornade a frappé leur maison de plein fouet à Conway County, une zone rurale au nord-ouegt de little Rock, la capitale de cet Etat du sud des États-Unis, selon les responsables des secours locaux, Une adolescente de 15 ans a par ailleurs été tuée dans son sommeil par un arbre qui est tombé sur sa chambre à 4h30 du matin à Siloam Springs, dans le nord-ouest de cet État du centre du pays, selon le journal local, Y Arkansas Democrat-Gazette, citant la police.Son frère de dix ans qui dormait dans la même chambre a été légèrement blessé et hospitalisé, a ajouté la source policière citée par le journal.Par ailleurs, la police locale a également confirmé la mort de trois autres personnes de la même famille dans la région voisine de Van Buren County.«Leur maison a été totalement détruite», a déclaré sur CNN Bradley Scott, le shérif local, qui a indiqué que six autres personnes avaient été hospitalisées.Au moins une autre personne a également trouvé la mort dans la ville voisine de Hensley tandis que d’importants dégâts ont été relevés dans la ville de Damascus.Au moins une centaine de maisons ont été détruites à Cleburne County.Il s’agit de la troisième vague de tornades à frapper la région cette année, ont précisé les autorités locales.Le 5 février dernier, une puissante tornade avait tué 13 personnes et fait des dizaines de blessés dans l’Arkansas.En avril, plusieurs tornades ont également frappé le centre de cet État, faisant des dégâts mais pas de victimes.Dix-neuf tornades en tout ont balayé pendant la nuit quatre États du centre et du sud des États-Unis, le Kansas, l’Oldahoma, le Missouri et l'Arkansas, et se dirigeaient vers l’Illinois, au nord, a précisé la chaîne ABC.Les intempéries de jeudi soir et d’hier matin ont arraché des toits et renversé des wagons de train dans la région de Kansas City, dans le Missouri, et des tornades ont également été signalées dans l’Oklahoma et au Texas.Aucun dégât sigpificatif n’était pour l’instant rapporté dans ces deux États alors que sept gros orages étaient en cours dans le Kentucky.«Les rues sont difficiles d’accès et certaines sont coupées.Il y a énormément de dégâts un peu partout», a déclaré Robert King, porte-parole de la police de Gladstone, dans le Missouri, au journal Kansas City Star.Agence France-Presse CHRIS MORRIS ET KEVIN BISSETT Edmunston — Le premier ministre Stephen Harper s’est rendu au Nouveau-Brunswick, hier après-midi, afin de réaliser une tournée des zones mondées et de constater de ses propres yeux l’étendue des dégâts.M.Harper, en compagnie de son homologue provincial, Shawn Graham, a reconnu que la situation était difficile pour les citoyens sinistrés mais a fait valoir que les autorités provinciales avaient bien réagi, en collaboration avec les responsables fédéraux.Stephen Harper a ajouté que la situation semblait «maîtrisée».Interrogé sur une éventuelle aide fédérale, jVl.Harper ne s’est pas compromis, disant simplement que cette question serait discutée dans les semaines à venir.«Les autorités provinciales, en collaboration avec les responsables fédéraux, ont la situation bien en main pour l'instant.Nous allons nous pencher sur les ques- tions d’aide et de compensation aux victimes au cours de la prochaine semaine», a déclaré le premier ministre.M.Harper a rencontré des résidants et des intervenants de la Croix-Rouge au poste de commandement du pont de Burton.«R y a beaucoup de zones inondées.Bon nombre de maisons se retrouvent sous l’eau, a-t-il confié.Mon impression est que, même s'il est toujours frustrant de devoir abandonner son domicile, les gens semblent bien réagir à la situation.» De leur côté, les responsables de la sécurité civile ont indiqué que le niveau du fleuve Saint-Jean baisse graduellement à Fredericton et à Edmundston, deux villes touchées par la crue des eaux ces derniers jours.Le temps sec et ensoleillé prévu ce week-end devrait contribuer à faire diminuer le niveau du fleuve, mais les autorités craignent que la pluie prévue en début de semaine prochaine ne vienne compliquer de nouveau la situation, surtout si certains évacués rentrent chez eux durant le week-end.Plusieurs artères de Fredericton demeurent inondées, forçant la fermeture de commerces et de bu- privés d’électricité hier.les autorités demandent aux résidants évacués, autant à Fredericton qu’à Edmundston, de ne pas retourner dans leur domicile trop rapidement, par mesure de prudence.Le niveau d’eau continue de monter dans le sud de la province et la Gendarmerie royale du Canada surveille étroitement l’autoroute transcanadienne dans le secteur de Jemseg, au sud de Fredericton.Si jamais une partie de cette voie majeure qui relie Fredericton à Moncton devait être fermée, la circulation automobile devrait être «'dirigée sur mie route de contournement Pendant ce temps, des militaires de la base de Gage-town tentaient toujours de trouver une solution pour secourir un troupeau de 140 vaches isolées par l’inondation, dans le secteur de Maugreville, possiblement à l’aide d’une barge.Cependant, les courants très forts rendent toute manœuvre nautique assez risquée.La Presse canadienne MONIQUE PROULX À LA PLACE DES ARTS Le Studio littéraire présente Un spectacle littéraire avec Monique Proulx qui lira des extraits de son tout nouveau roman Champagne.Ambiance musicale de Vladimir Sidorov à l’accordéon Bayan.LUNDI 5 MAI 2008 19 H 30 AU STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Une invitation à s’évader à «la champagne».Réservations : 514-842-2112 • laplacedesarts.com Entrée : 15 $ • Étudiants : IO $ • Taxes comprises Une coproduction Capteurs de mots / Place de Arts La coopération internationale t'intéresse?Formation et stage Programme Coopérant ¦ Volontaire Cégep de Rivière*du-Loup (CFCI) Site Web : http://cfci.cegep-rdl.qc.ca |Bfcc«owd« Agence canadienne de CdiKnUon ^ M RWiàrB-du-Loup ¦ ¦ développement international ^L^UcDcC CJ n BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC en collaboration avec l’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL vous invite à la conférence Mieux manger pour mieux vieillir A l’Auditorium de la Grande Bibliothèque le jeudi 8 mai de 19 h à 21 h Une présentation de Guylaine Ferland, professeure au Département de nutrition de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, avec la participation de Guy Fournier, producteur, animateur et auteur, entre autres, de livres de cuisine, et d’Hélène Laurendeau, nutritionniste et communicatrice.Animatrice Carole Vallières Prochaine conférence dans la série La science du bien vieillir Entrée libre • le jeudi 15 mai : Ardente vieillesse : les atouts des nouveaux aînés 475, Wul De Maisonneuve Est.Montréal BemuQAM 514 B73-1100OU 1 800 363-9028 www.banq.qc.ca UQÀM Bibliothèque et Archives nationales Québec El Cl HCl > A I I.E l> E V 0 I K .L E S A M E I) I ET D I M A X < H E 4 M A 1 2 0 0 8 iS ACTUALITES ê Bachand aide Montréal international et demande à Ottawa d’en faire autant LIA LÉVESQUE Le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, annonce l’octroi de six millions de dollars pour Montréal international et profite de l’occasion pour critiquer le gouvernement fédéral, qui lui a retiré sa contribution.Au cours d’une conférence de presse hier a Montréal, le ministre Bachand a invité le ministre responsable de l’Agence de développement économique pour le Québec, Jean-Pierre Blackburn, à revoir sa décision, annoncée l’automne dernier, de ne plus financer les organisations sans but lucratif pour privilégier plutôt l’aide directe aux entreprises.Cette décision a eu pour effet de priver Montréal international de deux millions de dollars par an sur un budget d’environ huit millions.M.Bachand en a donc appelé au collègue du ministre Blackburn, le sénateur Michael Fortier, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux.En plus, Montréal international est ainsi faite que les trois ordres de gouvernement y siègent, avec l’entreprise privée, dans une cause commune pour recruter des organisations internationales afin qu’elles viennent s’établir à Montréal, par exemple.Le départ du fédéral ampute donc l’organisation d’un de ses partenaires.«Cette décision, c’est d’abord une décision idéologique que M.Blackburn a prise de couper en principe les organisations sans but lucratif.Mais, en faisant ça, il vient donner un coup de faux, de faucille, dans ce qui est un modèle structurant pour l’économie québécoise», a déploré le ministre québécois du Développement économique, de l’Innovation, de l’Exportation et du Tourisme et responsable de la région de Montréal.M.Bachand a néanmoins annoncé l’octroi conjoint par trois ministères de six millions sur trois ans à Montréal international.Il ne comble toutefois pas la somme retirée par le gouvernement fédéral.D'président du conseil d’administration de Montréal international, Pierre Brunet, s’est montré moins cinglant que le ministre Bachand.Il dit garder confiance et «veut conserver le principe d’une table unique avec trois ordres de gouvernement» au sein de Montréal international.Joint par téléphone, le cabinet de Michael Fortier a fait savoir que le ministre n’était pas disponible pour faire des commentaires et qu’il s’agissait plutôt du dossier du ministre Blackburn.Joint à son tour par téléphone, le cabinet du ministre Jean-Pierre Blackburn a fait savoir que le ministre ne pouvait être joint dans son comté parce qu’il donnait des conférences de presse durant une bonne partie de la journée.La Presse canadienne Les militaires n’ont pas le mandat de négocier avec les talibans, dit Peter MacKay MURRAY BREWSTER Kandahar, Afghanistan — Les militaires canadiens qui ont appelé des talibans à s’asseoir et à négocier avec les autorités afghanes sont dans l’erreur, selon le ministre de la Défense, Peter MacKay.Le ministre a soutenu hier que l’appel au dialogue de soldats sur le terrain court-circuite un groupe de travail international qui, avec le gouvernement afghan, tentait de s’entendre sur les moyens de discuter avec des commandants talibans.Le quotidien torontois The Globe and Mail citait jeudi le lieutenant-colonel Gordon Corbould, responsable du groupe de combat de 1000 soldats canadiens en poste à Kandahar, et le sergent Tim Seeley, coor-donnateur de l’équipe de reconstruction, qui confiaient que les canaux de communication étaient ouverts pour les talibans modérés.D’autres responsables à Kandahar, qui ont préféré garder l’anonymat, ont soutenu les propos des deux militaires, qualifiant la stratégie de «créative».Ils ont rapidement été rabroués par le ministre.M.MacKay a soutenu qu’ils ne parlaient certainement pas au nom du gouvernement du Canada.Le ministre a rappelé que le gouvernement conservateur ne négociait pas avec les terroristes.M.MacKay a ajouté que toute forme de réconciliation devait être entreprise par les Afghans eux-mêmes.«Ottawa soutient les efforts de paix du gouvernement afghan à distance et c'est très bien ainsi», a-t-il confié.Cette stratégie de négociation de militaires canadiens avec des talibans avait été accueillie avec espoir par le frère du président afghan Hamid Karzaï, Ahmed Wali Karzaï, qui est aussi le président du conseil provincial de Kandahar.«J’appuie sans réserve la décision du Canada», a déclaré jeudi le frère du président Karzaï «R y a des gens à qui on peut faire entendre raison.» Ahmed Wali Karzaï croit que 90 % des talibans ac- ARCHIVES REUTERS Peter MacKay tifs dans cette province pourraient être prêts à déposer les armes si on leur proposait des conditions acceptables.Le groupe de travail international dopt a fait mention le ministre réunit le Canada, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le gouvernement afghan.M.MacKay a indiqué que le groupe ne s’était pas encore entendu spr une position commune.Les Etats-Unis auraient posé trois conditions à l’ouverture d’un dialogue avec des commandants talibans: contrer le retour d’al-Qaïda, refuser tout partage du pouvoir avec les talibans et maintenir la présence militaire internationale.Le mimstre a ajouté que chaque pays a son approche, refusant d’entrer dans les détails de la position soutenue par le Canada au sein du groupe de travail La Presse canadienne 1 * j : life i ' •>• ;“-¦'Vxf ’ •> ' U.- ’ • r V ' Kt'.v- mm * *’ e j ¦> t iiii A J v ?‘ vv-’ ' ’¦ BHËlil mmsamm iiifi*»® lilËlllil ¦ÉB I WËSÊm ÈtÈaÊÉÈÊÊÉÊKÊii MÊSÊaSm ELECTIONS PART dans les circonscriptions de Bourget et de Pointe-aux-Trembles le 12 mai 2008 Le dimanche 4 mai et le lundi 5 mai entre 9h30 et 20h, c’est le vote par anticipation.Pour connaître l’adresse de votre bureau de vote par anticipation : • Consultez l'avis qui vous a été adressé.• Naviguez sur notre site Web.À partir de votre code postal, vous y trouverez une mine de renseignements.Site Web : www.electionsquebec.qc.ca Courriel : info@electionsquebec.qc.ca • Communiquez avec notre Centre de renseignements en composant sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).Important! Pour voter, vous devez vous identifier en présentant l'un des documents suivants : • la carte d'assurance maladie; • le permis de conduire; • le passeport canadien; • le certificat de statut d'Indien; • la carte des Forces canadiennes.^ Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Parce qu'un vote, ça compte Ghislain Lebel sera candidat du Parti indépendantiste ANTOINE ROBITAILLE Québec — Tout comme l’écrivain Victor-Lévy Beaulieu, l'ancien député bloquiste et ex-candidat à la direction du Parti québécois Ghislain Lebel passe au Parti indépendantiste.Lors des prochaines élections, il portera dans Chambly les couleurs de ce nouveau parti, reconnu par le Directeur général des élections le 18 octobre 2007.Selon lui, «le PQ ne va nulle part».Comme VLB, M.Le-bel un notaire, s’était prononcé en faveur de l’ADQ lors des dernières élections.Il avait même reconnu avoir songé à être candidat pour la formation de Mario DumonL L’ADQ, dit-il, «ne Ta pas vraiment déçu».«Même si, au point de vue identitaire, c’est plutôt timide, ce parti a pu dire des choses qui étaient devenues totalement taboues.» Pour lui, l’ADQ était un moindre mal, mais maintenant qu’un parti vraiment indépendantiste existe, le choix est plus facile.«Le Parti indépendantiste me fait penser au R1N des débuts.» Charge contre le PQ A ses yeux, la vraie déception, c’est le PQ.La chef péquiste Pauline Marois «n ’est intéressée que par le pouvoir».Et son programme est «en porte-àfaux avec les motifs de sa naissance», lesquels étaient la «réalisation du peuple canadien-fran-çais et son corollaire, la survie du français, ici, sur une assise territoriale [le territoire du Québec]».M.Lebel, arrivé au septième rang sur neuf candidats à la course à la direction en 2005 (il avait obtenu 0,44 % des voix), estime que le PQ est «trempé à la charte des droits avec l’idéologie soixante-huitarde et une rectitude politique paralysante» qui découle du «concept de nationalisme civique».En 2002, M.Lebel avait quitté le Bloc après une polémique où il avait dénoncé l’abandon du «nationalisme traditionnel».Quant à la «conversation nationale» et au «débat national», il n’en pense pas beaucoup de bien: «Tout ça, je résume ça en une phrase: “cause toujours, mon lapin.”» M.Lebel soutient que s’il y avait une probabilité, même faible, que le PQ réalise l’indépendance — «une seule chance sur un million, comme disait Pierre Bourgault à la fin de sa vie» —, il continuerait d’y militer, comme il l’a fait depuis sa fondation.Or il y a urgence pour ceux qu’il nomme «les survivants de l’holocauste de 1760», car «les Canadiens français sont engagés dans une course contre la montre.Plus de temps à perdre: la dénatalité, jumelée au vieillissement de la population et à l’arrivée massive d’immigrants», commande «une action énergique au sein du seul parti politique prônant le retour à nos valeurs d’origine, le Parti indépendantiste».Le PI ancien et nouveau Il ne faut pas confondre le Parti indépendantiste actuel iparti-inde-pendantiste.org), dont le chef est Eric Tremblay, avec le Parti indépendantiste créé dans les années 80 par des souverainistes en colère contre le «beau risque» de René Lévesque et qui eut successivement pour chef l’universitaire Denis Monière et le militant Gilles Rhéau-me.Il a présenté 39 candidats en 1985 (pour un résultat de 0,45 % des voix) et 12 en 1989.D s’est dissous en 1990.Le nouveau PI milite pour une élection référendaire.Il présente un candidat dans les trois circonscriptions qui iront aux urnes le 12 mai: Bourget, Pointe-aux-Trembles et Hull.Le Devoir EN BREF Le patron de la GRC essaie le laser Ottawa—Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait déjà été piqué au vif par les critiques suscitées par l’utilisation du pistolet électrique Taser.William Elliott a maintenant une connaissance nettement plus intime des effets de cette arme.La sergen-te Nathalie Deschènes, de la GRC, a expliqué que M.Elliott s’est porté volontaire, à brûle-pourpoint pour être atteint par un tir de pistolet Taser jeudi alors quU était en visite en Alberta Le procureur général de la province, Fred Lindsay, et un de ses assistants se sont aussi prêtés à l'expérience.Le commissaire avait récemment reconnu à un comité de la Chambre des communes n’avoir jamais été atteint par un tir de pistolet Taser.M.Elliott a aussi reconnu, le mois dernier, que la GRC a fait erreur quand elle a censuré des détails importants de son utilisation de cette arme, avant de finalement accepter de publier toutes les données disponibles.- La Presse canadienne * LE DEVOIR.LES SAMEDI ES ACTUALITES Griffintown La SHDM cède deux terrains à Devimco JEANNE CORRIVEAU La Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) a décidé hier de céder deux de ses terrains à Devimco, le promoteur du projet de Griffintown, en prévision du développement de l’ilôt culturel en bordure du bassin PeeL La transaction, qui a reçu l’aval du conseil d’administration de la SHDM hier, n’a pas encore été conclue, car l’acheteur doit procéder à une vérification diligente, a indiqué hier la porte-parole de la SHDM, Stéphanie Gareau, en précisant que les terrains sont contaminés et que l’une des deux parcelles compte un entrepôt ayant une valeur historique.Compte tenu de la vérification qui doit être faite, Mme Gareau n’a pas voulu dévoiler le montant de la transaction qui sera conclue.«Ce n’est pas une vente à rabais que la SHDM fait à Devimco, a-t-elle assuré.On parle d’un montant qui se situe dans les mêmes échelles de prix que si la Ville avait dû exproprier les terrains.» Elle soutient que la SHDM n’avait pas à procéder par appel d’offres puisqu’il s’agit d’un organisme privé.Les deux terrains, dont l’un est vacant, sont situés dans l’îlot culturel où Devimco projette de construire un hôtel et une salle de spectacle.«En les vendant à Devimco, on prend acte de la décision du conseil municipal, qui a approuvé, plus tôt cette semaine, le programme particulier d’urbanisme de Griffintown», a expliqué Mme Gareau.Concurrent en colère Cette vente a fait bondir le promoteur Roland Hakim, propriétaire de deux terrains en bordure du bassin Peel.M.Hakim, qui livre depuis quelques mois une guerre ouverte à Devimco, aurait voulu acquérir les lots appartenant à la SHDM afin de réaliser son propre projet de tours de 60 étages comportant un hôpital privé, une gare intermodale, un hôtel ainsi qu'une salle de spectacle.«Je suis propriétaire des terrains limitrophes à ceux de la SHDM, alors que Devimco ne possède aucun terrain dans l’îlot culturel et qu’il n’a aucune promesse d’achat dans cet îlot.Pourquoi les vendre à lui alors que nous avons un projet que tout le monde connaît?Pourquoi y a-t-il tant de favoritisme à l’égard de Devimco?», s’est demandé le propriétaire, qui estime que la SHDM aurait dû procéder par appel d’offres.M.Hakim figure parmi les propriétaires de terrains qui seront expropriés par la Ville de Montréal au profit de Devimco.Plus tôt cette semaine, les élus montréalais ont approuvé le PPU de Griffintown, mais il ont également donné leur aval à l'acquisition de gré à gré ou l’expropriation de 27 lots qui seront cédés au promoteur Devimco.Les avis d’expropriation seront expédiés à compter de la fin de mai aux propriétaires avec qui le coprésident de Devimco, Serge Goulet, n’arrivera pas à conclure d’entente.Le Devoir /icônes BYZANTINES’' Œu\xes de Rosette Mociornitza 450 656-0188 www.iconesmociomitza.com n,_____________________y Réfugiés d’un jour Durant 24 heures, une cinquantaine de volontaires vivront dans un camp au centre-ville de Montréal ALEXANDRE SHIELDS Plus de 20 millions de réfugiés et de gens déplacés vivotent actuellement quelque part sur la planète, pris entre une existence qu’ils ont dû fuir et une autre qu’il leur reste à bâtir.D’où l'idée du réseau Droits et Démocratie d’organiser l’activité «Sur la piste des réfugiés» afin de sensibiliser le public à leur réalité et, pourquoi pas, de permettre de s’y plonger quelques heures.C’est ainsi que près d’une cinquantaine de personnes ont choisi de vivre — dans la mesure du possible — 24 heures dans la peau d’un réfugié, selon un scénario élaboré par la Croix-Rouge.Hier soir, ces volontaires pour l’infortune devaient rejoindre leurs quartiers, soit une tente meublée de rangées de lits de camp.L’activité ne sera pas de tout repos, a promis Marion Viau, responsable des activités.Les organisateurs ont d’ailleurs prévu certaines situations types conçues pour leur faire ressentir quelques émotions vécues par les personnes hébergées dans un camp, notamment l’impuissance et l’attente.Les volontaires auront aussi droit à un menu adapté à la situation, a souligné Mme Viau, en plus de ne pas savoir ce qui les attend au cours de ces 24 heures.L’idée d’un tel camp a été lancée à l’Université Laval en 2005 avant d’être reprise à l’Université de Sherbrooke l’année suivante.Cette initiative d’expérimentation très concrète est un excellent «outil de sensibilisation», selon Denise Otis, yyr£ UN Refus** JACQUES NADEAU LE DEVOIE Une cinquantaine de personnes ont passé la nuit dernière sous cette tente érigée au centre-ville de Montréal.C’est un des nombreux aspects du quotidien d’un réfugié qu’ils ont accepté de vivre, le temps d’une journée, dans le cadre de l’activité «Sur la piste des réfugiés».représentante du Haut-Conunissa-riat des Nations unies pour les réfugiés.Aujourd’hui, des visitées guidées sont organisées au camp afin que le fonctionnement de ces structures d’aide d’urgence puisse être compris.Outre cette tranche de vie de réfugié, plusieurs activités de sensibilisation figurent au menu de cette fin de semaine, en plein centre-ville de Montréal, sur les terrains de l’Université du Québec à Montréal.Trois conférences sont notamment prévues.Les participants aborderont entre autres le droit international des réfugiés et son application au Canada ainsi que l’intégration des réfugiés à la société québécoise et canadienne.Pour Marion Viau, le sujet doit être abordé parce que la réalité des immigrants réfugiés est bien souvent méconnue des Québécois.Au-delà de la dure expérience des camps, on veut donc s’attarder à celle que vivent ceux qui tentent de refaire leur vie ailleurs, notamment au Canada.«Il ne faut pas oublier que lorsque des réfugiés se retrouvent ici, ils vivent encore dans l’incertitude de savoir s'ils pourront rester, en plus d'un sentiment de perte d’identité», lié selon Mme Viau au fait qu'ils sont en quelque sorte des citoyens «apatrides».Quatre documentaires seront en outre présentés en soiree aujourd’hui à l’UQAM, dont Les Reft g i es de la planète bleue, d’Hélène Choquette et Jean-Philippe Duval, fa's réalisateurs y traitent des mouvements de population provoqués par les changements climatiques.Les organisateurs ont également prévu une installation interactive de témoignages audio livrés par des personnes qui ont vécu ce genre de situation, de même qu’une exposition de photographies prises dans des camps.Selon les données 2(X)7 du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, dix millions de personnes sont des réfugiés, 12,8 millions sont des déplacés internes et six millions sont apatrides.La majorité des personnes «relevant de la compétence» du Haut-Commissariat se retrouvent en Asie (15 millions), en l’Afrique (9,7 millions) et en Amérique latine (3.5 millions).Pour la première fois en cinq ;ms, le nombre de réfugiés sur la planète a augmenté, passant de 8,7 à 9,9 millions en 2007, principalement en raison de l’accroissement de la population réiùgiée irakienne dans les pays voisins.Ils sont plus de deux millions à avoir lui leur pays, en proie à une guerre larvée.L’Afghanistan demeure toutefois le premier pays dont sont originaires les réfugiés, soit 2,1 millions de personnes dispersées dans 70 pays.Le Devoir LA CROISSANCE D’UNE ENTREPRISE PASSE D’ABORD PAR SES EMPLOYÉS INGÉNIEUR PRINCIPAL TÉLÉPHONIE ET MULTIMÉDIA DIRECTEUR, PLANIFICATION DES APPAREILS SANS FIL SUPERVISEUR MODERNISATION CONSTRUCTION GESTIONNAIRE, CONTRÔLE QUALITÉ I ANALYSTE PRINCIPAL, "RÉSEAUX IP ANALYSTE- PROGRAMMEUR SUPERVISEUR MODERNISATION CONSTRUCTION i i TECHNICIEN OPÉRATEUR DE RÉSEAU ANALYSTE- PROGRAMMEUR ANALYSTE RÉSEAUX IP GESTIONNAIRE DE PROJETS L ANALYSTE PRINCIPAL, RÉSEAUX IP DIRECTEUR, PLANIFICATION DES APPAREILS SANS FIL J» INGÉNIEUR PRINCIPAL TÉLÉPHONIE ET MULTIMÉDIA INGÉNIEUR SYSTÈME SUPPORT OPÉRATIONS à GESTIONNAIRE, CONTRÔLE QUALITÉ GESTIONNAIRE, SOUTIEN TECHNIQUE À LA CLIENTÈLE ANALYSTE RÉSEAUX IP 1 V , GESTIONNAIRE, CONTRÔLE QUALITÉ \ V DIRECTEUR, PLANIFICATION s DES APPAREILS SANS FIL -INGÉNIEUR PRINCIPAL TÉLÉPHONIE ET MULTIMÉDIA GESTIONNAIRE, .CONTRÔLE QUALITÉ ANALYSTE-PROGRAMMEUR * ANALYSTE PRINCIPAL, RÉSEAUX IP SUPERVISEUR MODERNISATION "CONSTRUCTION TECHNICIEN OPÉRATEUR DE RÉSEAU I J GRÂCE À NOTRE CROISSANCE ET À NOTRE ÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE, NOUS AVONS UN GRAND BESOIN DE CADRES TALENTUEUX! 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intéressé aux effets que peut avoir un environnement hostile sur la santé des arbres plantés en bordure de rue.Objectif de ses travaux: mieux cibler les interventions menées [vir les arrondissements et optimiser les ressources.Montréal compte 675 000 arbres publics sur son territoire.Bien qu’on connaisse les essences qui composent la population arboricole, on ne dispose pas encore d’outils précis pour mesurer la santé des arbres et les effets du stress sur leur croissance.Depuis 2001, la Division de l’horticulture et de l’arboriculture de la Ville dispose d’un protocole de suivi à long terme de 1500 arbres répartis dans les arrondissements de Ville-Marie, Mercier-Hochelaga-Maison-neuve, Rosemont-Petite-Patrie et Plateau Mont-Royal.La croissance et la santé de ces arbres plantés le long de rues commerciales et résidentielles permettront de mieux évaluer leurs réactions aux agressions dont ils sont victimes.Mais la Ville a un projet plus ambitieux: répertorier tous les arbres montréalais afin d’en dresser un inventaire géoréférencé qui se transposera éventuellement à celui des immeubles de la ville.Pierre Jutras a donc développé de nou- veaux paramètres qui ont jusqu’à maintenant été utilisés par deux ar-rondissements, ceux du Sud-Ouest et de Lachine.En 2007, un avion muni d’un faisceau laser et d’une caméra multis-pectrale a survolé la ville de Lachine jusqu’à Hochelaga-Maisonneuve en passant par le Sud-Ouest et le centre-ville.Les données recueillies de la sorte ont permis de relever la position exacte de tous les arbres, publics et privés, et de déterminer leurs dimensions.On s’est servi de la caméra multispectrale pour déterminer l’essence de chaque arbre.Il Ces données seront précieuses non seulement pour dresser le bilan de santé des arbres montréalais mais également pour faciliter la gestion de toute épidémie de maladies ou d’infestation d’insectes ravageurs.On appréhende particulièrement l’arrivée éventuelle du lon-gicorne asiatique ou de l’agrile du frêne, des insectes qui représentent une sérieuse menace pour les arbres montréalais.Le longicorne, susceptible de s’attaquer à 75 % des arbres de la métropole, a fait son apparition à Toronto en 2003, et on a dû abattre tous les arbres se trouvant dans un rayon de 400 mètres des foyers d’infestation.A plus long tenue, Pierre Jutras souhaite notamment mesurer l’ensoleillement et déterminer les types d’agressions subies par chaque arbre planté en bordure de me.«Le fait de calculer le nombre d’heures d'ensoleillement permettrait de déterminer quelles essences d'arbres sont les mieux adaptées.Et dans certains ar- se preparer à une éventuelle épidémie rondissements, à des endroits précis, on pourrait recommander de ne pas planter d’arbres du tout parce que la lumière est insuffisante», signale-t-il.Toutefois, pour croître, un arbre ne doit pas avoir les pieds à l’étroit Agrandir les fosses de plantation représente un défi de taille à Montréal à cause de l’étroitesse de certains trottoirs.Pierre Jutras s’est donc intéressé à un nouveau mélange de sol élaboré par l’Institut d’horticulture urbaine de l’université Cornell.Composé essentiellement de petites roches auxquelles on ajoute un volume déterminé de terre, ce mélange favorise le développement des racines et le drainage de l’eau tout en supportant les trottoirs.C’est d’ailleurs ce matériau qu’on a utilisé sous les nouveaux trottoirs construits en 2001 le long du boulevard de Maisonneuve, à l’ouest de la me de Bleury.Jusqu’à maintenant, les arbres qui s’y trouvent se portent bien.En collaboration avec les universités de Sherbrooke et McGill, la Ville de Montréal a entrepris de tester le comportement de ce mélange de sol dans le contexte montréalais.On veut vérifier sa réaction au gel et au dégel ainsi que sa performance en matière de drainage, de portance et de fertilité tout en s’assurant qu’il ne concentre pas les sels de déglaçage.Cet été, Pierre Jutras procédera à l’étude des racines des arbres qui ont servi de cobayes en pépinière afin de voir si le produit tient ses promesses.Une histoire à suivre.Le Devoir Trésors ligneux du patrimoine De la France à VAllemagne, la gestion européenne des forêts urbaines est porteuse de belles leçons VN vjN * % a£.- PHOTOS: JACQUES NADEÀl / Y, fC 'JB&GC- - - : STEPHANE BAILLARGEON En France, même les arbres exceptionnels font partie du patrimoine collectif et sont préservés en tant que tels.la?label «Arbre remarquable de France» est attribué depuis l’an 2000 aux propriétaires (privés ou collectifs) des trésors végétaux qui s'engagent à les préserver et à les mettre en valeur.L’association ARBRES (pour «Arbres remarquables: bilan, recherche, études et sauvegarde») souhaite distribuer un total de 200 certificats d’honneur.Les candidats sont sélectionnés pour leur âge, leurs caractéristiques physiques ou leur intérêt historique.Le tilleul de Grande-Sauvaget (dans le Jura) pousse depuis le siècle de Jeanne d’Arc.Le châtaignier de Zonza (en Corse du Sud) fait 14 mètres de circonférence.Le chêne tricéphale du parc des Cordeliers, (Gard) aurait été rapporté des Etats-Unis par un compagnon de La Fayette.Le Val-de-Marne, tout près de Paris, compte trois citations: l’arbre de Judée tout torsadé de L’Hay-les-Roses, le magnifique cèdre du Liban de Vitry-sur-Seine et le très touffu mûrier d’Orly.Ce territoire en Ile-de-France rassemble aussi (et surtout) des dizaines de milliers d’arbres «ordinaires» inventoriés et bichonnés comme de très précieux membres de la collectivité.Politique de l’arbre Le département pionnier a adopté dès 1988 une politique de l’arbre axée sur «la gestion à long terme du patrimoine arboré départemental».Il possède aussi une charte de l’arbre signée par les communes.La gestion de ce patri-mome vert s’active autour de trois missions essentielles: l’entretien, la plantation et les «mesures conservatoires» en cas de travaux d’infrastructures.Le tout repose sur un inventaire exhaustif de la population verte.«Pour bien gérer, il faut anticiper; pour bien anticiper, il faut bien connaître», résume Marc Staszews-ki, chargé d’opération au sein de la direction des espaces verts et du paysage au Conseil général du Val-de-Marne.«Nous avons inventorié tous nos arbres, et même plus: tous nos emplacements.Sur une avenue, par exemple, on inventorie ici un emplacement avec un arbre et, tout à côté, un emplacement sans arbre où on pourrait en planter un.» Le répertoire du Val-de-Marne en totalise environ 30 000 sur 350 kilomètres de voirie.Il y a de tout dans le lot des platanes, évidemment (un tiers environ), des tilleuls (20 %), des érables (13 %) et même de beaux mais vilains ginkgos, dont les femelles produisent des fruits à l’odeur nauséabonde.«La fiche d’identité de chacun décrit l’essence, le mode de gestion (en port libre ou en taille architecture), son état sanitaire, son état mécanique, poursuit M.Stas-zewski.On considère aussi les alignements pour faciliter les gestions, l’abattage ou la plantation.L’in- ventaire permet de programmer les budgets comme les travaux.Cest la base de tout le système.» En nos contrées, le réseau de tils aériens constitue le pire ennemi du monde végétal.Hydro-Qué-bec, Vidéotron et Bell Canada massacrent les paysages en général et les arbres en particulier.En France, où le souci esthétique et pratique force l’enfouissement des fils, le problème se transporte de la ramure aux racines.«Le sous-sol est particulièrement occupé avec l’eau, le gaz, l'électricité, les télécommunications, la fibre optique, etc.En ville, on a donc de plus en plus de difficulté à préserver l’espace pour le système raci-naire.C’est encore pire quand il faut replanter.Nous sommes donc en lutte permanente de ce point de vue.» Taux de réussite La direction des espaces verts du département affiche un taux de réussite de ses plantations qui frise les 100 %.L’absence d’hiver rigoureux (et de machinerie de déneigement) n’explique pas tout.Au fil des ans, la méthode franco-française a été raffinée à l’extrême.Le standard des fosses oscille autour de dix mètres cubes, avec encore plus de place en milieu contraint (en ville, par exemple), où l’arbre ne pourra pas étendre ses racines au-delà de son trou.Ces fosses sont la plupart du temps remplies d’un mélange de cinq volumes de pierre pour deux de terre, compacté par couches de 30 centimètres.Ce système lacunaire assure un sol plus porteur.La logique du développement durable impose des améfiorations constantes.Un système d’arrosa- Cartésien jusqu’au bout de ses doigts verts, le Français aime la symétrie et l’ordre dans ses jardins, ses villes, ses routes arborées ge par suivi tensiométrique permet maintenant d’évaluer finement les besoins des végétaux et d’économiser des dizaines de milliers de litres d’eau par annee.Abattre et replanter Environ 350 arbres sont abattus tous les ans (1,5 % du total) alors que 450 nouveaux arbres les remplacent chaque année.«On abat les arbres qui présentent un danger ou pour renouveler des plantations à l'occasion de travaux de voirie, explique encore Marc Staszewski.Le principe de l’alignement, c'est l’homogénéité.Quand un alignement présente 40 % d'arbres manquants, on abat le tout et on replante.» Cartésien jusqu'au bout de ses doigts verts, le Français aime la symétrie et l’ordre dans ses jardins, ses villes, ses routes arborées.«L’arbre est naturel et culturel», commente alors Thomas Barfoed Randrup, professeur à l’Université de Copenhague, spécialisé en gestion des parcs et des forêts urbaines.Seulement, l’Europe, avec ses 35 Etats, ses 70 langues et sa centaine de cultures, se résume difficilement à une seule perspective.Ije professeur Randrup souligne par exemple une division fondamentale entre le nord et le sud, entre les pays avec ou sans soleil.«Au sud, l’arbre donne de l'ombre; au nord, il prive du soleil.» En Allemagne Le professeur Randrup souligne les «énormes efforts» en foresterie urbaine réalisés par l’Allemagne, un pays de la Mitteleuropa.Copenhague, une capitale d'un demi-mil-lion d’habitants, compte 18 000 arbres uniquement dans ses rues.Hambourg, assez proche et quatre fois plus populeuse, entretient minutieusement 250 000 arbres dans ses rues.«l«es arbres des tnlles allemandes sont magnifiques.Iss Allemands.systématiques, tiennent des inventaires complets, ce qui dénote un souci et.facilite la gestion.» Le professeur Randrup a notamment coédité Urban Forests and Trees (2005) et créé un réseau européen de chercheurs et de professionnels passionnés, comme lui, par «l’arbre urbain».«Nous publions tous dans une langue différente et nous aisms tenté de nous rapprocher.Iss réseaux se multiplient en Europe depuis une décennie.» Les mentalités évoluent A ses yeux, une grande mutation s'affinne dans les mentalités et le rapport aux forêts urbaines.«Les recherches commencent à nous permettre de comprendre qui utilise les espaces verts en ville et pourquoi.conclut le professeur.Les weekends, un parc attire un maximum d’usagers dans un rayon de 300 mètres.Iss recherches montrent aussi que les espaces verts forment de précieux alliés dans la lutte contre le stress ou l’obésité.Un arbre, c'est plus que du bois et des feuilles, c'est un élément d'un milieu de vie.» Il en sera certainement question aux prochaines Rencontres francophones d’arboriculture qu’organise en septembre la Société française d’arboriculture (SFA).«De nombreux gestionnaires québécois» y sont attendus, explique finalement Marc Staszewski, secrétaire de la SFA qui regroupe tous les professionnels de l’arbre en France.Une belle occasion de ramener ici quelques belles leçons de ce pays qui en donne tant et plus en matière de protection du patrimoine, y compris les paysages et les arbres plus ou moins remarquables.Le Devoir TOUT H D 0 5 www.toutpour ledos .corn 514-383-1582 coin St-Laurent et Crémazie Quand le confort prend le dessus! Des spécialistes formés dans nos universités contribuent à la croissance de l’économie du savoir au Québec en s’engageant dans la recherche et le développement de nouveaux produits destinés à améliorer la santé de millions de personnes à travers le monde.Derrière chaque médicament innovateur, chaque vaccin essentiel, il y a la ferme volonté d’améliorer la qualité de la vie.Pour y parvenir, la propriété intellectuelle est au savoir ce que la santé est à la vie: essentielle.Pour protéger la vie, protégeons le savoir.llfautl< savoir ca «3 sanofi aventis IL FAUT LE SAVOIR CREPUQ CONFÉRENCE DES RECTEURS ET DES PRINCIPAUX DES UNIVERSITÉS DU QUÉBEC L'ETE EST ARRIVÉ CHEZ 30NALDO termotT’ - ' ' ^ 2 LE ROYER, VIEUX-MONTRÉAL 514.827.9222.B0NALD0.CA i tV.l ï< '•< ¦;**% ->-3 i A 8 1 K '> K V 1 H , LES SAMEDI À ET D I M A X (HE 4 MAI 2 0 0 8 DOSSIER L’ARBRE EX MILIEU URBAIN § 'I*MI flL, JACQUES NADEAU t£ DEVOIR Certains ne se gênent pas pour utiliser les arbres comme support pour leurs pancartes.LOGEMENT r.tLit 'fiiriiSS MORT SUITE DE LA PAGE 1 trottoirs sont étroits.“I>ors du dernier chargement, les chenillettes Bombardier n’arrivaient plus a tasser la neige teDement elle était compactée et dure.On a passé sur les trottoirs avec des mini-souffleuses.Ce fut un hiver difficile», explique Michel Tanguay, chargé de communication a l’arrondissement du Ha-teau.Bien que les opérateurs d’appareils de déneigement soient sensibilisés a la vulnérabilité des arbres, la marge de manœuvre pour la machinerie est parfois limitée.Exposés au vent à la pollution, aux sels de déglaçage et aux agressions diverses, les 265 (XX) arbres plantés en bordure de rue à Montréal endurent en silence leur triste sort Dans les secteurs résidentiels, certains atteignent une envergure respectable, surtout s’ils sont plantés en parterre, mais au centre-ville et le long des arteres commerciales, leur survie tient souvent du miracle.Chétifs, rabougris, le tronc portant les marques de blessures anciennes ou récentes, ces arbres témoignent de leurs difficiles conditions de vie.In utile de se fier au diamètre de leur tronc pour évaluer leur âge: en milieu hostile, certains arbres cessent de croître apres leur plantation, prévient Kerrejutras, agronome a la Division de l’horticulture et de l’arboriculture de la Ville: “Le lrésés.' 4652, boul.Décarie, Montréal 514-484-8332 www.themrfixit.com D E P U IS I 9 S 3 * LE DEVOIR.LES SAMEDI i ET DIMANCHE T MAI 2008 LE MONDE GRANDE-BRETAGN E La pire défaite du Labour en 40 ans aux élections locales Gordon Brown avoue sa déception DARKEN STAPLES REUTERS «Je pense qu'il s'agit d’un vote de confiance envers les conservateurs», a estimé le chef de file de ces derniers, David Cameron (à droite).t , Infor* * Tnilch LOÏC VENNIN Londres — Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a avoué hier sa «déception» face aux «mauvais» résultats enregistrés par le Labour, son parti, aux élections locales de jeudi en Angleterre et au pays de Galles, les pires depuis une quarantaine d’années.«Il est évident que cela a été une nuit décevante, en fait une mauvaise nuit pour le Labour, a reconnu M.Brown lors d’une conférence de presse.Nous devons en tirer les leçons.Nous allons analyser ce qui s’est passé et aller de l’avant.» Le parti a entendu le message, a-t-il assuré, citant la hausse du coût de la vie pour expliquer la sévère sanction électorale.«La population veut être assurée que le gouvernement va l’aider à surmonter ces temps difficiles», a-t-il dit, promettant des mesures afin d’aider à compenser la «hausse des factures».Selon une estimation de la BBC, le parti travailliste s’est classé seulement en troisième position, avec 24 % des voix, derrière les libéraux-démocrates (25 %) et à vingt points des conservateurs (44 %).Si le résultat de ces élections locales était reproduit lors de législatives, les tories emporteraient une nette majorité parlementaire, allant de 138 à 164 députés, selon les projections.Sur les 4102 sièges en jeu en Angleterre et au pays de Galles, le Labour en a perdu 331, les conservateurs en ont gagné 256 et les libéraux-démocrates 19.Les tories ont conquis la majorité absolue dans 12 conseils supplémentaires, faisant une percée dans des régions et villes détenues par les travaillistes parfois depuis plusieurs décennies.«Un bain de sang pour Brown», titre le quotidien du soir londonien Evening Standard (droite).Les conservateurs apparaissaient aussi en position de l’emporter à la mairie de Londres, où le maire travailliste sortant, Ken Livingstone, était, selon des résultats partiels, en difficulté face au tory Boris Johnson.La BBC ainsi que plusieurs autres médias, citant des sources proches du gouvernement et du Labour, laissaient présager une défaite de leur candidat à Londres, ce qui serait un véritable coup de tonnerre politique.Il s’agit de la meilleure performance des conservateurs lors d’élections locales depuis 1992 et la pire du Labour depuis la fin des années 60, encore plus mauvaise qu’en 2004, quand les travaillistes avaient payé la décision controversée du premier ministre de l’époque, Tony Blair, d’engager le Royaume-Uni dans la guerre en Irak.En 2004, le Labour avait également terminé en troisième position, avec 26 % des voix.Gordon Brown, qui a succédé à Tony Blair en juin dernier sans avoir à passer par les urnes, a ainsi perdu son premier test électoral, tandis qu’approchent les législatives qui doivent être convoquées avant mai 2010.«Ces résultats ne sont pas qu’un vote contre Gordon Brown et son gouvernement.Je pense qu’il s’agit d’un vote de confiance envers les conservateurs», a estimé le chef de file de ces derniers, David Cameron.Plusieurs analystes font le parallèle entre le revers de Brown et la déroute qu’avait subie en 1995 l’ancien premier ministre conservateur John Major lors d’élections locales où il n’avait recueilli que 25 % des suffrages.Deux ans plus tard, il était chassé du pouvoir.Agence France-Presse V:-: A REUTERS À la mairie de Londres, le maire travailliste sortant, Ken Livingstone, était en difficulté, selo , des résultats partiels.Le revers de Brown rappelle la déroute qu’avait subie en 1995 l’ancien premier ministre conservateur John Major Arrestation d’un baron de la drogue colombien JEAN LUC PORTE Bogota — la police colombienne a arrêté hier Miguel Angel Mejia Mimera, chef du cartel de la drogue lx)s Mellizos (les jumeaux).héritier des célèbres cartels de Cali et de Medellin; les autorités ont annoncé qu’il serait extradé vers les Ktats-l luis.Mejia Mimera, alias «El Loco» Oe fou), qui ligure sur la liste des 12 narco trafiquants les plus recherchés par Washington, était devenu ces dernières années l’un des plus importants «narcos» colombjens, envoyant des dizaines de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis et en Europe.Washington offrait cinq millions de dollars de récompense pour si capture.11 a été arrêté par des agents de la police judiciaire (Dijin) à un barrage routier près de la municipalité de Honda, à 140 kilomètres au sud-ouest de Bogota, dans le département de Tolima, a déclaré lors d’une conference de presse- le ministre de la Défense colombien, Juan Manuel Santos.Mejia Mimera, un moustachu de 48 ans, était dissimulé dims un caisson, spécialement conçu pour ses déplacements, aménagé à l’intérieur d’un camion suivi par les véhicules de ses gardes du corps.«Cette cache était pratiquement impossible à détecter et c’est ainsi que Munera est parvenu à plusieurs ri'prises à nous échapper», a précisé le ministre de la Défense.«H est prêt à être extradé [.].C'est le sort que lui réservent les autorités, être extradé», a déclaré M.Santos, Mardi, des agents de la police judiciaire avaient abattu son frère jumeau Victor Manuel, lui aussi recherché par les Etats-Unis, lors d’une fusillade dans le nord-ouest du pays, et avaient saisi des documents apparti» nant au autel.Les deux frères, qui avaient organisé des «anneaux de sécurité» autour de leurs résidences, avaient déjà réussi à échapper sept fois au cours des six derniers mois à des opérations polfeières, indique un enquêteur de la Dijin.De plus, selon la même source, «les Munera avaient des informateurs qui leur anmmçaient à l'avanee.l’arrivée des hélicoptères de la police».Ix-s jumeaux ont commencé leurs activités en travaillant à bord de navirçs de commerce qui se rendaient en Europe et aux États-Unis.IVofitant du vide créé par les démantèlements des célèbres cartels de Cali (sud-ouest) et de Medellin (nord-ouest), ils ont peu à peu réorganisé les principales routes de la drogue et se sont très vite trouvés à la tête d’ime année d’un millier d’hommes.Ils disposaient déjà à la lin des années 1990 de ressources très importantes.Ije 24 août 2(X)1, lors d’une perquisition dans deux de leurs appartements du nord de Bogota, la police avait découvert un magot de 35 millions de dollars caché dans les murs.Afin d’échapper aux poursuites, Miguel Angel Mejia Munera s’était offert, moyennant finances, un groupe paramilitaire, le «Bloc des vainqueurs d'Arauca», pensant ainsi bénéficier des peines réduites accordées par le gouvernement aux chefs de milices d’extrême droite dans le cadre de la loi «Justice et paix» sur les démobilisations.VOIR PAGE A 12: COLOMBIEN (Dy//ommagç jyy bénévolat miébec2008 ,, dévouene/if Une ,«o«r^ U Sam Hamad Ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale Chaque année, près de 2 millions de Québécoises et de Québécois consacrent 300 millions d’heures d'engagement bénévole au sein de leur communauté en vue d'améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens.Cet apport constitue une richesse inestimable permettant de fortifier le Québec tout en favorisant l’établissement d’une société orientée vers l'entraide, le partage et la solidarité.les bénévoles travaillent trop souvent dans l'ombre; ils ne sont pas à la recherche de gratification, mais ils méritent notre entière reconnaissance.La IP édition du prix Hommage bénévolat-Québec a été l'occasion de féliciter et remercier 38 lauréates et lauréats provenant de toutes les régions.Leur engagement a été déterminant pour l’ensemble des personnes qui ont pu bénéficier de leur aide et de leur soutien.Je souhaite que cette reconnaissance puisse donner une impulsion supplémentaire à la motivation qui les anime et également inciter d'autres personnes à s’impliquer.En cette Semaine de l'action bénévole, je tiens également à exprimer ma gratitude à tous les bénévoles et tous les organismes sans but lucratif du Québec pour tout le temps et l'énergie qu'ils déploient jour après jour pour embellir la vie de leurs concitoyens.atégorie Jeune Bénévole - Prix Claude-Masson M™ Cynthia Côté Bas-Saint-Laurent M"* Frédérique Dombrowski Capitale-nationale M.Mike Pelletier Capitale-nationale M.Rémi Vachon Estrie M.Amandip Singh Sangha Montréal M.Benjamin Valiquette Montréal M.Dominic Shink M™ Myrlinero Michel Chaudière-Appalaches Laval M.Tommy Rivest Lanaudière M"* Julie Dagenais Montérégie M™ Josianne Daigle Montérégie m* France-Éliane Nolet Montérégie M.Renaud-B.Paquin Montérégie M.Olivier-Don Truong Montérégie M.Pierre Lemay Centre-du-Québec atégorie Bénévole en action M.daude Pearson 3as-Satnt-Laurent M.Robert Côté Saguenay-Lac M~ Suzanne Monn Perron Capitale-Nationale M.Aidé Demers Maurice M.Jean-Marie Cliche Estne M Pauline Wong Montréal M” Aline Drouin M*’ Rollande Pinette Côte-Nord M"* Carmen Lanoix Abitibt-Témiscammgue Prud'homme Saint- lean »vSa hjbb a ^Gilles Fournier -TV?M.Pierre A.Grothé Laval M.André Shatskoff M” Jacqueline McDonald lurer tf m s M"" Paulette Duchesne Nord-du-Québec M.Germain Deslauriers Gaspésie-îles-de- la-Madeleine M"* Josette Dostie Chaudière-Appalaches M” Monique Poisson Montérégie (atégorie Organisme en action Fondation Georgette-Lavallée Capitale-Nationale & St John AmbuUiv p 'iainl-fean iAV*#G U¥M » A U v 11» O « » VI* t Ambulance Saint-Jean Montréal O CECI Centre d'étude et de coopération internationale Montréal &RIS G.R.I.S.Montréal Montréal Le Trait d’Union Montérégien Montérégie Emploi ri Solidarity toclala Québec SS f A 10 L £ DEVOIR, LES A M E D I 3 ET DIMANCHE I M AI 2008 LE MONDE 1 A V «fcî 4SM'•«.• REUTERS Cheng Man-kit a allumé hier la flamme à Thippodrome de Shatin, à Hong Kong, où seront disputées les épreuves équestres.La flamme olympique commence son périple en sol chinois à Hong Kong Hong Kong — Les premiers porteurs de la flamme olympique se sont lancés hier par un crachin persistant dans le relais de Hong Kong alors que les partisans du relais invectivaient et insultaient les manifestants prodémocratie, contraints de trouver refuge auprès de la police très présente.Un groupe de nationalistes chinois en colère s’en sont verbalement pris à un petit groupe de manifestants prodémocratie en leur hurlant: «Vous vous croyez à Paris?» En référence à l'étape française de la flamme émaillée d’incidents.Une autre manifestante portant un drapeau tibétain était embarquée dans un fourgon de la police après avoir été physiquement menacée par une trentaine de partisans de la flamme qui se frottaient à la dizaine de policiers qui la protégeaient 1-e relais de la flamme doit durer quelque huit heures au milieu des gratte-ciel et représente un grand défi pour les autorités et la police de Hong Kong, qui a mobilisé plus de 3000 hommes.Après le Vietnam, dernière étape de la partie internationale de son relais autour du globe, où des milliers de personnes l’ont acclamée mardi à Ho Chi Minh-ville, la plus grande ville du pays, la flamme olympique était arrivée mercredi dans ce premier territoire chinois.Avant l’arrivée de la flamme dans l’ancienne colonie britannique après avoir traversé vingt pays, les autorités de Hong Kong avaient expulsé des manifestants protibétains qui projetaient de manifester contre les violations des droits de l’homme par le régime chinois.Jeudi, Hong Kong a autorisé la présence en territoire chinois de l’actrice Mia Farrow, qui entend protester contre les liens étroits entre la Chine et le Soudan.Quelques jours plus tôt cependant, des militants pro-Tibet qui prévoyaient de manifester contre le passage de la torche hier avaient été expulsés.Ce double jeu fait partie du délicat exercice d’équilibrisme de Hong Kong: plaire à la direction politique à Pékin tout en essayant d’être une société libre et une capitale financière globalisée.Associated Press Vente d’entrepôt SI bhcrmaq Opéré par 6916279 Cana t r M— p #Hi I r’nni Les Américains sont las de la couverture médiatique des primaires CHARLOTTE RAAB TXTashington — C’en est trop, VV les médias américains consacrent a la campagne présidentielle plus de temps et d’espace qu’il n’en faut, estiment les Américains, tandis que les critiques se multiplient sur une couverture concentrée sur des questions de personnalité plus que sur le fond.«Il y a une trop large couverture de la campagne», assène le centre d’études Pew Research dans une étude hebdomadaire sortie jeudi, soulignant que c’est l'opinion de 51 % des Américains, et même de 47 % des démocrates, pourtant toujours dans l’attente d’un candidat désigné de leur parti.Dans la semaine de la primaire démocrate de Pennsylvanie (22 avril), près de la moitié (44 %) des actualités étaient consacrées à la campagne.Pourtant, seulement le quart de l’opinion publique (25 %) trouvait que c’était l’information la plus importante.Par comparaison, plus de gens (27 %) s’intéressaient au prix de l’essence, qui n’a inspiré que 2 % de la couverture médiatique.Une certaine lassitude explique sans doute au moins partiellement ces chiffres: le démocrate Barack Obama plaisante souvent sur le fait que, depuis qu’il a annoncé sa candidature en février 2007, des bébés ont eu le temps de naître et d’ap- prendre a marcher.Et les Américains vont encore attendre six mois avant de connaitre l’identité de leur prochain président Mais journaux et télévisions sont aussi de plus en plus critiqués pour la qualité de leur couverture, trop superficielle, trop centrée sur la personnalité des candidats et pas assez sur leurs propositions.Critiques sur le débat Le dernier débat télévisé entre M.Obama et sa rivale démocrate Hillary Clinton, le 16 avril, a d’ailleurs donné lieu à un déferlement de critiques contre les journalistes de la chaîne de télévision ABC, Barack Obama se plaignant devant ses partisans qu’U ait fallu 45 minutes pour évacuer les polémiques personnelles et aborder les questions de fond.Toutefois, cette critique n’est pas totalement fondée, estime Mike Traugott, professeur de sciences politiques et de communication à l’Université du Michigan, pour qui «il serait difficile de se concentrer sur les propositions quand il s’agit d’une campagne entre deux démocrates que bien peu sépare en matière de programme».Et les journalistes en sont souvent réduits à gloser sur les sondages réalisés à la sortie des urnes lors des primaires successives, décortiquant les performances des candidats auprès des femmes, des jeunes, des diplômés, «parce que les sondages ne contiennent pas beaucoup de questions de fond».Enfin, les équipes de campagne se plaignent du fait que les médias exploitent au-delà du raisonnable des polémiques superficielles, qu’il s’agisse des relations de Barack Obama avec son ancien pasteur, de ses réflexions sur ['«amertume» supposée des électeurs de la Pennsylvanie profonde ou des exagérations de Mme Clinton sur les conditions d’un atterrissage en Bosnie.Mais, comme le souligne Mark Jurkowitz, un responsable du Projet pour l’excellence en journalisme, faute de critère objectif pour juger quand les médias en font trop, «il serait difficile d’arguer que ces sujets n’ont pas eu d’impact ou qu’ils ne méritaient pas d’être couverts».Les mesures des sondages sont en effet éloquentes: depuis la polémique sur son atterrissage en Bosnie, la «sincérité» de Mme Clinton est mise en doute par les électeurs, selon un sondage du Pew: seulement 57 % la trouvent honnête (contre 65 % en mars) et 35 % (+6) trouvent qu’elle sonne faux.Barack Obama, lui, est jugé moins en phase avec l’électorat (73 %, -9), moins inspirant (77 %, -5) et plus arrogant (17%,+4).Agence France-Presse Le duel démocrate fait un crochet par le Pacifique Hagatna — Ils ne peuvent pas élire le président américain, mais les milliers d’habitants de la petite île de Guam auront leur mot à dire ce week-end dans le choix du candidat démocrate à l’élection présidentielle.Ce territoire américain situé dans l’océan Pacifique organise aujourd’hui une primaire dont les résultats devraient être connus vers 16h GMT En jeu: huit délégués qui disposeront chacun d’une demi-voix lors de la convention nationale du Parti démocrate fin août à Denver.Guam enverra par ailleurs cinq «super-délégués» à la convention.Le résultat de la primaire de Guam n’aura pas une importance capitale étant donné l’écart en nombre de délégués entre Barack Obama et Hillary Clinton (1733 contre 1598).Mais la bataille achar- née que se livrent les deux candidats captive lHe.«C’est une rare occasion pour les citoyens de Guam de participer aux primaires présidentielles d’une manière qui peut avoir une réel impact, estime Ron McNinch, professeur d’administration publique à l’Université de Guam.D’habitude, les principaux choix ont déjà été faits avant la consultation de Guam.» D’une surfece de 550 km2, file de Guam est passée sous contrôle américain à la fin de la guerre hispano-américaine en 1898.C’est le seul territoire américain avec une population significative à avoir été occupé par une puissance étrangère, en l’occurrence le Japon lors de la Seconde Guerre mondiale.Lie est repassée sous contrôle américain en 1944.Les Américains y ont alors construit une base aérienne qui a été très utilisée lors des guerres de Corée et du Vietnam.Environ 4000 personnes devraient participer à la primaire d’aujourd’hui, une hausse importante par rapport à la précédente consultation, où 1500 électeurs s’étaient déplacés.Les habitants de Guam élisent une chambre monocamérale comptant 15 sièges, mais ils ne peuvent pas participer à l’élection présidentielle américaine.«L est déjà ironique que les habitants de Guam ne puissent pas élire le président, mais il est encore plus ironique que Guam ne soit pas représentée au Sénat, souligne McNinch.Pour la première fois depuis l’élection du président Kennedy en 1960, le président qui sera élu en 2008 viendra directement du Sénat américain.» Reuters Plus de vols directs vers l’Europe.Vols directs i Aller-retour à partir de.195’ 345s 445* LONDRES BRUXELLES, MADRID, NANTES.PARIS ROME air transat Maintenant disponible ! 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Ouvert pour la première fois au public Heures d’ouverture Jeudis et vendredis : 10 h à 21 h Samedis, dimanches et Fête de Dollard : 9 h à 17 h Du 1er mai au 15 juin 795,90* Ai LaSalle (Ch Jusqu’à 795, 90e Avenue à LaSalle La gamme comprendra des ensembles de salle à manger, chambre à coucher, chambre de bébé, sofas, causeuses, fauteuils de détente, ensembles de cinéma-maison, berçantes, unités murales, matelas haut de gamme, douillettes, carpettes, vaisselle et coutellerie.www.soldeshermag.com Financement disponible Livraison disponible partout au Québec S3 VISA (S L'Université de Montréal félicite Robert.S.Schwartzwald, qui recevra, le 31 mai prochain, le Prix international du Gouverneur général en études canadiennes.Directeur et professeur au Département d'études anglaises, M.Schwartzwald a contribué de façon exceptionnelle à l'avancement des connaissances sur le Québec et le Canada en matière de culture et de littérature francophones.Cette prestigieuse distinction fait honneur à tous les membres de notre communauté Université umontreai.ca de Montréal \ LE DEVOIR.LES SAMEDI ET DI NI A X l H E I M A I 2 O O 8 A I I LE MONDE La Maison-Blanche demande 70 milliards pour l’Irak et l’Afghanistan Washington — Le président George W.Bush a adressé aux parlementaires une demande de financement des guerres en Irak et en Afghanistan, d’un montant prévisionnel de 70 milliards de dollars en 2009, ont déclaré hier des responsables du Congrès.Cette somme pour l’année budgétaire 2009, débutant le 1" octobre 2008, porterait à 875 milliards de dollars les sommes engagées depuis 2001 pour la lutte contre le terrorisme ainsi que pour les conflits en Irak et en Afghanistan, ajoutent ces responsables.La majeure partie des 70 milliards de dollars, soit 45 milliards, est destinée à financer les opérations de combat, tandis que deux milliards de dollars couvriraient la hausse des prix du carburant L’enveloppe demandée par le président américain inclut une aide de 770 millions de dollars pour tenter d’atténuer la crise alimentaire mondiale.M.Bush a également demandé 1,7 milliard de dollars pour des infrastructures, programmes sociaux et initiatives de développement économique en Irak et en Afghanistan.En vertu de sa demande, l’armée afghane recevrait 3,7 milliards de dollars pour ses efforts de contre-insurrection et l’armée irakienne, deux milliards de dollars dans le même but Le Pakistan, un allié clé de Washington dans la lutte contre le terrorisme, recevrait une aide de 193 millions de dollars.Associated Press John McCain prend ses distances de George Bush STEVE HOLLAND Washington — Lentement mais sûrement, le candidat du Parti républicain à lélection prt-sidentielle américaine.John McCain, prend ses distances d’avec l'impopulaire president George W.Bush.Cette semaine, il a pris pour cible la banderole -Mission accomplie» sous laquelle Bush avait annoncé le 1 mai 2003, sur le ponton d’envol du porte-avions USS Abraham Lincoln, la fin des principales opérations, de combat en Irak.«A lepoque, j'avais pensé que ce n’était pas bien», a déclaré McCain, jeudi, à Cleveland, avant de critiquer les différentes déclarations du vice-president Dick Cheney au fil des années sur l’insurrection irakienne vivant «ses dernières heures».La semaine dernière, McCain en avait surpris certains à la Maison-Blanche en qualifiant de «honteuse» la gestion par le président Bush des ravages provoqués par le passage de l’ouragan Katrina à La Nouvelle Orléans en 2005.«Plus jamais ça», a promis McCain.Cette stratégie est un passage obligé pour le sénateur de l’Arizona, qui doit relever le défi difficile de remporter un troisième mandat pour son parti à la Maison-Blanche, ce qui n'est arrivé qu’une fois au cours des cinquante dernières années.Selon les analystes politiques, McCain doit mettre de la distance entre lui et Bush, qui recueille seulement 27 % d’opinions favorables dans un sondage pour le Wall Street Journal et NBC News.Cette enquête d'opinion révélé egalement que 43 % des Américains ont de «fortes inquiétudes» sur la proximité entre les idees de Bush et de McCain.«Lorsque vous succédez à un president dont le taux d'opinions favo-nMes est inferieur au pourcentage de voix dont vous avez besoin pour être élu président, un calcul simple montre que John McCain a besoin des voix d'un grand nombre de personnes qui desapprouvent actuellement la présidence de George W.Bush», analyse le sondeur républicain \Miit Ayres.Pour dire les choses autrement «John McCain compte les plus et les moins, comme le,font tous les candidats, et il ne voit pas de "plus’’ dans un rapprochement avec le président de son parti», résume le spécialiste des élections présidentielles Stephen Hess.Climat Outre la gestion de Katrina et la façon dont la guerre en Irak a été menée au départ McCain a égale ment marqué sa différence avec Bush sur la question du réchauffe ment climatique, apportant son soutien aux mesures auxquelles l’actuel locataire de la Maison-Blanche est opposé.McCain est par ailleurs farouche ment opposé aux techniques d'interrogatoire des suspects de terre risme qui s’apparenteraient à de la torture et il dénonce constamment les dépenses «hors de contrôle» du gouvernement Par contre, McCain partage la PHOI'OS KMTKRS Le sénateur de l’Arizona (à droite) doit mettre de la distance entre lui et Bush, qui recueille seulement 27 % d'opinions favorables dans un sondage pour le Wall Street Journal et NBC News.même position que le président Bush sur plusieurs sujets importants.Il souhaite notamment étendre et élargir les baisses d’impôt décidées par Bush lors de son premier mandat II approuve égalé ment fa stratégie actuellement me née en Irak, en dépit des pertes américaines.Il déclare souvent dans les mee tings que le président Bush a le grand mérite d’avoir évité à l’Amérique un autre 11-Septembre et il ne dit que du bien des deux conservateurs nommés par Bush à 1a Cour suprême: John Roberts et Samuel Alito.Les démocrates n'ont de cesse de souligner la proximité entre les deux hommes, en publiant quotidiennement des communiqués sur le danger d’un troisième mandat Bush avec McCain.Image de franc-tireur «Cinq ans aprà que George Bush a declare “Mission accomplie" et que John McCain a dit au peuple américain que la tin est bien en vue" en Irak, nous avons perdu des milliers de vies, dépensé la moitié d'un trillion de dollars et nous ne sommes pas plus en sécurité.Il est temps de tourner la page des fausses promesses de Washington et des erreurs de jugement en politique étrangère», a déclaré le candidat à l’investiture démocrate Barack Obama Pour Andy Smith, professeur de sciences politiques à l’Univer-sité du New Hampshire, ce problem me risque de coller à la peau de McCain, surtout si l’envoi de renforts en Irak, qu'il soutient, se revoie être mi échec.Si cela se produit, «peu im(H>rte lu distance qu’il aura tente de mettre, il y sera irrémédiablement ramené».Mais McCain, que Bush avait battu lors des primaires républicaines en 2(XX), bénéficie dime image de franc-tireur et il cherche à séduire l'électorat indépendant, qui sera crucial pour Tissue du vote le 4 novembre.PourTod Harris, ancien portepa-role de McCain, il sera difficile pour les démocrates de changer cette image.«H y a un vieil adage en marketing qui dit qu 'il est toujours plus Jii-eile de créer une opinion publique que de la changer, et l’image de John McCain dans l'opinion publique estJaite depuis longtemps», explique-t-il.Reuters FONDATION DtS MALADIES DU COEUR Merci.Kathleen Moir Morris.L'attente, 61 x 76.2 cm 175 000 $ - 275 000 $ ŒUVRES CANADIENNES IMPORTANTES VENTE AUX ENCHÈRES EXPOSITIONS DE pré-vente 380 rue King est,Toronto ^ MONTRÉAL Lundi, le 26 mai 2008 à I0h30 Ritchies’1980 rue she''bro°ke ou6st-'suite J0C Vendredi le 9 mai I2hàl8h o « Samedi le 10 mai llhà I8h Pour plus d informations, veuillez contacter Viola McGowan au 514.934.1864.À TORONTO vmcgowan@ritchies.com Ritchies.380 rue King est „, -r-.Vendredi le 23 mai 12h à 19h Marie Jo Paquet au U 6.926.1774, S;lmedi |e 24 m;li |2hà|7h marieio.paquet@sothebys.com Dimanche le 25 mai I2h5l7h GEIGER \ ALABIN GIROUX HÔfÜjREINE^ÉUZABETH / A 900.RenerLsyesque Ouest Montréal 1(514) 861-8138 HTECEDflIT Le samedi 10 mai 2008 de 9 heures à 17 heures 4499, rue De l'Esplanade Montréal Inscription sur place: 25$ Pour informations: (514)488.7214 t-a-m-b-o-u-r@hotmail.com Tambour © Musée d'Art Moderne (Troyes) Donation Pierre et Den se Lévy Photo Daniel Le Nevé Table ronde Une place.ou pas! À l’occasion de son premier événement, T.A.M B O.U.R.souhaite faire entendre notre « malaise dans cette civilisation » en vous invitant à réfléchir avec nous sur la dimension symbolique de la place, ainsi que sur celle de son envers anthropologique, le «pas de place».M.LÉVESQUE.I TASSÉ, J-É VERDIER Andrée Ruffo Être humain dans l'humanité Christian Thiboutot Savoir, vie et culture : quelques réflexions d'un jeune professeur Louise Tassé Qui va à la chasse perd sa place .Ginette Pelland Félix Leclerc, revendicateur émérite pour la manifestation de l'esprit au Québec Mario Côté Là où il y a un lieu où je puisse me reconnaître : ô solitude Monique Lévesque Une place.pulsation de l'inscription La menace des marées toxiques Eaux troubles .• • • cœur des sciences UQÀM Conférence d’André Rochon André Rochon est professeur à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER).Depuis 30 ans, le nombre de marées toxiques causées par des espèces invasives augmente sans cesse.Coup d'œil sur ce fléau qui occasionne non seulement des pertes économiques considérables, mais également plusieurs décès.Mardi 6 mai 2008, 19h Adultes: 6$, étudiants et aînés: 2$ RÉSERVATION et INFORMATION : www.coeurdessciences.uqam.ca 514 987-0357 LKDKVOIR » t « t % t \ t % t t % i t A POPULATION BOUG A CART ÉLECTORAL! HANG RAPPEL » » „.- ' » V - ' ‘ „ «¦ •* • „ » * » *.«•>*’ » LA PAROLE EST À VOUS Auditions publiques sur la proposition de délimitation d’une nouvelle carte électorale La Commission de la représentation électorale vous invite à exprimer votre opinion sur les changements qu’elle propose à la carte électorale afin que celle-ci reflète mieux les réalités démographiques et territoriales du Québec actuel.Ainsi, la Commission tiendra des auditions publiques pour entendre les citoyens et les organismes sur la proposition rendue publique le 12 mars dernier.Inscrivez-vous et faites valoir votre point de vue.Il y aura des auditions publiques les 6 et 7 mai 2008 de 14 h à 17 h et de iqh à 22h.(Notez que les séances seront écourtées s’il n'y a plus de participants.) 6 mai: Musée ferroviaire de St-Constant 110, rue Saint-Pierre Saint-Constant Salle Constant 2 Pour vout inscrire ou pour consulter le proposition dels Commission de Is representation électorale : • consultez notre site Web à l'adresse erww.lacartechsnis qt.es composez le 1888 ÉLECTION (1888 353-2846) Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais : 1800 537 0644.7 mai: Centre Marcel-Dulude 530, bout.Clairevue Ouest St-Bruno-de-Montarville Salle 1 $ 4 Commission de la representation électorale du Québec A 12 LE DEVOIR, LE A M E l> I ET DI M A \ C H E M A O O 8 i MOXDE La défaite de Mugabe est confirmée par la Commission électorale Harare — Le chef d’Etat zim-babwéen, Robert Mugabe, a subi une défaite historique hier, les résultats officiels du scrutin présidentiel du 29 mars le plaçant derrière son rival Morgan Tsvangirai, mais il a déjà fait savoir qu’il se plierait a un second tour.Mugabe, 84 ans, qui dirige l'ex-Rhodésie du Sud britannique depuis 1980, avait déjà assisté au revers sans précédent de son parti, qui a perdu la semaine dernière la majorité qu’il détenait depuis 28 ans a la Chambre des députés.Hier, après plus d’un mois d’attente, la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) a annoncé que Morgan Tsvangirai, le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), avait remporté 47,9 % des suffrages le 29 mars contre 43,2 % pour Mugabe.IViisque aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue des bulletins exprimés, la ZEC a convoqué un second tour à une date qui reste à déterminer.le président Mugabe a immédiatement «accepté sa défaite et participera à un second tour», a indiqué son parti, l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF).Mais le MDC, qui revendique depuis plusieurs semaines la victoire de son leader dès le premier tour, a jugé l’annonce des résultats «scandaleuse».«Im Commission électorale s'est emballée», a regretté Nelson Chamisa, le porte-parole du MDC.«Morgan Tsvangirai est le président de la république du Zimbabwe dans ta mesure où il a remporté le plus graml nombre de voix», a surenchéri Tendai Biti, numéro deux du MDC depuis Johannesburg.«Nous pensons qu’il ne peut y avoir de deuxième tour», a-t-il ajouté, concédant cependant qu'aucune décision définitive n’avait été arrêtée sur la participation du MDC à ce scrutin.Selon la Constitution zim- babwéenne, si un candidat se retire entre les deux tours, l’autre est auto-matiquement déclaré vainqueur.Tsvangirai avait reconnu a la mi-avril qu’il pourrait se résigner à un second tour si «un nouveau contexte électoral» était garanti avec-la participation d'observateurs internationaux.L’ex-ministre des Finances Simba Makoni, arrivé en troisième position avec 83 % des suffrages, a lancé un appel au dialogue.«Pour que le pays puisse avancer, il faut que les leaders Politiques travaillent ensemble.Is.pays ne peut pas se permettre, une nouvelle élection.[.] Ce serait beaucoup trop cher», a-t-il déclaré.Doutes À l’étranger, Londres et Washington ont mis en doute la crédibilité des résultats, appelant à «une interruption immédiate de la violence».La Commission européenne a souhaité la présence d’observateurs internationaux pour garantir un second tour «juste et libre».L’opposition accuse le régime de vouloir se servir d’un second tour pour lui voler la victoire en intimidant les électeurs et avance un bilan d’au moins 20 morts dans ses rangs et des centaines de blessés.Hier, l’agence des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a indiqué apporter une aide d’urgence à plus de 1500 personnes déplacées par les violences.la mission des observateurs de l’Afrique australe a dénoncé une hausse des «violences, tortures et pillages» depuis les élections, imputant la responsabilité de ce «climat d'intolérance» au pouvoir comme à l’opposition.Le gouvernement sud-africain a fait savoir qu’il allait envoyer une mission d’enquête chez son voisin pour se renseigner sur ces violences.Agence France-Presse Nouveau rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation Olivier de Schutter prédit la fin de la «nourriture à bas prix» La communauté internationale a été prise de court par les émeutes de la faim de façon "inexcusable», estime Olivier de Schutter dans un entretien au Monde.Ce professeur de droit belge, secrétaire général depuis 2004 de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, a été nommé, le 26 mars, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation par le Conseil des droits de l’homme, basé a Geneve.Quelle sera votre première initiative pour faire face à la crise alimentaire?Je vais recourir a «l'option nucléaire», en demandant une session spéciale du Conseil des droits de l’homme.Symboliquement, il s’agit de mettre les droits économiques et sociaux à égalité avec les droits civils et politiques, invoqués pour saisir le Conseil sur la situation au Darfour, en Birmanie ou dans les territoires palestiniens.Le Conseil ne peut rester silencieux.J’espère qu’à trouvera pour ce dossier l’unité qui fait défaut ailleurs.la communauté internationale a-t-elle été prise de court par les émeutes de la faim?Oui, et c’est inexcusable.Beaucoup criaient dans le désert depuis des années pour qu’on soutienne l’agriculture dans les pays en développement Rien n’a été fait contre la spéculation sur les matières premières, prévisible, depuis qu’avec la chute de la Bourse les investisseurs se repliaient sur ces marchés.On paye 20 années d’erreurs.Avec l’augmentation de la demande alimentaire, l’offre ne suit plus.L’agriculture industrielle, fondée sur des intrants coûteux, montre ses limites.Faut-il blâmer les institutions financières internationales?Oui.Pendant 20 ans, elles ont gravement sousestimé la nécessité d’investir dans l’agriculture — la Banque mondiale l'a reconnu fin 2007.Et les plans d’ajustement structurel du Fonds monétaire international ont poussé les pays les plus endettés, notamment dans l’Afrique subsaharienne, à développer des cultures d’exportation et à importer la nourriture qu’ils consommaient Cette libéralisation les a rendus vulnérables a la volatilité des prix.L’ampleur de la crise vous a surpris?Le plus étonnant est la rapidité de son explosion.Il a manqué une réaction coordonnée des Etats.Lorsque l'Indonésie ou l’Inde imposent des restrictions à l’exportation, cela fait monter les prix sur les marchés internationaux, et il est plus difficile pour les Philippines d’acheter le riz dont elles ont besoin.Ces réactions désordonnées se contredisent Le danger serait de mettre des pansements, en distribuant de l’aide alimentaire, sans travailler aux causes profondes derrière les réactions de panique des Etats.Le pire est-il passé?La crise va durer jusqu'aux récoltes du début de l’automne, qui, si elles sont bonnes, vont diminuer la tension sur les marchés.Le thermomètre va baisser, mais la maladie reste.C’est un rappel à l’ordre.L’ère de la nourriture bon marché est derrière nous.Les acteurs internationaux sont mobilisés et je pense qu’on parviendra à éviter la famine.Mais la malnutrition, qui a un impact considérable sur le développement des enfants, est à redouter.Les pauvres en milieu urbain et les populations des pays importateurs de nourriture seront les plus touchés.Pensez-vous que le développement des agrocarburants, accusés de faire monter les prix, doive taire l’objet d’un moratoire?Au sens juridique, non.Je suis d’accord avec sa dénonciation, avec des precisions.Il faut reconnaitre le droit des pays a se développer.Le poids des bioethanols au Brésil est tel que je n’imagine pas de retour ! en arriéré.Certains agrocarburants ; de la première génération sont | peut-être prometteurs: des plantes comme le jatropha, ou certaines variétés de sorgho, poussent sur des | terres peu fertiles.Mais les objec- | tifs ambitieux en matière de production de bipcarburants que se | sont fixés les Etats-Unis et l’Union i européenne sont irresponsables.I La production de colza, l’huile de palme, qui détruit les forêts en Indonésie, l’utilisation d’un quart de la récolte de maïs aux Etats-Unis, c’est un scandale, qui sert unique-ment les intérêts d’un petit lobby, avec l’argent du contribuable.J’appelle au gel de tout investissement dans ce secteur.[.] Les pays riches doivent-ils mettre fin aux subventions agricoles?Je suis pour une suppression graduelle.L’OCDE paye chaque année à ses agriculteurs 350 milliards de dollars, contre un milliard en aide à l’agriculture pour les pays en développement C’est une honte.Mais si on supprime les subventions immédiatement, les pays en développement qui importent ces produits, devront les payer plus cher.Avant les Etats-Unis et l’UE déversaient l’aide alimentaire quand il y avait des surplus.Les prix baissaient alors, mettant en difficulté les producteurs locaux.Il faut au contraire les encouragù«er à produire , acheter leurs produits sur les marchés locaux et les donner aux plus pauvres.Au heu des cargos de blé qui traversent l’Atlantique, il faut une aide financière.Propos recueillis par Philippe Bolopion Le Monde Un grand débat opposant la science et la religion.Une Invitation i fonder une cité Idéale! Programme et inscription.UNE CÎTi POUR LHOMME ; SCIENCE ET REL cite.clafleche.qc.ca Ask-rïM-c-i' ! DE TROIS-RIVIÈRES 1687, twul.du Camol.DvH-HMtna (QuéDscl 687 368 Téléphon» : 819 375-7346 / Télécopieur : 819 375-7347 Situ Intsmei : «mw.danKM.qc.ca / Courriel : coDggeedalledis.qc ca coutnt _ LÀrLcOE TROiS-RtVltRES www
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