Le devoir, 22 mars 2008, Cahier G
IK I) Ë V 0 I R , L E S SA M E I) I 2 2 ET I) J M A N C H E 2 3 M A R S 2 0 0 8 , rts Montréal le devoir GRAND PRIX DU CONSEIL Scènes pour une métropole De Tangente à Optica, la patience enfin reconnue DENA DAVIDA Le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal souligne les 17 années de danse qui inscrivent Tangente dans le paysage culturel Page 3 Opéra Orféo au festival Montréal baroque GÉRALD TREMBLAY Un maire fier de sa métropole culturelle Page 7 SOURCE MONTREAL BAROQUE FINALISTES DU GRAND PRIX 2007 En ce mardi, elle était tout sourire.Et la vedette, cette fois-ci, c'était elle, non l’un, l’une ou l’autre de ces milliers de danseuses et danseurs qui, depuis 17 ans, évoluent avec "passion» sur la scène de cette petite salle qui maintenant cohabite avec l’Agora et a pour nom ce Tangente que les aficionados connaissent tous.Dena Dévida recevait cette semaine le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal.Dix-sept ans donc de création partagée, reconnus a l’égal du travail de créateurs d’autres disciplines.Et non des moindres.Que dire de la renommée des Lemieux, Pilon et Haentjens?Ou de l’audace affichée par Montréal baroque et le Groupe Molior?Ou de la qualité d’un événement rassembleur comme le Festival du film pour enfants de Montréal ou celui aussi annuel organisé par Metropolis bleu?Et pourtant, 17 ans, ce n’est qu’une demi-vie en comparaison de celle du centre d’art Optica, cité en sa 35 année d’existence.Un avenir en art Montréal se veut métropole culturelle.Son maire se félicite des projets récents qui transforment la vie artistique et culturelle de sa ville.Et les gens d’af faires, Isabelle Hudon en tête, l’appuient dans sa démarche, eux qui s’associent de plus en plus avec son Conseil des arts, cet organisme dont le mandat déborde sur toute une île, dans une ville non «défusionnée».Il y eut l’an dernier un sommet à Montréal consacré à la culture, a l’art et a l’avenir.Ix-s partenaires de cette action.Culture Montréal en tète, ont aussi vu en ce midi festif la reconnaissance de leurs efforts et de leur persévérance car s'il y avait remise de prix, il y avait aussi unanimité des milieux sur la nécessité de mettre en place un projet collectif.Quand Tangente produisait, autrefois, un premier spectacle, les gens du MAL le confirmeront, l’actuel Montréal culturel n’était alors qu’une apparence de projet.Heureusement que la persévérance, a l’occasion, est récompensée.Normand Theriault Blasté de Sarah Kane.Mise en scène de Brigitte Haentjens PEDRO RUIZ Pamela Newell chez Tangente SLOBODIAN MICHAEL MUSIQUE CLASSIQUE Festival Montréal baroque ARTS VISUELS Optica Page 2 THÉÂTRE Les Sibylinnes Page 4 LITTÉRATURE Metropolis bleu Page 6 ARTS MÉDIATIQUES ’G ¦ ’-vé Groupe Molior PageS NOUVELLES PRATIQUES 4dart CINÉMA FIFEM Page 10 K .; wfâÆ&m Je rends hommage aux artistes et aux organismes finalistes du Grand Prix du Conseil des arts J de Montréal.Par leur talent, leur créativité et leur détermination, ils contribuent à faire de Montréal une grande métropole culturelle.’Tangente pour les 30 ans de vie artistique montréalaise de sa fondatrice, Dena Davida, fliet le constant renouvellement du rôle de ce diffuseur.La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre t G 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 MARS 2008 RTS MONTREAL MUSIQUE CLASSIQUE Montréal baroque reçoit la prime à l’invention Rien de plus logique que la présence de Montréal baroque à titre de représentant du milieu de la musique classique au sein des nominations pour le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal.Non seulement Montréal baroque porte fièrement le nom de la métropole, mais en plus, ce festival annuel, tenu autour de la Saint-Jean, défend les couleurs de cette métropole avec un retentissement international croissant.CHRISTOPHE HUSS Il n’a pas fallu de longues années de rodage pour que la manifestation créée par la gambiste Susie Napper trouve son rythme de croisière.Dès la première année, en 2003, les ingrédients majeurs étaient déjà réunis: mobilisation d’une équipe, enthousiasme du public, nouvelles idées, nouveaux lieux.On se rappelle encore, comme si c’était hier, de ces concerts dans la crypte de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours qui s’achevaient autour de minuit.L’année suivante, Susie Napper eut l’idée d’ouvrir la crypte un dimanche à 7h du matin pour les Lacrymœ de Dowland.Les spectateurs s’arrachaient les billets.«Tout festival qui ose programmer un concert à 7h du matin dans une crypte a forcément quelque chose de spé- cial, au moins ce petit brin de folie nécessaire à toute aventure audacieuse», écrivait Le Devoir à l’époque.De La Poudrière à la Fonderie Darling Cette armée 2004, déclinée sur le thème de la Grande Traversée de Samuel de Champlain et de la naissance de l’Acadie, vit l’investigation de nouveaux lieux, telle La Poudrière, sur l’île Sainte-Hélène, un endroit fermé depuis les années 1970.Et la source ne s’est pas tarie, à tel point que, chaque année, on se demande ce que Susie Napper va encore pouvoir dénicher comme endroit insolite.En 2007, ce fut, notamment, la Fonderie Darling, lieu dantesque qui abrita le premier opéra donné dans le cadre de Montréal baroque: XOrfeo de Monteverdi.C’est cette production, mettant en valeur XOrfeo saisissant de Charles Daniels, qui vaut aujourd’hui une nomination à Montréal baroque.Il est un peu dommage de voir un spectacle précis associé à une telle nomination, du moins pour une manifestation dont le spectre et l’inventivité est aussi large.Surtout que ce spectacle fut tout de même foncièrement critiquable pour la malencontreuse tentative de Matthias Maute de recomposer une nouvelle fin à l’opéra de Monteverdi.Le projet était le suivant XOrfeo a été créé en 1607, puis redonné en 1609.De la version 1607, nous avons le texte mais pas la musique.C’est la mouture de 1609 qui nous est parvenue.Or en 1607, Monteverdi et son librettiste Élisaient mourir Orphée, lacéré par les Bacchantes.La représentation montréalaise visait à réinventer une musique pour le livret de 1607.L’idée était audacieuse, le I ?I 1 ^ S.>'A - 8!®ÉÊ*® -, ¦; ' .v ¦ M wê m Regroup*m*rt national dwariiduclrque ' ^ T) Emergent* Productions Ma, W (es?éloijts Je (* AMirt CIRQUE ÉLOIZC CIRQUE DU SOLEIL.\lr lit, Tccnk (k rinpu?TÉir ip J SOURCE MONTREAL BAROQUE L’équipe de Montréal Baroque avec Susie Napper (deuxième rang, au centre), lors de l’édition 2005.résultat fut bancal.Au moins, cette production de XOrfeo dans une usine avait réussi sur un autre plan toujours délicat l’amplification de la musique classique.Un metteur en espace si Fm et avisé aurait été le bienvenu à Québec pour la Symphonie des Mille samedi dernier.Une parade en ouverture Depuis cinq ans, Montréal baroque est lancé par une parade dans le Vieux-Montréal, de la place d’Armes à la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, centre névralgique du festival.Le premier Montréal baroque, en juin 2003, avait été monté avec trois bouts de chandelle, un budget de 48 000 $, une volonté farouche et une bonne dose d’imagination.Un courant est passé immédiatement entre les musiciens et le public.Quatre ans phis tard, le cadre financier avait évolué: son budget de 250 000 $ permettait à Susie Napper de monter le «projet Orfeo», initiative d’autant plus louable que cet opéra fondateur n’avait jamais été présenté à Montréal, à l’exception d’un unique concert de l’OpéraAtelier de Toronto en 1987.En entrevue au Devoir en juin 2007, Susie Napper racontait son parcours du combattant pour obtenir la multiplication par cinq du budget de la manifestation, un parcours très ardu pour une musicienne qui cherche, en donnant bénévolement de son temps, à comprendre les méandres des divers programmes de subventions.«Le financement reste très difficile, avouait Susie Napper.C’est plus qu’un “job” à plein temps.Dans chaque demande, il s’agit de comprendre qui veut savoir quoi, car chaque département a des critères différents.Les uns veulent, par exemple, que la billetterie génère les trois quarts des revenus, alors que d'autres demandent qu’on donne le plus de choses possible gratuitement au public!» C’est pour cela que 25 000 $ de plus dans l’escarcelle (le montant du Grand Prix) aurait mis du baume au cœur de celle qui n’a pas hésité à sortir ses propres deniers quand il s’est agi de créer un rendez-vous devenu essentiel à la vie musicale montréalaise.En étant finaliste, elle jouit quand même d’un 5000$ qu’elle peut ajouter à la cagnotte.Collaborateur du Devoir ARTS VISUELS Le regard tourné vers un autre 35 ans Optica fut en 1972 un des premiers centres d’artistes au Canada Pour son 35f anniversaire, en soi déjà un accomplissement pour une entité de son type, le centre Optica a voulu faire les choses en grand, en jetant la première pierre d’une fondation venant en aide aux jeunes créateurs et chercheurs.Une manière de s’assurer, suppose-t-on, un autre 35 ans.Ce sont ces efforts, plutôt qu’une exposition, qui ont en fait mérité au centre d’artistes sis à l’édifice Belgo sa place de finaliste au Grand Prix du Conseil des arts de Montréal 2007.JÉRÔME DELGADO Cette mise en candidature, «c’est une belle reconnaissance de la constance de notre travail.Que l’on soit finaliste pour nos activités autour du 35' anniversaire, c’est quelque chose d’englo-bant, qui a plus à voir avec la mission du centre qu’avec un événement précis», constate Marie-Josée Lafortune.Celle qui dirige Optica depuis une quinzaine d’années est d’autant plus fière que c’est la deuxième fois, en dix ans, que le «centre d’art contemporain» se retrouve finaliste.Mais à l’époque, lors du Grand Prix 1997, c’est l’événement Sur l’expérience de la ville qui lui avait valu sa place.Un événement liant expo (des interventions en milieu urbain, en fait) et conférences, programmé en guise de célébration de ses.25 ans.Une année pas si «normale» que ça! Cette fois, «la programmation en galerie a suivi son coûts», note Marie-Josée Lafortune.Et c’est le lancement d’une campagne de finance ment qui aura permis à Optica de se démarquer, réunissant autour d’une vedette de la musique pop (Pierre Lapointe) les premiers «opticiens» (le fondateur William A Ewing) et les actuels (les Gwenaël Bélanger, Emmanuelle Léonard et autres BGL que le centre a récemment exposés).Dans la mire de cette levée de fonds: «faire des ponts avec le privé», dans les mots de sa directrice, «se présenter à un milieu qui ne connaît pas nos activités».Et doter le nouveau programme William A Ewing de recherche et de résidence en arts visuels d’une bourse annuelle de 25 000 $.Optica voit grand.Idéalement, on aurait voulu démarrer la machine avec 45 000 $.Pour l’instant, c’est environ un tiers (20 000 $) qui a été amassé, servant de fonds de dotation.Dans trois ans, Marie-Josée Lafortune aimerait annoncer un premier boursier.la campagne de financement n’a fait que commencer cet automne, mais déjà, en rendant publics Ces nobles objectifs, elle a tissé les premiers liens vers cet autre public, nouveau et potentiellement prospère.Des privés et des collaborations Le conseil d’administration a désormais ses premiers membres issus du «privé», dont des planificateurs financiers.Le concert exclusif de Pierre Lapointe, lui, ne s’est peut-être pas tenu à guichets fermés — le hasard a voulu que, ce même jour, la fondation DHC/ART inaugure ses espaces avec du champagne à volonté —, mais Marie-Josée Lafortune est convaincue d’avoir surtout attiré des gens qui, de toute façon, ne seraient pas allés au vernissage d’une exposition d’art contemporain.Bref, en matière de développe ment des publics, sujet si cher et discuté dans les arts visuels, Optica semble sur la bonne voie.Le centre ne perdra pas son âme pour autant Au contraire.«Le programme William A.Ewing permet d’actualiser la mission d’Optica», assure Mariejosée Lafortune.Une mission à trois pôles, en place depuis longtemps: «la documentation», avec les archives du centre, «l'interprétation», avec des conférenciers et des universitaires, et «l’édition», avec la collection Voix contemporaines.Optica veut aussi poursuivre ses collaborations avec l’étranger.Relancer, par exemple, son échange de résidences de recherche avec le centre Art 3 de Valence, en France, mis sur la glace depuis la perte d’une des subventions provinciales.Pour Marie-Josée Lafortune, ce programme était pourtant unique puisqu’il proposait à des artistes de «s’offrir un temps d'arrêt, un temps de réflexion, sans l’obligation d’exposer».Un des trois premiers centres d’artistes autogérés au Canada, avec A Space (Toronto) et Western Front (Vancouver), Optica se lait d’abord un nom comme lieu de diffusion de la photographie, chose inédite en 1972.Puis, rapidement, il s’ouvre à d'autres pratiques, devenant le centre à la vocation multidisciplinaire qu’on connaît aujourd’hui.Gageons que dans 35 ans, il sera encore là Collaborateur du Devoir .va.J-J MSk; mi 4 I LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 MARS 2 O O R ARTS MONTREAL Grand Prix du Conseil des arts de Montréal L’art de rester jeune Les efforts de V« expatriate » de Tangente reçoivent la reconnaissance du milieu Jeune et idéaliste: ainsi pourrait se résumer la personnalité du petit théâtre Tangente dédié depuis 17 ans à la relève et à l’expérimentation en danse contemporaine.Pas étonnant qu’il soit lauréat cette année du Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, «pour son constant renouvellement», alors que l’équipe artistique remaniait en profondeur la configuration de sa programmation la saison dernière, afin de mieux servir la danse et le public.FREDERIQUE DOYON Remettre les idées à l’avant-plan de la danse, pour qu’on cesse de ne l’associer qu’à des noms de chorégraphes, qu’à des personnalités qu’on admire, voilà l’ambition de cette refonte qui regroupe désormais l’offre chorégraphique dans des thématiques: Circulations, Croisées, Génération bigarrée, Zones.«Le public s’y retrouve mieux, il aime l’idée d’avoir un cadre, explique Dena Davida, fondatrice et directrice artistique de Tangente.Mais c’est beaucoup plus complexe à gérer pour nous.On ne peux plus voir les projets indépendamment de cette idée de créer des liens [entre les productions].Par contre, c’est beaucoup plus intéressant parce qu’au lieu de parler de la carrière de X et Y, on parle des idées derrière les œuvres.» Aucun lieu spécifique pour la danse n’existait avant que Dena Davida tire cet art vivant de son fait honorable et nécessaire, elle estime qu’il faut pousser le public ailleurs, pour que la danse puisse toujours se réinventer.Aussi profes-seure à l’UQAM, elle remet sans cesse en question ses étudiants du baccalauréat en danse et leur désir à!«exprimer leur intérieur».«Je veux que la danse soit chérie, que les gens l’aiment, trouvent les danseurs beaux, mais je veux surtout que Von retrouve le sens de notre métier, du “pourquoi nous dansons”.» « Pourquoi nous dansons » Américaine «expatriote», comme elle aime se décrire depuis son arrivée au Québec en 1967, enfant du Judson Dance Theater, collectif fondateur du postprodemis-me chorégraphique aux Etats-Unis, Dena Davida ne souhaite pas que sa discipline adorée enfante d’un seul public, celui que le ballet classique a formé à s’émouvoir exclusivement devant la beauté de la danse.«Même s’il n’y a plus d’esthétique dominante et qu’on est à l'ère de l’in-ter-tout [l’interdisciplinaire à qui mieux-mieux], on s’associe de manière générale au néo-expressionnisme, à l’importance de l’émotion, fai eu peur qu’on tombe dans le même piège que le ballet classique, où on n ’a que de l’admiration pour l'artiste et le métier, oubliant vite les œuvres particulières et ce qu’elles ont à dire au monde.» Sans rejeter cette approche tout à forcée d’un loft squatté à l’autre Espace intergénérationnel Les Edouard Lock, Peggy Baker, Benoît La-chambre qui font la danse d’aujourd’hui sur les scènes d’ici et d’ailleurs sont tous passés par Tangente à une époque ou à l’autre, parfois même avant que Tangente ne soit Tangente.Car aucun lieu spécifique pour la danse n’existait avant que Dena Davida tire cet art vivant de son errance forcée d’un loft squatté à l’autre.Quand, en 1977, la chorégraphe de l’avant-garde américaine Trisha Brown est invitée au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), à l’instigation de Chantal Pontbriand, Dena Davida est déterminée à «connaître cette femmes, avec qui elle cofondera plus tard le Festival international de nouvelle danse (supprimé en 2003), outre Diane Boucher.Dans la foulée de cette rencontre, l’Américaine exilée au Québec est amenée à créer les séries de danse «Samedi soir au musée» au MBAM, auxquelles participera le çhorégraphe alors indépendant Edouard Lock, qui fera ensuite briller la danse québécoise dans le monde avec sa compagnie La La La Human Steps.Il y aura «Qui danse», soirées livrées d’un studio de la ville à l’autre.De va au^\théâtre THÉÂTRE m TEXTE DE LARRY TREMBLAY MISE EN SCÈNE de CLAUDE POISSANT AVEC PATRICE DUBOIS, MAXIM GAUDETTE, BENOIT GOUIN ainsi au.ÉTIENNE COUSINEAU, UIILUUNE CYK a SASHA SAHAR < !,>iiJean Sard, Nicolas Basque, Alexandre Brunet,Alexia Bürger, Stéphanie Capistran Lalonde, Florence Cornet, Martin Labrecque, Catherine La Frenière, Caroline Laurln-Beaucage, Marc Senécal Si Rachel Tremblay DU 22 AVRIL AU 17 MAI2008 ESPACE GO 4890, bout Saint-Laurent, MONTRÉAL Billtlt 514-845-489(1 •EWWW.ADMISSION.COM 514-790-1245 www.tbBBtropap.coin tout cela (et d’un collectif qu’elle a formé avec Silvy Panet-Raymond et Louis Guillemette) naîtra finalement Tangente en 1990, avec une soirée de solos signés Peggy Baker pour baptême.«Au début, on était dédié aux jeunes parce qu’il n’y avait qu’eux!, s’esclaffe la fondatrice et directrice artistique.Ginette Laurin, jean-Pierre Perreault, Paul-André Portier étaient tous jeunes!» Elle maintient cette mission initiale en gardant la porte ouverte à tous les artistes plus établis qui souhaitent explorer de nouvelles avenues, sortir de leurs ornières artistiques.Ainsi, l’enfant terrible Dave Saint-Pierre, qui a créé à Tangente sa puissante Pornographie des âmes, œuvre tremplin de son succès international, reviendra y créer un solo, «une chose qu’il ne peut pas risquer dans les circonstances avec sa compagnie», reconnue pour son travail de grands groupes.«f aime voir Tangente comme un espace intergénérationnel, un lieu où on peut expérimenter à toutes les étapes de sa carrière, mais je ne perds pas de vue le rôle de soutien qu'on a à jouer pour les jeunes dans leurs premières années de vie artistique.» Vers un nouvel espace Consciente que la relève actuelle doit relever de nouveaux défis à cette époque où les chorégraphes se multiplient de manière inversement proportionnelle aux subventions gouvernementales, elle reste convaincue que «Tangente fait partie de la solution» au manque de ressources, tranche-t-elle, en parlant du projet de déménagement de sa petite institution dans un espace plus grand et mieux outillé, quand son bail actuel, rue Cherrier, viendra à terme en 2010.«Je veux que le nouveau lieu réponde à plus de besoins des jeunes.» Idéalement situé dans le Quartier des spectacles — sur le terrain PEDRO RUIZ LE DEVOIR Dena Davida, fondatrice et directrice artistique de Tangente, jubilait au moment où elle recevait, mardi dernier, le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal.actuel du métro Saint-Laurent, peut-être?—, ce lieu compterait une salle de spectacle plus grande avec gradins amovibles, un studio de répétition et un studio technique ainsi qu’un espace pour les riches archives de son centre de documentation.Si elle rêve un peu plus, Dena Davida s’imagine même y ouvrir la première librairie de danse de la métropole.Le Devoir K «Ü,*1 .ïsiiuL-.iimm h.iiuïrih.____ ;:!l jO; .T W .is - v- ¦ 1 ^ CHANTS T B R ES -\ T LA LICORNE: UN THÉÂTRE AU RYTHME DE LA VILLE DIRECTION ARTISTIQUE THÉÂTRE OE LA MANUFACTURE COMPAGNIE OE CRÉATION ÎHÉAlRALf Québec un s : & ?UNE CRÉATION DE CHANTSLIBRES.ORG l’ARCH -ANGE OPER’ INSTALLATION PAULINE VAILLANCOURT ; •.: : v PAUL SAVOIE LOUIS OUFORT EMILIE LAFOREST ALEXIS NOUSS : : FRÉQÉRICKA PETIT-HOMMF.ALAIN PELLETIER w FIGES KRUCKER 09 10 11 12 AVRIL ESPACE DELL’ARTE 20H EN REPRISE 4 SOIRS SEULEMENT 40.RUE JEAN-TALON E., MONTRÉAL 514 490 9613 î»/V« ÎSiliSSÉ: RÉSEAU ADMISSION 514 790 1245 ADNIISSION.COM Depuis 1985, XYZ.La revue de la nouvelle offre à ses lecteurs des textes inédits de nouvelliers reconnus ou des plus prometteurs.Abonnez-vous à XYZ.La revue de la nouvelle et recevez en prime (valeur 20$| Le reste du temps (nouveiiesl de Esther Croft 1 AN/4 NUMÉROS INDIVIDU INSTITUTION Canada 25$ Canada 35$ Étranger 35$ Étranger 40$ 2 ans / 8 numéros INDIVIDU INSTITUTION Canada 45$ Canada 65$ Étranger 65$ Étranger 75$ 3 ans /12 numéros INDIVIDU INSTITUTION Canada 65$ Canada 95$ Étranger95$ Étranger 110$ Ces prix sont toutes taxes comprises N” 93 • Rites de passage Visitez notre site Internet: www.xyzedit.qc.ca Rom Adresse Ville Code postal Tél.Courriel Ci-joint 0 Chèque OVisa 0 Mastercard N’ Expire le Signature Date d RETOURNER À : XYZ.La revue de la nouvelle 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec] H2L 321 Téléphone: 514.525.21.70 .Télécopieur: 514.525.75.37 Courriel : info@lxyzedit.qc.ca • www.xyzedit.qc.ca 4 I LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 MARS 2 0 0 8 G 4 s ARTS MONTREAL Théâtre Sibyllines ou le théâtre à risque Depuis dix ans déjà, la compagnie fondée par Brigitte Haentjens ose investir dans la recherche et la mise en danger SOURCE YANICK MACDONALD Certaines des productions maison de Brigitte Haentjens, comme la pièce de théâtre Vivre, ont empilé les Masques et les récompenses critiques de tous types en exigeant du spectateur une participation de tous les instants.î— m) Quand on demande à Brigitte Haentjens pourquoi elle a fondé Sibyllines il y a un peu plus de dix ans, elle répond invariablement, quel que soit le travail dans lequel elle est plongée, que c’est pour faire un théâtre «différent».,.Un théâtre plus nourrissant, plus exigeant: un théâtre «nécessaire».Y a-t-il vraiment une autre façon de décrire ce que fait Sibyllines depuis 1997?MICHEL BÉLAIR En plus de ses nombreuses mises en scène signées, depuis qu’elle nous est arrivée du Nord-Ontario, à l’Espace Go et au Rideau Vert tout autant qu’à la NCT, au TNM et au Trident, Brigitte Haentjens aura monté — en tenant compte de Blasté qui a pris l’affiche mardi dernier à l’Usine C — une bonne dizaine de spectacles avec sa compagnie.Aucun ne sera passé inaperçu.Certaines de ces productions maison (Malina, Hamlet-Machine, Blasté) auront provoqué la controverse par leur audace — et pas seulement à cause d’une affiche censurée.— alors que d’autres comme La Cloche de verre, Tout comme elle, L’Eden cinéma et Vivre ont empilé les Masques et les récompenses critiques de tous types en exigeant du spectateur une participation de tous les instants.D’autres spectacles encore ont carrément remis en cause, autant par la pertinence du texte que par les choix de mise en scène et de scénographie, la façon dont on peut continuer à faire du théâtre en ce début de XXI' siècle.Sibyllines a ainsi présenté le Koltès de La Nuit avant les forêts dans un hôtel de passe du centre-ville et proposé une Usine C transformée pour Médée-Matériau de Heiner Muller, qui assoyait le spectateur-voyeur dans un environnement particulièrement inconfortable.Tout cela tient en fait, depuis le tout premier Je ne sais plus qui je suis (créé aux Deux Mondes en 1997), à la rigueur de la démarche de Brigitte Haentjens.Chez Sibyllines, chaque production semble être la réponse sans cesse reformidée à une question, à une remise en question plutôt, permanente: pourquoi et comment faire du théâtre alors que même la planète nous lance d’incessants cris d’alarme?Hein?Pourquoi?Des femmes qui cherchent Tout simplement parce que, pour Brigitte Haentjens, le théâtre est d’abord un instrument de survie et un laboratoire de recherche.En plus de les mettre en scène, c’est elle qui choisit et qui adapte même, dans bien des cas, les productions de Sibyllines.C’est le théâtre, c’est sa compagnie qui lui permet d’être ce quelle est vraiment: une tête chercheuse, une exploratrice de formes tout autant que de discours.Parce que c’est en fouillant au plus profond de l’humain que l’on peut commencer à comprendre ce qui se passe autour de nous.Surtout que l’humain, eh ben, c’est aussi nous tous! Et que, bien au-delà du divertissement ou de la recherche formelle, le théâtre sert aussi et peut-être surtout à cela.Voilà pourquoi.Mais comment on fait?C’est simple, on n’a encore trouvé qu’une seule façon de faire chez Sibyllines: tout mettre en jeu, tout mettre en risque.En investissant tout ce que l’on est dans la démarche, avec tous les bouts de chemin déjà explorés et les autres non.Tous ensemble dans Mé- dée et dans Blasté comme dans Vivre, dans La Cloche de verre et toutes les autres productions aussi.Sans filet Si quelqu’un pratique ici le théâtre à risque, c’est bien Sibyllines et Brigitte Haentjens.Des textes venus d’outre-scène C’est peut-être pour pouvoir investir encore plus que, la plupart du temps, elle travaille à partir de textes qui n’ont pas été écrits pour le théâtre et qu’elle met elle-même en forme.Ce n’est pas toujours vrai; la première création de la compagnie était un texte collectif orchestré par Haentjens et elle a deux fois fait appel à Müller, sans compter Koltès.Mais elle a «tricoté» elle-même La Cloche de verre et Vivre en plongeant profondément dans les univers troubles de Virginia Woolf et de .Sylvia Plath.Et c’est bien pour l’ensemble de son travail que la directrice de Sibyllines se voyait remettre en moins de deux semaines cette année deux des prix les plus convoités des arts de la scè- ne: le Gascon-Thomas de l’École nationale de théâtre et le prestigieux Siminovitch.Cette constante pertinence dans les choix, il faut peut-être l’attribuer au fait que, depuis quelques années, Sibyllines consacre beaucoup de temps à des paroles de «femmes qui cherchent» à la scène: Sarah Kane, Marguerite Duras, Woolf, Plath, Dupré, Backmann.Rajoutez à cela le nom de Brigitte Haentjens et vous avez toute une équipe! Mais c’est le commentateur Stéphane Lépine qui résume le mieux tout ce que l’on pourrait dire là-dessus: «Brigitte Haentjens, écrit-il, a su furieusement tourner le dos aux traditions sécurisantes, à la domestication des sentiments et, dans un grand geste rimbaldien, proposer aux spectateurs un vivifiant dérèglement de tous lessens.» En clair, c’est le portrait tout craché de Sibyllines! Le Devoir y N 0 Mu****:: ofc- 'V A-s GnmpXv J*; mam, Québécor se fait un devoir de s’investir et d’investir dans la Culture iMiUÏÏ&if «A %.1MMT! Es GRAND PRIX LITTERAIRE INTERNATIONAL METROPOLIS BLEU 2008 DANIEL PENNAC CHAQUE LECTURE EST UN ACTE DE RÉSISTANCE.UNE LECTURE BIEN MENÉE SAUVE DE TOUT, Y COMPRIS DE SOI-MÊME.- DANIEL PENNAC, COMME UN ROMAN Venez rencontrer l’auteur de La fée carabine, Monsieur Malaussène, La petite marchande de prose, Le bonheur des ogres, Comme un roman et Chagrin d'école.10e Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu, 30 avril - 4 mai 2008 Hotel Delta Centre Ville, 777 rue University La programmation complète du festival sera en ligne dès le 8 avril 2008 à midi.WWW.METR0P0LISBLEU.ORG Billets en vente sur le réseau Admission.FONDATION METROPOLIS 514-790-1245 1-800-361-4595 ADMISSION.COM * L K DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 MARS 2 0 0 8 ARTS MONTREAL Présidence e Conseil des arts de Montréal lancera des progranunes de parrainage fiscal et de mentorat Un partenariat élargi est mis en place pour rejoindre les milieux de l’art et des affaires Le soutien à la relève, aux artistes issus de la diversité ethnoculturelle et aux pratiques artistiques émergentes, la consolidation de partenariats et la mise sur pied de programmes de parrainage fiscal et de mentorat culturel font partie des priorités du Conseil des arts de Montréal, indique Louise Roy, présidente de l’organisme.BRIGITTE SAINT-PIERRE Le Conseil des arts de Montréal (CAM) lancera prochainement un programme de parrainage fiscal.«Le Conseil peut émettre des reçus de charité.Plusieurs petits organismes ne peuvent pas le faire.Si ces organismes-là se trouvent un mécène, nous pourrons lui émettre un reçu de charité», explique Louise Roy.L’organisme travaille en outre à la mise sur pied d’un projet-pilote de mentorat.Le «programme de mentorat culturel, développé en partenariat avec un groupe de travail externe, permettra aux jeunes artistes et gestionnaires culturels de profiter de l’expérience et de l’expertise de leurs aînés», mentionnait le CAM en novembre dernier.Le conseil souhaite également soutenir les «pratiques artistiques émergentes».«On est en train de réfléchir, avec nos partenaires publics, à de nouveaux programmes concernant les nouvelles approches artistiques, les approches qui sont atypiques, les nouvelles technologies, les arts médiatiques, pour qu’on soit en mesure d’encourager aussi cette émergence-là, qui est importante à Montréal», dit la présidente.L’organisme effectue aussi actuellement une réflexion au sujet de son programme de tournées, qui existe depuis 25 ans.D a lancé une consuL talion, qui se terminera par une journée de réflexion en juin, et il produira ensuite un plan d’action.Soutien aux organismes culturels Le Conseil continue évidemment de subventionner des organismes culturels œuvrant dans les disciplines des arts visuels, du cinéma et des arts médiatiques, de la danse, de la littérature, des nouvelles pratiques artistiques, de la musique et du théâtre.En février, il a annoncé qu’il offrirait désormais également un soutien à la création, à la production et à la diffusion des arts du cirque.«C’est de plus en plus, à Montréal en tout cas, un élément d’innovation et de créativité important et qui relie aussi plusieurs formes d’art entre elles», dit Mme Roy.L’organisme a également indiqué en janvier qu’il attribuerait, à compter de cette année, des subventions pluriannuelles aux organismes répondant à certains critères, dont la stabilité artistique et administrative.«On va pouvoir leur assurer une certaine sécurité financière», dit Mme Roy.Le Conseil allouera ainsi des subventions d’une durée de quatre ans à des organismes qu’il soutient déjà depuis au moins deux ans.I Pour les enfants de 2 ans et plus ! \km Samedis et dimanches 9H30,11hÛ0et13b00 riLIliSION îfi*ltr» te riWiefflwfWs Coût du billet: 12$ (txs en sus) Reservations: 514-523-1303 www.illusiontheatre.com Indexation du budget A l’occasion du Rendez-vous novembre 2007, Montréal, métropole culturelle, le Conseil des arts de Montréal avait plaidé pour une hausse substantielle de son budget, qui était de 10 125 000 $ en 2006, dont 10 millions provenant de la Ville de Montréal.L’organisme avait établi à 10 millions de dollars «l’augmentation budgétaire requise au cours des cinq prochaines années, soit deux millions de dollars de plus en 2008 et chaque année subséquente jusqu’à ce que l’objectif de 20 millions de dollars soit atteint».D avait proposé que la contribution de la Ville de Montréal à son budget soit par la suite «indexée au budget des dépenses municipales selon une formule à déterminer».La Ville de Montréal a plutôt annoncé en novembre l’indexation du budget du Conseil, gelé depuis 2005.Elle versera 200 000 S de plus cette année.En cinq ans, le Conseil aura reçu 3,5 millions de dollars de plus que si le budget était resté gelé durant cette période.«L’argent qu'on a eu à travers l’indexation va nous permettre de poursuivre notre travail, dit la présidente du Conseil.On va devoir regarder dans l’année ou dans les années qui viennent comment des partenaires peuvent avoir avec nous un effet de levier puisque, pour l’instant, c’est ce que la Ville peut consacrer.Alors, on va fonctionner avec ça.Ça ne nous empêche pas d’avoir des idées.Ces idées-là, on va les partager avec d’autres pour essayer de trouver des partenaires pour les réaliser.» Le Conseil des arts de Montréal souhaite consolider ses partenariats tant publics que privés.Il travaille notamment en collaboration avec le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada, le Forum jeunesse de l’île de Montréal, la Conférence régionale des élus de Mpntréal, le ministère québécois de l’Education, du Loisir et du Sport le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.D peut aussi notamment compter sur l’appui de la Banque Nationale du Canada et de Pratt & Whitney Canada.Le CAM a mis sur pied l’an dernier le Forum des présidents, composé des présidents des conseils d’administration d’une trentaine d’organismes culturels montréalais.Le Forum «se veut l’embryon d’un “Conseil montréalais des arts et des affaires”».«Je pense que cette année va être assez déterminante pour l’évolution de cette organisation», affirme Louise Roy.L’an dernier, les rencontres du Forum étaient surtout orientées vers le Rendez-vous novembre 2007 — Montréal, métropole culturelle.Cette année, il s’agira de voir quels sont les éléments du plan d’action découlant de cet événement qui inteipellent les membres du Forum et comment ils souhaiteraient exercer une influence, indique la présidente du Conseil.Quelques mois avant le Rendez-vous de novembre, l’organisme Culture Montréal avait proposé la création d’une nouvelle agence qui aurait assumé des fonctions relevant actuellement de services de la Ville ou du Conseil.Le CAM avait pour sa part suggéré de se voir confier une mission élargie.Concertation et efficacité Plutôt que de créer une nouvelle entité, la Ville de Montréal a mis sur pied un groupe de réflexion, auquel participe le Conseil, qui vise à déterminer comment «rendre encore plus cohérente et efficace» lair action culturelle, indique la présidente du CAM.Elle estime par ailleurs que le Rendez-vous de novembre a permis de consolider le Conseil des arts de Montréal «comme premier organisme de soutien à la création [dans] l’agglomération montréalaise».Etant situé dans la métropole, le Conseil présente la particularité d’être très proche des organismes de la ville, dit Louise Roy.«On est sur le terrain, on voit tout ce qui se passe.L’une de nos priorités est certainement de continuer de repérer l’innovation.Ce qui fait notre différence, c’est d’être capables de donner peut-être les premières subventions à des organismes qui, un jour, dans cinq, dix, quinze ans, seront des étoiles reconnues.» Collaboratrice du Devoir SOURCE TOHU En février, le Conseil des arts de Montréal annonçait un soutien à la création, à la production et à la diffusion des arts du cirque.Ci-dessus, le spectacle Junga: Descendants du dragon, présenté à la Tohu en mai dernier.SOURCE CDADM La présidente du Conseil des arts de Montréal, Louise Roy L'équipe àe L'Illusion,Théâtre de marionnettes remercie le Conseil des arts de Montréal de son appui et vous présente sa nouvelle création : Tout sur la littérature et les auteurs québécois Abonnez-vous à Lettres québécoises le magazine de l’actualité littéraire depuis 1976 et recevez en prime (valeur 23$) La gare (roman) de Sergio Kokis S'abonner à Lettres québécoises, c'est participer à la pérennité de notre littérature.Merci de nous encourager! Lettres québécoises m ¦ \ an 14 numéros INDIVIDU Canada 25$ Étranger 35 $ INSTITUTION Canada 35 $ Étranger 40$ 2 ans / 8 numéros INDIVIDU Canada 45 $ Étranger 65 $ INSTITUTION Canada 65 $ Étranger 75 $ 3 ans /12 numéros INDIVIDU Canada 65 $ Étranger 95$ INSTITUTION Canada 95 $ Étranger 110$ Les prix sont toutes taxes comprises No 129 • ENTREVUE: HÉLÈNE DORION O Mastercard Retourner à : Lettres québécoises 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec! H2L 3Z1 Téléphone: 514.525.95.18 Télécopieur: 514.525.75.37 • Courriel: info@iettresquebecoises.qc.ca • www.lettresquebecoises.qc.ca La Société des directeurs des musées moNtréalais félicite les ftwahstes du Grawd Prix du CoNseil des ans de MoNtréal cPNtrr deSi ooIIpchons muséales carre musées moNtrèal maeazitw* musées montrêal iOutNée des musées montréalais i Société des directeurs des musées montréalais 333, rue Peel, Montréal > T 514'845.6873 WWW.museesmONtreal.org Gérald Tremblay Maire de Montréal La VILLE DE MONTREAL salue les lauréats du GRAND PRIX du Conseil des arts de Montréal.Catherine Sévigny Conseillère associée à la Culture et au Centre-ville Montréal ^‘feLLE LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 MARS 2 0 0 8 (i (> ARTS MONTREAL Les Femmeuses 2008 De la légèreté du solide Sarah Stevenson poursuivra sa réflexion sur l’apesanteur Sarah Stevenson peut avoir derrière elle 20 ans de carrière, soutenue même depuis 1992 par une galerie phare (René Blouin), elle n’angoisse pas moins, se questionne.Il y a quelques mois, elle a failli tout lâcher.Heureusement qu’elle a poursuivi, elle qui reçoit en 2008 le prix Les Femmeuses.JÉRÔME DELGADO Pour une question d'argent», dit l’artiste née en Angleterre et établie à Montréal depuis longtemps, pour expliquer cette intention de tout abandonner.«Je n’en gagne pas beaucoup.La sculpture, c’est difficile à vendre.» Sauf qu'à 50 ans, on ne refait pas sa vie aussi facilement.D’où le questionnement.Et puis, boum!, surprise, on l’incite à poser sa candidature pour le prix Les Femmeuses 2008.Prix qu’elle reçoit cette semaine du Conseil des arts de Montréal.Surprise, Sarah Stevenson l’est d’autant plus qu’elle succède à Geneviève Cadieux, première lauréate de ce prix annuel de 5000 S- «Je suis très étonnée, dit-elle, et très flattée parce que je ne me considère pas de la même classe que Geneviève Cadieux.» Oui, c’est son premier prix à vie, assure-t-elle.Et non, elle ne connaissait pas Les Femmeuses, n’a ja- mais été de l’expo-vente d’avril qui a fait courir les foules pendant 20 ans, jusqu’en 2006.C’est vrai que les sculpteures n'étaient pas très bienvenues dans cette fameuse levée de fonds organisée dans les usines de Pratt & Whitney.L’œuvre à vendre devait tenir dans un cadre, sur un mur.«Pour moi, il est difficile de faire plat, commente-t-elle, /c vois les choses en trois dimensions.» Invasion d’espace Les œuvres de Sarah Stevenson, des sculptures donc, ne font pas qu’outrepasser le format 2D.Elles envahissent l’espace comme aucune autre.Sa signature la mieux connue repose sur des objets subtilement organiques, des cocons, immenses, à la fois visibles et invisibles par leur facture translucide, imposants et en même temps d’une grande fragilité.Massifs et pourtant si légers.Immobiles, mais pas instables.Un simple petit souffle, imagine-t-on, les ferait vibrer.L’ambiguité, le paradoxe qui émane de ces pièces que l’on croit reconnaître sans pouvoir les nommer, vient du choix des matériaux.Mailles de nylon et moustiquaires, fils textiles ou métalliques, ils servent autant de surface que de support, de voile protecteur que de grille laissant voir et transparaître.A la surface des choses.De l’intérieur aussi, le travail de Stevenson ayant souvent été perçu comme une évocation du subconscient.Ces corps, ces peaux, ces âmes, qui ne peuvent laisser insensibles à force de se montrer ainsi, dans leur double face, nues, vulnérables, sont tout de même des exercices très concrets.Très terre à terre.«J’aime beaucoup le travail de Richard Serra, dit Sarah Stevenson.On peut sentir le poids quand on voit ses œuvres.J’aime cette manière de parler du poids.C’est léger et massif en même temps.» Des lignes et des formes Ses réflexions sur l’apesanteur, Stevenson les a poursuivies sur des plus petits objets, qu’elle a suspendus, épinglés au mur par un fil étonnamment résistant.Du Color Wall de 2003 au Garden tout juste exposé chez son galeriste, ses formes se sont multipliées.L’espace n’était pas moins vide.Bien que son penchant pour la sculpture soit plus qu’évident, la démarche de Sarah Stevenson découle du dessin.La ligne, le tracé, sinueux et régulier est toujours bien présent.Elle vient d’ailleurs de se doter d’un logiciel de dessin, un nouvel instrument qui l’angoisse.Mais elle prend un certain plaisir, admet-elle, à voir ses croquis prendre à l’écran leur forme en trois dimensions.Elle planche sur des objets flottants et réfléchit à la manière de les faire planer dans un espace 3D, mais réel, comme une galerie.Et garde une idée désormais bien fixe: artiste, elle l’est et le restera pour toujours.Collaborateur du Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR La seulpteure Sarah Stevenson a reçu le prix Les Femmeuses 2008.«r littérature Les voix multiples de Metropolis bleu ont été entendues « Une ville, des mots» s’inscrira en juin dans la ville Aux commandes du «premier festival littéraire multilingue au monde» et de la fondation qui le chapeaute, sa fondatrice et directrice artistique, Linda Leith, mesure le chemin parcouru en dix années d’existence.LÉO GUI MONT La Fondation Metropolis bleu et, partant, son festival éponyme sont finalistes au 23* Grand Prix du Conseil des arts de Montréal (CAM), dans la catégorie littérature.«[.] pour son succès de fréquentation, son rayonnement international et sa capacité à rapprocher les diverses communautés culturelles», indique le communiqué du CAM dévoilant la liste des finalistes 2007.«En dix ans, poursuit le commu- niqué, le festival Metropolis bleu est devenu un pôle d’attraction à Montréal où les différentes communautés culturelles se retrouvent et peuvent tisser des liens autour de l’univers du livre.» H est vrai que ce festival multilingue — d’abord français et anglais, puis espagnol depuis 2000, sans parler des événements qui se tiennent exclusivement en arabe, russe, chinois, tarsi (perse), inukti-tut, hongrois ou gaélique écossais — ratisse large dans le champ de la littérature.Par exemple, Tivi Etok, un aîné du Nunavut, a pré- senté en 2007 deux soirées de contes inoubliables, semble-t-il.«En favorisant l’élargissement du bassin des participants et grâce à son Grand Prix littéraire, cet événement fait rayonner notre littérature nationale aux côtés d’œuvres de grands écrivains reconnus sur la scène internationale», conclut le communiqué.En effet, depuis la première édition du festival en 1998, plus de 1200 auteurs et 55 000 festivaliers ont participé à ses événements.Le Grand Prix littéraire sera d’ailleurs attribué en 2008 à l’écrivain français Daniel Pennac.Du «bleu» à P«Azul» Le rayonnement international du festival passe aussi par Metropolis Azul, un «programme grâce (ôlfV*OV - Jffrecl’tVJkr 6 JEUDI 24 AVRIL 2008, 20H MUSIQUE Tutti col TOboe Avec Alfredo Bernardini, hauboïste Œuvres de Telemann, Janitsch, Fasch et Boismortier JEUDI 29 MAI 2008, 20H Molière en musique Avec Sophie Faucher et Cari Béchard, comédiens La Turquerie, tirée du Bourgeois Gentilhomme de Lully et des suite de ballets tirées du Malade imaginaire de Charpentier Les concerts ont lieu à la Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, 400, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal BILLET SIMPLE; RÉGULIER : 25$ AÎNÉ : 20$ ÉTUDIANT : 12$ INFORMATION 514 634-1244 www.boreades.com
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