Le devoir, 21 mars 2008, Page(s) complémentaire(s)
A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 MARS 2008 CTUALITES CLÉMENT ALLARD LE DEVOIR ' ¦ : : as- ¦ : -'j T l.«Je ne suis pas dans un horizon d’avoir des mesures coercitives pour les petites entreprises», a dit la ministre Christine St-Pierre.QUÉBEC SARKOZY SUITE DE LA PAGE 1 planète?» Nicolas Sarkozy veut aussi que la Francophonie joue un rôle accru dans le maintien de la paix, même «si elle n’est pas une ONU bis», a-t-il reconnu.TV5 : l’impasse subsiste Fidèle à son habitude, le président est sorti de son texte pour aborder la délicate question de l’avenir de TV5 Monde.Malgré l’échec de la réunion tenue à Paris cette semaine, il a réitéré sa ferme intention d’intégrer la chaîne de télévision francophone (propriété de la France, de la Suisse, de la Belgique, du Québec et du Canada) au sein du nouveau holding France Monde, chargé de diriger et de mettre en commun les ressources de l’audiovisuel extérieur français.«Je veux renforcer les moyens de diffusion de la culture française dans le monde partout, a-t-il dit Je ne veux pas que chacun reste sur son petit pré carré certain d’avoir la vérité.Et je discuterai avec nos partenaires francophones pour les associer jusqu’à ce qu’on trouve un consensus et qu’on crée me nouvelle marque: France Monde.» Dans son discours, Nicolas Sarkozy parlait indistinctement des intérêts de la Francophonie et de ceux de la France, évoquant à plusieurs reprises «notre langue» et «notre culture commune».Il a aussi dit souhaiter «mettre tous ces journalistes de grande qualité [ceux de France 24, RFI et TV5 Monde] au service d’un projet qui permettra une vraie diversité.Eton associera les Canadiens, les Québécois et tous ceux qui le veulent, bien sûr.» La France fournit 80 % du budget de TV5 Monde.La plupart des intervenants dans le dossier de TV5 ont froidement reçu ce discours.Selon le président de TV5 Monde, François Bonnemain, cette intervention «ne règle rien».Elle survient après une énième réunion qui s’est terminée à Paris mercredi sur un constat d’échec.Plusieurs personnes proches du dossier nous ont indiqué que les pays partenaires de la France avaient rejeté la proposition des nouveaux dirigeants de France Monde leur offrant une participation finan-’cière dans ce nouveau holding qui chapeaute déjà France 24, RFI et TV5 Monde.Selon Le Figaro, les dirigeants de France Monde ont aussi proposé de nommer un directeur délégué provenant d’un des pays partenaires.Pour la Suisse, la Belgique, le Québec et le Canada, cette proposition ne règle pas le problème de fond: TV5 étant une chaîne multilatérale possédée par les télévisions publiques de cinq gouvernements différents, elle ne peut pas être soumise à un holding français chargé de l’audiovisuel extérieur français.L’ambassadeur du Canada à Paris, Marc Lortie, semblait cependant se réjouir du discours de Nicolas Sarkozy, dans lequel il a dit voir un «bel élan», même si, a-t-il avoué, les discussions sur TV5 butent «sur le problème de la gouvernance».Le délégué général du Québec, Wilfrid-Guy Licari, n’était pas sur place.L’Algérie et Israël Sur le ton qu’on lui connaît, Nicolas Sarkozy a par ailleurs dit souhaiter que la Francophonie ait «de l’ambition» et ne reste pas «dans le train-train habituel».Le président a dit vouloir défendre la position du français dans les organisations internationales, jugeant notamment que tous les pays membres de l’OIF devraient s’exprimer en français à l’ONU.H entend aussi renforcer l’usage du français dans l’Union européenne malgré les déclarations de sa ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, qui a déclaré le mois dernier vouloir «rompre le tabou de l’anglais» en s’exprimant en anglais aux réunions de l’Union européenne.S’il dit «rester attentif à la tentation d’un usage croissant de l’anglais dans la société française», Nicolas Sarkozy considère qu’il ne faut pas «dramatiser» ce débat «La France \.} n’est pas dans la situation de nos amis du Québec en Amérique du Nord.La France a la chance de vivre la diversité à ses frontières.Il faut ramener les choses à leurs justes dimensions.» En Europe, Nicolas Sarkozy dit vouloir faire la promotion du trilinguisme et non pas du bilinguisme.«Le trilinguisme est une nécessité en Europe.U est très important de ne pas se laisser enfermer dans le bilinguisme.» Le président s’est livré à un long plaidoyer soutenant que la défense de la diversité culturelle n’entrait pas en contradiction avec la promotion des identités.Brisant quelques tabous, il a ouvertement dit souhaiter l’adhésion de l’Algérie et d’Israël dans la Francophonie.«Ça serait une très bonne nouvelle si le président Bouteflika acceptait de prendre part au sommet de Québec cette année», a-t-il déclaré.En ouverture de l’assemblée, le secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf, avait rappelé que «la Francophonie sait tout ce quelle doit à la France, même si la France ne sait pas toujours tout ce qu’elle doit à la Francophonie et ce qu’elle pourrait lui donner en retour».Correspondant du Devoir à Paris SUITE DE LA PAGE 1 qu’avec l’accompagnement que nous allons faire des peites entreprises, nous allons voir la situation s’améliorera Le chef de l’opposition officielle, Mario Dumont estime que la ministre «porte des lunettes roses» quand elle décrit la situation du français.Mais il est essentiellement d’accord avec le gouvernement pour que les petites entreprises n’aient pas à subir des mesures coercitives.Le chef de l’Action démocratique du Québec a toutefois déploré le fait que le plan d’action ne comporte aucune cible.Lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a qualifié le plan d’action de «faible et ridicule».Elle a accusé le premier ministre, Jean Charest de vouloir «mettre le couvercle sur la marmite plutôt que de défendre et d’améliorer le fait français au Québec».Le porte-parole péquis-te en matière de culture et de langue, Pierre Curzi, a parlé de «mesurettes» qui serviront de «cataplasme».En vertu de ce plan d’action, l’Office québécois de la langue française embauchera 20 nouveaux inspecteurs, que l’on dénomme conseillers, qui s’ajoutent aux 60 personnes chargées de surveiller l’affichage commercial et de veiller à la francisation des entreprises.Il s’agit d’une dépense d’un million par année.En 2008, le gouvernement tient un «rendez-vous de gens d’affaires», au coût d’un million, afin de soutenir la francisation des entreprises de moins de 50 employés.Exclues de l’application de la loi 101, ces entreprises n’ont aucune obligation légale de se franciser.Pour l’heure, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, qui prête main-forte au ministère de la Culture et des Communications pour organiser l'événement, ne sait trop quelle forme prendra ce salon de la PME pour la francisation, a-t-on indiqué au cabinet du ministre Raymond Bachand.Les chambres de commerce seront mises à contribution.Deux millions seront consacrés au soutien financier des entreprises de 50 à 99 employés qui n’ont pas de certificat de francisation ainsi qu’aux entreprises de 10 à 49 employés lorsqu’elles remplacent leurs logiciels, claviers, interfaces de langue anglaise pour du matériel en français.On subventionnera aussi les entreprises qui traduisent leur site Internet ou Intranet Le gouvernement lancera une campagne publicitaire, au coût de 250 000 $ par année, pour promouvoir le service des clients en français dans les commerces sur les thèmes «J’achète en français» ou «J’accueille et je vends en français».En outre, l’OQLF entreprendra «une démarche ciblée de sensibilisation», au coût de 600 000 $ pour deux ans, auprès des commerces de la région de Montréal puis de la région de l’Outaouais.Les centrales syndicales, qui reçoivent déjà 250 000 $ par an pour coordonner les comités de francisation dans les grandes entreprises, auront droit désormais au double pour se pencher sur des secteurs moins francisés.Le secrétaire général de la FTQ, René Roy, a bien accueilli le plan d’action de la ministre.«Elle vise juste», a-t-il dit M.Roy a rappelé que le gouvernement Bouchard, dans la foülée des compressions visant l’atteinte du déficit zéro à la fin des années 90, avait réduit de moitié le nombre d’agents de l’OQLF (alors dénommé l'Office de la langue française], un nombre qui n’a guère varié depuis.Ce plan d’action de la ministre St-Pierre fait suite aux investissements annoncés par la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, qui a ajouté 65 millions en cinq ans pour la francisation et l’intégration ep emploi des immigrants.De son côté, la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport Michelle Courchesne, a annoncé en février 22 mesures, pour une dépense annuelle de 39 millions, afin d’améliorer l’enseignement du français.Le Devoir TIBET SUITE DE LA PAGE 1 critiques larvées du gouvernement canadien.«Les autorités locales ont fait preuve de la plus grande retenue, a indiqué au Devoir un porte-parole de l’ambassade qui ne veut pas être nommé.C’est le devoir de tout gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour régler ce genre de problème, a-t-il ajouté.N'importe quel autre gouvernement ferait la même chose.» Les événements, a-t-il expliqué, s’apparentent «à des crimes d’une extrême violence».«Ils ont été prémédités, organisés et lancés par la clique du dalaï-lama.L’objectif est de ternir l’image de la Chine et de saboter les Jeux olympiqu es.» Le porte-parole a refusé de dire si des contacts avaient été établis avec les autorités canadiennes à la suite de ces déclarations.Le ministre canadien des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a indiqué que le Canada «demeure préoccupé parles informations au sujet du traitement du gouvernement chinois à l’endroit des manifestants tibétains [s/V]».«Nous avons fait connaître nos préoccupations à ce sujet à l'ambassadeur de Chine et, par l’entremise de l'ambassade du Canada à Pékin, au gouvernement chinois.» Le ministre Bernier a enjoint à la Chine à d’«entamer un dialogue direct avec le dalaï-lama ou ses représentants désignés» car il s’agit de «l’option la plus constructive».La Chine n’apprécie pas cette importance diplomatique qu’accorde le Canada au Tibet.En 2004, elle avait protesté avec virulence lorsque le premier ministre libéral Paul Martin avait accepté de rencontrer à Ottawa le dalaï-lama.C’était le premier chef de gouvernement canadien à le faire.Pour calmer le jeu, la rencontre de 30 minutes avait été qualifiée de «spirituelle» et s’était tenue à la résidence de l’archevêque d’Ottawa, M" Marcel Gervais.C'est Stephen Harper qui a poussé la logique jusqu’au bout en recevant en octobre dernier le dalaï-lama à son bureau du parlement avec tous les honneurs réservés à un visiteur officiel.Le tout avait été suivi d’une longue conférence de presse très courue.Par ailleurs, Les Antis parlementaires du Tibet, un regroupement de députés et de sénateurs canadiens qui appuient la lutte de libération, ont officiellement réclamé hier le droit de se rendre en territoire tibétain.Ils ont fait parvenir une demande de visa afin de se rendre «à Lhassa et d’autres régions tibétaines» au cours des 60 prochains jours.«Si les autorités [chinoises] au Tibet respectent les normes internationales, elles ne devraient rien avoir à cacher et les observateurs internationaux tels que nous devraient être les bienvenus», a déclaré le sénateur conservateur Consigli Di Nino, président du groupe.Le comité en est à sa quatrième demande.Les autres ont toutes été refusées.Le Devoir La Cour suprême entendra les avocats deKhadr Ottawa—En dépit des tentatives d’obstruction du gouvernement fédéral, la Cour suprême du Canada a accepté hier d’entepdre la cause du Canadien accusé de terrorisme aux États-Unis, Omar Khadr, qui estime être traité injustement en violation des lois internationales.Dans sa décision, le plus haut tribunal du pays a donné le feu vert aux avocats de Khadr pour contester la légalité de la détention de leur client à la base militaire de Guantanamo, à Cuba, et de la tenue d’un éventuel procès devant un tribunal militaire.Une audience la semaine prochaine se penchera prind-palement sur la demande d’accès de Khadr à des documents retenus par le gouvernement canadien Le Canadien détenu à Guantanamo souhaite utiliser ces documents pour se défendre des accusations du meurtre d’un soldat américain en Afghanistan Ses avocats veulent aussi profiter de cette audience pour mettre en lumière la procédure des autorités américaines dans cette affaire, qui ne respecterai pas les règles internationales de justice, selon eux La Presse canadienne Rectificatif Une erreur s’est glissée dans la critique de la pièce de théâtre Blasté publiée en page B 8 de notre édition du 19 mars.In musique de ce spectacle mis en scène par Brigitte Haentjens est l’œuvre du compositeur Robert Nonnan-deau, et non Michel Nonnandeau.Toutes nos excuses.GOÛT SUITE DE LA PAGE 1 de l’industrie agroalimentaire?Sans aucun doute, répond Jessica Mudry, professeur de communication à l’université Concordia, à Montréal.«Dans un monde où la performance prime, il est plus facile de vendre quelque chose quand on peut en quantifier les bienfaits, lance-t-elle.Le problème, c'est qu 'en mesurant la qualité d’un aliment uniquement en fonction de sa teneur en gras, en oméga-3 ou en sel, nous finissons, comme société, par oublier l’essentiel en matière de nourriture: le goût.» Et cet oubli est bien triste, juge Mme Mudry.Il mérite donc qu'on s’y attarde collectivement ajoute l’universitaire, qui présente aujourd’hui le fruit de ses travaux sur cette hégémonie du discours scientifique en matière d’alimentation dans le cadre de la conférence intitulée «Les espaces alimentaires domestiques: pour mieux apprécier notre alimentation», qui ouvre ses portes pour deux jours à l’université Concordia La présence d’une brochette de sociologues, d’anthropologues, d’économistes, de nutritionnistes et d’historiens canadiens, américains, néo-zélandais, australiens ou allemands renommés et versés dans la chose alimentaire fait en sorte que Mme Mudry n’y sera pas seule.«R ne fout pas foire disparaître les composantes scientifiques du discours alimentaire», dit Mme Mudry, qui publiera bientôt un ouvrage sur la quantification des repas, ou comment on communique son idée en matière de nutrition aux États-Unis (Measured Meals - Commu- nicating the Idea of Nutrition in America (SUNY Press).«Mais il est temps d’avoir un peu plus d’équilibre en parlant du plaisir de manger, ce qu'on ne fait plus.Or résumer la nourriture à des calories et à des taux de gras, c’est aussi ridicule que d’affirmer qu’il fout écouter 30 minutes de jazz chaque jour pour apprécier cet art.» Le défi est toutefois de taille, reconnaît l’universitaire.Surtout dans le paysage alimentaire actuel, où même les gouvernements aiment abuser de chiffres pour faire accepter l’idée de la santé publique.«Santé Canada nous dit de manger de cinq à dix portions de fruits et de légumes par jour, poursuit Mme Mudry.Mais si le ministère nous dit de manger des tomates, il ne nous dit pas comment choisir une bonne tomate.» Ce serait pourtant une information primordiale afin d’établir, dans sa propre cuisine, les bases d’une bonne alimentation.Ce à quoi Santé Canada rêve pourtant Et c’est bien là que le bât blesse.En évacuant la dimension gustative et agréable de la nourriture au profit d’apports quotidiens recommandés en nutriments (résumés par les fameux pourcentages des étiquettes nutritionnelles), cela rend naturellement plus ennuyeuse la préparation d’un repas, croit Mme Mudry.Du coup, l’idée de le partager avec le reste de sa famille ou avec des amis est beaucoup moins intéressante, ajoute lau-rette Dubé, titulaire de la Chaire en psychologie des consommateurs de l’université McGill, qui voit là un des facteurs qui expliquent sans doute les transformations récentes dans notre rapport à l'alimentation, à la maison.«Les repas dans les ménages ont profondément changé, dit-elle.Avec les bouleversements dans nos modes de vie et l’accroissement de l’offre en matière de prêt-à-manger [dont les aliments congelés sont de fiers ambassadeurs], ces repas sont désormais plus rapides et pas forcément pris autour d’une table.» Et c’est loin d’être réjouissant, selon elle.La chercheuse, qui doit prendre la parole demain lors de cette conférence internationale sur les paysages alimentaires (foodscapes), sait d’ailleurs de quoi elle parle.Pendant plusieurs mois, elle a suivi un groupe de femmes et observé leurs habitudes de vie afin de comprendre l’environnement émotif dans lequel elles s’alimentaient Et les résultats sont sans équivoque.«Un repas pris à la maison donne des émotions plus positives que celui qui est pris à l’extérieur de la maison, dit-elle.Par ailleurs, lorsqu'on mange en groupe plutôt que seul, on a certes tendance à manger plus, mais le plaisir que cela nous procure est toutefois bien supérieur.» L’observation scientifique est empiriquement vérifiable.Elle devrait aussi, selon Mme Dubé, inciter les ménages en quête de saines habitudes de vie à s’interroger désonnais sur leurs environnements culinaires à la maison pour y faire entrer un principe de base: manger heureux, c'est manger plus sainement.«Comme société, nous sommes rendus à ce stade de réflexion, poursuit-elle.Il faut préserver cet espace de temps autour d’un repas pour que l’alimentation soit saine et plaisante.Mais pour cela, nous devons être prêts à revoir non seulement nos agendas» mais aussi notre rapport aux chiffres sur les étiquettes.Et ce n’est pas tout dans ces paysages alimentaires en mutation, la nourriture divertissante (fun food) qui se multiplie pour séduire les enfants, l’impact des restaurants montréalais qui ont livré à domicile — «entre 1951 et 2001» —, l’effet de la multiplication des livres de cuisine sur la conscience alimentaire ou encore la morphologie de nos cuisines gagneraient aussi à être soumis à la question universitaire.Les participants à cette conférence se préparent d’ailleurs à le faire dès ce matin à Montréal.Plus tard, ils concluront cette rencontre devant des «asperges, de la roquette et des poivrons confits», des «aubergines farcies avec des tomates soleil», du «riz au citron, au basilic, aux noix et au parmesan», du «cabillaud au thym citronné, tomates sucrées» et un «tiramisu avec sa compote de pêches».Ije tout doit être arrosé d’un Pinot (irigio 2006 de la Villa Doretta et d’un Poggio al Ginepri 2005 qui s’est fait attribuer «91 points par la revue Wine Spectator».C’est du moins ce qu’annonce l'alléchant programme de cette conférence où les notions de plaisir, de goût et de pratiques alimentaires n’ont visiblement pas seulement droit de cité dans les exposés formels et les débats qui devraient suivre.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone S14-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 L* Devoir à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de cos organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Devoir est publié du lundi au samedi par U* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.9r étage.Montréal.(Québec), H3À 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean.800.boulevard Industriel, Saint-J can sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc , 812, rue Saint Jacques Ouest, Montréal.L'agence IVesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans l* Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Cîroupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, lüval.Envol de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 1 f 1 WEüK-liNI) HATCH,E Drame écologique au lac Saint-Pierre Le stock de perchaude y est très mal en point Louis-Gilles Francœur Le fleuve Saint-Laurent est actuellement le théâtre d’un drame écologique méconnu: l’effondrement de la perchaude au lac Saint-Pierre, un problème qu'il faut attribuer à l’égoïsme des uns, au corporatisme des autres et au laxisme de plusieurs gestionnaires et politiques.La répétition en eau douce, à moins d’une heure de Montréal, de ce qui est arrivé à nos morues est confirmée par le rapport de trois scientifiques, Pierre Magnan, de l’UQTR, Yves Mailhot et Pierre Dumont, deux biologistes du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).Leur rapport a été déposé le 14 février auprès du Comité consultatif conjoint pour la gestion des stocks de poissons du lac Saint-Pierre.Les trois auteurs forment le comité scientifique qui met la table en vue des travaux du Comité consultatif, lequel regroupe tous les acteurs du drame, soit le ministère de l’Agriculture, les pêcheurs sportifs, les pêcheurs commerciaux, les transformateurs de poissons et les responsables de l’aire faunique qui gèrent la récolte des espèces vivantes sur ce plan d’eau.Selon ce rapport scientifique obtenu par Le Devoir, non seulement «l’état du stock de perchaudes du lac Saint-Pierre ne s'est pas amélioré», il est aussi bien plus mal en point que prévu, en raison des règles laxistes des dernières années, comme l’autorisation récurrente de pêcher commercialement cette espèce sur les frayères au printemps, soit au lieu et au moment où la vulnérabilité de l’espèce est à son maximum.Pis encore, écrivent les trois chercheurs sur la foi de nouveaux inventaires et d’une révision de leur modèle prévisionnel, «les inventaires du réseau de suivi ichtyologique (RSV montrent une baisse de la biomasse de perchaudes présente en 2007 de l’ordre de 40 % par rapport à 2002 alors que, selon le modèle, celle-ci aurait dû s’accroître d’environ 40 %».Un écart effarant de 80 % des prémisses de la politique gouvernementale! Certes, il y a eu une hausse de 30 % des captures en 2007 par rapport à 2005.Toutefois, notent les spécialistes, elle repose sur l’accroissement des co- hortes de perchaudes déjà en place au moment de lancer le plan de gestion 2005.Ils anticipent aussi un sérieux cul-de-sac: «Les hausses à venir, prévues par le modèle, écrivent-ils, ne pourront cependant se concrétiser à des taux de mortalité du niveau de ceux recommandés en 2005 que si de nouvelles recrues produites depuis 2004 sont présentes en abondance.À la lueur des informations disponibles sur l’abondance et la structure du stock, cette condition ne paraît pas remplie», de sorte que les cohortes «qui deviendront progressivement vulnérables à la pêche au cours des deux ou trois prochaines années sont faibles».En clair, la relève, qui ira en s’amenuisant, ne sera pas au rendez-vous et ne pourra pas soutenir le degré d’exploitation des dernières années.Le rapport Thibault de 2004 proposait de ramener pendant sept ans les captures à 40 tonnes par année, soit 30 tonnes pour la pêche commerciale traditionnelle et 10 tonnes pour la pêche sportive, ce qui représentait une baisse de 50 % par rapport à la récolte antérieure.L’espèce était alors en santé relative et,ce plan devait permettre de la rétablir à ses anciens niveaux d’abondance.Le plan de gestion gouvernemental a toutefois dérogé à cette recommandation, car Québec a accepté de relever de dix tonnes, soit jusqu’à 40 tonnes, le prélèvement commercial.Les sportifs ont aussi obtenu, sous prétexte d’équité, une hausse proportionnelle de 3,5 tonnes.La récolte n'a donc pas été de 40 tonnes, comme le recommandait le rapport Thibault, mais de 53,5 tonnes.On a aussi resserré les règles de récolte, obligeant la remise à l’eau des poissons de moins de 19 cm, contre 16 cm antérieurement.Enfin, la limite de possession est alors passée de cinquante à cinq ou dix perchaudes, selon les saisons.Mais pendant tout ce temps, il est demeuré légal de pêcher sur les frayères, ce qui va à l’encontre des règles de gestion quand une espèce est en déclin.Le rapport Thibault 2008 Le nouveau rapport que vient de déposer André Thibault réagit avec une fermeté adaptée au nouveau contexte mais néamnoins minimale quand on l'examine de près.Le rapport Thibault 2008 propose en effet d’interdire toute pêche, commerciale ou sportive, pendant la période du frai, soit du 1" mars au 1" mai, et ce, dès maintenant, ce qui exigerait de Québec une décision rapide! De plus, le nouveau rapport propose à Québec de racheter 13 des 18 permis de pêche commerciale encore valides, ce qui permettrait d’approvisionner encore un peu le marché local en perchaudes, avec lesquelles on prépare plusieurs mets traditionnels.Si ce rachat devait être complété au nom de la survie de l’espèce, le quota total de pêche serait modifié pour ramener la récolte à 12,3 tonnes par année au lieu des 53 tonnes des dernières années.Huit tonnes seraient réservées à la pêche sportive et 4,3 tonnes à la pêche commerciale, ce qui serait réaliste dans le contexte d'un rachat d’au moins 13 permis commerciaux.Cette recommandation du rapport Thibault 2008 correspond exactement à celle des trois conseillers.Selon nos informations, le rapport ouvre par ailleurs un important débat sur le contrôle de la pêche sportive, un contrôle pour l’instant marginal.Québec a créé une aire faunique communautaire au lac Saint-Pierre afin de mettre un peu d’ordre dans son exploitation.Dans une aire faunique, la récolte de la faune n’est pas contrôlée de façon aussi stricte que dans les zees.On y exige toutefois des frais quotidiens d’«autorisation» de 3 $ ou des frais saisonniers de 12 $ pour la pêche.La pratique de la chasse n’exige pas une telle autorisation.Jusqu’à présent les «centres de pêche», où on loue des cabanes installées sur la glace, ne fournissent pas de rapports de pêche à propos de leurs clients.Il faudrait certainement ajouter un contrôle sur ce type de récolte, comme pour les pourvoyeurs, et aussi auprès des habitants des îles, malgré la difficulté de les amener à rapporter leurs captures quelque part A la lumière de ce lamentable état de situation, on peut se demander s’il ne serait pas plus opportun d’interdire tout simplement la pêche à la perchaude au lac Saint-Pierre pour trois, cinq ou sept ans, selon le taux de rétablissement de l’espèce.Pour l’instant, le stock de perchaudes permet d’anticiper encore un rétablissement si les géniteurs peuvent jouer à fond leur rôle sans qu’on réduise davantage leurs effectifs.C’est peut-être la seule façon de répondre intelligemment aux questions que soulèvent les scientifiques dans leur rapport sur l’influence méconnue de nombreux facteurs environnementaux, car il faudrait impérative- ment regarder de ce côté si un arrêt de la pêche ne modifiait pas le cours des choses.Les trois biologistes estiment en effet qu’il faut désormais examiner le rôle que jouent dans ce déclin d’une espèce aussi prolifique l’envasement des rives du Saint-Laurent, causé par la concentration du courant fluvial dans le chenal maritime, ainsi que les rejets d’eaux usées des villes, bourrées de médicaments, de toxiques et même d’œstrogènes susceptibles d’altérer le taux de reproduction.La gestion des niveaux d’eau du Saint-Laurent, qui privilégie la navigation sur et vers les Grands-Lacs souvent aux dépens des besoins des espèces aquatiques d’ici, devrait être révisée, écrivent-ils, afin de permettre une mise en eau printanière prolongée de la plaine d’inondation ainsi qu’une plus grande fréquence des périodes de débits élevés le reste de l’année, fis ajoutent qu’il faudrait aussi intensifier lia protection et la restauration des milieux humides, prévenir l’introduction de nouvelles espèces et rie pas modifier la profondeur du chenal de navigation ou y intensifier la navigation commerciale saqs prendre en compte leurs impacts sur les habitats aquatiques de faible profondeur.On ne peut pas lire ces conclusions sans tenir compte du fait que ces questions relèvent à la fois des ministères fédéral et provincial de l’Environnement ainsi que du ministère des Pêches et des Océans, trois acteurs absents du Comité consultatif, si on veut éviter la répétition en eau douce de ce qui s’est passé dans le dossier de la morue.L’approche des ministères à clientèle a visiblement fait son temps.¦ Lecfure: Devenir une famille verte, par Viviane Moreau, Editions LER, 239 pages.Jouets, couches pour bébé, casseroles, mets, lave-glaces, emballages, savons, etc., tout y passe! tôt petit livre étonnant qui fournit une vision de la gestion écologique de la maison basée sur l’expérience de l’auteure et de sa famille.On y découvre par ricochet les impacts de notre consommation et des moyens de l’atténuer, certains étant connus, d'autres originaux.Ce petit livre ne se veut pas un catéchisme mais plutôt une amorce de réflexion et de choix personnels dans un pays où luxe et confort constituent le modèle de référence.Avec plein de petits trucs en prime.Le rapport Thibault 2008 propose d’interdire toute pêche pendant la période du frai, soit du 1er mars au 1er mai, et ce, dès maintenant Devenir une famille IÎK LES SPORTS HOCKEY ASSOCIATION DE L'EST Section Nord-Est G P DPF BP Montréal 41 24 10 237 Ottawa 41 26 7 234 Boston 37 28 9 191 Buffalo 35 28 11 234 Toronto 33 31 10 208 Section Atlantique New Jersey 42 24 7 189 Pittsburgh 42 25 7 226 N.Y.Rangers 39 26 9 195 Philadelphie 36 28 10 223 N.Y.Islanders 32 35 7 179 Section Sud-Est Caroline 41 30 5 232 Washington 36 31 8 216 Floride 35 31 9 201 Atlanta 31 37 8 201 Tampa Bay 29 37 8 209 BC Pts 206 92 217 89 206 83 218 81 228 76 170 91 203 91 180 87 216 82 122 71 233 87 220 80 207 79 254 70 241 66 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale x-Detroit 48 20 6 232 166102 Nashville 36 30 8 212 213 80 Chicago 35 32 7 215 212 77 Columbus 33 30 11 181 194 77 St.Louis 30 33 11 182 216 71 Section Nord-Ouest Minnesota 39 26 9 198 199 87 Vancouver 37 26 10 193 184 84 Calgary 37 26 10 205 204 84 Colorado 39 29 6 202 195 84 Edmonton 37 32 5 211 226 79 Section Pacifique x-San José 44 21 9 198 173 97 Anaheim 42 25 8 189 177 92 Dallas 42 28 5 219 187 89 Phoenix 36 33 5 194 203 77 Hos Angeles28 40 6 205 239 62 é - éliminé d'une place en séries éliminatoires.x - se qualifie en vue des séries éliminatoires.Hier_________ Montréal 4 Boston 2 Ottawa 3 St.Louis 2 Caroline 2 Floride 1 (F) Pittsburgh 4 Tampa Bay 2 Detroit â Nashville Colorado à Calgary Vancouver à Edmonton Los Angeles à Phoenix Aujourd’hui N.Y.Islanders au New Jersey, 19h N.Y.Rangers à Philadelphie, 19h Toronto à Buffalo, 19h30 Washington â Atlanta, 19h30 Minnesota à Vancouver, 22h Anaheim a San Jose, 22h30 ;Demain Chicago à Nashville, 15h Los Angeles â Dallas.15h Boston à Montréal, 19h Toronto à Ottawa, 19h Tampa Bay en Floride, 19h Detroit à Columbus, 19h New Jersey à Pittsburgh, 19h30 Minnesota â Calgary, 21 h Colorado â Edmonton, 22h Anaheim à Phoenix, 22h Association de l’Est Mj Pts S-1.New Jersey 73 91 a-2.Montréal 74 90 ï-icaroline 75 85 4.Pittsburgh 73 89 S.Ottawa 73 87 6.N.Y.Rangers 74 87 F.Boston 73 83 8.Philadelphie 74 82 S.Buttalo 74 81 10.t/Vashington 75 80 11.Floride 74 78 Avant les matchs d'hier Canadien 4, Bruins 2 Dix en dix ! «Nos meilleurs joueurs livrent la marchandise», dit Guy Carbonneau Boston — Le Canadien continue d’avoir le numéro des Bruins, et pas à peu près.Les troupiers de l’entraîneur Claude Julien ont tout essayé ou presque, ils ont tout de même encaissé une 101 défaite de suite, une septième cette saison, contre leurs grands rivaux montréalais.Avec comme chef de file Alex Kovalev, auteur de ses 32 et 33e buts, en plus d’une tilde, le Tricolore Ta emporté 4-2 devant 17 565 personnes auTD Banknorth Garden, hier.«Je pense que je vais finalement acheter son DVD», a lancé Maxim Lapierre, en commentant l’éclatante prestation de son coéquipier qui vient de lancer un DVD d’enseignement de ses trucs.Michael Ryder et Andrei Kostit-syn ont ajouté les autres buts du CH, qui est de retour au sommet de l’Association Est avec 92 points, un de plus que les Devils du New Jersey.Les défenseurs Mark Stuart et Dennis Wideman ont assuré la réplique des Bruins.I.e jeune Carey Price a remporté le duel l’opposant à Tim Thomas.Price a bloqué 34 lancers; Thomas 26.Les deux équipes se retrouvent sur la glace du Centre Bell, demain.Julien à court d’explications Le Canadien trouve des façons de gagner face aux Bruins.Ou sont-ce les Bruins qui trouvent des façons de perdre?L’entraîneur Claude Julien, lui, est à court d'explications.«Je ne peux marquer à la place des joueurs, vous savez, a lancé Julien, à Tissue de la septième, défaite des siens face au Tricolore cette saison./e pense qu’on a déjà prouvé qu ’on pouvait réussir des buts.Il y a sûrement des joueurs dans l’équipe qui sont capables d’en marquer.Le moment est arrivé pour eux de le faire si on veut gagner des matchs.C’est tout ce que j’ai à dire.» Comme pour tourner le fer dans la plaie, son homologue Guy Carbonneau venait de souligner la contribution qu’apportent ses meilleurs éléments.«On est à l’aise contre eux, a commenté Carbo.Nos meilleurs joueurs livrent la marchandise.Alex Kovalev a réussi deux superbes buts.On trouve le moyen d’obtenir des buts que les Bruins n’accordent pas normalement.» Le gardien Tim Thomas a fait cadeau du premier filet, comme ça lui est arrivé trop souvent face au CH cette saison.Carbonneau ne pouvait dire si les Bruins venaient de fournir leur meilleure opposition de la saison.«Il faudrait que je revois les affronfe-ments précédents.On savait qu’ils sortiraient fort en début de match.Le jeu a été pas mal égal en première, même s’ils ont eu le meilleur 15-6 dans les tirs.Ils ont décoché plusieurs lancers de loin.En deuxième, on a des problèmes en zone centrale.On a commis plusieurs revirements.C’est quelque chose qu’on devra corriger.Ils ont eu plusieurs surnombres, mais ils n’ont pas saisi les occasions.» Comme les Bruins ont la confiance fragile face au Canadien, le premier but de Kovalev les a ébranlés.Et le deuxième davantage.Auparavant, le jeune Carey Price avait admirablement tenu le fort.«Après avoir vu Carey réaliser de gros arrêts, on savait qu’on se retrouverait en bonne position en marquant le premier but, a relevé Maxim Lapiérre.C’est ce qui est arrivé et on a continué de pousser fort par la suite.» Carbonneau a eu de bons mots à l’endroit de Kovalev, qui ne montre aucun signe de ralentissement «Alex est formidable depuis le début de la saison.Et plus la pression est forte, meilleur il est», a-t-il affirmé.Kovalev, qui a du succès en carrière face aux Bruins comme le montre sa fiche de 61 points, a simplement répété qu’il demeure concentré sur son rendement et celui de l’équipe, rien d’autre.Il s’est surtout attardé à l’enthousiasme qu’ont affiché les nombreux partisans du Canadien au TO Banknorth Garden.«C’est comme ça dans tous les amphithéâtres où on va depuis la période des Fêtes, a-t-il fait remarquer.Ç’a commencé en Floride, à Tampa, et à Sunrise.Le phénomène ne fait que s’intensifier depuis ce temps.Il y a de plus en plus de nos partisans partout, et ils sont plus bruyants que les amateurs américains.» La Presse canadienne Patinage artistique Les danseurs canadiens luttent pour la médaille d’argent NEIL STEVENS Goteborg, Suède — Les.Français Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder ont conservé le premier rang mais les Russes Jana Khokhlova et Sergei Novitski sont passés devant les champions canadiens Tessa Virtue et Scott Moir au deuxième rang après la danse originale des championnats du monde de patinage artistique.Delobel et Schoenfelder ont de nouveau dominé la compétition hier pour porter leur total de points à 107,98.Classé huitième Tan dernier, le duo russe s’avère la grosse surprise.Mais avec 103,52 points contre 103,97, le jeune duo canadien est pratiquement à égalité avec eux.Virtue, 18 ans, et Moir, 20 ans, ont terminé sixièmes Tan dernier à leur première présence aux Mondiaux et devraient disputer cette fois la médaille d’argent aux Russes lors de la danse libre.Au quatrième rang, les Italiens Federica Faiella et Massimo Seal! ont 100,70 points, suivis des Américains Tanith Belbin et Ben Agos-to, à 99,71.Les deux autres duos canadiens, formés par Kaitlyn Weaver et Andrew Poje, et Allie Hann-Mc-Curdy et Michael Coreno, sont respectivement 17 et 19 .La Presse canadienne E N LNH: des anciens en Afghanistan Kandahar — Le score indiquait une cuisante défaite de 9-2, mais .les soldats canadiens étaient tout • sourire.Des militaires campés en Afghanistan venaient d’affronter un groupe d’anciens joueurs de la Ligue nationale à Kandahar devant quelques centaines de spectateurs.Avec la coupe Stanley sur place.Deux anciens joueurs du Canadien, Mark Napier et Chris Nilan, faisaient partie de l’équipe d’anciens en compagnie, notamment, de Mike Gartner, Bob Pro-bert et Stu Crimson.Nilan et ces deux derniers étaient d’abord reconnus comme des durs à cuire.«Ce n’est pas un hasard si l’équipe de cette année est paquetée de muscles», a blagué Napier, qui est à la tête de l’organisation des anciens joueurs de la LNH et le principal organisateur de cette visite.«Les soldats adorent les durs», a-t-il blagué.Le général Rick Hillier, chef d'état-major de la Défense, et le brigadier-général Guy Laroche, le commandant en chef des forces en Afghanistan, ont pris part à la première période.- La Presse canadienne BREF L’UE contre le boycottage des Jeux Bruxelles — L'Union européenne s’est prononcée hier contre un boycott des Jeux olympiques de Példn, jugé contre-productif dans le cadre des efforts pour faire avancer les droits de l’Homme en Chine.«Un boycott pourrait de fait signifier manquer une occasion de promouvoir les droits de l’Homme et pourrait, dans le même temps, causer un tort considérable à la population de la Chine toute entière».Une réunion des ministres des Sports des Vingt-Sept lundi en Slovénie où plusieurs Etats membres ont rejeté les appels à un boycott des Jeux de Pékin.- AP Boxe olympique Douze combats de boxe olympique seront présentés ce soir au Tristar Gym, Ce sont les athlètes de Sylvain Gagnon, premier entraîneur d’Eric Lucas et de Jean Pascal, qui affrontent ceux de Stéphane Désor-miers du O’Gym de Mascouche, grâce au promoteur Alexandre Choko.Admission générale pour 20 $.Le centre Tristar Gym est situé au 5275 rue Ferrier à Montréal, au coin de Décarie.- Le Devoir Sudoku par Fabien Savary 5 6 3 3 6 9 5 4 3 1 6 4 7 6 1 7 8 6 4 2 8 7 5 9 4 9 3 1 2 8 Niveau de difficulté : FACILE 0817 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque botte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 9 6 1 3 2 5 7 4 8 3 2 8 4 1 7 9 5 6 7 4 5 9 8 6 3 1 2 2 3 7 8 5 1 6 9 4 6 5 9 2 7 4 8 3 1 1 8 4 6 3 9 5 2 7 4 9 2 7 6 3 1 8 5 8 1 6 5 9 2 4 7 3 5 7 3 1 4 8 2 6 9 0816 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com J 1 I LE DEVOIR.LE VENDREDI 21 MARS 2008 B 5 WEEK-END NATURE Drame écologique au lac Saint-Pierre Le stock deperchaude y est très mal en point TT-^- '% Louis-Gilles Francœur Le fleuve Saint-Laurent est actuellement le théâtre d’un drame écologique méconnu: l’effondrement de la perchaude au lac Saint-Pierre, un problème qu’il faut attribuer à l’égoïsme des uns, au coiporatisme des autres et au laxisme de plusieurs gestionnaires et politiques.La répétition en eau douce, à moins d’une heure de Montréal, de ce qui est arrivé à nos morues est confirmée par le rapport de trois scientifiques, Pierre Magnan, de l’UQTR, Yves Mailhot et Pierre Dumont, deux biologistes du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).Leur rapport a été déposé le 14 février auprès du Comité consultatif conjoint pour la gestion des stocks de poissons du lac Saint-Pierre.Les trois auteurs forment le comité scientifique qui met la table en vue des travaux du Comité consultatif, lequel regroupe tous les acteurs du drame, soit le ministère de l’Agriculture, les pêcheurs sportifs, les pêcheurs commerciaux, les transfonna-teurs de poissons et les responsables de l’aire faunique qui gèrent la récolte des espèces vivantes sur ce plan d’eau.Selon ce rapport scientifique obtenu par Le Devoir, non seulement «l’état du stock de perchaudes du lac Saint-Pierre ne s’est pas amélioré», il est aussi bien plus mal en point que prévu, en raison des règles laxistes des dernières années, comme l’autorisation récurrente de pêcher commercialement cette espèce sur les frayères au printemps, soit au lieu et au moment où la vulnérabilité de l’espèce est à son maximum.Pis encore, écrivent les trois chercheurs sur la foi de nouveaux inventaires et d’une révision de leur modèle prévisionnel, «les inventaires du réseau de suivi ichtyologique (RSV montrent une baisse de la biomasse de perchaudes présente en 2007 de l’ordre de 40% par rapport à 2002 alors que, selon le modèle, celle-ci aurait dû s’accroître d’environ 40 %».Un écart effarant de 80 % des prémisses de la politique gouvernementale! Certes, il y a eu une hausse de 30 % des captures en 2007 par rapport à 2005.Toutefois, notent les spécialistes, elle repose sur l’accroissement des co- hortes de perchaudes déjà en place au moment de lancer le plan de gestion 2005.Ils anticipent aussi un sérieux cul-de-sac: «Les hausses à venir, prévues par le modèle, écrivent-ils, ne pourront cependant se concrétiser à des taux de mortalité du niveau de ceux recommandés en 2005 que si de nouvelles recrues produites depuis 2004 sont présentes en abondance.A la lueur des informations disponibles sur l’abondance et la structure du stock, cette condition ne paraît pas remplie», de sorte que les cohortes «qui deviendront progressivement vulnérables à la pêche au cours des deux ou trois prochaines années sont faibles».En clair, la relève, qui ira en s’amenuisant, ne sera pas au rendez-vous et ne pourra pas soutenir le degré d’exploitation des dernières années.rapport Thibault de 2004 proposait de ramener pendant sept ans les captures à 40 tonnes par année, soit 30 tonnes pour la pèche commerciale traditionnelle et 10 tonnes pour la pêche sportive, ce qui représentait une baisse de 50 % par rapport à la récolte antérieure.L’espèce était alors en santé relative et .ce plan devait permettre de la rétablir à ses anciens niveaux d’abondance.Le plan de gestion gouvernemental a toutefois dérogé à cette recommandation, car Québec a accepté de relever de dix tonnes, soit jusqu’à 40 tonnes, le prélèvement commercial.Les sportifs ont aussi obtenu, sous prétexte d’équité, une hausse proportionnelle de 3,5 tonnes.La récolte n’a donc pas été de 40 tonnes, comme le recommandait le rapport Thibault, mais de 53,5 tonnes.On a aussi resserré les règles de récolte, obligeant la remise à l’eau des poissons de moins de 19 cm, contre 16 cm antérieurement.Enfin, la limite de possession est alors passée de cinquante à cinq ou duc perchaudes, selon les saisons.Mais pendant tout ce temps, il est demeuré légal de pêcher sur les frayères, ce qui va à l’encontre des règles de gestion quand une espèce est en déclin.Le rapport Thibault 2008 Le nouveau rapport que vient de déposer André Thibault réagit avec une fermeté adaptée au nouveau contexte mais néanmoins minimale quand on l’examine de .près.Le rapport Thibault 2008 propose en effet d’interdire toute pêche, commerciale ou sportive, pendant la période du frai, soit du 1er mars au Tr mai, et ce, dès maintenant ce qui exigerait de Québec une décision rapide! De plus, le nouveau rapport propose à Québec de racheter 13 des 18 permis de pêche commerciale encore valides, ce qui permettrait d’approvisionner encore un peu le marché local en perchaudes, avec lesquelles on prépare plusieurs mets traditionnels.Si ce rachat devait être complété au nom de la survie de l’espèce, le quota total de pêche serait modifié pour ramener la récolte à 12,3 tonnes par année au lieu des 53 tonnes des dernières années.Huit tonnes seraient réservées à la pêche sportive et 4,3 tonnes à la pêche commerciale, ce qui serait réaliste dans le contexte d’un rachat d’au moins 13 permis commerciaux.Cette recommandation du rapport Thibault 2008 correspond exactement à celle des trois conseillers.Selon nos informations, le rapport ouvre par ailleurs un important débat sur le contrôle de la pêche sportive, un contrôle pour l’instant marginal.Québec a créé une aire faunique communautaire au lac Saint-Pierre afin de mettre un peu d’ordre dans son exploitation.Dans une aire faunique, la récolte de la faune n’est pas contrôlée de façon aussi stricte que dans les zees.On y exige toutefois des frais quotidiens d'«autorisation» de 3 $ ou des frais saisonniers de 12 $ pour la pêche.La pratique de la chasse n’exige pas une telle autorisation.Jusqu’à présent, les «centres de pêche», où on loue des cabanes installées sur la glace, ne fournissent pas de rapports de pêche à propos de leurs clients.Il faudrait certainement ajouter un contrôle sur ce type de récolte, comme pour les pourvoyeurs, et aussi auprès des habitants des îles, malgré la difficulté de les amener à rapporter leurs captures quelque part A la lumière de ce lamentable état de situation, on peut se demander s’il ne serait pas plus opportun d’interdire tout simplement la pêche à la perchaude au lac Saint-Pierre pour trois, cinq ou sept ans, selon le taux de rétablissement de l’espèce.Pour l’instant le stock de perchaudes permet d’anticiper encore un rétablissement si les géniteurs peuvent jouer à fond leur rôle sans qu’on réduise davantage leurs effectifs.C’est peut-être la seule façon de répondre intelligemment aux questions que soulèvent les scientifiques dans leur rapport sur l’influence méconnue de nombreux facteurs environnementaux, car il faudrait impérative- ment regarder de ce côté si un arrêt de la pêche ne modifiait pas le cours des choses.Les trois biologistes estiment en effet qu’il faut désormais examiner le rôle que jouent dans ce déclin d’une espèce aussi prolifique l’envasement des rives du Saint-Laurent, causé par la concentration du courant fluvial dans le chenal maritime, ainsi que les rejets d’eaux usées des villes, bourrées de médicaments, de toxiques et même d’œstrogènes susceptibles d’altérer le taux de reproduction.La gestion des niveaux d’eau du Saint-Laurent, qui privilégie la navigation sur et vers les Grands-Lacs souvent aux dépens des besoins des espèces aquatiques d’ici, devrait être révisée, écrivent-ils, afin de permettre une mise en eau printanière prolongée de la plaine d’inondation ainsi qu’une plus grande fréquence des périodes de débits élevés le reste de l’année.Ils ajoutent qu’il faudrait aussi intensifier la protection et la restauration des milieux humides, prévenir l’introduction de nouvelles espèces et rie pas modifier la profondeur du chenal de navigation ou y intensifier la navigation commerciale saqs prendre en compte leurs impacts sur les habitats aquatiques de faible profondeur.On ne peut pas lire ces conclusions sans tenir compte du fait que ces questions relèvent à la fois des ministères fédéral et provincial de l’Environnemerit ainsi que du ministère des Pêches et des Océans, trois acteurs absents du Comité consultatif, si on veut éviter la répétition en eau douce de ce qui s’est passé dans le dossier de la morue.L’approche des ministères à clientèle a visiblement fait son temps.¦ Lecfure: Devenir une famille verte, par Viviane Moreau, Editions LER, 239 pages.Jouets, couches pour bébé, casseroles, mets, lave-glaces, emballages, savons, etc., tout y passe! Uh petit livre étonnant qui fournit une vision de la gestion écologique de la maison basée sur l’expérience de l’auteure et de sa famille.On y découvre par ricochet les impacts de notre consommation et des moyens de l’atténuer, certains étant connus, d’autres originaux.Ce petit livre ne se veut pas un catéchisme mais plutôt une amorce de réflexion et de choix personnels dans un pays où luxe et confort constituent le modèle de référence.Avec plein de petits trucs en prime.Le rapport Thibault 2008 propose d’interdire toute pêche pendant la période du frai, soit du 1er mars au 1er mai, et ce, dès maintenant ! Devenir une famille ’%S Tr V v LES SPORTS HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P DPF BP Montréal 41 24 10 237 Ottawa 41 26 7 234 Boston 37 28 9 191 Buffalo 35 28 11 234 Toronto 33 31 10 208 Section Atlantique New Jersey 42 24 7 189 Pittsburgh 42 25 7 226 N.Y.Rangers 39 26 9 195 Philadelphie 36 28 10 223 N.Y.Islanders 32 35 7 179 Section Sud-Est Caroline 41 30 5 232 Washington 36 31 8 216 Floride 35 31 9 201 Atlanta 31 37 8 201 Tampa Bay 29 37 8 209 BC Pts 206 92 217 89 206 83 218 81 228 76 170 91 203 91 180 87 216 82 122 71 233 87 220 80 207 79 254 70 241 66 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale x-Oetroit 48 20 6 232 166102 Nashville 36 30 8 212 213 80 Chicago 35 32 7 215 212 77 Columbus 33 30 11 181 194 77 St.Louis 30 33 11 182 216 71 Section Nord-Ouest Minnesota 39 26 9 198 199 87 Vancouver 37 26 10 193 184 84 Calgary 37 26 10 205 204 84 Colorado 39 29 6 202 195 84 Edmonton 37 32 5 211 226 79 Section Pacifique x-San José 44 21 9 198 173 97 Anaheim 42 25 8 189 177 92 Dallas 42 28 5 219 187 89 Phoenix 36 33 5 194 203 77 é-Los Angeles28 40 6 205 239 62 é - éliminé d'une place en séries éliminatoires.x - se qualifie en vue des séries éliminatoires.____________Hier Montréal 4 Boston 2 Ottawa 3 St.Louis 2 Caroline 2 Floride 1 (F) Pittsburgh 4 Tampa Bay 2 Detroit à Nashville Colorado A Calgary Vancouver à Edmonton Los Angeles à Phoenix Aujourd’hui N.Y.Islanders au New Jersey, 19h N.Y.Rangers à Philadelphie, 19h Toronto à Buffalo, 19h30 Washington à Atlanta, 19h30 Minnesota à Vancouver, 22h Anaheim à San José, 22h30 Demain Chicago â Nashville, 15h Los Angeles à Dallas, 15h Boston à Montréal, 19h Toronto â Ottawa, 19h Tampa Bay en Floride, 19h Detroit à Columbus.19h New Jersey â Pittsburgh, 19h30 Minnesota à Calgary, 21 h Colorado A Edmonton, 22h Anaheim à Phoenix, 22h Association de l’Est Mj Pts S-t.New Jersey 73 91 a-2.Montréal 74 90 J-î.Caroline 75 85 4.Plttsburgh 73 89 e.Oltawa 73 87 6.N Y Rangers 74 87 f.Boston 73 83 S.Ptiiladelphie 74 82 é.Byffalo 74 81 tO.Washington 75 80 tl.Floride 74 78 Avant les matchs d'hier Canadien 4, Bruins 2 Dix en dix ! «Nos meilleurs joueurs livrent la marchandise», dit Guy Carbonneau Boston — Le Canadien continue d’avoir le numéro des Bruins, et pas à peu près.Les troupiers de Tentraîneur Claude Julien ont tout essayé ou presque, ils ont tout de même encaissé une 10 défaite de suite, une septième cette saison, contre leurs grands rivaux montréalais.Avec comme chef de file Alex Kovalev, auteur de ses 32 et 33e buts, en plus d’une aide, le Tricolore l’a emporté 4-2 devant 17 565 personnes auTD Banknorth Garden, hier.«Je pense que je vais finalement acheter son DVD», a lancé Maxim Lapierre, en coimnentant l’éclatante prestation de son coéquipier qui vient de lancer un DVD d’enseignement de ses trucs.Michael Ryder et Andrei Kostit-syn ont ajouté les autres buts du CH, qui est de retour au sommet de l’Association Est avec 92 points, un de plus que les Devils du New Jersey.Les défenseurs Mark Stuart et Dennis Wideman ont assuré la réplique des Bruins.Le jeune Carey Price a remporté le duel l’opposant à Tim Thomas.Price a bloqué 34 lancers; Thomas 26.Les deux équipes se retrouvent sur la glace du Centre Bell, demain.Julien à court d’explications D‘ Canadien trouve des façons de gagner face aux Bruins.Ou sont-ce les Bruins qui trouvent des façons de perdre?L'entraîneur Claude Julien, lui, est à court d’explications.«Je ne peux marquer à la place des joueurs, vous savez, a lancé Julien, à l’issue de la septième, défaite des siens face au Tricolore cette saison./r pense qu’on a déjà prouvé qu ’on pouvait réussir des buts.H y a sûrement des joueurs dans l’équipe qui sont capables d’en marquer.Le moment est arrivé pour eux de le faire si on veut gagner des matchs.C’est tout ce que j’ai à dire.» Comme pour tourner le fer dans la plaie, son homologue Guy Carbonneau venait de souligner la contribution qu’apportent ses meilleurs éléments.«On est à l’aise contre eux, a commenté Carbo.Nos meilleurs joueurs livrent la marchandise.Alex Kovalev a réussi deux superbes buts.On trouve le moyen d’obtenir des buts que les Bruins n’accordent pas normalement.» Le gardien Tim Thomas a fait cadeau du premier filet, comme ça lui est arrivé trop souvent face au CH cette saison.Carbonneau ne pouvait dire si les Bruins venaient de fournir leur meilleure opposition de la saison.«Il faudrait que je revois les affronfr-ments précédents.On savait qu’ils sortiraient fort en début de match.Le jeu a été pas mal égal en première, même s’ils ont eu le meilleur 15-6 dans les tirs.Ils ont décoché plusieurs lancers de loin.En deuxième, on a des problèmes en zone centrale.On a commis plusieurs revirements.C’est quelque chose qu’on devra corriger.Ils ont eu plusieurs surnombres, mais ils n’ont pas saisi les occasions.» Comme les Bruins ont la confiance fragile face au Canadien, le premier but de Kovalev les a ébranlés.Et le deuxième davantage.Auparavant, le jeune Carey Price avait admirablement tenu le fort.«Après avoir vu Carey réaliser de gros arrêts, on savait qu’on se retrouverait en bonne position en marquant le premier but, a relevé Maxim Lapiérre.C’esf ce qui est arrivé et on a continué de pousser fort par la suite.» Carbonneau a eu de bons mots à l'endroit de Kovalev, qui ne montre aucun signe de ralentissement «Alex est formidable depuis le début de la saison.Et plus la pression est forte, meilleur il est», a-t-il affirmé.Kovalev, qui a du succès en carrière face aux Bruins comme le montre sa fiche de 61 points, a simplement répété qu’il demeure concentré sur son rendement et celui de l’équipe, rien d’autre.Il s’est surtout attardé à l’enthousiasme qu’ont affiché les nombreux partisans du Canadien au TD Banknorth Garden.«C’est comme ça dans tous les amphithéâtres où on va depuis la période des Fêtes, a-t-il fait remarquer.Ç'a commencé en Floride, à Tampa, et à Sunrise.Le phénomène ne fait que s’intensifier depuis ce temps.Il y a de plus en plus de nos partisans partout, et ils sont plus bruyants que les amateurs américains.» La Presse canadienne Patinage artistique Les danseurs canadiens luttent pour la médaille d’argent N Ell.STEVENS Goteborg, Suède — Les.Français Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder ont conservé le premier rang mais les Russes Jana Khokhlova et Sergei Novitski sont passés devant les cfuunpions canadiens Tessa Virtue et Scott Moir au deuxième rang après la danse originale des championnats du monde de patinage artistique.Delobel et Schoenfelder ont de nouveau dominé la compétition hier pour porter leur total de points à 107,98.Classé huitième l’an dernier, le duo russe s’avère la grosse surprise.Mais avec 103,52 points contre 103,97, le jeune duo canadien est pratiquement à égalité avec eux.Virtue, 18 ans, et Moir, 20 ans, ont tenniné sixièmes l’an dernier à leur première présence aux Mondiaux et devraient disputer cette fois la médaille d’argent aux Russes lors de la danse libre.Au quatrième rang, les Italiens Federica Faiella et Massimo Scali ont 100,70 points, suivis des Américains Tanith Belbin et Ben Agos-to, à 99,71.Les deux autres duos canadiens, formés par Kaitlyn Weaver et Andrew Poje, et Allie Hann-Mc-Curdy et Michael Coreno, sont respectivement 17' et 19 .La Presse canadienne E N LNH: des anciens en Afghanistan Kandahar — Le score indiquait une cuisante défaite de 9-2, mais les soldats canadiens étaient tout sourire.Des militaires campés en Afghanistan venaient d’affronter un groupe d’anciens joueurs de la ligue nationale à Kandahar devant quelques centaines de spectateurs.Avec la coupe Stanley sur place.Deux anciens joueurs du Canadien, Mark Napier et Chris Nilan, faisaient partie de l’équipe d’anciens en compagnie, notamment de Mike Gartner, Bob Pro-bert et Stu Grimson.NUan et ces deux derniers étaient d’abord reconnus comme des durs à cuire.«Ce n’est pas un hasard si l’équipe de cette année est paquetée de muscles», a blagué Napier, qui est à la tête de l’organisation des anciens joueurs de la LNH et le principal organisateur de cette visite.«Les soldats adorent les durs», a-t-il blagué.Le général Rick Hillier, chef d’état-major de la Défense, et le brigadier-général Guy Laroche, le commandant en chef des forces en Afghanistan, ont pris part à la première période.- La Presse canadienne BREF L’UE contre le boycottage des Jeux Bruxelles — L’Union européenne s’est prononcée hier contre un boy-• cott des Jeux olympiques de Pékin, jugé contre-productif dans le cadre des efforts pour frire avancer les droits de l’Homme en Chine.«Un boycott pourrait de fait signifier manquer une occasion de promouvoir les droits de l'Homme et pourrait, dans le même temps, causer un tort considérable à la population de la Chine toute entière».Une réunion des ministres des Sports des Vingt-Sept lundi en Slovénie où plusieurs Etats membres ont rejeté les appels à un boycott des Jeux de Pékin.-AP Boxe olympique Douze combats de boxe olympique seront présentés ce soir au Tristar Gym.Ce sont les athlètes de Sylvain Gagnon, premier entraîneur d’Eric Lucas et de Jean Pascal, qui affrontent ceux de Stéphane Désor-miers du O’Gym de Mascouche, grâce au promoteur Alexandre Choko.Admission générale pour 20 $.Le centre Tristar Gym est situé au 5275 rue Ferrier à Montréal, au coin de Décarie.- Le Devoir Sudoku par Fabien Savary 6 5 9 6 — 3 3 5 4 3 1 6 4 7 6 1 7 8 6 4 2 8 7 5 9 4 9 3 1 2 8 Niveau de difficulté : FACILE 0817 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 9 6 1 3 2 5 7 4 8 3 2 8 4 1 7 9 5 6 7 4 5 9 8 6 3 1 2 2 3 7 8 5 1 6 9 4 6 5 9 2 7 4 8 3 1 1 8 4 6 3 9 5 2 7 4 9 2 7 6 3 1 8 5 8 1 6 5 9 2 4 7 3 5 7 3 1 4 8 2 6 9 0816 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus Inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité 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