Le devoir, 18 mars 2008, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR CSDM Plus de la moitié des écoles resteront fermées Page A 2 FLUORATION La Ville de Québec déclenche une tempête Page A 4 Vol.X C I X N " 5 9 L fi M A R I) I 18 M A R S 2 O O 8 8 9 C + T A X E S = I $ Ilf -'•««wife wmt' A_____L MARK BLINCH REUTERS Bob Rae, ex-candidat à la direction du PLC, a célébré sa victoire dans Toronto Centre, hier soir, aux côtés de son chef, Stéphane Dion.Les deux hommes étaient accompagnés de leurs épouses, Arlene Prely Rae (à gauche), et Janine Krieber.Victoires en demi-teinte pour Dion Vainqueurs prévisibles à Toronto, les libéraux ont eu des sueurs froides à Vancouver et ont été défaits en Saskatchewan HÉLÈNE BUZZETT1 Ottawa — C’est sans difficulté que Bob Rae et Martha Hal Findlay ont remporté leur pari électoral hier soir en remportant pour le Parti libéral les deux circonscriptions torontoises qui étaient enjeu.Mais leur chef Stéphane Dion, sur qui tous les projecteurs étaient dirigés, n’a pas récolté l’éclatante, et totale, victoire qui! espérait la circonscription de Saskatchewan lui a échappé tandis que la majorité libérale dans le château fort qu’est Vancouver Quadra a fondu comme neige au soleil.«Ce soir est un grand soir pour les libéraux», a pourtant déclaré hier soir M.Dion, qui se trouvait pour l’occasion aux côtés de son député fraîchement élu dans Toronto Centre, Bob Rae, dont c’était d’ailleurs l’anniversaire.11 a pris la parole à 22h50, alors que les résultats dans l’ouest du pays n’étaient pas officiels.«Le leadership, c’est de savoir qu’on ne peut pas réussir seul, a ajouté M.Dion.On doit faire équipe avec les VOIR PAGE A 8: VICTOIRES La crisp financière aux Etats-Unis Vent d’inquiétude sur les places boursières FRANÇOIS DESJARDINS Ly intervention-surprise de la Réserve fédérale américaine pour aider JPMorgan Chase à mettre la main sur Bear Stearns a soufflé un nouveau vent d’inquiétude hier sur les places boursières, où les banques et les compagnies du secteur énergétique ont subi d’importantes baisses des deux côtés du 45' paralèle.Précédés par des Bourses asiatiques et européennes en recul de 3 % à 5 %, les parquets nord-américains ont été incapables de faire autrement, frappés par des interrogations de plus en plus lourdes au sujet du ralentissement américain et des conséquences sur le reste de la planète, l e Fonds monétaire international a estimé que la crise américaine était en train de s’étendre.«On pourrait faire la démonstration qu’en dépit de l’état lamentable des choses, on est peut-être seulement à VOIR PAGE A 8: INQUIÉTUDE JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Le comédien Roy Dupuis compte un grand nombre de fans de par le monde.Ce sont d’ailleurs eux qui financent en grande partie la Fondation Rivières, dont l’acteur est un des cofondateurs.La « Roymanie » n’a pas de frontières ¦ L’éditorial de Serge Truffaut, page A 6 KRISTINA COOKE REUTERS Un billet de 2 $ collé hier sur une vitre symbolisait la valeur des actions de la banque d’affaires Bear Stearns, rachetée par JPMorgan Chase avec l’aide de la Réserve fédérale américaine.I N I) K X Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Des fans de Roy Dupuis convergent des États-Unis et d’Europe pour assister au retour de leur idole sur les planches ISABELLE PARÉ u Québec, être star signifie souvent briller au firmament local.Hormis Céline Dion, peu de vedettes ont à leurs trousses paparazzis et groupies en délire.Mais pas Roy Dupuis, qui jouit d’un réseau international de fans assidus, dont plusieurs s’apprêtent à mettre le cap sur Montréal pour admirer le retour sur les planches du ténébreux Michael de La Femme Nikita.Difficile de s’imaginer que jusqu’en Russie, des internautes cla-vardent des moindres faits et gestes de Roy Dupuis, échangeant leurs commentaires sur ses dernières prestations à l’écran, ou s’attristant de la récente disparition de sa mère.Ceux qui ne maîtrisent pas l’alphabet cyrillique en seront quittes pour visiter un des nombreux autres sites en espagnol, en japonais ou en anglais où la vie et la carrière de Roy Dupuis sont étalées dans le menu détail, où les «royettes» (sur royettes.com) s’activent et s’extasient à coup de davier sur les forums de discussion.Roy Dupuis alimente un phénomène de célébrité inédit au Québec pour un comédien.Alors que la pièce Blasté de Sarah Kane prend l’affiche ce soir à l’Usine C, la vente des billets bat son plein, et des dizaines de fans des Etats-Unis et d’Europe s’apprêtent à venir voir le retour sur scène de leur égérie, qui jouera pour la première fois aux côtés de sa conjointe, la comédienne Céline Bonnier.La dernière apparition de Dupuis sur les planches remonte à 1994, dans la pièce The West, de Sam Sheppard.«Sur ma liste de discussùm personnelle, je suis au courant du fait qu’au moins une vingtaine de mes membres se rendront à Mmtréal dans les prochains jours pour voir Blasté, la majorité venant des États-Unis, mais aussi de Hollande», a soutenu Maxine Cunnwgham, qui gère le site de discussions amisparroy.com, depuis Oklahoma City.Selon celle-ci, la notoriété de Roy Dupuis est VOIR PAGE A 8: ROYMANIE La notoriété de Roy Dupuis est planétaire depuis la diffusion de la série La Femme Nikita Normes éthiques : le Québec retarde Partout ailleurs au pays, les sources des revenus des élus doivent être divulguées ANTOINE ROBITAILLE Québec —- De petites provinces comme le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont des normes éthiques beaucoup plus élevées que le Québec en matière de divulgation de revenus des élus.Le Québec est du reste le seul endroit au Canada où les élus ne sont pas tenus de faire une déclaration au commissaire à l’éthique ou à l’intégrité.C’est ce qu’a souligné au Devoir l’équivalent québécois de ce commissaire, le jurisconsulte Claude Bisson, hier.Selon lui, «beaucoup de confusion» aurait été évitée ces derniers jours autour des primes aux chefs de parti Jean Charest et Mario Dumont si les élus étaient contraints, comme dans toutes les autres provinces, de faire une déclaration au jurisconsulte.«Ça éviterait tout ce qui se passe depuis une semaine», a-t-il dit Depuis l’interview exclusive qu’il a accordée au Devoir vendredi, M.Bisson s’est penché sur les règles établies dans les neuf autres provinces, les deux territoires ainsi qu’au fédéral.Conclusion de celui dont le travail est de fournir aux députés «un avis écrit sur les incompatibilités de fonctions et les conflits d'intérêts»: dans toute la fédération, les élus doivent divulguer leurs revenus à l’équivalent du jurisconsulte.De plus, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Ecosse, la loi exige que les élus révèlent s’ils reçoivent des montants d’un parti politique.A l’article 18 b) de la Loi sur les confits d’intérêts des députés et des membres du Conseil exécutif du Nouveau-Brunswick, on précise en effet que «l’état de divulgation privée doit contenir [.] tout salaire, aide financière ou autre avantage que le député ou le membre du Conseil exécutif a reçu d’un parti politique enregistré ou d'une association de VOIR PAGE A 8: QUÉBEC Piqué au vif, Mario Dumont s’en est pris durement à Pauline Marois Un vaccin contre l’hypertension est testé avec succès PAULINE GRAVEL Un vaccin pour traiter l’hypertension est actuellement expérimenté avec succès par des chercheurs suisses qui publient leurs résultats prometteurs dans la revue britannique The Lancet.Bien qu’il existe déjà plusieurs médicaments efficaces pour soigner cette maladie insidieuse dont 14,5 % de la population canadienne est atteinte, un vaccin permettrait de résoudre un problème tout simple, comme l’oubli de prendre son médicament qui ex-plque pourquoi il est parfois si difficile d’abaisser adéquatement la tension artérielle de plusieurs patients.Selon le chercheur principal de l’étude, Martin Bach-mann, entre 50 et 80 % des hypertendus auxquels on a prescrit la prise quotidienne de médicaments hypotenseurs ne suivraient pas à la lettre leur traitement La forme d’un virus Mis au point par les chercheurs de la société suisse Cytos Biotechnology, le fameux vaccin dénommé CYTOOfi-AngQb est constitué de particules virales auxquelles on a greffé l’angiotensine II, un peptide qui induit la constriction des vaisseaux sanguins et de ce fait accroît la tension artérielle.Ce complexe revêtant la forme d’un virus est reconnu par l’organisme conune un agent infectieux que le système immunitaire s’emploie à éliminer en induisant la production d’anticorps dirigés contre lui.En neutralsant l’angiotensine II.ces anticorps exercent un effet comparable aux médicaments déjà sur le marché qui bloquent les récepteurs auxquels se le le peptide et ainsi préviennent l’expression de son effet vasoconstricteur.VOIR PAGE A 8: VACCIN » LE DEVOIR.LE MARDI 18 MARS 2 0 0 8 A « INQUIÉTUDE SUITE DE LA PAGE 1 mi-chemin de ce marché baissier, à la fois pour les marchés financiers et pour les dépenses de consommation», a écrit l’économiste David Rosenberg, de la firme Merrill Lynch, dans une note aux clients.Après avoir affiché un recul de plus de 450 points en milieu de journée, la Bourse de Toronto, peuplée de matières premières et de services financiers, a trouvé le moyen de limiter les dégâts à 300 points pour une baisse de 2,2 %.Depuis six mois, le TSX a perdu 8 %, de sorte qu’il se trouve au même point que l’an dernier à pareille date, lorsqu’il continuait à grimper.A Wall Street, le S&P500, meilleur baromètre des marchés, car il ratisse large, a affiché un recul de 1 %.L’indice Dow Jones, qui ne comprend que 30 compagnies, a lui aussi joué du yo-yo, mais a franchi le fil d’arrivée en meilleure forme, se permettant un léger gain de 0,2 %.Le Nasdaq, carrefour boursier des hautes technologies, a baissé de 1,6 %.Les marchés devraient à nouveau réagir demain: le comité de politique monétaire de la Fed se réunit, et bon nombre d’analystes prévoient une baisse de son taux d’intérêt directeur pour fouetter l’économie et tenter d’éviter que le ralentissement ne prenne la forme d’une récession.Greenspan en rajoute «La crise financière qui touche les États-Unis va être vraisemblablement jugée comme la plus grave depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale», a laissé tomber l’ex-président de la Fed, Alan Greenspan, dans un texte publié par le Financial Times.«Elle prendra fin quand le prix des biens immobiliers se stabilisera et, avec eux, le prix des produits financiers adossés à des prêts hypothécaires», a-t-il ajouté.Selon M.Greenspan, qui a dirigé la Fed de 1987 à 2007, «le système d’évaluation des risques actuellement en place serq particulièrement touché».A Toronto, les banques ont été lourdement affectées hier par la baisse de confiance qui continue de contaminer les marchés.La Banque Nationale a perdu 3 % à 44,39 S, la Banque CIBC a reculé de 5 % à 56,94 $ et la Banque de Montréal a trébuché de 2,5 % à 39,15 %.«La crise actuelle découle de plusieurs années d’imprudence, d’insouciance et d’excès tant de la part des prêteurs, des emprunteurs que des investisseurs», a écrit le Mouvement Desjardins en faisant référence au marché hypothécaire américain.«Il faudra encore plusieurs mois, voire trimestres, pour que la correction immobilière se termine aux États-Unis et que les grandes institutions financières de la planète finissent d’absorber leurs énormes pertes, réussissent à assainir leur bilan et rebâtissent leur capital.» «La crise actuelle découle de plusieurs années d’imprudence, d’insouciance et d’excès» Matières premières: pire journée en 52 ans Outre les services financiers, il y a l’énergie.Le sous-indice des compagnies de ce secteur, à Toronto, a lui aussi eu la vie dure, terminant la journée sur un recul de près de 3 %.Le mouvement est attribuable directement au cours du baril de pétrole, qui a chuté de 4 $US.Par conséquent, la Pétrolière Impériale a laissé filer 3,3 % alors que Suncor, très active dans les sables bitumineux, a cédé 2,5 % à 101,53 $.De nombreuses matières premières ont été touchées par la tourmente financière.L’indice CRB Reuters/Jefferies, qui recense 19 matières premières, a plongé de 5 hier.Il s’agit de sa plus forte baisse quotidienne depuis 1956, année où le Canadien de Montréal a vaincu les Red Wings en finale de la Coupe Stanley pour venger la suspension de Maurice Richard vécue un an plus tôt.Le recul des prix des matières premières au Chicago Board of Trade, en fait, était tel que plusieurs d’entre elles ont bénéficié du mécanisme limitant les pertes.Bien qu’il soit très demandé à*cause de l’éthanol, le maïs, par exemple, a glissé du maximum permis, soit 20 C ou 3,6 %.Par ailleurs, le blé a trébuché de 60 C et le cacao a subi sa plus grosse dégringolade en un an.En fin de journée hier, une tonne métrique de cacao se négociait 2730 $US, en baisse de 174 $US ou 6 %.Quelques jours après avoir livré un étrange discours dans lequel il faisait une lecture pour le moins alternative de l’actuelle crise économique, le président américain a continué d’affirmer hier que l’heure est aux défis mais que tout devrait rentrer dans l’ordre à terme.«Une chose est sûre, c'est que nous connaissons des temps difficiles, mais une autre chose est sûre, c’est que nous avons agi de manière forte et résolue», a dit M.Busli.«Vous avez montré au pays et au monde que les États-Unis maîtrisent la situation», a-t-il dit à l’intention de son secrétaire au Trésor, Henry Paul-son.Ce dernier a participé aux négociations conduisant à l’acquisition de Bear Stearns.L’administration Bush a répété hier que sa politique est celle d’un dollar fort.Entre-temps, le dollar est en chute libre: selon un indice calculé par la Fed, depuis deux ans et demi, il a plongé de 19 % par rapport à un panier de grandes devises.Le Devoir Rectificatif Contrairement à ce que nous écrivions dans notre édition d’hier, l’ex-député de l’Assomption et actuel président de l’association péquiste de cette circonscription, JeanClaude St-André, n’a pas voté en faveur de l’amendement, proposé par le président du SPQ libre, Marc La-violette, qui proposait un référendum d’initiative populaire.M.St-André s’est toujours opposé- à cette formule, a-t-il rappelé hier.Samedi, lors du vote, le militant indépendantiste a préféré s’abstenir.Toutes nos excuses.ACTUALITES VICTOIRES SUITE DE LA PAGE 1 Canadiens.Je suis un joueur d’équipe et je suis un bâtisseur d’équipe.Et ce soir, c’est clair que j’ai une bien meilleure équipe que Stephen Harper.» Bob Rae a ensuite livré un discours enflammé, au cours duquel les larmes lui ont même enroué la voix.«Les électeurs ont ce soir rejeté la politique de la peur et de la négativité de certains de nos opposants», a-t-il dit Toronto Centre, a-t-il expliqué, «inclut les plus riches et le plus pauvres de ce pays, ceux qui sont ici depuis des générations et ceux qui sont arrivés la semaine dernière, les hétéros et les gais, les Noirs, les Bruns, les Jaunes, les Rouges, les Blancs, les professionnels et les ouvriers».Et cette victoire, a-t-il conclu, est la concrétisation d’une «coalition progressiste de partout au Canada, de gens qui veulent rejeter la politique de la polarisation et de la division».Avec 242 des 275 boîtes de scrutin dépouillées au moment de mettre sous presse, M.Rae avait 59 % des voix, tandis que le NPD en avait 13,9 %, le Parti vert 13,8 % et le Parti conservateur, 12,5 %._ Pour sa part, Martha Hall Findlay se réjouissait d’enfin rentrer à la Chambre des communes, par la porte de Willowdale.Elle n’en était pas à sa première tentative électorale.Mme Hall Findlay avait raté sa chance par quelque 600 voix en 2004 contre une certaine conservatrice nommée Belinda Stronach, dans une autre circonscription de la banlieue torontoise.Elle avait l’année suivante dû céder sa place à cette même Belinda Stronach devenue libérale.Puis, elle a échoué dans la course au leadership de 2006.Cette fois, c’est la bonne.Avec 260 des 270 boîtes de scrutin ouvertes, elle avait engrangé hier soir 59,4 % des voix, contre 30 % pour la candidate conservatrice Maureen Harquall.La partie a été plus serrée dans Vancouver Quadra, un siège d’ordinaire sûr pour le Parti libéral, mais que la candidate Joyce Murray a remporté par environ 1000 voix contre son adversaire conservatrice Deborah Meredith (36,9 à 31,6 %).Les libéraux détiennent ce siège d’ordinaire confortable depuis 1984.Quant à la circonscription de Saskatchewan, Des-nethé-Missinippi-Rivière Churchill, Stéphane Dion l’a perdue et risque d’ailleurs d’être fortement critiqué au sein de son parti à ce sujet au cours des prochains jours.Il avait insisté pour imposer une candidate, une députée néo-démocrate provinciale, malgré la volonté des militants.Joan Beatty a perdu avec un écart important Avec la quasi-totalité des boîtes de scrutin dépouillées, le conservateur Rob Clarke l’a remporté avec 47,8 % des voix contre 31,4 % pour la libérale.Le NPD s’écrase Une donnée de ce scrutin jette par ailleurs un nouvel éclairage sur la récente animosité néo-démocrate envers les libéraux de Stéphane Dion.Le NPD a fait piètre figure dans les deux circonscriptions toron-toises, arrivant coude à coude avec le Parti vert Ainsi, dans Willowdale, le NPD a obtenu à peine 4,7 % contre 5,9 % pour le PV tandis que dans Toronto Centre, ce ne sont que 28 voix qui permettent au NPD de dire qu’il a devancé les verts (13,9 % des voix contre 13,8%).Ces chiffres confirment les données des récents sondages ontariens.Si le NPD se fait ainsi attaquer par les verts, ce sont plusieurs sièges ontariens qui pourraient être enjeu.Dans Vancouver Quadra aussi, le NPD s’est fait chauffer les arrières par les verts: 16,2 % des voix contre 14,9%.Cet étonnant score de la formation d’Elizabeth May peut d’ailleurs expliquer celui, décevant, des libéraux: les Verts ont obtenu 10 points de plus que lors de l’élection générale de 2006, alors que les libéraux en ont perdu à peu près autant Les conservateurs ont très légèrement amélioré leur performance.Malgré tout le parti de Stephen Harper faisait bonne figure hier soir.«Ce soir n’est pas victoire pour les libéraux», a lancé en entrevue téléphonique avec Le Devoir le ministre des Finances, Jim Flaherty.Le taux de participation à ces élections partielles a été très bas: environ 24 %.Avec les résultats d’hier, les conservateurs ont désormais 127 députés à la Chambre des communes et les libéraux, 97, dont le président de la Chambre.Les néodémocrates restent à 30 et le Bloc québécois, à 48 depuis le départ officialisé la semaine dernière de Maka Kotto, qui tentera sa chance sur la scène provinciale.D y a quatre députés indépendants.Il reste, après l’élection d’hier soir, deux sièges vacants, tous deux au Québec: celui de M.Kotto (Saint-Lambert) et celui de Lucienne Robillard (Westmount-Ville-Marie), partie officiellement en janvier dernier.Le Devoir QUÉBEC SUITE DE LA PAGE 1 circonscription enregistrée dont il est membre au cours des douze mois précédents ou qu’il est susceptible de recevoir au cours des douze mois suivants».Un débat similaire à celui qui se déroule au Québec depuis une semaine avait été déclenché au Nouveau-Brunswick en 2000, au début du mandat de Bernard Lord, raconte Claude Bisson, par ailleurs ancien juge en chef de la Cour d’appel du Québec.Le chef conservateur, qui recevait un montant du parti, avait après le débat «modifié la loi pour qu’elle soit très précise sur ce sujet».Ici, le premier ministre fixe les règles Au Québec, seuls les membres du Conseil exécutif Qes ministres et le premier ministre) sont tenus de produire une «Déclaration publique d’intérêts».Elle ne contient pas une liste de sources de revenus.D’ailleurs, ce n’est pas une loi qui détermine le contenu de cette déclaration, mais une «Directive aux membres du conseil exécutif en ce qui concerne les conflits d’intérêts», dont l’auteur n’est nul autre que.le premier ministre lui-même.Il peut lui-même les modifier par décret Depuis son arrivée au pouvoir, le 14 avril 2003, Jean Charest a d’ailleurs changé le texte de cette directive à trois reprises: le 29 avril 2003, le 9 septembre 2003 et le 5 juin 2007.(Dans cette dernière version, le premier ministre a ajouté des précisions sur la marche à suivre par un membre du Conseil exécutif qui détiendrait la majorité du capital-actions d’une entrepris,e dont une filiale participerait à des marchés avec l’Etat) À Ottawa, le «Code régissant les conflits d’intérêt des députés» est adopté en vertu d’une loi.Selon ce code, l’élu est obligé de produire une déclaration devant contenir, entre autres choses, comme l’article 21 (1) b) le spécifie: «le montant et la source de tout revenu de plus de 1000 $ que le député et les membres de sa famille ont touché au cours des douze mois précédents et sont en droit de recevoir au cours des douze prochains mois».Dans toutes les provinces et au fédéral, à partir de la déclaration de chacun des députés, le Commissaire à l’intégrité produit un résumé dans lequel il révèle certaines informations.D’autres restent confidentielles: «Que tu doives 25 OOO $ à ta belle-mère, eh bien c’est peut-être pas nécessaire que ce soit connu», blague M' Bisson.Sur ce plan,
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