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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-03-18, Collections de BAnQ.

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CSDM Plus de la moitié des écoles resteront fermées Page A 2 e de Québec che une tempête l4 w ww.ledevoir.co m LE DEVOIR V oi,.X C I X N " 5 9 L E M A R DI 18 MARS 2 0 0 8 8 9 C + T A X E S = 1 $ Deux grosses pointures libérales aux portes d’Ottawa 1 T MARK BLINCH REUTERS BOBRAE a courtisé les électeurs torontois au cours des derniers jours.Le candidat défait à la course au leadership libérale tentait de se faire élire à la Chambre des communes hier soir à la faveur d’une élection partielle dans Toronto Centre.Trois autres libéraux espéraient faire de même dans autant d’autres circonscriptions du pays, dont Martha Hall Findlay, elle aussi aspirante chef en 2006 et aujourd’hui candidate dans un bastion libéral du centre-ville toron tois.Auront-ils réussi à préserver les acquis de leur parti?Les lecteurs de cette première édition trouveront tous les résultats au www.ledevoir.com.La cris£ financière aux États-Unis Vent d’inquiétude sur les places boursières FRANÇOIS DESJARDINS Ly intervention-surprise de la Réserve fédérale américaine pour aider JPMorgan Chase à mettre la main sur Bear Stearns a soufflé un nouveau vent d’inquiétude hier sur les places boursières, où les banques et les compagnies du secteur énergétique £>nt subi d’importantes baisses des deux côtés du 45 parallèle.Précédés par des Bourses asiatiques et européennes-en recul de 3 % à 5 %, les parquets nord-américains ont été incapables de faire autrement, frappés par des interrogations de plus en plus lourdes au sujet du ralentissement américain et des conséquences sur le reste de la planète.Le Fonds monétaire international a estimé que la crise américaine était en train de s’étendre.«On pourrait faire la démonstration qu’en dépit de l’état lamentable des choses, on est peut-être seulement à mi-chemin de ce marché baissier, à la fois pour les marchés financiers et pour les dépenses de consommation», a écrit l’économiste David Rosenberg, de la firme Merrill Lynch, dans une note aux clients.Après avoir affiché un recul de plus de 450 points en milieu de journée, la Bourse de Toronto, peuplée de matières premières et de services financiers, VOIR PAGE A 8: INQUIÉTUDE ¦ L’éditorial de Serge Truffaut, page A 6 BEA •5TEA KRISTINA COOKE REUTERS Un billet de 2 $ collé hier sur une vitre symbolisait la valeur des actions de la banque d’affaires Bear Stearns, rachetée par JPMorgan Chase avec l’aide de la Réserve fédérale américaine.INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A fi Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Sudoku.BS Télévision.B 7 JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Le comédien Roy Dupuis compte un grand nombre de fans de par le monde.Ce sont d’ailleurs eux qui financent en grande partie la Fondation Rivières, dont l’acteur est un des cofondateurs.La « Roymanie » n’a pas de frontières Des fans de Roy Dupuis convergent des États-Unis et d’Europe pour assister au retour de leur idole sur les planches ISABELLE PARE Au Québec, être star signifie souvent briller au firmament local.Hormis Céline Dion, peu de vedettes ont à leurs trousses paparazzis et groupies en délire.Mais pas Roy Dupuis, qui jouit d’un réseau international de fans assidus, dont plusieurs s’apprêtent à mettre le cap sur Montréal pour admirer le retour sur les planches du ténébreux Michael de La Femme Nikita.Difficile de s’imaginer que jusqu’en Russie, des internautes cla-vardent des moindres faits et gestes de Roy Dupuis, échangeant leurs commentaires sur ses dernières prestations à l’écran, ou s’attristant de la récente disparition de sa mère.Ceux qui ne maîtrisent pas l’alphabet cyrillique en seront quittes pour visiter un des nombreux autres sites en espagnol, en japonais ou en anglais où la vie et la carrière de Roy Dupuis sont étalées dans le menu détail, où les «royettes» (sur royettes.com) s’activent et s’extasient à coup de clavier sur les forums de discussion.Roy Dupuis alimente un phénomène de célébrité inédit au Québec pour un comédien.Alors que la pièce Blasté de Sarah Kane prend l’affiche ce soir à l’Usine C, la vente des billets bat son plein, et La notoriété des dizaines de fans des Etats-Unis et d’Europe s’apprêtent à ve-de Roy nir voir le retour sur scène de .leur égérie, qui jouera pour la pre- LmpUlS est mière fois aux côtés de sa • ,.conjointe, la comédienne Céline planétaire Bonnier.La dernière apparition j * de Dupuis sur les planches re- uepuu monte à 1994, dans la pièce The la diffusion WK de Sam Sheppard.«Sur ma liste de discussion perde la série sonnelle, je suis au courant du fiait qu'au moins une vingtaine de mes La Femme membres se rendront à Montréal dans les prochains jours pour voir Nikita Blasté, la majorité venant des États-Unis, mais aussi de Hollande», a soutenu Maxine Cunnwgham, qui gère le site de discussions amisparroy.com, depuis Oklahoma City.VOIR PAGE A 8: ROYMANIE Normes éthiques: le Québec retarde Partout ailleurs au pays, les sources des revenus des élus doivent être divulguées ANTOINE ROBITAILLE Québec — De petites provinces cpmme le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont des normes éthiques beaucoup plus élevées que le Québec en matière de divulgation de revenus des élus.Le Québec est du reste le seul endroit au Canada où les élus ne sont pas tenus de faire une déclaration au commissaire à l’éthique ou à l’intégrité.C'est ce qu’a souligné au Devoir l’équivalent québécois de ce commissaire, le jurisconsulte Claude Bisson, hier.Selon lui, «beaucoup de confusion» aurait été évitée ces derniers jours autour des primes aux chefs de parti Jean Charest et Mario Dumont si les élus étaient contraints, comme dans toutes les autres provinces, de faire une déclaration au jurisconsulte.«Ça éviterait tout ce qui se passe depuis une semaine», a-t-il dit.Depuis l’interview exclusive qu’il a accordée au Devoir vendredi, M.Bisson s’est penché sur les règles établies dans les neuf autres provinces, les deux territoires ainsi qu’au fédéral.Conclusion de celui dont le travail est de fournir aux députés «un avis écrit sur les incompatibilités de fonctions et les conflits d’intérêts»: dans toute la fédération, les élus doivent divulguer leurs revenus à l'équivalent du jurisconsqlte.De plus, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, la loi exige que les élus révèlent s'ils reçoivent des montants d’im parti politique.A l’article 18 b) de la Loi sur les conflits d’intérêts des députés et des membres du Conseil exécutif du Nouveau-Brunswick, on précise en effet que «l'état de divulgation privée doit contenir [.] tout salaire, aide financière ou autre avantage que le député ou le membre du Conseil exécutif a reçu d’un parti politique enregistré ou d’une association de VOIR PAGE A 8: QUÉBEC Un vaccin contre l’hypertension est testé avec succès PAULINE GRAVEL Un vaccin pour traiter l’hypertension est actuellement expérimenté avec succès par des chercheurs suisses qui publient leurs résultats prometteurs dans la revue britannique The Lancet.Bien qu’il existe déjà plusieurs médicaments efficaces pour soigner cette maladie insidieuse dont 14,5 % de la population canadienne est atteinte, un vaccin permettrait de résoudre un problème tout simple, comme l’oubli de prendre son médicament, qui explique pourquoi il est parfois si difficile d’abaisser adéquatement la tension artérielle de plusieurs patients.Selon le chercheur principal de l’étude, Martin Bach-mann, entre 50 et 80 % des hypertendus auxquels on a prescrit la prise quotidienne de médicaments hypo-tenseurs ne suivraient pas à la lettre leur traitement La forme d’un virus Mis au point par les chercheurs de la société suisse Cytos Biotechnology, le fameux vaccin dénommé CYT006-AngQb est constitué de particules virales auxquelles on a greffé l'angiotensine II, un peptide qui induit la constriction des vaisseaux sanguins et de ce fait accroît la tension artérielle.Ce complexe revêtant la forme d’un virus est reconnu par l’organisme conune un agent infectieux que le système immunitaire s’emploie à éliminer en induisant la production d’anticorps dirigés contre lui.En neutralisant l’angiotensine II, ces anticorps exercent un effet comparable aux médicaments déjà sur le marché qui bloquent les récepteurs auxquels se lie le peptide et ainsi préviennent l'expression de son effet vasoconstricteur.VOIR PAGE A 8: VACCIN Piqué au vif, Mario Dumont s’en est pris durement à Pauline Marois LE DEVOIR.LE MARDI 18 MARS 2 0 0 8 LES ACTUALITES Montréal pourrait se doter de Tondeuses à neige EMILIE BILODEAU Avec deux fois plus de sites permettant d’entasser ou d’éliminer la neige et 50 % plus d’opérations de déneigement que d’habitude, la Ville de Montréal se prépare déjà à l’éventualité qu'un hiver fort enneigé se répète l’année prochaine.Dès la fin du mois d’avril, un «rapport sur la neige» sera dévoilé et promet d’apporter de nouvelles idées pour améliorer le déneige ment In Ville examine notamment la possibilité de se doter de fondeuses à neige géothermiques, technique employée par Cap-Rouge à Québec.«On est en train d’envisager toutes sortes de solutions avec tous les dérangements de la nature qu’on a eus cette année.Est-ce qu’on peut se ramasser avec ça l’année prochaine?», se questionne Marcel Tremblay, responsable des services aux citoyens à la ville.Même si la priorité pour l’instant est de terminer le déneigement des rues et des trottoirs, M.Tremblay assure qu’une équipe réfléchit présentement à des solutions, a-t-il indiqué au Devoir.«Il faut penser à la problématique de la circulation en ville.Si on avait une catastrophe à Montréal et qu’on était pris avec 50 cm de neige, il faut s'assurer d’avoir accès aux routes prioritaires d’urgence qui nous amènent vers les hôpitaux et les stations principales de transport en commun», soutient-il.Dans son rapport, la Ville doit également se pencher sur la manière d’éliminer la neige.En ce moment, elle se dirige vers des sites d’entassement ou vers des chutes à égouts.M.Tremblay raconte d’ailleurs qu’il s’agit d’un «art» que de savoir utiliser cette dernière technique.«L’eau, il faut la surveiller de très proche.Si on met la neige trop rapidement dans le système, ça refroidit tellement que ça fait de la glace et ça bouche», explique-t-il.Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs impose aux municipalités la responsabilité de déneiger leur territoire.Il insiste toutefois sur le respect de l’environnement et vante notamment la fondeuse à neige qu’utilise Cap-Rouge.Bien que Montréal ait déjà utilisé des fondeuses à neige, M.Tremblay confirme que cette technologie sera étudiée dans le prochain rapport r Economique et écologique La Ville de Québec estime épargner environ 100 000 $ par hiver grâce à la fondeuse à neige géothermique.La ville économise sur les coûts de transport mais également en diminuant le nombre de sites d’entreposage.En effet l’équipement réduit l’équivalent d’une vingtaine de piscines olympiques de neige, plus exactement 60 000 m3 tous les hivers.Jacques Perron, conseiller en communication à la Ville de Québec, explique que l’eau est puisée directement du Saint-Laurent.Grâce à des panneaux solaires, elle est chauffée à 30 °C et entreposée dans des puits forés à 30 mètres sous terre.A la fin de l’hiver, elle n’a perdu qu’une quinzaine de degrés.Prête à utiliser, cette eau est ramenée dans un bassin qui accueille la neige et la fait fondre.Le liquide recueilli est alors décanté et les déchets en sont extraits.L’eau propre est renvoyée dans la rivière Cap-Rouge.Le géologue Jasmin Raymond n’exclut pas la possibilité pour Montréal d’utiliser une telle méthode.«Ça prend des conditions géologiques particulières.Par contre, il y a possibilité de développer des fondeuses à neige semblables en réutilisant, par exemple, des eaux usées», évalue-t-il.La Ville de Montréal compte peser les avantages que pourrait lui apporter une fondeuse à neige géothermique avant de prendre sa décision.M.Tremblay craint par exemple qu’une telle machinerie puisse être endommagée tout comme plusieurs souffleuses montréalaises qui ont avalé «morceaux de télévision, matelas, contenant de liquide lave-vitres et bacs de recyclage», s’inquiète-t-il.Le Devoir La moitié des écoles de la CSDM sont toujours fermées ALEXANDRE SHIELDS Le déneigement des toitures des écoles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) va bon train, mais plus de la moitié d’entre elles demeureront néanmoins fermées aujourd’hui.Hier, la direction a même évoqué la possibilité «extrême» que certains établissements ne puissent pas rouvrir avant le retour du congé de Pâques, le temps de terminer cette opération d’urgence qui pourrait coûter plus de quatre millions de dollars.Selon le dernier bilan disponible hier en fin de journée, la CSDM a fait savoir que 87 établissements et quatre pavillons ou annexes seraient ouverts aujourd’hui.Il s’agit plus précisément de 60 écoles primaires et deux annexes ou pavillons, 16 écoles secondaires et deux annexes ou pavillons, sept centres d’éducation des adultes et quatre écoles de formation professionnelle.Donc, 31 493 élèves pourront réintégrer leur établissement ce matin.Appelée à prédire le moment où tout serait rentré dans l’ordre pour les 90 000 élèves qui fréquentent l’un des 192 établissements de la CSDM, sa présidente, Diane De Courcy, s’est risquée à une évaluation «extrêmement prudente»', certaines écoles pourraient ne pas pouvoir accueillir de nouveau leurs élèves avant mardi de la semaine prochaine.«En tenant compte du nombre d’établissements et de l’ampleur de la tâche, il s’agit d’un blitz extraordinaire qui se déroule bien», a-t-elle néanmoins assuré au cours d’une conférence de presse très courue.Chaque bâtiment est en effet évalué de telle sorte qu’aucun d’entre eux ne peut rouvrir ses portes tant qu’un certificat n’a pas été délivré par un ingénieur, afin de «garantir un risque zéro».D’autre part, le déneigement de certaines écoles serait plus compliqué que prévu, notamment en raison de fortes accumulations par endroits ou de la formation de glace qui rendent le travail plus complexe et plus périlleux.Ensuite, la neige envoyée au sol, qui peut bloquer des voies d’accès, doit elle aussi être enlevée des terrains.En tout 26 ingénieurs et techniciens provenant de sept firmes différentes sont à pied d’œuvre dans la tournée des établissements, secondés par quelque 300 déneigeurs et autant d’employés de la Commission scolaire.La facture de l’opération promet d’ailleurs d’être élevée et pourrait dépasser les quatre millions.Déjà, ,des pourparlers sont en cours avec le ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport pour le paiement de cette dépense inattendue.Plan à revoir Conscient qu’un tel branle-bas de combat en a irrité plusieurs, le directeur général de la CSDM, Gilles Petit-clerc, a promis que l’on étudierait la possibilité de systé- JACQUES NADEAU LE DEVOIR La CSDM estime que le déneigement des toitures de ses écoles va bon train, mais promet toutefois que l’on étudiera la possibilité de systématiser les opérations de déneigement pour les prochains hivers.matiser les opérations de déneigement pour les prochains hivers, mais aussi de former les employés en conséquence.«Est-ce qu’on aurait pu faire mieux?Oui.Est-ce que ce sera mieux fait?Oui.Est-ce que ça coûtera moins cher?Très certainement», a renchérit Mme De Courcy, reconnaissant qu'aucun plan n’était prévu pour les accumulations de neige «exceptionnelles’».En attendant, des milliers de parents doivent prendre leur mal en patience cette semaine, aucune solution n’étant planifiée pour prendre en charge les élèves en congé forcé.«C’est clair qu’on ne laissera pas les parents en plan, c’est clair qu’on ne laissera pas les enfants en plan», a toutefois assuré la présidente de la CSDM.«On est en train d’y travailler», a-t-elle ajouté, sans plus de précision.Elle a été contredite par la présidente du comité central des parents, Christine Fournier.«Ça serait intéressant que ce soit regardé dans l’éventualité [où une telle situation se reproduirait], parce que là c’est sûr que ce n’est pas possible de mettre [des mesures d’accueil] en place», a-t-elle souligné.Sur le plan pédagogique, il est encore trop tôt pour déterminer comment seront reprises les journées perdues en raison des aléas de l’hiver québécois.Cho- se certaine, ont assuré les porte-parole de la commission scolaire, on verra à «mettre en place les moyens nécessaires à la réussite des élèves».La CSDM invite par ailleurs les parents à consulter son site Internet {www.csdm.qc.ca) ou encore à communiquer avec le centre d’appel mis sur pied (514 897-4444), pour obtenir les derniers détails au sujet de la réouverture des écoles.Toujours à Montréal, les 87 écoles et centres de fonnation de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys demeurent cependant ouverts, tout comme les établissements de la Commission scolaire de la Pointe-de-llle et de la Commission scolaire English-Montréal.Ailleurs au Québec, à Shawinigan, l’école Saint-Paul a été évacuée après la découverte de fissures dans le plafond du gymnase.On a fait de même à l’école Saint-Joseph, située dans la même municipalité.Le Collège Shawinigan est lui aussi demeuré fermé, le temps d’effectuer le déneigement de la toiture.A Québec, le cégep Lévis-Lau-zon a emboîté le pas, tout comme l’école Notre-Dame, en Montérégie.En fait plusieurs établissements partout en province sont en mode «inspection».Le Devoir Cours d’éthique et de culture religieuse : les évêques demandent du temps STEPHANE BAILLARGEON L) Assemblée des évêques catholiques du Québec ' (AECQ) plaide pour «une implantation progressive» du nouveau programme d’éthique et de culture religieuse dans les écoles primaires et secondaires.Les établissements des réseaux public et privé doivent obligatoirement implanter le programme à l’automne en remplacement de l’enseignement confessionnel ou éthique en vigueur.Cette mesure s’inscrit dans une volonté de laïcisation des institutions d’enseignement inscrite dans la loi 95.la recommandation de prudence et de iputation graduelle conclut une lettre à la ministre de l’Éducation de l’Assemblée signée par son président, Martin Veülette, évêque de Trois-Rivières.«Ceci [l’implantation progressive] permettrait une infomatùm plus complète des parents et une meilleure acceptation de leur part, laisserait plus de temps pour la formation du personnel enseignant et pour la production de matériel didactique de qualité, et permettrait de mieux prévenir certains effets non désirés du programme», dit la missive transformée en Déclaration officielle sur le site de l’AECQ (eveques.qc.ca).Cette déclaration réaffirme la préférence de l’Assemblée pour «le respect des choix des parents» en matière d’éducation morale et religieuse et juge que cette option disparaît avec l’implantation du nouveau programme.Les évêques maintiennent donc «une attitude d’ouverture et de prudence»» aussi décrite comme «critique et vigilante» devant la transformation en cours.«Nous savons qu’un bon nombre de parents ont exprimé des appréhensions au sujet de ces changements, dit le texte.S’il s’avérait que les contenus du programme ou la façon de l’enseigner puissent causer des préjudices graves aux élèves, la Loi de l’instruction publique (art.222) prévoit la possibilité d’un recours à l’exemption, qui peut àre accordée ou refusée par la commission scolaire.H s’agit toutefois d’un ultime recours, à utiliser avec circonspection.» Les évêques réclament finalement une évaluation serrée du programme et «dans un délai de trois à cinq ans», la possibilité d’offrir à nouveau «une option» aux parents qui le désireraient «Ceci nous paraît d’une importance capitale et nous espérons que vous pourrez bientôt annoncer les mesures prévues en ce sens», écrivent les prélats à la ministre Michelle Courchesne.Les évêques reprochent notamment au nouveau programme de ne pas assez insister sur l’expérience religieuse comme une réalité croyante, personnelle et vécue, en appuyant donc trop sur ses aspects «strictement socioculturels».Ils pensent aussi qu’une trop grande marge de manœuvre est laissée aux responsables pédagogiques pour la mise en œuvre de cours d’éthique et de culture religieuse alors que «l’on peut s’interroger sur le degré de préparation d’une bonne partie du personnel enseignant».Le Devoir BUDGET 2008-2009 SAVOIR.CHOISIR.www.finances.gouv.qc.ca QuébecSS Rabinovitch qualifie la poursuite contre Mario Clément de « chose la plus stupide » qu’il ait vue ancien p.-d.g.de Radio-Canada < Robert Rabinovitch a qualifié la poursuite de 4,3 millions de dollars intentée par Claude Fournier et Marie-Josée Raymond de «chose la plus stupide» qu’il ait vue hier lors d’un bref témoignage.M.Rabinovitch a confirmé à la Cour qu’il ignorait à peu près tout du litige entre le directeur général des programmes télévisés, Mario Clément, et le couple Fournier-Raymond, né de l’échec de leur série sur Félix Leclerc.Diffamation M.Clément a déclaré aux médias, le 2 mars 2005, que cette œuvre mettant en vedette Daniel Lavoie était «une des plus mauvaises séries que j’ai vues à la télé».Le projet constituait à ses yeux «l’exemple parfait de ce qui ne se reproduira plus jamais à Radio-Ca- nada», avait-il ajouté.Six jours plus tard, M.Fournier et Mme Raymond intentaient une poursuite en diffamation contre M.Clément dont est saisi aujourd’hui le juge Richard Wagner.M.Rabinovitch a appris indirectement les propos tenus par M.Clément en mars 2005, mais il n’était pas surpris de leur teneur.En télévision, certaines séries lèvent et d’autres pas, a-t-il expliqué au juge Wagner.Quand le couple M* ‘ ‘t !! slf m ^ Wmi Debut d'une sérié documentaire en quatre parties sur les splendeurs et les défis du monde polaire.Premier volet : le Groenland.L’AVENTURE POLAIRE 66° NORD, L'IRRÉSISTIBLE ATTRACTION WWW.TV5.CA IL*# ce soir 20h Fournier-Raymond a décidé de poursuivre M.Clément, Radio-Canada s’est rangé derrière lui par solidarité connue c’est la politique de la maison, a-t-il ajouté.Aucune enquête interne n’a été faite sur le comportement de M.Clément.Voyage de ski M.Rabinovitch semblait particulièrement irrité d'être forcé de témoigner au procès, à en juger par sa correspondance avec son ancienne chef de cabinet, Francine Létourneau.Informé qu’il devrait peut-être écourter son voyage de ski en Europe pour donner sa version des faits au procès, il a demandé qui paierait ses frais de retour, le cas échéant II réitère dans cette correspondance qu’il ne sait rien de cette «chose la plus stupide» qu’il ait vue.Finalement, M.Rabinovitch a pu skier en paix puisque les parties ont attendu son retour de vacances pour le questionner.En matinée, un expert comptable en financement de productions audiovisuelles, Pierre Fau-teux, a expliqué que l’entreprise exploitée par M.Fournier et Mme Raymond, Rose Films, vivotait entre 2001 et 2005, en accusant des pertes de 99 267 $.Les avocats de M.Clément et de la SRC veulent se servir du rapport d’expertise pour démontrer que les dommages de 1,5 million réclamés pour le compte de Rose Films sont grossièrement exagérés.Le procès civil se poursuit aujourd’hui avec le témoignage attendu de M.Clément.Le Devoir t LE DEVOIR, LE MARDI 18 MARS ü O O 8 A 3 1 1CTUALITES &/// en aMuwe / Quoi de neuf?m .* iiii ¦ È p 'r - F ¦ ’.if-.! P- ¦ .^¦ »».' ifeti Bms WP» JACQUES NADEAU LE DEV( La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a présenté hier les grands axes du plan de francisation de Québec.Québec encourage la francisation dans les entreprises Le gouvernement consacrera 8,2 millions aux cours de français pour les nouveaux arrivants, notamment en milieu de travail Michel David La réaction des libéraux à la nouvelle position du PQ sur le référendum était prévisible.Pauline Marois a encore l’intention de tenir un référendum, a prévenu la ministre de l’Environnement, Line Beaudiamp.fl serait sans doute plus juste de dire que Mme Marois souhaite toujours être en mesure de tenir un référendum, mais Mme Beauchamp a raison: même si la conjoncture semble actuellement défavorable, la possibilité d’un référendum, donc l’incertitude, demeure.«On ne va pas s’empêcher d’en tenir un, si on le juge pertinent», a déclaré Mme Marois.En réalité, le conseil national de la fin de semaine n’a strictement rien changé à cet égard.Certes, le programme adopté au congrès de juin 2005 paraissait catégorique: le référendum aurait lieu «le plus tôt possible à l’intérieur du prochain mandat».Aussi bien Bernard Landry qu’André Boisclair avaient cependant pris bien soin de souligner que le mot à retenir était «possible».Comme dans la phrase: «S’il est possible de le gagner».Autrement dit, peu importe ce que disait le programme, il n’y aurait pas eu de référendum si les «conditions gagnantes» n’avaient pas été réunies.Compte tenu du prix politique que le Québec a dû payer après les défaites du Oui en 1980 et en 1995, toute autre attitude aurait été totalement irresponsable.On fait généralement une promesse que l’on doute pouvoir tenir dans le but d’amadouer les électeurs.Aux élections du 26 mars 2007, M.Boisclair s’était plutôt retrouvé dans la situation absurde de défendre un engagement impopulaire qu’il se savait parfaitement incapable de tenir.?La façon dont le SPQ Libre voyait le référendum d’initiative populaire était assez astucieuse.Pour éviter de se faire imposer un référendum dont il ne voudrait pas, un gouvernement péquiste n’aurait eu qu’à attendre le moment propice pour déposer une loi qui permettait d’ouvrir les registres.Bref, il s’agissait simplement d’apposer une couche de vernis populaire sur un référendum décidé par le gouvernement.En insistant pour que la proposition du SPQ Libre soit débattue au conseil national, même si la présidente d’assemblée l’avait jugée irrecevable, Mme Marois a voulu donner l’impression que le débat sur le référendum était clos, mais la seule façon de régler la question de façon définitive serait de s’engager formellement à ce qu’il n’y ait pas de référendum durant le prochain mandat, comme René Lévesque l’avait fait en 1981.Bien entendu, elle n’en fera rien.La chef du PQ a indéniablement consolidé son leadership en fin de semaine, mais elle est allée à la limite de ce qu’elle pouvait dire sans sonner la démobilisation générale.A défaut de promettre la tenue d’un référendum, maintenir l’ambiguité est essentiel à la survie du PQ.Au-delà de son caractère loufoque, l’épisode de la «conversation nationale» illustre bien la difficulté de lancer un vaste débat sur la souveraineté, s’il ne doit pas déboucher sur une action décisive.Au conseil national, les militants de l’Estrie ont.pro-posé de ressusciter le projet de convoquer des États généraux de la souveraineté, afin de rallier les indépendantistes purs et durs qui ne se retrouvent plus dans le PQ.La présidente du parti, Monique Richard, est aussitôt intervenue pour demander aux délégués de ne pas «s’encarcaner dans les modalités», plaidant la nécessité de conserver doute la marge de manœuvre».Il est vrai qu’il ne serait pas très sérieux de tenir un exercice de ce genre, qui conclurait à coup sûr à l’urgence de la souveraineté, et d’en reporter ensuite la réalisation à une date indéterminée.Là encore, les militants ont obtempéré, même si le çonseil national a déjà donné son aval à la tenue d’États généraux à deux reprises au cours des dernières années.?Le problème, quand on ne sait pas trop quoi faire, est que l’on finit la plupart du temps par ne rien faire, fl faut dire qu’à partir du moment où Mme Marois exclut d’utiliser les fonds publics pour faire la promotion de la souveraineté, le choix des moyens se trouve passablement réduit Bien sûr, il y a les «gestes de gouvernance nationale».En fin de semaine, on a fait en sorte d’écarter tout ce qui serait inconstitutionnel, comme l’abolition du poste de lieutenant-gouverneur, ou encore susceptible de provoquer un confit immédiat avec Ottawa, comme la création d’une déclaration de revenus unique.Même la formation d’une équipe du Québec qui participerait à des compétitions sportives internationales a été exclue.Les initiatives qui ont été retenues concernent surtout l’identité québécoise: constitution, citoyenneté, renforcement du statut du français, enseignement de l’histoire nationale, intégration des immigrants, etc.Il en découle tout naturellement l’exigence de rapatrier les pouvoirs — et les ressources financières correspondantes — en matière de langue, de culture, d’immigration et de communications.Cela ne représente qu’une petite partie des demandes qui avaient été formulées par l’ADQ dans son projet de «paix constitutionnelle» de 1999.Cela rejoint aussi les demandes que Robert Bourassa avait faites en 1992, avant de se rabattre en désespoir de cause sur l’entente de Charlottetown.Avec les libéraux, on ne sait jamais, mais il serait assez gênant pour l’ADQ de ne pas s’associer à ces demandes, même si elles étaient reprises par un gouvernement péquiste.Au lendemain des élections d’avril 2003, qui annonçaient des années de vaches maigres pour la souveraineté, Pauline Marois avait proposé de revenir à l’idée des référendums sectoriels, mise en avant quinze ans plus tôt par Jacques Parizeau.Soit elle y a renoncé depuis, mais s’il fallait tenir le compte de ses changements de cap depuis qu’elle est entrée en politique, on n’ep finirait plus.A défaut d’un référendum sur la souveraineté, pourquoi pas un référendum sur les pouvoirs essentiels à la préservation de l’identité québécoise?Ce n’est rien de neuf, direz-vous.En tout cas, mais cela n’a jamais été essayé.Bien entendu, Mme Marois ne ferait jamais quelque chose d’aussi hérétique.KATHLEEN LÉVESQUE Compte tenu de la hausse prévue des niveaux d unmigration, le gouvernement du Québec entend faire un effort de francisation de 8,2 millions lors de la prochaine année, notamment auprès des nouveaux arrivants qui intègrent le marché du travail.La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a présenté hier les grands axes du plan de francisation.«Nous allons vraiment mener une offensive sérieuse pour permettre aux immigrants d’apprendre le français en milieu de travail», a expliqué la ministre qui visitait pour l’occasion une entreprise manufacturière de télécommunications qui offre des cours de fiançais à ses employés depuis 2004.D’abord, le Québec augmentera ses ressources à l’étranger pour que les candidats à l’immigration puissent suivre des cours de français avant leur arrivée.Il s’agit d’un élargissement de 40 % du réseau des partenaires en fiancisation outre-frontières.Un cours de français en ligne sera aussi disponible dès avril prochain.Ces cours virtuels se feront sous la supervision d’un tuteur.Une version destinée aux LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le secteur des produits de technologie de l’information et des communications (TIC) propose à Québec d’implanter par phases la récupération de ces produits commerciaux dont l’enfouissement contamine les eaux souterraines en raison des multiples métaux lourds toxiques qui entrent dans leur composition.En réalité, les industriels qui ont participé avec des fonctionnaires et les représentants de Recyc-Québec aux travaux de la Filière sur les TIC, en cours depuis trois ans, voudraient que le gouvernement donne le temps aux générateurs de ces déchets d’investir dans la recherche et de concevoir des produits plus écologiques afin que le coût d’élimination finale soit réduit On veut aussi permettre aux recycleurs d’avoir le temps d’absorber les volumes produits chaque année au Québec et même d’avoir le temps de s’adapter aux nouveaux produits, qui n’attendent personne pour envahir le marché.Ce plaidoyer pour une approche étapiste constitue le cœur du rapport de la Filière sur les TIC, publié six mois après son dépôt auprès de la ministre du Développement durable, de l’Ènvironnement et des Parcs, nouveaux arrivants en terre québécoise sera proposée à compter de janvier 2009.Le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) créera un examen pour évaluer les compétences en français au terme des cours de francisation.Cela permettra de déterminer le parcours de formation propre à chacun.11 y aura d’ailleurs une harmonisation de tous les cours offerts (par le MICC, des organismes communautaires ou les commissions scolaires) avec un guichet unique; le suivi des immigrants serait ainsi facilité, croit-on au ministère.Le marché du travail A l’heure actuelle, quelque 20 000 personnes issues de l’immigration par année profitent des cours de francisation.Une proportion de 13 % d’entre elles abandonnent en cours de route.La ministre James estime que l’un des éléments qui expliquent cette situation est souvent l’entrée sur le marché du travail des immigrants.«C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de stimuler la francisation en milieu de travail pour rejoindre le maximum de personnes», a indiqué Yolande James.Une Beauchamp, un retard que personne n’a justifié.La ministre de son côté a annoncé hier l’octroi d’une aide financière supplémentaire de 117 000 $ aux Centres de formation en entreprise et récupération (CEFER) pour la poursuite du programme Mission zéro déchet électronique.Ce programme, a souligné la ministre, a permis de récupérer 34 000 pièces d’équipements comme des ordinateurs, des imprimantes, boîtiers, etc., qui ont été récupérés par les défaillants de la chaîne Bureau en gros.Un total de 350 tonnes de résidus informatiques et électroniques ont ainsi été détournés de l'enfouissement, ce qui est modeste eu égard aux 283 000 appareils pesant ensemble quelque 1800 tonnes qui ont été récupérés par les 19 sociétés commerciales en cause en 2004, selon un sondage et les rapports qu’elles ont produits confidentiellement Le rapport de la Filière sur les TIC propose de rendre les producteurs responsables des déchets générés par leurs produits.Dans leur logique de mise en place progressive, les producteurs proposent de déterminer la liste initiale des produits ciblés à partir de critères comme le volume de déchets générés et éliminés, le niveau de toxicité, fa durée de vie des appareils, etc.Les membres de la Filière ont été unanimes à re- La semaine dernière, fa ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget annonçait lors du dépôt du budget gouvernemental l’instauration d’un crédit d’impôt remboursable pour les entreprises qui offriront des cours de français.Par cette mesure, Québec vise environ 2000 personnes.La ministre James estime que, jusqu’à maintenant les efforts de francisation ont été drop modestes», ce que le crédit d’impôt pourra corriger.En outre, dans une volonté d’étendre le plus possible l’accès aux cours de français, les travailleurs temporaires comme ceux venant du Mexique qui travaillent dans les champs du Québec chaque été, auront accès à une formation adaptée, n en ira de même pour les étudiants étrangers détenteurs d’un certificat de sélection ainsi que leur conjoint Pour contrer l’isolement de bien des femmes immigrantes qui restent seules à fa maison pour élever leurs enfants, Québec élimine le délai de cinq ans qui était imposé à cette clientèle (réunification des familles) pour accéder à un cours de français.Quelque 2000 immigrants sont visés par cette mesure.Le Devoir commander que 1a première liste comprenne les ordinateurs personnels et portatifs, les moniteurs, les imprimantes et les périphériques comme les souris, claviers et câbles ainsi que les téléviseurs.Une «majorité de membres souhaitent adjoindre à cette liste les télécopieurs, les scanneurs optiques et les téléphones cellulaires», précise le rapport diplomatiquement.L’attribution des contrats devrait se faire selon les lois d’un libre-marché, ajoute le rapport pour assurer à la fois fa compétitivité optimale au niveau de fa récupération et du recyclage ainsi que dans le traitement des déchets.Cette concurrence est essentielle pour les industriels qui vont payer finalement fa facture.11 faut aussi, estime le rapport mettre en place un programme d’accréditation des différents acteurs, comme le rapportait récemment Le Devoir, pour encadrer les opérations de recyclage selon les normes du Regroupement de produits électroniques du Canada (RPEC).Le rapport suggère aussi à Québec de mettre en place suffisamment de contrôle pour «retracer et contrer les resquilleurs: dénmciation, application d’amendes ou de peine, interdiction de.mise en marché, etc.».Le Devoir EN BREF Robert Latimer a l’intention de se battre Ottawa—Robert Latimer est arrivé à Ottawa, hier, pour amorcer ce qui s’annonce comme une longue bataille afin de faire renverser fa décision qui l’a reconnu coupable du meurtre de sa fille lourdement handicapée, Tracy.«Je crois que les Canadiens en général souhaiteraient que notre situation soit traitée honnêtement, parce que cela n’a pas été le cas», a-t-il affirmé à son arrivée à l’aéroport.Robert Latimer, qui est âgé de 55 ans, n’est pas d’accord avec le verdict de culpabilité qui a été rendu contre lui après deux procès devant jury et des démarches jusqu’en Cour suprême du Canada 11 a toujours maintenu avoir agi par compassion en tuant Tracy, âgée de 12 ans.Après avoir obtenu une libération de jour, récemment, il a choisi de résider dans une maison de transition d’Ottawa pour pouvoir promouvoir sa cause auprès des autorités fédérales.Il ne sollicite pas un pardon, mais veut qu’un autre jury entende sa cause à l’abri des interventions de groupes militant pour ou contre l’euthanasie, le droit à la vie ou les droits des handicapés.- La Presse canadienne Camps d’été i 8 MWS Wi Student Camps International Inc.Des stratégies gagnantes François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 .* WSâif Pour étudiants de 7 à 17 ans Centre-ville de Montréal et Toronto Camp de jour et résidence Cours d anglais Activités culturelles Excursions touristiques Depuis 1983 416 921-6998 9, rue Sultan, Toronto ON M5S1L6 www.mwscamps.com • otfice@mwscamps.com Pour annoncer dans œ regroupement, contactez Isabelle Sanchez au 514 985-3454 ou à isanchez@ledevolr.com Plaidoyer pour une récupération «par étape» des déchets électroniques imlavidja ledevoir.com LE DEVOIR, LE MARDI 18 MARS 2 0 0 8 A 4 LES ACTUALITÉS Fluorera, ne fluorera pas?Les autorités en santé publique s’unissent pour dénoncer l’arrêt de la fluoration de l’eau dans la ville de Québec LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Les autorités que compte la ville de Québec en matière de santé publique ont uni leurs voix hier pour dénoncer l’arrêt de la fluoration de l’eau dans la capitale nationale.Mais la Ville n’entend pas faire un geste dans ce sens.Elle a plutôt soumis le dossier controversé au gouvernement Charest, lui demandant de rendre sa décision au plus tard le l‘ r avril prochain.Faute de quoi, la municipalité pourrait très bien s’en laver les mains.La fluoration de l’eau est un dossier qui divise la population québécoise.D s’agit en effet d’une question pour laquelle Û n’y a jamais eu de consensus, rappelle le porte-parole de la Ville de Québec, François Moisan.«Cest un peu pour ça qu’on s’est posé la question suivante: à savoir [la fluoration] est-elle de compétence municipale ou relèved-elle plutôt de la santé publique?Dans le cloute, on a finalement décidé de demander son avis au gouvernement.» Québec, à l’instar des autres provinces canadiennes, estime qu’il s’agit là pourtant d’une prérogative municipale.Pas question donc de faire de la fluoration de l’eau une obligation, précise Isabelle Merizzi, l’attachée de presse du ministre de la Santé, Philippe Couillard.«Nous finançons en très grande partie les opérations, nous offrons l’expertise nécessaire et nous faisons aussi la promotion des avantages de la fluoration de l'eau.Maintenant, il revient aux villes de choisir quel traitement elles préconisent.» Présentement, la fluoration de l’eau n'est assurée que sur le territoire de l’ancienne ville de Québec.Etendre ce service à l’ensemble du territoire de la nouvelle ville coûterait cher, mais risquerait aussi de susciter une levée de boucliers chez certains groupes qui réclament la fin de la fluoration de l’eau sous divers prétextes.Prudent, le conseil municipal a choisi de se départir de ce dossier explosif en rendant la fluoration de l’eau sur son territoire conditionnelle à l’adoption d’un règlement gouvernemental en bonne et due forme.«Des effets bénéfiques» Cette fuite en avant paraît tout à fait injustifiée au directeur de santé publique de la capitale nationale, le Dr François Desbiens, et au directeur national de santé publique, le Dr Alain Poirier.L'eau de la ville est fluorée depuis 1972 et «les effets bénéfiques de cette mesure sont mesurables», affirment-ils dans un communiqué publié hier.Par exemple, les enfants fréquentant les écoles des secteurs fluorés ont de 30 à 40 % moins de caries que ceux des secteurs non fluorés.Le fluor protège aussi les personnes âgées qui ont conservé leurs dents et qui sont particulièrement vulnérables aux caries de racine.Les deux experts estiment que Québec fera «un bond en arrière de 36 ans!» si jamais son exécutif décidait de mettre un terme à la fluoration de l’eau.Persister à vouloir éliminer cette mesure préventive aura des effets dévastateurs sur la santé buccodentaire de la population, ont fait valoir hier les deux hommes au conseil municipal de la ville.Les deux spécialistes ont l’appui de plusieurs poids lourds de la santé publique qui cosignent ce communiqué, soit le directeur du département de pédiatrie du Centre hospitalier universitaire de Québec, les directeurs généraux des CSSS de la Vieifle-Capitale et de Québec-Nord, les doyens des Facultés de médecine dentaire et de médecine de l’Université Laval et le président de la Société dentaire de Québec.Au Canada, aucun gouvernement n’impose la fluoration.Ce qui n’empêche pas le fait que 75 % des résidants de l’Alberta, 73 % de ceux du Manitoba et 70 % de ceux de l’Ontario ont accès à de l’eau fluorée.Au Québec, à peine 6 % de la population boit une eau fluorée.Le Devoir L’urgence de l’Hôtel-Dieu pourrait fermer cinq jours ENRIQUE MARCARIAN REUTERS Un grimpeur s’attaque au glacier Perito Moreno, en Patagonie.La fonte moyenne des glaciers a presque triplé entre 2004 et 2006.Les glaciers fondent de plus en plus vite KATHLEEN LÉVESQUE LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Les médecins des urgences du CHUM sonnent l’alerte pour la énième fois.As ont prévenu Québec vendredi dernier que, faute d’effectifs suffisants, l’urgence du pavillon Hôtel-Dieu du CHUM serait fermée1 les 24,25 et 26 mars ainsi que deux autres journées en avril.La situation a fait surface dimanche lors du congrès de l’Action démocratique du Québec (ADQ) tenu à Laval.Une résolution d’urgence réclamant l’implication personnelle du ministre de la Santé, Philippe Couillard, a été adoptée à l’unanimité par les quelque 1000 militants réunis.«Si c'était seulement une question d’argent, ce serait réglé depuis longtemps.Il faut mettre en place des conditions de pratique qui sont du calibre de cet hôpital-là qui est le plus gros au Québec et que l’on présente comme le fleuron de tout le réseau.Faire fonctionner les urgences, c’est donc un minimum», a com-ipenté hier le député adéquiste Eric Caire, critique de l’opposition officielle en matière de santé.Selon M.Caire, la situation exceptionnelle du CHUM appelle une intervention exceptionnelle.«C’est inquiétant de voir que le problème est une vraie partie de ping-pong qui a débuté en août 2007 et a rebondi en janvier dernier», a rappelé le député.La direction des communications du CHUM n’a pas rappelé Le Devoir qui a dû se tourner vers le cabinet du ministre Couillard.Au bureau de ce dernier, on affirmait hier avoir mis les équipes du Comité de coordination nationale des urgences (CCNU) sur le dossier.Celles-ci travailleront de pair avec le CHUM et l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.«Un établissement ne se retrouve jamais seul dans ce genre de situation», a expliqué l’attachée de presse du ministre, Isabelle Merizzi.L’objectif de Québec est clair: aucun bris de service ne sera toléré, pas même de quelques heures.«Le CHUM et le CUSM sont des hôpitaux universitaires qui font la fierté de Montréal, il n'est pas question qu’ils ferment leurs urgences.Pour nous, ce serait tout à fait inadmissible.» Tous les acteurs concernés travaillent donc présentement à combler les plages horaires de garde en faisant appel à des collaborateurs d'ailleurs ou encore à des médecins dépanneurs.Ce n’est pas la première fois que Québec doit intervenir pour empêcher un bris de service dans un établissement qui connaît des pointes de difficulté.Mais le défi est cette fois plus important en raison de l’étendue des plages horaires à combler.«Habituellement, on y arrive, et on pense bien pouvoir y arriver cette fins aussi, d’autant que l’on a encore quelques jours pour finaliser tout ça», a précisé l’attachée de presse du ministre Couillard.Pour convaincre les militants de TADQ de l’importance du problème des urgences du CHUM, la proposition faisait référence à la lettre des urgentologues expédiée vendredi dernier au ministre Couillard.Dimanche, les responsables des communications adéquistes se renvoyaient la balle, incapables de fournir au Devoir ladite lettre.Or, TADQ a reconnu hier ne pas l’avoir en main ni au moment du vote ni maintenant «Comme c’est un problème récurrent que nos sources sont fiables, je trouvais significatif d’obtenir l’appui dgs militants en congrès», a expliqué Eric Caire.Le Devoir LOUIS-GILLES FRANCŒUR La fonte des glaciers de la planète s’accélère de façon imprévue.Selon le rapport publié hier par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), le suivi des 30 glaciers de référence aux quatre coins du monde indique que la fonte moyenne des glaciers a presque triplé entre 2004 et 2006, passant de 0,5 m à 1,4 m par année.Cela indique non seulement que la tendance observée depuis les années 80 se confirme, mais aussi qu’elle s’accélère, car en 25 ans, les glaciers ont perdu en moyenne plus de 10,5 m d’eau «équivalents», a précisé le professeur Wilfried Haeberli, directeur du Service mondial de suivi des glaciers, situé à l’Université de Zurich, en Suisse.Pour les scientifiques, un mètre équivalent d’eau correspond à 1,1 m d’épaisseur de glace dans un glacier.Le record relevé durant les 25 dernières années avait été observé en 1998 alors que la moyenne de la fonte des 30 glaciers de référence avait atteint 0,7 m.Ce record a été battu depuis en 2003,2004 et 2006.Si c’est dans les Alpes que l’on trouve des rythmes de fonte parmi les plus rapides au monde, c’est dans IHimalaya que l’on juge la si- tuation particulièrement préoccupante, car, au rythme de la fonte en cours, plusieurs des grands glaciers de cette région pourraient disparaître dans quelques décennies, privant un demi-milliard de personnes de cette région montagneuse et un quart de million situées plus en aval de l’eau dont elles dépendent pour vivre.En Amérique du Nonj, on estime que le Canada et les Etats-Unis seraient aussi touchés par la fonte des glaciers des Rocheuses, qui alimentent des bassins versants comme celui du fleuve Columbia.Selon les chercheurs suisses, il suffira d’un réchauffement moyen de deux centigrades dans cette ré- gion pour que vers 2040 les débits d’été des rivières de toute la région soient fortement réduits alors que les besoins vont aller en augmentant en raison de l’augmentation de la population.Le seul bassin du Columbia devrait perdre en été quelque cinq millions de mètres cubes.L’approvisionnement en eau de plusieurs régions de la Californie, y compris des vallées agricoles les plus célèbres d’Amérique, seront aux prises avec de sévères étiages de leurs cours d’eau en raison de la fonte des glaces des montagnes rocheuses du Colorado et de la Sierra Nevada Le De voir f ROLEX OYSTER PERPETUAL LADY-DATEJUST OR JAUNE Vente et service technique 630 A RUE CATUCART, CENTRE VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 Gambard Déversement toxique passé sous silence à Montréal Un déversement toxique majeur survenu en avril 2003 dans l’est de l’île de Montréal a été passé sous silence, selon ce qu’a révélé la télévision de Radio-Canada hier.En effet, plus d’un million de litres de paraxylène, une substance toxique qui entre dans la composition des contenants de plastique, se sont écoulés d’un réservoir que louait la pétrolière Ultramar à la compagnie pétrochimique Coastal.Or, la direction du port de Montréal, le ministère de l’Environnement du Québec, la pétrolière Ultramar et la compagnie Coastal ont passé sous silence ce déversement.Pourtant, dès 2004, un document d’Ultramar signalait déjà que la nappe phréatique avait été contaminée au paraxylène.Malgré cela, le ministère de l’Environnement ne croit pas qu’il fallait avertir la population de cet incident survenu il y a cinq ans.Cinq ans plus tard, la direction d’Ultramar admet que le paraxylène a contaminé non seulement son terrain, mais aussi le Saint-Laurent.«Nos gens ont trouvé du produit qui s'était cristallisé sur les eaux du fleuve.Donc ça démontre qu’il y a une certaine quantité qui est allée dans le fleuve.Combien?On ne le sait pas.C'est la responsabilité de Coastal», a déclaré Louis Forget, de la compagnie Ultramar au journaliste Christian Latreille.La pétrolière Ultramar réclame par conséquent 10 millions de dollars à Coastal en guise de dédommagement pour la construction d’un mur de confinement érigé à 14 mètres de profondeur dans le sol pour empêcher le paraxylène ce couler dans le fleuve.Au moins 22 000 tonnes de terre devront aussi être décontaminées.Coastal, de son côté, poursuit Ultramar; pour la somme de 2,5 millions de1 dollars.Elle allègue que le réservoir qu’elle louait à Ultramar était en mauvaise condition.Autre surprise, les travaux ont également permis de déceler des concentrations de sélénium jusqu’à dix fois supérieures aux normes dans ces sols.Le Devoir D'après Radio-Canada ! U Divofii SERVICE À LA CLIENTÈLE HORAIRE pour la FÊTE DE PÂQUES Vendredi, 21 mars : FERMÉ Lundi, 24 mars : FERMÉ *** Pour être effectives le 21,22 ou le 24 mars, les demandes d'arrêts temporaires de livraison par camelot doivent nous parvenir au plus tard le 20 mars avant 12h.EN BREF Demande d’euthanasie rejetée Paris — Le tribunal de grande instance de Dijon a rejeté hier la demande d’euthanasie déposée par Chantal Sebire, une mère de famille défigurée par une maladie incurable, a confirmé devant la presse à Paris son avocat, M' Gilles Anto-nowicz.Cette ancienne enseignante, âgée de 52 ans et mère de trois enfants, est atteinte depuis près de huit ans d’un esthésioneuroblasto-me, une tumeur évolutive des sinus et des cavités nasales.Son avocat avait déposé une requête auprès du président du TGI de Dijon pour demander qu’un médecin soit autorisé à lui prescrire dix grammes de penthotal pour mettre (in à ses jours.Vendredi, le parquet de Paris avait requis l’irrecevabilité de cette requête, estimant que la loi Leonetti sur la fin de vie prévoyait l’euthanasie passive, mais pas active.-AF Soldat identifié Kandahar — Les Forces canadiennes ont identifié le soldat tué par un engin explosif alors qu’il patrouillait à pied le périlleux district de Panjwaii, dimanche, en Afghanistan.fi s’agit du sergent Jason Boyes, du 2' bataillon d’infanterie légère Princess Patricia, basé à Shilo, au Manitoba.Le soldat de 32 ans, originaire de Napa-nee, en Ontario, était marié et père d’une fille.Il s’agissait de sa troisième mission en Afghanistan.«Nous avons toujours appuyé cette mission et nous l’appuyons encore», indiquait le communiqué.- Im Presse canadienne I LE DEVOIR, LE MARDI 18 MARS 2008 A 5 E MONDE Policiers de l’ONU et manifestants serbes s’affrontent dans le nord du Kosovo MARKO DJ URICA REUTERS La situation a dégénéré après une opération visant à déloger des Serbes qui occupaient depuis vendredi des locaux de l’ONU à Kosovska Mitrovica.' .;g§gS|®E« « *^-.V JOVAN MATIC Kosovska Mitrovica —Des policiers de l’ONU ont essuyé hier des tirs, et plus de 140 personnes ont été blessées dans de violents affrontements dans le nord du Kosovo, majoritairement serbe, après une opération de police contre des Serbes un mois après l’indépendance du Kosovo.Face à cette situation, la police de l’ONU s’est retirée du nord serbe de Mitrovica, la ville ethniquement divisée du nord du Kosovo et dont le sud est albanais.La force de l’OTAN (KFOR) qui assure la sécurité sur tout le territoire du Kosovo depuis la fin de la guerre de 1998-1999 est toutefois restée dans la partie nord de Mitrovica.La tension, très forte dans le nord du Kosovo depuis la proclamation de son indépendance le 17 février, a dégénéré en violences après une opération de police dans la matinée d’hier pour déloger des Serbes qui, depuis vendredi dernier, occupaient deux tribunaux de l’ONU à Mitrovica, rédamar|t d’être placés sous l’autorité de l'État serbe.Lors de cette opération, 63 membres de la police de l’ONU ont été légèrement blessés, selon un porte-parole,de la police kosovare à Pristina.A Varsovie, un porte-parole de la police polonaise a précisé que 27 policiers polonais figuraient parmi les blessés.Environ 80 Serbes ont été blessés, tandis que 53 ont été interpellés lors de l’intervention.En milieu de journée la situation était normahsée près des tribunaux, surveillés par des soldats de Ja Kfor.A Belgrade, le président Boris Tadic et le premier ministre du gouvernement sortant Vojislav Kostunica, tous deux opposés à l’indépendance du Kosovo, ont appelé les autorités internationales au Kosovo à ne pas utiliser la force contre les Serbes.M.Kostunica a indiqué que Belgrade avait «entamé des consultations avec la Russie sur une réaction commune afin d’arrêter toute forme de violence contre les Serbes».La Commission européenne s’est déclarée «très inquiète», déplorant l’attaque contre la police de l’ONU et la force de l’OTAN au Kosovo (KFOR).L’Union européenne doit envoyer prochainement une mission civile au Kosovo pour guider son indépendance et a l’intention d’être également présente dans les régions où les Serbes sont majoritaire.Cette mission doit relever celle de l’ONU, la Minuk, qui admi- nistre le territoire depuis que des bombardements de l’OTAN ont mis fin en 1999 au conflit entre les forces serbes et les séparatistes albanais du Kosovo.«Normalisation» La Russie, soutien indéfectible de la cause serbe, a appelé à réexaminer la question kosovare, afin de parvenir à une «normalisation».«La situation ne peut être normalisée que par un retour du processus kosovar [.] sur la base d’un dialogue entre Belgrade et Pristina», a dit le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Mikhail Kamynine.Quelques heures après l’intervention de la police à Mitrovica, une explosion devant l’un des deux tribunaux a blessé onze membres des forces internationales.Et des coups de feu ont été tirés contre ces forces, selon un photographe de l’AFP, qui a rapporté avoir vu un blessé.Quelque 40 000 Serbes vivent dans le nord du Kosovo sur les 120 000 restés sur place après le conflit de 1998-1999 entre les forces serbes et les séparatistes albanais du Kosovo.Le ministre serbe pour le Kosovo, Slobodan Samardzic, qui s’est rendu à Mitrovica, a demandé la libération des 53 Serbes interpellés.Agence France-Presse Cheney en visite en Irak, où l’on assiste à un regain de violence OLIVIER KNOX Bagdad — Au moins 43 personnes ont péri hier dans un attentat dans la ville sainte chiite de Ker-bala, le jour même d’une visite en Irak du vice-président américain Dick Cheney qui a appelé les pays arabes à y dépêcher des ambassadeurs pour lutter contre l'influence de l’Iran.Une bombe a explosé parmi la foule à une centaine de mètres du mausolée de l’imam Hussein, lieu révéré des chiites, dans le centre de Kerbala.L’attentat, le plus meurtrier dans cette ville depuis près d’un an, a fait 43 morts et 73 blessés, selon un dernier bilan du chef de la police locale, Raëd Chaker.D s’agit de la quatrième attaque majeure perpétrée depuis début février en Irak, faisant craindre une reprise des violences après une relative amélioration de la sécurité depuis septembre 2007.A110 km au nord de Kerbala, à Bagdad, M.Cheney a rencontré les principaux responsables irakiens et américains, se félicitant des améliorations (phénoménales» et «spectaculaires» en Irak depuis sa dernière visite en mai 2007.Durant sa visite, première étape d'une tournée au Proche-Orient, plusieurs attaques ont secoué Bagdad, faisant neuf morts.Un tir de mortier a visé la Zone verte, secteur ultraprotégé de la capitale.«Je suis content de pouvoir rapporter au président [George W.Bush] que nous faisons des progrès significatifs en Irak», a déclaré l’un des principaux artisans de l’intervention américaine en Irak, qui entre le 20 mars dans sa 6' année.M.Cheney, qui a vu notamment le général américain David Petraeus, l’ambassadeur Ryan Crocker, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki et le président Jalal Talabani, a qualifié de «véritable success story» l’offensive américaine lancée en février 2007 pour sécuriser Bagdad.Fait rare, M.Cheney est sorti de la Zone verte, pour se rendre notamment au domicile de M.Talabani, traversant une partie du centre-ville de Bagdad complètement bouclé pour l’occasion.«Le président m’a demandé de réaffirmer au peuple irakien le soutien inébranlable des États-Unis pour les aider à terminer le difficile travail qui reste à faire, a dit M.Cheney.Il est particulièrement significatif de revenir cette semaine, qui marque le cinquième anniversaire du début de la campagne qui a libéré le peuple d’Irak de la tyrannie de Saddam Hussein.» Les lenteurs du processus politique inquiètent Washington qui considère que la présence de 160 000 soldats américains aurait dû créer les conditions de sécurité nécessaires à une entente politique solide entre protagonistes irakiens.Une conférence de réconciliation nationale de deux jours s’ouvre d’ailleurs aujourd’hui à Bagdad, avec l’ambition de mettre un terme aux dissensions confessionnelles.Mais l’amélioration de la sécurité n'entraînera pas systématiquement des réductions de troupes supplémentaires à celles déjà programmées d’ici à juillet, a averti M.Cheney.Agence France-Presse Clinton et McCain s’interpellent à distance sur l’Irak EN BREF Pas de nouvelle primaire pour les démocrates de Floride Washington — Les démocrates de Floride n’organiseront pas de nouvelle élection primaire pour départager les deux candidats à l’investiture pour la présidentielle américaine, selon une note adressée hier aux instances nationales du parti.Un scrutin s’e,st déjà tenu le 29 janvier dans cet État du Sud-Esi mais en raison d’un différend sur la date des élections, la direction du parti démocrate avait décidé de ne pas prendre en compte le vote, privant la Floride de ses 210 délégués pour la Convention démocrate.Aucun des candidats n’avait fait campagne, mais 1,8 mil lion d’électeurs s’étaient déplacés et l’ex-première Dame Hillary Clinton avait remporté l’élection.«La semaine dernière, le Parti démocrate de Floride a estimé que la seule façon de se conformer aux règles du parti démocrate était d’organiser une nouvelle consultation en Floride et a demandé l’avis des démocrates», explique la note signée par Kjiren Thurman, la présidente du Parti démocrate de Floride.«Des milliers de personnes ont répondu.Nous avons passé le weekend à examiner vos messages et, bien que les raisons varient énormément, le consensus est clair: la Floride ne veut pas voter de nouveau», ajoute-t-elle.-AFP Les députés pakistanais hostiles «à la dictature» Islamabad — L’Assemblée nationale pakistanaise dominée par l’opposition a tenu hier sa première session en affichant son hostilité envers la «dictature» du président Pèrvez Moucharraf et en rendant hommage à l’ancienne première ministre Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre.«C’est le dernier jour de la dictature», a déclaré à la presse avant l’ouverture de la session Asif Ali Zardari, veuf de Benazir Bhutto et dirigeant de facto de son mouvement, le Parti du peuple pakistanais (PPP).«Notre programme.est clair, c'est la démocratie contre la dictature.Et au final, la dictature sera vaincue», a renchéri l’ancien preinier ministre Nawaz Sharif, Renversé en 1999 par un coup d’État du général Moucharraf et dirigeant de la ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N).-AFP ALAIN JEAN-ROBERT Washington — Les prétendants à la Maison-Blanche Hillary Clinton et John McCain se sont affrontés à distance hier sur l’Irak, la démocrate affirmant depuis Washington qu’il ne pouvait y avoir de solution militaire tandis que son adversaire républicain, à Bagdad, assurait que la situation allait en s’améliorant.L’Irak, occupé depuis cinq ans par les Américains, constitue l’un des principaux enjeux cje la campagne présidentielle aux États-Unis.Près de 4000 soldats américains sont morts en Irak depuis mars 2003, le coût de la guerre s’élève déjà à plys de 400 milliards de dollars aux États-Unis, et la facture totale dépassera trois mille milliards, selon le Prix Nobel d’économie américain Joseph Stiglitz.«Un retrait ne serait pas une défaite.Une défaite serait de laisser nos soldats en Irak pmr encore 100 ans», a affirmé Mme Clinton dans un discours prononcé à l’université George-Washington de Washington.M.McCain a indiqué que des soldats américains pourraient demeu- rer, «après la victoire», pendant un siècle en Irak sur le modèle des soldats restés en Allemagne après la fin de la Seconde Guerre mondiale.Interrogé sur CNN depuis Bagdad où il se trouve depuis dimanche, M.McCain a estimé que la proposition de son adversaire démocrate de commencer à retirer une à deux brigades de combat par mois dans les 60 jours qui suivront son arrivée à la Maison-Blanche démontrait qu’elle ne comprenait pas la situation sur le terrain.Un tel retrait «signifierait une victoire d’al-Qaïda», a dit le sénateur de l'Arizona.Mme Clinton, qui avait voté en 2002 en faveur de l’engagement américain en Irak — pne position que lui reproche constamment son rival pour l’investiture démocrate Barack Obama —, plaide désormais pour un retrait d’Irak «rapide et responsable».«H ne peut y avoir de solution militaire» en Irak, a-t-elle dit.Pourtant, a rétorqué, M.McCain, interrogé sur la chaîne ABC, la stratégie des renforts baptisée «surge» (la déferlante) «a porté ses fruits».Il y a un an, l’administration Bush a décidé d’envoyer sur le terrain 30 (XX) soldats supplémentaires por- tant à quelque 160 000 le nombre de militaires américains sur le terrain.L’arrivée de ces renforts américains, l’enrôlement de combattants sunnites connue auxiliaires de sécurité et une trêve de la principale milice chiite ont conduit à une baisse significative de la violence à Bagdad et dans l’ouest du pays, malgré une série de récents attentats meurtriers.Mme Clinton a également profité de son intervention pour renouveler ses attaques contre Barack Obama, qui séduit davantage quelle les électeurs hostiles à la guerre en Irak «Le sénateur Obama dit souvent que les mots comptent.Je suis entièrement d’accord.Mais se contenter seulement de discours ne mettra pas fin à la guerre et faire des prtmiesses qui ne pourront pas être tenues ne permettra certainement pas davantage d’y mettre fin», a-t-elle dit, faisant allusion à une déclaration d’une ancienne conseillère de M.Obama.Cette dernière avait affirmé à la BCC que le plim de retrait du sénateur de lUli-nois d’une à deux brigades de combat par mois était un «scénario optimiste» susceptible d’être révisé.Agence France-Presse Le gouverneur du Tibet promet la «clémence» aux émeutiers ¦ Pékin conteste les bilans des violences faits par des exilés ¦ un boycottage des Jeux semble exclu Pékin — Après les manifestations de ces derniers jours à Lhassa, le gouverneur du Tibet, Champa Fhuntsok a promis la clémence aux protestataires qui se rendraient avant la fin de la journée d’hier, les menaçant dans le cas contraire de comparution devant la justice.D’après lui, le bilan des violences s’élève à 16 morts et des dizaines de blessés, le gouvernement tibétain en exil évoquant de son côté 80 morts.Ce soulèvement, le plus dur contre le pouvoir de Pékin depuis près de deux décennies, a gagné trois provinces chinoises proches du Tibet et donné lieu à des rassemblements de soutien à l’étranger, embarrassant les autorités communistes à cinq mois des Jeux olympiques de Pékin.«Le gouvernement chinois préservera résolument sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale.Les actions violentes ont montré la véritable nature de la clique du dalaï-lama», a lancé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Jianchao.«Le gouvernement chinois protégera sans réserve la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale», a-t-il ajouté.«Aucun pays ne permettrait à ces délinquants ou criminels d’échapper aux mains de la justice et de la Chine», a déclaré de son côté Champa Fhuntsok en référence aux manifestants.«Si ces gens se rendent avant lundi, minuit, ils seront traités avec clémence dans le cadre de la loi».Sinon, a-t-il poursuivi, «nous les traiterons sévèrement».S’ils (peuventfournir plus d’informations sur l’implication d’autres personnes dans ces crimes, alors ils pourront même être traités de manière encore plus clémente», a ajouté le gouverneur, affirmant ignorer si certains s’étaient déjà rendus.L’homme fort de Lhassa s’est exprimé lors d’une conférence de presse destinée à faire la lumière sur l’attitude répressive des autorités chinoises face aux mouvements de protestation qui agitent le Tibet depuis la semaine dernière et ont dégénéré vendredi à Lhassa D’après Champa Phuntsok, «plusieurs personnes ont été brûlées vives et la foule a aspergé les rues d’essence», certains des participants se transformant en torches humaines, et d’autres maltraitant des policiers.«Les forces de sécurité ont fait preuve d’une grande retenue et ne se sont pas servies de leurs armes», a ajouté ce haut responsable sous la coupe de Pékin.Selon l’édition en ligne du Times, des camions ont défilé hier dans les rues de Lhassa avec une quarantaine de prisonniers tibétains menot- tés, tandis que des soldats contrôlaient dans chaque maison les cartes d’identité et interpellait quiconque ne disposait pas d’une autorisation de séjourner dans la ville.La révolte s’étend Si les forces chinoises semblent désormais contrôler la situation à Lhassa, la révolte s’est étendue, d’après plusieurs sources, aux provinces chinoises du Gansu, du Qin-ghai et du Sichuan.Quelque 200 étudiants ont même manifesté à Pékin hier, assis dehors avec des bougies.Au Népal, la police a utilisé des matraques en bambou pour disperser hier à Katmandou une centaine de manifestants tibétains et de moines bouddhistes, et 44 personnes ont été interpellées.En Inde, des exilés tibétains ont manifesté hier devant les bureaux de l’ONU et de l’ambassade de Chine à New Delhi.Des heurts entre la police et une centaine de manifestants qui ont essayé d’entrer dans l’ambassade.Certains ont été arrêtés.En Allemagne, la police a annoncé que 25 manifestants tibétains avaient été interpellés après avoir essayé d’entrer dans le consulat chinois à Munich.Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, a «exhorté à la retenue» les autorités chinoises et appelé «toutes les parties à éviter de nouvelles confrontations et violences».Une fois encore, la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice a appelé hier la Chine à faire preuve de retenue face aux protestataires et estimé que Pékin devait trouver un moyen de discuter avec le dalaï-lama.En revanche, la Russie a exprimé son soutien au gouvernement chinois et a jugé «inacceptables» les appels au boycott des JO de Pékin.Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères note que Moscou considère le Tibet comme une partie inaliénable de la Chine.En visite à Sainte-Lucie, le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge s’est de son côté dit «très inquiet» de la répression chinoise, estimant qu’elle représentait une très mauvaise pu-blirité pour les JO de Pékin en août Les ministres des Sports de l’Union européenne et les comités olympiques des pays de l’UE se sont opposés à un boycottage des Jeux olympiques de Pékin en raison de la répression chinoise au Tibet Un avis partagé par le comité olympique australien.Associated Press, Reuters et Agence-France-Presse Attentat suicide contre l’OTAN en Afghanistan Kandahar — Une nouvelle attaque suicide des talibans a fait hier sept tués, dont deux soldats danois et un tchèque d’une patrouille de l’OTAN, leur interprète et trois civils afghans dans la province très instable de Helmand, dans le sud de l’Afghanistan.Une voiture piégée conduite par un kamikaze a explosé près d’un convoi de la Force internationale d’assistance à la sécurité (1SAF) de l’OTAN dans le district de Gere- shk, sur la route reliant Kaboul à la province de Kandahar, dans le sud du pays, puis à celle de Herat, dans le nord-ouest.Quatre soldats de 1TSAF et environ six civils ont été blessés, a ajouté un porte-parole de l’OTAN.Il y a eu depuis le 1er janvier 22 attaques suicide, dont celle d'hier, majoritairement revendiquées par les talibans, contre 160 en 2007.Agence France-Presse estinatiom •P:.FABULEUSE TURQUIE 4 AU 31 MAI 2008, 5175.00$ TOUT COMPRIS 2 PLACES ACCOMPAGNÉ PAR LOUISE LAURIN INFO: laurinlouise@sympatico.ca 514-388-7850 Pour annoncer daTM ce regroupement, contactez Jean de Billy au s 14 -985-3456 ::::::: jdeUUwledevcir.com i .1 LE DEVOIR, LE MARDI 18 MARS 2 0 0 8 A DITORIAL De vrais choix La saison des grands congrès politiques est terminée.Le Parti libéral, le Parti québécois et l’Action démocratique viennent tous trois de revoir leur programme, certains en profondeur.Leurs chefs ont tous reçu un appui presque unanime de leurs militants.Le décompte en vue des prochaines élections peut commencer.e Parti libéral est celui qui, apparemment, détient la position la plus enviable.Etant le parti du centre, il peut puiser à gauche comme à droite pour élargir son électorat.Voyant que l’appétit pour du changement est moins affirmé qu’il ne l’était, il se présente volontiers comme le parti de la modération.En congrès, comme au gouvernement, c’est d’ailleurs à dose homéopathique qu’il administre le changement.Cette modération vaut aussi quand il s’agit de faire la promotion de la nation québécoise, ce qui laisse par contre un vaste terrain dans lequel l’Action démocratique a pris pied à la dernière élection.Grâce à des positions populistes, notamment sur les accommodements raisonnables, elle s’est glissée entre le Parti libéral et le Parti québécois qui aujourd’hui tentent de l’éjecter de l’échiquier, avec d’autant plus de facilité que le programme du parti de Mario Dumont est à géométrie variable.En congrès ce week-end, l’ADQ a justement cherché à corriger cette faiblesse.Sa commission politique a ciblé quelques grandes priorités: mise en place d’une politique familiale nataliste, adoption d’une approche «authentique et concertée» du développement économique, efforts accrus d’intégration des immigrants, réduction du rôle de l’État S’il y a plus de cohérence, les contradictions n’ont pas toutes été gommées pour autant.On prône un État moins actif tout en voulant que la Caisse de dépôt et Hydro-Qué-bec retrouvent leur rôle de levier économique.Curieusement le discours autonomiste des dernières années a été atténué.On réclame une seule déclaration de revenus faite au Québec et une intégration des politiques familiales d’Ottawa à celles du Québec.Exit le discours sur l’identité québécoise laissé aux péquistes.Se recentrer était aussi la préoccupation du PQ qui est celui des trois grands partis qui a le plus modifié son programme.A une autre époque, on aurait employé le terme de révisionnisme pour décrire le congrès de ce week-end.Sur le plan économique et social, ce parti demeure toujours social-démocrate, mais il réhabilite le rôle du privé comme facteur d’enrichissement collectif.On accepte le précepte que défendait à son époque Robert Bpurassa selon lequel il faut créer la richesse avant de la distribuer.A l’échelle du Parti québécois, il y a là une petite révolution.Il faut en dire autant de l’adoption par ce parti d’une démarche de gouvernance souverainiste qui le soustrait à l’obligation d’un «référendum le plus tôt possible dans un prochain mandat».Ce faisant, les militants péquistes se sont engagés sur la voie du réalisme.Avant de tenir un référendum sur la souveraineté, il faut d’abord retrouver le pouvoir et convaincre les Québécois de la nécessité du projet de pays.Contrairement à son prédécesseur, la nouvelle chef du PQ pourra conduire «sa» politique.Elle peut prétendre après cette fin de semaine avoir la confiance presque unanime de ses militants.Personne ne sait quand auront lieu les prochaines élections.Ce pourrait être aussi bien dans six mois que dans douze ou dix-huit.Leur congrès étant derrière eux, les trois chefs pourront désormais se consacrer à débattre avec leurs concitoyens plutôt qu’avec leurs militants.Chacun a une proposition à leur faire.On aura le choix entre la continuité libérale, le renouveau adéquiste et le changement péquiste.A cet égard, le plus grand défi appartient à Pauline Marois dont le projet demeure, malgré les révisions de ce week-end, le plus audacieux et, par conséquent, le plus difficile.Sauver ou pas r~.-il 1 aura fallu moins de quarante-huit heures aux repré- 1 sentants de JP Morgan pour éplucher les livres de Bear Stearns, quantifier les pertes, avant de faire une offre à un prix dérisoire.Un prix qui en dit long sur l’état de décrépitude dans lequel était plongée la cinquième banque d’affaires des États-Unis.Menée à la !"- hussarde entre la fermeture des marchés vendredi et l'ouverture des places boursières asiatiques hier, l’opération, c’est à retenir, a été commandée par la Réserve fédérale américaine (Fed).Rien de moins.La raison de ce sauvetage, on la devine, se résume en peu de mots: éviter que la panique ne se déploie à vitesse grand V.Mais voilà, en venant à la rescousse d’une manière inusitée — la Fed participe au financement de l’acquisition —, les autorités concernées ont envoyé malgré elles un message empreint de pessimisme.Il se pourrait bien que d’autres firmes de Wall Street soient confrontées à une crise de liquidités analogue à celle de Bear Stearns.Certains murmurent déjà que Lehman Brothers serait la prochaine.En attendant que cette prédiction se vérifie ou pas, on constate que le coup de main consenti par la Fed a passablement amplifié un débat Si certains jugent que la Fed n’avait pas d’autre solution que de participer au sauvetage de Bear Stears, d’autres estiment immoral que l’État vienne au secours d’un établissement réputé notamment pour son usage éhonté d’instruments financiers non réglementés, de véhicules si complexes qu’ils sont regroupés sous la rubrique.exotique! Ironie de l’histoire, la Fed et JP Morgan ont mis sous perfusion financière la seule banque d’affaires ayant froissé l’ensemble de l’industrie lorsqu’elle avait refusé de venir en aide à Long Term Capital Management en 1998.Que l’on évite aujourd’hui la faillite à une banque qui aimait faire cavalier seul davantage que les autres en plus de militer ardemment pour le commerce des subprimes révulse bien des analystes de la scène.On les comprend.Cela étant, la rafale de réductions du loyer de l’argent décidées par la Fed combinée à des injections massives d’argent frais et à l’élaboration de programmes divers font craindre une crise dépassant le strict cadre de l’industrie financière.Entre les pressions inflationnistes, l’envolée du prix de l’or et un baril de pétrole à 108 $, on appréhende une récession.dure! Et ce, des deux côtés de l’Atlantique.Car le repli constant du dollar américain, plutôt que la hausse de l’euro, plombe comme jamais les exportations européennes.Lorsque l’on pose un regard sur les cartes économiques en présence, on peut formuler l’hypothèse suivante: que les embrouilles financières des Docteur Folamour de Bear Stearns et autres entament sérieusement la santé de l’économie réelle.Car en toile de fond il y a ceci: le nombre ahurissant de faillites personnelles aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Espagne conséquentes à la création et à l’usage intensif de produits monétaires se transformant en confettis au moindre souffle.Serge Tr u ffa u t Bernard Descôteaux LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BPURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND MotA/ruÊ UVoluVoMN^i PoUfr U Toiî pu oft/T MÎS Aw RmnT U } V.SMlRt! y ' MA*»-Æuî A i*v£NTÉ ça7 Æuwtf /g Les médias sont un danger pour la démocratie Avec le rôle prépondérant qu’ils jouent dans le débat politique, les médias ont une emprise si importante qu’ils constituent un véritable danger pour la démocratie lorsque, dans leur recherche perverse du sensationnalisme, ils en oublient leur mission la plus fondamentale: rapporter la nouvelle.C’est ce qui s’est passé au Congrès de l’Action démocratique du Québec en fin de semaine dernière, alors que certains journalistes ont décidé en toute impunité de passer sous silence le travail qui était accompli par les militants regroupés à l’Hôtel Sheraton de Laval pour créer une autre nouvelle.Ils ont inventé une fausse zizanie entre eux, les députés et le chef Mario Dumont autour de sa rémunération de 50 000 dollars en tant que chef de parti.Les militants leur ont répondu en donnant à leur chef un vote de confiance de 95 %.Au Congrès du Parti québécois à Saint-Hyacinthe, cela a été aussi tenté, alors que l’on croyait répandre la zizanie autour de la question du référendum remplacé par la «conversation nationale».Les militants leur ont répondu en se rangeant derrière Pauline Marois.Le manque de professionnalisme de ceux qui veulent créer la nouvelle plutôt que la rapporter est saisissant.La démocratie s’en trouve menacée, car tout le travail, la passion et l’engagement de militants se trouvent détruits LETTRES -?- par de fausses histoires de chicane cultivées par des êtres sans scrupules plus désireux de se mettre en valeur et de vendre du sensationnalisme que de faire leur véritable travail.Martine Laplante Québec, le 16 mars 2008 Un réseau public qui serait efficace Enfin, j’entends de grands acteurs du réseau de la santé, en l’occurrence des syndicats, dire qu’ils sont disposés à réviser leurs positions afin de rendre le réseau public plus efficace.Qui l’eût cru?Le réseau public de soins de santé souffre énormément de sa réputation d’ètre peu accessible et coûteux.Enfin peut-on croire que l’on souhaite faire un réseau public plus accessible et plus efficace.Pourquoi en effet n’aurait-on pas le droit d’aspirer à une offre publique de soins qui soit efficace?La fonction publique a toute sa place dans une social-démocratie afin d’assurer, contrairement au privé, des soins à tous, où qu’ils se trouvent e( quelle que soit leur situation économique.A la condition qu’elle réponde aux attentes.La main tendue par les grands acteurs syndicaux est de bon augure, ppur autant que les autres acteurs du réseau, l’État, les médecins, les gestionnaires, croient encore à un réseau public de soins de santé.Paul G.Brunet Président, Conseil pour la protection des malades Le 15 mars 2008 Sauver la Chapelle historique du Bon-Pasteur La décision de la Ville de Montréal de sabrer le financement de 250 000 dollars pour les activités musicales de la Chapelle historique du Bon-Pasteur est une erreur si évidente que nous devons absolument la renverser.Nous croyons que la mission première de la politique culturelle de la Ville concerne la diffusion de Part savant occidental (auquel nous ajouterions les musiques du monde ou peu diffusées, ce que la musique «classique» est également, d’une certaine façon) au plus grand nombre, mission que remplit parfaitement la Chapelle: outre le fait que les concerts sont gratuits (éliminant l’argument suranné d’élitisme), d’aucuns diront que c’est la meilleure salle à Montréal pour la musique de chambre (belle apparence, ambiance intimiste, acoustique plus qu’acceptable, et que dire du piano Fazioli), en plus d’être juxtaposée à une autre salle tout indiquée pour des expositions d’art.L’OSM mérite une meilleure salle, mais la musique de chambre ne doit pas en faire les frais! René Bricault Le 17 mars 2008 LIBRE OPINION -+- Parodie de démocratie PASCALE MCLEAN Etudiante à la Faculté des sciences humaines de l'UQAM Lundi 10mars dernier, en début d’après-midi, avait lieu une assemblée générale au théâtre national pour reconduire le vote de grève illimitée pour les 5000 étudiants de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM.Depuis le 6 février dernier, quatre assemblées générales ont eu lieu, et le mandat de grève a toujours été reconduit depuis.Il est tout à fait légitime pour des étudiants de faire la grève.Far ailleurs, mon commentaire ne concerne en rien le problème du sous-fi-nancement de l’université qui est bien réel.Là où le bât blesse, selon moi, c’est dans la manière employée pour obtenir ce «mandat» de grève.J’aimerais porter à l’attention des 5000 étudiants des sciences humaines les éléments suivants concernant ces assemblées générales: ¦ l’assemblée générale qui a déclenché une grève de deux semaines le 6 novembre 2007 comptait 330 étudiants dont 164 ont voté pour la grève, ce qui représente 49 % des votes de l’assemblée et à peine 3 % de l’ensemble des étudiants de la Faculté des sciences humaines; ¦ lors du vote de grève du 19 novembre 2007, plusieurs étudiants se sont vu refuser le droit de vote parce que la salle était comble; n lors de l’assemblée générale du 6 février 2008, laquelle était en faveur de la grève qui perdure depuis le 11 février, seulement 6 % de l’ensemble des étudiants en sciences humaines ont voté pour la grève; ¦ depuis plus de quatre semaines de grève, l’AFESH (Association facultaire étudiante des sciences humaines) n’a pas réussi à mobiliser plus de 9 % (460 sur 5000) des étudiants en sciences humaines en faveur de la grève; n pour pouvoir exercer son droit de vote, il faut se présenter aux assemblées générales et voter à main levée.Plusieurs ne partagent pas l’opinion des représentants de l’AFESH et veulent arriver le plus tard possible afin de pouvoir voter seulement; ¦ aucune heure n’est fixée pour le vote; n lors de l’assemblée générale du 10 mars dernier, personne ne s’est soucié du faible appui des étudiants même de l’AFESH.Personne ne s’est demandé comment on ferait pour mobiliser la population, la communauté universitaire, les étudiants de l’UQAM et des autres universités, quand nous ne sommes même pas en mesure de mobiliser une partie importante des étudiants de notre propre Faculté; ¦ les représentants de l’AÉESH ne remettent pas en doute le mode de scrutin même si le taux de participation continue à être extrêmement faible; ¦ bien que plusieurs étudiants remettent en question le mode de scrutin et suggèrent le vote par Internet ou un référendum, les dirigeants de l’AFESH ne jugent pas approprié d’apporter ce point en priorité lors des assemblées générales; ¦ malgré le fait que le quorum est de 1 %, même pour une décision aussi importante qu’un vote de grève, les dirigeants de l’AFESH confirment que ce quorum est tout à fait démocratique.Ils considèrent qu’une assemblée de 50 personnes (donc 26 votes positifs pour la grève) serait suffisante pour nuire aux études de 5000 étudiants; Il est évident que le mode de scrutin actuel ne permet pas à tous les étudiants de se prononcer et ne peut en aucun cas être le reflet fidèle de l’opinion des étudiants, fi n’y a aucune volonté de la part de l’association de modifier ce mode de scrutin, car il permet si facilement un vote positif pour la grève.Le 10 mars dernier, j’étais présente à l’assemblée générale.J’ai compris pourquoi plusieurs n’ont aucune envie de participer à ces rencontres.Malgré ma patience et ma persévérance, je n’ai pu exprimer mon opinion contre la grève.Pendant environ une heure, j’ai eu droit aux discours d’environ 12 étudiants en faveur de la grève dont au moins 3 ou 4 ont pris le micro à deux reprises pour bien échauffer la salle.Ils ont bien pris soin d’inviter ceux qui sont contre cette grève, mais n’ont pas vraiment voulu les entendre.Deux étudiants en défaveur de la grève ont eu la chance et le courage d’exprimer leur opinion dans un contexte clairement défavorable à leur point de vue.Une étudiante a demandé que le vote se fasse par Internet et on l’a informée qu’elle n’était pas au bon endroit, ni au bon moment.Pour toutes ces raisons, je crois que l’on assiste à une parodie de démocratie.Parodie très bien orchestrée par un petit groupe d’étudiants qui ne représentent pas l’intérêt des 5000 étudiants, ce qui constitue pourtant le mandat des représentants de l’AFESH.Considérant que le quorum des assemblées générales est de 1 %, ce qui est tout à fait insuffisant pour sonder l’opinion des étudiants; que l’AFESH ne veille pas aux intérêts des 5000 étudiants mais cherche plutôt à faire une grève à tout prix; qu’une infime minorité met en péril la session de 5000 étudiants; que l’AFESH refuse de remettre en question le mode de scrutin et de procéder par référendum ou par vote par Internet (ce qui est pourtant bien simple et sécuritaire en 2008); que les dirigeants de l’AFESH ne cherchent pas à faciliter le vote pour la majorité des étudiants, j’invite les étudiants à se joindre en grand nombre à la prochaine assemblée générale qui aura lieu le 19 mars prochain (heure et lieu à vérifier).Je vous invite à venir prendre le plancher et à faire connaître votre position.Je vous invite afin qu’un vrai débat ait lieu et qu’une majorité vienne se prononcer sur la reconduction de la grève ou non.Je vous invite aussi à faire part aux dirigeants de l’AFESH de votre mécontentement en ce qui a trait au mode de scrutin.Vive la démocratie! LE DEVOIR.LE M A R I) I MARS 2 O O R I 8 A IDEES Lettre au ministre des Transports, Lawrence Cannon Attente interminable à bord du vol 170 NICOLE MICHAUD Montréal onsieurle Ministre, En 2008, au Canada, dans un aéroport aussi moderne que celui de la capitale nationale d’Ottawa, peut-on imaginer que des passagers enfermés dans la carlingue d’un avion immobilisé depuis près de 12 heures à quelques centaines de mètres de l’aérogare, sans nourriture et pratiquement sans rafraîchissements, en soient réduits à la solution extrême de devoir composer le 911 pour pouvoir enfin mettre pied à terre?Et peut-on imaginer qu’une situation aussi aberrante ait pu se produire, non à la suite d’un acte de terrorisme ou d'une circonstance imprévue ou imprévisible, sans précédent ou hors de tout contrôle, mais en raison d’une tempête de neige dans un pays qui en a pourtant vu d’autres?C’est pourtant l'expérience éprouvante que quelques centaines de passagers (dont je faisais partie), en majorité citoyens canadiens, ont vécue entre samedi et dimanche les 8 et 9 mars 2008 à bord du vol 170 d’Air Cubana en provenance de La Havane à destination de Montréal.Sur le point d’atterrir à l’aéroport Montréal-Trudeau comme prévu, le vol a été détourné vers Ottawa en raison de la tempête de neige qui sévissait alors dans la métropole.Il était près de 18h et bien malin qui aurait pu deviner l’étrange tournure que prendraient les événements.Si je porte ces faits à votre attention, c’est que je crois important de déterminer ce qui s’est réeDement passé et de répartir les responsabilités afin que des mesures correctives soient mises en place pour éviter qu’une telle situation puisse se reproduire.Ce témoignage personnel est fait sous réserve de tout droit de recours de ma part ou de la part des autres passagers des vols concernés.Les faits L’appareil atterrit donc à Ottawa vers 18h et s’immobilise sur une piste située à quelques centaines de mètres de l’aérogare.Le pilote indique qu’il faut attendre pour voir s’il sera possible de décoller vers Montréal compte tenu des conditions climatiques.Il neige aussi à Ottawa et, par le hublot, je distingue l’aérogare et bientôt un avion d’Air Canada qui se pose non loin de nous, pour les mêmes raisons semble-t-il.L’attente commence donc, mais tous sont confiants.Or, sur place, il devient vite évident que la tempête s’amplifie.Certains passagers munis de cellulaires ap- prennent par ailleurs que l’aéroport de Montréal est fermé.La solution saute aux yeux; le temps de mettre en place certains mécanismes ou formalités dans une situation qui n’est sûrement pas sans précédent en ce pays de neige et le nécessaire sera fait pour faire descendre les passagers.[.] Autour de minuit je crois, le pilote nous informe que l’appareil pourra s’approcher de l’aérogare, mais il s’avoue incapable de dire dans combien de temps.L'appareil n’a pas bougé d'un centimètre depuis l’atterrissage, celui d'Air Canada non plus, la tempête fait rage.[.] L’attente Dans la carlingue, les passagers sont exemplaires et le personnel ne peut qu’attendre, lui aussi.Malgré l’impatience de mettre pied à terre et d’échapper à l’inconfort, à l'exiguïté des lieux et à la vibration du moteur, certains lisent, d’autres réussissent à dormir tant bien que mal, et à défaut d’information officielle, les rumeurs circulent.Dans l’adversité, l’être humain sait foire preuve de résistance et d’ingéniosité mais devant l’absurdité, l’incompréhension et l’impuissance dominent Que faire?Je réalise soudain que l’appareil d’Air Canada a disparu, l’espoir renaît notre tour ne peut qu’approcher.Mais non! Le temps passe, nous n’avons rien mangé depuis la collation de 15h, et l’absurdité de la situation est consternante.[.] On commence à comprendre que l’on attend pour rien, que seul un miracle pourra nous sortir de là si la situation n’est pas prise en main.Un passager prend alors l’initiative d’aller s’entretenir avec le pilote, mais il semble qu’il n’y ait rien à faire: l’appareil ne peut pas bouger sans autorisation.Enfin, vers 3h45, tous doivent regagner leur siège et attacher leur ceinture, car cette fois, l’autorisation a bel et bien été donnée d’avancer vers l’aérogare.Nouvelle attente, l’appareil avance de quelques mètres, mais il s’embourbe sur la piste enneigée! Encore une attente d'au moins une trentaine de minutes pour le tirer de ce mauvais pas.Et nous ne sommes pas au bout de nos peines, car, la passerelle une fois atteinte, tout s’arrête de nouveau.D y a semble-t-il un problème d’arrimage avec la porte de l’avion! Une solution?Encore une fois, on ne sent aucun empressement à régler le problème, comme si la solution allait tomber du ciel! Il serait pourtant simple de mettre quelques planches ou une passerelle d'appoint (ce qui finira d’ailleurs par être fait) ou d’approcher un escalier, quitte à goûter l’air frais de la nuit, mais non, tout s’arrête encore une fois.Il est maintenant 5h du matin, nous sommes là depuis plus de 11 heures à attendre pour rien, à avoir fait confiance aux autorités qui ne pouvaient pas ignorer qu’il se trouvait dans cet avion On ne peut que s’inquiéter de ce qui arriverait en cas de véritable catastrophe (et dans les autres sur la piste) des centaines de voya-geurs exténués.A l’intérieur, la situation s’est détériorée: les toilettes ne fonctionnent plus, les conditions générales deviennent insalubres, la tension monte.H faudra finalement qu’un passager trace un SOS dans le hublot de la porte et qu’un autre compose le 911 et communique avec les services de sécurité de l’aéroport pour que la porte s’ouvre et que les passagers soient enfin libérés de ce cauchemar (de sa partie la plus intense du moins.) ! La suite.[.] Plusieurs passagers sont vêtus légèrement et n’ont pas acpès à leurs bagages restés dans la soute de l’avion.A l’exception d’un avis à l’écran disant qu’on nous informera de la suite des choses, il faut courir d’un coin à l’autre de l’aéroport pour glaner des informations.On apprend finalement que des autobus seront mis à notre disposition pour rentrer à Montréal.Une nouvelle attente commence devant les portes de l’aéroport qui s’ouvrent et se ferment dans l’air glacial.C’est la cohue, il manquera même un autobus, mais enfin, tout le monde finit par se retrouver à l’aéroport Montréal-Trudeau vers 18h, soit plus de 24 heures après l’heure d’arrivée prévue.Là aussi, le marasme et l’absence d’information régnent On finit par apprendre qu’il faut rentrer chacun chez soi et que les bagages seront livrés à domicile dans les 72 heures.Dans les faits, c’est le lendemain, en regardant une entrevue donnée à RDI par un des passagers, que l’on constatera que nos bagages sont arrivés en les voyant défiler à l’écran dans la zone de retrait des bagages.D ne reste donc qu’à se précipiter à l’aérogare pour les récupé rer, car n’importe qui peut s’en emparer.La zone est ouverte à tout venant et aucune vérification n’est effectuée.Des questions Ce récit des événements fait ressortir à mon avis à quel point une situation au départ difficile, mais qui n’était pas extraordinaire, a pu dégénérer en cafouiÛis surréaliste qui aurait pu avoir des conséquences plus dramatiques encore.Ce n’était sûrement pas la première fois qu’un avion d’une compagnie aérienne qui n’a pas de port d’attache à l’aéroport d’Ottawa y était détourné en raison de mauvaises conditions climatiques.[.] Des mesures.doivent être prises à l’échelle du pays pour éviter qu’une telle situation puisse jamais se reproduire.[.] Au regard des tragédies qui ont cours quotidiennement à l’échelle planétaire, je suis évidemment consciente de l’importance somme toute relative de cette mésaventure.Mais à voir comment une situation au départ banale a pu dégénérer de la sorte, on ne peut que s’inquiéter de ce qui arriverait en cas de véritable catastrophe.J’estime donc qu’il est de votre devoir de prendre sans tarder les mesures de redressement et de prévention qui s’imposent wsoMlmm ******-' • .¦¦¦ - m * • .¦ Z' «Mieux protéger nos enfants n’est pas un luxe, mais une nécessité.» RICHARD CLEMENT REUTERS Pédophilie : délivrons-nous du mal LES PARENTS D’UNE FILLETTE AGRESSÉE SEXUELLEMENT NDRL Afin de protéger l’identité d’une mineure, Le Devoir déroge à sa politique habituelle et accepte de taire l’identité des deux parents qui écrivent le commentaire suivant.Une adresse courriel placée au bas de ce texte permet aux lecteurs qui le désirent de joindre les auteurs.écemment, le pédophile qui a agressé notre fille a reçu une peine de 22 mois seulement.Même si ces gestes ont été commis à multiples reprises, la justice considère cela comme un premier délit.In peine réelle pourrait donc durer sept mois.Même si nous avons été trahis par le système judiciaire, nous avons agi de la bonne façon en procédant de manière légale.Certains parents auraient pu s’en prendre physiquement à ce pédophile.Cependant si l’un de nous deux avait agi ainsi, il ou elle aurait purgé beaucoup plus que sept mois de prison! Quand votre enfant vit un tel enfer, vous devez être présents pour l’aider et le soutenir.Il faut l’aider à regagner sa dignité, son amour-propre.C’est un long travail de recons- R, truction qui doit être fait par la victime et sa famille.Voir l’un de ses parents aller en prison n’aurait aidé en rien notre fille.La trahison ne vient pas des individus qui composent notre système (juges, avocats et policiers).Nous saluons d’ailleurs leur dévouement et leur travail acharné dans un contexte où les causes sont souvent sordides.Le vrai pouvoir n’appartient pas aux juges: il appartient aux comptables et aux politiciens qui coupent non pas dans le gras, mais dans les muscles de notre système judiciaire en libérant les criminels avant la fin de leur peine sous prétexte que les prisons sont pleines.Il y a beaucoup de similitudes entre les pédophiles et les terroristes.D’abord, les deux frappent en traîtres.Ensuite, les victimes et leurs familles vivent constamment dans la crainte que de telles choses se reproduisent.S’en prendre à des enfants si jeunes.Quelle lâcheté! Les pédophiles déshonorent la race humaine.Comme société, nous devons envoyer un message clair aux pédophiles pour leur signifier que leurs actes sont hautement répréhensibles et qu’ils ne sont pas les bienvenus dans nos rues et dans nos garderies.Voici les principaux points que nous proposons: ¦ augmenter de façon significative les peines minimales pour les agresseurs et les cyberpédophiles; ¦ imposer des peines d'au moins 10 ans aux agresseurs en situation d’autorité; ¦ ne permettre aucune libération conditionnelle pour les crimes à caractère sexuel; ¦ imposer l’emprisonnement dès que le pédophile plaide coupable (temps comptant simple); ¦ permettre la fermeture immédiate des serveurs qui hébergent des sites Internet pédophiles; ¦ obliger la DPJ à assurer un meilleur suivi auprès des familles dont les enfants ont fréquenté une garde rie où sévissait un pédophile; ¦ créer des sites Internet provinciaux et fédéral de lutte contre la pédophilie (conseils, signalement, textes de loi et liens utiles).Nous faisons appel aux politiciens de tous les partis confondus pour envoyer un message clair aux agresseurs et ainsi qu’aux violeurs d’enfants: tolérance zéro.La pédophilie, c’est plus que criminel.Ce message doit aller au-delà de toute partisanerie politique.Mieux protéger nos enfants n’est pas un luxe, mais une nécessité.stoppedoéggmai I.corn Louise Beaudoin La fête de la Francophonie Dans deux jours nous fêterons la Journée internationale de la Francophonie.Au Québec, les festivités ont déjà commencé et s’étendent sur plusieurs jours; dans certaines répons, en Outaouais par exemple, ce sont des organismes du type Impératif français qui organisent la Francofète.En ce début de XXI siècle, il est intéressant de noter que les aires géolinguistiques sont de plus en plus nombreuses.Elles répondent à un besoin pour les locuteurs d’une même langue de se regrouper sur cette base parce que la langue et la culture sont devenues, dans le cadre des mondialisations en cours, des éléments d’influence (soft power) et que chaque pays, les Etats-Unis au premier chef ou chaque espace linguistique, veut les utiliser et s’en servir pour atteindre ses fins diplomatiques.Le Commonwealth, la plus ancienne de ces institutions, dont les origines remontent à la Première Guerre mondiale, au moment où le Royaume-Uni souhaitait rallier les Dominions faisant partie de son Empire à ses efforts de guerre (ce qui explique l’absence des Etats-Unis de ce forum), n’a reconnu que récemment, en ce qui le concerne, l’importance de l’anglais comme langue commune de ses membres.Son dernier sommet s’est tenu en Afrique l’automne dernier, et le Canada a réussi — puisque toutes les décisions lors de ces Sommets se prennent non pas au vote mais par consensus — à bloquer l’adoption d’une résolution contenant des cibles précises à atteindre pour diminuer les émissions de CO;, dans l’atmosphère.Dans les autres aires linguistiques, dont les plus connues et les plus actives, la langue s’est au contraire retrouvée immédiatement et spontanément au cœur de Içur raison d'être.Ainsi en est-il de l'Organisation des Etats ibéro-américains, de la Lusophonie et de la Francophonie qui collaborent d’ailleurs ensemble depuis 2001 dans un certain nombre de projets éducatifs et culturels.Le XVIP Sommet ibéro-américain auquel 22 pays (y compris le Brésil et le Portugal) ont participé s’est déroulé en novembre dernier à Santiago du Chili.Il a été très agité et, par la même occasion, mondialement médiatisé en raison d’une altercation entre Hugo Châvez et le roi d’Espagne.Le bouillant président vénézuélien ayant traité l’ancien premier ministre d’Espagne, José Maria Aznar, de «fasciste» de «serpent» de «petit chien dans les jupes de George Bush», le roi Juan Carlos lui a répliqué sur un ton non équivoque de «se taire».Le reste du sommet consacré au thème de la cohésion sociale a été marqué par plusieurs interventions musclées de présidents élus de gauche ou de centre-gauche d’Amérique latine et centrale (le Bolivien Morales, le Nicaraguayen Ortega, l’Argentine Kirchner) attaquant l’action des multinationales espagnoles dans leur pays respectif Quant à la Lusophonie, ses huit membres — les huit pays dans le monde qui ont le portugais comme langue officielle—se réunissent à l’occasion, mais cette communauté souffre d’un leadership concurrent et éclaté entre le puissant et émergent Brésil sûr de lui et de son destin avec ses 180 millions d’habitants et le Portugal, petit pays de 10 millions d’habitants du bout de l’Europe, qui rêve avec nostalgie de sa gloire et de son empire perdus.La Turquie tente de son côté, sans trop de succès, de regrouper les anciennes républiques turcophones de l’ex-URSS.Sous l’œil malveillant de Moscou qui se sert là comme ailleurs de son pétrole et de son gaz pour ramener dans son giron celles qui seraient tentées par les sirènes linguistiques et culturelles d’Ankara.La Francophonie, bien organisée, bien structurée qui existe, institutionnellement, depuis les années 1970 tiendra son XIP Sommet en octobre prochain à Québec.Elle rayonne au-delà des anciennes colonies françaises et belges puisqu’elle inclut des pays comme la Bulgarie, la Moldavie ou la Grece.Parmi ses 55 membres et 13 observateurs, il y a 32 Etats ou gouvernements qui ont le fianças comme langue officielle (seule ou avec d’autres langues).Ce qui signifie que les pays de langue française sont minoritaires aujourd'hui en Francophonie.Voilà une de ses faiblesses, car comment imaginer que des pays qui ont une relation aussi éloignée avec le français et qui adhèrent à la Francophonie pour d’autres raisons que la proximité linguistique se mobiliseront et s’investiront totalement dans le maintien et la promotion du français comme grande langue internationale?En contrepartie, il faut le souligner, lors du débat à l’UNESCO pour l’adoption, en 2005, de la Convention sur la diversité des expressions culturelles, la Francophonie a pu jouer un grand rôle et peser de tout son poids parce quelle a convaincu la majorité de ses nombreux membres de voter en sa foveur.Quoi qu’il en soit des forces et des faiblesses de la Francophonie, pour le Québec la participation à cet ensemble est primordiale.Le Québec déjà isolé en Amérique du Nord le serait encore davantage s’il ne pouvait participer pleinement aux activités et aux institutions francophones.Mais discutera-t-on au Sommet de Québec de ce qui censément nous réunit c’est-à-dire de la langue française, de son avenir, du déclin du plurilinguisme dans les organisations internationales?Plurilinguisme qui s’il était appliqué refléterait pourtant la pluralité des visions du monde, la multiplicité des points de vue alors que langue unique rime avec pensée unique, avec hyperpuissance, avec unipolarité au moment où la multipolarité s’impose dans les faits avec l’émergence de la Chine, de l’Inde, du Brésil et des autres?Il faudrait parler de tout ça mais rien n’est moins sûr.D'autant que la ministre française de l'Enseignement supérieur vient de déclarer à Bruxelles, en contradiction totale avec les promesses du candidat Sarkozy lors de la campagne électorale de 2007, qu’elle parle anglais avec ses collègues de l’Union européenne; d’autant, enfin, que certains au Québec ne veulent plus que l’on enseigne le français mais bien le québécois.Alors, à quoi bon?Il ne me reste plus qu’à entrer en résistance! Louise Beaudoin est membre invitée, chargée des questions de francophonie internationale au CERIUM.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes À l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire {adjoint au directeur de l’information).Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise; Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy (Général).Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin, Vincent Cauchy (commis internet) Laurence Clavel(/>K/)i7rf).Philippe Papineau (pupitre), Louise-Maude Rioux Soucy (Santé); Pauline Gravel (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correcteurs); Jacques (Renier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’irribrmHtkm culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baillargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay Isabelle Parc (culture); h l’information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), I )ominique Reny (pupitre), Eric Desrosiers.Claude Turcotte.François Desjardins; à l’information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque, Guy Tail le fer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste) ; à l'information politique Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa).Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction); Emilie Parent Bouchard, Etienne Plamondon-Émond (commis à la rédaction).Iü documentation Gilles Paré (directeur); Manon Derome, Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).LA PtJBIJCITÉ Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean-François Bossé, Dave Cameron (directeuradjoint), Julie Chrétien, Marlène Côté, Christiane Ix'gault, Amélie Maltais.Claire Paquet.Geneviève Pierrat, Chantal Rainville.Martine Riopelle, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï, Mélisande Simard (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Fillon, Yannick Morin.Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu.Manon Blanchette.Nathalie Fillon, Rachelle Leclerc, Jean-Robert Divers (responsable promotion).L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Ghislaine lüfleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross.« LE DEVOIR, LE MARDI 18 MARS 2 0 0 8 A 8 CTUAUTES Layton suggère aux Américains de collaborer pour améliorer l’ALENA INQUIÉTUDE SUITE DE LA PAGE 1 a trouvé le moyen de limiter les dégâts à 300 points pour une baisse de 2,2 %.Depuis six mois, le TSX a perdu 8 %, de sorte qu’il se trouve au même point que l’an dernier à pareille date, lorsqu’il continuait à grimper.A Wall Street, le S&P500, meilleur baromètre des marchés, car il ratisse large, a affiché un recul de 1 %.L’indice Dow Jones, qui ne comprend que 30 compagnies, a lui aussi joué du yo-yo, mais a franchi le fil d’arrivée en meilleure forme, se permettant un léger gain de 0,2 %.Le Nasdaq, carrefour boursier des hautes technologies, a baissé de 1,6 %.Les marchés devraient à nouveau réagir demain: le comité de politique monétaire de la Fed se réunit et bon nombre d’analystes prévoient une baisse de son taux d’intérêt directeur pour fouetter l’économie et tenter d’éviter que le ralentissement ne prenne la forme d’une récession.Greenspan en rajoute «La crise financière qui touche les Etats-Unis va être vraisemblablement jugée comme la plus grave depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale», a laissé tomber l'ex-président de la Fed, Alan Greenspan, dans un texte publié par le Financial Times.«Elle prendra fin quand le prix des biens immobiliers se stabilisera et, avec eux, le prix des produits financiers adossés à des prêts hypothécaires», a-t-il ajouté.Selon M.Greenspan, qui a dirigé la Fed de 1987 à 2007, «le système d’évaluation des risques actuellement en place sera particulièrement touché».AToronto, les banques ont été lourdement affectées hier par la baisse de confiance qui continue de contaminer les marchés.La Banque Nationale a perdu 3 % à 44,39 $, la Banque CIBC a reculé de 5 % à 56,94 $ et la Banque de Montréal a trébuché de 2,5 % à 39,15 %.«La crise actuelle découle de plusieurs années d’imprudence, d’insouciance et d’excès tant de la part des prêteurs, des emprunteurs que des investisseurs», a écrit le Mouvement Desjardins en faisant référence au marché hypothécaire américain.«71faudra encore plusieurs mois, voire trimestres, pour que la correction immobilière se termine aux Etats-Unis et que les grandes institutions financières de la planète finissent d’absorber leurs énormes pertes, réussissent à assainir leur bilan et rebâtissent leur capital.» Matières premières: pire journée en 52 ans Outre les services financiers, il y a l’énergie.Le sous-indice des compagnies de ce secteur, à Toronto, a lui aussi eu la vie dure, terminant la journée sur un recul de près de 3 %.Le mouvement est attribuable directement au cours du baril de pétrole, qui a chuté de 4 $US.Par conséquent, la Pétrolière Impériale a laissé filer 3,3 % alors que Suncor, très active dans les sables bitumineux, a cédé 2,5 % à 101,53 $.De nombreuses matières premières ont été touchées par la tounnente financière.L’indice CRB Reu-ters/Jefferies, qui recense 19 matières premières, a plongé de 5 hier.Il s’agit de sa plus forte baisse quotidienne depuis 1956, année où le Canadien de Montréal a vaincu les Red Wings en finale de la Coupe Stanley pour venger la suspension de Maurice Richard vécue un an plus tôt Le recul des prix des matières premières au Chicago Board of Trade, en fait, était tel que plusieurs d’entre elles ont bénéficié du mécanisme limitant les pertes.Bien qu’il soit très demandé à cause de l’éthanol, le mais, par exemple, a glissé du maximum permis, soit 20 C ou 3,6 %.Par ailleurs, le blé a trébuché de 60 C et le cacao a subi sa plus grosse dégringolade en un an.En fin de journée hier, une tonne métrique de cacao se négociait 2730 $US, en baisse de 174 $US ou 6 %.Quelques jours après avoir livré un étrange discours dans lequel il faisait une lecture pour le moins alternative de l’actuelle crise économique, le président américain a continué d’affirmer hier que l’heure est aux défis mais que tout devrait rentrer dans l’ordre à terme.«Une chose est sûre, c’est que nous connaissons des temps difficiles, mais une autre chose est sûre, c’est que nous avons agi de manière forte et résolue», a dit M.Bush.«Vous avez montré au pays et au monde que les Etats-Unis maîtrisent la situation», a-t-il dit à l’intention de son secrétaire au Trésor, Henry Paulson.Ce dernier a participé aux négociations conduisant à l’acquisition de Bear Stearns.L’administration Bush a répété hier que sa politique est celle d’un dollar fort Entre-temps, le dollar est en chute libre: selon un indice calculé par la Fed, depuis deux ans et demi, il a plongé de 19 % par rapport à un panier de grandes devises.Le Devoir BETH GORHAM Washington — Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a affirmé hier à Washington que les démocrates américains devraient travailler avec le Canada pour relever les normes du travail et environnementales de l’Accord de libre-échange nord-américain, l’ALENA.Tant Hillary Clinton que Barack Obama, courtisant les familles de travailleurs dans le cadre de leur campagne pour l’investiture démocrate en vue des élections présidentielles, ont promis de rouvrir l’entente commerciale.Les Canadiens sont de votre côté, a dit M.Layton à son auditoire.L’événement était organisé par le groupe Campaign for America’s Future, qui veut promouvoir des mesures progressistes si un démocrate est élu à la Maison-Blanche cet automne.Le leader néo-démocrate, selon qui l’ALENA profite davantage aux entreprises qu’aux travailleurs, a ajouté qu’il y avait là une occasion historique de SUITE DE LA PAGE 1 circonscription enregistrée dont il est membre au cours des douze mois précédents ou qu’il est susceptible de recevoir au cours des douze mois suivants».Un débat similaire à celui qui se déroule au Québec depuis une semaine avait été déclenché au Nouveau-Brunswick en 2000, au début du mandat de Bernard Lord, raconte Claude Bisson, par ailleurs ancien juge en chef de la Cour d’appel du Québec.Le chef conservateur, qui recevait un montant du parti, avait après le débat «modifié la loi pour qu’elle soit très précise sur ce sujet».Ici, le premier ministre fixe les règles Au Québec, seuls les membres du Conseil exécutif fies ministres et le premier ministre) sont tenus de produire une «Déclaration publique d’intérêts».Elle ne contient pas une liste de sources de revenus.D’ailleurs, ce n’est pas une loi qui détermine le contenu de cette déclaration, mais une «Directive aux membres du conseil exécutif en ce qui concerne les conflits d’intérêts», dont l’auteur n’est nul autre que.le premier ministre lui-même.11 peut lui-même les modifier par décret Depuis son arrivée au pouvoir, le 14 avril 2003, Jean Charest a d’ailleurs changé le texte de cette directive à trois reprises: le 29 avril 2003, le 9 septembre 2003 et le 5 juin 2007.(Dans cette dernière version, le premier ministre a ajouté des précisions sur la marche à suivre par un membre du Conseil exécutif qui détiendrait la majorité du capital-actions d’une entreprise dont une filiale participerait à des marchés avec l’État) A Ottawa, le «Code régissant les conflits d’intérêt des députés» est adopté en vertu d’une loi.Selon ce code, l’élu est obligé de produire une déclaration devant SUITE DE LA PAGE 1 L’effet de ce vaccin dont la durée d'action d’environ quatre mois a été mesurée dans le cadre d’une étude impliquant 72 personnes volontaires souffrant de formes légères ou modérées d’hypertension artérielle qui ont reçu soit une faible dose de 100 microgrammes (pg) du vaccin, soit une dose de 300 pg, soit un placebo, sans que ni le prescripteur, ni le patient sachent la nature du produit adininistré.A part le fait que l’administration du vaccin ait provoqué quelques réactions bénignes au site d'injection et de passagers symptômes similaires à ceux de la grippe chez certains individus, la plus haute dose du vaccin entraînait clairement une réduction de la tension artérielle (de 9/4 mm de Hg (mercure) tout au cours de la journée.Or cette diminution était encore plus marquée au petit matin, une période critique de la journée où la tension construire un mouvement de travailleurs de part et d’autre de la frontière.M.Layton, qui a écrit aux deux candidats démocrates, au début du mois, à propos de la réouverture de l’ALENA, a déploré que les Canadiens travaillent cinq semaines de plus par an qu’ils le faisaient il y a neuf ans, mais que la moitié de toutes les familles gagnent moins d’argent.Pendant ce temps, les dirigeants des plus grosses entreprises touchent des revenus 218 fois plus élevés que le Canadien moyen.«C’est injuste et inéquitable», a-t-il dit à son auditoire fait de politiciens et de syndicalistes, notamment.Avant son discours, M.Layton avait soutenu que l’arrivée d’un démocrate à la Maison-Blanche permettrait enfin de rouvrir et de modifier l’ALENA, chose qui n’a pas été possible sous George W.Bush, parce que l’accord commercial profite aux amis de l’administration Bush, a-t-il dit.Les néo-démocrates canadiens estiment que les mesures de protection du travail et de l’environne- QUÉBEC contenir, entre autres choses, comme l’article 21 (1) b) le spécifie: «le montant et la source de tout revenu de plus de 1000 $ que le député et les membres de sa famille ont touché au cours des douze mois précédents et sont en droit de recevoir au cours des douze prochains mois».Dans toutes les provinces et au fédéral, à partir de la déclaration de chacun des députés, le Commissaire à l’intégrité produit un résumé dans lequel il révèle certaines informations.D’autres restent confidentielles: «Que tu doives 25 000$ à ta belle-mère, eh bien c’est peut-être pas nécessaire que ce soit connu», blague M' Bisson.Sur ce plan, «il y a des variantes d’une province à l’autre», précise l’ancien juge.Dans la totalité des provinces, la source des revenus est rendue publique, mais dans plusieurs, les montants ne seront pas divulgués par le commissaire.Au cabinet du premier ministre, on a refusé de commenter les propos du jurisconsulte, hier.L’attaché de presse Hugo D’amours s’est borné à dire que son patron ne pouvait pas avoir été plus transparent sur sa rémunération supplémentaire, puisqu’il a publié un «communiqué de presse».Au PQ, on a dit être prêt à explorer la possibilité d’adopter des règles plus strictes en matière de divulgation des revenus.Mais en attendant, certaines choses doivent être «éclairées», a-t-on dit en insistant sur le fait que l’entente entre le PLQ et M.Charest avait été «cachée pendant 10 ans».Le PQ croit que MM.Charest et Dumont doivent d’abord «dévoiler leurs ententes et expliquer pourquoi ils jugent nécessaire d’avoir deux rémunérations.Ensuite, on fera tous les débats nécessaires, s’il y a lieu».Politique et «bol de toilettes» Par ailleurs, le débat politique entourant ces primes VACCIN monte en flèche chez tous les individus, mais de façon encore plus prononcée chez les hypertendus.A 8 h, les chercheurs ont noté une diminution de la pression systolique de 25/13 mm de Hg par rapport au placebo.Un premier pas intéressant Pour le spécialiste de l’hypertension Jacques de Champlain, clinicien-chercheur à l’Institut de recherches cliniques de Montréal et à l’Université de Montréal, le vaccin CYT006-AngQb représente «un premier pas intéressant, une approche thérapeutique originale qui a donné des résultats réels».Il souligne toutefois que «ce vaccin abaisse la tension artérielle, mais ne la corrige pas complètement, car la plupart des hypertendus doivent prendre plus d’un médicament — entre deux et trois médicaments qui agissent sur des cibles différentes — pour contrôler leur tension artérielle.Le vaccin ne remplace que l’un d’eux.On réussit à ment de l’ALE NA sont inefficaces parce qu’elles font partie de conventions annexes, et non pas de l’entente commerciale elle-même.Le parti est aussi préoccupé par le risque que des exportations d’eau en vrac puissent devenir possibles en vertu de l’ALENA et d’un processus de négociation et d’arbitrage vicié.Le premier ministre Stephen Harper a déjà dit que ce serait une «erreur» de rouvrir l’entente.Le gouvernement Harper a été accusé de s’être ingéré dans la course à l'investiture démocrate à la suite de la fuite d’une note laissant entendre que M.Obama ne croyait pas vraiment ce qu’il disait lorsqu’il parlait de rouvrir l’ALENA Mme Clinton a invoqué cette affaire pour embarrasser son adversaire et pourrait continuer à le faire alors qu’approche un vote crucial en Pennsylvanie, le mois prochain.Des résidants de cet État, aux prises avec de nombreuses pertes d’emplois, les attribuent à l’ALENA.s’est encore envenimé, hier, alors que le chef adéquis-te, piqué au vif, a rétorqué avec violence à des propos tenus par la chef péquiste en fin de semaine.Cette dernière, au conseil général de son parti, s’était montrée cinglante, disant que Mario Dumont souhaitait remettre 100 $ par enfant en bas âge aux familles du Québec, mais que, pour sa famille à lui, il exigeait 50 000 $ (montant de la prime annuelle que l’ADQ paie à son chef depuis mai 2007).«J’étais furieux», a répondu M.Dumont dans une entrevue à RDI hier matin.«]'ai trouvé ça indécent de la part de Mme “Dézonage”.Parce qu’on peut l’appeler Mme Dézonage, parce que c’est ça, son histoire à elle», a-t-il d’abord martelé en faisant référence à une histoire liée à la construction de la demeure de Mme Marois à l'île-Bizard.(Histoire pour laquelle Mme Marois poursuit d’ailleurs le journal The Gazette).Déchaîné, M.Dumont a par la suite souligné que «la même personne», avait, lorsqu’elle était ministre, fait poser dans ses bureaux «le bol de toilettes le plus dispendieuse [sic] qui n’a jamais été payé aux frais des contribuables».Enfin, à l’instar du leader libéral Jean-Marc Fournier la semaine dernière, M.Dumont a visé le mari de Mme Marois, Claude Blanchet, disant qu’il reçoit «une pension scandaleuse pour quelques années, de courtes années, nulles au niveau de la gestion de la SGF.une des pires gestions que la SGF ait vécues».Le chef de l’opposition officielle ajouta ensuite que cette prime avait été «augmentée» et que «la rumeur veut qu’au Conseil des ministres, lorsqu’on a augmenté la prime de son mari, elle ne se serait pas retirée.Cette rumeur-là circule et on n’a pas toujours pas de confirmation», a-t-il ragé.Mme Marois a refusé de commenter ces propos hier.corriger l’hypertension par un seul médicament chez à peine 25 à 30 % des patients.» A l’instar de spécialistes suédois qui signent un commentaire dans The Lancet, le Dr de Champlain évoque les dangers associés aux vaccinations qui doivent être répétées périodiquement, comme c’est le cas avec le vaccin CYT006-A7ngQb.«Ces rappels peuvent induire des immunisations croisées, — des hypersensibilités à des substances auxquelles la personne n’était pas sensible auparavant.Ils pourront aussi à long terme atténuer l’effet du vaccin», précise le chercheur avant de souligner toutefois que «cette découverte ouvre une nouvelle porte qui pourrait même avoir des retombées sur d’autres maladies chroniques, comme le diabète ou l’athérosclérose, qui nécessitent des médications quotidiennes».Le Devoir La Presse canadienne Le Devoir EN BREF Chaire d’études irlandaises Le premier ministre Jean Charest a évoqué ses racines irlandaises hier, à l’occasion du déjeuner soulignant le 175' anniversaire de la Société Saint-Patrick de Montréal, où il était l’invité d’honneur.M.Charest dont la mère Rita léonard était d’origine irlandaise, a profité de l’occasion pour annoncer l’octroi de 2 millions sur deux ans pour la création de la Chaire Johnson en études irlandaises de l’université Concordia.• La chaire est ainsi nommée à la demande de la Fondation canadienne d’études irlandaises afin dhonorer la famille Johnson, également d’origine irlandaise, dont trois membres ont été premiers ministres du Québec et chefs de trois partis différents.La chaire a pour but d’examiner l’influence de l’immigration irlandaise sur la vie sociale, culturelle, religieuse et économique du Québec.- La Presse canadienne Rectificatif Contrairement à ce que nous écrivions dans notre édition d’hier, l’ex-député de l’Assomption et actuel président de l’association péquiste de cette circonscription, Jean-Claude St-André, n’a pas voté en faveur de l’amendement, proposé par le président du SPQ libre, Marc Inviolette, qui proposait un référendum d’initiative populaire.M.St-André s’est toujours opposé à cette formule, a-t-il rappelé hier.Samedi, lors du vote, le militant indépendantiste a préféré s’abstenir.Toutes nos excuses.SUITE DE LA PAGE 1 Selon celle-ci, la notoriété de Roy Dupuis est planétaire depuis la diffùsion à grande échelle de la série à succès La Femme Nikita, où Roy Dupuis incarne un ténébreux agent antiterroriste au sang-froid imperturbable.La popularité de cette série a donné lieu à la création de dizaines de sites et de forums de discussion liés à Nikita ou spécifiquement à Roy Dupuis, tant aux États-Unis, au Japon qu’au Brésil, recrutant des fans des cinq continents, y compris d’Australie.Dans le lot, on trouve même un site en grec et un autre en russe, où l’on adresse à Roy, en français, ses plus sincères condoléances à la suite du décès récent de sa mère.«Tous ces gens sont en contact avec tout ce qui se passe dans la vie de Roy par Internet, et certains se rencontrent même à l’occasion d’événements particuliers, comme les premières de ses films ou des événemen ts organisés par la Fondation Rivières», soutient Mme Cunnw-gham, qui est même devenue la responsable des campagnes de financement de la Fondation Rivières, un organisme sans but lucratif cofondé par Roy Dupuis, Michel Gauthier et Alain Saladzius, pour protéger les plus belles rivières du Québec.Cette constellation de fans est d’ailleurs précieuse pour la Fondation Rivières.En effet, pas moins de 70 % des fonds recueillis par l’organisme proviennent des fidèles de Roy Dupuis.«Pour eux, donner à la fbn- R0YMANIE dation, c'est comme faire un cadeau à cet acteur qu ’ils admirent autant pour sa conscience sociale que pour son talent», soutient Mme Cunnwgham.Deux fois par année, la Fondation Rivières tient d’ailleurs à Montréal des encans où convergent des dizaines de fans pour s’arracher des objets et photos autographiés atteignant parfois des prix exorbitants.Selon Michel Gauthier, photographe officiel du comédien et coprésident de la Fondation, une statuette gagnée par Roy Dupuis au dernier Festival des films d’Halifax pour son rôle du général Roméo Dallaire dans Shake Hands With the Devil, a été emportée pour pas moms de 20 000 $.«Quand les fans sont là, il y a un effet d’entraînement! En plus, ça leur permet de le rencontrer et de monter sur scène avec lui», explique M.Gauthier.A chaque conférence de presse à laquelle assiste Roy Dupuis, les photographes des principaux quotidiens sont contactés pour céder leurs photos à la Fondation Rivières, qui les revend, au plus offrant lors de ces événements semestriels.A ces soirées, des photos autographiées se sont parfois envolées pour 2000 $ et 3000 $ pièce, même si la plupart peuvent être acquises pour environ 350 $.Tout y passe: DVD autographiés, trames sonores de films, affiches de films signées de la main de Roy, bref tout ce qu’un fan peut vouloir ajouter à sa collection.Cette Roymanie se vit aussi sur e-Bay où l’on trouve une foule d’articles offerts par des vendeurs de rêves, qui tentent de surfer sur la frénétique et lucrative popularité de l’acteur.On y retrouve même des exemplaires de l’édition du 10 mars du Devoir, où Roy Dupuis, couronné la veille d’un Génie à titre de meilleur acteur dans Shake Hands with the Devil, affichait un sourire éclatant à la une.Car il faut dire que les mordus de l’acteur, né en Ontario et arrivé à l’adolescence au Québec, ont de la difficulté à mettre la main sur certains de ses films, peu distribués hors du Canada.Plusieurs se rabattent sur Amazon.ca, afin de rester en phase avec la carrière de cet acteur qui a quitté la peau du Michael de Nikita depuis 2001.«R y a un gros marché sur Internet pour les DVD de Roy, parce que plusieurs ne sont tout simplement pas distribués sur les écrans ailleurs.Mais nous trouvons toujours un moyen de rester informés de tout ce qu’il fait, notamment en consultant les journaux de Montréal!», soutient la fondatrice de amisparroy.com, qui a réussi à mettre la main sur l’affiche de Blasté en contactant Le Devoir.Rencontres, premières, encans: les activités où convergent les fans sont légion.Parmi celles-ci, on compte même un cours d’initiation au français! Afin de mieux suivre Roy pas à pas.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel U Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont In cause, les produits ou les services peuvent Intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaites pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Devoir est publié du lundi au samedi par !/• I levoir Inc dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.W étage.Montréal.(Québec), H.'lA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jenn sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.012.rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée h employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , IKK), boulevard Saint Martin Ouest, Lival Lnvoi de publication - Knregislremenl n 0858.Dépbt légal: Bibliolhèque et Archives nationales du Québec.2007 Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390
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