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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-02-14, Collections de BAnQ.

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DEVOIR.LES SAMEDI 11 ET D I M A X (' Il E 15 FEVRIER 2 O O I THÉÂTRE La langue du dire dur Page E 3 DANSE De Lully à Loukos Page E 5 ?LE DEVOIR ?K RICK 1.ABBÉ Robert Lepage aux sources de L’Opéra de quat’sous The Beggar’s Opera de John Gay.actualisé et transposé dans le mon À peine descendu de l’avion qui le ramenait de Berlin où la version cinématographique de La Face cachée de la Lune avait reçu un accueil plus que chaleureux la veille (le film est en compétition à la Berli-nale dans la catégorie «Panorama»), Robert Lepage se rendait au Spectrum pour y rencontrer les journalistes et leur parler de The Busker’s Opera, qui sera créé en préouverture du festival Montréal en lumière le 18 février prochain, au Spectrum.Il s’agit de la deuxième collaboration de l’artiste avec Alain Simard et l’équipe Spectra; Lepage avait déjà créé Zulu Time lors du Festival de jazz à l’été 2002.SOLANGE LÉVESQUE Robert Lepage éprouve une amitié particulière pour la salle du Spectrum, une salle «simple et intime» où il a participé à ses premiers matchs alors qu’il faisait équipe avec les Noirs dans la Ligue nationale d’improvisation.«Pour The Busker’s Opera, la salle sera réaménagée autant sur le plan technique que dans sa disposition, explique-t-iL II y aura, notamment, des gradins pour les spectateurs et un pont, car nous avions envie que les spectateurs “enveloppent” le spectacle.» Robert Lepage aime l’idée de ce grand événement populaire qu’est le festival Montréal en lumière.«Je connais la plupart des gens qui sont au programme; sans vouloir Jaire du name-dropping, reconnais que plusieurs de mes amis y participent, comme Laurie Anderson et Barbra Hendricks, par exemple.» Un Songspiel Il y a quelques années, Ex-Machina avait monté LOpéra de quat’sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill.«On avait présenté une version musicale conçue à partir d’un enregistrement uniquement musical lui aussi, réalisé üy a dix ans par la radio allemande et dont j’avais reçu une copie, explique Robert lepage.Ce fut un long processus qui a abouti à un spectacle présenté en répétitions publiques au Carrefour international de théâtre de Québec en 2002.» Ex-Machina avait rafraîchi l'instrumentation en la remaniant La Fondation Bertolt Brecht représentée par une spécialiste envoyée au spectacle, ne l’a pas trouvé suffisamment fidèle à la partition originale.«Après avoir fait une liste de tous nos péchés, la fondation a refusé de nous accorder les droits», raconte le metteur en scène.«Huit mois de négociations et plusieurs compromis de part et d’autre ont finalement abouti à un “non” de Barbara Brecht, la fille du dramaturge, qui a refusé de révoquer la décision initiale.» Mais Robert Lepage n’a jamais abandonné le projet.D y revient mais puise, cette fois-ci, aux sources de L’Opéra de quat’sous en présentant la version originale qui avait inspiré l’œuvre de Brecht et Weill: The Beggar's Opem, écrite par le Britannique John Gay en 1728 à partir d’airs populaires de l’époque.«Libérés de la question des droits [l’œuvre appartient au domaine public], on s’est sentis beaucoup plus libres.On a ajouté à la partition, par exemple, deux chansons extraites d’une autre œuvre de John Gay intitulée Polly.» Sous les apparences d’un opéra italien, une forme particulièrement en vogue à Londres au début du XVIIf siècle, le spectacle de Gay s’en prenait à la corruption qui régnait au gouvernement en mettant en scène des personnages rattachés au monde criminel: amaqueurs de tout acabit, prisonniers et geôliers, prostitués, etc.Dans le spectacle orchestré par Lepage, on retrouvera Macheath, l’assassin romantique, et ses maîtresses Polly et Lucy, Jenny et le couple Peachum, ainsi que Ijockit Le beggar (le gueux) est cependant devenu un busker (un musicien des rues), parce que dans sa version, les personnages appartiennent à l’industrie de la musique au lieu d’être issus du milieu interlope.VOIR PAGE E 2 : LEPAGE Où est donc Laurie Anderson ?Le festival Montréal en lumière accueille la musicienne performeuse multimédia devenue, pour un an, «artiste en résidence à la NASA».MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR La dernière fois qu’on a eu l’occasion de parler d’elle à Montréal, c’est lorsqu’elle a signé des éléments de la bande sonore de La Face cachée de la Lune de Robert Lepage.Cette percée vers le nord faisait suite à un long silence qui repiontait à près d’une dizaine d’années.A l’époque, c’était en 1995, Champ Libre présentait à l’Usine C le célèbre Puppet Motel, un cédérom époustouflant d’Anderson qui se situait aux frontières de la performance, de la musique sérielle et de l'art interactif.Ce fut sa seule intrusion dans le secteur et on en parle encore comme d’un événement-culte.Mais même si on ne se réfère pas tous les jours à Laurie Anderson de ce côté-ci du 45r parallèle, elle n’a jamais vraiment arrêté de redéfinir les frontières de la performance, mariant sans cesse les images et les sons pour essayer de comprendre le monde, comme elle le dit souvent Depuis l’obtention de son diplôme en sculpture et en histoire de l’art à l’université Columbia, dans les années 70, Laurie Anderson a travaillé un peu partout en Europe, dans les Amérique et en Asie, signant des musiques pour des chorégraphes (Trisha Brown, Bill T.Jones) et des réalisateurs (Wim Wenders, Jonathan Demme, Robert Lepage) tout en continuant à faire des disques.Après Big Science, Mister Heartbreak, United States Live, Strange Angels, Bright Red et la bande sonore de son film Home Of The Brave, Warner Brothers publiait à l’automne 2000 Talk Normal, une rétrospectivç de ses œuvres les plus marquantes.A l’automne 2001, Anderson se joignait à l’équipe Nonesuch Records et publiait Life On A String puis Live At Town Hall, New York City, September 19-29,2001.Le spectacle qu’elle présentera à l’Usine C du 19 au 22 février, dont on ne sait absolument rien sinon que c’est un work in progress, s’inscrit dans une tournée qui s’amorce à Montréal.Solo Work Tour 2004 — pour lequel tous les billets sont malheureusement (ou heureusement, c’est selon) vendus, nous dit-on à l’Usine C — devrait ensuite se conclure à l’université Berkeley, en Californie, en novembre.Ce spectacle s’inscrit dans une longue suite de shows-performances qui débute dans les années 80 avec United States I-V (1983), Empty Places (1990), The Nerve Bible — c’est la métaphore que Laurie Anderson utilise pour décrire le corps humain — (1995) et Speed Of Darkness en 1997-98, une sorte de recueil d’histoires et de chansons sur l'avenir de l’art, de la science et des nouveües technologies.En 1999, elle a tiré un spectacle (Songs And Stories From Moby Dick) puis un disque (Life On A String) du célèbre roman d’Herman Melville.Et son Happiness Tour a déjà fait le tour de l’Europe et des Etats-Unis en 2002-03.L’Europe entretient d’ailleurs un lien privilégié avec l’artiste puisqu'une exposition élaborée par le Musée d’art contemporain de Lyon en 2002, The Record Of The Time: Sound In The Work Of Ixiurie Anderson, circulera dans les grandes capitales européennes jusqu’en 2005.On sait aussi que Laurie Anderson est fascinée par les nanotechnologies et que lorsqu’elle quittera sa fonction d’«artiste en résidence à la NASA» — la toute première à être appelée! —, elle devra laisser une œuvre à l’impressionnante collection de l’organisme.Pour le reste, elle nous en dira bien ce qu’elle voudra jeudi soir.v i E 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 FÉVRIER 2 0 0 4 Culture LEPAGE SUITE DE LA PAGE E 1 «Ils sont musiciens ou groupies, agents d’artistes ou avocats autant que prostitués.The Busker’s Opera s'intéresse à ce qu'il reste de la liberté, de création après que le rouleau compresseur de l’industrie musicale est passé.» L'œuvre de John Gay avait Londres pour décor; The Busker's Opera s’amorce également dans la capitale britannique mais, fidèle au motif inspirateur de Lepage, l'action va rapidement se déplacer d’un continent à l’autre.Les spectateurs se Retrouveront donc à New York, puis dans le sud des Etats-Unis, d’Atlantic City à la Nouvelle-Orléans, jusqu’au Texas.«[.] et en voyageant aux États-Unis, on rencontre inévitablement des personnages comme monsieur Bush.» Ce périple s’accomplit également dans les différents genres musicaux abordés: jazz, reggae, rap, rock, blues, country, disco, ska, etc.Le spectacle adopte globalement la forme du Songspiel allemand.«Toute l’histoire y est racontée en 64 chansons créées collectivement par l'équipe, avec quelques indications narratives qui apparaîtront sur écran», précise Lepage.dans l’esprit de Brecht «Le spectacle sera plus brechtien que Brecht, tout à fait dans l’esprit de L’Opéra de quat’sous.Les interprètes vont chanter en anglais du XVIII' siècle [avec sous-titres français] tout en évoluant dans un contexte d’aujourd’hui, plus fou et plus débridé, iconoclaste, explique Lepage/0« a trituré la partition, bousculé l’œuvre originale; il y a donc une grande part de création qui se concrétise dans une réécriture et dans une restructuration de l’œuvre.» Cela donne, selon lui, un spectacle «rock’n’roll avec un langage de cinéma, sans être un film», au langage narratif résolument contemporain, d’où les vertus du chaos ne sont pas absentes et qui amalgame l’ironie et la critique sociale.«Nos mendiants sont des artistes des rues, des délinquants qui re/usent de se plier au système.Cest une façon de représenter les classes sociales, parmi lesquelles les artistes occupent souvent une position précaire.Mais notre point de vue n’est pas amer» Toujours aussi prolifique en idées, Robert Lepage n’est pas à court de projets; il travaille actuellement sur 1984 de-Orwell avec le chef d’orchestre Lorin MaazeL Il aimerait se colleter un beau jour à Woyzeck et mettre en scène certaines œuvres de Stravinski, comme il aimerait faire un film avec un opéra.«Mon style peut peut-être apporter quelque chose à certaines œuvres; je crois ÉRICK LABBÉ Dans The Busker’s Opera, «les interprètes vont chanter en anglais du XVIII' siècle [avec sous-titres français] tout en évoluant dans un contexte d’aujourd’hui, plus fou et plus débridé, iconoclaste», explique Lepage.avoir réussi avec Erwartung de Schdnberg», remarque-t-ü.Notons qiïEnvartung sera présenté prochainement à l’Opéra de Montréal avec Le Château de Barbe-Bleue de Bartok, qu’il a également mis en scène.«Je traikiille toujours par instinct, ce sont les critiques et les spectateurs qui éclairent mes spectacles», remarque-t-il, transposant une idée émise par André Gide au sujet de ses livres.On lui a déjà offert à quelques reprises de monter la tétralogie Le Ring de Wagner, il ne se sent pas (encore?) prêt pour cette aventure.«D'autres peuvent le faire beaucoup mieux que moi», conclut-iL Sous-titré en français, The Busker’s Opera réunit des comédiens, des chanteurs et des musiciens (parmi lesquels l’étonnant Steve Normandin), ainsi qu’une DJ; il prendra l’affiche au Spectrum du 18 au 28 février prochain.D sera, par la suite, coproduit en France, en Tchéquie et en Angleterre, notamment MUSIQUE A la rescousse du funk DAVID CANTIN Qui a dit que l’électro-funk des années 80 était disparu a jamais?Grâce au tandem montréalais Chromeo, ce genre trop souvent méprisé redémarre avec conviction en 2004 sur le label Turbo, de Tiga.Après quelques simples prometteurs et des remix de la part des new-yorkais DFA ou même Trevor Jackson, Chromeo arrive cet hiver avec un premier album complet qui surprend à bien des égards.Patrick Gemayel (P-Thugg) décide d’aller .droit au but A l’autre bout du fil, le musicien d'origine arabe remonte dans le temps, alors que lui et Dave 1 fréquentaient l’école secondaire.«À l’époque, nous étions impliqués dans un groupe de funk qui avait pour nom Rubbadoid.C’était vraiment formidable comme expérience.Bien que Dave se soit surtout intéressé au hip-hop par la suite, je suis toujours resté fidèle à des artistes comme Rick James, Cameo ou encore Roger Troutman.En 2001, à la demande de Tiga, nous avons donc repris là où Rubbadoid s’était arrêté, mais cette fois sous la forme d’un duo.» A l’écoute de She’s In Control, certains pourraient croire qu’il s’agit d’une blague rétro de la part de ces amis de longue date qui s’impliquent également au sein de l’étiquette hip-hop Audio Research.Pour P-Thugg, Chromeo demeure toutefois une aventure musicale des plus sérieuses.Comme il le confirme lui-même, «je ne m’intéresse pas beaucoup à ce qui se fait musicalement de nos jours.Je reviens constamment à mes SOURCE FUSION 3 Le tandem montréalais Chromeo.vieux classiques [il cite Paul Simon, Bronski Beat et Midnight Star à titre d’exemples]./e suis quelqu’un de très nostalgique, alors que Dave apporte des éléments beaucoup plus rock au son de Chromeo.On est • ¦ ¦ ¦ - VIVA VOCE' boratlon «vm ¦StA£E QUERRE DES CHANTRES Chants liturgiques médiévaux pour voix d'hommes avec les ensembles DIALOQOS et SEQUENTIA Direction artistique : Katerina Livljanit et Benjamin Bagby (France / Allemagne) "Sequentio jpeake to the heart.—Boston Early Music Festival & Exhibition « Katarina Livljanic a redonné an chant liturgique toute ,(iid Rj-jm d zok,$o, Ç us Uous bv/rowir-es yirtMin.ÛClffOU * Rfné Iw ,li(r * frdnk Mdtttl ’ fpfrzrfdi ‘g d id "did (arssd d: zok, St Gt Lear + MemAinad pinci fly.y intu-vc ài ¦ 'N'Nwfyei.ûd.h, UDKWXR LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 FÉVRIER 2004 Culture THÉÂTRE La langue du dire dur Le PàP monte Louisiane Nord, un premier texte étonnant de François Godin Claude Poissant a un grand nez et, en plus, il sait s’en servir.Il vient de dénicher un texte ahurissant du comédien François Godin.Une langue puissante.Un souffle.Un rythme.Une litanie derrière laquelle se glisse, sinueuse, une vision peu commune des rapports entre les êtres.Tout d’un bloc.MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR \ A la lecture on est d’abord frappé par l’étrangeté de cette langue coulée en d’interminables phrases sans presque aucune ponctuation ni majuscule et l’on se surprend bientôt à rythmer tout cela dans sa tête une vague après l’autre comme s’il fallait d’abord respirer ce texte pour réussir à entrer dedans.Puis, on se calme.Et on se demande tout de suite comment on va réussir à monter une telle «chose».Ponctuations scéniques J’ai tout de suite posé la question à l’auteur, François Godin.Un comédien que l’on voit ici et là au théâtre et à la télé depuis qu’il est sorti du Conservatoire en 1987 après des études en interprétation.Godin, qui jouait dans la deuxième version des Feluettes montée par Claude Poissant, il y a déjà une douzaine d’années, avec Jean-Louis Millette, et qui écrit depuis tout ce temps, en parallèle, surtout pour la radio, et qui me répond en souriant •Je ne sais pas vraiment.Ce que je sais, c’est que cette forme d'écriture et ce langage se sont imposés à moi et que ce n’est que de cette façon que j’ai pu écrire ce texte en prenant plaisir à l’écrire.Mais ce n’est pas tout à fait vrai puisque j’ai assisté à des lectures avec les comédiens puis à certaines répétitions et je sais comment Claude Poissant a travaillé avec son équipe.» Et ça ressemble à quoi?«Ça ressemble à des ponctuations scéniques.Claude connaît bien le texte puisqu’il LACHAPELLE PRESENTE »VA FENETRE SUR L'ART INTERDISCIPLINAIRE MICHAEL REINHART.FOLLOW FOLLOW.PAM HALL.GANESH ANANOAN.CLÉ0 PALACIO-QOINTIN et MARYSE MORIN.PIERRE HEBERT et BOB OSTERTAG, NATHALIE DEROME, FARINE ORPHELINE cherche AILLEÜRS MEILLEUR 514 I f 843 I 3700, RUE ST DOMINIQUE.MONTREAL.METRO SHERBROOKE OU ST-LAURENT.BUS 55 OU 144 LA CHAPELLE s CENES C U N TEMP en a déjà orchestré une lecture en 2002 dans le cadre de la Semaine de la dramaturgie.Il l’a d’abord découpé en segments: une vingtaine.Il a commencé par aérer le texte.Et puis ensuite, comme l’équipe du PàP a l’habitude de fignoler longtemps ses productions, il a jait appel à Ludovic Bonnier quia écrit une trame sonore pour appuyer tout cela, puis à Suzanne Trépanier qui, elle, a travaillé le mouvement avec les comédiens.Je peux vous dire que ce que fai vu jusqu’ici m’a séduit.» Revenons à la langue.À cette langue dure, d’abord sans repère visible aucun pour le lecteur, et que les spectateurs, eux, recevront digérée, respirée, directement de la bouche des comédiens.Cette première «difficulté» évacuée, ils n’en seront pas quittes pour autant les spectateurs: c’est plutôt la bizarrerie de la structure du langage des personnages qui les frappera de plein fouet Le texte de Louisiane Nord est fondé sur l’oralité, sur son rythme, ses césures et ses ellipses.C’est une langue cassée, brisée, mais une langue multipliée aussi, coulante comme un fleuve débouchant sur le grand large.On pense à la Louisiane, oui, et aux Cajuns.Aux cousins acadiens aussi.François Godin, lui, aime mieux parler d’une «langue de couleur nord-américaine».«Je n’ai aucun type de lien avec la Louisiane, dira-t-il.Et même si mon père est Acadien, je ne suis passé par là qu’en visiteur, à quelques reprises.Comme les deux sœurs de mon histoire, Madeleine et Lyne, qui se retrouvent dans cet endroit sans nom, irréel, incertain, ce territoire imaginaire où elles sont déjà allées en vacances avec leurs parents quand elles étaient toutes petites [.] Tous les personnages parlent une langue nord-américaine; une sorte de français à fleur de peau auquel se greffent des structures et des mots aurais.Et toujours, tout près, la mer est là.Parce que c’est là, dans ce seul cadre, que cette histoire pouvait exister» Absences et abandons Il faut préciser que Louisiane Nord se conjugue au rythme des abandons et des absences.François Godin raconte que l’histoire des deux sœurs (Lyne et Madeleine) est la situation-noyau de son texte, qu’il a d’abord «vu» celles-ci dénouer difficilement leur relation sur un fond de dunes de sable et d’air salin puis que tout le reste de son histoire est venu se greffer là-dessus par la suite.Pourtant, quand on voit se dérouler l’action, c’est d’abord le thème de l’abandon qui s'impose.Tout autour des personnages, la région, le territoire se vide.Et chacun d’eux, ou presque, a vu un père l’abandonner en prenant le large.•Tout le monde part, reprend l'auteur, seul le personnage de Lyne restera en ce territoire vide qui paraît destiné à devenir une sorte de mouroir.Personne ne table sur une histoire.Tous sentent le besoin de partir pour se réinventer et pour pouvoir toujours tout recommencer à JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le comédien François Godin, que l’on voit ici et là au théâtre et à la télé depuis qu’il est sorti du 1987, est aussi l’auteur de Louisiane Nord, que Claude Poissant met en scène à Conservatoire en l’Espace Go, neuf.Après avoir été abandonnés, leur premier réflexe sera de transformer cela en autre chose, en une nouvelle série de possibilités de vie.» Si tous les personnages partent l’action de Louisiane Nord est par contre remarquablement statique.On n’y voit qu’un lieu, qu’un décor au premier plan duquel les personnages viennent vivre un bout de vie puis s’en vont.Il est facile de deviner que cet aspect de la production a dû fasciner Claude Poissant, qui aime bien relever les défis impossibles.•Claude voulait que les corps vivent, explique François Godin.Selon sa méthode habituelle, il a commencé à travailler en atelier avec les comédiens le printemps dernier.Avec les mêmes comédiens qu’il avait choisis pour la lecture de la Semaine de la dramaturgie, à l’exception de Céline Bonnier — qui s’était engagée avec Brigitte Haent-jens pour La Cloche de verre — et d’Eric Paulhus qui, lui, joue dans L’Asile de la pureté au TNM.Ils se sont revus durant l’été, puis en septembre et en novembre et les répétitions ont commencé en janvier.Pendant ce temps, Poissant a aussi travaillé avec les concepteurs et, au bout du compte, au bout de ce long apprivoisement patient, le défi de la langue s’est peu à peu estompé.Le spectacle respire, ponctué de tableaux figés dans l’espace qui viennent rythmer les moments forts de la production.Ça donne un show vivant, parfois très stylisé mais d’abord centré sur les rapports entre les personnages.» François Godin parlera encore de la finesse du travail de l’équipe du PàP Des images fortes qu’il a vues surgir de son texte, de leur «pouvoir énorme».Du fait aussi qu’il se sent privilégié.Et que tout cela a commencé avec le travail fait par le CEAD (Centre des auteurs dramatiques), qui lui a tout de suite proposé un atelier privé avec comédiens pour vérifier si cette langue du dire dur pouvait se mettre en bouche.La réponse reste à venir.Mais le fait est qu’on vient de découvrir ici une nouvelle voix.Un nouveau souffle dont on espère déjà les prochaines longues phrases sinueuses, envoûtantes et introspectives.LOUISIANE NORD Un texte de François Godin mis en scène par Claude Poissant Une production du Théâtre Petit à Petit présentée à l’Espace Go du 20 février au 20 mars = (514) 790-1245 ÏSii théâtre s ol/ISlflfie de François Godin — mise en scène Claude Poissant «wc Émllie Bibeau.Louise Bombardier, Marie-France Lambert, Vincent Leclerc, Olivier Morin Équipe de production Annick Asselln.Ludovic Bonnier.Florence Comet.Maory Gastalo.Simon Guilbault.Catherine La FrenMri.Érlk Palardy, André flloux, Suzanne Trépanier À L'ESPACE GO du 20 février au 20 mars 2004 —vas- 4890, boulevard Saint-Laurent à Montréal ¦¦ Quebec SS «-tw tsa- jyg UMKU Réservations : 514.845.4890-Réseau admission : 514.790.1245 THEATRE DE MANUFACTURE PRÉSENTÉ CPrtesaisoiM_ ¦ tndénMe fl puissance comme palpite (Ton l»""0"' “ la Guinness i _ te Devoir - 200^ Nominations et Production Monfré»* interpret»*”"™—!¦ (AexItneOenomm*; evner au 4559, RAPINE AU-MONTRE AL-QC www.theatrelalicorne.com LA LICORNE 514.523.2246 RÉSEAU ADMISSION S14.790.1245 ou 1 800 361 4595 ITANOAROLiri Uni h1 12 DEV1HR VÙHintti LE DEVOIR.LES SAMEDI l t ET D 1 M A \ C HE 15 FÉVRIER 2 O O l 1 * ¥ Hiiuuiie^ - IA rifionui wrriitriirt(tiüpkuiijiltt! rcUIKIIIU lagenda L'AUNE/Karine Denault (4 fev 20h30 / 15 16h 0 ““ billetterie: 525-1500 I ü II Ll ^ Il t (' www.tangente.qc.ca ___________ — ^ DANSE CONTEMPORAINE I> ANSE De Lully à Loukos Le Ballet de l'Opéra de Lyon ouvre le 5e Festival Montréal en lumière avec Boléro et autres lumières sur Ravel FRÉDÉRIQUE DOYON LE DEVOIR Au fil des cinq années de sa courte existence, le Festival Montréal en lumière a développé un volet arts de la scène qui a toujours réservé une place de choix aux spectacles de danse.Qu’on pense à la venue des Ballets de Monte Carlo ou à La La La Human Steps, le FML allie la qualité et le grand déploiement d’œuvres et de compagnies de renom, qu’on peut sans doute classer comme des valeurs sûres.Loin de faire exception, le Ballet de l’Opéra de Lyon, qui ouvre cette semaine la cinquième édition du festival, confirme la règle, voire la couronne bellement En effet, la compagnie française de 31 danseurs a non seulement une tradition plusieurs fois centenaire derrière elle, elle s’est aussi attiré les fleurs de la scène internationale depuis 1985, alors que la directrice Françoise Ardet se tournait vers des chorégraphes contemporains finançais pour recréer des œuvres du répertoire classique.Celui qui lui a succédé en 1991, Yor^os Loukos, a accentué le tournant audacieux et continue aujourd'hui de faire rayonner le ballet lyonnais partout dans le monde, tant avec les œuvres majeures de grands chorégraphes (Trisha Brown, William Forsythe, Nacho Duato, Mats Ek) qu’avec des créations originales (Lucinda Childs, Karole Armitage, Stephen Petro-nio).Si les chorégraphes français sont largement représentés au répertoire de la troupe, celui-ci compte plus d’œuvres de créateurs américains que toute autre compagnie européenne.«La danse nous force à avoir un regard neuf parce que c’est l’art de la scène qui s’est le plus renouvelé, qui a été le plus inventif et novateur au cours des 30 dernières années, explique le directeur à propos de la vitalité de sa compagnie.A l’opéra,* les œuvres demeurent les mêmes, bien que les mises en scène sont différentes.Dans la danse contemporaine, il y a une créativité permanente, alors on est forcé d’avoir un regard neuf» Un destin lié à la danse C’est suivant les lignes directrices du maître danseur et violoniste de la cour du roi Louis XIV, Jean-Baptiste Lully, qu’est fondée la première académie de musique française à Lyon, en 1687, qui deviendra plus tard l’Opéra de Lyon.Même si seuls deux danseurs y résident au départ, le destin de Lyon semble déjà lié à celui de la danse.La ville finit de gagner ses lettres de noblesse en 1759, alors que Jean-Georges Noverre, enfanteur du ballet en France, y publie ses fameuses Lettres sur la danse.Aujourd’hui, avec sa Biennale de la danse et sa Maison de la danse, Lyon poursuit sa vocation de capitale française de l’art chorégraphique, aidée en cela par le poids de la tradition.«C’est une des villes d’Europe qui donnent le plus d’argent à la culture et qui a beaucoup contribué à ce que le public nous suive», fait remarquer avec justesse M.Loukos.Il y a près de vingt ans que le Ballet de l’Opéra de Lyon n’était pas venu à Montréal.En 1999, le Festival international de nouvelle danse avait dû annuler le spectacle que la compagnie devait y livrer à cause de la grève des techniciens de la Place des Arts.Le FML, en collaboration avec les Grands Ballets canadiens de Montréal, offre donc l’occasion de belles retrouvailles avec cette troupe émérite, d’autant plus que le programme est entièrement construit autour de la musique grandiose et maintes fois acclamée de Maurice Ravel.•H s’agit de trois pièces avec des chorégraphes complètement différents, et le dénominateur commun, c’est Ravel», résume Yorgos Loukos.La soirée s’ouvre avec Un bal-lo du réputé chorégraphe néoclassique Jiri Kylian, du Nederlands Dans Theater.Comme son titre l'indique, la pièce s’inspire du bal, offrant une série de pas de deux empreinte du lyrisme propre à Kylian.«C’est simplement une danse faite pour la musique, à prendre comme l’exercice de la musicalité et de la réactivité sensible entre un partenaire masculin et un partenaire féminin», indique éloquemment le programme.Les deux autres chorégraphies sont signées par de jeunes chorégraphes contemporains.Le Finlandais Tero Saarinen propose Gaspard sur la musique de Gaspard de la nuit.«Il a un style bien à lui, mys- térieux et onirique, qui, sans être vraiment narratif dans le sens strict du terme, impose une ambiance un peu théâtrale», décrit le directeur.Enfin, l’Australienne Meryl Tankard, qui a passé dix ans au Pina Bausch Tanztheater en Allemagne, clôt le programme avec Bolero.«Elle a eu l’idée formidable d'intégrer des projections des différents monuments de la ville de Lyon, retravaillés sur vidéo, commente M.Loukos.Les danseurs passent derrière l’écran qui les sépare du public, un peu comme des poupées ou des ombres chinoises.» Avec cet amalgame d’œuvre néoclassique et de créations contemporaines inspirées par la musique de Ravel, les quelque vingt-cinq danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon qui seront à Montréal risquent bien de rallier tous les publics, comme ils ont l’habitude de le faire depuis si longtemps.BOLERO ET AUTRES LUMIÈRES SUR RAVEL Une production du Ballet de l’Opéra de Lyon Présentée à la salle WUfrid-PeHe-tier de la Place des Arts, du 19 au 21 février.V V / SOURCE GBCM Le programme du Ballet de l’Opéra de Lyon est entièrement construit autour de la musique grandiose et maintes fois acclamée de Maurice Ravel.« .fusion entre la danse moderne et les traditions de l’opéra de Pékin.» Exploredance.com DANSE t « .Une symphonie à la vie.» China Times ia-gu Taies Daïïce Theatre 1 Ijlnell Thouin Project ?eijing Modem Dance Company Qlu'Iht t liiiH- The Life of Mandala I 12, 13,14 février, 20 h | cenT‘>!'pierre'pélad'!au sas.- ~~ Québec S3 1*1 SST M DIL.tA Billets (514)842-2112, 987-6919 ADMISSION : 790-1245 987-6919 ^ Os 18, 19, 20 mars, 20 h Théâtre I (J Placo des e Maisonneuve es Ans USINE © présente-———- dans le cadre du Festival Montréal en Lumière ^ Une référence dans le monde de la COMPAGNIE^ danse hip hop i/àszÆ wsmWmL P CORPS EST GRAPHIQUE de Mourad Merzouki iiramei en vente maintenant complet le 25 ! 2S-26-27-28 FEVRIER 20h Ce chorégraphe précis, clair, passionné, communique sa flamme et le public en redemande." ngaroMagarm^oos " Coq» est graphique (.) esl une fois de plus une réussite efficace, mêlant calligraphie, vidéo et danse, " téérarwiin?Billetterie: 514.5214493 Admission: 514.790.1245 *-*• www.usme-c.com _2a passion Gitane qui enflamme Montréal COMPAGNIE LE STUDIO DE LAGORA DE LA DANSE PRÉSENTE MONTREAL DANSE DIRECTION ARTISTIQUE : KATHY CASEY BIG BANG #3 - DÉSIR DU 25 AU 28 FÉVRIER ET DU 3 AU 6 MARS 2004 // 20 H Nouveau sped En vedette SOLEOAD BARRIO Diredement d'Espagne 20-21-22 février 20h30 Infos et billetterie: KOLA NOTE: (514) 274-9339 ADMISSION: (514) 790-1245 CHORÉGRAPHES > Ae-Soon Ahn ICoréel José Nivas (Québec) Karine Ponties (Belgique) « époustouflants de grâce, de colère et de fierté.» U Presse Une co-présentation Les Productions Nuits d'Afrique et Traquen’Art / Musiques et Traditions du Monde ave.du Parc (coin Fairmount) le soutien des organisations suivantes Le Studio de l'Agora de la danse, te DD UNESCO Korea Chapter, te SIDance Festival 2003, te Korea Foundation à titre de commanditaire, le Consulat Général de te République de Corée au Canada le Commissariat général au* relations interna tionales de te Communauté française de Belgique, te Délégation Wallonie-Bruxelles au Québec •LA le Devoir |\\ mimai ^ss i*i s \ Global f •.^ llhhoir.UaI' m\/96 www.festivalnuitsdafrique.comwww.kolanote.com TîfîîîT L’AGORA DE LA DANSE JJUFJJUL 840 RUfCHIIIRmi M1TR0 5H(«BR00K[ 514.525.1500 rrriÊ//r* reseau admission 514 790.1245 www.agoradanse.com LE DEVOIR, LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 15 FÉVRIER 2004 E 6 -?LE DEVOIR ?- De Visu L’inclassable Ulysse Comtois Une exposition du Musée des beaux-arts de Sherbrooke fait saisir la richesse et la variété du travail de l’artiste Organisée par la conservatrice Suzanne Pressé en collaboration avec Louise Masson, l’exposition Ulysse Comtois.Cartésien et romanesque regroupe une cinquantaine de sculptures et de peintures, certaines exposées pour la première fois, qui nous permettent de découvrir un aspect méconnu de l’œuvre de cet important artiste.ULYSSE COMTOIS.CARTÉSIEN ET ROMANESQUE Jusqu’au 25 avril Musée des beaux-arts de Sherbrooke 241, rue Dufferin THE FOUND AND THE FAMILIAR: SNAPSHOTS IN CONTEMPORARY CANADIAN ART Jusqu’au 21 février Galerie d’art de l’université Bishop’s Rue College (Lennoxville) MICHEL HELLMANN La carrière d’Ulysse Comtois a été pour le moins prolifique.Associé aux automatistes au début des années 50, il y a été attiré par la liberté que peut apporter la peinture abstraite.Il a ensuite été influencé par l'Américain Alexander Calder, puis s’est tourné vers la sculpture.Mais son travail n’a jamais suivi de modèle précis: il s’est intéressé à divers styles et techniques.L’exposition présentée à Sherbrooke renforce cette image d’artiste «inclassable».Rappelons qu’Ulysse Comptois est décédé en 1999.Dès l’entrée, on est séduit par l’aspect sensuel de ses oeuvres.Les sculptures, en cire appliquée par petites touches sur une structure de bois, devaient à l’origine être coulées dans le bronze.Cet état de projet inachevé les rend d’autant plus intéressantes.Les traces du modelage des mains de l’artiste leur donnent une texture particulière très expressive.Leurs formes torturées font penser à des personnages ou à des objets.Elles s’éloignent des célèbres œuvres mobiles des années soixante mais sont d’une certaine manière plus spontanées, plus intimes.Sur les murs, on voit des acryliques sur toile de petit format avec des grilles et des croisements de lignes de couleur.Ces abstractions géométriques contrastent avec la théâtralité des sculptures.Un art épuré qui rappelle Piet Mondrian et d’où ressort une certaine esthétique minimaliste.•Rien n’est acquis ou arrêté, l’art est une aventure cumulative», disait Ulysse Comtois.Cette «aventure cumulative» témoigne de l’ouverture d’esprit de cet artiste qui ne voulait pas se limiter à une seule approche, une seule vision.Le contraste entre les tableaux et les sculptures dans cette exposition nous fait découvrir la richesse et la variété de son travail.Galerie d’art de l’université Bishop’s Dans un genre très différent, une exposition à la galerie de l’université Bishop’s intitulée The Found and the Familiar: Snapshots in Contemporary Canadian Art, organisée par la Gallery TFW de Toronto, regroupe les œuvres de plusieurs artistes sous le thème de la photographie «instantanée» et sa relation avec l’art.Le terme snapshot s’applique à la photographie amateur: ces clichés banals et précieux que nous possédons tous et qui rappellent anniversaires, vacances, événements particuliers.l’exposition nous invite à nous pencher d’une manière plus attentive sur leur signification.Le parcours rassemble dix artistes canadiens.Les œuvres sont regroupées en deux catégories: d’un côté, une interprétation de photographies «trouvées», de l’autre, une interprétation de photographies personnelles.Un résultat original illustré avec plus ou moins de force selon l’artiste.Pour Sara Angelucci, les photographies personnelles sont des actes de mémoire et d’identité.Dans son œuvre intitulée Stillness (2002), elle met en opposition d’anciennes photographies de sa famille avec ses propres clichés récents de plantes et de fleurs pris durant un voyage en Italie.Le contraste entre vieux portraits en noir et blanc et nouvelles photographies crée un aspect saisissant de vie et de mort: l’artiste tente de saisir symboliquement le temps qui passe, la mémoire évanescente.Les images The Pool et The Wreck tirées de la série Stolen Photograph Composites (2002) de Dean Baldwin sont, à première vue, assez banales.Mais quand on les regarde plus attentivement, on remarque des détails étranges: elles représentent des scènes artificielles composées d’éléments pris dans différents clichés trouvés par l’artiste.Le résultat est surréaliste infusant le mystère dans des iconographies familières.Les photographies instantanées documentent moins une réalité que des instants que nous désirons préserver, des souvenirs de succès, de bonheur.Comme l’écrit Sophie Hackett, une des commissaires de l’exposition, «nous photographions les vies que nous voulons mener».Cet aspect ressort d’une manière saisissante dans Sightings (1992-98) de Germaine Koh: une œuvre ingénieuse qui remet en circulation sous forme de cartes postales des photographies perdues, jetées ou oubliées.Des inscriptions à l’arrière indiquent le lieu et la date de leur découverte.Sorties de leur contexte originel, ces photos acquièrent une quadité dérangeante et mettent le spectateur en position de voyeur.À la fois personnelles et banales, elles sont évocatrices, imprégnées d’une grande nostalgie.GALERIE DE B E L L E F E U I L L E t X IM' SI II 0 N JOE FAFARD SOURCE MUSÉE DES BEAUX ARTS DE SHERBROOKE Sans titre, d’Ulysse Comtois SOURCE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE SHERBROOKE Sans titre, d’Ulysse Comtois Pour Sara Angelucci, les photographies personnelles sont des actes de mémoire et d’identité GALERIE SOLEIL présente Sara PECK COLBY jusqu’au 21 février 2004 » Informations : 207, Laurier Ouest Montréal — (514) 272-4100 — www.galeriesoleil.com ft"-" .o-1- ' ' - ¦ — — SOURCE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE SHERBROOKE .¦ mu* Suite romanesque, d’Ulysse Comtois.Les sculptures, en cire appliquée par petites touches sur une structure de bois, devaient à l’origine être coulées dans le bronze.Cet état de projet inachevé les rend d’autant plus intéressantes.Les traces du modelage des mains de l’artiste donnent à ses sculptures une texture particulière très expressive.Leurs formes torturées font penser à des personnages ou à des objets.STÉPHANIE BÉLIVEAU Figures archaïques Peintures récentes GALERIE SIMON BLAIS BOURSE PLEIN SUD D’un montant de 3 000 $, la Bourse Plein sud (appelée auparavant Bourse Duchamp-Villon) a ité attribuée pour la première fois en 1995.Conformément au mandat de Plein sud.cette bourse vise à encourager la recherche et l’innovation chez les artistes québécois de la relève.Elle contribue également à promouvoir la carrière du lauréat en lui accordant une exposition individuelle prévue au mois de mai 2005 et les moyens financiers pour la réaliser.Pour l’occasion, un opuscule Imprimé en couleurs sera produit et l’artiste bénéficiera également d’un cachet d’exposition.Ce concours est ouvert à tous les artistes québécois professionnels en début de carrière (moins de dix années de pratique) qui oeuvrent dans le domaine de l’art actuel.Toutes les disciplines en arts visuels sont acceptées.DATE LIMITE D’INSCRIPTION Le vendredi n février 200A à 17 h (le cachet de la poste faisant foi) renseignements : (450) 679-2966 www.plein-sud.org REMERCIEMENTS AUX DONATEURS ChariM S.N.Firent vice-président de La Financière Banque Nationale et le collège Édouard-Mont petit plemsud_________________________________ centre d'exposition en art actuel à Longueuil ISO, rue De Gentilly Est espace D-0626.Longueuil (Québec) J4H 4A9 • t (450) 679-2966 * te (4S0) 679-4480 -t- Du 14 février au 18 avril kittie BRUNEAU UNIVERSELLE I i L'iptomèr* des thbtm, iOOl Commissaire : Arismo Dubois Visite commentée : le dimanche 21 mars à 14 h Visite-atelier pour la famille : te dimanche 28 mars à 13 h 30.Heures de visite Hardi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche : de 13 h à 17 h Vendredi : de 9 h à 12 h et de 13 h à 20 h L'entrée est libre SsUe I < \NNTS 20M GAGNANT m- I A LOI’VT D'OR IIMIWI OU NOUVI \t t IN F MA >on» '/ GAGNANT ! M X t.OI ni N (.1 OBI S MW SJ, Ml II I H K III M riRAM.I K i \ m m m mimud harm ak S A L’AFFICHE DES LE 20 FEVRIER « Le Roi et l'Oiseau, un objet unique.» - Le Monde « Une oeuvre majeure à voir sans tarder.» - Zurban « Ce chef - d'oeuvre est à faire découvrir de toute urgence à la jeune génération.» - Mcinema.com LEROI ET L'OISEAU @ À L'AFFICHE DÈS l£ 20 FÉVRIÈR ^ lk**>rlo JACQUES PRÉVERT PAUL GRIMAI TT •Opre.h, «m* L* brrgtr* rt h Ramoneur.et Haut Christian Andersen « Mimai Brnitli ut m ckirunti iécnvirlt.» Imk Milcili, Tli GnnHu « .il cuti, km U (Fiilqie i II Ills.h plit unique épicé.» Vm Urmt.ii Mt » LL: Rikfew Nins AMuar Sidlkk Bi Ontipe Blip M germ Fieri entit Bstjirdiis Mnssi sen ibsa wiibw fiwwvi » “î v ! ïïMüI UN HLM DE MOUSSA SENE ABSA C0PR8IIIT PU ROCK DEMERS DANIELLE CHAMPOUX ET CLAUDE 6ILAIZEAÜ LES FlttlttltlS DE LA LAMEIIE (flAICE) AI1E FIAACE CIIUMA (FIAUCE) PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! version originale version originale avec sous-titres anglais avec sous-titras français | EXCEOTMS m.Mux» I I PARISIEN1 ?I \ 4 4
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