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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-02-26, Collections de BAnQ.

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BELGIQUE : UN PAS VERS LA SORTIE DE CRISE PAGE A 5 ?w w w .1 e d e v o i r.c o m ?LE DEVOIR V (I L .X C I X N - 4 1 ?L E M A RDI 2 fi FEVRIER 2 O O 8 8 9c + T A X E S = 1 $ Budget: l’appui de Dion semble acquis Flaherty promet que son budget sera marqué par la prudence ALEC CASTONGUAY Ottawa — Si Stéphane Dion a l’intention de rejeter le budget qui sera dévoilé cet après-midi à Ottawa, ce qui provoquerait la tenue d’élections générales, il cache bien son jeu.Le chef libéral était loin d’afficher un air combatif hier, laissant présager une manœuvre pour assurer la survie du gouvernement Harper.Stéphane Dion a répété hier qu’il allait attendre de lire ce troisième budget conservateur avant de prendre une décision définitive.Mais est-ce que le Parti libéral peut se pennettre de laisser passer le budget sans nuire à sa crédibilité?lui a demandé un journaliste.«Oui», a répondu Stéphane Dion, sans donner de détails.Lors de son passage à Québec, il y a une semaine, Stéphane Dion avait déjà fait baisser la tension électorale en adoptant un ton très conciliant.Un budget conservateur «pas trop nonf pour l'économie canadienne» pourrait recueillir l’appui des troupes libérales fédérales, avait-il dit «On pourrait le laisser passer et éviter 350 millions de dépenses pour des élections.» Une source libérale a affinné au Dereir hier que les chances de voir le gouvernement Harper survivre à son budget sont de 75%.«A moins d’une surprise désagréable dans le budget, ce qui est toujours possible, je pense que les élections vont être retardées de quelques mois», VOIR PAGE A 8: DION Inspection des véhicules Le milieu automobile réduit ses demandes LOUIS-GILLES FRANCŒUR Après avoir proposé en vain un programme d’inspection obligatoire et universel, le milieu québécois de l’automobile recommande maintenant à Québec de limiter l’inspection obligatoire des véhicules à ceux qui ont plus de huit ans et uniquement lorsque leur propriétaire voudra les vendre.Selon cette proposition, élaborée par l’industrie automobile l’été „ dernier et divulguée cette semaine, aucun propriétaire d’automobile ou de camion léger ne pourrait vendre son véhicule sans détenir préalablement un «certificat de vérification mécanique».L’inspection serait réalisée par le réseau des mandataires de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ), lesquels sont reliés par informatique à la société d’Etat et accomplissent déjà différents types d’inspection.Plusieurs garages de CAA-Québec sont aussi membres de ce réseau.En Ontario, où les concessionnaires peuvent délivrer ce certificat de vérification, ils sont accusés d’être en conflit d’intérêts et de pousser à la vente de pièces coûteuses une fois que les véhicules ne sont plus sous garantie.Au Québec, il en coûterait 100 $ à la personne qui vend un véhicule de plus de huit ans pour le faire inspecter par un mandataire de la SAAQ.Cette inspection établirait le taux de rejet de C02 du véhicule ainsi que le fonctionnement de son système antipollution, lequel est censé réduire les émissions de monoxyde de carbone, d’anhydride sulfureux et d’hydrocarbures.De plus, le mandataire gouverna mental réaliserait une «inspection visuelle» des éléments de sécurité, comme les freins et la suspension.En cas de non-conformité et de refus de certification, le propriétaire pourrait garder son véhicule et continuer de polluer en toute quiétude pendant des années.S'il choisit de le faire réparer, il doit rendre son véhicule conforme à ses normes de conception, ou presque, un certain handicap étant ici concédé pour tenir compte d'une usure normale.VOIR PAGE A 8: DEMANDES INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Décès.B 4 Météo.B 4 Mots croisés .B 5 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Saku Koivu en liberté JACQUES NADEAU LE DEVOIR .A-c.•mm*.«-** «.fa*!**».-«.«W- iÿ ^AOlKNa SANS adversaire pour lui faire payer ses fantaisies, Saku Koivu en a profité hier pour révéler une facette de son jeu rarement utilisée au Centre Bell.Le capitaine du Canadien de Montréal participait avec ses coéquipiers à une activité organisée pour quelque 120 jeunes membres du Club des petits déjeuners.Enfants et professionnels ont donc sorti tuques, mitaines et patins pour s’amuser un brin sur la patinoire extérieure du Vieux-Port de Montréal.Le Club sert chaque matin un déjeuner à 15 000 enfants défavorisés.¦ ¦ DAVID GRAY REUTERS Le directeur musical du Philharmonique de New York, Lorin Maazel, accueilli à sa descente d’avion hier, à Pyongyang, en Corée du Nord.Le Philharmonique de New York en Corée du Nord Art, diplomatie ou compromission ?CHRISTOPHE HUSS Ce 26 février est assurément une date importante dans l’histoire récente de la musique classique: le Philharmonique de New York est le premier orchestre occidental à se produire en concert à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord.Cette prestation a nécessité un accord di- plomatique préalable, ep décembre 2007, entre le Département d’Etat des États-Unis et l’une des capitales de «l’axe du mal».Voulant voir une ouverture de la part du régime de Kim Jong-fi, plutôt qu’une honteuse compromission valorisant un régime sanguinaire qui n’a eu de cesse de défier l’Occident et VOIR PAGE A 8: PHILHARMONIQUE Santé: le pouvoir aux établissements Un groupe d’experts propose une gestion décentralisée et plus efficace LOUISE-MAUDE RIOUX S O U C Y Avant même de songer à injecter plus argent dans notre système de santé à bout de souffle, il paraît impératif d’en rectifier les rouages internes, jugent dix experts indépendants.Leur diagnostic appelle à un traitement radical: soit «des pouvoirs accrus et des responsabilités plus claires» pour les administrateurs des établissements de santé.Une prescription-choc qui s’inscrit en droite ligne dans la volonté de décentralisation manifestée ces jours-ci par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.Tout est affaire d’équilibre et de compétence, résume André Bis-son qui préside ce groupe de travail.Présentement, les conseils d’administration «sont faibles et aléatoires» en dépit de la bonne volonté de leurs membres, qui se retrouvent les mains liées par la lour- deur de l’appareil étatique québécois.Or, ce dévouement, si bien intentionné soit-il, est contre-productif dans un contexte aussi complexe et délicat qu’un établissement de soins, lit-on dans ce rapport rendu public par l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP).Le jugement paraît dévastateur?Il l’est pourtant moins que celui rendu par le Vérificateur général.Ce dernier a fait état d’un important déficit d'autorité au sein des conseils d’administration qui «n'occupent pas pleinement la place qui leur revient, ce qui nuit à leur efficacité».S’ensuit alors une «confusion» générale qui est encore plus marquée dans les agences régionales.Les administrateurs eux-mêmes conviennent qu’un climat de morosité s’est installé, ce qui a eu pour conséquence d’effriter la motivation des acteurs locaux.VOIR PAGE A 8: SANTÉ « Il n’est pas normal que ce soit encore Québec qui décide de tout» HOMIER-ROY 5h30 La chronique de François Cardinal: faut-il abolir la consigne sur les contenants réutilisables?PREMIERE CHAINE www.radio-canada.ca/bienmeilleur Réalisation: Nadia Peiellon * v ) 1 i LE DEVOIR, LE MARDI 26 FÉVRIER 2 0 0 8 A 2 LES ACTUALITES Une taxe sur le carbone rapporterait gros, dit Suzuki Élection à venir dans Bourget La mairesse Thériault défendra les couleurs libérales Rivière-des-Prairies La rue Delphis-Delorme s’appelait-elle Notre-Dame autrefois?KATHLEEN LÉVESQUE Le Parti libéral du Québec (PLQ) mise sur la notoriété de la mairesse de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Lyn Thériault, pour ravir la circonscription de Bourget au Parti québécois.Le chef libéral Jean Charest a présenté hier soir la candidature de Mme Thériault qui portera les couleurs de son parti lors d'un prochain scrutin.Le PLQ opte pour une personne ancrée dans son milieu.Mairesse de l’arrondissement depuis deux ans, Mme Thériault a d’abord été élue conseillère municipale en 2001 avec l’équipe de Pierre Bourque.Au même moment, elle cumulait les fonctions de commissaire scolaire (élue en 1998 et 2002).Départ de Diane Lemieux la circonscription de Bourget est sans député depuis l’automne dernier, moment où Diane Lemieux a remis sa démission, mécontente du peu de place que lui laissait la nouvelle chef péquiste, Pauline Marois.Dès décembre dernier, le PQ a choisi son candidat, Maka Kotto qui est encore à ce jour député du Bloc québécois dans Saint-Lambert.Bourget est habituellement considéré comme un bastion du Parti québécois, longtemps représenté par Camille Laurin, le père de la loi 101.Lors du scrutin de mars 2006, le PLQ avait dû se contenter d’une troisième place dernière le PQ et l'Action démocratique du Québec.Une élection partielle doit être déclenchée au plus tard à la mi-avril Récemment, Lyn Thériault s’est prononcée, avec ses autres collègues maires des arrondissements de l’Est de Montréal, en faveur du projet de la rue Notre-Dame.Sa position semble toutefois heurter de plein fouet le point de vue majoritaire des citoyens qui ont pris la parole au cours des récentes audiences publiques.Le Devoir JEANNE CORRIVEAU Nicole Panelli-Lefebvre affirme détenir la preuve que la rue Delphis-Delorme, dans laquelle elle habite depuis plus de 50 ans, s’appelait autrefois Notre-Dame et que ni elle ni ses voisins n’ont à assumer la taxe pour améliorations locales que leur réclame la Ville de Montréal.Elle a dit avoir en mains une facture de taxe d’eau reçue par sa mère en 1952 et dont l’adresse indique la rue Notre-Dame.Mme Panelli-Lefebvre ne décolère pas depuis qu’elle a reçu une facture de taxes de 35 889 $ de la Ville de Montréal pour des travaux effectués dans sa rue en 2006.Cette résidente de la rue Delphis-Delorme et les 11 autres propriétaires de longue date de cette artère de l’arrondissement de Rivière-des-Prai-ries-Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT) contestent la facture que leur a envoyée la Ville.Mécontentement Ces citoyens mécontents entendaient bien s’adresser au maire de Montréal, Gérald Tremblay, à l’occasion de l’assemblée du conseil municipal hier soir afin que son administration annule cette taxe dans les plus brefs délais.La conseillère de Vision Montréal dans le district de Pointe-aux-Trembles, Suzanne Décarie, comptait elle aussi interpeller le maire Tremblay à ce sujet.Propriétaire de sa maison depuis 30 ans, Mme Panelli-Lefebvre n’a eu d’autre choix que de faire un emprunt à la banque afin d’assumer la totalité de la facture qu’elle ne voulait pas étaler sur 20 ans.Même si la Ville décide d’annuler la taxe, Mme Panelli-Lefebvre n’entend pas en rester là, a-t-elle dit: «Si ça se règle, c’est tant mieux, mais ce n'est pas fini pour moi.Il va falloir quand même que je paie mon notaire.Et fiez-vous sur moi, pour les frais de notaire, il y a la Cour des petites créances.» Travaux Il y a deux ans, l’arrondissement a procédé à divers travaux, dont l’asphaltage de la rue, la construction de trottoirs et le remplacement de conduites souterraines.Les coûts de 625 000 $ ont été facturés, sans avertissement préalable, aux 25 propriétaires riverains sous forme de taxe d’améliorations locales.Treize d’entre eux ont des maisons construites après 2000 alors que les autres habitent des demeures datant de plusieurs décennies.Pour la conseillère Suzanne Décarie, il ne fait pas de doute que la rue Delphis-Delorme est, dans les faits, l’ancienne rue Notre-Dame et que les coûts d’infrastructures liés à cette artère ont déjà été payés depuis longtemps.Elle estime que ce cas est tout à fait semblable à celui des 549 propriétaires des rues Notre-Dame et Sherbrooke qui, en 1991, avaient vu leur taxe annulée par l’administration de l’ex-maire Jean Doré.Mme Décarie croit d’ailleurs que bien d’autres contribuables montréalais pourraient se retrouver dans la même situation.Elle est par ailleurs furieuse contre le maire Maciocia qui l’accuse de ne pas être intervenue à l’automne dernier lorsqu'une résolution sur les travaux a été entérinée par les élus.Elle a rappelé que la résolution avait été faussement présentée comme des travaux pour de nouveaux développements».«R peut juste m’accuser de faire une bonne job.Il ne veut pas perdre la face, c’est tout», a-t-elle ajouté.Le Devoir SUE BAILEY Ottawa — Le défenseur de l’environnement David Suzuki tente de prendre par leur portefeuille les Canadiens récalcitrants à l’idée d’une taxe sur les émissions carboniques, en leur faisant valoir qu’une telle initiative pourrait permettre de réduire de plusieurs milliards de dollars l’impôt sur le revenu des contribuables, tout en pénalisant les gros émetteurs industriels.A la veille du dépôt du budget fédéral, M.Suzuki invite Ottawa à emboîter le pas au Québec et à la Colombie-Britannique, en imposant des droits d’émission ou un système d’échange de droits d’émission.Selon des scientifiques et un nombre croissant d’économistes, de telles mesures pourraient réduire les gaz à effet de serre mieux que les règlements conservateurs.En ce moment, bn traite l’atmosphère comme un dépotoir gratuit, a dit M.Suzuki en conférence de presse, hier.Selon lui, les Canadiens qui économisent l’énergie devraient être récompensés, tandis que les industries à forte production de gaz à effet de serre devraient en payer le prix, ce qui n’est pas le cas actuellement.Si les politiciens répugnent généralement à imposer une nouvelle taxe, M.Suzuki assure que sa tournée du pays, l’an dernier, lui a confirmé que le consommateur moyen est prêt à payer.Les Canadiens «se préoccupent des changements climatiques et sont prêts à agir.Ils sont d’accord pour payer, mais ils veulent une taxe sur le carbone.Ils veulent du transport en commun efficace.Surtout, ils veulent que le gouvernement et les entreprises fassent leur part».L’introduction graduelle d’un droit de 100 $ par tonne d’émissifms carboniques pourrait engendrer des revenus d’au moins 50 milliards de dollars par an d’ici 2020, et abaisser les émissions de 20 % par rapport aux niveaux de 2006, affirme M.Suzuki.La Presse canadienne • V-; CONTINUEZ LA BELLE VIE LES OBLIGATIONS À TAUX FIXE DU QUÉBEC TERME TAUX ANNUEL' 1 an 3,50 2 ans 3,75 3 ans 4,00 4 ans 4,10 5 ans 4,20 6 ans 4,25 7 ans 4,30 8 ans 4,35 ‘Excluant te tom cte 1 % la première armée pour tes nouveaux fonds REER.9 ans 4,40 Les taux annoncés peuvent vaner .n A A C en fonction des conditions du marché.il) ans 4,40 BONI DE 1% la première année pour les nouveaux fonds REER + Choix d’échéances variant de un à dix ans.+ Taux d’intérêt fixé en fonction de l’échéance choisie.+ Remboursables à l’échéance.+ Aucuns frais de gestion et d’administration.EPARGNE PLACEMENTS QUEBEC 1 800463-5229 VOTRE REER GARANTI À 100% www.epq.gouv.qc.ca Epargne Placements Québec E3C3 E3 E3 Martin Lemay veut plus d’argent pour les groupes conununautaires EMILIE BILODEAU Le député de la circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, lance un «cri du cœur».La quatité de vie au centre-ville de Montréal menace de se dégrader considérablement si les organismes communautaires de la métropole n’obtiennent pas davantage de fonds.Itinérance, toxicomanie, santé mentale, alcoolisme, VIH.le député péquiste peine à nommer tous les problèmes sociaux qui accablent certaines personnes du centre-ville.«Ce sont des gens qui ne vont pas dans le réseau officiel de la santé», précise-t-il.Pour lui, l’importance des organismes communautaires sur son territoire est primordiale puisque ce sont les intervenants eux-mêmes qui se déplacent sur le terrain pour atteindre cette clientèle particulière.M.Lemay a demandé un entretien téléphonique, hier, en réaction à l’article du Devoir, publié samedi, qui indiquait qu’un organisme venant en aide aux prostitués masculins, Action Séro Zéro, devra réduire son personnel de moitié faute de 44 000$.Et la situation ne s’applique pas qu’à ce seul organisme.«Ça fait deux ans que je suis élu et ça fait deux ans que j’entends que les groupes communautaires manquent d’argent.» L’immobilisme du gouvernement québécois fait craindre le pire à M.Lemay.«L’équilibre du centre-ville va changer négativement.Il va y avoir plus de gens pris avec des problèmes sociaux et moins d’organismes pour leur venir en aide.Il risque d’y avoir une moins bonne qualité de vie pour ceux qui habitent le centre-ville, mais aussi pour ceux qui le fréquentent», raconte-t-il.Le bureau du ministère de la Santé et des Services sociaux se défend, quant à lui, de délaisser cette population peu encline à fréquenter le système de soins de santé.«Nous avons investi 117 millions de plus pour les organismes communautaires depuis les dernières années», commente Isabelle Merizzi, attachée de presse du ministre Philippe Couillard.Elle assure que ce nouveau montant permet d’aider les organismes qui ne répndent pas nécessairement aux priorités du gouvernement Au cours des prochaines semaines, Mme Merizzi promet d’ailleurs qu’un cadre de références sur fitinérance sera rendu public.«La clientèle en itinérance est très multiple.Certains ont des problèmes en toxicomanie, d'autres en santé mentale.Le cadre est pour s’assurer que les réponses en itinérance soient plus ciblées, moins morcelées», soutient-elle.M.Lemay souhaite que ce cadre de références permette d’offrir des soins plus adaptés aux itinérants.Le Devoir y % * r i LE DEVOIR.LE MARDI 26 FEVRIER 2 0 0 8 A 3 CTUALITES Michel David Un lobby catholique réclame un accommodement L’autre Doc Malgré de belles réalisations, Denis Lazure a vécu une bonne partie de sa carrière politique dans l’ombre de l’autre psychiatre du gouvernement Lévesque, son vieil ami Camille Laurin.Très rares sont ceux dont le bilan peut être comparé à la Charte de la langue française.Dans toute l’histoire du Québec, aucune loi n’a été aussi marquante.D y a le Québec d’avant la loi 101 et celui d’après.Même quand il a claqué la porte du cabinet pour protester contre le «beau risque» en novembre 1984, M.Lazure taisait encore partie des «autres ministres» qui avaient emboîté le pas au docteur Laurin et à Jacques Parizeau.Les deux hommes qui avaient révolutionné la psychiatrie québécoise ont finalement été unis dans une commune déception dix ans plus tard, quand M.Parizeau les a exclus de son Conseil des ministres, alors que des nouveaux venus qui n’avaient pas leurs états de service y étaient admis.Il y avait une certaine grandeur dans la manière dont l’un et l’autre ont ravalé cette décision humiliante.Ils incarnaient très bien l’esprit du remarquable groupe d’hommes et de femmes qui ont pris le pouvoir en 1976, après avoir déjà apporté une remarquable contribution à l’édification du Québec moderne durant les années de la Révolution tranquille.Passé la cinquantaine, M.Lazure n’était pas un politicien de carrière.Il voyait plutôt la politique — et la souveraineté — comme l’aboutissement de son action antérieure.Bien avant l’ouverture des «cliniques Lazure», qui ont rendu l’avortement plus accessible aux Québécoises, ou encore le développement de maisons de transition pour les femmes victimes de violence, M.Lazure avait joué un rôle de premier plan dans la réorganisation des soins psychiatriques et la désinstitutionnalisation.Denis Lazure ?D n'avait pas froid aux yeux.A peine installé aux Affaires sociales, il avait confié son désir d’imposer aux jeunes médecins un service obligatoire de deux ans en région et de faire de tous les médecins des salariés de l’Etat M.Lazure avait la réputation d’être un homme déterminé, pour ne pas dire têtu, mais la bouchée était un peu grosse.Le docteur Augustin Roy, alors président du Collège des médecins, avait accueilli sa nomination en déclarant «Le docteur Lazure est un gars dur qui va déranger, apporter des changements, mais c’est justement pour ça qu’on a changé de gouvernement.» Le docteur Roy souhaitait tellement ce changement que, pour y mettre un terme, lui-même s’est porté candidat sous la bannière libérale aux élections suivantes.Marc-André Bédard a souligné qu’au Conseil des ministres, M.Lazure «a toujours pris le parti des plus démunis».Qu’il s’agisse de s’opposer à l'introduction d’un ticket modérateur sur les soins de santé ou de lutter en faveur d’une pleine indexation des prestations d’aide sociale, il se rangeait automatiquement dans le camp progressiste, quitte à indisposer le premier ministre.Son engagement et sa ténacité n'avaient pas diminué après son retrait de la vie politique, comme en a témoigné sa croisade en faveur des orphelins de Duplessis, qui avait profondément irrité Lucien Bouchard.Déjà, à l’époque où il était étudiant en médecine, il s’était intéressé de près aux aspects sociaux de la maladie et à l’organisation des soins de santé.Son héros était Norman Bethune, qu’il admirait plus encore pour sa pratique dans les milieux défavorisés de Pointe-Saint-Charles que pour sa longue marche aux côtés de Mao.Durant toute sa vie, il a été un défenseur intraitable du système public de santé.Dans ses mémoires publiés en 2002 sous le titre Médecin et citoyen, il remettait brutalement en question les motivations de ses deux prédécesseurs libéraux, Claude Castonguay et Claude Forget, quand ils plaidaient pour une plus grande ouverture au secteur privé.Des parents veulent soustraire leurs enfants au cours d’éthique et de culture religieuse CLA1RANDRÉE CAUCHY Un lobby de parents catholiques entend demander un accommodement pour exempter les enfants du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse, estimant que l’enseignement qui y sera dispensé risque de leur causer «un préjudice grave».L’initiative émane de la Coalition pour la liberté en éducation (CLE) qui mène depuis plusieurs mois une croisade contre le nouveau programme, qui remplacera en septembre prochain les cours d’enseignement religieux et moral.Le groupe a produit la semaine dernière un formulaire à l’intention des parents qui désirent sotisfraire leur enfant du cours d’éthique et de culture religieuse.«L’objectif est de munir les parents contre ce qu’ils considèrent être le rouleau compresseur du ministère de l’Education», expose au Devoir la présidente du comité politique de la CLE, M" Sylvie Fortin.La Coalition, qui ne ménage pas ses efforts depuis des mois pour tenter de faire reculer le gouvernement sur l’abandon de l’enseignement religieux, espère ainsi forcer Québec à offrir une solution de rechange aux cours d’éthique et de culture religieuse.«On espère que le ministère va être assez accommodant pour instituer un cours à l’image des convictions morales et religieuses des parents qui demanderont une exemption», poursuit Mme Fortin.On peut lire dans le formulaire que le nouveau cours, présentant différentes cultures religieuses, est susceptible de «porter atteinte à la foi de l’enfant», de constituer une «atteinte à l’autorité parentale ainsi qu’au droit et au devoir d’éducation des parents», de «perturber l'enfant en l’exposant trop rapidement à des systèmes de valeurs différents de celui privilégié par ses parents» et de «brimer les libertés fondamentale de religion, de conscience, d’opinion et d’expression de l’enfant et de ses parents [.]».Le formulaire circule depuis quelques jours dans les réseaux de parents proches de la CLE.La démarche s’appuie sur une disposition de la Loi sur l’instruction publique prévoyant que les parents peuvent demander à ce que leurs enfants soient exemptés d’un cours pour des «motifs humanitaires» ou pour «éviter un préjudice grave d l’élève».Mme Fortin argue que les parents opposés à l’enseignement religieux avaient eu recours à une disposition similaire pour que leurs enfants soient exemptés au début des années 1980, ce qui avait mené à la mise en place des cours d’enseignement moral, à l’époque.Faut-il y voir la première étape d’un recours juridique?Mme Fortin reconnaît que certains parents pourraient être tentés d’emprunter cette voie «si le test [l’exemption] s’avérait trop difficile».«Mais ce n’est pas nous qui allons l’initier», précise-t-elle.C’est la commission scolaire ou, le cas échéant, l’établissement privé, qui traite la demande.Si la ré- Bras de fer avec l’État ponse s'avérait positive, la ministre de l’Éducation doit cependant autoriser la dérogation dans la mesure où le çours est nécessaire pour la sanction des études.À la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), on explique que les parents qui formuleront une telle demande devront frire la démonstration que leur enfant est brimé ou que cela lui cause un pné-juctice grave.«Cette démonstratùm n’est pas simple à faire, puisque le cours a été élabore à la suite de nombreuses consultations, dans un souci d’équité et de respect des valeurs, qu’il ne porte pas atteinte aux valeurs religieuses», indique le responsable des communications de la FCSQ, Denis Pouliot.La Fédération des établissements d’enseignement privé, qui a appuyé le contenu du cours, précise de son côté que les demandes devront être évaluées directement par les écoles.Les motifs de dérogation invoqués par la CLE sqnt jugés irrecevables aux yeux du ministère de l’Éducation.«Lorsqu’on considère la façon dont le cours a été bâti, ce n’est pas applicable.[.] Ce n’est pas monté de façon à heurter les gens, notamment en ce qui a trait à la liberté de consciençe», affirme l’attaché de presse de la ministre de l’Education, Jean-Pascal Bernier.11 rappelle les principes du cours, qui se veut «enraciné dans la culture québécoise», qui «respecte la liberté de conscience et de religion» et «favorise le vivre ensemble» Le Devoir Les dentistes menacent de quitter le régime public JACQUES NADEAU LE DEVOIR Déjà 2345 avis de non-participation au régime public ont déjà été transmis à la Régie de l’assurance maladie du Québec.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Le gouvernement et l’Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ) n’ont plus que 30 jours pour s'entendre, sinon 70 % des membres de l’ACDQ quitteront en bloc le système public.«Nous ne travaillerons plus à ces conditions-là», a tranché hier leur président, le Dr Serge Langlois.Ce faisant, les chirurgiens dentistes lancent un compte à rebours qui pourrait bien sonner la fin de la gratuité pour des milliers d'enfants et d’assistés sociaux.En conférence de presse, hier à Montréal, le Dr Langlois s’est montré intraitable.Le gouvernement a maintenant un mois «pour cesser sa politique de mépris [.] A defaut de quoi, il portera seul et pleinement la responsabilité d’une situation que nous déplorons.» Joignant la parole aux actes, un huissier déposera aujourd’hui même à la Régie de l’assurance maladie du Québec 2345 avis de non-participation au régime public, une mesure qui entrera en vigueur dès le 27 mars prochain.«Et ce n’est qu’un début, les formulaires [de désengagement] continuent à affluer à nos bureaux.» Ce bras de fer n’a pas eu l’heur de plaire au ministre de la Santé et des Service sociaux, Philippe Couillard, qui juge cette menace «tout à fiait inopportune».«Pourquoi prendre en otages les enfants et les plus démunis?Une offre alléchante est sur la table, une offre généreuse.[.] Ce sont des millions de dollars que Québec est prêt à investir», a fait valoir son attachée de presse, Isabelle Merizzi.Selon nos informations, 20 millions auraient été consentis par Québec, un montant «intéressant», conviennent les chirurgiens dentistes.Mais en apparence seulement, jugent-ils.A 24 % d’augmentation, l’offre finale propose en fait des reculs sur le plan de la rémunération comme sur celui des frais d’exploitation, qui grugent jusqu’à 85 % des honoraires versés par la Régie.Présentement, les dentistes soignent les enfants et les assistés sociaux à perte puisquil ne leur reste que 10 $ l’heure dans leur poche, fait valoir leur association.Le gouvernement est disposé à porter ce ratio à 25 $ l’heure.Mais, cinq ans après l’expiration de la dernière entente, c’est trop peu, trop tord, tranche le Dr Daniel Pelland, directeur général de l’ACDQ, qui réclame 60 $ l’heure.«Nos demandes paraissent extravagantes, mais c’est l’effet de la piscine.On doit faire un rattrapage à chaque négociation ce qui rend les écarts plus spectaculaires à chaque fois.» Même à 60 $ l’heure, les chirurgiens dentistes continueront à consentir un avantage au gouvernement, a répété le Dr Pelland.Et pas question de revenir en arrière.Le mouvement est d’ailleurs déjà commencé, puisque certains cabinets ont déjà sciemment choisi de ne plus prendre de patients assurés pour des questions de rentabilité.C’est là leur droit le plus strict, a estimé hier le Dr Langlois qui n’y voit aucun accroc déontologique.Quant à la possibilité que des parents choisissent de repousser les rendez-vous annuels, ou même de les abandonner faute de pouvoir en assumer les frais, elle est réelle, convient l'ACDQ.Du bout des lèvres, le D'Langlois a convenu que ce retrait pourrait avoif un effet néfaste sur la santé buccale des enfants.«A cet âge, il y a beaucoup de changements, et nous recommandons un suivi droit.Maintenant, c’est à Québec de trancher, pas à nous.En tout, la clientèle assurée — 802 000 enfants de moins de 10 ans et 416 000 assistés sociaux — compte pour 10 % seulement de la clientèle totale des dentistes.Mais au bout de 15 ans de services assurés à perte, ce petit nombre pèse de plus en plus lourd, argue l’ACDQ.Contrairement aux médecins, les chirurgiens dentistes ne sont pas des salariés de l'État.Ils exploitent eux-mêmes leur clinique et en assurent tant la gestion que la sécurité.Le rapport Mallette en 2003 a reconnu que les frais d’exploitation des cliniques dentaires sont nettement plus élevés que ceux des cliniques médicales.Ces frais augmentent en moyenne de 3,5 % par année, creusant ainsi l’écart avec les remboursements consentis par Québec, déplorent les chirurgiens dentistes.Le ministre Couillard estime pour sa part que les millions sur la table suffisent amplement à maintenir les cabinets de dentiste à flot D espère encore en arriver à une entente d’ici au 27 mars prochain.Autrement il pourrait bien se résoudre à faire appel au contentieux pour bloquer un désengagement aussi massif «On regarde ça, mais ce n’est pas le scénario que nous préconisons.Nous espérons vraiment un retour à la table de négociation», a expliqué son attachée de presse.Le Devoir .?«[Ils] ont poursuivi dans le secteur privé leur carrière personnelle.C'est leur droit le plus fondamental, mais j’estime que leur participation à ce débat crucial pour l’avenir de notre système de santé porte souvent à confusion.Il faut garder à l’esprit que leur préoccupation a changé de cible et que leurs priorités vont désormais davantage aux entreprises privées qu’au bien public qu’ils défendaient auparavant en tant que ministres», écrivait-il.M.Lazure dénonçait le «discours insidieux» selon lequel l’État n’avait plus les moyens de maintenir l’intégrité du système public de santé.Le recours à l’assurance privée lui faisait craindre un retour à la situation antérieure à la création de la Régie de l’assurance maladie, à l’époque des «cartes roses» pour les indigents et de la «grande porte avant pour les malades fortunés».C’est au NPD que M.Lazure a fait son apprentissage de la politique dans les années 1960.S’il a rejoint les rangs du PQ en 1970, c’est parce qu’il pouvait enfin se reconnaître dans un parti qui était à la fois nationaliste et progressiste.Dans son esprit, la souveraineté n’aurait eu aucun sens si elle n’avait pas eu pour objectif de rendre le Québec plus juste.Dans ses mémoires, l’ancien ministre s’inquiétait de «la quasi-absence de relève à l’intérieur de l’aile gauche du parti».D aurait sans doute très mal compris le silence du PQ depuis la publication du rapport Castonguay.Selon lui, D fallait se méfier de «l’astuce des mots à la mode».Un de ceux-là était «modernisation».Après avoir réclamé sans ménagement le départ d’André Boisclair, M.Lazure n’a jamais dit ce qu’il pensait de la cure de «modernisation» que Pauline Marois entend faire subir à la sociaklémocratie péquiste.C’est peut-être mieux ainsi.mda vidfqledevoir.com EN BREF Gladu reste maire De retour de vacances, le maire de Lon-gueuil, Claude Gladu, a déclaré hier qu’il continuerait d’assumer ses fonctions à la Ville de Longueuil et au conseil d’agglomération malgré la plainte de conflit d’intérêts qui fait actuellement l’objet d’une enquête par le Procureur général du Québec.D a dit souhaiter que toute la lumière soit faite sur cette affaire dans les plus brefs délais, ajoutant être disposé à collaborer avec les ministères concernés.Rappelons qu’une plainte avait été adressée au ministère des Affaires municipales et des régions (MAMR) en février 2006 relativement à la vente d’articles de sport à la Ville de Longueuil par l’entreprise Broderie Rive-Sud, alors propriété de M.Gladu.A cette époque, soit entre 2003 et 2005, M.Gladu était président de l’arrondissement du Vieux-Longueuil et vice-président du comité exécutif de la Ville.Les achats totalisaient 3461 $.Le MAMR a jugé la plainte assez sérieuse pour l’acheminer au Procureur général qui devra déterminer si des poursuites pénales doivent être engagées contre le maire.Le MAMR n’a toutefois pas retenu les allégations concernant des contrats accordés par Longueuil à Image folie 2000, une entreprise présidée par la fille de l’adjointe du maire.- Le Devoir Des stratégies gagnantes François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph D.Vieux Montréal 514.845.5545 disponible à compter L'^VCTICJN février 2008 du 25 février INI /\TI C3 M .ALE Pour vous procurer un numéro de L’Action nationale ou pour vous abonner, passez à la boutique www.action-nationale.qc.ca ou contactez-nous 514-845-8533 (sans frais: 1-866-845-8533) 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H2X 1X3 LU uj 5 H V) Z 2 S < Q Z Z 2Ï K -UJ 22 U1 Les numéros spéciaux LA NATION LE NATIONALISME L’INDÉPENDANCE et VLB-JOYCE sont aussi disponibles HAWINMI LU U >• m § r* v > ï LE DEVOIR, LE MARDI 2 6 FÉVRIER 2008 A 4 LES ACTUALITES Comité sur l’éthique Mulroney est invité à témoigner à nouveau devant les députés HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Les travaux du comité parlementaire sur l'éthique tentant de faire la lumière sur les rapports nébuleux entre Karlheinz Schreiber et Brian Mulroney tirent à leur fin.Les parlementaires ont entendu hier l'homme d’affaires pour la dernière fois et ont lancé une dernière invitation à comparaître à l’ex-premier ministre, mais celui-ci est libre de l’accepter ou pas.Le porte-parole de M.Mulroney, Joseph Lavoie, a indiqué hier qu’il annoncerait soit ce matin ou demain si son client accepte de témoigner une seconde fois.Quelle que soit sa décision, toutefois, le comité ne le forcera pas à comparaître.«C’était à son avantage» d’accepter son invitation, a expliqué hier soir le président du comité, le député libéral Paul Szabo.Depuis que M.Mulroney a livré sa version des faits, en décembre, d’autres témoins l’ont contredit sur des points importants.M.Mulroney dit avoir reçu 225 000 $, M.Schreiber dit avoir versé 300 000 $.M.Mulroney dit avoir été payé pour faire des démarches au nom de la compagnie Bear Head auprès de dirigeants russes, français et chinois.M.Schreiber dit au contraire qu’il l’avait payé pour faire du lobbying auprès du gouvernement fédéral canadien.Si c’est le cas, alors M.Mulroney aurait contrevenu aux lois puisqu’il était encore député au moment des premiers paiements et qu’un député ne peut recevoir d'argent pour influer sur le processus décisionnel gouvernemental.La comparution de M.Schreiber d’hier a par ailleurs tourné à vide, l’homme d’affaires traitant l’ex-premier ministre de menteur et de voleur.«Il devrait expliquer pourquoi il ne se cherche pas un bon psychiatre», a même lancé M.Schreiber à sa sortie du comité.De Devoir W;, ¦ f :ipî ARCHIVES REUTERS Brian Mulroney photographié lors de sa première comparution.Les députés ont invité l'ancien premier ministre à revenir témoigner, mais il est hors de question de l’y contraindre.Mission en Afghanistan: l’entente entre libéraux et conservateurs se confirme ; Stéphane Dion demande quelques éclaircissements, mais ses troupes devraient appuyer la nouvelle motion CHRIS WATTIE REUTERS Le chef libéral Stéphane Dion est applaudi par ses députés, dont Michael Ignatieff.ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le chef libéral Stépha-ne Dion a demandé hier quelques éclaircissements au gouvernement concernant la nouvelle motion sur la prolongation de la mission canadienne en Afghanistan jusqu’en 2011.Mais, dans l’ensemble, le nouveau texte devrait être adopté sans problème par le Pariement C’est hier que le débat sur l’avenir de la mission en Afghanistan prenait son envol aux Communes.Le Parti libéral et le Parti conservateur se sont d’abord lancé des fleurs pendant de longues minutes.Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a remercié Stéphane Dion d’avoir permis l’atteinte d’un consensus sur un sujet aussi délicat «Ça augure bien pour l’avenir de ce Parlement», a-t-il dit.Selon M.MacKay, la mission afghane est «le plus important débat auquel fait face notre pays», puisque la décision canadienne de rester impliqué en Afghanistan a d’importantes répercussions sur d’autres pays.Le ministre de la Défense a soutenu que la mission dans ce pays est «noble».«Nous devons parfois, comme pays, prendre position et nous affirmer.Nous devons nous affirmer en faisant part de nos valeurs fondamentales, de nos intérêts, ainsi que de ce que nous sommes prêts à faire pour les défendre.Nous ne pouvons pas présumer que les autres feront les tâches difficiles pour nous.Si nous croyons vraiment à cette mission, ce sont les actions et non les mots qui comptent.C'est maintenant le temps.L’Afghanistan a be- soin de nous», & dit Peter MacKay.Stéphane Dion a de son côté confirmé que son parti appuyait la nouvelle mouture du texte dévoilé par Stephen Harper jeudi dernier.«Je suis d'accord avec le premier ministre, nous n’avons plus une motion conservatrice ou une motion libérale devant nous, mais une motion canadienne», a-t-il dit au début de son allocution aux Communes.«Nos troupes ne devraient jamais être utilisées dans un débat partisan.» Mais le chef de l’opposition a tenu à rappeler que la réussite d'une mission incombe au gouver-nement, qui doit veiller à la bonne marche des opérations, et non pas à tous les parlementaires.Un échec des efforts canadiens en Afghanistan retomberait sur les épaules des conservateurs, a-t-il dit De plus, Stéphane Dion demande au gouvernement de préciser certains éléments de la nouvelle mission.D’abord, pourquoi les conservateurs veulent-ils que la mission prenne fin en juillet 2011, soit cinq mois plus tard que le souhait des libéraux?Qu’est-ce que le Canada accomplira de plus en cinq mois?Le Parti libéral voudrait aussi que le gouvernement explique pourquoi il estime qu’un renfort de 1000 soldats en provenance d’un autre pays de l’OTAN est suffisant à la réussite de la mission.Pourquoi pas 800 ou 1500 soldats de plus?«D’où vient ce chiffre?», a demandé M.Dion.Le gouvernement n’a pas répondu à ces questions.Des renforts, pas une rotation Le débat d’hier a d’ailleurs permis de montrer que les conservateurs et les libéraux s’entendent sur les mots, mais pas toujours sur leur définition.Par exemple, une «rotation» de 1000 soldats d’un autre pays pour venir en aide aux militaires canadiens à Kandahar dès 2009 signifie simplement uij «renfort» aux yeux du ministre da la Défense, Peter MacKay.Le chef libéral Stéphane Dion estime quant à lui que le mot «rota» tion» écrit dans la motion signifie que les 1000 nouveaux soldats viendront prendre la place du Canada pour assumer le gros des combats à Kandahar pendant que les militaires canadiens mettront l’accent sur la reconstruction du pays et la formation de l’armée afghane.Bref, deux visions de la «rotation» à venir.«Il faut commencer à orienter notre mission vers des actes qui permettront aux Afghans et à leur gouvernement d’assumer eux-mêmes la sécurité et la gouvernance de leur pays, a dit Stéphane Dion.Si nous continuons à nous contenter de faire le travail à leur place, la situation ne changera jamais.» De leur côté, le Bloc québécois et le NPD ont répété hier qu’ils s’opposaient à toute prolongation de la mission au-delà de 2009.Le PLC et le PC devront donc se passer de l’appui de ces deux partis pour faire adopter la motion plus tard en mars.Le Devoir L’opposition réclame le rapatriement de Khadr Ottawa — Les trois partis d’opposition réclament que le Canada rapatrie Omar Khadr, jeune homme détenu à Guantanamo, pour le juger ici.Les députés bloquistes, libéraux et néo-démocrates estiment que Khadr a été un enfant-soldat et qu’à ce titre il doit être traité autrement Omar Khadr a été capturé en Af- ghanistan par les militaires américains alors qu’il avait 15 ans.Depuis, son avocat tente de faire invalider les procédures contre lui.Cet avocat était d’ailleurs au point de presse, tenu hier matin, à Ottawa, par des députés libéraux, néodémocrates et bloquistes.Le lieutenant William Kuebler y a déclaré que à les droits de Omar Khadr, citoyen canadien, devaient être protégés, ils le seraient seulement si le gouvernement canadien décidait de les protéger.Pour leur part, les députés ont souligné que le jeune âge de M.Khadr au moment de sa capture le protégeait puisque le droit international considère les enfants-soldats comme des victimes à réhabiliter plutôt que des délin- quants à condamner.Les députés tentent d’obtenir un débat à la Chambre des communes sur cette affaire.Ils estiment que l’on a négligé M.Khadr trop longtemps.Il est le seul ressortissant d’un pays occidental à être encore détenu par les Américains à Guantanamo.La Presse canadienne CONCOURS ITALIE LE DEVOIR - TVS en collaboration avec SOL^BEC TOURS INC.•.c.tfftSS .ja^$ „MCe DE GAGNER un VOYAGE «SJ* GOLFES ^ ^SflLERNE et de NAPi£s SOL^BEC Le voyage inclut : le vol aller-retour Mtl/Rome, 3 jours au grand Hôtel Santa-Maria di Castellabate à Salerne.3 jours au Mar Hôtel Alimuri à Sorrento (plan chambre et petit déjeuner) et une location de voiture 6 jours (Catégorie C).Valeur de 4100$.Maggiore WWW.SOLBECTOURS.COM Voir forfait longs séjours «Italie» Pour participer, regardez l’émission Tout* tiho histoire du lundi au vendredi à 19 h sur les ondes de TVS et notez l’indice du Jour.•Le devoir Nom : Retourne à : Concours GOLRS DE SALEM ET Df NAPŒS, Adresse 2050.me de Bteury SC étage, Montreal (Queued H3A 3Si .App.:.Ville: | Le tirage ami Mu le U marc 2008 à 15H.I FaitBs-iKMfwrvteoworaMMrticw I 11 man2006àt7li30,lJCoixanj'iihssi«Bsers«ms | tolBansetiteUnseUNXjpMparMlme j iKreprotoimilectrai^ j les rorbito et r^emeriS Ou corcours sont ¦ asponiWes à la tèceptim Ou Dey», h Code postal :.Courriel:.Telephone : (rés.).(but).Indice du jour :.Mb de l'émission AtatKael OuJNonj (MteravousnedisrapastH^desolclaftiiAiDMlfJ Une ancienne députée libérale sera candidate du NPD KARINE FORTIN Gatineau — Après y avoir mûrement réfléchi, l’ancienne députée libérale Françoise Boivin a confirmé hier qu’elle se joignait au Nouveau Parti démocratique, dont elle portera les couleurs dans la circonscription de Gatineau lors des prochaines élections générales fédérales, qui pourraient avoir lieu dès ce printemps.La nouvelle, qui avait été éventée par le quotidien Le Droit il y a une dizaine de jours, a été officialisée lors d’un point de presse auquel participaient le chef Jack Layton, son lieutenant québécois Thomas Mul-cair et le candidat du parti dans Hull-Aylmer, Pierre Ducasse.Avocate spécialisée en droit du travail, Mme Boivin a représenté les libéraux de Gatineau entre 2004 et 2006 avant d’être battue par le bloquiste Richard Nadeau.Elle est très connue dans la région de la Capitale nationale où elle a animé au fil des ans plusieurs émissions de radio et de télévision.Mme Boivin a confié hier que c’était l’ancien chef du NPD Ed Broadbent qui avait achevé de la convaincre en lui téléphonant récemment pour lui souligner qu’elle avait voté comme le NPD sur une foule d’enjeux, dont la mission en Afghanistan, la loi antibriseurs de grève, les grandes pétrolières et les questions touchant à la condition féminine.Elle se défend bien d’avoir trahi ses idéaux en changeant d’allégeance politique, «f aimerais voir en quoi je change aujourd’hui les choses en lesquelles je crois.C’est peut-être le Parti libéral qui est devenu un peu vire-ca-pot.à certains égards», a-t-elle déclaré.A son ancien collègue libéral Marcel Proulx, qui craint que sa candidature ne divise le vote fédéraliste de Gatineau au profit du Bloc québécois, elle réplique qu’elle n’a pas peur des vieux épouvantails et qu’elle espère que les électeurs choisiront «la meilleure personne pour les représenter».«Si M.Proulx a vraiment peur, je vais lui suggérer de ne peut-être pas présenter de libéral dans Gatineau.Comme ça, on serait sûr de ne pas diviser le vote.Ce serait une garantie additionnelle», a-t-elle dit en riant Mme Boivin se targue de ne jamais avoir raté un vote à la Chambre des communes du temps où elle y siégeait Elle promet de prendre part au débat d’une manière aussi active si les citoyens de la région la choisissent «Quand tu es élu en politique, ce n’est pas pour faire de la figuration et f asseoir sur tes deux mains», a-t-elle martelé, en faisant référence aux libéraux, qui assurent la survie du gouvernement Harper depuis l’automne en s’abstenant de prendre position lors de votes de confiance.La Presse canadienne EN BREF La future patinoire du Canadien s’effondre Le futur centre d’entraînement du Canadien de Montréal, actuellement en construction à Brassard, s’est partiellement effondré hier après-midi.Une portion importante de la structure de métal s’est affaissée comme un château de cartes, sans que l’on sache encore pourquoi.Plusieurs employés ont été blessés, mais seuls deux d’entre eux ont dû être conduits à l’hôpital pour traiter des blessures mineures.Selon les autorités, ils ont subi des blessures au dos.Es portaient leur harnais de sécurité.Une équipe d’ingénieurs et des enquêteurs de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) étaient sur place en fin de journée pour tenter de trouver la cause de l’effondrement C’est la compagnie Axor qui s’occupe du chantier.Ce dernier restera fermé le temps que l’on stabilise le reste de la structure.- Le Devoir Tabac: Fournier a abandonné la lutte contre la contrebande Québec — Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de revenu, Claude Morin, reproche au ministre Jean-Marc Fournier son «laxisme», voire d’avoir «abandonné la lutte contre la contrebande de cigarettes».Le député de l’Action démocratique de Beauce-Sud réagissait ainsi, dans un communiqué émis hier, aux premières informations qui ressortent d’un rapport qui sera déposé dans un mois au ministère de la Sécurité publique.Le document conclut à une forte augmentation des saisies de cigarettes contrefaites et à des pertes fiscales pour le Québec s’étant élevées à 275 millions de dollars ep 2006.Ce montant s’élevait à 118 millions en 2002.A cette époque, 25 % des cigarettes consommées au Québec provenaient du marché de la contrebande; l’été dernier, le tiers des produits du tabac échappait aux taxes, selon l’industrie.Le député Claude Morin estime que «c’est l'ensemble des contribuables qui doivent payer pour le manque de courage du gouvernement libéral face à la contrebande de cigarettes».11 souligne que le ministre des Finances rejette les demandes de l’ADQ d’aide pour les familles québécoises parce que le gouvernement libéral de Jean Charest n’en a sup-posément pas les moyens, alors qu’il «laisse des revenus de près de 300 millions de dollars lui glisser entre les doigts» .Le gouvernement a triplé au cours des derniers mois le budget de l’escouade ACCES tabac composée de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada, du Service de police de la Ville de Montréal et de Revenu Québec; il est désormais de 9,4 millions.Le groupe a mené 6000 inspections au cours de la dernière année et les amendes ont augmenté de 50 %.- Ln Presse canadienne U E LE MONDE CLAUDIA HAUT REUTERS Les Cubains voulaient tout savoir hier sur la nomination du nouveau président.Cuba: Washington maintiendra son embargo '\X7ashington— Les États-Unis V V ont minimisé hier la portée de la nomination sans surprise de Raül Castro à la tète de l’État cubain et estiment que le changement dans la continuité à La Havane n’offre pas les conditions à une levée de l’embargo contre l’île communiste.«La seule chose qui ait changé, c’est qu’un nouveau dirigeant est apparu, mais rien n’indique qu’on permettra aux Cubains de rechercher un avenir de liberté et de prospérité», a dit la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino.«Ce que nous espérons, c’est qu’ils pourront s’engager sur la voie de la démocratie», a-t-elle dit Raül Castro, 76 ans, qui assurait l’intérim depuis 19 mois, a succédé .dimanche à son Érère Fidel à la tête de l’État cubain, où il a été élu par la nouvelle Assemblée pour un mandat de cinq ans.Général et ministre de la Défense depuis 1959, Raül Castro, qui avait troqué son uniforme pour le costume cravate, a annoncé dimanche qu’il continuerait de consulter son frère pour les décisions majeures concernant la défense, la diplomatie et l’économie.La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, a pour sa part pressé «le gouvernement cubain d’entamer un processus de changement démocratique pacifique en libérant tous les prisonniers politiques, en respectant les droits de l’homme et en prenant clairement la voie d'élections libres et justes».«Nous pressons également la com- munauté internationale de travailler avec les Cubains pour commencer à bâtir les institutions nécessaires à la démocratie, et de soutenir la société civile cubaine», a-t-elle ajouté.La Maison-Blanche a donc réaffirmé hier le refus du président George W.Bush de lever l’embargo mis en place il y a plus de 45 ans et renforcé à plusieurs reprises, notamment en 1996 par la loi Helms-Burton puis en 2004 avec la décision de l’administration de restreindre les envois de fonds et les visites vers lHe.Hormis les pays communistes, peu de pays ont réagi à la nomination la veille, sans surprise, de Raül Castro., Premier chef d’État à féliciter dimanche Raül Castro, le président du Venezuela, Hugo Chavez, a été le plus chaleureux.«Raül a toujours été présent, il se taisait, pratiquement toujours invisible, et pourtant il travaillait comme le plus fidèle à la révolution, au peuple cubain et fidèle jusqu’à la moelle à son frère aîné, Fidel Castro», a-t-il déclaré.Le président mexicain, Felipe Calderon, s’est pour sa part dit prêt à «continuer à travailler à renforcer les liens qui unissent les deux pays».La France a exprimé le souhait de voir Cuba s’engager sur la voie de la démocratie et du respect des droits de l’homme.Paris a appelé à de nouvelles libérations d’opposants, qui seraient «un premier signe de la détermination des autorités cubaines à entamer des réformes démocratiques».Agence France-Presse « Ce que nous espérons, c’est qu’ils pourront s’engager sur la voie de la démocratie » Campagne contre la guerre en Irak Washington — Des organisations antiguerre ont lancé l)ier une campagne nationale aux États-Unis visant à gêner politiquement certains membres républicains du Congrès, en fiant le coût de la guerre en Irak au ralentissement de l’économie américaine.L’ancien candidat démocrate à la présidentielle de novembre John Edwards a affirmé que les Américains étaient très inquiets et anxieux au sujet de l’économie, et notamment en ce qui concerne les prix de l’essence, la santé, les études universitaires et les emprunts immobiliers.«Tout cela est nettement aggravé par les inquiétudes sur ce qui se passe en Irak», a-t-il dit au cours d’une conférence téléphonique destinée à lancer cette campagne menée par des groupes comme la puissante organisation de gauche Mo-veOn.org, VoteVets.org et Americans United for Change.«Les gens ne comprennent pas pourquoi nous dépensons 500 milliards et plus en Irak au moment où nous avons 40 millions et plus d’Américains qui n’ont pas de couverture santé, 37 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté, et des gens terrifiés à cause par leurs factures o payer», a dit M.Edwards.La «campagne Irak 2008» prévoit de dépenser plus de 20 millions pour diffuser des messages sur le coût de la guerre en Irak et souligner son impact au niveau local aux États-Unis.Les organisations ont recensé environ 50 républicains de la Chambre des représentants et plusieurs sénateurs qui, selon eux, peuvent perdre les élections si le coût de la guerre devient un enjeu de la campagne.«Nous allons nous assurer qu'ils payeront le prix pour avoir soutenu George W.Bush et John McCain et leur politique de guerre inefficace», a dit M.Pariser.Agence France-Presse Obama gagne du terrain en Ohio 'XXTashington — Barack Oba-VV ma a regagné du terrain sur sa rivale Hillary Clinton en Ohio, dans la course qui les oppose pour décrocher l’investiture du Parti démocrate à l’élection présidentielle américaine du 4 novembre.A une semaine des primaires au Texas et en Ohio, le 4 mars, un sondage de l’université de Quinnipiac crédite la séna-trice de New York de 51 % d’intentions de vote en Ohio, contre 40 % pour le sénateur de l’Illinois.Il y a deux semaines, un sondage similaire faisait état de 55 % pour Clinton et 34 % pour Obama, auquel sa série en cours de dix victoires consécutives lors de primaires et caucus semble donner des ailes dans les sondages.Hillary Clinton doit remporter l’Ohio et le Texas avec une confortable avance pour rattraper son rival en nombre de délégués.Elle doit prononcer lundi à Washington un discours de politique étrangère.- Reuters Un premier pas vers la sortie de crise Flamands et Wallons se mettent d'accord sur une mini-réforme Bruxelles — Les principaux partis belges se sont entendus hier $ur une amorce de réforme de l’État qui reporte toutefois à plus tard les gros sujets de contentieux, ce qui a immédiatement provoqué des tensions dans le camp flamand où les plus durs ont jugé le compromis insuffisant Un «groupe des sages» représentant les principales formations est parvenu, dans la nuit de dimanche à hier, à ce premier compromis institutionnel entre Flamands et francophones depuis les élections législatives de juin 2007 et la longue crise gouvernementale qui s’en est suivie.Près de neuf mois après ce scrutin qui avait creusé un large fossé entre des Flamands (60 % des 10 millions de Belges), demandeurs d’une très large autonomie, et des francophones (40 %) attachés à un État central fort, «il y a enfin un accord pour notre pays», s’est réjoui le prési- dent des socialistes francophones Elio Di Rupo.Les sages ont décidé le transfert vers les régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles) de compétences relativement mineures, releyant actuellement de l’État central, telles que les législations sur les loyers, les implantations commerciales, des aspects de la sécurité routière ou l’accueil de l’enfance.En contrepartie, les francophones ont obtenu un peu plus d’argent pour la région bruxelloise, où ils sont largement majoritaires.Ce premier paquet est loin de régler les problèmes de fond entre Flamands et francophones.Poussés par la Flandre, le groupe des sages a en effet également décidé de lancer dans les semaines à venir la négociation d’une réfonne autre ment plus significative des institu- tions du royaume, avec l’objectif de parvenu- à un résultat mi-juillet Ces discussions porteront sur le transfert vers les régions de pans entiers de la politique de l’emploi, de la santé ou de la famille, où les partis francophones promettent de rester très vigilants par crainte de voir l’État belge détricoté par les Flamands.En outre, il s’agira d’aborder la question de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvor-de, symbole de la difficile cohabitation entre francophones et néer-landophones dans la périphérie de Bruxelles.Le vice-premier ministre et futur chef du gouvernement désigné, Yves Leterme, a salué un premier résultat en attendant les négociations à venir.L’accord obtenu «répond clairement au but» d’avoir en Belgique un «nouvel équilibre insti- tutionnel», a dit le chef de file des chrétiens-démocrates (CDV).Toutefois, un petit parti indépendantiste auquel le CDV est allié, la NVA, a refusé d’entériner un compromis ne dormant à ses yeux pas assez de garanties sur une réforme de fond.Il a annoncé son refus de participer au futur gouvernement belge, dont Yves Leterme doit prendre la direction le 22 mars.La participation des indépendantistes n’est pas indispensable à la constitution prévue du gouvernement définitif, mais son rejet hier augure de négociations difficiles entre les deux communautés.Les francophones ne se font pas d’illusion non plus sur les défis futurs.«H ne faut pas être naif, le grand bras deforest encore à venir», a ajouté Mme Milquet, députée fédérale francophone surnommée l’an dernier «Madame Non» en Flandre en raison de son intransigeance.Agence France-Presse Les sages s’attaqueront à une réforme en profondeur de l’État Haro au blocus «wrtr ir* v’ -14 fSS .e# MOHAMMED SALEM REUTERS PLUSIEURS MILLIERS de Palestiniens ont formé une chaîne humaine hier le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël pour protester contre le blocus qui a aggravé les conditions de vie déjà difficiles dans le territoire côtier contrôlé par le Hamas.Israël avait placé ses troupes en état d’alerte et menacé d’ouvrir le feu si des manifestants tentaient de pénétrer sur son territoire, mais le rassemblement organisé à l’initiative du Hamas et du Comité populaire contre le siège a pris fin dans le calme deux heures après avoir débuté.Le mois dernier, Israël a durci son blocus du territoire en restreignant notamment son approvisionnement en carburant en réponse aux tirs de roquettes sur son territoire.- Reuters La Turquie poursuit son offensive en territoire irakien Washington et Bagdad manifestent leur impatience Pour la cinquième journée consécutive, des combats ont opposé hier les forces d’Ankara aux refcdles kurdes dans les montagnes du nord de l’Irak, tandis que s’exprimaient des inquiétudes quant à la durée de l’offensive aéroterrestre turque.Tant Washington que Bagdad ont en effet manifesté hier leurs préoccupations devant la présence de l’armée turque sur le territoire irakien et ont souhaité que cette intervention d’Ankara soit courte.Des unités d’infanterie appuyées par des chars, des avions et des hélicoptères de combat ont tué 41 séparatistes hier, ce qui porte à 153 hommes le total des pertes subies par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) depuis jeudi dernier, selon l’état-major turc.«Les terroristes en tentant de fuir la région sous le contrôle de nos troupes ont été pris sous des tirs à courte portée et ont subi de lourdes pertes» dans la nuit de dimanche à hier, a affirmé l’état-major dans un communiqué diffosé sur son site Internet L’aviation a frappé une trentaine d’objectifs dans le nord de l’Irak sur la ligne de progression des troupes turques et les hélicoptères ont effectué des raids toute la journée, a-t-il ajouté.L’armée turque précise que 17 soldats ont trouvé la mort en cinq jours d’offensive.Pour sa part Ahmed Danees, représentant du PKK dans le nord de l’Irak, a affirmé que 81 soldats turcs et quatre rebelles avaient trouvé la mort depuis le début de l’offensive.D est impossible de vérifier l'information.Ankara a réaffirmé que ses forces se retireraient d’Irak dès qu’eDes auraient achevé leur mission, mais n’a pas donné de précision sur la date d’un éventuel retrait «Ce à quoi nous essayons de parvenir, déterminera la durée» de l’opération, a déclaré le vice-premier ministre Cemil Ciçek après une réunion du Conseil des ministres à Ankara.Peu après son intervention, la Maison-Blanche a dit espérer que l’opération serait courte et se bornerait à viser les séparatistes du PKK sans faire de victime civile.«Nous es- pérons que ceci sera simplement une incursion à court terme», a dit la porte-parole de la Maison-Blanche.De son côté, l’Irak a demandé que la Turquie mette fin «au plus tôt» à sa présence militaire au Kurdistan irakien.Bagdad craint que la prolongation de l’engagement militaire turc n’entraîne de graves accrochages entre ses troupes et les pesh-mergas kurdes irakiens.Hier à la mosquée principale d’Ankara, des milliers de Turcs ont pris parti aux obsèques de trois officiers tués durant l’offensive.En conséquence de celled, le président turc Abdullah Gül a reporté au dernier moment un voyage en Afrique qui était prévu cette semaine.Agence France-Presse et Reuters Les FARC s’apprêtent à libérer quatre otages Caracas — Les quatre otages que la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) a proposé de remettre prochainement au président vénézuélien Hugo Châvez sont réunis et en danger en raison d'opérations militaires, a déclaré hier le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Ramon Rodriguez Chacin.«J’ai pris connaissance d’opérations [militaires] intensives.Mes services de renseignement me l’ont signalé», a affirmé M.Rodriguez Chacin lors d’une conférence de presse durant laquelle il a démenti les informations du gouvernement colombien ayant affinné avoir localisé le fieu où les otages se trouvent L’Armée colombienne réalise des opérations militaires régulières sur la totalité du territoire contre la guérilla des FARC et d’autres groupes rebelles et paramilitaires.Les Colombiens «ne savent pas où ils se trouvent.Us se trompent, ils ne sont pas séparés.Les quatre otages sont réunis», a affirmé le ministre vénézuélien de l’Intérieur.Le général colombien Freddy Padilla avait déclaré samedi que l’ex-parlementaire Jorge Eduardo Gechem, un des quatre otages des FARC dont la libération a été annoncée pour bientôt, était gravement malade et dans l’incapacité de rejoindre les trois autres otages, Luis Eladio Perez, Orlando Beltran et Gloria Polanco.Les proches des otages, certains d’entre eux attendant ces libérations à Caracas, «savent qu’ils [les otages] sont en danger, qu’ils sont menacés parce qu ’il y a des opérations [militaires] intensives dans la zone», a en outre affirmé le ministre vénézuélien.Agence France-Presse UNE PIECE AVEC LA SECURITE NATIONALE EN TOILE DE LONI) Un citoyen Canadien d'origine Syrienne, entré légalement aux États-Unis, est détenu à l'immigration par le département de la sécurité intérieure comme « personne d'intérêt ».Privé de ses droits et ne connaissant pas les charges portées contre lui, l'homme doit se fier aux actions héroïques de son épouse et de son avocat pour se battre contre les mesures injustes du gouvernement.ACTUilLE, TROUBLANTE D1R0NIE ET D HUMOUR 1 resPondi butas z*ch*YPtnc centaure: ,/VUKES2a BILLüTERIE (5R)Zoo-3161 www.centaurtheatre.com She(6iucttr MO«Z8!&2@i3 i© & -S&ccSii Jf. LE Ü E V U I K .LE MARDI 2D FÉVRIER 2 0 U 8 EDITORIAL Jouer sur les mots La Chambre des communes a entrepris hier le débat sur l’avenir de la mission canadienne en Afghanistan, dont la prolongation jusqu’en 2011 est presque acquise.Pour l’essentiel, cela se passe entre conservateurs et libéraux qui sont à quelques mots du compromis qui donnera au gouvernement Harper le feu vert qu’il recherche.Des mots qui doivent leur permettre d’affirmer que tous ont fait des concessions.sans jamais se dédire.e débat, qui se poursuivra encore quelques jours si le gouvernement conservateur n’est pas défait entre-temps sur son budget, s’est engagé dans un climat duquel on a voulu exclure toute partisanerie.La motion débattue n’est ni libérale ni conservatrice, elle est canadienne, soulignait hier le ministre de la Défense, Peter Mackay.Au-delà du respect dû aux troupes canadiennes combattant en sol afghan, le gouvernement sait qu’il lui faut éviter toute provocation excessive à l’endroit de l’opposition libérale dont l’appui lui est indispensable.Cette prolongation de la mission militaire canadienne en Afghanistan était il y a encore à peine deux semaines loin d’être acquise.Le gouvernement ne pouvait écarter de devoir réorienter celle-ci vers des activités de développement, puisque le Parti libéral, comme les deux autres partis d’opposition, exigeait la fin de la participation des soldats canadiens à des combats contre les talibans.Tout a changé avec ce revirement des libéraux qui ont présenté une motion que les conservateurs ont reprise presque mot pour mot tant il y avait à boire et à manger pour eux.Ce que Stephen Harper a obtenu des libéraux n’est pas peu: les troupes canadiennes pourront rester dans la province de Kandahar au moins jusqu’en juillet 2011.Elles y feront la formation des soldats afghans et assureront la sécurité des projets de développement et de l’équipe de reconstruction.Elles pourront à cette fin participer à des combats contre les talibans.Ce sera aux militaires de décider de ce qui est nécessaire, sauf qu’elles ne pourront participer à des missions de contre-insurrection.A cet égard, les libéraux estiment que ces missions devront être laissées aux troupes des pays membres de l’OTAN qui prendront à compter de février 2009 la relève des Canadiens.La principale divergence qui demeure entre libéraux et conservateurs porte sur ce point Le gouvernement parle de troupes de l’OTAN qui viendront en «renfort» et non pas en «rotation» pour remplacer les Canadiens.On voit mal Stéphane Dion reculer sur ce point sans risquer de perdre un large pan de crédibilité.Il ne pourrait plus soutenir que la position qu’il défend aujourd’hui est en totale cohérence avec ses discours passés dans lesquels il a toujours exigé le retrait des soldats canadiens des combats.Cela est juste, mais ce n’est qu’aujourdTmi qu’il précise que c’est des combats dits de contre-insurrection qu’il parlait S’il devait accepter ce concept de «renfort», il ne resterait plus grand-chose de ses discours passés.Les conservateurs ont le gros bout du bâton dans la mesure où ils ont fait de l'adoption de la motion sur l’Afghanistan une question de confiance.Ils pourraient ne vouloir faire de concessions puisque, pour eux, le Canada doit garder la direction des opérations militaires dans la région de Kandahar.Ce serait prendre un risque.à moins de trouver l’une de ces formulations sibyllines qui dit à la fois une chose et son contraire.Avec des mots qui permettraient aux libéraux comme aux conservateurs de sortir de ce débat la tête haute et qui préserveraient la liberté d’agir du prochain gouvernement Ainsi, le débat sur cette motion serait clos, mais la motion elle-même, on s’en doute bien, ne réglerait rien.bdescoteauxfaledevoin com Fausse manœuvre Bernard Descôteaux Serge Truffaut .e toutes les offensives menées par l’armée turque D contre les Kurdes concentrés en Irak, celle en cours se caractérise par son ampleur militaire.Amorcée il y a près d’une semaine, cette intervention rassemble en effet des forces terrestres totalisant 10 000 soldats soute-__JI nus par les bombardements réguliers des forces aériennes.Selon la version officielle d'Ankara, l’objectif de l’opération consiste à nettoyer les camps retranchés des militant^ du Parti des travailleurs Kurdes (PKK) qui régulièrement s’introduisent en Turquie pour croiser directement le fer avec l’ennemi.Bien évidemment le premier ministre turc.Recep Tayyip Erdo-gan, a entonné l’éternel refrain dont les chefs d'Etat usent en pareille circonstance: l’intervention sera la plus brève possible.Le moins que l'on puisse dire est que ce commentaire est un peu court ou plutôt quelque peu incorrect.Car en isolant le présent épisode, en l’extrayant du feuilleton qui s’étend sur plus de trois décennies, _________ Erdogan fait notamment l'impasse sur les actes ¦HPVMrn effectues depuis la fin de l'été dernier.A De quoi s’agit-il?L'offensive actuelle est la suite directe, logique, si l’on peut dire, des bom-jUftp, W bardements et des discrètes opérations ter- ^ ’ - ' * restres conçues par l’état-major turc à la fin de l’été dernier.Autrement dit, l’attaque actuelle n’est pas la première ni la dernière.Tant et aussi longtemps que les partis concernés ne seront pas convertis aux vertus de la négociation, les bombes exploseront D’autant que le compliqué vient de s’ajouter au complexe.Il faut savoir que, dans l'enclave kurde en Iran, le régime des ayatollahs vient de commander une augmentation de troupes qui, il faut le souligner, ne passent guère une journée sans affronter les militants du «Grand Kurdistan».Ce Grand Kurdistan, soit la réunification des provinces kurdes de la Turquie, de la Syrie, de l'Irak et de l’Iran, ils en rêvent depuis l’engagement pris par les vainqueurs de la Première Guerre mondiale à la faveur du Traité de Sèvres en 1921.En 1923, cette promesse volait en éclats lors de la signature du Traité de Lausanne.Compliqué également à cause de l’engagement des Etats-Unis en Irak qui ont reconnu avoir fourni des informations aux autorités turques sur les bases du PKK dans le nord.On aura évidemment deviné que cette aide accordée parce que la Turquie est un allié important au sein de l’OTAN va aiguiser la colère des dirigeants kurdes en Irak.President de la région autonome, Massoud Barza-ni a prévenu que, si des civils étaient tués par des militaires turcs, il lancerait un appel à la résistance générale.A ce propos, il faut préciser et souligner avec insistance le fait que Barzani peut compter sur un contingent de 50 000 pershmergas prêts à en découdre à la seconde.Tous facteurs géopolitiques confondus, toutes variables culturelles prises en considération, il serait très étonnant que les généraux turcs sonnent la retraite à court terme.En fait, c’est possible, mais pour mieux rebondir après avoir adopté un profil bas pendant quelques mois.Car.du Kosovo au cas kurde en passant par le Monténégro, la Bosnie et autres, on assiste à des contestations simultanées de l’héritage de la Première Guerre mondiale.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND Lt« 0S£iu.£< Vu P’TiT >4\ v'ù « fàiw») çiMozy î M'Y' ^ «i* Vu faWcTrt ^ LASRicuVTuge Vt PA*i$ Un système de santé coûteux?Je ne suis pas un spécialiste, mais je suis activement le débat sur la santé qui a cours en ce moment dans les médias.Dans la plupart des interventions publiques sur le sujet, je pense que l’on oublie quelques données pourtant essentielles quand on parle de coût, d’argent et de budgets en santé.En fait, on occulte très souvent le fait que c’est l’explosion du coût des médicaments qui est le premier facteur responsable de la pression exercée sur le système.Egalement, le ministre de la Santé et des Services sociaux rappelait récemment que les coûts reliés aux «services sociaux» sont en nette progression au Québec et accaparent une partie très importante du budget global de la santé.Ces deux prémisses apportent, selon moi, un éclairage plus juste de la situation financière de notre système.Pour corroborer le fait que les coûts du système sont relativement maîtrisés, l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques mentionnait récemment que les dépenses en santé en proportion du PIB du Québec n’ont pratiquement pas augmenté dans les 25 dernières années.Donc ça ne va pas si mal, ou à tout le moins les problèmes sont peut-être ailleurs! Ce n’est pas en dépréciant un système qui marche quand même relativement bien (on peut se comparer avantageusement je pense) que nous allons trouver des solutions à nos problèmes, mais plutôt en motivant tous les acteurs du système autour d’une même cause.Ces mêmes acteurs ont besoin de soutien et de messages clairs, car ils sont pour la plupart démobilisés.Même si effectivement, notre système subit quand même une pression financière importante, il faudrait peut-être revoir un peu les prémisses de départ et nous concentrer à aider les individus femmes et hommes, médecins, infirmières et professionnels de la santé qui travaillent d’ar- LETTRES -?- rache-pied pour offrir un service de qualité à la population.En terminant, pour moi, le privé n’est pas la solution, il ne faut pas transformer un droit social du citoyen en bien de consommation.Louis Aubin McMasterville, le 22 février 2008 De la sympathie.Les Kosovars viennent de se donner unilatéralement un pays en amputant la Serbie de son cœur historique où ils sont devenus majoritaires.Je doute qu’il sorte quelque chose de bon de cette situation.Car il n’est jamais bon pour les minorités non musulmanes de tomber sous la coupe d’une majorité musulmane rapidement oublieuse de ses promesses de respect, de tolérance et de démocratie dès qu’elle a obtenu ce quelle veut.En effet, il n’y a pas un seul pays à majorité musulmane qui soit une vraie démocratie respectueuse des droits fondamentaux inscrits dans les chartes internationales.Malgré Milosevic, je sympathise plutôt avec les Serbes.L’Europe, qui a stupidement renié ses origines judéo-chrétiennes pour plaire à une certaine France anticléricale et fanatiquement laïciste, se prépare donc à de nouvelles explosions balkaniques où les islamistes de tous poils iront avec plaisir jeter de l'huile sur le feu pour la plus grande gloire d’Allah et l’extension de l’islam militant, envahissant et agressif.François Mc Cauley Sherbrooke, le 17février 2008 Le Canada est intervenu Je souhaiterais répondre à une affirmation déclarée à mon encontre, celle d’avoir accusé le Canada d’avoir manqué de courage.Cette accusation est ridicule quand on sait combien les autorités canadiennes se sont démenées pour mon affaire.Et ceci, malgré l’absence de représentation consulaire en Iran et les accusations proférées par les autorités iraniennes.Pour tout dire, la ligue islamique des droits de l’homme (partie intégrante du ministère de Injustice) reconnaît d’elle-même que la mobilisation canadienne a joué un rôle auprès des instances iraniennes.Même si j’ai été retenue des mois durant, je ne peux pas qualifier cette expérience comme un supplice.Je suis sortie indemne.C’est bien là l’important D’autre part cette période a permis de sortir de l’ombre l’affaire de Kharavan, qui s’est bien trop vite dissipée dans les mémoires iraniennes et occidentales.Dès lors, bien que les images tournées manquent, des gens sont désormais informés, ce qui est en soi une victoire sur la désinformation.Mehrnoushe Solouki Le 20 février 2008 Réplique Mme Solouki, vos commentaires sont empreints d’une légèreté, d’une insouciance et d’une inexactitude qui m’étonnent venant d’une femme courageuse qui a défendu, au risque de sa propre sécurité, le principe de la liberté d’expression.Qu’il me soit permis de rétablir les faits que vous triturez dans votre étonnante missive révisionniste.Premièrement, Le Devoir ne vous a pas mis ces mots dans la bouche.C’est bien vous, Mehrnoushe Solouki, qui teniez le micro lors de cette conférence de presse du 5 février.Pas moi.C’est vous qui disiez: «Il n'y a pas eu d’intervention du gouvernement canadien.S’il y en a eu une, on ne Ta pas su.» C’est encore vous qui dénonciez le «manque de courage» de la France, en dépit de deux déclarations «modestes» du Quai d’Orsay en faveur de votre libération.En ma qualité de journaliste, je n’ai fait que rapporter ces informations, qui ont d’ailleurs trouvé écho dans d’autres médias.Votre parole aurait-elle dépassé votre pensée ce jour-là?Si tel est le cas, le poids du ridicule devrait retomber sur d’autres épaules que les miennes.Brian Myles LIBRE 0 I’ I N I 0 N -?- Lettre à un poète mourant OLIVIER GAMELIN Doctorant en lettres à [’Université du Québec à Trois-Rivières Très cher ami.Voici venu le temps des bousculades, des crochets sur la gueule, des casse-pattes à l’institution littéraire québécoise.Il y a trop longtemps, cher ami, qu’Orphée n’a plus droit de cité au Que» bec et que sa lyre ne résonne plus qu’au son d’un tiroir-caisse.Vingt ans qu’on écoute murmurer les mêmes chantres, vingt ans de partis pris pour les Bonzes subventionnés, vingt ans quelle perdure la grande messe littéraire dans la province de Champlain.C’est assez.Tu sais, cher ami, combien j’en ai contre tous les marchands du temple qui vendent leurs poésies d’un bout à l'autre du Saint-Laurent sans autre souci que le nombre de barres qui traversent un signe de piastre.Depuis des lustres, pas un poète ne se lève au Québec, sinon à genoux, pour défendre une poésie plus près de l’art que de la culture.Poètes, vos papiers! Voilà le discours des gendarmes du temple.Papiers signés, griffés par la plume d'un bonze, passeports de putes.Nous sommes sans papier, ami, voilà pourquoi nous sommes poètes.Oui.poètes, à la plume comme à l’épée.Combien osent parler des chemins peu fréquentés — Baudelaire, Crémazie, Rimbaud — sans en avoir fait l’experience?Tant d’universitaires s'y hasardent.Trop s'y délectent l’alexandrin sans boire à la carte, sans concé- der à la poésie son caractère sacré.Qui sont-ils pour juger le maitre sans tenir le pinceau?Menuisiers sans marteau?Poètes sans échafaud?Intellectuels sans révolte?Nous avons choisi l'autre voie, le chemin le plus long, celui où l’on avance seul et où les obstacles sont nombreux, celui de la patience et de la détermination, le seul possible, nous avons rejeté la reconnaissance de nos pairs.L'essentiel, n’est-ce pas de créer, sans souci de diffusion?Sans désir de légitimation?Il faut créer, cher ami, écrire comme on prononce une prière, dans l’intimité de la foi, humble devant la beauté et non en cherchant l'approbation des caméras de 18h.Nous sommes à une époque où la diffusion effrénée et la légitimation à outrance de l’écrit rendent caduc ces deux vecteurs essentiels au développement d’une littérature nationale.J’entendais récemment une notoriété universitaire af firmer que le grand nombre de publications proposées par nos libraires témoignait de la bonne santé de notre littérature.Certes, le livre y est peut-être Roi, mais la littérature y est son bouffon, le manuel de cuisine y trône en Reine et la cour s’y occupe de bricolage.Souhaiterais-tu, cher ami.voir ta poésie grelotter entre la biographie d'un politicien véreux et celle non moins pénible d’un boxer alcoolique qui s’adonne au soufflet et au soufflé?La publication littéraire postmoderne, la diffusion de masse d'une culture de masse sont autant de signes qui nous indiquent la superficialité de notre littérature nationale, sa fragilité.Il faut revenir à la base même de la littérature, de la poésie: la création pour la création, cette vieille formule sans souci de couronnement.Pour s’épanouir, pour sortir de la pauvreté, notre littérature nationale devra au préalable générer d’immenses pertes financières.Qu’on se le dise.Si tu me permets un conseil aux jeunes poètes: retournez chez vous et remettez-vous à la tâche! Tachez de bien soigner vos archives personnelles et lorsque la machine dévorante de talents explosera d’elle-même, lorsque la littérature sortira des magasins à grande surface et des multinationales de l’imprimerie, l’histoire, seule capable de légitimer une œuvre, vous donnera raison.D’ici-là, à la plume! Le temps encourage l’authenticité, l'impatience la tue.Malgré notre silence public, cher ami, nous sommes de notre époque, indéniablement de notre époque.Ceux qui marchent dans la marge sont également le reflet de leur époque.Alors que dehors on se flatte le ventre d'avoir «inventé un nouveau genre» littéraire, à l’intérieur nous créons, nous affinons nos plumes et nos pinceaux, solitaires, pauvres, fidèles à la création: là-bas, les flashs médiatiques s’activent et bourdonnent aux oreilles de la gloire.J’attends ta réponse, cher ami, avec impatience.Ne tarde pas trop, car je pourrais m'irriter et faire suivre la présente d'une seconde beaucoup moins sympathique.Je sais me montrer vitriolique. LE DEVOIR.LE MARDI 2 ti FEVRIER 2 0 0 8 >* A IDEES DENIS LAZURE, 1925-2008 On ne lâchera pas, Docteur ! PIERRE DUBUC Directeur de L'aut journal et secrétaire du SPQ Libre l n’y a d’espoir que dans l’action.Et la seule chose qui permet à l'homme de vivre, c’est l’acte.Un homme s’engage dans sa vie, dessine sa figure, et en dehors de cette figure, il n’y a rien.» C’est avec cette citation de Jean-Paul Sartre que le Dr Denis Lazure conclut son autobiographie Médecin et citoyen, Souvenirs, publiée en 2002 chez Boréal.«Je suis homme d’action, écrit-il.Mais cette action, je la vois associée en couple avec la réflexion.Lune alimente l’autre, mais c’est par ses actes beaucoup plus que par sa réflexion ou ses paroles qu’on reconnaît l’apport social d’un individu.» De ces «actes», le Dr Lazure en a parsemé la société québécoise.En «dessinant sa figure», il a dessiné une grande partie de la figure du Québec moderne.A titre de psychiatre, il a été un des artisans de la révolution en psychiatrie.Comme ministre des Affaires sociales, il a piloté la loi sur les personnes handicapées, instauré l’avortement thérapeutique dans les hôpitaux, mis sur pied le réseau des garderies.Son apport est immense.D’autres sauront le décrire mieux que moi.Parrain du SPQ Libre J’ai toujours pensé que Médecin et militant aurait été un titre plus approprié que Médecin et citoyen pour son autobiographie.Car l’engagement social du Dr Lazure est repérable à toutes les périodes de sa vie.C’était d’ailleurs en reconnaissant ce militantisme que je lui avais proposé lors de la campagne référendaire de 1995 de tenir une chronique dans les pages de L’aut’journal.Ce qu’il avait accepté avec enthousiasme.Par la suite, nous avions gardé le contact Au lendemain des élections de 2003, marquées par la défaite du Parti québécois et un score anémique de la gauche, j’en étais venu à la conclusion qu’il fallait recréer la grande coalition souverainiste au sein du Parti québécois et que la formule des clubs politiques, empruntée au Parti socialiste français, pouvait en être la forme.Tout naturellement j’ai pensé en discuter avec le Dr Lazure dont j’avais noté qu’il s’inquiétait dans ses Souvenirs de «la quasi-absence de relève à l’intérieur de l’aile gauche du parti».Enthousiasme et implication L’idée emballe immédiatement le Dr Lazure qui s’empresse de la présenter à son grand ami Bernard Landry.Avec sa diligence habituelle, le D' Lazure organise une rencontre avec le chef du Parti québécois.Six mois plus tard était créé le club politique Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre) que le Parti québécois accueillera en son sein à son congrès de 2005 en modifiant ses statuts.Le Dr Lazure a été un des premiers à prendre sa carte de membre.Jusqu’à ce que la, maladie l’en empêche, il participera à nos activités.À chaque étape, il nous prodiguait ses judicieux et précieux conseils.L’homme comprenait également l’importance du développement d’une presse libre et indépendante.D y a quelques mois, peu avant la période des Fêtes, il prenait l’initiative de rédiger une lettre personneDe à tous les députés du Parti québécois pour les inviter à s’abonner à L’aut journal.Toujours les actes qui suivent la parole.Aux sources de ses idées sociales-démocrates Après que sa conjointe Anne-Marie nous eut appris son décès, j’ai tiré de ma bibliothèque ses Souvenirs et m’y suis replongé.J’y ai retrouvé l’origine des idées sociales-démocrates qu’il a défendues toute sa vie.On ne s’étonnera pas qu’elles trouvent leur source dans l’action sur le terrain.Elles viennent en grande partie de voyages qu’il a effectués tout au long de sa vie.Au départ, dans les pays de l’Est, particulièrement lors d’un séjour de plusieurs semaines à Prague en 1950 à l’occasion d’un congrès étudiant où il était délégué de la Fédération nationale des étudiants des universités canadiennes.Il s’émerveillait alors de l’abondance des activités sociales et sportives à la disposition des étudiants, du réseau de garderies, souvent en milieu « Y., §1 Le Dr Denis Lazure de Jravail, du statut social plus évolué de la femme.À la même époque, il visite les pays Scandinaves où il fait sienne cette idée d’une solidarité sociale basée sur la concertation entre patronat et syndicats.Au printemps 1960, il se trouve en Chine avec Madeleine Parent, Jacques Hébert et Pierre Elliott Trudeau.Il écrit «Madeleine Parent et Norman Be-thune représentent, pour moi, l’engagement social porté à son zénith!» Passage en Haïti Au retour, il part avec sa famille pour pratiquer en Haiti, où il est le seul psychiatre du pays.C’est là que sa carrière se décide.«Pratiquer la psychiatrie dans un milieu aussi défavorisé offre au jeune psychiatre en voie de devenir psychanalyste que je suis une perspective de son métier radicalement différente.Cette expérience, venant peu après le choc de la Chine et avant l’enquête JACQUES GRENIER LE DEVOIR dans les hôpitaux psychiatriques du Québec, aura grandement contribué à donner un coup de barre décisif à mon orientation professionnelle et à me faire privilégier l’action pouvant entraîner des changements non plus seulement dans la psyché d’un individu, mais au sein de groupes et de collectivités.D’où mon choix futur de l’administration publique et, plus tard, de la politique.» Ce choix de l’action — où la réflexion n’est jamais absente —, le Dr Lazure l’a maintenu jusqu’à la fin.Hier encore, il était une des figures de proue de la lutte contre la construction de deux mégahôpitaux à Montréal.Dans cette conjoncture particulièrement difficile de notre histoire, où les perspectives pour notre lutte de libération nationale et sociale sont floues et les tentations de démissions nombreuses, nous avons intérêt à nous inspirer de l’héritage que nous lègue le D Denis Lazure.Un ami bien placé JACQUES ROY Ex-ambassadeur du Canada en France ans sa chronique du 19 février intitulée «Un ennemi bien placé», M.Michel David se réfère à des commentaires faits à mon égard par l’ex-premier mipistre du Québec, M.Lucien Bouchard.À la suite d’une présentation que j’avais faite à des étudiants de l’Université Laval, il m’accusait d’être un «commando politique».Cet écart de langage m’avait choqué, mais en même temps aidé.Du jour au lendemain, les gens s’arrachaient les billets pour venir m’écouter et les médias m’ont consacré beaucoup d’attention.Je venais d’arriver à Paris apres deux années comme ambassadeur auprès de l’Union européenne.Je taisais alors une tournée de discours au Québec où j’expliquais le fonctionnement de cette union.Je disais entre autres choses que, dans les domaines économiques les plus importants de la vie quotidienne des citoyens, les provinces canadiennes avaient autant sinon plus d’autonomie que les Etats membres de [union.Dans le domaine budgétaire par exemple, les Etats membres devaient déposer une somme d’argent sans intérêt à la banque centrale s’ils avaient un déficit budgétaire dépassant 3 % de leur PNB.Je demandais quelle serait la réaction au Canada si une telle mesure était imposée aux provinces.Je donnais l’exemple des négociations commerciales.On venait de sortir de la crise du turbot avec l’Union européenne durant laquelle j’avais été le négociateur pour le Canada.Je rapportais que, dans ce conflit, qui concernait surtout l’Espagne, c’était la commissaire italienne responsable de la pêche qui dirigeait les négociations et qu’aucun Espagnol ne faisait partie de la délégation.Du côté canadien, le ministre Brian Tobin avait la responsabilité du dossier et rien avait pas été écarté parce que son comté était à Terre-Neuve, la province la plus engagée dans le conflit J ajoutais que, dans toute négociation impliquant un ou plusieurs des Etats membres de l’union, c’était toujours la commission qui était à la table, et qu’à ce moment-là, c’était un commissaire britannique qui parlait au nom de la France.Les auditeurs étaient surpris et heureux d’apprendre ces renseignements.Ils ne comprenaient pas comment ils avaient pu engendrer l’accusation de M.Bouchard.Et ils se demandaient comment il était possible pour un ministre du gouvernement de dire, d’une part, que le Québec aimerait bien pouvoir devenir membre de l’Union européenne tout en prétendant, d’autre part qu’il était essentiel que le Québec puisse négocier ses ententes commerciales.M.David rapporte que «les péquistes répètent depuis des années que le véritable ambassadeur du Canada dans la capitale française n’est pas celui qui en porte officielle- ment le titre, mais le tout-puissant président du comité exécutif de.Power Corporation, Paul Desmarais».Cette assertion simplifie probablement leur pensée.Je n’ai aucun doute quant à l’importance de M.Desmarais au sein de certains milieux français.Mais prétendre qu’il peut manipuler la politique française à l’égard du Québec est une aberration.À ma connaissance, le président François Mitterrand n’avait pas de rapports étroits avec M.Desmarais.Ayant été témoin des atrocités de la dernière guerre, il était convaincu qu’en Europe le nationalisme était néfaste.Sa pensée était plus nuancée à l’égard du Québec, mais il croyait que sa réussite était mieux assurée au sein du Canada.La position du président Jacques Chirac a évolué au cours des années.Une fois au pouvoir, il s’est éloigné progressivement de la déclaration faite en janvier 1995.Ses nombreuses rencontres avec les dingeants du gouvernement canadien et de celui du Québec l’avaient amené à conclure qu’il n’était pas dans l’intérêt du Québec de se séparer.Le président Sarkozy est depuis longtemps un admirateur du fédéralisme canadien.M.Desmarais le conforte peut-être dans ses pensées à l’égard du Québec, mais toute position que le président pourrait prendre dépendra de son analyse des intérêts de la France.Il sera, j’en suis certain, un bon ami du Québec, mais pas nécessairement des péquistes que M.David a consultés.Un pacte de non-agression ALAIN-G.GAGNON Professeur de science politique à l'Université du Québec a Montréal epuis quelques semaines, de nombreux panneaux publicitaires achetés par l’Université d’Ottawa ont été installés aux abords des universités montréalaises.L’objectif de cette campagne agressive qui frôle l’indécence est d’inciter les étudiants à quitter les institutions québécoises pour aller poursuivre leurs études dans la capitale fédérale.«Ça part d’ici!», peut-on lire sur les affiches.Comment interpréter cet assaut publicitaire de l’Université d’Ottawa, l’université canadienne comme elle aime se définir, jusqu’aux portes de l’UQAM, de HEC Montréal et de l’Université de Montréal?Une campagne plus modeste avait été menée sur la pointe des pieds l’an dernier.Il faut croire que les retombées de cette initiative ont été encourageantes puisque l’Université d’Ottawa a décuplé ses efforts cette année pour tenter de séduire la clientèle étudiante francophone.Il importe de se pencher sur les conséquences de cette stratégie qui compromet le climat de relations cordiales et respectueuses qui se sont établies entre les universités.Des liens de collaboration ont été tissés au fil des années entre l’Université d’Ottawa et les universités montréalaises.C’est cette collaboration, par exemple, qui a permis à l’Université d’Ottawa de jouer un rôle plus actif dans l’ensemble canadien.Course aux étudiants Les universités doivent-elles s'engager dans une guerre sans merci pour s'attirer les étudiants aux cycles supérieurs?Le sous-financement chronique des universités au Québec fait d’autant plus mal que le gouvernement de l’Ontario a pris le chemin inverse en réinvestissant massivement dans son réseau ces dernières années.Les universités ontariennes ont en main beaucoup d’atouts pour conquérir le plus important «marché» d'étudiants au Canada: celui de Montréal.La bataille ne se fait plus à armes égales.Le Québec risque de devenir un endroit où l’on formerait des étudiants jusqu’à la fin du premier cycle universitaire pour les voir ensuite voguer vers d’autres cieux afin de profiter de meilleures conditions pour effectuer leur formation de deuxième et troisième cycles.Les répercussions d’une telle stra- -tégie risquent d’être désastreuses pour l’avenir puisque rien ne nous assure que les futurs diplômés reviendront au Québec pour y faire carrière.Le Québec serait une pépinière qui laisserait partir ses fruits au moment où ils sont presque mûrs.Pour les établissements d’enseignement, ce serait catastrophique.Moins d’étudiants, moins de budget, moins de professeurs, moins de recherche, une bien drôle de façon de se préparer à la société du savoir.Ce mouvement va contribuer au déplacement des ressources financières vers d’autres lieux de formation et laisser en position de faiblesse nos institutions, déjà anémiques en raison du sous-financement du réseau universitaire québécois.Non-agression Au Québec, il y avait entre les universités francophones et anglophones une sorte de pacte tacite de non-agression où l’honneur avait préséance sur l’appât du gain.Les universités ont appris à ne pas se livrer une concurrence indue.L’université McGill par exemple, qui jouit d’un prestige indéniable, n’a jamais eu l’arrogance de placarder ses publicités aux portes des institutions voisines comme pour les assiéger.Cette culture de sociabilité a permis aux universités québécoises de lancer conjointement de grands projets de coopération scientifique en faisant connaître leurs programmes de formation pour mieux rayonner sur la scène internationale.Les acteurs sociaux et politiques ne peuvent continuer de fermer les yeux devant cette menace d’implosion.les milieux politiques doivent se ressaisir et prendre leurs responsabilités en investissant massivement dans le domaine de l’éducation.Le parti gouvernemental et les deux partis d’opposition doivent se solidariser pour faire de l’éducation la grande mission de l’État.U: Québec est aux prises avec un de ses plus grands défis depuis la Révolution tranquille.Il faut réinvestir de façon significative en éducation sans quoi les grands acquis que constituent nos universités sont menacés.Concurrence malsaine Les acteurs sociaux, les étudiants en particulier, doivent se mobiliser autour de cet objectif.Les institutions universitaires doivent de leur côté cesser de chercher à profiter indûment de leurs avantages circonstanciels, une concurrence que plusieurs qualifieront d’abusive.Les avancées des universités francophones ne devraient pas se faire au détriment des autres institutions francophones.Les établissements devraient plutôt mettre leur énergie à revendiquer une part adéquate des fonds publics afin qu’ils puissent remplir pleinement leur mission en offrant aux étudiants un éventail de programmes en sciences humaines et en sciences sociales qui ne seront pas à tout moment menacés d’être immolés sur l’autel de la rentabilité.La mobilisation des acteurs sociayx est d’autant plus importante que la ministre de l’Éducation ne donne pas l’impression de veiller au grain tellement occupée qu’elle est à dicter dans les moindres détails aux enseignants du primaire comment ils doivent mettre en application la réforme pédagogique.Pendant ce temps, se déroule une grande bataille qui semble lui échapper.Le gouvernement Charest a manqué récemment une bonne occasion d’assumer son leadership en éducation en préférant procéder à des baisses d’impôts de près d’un milliard de dollars plutôt que de renforcer son réseau de l’éducation.Pour «Briller parmi les meilleurs», il faut se donner les moyens collectivement.Le temps de passer à l’action, ça commence ici et maintenant.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise; Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société).Clairandree Cauchy (Général).Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin, Vincent Cauchy (commis internet) Laurence ClaveK/mpifre).Philippe Papineau (pupitre), Louise-Maude Rknix Soucy (Santé): Pauline Gravel (sciences) : Michel Gameau (caricaturiste) : Diane Precourt (responsable des pages thématiques).Martin Dudos, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correcteurs): Jacques (Renier et Jacques Nadeau (photographes) à rmfcrmabon culturefle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture).Julie Carpentier (pupitre).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baillargeon (reporter), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay fri«éma,»Isabelle Paré (culture), à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny (pupitre).Eric Desrosiers.Claude Turcotte, François Desjardins; à l’information internationale Jean-Pierre Ijegault (pupitre international et page éditoriale).Claude li-vesque, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste).à l’information politique Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa).Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Québec), Kathleen I>vesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction).Emilie Parent Bouchard, Etienne Plamondon-Émond (commis à la rédaction) La documentation : Gilles Paré (directeur): Manon Derome.Olivier Speciel (Quebec).Monique Bherer (Ottawa» LA PUBLICITÉ Amelie Bessette.Jean de Billy, Jean-François Bossé.Dave Cameron (directeuradjoint), Julie Chrétien.Marlène Côté.Christiane Legault, Amélie Maltais.Claire Paquet, Geneviève Pierrat, Chantal Rainville, Martine Riopelle.Isabelle Sanchez.Nadia Sebaï.Melisande Simard (publicitaires), Sylvie Laporte.Martine Berube (secrétaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Filion.Yannick Morin.Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBITION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu.Manon Blanchette.Nathalie Filion, Rachelle l^eclerc.Jean-Robert Divers (responsable promotion).L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur).Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy.Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier.Monique Proteau.Danielle Ross.1 LE D E V 0 I K , LE MARDI 26 FÉVRIER 2 0 0 8 A 8 A QUALITES DEMANDES SUITE DE LA PAGE 1 Selon la Table de concertation, il se vend chaque année plus de 500 (XX) véhicules de plus de huit ans sur les 4,7 millions qui constituent le parc québécois.L’âge moyen de la flotte automobile québécoise est de 8,1 ans, et la durabilité moyenne est de 300 000 km.En 2005, plus de 37 % des véhicules avaient plus de huit ans.Un Québec en retard Aux États-Unis, 33 États ainsi que le district de Columbia appliquent 52 programmes différents d’inspection.Les véhicules les plus âgés, qui représentent là-bas environ 20 % du parc roulant, émettent 50 % des polluants en raison du manque d’entretien, de la vétusté d’équipements comme le convertisseur catalytique ou de l’usure des moteurs qui crachent des hydrocarbures au-delà de toutes les normes.Au Québec, les inspections volontaires organisées par l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) depuis 15 ans, ont établi que plus de 20 % des véhicules dérogeaient aux normes.Selon son président, André Bélisle, «les gens qui venaient à ces inspections volontairement sont en général des gens qui font attention à leur véhicule et les entretiennent: imaginez ce que donnerait un programme obligatoire pour tous les véhicules».André Bélisle estime, en se basant sur son expérience des «cliniques d’inspection», qu'environ 10 % des véhicules de trois ans ne respectent pas les normes, que ce pourcentage grimpe autour de 20 % pour les véhicules de 3 à 5 ans, et à plus de 50 % pour les véhicules de 5 à 14 ans.Les voitures japonaises sont les plus stables en matière de performance environnementale, suivies par les européennes de bonne qualité et, en queue du peloton, on retrouve Ford, GM et puis Chrysler.C’est l’ancien ministre de l’Environnement, André Boisclair, qui avait mis la hache dans le programme d’inspection obligatoire préparé par son prédécesseur Paul Bégin.Le New Jersey a acheté par la suite à bon prix le plan préparé et payé par le Québec.Son programme, considéré comme un des plus performants des États-Unis, passe en revue 142 fonctions d’un véhicule et il ne coûte présentement que 45 $ aux automobilistes.Il ausculte la sécurité du véhicule avec des équipements inconnus chez les concessionnaires ainsi que le contrôle des émissions polluantes.Du «manger mou politique» L'industrie automobile se défend de vouloir retarder l’entrée en vigueur ce cette mesure en misant plutôt sur un programme d’inspection faiblard, qu’un fonctionnaire de l’Environnement qualifiait cyniquement hier de «manger mou politique».La Table de concertation qui a préparé ce programme regroupe notamment les concessionnaires, les constructeurs automobiles, les recycleurs, les marchands de véhicules d’occasion et le CAA-Québec.Pour le président de l'AQLPA, ce programme se retrouve «en bas du seuil de l’acceptable, car il laisse les propriétaires, qui veulent user leur véhicule à la corde, polluer sans vergogne.Et en refusant d'imposer une inspection aux véhicules de moins de cinq ans, le programme refile la facture d'une partie importante des réparations aux consommateurs qui ne peuvent se prévaloir de la loi, laquelle oblige les constructeurs et les concessionnaires à garantir l’efficacité des systèmes antipollution pour au moins cinq ans.On sait par ailleurs qu’un nombre croissant de véhicules de location, que les locataires entretiennent souvent le moins possible, sont en très mauvais état, une autre raison d’exiger une inspection obligatoire tous les deux ans pour tous les véhicules de plus de trois ans, avec une inspection annuelle obligatoire à partir de sept ou huit ans».Du côté de l'industrie, on se défend de vouloir éviter l’application des garanties légales sur les systèmes antipollution par une proposition qui reporte leur inspection après leur échéance.«Ce qu’on propose, c’est mieux que la situation actuelle oïl rien ne se fait», plaide Carolle Larose, directrice de l’Association des industries de l’automobile du Canada (AIA).Approche étapiste La nouvelle Table de consultation a été mise en place après qu’André Boisclair eut rejeté le système d'inspection obligatoire généralisé, proposé par l’AQLPA et l'industrie à l’époque.Elle s’est appliquée à proposer un système minimal «parce que le ministre Thomas Mulcair nous a explicitement demandé un système qui ne touche pas tout le monde, qui ne touche pas les véhicules récents et qui n’est Pas trop radical par son approche», explique Mme Larose.Mais cette stratégie, dit-elle, permet de mettre en place rapidement un premier système, «quitte à élargir sa portée progressivement», ajoute Mme Larose.Jacques Béchard, directeur de la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec, précise «qu'on pourrait chaque année ajouter une nouvelle catégorie de véhicule dans le programme», ce qui permettrait à la SAAQ d'apprivoiser doucement cette nouvelle responsabilité.Selon Jacques Béchard, les concessionnaires et l'industrie sont d'accord avec un système universel, qui inclurait les véhicules de trois ans et plus, régi par un mandataire indépendant.«Tout le monde, y compris l’industrie, a avantage à ce que le marché des voitures usagées n’englobe plus les voitures mal entretenues: tout le monde achèterait des véhicules plus fiables, d'une valeur ajoutée.» Mme Larose ajoute que l’obligation de faire certifier un véhicule pour le vendre inciterait bien des propriétaires à mieux l’entretenir.Mais, pour André Bélisle, cette stratégie évacue toute logique de prévention, car elle obligerait les gens à réparer après avoir pollué pendant des années: «On légaliserait ainsi cette pollution par un programme du ministère de l’Environnement: faut le faire!» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 a dit cette source libérale qui connaît bien Stéphane Dion.Une autre source affirme que la machine libérale n’est pas prête à se lancer en campagne électorale parce que plusieurs organisateurs et stratèges du parti ont carrément refusé de s’y préparer.Certains parlent même d’une forme de «mutinerie» pour avoir ainsi défié la volonté du chef.C’est d’ailleurs cet accueil plutôt froid des organisateurs et stratèges libéraux qui aurait convaincu Stéphane Dion de baisser d’un cran sa rhétorique guerrière.Il y a à peine deux semaines, soit le 11 février dernier, Stéphane Dion semblait davantage sur le pied de guerre.Interrogé sur la possibilité que le gouvernement tombe lors du vote sur le budget, il avait répondu: «C’est mon pressentiment.» Mais l’ambiance dans le caucus libéral a complètement basculé depuis cette date.Plusieurs députés libéraux, particulièrement en Ontario, pressent Stéphane Dion de ne pas renverser le gouvernement Harper maintenant Ils estiment que le terrain sera plus fertile au printemps ou même à l’automne.Depuis, c’est la valse-hésitation dans le camp libéral.Un budget prudent Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a d’ailleurs soutenu hier que les libéraux devraient songer à appuyer son budget.«Je pense que certains aspects du budget sont très bons pour le Canada et les Canadiens, a-t-il dit.J’espère que les partis d’opposition prendront le temps de l’examiner et de l’étudier.» M.Flaherty a affirmé qu’il déposerait un budget «prudent» aujourd’hui à 16 h.Pour illustrer ses propos, le ministre s’est même abstenu d’acheter une nouvelle paire de chaussures, comme le veut pour- PHILHARMONIQUE SUITE DE LA PAGE 1 d’affamer son peuple, Zarin Mehta décrit ce concert de l’orchestre quil préside comme «une manifestation du pouvoir de la musique de réunir les peuples».L’invitation, qui émane du gouvernement de la République populaire démocratique de Corée, a été reçue en août 2007.L’opération Pyongyang du New York Philharmonie a même engendré un happening audiovisuel.En Europe, la chaîne de télévision ARTE diffuse le concert, relayé par ailleurs par diverses radios.Ici, Espace Musique retransmettra les échos musicaux de Pyongyang le 3 mars prochain à 20h.Farandole pour un voleur de pain Quel sera k' visage du «peuple» présent dans le grand Théâtre de Pyongyang?On craint de voir une assemblée de dignitaires du régime de Kim Jong-D, comme jadis les concertsévénements donnés, à Berlin, devant un parterre de hauts gradés nazis.D’aucuns ont vilipendé ou banni le chef Wilhelm Furtwangler pour cela On a même analysé son cas au cinéma, en 2001, dans le film Taking Sides d’Istvan Szabo.Sauf qu’à Berlin, c’était le Philharmonique de Berlin qui se produisait dans sa ville.Ici c’est le Philharmonique de New York, qui se déplace tout exprès pour jouer la Farandole de L'Artésienne de Bizet à des messieurs qui fusillent des morts de faim.Cette information, sur la peine de mort pour «des infractions comme le vol de nourriture» se trouve dans le rapport 2007 d’Amnesty international, qui relève une nouvelle fois «les violations systématiques des droits humains, notamment du droit à la vie et du droit à l'alimentation» et chiffre a 12 % «la population souffrant de malnutrition aiguë» dans un État pratiquant la «culpabilité par association», c’est-à dire «punissant des familles entières en raison de leur lien de parenté avec une personne considérée comme hostile au régime».DION tant la tradition la veille d’un budget D a plutôt choisi de faire réparer ses vieux souliers.«Nous allons dépenser, mais nous allons dépenser d’une manière contrôlée, compte tenu du contexte économique cette année et l’an prochain.La population ne devrait pas attendre de grandes dépenses, puisque nous devons respecter nos moyens, demeurer prudents et faire preuve de responsabilité fiscale», a déclaré Jim Flaherty.Il a toutefois ajouté que «quelques surprises» se glisseraient dans l’exercice budgétaire, sans préciser lesquelles.On s’attend notamment à ce que le gouvernement accentue l’aide accordée aux entreprises qui font de la recherche et du développement Le budget Flaherty fera également la part belle à une nouvelle évaluation des dépenses dans tous les ministères, afin de chercher des économies là où c’est possible.«Nous allons réexaminer chaque agence, chaque programme, chaque initiative du gouvernement du Canada.Nous en avons déjà examiné 15 %, et j’en dirai davantage demain [aujourd’hui]» , a affirmé M.Flaherty.Preuve du peu de nouvelles mesures qui verront le jour aujourd’hui, le gouvernement a prévenu l’imprimeur au début du mois de février que le nombre de pages du budget serait de 40 % inférieur au document de l’an dernier.Faute de mesures spectaculaires à mettre sous la dent des contribuables, on s’attend également à ce que le gouvernement ramène sur le tapis les baisses de taxe et d’impôts de 60 milliards de dollars sur six ans qu’il a consenties dans le mini-budget de novembre dernier.Du recyclage de bonnes nouvelles.Il faut dire que le gouvernement Harper a lui-même contribué à limiter sa marge de manœuvre financière, ce qui l’empêche de multiplier les nouvelles dépenses.Pour 2008-09, les réductions d’impôts et la Qu’est-ce qu’un orchestre vient faire dans cette galère?Quel remède ou réconfort concret peut-il apporter à ces gens opprimés?Question gênante, puisque l’invitation émane de la Corée du Nord, et que le New York Philharmonie dit lui-même n’assumer aucuns frais.On ne peut qu’espérer que la parade musicale ne va pas aggraver la situation financière du pays au détriment même de la situation alimentaire des Nord-Coréens.Pour Yuli Turovsky, directeur dl Musici de Montréal, joint par Le Devoir, il fallait prendre le risque.«Oui, il faut jouer.Pas pour le gouvernement, mais pour les gens, qui croient que les Américains sont sur une autre planète.Il est très important d’aller dans un pays isolé.Si j’étais là-bas, comme fêtais en Union soviétique à l’époque, voir le New York Philharmonic pourrait être l’événement de ma vie.» Précautions et propagande Le Philharmonique de New York, qui souffre depuis deux ans d’un déficit de visibilité par rapport à l’institution voisine, le Metropolitan Opera, aura tout fait pour présenter l’opération sous le meilleur angle et draine d’ailleurs dans son sillage plus de cent cinquante journalistes.Officiellement, le concert ne fait pas partie de la tournée asiatique, commanditée par Crédit Suisse, et qui s’est donc achevée ce dimanche.Les sujets évoqués lors des tractations entre le Philharmonique et les représentants du gouvernement de la République populaire démocratique de Corée incluaient la possibilité pour des étudiants d’assister à la répétition et la présence de musiciens au conservatoire de musique de Pyongyang.Où s’arrêtera l’ouverture, où débutera la propagande et l’instrumentalisation des musiciens new-yorkais?Une instrumentalisation dans les deux sens d’ailleurs.Christopher Hill, assistant du Secrétaire d’État des États-Unis, déclarait la semaine dernière: «Ce concert se situe dans la droite ligne des efforts américains pour montrer aux Nord-Coréens que Washington ne nourrit pas de sentiments hostiles à leur égard.» Un orchestre symphonique sert-il à cela?baisse de la TPS privent le gouvernement de revenus qui frôlent les 30 milliards de dollars! Uniquement pour la baisse de deux points de la TPS, ce sont 12 milliards de dollars qui n’aboutiront pas dans les coffres du gouvernement fédéral l’an prochain.Le Bloc veut de l’argent pour l’éducation Le Bloc québécois a continué d’exiger hier que le budget renferme une aide accrue destinée aux secteurs manufacturier et forestier saignés par la montée du dollar, la hausse du coût de l’énergie et la concurrence des pays émergents, comme la Chine, l’Inde et le Brésil.Le chef bloquiste réclame aussi 3,5 milliards pour l’éducation postsecondaire.Pour financer ses demandes, Gilles Duceppe soutient que le gouvernement peut puiser dans le surplus de dix milliards de dollars prévu pour l’année financière en cours.Cette somme ira directement au remboursement de la dette si elle n’est pas investie.«C’est important de mettre de l’argent sur la dette, mais c’est tout aussi important de répondre aux besoins immédiats des gens, surtout en période de ralentissement économique», a dit M.Duceppe.La réplique de Stephen Harper n’a pas tardé.«C’est important de garder une approche équilibrée et c’est l’intention de ce gouvernement», a-t-il dit Si ses demandes ne sont pas comblées, le Bloc québécois votera contre le budget Le chef du NPD, Jack Layton, a déjà annoncé qu’il ne pouvait pas appuyer le gouvernement.La décision de sauver les conservateurs lors du vote de confiance sur le budget reviendra donc vraisemblablement au Parti libéral du Canada Le Devoir Avec la collaboration d’Hélène Buzzetti Un grand théoricien Le concert qui débutera par les hymnes nationaux, comprendra le prélude à l’acte 3 de Lohengrin de Wagner, la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak et Un Américain à Paris de Gershwin.Même le programme des rappels est fixé: un air traditionnel coréen, la Farandole de L’Artésienne de Bizet et (ça ne s’invente pas!) une ouverture de Bernstein intitulée.Candide'.On peut voir comme de la candeur le fait de situer ce concert sur le même plan que les «échanges culturels» cultivés entre les États-Unis et l’Union soviétique au temps de la guerre froide.D’un côté, comme le relève Brian Myers, universitaire et expert sur la Corée du Nord, interviewé par Time Magazine, «toute l’idéologie du régime nord-coréen est fondée sur un nationalisme de race qui proclame que les Nord-Coréens sont supérieurs, et vous n’engendrez pas d’échanges de bonne volonté avec des gens qui vous considèrent comme racia-lement inférieurs».De l’autre, pis encore, on se demande quelles sont les valeurs musicales partagées entre la Corée du Nord et l’Occident En effet le dictateur Kim Jong-H, lui-même, on ne le sait que trop peu, a théorisé l’art musicaL dans un ouvrage intitulé Sur l'art de l'opéra.Comme le note l’historien et critique musical américain David Hurwitz, Kim Jong-D y prescrit le cadre de la «manière correcte de créer une nouvelle musique» et décrète notamment que toute la musique orchestrale doit être basée sur le «chant stro-phique», un chant «créé et défini parles masses populaires».On apprend aussi que «la musique orchestrale de l’opéra conventionnel qui est difficile et compliquée, doit être écartée et une nouvelle musique, qui fait appel aux sentiments et aux goûts du peuple, doit être créée».Wagner— qui en a servi d’autres! — appréciera dans sa tombe.Et pourvu que Lorin Maazel ne passe pas une nuit en prison pour avoir dirigé en Corée du Nord, avec la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak, une musique qui contrevient aux canons esthétiques prônés par le «Cher Guide»! Collaborateur du Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Michel Nadeau et Jean-Claude Deschênes encadrent le président du groupe de travail, André Bisson.7 frfttfutsürtoS
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