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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-02-11, Collections de BAnQ.

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MATIGNON Charest a intercédé pour Dumont, Beaudoin aussi s ^ ETATS-UNIS Obama ajoute le Maine à sa série de succès w w w e v o i r.o ni LE DEVOIR Vol.X C 1 X X ' 2 8 ?LE LUNDI 11 FÉVRIER 2008 8 9c + TAXES == 1 $ PÜP Dion durcit le ton sur la mission afghane Le secrétaire américain à la Défense fait la leçon aux Européens , JACQUES NADEAU LE DEVOIR Elyan Jacques, de l’équipe de Vaudreuil, poursuivi par deux joueurs de l’équipe de Valleyfield lors d’un match du volet «étang» du Festival international de hockey qui s’est déroulé en fin de semaine dans la baie de Vaudreuil.L’hiver est hockey JEAN DION Le fond de l’air est désespérément gris sur le lac Saint-Louis en ce samedi après-midi, une petite neige tombe, et il faut vraiment se concentrer pour arriver à distinguer le sol du ciel.Mais la torpeur typique de février ne suffit pas à réfréner l’ardeur des vrais.Les patins crissent sur la glace — un peu raboteuse certes, mais comme on dit, elle l'est pour les deux équipes —, les bâtons s’entrechoquent, la balle orange bondit çà et là, on joue à quatre contre quatre sans gardiens ni arbitres dans la pure tradition du hockey sans prétention de notre enfance.Les buts sont petits, pas question de lancer de loin, il faut aller la porter.Huit patinoires ont été aménagées la semaine dernière dans la baie de Vaudreuil pour le volet «sur étang» du Festival international de hockey.Une «première mondiale» que cet événement, dit son organisa- teur, Richard Saint-Cyr, dont l’idée un peu folle, surgie au printemps dernier, a valu à lui et à son collègue Ken Bedford, responsables des loisirs à l’école Cité-des-Jeunes de Vaudreuil-Dorion, des centaines d’heures de travail en cadeau.Dix équipes ont répondu à l’appel, environ 400 participants.Le tout s’est déroulé au cours du week-end juste à l’ouest de l’île de Montréal.Première mondiale?L’originalité du projet réside dans sa diversité.Car il n’y avait pas que du hockey sur étang au programme.Les compétiteurs devaient aussi se mesurer au vrai hockey sur glace, dans un vrai aréna, avec du vrai équipement.Au hockey bottine, aussi.Et au hockey balle.Et au hockey cosom.Et au hockey sur gazon.Et au hockey sous-marin.Et au hockey sur table.Et au hockey électronique, sur PlayStation.Même l’intellect était mis à contribution avec un questionnaire sur les connaissances en hockey! Dix épreuves en tout, depuis le plein air jusqu’au fond de la piscine.«En fait, il s’agit d’une course à obstacles.Il faut user de stratégie», dit Richard Saint-Cyr.Les dirigeants de chacune des équipes devaient recruter, dans la mesure du possible, des spécialistes de chacune des disciplines.Ils devaient aussi, au fil des épreuves, s’assurer que non seulement leurs meilleurs éléments dans chaque sport mais aussi des forces fraîches soient envoyées dans la mêlée.Et quand on dit «dans la mesure du possible», c’est que les choses ne sont pas toujours évidentes.Le hockey sur gazon, par exemple, reste peu pratiqué chez nous.Plusieurs des participants au festival prenaient une crosse dans leurs mains pour la première fois de leur vie.Du gazon en février.?Aucun problème.Le Centre sportif de Saint-lazare, près de Vaudreuil, est doté d’un gymnase dont le plancher est recouvert de Field Turf, VOIR PAGE A 8: HOCKEY LOU1SE-MAUDE RIOUX SOUCY Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, a durci le ton hier à propos de la manière dont la mission canadienne en Afghanistan devra se sceller.Si jamais le premier ministre Stephen Harper persiste à vouloir imposer sa vision, le PLC est maintenant fin prêt à passer à l’offensive.«Si M.Harper veut des élections, s’il veut tombera tout prix, il les aura [ses élections]», a dit M.Dion, tout en précisant que son caucus était uni «derrière lui» sur ce point crucial.Au sortir d’une réunion avec des candidats libéraux, à Vancouver, Stéphane Dion a précisé qu’il continuait à ne pas souhaiter d’élections sur la question de l’Afghanistan.«Notre priorité n'est pas de précipiter des élections, mais de faire fonctionner le Parlement», a-t-il dit II a toutefois aussitôt ajouté que son parti était maintenant prêt à faire VOIR PAGE A â: MISSION ¦ La chronique de Chantal Hébert, page A 3 «Si M, Harper veut des élections [.], il les aura» FRED PROUSER REUTERS GU\VX>of ^1 jsjAERICA SW HOLLYWOOD Le syndicat des scénaristes sonne la fin de la grève ¦ À lire en page B 8 INDEX r 30 Annonces.B 6 Avis publics.B 2 Convergence.B 7 .Culture.B 8 Décès.B 6 Economie.A 5 Editorial .A 6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 4 Télévision.B 7 L’ENTREVUE La garantie d’accès Peuples noirs et esclaves blancs Lauteur Serge Bilé veut tordre le cou aux préjugés Couillard soigne les CMS privés PEDRO RUIZ LE DEVOIR rnsmimi ÉliÉÉ Polémiste, parfois au bord du sensationnalisme, Serge Bilé s’attire à l’occasion les foudres des uns et des autres, attaché qu’il est à faire la preuve d’une réalité pourtant bien simple: tous les hommes sont égaux.Noirs comme Blancs peuvent être tour à tour bourreaux et victimes, dans un contexte d’esclavagisme, par exemple, comme ils sont sans doute comparables dans leur anatomie la plus intime.CAROLINE MONTPETIT Il a été journaliste, puis présentateur de nouvelles télévisées.Mais, depuis deux ans, Serge Bilé s’est lancé , dans une mission bien particulière: tordre le cou aux préjugés, parfois liés au passé, à l’esclavage et à la colonisation, qui affectent les Noirs et les Africains.Pour ce faire, il s’est penché sur L’auteur et journaliste Serge Bilé des sujets pour le moins inusités.C’est de cela que témoignent quelques titres des quatre livres qu’il a fait paraître en deux ans: La Légende du sexe surdimensionné des Noirs, qui démontre à quel point ce mythe tente de réduire la population noire à un statut de bête, Noirs dans les camps nazis, qui raconte comment les Noirs ont été déportés dans les camps nazis, deux ouvrages parus au Serpent à plumes, puis son dernier-né, Quand les Noirs avaient des esclaves blancs, publié chez Pascal Galodé.Pour cet Ivoirien arrivé en France à l’âge de 13 ans et qui vit aujourd’hui en Martinique, le déclenchement de la «vocation» s’est fait lorsqu’il a visité une communauté de Noirs descendants d’esclaves marrons, vivant en Guyane, dans la forêt amazonienne.«Ils s'appelaient les Bonis, dit-il.Et au fin fond VOIR PAGE A 8: BILÉ Le ministre leur confie les chirurgies excédentaires du genou et de la hanche LOUISE MAUDE RIOUX SOUCY Des trois opérations chirurgicales faisant l’objet d’une garantie d’accès, seule celle de la cataracte pourra être réalisée dans un centre médical spécialisé (CMS) associé, donc formé de médecins participants au régime public.La hanche et le genou seront réservés aux CMS privés formés de médecins non participants, un choix qui, selon plusieurs intervenants, entre en contradiction avec les fondements mêmes de la loi 33 visant à améliorer l’accès à des actes chirurgicaux ciblés dans des délais raisonnables.Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, se défend pourtant d’avoir travesti l’esprit de la loi.Il fait valoir que les opérations de la hanche et du genou sont tout bonnement inconciliables avec le but poursuivi par la mise en place d’un réseau de CMS associés au Québec, dont la clinique Rockland MD risque fort d’être la première du genre.«C’est non seulement trop lourd, mais incompatible avec la présente grille tarifaire», a-t-U dit en entrevue au Devoir, clarifiant pour la première fois ce choix contesté.Les CMS associés doivent être considérés comme des centres ambulatoires, poursuit le ministre.Pour survivre, ils devront donc se rabattre sur de petites VOIR PAGE A 8: COUILLARD ESPACE î#l MUSIQUE * w* 100,7 FM ChANSoN 9h www radlo-conado.ca/radlo En semaine avec Stanley Péan Réalisation : Catherine Dupuy \ Nv 77831302222307 L E D K V 0 I R , LE L U \ 1) I II FÉVRIER 2 0 0 8 LES ACTUALITES Rapport de Statistique Canada Les crimes avec violence en hausse chez les femmes Course à la clientèle Les crimes graves avec violence sont en hausse sur dix ans chez les femmes mineures et adultes bien que celles-ci forment une infime partie de la population délinquante au Canada.Le taux d’infractions graves avec violence a plus que doublé chez les adolescentes depuis 1986, pour se situer à 132 délinquantes par tranche de 100 000 habitantes en 2005, selon les plus récentes données de Statistique Canada.Chez les femmes d’âge adulte, ce même taux a presque doublé, pour atteindre 46 criminelles par 100 000 habitants durant la même période.Les infractions graves avec violence regroupent notamment les homicides, les tentatives de meurtre, les agressions sexuelles, les voies de fait graves, l’utilisation d’une arme, l’enlèvement d’un moins de 14 ans et le vol qualifié.Cela étant dit, les femmes constituent encore et toujours une quantité négligeable dans le portrait d’ensemble de la délinquance.En 2005, quatre fois plus d’hommes que de femmes ont commis une infraction au Code criminel, le taux de criminalité est de 1100 délinquantes par tranche de 100 000 personnes chez les femmes et Içs adolescentes de plus de 12 ans.A titre de comparaison, on retrouve 4200 délinquants pour 100 000 habitants chez les hommes.«Parle passé, les femmes et les adolescentes constituaient une petite minorité des contrevenants au Canada, ce qui est encore le cas aujourd’hui.Les recherches ont toujours montré que les personnes de sexe féminin sont beaucoup moins susceptibles de commettre des crimes que les personnes de sexe masculin», explique le Centre canadien de la statistique juridique dans cette étude.Par ailleurs, la criminalité globale, chez les femmes comme chez les honunes, poursuit une tendance à la baisse observée depuis le sommet de la crête atteint en 1992.La sous-représentation des femmes dans la criminalité se prolonge dans le système carcéral.Les femmes constituent toutefois toujours une quantité négligeable dans le portrait d’ensemble de la délinquance Elles forment respectivement 4 % et 6 % des détenus dans les pénitenciers fédéraux et les prisons provinciales.Les femmes qui aboutissent dans un pénitencier, où elles purgent des peines de plus de deux ans de détention, sont la plupart du temps jeunes, célibataires et autochtones.Le quart de toutes les femmes enfermées dans un pénitencier sont issues des Premières Nations, en majorité pour des crimes de violence, alors que seulement 3 % des femmes au pays sont d’origine autochtone.Lorsque les femmes tombent dans l’univers criminel, elles se livrent principalement à des vols, des voies de fait simples ou elles violent leurs conditions de remise en liberté.Près de la moitié des auteures de délits ont commis une infraction contre les biens.En matière d’infractions contre la personne, les voies de fait simples constituent le type de crime le plus courant L’homicide est un crime exceptionnel chez les femmes, confiné essentiellement au domaine familial.En 2005, seulement un accusé de meurtre sur duc était une femme.Les conjoints (30 % des victimes) et les enfants (28 % des victimes) sont les principales cibles des femmes assassines.L'alcool ou la drogue sont en cause dans deux tiers de ces meurtres.Une meurtrière sur cinq souffre par ailleurs de problèmes de santé mentale.«Dans les cas d’homicide, de tentative de meurtre et d’agression sexuelle, les taux pour la population féminine étaient négligeables», précise l’étude.Les adolescentes de 12 à 17 ans enregistrent enfin des taux de cri-minalité plus élevés que les femmes adultes, un phénomène observé également parmi la gent masculine.Selon les données recueillies auprès de 122 services de police (un échantillon non représentatif), le taux de criminalité des jeunes filles est de 3,5 fois supérieur à celui des femmes adultes.Le Devoir Le «Dr Horreur» demeurera en détention en Inde New Delhi — Le présumé dirigeant d'un réseau de trafiquants d'organes ayant des liens au Canada devra demeurer en état de détention en Inde d’ici au 22 février.Selon des informations rapportées par les médias indiens, le Dr Amit Kumar a comparu sous haute surveillance devant un magistrat au domicile de ce dernier à New Delhi, hier, afin d'éviter les journalistes.L’homme, surnommé «D' Horreur» par les médias, demeure en état de détention, le Bureau central d’enquête de l’Inde souhaitant disposer de davantage de temps pour l’interroger.Ic médecin d’origine indienne, dont la famille habite à Brampton, à l’ouest de Toronto, a été arrêté jeudi dans un centre de villégiature de la jungle du Népal, fl a été renvoyé en Inde samedi.In police indienne avance que le D' Kumar était à la tète d’un réseau de trafiquants d’organes basé à Gurgaon, ban- B R E F lieue cossue de New Delhi.Selon elle, les trafiquants obtenaient des reins de personnes contre la volonté de ces dernières, et ils ont vendu jusqu’à 500 de ces organes à des patients ayant fait le déplace ment jusqu’en Inde à des fins de greffe, ces neuf dernières années.- La Presse canadienne Chayez menace les États-Unis Hugo Chàvez a menacé hier d’interrompre les exportation?de pétrole vénézuélien vers les Etats-Unis en réaction aux poursuites judiciaires engagées par la compa-gitie pétrolière américaine Exxon Mobil ontre Caracas.Exxon a obtenu le gel provisoire de 12 milliards d’avoirs de la compagnie publique vénézuélienne PDVSAen riposte à la nationalisation d’un projet du groupe dans le pays en 2007.Hugo Chavez, qui brandit rb gulièrement la menace d’une interruption des livraisons de pétrole aux Etats-Unis, n'a jamais mis cette menace à exécution.- Reuters L’Université du Québec en Outaouais construira un pavillon.à Saint-Jérôme CLAIRANDREE CAUCHY Ly étalement des universités r québécoises sur le territoire se poursuit de plus belle.L’Université du Québec en Outaouais (UQO) a lancé la semaine dernière un appel d’offres pour la construction d’un nouveau pavillon universitaire à Saint-Jérôme.Le nouveau pavillon, qui devrait coûter plus de cinq millions, serait construit en mode de partenariat public-privé.«On se base sur le type de partenariat auquel a eu recours l’Université du Québec à Rimouski pour construire son pavillon à Lévis.Nous signerions un bail emphytéotique de 25 ans, après quoi l'université deviendrait propriétaire», explique le responsable des communications de l’UQO, Jean Boileau.Le promoteur, qui sera sélectionné à la suite de l’appel d’offres qui se terminera en avril prochain, devra fournir les services de gestion, d’entretien et de surveillance du nouveau campus pendant 25 ans.L’UQO offre déjà des formations à Saint-Jérôme depuis plusieurs années dans les locaux du cégep de Saint-Jérôme, par l’entremise du Centre d’études universitaire des Lauren-tides (CEUL) .«Nous accueillons déjà 700 étudiants et nous prévoyons presque doubler la clientèle d’ici 2009», précise M.Boileau.La région des Laurentides connaît une des plus fortes croissances démographiques au Québec.Les étudiants des Laurentides peuvent notamment s’inscrire au CEUL dans des programmes de baccalauréat en enseignement primaire, en psychoéducation, en sciences infirmières et en travail social.Une maîtrise en psychoéducation s’ajoute également en 2008.L’Ecole nationale d'administra- L’ENAP étend elle aussi son rayon d’action dans les Laurentides, offrant ce printemps un programme pour gestionnaires tion publique (ENAP) étend elle aussi son rayon d’action dans les Laurentides, offrant ce printemps un programme de Diplôme d'études supérieures spécialisées en administration publique pour les gestionnaires.Selon le devis de l’appel de propositions, le nouveau pavillon devrait être d'une superficie de 1000 mètres carrés, comprendre des salles de classes, une bibliothèque, des bureaux ainsi qu’une salle d’entraînement.Le document précise par ailleurs que l’UQO devra obtenir les autorisations ministérielles et le financement nécessaires, avant d’accepter toute proposition d’un pro-, moteur.Au ministère de l’Éducation, on précise que le projet est toujours à l’étude.L’Université de Montréal à Laval Signe que la course aux clientèles est vive, la plupart des universités construisent de nouveaux pavillons par les temps qui courent, dont plusieurs débordent de leur bassin de recrutement naturel.L’Université de Montréal s'apprêterait en effet à lancer un projet de construction d’un pavillon à Laval, ce qui lui permettrait de quadrupler le nombre de ses étudiants en équivalent temps plein qui étudient dans cette ville de banlieue, selon les données publiées récemment dans La Presse.L’Université de Sherbrooke est elle aussi en pleine expansion, avec la construction de son campus de Longueuil qui bat son plein.L’Université du Québec à Rimouski a quant à elle inauguré récemment un nouveau pavillon à Lévis, sur la rive-sud dans la région de Québec.Le Devoir De nouveaux votes de grève attendus cette semaine à l’UQAM Le référendum organisé par les étudiants en sciences politiques et en droit prend fin aujourd'hui LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Le mouvement de grève lancé mercredi dernier par les étudiants de la faculté des sciences humaines de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) fera-t-il des petits?C’est ce que l’on saura aujour-dhui à midi, alors que prendra fin le référendum organisé par les étudiants en sciences politiques et en droit Une demi-heure plus tard, ce sera au tour des étudiants du secteur des lettres, des langues et des communications de se prononcer sur la pertinence d’un débrayage.Jeudi dernier, l'Association facul-taire étudiante de science politique et de droit (AFESPED) avait dû se résoudre à annuler son vote de grè- ve faute d’avoir atteint le quorum lors de son assemblée.Elle a contourné cette difficulté en choisissant de sonder le cœur de ses membres par la voie référendaire.Les étudiants concernés ont jusqu’à midi pile aujourd’hui pour se prononcer sur un mandat de grève illimitée reconductible une semaine plus tard.Quant aux étudiants de l’Association facultaire des étudiants en lettres, langues et communications (AFELLC), ils ont rendez-vous aujourd’hui à 12 h 30 afin de se prononcer,sur la tenue d’une grève générale.A moins d'un revirement l’Association facultaire des étudiants et étudiantes en arts (AFEA) fera vraisemblablement de même quelques jours plus tard cette semaine.Plan de redressement Au cœur de ce vent contestataire, le plan de redressement de l’UQAM.Les associations concernées le jugent si inadéquat qu’elles réclament rien de moins que son abolition pure et simple.Les étudiants s’opposent également à la hausse des droits de scolarité par le gouvernement du Québec et réclament l’instauration d’un service de garde public pour les parents-étudiants.Cette levée de boucliers ne plaît pas du tout à l’administration de ÎUQAM qui craint les contrecoups du mouvement sur la réputation de l’établissement, déjà malmenée par ses ennuis financiers.Son appel au calme n’aura toutefois pas refroidi les ardeurs des étudiants qui œu- vrent au sein des organisations militantes, a tranché hier l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) qui compte parmi ses rangs deux des associations concernées.Le plan de redressement de l’UQAM n’a pas non plus la faveur des l’Association des étudiantes et étudiants du secteur de l’éducation (ADEESE), a précisé hier Annie Martin, vice-présidente aux affaires externes.L’ADEESE entend toutefois montrer son mécontentement autrement qu’avec un vote de grève.Des actions de diverses natures seront évaluées au cours des prochains jours de manière à faire monter la pression, mais graduellement.Le Devoir Une course d’endurance MATHIEU BELANGER REUTERS LES CANOTIERS et canotières ont dû travailler fort hier pour braver les éléments.La finale de la course en canot du Carnaval de Québec s’est en effet déroulée sous une neige collante qui a rendu plus difficile le trajet de 3,2 kilomètres reliant le Bassin Louise, le quai de la Reine et le quai Paquet à Lévis.Du côté de la classe Élite masculine, c’est l’équipe Le Château Frontenac-Le Soleil-Innovex (A) qui a finalement pris la première place.L'équipe Bonjour Québec.com a fait de même dans la classe Sport tandis que l’équipe Océan-béluga a remporté les honneurs dans la classe Élite féminine.L’archevêque de Cantorbéry sur la sellette Londres — L’archevêque de Cantorbéry, Rowan Williams, n’a pas l’intention de démissionner apr s ses propos sur la charia (loi islamique) qui ont suscité un tollé en Grande-Bretagne, a déclaré hier une porte-parole de l’église anglicane, Marie Papworth.Mgr Williams, chef de file des anglicans, a estimé jeudi dans une interview à la BBC que certains aspects de la charia pouvaient être intégrés dans l’actuel système juridique britannique, notamment en matière de mariage ou de litiges financiers.11 n’a pas fourni de plus amples précisions, mais a estimé qu’un tel processus était «inévitable»».D s’est défendu vendredi soir d’avoir jamais proposé la création d’un système légal parallèle basé sur la charia en Grande-Bretagne et a pris acte de «la vive réaction des médias et d'autres acteurs de la vie publique» britanniques.Associated Press îll’ 95,1 PREMIERE CHAINE Reportage: Michel Labrecque Réal.-coord.: Ginette Viens / d r j*- I rf SÉRIE DE REPORTAGES à 17h45 Les périls du développement accéléré des 4 as de la croissance économique: Brésil, Inde, Russie, Chine Aujourd’hui: l’Inde DÉSAUTELS www.radio-canada.ca/desautels * r i LE DEVOIR, LE LUNDI II FEVRIER 2 0 0 8 \CTUALITES Chantal Hébert Des élections fédérales référendaires?A moins d’un autre repli libéral ou d’un revirement conservateur, encore plus improbable, il faudra des élections générales pour régler l’avenir de la mission canadienne en Afghanistan.Rien n’obligeait le premier ministre Stephen Harper à décréter que le vote sur sa résolution afghane, le mois prochain, mettrait en cause la survie de son gouvernement Mais force est de constater qu’à moins de s’entendre, aucun des deux principaux partis ne dispose des appuis nécessaires pour imposer sa vision des choses dans un Parlement minoritaire.La position conservatrice qui consiste à poursuivre le déploiement actuel au moins jusqu’en 2011 dans des conditions militaires plus musclées est rejetée d’emblée par le NPD et le Bloc québécois.Les libéraux, qui insistent pour que le Canada cesse de jouer un rôle de combat en Afghanistan à compter de l’an prochain, auraient sans doute besoin de pousser la logique jusqu’au bout en réclamant de l’OTAN une affectation dans une province autre que Kandahar, pour avoir des chances d’intéresser le Bloc à leur position Mais même si Stéphane Dion et Gilles Duceppe s’entendaient — et il n’y a pas d’indices de ce qu’ils cherchent à le faire —, la volonté néo-démocrate d’obtenir un retrait militaire canadien de l'Afghanistan est non négociable.Le compte d’une majorité aux Communes basée sur Tunanimité des partis d’opposition ne serait donc pas au rendez-vous de la solution libérale.Quant à l’hypothèse d’une entente in extremis entre libéraux et conservateurs, à la lumière de leurs discours respectifs ces dernières semaines, elle exigerait une reddition des uns ou des autres.Cette sortie de crise est encore techniquement possible, mais de moins en moins probable.L’impasse semble complète, et tous les partis, à commencer par les conservateurs, semblent en être davantage à l’étape du positionnement préélectoral qu’à celle de la recherche d’un consensus.Une défaite sur le budget dans deux ou trois semaines pourrait encore empêcher la partie de bras de fer pariementaire qui se joue actuellement de connaître son dénouement Mais cela ne changerait pas grand-chose à l’affaire.La mission afghane serait au cœur de n’importe quelle campagne électorale qui se déroulerait dans l’horizon du début du printemps.?Dans la mesure où il n’est pas parvenu à faire le pont entre les libéraux et les conservateurs, le groupe dirigé par l’ex-ministre libéral John Manley n’a pas réussi à mener sa principale mission à bien.M.Man-ley n’a pas infléchi suffisamment ses anciens collègues pour faire pencher la balance libérale du côté du gouvernement II ne faut pas s’en surprendre.Même du temps où il était vice-premier ministre d’un gouvernement libéral, la vision d’une politique étrangère plus musclée qu’il défendait était minoritaire au sein de sa formation.Mais le groupe Manley avait également une mission secondaire.Son rapport pourrait être plus utile au premier ministre en campagne électprale qu’il ne l’est au Parlement A défaut d’avoir fourni à Stephen Harper les éléments d’un consensus parlementaire, il pourrait encore lui livrer les éléments d’une majorité électorale.John Manley est en effet un personnage auquel les électeurs conservateur modéré,s dont Stephen Harper a besoin pour augmenter son score aux prochaines élections, ont tendance à s’identifier.Au sein de cette frange de l’électorat restée fidèle aux libéraux aux dernières élections en particulier en Ontario, l’appui au prolongement de la mission est généralement plus élevé que la crédibilité de Stéphane Dion.Reste néanmoins le Québec francophone sur lequel les conservateurs misent beaucoup pour gagner une majorité gouvernementale et où John Manley est loin d’avoir le même poids qu’ailleurs au Canada Dans le scénario d’une campagne électorale sur l’Afghanistan, les votes québécois pèseraient lourd.Une telle campagne aurait en effet beau résulter en la réélection d’un gouvernement conservateur, encore faudrait-il que ce dernier soit majoritaire pour que le premier ministre dispose d’un appui suffisant pour le type de mission qu’il souhaite prolonger.?Tout est apparemment en place pour des élections référendaires, calquées sur le modèle de la campagne du libre-échange de 1988.Au chapitre des ressemblances frappantes, il y a un projet controversé que les conservateurs sont seuls à défendre et pour lequel ils ont besoin d’une majorité, un chef libéral dont le leadership est incertain et un électorat québécois susceptible de faire la différence au moment du décompte des voix.Mais il y a également des différences marquantes.En 1988, le Bloc québécois n’existait pas.Les conservateurs dominaient la scène fédérale québécoise.De plus, les élites politiques et économiques du Québec s’étaient rangées activement derrière le projet de libre-échange de Brian Mufroney —, ce qui n’est pas le cas dans le dossier de l’Afghanistan, moins central que le débat sur l’économie de l’époque.En 1988, une majorité de Canadiens avaient appuyé des partis opposés à l’Accord canado-américain de libre-échange mais la division des votes entre ces formations avait permis aux conservateurs de remporter une majorité gouvernementale et de ratifier le projet Si ce scénario devait se répéter au sujet de l’Afghanistan, les partis dits progressistes au Canada auraient un examen de conscience à faire.Pour la deuxième fois en vingt ans, leurs divisions auraient été les principaux ingrédients d’une majorité conservatrice.Cela dit, les libéraux, qui avaient fait campagne corps et âme contre le libre-échange en 1988, en sont devenus les fervents apôtres après leur retour au pouvoir en 1993, au prix de quelques changement cosmétiques.L’histoire, comme chacun le sait a souvent tendance à se répéter et cela pourrait valoir pour la mission militaire canadienne en Afghanistan.cheberfâthestar.ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.E N Grève tournante à l’UQTR Les professeurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont annoncé vendredi qu’ils débraieront tous les mercredis, à compter du 13 février, dans l’espoir de faire débloquer les négociations pour le renouvellement de leur convention collective.Une autre demi-journée de grève par BREF semaine pourrait s’ajouter, et ce, au moment qui sera déterminé par le comité exécutif.Les professeurs demandent l’embauche d’une quarantaine de nouveaux professeurs ainsi qu’un rattrapage salarial de 15 % sur cinq ans, en plus des 2 % prévus par Québec pour les indexations salariales da32ns les subventions aux universités.Une nouvelle rencontre de négociation est prévue aujourd’hui en présence d’une conciliatrice.- Le Devoir Mario Dumont reçu à Matignon Jean Charest est intervenu, Louise Beaudoin aussi CHRISTIAN RIOUX Paris — La rencontre obtenue in extremis samedi par Mario Dumont avec le premier ministre français, François Fillon, a été le résultat de plusieurs interventions de dernière minute en haut lieu mettant notamment en scène le premier ministre Jean Charest et l’ancienne ministre des Relations internationales Louise Beaudoin.On sait que le chef de l’opposition, en visite officielle depuis une semaine, s’apprêtait à quitter Paris hier sans avoir rencontré le premier ministre français et après une simple rencontre de courtoisie avec le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux.La visite allait donc passer à l’histoire récente des relations diplomatiques entre la France et le Québec comme un précédent puisque ni Jean Charest, ni André Boisclair, ni Jacques Parizeau n’avaient eu à subir un tel affront Après que l’ancienne ministre des Relations internationales Louise Beaudoin se fut indignée publiquement mardi dernier dans Le Devoir, les téléphones se sont mis à sonner de part et d’autre de l’Atlantique.On sait de source fiable que le premier ministre Jean Charest a téléphoné à son ancien homologue Jean-Pierre Raffarin afin de l’inciter à faire débloquer im tel rendez-vous.Jean-Pierre Raffarin avait d’ailleurs indiqué mardi dernier au Devoir qu’il allait contacter Matignon pour souligner l’importance de recevoir Mario Dumont.Rappelons que François Fillon a été le ministre des Affaires sociales de Jean-Pierre Raffarin.Mais les deux hommes n’ont pas eu que de bonnes relations.Ils ont même été à couteaux tirés pendant longtemps.Jean-Pierre Raffarin n’est d’ailleurs pas vraiment dans les grâces du gouvernement ces temps-ci, L’autre carte majeure et peut-être déterminante dans cet imbroglio diplomatique aura été le vieil ami du Québec Philippe Séguin, aujourd’hui président de la Cour des comptes.C’est d’ailleurs quelques heures à peine après que Mario Dumont l’eut rencontré vendredi que les portes de Matignon se sont miraculeusement ouvertes devant lui.Or Le Devoir a appris que l’ancienne ministre Louise Beaudoin avait elle-même téléphoné à Philippe Séguin la semaine dernière avant même que Mario Dumont ne le rencontre.«C’est la seule personne à qui j’ai parlé de la visite», dit-elle sans pouvoir dire exactement qui, de Jean-Pierre Raffarin ou de Philip- pe Séguin, aura été déterminant.On sait cependant que François Fillon a conservé des liens étroits avec Philippe Séguin qui a longtemps été son véritable mentor en politique.Tout laisse donc penser que ce souverainiste convaincu a contribué à faire pencher la balance.Ce ne serait pas la première fois.L’an dernier, c’est Philippe Séguin qui avait permis à André Bois-clair de rencontrer Nicolas Sarkozy alors candidat à la présidence.C’est lui aussi qui avait ouvert la même porte à Bernard Landry en 2004.Beaudoin et Dumont Le mystère reste entier sur les raisons pour lesquelles la délégation du Québec n’a pas elle-même pensé à faire intervenir cette artillerie lourde.Il faut dire que Mario Dumont n’avait pas l’air de savoir en débarquant à Paris qu’il faisait les frais d’un précédent diplomatique.le chef de l’opposition et le délégué général du Québec, Wilfrid-Guy Licari, semblaient avoir fait leur deuil de cette rencontre invoquant à chaque fois des «agendas» inconciliables.A sa sortie de Matignon samedi, Mario Dumont s’est réjoui de ce revirement qu’il attribue à des interventions «discrètes et efficaces».Le chef de l’opposition nie cependant que l’intervention de Louise Beaudoin ait joué le moindre rôle.«Mme Beaudoin s’est mise à tirer dans toutes les directions pour tenter d’apparaître dans le firmament comme une étoile filante, dit-il.Mais je ne pense pas qu’elle a eu un rôle fondamental dans le concret de ce qui s'est passé dans ma visite cette semaine.» Ce n’est pas l’opinion de l’ancienne ministre qui juge cette déclaration «mesquine» et dit être intervenue «uniquement pour de bonnes raisons: au-delà des partis politiques, au nom de l’institution [le chef de l’opposition officielle] et pour sauvegarder notre relation politique directe et privilégiée avec la France.» Elle rappelle qu’en 2003, elle avait aidé le chef de l’opposition, Jean Charest, à rencontrer le premier ministre Jean-Pierre Raffarin en faisant intervenir un de ses proches, Pierre-André Wiltzer.Mario Dumont refuse de voir dans cet incident le symptôme de la faiblesse de la diplomatie québécoise en France.«C’est pas vrai que, l'année après qu’on a vécu un de nos plus grands succès historiques pour influencer la diversité culturelle sur la planète, dit-il, on va dire que notre diplomatie est en panne.» Correspondant du Devoir à Paris Dumont nie que l’intervention de Louise Beaudoin ait joué le moindre rôle Harper à Québec Québec et Ottawa devraient signer sous peu le protocole d’entente de 216 millions MATHIEU BÉLANGER REUTERS À Québec samedi, le premier ministre Stephen Harper a profité de sa visite pour poser avec Bonhomme Carnaval.m * Québec — Ottawa et Québec devraient signer sous peu le protocole d’entente sur l’utilisation de la franche de 216 millions de dollars qui revient au Québec, dans le cadre du programme de soutien aux communautés affectées par la crise dans les secteurs forestier et manufacturier, a soutenu Le journal de Québec dans son édition d’hier.Cette question a été au centre des discussions, vendredi soir, lors de la rencontre entre les premiers ministres Stephen Harper et Jean Charest, à Québec.Les deux chefs de gouvernement se sont entretenus, à la demande de M.Harper, pendant environ une heure, dans une suite de l’hôtel Hilton.Stephen Harper a profité de sa visite au Carnaval, où il a rejoint la délégation de la ville de Calgary (dont il est député aux Communes) pour réchauffer ses relations avec le premier ministre du Québec.Des tensions se sont développées récemment entre les deux hommes, autour des modalités du programme fédéra] de secours aux secteurs industriels en détresse et à la suite de la visite de M.Harper dans le fief de Mario Dumont, à Rivière-du-Loup.«Le protocole sera signé très rapidement, a révélé au journal de Québec le ministre Lawrence Cannon, qui assistait à la rencontre.Le ton des échanges a été très positif.Le programme est très souple, plus souple que toutes les autres formules d'intervention d’Ottauta.C’est le Québec qui identifiera les projets qu’il souhaite recommander au gouvernement fédéral.» M.Cannon a insisté sur la volonté d’agir rapidement puisqu’il s’agissait souvent de municipalités mono-industrielles dont la santé est directement reliée à des entreprises en péril ou déjà fermées.Les discussions ont aussi porté sur le libre-échange avec l’Europe, dont le premier ministre Charest se fait le promoteur, et sur les programmes de formation de la main-d’œuvre.«C’est la deuxième ou la troisième rencontre entre les deux à laquelle /assiste, a indiqué le parrain du Québec au sein du gouvernement fédéral, et le ton est toujours très positif.» Selon le ministre Cannon, les différends entre les deux gouvernements ont été énormément amplifiés depuis le début de 2008.Bain de foule Samedi, Stephen Harper s’est offert un bain de foule, à l’occasion du carnaval de Québec.Sud Pérou * 10 nuits * 2 859$ Départs garantis : 22 Jan, 05,12, 19 Fév, 04,11,18 Mare, 05,12,22 Avril lima Rsracas Ica Nazca Arequipa Puno Lac Titicaca Cuzco Vallée Sacrée Machu Ftaliu M.Harper s’est présenté au matin à la Place d’Youville, dans la vieille ville, où il a servi aux badauds des crêpes et des saucisses, dans une atmosphère bon enfant de campagne électorale.Le premier ministre Jean Charest était absent, ayant des engagements dans sa circonscription de Sherbrooke, a-t-on expliqué à son bureau.Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, et celui de l’Emploi, Sam Hamad, représentaient le gouvernement du Québec.M.Harper a généreusement posé pour les photographes — par exemple avec Bonhomme —, mais a refusé de s’adresser à la presse pour livrer un compte rendu de son entretien avec son homologue québécois Jean Charest La Presse canadienne Culture et Détente *14 nuits* 4 935$ Départ de groupe : 08 Septembre Rio de Janeiro Iguaçu Belo Horizonte Tiradentes Ouro Preto Florianapolis La force du droit François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦«¦¦¦¦¦Mi 1 1 Deôtimticm yOYAGES c/une vie RÉSERVATION 60 jours avant la date de départ : Rabais de 100 S par personne PÉROU BRÉSIL TURQUIE Le Grand Tour de la Toute la Turquie occidentale Turquie *14 nuits * *22 nuits* A PARTIR 2 569$ À PARTIR 5 499$ ! Départs : mere, entre le 1 " Avril et le 31 Oct.Départ : 05 Septembre _________________Prix par ptrsonn», bast doubly e 3627, rue St-Denis, 514-844-0840 1 866 713-4439 Montréal H2X 3L6 Métro Sherbrooke www.voyagesdunevie.com Pour annoncer dam ce regroupement, contactez Jean de Billy au 514-985-3456 ::::::: jdebillyæledevcir.ecm MASBOURIAN 20h PREMIERE CHAÎNE Aujourd'hui: l’amour, c’est de l’ouvrage.Réalisation: Joanna Bertrand www.radio-canada.ca/vousetesici SSIfÇ?www LE DEVOIR, LE LUNDI 11 FÉVRIER 2 0 0 8 A 4 LES ACTUALITES Au Canada Carburant fabriqué à partir d’huile végétale Jeux de Pékin Le temps d’attente des immigrants a augmenté de 20 % Un pilote américain compte faire voler un avion de Bombardier alimenté au biodiesel ALEXANDER PANETTA Ottawa — Des statistiques rendues publiques par l’opposition à Ottawa montrent que le temps d’attente des personnes souhaitant immigrer au Canada a augmenté de 20 % depuis 2004.Ces données mettent également en lumière de grandes disparités dans la façon qu’ont les autorités canadiennes de traiter les demandes d’immigration en provenance d’un pays ou d’un autre.Le temps d’attente de certains immigrants est de pas moins de 2300 % supérieur à celui d’autres demandeurs, selon leur pays d’origine et la catégorie d’immigration dans laquelle ils se trouvent.Un enfant à charge dont le dossier est soumis à des responsables canadiens à Pékin, Séoul ou Ankara, par exemple, a 80 % de chances d’être traité dans un délai de quatre mois.Mais le temps d’attente moyen d’un enfant est de 13 mois à Singapour, 19 mois au Guatemala et 34 mois au Caire.Des disparités similaires sont observées dans la catégorie des travailleurs qualifiés.Un travailleur qualifié peut s’attendre à voir son dossier être traité dans un délai de 14 mois à Lima et de 15 mois à Paris.Mais s’il est originaire de Kiev, il devra vraisemblablement patienter pendant une période pouvant s’étirer jusqu’à 71 mois.«Rien n’excuse la discrimination», a affirmé le député libéral Jim Ka-rygiannis.«Pourquoi ne regardons-nous pas les gens comme des gens?[.] Les choses devraient bouger à la même vitesse, qu’il s'agisse de [quelqu’un] de Grèce, d’Europe, du sud de l’Asie ou de Chine», a-t-il ajouté.Données non contestées M.Karygiannis a obtenu des statistiques du ministère canadien de la Citoyenneté et de l’Immigration en vertu des dispositions de la Loi sur,l’accès à l’information.Le député de la région de Toronto a ensuite pris ces données, effectué une série de calculs et conclu que le temps de traitement des dossiers des immigrants souhaitant s’installer au Canada était en hausse, plus précisément de 20 % depuis 2004 et la fin de 2006.Le gouvernement n’a pas contesté les données rendues publiques, que M.Karygiannis affirme avoir mis des semaines à compiler.Toutefois, les conservateurs ont imputé l’augmentation du temps d’attente aux 800 000 dossiers hérités des libéraux lorsqu’ils ont pris le pouvoir, en 2006.Mike Fraser, porte-parole de la ministre de l’Immigration, Diane Finlay, a indiqué que le gouvernement avait réagi à la situation en consacrant ses ressources aux catégories jugées prioritaires, en particulier celle de la réunification des familles.La Presse canadienne «Rien n’excuse la discrimination», a affirmé le député libéral Jim Karygiannis SYLVAIN LAROCQUE huile qui cuit vos frites préférées ne sera jamais > allée aussi loin.Un pilote-entrepreneur américain ambitionne de faire le tour du monde à bord d’un avion d’affaires de Bombardier alimenté au biodiesel, un carburant fabriqué à partir d’huile végétale.Aussi audacieux que soit son projet, Douglas Rodante est probablement la personne la mieux placée au monde pour le mener à bien.En octobre dernier, en compagnie de son équipe du Green Flight Project, il a réussi le tout premier vol d’un avion à réaction carburant au biodiesel.Au-dessus du désert du Nevada, à bord d’un jet d’entraînement tchèque Aero L-29 Delfin vieux de 39 ans, M.Rodante et la pilote en chef Carol Sugars ont volé à 5100 mètres d’altitude pendant un peu plus d’une demi-heure.Une page d’histoire venait de s’écrire.Dans quelques mois, une fois les questions de sûreté réglées avec la Federal Aviation Administration (FAA)„ Green Flight s’embarquera dans une traversée des Etats-Unis ponctuée de huit escales (datant de l’ère soviétique, le L-29 avait une courte portée pour empêcher les défections).Mais Doug Rodante, un producteur de télévision qui a commençé à piloter dans les années 1990, voit déjà plus loin.A la fin 2008 ou au début 2009, c’est le tour du monde qu’il veut faire à bord d’un Learjet fonctionnant au biodiesel.Signe du sérieux du projet, Bill Lear fils, ancien président de Leaijet (avant son acquisition par Bombardier en 1990), et Chris Cordova, ancien ingénieur de vol pour l’Air Force One, y collaborent à titre de consultants.«C’est un objectif personnel que je me suis fixé: faire entrer les biocarburants dans l’aviation commerciale et dans les transports en général», a déclaré M.Rodante au cours d’un entretien téléphonique depuis la Floride, où il vit.«Il faut en arriver à cela pour des raisons environnementales.» Le biodiesel est obtenu à partir d’huile végétale ou animale que l’on fait réagir avec un alcool (le métha-nol ou l’éthanol).Certains songent même à se servir d’algues pour en produire.Jusqu’ici, Green Flight a utilisé de l’huile de canola usagée.Défis techniques et financiers Le hic, c’est que Learjet a une altitude de croisière de 14 000 mètres.Là-haut, la température descend considérablement, ce qui fait épaissir le biodiesel jusqu’à le rendre incombustible.Pour régler le problème, Green Flight installera des chauffe-réservoirs et ajoutera des additifs au biodiesel.On pourrait aussi recourir à un mélange de kérosène et de biodiesel.Si Green Flight arrivait à s'en tenir au biodiesel seul, l’équipe obtiendrait une impressionnante diminution des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux vols traditionnels: une réduction variant entre 50 et 80 %.Le plus beau, c’est qu’il faut apporter peu de modifications à un jet — voire pas du tout — pour le rendre compatible au biodiesel.D’innombrables tests sont tout de même nécessaires pour s’assurer que tout fonctionnera correctement dans les airs, ce à quoi s’affaire actuellement Green Flight Outre le défi technique, la question financière sera au cœur du projet de tour du monde.Le biodiesel coûte au moins trois fois plus cher à produire que le carburant ordinaire pour avions à réaction, et il n’est pas disponible partout Jusqu’ici, Doug Rodante a financé Green Flight à même ses fonds personnels, mais il convient qu'il lui faudra des commanditaires pour faire le tour du monde, un projet de plusieurs millions de dollars.Ce vétéran de la télévision américaine, qui dit avoir travaillé avec Oprah Winfrey, Phil McGraw (Dr.Phil) et le Discovery Channel, entre autres, compte filmer l’épopée.Mais avant d’en arriver là, il devra convaincre les autorités américaines de lui donner le feu vert «La FAA nous laisse le soin de prouver que ce sera sûr, et ils ne nous disent pas comment y parvenir, lance-t-il en riant.Ils sont aussi conservateurs et prudents qu'ils peuvent l’être et ça nous va, parce que c’est important aussi pour nous.» La Presse canadienne La question financière sera au cœur du projet de tour du monde Nouveau rapport fédéral Les douaniers canadiens et américains ont les mains liées Ottawa — Les auteurs d’un rapport nouvellement rendu public affirment que les douaniers canadiens et américains ont les mains liées en raison de lois contradictoires en vigueur de chaque côté de la frontière, cela compliquant leurs efforts menés afin d’arrêter les criminels internationaux.Les membres des équipes de surveillance frontalière ne peuvent se contacter par radio.Il leur est interdit de franchir [a frontière entre le Canada et les Etats-Unis sauf à des points de passage officiels, même si les criminels préfèrent passer en douce par des endroits isolés.Fit ils doivent renoncer à porter leur arme lorsqu’ils se rendent dans le pays voisin.«La communication entre les partenaires et la coordination des activités n ont pas été pleinement réalisées», est-il écrit dans le document, obtenu par La Presse canadienne en vertu des dispositions de la Lai sur l’accès à l’information.«Les problèmes législatifs relatifs au port d’arme de part et d’autre de la frontière et à la juridiction du personnel chargé de l’application de la loi, combinés à l’insuffisance des ressources en matière d'application de la loi, principalement du côté canadien, constituent des obstacles à la chasse ata criminels et ata suspects à la frontière.» Censuré, le rapport interne, préparé par le ministère fédéral des Travaux publics, porte sur les cinq premières années d’existence des Équipes intégrées de la police des frontières (EIPF).Ces équipes sont constituées de membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de l’Agence des services frontaliers du Canada et de l’organisme américain équivalent, des services américains de l’imipigration et de la garde côtière des États-Unis.In GRC, principale agence canadienne représentée au sein des EIPF, contribue avec 150 agents et 25 millions de dollars par année au programme, dont les origines remontent à 1996, alors que des agents de la Colombie-Britannique ont commencé à travailler étroite-ntent avec leurs homologues de l’État de Washington.Il existe maintenant 23 EIPF, déployées dans 15 secteurs le long de Iq frontière entre le Canada et les États-Unis.Leur mandat est d’intercepter les trafiquants de drogue, les immigrants illégaux de même que les terroristes.lœs autorités estiment que les membres de 240 organisations criminelles franchissent la frontière dans le cadre de leurs activités illégales.La Presse canadienne Sortie reportée NASA / REUTERS EtWy .LA NASA a été contrainte de modifier hier le programme de l’actuelle mission Atlantis, puis-qu ’un des sept astronautes de la navette est malade.L’astronaute Hans Schlegel, qui souffre d’un problème de santé non précisé, devait effectuer une sortie dans l’espace hier, mais elle a été reportée.Cette sortie extra-véhiculaire aura lieu aujourd’hui, et un autre astronaute sera désigné.AÜantis s’est arrimée à la Station spatiale internationale samedi.TVS www T V 5 .Au fil du Nil, partez à la découverte d'une Egypte fascinante, portée par son destin d'éternité.UN AUTRE MONDE ce soir 20h Les athlètes britanniques interdits de politique en Chine Londres — Les athlètes britanniques, qui participeront aux Jeux olympiques de Pékin en août, doivent signer un contrat dans lequel ils s’engagent à ne pas s’exprimer sur des sujets politiques controversés, indiquait hier l’hebdomadaire britannique Mail on Sunday.Les athlètes «ne doivent faire de commentaire sur aucune question politique controversée», ce qui inclurait les droits de l’homme en Chine, précise une nouvelle clause du contrat de 32 pages, citée par le journal Des groupes de défense des droits de l’homme ont accusé les autorités olympiques britanniques de trahir l’esprit des Jeux et les ont appelées à changer leur position.Le Comité olympique britannique, interrogé par le Mail on Sunday, a confirmé que les athlètes qui ne signeront pas cet engagement ne pourront pas se rendre à Pékin, selon le journal.Mais, hier, le comité a démenti vouloir censurer les athlètes.«Nous n'essayons pas d’interdire à nos athlètes de faire des commentaires ou de débattre», a déclaré un porte-parole du Comité olympique britannique.«Si on pose une question directe à une personne et quelle y répond, il n’y a pas de problème», a-t-il dit, tout en relevant qu’il serait malvenu que des athlètes se servent des Jeux comme d’une tribune.L’introduction de cette nouvelle clause vise à éviter des manifestations telles que celles organisées par les mouvements de défense des droits civils aux Jeux de Mexico en 1968, a-t-il précisé.Le contrat que les athlètes doivent signer fait aussi référence à la section 51 de la charte du Comité international olympique (CIO) «qui n’autorise aucune sorte de manifestation, ou de campagne politique, religieuse ou raciale sur les sites olympiques».«En Chine, les gens ne peuvent pas s’exprimer sur les droits de l’homme sans craindre des représailles.En Grande-Bretagne, on peut le faire», a relevé le responsable des campagnes d’Amnesty International, Tim Hancock.D a qualifié la démarche du comité de «décevante».«Dans un esprit de dignité humaine, les athlètes britanniques devraient pouvoir exprimer librement leurs opinions sans le risque ou la menace d’être expulsés de l’équipe olympique pour les Jeux de Pékin de 2008», a-t-il observé.Agence France-Presse Les régimes d’aide juridique coûtent cher BRIAN MYLES Les régimes d’aide juridique coûtent 659 millions de dollars par année, soit 20 $ par citoyen, révèle une étude du Centre canadien de la statistique juridique.Onze régimes provinciaux et territoriaux, à l’exclusion de Ter-r,e-Neuve et de l’Ile-du-Prince-Édouard, ont dépensé cette somme de 659 millions en 2006-07.Ils ont approuvé 472 000 des 761 000 demandes d’aide reçues, soit 62 % du total.Parmi les.dossiers rejetés, la moitié l’ont été parce que les demandeurs se trouvaient dans une assez bonne situation financière.Par conséquent, ils n’étaient tout simplement pas admissibles à l’aide juridique.Les affaires criminelles occasionnent un peu plus de la moitié des dépenses, le reste allant aux causes civiles.Partout, sauf au Québec et en Ontario, les gouvernements ont consacré des sommes plus importantes aux dossiers criminels qu’aux dossiers civils.Au Québec, l’aide juridique a coûté un peu moins de 135 millions, en 200607, une dépense relativement stable depuis les cinq dernières années si l’on tient compte de l’inflation.Le Québec s’est doté du deuxième plus important régime d’aide juridique après celui de l’Ontario (326 millions).Le régime québécois a réservé 42 % de ses dépenses aux affaires criminelles, comparativement à 58 % pour les affaires civiles.Les 347 avocats permanents ont généré les deux tiers des dépenses, le tiers restant allant aux 2400 avocats de pratique privée.Dans tout le Canada, environ 11 000 avocats de pratique privée et publique ont fourni des services d’aide juridique, un recul de 9 % par rapport à l’année précédente.Le Devoir PERSPECTIVES ECONOMIE ANALYSE La fracture numérique Les pays pauvres n’ont jamais eu accès si rapidement aux nouvelles technologies susceptibles de les aider à se sortir de la misère.Si la fracture numérique qui les sépare des pays riches est clairement en train de se réduire, on est encore très loin du compte.Éric Desrosiers Quel pays est le plus grand exportateur de produits liés aux technologies de l’information, a le plus d’internautes, et compte le plus grand norqbre d’utilisateurs de téléphones mobiles?Les Etats-Unis?Mauvaise réponse.Le Japon?Eh non! C’est la Chine.En fait, il s’échange aujourd’hui probablement autant de produits technologiques strictement entre les pays en voie de développement que ne s’en vendent entre eux les pays riches.«La révolution des technologies de l’information s’étend au monde en développement et ouvre la perspective d’un grand saut technologique qui contribuera à la modernisation rapide de l’économie des pays concernés», affirmait la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) dans son Rapport 2007-2008 sur l’économie de l’information dévoilé la semaine dernière.«Le rythme des innovations dans [ce secteur] a été si rapide que les coûts d’accès à ces technologies ont été considérablement réduits, ce qui a permis de démocratiser [leur] recours.» Il avait fallu attendre 120 ans au MX'1 siècle avant que l’invention du train ne se soit étendue à au moins 80 % des pays de la planète, avait souligné le mois dernier un autre volumineux rapport, de la Banque mondiale celui là, intitulé: Perspectives économiques mondiales 2008: la diffusion de la technologie dans les pays en développement.Ce délai avait été réduit à 60 ans au tournant du XX' siècle.Il n’a été que de 20 ans pour les ordinateurs personnels et de 16 ans pour le téléphone mobile.Le degré de diffusion des nouvelles technologies dans les pays pauvres est une question capitale à cause de ses effets positifs sur le développement On a déjà estimé que chaque fois que le nombre de téléphones mobiles y croît de 10 appareils pour 100 habitants, le taux de croissance de leurs économies augmente de 0,6 %.La CNUCED rapporte qu’une augmentation de 10 % de la proportion des employés utilisant un ordinateur dans les entreprises thaïlandaises s’est traduite par une hausse de 3,5 % de leur productivité.On rapporte que les pêcheurs du Kerela, en Inde, ont désormais recours aux téléphones mobiles pour fixer leurs prix de vente avant de décharger leurs poissons au quai.Cela a eu pour effet de réduire la fluctuation des prix, augmentant leurs profits de 9 % et réduisant les prix à la consommation de 4 %.Des coopératives d’agriculteurs en Zambie utilisent le même moyen de communication pour se passer des intermédiaires et vendre à bien meilleurs prix leurs récoltes.Il ne fait pas de doute, dit la Banque mondiale, que «l’avancée rapide des technologies dans les pays en développement a contribué à ramener la proportion d’humains vivant dans la pauvreté absolue de 29 % en 1990 à 18 % en 2004».Pour l'instant, les pays en développement sont rarement ceux d’où viennent les grandes avancées technologiques.Ds adoptent et adaptent plutôt les technologies existantes.Souvent, ils les achètent tout bonnement aux pays riches.Ou alors, des compagnies étrangères les achètent à leur place lorsqu’elles investissent chez eux.Ou encore, elles leur arrivent dans les bagages de leurs ressortissants qui reviennent à la maison après s’être instruits et enrichis pendant quelques années à l’étranger.Loin du compte On admet cependant que l’écart technologique reste énorme entre le Nord et le Sud.Les trois quarts des pays les plus pauvres comptent en effet moins de 15 ordinateurs personnels par habitant On observe aussi de grandes différences entre pays pauvres et à l’intérieur même des frontières nationales.Plus de 60 % des internautes d’Afrique se retrouvent dans feulement 4 des 53 pays du continent (Nigeria, Maroc, Egypte et Afrique du Sud).L’accès aux nouvelles technologies a aussi la fâcheuse tendance à se concentrer dans les grandes villes et quelques zones industrielles.L’Inde, par exemple, est le premier exportateur au monde de services liés aux nouvelles technologies et les entreprises de sa Silicon Valley à Bangalore disposent des machines dernier cri, mais seulement 6 % de la population rurale a accès au téléphone.Les facteurs qui favorisent la diffusion des nouvelles technologies dans un pays sont les mêmes que ceux qui favorisent le développement économique et social en général.Comment espérer que les populations rurales d’Afrique subsaharienne adoptent rapidement les derniers gadgets électroniques lorsque l’on sait que seulement 8 % ont accès à l’électricité?On ne peut pas s’attendre non plus à ce qu’un pays embrasse la révolution Internet tant que ses écoles n'auront pas assez de papier et de crayon pour tout le monde.«Le niveau de technologies que présentent aujourd’hui les pays de l’ancien bloc soviétique s'explique en partie par l’importance accordée par les gouvernements passés à la fourniture d’infrastructures et d’une éducation de base à une grande partie de la population», constate dans son rapport la Banque mondiale qui peut difficilement être accusée de sympathie communiste.Les nombreux problèmes de corruption et de conflits civils, qui ont affligé dans le passé les pays africains, ne sont sans doute pas étrangers non plus au mal qu’ils ont aujourd’hui à prendre le virage numérique.«Les difficultés économiques et la répartition relativement inégale des richesses et des compétences en Amérique latine peuvent avoir contribué aux mauvais résultats de cette région», ajoute l’institution internationale.Les plus optimistes disent qu’il suffit d'un peu de temps avant que les nouvelles technologies comme l’ordinateur, Internet et la téléphonie mobile s’étendent à la grandeur de la planète à cause de leur faible coût, en comparaison des innovations technologiques du passé, et de l’interconnexion de plus en plus étroite entre les pays.Ils rappellent qu’il est toujours plus facile d’adopter des technologies largement répandues que d'en inventer de nouvelles.Ds soulignent que la chose est d’autant plus facile lorsqu’il existe, par exemple, des logiciels gratuits comme Linux.Cependant, les choses se font rarement toutes seules dans ce bas monde.Chances et risques des pays émergents i’AlJI.0 WHITAKKR REUTERS C’est avec des pays comme le Brésil que nous construirons la gouvernance mondiale de l’environnement, de la santé ou de l’économie.W“•»as».-.-.v.X ¦ -im-jJiMiL ~ % JEAN MICHEL SEVERING Le XXI' siècle s'est ouvert sur une révolution silencieuse: la sortie hors de la pauvreté d'un groupe de pays représentant près de la moitié de la population mondiale.Soyons-en persuadés, ce formidable succès du développement, riche d’enseignements pour d’autres régions, est une excellente nouvelle pour leurs citoyens comme pour le monde.Leur } croissance fulgurante engendre néanmoins des défis d’une ampleur nouvelle pour la gestion des grands équilibres mondiaux.Le rattrap)age économique des pays dits émergents a de quoi surprendre.Alors que la croissance annuelle des pays développiés s’est établie à une moyenne de 2,3 % depuis 2002, la leur a atteint 7 % sur la même p>é-riode.Cette expansion accélérée de pays issus du tiers monde met dorénavant en cause la compiétitivité de nos propres entreprises, y compris sur des marchés à haute valeur ajoutée.La puissance financière de leurs fameux fonds souverains, qui détiennent plus de 2 000 milliards de dollars et excèdent ainsi la capitalisation des hedge funds (fonds spéculatifs), préoccupe les gouvernements occidentaux.Submergés par la concurrence commerciale, vexés par leurs taux de croissance impiertinents, nous continuons largement à concevoir les pays émergents comme de dangereux compétiteurs, aux marchés desquels nous aurions peine à accéder, et qui détermineraient l’emploi sur notre sol via les délocalisations dont ils bénéficieraient Cette perception ne fait pas justice aux multiples services qu’ils rendent à la planète.Services économiques, d’abord: si la croissance mondiale s’est établie à 3,2 % depuis le début du siècle, c’est largement grâce à eux.Les pays émergents y auraient contribué à hauteur de 65 %.Face aux craintes de récession américaine, c’est aujourd’hui sur eux que se fondent les espoirs des analystes pour la croissance mondiale.Services financiers, ensuite: ce sont largement leurs devises qui sont venues, fin 2007, à la rescousse des banques occidentales les plus compromises dans la crise des subprimes.Mais nous leur devons aussi un puissant remède contre l’inflation: en exportant, grâce à leur main-d’œuvre peu chère, des produits bon marché, ils ont offert ces dernières décennies un frein efficace à l’emballement des prix mondiaux — et un coup de pouce important au pouvoir d’achat des Français.Services environnementaux, enfin: des pays émergents comme le Brésil ou l’Indonésie abritent le poumon de la planète et sont, de fait, les gardiens d’un patrimoine unique de biodiversité.Plus inquiétant peut-être, le dynamisme économique des émergents a tendance à dissimuler à nos yeux les multiples fragilités de ces colosses aux pieds d’argile, et les externalités qu’elles peuvent engendrer par-delà leurs frontières.En effet, la plupart de ces Etats éprouvent de grandes difficultés à faire face à leurs propres déséquilibres socio-économiques.Les pays dits émergents continuent à représenter les trois quarts de la population mondiale vivant avec moins de deux dollars par jour, et voient les inégalités croître à vivre allure au sein de leurs sociétés.Fragilités environnementales aussi, aux conséquences tant locales que globales.Dans beaucoup de ces pays en forte croissance, on observe ainsi une décapitalisation nette (dont nous sommes coresponsables en tant qu’acheteurs de leurs exportations), la croissance économique ne compensant pas la destruction accélérée d’actifs naturels.Ainsi, selon la Banque mondiale, 750 000 Chinois mourraient chaque année du fait de la pollution, et 60 % des rivières du pays seraient gravement polluées.Fragilités macroéconomiques enfin, qui, comme en témoigne la crise asiatique de 1997, portent en elles un risque de contagion internationale.Bien que se trouvant sur des trajectoires de croissance plus robustes qu'alors, les mutations que vivent les pays émergents continuent à les exposer aux bulles spéculatives et à leurs corollaires, les crises financières.Enfin, la concurrence accrue que représentent ces nouveaux arrivants sur les marchés mondiaux nous rend aveugles à leur potentiel de par tenariat.L’Inde, la Chine ou le Brésil deviennent des acteurs incontournables du jeu multilatéral.C’est avec ces pays que nous construirons la gouvernance mondiale de l’environnement, de la santé ou de l'économie.Nous devrons pour cela les traiter en partenaires plus qu’en concurrents, mais aussi rester engagés à leurs côtés dans le traitement des vulnérabilités les plus susceptibles d’engendrer des effets par-delà leurs frontières: en première ligne dans la lutte contre la pauvreté et dans la gestion des biens publics mondiaux, ils nous invitent à des coopérations concrètes afin d’avancer dans ces domaines.Il nous faut les intégrer Sans plus tarder dans un système international reposant sur des responsabilités partagées.Le Monde VIENT DE PARAÎTRE SOIS POSITIF OU BEDON RESTE CHEZ VOUS Alain Samson 171 pages Les Editions Transcontinental Dans ce livre le lecteur apprend comment naît et grandit le plaisir au travail et ce qu’il doit faire pour le développer.H lui est proposé 10 moyens de s’énergiser au travail et six façons de rendre la vie de ses col-lègues plus agréable.11 découvre aussi comment se construire un réseau de relations professionnelles positives, comment faire face aux vampires égergivores et comment l’organisation peut susciter et entretenir des relations enrichissantes.L’ÉNERGIE DES ÉMOTIONS Laurence Saunder 272 pages Les Editions Transcontinental Si nous ne savons pas reconnaître nos émotions et les faire évoluer, nous restons sous leur emprise: elles nous trompent, régissent nos réactions, altèrent nos prises de décision et notre efficacité individuelle, dégra- SOIS POSITIF OU BEDON RESTE CHEZ VOUS , , ,;:J1 dent nos relations et nous font avancer sur le pilote automatique.Si, au contraire, nous pouvons les re-cencer et influer sur elles, elles deviennent alors des atouts formidables de notre évolution professionnelle.La démarche de l’auteure aide à avancer dans cette direction.' ,v ' .LES CARRIÈRES D’AVENIR Collectif 321 pages Les éditions Jobboom Jobboom propose la 11' édition de son livre Les Carrières d’avenir.Le guide 2008 met î’ac- |î «s carrières 4B goantf s, dos rap-D’AVENIRl por^de^re- dans les 17 régions du Québec et sur 39 secteurs d’emploi importants, et des dossiers sur six grands thèmes.LES 100 MEILLEURS FONDS Michel Marcoux 224 pages Les Editions Transcontinental La première partie de ce guide fait le point, en 26 capsules, sur l'actualité en matière de fonds communs de placement ainsi que sur les sujets qui préoccupent les investisseurs.En deuxième partie, l’auteur révèle son palmarès 2008 des 100 fonds communs de placement offrant le meilleur rapport risque-rendement.Comme par le passé, les droits d’auteur de ce guide seront entièrement versés à Projet 80, un organisme qui contribue à prévenir le décrochage scolaire dans l’un des quartiers les plus pauvres de Montréal: le Centre-Sud.COMMENT RÉDUIRE VOS IMPÔTS Samson Bélair/Deloitte & Touche 323 pages Les Editions Transcontinental Samson Bélair/Deloitte & Touche propose sa 20' édition de Comment réduire vos impôts.Le lecteur y trouve réponses à ses questions portant, par exemple, sur le REER, les crédits d’impôts, les placements, les abris fiscaux, les déductions, le fractionnement du revenu et les dons.PROPOS DE GOUVERNANCE.ET AUTRES Yvan Allaire 194 pages Presse Forstrat International L’auteur est président du conseil de l’Institut sur la gouvernance des organisations privées et publiques.L’ouvrage reprend un certain nombre d’articles, de chroniques et de commentaires publiés dans quelques médias au cours des cinq dernières années.Pris dans leur ensemble, ces textes esquissent une vision, une conception du rôle des organisations privées et publiques dans nos sociétés modernes ainsi que des défis avec lesquels elles doivent composer.Propos de gouvernance.et autres Æ VL i|Sr 'tïà r«(» AltaW* Résultats des tirages du : 2008-02-09 ^'03 17 26 33 39 46 Gagnants 18 compL Lots 4 281 707,00 $ 61 167,20 $ 1 673,10 $ 63,20 $ 10,00$ 5,00 $ (Ventes totales : 15108712$ Prochain gros lot (approx ) 9 000 000 $ 26 29 31 33 36 39 Gagnants 6/6 0 5/6+C 0 5/6 10 4/6 556 3/6 10 636 2/6+C 8 924 Ventes totales Lots 2 000 000,00 $ 75 000,00 $ 750,00 $ 75,00 $ 10,00$ 5,00$ 773 775.00 $ Egtra 4918560 ultats des tirages du : 2008-02-08 ° 0914 19 31 35 41 46 Egtra 6701304 7/7 0 6/7+C 2 6/7 78 5/7 4 533 4/7 100 391 3/7+C 95 240 3/7 840 377 Ventes totales Prochain gros lot (approx ) 5 000 000,00 i 72 249,10 S 1 852,50 S , 108,40 5 10,00 5 10,00 5 Participation gratuit! 12 450 258 S 10 000 000 î Ne manquez pas le qala le 17 FÉVRIER 19h30, A TVA.En cas ae disparité entre cette i ste e- a i ste officielle de Loto-Québec, cette de-e-e a prio' té L'EXPERTISE PAR L'EXPÉRIENCE DEPUIS 1964 CONGÉDIÉ INJUSTEMENT?JEAN-GUY MICHAUD CRIA Tout cadre ou professionnel congédié injustement a droit d'obtenir une indemnité suffisante en réparation du préjudice qu'il subit.Il doit être traité avec respect, dignité, équité et justice, dans la fin de sa relation d'emploi.En cas de congédiement fait sans cause juste et suffisante, ne signez rien avant de consulter.WWW.JEANGUYMICHAUDCRIA.CA (514)940-6477 (418)657-2628 LE DEVOIR, LE LUNDI 11 FÉVRIER 2008 EDITORIAL Plébiscite à la russe Le 2 mars prochain, les Russes seront conviés à plébisciter et non à élire la personne choisie par Vladimir Poutine pour lui succéder au poste de président du pays.On insiste: à la suite des manipulations conçues et exécutées par les maîtres du Kremlin, ce scrutin présentera toutes les caractéristiques du plébiscite.Certes, quatre candidats vont s’affronter, mais.trois d’entre eux vont faire de la figuration.ans l’histoire politique des temps présents, Vladimir Poutine va certainement rester comme le maître maquignon de la démocratie.Après avoir harcelé les figures en vue de l’opposition, comme l’ex-champion d’échecs Garry Kasparov, afin de les condamner à l’abandon, il s’est appliqué à l’élimination des candidats considérés comme dangereux parce qu’en tant qu’ex-membres du gouvernement ils étaient des initiés aux mœurs frauduleuses de Poutine et de ses complices.Ainsi en était-il de Mikhail Kassianov.Ex-premier ministre, il s’était engagé à instiller davantage de démocratie, à combattre le cocktail affairisme financier et politique.Bref, il posait en militant de l’État de droit L’homme ayant un tantinet inquiété Poutine, la Cour suprême l’a écarté de la course.Le prétexte invoqué?Près du quart des signatures nécessaires à sa mise en candidature ont été qualifiées de fausses.Pire est le geste de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour lequel elle a été condamnée.En effet elle a indiqué que la volonté avouée des autorités de baliser à sa guise leur mandat soit observer le déroulement des élections, ne lui permettait pas de faire son travail convenablement La Commission électorale russe avait ordonné une réduction significative du personnel de l’OSCE en plus d’exiger que celui-ci pénètre sur le territoire russe trois jours avant le vote et non plus une semaine comme cette organisation le voulait In même Commission a gommé le nom de l’exmur U Qmir esl distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Sainl-Manin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n' 0856 Dep*! legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec 2007 Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-9853390
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